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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 22:00
Questions mariage (vidéo)

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

 

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mariage - divorce - الزواج و الطلاق
30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 22:00
«Que seuls ceux qui sont purifiés touchent le coran»

D’après ‘Abdullâh Ibn Abî Bakr (rahimahullâh) - Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a adressé à ‘Amr Ibn Hazm une lettre qui dit : 

 
«Que seuls ceux qui sont purifiés touchent le Qor’ân» 
Rapporté par Mâlik avec une chaîne de transmission «Moursal» [1]
Le degré d’authenticité du hadîth
 
Il y a certes une divergence de la part des spécialistes sur ce hadîth et son authentification. 
 
Abû Dâwoud a dit : La chaîne de transmission de ce hadîth n’est pas authentique […]
 
Ce hadîth a été authentifié par al-Hâkim, Ibn Hibbân, al-Bayhaqî – Et l’Imâm 
 
Ahmed a dit : J’espère que ce hadîth est authentique […]
Les mots utilisés dans le hadîth
 
Seuls ceux qui sont purifiés : Purifié est un mot qui a plusieurs sens.
Il englobe la purification de ce qui est considéré comme une impureté majeure, et il englobe ce qui est considéré comme une impureté mineure.
Comme il englobe celui qui porte sur lui une impureté.
Le dire prédominant dans ce qui est voulu en cela, c’est ce qui est considéré comme une impureté mineure, comme cela sera expliqué dans la clarification de la parole dans la jurisprudence du hadîth – Insha Allâh.
 
Al-Qor’ân : Son origine à comme synonyme la lecture.
Ensuite son déplacement.
Et il a été transmis en tant que Parole miraculeuse descendue sur le Prophète Muhammad (sallallahu ‘alayhi wa sallam) liée au chapitre de ce qui englobe l’origine sur l’exécutant [Bâb itlâq al-masdar ‘ala maf’oûlihi].
Ce qu’il y a à prendre du hadîth
 
-Lorsque le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a envoyé à Najrân ‘Amr Ibn Hazm al-Ansârî afin qu’il leur apprenne la religion, il lui a écrit ce livre énorme qui rassemble de nombreuses traditions [Sounans] acceptées par la Communauté.
Al-Hâkim a dit : Le hadîth de ‘Amr Ibn Hazm fait parti des bases de l’Islâm.
 
-Dans ce livre : « Que seuls ceux qui sont purifiés touchent le Qor’â», l’auteur a développé l’explication de l’interdiction de celui en état d’impureté mineure de le toucher [le Qor’ân], de même pour celui en état d’impureté majeure, à plus forte raison.

-Le sens apparent du hadîth interdit de toucher le Qor’ân sans une barrière et sans être en état d’ablution.

-Le ministre Ibn Habîrah [2] a dit :
Il y a un consensus sur le fait qu’il n’est pas permis de toucher le Qor’ân sans une barrière.
SHeikh al-Islâm [Ibn Taymiyyah] a dit : selon les 4 dogmes de pensées, il n’est pas permis de toucher le Qor’ân sans être en état de pureté.
Ce qu’indiquent le Qor’ân et la Sounnah est qu’il n’est pas permis à la personne en état d’impureté de toucher le Qor’ân ; et cela est le dire de la majorité [des savants] et ce qui est bien connu chez les Compagnons.

-Et pour ce qui est de le toucher en état d’impureté mineure, ceci se présente de deux façons :
 
  • Le premier : L’interdiction, qui a le même jugement que pour l’état d’impureté majeure.

  • Le deuxième : La permission par nécessité.


Il est dit dans « al-Insâf » : Il est rapporté deux versions du dogme [de l’Imâm Ahmed].

SHeikh ‘Abdullâh Abâbatîn a dit : Ce qui est bien connu du dogme [de l’Imâm Ahmed] est que cela n’est pas permis.
Et il est rapporté dans l’une des deux versions d’après Ahmed la permission.

-Seuls ceux qui sont purifiés : Ce terme a plusieurs sens qui sont au nombre de quatre :
 
  •  Ce qui est voulu par le terme « Purifié », c’est le musulman.
Comme Allâh – Ta’âla – dit (traduction rapprochée) : « Les associateurs ne sont qu’impureté » [3]
Ce qui est voulu par cela, c’est la purification au niveau du sens dogmatique.

 
  •  Ce qui est voulu, c’est la purification de l’impureté.
    Comme ce que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit de la chatte :

      « Elle n’est pas impure. »
 
  •  Ce qui est voulu, c’est la purification de l’état d’impureté majeure après un rapport intime.
    Ce qui a été rapporté d’après Ahmed, Abû Dâwoud, at-Tirmidhî, an-Nassâ-î, Ibn Mâdja d’après ‘Alî, est que le Prophète a dit : 

    « Ceci est permis [lire le Qor’ân] à celui qui ne traîne pas une souillure majeure. »
 
  •  Ce qui est voulu par la purification, ce sont les ablutions.
    Il a été rapporté, d’après al-Bukhârî et Muslim, que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : 

    « Allâh n’accepte pas la prière de l’un d’entre vous s’il est en état d’impureté, jusqu’à ce qu’il fasse ses ablutions. » 

    Tous ces sens de la purification entrent dans ce qui peut être voulu dans législation de ce hadîth.
    Et nous n’avons pas de prédominance particulière qui l’emporterait sur l’autre.
    Car l’un porte l’autre, l’impureté mineure, et c’est une certitude.
    C’est donc l’avis de la majorité [des savants] des quatre dogmes [de pensée] et ceux qui les ont suivit.

Ceci dit, ils ne donnent pas de preuve forte sur la question de l’interdiction pour la personne en état d’impureté de toucher le Qor’ân. Le doute quant à l’authenticité de cet avis est bien présent, et certes le fait de s’en abstenir par précaution est ce qui prédomine.

Ibn Ruchd a dit : La raison de leur divergence [aux savants] est due à la compréhension qu’ils ont eu de la Parole d’Allâh – Ta’âla (traduction rapprochée) :

« que seuls les purifiés touchent » [4] entre « les purifiés » qui sont les enfants de Âdam [au sens général du terme donc l’être humain], et entre les Anges. Et entre cette interprétation comprise comme une interdiction et celle qui est comprise comme n’étant pas une interdiction.

Ceux qui ont compris  « les purifiés » comme étant les enfants de Âdam [au sens général du terme] disent : Il n’est pas permis de toucher le Qor’ân si ce n’est en état de pureté. Et ceux qui ont pris cela comme une information seulement, comprennent le terme « les purifiés » comme étant les Anges et disent : Il n’y a pas dans ce verset une preuve qui conditionne la purification pour celui qui touche le Qor’ân.

Et donc, il n’y a pas de preuve du Livre ou de la Sounnah attestant ce dire pour qui n’accepte pas ce hadîth.

-Dans ce hadîth, il y a le fait d’honorer le Qor’ân.

Il doit être obligatoirement sacralisé et il n’est pas permis de toucher le Qor’ân avec une impureté, comme de l’emporter dans un endroit inapproprié, d’accrocher des versets sur les murs. ou de le réciter en un endroit de divertissement ou auprès d’un chanteur, ou auprès d’une personne qui fume la cigarette, ou en un endroit à vacarme où les gens lèvent leur voix, et tout ce qui peut ressembler à cela dans le manque de respect et de considération à l’égard du Livre d’Allâh – Ta’âla.

[1] Le hadîth moursal : est un hadîth altéré - soit il manque un compagnon dans la chaîne, soit il s’arrête au niveau d’un des suivants des compagnons.
[2] Son nom complet est Ibn Habîrah Ibn Habîrah al-Wazîr al-Kâmil, érudit et éminent savant hanbalite réputé pour son équitablilité – auteur de « at-Tassânif » - Abû al-Moudhfar Yahya Ibn Muhammad Ibn Habîrah Ibn Sa’d Ibn Hassan Ibn Djahm ach-Chaybânî al-Hanbalî al-‘Irâqî.
[3] Coran, 9/28
[4] Coran, 56/79

 
Kitâb «Tawdhîh ul-Ahkâm min Bouloûgh al-Marâm» 1/349-353
Publié par manhajulhaqq.com
 
Cheikh ‘Abdullâh Ibn ‘Abder-Rahmân al-Bassâm - الشيخ عبد الله البسام
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Coran - القرآن الكريم
30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 22:00
Secrets de la considération et du respect du prêcheur

Louange à Allâh Seigneur des Mondes. 

Que la paix et la bénédiction soient sur celui qu’Allâh a envoyé en miséricorde pour l’humanité, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au jour du jugement.
 
L’une des plus grandes causes qui permettent de préserver la place du prêcheur à Allâh, d’accroître son honneur et sa dignité est qu’il travaille pour obtenir un revenu d’une source de subsistance appropriée. 

 

Un revenu grâce auquel il subvient à ses dépenses et se satisfait de ce qu’Allâh lui a donné comme bienfaits.
 
Cela lui permet d’éviter de demander aux gens ce dont il a besoin pour se nourrir, se vêtir, se loger, etc.. Il ne demande qu’à Allâh.

Il ne recherche sa subsistance qu’auprès de Lui.

Ce revenu lui permet de se passer des gens.

S’il joint la possession de l’argent au savoir, le prêcheur obtiendra alors la perfection, la vertu et la satisfaction.

Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم a dit :

«A vraiment réussi celui qui a embrassé l’Islam, qui s’est contenté du nécessaire dans sa subsistance et à qui Allâh a inspiré la satisfaction du lot qu’Il lui a octroyé» [1]

Par ailleurs, l’Ange Djibril a montré au Prophète 
صلَّى الله عليه وسلَّم le chemin de la dignité du musulman et de son honneur dans le hadith rapporté par Sahl Ibn Sa`d  qui a dit : 
 
«Djibril  est venu voir le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم et lui a dit :

«Ô Muhammad ! Vis autant que tu veux, mais sache que tu mourras quand même.
Fais ce que tu veux, mais tu en seras rétribué.
Aime qui tu veux, mais sache que tu le quitteras quand même.
Sache que l’honneur du croyant se trouve dans ses prières nocturnes et que sa dignité réside dans le fait de se passer des gens
 » [2]

En effet, celui qui renonce à solliciter les gens gagnera leur amour et leur sympathie.

Il en découle que l’honneur du prêcheur se trouve dans le fait de s’abstenir de demander de l’argent ou de le désirer, sauf en cas d’extrême nécessité.

De fait, la nature humaine fait que les gens désapprouvent ceux qui les sollicitent et con voitent ce qu’ils possèdent.

D’après Sahl Ibn Sa`d : «Un homme est venu voir le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم et lui a dit :
 
«Ô Messager d’Allâh ! Indique-moi une œuvre dont l’accomplissement fera qu’Allah m’aimera et les gens aussi».
 
Le Messager d’Allah صلَّى الله عليه وسلَّم lui répondit :

«Renonce aux biens de ce bas monde Allâh t’aimera.
Ne convoite pas ce que possèdent les gens, ils t’aimeront
» [3]

En effet, ne pas convoiter ce que possèdent les gens suscite leur amour.

En outre, la quête de leur amour est demandée dans la religion.

Ceci se voit dans le hadith du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم :

«Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, vous n’entrerez au paradis que si vous êtes réellement croyants.
Et vous ne serez réellement croyants que si vous vous aimez les un les autres.
Voulez-vous que je vous indique une chose par laquelle vous vous aimerez les uns les autres ?
Répandez le salut 
(Salam) parmi vous !» [4]

Ce hadith incite à répandre le salut tout comme l’autre hadith qui incite à se faire des cadeaux.

Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم dit :

«Offrez-vous des cadeaux, vous vous aimerez les uns les autres» [5]

Ces deux choses entraînent l’amour, qui consolide la relation de foi et renforce l’entraide fraternelle basée sur le bien et la piété.

L’avidité dans la quête de l’argent et la convoitise de ce que possèdent les gens portent atteinte à la réputation du prêcheur, dégrade son rang et le déprécie aux yeux des gens, tandis que se détourner totalement de la quête de l’argent au profit de la science rend sa vie tourmentée et perturbe sa tâche de prêcheur, à cause de sa pauvreté.

Cette pauvreté le conduit à la complaisance afin de stabiliser sa situation.

Certains parmi nos pieux Salafs disaient :

«Celui qui s’investit pleinement dans la science du hadith, qu’il se prépare à la pauvreté.
Alors, qu’il ne prenne de la science du hadith que selon sa capacité et qu’il exerce un métier pour se prémunir de la pauvreté» 
[6]

Pour cette raison, il convient, pour le prêcheur, de garder le juste milieu et la modération concernant l’acquisition de l’argent ; il ne doit pas être accaparé par celui-ci ni le négliger complètement.

Dans cette même conception de modération, Ibn El-Djawzi رحمه الله a écrit dans «Manfa`at El-Mâl» (l’Utilité de l’Argent) :

«Il n’y a pas plus profitable dans cette vie pour les savants que de gagner de l’argent pour ne pas dépendre des gens. En effet, si on joint l’argent à la science on atteindra la perfection.
La majorité des savants ont été absorbés par la science au détriment de l’argent. Mais comme le besoin à l’argent est indis pensable et qu’ils n’ont pas pu patienter, ils se sont engouffrés dans des situations - même s’ils les ont justifiées - qui les ont avilis alors que d’autres issues étaient meilleures pour eux... Ceux là, même s’ils ont fait un effort de justification, ils ont perdu de leur coeur et de leur intégrité religieuse beaucoup plus qu’ils ont amassé dans leur vie d’ici-bas.

Nous avons vu beaucoup parmi les soufis et les savants qui se rapprochent des gouverneurs par convoitise de leurs biens. Certains étaient complaisants et ostentatoires, d’autres faisaient des éloges exagérés. D’autres encore se taisaient face aux interdits commis etc.. La cause de cette complaisance est la pauvreté.

Il s’avère que l’intégrité de la dignité et le fait de s’écarter de l’ostentation résident dans l’éloignement des gouverneurs injustes. Deux catégories de gens seulement ne sont pas tombés dans cette complaisance : celui qui a de l’argent comme Saïd Ibn El-Moussaïb qui faisait le commerce de l’huile et d’autres choses, ainsi que Soufyâne Eth-Thawri et Ibn El-Moubârak qui étaient marchands, et celui qui est très patient et se satisfait de sa subsistance même si elle ne lui suffit pas comme Bichr El-Hâfi et Ahmed Ibn Hanbel. Celui qui est privé de la patience de ces deux catégories de gens et de leur perfection sera sûrement sujet aux souffrances et aux épreuves. Il peut même perdre sa religion.

Tu dois donc, toi l’étudiant en science (de la religion islam ique), redoubler d’efforts pour amasser de l’argent afin de te passer des gens. Ta religion n’en sera que davantage complète.

De manière générale, il n’est d’hypocrite montrant la pratique de la religion, l’ascétisme et l’humilité, ni un savant voyant sa réputation compromise par un vice que par l’attirance de la vie d’ici-bas, provoquée par la pauvreté. Celui qui possède ce qui lui suffit et en cherche plus en fréquentant les gens du pouvoir sera compté parmi les gens cupides ; il est loin des meilleurs savants. Qu’Allah nous préserve de telles situations» [7]

Soufyâne Ath-Thawri رحمه الله a dit :

«Celui qui tient dans sa main cette chose [c’est-à-dire l’argent] qu’il en face bon usage, car nous vivons dans une époque où celui qui est dans le besoin sacrifie en premier sa religion» [8]

Il a dit aussi رحمه الله :

«Ô vous les gens instruits, relevez vos têtes car la voie s’est éclaircie. Travaillez et ne soyez pas une charge sur les autres» [9]

Ainsi, si le prédicateur au sentier d’
Allâh n’a pas de ressources pour subvenir à ses besoins et ses dépenses, il doit gagner de l’argent licite, selon ce dont il a besoin et sans exagérer.

Lorsqu’un homme venait chez Soufyâne Ath-Thawri pour acquérir le savoir, il lui demandait : «As-tu de quoi subvenir à tes besoins ?».

Si la personne l’informait qu’il l’en avait, il l’ordonnait d’acquérir le savoir.

Si ce n’était pas le cas, il lui recommandait de rechercher les moyens de sa subsistance» [10]

Je dis que ceci visait à concentrer les préoccupations de la personne, à avoir le coeur tranquille, à protéger son honneur vis-à-vis des gens afin d’accomplir sa mission éducative et son message de prédication en toute dignité, en se suffisant de ce que possèdent les gens, loin de toute complaisance et ostentation.

Ceci lui confère un meilleur avenir, et lui sera plus profitable ici-bas et dans l’au-delà.

Le Prophète 
صلَّى الله عليه وسلَّم a dit :


«Celui dont la préoccupation est l’au-delà, Allâh lui donnera la richesse du coeur, lui arrangera ses préoccupations et la vie d’ici-bas lui sera soumise» [11]

Mais «Quand son désir d’argent redouble, les ennuis commencent ; quand il n’avait rien, il était dans la confusion. Maintenant qu’il est dans la confusion pour posséder plus de choses. Résultat : il aura passé sa vie à être dans la confusion :
Celui qui passe son temps à garder son argent de peur de la pauvreté, est déjà pauvre» [12]

Le Prophète 
صلَّى الله عليه وسلَّم a dit :


«Celui dont la seule préoccupa tion est la vie d’ici-bas, Allâh mettra la pauvreté entre ses yeux, il dispersera ses préoccupations et il n’obtiendra de la vie d’ici-bas que ce qu’il lui aura été prédestiné » [13]

Nous demandons à Allâh de nous bien guider et de nous accorder la piété, la vertu, la subsistance et la richesse.

Qu’Il fasse que l’au-delà soit notre seule préoccupation.

Qu’Il nous satisfasse de ce qu’Il nous a donné, car Il est capable de toute chose.

Il est Seul Capable d’exaucer nos invocations. Notre dernière invocation est louange à Allâh Seigneur des Mondes.

Et que la paix et la bénédiction d’Allâh soient sur Mohammed, sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au jour du jugement.

[1] Rapporté par Mouslim dans son « Sahîh »,  chapitre de  « l’aumône légale », concernant le contentement du peu de subsistance et la sobriété (hadith 2426) et Et-Tirmidhi dans ses « Sounane », chapitre de « l’ascétisme », à propos de ce qui a été rapporté sur le contentement du peu de subsistance et la patience qui doit l’accompagner (hadith 2348) et Ibn Mâdjah dans ses « Sounane », chapitre de « l’ascétisme », en ce qui concerne la sobriété (hadith 4138) et Ahmed dans son « Mousnad » (hadith 6572), d’après Abd Allâh Ibn `Amr Ibn El-`Âs .

[2] Rapporté par El-Hâkim dans « El-Moustadrak » (hadith 7921) et Et-Tabarâni dans « El-Awsat » (4/306) et El-Bayhaqi dans « Chou`ab El-Îmâne » (hadith 10541), d’après le hadith de Sahl Ibn Sa`d . Hadith jugé « bon » par El-Moundhiri dans « Et-Targhîb Wa Et-Tarhîb » (1/243), et El-Haythami dans « Madjma` Az-Zawâ'id » (10/374) et par El-Albâni dans « Es-Silsilah As
Sahîhah » (hadith 831).

[3] Rapporté par Ibn Mâdjah dans ses « Sounane », chapitre de « l’ascétisme », sur l’ascétisme dans ce bas-monde (hadith 4102) et El-Hâkim dans « El-Moustadrak » (hadith 7873) et El-Beyhaqi dans « Chou`ab El-Îmâne » (hadith 10523), d’après le hadith rapporté par Sahl Ibn Sa`d . Ce hadith est jugé « bon » par En-Nawawi dans « El-Adhkâr » (les invocations) (503) et Ibn Radjab dans « Djâmi` El-`Ouloûm Wa El-Hikem » (1/286) et El-Albâni dans « Es-Silsilah As-Sahîhah » (hadith 944).

[4] Rapporté par Mouslim dans son « Sahîh », chapitre de « la foi », concernant le fait qu’il n’entrera au paradis que les croyants (hadith 194) et Abou Dâwoûd dans ses « Sounane », chapitre « des bonnes manières », concernant la propagation du salut (hadith 5193) et par Et-Tirmidhi dans ses « Sounane », chapitre de « l’autorisation », à propos de ce qui a été rapporté sur la propagation du salut (hadith 2688) et Ibn Mâdjah dans ses « Sounane », chapitre des « bonnes manières », concernant la propagation du salut (hadith 3692) et Ahmed dans son « Mousnad » (hadith  9821), d’après un hadith d’Abou Hourayra .

[5] Rapporté par El-Boukhâri dans « El-Adab El-Moufrad » (1/208) et par El-Beyhaqi dans « Es-Sounane El-Koubra » (hadith 12168), d’après le hadith rapporté par Abou Hourayra  ; un hadith dont la chaîne de transmission a été jugée « correcte » par  El-`Irâqi dans « Takhrîdj El-Ihyâ' » (2/41). Ce hadith est jugé « bon » par Ibn Hadjar dans « Et-Talkhîs El-Habîr » (3/155) et par El-Albâni dans « El- Irwâ' » (hadith 1601).

[6] Rapporté par El-Khatîb El-Baghdâdi dans « El-Djâmi` Li Akhlâq Er-Râwi » (1/99).

[7] « Sayd El-Khâtir » d’Ibn El-Djawzi (154-155).

[8] « Hilyat El-Awliyâ' » d’Abou Nou`aym (6/381).

[9] Source précédente (6/382).

[10] Rapporté par El-Khatîb El-Baghdâdi dans « El-Djâmi` Li Akhlâq Er-Râwi » (1/98).

[11] Rapporté par Et-Tirmidhi dans ses « Sounane », chapitre de « la description du jour de la résurrection » (hadith 2465), d’après le hadith rapporté par Anas Ibn Mâlik . Ce hadith est jugé « bon » par El-Albâni dans « Es-Silsila Es-Sahîhah » (hadith 949).

[12] « Sayd El-Khâtir » d’Ibn El-Djawzi (p.267).

[13] Rapporté par Et-Tirmidhi dans ses « Sounane », chapitre de « la description du jour de la résurrection » (hadith 2465), d’après le hadith rapporté par Anas Ibn Mâlik . Ce hadith est jugé « bon » par El-Albâni dans « Es-Silsila Es-Sahîhah » (hadith 949). 


 Publié par ferkous.com

 

مكمن عزِّ الداعية وجوالبُ مَحبَّتِه
الحمدُ لله ربِّ العالمين، والصلاة والسلام على مَنْ أرسله اللهُ رحمةً للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدِّين، أمَّا بعد
فإنَّ مِنْ أعظمِ أسبابِ حِفظ مكانةِ الداعية إلى الله وتعظيمِ شَرَفِه وعِزِّه أن يعمل على تكوينِ دخلٍ ماليٍّ لنَفْسِه مِن مصدرِ رِزقٍ مُناسِبٍ يدفع به حاجتَه، ويقنع بما آتاه اللهُ مِن فضله، ويحقِّق به الكفافَ ويتعفَّف عن السؤال فيما يحتاجه في مَطْعَمِه ومَلْبَسِه ومَسْكَنِه ونحو ذلك، لا يسأل إلَّا اللهَ تعالى، ويرغب إليه فيه، ويستغني به عن الناس؛ فإذا ضُمَّ المالُ إلى العِلم حَازَ الداعيةُ على الكمال والعِفَّة والقناعة، قال صلَّى الله عليه وسلَّم: «قَدْ أَفْلَحَ مَنْ أَسْلَمَ، وَرُزِقَ كَفَافًا، وَقَنَّعَهُ اللهُ بِمَا آتَاهُ»(١)، وقد بيَّن جبريلُ عليه السلام للنبيِّ صلَّى الله عليه وسلَّم سبيلَ عزِّ المسلم وشَرَفِه كما في حديث سهلِ بنِ سعدٍ رضي الله عنهما قال: جاء جبريلُ عليه السلام إلى النبيِّ صلَّى الله عليه وسلَّم فقال: «يَا مُحَمَّدُ، عِشْ مَا شِئْتَ فَإِنَّكَ مَيِّتٌ، وَاعْمَلْ مَا شِئْتَ فَإِنَّكَ مَجْزِيٌّ بِهِ، وَأَحْبِبْ مَنْ شِئْتَ فَإِنَّكَ مُفَارِقُهُ، وَاعْلَمْ أَنَّ شَرَفَ المُؤْمِنِ قِيَامُ اللَّيْلِ، وَعِزَّهُ اسْتِغْنَاؤُهُ عَنِ النَّاسِ»(٢)؛ ذلك لأنَّ مَن زَهِد فيما هو عند الناسِ أحبُّوه ومالوا إليه؛ فاقتضى شَرَفُ الداعيةِ أن لا يكون مُسْتَشْرِفًا إلى المال بقلبه ولا سائلًا له بلسانه إلَّا لضرورةٍ؛ لأنَّ الطبائع جُبِلَتْ على استثقالِ مَن أَنْزَلَ بالمخلوقين حاجاتِه وطَمِع فيما في أيديهم؛ فعن سهل بنِ سعدٍ رضي الله عنهما قال: أتى النبيَّ صلَّى الله عليه وسلَّم رجلٌ فقال: «يَا رَسُولَ اللهِ، دُلَّنِي عَلَى عَمَلٍ إِذَا أَنَا عَمِلْتُهُ أَحَبَّنِي اللهُ وَأَحَبَّنِي النَّاسُ»، فَقَالَ رَسُولُ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وسَلَّمَ: «ازْهَدْ فِي الدُّنْيَا يُحِبَّكَ اللهُ، وَازْهَدْ فِيمَا فِي أَيْدِي النَّاسِ يُحِبَّكَ النَّاسُ»(٣)؛ فإنَّ الاستغناءَ عمَّا في أيدي الناس سببُ محبَّتهم، والسعيُ فيما يُكْسِبُ محبَّتهم مطلوبٌ شرعًا، ويدلُّ عليه قولُه صلَّى الله عليه وسلَّم: «لَا تَدْخُلُونَ الجَنَّةَ حَتَّى تُؤْمِنُوا، وَلَا تُؤْمِنُوا حَتَّى تَحَابُّوا، أَوَلَا أَدُلُّكُمْ عَلَى شَيْءٍ إِذَا فَعَلْتُمُوهُ تَحَابَبْتُمْ؟ أَفْشُوا السَّلَامَ بَيْنَكُمْ»(٤)، والحديثُ أَرْشَدَ إلى إفشاء السلام، كما أَرْشَدَ النبيُّ صلَّى الله عليه وسلَّم إلى التهادي في قوله صلَّى الله عليه وسلَّم: «تَهَادَوْا تَحَابُّوا»(٥)، وإنهما مِن جوالِبِ المحبَّة التي تعزِّز العلاقةَ الإيمانيةَ، وتقوِّي أَواصِرَ التعاوُنِ الأخوِيِّ المبنيِّ على البرِّ والتقوى
فالشَّرَهُ في جَمْعِ المال والسؤالُ لِما في أيدي الناسِ يُفْضي إلى الحَطِّ مِن شأنِ الداعية وتقليلِ قيمته واستثقالِ الناسِ له، والإعراضُ عن جمعِ المال بالاشتغال بالعلم عن الكسب يُؤدِّي إلى اضطرابِ عيشه واختلالِ مَهَمَّتِه الدعوية نتيجةَ إرهاق الفاقة له؛ الأمرُ الذي يدفعه إلى المُداهَنةِ بسبب الفقر مِن أجل استقرار حاله، قال بعضُ السلف: «إنه مَن أَغْرَقَ في الحديثِ فلْيُعِدَّ للفقر جلبابًا؛ فلْيأخُذْ أحَدُكم مِن الحديث بقَدْر الطاقة، ولْيحترِفْ حَذَرًا مِن الفاقة»(٦)؛ لذلك ينبغي على الداعية التوسُّطُ والاعتدالُ تُجاهَ المال بين الانهماك عليه وبين تركِه بالكُلِّيَّة، وضِمْنَ هذا المنظورِ المقاصديِّ المُعْتَدِل يقول ابنُ الجوزيِّ ـ رحمه الله ـ في «منفعة المال» ما نصُّه
«ليس في الدنيا أَنْفَعُ للعلماء مِن جَمْعِ المال للاستغناء عن الناس؛ فإنه إذا ضُمَّ إلى العلم حِيزَ الكمالُ، وإنَّ جُمهورَ العلماء شَغَلَهُمُ العلمُ عن الكسب فاحتاجوا إلى ما لا بُدَّ منه وقلَّ الصبرُ؛ فدخلوا مَداخِلَ شَانَتْهُم وإن تأوَّلوا فيها، إلَّا أَنَّ غَيْرَها كان أَحْسَنَ لهم… وهؤلاء ـ وإن كانوا سلكوا طريقًا مِن التأويل ـ فإنهم فَقَدُوا مِن قلوبهم وكمالِ دِينهم أَكْثَرَ ممَّا نالوا مِن الدنيا، ولقد رأينا جماعةً مِن المتصوِّفة والعلماءِ يَغْشَوْنَ الوُلاةَ لأجلِ نَيْلِ ما في أيديهم، فمنهم مَن يُداهِنُ ويُرائي، ومنهم مَن يمدح بما لا يجوز، ومنهم مَن يسكت عن منكراتٍ، إلى غيرِ ذلك مِن المُداهَنات، وسببُه الفَقْرُ؛ فعَلِمْنَا أنَّ كمال العِزِّ وبُعْدَ الرِّياء إنما يكون في البُعد عن العُمَّال الظَّلَمَة، ولم نَرَ مَن صَحَّ له هذا إلَّا في أحَدِ الرجلين:
ـ إِمَّا مَن كان له مالٌ كسعيدِ بنِ المسيِّب: كان يَتَّجِرُ في الزيت وغيرِه، وسفيانَ الثوريِّ كانَتْ له بضائعُ، وابنِ المبارك.
ـ وإمَّا مَن كان شديدَ الصبر، قنوعًا بما رُزِقَ وإن لم يَكْفِه: كبِشْرٍ الحافي، وأحمدَ بنِ حنبلٍ.
ومتى لم يَجِدِ الإنسانُ كصبرِ هذين ولا كمالِ أولئك فالظاهرُ تقلُّبُه في المِحَن والآفات، وربَّما تَلِفَ دينُه.
فعليك يا طالِبَ العلمِ بالاجتهاد في جمعِ المال للغِنى عن الناس؛ فإنه يجمع لك دينَك؛ فما رأَيْنا في الأغلبِ مُنافِقًا في التديُّن والتزهُّد والتخشُّع، ولا آفةً طرأَتْ على عالمٍ إلَّا بحُبِّ الدنيا، وغالبُ ذلك الفقرُ؛ فإن كان له ما يكفيه ثمَّ يطلب بتلك المُخالَطةِ الزيادةَ فذلك معدودٌ في أهل الشَّرَهِ، خارجٌ عن حيِّز العلماء، نعوذ بالله مِن تلك الأحوال»

(٧)
قال سفيان الثوريُّ ـ رحمه الله ـ: «مَن كان في يده مِن هذه شيءٌ [أي: الدنانير] فلْيُصْلِحْه؛ فإنه زمانٌ مَنِ احتاج كان أوَّلَ ما يبذل دينُه»(٨)، وقال ـ رحمه الله ـ أيضًا: «يا مَعْشَرَ القُرَّاء، ارْفَعوا رؤوسَكم فقَدْ وَضَحَ الطريقُ، واعْمَلوا ولا تكونوا عالةً على الناس»

(٩)
وهكذا فعلى الداعيةِ إلى الله ـ إن لم يكن له مصدرُ رزقٍ يغطِّي حاجتَه ونفقتَه منه ـ اكْتَسَبَ مِن الحلالِ بقَدْر كفايته، وتَرَكَ الغلوَّ فيه؛ فقَدْ كان «سفيان الثوريُّ إذا أتاه الرجلُ يطلب العلمَ سأله: هل لك وجهُ معيشةٍ؟ فإن أخبره أنه في كفايةٍ أَمَرَهُ بطلب العلم، وإن لم يكن في كفايةٍ أَمَرَهُ بطلب المَعاش»(١٠). قلت: إنما ذلك تقصُّدًا ليجمعَ همَّه، ويُفرِّغَ قلبَه، ويصونَ عِرْضَه عن الخَلْق، ويُؤدِّيَ مَهَمَّتَه التربويةَ ورسالتَه الدعويةَ مع كمال العزِّ، مُسْتَغْنِيًا عمَّا في أيدي الناس، بعيدًا عن المُداهَنةِ والمراءاة؛ فإنَّ هذا أَسْلَمُ له في العاقبة وأَنْفَعُ له في الدنيا والآخرة، قال صلَّى الله عليه وسلَّم: «مَنْ كَانَتِ الآخِرَةُ هَمَّهُ جَعَلَ اللهُ غِنَاهُ فِي قَلْبِهِ، وَجَمَعَ لَهُ شَمْلَهُ، وَأَتَتْهُ الدُّنْيَا وَهِيَ رَاغِمَةٌ... »(١١) الحديث
لكِنْ «متى سَمَتْ هِمَّتُهُ إلى فضول المال وَقَعَ المحذورُ مِن التشتُّت؛ لأنَّ التشتُّت في الأوَّل للعدم، وهذا التشتُّتُ يكون للحرص على الفضول؛ فيذهب العُمُرُ على البارد:
وَمَنْ يُنْفِقِ الأَيَّامَ فِي حِفْظِ مَالِهِ           مَخَافَةَ فَقْرٍ فَالَّذِي فَعَلَ الفَقْرُ»

(١٢)
قال صلَّى الله عليه وسلَّم: «... وَمَنْ كَانَتِ الدُّنْيَا هَمَّهُ جَعَلَ اللهُ فَقْرَهُ بَيْنَ عَيْنَيْهِ، وَفَرَّقَ عَلَيْهِ شَمْلَهُ، وَلَمْ يَأْتِهِ مِنَ الدُّنْيَا إِلَّا مَا قُدِّرَ لَهُ»

(١٣)
نسأل اللهَ تعالى أَنْ يرزقنا الهُدى والتُّقى والعفافَ والكفاف والغِنَى، وأن يجعل الآخرةَ هَمَّنَا، ويُقَنِّعَنَا بما آتانا؛ إنه على كُلِّ شيءٍ قديرٌ وبالإجابة جديرٌ.
والعلمُ عند الله تعالى، وآخِرُ دعوانا أنِ الحمدُ لله ربِّ العالمين، وصلَّى الله على محمَّدٍ وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدِّين، وسلَّم تسليمًا

الجزائر في: ١٥ ربيع الأوَّل ١٤٢٩ﻫ
الموافق ﻟ: ٢٢ مارس ٢٠٠٨م

(١) أخرجه مسلمٌ في «الزكاة» (١٠٥٤) مِن حديث عبد الله بنِ عمرٍو رضي الله عنهما
(٢) أخرجه الطبرانيُّ في «الأوسط» (٤٢٧٨) مِن حديث سهل بنِ سعدٍ رضي الله عنهما. وحسَّنه الألبانيُّ في «السلسلة الصحيحة» (٢/ ٤٨٣) رقم: (٨٣١)
(٣) أخرجه ابنُ ماجه في «الزهد» بابُ الزهد في الدنيا (٤١٠٢) مِن حديث سهل بنِ سعدٍ رضي الله عنهما. والحديث حسَّنه الألبانيُّ في «السلسلة الصحيحة» (٢/ ٦٢٤) رقم: (٩٤٤).
(٤) أخرجه مسلمٌ في «الإيمان» (٥٤) مِن حديث أبي هريرة رضي الله عنه
(٥) أخرجه البخاريُّ في «الأدب المُفْرَد» (١/ ٢٠٨)، والبيهقيُّ في «السنن الكبرى» (٦/ ١٦٩)، مِن حديث أبي هريرة رضي الله عنه. وحسَّنه الألبانيُّ في «الإرواء» (٦/ ٤٤) رقم: (١٦٠١).
(٦) أخرجه الخطيب البغداديُّ في «الجامع لأخلاق الراوي» (١/ ٩٩)
(٧) «صيد الخاطر» لابن الجوزي (١٥٤ ـ ١٥٥)
(٨) «حِلْية الأولياء» لأبي نُعَيْمٍ (٦/ ٣٨١)
(٩) المصدر نَفْسُه (٦/ ٣٨٢)
(١٠) أخرجه الخطيب البغداديُّ في «الجامع لأخلاق الراوي» (١/ ٩٨)
(١١) أخرجه الترمذيُّ في «صفة القيامة» (٢٤٦٥) مِن حديث أنسِ بنِ مالكٍ رضي الله عنه، وأخرجه ابنُ ماجه في «الزهد» بابُ الهمِّ بالدنيا (٤١٠٥) مِن حديث زيد بنِ ثابتٍ رضي الله عنه. وانظر «السلسلة الصحيحة» (٢/ ٦٣٣، ٦٣٤) رقم: (٩٤٩، ٩٥٠).
(١٢) «صيد الخاطر» لابن الجوزي (٢٦٧)
(١٣) سبق تخريجه مِن حديث أنسٍ رضي الله عنه، انظر: (الهامش ١١)

الكلمة الشهرية رقم: ٢٦

 
Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس
الكلمة الشهرية رقم: ٢٦
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Appel à la religion - الدعوة الإسلامية
30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 22:00
Les invocations du matin et du soir (audio)
Le musulman a besoin de l’invocation à chaque instant pour obtenir un bien qui lui servira dans ce monde et dans l’autre, et pour repousser un mal qui lui nuira dans ce monde et dans l’autre ; Celui à qui Allâh donne la capacité de toujours l’invoquer, Allâh lui aura alors ouvert une porte vers le paradis !

De nombreux hadiths exhortent à cela dont ces mots du Prophète (sur lui la paix) :

«N’aimeriez-vous pas que je vous informe de la meilleure œuvre, celle qui est la plus pure auprès de votre Seigneur, celle qui élève le plus haut en degré, celle qui est meilleure pour vous que le don de votre or et de votre argent, meilleure pour vous que de confronter vos opposants au cours d’après combats ?
«Mais oui ! Ô Messager d’Allâh» répondirent-ils.
Il dit : «C’est l’évocation d’Allâh»

At-Tirmidhi

Cheikh Al-Islam Ibn Taymiya a dit :

«L’évocation d’Allâh est pour le cœur ce qu’est l’eau pour le poisson.
Quel serait l’état du poisson si on le sortait de l’eau ?»
 

 

 

 

Invocations du matin et du soir
 
Attention : Authentifiés par Cheikh Albany (صحيح)
            Déclarés faibles par Cheikh Albany (ضعيف)

 

-La louange est à Allâh Seul et la prière et le salut sur le dernier des prophètes.
 
Je cherche protection auprès d’Allâh contre Satan le maudit (traduction rapprochée) :
 
"Allâh ! Nulle divinité autre que Lui, le Vivant qui veille éternellement à la bonne marche de toute chose. Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. A Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? Il sait tout leur passé et tout leur futur. Et ils ne savent de sa science que ce qu’Il veut. Son repose-pied (Kursî) déborde les cieux et la terre dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand. "
 

اللهُ لاَ إِلَهَ إِلاَّ هُوَ الْحَيُّ الْقَيُّومُ لاَ تَأْخُذُهُ سِنَةٌ وَلاَ نَوْمٌ لَّهُ مَا فِي السَّمَاوَاتِ وَمَا فِي الأَرْضِ مَن ذَا الَّذِي يَشْفَعُ عِنْدَهُ إِلاَّ بِإِذْنِهِ يَعْلَمُ مَا بَيْنَ أَيْدِيهِمْ وَمَا خَلْفَهُمْ وَلاَ يُحِيطُونَ بِشَىْءٍ مِّنْ عِلْمِهِ إِلاَّ بِمَا شَاء وَسِعَ كُرْسِيُّهُ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضَ وَلاَ يَؤُودُهُ حِفْظُهُمَا وَهُوَ الْعَلِيُّ الْعَظِيمُ

 
Au Nom d’Allâh le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux :
 
«Dis : C’est Lui Allâh Seul et Unique ; Allâh le Seul à être imploré pour ce que nous désirons ; Il n’a jamais engendré ni n’a été engendré ; et nul n’est égal à Lui.»" (Sourate Al-Ikhlâs)
 
Au Nom d’Allâh le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux :
 
«Dis : Je cherche protection auprès du Seigneur de l’aube naissante ; contre le mal des êtres qu’Il a créés ; contre le mal de l’obscurité quand elle s’approfondit ; contre le mal de celles qui soufflent sur les nœuds et contre le mal de l’envieux quand il envie.» (Sourate Al-Falaq)
 
Au Nom d’Allâh le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux :
 
«Dis : Je cherche protection auprès du Seigneur des hommes ; le Souverain des hommes ; Dieu des hommes ; contre le mal du mauvais conseiller furtif ; qui souffle le mal dans les poitrines des hommes ; qu’il soit djinn ou être humain.» (Sourate An-Nâss)

[trois fois chaque sourate]

 

قُـلْ هُـوَ اللهُ أَحَـدٌ... - الإِخْـلاصْ
قُـلْ أَعـوذُ بِرَبِّ الفَلَـقِ... - الفَلَـقْ
قُـلْ أَعـوذُ بِرَبِّ النّـاسِ... - ​الـنّاس

 

- "Nous voilà au matin [ou au soir] et le règne appartient à Allâh. Louange à Allâh, Il n'y a pas d'autre divinité sauf Allâh Seul, sans associé. A Lui la royauté, à Lui la louange et Il est capable de toute chose. Seigneur ! Je Te demande le bien de ce jour [ou qui se trouve en cette nuit] et le bien qui vient après. Et je me mets sous Ta protection contre le mal de ce jour [ou qui se trouve en cette nui] et le mal qui vient après. Ô Seigneur ! Je me mets sous Ta protection contre la paresse et les maux de la vieillesse. Je demande Ta protection contre le châtiment de l'Enfer et contre les tourments de la tombe."
 

أَمْسَيْـنا وَأَمْسـى المـلكُ لله وَالحَمدُ لله ، لا إلهَ إلاّ اللّهُ وَحدَهُ لا شَريكَ لهُ، لهُ المُـلكُ ولهُ الحَمْـد، وهُوَ على كلّ شَيءٍ قدير ، رَبِّ أسْـأَلُـكَ خَـيرَ ما في هـذهِ اللَّـيْلَةِ وَخَـيرَ ما بَعْـدَهـا ، وَأَعـوذُ بِكَ مِنْ شَـرِّ هـذهِ اللَّـيْلةِ وَشَرِّ ما بَعْـدَهـا ، رَبِّ أَعـوذُبِكَ مِنَ الْكَسَـلِ وَسـوءِ الْكِـبَر ، رَبِّ أَعـوذُبِكَ مِنْ عَـذابٍ في النّـارِ وَعَـذابٍ في القَـبْر

 

- "Le matin :
 
Ô Seigneur ! C'est par Toi que nous nous retrouvons au matin [ou au soir] et c'est par Toi que nous nous retrouvons au soir [ou au matin]. C'est par Toi que nous vivons et c'est par Toi que nous mourons et c'est vers Toi que se fera la résurrection [ou c'est vers Toi que se fera notre destinée].
 
Le soir:

Ô Seigneur ! C'est par Toi que nous nous retrouvons au soir et c'est par Toi que nous nous retrouvons au matin. C'est par Toi que nous vivons et c'est par Toi que nous mourons et c'est vers Toi que se fera notre destinée."

 

اللّهُـمَّ بِكَ أَصْـبَحْنا وَبِكَ أَمْسَـينا ، وَبِكَ نَحْـيا وَبِكَ نَمـوتُ وَإِلَـيْكَ النِّـشور اللّهُـمَّ بِكَ أَمْسَـينا، وَبِكَ أَصْـبَحْنا، وَبِكَ نَحْـيا، وَبِكَ نَمـوتُ وَإِلَـيْكَ المَصـير

 
- "Ô Seigneur ! Tu es mon Dieu. Il n’y a de divinité digne d'adoration en dehors de Toi. Tu m'as créé et je suis ton esclave, je me conforme autant que je peux à mon engagement et à ma promesse vis-à-vis de Toi. Je me mets sous Ta protection contre le mal que j'ai commis. Je reconnais Ton bienfait à mon égard et je reconnais mon péché. Pardonne-moi car Il n'y a que Toi qui pardonne les péchés."

 

اللّهـمَّ أَنْتَ رَبِّـي لا إلهَ إلاّ أَنْتَ ، خَلَقْتَنـي وَأَنا عَبْـدُك ، وَأَنا عَلـى عَهْـدِكَ وَوَعْـدِكَ ما اسْتَـطَعْـت ، أَعـوذُبِكَ مِنْ شَـرِّ ما صَنَـعْت ، أَبـوءُ لَـكَ بِنِعْـمَتِـكَ عَلَـيَّ وَأَبـوءُ بِذَنْـبي فَاغْفـِرْ لي فَإِنَّـهُ لا يَغْـفِرُ الذُّنـوبَ إِلاّ أَنْتَ

 

Allâhumma anta rabbî, lâ ilâha illâ anta.
Khalaqtanî wa anâ cabduka, wa anâ calâ cahdika wa wacdika mâ stata'tu.
Acûdhu bika min sharri mâ sana'tu. Abû'u laka bi-nicmatika calayya wa abû'u bi-dhanbî.
Fa-ghfir lî fa-innahu lâ yaghfiru dh-dhunûba illâ ant.

 
- "Ô Seigneur ! Me voici au matin [ou au soir], je Te prends à témoin et je prends à témoins les porteurs de Ton Trône ainsi que Tes anges et toutes tes créatures, que c'est Toi Allâh, Il n’y a de divinité digne d'adoration en dehors de Toi, Tu es Seul et sans associé, et que Mohammed est Ton esclave et Ton messager."
[quatre fois]

 

اللّهُـمَّ إِنِّـي أَصْبَـحْتُ أَُشْـهِدُك ، وَأُشْـهِدُ حَمَلَـةَ عَـرْشِـك ، وَمَلائِكَتِك ، وَجَمـيعَ خَلْـقِك ، أَنَّـكَ أَنْـتَ اللهُ لا إلهَ إلاّ أَنْـتَ وَحْـدَكَ لا شَريكَ لَـك ، وَأَنَّ ُ مُحَمّـداً عَبْـدُكَ وَرَسـولُـك - أربع مرات حينَ يصْبِح أوْ يمسي

 

- "Ô Seigneur ! Tout ce qui m'arrive comme bienfaits en ce jour qui se lève [ou ce soir], à moi ou à l'une de Tes créatures, provient de Toi Seul, sans associé. A Toi la louange ainsi que la gratitude."

 

اللّهُـمَّ ما أَصْبَـَحَ بي مِـنْ نِعْـمَةٍ أَو بِأَحَـدٍ مِـنْ خَلْـقِك ، فَمِـنْكَ وَحْـدَكَ لا شريكَ لَـك ، فَلَـكَ الْحَمْـدُ وَلَـكَ الشُّكْـر

 
- "Ô Seigneur ! Accorde-moi la santé (ou le salut). Ô Seigneur ! Accorde la santé à mon ouïe. Ô Seigneur ! Accorde la santé à ma vue. Il n’y a de divinité digne d'adoration en dehors de Toi. Ô Seigneur ! Je cherche protection auprès de Toi contre la mécréance, la pauvreté et je me mets sous Ta protection contre les tourments de la tombe. Il n’y a de divinité digne d'adoration en dehors de Toi."
[trois fois]
 

اللّهُـمَّ عافِـني في بَدَنـي ، اللّهُـمَّ عافِـني في سَمْـعي ، اللّهُـمَّ عافِـني في بَصَـري ، لا إلهَ إلاّ اللّه أَنْـتَ . اللّهُـمَّ إِنّـي أَعـوذُبِكَ مِنَ الْكُـفر ، وَالفَـقْر ، وَأَعـوذُبِكَ مِنْ عَذابِ القَـبْر ، لا إلهَ إلاّ أَنْـتَ - ثلاثاً


-  "Allâh me suffit, Il n’y a de divinité digne d'adoration en dehors de Allâh, c'est en Lui que je place ma confiance et Il est le Seigneur du Trône immense."

[sept fois]
 

حَسْبِـيَ اللّهُ لا إلهَ إلاّ هُوَ عَلَـيهِ تَوَكَّـلتُ وَهُوَ رَبُّ العَرْشِ العَظـيم - سبع

 

Hasbiya l-lâhu lâ ilâha illâ huwa calayhi tawakkaltu, wa huwa rabbu-l-carshi-l-cazîmi. (7fois)

 
- "Ô Seigneur ! Je te demande le pardon et la santé dans cette vie et dans l'au-delà. Ô Seigneur ! Je Te demande le pardon et la paix dans ma religion, ma vie, ma famille et mes biens. Ô Seigneur ! Cache mes défauts et mets-moi à l'abri de tous mes effrois. Ô Seigneur ! Protège-moi devant moi, derrière moi, sur ma droite, sur ma gauche et au-dessus de moi et je me mets sous la protection de Ta grandeur pour que je ne sois pas assassiné par en dessous de moi."

 

اللّهُـمَّ إِنِّـي أسْـأَلُـكَ العَـفْوَ وَالعـافِـيةَ في الدُّنْـيا وَالآخِـرَة ، اللّهُـمَّ إِنِّـي أسْـأَلُـكَ العَـفْوَ وَالعـافِـيةَ في ديني وَدُنْـيايَ وَأهْـلي وَمالـي ، اللّهُـمَّ اسْتُـرْ عـوْراتي وَآمِـنْ رَوْعاتـي ، اللّهُـمَّ احْفَظْـني مِن بَـينِ يَدَيَّ وَمِن خَلْفـي وَعَن يَمـيني وَعَن شِمـالي ، وَمِن فَوْقـي ، وَأَعـوذُ بِعَظَمَـتِكَ أَن أُغْـتالَ مِن تَحْتـي

 

- "Ô Seigneur ! Le Connaisseur de l'invisible et du visible, le Créateur des cieux et de la terre, Seigneur et Maître de toute chose. J'atteste qu'il n’y a de divinité digne d'adoration en dehors de Toi. Je me mets sous Ta protection contre le mal de mon âme, contre le mal du diable et son polythéisme et contre le fait que je ne me nuise à moi-même ou que je ne nuise à un musulman."

 

اللّهُـمَّ عالِـمَ الغَـيْبِ وَالشّـهادَةِ فاطِـرَ السّماواتِ وَالأرْضِ رَبَّ كـلِّ شَـيءٍ وَمَليـكَه ، أَشْهَـدُ أَنْ لا إِلـهَ إِلاّ أَنْت ، أَعـوذُ بِكَ مِن شَـرِّ نَفْسـي وَمِن شَـرِّ الشَّيْـطانِ وَشِـرْكِه ، وَأَنْ أَقْتَـرِفَ عَلـى نَفْسـي سوءاً أَوْ أَجُـرَّهُ إِلـى مُسْـلِم


-  "Au nom d'Allâh, nul ne peut nuire en présence de Son nom sur terre et dans le ciel et Il est l'Audient, l'Omniscient."

[trois fois]
 

بِسـمِ اللهِ الذي لا يَضُـرُّ مَعَ اسمِـهِ شَيءٌ في الأرْضِ وَلا في السّمـاءِ وَهـوَ السّمـيعُ العَلـيم - ثلاثاً


-  "J'ai agréé Allâh comme mon seigneur, l'Islam comme ma religion et Mohammed (sws) comme mon prophète."

[trois fois]
 

رَضيـتُ بِاللهِ رَبَّـاً وَبِالإسْلامِ ديـناً وَبِمُحَـمَّدٍ نَبِيّـاً - ثلاثاً

 

- "Ô le Vivant, Celui qui veille éternellement à la bonne marche de toute chose, j'implore secours auprès de Ta miséricorde. Améliore ma situation et ne me laisse pas à mon propre sort ne serait-ce le temps d'un clin d'œil."

 

يا حَـيُّ يا قَيّـومُ بِـرَحْمَـتِكِ أَسْتَـغـيث ، أَصْلِـحْ لي شَـأْنـي كُلَّـه ، وَلا تَكِلـني إِلى نَفْـسي طَـرْفَةَ عَـين

 

- "Nous voilà au matin [ou au soir] et le règne appartient à Allâh, le Seigneur de l'univers. Ô Seigneur ! Je Te demande le bien de ce jour [ou de ce soir] : ce qu'il contient comme conquêtes, victoires, lumière, bénédiction et guidée. Je me mets sous Ta protection contre le mal de ce jour [ou de ce soir] et le mal qui vient après lui."

 

أَصْبَـحْـنا وَأَصْبَـحْ المُـلكُ للهِ رَبِّ العـالَمـين ، اللّهُـمَّ إِنِّـي أسْـأَلُـكَ خَـيْرَ هـذا الـيَوْم ، فَـتْحَهُ ، وَنَصْـرَهُ ، وَنـورَهُ وَبَـرَكَتَـهُ ، وَهُـداهُ ، وَأَعـوذُ بِـكَ مِـنْ شَـرِّ ما فـيهِ وَشَـرِّ ما بَعْـدَه / أَمْسَيْـنا وَأَمْسـى المُـلكُ للهِ رَبِّ العـالَمـين ، اللّهُـمَّ إِنِّـي أسْـأَلُـكَ خَـيْرَ هـذهِ اللَّـيْلَة ، فَتْحَهـا ، وَنَصْـرَهـا ، وَنـورَهـا وَبَـرَكَتَـهـا ، وَهُـداهـا ، وَأَعـوذُ بِـكَ مِـنْ شَـرِّ ما فـيهـاِ وَشَـرِّ ما بَعْـدَهـا

 

- "Nous voici au matin [ou au soir], et en nous se trouve la nature première qui est l'Islam, en nous, la parole du monothéisme ; nous sommes dans la religion de notre Prophète Mohammed (sws) et sur la voie de notre père Abraham qui vouait son culte exclusivement à Allâh, soumis à Lui, et n'était point du nombre des associateurs."

 

أَصْـبَحْنا [أَمْسَـينا] علـى فِطْـرَةِ الإسْلام ، وَعَلـى كَلِـمَةِ الإخْـلاص ، وَعلـى دينِ نَبِـيِّنا مُحَـمَّدٍ وَعَاـى مِلَّـةِ أبينـا إِبْـراهيـمَ حَنيـفاً مُسْلِـماً وَمـا كـانَ مِنَ المُشـرِكيـن


-  "Gloire et pureté à Allâh et à Lui la louange."

[100 fois]
 

سُبْحـانَ اللهِ وَبِحَمْـدِهِ . (مائة مرة

 

- "Il n'y a d'autre divinité qu'Allâh Unique, sans associé. A Lui la royauté, à Lui la louange et Il est capable de toute chose."
[dix fois]

 

لا إلهَ إلاّ اللّهُ وحْـدَهُ لا شَـريكَ لهُ، لهُ المُـلْكُ ولهُ الحَمْـد، وهُوَ على كُلّ شَيءٍ قَدير .

 

- "Il n'y a d'autre divinité qu'Allâh Unique, sans associé. A Lui la royauté, à Lui la louange et Il est capable de toute chose.3
[100 fois le matin]

 

لا إلهَ إلاّ اللّهُ وحْـدَهُ لا شَـريكَ لهُ، لهُ المُـلْكُ ولهُ الحَمْـد، وهُوَ على كُلّ شَيءٍ قَدير . (مائة مرة

 

- "Gloire et pureté ainsi que louange à Allâh autant de fois (que l'univers compte de) Ses créatures, autant de fois pour Le satisfaire, égal au poins de Son Trône et au nombre indéterminé de Ses paroles."
[trois fois le matin]

 

سُبْحـانَ اللهِ وَبِحَمْـدِهِ عَدَدَ خَلْـقِه ، وَرِضـا نَفْسِـه ، وَزِنَـةَ عَـرْشِـه ، وَمِـدادَ كَلِمـاتِـه . (ثلاثاً


-  "Ô Seigneur ! Je Te demande un savoir utile, une bonne subsistance et des œuvres agréées (par toi)."

[une fois après salat fajr (rapporté hidâyat ar-ruwâh (2432) et authentifié par cheikh el Albany)]"

 

اللهم أسألك علماً نافعاً ورزقاً طيباً وعملاً متقبلاً

 

- "Je demande pardon à Allâh et je me repens à Lui."

[100 fois par jour]
 

أَسْتَغْفِرُ اللَّهَ وَأَتُوبُ إِلَيْهِ


-  "Je me mets sous la protection des paroles parfaites d'Allâh contre le mal qu'Il a créé."

[trois fois le soir]
 

أَعـوذُبِكَلِمـاتِ اللّهِ التّـامّـاتِ مِنْ شَـرِّ ما خَلَـق . (ثلاثاً إِذا أمسى


-  "Ô Seigneur ! Prie et salue sur notre Prophète Mohammed."

[dix fois]
 

اللَّهُمَّ صَلِّ وَ سَلِّمْ عَلَى نَبِيِّنَا مُحَمَّدٍ

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 22:00
La politique (vidéo)

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 22:00
La manière de conseiller et d’interdire le mal
Question : 

Nous constatons que beaucoup de jeunes sont fervents à interdire le mal.
 
Cependant, ils ne le font pas correctement. 

Quel conseil pourriez-vous leur donner et quelle est la meilleure manière d’interdire le mal ?

Réponse :
 
Je leur conseille d’agir avec clairvoyance ;

Qu’ils étudient tout d’abord, de manière à être certains que cette chose (qu’ils ont vu) est soit une bonne action soit une mauvaise ;

Ceci en se basant sur une preuve de la loi islamique (la charia) de sorte à ce que leur réprobation soit fondée sur la science car Allah (qu’Il soit exalté) dit (traduction rapprochée) :

 


« Dis: "Voici ma voie, j'appelle les gens à (la religion) d'Allah, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente. Gloire à Allah! Et je ne suis point du nombre des associateurs. » (Sourate Youssouf verset 108)

 

De plus je leur conseille de réprouver en faisant preuve de douceur, en employant un langage agréable ainsi qu’une bonne manière de faire.

Cela pour qu’on accepte d’eux et pour qu’ils améliorent plus qu’ils ne détériorent car Allah (exalté soit-Il) dit 
(traduction rapprochée) :

 

 

« Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon.» (Sourate 'les abeilles' verset 125)

 

ainsi que Sa parole (exalté soit-Il) (traduction rapprochée) :

 

« C’est par une miséricorde d’Allah que tu as été doux vers eux. Et si tu étais rude au cœur dur ils se seraient enfuis de ton entourage » (sourate 'la famille d'Imran' verset 158)

 

de même le prophète (que la paix et la prière soient sur lui) a dit :

 

 « Celui qui a été privé de la douceur a été privé de tout bien »

 

(rapporté par Mouslim) ainsi que sa parole (que la paix et la prière soient sur lui) :

 

« Certes, la douceur ne se trouve pas en une chose sans que cela l’embellisse et elle n’est pas retirée d’une chose sans que cela ne l’enlaidisse »

 

(rapporté par Mouslim) et les hadiths à ce sujet sont nombreux et authentiques.

Et parmi les choses par lesquelles le prêcheur à Allah (qu’Il soit exalté) doit se distinguer, celui qui ordonne le bien et reprouve le mal : le fait d’être parmi les premiers à appliquer ce qu’il ordonne ainsi que d’être le plus éloigné de ce dont il interdit pour qu’il ne soit pas comme ceux qu’Allah a blâmé dans Sa parole (exalté soit-Il) 
(traduction rapprochée) :

 

« Commanderez-vous aux gens de faire le bien, et vous oubliez vous-mêmes de le faire, alors que vous récitez le Livre ? Etes- vous donc dépourvus de raison ? » (Sourate ‘la vache’ verset 44)

 

ainsi que dans Sa parole (exalté soit-il) (traduction rapprochée) :

 

«Vous qui avez cru! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas? 3- C'est une grande abomination auprès d'Allah que de dire ce que vous ne faites pas » (sourate ‘le rang’ verset 2 et 3) 

 

Ceci dans le but qu’il serve d’exemple en cela, pour que les gens profitent de sa parole tout comme de ses actes, et Allah est Celui qui accorde la réussite.

Le recueil des fatwas du cheikh Abdel Aziz Ben Baz
Tome 5, page 76, fatwa 3

copié de fatawaislam.com

 
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Appel à la religion - الدعوة الإسلامية
30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 22:00
Justifier ses péchés par : « Certes Allah est Pardonneur »

Question :


Que pensez-vous, votre éminence, de certaines personnes qui, lorsque nous les conseillons de cesser de commettre des péchés, argumentent en citant le verset :
 

 فَإِنَّ ٱللَّهَ غَفُورٌ۬ رَّحِيمٌ۬

 
« Certes, Allah est Pardonneur est Miséricordieux. » (1) ?


Réponse :
 

Si cette personne emploie ce verset, nous argumenterons de notre côté par le verset dans lequel Allah le Très-Haut dit :
 
 نَبِّئۡ عِبَادِىٓ أَنِّىٓ أَنَا ٱلۡغَفُورُ ٱلرَّحِيمُ وَأَنَّ عَذَابِى هُوَ ٱلۡعَذَابُ ٱلۡأَلِيمُ
 

« Informe à mes serviteurs que c’est Moi le Pardonneur, le Très-Miséricordieux. Et que Mon châtiment est un châtiment douloureux. » (2)

 

Et celui où Il dit :       

ٱعۡلَمُوٓاْ أَنَّ ٱللَّهَ شَدِيدُ ٱلۡعِقَابِ وَأَنَّ ٱللَّهَ غَفُورٌ۬ رَّحِيمٌ۬

 

« Sachez qu’Allah est très sévère en punition, mais aussi qu’Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (3)
      

Donc s’il avance les versets de l’espérance, on lui opposera les versets du châtiment et de la menace.


L’argumentation de cette personne n’est que l’argumentation de quelqu’un de négligeant.

Et nous lui disons :

 
« Crains Allah le Très-Haut et fais ce qu’Il t’a imposé, implore Son pardon, car ce n’est pas tout le monde qui accomplit ses obligations de façon complète. »

(1) La Vache, v. 192.
(2) Al-Hijr, v. 49, 50.
(3) La Table Servie, v. 98.

 

Expressions et compréhensions dans la balance de la Sharî’a, pages 10 et 11.

copié de fatawaislam.com

 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Péchés et repentir - الذنوب و التوبة
30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 22:00
Le comportement des salafs : leur pureté dans l’intention (إخلاص) et véracité (صدق)
-D’après Bakr ibn Mâ’iz :

« On a jamais vu Ar-Rabî’ [ibn Khuthaym] accomplir de prières surérogatoires dans la mosquée de son village, sauf une seule fois [i.e : il préférait les faire chez soi conformément à la Sounna du Prophète et pour éviter d’être vu des gens] »  [1]
 
-Sufiân rapporte d’après la femme d’Ar-Rabî’ ibn Khuthaym :

« Toutes les actions qu’Ar-Rabî’ accomplissaient étaient secrètes, au point où lorsqu’une personne venait le voir alors qu’il lisait le coran, il cachait le coran avec son vêtement » [2]
 
-Abû Hamzah Ath-Thumâlî a dit :

« ’Alî ibn Al-Husayn avait l’habitude de porter un panier de pain sur son dos de nuit et le distribuait en aumône.

Il disait : « L’aumône en secret éteint la colère du Seigneur, glorifié et exalté soit-Il » »
 [3]

 

-’Amru ibn Thâbit a dit :

« Lorsque ’Alî ibn Al-Husayn mourut, on le lava et les personnes présentes virent des traces sombres sur son dos. Certaines personnes demandèrent : « Qu’est-ce que cela ? ».


D’autres répondirent : « Il avait l’habitude de porter un sac de blé sur son dos de nuit, et le distribuait aux pauvres de la ville de Médine » [4]
 

-Muhammad ibn Mâlik ibn Dayghem a dit : Mawlânâ Abû Ayyûb a dit :

« Abû Mâlik me dit un jour : « Prend garde à ta propre âme, car les soucis des croyants dans ce bas-monde n’ont jamais de fin. Et je jure par Allah que si le Jour Dernier n’est pas une cause de bonheur pour le croyant, deux malheurs se seront alors abattus sur lui : les soucis de ce bas-monde et l’affliction de l’au-delà ».

Je m’écriais alors : « Je donnerais mon père [en rançon] pour toi [Ô Abû Mâlik] ! Comment le Jour Dernier ne serait-il pas une cause de bonheur pour le croyant alors qu’il peine et se fatigue pour Allah dans ce bas-monde ? ! »
 
[Abû Mâlik] répondit : « Ô Abû Ayyûb, comment [être sûr de] l’acceptation de nos actes [par Allah] ? Comment [être sûr d’]être sauf ? »
 
Il dit ensuite : « Il se peut qu’un homme pense avoir amélioré son état, bien accompli ses sacrifices, purifié son intention, parfait ses actes... pourtant tout ceci risque d’être rassemblé le Jour de la Résurrection pour lui être jeté au visage ! » [5]

 

-D’après Dja’far ibn Burqân :

« J’entendais parler de Yûnus ibn ’Ubayd comme étant une personne de mérite et pieuse. Je lui écrivis donc une lettre en ces termes : 

« On t’a décrit à moi comme étant une personne de mérite et pieuse. C’est pourquoi j’ai décidé de t’écrire afin que tu m’informes à ton sujet ».
 
Sa réponse fut : 

« Ta lettre dans laquelle tu me demandes de t’informer à mon sujet m’est bien parvenue.

Je t’informe donc de ce qui suit : j’ai proposé à mon âme d’aimer pour les gens ce qu’elle aime pour elle-même, et de détester pour eux ce qu’elle déteste pour elle-même.

Je me suis rendu compte alors qu’elle était très loin de tout cela. Une autre fois je lui ai proposé de ne parler des gens qu’en bien... et je me suis alors rendu compte qu’il était plus facile pour elle de jeûner un jour de grande chaleur, à Basrah, lorsque le soleil est à son zénith, plutôt que de ne parler des gens qu’en bien. Voilà ma situation cher frère, et que la paix soit sur toi »
 [6]


[1] Ibn Al-Djawzî, Sifat As-Safwah v.3 p.61
[2] ibid
[3] Ibn Al-Djawzî, Sifat As-Safwah v.2 p.96. Quant à la phrase : « L’aumône en secret éteint la colère du Seigneur, glorifié et exalté soit-Il », il s’agit d’un hadith authentifié par Cheikh Al-Albânî. Voir As-Silsilah As-Sahîhah n° 1908
[4] Ibn Al-Djawzî, Sifat As-Safwah v.2 p.96
[5] Ibn Al-Djawzî Sifat As-Safwah v.3 p.360
[6] Adh-Dhahabî Siyar A’lâm An-Nubalâ’ v.6 p.19.

copié de sounna.com

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 22:00
La croyance des ahl sounna au sujet des compagnons
Les mérites des Sahabas, la croyance nécessaire à leur sujet et l’attitude des Ahl-Sunna Wal Jamâ’a sur ce qui s’est passé entre eux.
 
La signification du terme Sahabah et la croyance nécessaire à leur sujet

Sahâbah (Compagnons) est le pluriel du mot Sahâbî, qui signifie une personne qui a rencontré le Prophète (صلى الله عليه وسلم), a cru en lui, et est mort croyant.

Il est nécessaire de croire que les  Sahâbas sont les meilleures personnes de la communauté musulmane, et la meilleure des générations, car ils sont les premiers à avoir accepté l’Islam et parce qu’ils ont eu l’honneur d’accompagner le Prophète (صلى الله عليه وسلم), en participant au Djihad à ses côtés, et en transmettant sa Shari’a à ceux qui les ont succédés.

Allah, Exalté soit Il, les a comblés d’éloges dans des versets explicites de Son Livre.

Allah, Exalté soit Il, a dit (traduction rapprochée) :

"Les tout premiers ( croyants ) parmi les Emigrés et les Auxiliaires et ceux qui les ont suivis dans un beau comportement, Allah les agrée, et ils L’agréent. Il a préparé pour eux des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, et ils y demeureront éternellement. Voilà l’énorme succès ! " [1]

Et Il a dit 
(traduction rapprochée) :

« Muhammad est le Messager d’Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux ; Tu les vois inclinés, prosternés, recherchant d’Allah grâce et agrément. Leurs visages sont marqués par la trace laissée par la prosternation. Telle est leur image dans la Thora. Et l’image que l’on donne d’eux dans l’Evangile est celle d’une semence qui sort sa pousse, puis se raffermit, s’épaissit, et ensuite se dresse sur sa tige, à l’émerveillement des semeurs. (Allah) par eux ( les croyants) remplit de dépit les mécréants. Allah promet à ceux d’entre eux qui croient et font les bonnes œuvres, un pardon et une énorme récompense." [2]

Et Il a dit 
(traduction rapprochée) :

"( Le butin appartient aussi ) aux émigré besogneux qui ont été expulsés de leurs demeures et de leurs biens ( de La Mecque), tandis qu’ils recherchaient une grâce et un agrément d’Allah, et qu’ils portaient secours à ( la cause d’ ) Allah et à Son Messager. Ceux-là sont les véridiques. Il ( appartient également) à ceux qui, avant eux, se sont installés dans le pays ( Médine) et dans le foi, qui aiment ceux qui émigrent vers eux, et ne ressentent dans leurs cœurs aucune envie pour ce que ( ces émigrés) ont reçu, et qui ( les) préfèrent à eux-mêmes, même s’il y a pénurie chez eux. Quiconque se prémunit contre sa propre avarice, ceux-là sont ceux qui réussissent." [3]

Dans les versets ci-dessus, Allah, Exalté soi Il, loue les  Muhâjirîn (Les Emigrés de La Mecque) et les Ansâr ( Auxiliaires, habitants de Médine).

Il les décrit comme des gens se précipitant à accomplir de bonnes actions, certifiant qu’Il est satisfait d’eux, et qu’Il leur prépare des jardins paradisiaques.

Il les décrit comme étant cléments entre eux et durs envers les mécréants.

Il les décrit aussi comme des gens qui s’inclinent et se prosternent souvent, ayant des cœurs d’une grande pureté.

Ils sont reconnaissables par les signes d’obéissance et de foi.

Les versets ci-dessus nous renseignent aussi sur le fait qu’Allah les a choisis pour accompagner Son Prophète ( صلى الله عليه وسلم) afin d’enrager ses ennemis, les mécréants.

Allah a aussi décrit les  Muhajirîn comme des personnes ayant quitté leurs demeures et propriétés pour la cause d’Allah et pour le soutien de Sa religion, recherchant Sa miséricorde et Satisfaction, et comme des personnes véridiques et sincères dans leurs actes.

D’autre part, Allah décrit les  Ansâr comme habitants de la ville de la Hijrah (Hégire, exode de la Mecque vers Médine), et comme des personnes alliées de la vérité et de la foi sincère.

Il les a caractérisés par leur amour porté à leurs frères émigrants, en les préférant à eux mêmes, en leur fournissant ce dont ils avaient besoin, et comme étant purs de toute avarice... et c’est ainsi qu’ils ont atteint le succès.

Voilà donc quelques-uns de leurs mérites généraux, bien qu’il existe aussi des mérites particuliers inhérents à chaque compagnon, chacun d’eux occupant une place différente des autres.

Qu’Allah les agrée et ce en fonction de leur ancienneté dans l’Islam, dans le Djihad et la  Hijrah.

Et les meilleurs des  Sahâbas sont les quatre Califes : Abû Bakr‘Umar‘Uthmân et ‘Ali, suivi par le reste des dix qui ont reçu la promesse du paradis, qui sont : Talha Ibn ‘UbaydAllah, Zoubayr Ibn Al-‘Awwam‘Abder-Rahman Ibn ‘AwfAbou ‘Ubaydah Ibn Al-JarrahSa’d Ibn Abi WaqqasSa’id Ibn Zayd.

Et les  Muhâjirins sont supérieurs aux Ansârs, puis viennent ceux qui ont combattu à Badr, ensuite ceux qui étaient présents lors du serment d’allégeance d’Ar-Ridwan.

Et en général, ceux qui ont accepté l’Islam avant la conquête de la Mecque et ont participé au Jihad avec le Prophète (صلى الله عليه وسلم) sont supérieurs à ceux qui l’ont accepté plus tard.
 

tadj
Les causes des troubles

 

Les juifs ont comploté contre l’Islam et les musulmans, par le biais d’un homme abominable et maléfique, dont le nom était ‘Abdallah Ibn Saba’, un juif du Yémen, qui prétendait - par mensonge et fausseté - être musulman. Il commença à insuffler haine et poisons contre le troisième Calife bien guidé, ‘Uthman Ibn ‘Affan ([ra]).

Des accusations fabriquées de toutes pièces furent dirigées à l’encontre du Calife.

Des gens ignorantes et bornées, possédant une foi très faible, et aimant les troubles, se sont ralliées au juif, ce qui a abouti à l’assassinat injuste du calife  ‘Uthman Ibn ‘Affan , qu’Allah l’agrée.

Suite à cela, la désunion et les disputes ont émergé chez les musulmans, discorde initiée et nourrie par ce Juif et ses adeptes, qui aboutirent aux luttes entre les  Sahabas par effort d’interprétation (Idjtihâd).
 
Le commentateur de "At-Tahawiyia" ( Ibn Abil ‘Izz Al-Hanafi ) a dit : " Le concept de Rafdh (ou rejet) a été inventé par un hypocrite hérétique qui voulait détruire l’Islam et porter atteinte au Messager (صلى الله عليه وسلم), comme l’ont affirmé les savants. 

‘Abdallah Ibn Saba’, en prétendant adhérer à l’Islam, recherchait par ce moyen à abimer l’Islam à travers ses stratagèmes et sa traîtrîse, comme l’a fait Paul à l’égard du Christianisme.

Il manifestait une fausse piété, prétendait encourager le bien et interdire le mal, jusqu’à créer les troubles qui aboutirent à l’assassinat de  ’Uthman. Lorsqu’il se rendit à Koufa‘Abdallah Ibn Saba’ promu des croyances déifiant ‘Ali, et recruta des partisans pour accomplir son but précité. Lorsque ‘Ali entendit cela, il ordonna que ’Abdallah ibn Saba’ soit exécuté, mais celui-ci s’enfuit vers Qarqis.

Et ces détails sont connus dans les livres d’histoires."

Shaykh Al-Islam Ibn Taymiyah, a dit :

"Lorsque ‘Uthman, qu’Allah l’agrée, a été assassiné, il y a eu une fissure dans la communauté, et les musulmans ont souffert de grands maux et soucis ; les mauvaises gens prévalaient et les pieux ne dominaient pas. Ceux qui par le passé étaient dans l’incapacité de faire du mal, ont profité des troubles, alors que ceux qui désiraient le bien et la réforme ont été dépassés par les événements.

Les gens ont prêté serment d’allégeance au Chef des Croyants (Amîr Al Mu’minîn), ‘Ali Ibn Abî Tâlib, qui était celui qui le méritait le plus et le meilleur des Sahâbas restants. Cependant, les coeurs étaient désunis et le feu de la discorde était toujours ardent. C’est pourquoi, l’unité fut difficile a établir, et la solidarité disparut.

Par conséquent, Le Calife et les autres éminences de la communauté ne purent accomplir tout le bien qu’ils voulaient. Divers groupes de gens entrèrent alors dans la divergence et la discorde, et il se produisit ce qui arriva" 
 [4]

Shaykh Al-Islam Ibn Taymiya a clarifié les excuses des deux parties belligérantes, qui se sont combattues dans la lutte confrontant ‘Ali et Mou’awiya disant :

" Et Mu’âwiyah n’a manifesté aucune ambition pour le califat, et personne ne lui avait prêté serment d’allégeance comme Calife lorsqu’il combattit ‘Ali. D’ailleurs il ne combattait pas pour devenir Calife, ou parce qu’il pensait le mériter. Et c’est ce que Mu’âwiyah affirmait lorsqu’on l’interrogeait à ce sujet. De même, Mu’âwiyah et ses partisans n’ont jamais pensé à initier le combat contre ’Ali et ses alliés ou à le rabaisser. Cependant, étant donné que ’Ali (qu’Allah l’agrée) - ainsi que ses alliés - pensaient qu’il était nécessaire pour Mu’âwiyah et ses adeptes d’obéir (à ’Ali) et lui prêter serment d’allégeance - car il ne peut exister qu’un seul Calife pour les musulmans - ; et compte tenu du fait que ces derniers étaient rebelles à son autorité, refusaient de lui obéir et représentaient une certaine force militaire, ’Ali décida de les combattre afin qu’ils se soumettent, et que l’obéissance et l’entente règnent.

Quant à 
Mu’âwiyah et ses alliés, ils affirmaient : "Cette obéissance ne nous est pas obligatoire, et si on nous combat pour cette raison ce serait nous faire injustice. En effet,’Uthmân a été tué injustement - chose sur laquelle tous les musulmans sont d’accord - ; or les assassins de ce dernier - nombreux et armés - se sont infiltrés dans les rangs de l’armée de ’Ali, et par conséquent, si nous refusons le combat, ces assassins s’attaqueraient à nous et nous oppresseraient. De plus, ’Ali ne pourrait les en empêcher, de la même façon qu’il n’a pu empêcher l’assassinat de ’Uthmân. C’est pourquoi nous ne prêterons allégeance qu’à un Calife capable d’être juste avec nous."

Et l’attitude des  Ahl Sunnah Wal Djamâ’ah concernant cette dispute et les troubles qui ont conduit aux luttes entre les Sahabas peut être résumée en deux points principaux :

Premièrement : ils s’abstiennent de discuter ou de rentrer dans les détails des troubles et disputes qui se sont déroulés entre Sahabas, car c’est la voie la plus sure concernant ce sujet, et les Ahl Sunnah Wal Djamâ’ah disent (traduction rapprochée) : 

"« Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la foi ; et ne mets dans nos coeurs aucune rancoeur pour ceux qui ont cru. Seigneur, Tu es Compatissant et Très Miséricordieux »" Sourate 59 : Al-Hasr (L’EXODE) ; V 10]]

Deuxièmement : ils répondent à toutes les traditions qui énumèrent leurs erreurs et cela pour plusieurs raisons :

La première raison : certaines de ces traditions sont forgées contre les Sahabas par leurs ennemis et ce afin de nuire à leur réputation.

La deuxième raison : certaines de ces traditions ont subi retraits et ajouts et le sens en a été altéré, et par conséquent le mensonge s’y est introduit. En d’autres termes, elles ont subi des distorsions et ne doivent pas être prises en considération.

La troisième raison : Les traditions authentiques à ce sujet sont peu nombreuses, et - dans tous les cas - les Sahabas sont excusés à ce sujet, car ils sont soit desMujtahidûns ( i.e. ils ont fait un effort d’interprétation) qui ont atteint la vérité, soit desMujtahidûns qui ont manqué au bon jugement.

Dans les deux cas, ils seront récompensés, d’après le Hadith du Messager d’Allah ( صلى الله عليه وسلم) : 

« Si un juge fait un effort et atteint le bon jugement, il aura deux récompenses, et si il fait un effort et manque le bon verdict, il aura une bonne récompense. » [5]

La quatrième raison : les Compagnons sont des êtres humains capables de commettre des erreurs, car ils ne sont pas infaillibles en tant qu’individus, et pour les choses qu’ils ont pu commettre, ils bénéficient de nombreuses causes d’expiation, dont : 

 
  • 1) Ils se sont repentis, et le repentir efface tous les péchés, quels qu’ils soient, conformément aux preuves claires.
 
  • 2) Leurs passés glorieux et leurs mérites engendrent le pardon d’Allah concernant leurs erreurs - si erreur il y a - car Allah, L’Exalté, a dit : 

    « Les bonnes œuvres dissipent les mauvaises. » [6]
 
  • 3) Leurs bonnes actions sont bien plus multipliées que celles des autres musulmans, et personne ne les égalera jamais en excellence et mérites.

    Car il a authentiquement été rapporté du Prophète ( صلى الله عليه وسلم) qu’il les a décrits comme étant la meilleure génération de musulmans, et que la valeur d’une poignée de nourriture donnée en aumône par l’un d’eux est plus grande encore que l’équivalent en or du mont Uhud donné en aumône par un autre musulman.

    Qu’Allah les agrée et les comble de satisfaction.

Shaykh Al-Islam Ibn Taymiyah (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit :

Les Ahl Sunnah Wal Djamâ’ah et les Imams de l’Islam ne croient pas en l’infaillibilité desSahabas, ni en celle de la famille du Prophète (صلى الله عليه وسلم), ni des premiers musulmans, ni de quelqu’un d’autre.

Ils affirment plutôt qu’il est possible qu’ils aient commis des pêchés, et Allah, L’Exalté, leur pardonne leurs péchés par leur repentir et élève leur rang, et Il pardonne aussi leurs pêchés pour leurs actions méritoires , ou pour tout autre raison semblable.


Allah le Très Haut a dit (traduction rapprochée) :

« Tandis que celui qui vient avec la vérité et celui qui la confirme, ceux-là sont les pieux. Ils auront tout ce qu’ils désireront auprès de leur Seigneur ; voilà la récompense des bienfaisants, afin qu’Allah leur efface les pires de leurs actions et les récompense selon ce qu’ils auront fait de meilleur » [7]

Et Il a dit - Elevé soit Il - (traduction rapprochée) :

« ...Puis quand il atteint ses pleines forces et atteint quarante ans, il dit : « O Seigneur ! Inspire-moi pour que je rende grâce au bienfait dont Tu m’as comblé ainsi qu’à mes père et mère, et pour que je fasse une bonne action que Tu agrées. Et fais que ma postérité soit de moralité saine. Auprès de Toi je me repens et je suis du nombre des soumis ( musulmans). Ce sont ceux-là dont Nous acceptons le meilleur de ce qu’ils œuvrent et passons sur leurs méfaits, ( ils seront ) parmi les gens du Paradis, selon la promesse véridique qui leur était faite. » [8] [9]

Les ennemis d’Allah utilisent les événements qui se sont produits entre les  Sahabas au moment des troubles, disputes et combats comme moyen pour les dénigrer et ternir leur honneur.

Or, certains écrivains contemporains - qui parlent de choses dont ils n’ont aucune connaissance - ont suivi ce stratagème maléfique consistant à critiquer les  Sahabas du Prophète (صلى الله عليه وسلم).

Ils se sont établis comme arbitres pour juger les  Sahabas du Messager d’Allah, classant certains d’entre eux comme ayant raison et d’autres tort, sans aucune preuve si ce n’est l’ignorance et le suivi des passions.

Ils ont répété les allégations des orientalistes haineux et de leurs adeptes au point de semer le doute dans la jeunesse musulmane possèdant une connaissance superficielle de l’histoire glorieuse de leur communauté, et de leurs pieux prédécesseurs, qui sont les meilleures générations.

Par ce moyen, ils cherchent à dénigrer l’Islam, à semer la discorde parmi les musulmans, et à planter les racines de la haine dans les cœurs des générations contemporaines à l’encontre des premières générations, alors qu’ils devraient suivre leurs pieux prédécesseurs en appliquant le verset 
(traduction rapprochée) :

" Et ( il appartient également) à ceux qui sont venus après eux de dire : « Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la foi ; et ne mets dans nos cœurs aucune rancœur pour ceux qui ont cru. Seigneur, Tu es Compatissant et Très Miséricordieux. » " [10]
 
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De l’interdiction d’insulter les Compagnons

La pureté de coeur et de langue à l’égard des Compagnons du Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) est un des fondements des Ahl Sounna Wal Djamâ’ah, car Allah - le Très Haut - les a décrits ainsi dans Sa Parole (traduction rapprochée) :

"Et [il appartient également] à ceux qui sont venus après eux en disant : "Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la foi ; et ne mets dans nos coeurs aucune rancoeur pour ceux qui ont cru. Seigneur, Tu es Compatissant et Très Miséricordieux." [11]

Ainsi que par obéissance au Prophète ( صلى الله عليه وسلم) qui a dit : 

"N’insultez pas mes Compagnons ! Car je jure par Celui qui détient mon âme entre Ses Mains, si l’un d’entre vous donnait en aumône l’équivalent en or de la montagne de Uhud, cela n’équivaudrait pas à une poignée - ou une demi-poignée - donnée en aumône par l’un d’eux"  [12].

Et les Ahl Sounna wal Djamâ’ah se désolidarisent de la voie des  Râfidah (Chiites Imâmites) et des Khawâridjs qui insultent les Compagnons (qu’Allah les agrée), les détestent et nient leurs mérites tout en considérant comme apostats la majorité d’entre eux.

De même les  Ahl Sounna acceptent ce qui émane du Coran et de la Sounna au sujet de leurs mérites et croient au fait qu’ils sont la meilleure des générations comme l’a dit le Prophète (صلى الله عليه وسلم) : 

"Les meilleurs d’entre vous sont ma génération"
[Bukhârî et Muslim].

Et lorsque le Prophète ( صلى الله عليه وسلم) mentionna la division de sa communauté en 73 sectes dont une seule sera sauvée de l’Enfer, on le questionna au sujet de cette dernière et il répondit : 

"Ce sont ceux qui sont sur ma voie et celle de mes Compagnons" [13].

Abû Zar’ah - un des plus grands maîtres de l’Imâm Muslim - a dit :

"Si tu vois une personne dénigrer un des Compagnons du Prophète (صلى الله عليه وسلم), sache que c’est un hérétique (Zindîq), car le Coran est vérité, et le Messager est Vérité, et ce avec quoi il est venu est vérité.

Et ce sont les Compagnons qui nous ont transmis tout cela.

Quiconque donc les dénigre cherche à annuler la légtimité du Coran et de la Sounna. Cette personne est donc plus en droit d’être dénigrée, et elle est plus à même d’être considérée comme hérétique et égarée."


Le grand savant  Ibn Hamdân a dit dans Nihâyat-ul-Mubtadi’în :

"Quiconque insulte les Compagnons en considérant qu’il est permis de le faire est un mécréant.S’il ne considère pas cela permis, c’est un pervers."

Il a d’ailleurs aussi rapporté de lui qu’il considérait mécréante toute personne insultant les Compagnons (qu’elle considère cela permis ou non).

Et quiconque traite les Compagnons de pervers, doute de leur piété ou les excommunie est un mécréant.  [14].

 
tadj
 
De l’interdiction d’insulter les Imâms de la guidée parmi les savants de cette communauté

Les Imâms de la guidée parmi les Tâbi’îns et leurs successeurs durant les premières générations bénies ainsi que ceux qui les ont suivis en prenant comme exemple les Compagnons avec perfection succèdent à ces derniers en mérite, honneur et degré, comme l’a dit Allah le Très Haut (traduction rapprochée) : 

" Les tout premiers [croyants] parmi les Emigrés et les Auxiliaires et ceux qui les ont suivis dans un beau comportement, Allah les agrée, et ils l’agréent." [15]. 
 
Il n’est donc pas permis de les rabaisser ou des le insulter, car ce sont les repères de la guidée. Allah le Très Haut a dit (traduction rapprochée) :

"Et quiconque fait scission d’avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors Nous le laisserons comme il s’est détourné, et le brûlerons dans l’Enfer. Et quelle mauvaise destination !" [16]

Le commentateur du Crédo de l’Imâm Tahawî (Ibn Abi-l-’Izz Al-Hanafî) a dit : 

"Il est donc nécessaire pour tout musulman - après avoir pris Allah et Son Messager comme alliés - d’adopter les croyants en tant qu’alliés, comme l’a cité le Coran.

Et en particulier les héritiers des Prophètes, qu’Allah a élevé au niveau des étoiles par le moyen desquelles on trouve son chemin dans l’obscurité de la terre ou dans la pénombre de la mer.

En outre, il y a consensus de la part des musulmans concernant leur guidée et leur compréhension.

En effet, ce sont les successeurs du Prophète dans sa communauté, et les revivificateurs de ce qui s’est éteint de sa Sounna.

C’est par eux que le Coran s’éleva et par lui qu’ils s’élevèrent.

Et chacun d’entre eux est d’accord d’une façon certaine qu’il est obligatoire de suivre le Prophète (
صلى الله عليه وسلم).

Cependant, s’il s’avère que l’opinion de l’un d’entre eux soit en désaccord avec un hadith authentique, ce savant a donc nécessairement une excuse valable concernant le délaissement de ce hadith."


Et ces excuses sont de trois sortes :

Ce savant ne croit pas au fait que le Prophète ( صلى الله عليه وسلم) ait dit ce hadith

 
  • Il pense que ce hadith n’a rien à voir avec le problème posé
  • Il pense que ce hadith a été abrogé

Ils ont plus de mérites que nous, nous leur devons beaucoup et ils nous ont précédés dans le bien, la transmission du message du Prophète (صلى الله عليه وسلم) et l’explication de ce qui en était ambigu.

Qu’Allah les agrée et les satisfasse (traduction rapprochée) :

"Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la foi ; et ne mets dans nos coeurs aucune rancoeur pour ceux qui ont cru. Seigneur, Tu es Compatissant et Très Miséricordieux" [17].

Et le fait de rabaisser l’honneur des savants en raison d’une erreur d’ Idjtihâd (effort d’interprétation) de leur part fait partie de la voie des innovateurs, et c’est une planification des ennemis de la communauté afin de remettre en cause l’Islam, de semer la discorde dans les rangs de la communauté, d’éloigner les musulmans contemporains de leurs prédecesseurs et de provoquer la scission entre la jeunesse musulmane et les savants comme c’est le cas aujourd’hui.

Que prennent garde donc les étudiants débutants qui se permettent de rabaisser le rang des juristes et de la jurisprudence islamique, délaissant son étude et refusant de tirer profit de la vérité et de la justesse qui s’y trouvent.

Qu’ils soient donc fiers de leur jurisprudence et qu’ils respectent leurs savants, sans être dupes des prétentions égarées et fausses.

Et c’est d’Allah que provient l’aide.
 
[1] Sourate 9 At-tawbah (Le désaveu ou Le repentir ; V.100
[2] Sourate 48 Al-Fath (la Victoire éclatante) ; V.29
[3] Sourate 59 : Al-Hasr (L’EXODE) ; v 8-9
[4] Majmû’ El Fatâwâ » vol 25 p 304-305
[5] Rapporté par Bukhari et Muslim d’après ’Amru ibn El ’Âs
[6] Sourate 11 : HOUD ; v 114
[7] Sourate 39 : AZ-ZUMAR (LES GROUPES) ; v 33-35
[8] Sourate 46 : AL-AHQAF ; v 15-16
[9] Voir Madjmû’ Al Fatâwâs 35/69
[10] Sourate 59 : Al-Hasr (L’EXODE); v 10
[11] Sourate 59 : Al-Hasr (L’EXODE) ; v.10
[12] Rapporté par Bukhârî et Muslim
[13] Rapporté par l’Imâm Ahmad et d’autres
[14] Sharh ’Aqîdat As-Safârînî (2/388-389)
[15] Sourate 9 : AT-TAWBAH (LE DÉSAVEU ou LE REPENTIR) ; v.100
[16] Sourate 4 : AN-NISA’ (LES FEMMES) ; v.115
[17] Sourate 59 : Al-Hasr (L’EXODE) ; V 10
 
Source : Kitâb At-Tawhîd
Publié par sounna.com
 
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Compagnons et tabi'un - صحابة و التابعون
30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 22:00
Hadith de l'empressement au repentir

Voici un hadith (et son explication), qui a fait l’objet d’interrogation quant à son authenticité durant nos cours déjà dispensés concernant le repentir et la croyance aux anges : 

 
" D’après Abou Oumamah, qu’Allah l’agrée, l’envoyé d’Allah, sallahou alayhi wa salam, a dit :
 
"celui qui se trouve à gauche positionne la plume au-dessus (du feuillet) durant six heures lorsque le serviteur musulman tombe dans l'erreur, le péché. 
S'il regrette et demande le pardon d'Allah (se repent), alors il (l'ange de gauche) relâche la plume, sinon il ecrit une mauvaise action".
 
[Rapporté par Tabarani dans le mousnad des chamiyines (1/301 - 526) et abou nou`aim dans al-hiliyah (6/124) et al-bayhaqi dans chou`ab al-imane (5/391 - 7051) et al-Albani l`a jugé hassan dans la silsilatou -a-sahihah (3/210 - hadith 1209)]
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Pour ce qui est du contenu du hadith l’auteur de "faydh-al-qadir bi charh al-djami` a-sahih" (2/579) nous rappelle que "six heures"  signifie un temps qui peut-être l’heure communément connue ou autre (on sait que le terme en arabe - ساعة "saa`atoun" ne signifie pas forcément soixante minutes mais un temps ou une période).  

 

- "Celui qui se trouve à gauche" : c’est l’ange qui se trouve à gauche de chaque homme et qui prend note de ses mauvaises actions. 

 

"Lorsque le musulman tombe dans l’erreur, le péché" : on ne lui écrit donc pas une mauvaise action dés qu’il l’accomplit, mais on lui laisse du temps. "S’il regrette.." : son acte qu’il vient d’accomplir, puis il demande pardon et accomplit un repentir authentique et sincère. 


-  "Une mauvaise action" : donc une seule contrairement à la bonne action qui elle est multipliée.  
 

L’imam al-haythami, rahimahou Allah, dans son livre "madjma`a-zawaaid" (10/207) a donné comme titre à ce hadith " chapitre : s'empresser à se repentir"  


Traduction Abdelmalik abou adam al-firansi - 12/10/1431 - Joubail -
copié de dourouss-abdelmalik.com

 
Abdelmalik Abou Adam Al-Firansi
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Péchés et repentir - الذنوب و التوبة