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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 23:00
Comment les musulmans doivent-ils agir entre eux lorsqu’ils divergent ?
Question :
 
Lorsque deux savants rendent des jugements différents sur un problème personnel, comment devrait-on décider de quelle opinion il faut choisir ?
 
Considérons-nous dans quoi est spécialisé ce savant, son âge ou simplement les preuves qu'il apporte ?
 
Réponse :

Il est bien connu et il est important que nous sachions ce qui est correct à travers le moyen des preuves.
 
Cependant, il est de son devoir [la personne qui recherche la vérité] de suivre celui qu'il voit comme étant le plus proche de ce qui est correct.

Ceci se fait selon la science du savant et le niveau de confiance placé en lui.

Quant au niveau de science, il y a certes des gens qui parlent sans science.

Nous pouvons avoir certains points de connaissance, tout en en ayant manqué bien d'autres.

Quant à la confiance, il y a des gens qui ont beaucoup de science, cependant ils regardent ce que les gens de la passion disent, ainsi ils deviennent négligent et jugent selon ce qui plaît au questionneur.

Ainsi, si les savants divergent, regardez celui qui est le plus proche de ce qui est correct [juste].

Tout comme deux docteurs peuvent différer dans le diagnostique ou le traitement d'une maladie.

Vous suivrez celui dont vous voyiez que le diagnostique est plus profond et minutieux.
 
hjr
Question :
 
Si nous choisissons l'avis d'un des deux savants à propos de quelqu'un, un groupe ou un problème, comment agissons-nous avec ceux qui prennent une opinion différente de nous ?

Réponse :

Il est nécessaire que vous coopériez d'une manière qui montre de l'amour et qui les excuse s'ils n'abandonnent pas ou ne délaissent pas leur Croyance. 
 
Car les Compagnons (radhiallâhu 'anhum) ont divergé sur des sujets et étaient cependant en accord dans les principes et étaient en conformité.

Ils étaient d'accord que le but était de rechercher la vérité et ce qui était correct, et ils étaient en conformité avec Loi Islamique.

Une personne ne parviendra pas à la même compréhension qu'une autre.

Ainsi, s'il y a divergence sur une question, il n'y a pas besoin de se disputer.

Nous sommes tous d'accord du fait que nous nous tenons sur une unique ligne [c-a-d la même Croyance], car je sais que mon compagnon (qui tient une autre opinion) ne divergera pas de moi sans suivre une preuve, et de même je ne divergerai pas de lui si ce n'est sur la base d'une preuve.

Notre but est le même.

Donc il n'est pas permis à quelqu'un d'avoir quoi que ce soit comme haine ou colère ou de l'animosité envers l'autre.

Nous avons beaucoup d'exemples de cela, parmi lesquels l'affaire des Banî Qouraydhah.

Lorsque le Prophète (sallallahu alayhi wa sallam) retourna de la bataille de « Ahzâb », et ils avaient cessé leurs préparations pour la guerre, Djibrîl (alayhi as-sallam) vint le voir et lui ordonna de sortir vers les Banî Qouraydhah et de les combattre car ils avaient violé le traité (établit entre eux et les musulmans).

Ainsi, le Prophète (sallallahu alayhi wa sallam) délégua ses compagnons en leur disant de prier le « 'Asr » seulement chez les Banî Qouraydhah, or c'était loin de Medine. Ils se mirent en route à partir de Medine, puis vint la prière du « 'Asr », donc certains d'entre eux prièrent, disant que « Le Prophète (sallallahu alayhi wa sallam) nous avait dit de ne prier qu'arrivés à Banî Qouraydah seulement pour nous presser à nous dépêcher.

D'autres dirent qu'il (sallallahu alayhi wa sallam) :

« Nous avait ordonné de ne prier qu'à Banî Qouraydah , donc nous ne prierons qu'une fois l'avoir atteint même si le soleil se couche ». 

Ceci parvint au Prophète (sallallahu alayhi wa sallam) et il ne blâma ni ne réprimanda aucun d'entre eux, ni aucun d'entre eux ne trouva de fautes à l'autre.

C'est ce qui est obligatoire.

Si je sais que mon compagnon divergent a une bonne intention et qu'il ne diverge que par le fait qu'il a une preuve avec lui, il est nécessaire de savoir qu'il ne m'est pas permis de ressentir de la haine envers lui.

Pourquoi le devrais-je ?

Si je venais à justifier le fait que je le déteste, cela reviendrait pour moi à justifier que je doive être obéit, bien que je sois faillible.

Ceci n'est pas permis.

Son argumentation face à la mienne est similaire à la mienne face à la sienne et il peut également dire : pourquoi ne m'obéis-tu pas ?
 
hjr
Question :
 
Ceci s'applique t-il également si un savant a critiqué un individu ?
 
Réponse :
 
Oui.

Je n'aime pas que les savants se critiquent les uns les autres, surtout de nos jours.

La jeunesse n'a pas atteint ce niveau.

Il est de mon avis qu'il devrait y avoir du respect de la part des savants, et quiconque voit que son collègue savant s'est trompé, il doit lui parler en privé et si cela devient clair que la vérité est avec l'un ou l'autre, alors il est obligatoire de le suivre dessus [celui qui est juste].

Et si la vérité n'est pas rendue claire, alors chacun garde sa place.

Quant aux graves disputes, certes le fait d'être partisan borné de manière injustifiée, et de prendre position de façon virulente jusqu'à atteindre le degré de l'inimitié et de la haine du fait de diverger à propos de quelqu'un parmi les savants, cela est une erreur.

Un savant peut même mourir et Allâh prendra compte de tout, et il sera peut-être tombé juste ou dans l'erreur.

Si j'apprends qu'il a commis une erreur dans ses paroles, il est obligatoire de délaisser cela et de ne pas le répéter.

Et je dois lui trouver une excuse, surtout si je sais que l'homme avait une bonne intention et je dois considérer qu'il a fait un effort d'interprétation.
 
hjr
Question :
 
Qui a le droit de dire que quelqu'un est tombé dans une innovation, ou appeler quelqu'un un déviant ou un innovateur ?

Et quelle est la signification du mot « Inhirâf » ?

Réponse :

Inhirâf - signifie s'écarter du droit chemin.

Cela peut représenter un « éloignement »total, complet, qui atteint le niveau de mécréance ou bien cela peut représenter un « éloignement » qui est dû à une erreur ne menant pas à la mécrénce.

La vérité est que nous ne décidons pas simplement de nous-même qu'est ce qui est une innovation.


L'échelle avec laquelle nous pesons les choses est le Livre [le Coran] et la Sounnah.

Si ce n'était pas le cas, alors pour toute affaire dans laquelle il y a une divergence entre les savants dans le la jurisprudence - et combien il y en a ! - nous dirions que tous ceux qui divergent sont des innovateurs [ici le SHeikh frappa dans ses mains comme si s'en était finit l'affaire !]

Et tous ceux qui divergent de nous seraient des innovateurs, et tous les jurisconsultes seraient considérés comme étant tombés dans l'innovation !

Il y a peu de questions sur lesquelles il n'y a absolument aucune divergence.
 
hjr
Question :
 
Alors si « éloignement » est appliqué à un individu, qu'est-ce qui est signifié par là ?
 
Réponse :
 
[Le SHeikh illustra visuellement cela par un exemple dans la pièce en disant...] voici un chemin droit menant à la porte, si quelqu'un en dévie, alors [quoi] ?

[Le groupe répondit : « Inhirâf ? »] Oui, c'est du « Inhirâf ». Cependant, cela peut être léger, et facile d'en revenir ou bien cela peut être majeur.

Et ceci est l'exemple donné par le Prophète (sallallahu alayhi wa sallam) lorsqu'il traça une ligne droite et des lignes de chacun de ses côtés.
 
hjr
Question :
 
Comment quelqu'un peut revenir s'il est sorti de ce chemin ?
 
Réponse :

Par Allâh, le moyen pour les faire revenir est de leur clarifier la vérité avec douceur et compassion, sans attaquer l'homme et lui dire : 

« tu es un innovateur, tu es égaré ! ».

Cela ne peut faire autre chose que le faire s'accrocher encore plus fermement à son opinion et, au minimum, il cherchera à se défendre ou cherchera à être soutenu. Cependant, l'on doit venir à lui, avec ce qui est le meilleur.

Invite-le chez toi ou va le voir en visite, et dit : « Cette affaire me pose problème ». 

Il dira « bien sûr c'est un problème », mais toi, tend à faire baisser la dispute avec lui en l'approchant avec humilité [comme si c'était toi qui avait le problème].

Allâh -Subhânahu- dit (traduction rapprochée) :
 
« Allâh est-Il meilleur ou bien ceux qu'ils lui attribuent comme associés ? » [Coran, 49/9-10]
 
Sachant bien sûr qu'Allâh soit certes meilleur, mais ceci fut dit ainsi pour le bien du débat (de l'argumentation).

Va et dis-lui : « Nous sommes venus pour régler ce problème.

Tes paroles étaient « ceci et cela ». S'il te plaît, clarifie-les-moi afin que nous puissions parvenir à une entente ou un accord. »

Si l'on va jusque là, je pense que le frère s'humiliera et se soumettra face à tant de douceur et de gentillesse.
 
hjr
Question :
 
Que fait-on dans une situation ou certains frères disent : « Nous n'irons pas à tel et tel endroit car un tel et un tel y seront » ?
 
En d'autres mots, quelles sont les lignes de conduite à tenir en regard du fait d'accomplir le boycott/éloignement en ce qui concerne la déviance ?
 
Réponse :

Premièrement, sachez que cela n'est pas permis envers celui qui est croyant.

Aucun croyant n'a le droit d'être boycotté [de manière absolue] même s'il est un fornicateur ou un voleur ou un buveur ou un criminel car rien de tout cela ne le fait sortir de le foi.

Ainsi qu'Allâh - Ta'âla - le dit (traduction rapprochée) :
 
« Si deux partis parmi les croyants se combattent, alors réconciliez-les et si l'un des deux insiste à combattre l'autre, alors combattez celui qui persiste jusqu'à ce qu'il se soumette à l'ordre d'Allâh, et s'ils cessent, réconciliez-les avec justice et soyez équitables car certes Allâh aime les équitables. Certes les croyants sont des frères. Etablissez la concorde entre vos frères. » [Coran, 63/4]
 
Ainsi il n'est pas permis des boycotter le croyant.

Il n'est pas permis à un homme de boycotter un autre croyant pendant plus de trois jours.

Si les deux se rencontrent, le meilleur est celui qui va initier le « Sallâm » [Salut de paix].

Est-ce que vous comprenez ?

Cela n'est pas permis sauf s'il y a un bénéfice au-delà du boycott.

A savoir que cela entraîne l'individu boycotté à abandonner son péché pour lequel il est boycotté.

Dans ce cas-là, le boycott est un remède.

Si cela peut être un remède pour la maladie, alors que cela soit ainsi, mais si ce n'est pas le cas, alors éloignez-vous-en.

Quelque fois le boycott peut être une cause pour l'accroissement de l'égarement et de la perte de la personne.

Si cependant vous passez le « Sallâm » à la personne et lui souriez, il sera plus doux et reviendra à la vérité.

Boycotter car il coupe sa barbe ou fume des cigarettes ou fait du commerce avec intérêt n'est pas correct.

Il est quand même toujours croyant. Le mécréant est celui auquel nous ne précédons pas à dire le « Sallâm », mais qu'en est-il s'il nous passe le « Sallâm » ?

Nous sommes obligés de le lui rendre, selon la parole d'Allâh - Ta'âla 
(traduction rapprochée) :
 
« S'il vous salue, saluez-les d'un salut meilleur ou au moins retournez-le »
 
Nous ne restons pas à l'écart, or cet individu est un mécréant.

Ces points-là en vérité sont spécifiques, et sont ce dans quoi il ne nous est pas permis de juger selon nos émotions.

Nous devons toujours retourner au juge, c'est-à-dire retourner au Coran et à la Sounnah, et aux actes des pieux prédécesseurs.
 
hjr
Question :
 
Soyons plus spécifiques et interrogeons sur l'un des points principaux de cette question, mais sans citer de noms ou de personnalités.

Supposons que l'un des savants a dit qu'un groupe était très mauvais ou pire ou plus dangereux que les Juifs et les Chrétiens, et une autre personne dit que nous ne pouvons pas généraliser, car il y a tant de gens dedans qui sont ignorants de ces problèmes de groupes [sectes], et il est un mal plus grand de faire une affirmation générale qui les blessera de manière injustifiée.

Comment devons-nous agir avec cette personne ?
 
Réponse :

Pourquoi ne dit-il pas [le savant] : 

« Le dogme de ce groupe est plus dangereux envers l'Islâm que les Juifs et les Chrétiens ? » 

Ceci est plus correct et plus sûr, sans commettre d'excès sur le partisan de ce groupe.

Donnons l'exemple des Chiites.

Les Chiites extrêmes sont plus dangereux que les juifs et les chrétiens car ils disent que leurs imams contrôlent l'univers, que leurs imams sont meilleurs que le Messager (sallallahou alayhi wa sallam).

Puis ils maudissent les compagnons sur les minbars et ils maudissent la mère des Croyants 'Aisha (radhiallâhu 'anha).

Celle sur la poitrine de laquelle le Prophète (sallallahu alayhi wa sallam) est mort et dont la salive fut la dernière chose qu'il goûta dans ce monde, lors de son jour [attribué], dans sa maison.
 
Il ose l'accuser !

Même les Juifs et les Chrétiens ne disent pas une telle chose ! En sus de tout cela, le problème est qu'ils disent que cela est l'Islâm !

C'est un véritable problème.

Regardez et lisez dans la sourate « les Hypocrites ».

Que dit Allâh à propos d'eux ?

Il dit (traduction rapprochée) :
 
« Ce sont eux les ennemis, donc prends-en garde »
 
C'est un genre de phrase restrictive, qui contient deux parties (traduction rapprochée) :
 
« Ce sont eux les ennemis » et « donc prends en garde » 

Même avec cela, je ne vois pas de rejet ou de désaveu total, qui dirait par exemple : 

« Vous les Chiites n'êtes qu'un tas de mécréants ! ». 

Je dirais plutôt que ce dogme et quiconque suit sa voie est plus dangereuse envers l'Islâm que les Juifs et les Chrétiens.

      
« Questions/Réponses sur la divergence » de L'Imâm SHeikh Muhammad Ibn Sâlih al-'Uthaymîn.
copié de manhajulhaqq.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Méthodologie - المنهجية
30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 23:00
La position à prendre face aux divergences des savants

(1) La plupart des gens ne savent pas la cause des désaccords entre les savants et ne savent pas quelle position adopter vis à vis de ces divergences d'opinion.  

 
Une grande majorité des gens disent, comme cela a été rapporté dans un hadith faible,  « le désaccord de ma communauté est une miséricorde » de sorte qu'ils acceptent toutes les divergences, même les plus prononcées.

Et une petite partie veut carrément supprimer les divergences de sorte que les savants ne parlent plus que d'une seule voix sur tous les sujets sur lesquels les savant qui nous ont précédés étaient en désaccord.

Ceci est évidemment impossible car Allah avec Sa sagesse immense a dit, et son ordre ne peut pas être contré :

 
وَلَوْ شَاء رَبُّكَ لَجَعَلَ النَّاسَ أُمَّةً وَاحِدَةً وَلاَ يَزَالُونَ مُخْتَلِفِينَ إِلاَّ مَن رَّحِمَ رَبُّكَ

« et si Ton seigneur avait voulu il aurait fait des gens une seule communauté. Or ils ne cessent d'être en désaccord entre eux, sauf ceux à qui ton seigneur a accordé miséricorde» (2)

 

Il y a deux types de divergence :

 

La divergence de compréhension,
La divergence qui engendre la dissension et l'inimitié.

 

Nos pieux prédécesseurs (salaf) étaient sur le premier, ils ne se combattaient pas, ni ne se fâchaient à cause de leurs divergences d'opinion, et cela du fait du verset suivant :

 

وَ لاَ تَكُونُوا مِنَ الْمُشْرِكِينَ مِنَ الَّذِينَ فَرَّقُوا دِينَهُمْ وَكَانُوا شِيَعًا كُلُّ حِزْبٍ بِمَا لَدَيْهِمْ فَرِحُونَ
 
« ne soyez pas parmi les associateurs, parmi ceux qui ont divisé leur religion et sont devenus des sectes, chaque parti exultant  de ce qu'il détenait. » (3)
 
Si nos pieux prédécesseurs et, avant eux, les compagnons du prophète divergeaient, alors ceux qui viennent après eux sont plus à même de diverger.

Par contre, à l'exemple des compagnons, ils doivent éviter que leurs divergences d'opinions ne se transforment en dissension et inimitié.

La divergence d'opinion et inéluctable est aucun musulman ne doit la renier lorsque celle-ci apparaît entre deux savants car elle fait partie de la nature humaine sur laquelle Allah a crée l'homme comme cela a été évoqué dans le verset précédent.

Que doit donc faire le commun des musulmans lorsqu'il est devant une telle divergence ?

Et c'est là le but de ma parole lorsque je parlais précédemment de l'ignorance de la masse quant à la position à prendre dans pareil cas.

La masse des musulmans vivait depuis environ  un quart de siècle enfermée dans les madhâhibs. Chacun dans un madhab, celui ci est hanafî, celui là est châfi'î et l'autre mâlikî...etc.


Aujourd'hui, et la louange est à Allah, il y a un début de réveil, et je dis bien un début, et non pas un réveil complet, Car bien qu'ils aient pris conscience de choses auxquelles leurs prédécesseurs n'avaient pas prêté attention, cette prise de conscience n'est pas complète et a donc besoin d'être achevé.

 
C'est ce que je vais tenter d'entreprendre maintenant :

Ô toi le musulman, quelque soit ta culture islamique, quelle soit forte dans le domaine de la législation (chari'a) ou petite, lorsque tu entends une divergence d'opinion entre deux savants :

1 - regarde dans un premier temps si ceux que tu considères comme des savants le sont réellement

Dans beaucoup de cas on a affaire à un « tâlib l'ilm » (apprenti, étudiant) qui dit une parole qui va à l'encontre de ce que disent les savants et on croit alors qu'il y a une divergence entre savants.

2 - Par contre si on a affaire à deux savants connus et pieux alors la méthode est la suivante :

Si tu es capable de faire la distinction entre une preuve et une autre alors tu as le devoir de regarder toutes les preuves sur lesquelles s'appuie chaque savant puis tu te penches vers celui qui te tranquillise le plus, vers la preuve qui te semble la plus forte.

Je veux signifier par là que même  le commun des musulmans a le devoir de faire un effort de réflexion [dans la recherche de la vérité] (ijtihad, dans le sens linguistique du terme).

Cet effort de réflexion (ijtihad) diffère d'une personne à une autre.

Comment un musulman ordinaire doit t'il faire un ijtihad ?

Et bien de la façon suivante :

 
Scénario 1

1-il écoute une fatwa d'un savant, cette fatwa diffère de celle qu'a prononcée un autre savant

2-il demande les preuves auprès du 1er savant, celui ci lui répond « ceci est mon opinion, mon madhab ».

3-il demande les preuves auprès du 2ème savant  qui lui répond « Allah a dit, le prophète a dit, les salafs (prédécesseurs) ont dit... », comme l'a très bien dit ibn al-Qayim : 

«  La science se définit à travers « ALLah a dit », « Le prophète a dit », et « les compagnons ont dit » et non pas au moyen du camouflage.

Et la science ne consiste pas à ce que tu exposes avec insolence la divergence entre la parole du prophète et l'avis d'un savant. » [al fawâ-id 1/105]

4-Si tu suis cette méthode lorsque tu regardes les arguments alors à ce moment là tu verras la différence qu'il y a entre les deux propos.
Je t'ai dit précédemment que l'un a dit : «ceci est mon opinion, ceci est mon ijtihad, ceci est mon madhab » et cela arrive souvent, tandis que l'autre te cite comme arguments le Coran, la Sounnah ou les paroles des salafs (prédécesseurs).

A ce moment-là, tu vois ton cœur penché vers celui qui t'a apporté les preuves venant du Livre d'Allah et de la Sounnah et non pas vers l'avis du 1 er savant.

Du coup, le doute qui était en toi se dissipe.

 
Scénario 2

1-les deux savants présentent des preuves, comme cela s'est produit dernièrement chez le cheikh al Banna, certains d'entre vous étaient présents, lorsque nous avons débattu avec l'un des professeurs au sujet de la lecture de la fatiha à voix haute derrière l'imam.

2-les gens présents écoutent et quiconque voit son cœur se tranquilliser pour tel ou tel avis alors suit cet avis et peu importe qui a raison ; l'essentiel est que celui qui écoute ne soit pas guidé par ses passions ou une idée déjà faite.

Comme l'a dit ibn Mas'oud :  

« ne soyez pas des gens indécis (« des moutons »)  qui disent : «  « si les gens font le bien alors nous le faisons et si les gens font le mal, nous le faisons aussi », mais soyez maître de vous même et faites le bien lorsque les gens le font et ne faites pas le mal lorsque les gens le font. ».
[al ahkâm (ibn Hazm)] (4).

Donc le commun des musulmans a le devoir de réfléchir et de rechercher  la vérité, là où elle se trouve, puis de la suivre.
Et tout cela dans les limites de sa culture islamique, de ses connaissances et de sa capacité à comprendre. Allah n'impose à l'âme que ce qu'elle peut.


L'essentiel est qu'il ne soit pas guidé par ses passions.

Conclusion :

La divergence est inéluctable et on ne doit pas essayer de l'éliminer, on ne doit pas demander l'impossible.

Donc la position du commun des musulmans devant la divergence des savants doit être celle que l'on a décrite auparavant, c'est-à-dire qu'ils doivent rechercher la vérité.

Ensuite, ils seront jugés de la même manière que les savants moujtahides, c'est à dire : s'ils se sont trompés alors ils auront une récompense et s'ils ont atteint la vérité alors ils en auront deux.

L'essentiel est qu'ils ne soient pas guidés par leurs envies.

 
(plus tard , Une personne, dans l'assemblé pose une question)

« Comment le commun des musulmans peut-il faire un ijtihad sur les arguments qu'ils leur sont exposés et comment peuvent-ils comprendre le contenu de ces arguments ? »

Réponse :

Les musulmans ordinaires ne sont pas contraints par le législateur à devenir des savants.

il n'y avait parmi les compagnons que 200 savants mouftis.

Les autres n'étaient pas des savants comme l'exige l'expression.

On lit la parole d'Allah :

فَاسْأَلُواْ أَهْلَ الذِّكْرِ إِن كُنتُمْ لاَ تَعْلَمُونَ

« Demandez donc au gens du rappel si vous ne savez pas » (5).

On déduit de ce verset que les musulmans sont divisés en deux catégories :

Les savants et les non-savants. Et Allah a imposé aux uns ce qu'il n'a pas imposé au autres.

Il a imposé aux non-savants d'interroger les savants et il a imposé aux savants de ne pas cacher leur science mais au contraire de l'exposer à la seconde catégorie.

Donc, de tout temps, la communauté est constituée de savants et de non-savants. Ceci est confirmé par le verset précédent.

Il n'est pas demandé à tous les musulmans d'étudier la science sauf ce qui est nécessaire.

Exemple : il y a une grande différence entre connaître les conditions de la prière (chourout), les piliers de la prière (arkân) et connaître les règles du hajj et de la zakat.

Chaque musulman  doit prier, donc connaître la façon de prier, chaque musulman  doit jeûner donc connaître la façon de jeûner tandis que la zakat et le hajj  il n'est pas demandé à tout le monde de les connaître sauf si il est riche et capable d'aller au hajj.

Par contre la science au sens large comme la science du tafsir, du fiqh n'est obligatoire que pour une petite partie de la communauté.

Ceci est connu par tous, donc ta question n'est pas opportune car il n'est pas obligatoire pour tout musulman d'étudier la science.

 

Question :

« Mais si il questionne un des savants et que celui-ci lui répond avec des arguments, est il obligé de faire un effort pour comprendre les arguments ? »

 
Oui, mais j'ai fait une distinction en disant : s'il est capable de comprendre alors il compare, il pèse les deux avis et je pense que tu te rappelles de l'exemple : un tel a dit sur un sujet :  « ceci est mon opinion » et l'autre a un avis contraire sauf qu'il expose pour le justifier un verset du Coran.
Est-ce que celui qui a posé la question a besoin d'être un savant ?
 
 

Le questionneur :

« Afin qu'il comprenne le verset ? »

 

Le verset, barakallahou fîk, c'est le savant qui va le lui expliquer, mais moi  je résume la réponse et je dis que le premier savant n'a pas exposé de preuves ; il s'est contenté de dire « ceci est mon avis » tandis que le deuxième savant dit : « Allah a dit , Le prophète a dit ».
 
Je ne dois pas systématiquement m'imaginer que le musulman ordinaire ('âmmi) ne comprend pas le verset ou le hadith, il se peut qu'il le comprenne. 
 
Et si il ne le comprend pas alors le savant doit le lui expliquer
 
Il s'appuie sur le savant pour comprendre l'argument.
 
Donc je disais que le 1er savant n'avait rien fait d'autre qu'exposer son opinion (sans preuve) alors que l'autre s'est appuyé sur le Coran et la sounnah.
 
On ne doit donc pas se diriger vers la question posé qui affirme implicitement que chaque musulman doit apprendre la science au sens large du terme (tafsir, fiqh, hadith...) pour être capable de comprendre le coran et la sounnah.
 
 

Le questionneur :

« Si les deux savants présentent des preuves, comment juger entre l'un et l'autre ? »

 

Il ne lui est pas demandé de pouvoir le faire. 
 
Tu dois seulement faire un effort de réflexion (ijtihad) qui soit en accord avec tes capacités.
 
Tu es le plus à même de te juger, que tu sois un parfait illettré ou un étudiant en deuxième année, ou bien en maîtrise ou en doctorat ; Il y a plusieurs niveaux chez les gens, ce n'est pas parce qu'une personne à un diplôme en doctorat ou une maîtrise qu'il est un faqih ou un mouhadith, non, mais il a une culture générale qui lui permet de comprendre ce que lui expose le savant.
 
Ce docteur n'a rien à voir avec le parfait illettré. 
 
Si on expose à l'illettré les mêmes preuves qu'on a exposées au docteur, que doit-il faire ?

 

Il doit faire un effort de réflexion (ijtihad) , quel que soit cette effort, il doit correspondre à ses capacités.

L'ijtihad ici n'est pas un ijtihad scientifique (fî l'ilm). 

Exemple :

1) L'illettré est confronté à 2 savants, l'un est connu pour sa science et est pieux, tandis que l'autre, il ne le connaît pas.

Dans ce cas il n'a pas besoin de connaître le Coran et la Sounnah ; Son coeur se tranquilise dans le fait de suivre le savant connu et pieux.

2) Les 2 savants sont connus et sont pieux sauf que l'un est agés, il a vieilli dans la science, tandis que l'autre est jeune, son coeur se tranquilise en choisissant le 1er, etc

L'essentiel, comme je l'ai dit précédemment, est qu'il fasse un effort de réflexion pour que son coeur se tranquilise et qu'il ne soit pas une personne indécise (sans opinion, qui ne tranche pas "i'mat". Il n'a pas besoin d'avoir de la science. et là, il a fait son devoir !

Les compagnons du prophète agissaient comme celà. Lorsqu'ils recevaient une fatwa provenant d'une autre personne que celles qu'ils avaient l'habitude de consulter, il la prenait en compte.

Mais la différence est qu'à 'époque les moyens de communication ne permettaient pas à la science de parvenir en un laps de temps bref, celà se comptait en années.

Et c'est pour cette raison qu'aujourd'hui nous avons ce problème : avant il se passait plusieurs années entre la réponse du premier savant et celle du deuxième, tandis qu'aujourd'hui, en un instant, tu as les avis provenant des quatre coins du monde.

Donc la solution pour le commun des musulmans est ce que l'on a évoqiée auparavant.

(1) Traduction tirée d'une cassette.
(2) S11 V118-119
(3) S30 V31-32
(4) il veut dire qu'il ne fasse pas être un mouton qui suit n'importe qui mais qu'il faut utiliser son intelligence afin de distinguer le mal du bien.
(5) S16 V43

 

copié de sounnah.free.fr
 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Méthodologie - المنهجية
30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 23:00
Les mérites du pélerinage et des 10 premiers jour de dhoul-hidja (vidéo)

Craignez Allah ô musulmans ! 

 

Car la crainte d'Allah est la meilleure provision pour le jour du jugement, et avec elle, Allah arrange les affaires des serviteurs : 

 

وَمَن يَتَّقِ ٱللَّهَ يَجۡعَل لَّهُ ۥ مِنۡ أَمۡرِهِۦ يُسۡرً۬ا

 

"Quiconque craint Allah cependant, Il lui facilite les choses " (Sourate Attalaq verset 4)

 

Sachez que l'adoration est un droit du Seigneur des mondes sur Ses serviteurs et une obligation pour les hommes et les génies. 

 

Allah qu'IL soit exalté a dit : 

 

وَمَا خَلَقۡتُ ٱلۡجِنَّ وَٱلۡإِنسَ إِلَّا لِيَعۡبُدُونِ

 

"Je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent" (Sourate Ad Dariyat, verset 56)

 

L'adoration est la plus grande générosité d'Allah envers ceux qui L'adorent et avec laquelle IL élève les pieux.

Avec l'adoration les coeurs s'illuminent, les âmes sont éduquées, les comportements deviennent bons, les raisons sont saines, les actions sont purifiées, le Seigneur est satisfait, la vie est pieuse et bonne, les degrés sont élevés dans le paradis, les péchés sont pardonnés et les bonnes actions sont multipliées.

 

Allah nous a envoyé, par Sa miséricorde envers nous et Son bienfait sur nous, la meilleure de Ses créatures : Mohammed (salallah 3alayhi wa salam) .

 

Qui nous a enseigné ce que notre Seigneur agrée pour nous en ce qui concerne les paroles, les actions, et la croyance ; 

 

Et il nous a avertis contre les choses pour lesquelles notre Seigneur se met en colère contre nous en ce qui concerne les paroles, les actions et la croyance. 

 

Allah, qu'IL soit exalté, a dit : 

 

كَمَآ أَرۡسَلۡنَا فِيڪُمۡ رَسُولاً۬ مِّنڪُمۡ يَتۡلُواْ عَلَيۡكُمۡ ءَايَـٰتِنَا وَيُزَكِّيڪُمۡ وَيُعَلِّمُڪُمُ ٱلۡكِتَـٰبَ وَٱلۡحِڪۡمَةَ وَيُعَلِّمُكُم مَّا لَمۡ تَكُونُواْ تَعۡلَمُونَ (١٥١) فَٱذۡكُرُونِىٓ أَذۡكُرۡكُمۡ وَٱشۡڪُرُواْ لِى وَلَا تَكۡفُرُونِ

 

"Ainsi, Nous avons envoyé parmi vous un messager de chez vous qui vous récite Nos versets, vous purifie, vous enseigne le Livre et la Sagesse et vous enseigne ce que vous ne saviez pas. (151) Souvenez-vous de Moi donc, Je me souviendrai de vous. récompenserai. Remerciez-Moi et ne soyez pas ingrats envers Moi! (152)" (Sourate Al Baqara)

 

Si Allah n'avait pas envoyé les messagers et fait descendre les Livres, les fils d'Adam auraient été plus bas que les animaux.

 

Mais Allah fit miséricorde aux mondes, IL légiféra la religion, détailla toutes choses et montra le droit chemin.

Ainsi les bienheureux furent guidés et les malheureux furent égarés après avoir reçu les preuves évidentes.

Donc Allah prescrit l'adoration, par Sa miséricorde, Sa sagesse et Sa science complète, pour la purification et l'éducation de l'âme humaine. 

 

Il a prescrit plusieurs genres d'adorations : 

 

la prière, l'aumône légale (la zakat), le jeûne, le pèlerinage et d'autres adorations, afin de parfaire l'éducation de l'homme et pour qu'il soit complètement purifié

 

Allah exatlé soit IL a dit : 

 

مَا يُرِيدُ ٱللَّهُ لِيَجۡعَلَ عَلَيۡڪُم مِّنۡ حَرَجٍ۬ وَلَـٰكِن يُرِيدُ لِيُطَهِّرَكُمۡ وَلِيُتِمَّ نِعۡمَتَهُ ۥ عَلَيۡكُمۡ لَعَلَّڪُمۡ تَشۡكُرُونَ

 

"Allah ne veut pas vous imposer quelque gêne, mais Il veut vous purifier et parfaire sur vous Son bienfait. Peut-être serez-vous reconnaissants." (sourate Al Mâ'ida, verset 6)

 

Le pèlerinage est un des piliers de l'Islam dans lequel Allah a rassemblé l'adoration accomplie par le coeur avec la sincérité et autres, ainsi que l'adoration accomplie avec l'argent, la parole et les actes.

 

Le pèlerinage rassemble le témoignage qu'il n'y a pas d'autre divinité digne d'adoration qu'Allah et que Mohammed est Son messager qui est le pilier le plus important de l'Islam.

 

De même qu'il rassemble la prière, la dépense de l'argent, le jeûne pour celui qui n'a pas la possibilité d'égorger un animal, la prescription du bien et l'interdiction du mal, la patience, la maîtrise de soi, la compassion, la miséricorde, enseigner le bien, combattre son âme bestiale, et éviter les choses interdites.

Le pèlerinage est un des plus grands signes d'Allah !

 

Le pèlerinage est un des plus grands signes d'Allah, qui montre que ce avec quoi Mohammed salallah 3alayhi wa salam est venu, est la vraie religion.

 

Car aucune force dans le monde ne peut rassembler les pèlerins chaque année qui viennent de tous les endroits sur terre, qui sont de différentes nationalités, de classes sociales différentes, de couleurs différentes, avec des coeurs remplis d'amour. 

 

ils jouissent des difficultés du voyage et ils sont contents d'avoir quitté leurs familles, leurs amis et leurs pays. 

 

Ils ressentent que les heures du pèlerinage sont les meilleurs moments de la vie, ils donnent de l'importance aux rites du pèlerinage et dépensent l'argent pour le pèlerinage avec générosité et de bon coeur ! 

 

Donc il n'y a qu'Allah qui soit capable de faire cela - que Son Nom soit glorifié et que Ses qualités soient bénies 

Et IL a dit à Son ami Ibrahim 3alayhi sallat wa salam : 

 

وَأَذِّن فِى ٱلنَّاسِ بِٱلۡحَجِّ يَأۡتُوكَ رِجَالاً۬ وَعَلَىٰ ڪُلِّ ضَامِرٍ۬ يَأۡتِينَ مِن كُلِّ فَجٍّ عَمِيقٍ۬ (٢٧) لِّيَشۡهَدُواْ مَنَـٰفِعَ لَهُمۡ وَيَذۡڪُرُواْ ٱسۡمَ ٱللَّهِ فِىٓ أَيَّامٍ۬ مَّعۡلُومَـٰتٍ عَلَىٰ مَا رَزَقَهُم مِّنۢ بَهِيمَةِ ٱلۡأَنۡعَـٰمِ‌ۖ فَكُلُواْ مِنۡہَا وَأَطۡعِمُواْ ٱلۡبَآٮِٕسَ ٱلۡفَقِيرَ

 

"Et fais aux gens une annonce pour le Hajj. Ils viendront vers toi, à pied, et aussi sur toute monture, venant de tout chemin éloigné, (27) pour participer aux avantages qui leur ont été accordés et pour invoquer le nom d’Allah aux jours fixés, sur la bête de cheptel qu’Il leur a attribuée, «Mangez-en vous-mêmes et faites-en manger le besogneux misérable. (28)" (Sourate Al Hajj)

 

Les commentateurs Ibn Jarir, Ibn Kathir et d'autres, ont rapporté d'après Ibn Abbas (qu'Allah soit satisfait de lui) : 

 

Lorsqu'Allah ordonna à Son "ami" Ibrahim (3alayhi sallat wa salam) d'appeler les gens pour le pèlerinage, 

Celui-ci dit : "Ô mon Seigneur ! Comment puis-je appeler les gens alors que ma voix ne leur parvient pas ?" 

IL dit : "Appelles et Nous transmettrons" ; 

il se mit alors debout à l'endroit où il priait, il est dit aussi qu'il se mit debout sur la pierre ou sur As Saffa ou sur la montagne Abou Qoubéïss puis il dit : 

"Ô gens ! Votre Seigneur vous a donné une Maison pour que vous y accomplissiez le pèlerinage" 

Il est dit que les montagnes s'abaissèrent jusqu'à ce que la voix se répandit dans le monde entier, ainsi les embryons dans les utérus et les enfants dans les lombes des hommes (les enfants qui vont naître dans le futur), toutes choses (les pierres, les terres, les arbres…) et tous ceux à qui Allah a écrit d'accomplir le pèlerinage jusqu'au jour du jugement répondirent à l'appel : 

"Nous répondrons à Ton appel, ô notre Seigneur ! Nous répondrons à Ton appel" 

 

Ô musulmans ! 

 

Accomplis ton pèlerinage sincèrement pour Allah, suis le meilleur des messagers (salallah 3alayhi wa salam) dans les actes du pèlerinage car il a dit (salallah 3alayhi wa salam) : 

 

"Prenez de moi vos rites (du pèlerinage) en faisant ce que je fais "

 

Ainsi ton pèlerinage sera accepté.

 

Abou Hourayra (radiyallahou 3anhou) a dit qu'il a entendu le Messager d'Allah (salallah 3alayhi wa salam) dire : 

 

"Quiconque accomplit le hajj sans tenir de propos obscènes et sans s'écarter des préceptes divins, reviendra du pèlerinage comme le jour où sa mère l'a enfanté"

c'est à dire sans aucun péché.

Rapporté par Al Boukhari et Mouslim 

 

Aïcha (radiyallahou 3anha) a dit : 

 

" Je dis : Ô Messager d'Allah ! Nous voyons que la guerre sainte est la meilleure action, ne devrions-nous pas y participer (càd les femmes) ? Il dit alors (salallah 3alayhi wa salam) : Mais la meilleure guerre sainte est un pèlerinage accepté par Allah " 

Rapporté par Al Boukhari 

 

Le pèlerinage accepté est celui qui est accompli avec sincérité pour Allah. 

 

Le pèlerinage accepté est celui qui est accompli avec sincérité pour Allah, en suivant les rites selon la guidée du Messager d'Allah (salallah 3alayhi wa salam). 

 

En évitant les péchés, en évitant de nuire aux musulmans, sans avoir de rapports sexuels avec l'épouse à un moment où cela n'est pas permis, en protégeant la langue contre les mauvaises paroles et le mensonge, en ayant de l'argent licite et en dépensant dans le bien. 

 

Si le hajj rassemble ces qualités, il sera accepté.

 

Et le pèlerin doit apprendre ce qui lui permet d'accomplir un bon pèlerinage, et il doit interroger les savants sur les règles du pèlerinage.

 

Fais attention, ô pèlerin ! Tu dois accomplir les piliers du pèlerinage car il n'est pas valable sans eux, et ceux sont les suivants : 

 

Al Ihram, c'est à dire l'entrée dans les rites du pèlerinage, s'arrêter à Arafah, c'est le plus important pilier du pèlerinage selon la parole du prophète salallah 3alayhi wa salam : "Le pèlerinage est Arafah" ; faire le tour de la Ka'ba le dixième jour de Dhul Hijja (tawaf al ifaada) ; et le parcours entre As Safa et Al Marwa.

 

Et le pèlerin doit accomplir les obligations du pèlerinage qui sont : 

 

L'entrée en était de sacralisation (al ihram) au miqat qui lui est prescrit, s'arrêter à Arafah jusqu'au coucher du soleil, passer la nuit à Mouzdalifah, lancer les pierres, se raser la tête ou se couper les cheveux, passer la nuit à Mina, égorger l'animal pour celui qui peut le faire et faire le tour de la Ka'ba avant de quitter la Mecque.

 

Le jour de l'immolation comprend : lancer les pierres à Jamra Al Aqaba, l'immolation (égorger l'animal), se raser la tête, et le Tawaf al Ifaadah, et le parcours entre As Safa et Al Marwa pour celui qui ne l'a fait auparavant (pour celui qui accomplit le hajj seulement ou le qiran).

 

Lorsque le pèlerin aura lancé les pierres à Jamra al Aqaba, égorgé l'animal et se sera rasé, tout ce qui lui avait été interdit après l'entrée en état de sacralisation lui sera permis, sauf sa femme.

 

Lorsqu'il aura fait le tour de la Ka'ba sept fois et aura fait le parcours entre As Safa et Al Marwa, tout lui sera permis même les rapports avec sa femme.

 

Il est conseillé au pèlerin d'accomplir beaucoup de bonnes actions et de répéter souvent la Talbiya jusqu'à ce qu'il lance les pierres à Jamra Al Aqaba.

 

Il doit aussi augmenter sa lecture du Coran et ses demandes adressées à Allah, surtout le jour de Arafah.

 

Selon la parole du Prophète (salallah 3alayhi wa salam) : 

 

" Les meilleures do3as, sont les do3as le jour de Arafah. Et la meilleure parole que j'ai prononcé, moi et les prophètes avant moi le jour de Arafah est :

Il n'y a de divinités qu'Allah, L'Unique sans associé, à Lui la royauté et la louange, et IL est capable de toute chose

La ilaha illa Llah wahdahou la charika lah, lahoul moulkou wa lahoul hamdou wa houwa 3ala kouli chay'in qadir"

 

Et il (le pèlerin) doit préserver sa langue de la médisance et des paroles vaines. 

 

Lorsque certains pieux prédécesseurs entraient en état de sacralisation, ils ne parlaient qu'en disant du bien et ils ne se mêlaient pas des affaires des autres.

 

Il doit s'éloigner des accrochages et des disputes.

 

Le musulman glorifie Allah depuis le fajr du jour de Arafah jusqu'au asr du dernier jour des jours du tachriq.

Et pour le hajj, depuis le dohr du jour de l'aïd jusqu'au asr du dernier des jours du tachriq.

 

En disant : "Allahou akbar, Allahou akbar, la ilaha illa Llah, Allahou akbar, Allahou akbar wa lillahi lhamd" 

 

Il est conseillé au pèlerin et à ceux qui n'accomplissent pas le pèlerinage d'augmenter les bonnes actions pendant les dix premiers jours de Dhul hijja.

 

Selon Ibn Abbas (radiyallahou 3anhouma), le Messager d'Allah (salallah 3alayhi wa salam) a dit : 

 

"Il n'y a pas de jours pendant lesquels les bonnes actions sont les plus aimées auprès d'Allah que ces jours-ci, c'est à dire les ix premiers jours de Dhul hijja" 

Ils dirent : "Ô Messager d'Allah, même le djihad dans le sentier d'Allah ? "

Il dit : "pas même le djihad dans le sentier d'Allah, sauf un homme qui est sorti avec sa propre personne et son argent et n'est revenu avec rien de cela"

C'est-à-dire qu'il est martyr.

Rapporté par Al Boukhari 

 

وَسَارِعُوٓاْ إِلَىٰ مَغۡفِرَةٍ۬ مِّن رَّبِّڪُمۡ وَجَنَّةٍ عَرۡضُهَا ٱلسَّمَـٰوَٲتُ وَٱلۡأَرۡضُ أُعِدَّتۡ لِلۡمُتَّقِينَ (١٣٣) ٱلَّذِينَ يُنفِقُونَ فِى ٱلسَّرَّآءِ وَٱلضَّرَّآءِ وَٱلۡڪَـٰظِمِينَ ٱلۡغَيۡظَ وَٱلۡعَافِينَ عَنِ ٱلنَّاسِ‌ۗ وَٱللَّهُ يُحِبُّ ٱلۡمُحۡسِنِينَ

 

"Et concourez au pardon de votre Seigneur, et à un Jardin (paradis) large comme les cieux et la terre, préparé pour les pieux, (133) qui dépensent dans l’aisance et dans l’adversité, qui dominent leur rage et pardonnent à autrui - car Allah aime les bienfaisants - (134)" (Sourate Ali 3imran, versets 133, 134)

 

Craignez Allah - qu'IL soit exalté-, obéissez Lui, glorifiez les rites d'Allah et ne Lui désobéissez pas. 

 

Ô Musulmans ! 

 

Les dix premiers jours de Dhul hijja, qui commenceront dans quelques jours, sont les meilleurs jours auprès d'Allah.

 

Allah les a appelés dans Son livre : "les jours connus (ayâm el ma3loumât)" , comme Ibn Abbas radiyallahou 3anhouma l'a interprété.

 

Il est conseillé d'invoquer Allah pendant ces jours dans les mosquées, les rues, les lieux de rassemblement et les marchés. 

 

Dans ces dix jours, se trouve le jour de Arafah. 

 

Et si tu ne peux pas, ô musulman, être au pèlerinage le jour de Arafah, Allah t'a alors prescrit de jeûner ce jour-là.

 

Le Messager d'Allah (salallah 3alayhi wa salam) fut interrogé à propos du jeûne de Arafah, il dit : 

 

"Il efface les péchés commis l'année précédente et l'année suivante" 

Rapporté par Mouslim

 

Et selon Ibn Omar (radiyallahou 3anhouma) le Prophète (salallah 3alayhi wa salam) a dit : 

 

" Il n'y a pas de jours pendant lesquels les actions sont plus importantes et plus aimées d'Allah que pendant ces dix jours, donc augmentez pendant ces jours l'invocation d'Allah en Le glorifiant, en proclamant Sa grandeur et en Le louant" 

Rapporté par Ahmed 

 

Et Ibn Omar et Abou Hourayra allaient au marché et proclamaient la grandeur d'Allah, alors les gens aussi proclamaient la grandeur d'Allah avec eux.

Rapporté par Al Boukhari 

 

Ô pèlerins ! 

 

Allah - qu'IL soit exalté - a dit : 

 

ٱلۡحَجُّ أَشۡهُرٌ۬ مَّعۡلُومَـٰتٌ۬‌ۚ فَمَن فَرَضَ فِيهِنَّ ٱلۡحَجَّ فَلَا رَفَثَ وَلَا فُسُوقَ وَلَا جِدَالَ فِى ٱلۡحَجِّ‌ۗ وَمَا تَفۡعَلُواْ مِنۡ خَيۡرٍ۬ يَعۡلَمۡهُ ٱللَّهُ‌ۗ وَتَزَوَّدُواْ فَإِنَّ خَيۡرَ ٱلزَّادِ ٱلتَّقۡوَىٰ‌ۚ وَٱتَّقُونِ يَـٰٓأُوْلِى ٱلۡأَلۡبَـٰبِ (١٩٧

 

"Le pèlerinage a lieu dans des mois connus. Si l’on se décide de l’accomplir, alors point de rapport sexuel, point de perversité, point de dispute pendant le pèlerinage. Et le bien que vous faites, Allah le sait. Et prenez vos provisions; mais vraiment la meilleure provision est la piété. Et redoutez-Moi, ô doués d’intelligence! (197)" (Sourate Al Baqara)

 

Accrochez-vous aux enseignements exemplaires de l'Islam et à ses hautes qualités morales.

 

Faites que le pèlerinage soit un repentir pour le reste de votre vie, un bien et une piété pour vos affaires futures et un regret pour ce qui est passé. 

 

Louez Allah - qu'IL soit exalté-, et remerciez-Le pour le bienfait de la sécurité et de la foi

 

Louez Allah - qu'IL soit exalté-, et remerciez-Le pour le bienfait de la sécurité et de la foi, pour les moyens qu'IL a mis à votre disposition, pour les subsistance qu'IL vous donne, pour les bonnes actions et les adorations dont IL vous a facilité l'accomplissement.

 

Et pour les châtiments, les tentations et les fléaux qu'IL a repoussé.

 

Ô serviteurs d'Allah ! 

 

إِنَّ ٱللَّهَ وَمَلَـٰٓٮِٕڪَتَهُ ۥ يُصَلُّونَ عَلَى ٱلنَّبِىِّۚ يَـٰٓأَيُّہَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ صَلُّواْ عَلَيۡهِ وَسَلِّمُواْ تَسۡلِيمًا (٥٦)

 

"Certes, Allah et Ses Anges prient sur le Prophète; ô vous qui croyez priez sur lui et adressez [lui] vos salutations. " (Sourate al ahzab v 56)

 

Vendredi 21/11/1423 (24:01/2003)
Retranscription par Amatulhaqq - Katia (@chaboulix) رحمها الله

 

 

Cheikh 'Ali Ibn Abdour Rahman Al-Houdheïfi - الشيخ علی عبد الرحمن الحذیفي
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Pélerinage - Omra - الحج والعمرة
30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 23:00
Pourquoi le mot salafi ?

Question : 

Pourquoi utiliser le mot 
Salafi ?

Est-ce un appel vers une parti, un groupe ou un 
madhab (école de pensée)?

 

Ou est-ce que c'est une nouvelle secte dans l'islam ?


Réponse :

 
Certes, le mot Salaf est bien connu en langue arabe aussi bien qu'en terminologie religieuse.

Mais ce qui nous concerne ici, est sa discussion du point de vue religieux. Ainsi, il a été authentiquement rapporté du prophète ( sallallahu 'alayhi wa sallam) que pendant la maladie de laquelle il est mort, il a dit à Fatima (radyallahu 'anha) : 

« crains Allah et patiente. Et je suis le meilleur Salaf (prédécesseur) pour toi. » 
[Sahih Muslim : n°2450]
 
En outre, les savants ont employé ce mot "Salaf" plusieurs fois, si bien qu'il serait trop abondant pour le compter et le recenser.

Nous suffira, un exemple, qui est celui qu'ils ont employé dans leur bataille contre les innovations :
 
« Tout le bien réside dans le suivi de celui qui a précédé, Tandis que tout le mal se trouve dans l'innovation de celui qui est venu après. »
 
Cependant, il y a parmi ceux qui prétendent avoir de la science, certaines personnes qui rejettent cela, prétendant qu'il n'y a aucune base pour cela !

Et donc ils disent : « il n'est pas permis à un musulman de dire : ' je suis un  Salafi. »

Donc c'est comme s'ils disaient qu'il n'est pas permis à un musulman de dire : « je suis les  Salaf As-Salih (les Pieux Prédécesseurs) dans ce sur quoi ils étaient dans la croyance, l'adoration et la méthodologie » !

Il n'y a aucun doute qu'un tel rejet - si c'est ce qu'il visait- nécessite que qu'il se détache de l'islam correct, sur lequel étaient les pieux prédécesseurs, et à leur tête était le prophète ( sallallahu 'alayhi wa sallam).

Comme cela est indiqué dans le hadith  mutawatir rapporté dans les deux Sahih et d'autres, qu'il (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit :
 
« Les meilleurs des hommes sont ceux de ma génération, puis ceux qui viennent après eux, puis ceux qui viennent après eux. »
 
Donc il n'est pas permis à un musulman de se décharger de cette attribution aux pieux prédécesseurs, de même que, s'il devait se décharger d'une autre attribution, aucun savant ne pourrait le taxer d'incrédulité ou d'un péché.
 
Quant à celui qui rejette ce nom de lui-même, ne le verrez-vous pas s'attribuer lui-même à un des madhab ?!

Même si ce  madhab est rattaché à la 'Aqida (le Credo) ou au Fiqh (la Jurisprudence) ?

Donc il est soit  Ash'ari, soit Maturidi.

Ou peut-être est-il des gens du hadith ou  Hanafi, ou Shafi'i ou Maliki ou Hanbali ou quoi que ce soit d'autre entrant sous l'appellation d'Ahl Sunna wal-Jama'a.

Mais celui qui s'attribue au  madhab Ash'ari ou à un des quatre madhab s'attribue en fait à des individus qui ne sont pas infaillibles, sans aucun doute, même s'il y avait des savants parmi eux qui étaient corrects (dans leurs verdicts).

J'aurais voulu savoir - ces gens rejetteraient-ils ceux qui s'attribuent à des individus qui ne sont pas préservés de l'erreur ?
 
Quant à celui qui s'attribue aux Salaf As-Salih (les pieux prédécesseurs), alors il s'attribue, certes, à l'infaillibilité (' ismah), dans le sens général.

Le prophète ( sallallahu 'alayhi wa sallam) a mentionné qu'un des signes du groupe Sauvé est qu'ils tiendront fermement à ce sur quoi était le messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) et ses compagnons.

Ainsi quiconque se tient fermement sur eux, alors il est certainement sur la guidée de son Seigneur.
 
Et en outre, c'est une attribution qui apporte l'honneur à celui qui s'y attribue et qui lui facilite la voie du groupe Sauvée.

Et ces choses ne s'appliquent à personne s'attribuant à d'autres, puisqu'ils ne sont pas préservés d'une de deux choses.

Soit c'est une attribution à un individu spécifique qui n'est pas infaillible, soit c'est une attribution à un groupe des gens qui suivent la méthodologie de cet individu qui n'est pas infaillible.

Ainsi il n'y a aucune infaillibilité (dans leurs attributions) de  l'une ou l'autre voie.

A l'opposé, il y a l'infaillibilité des compagnons du prophète ( sallallahu 'alayhi wa sallam) (dans l'ensemble).

Et c'est ce sur quoi il nous a été ordonné de nous tenir fermement, sa Sunna et la Sunna de ses compagnons après lui.
 
Et nous devons persister et souligner fortement que notre compréhension du Livre d'Allah et le Sunna de Son messager (sallallahu ' alayhi wa sallam) doit être conforme à la méthodologie de ses compagnons.

Ceci pour que nous puissions être sur l'infaillibilité, par opposition aux penchants à droite ou à gauche, ou la déviation avec une compréhension venant seulement de nous, qui n'est pas trouvée dans le Livre d'Allah ou la Sunna de Son messager ( salallahu 'alayhi wa sallam) qui fournit la preuve pour cela.
 
En outre, pourquoi n'est-il pas suffisant pour nous de nous attribuer (seulement) au Qur'an et à la Sunna ?

La raison tient en deux choses, la première concerne les textes religieux et la deuxième concerne l'apparition de nombreux groupes islamiques.
 
En ce qui concerne la première raison, nous constatons dans les textes religieux, l'ordre d'obéir à quelque chose d'autre en rapport avec le Qur'an et la Sunna, comme il est trouvé dans la parole d'Allah (traduction rapprochée) :
 
« Et obéissez à Allah et obéissez à Son Messager et ceux d'entre vous qui détiennent le commandement. »
 
Ainsi, s'il y a quelqu'un au pouvoir, à qui les musulmans ont prêté serment d'allégeance, il est obligatoire de lui obéir de même qu'il est obligatoire d'obéir au Qur'an et à la Sunna. Et ce, même si lui, et ceux autour de lui, commettent des erreurs.

Donc il est obligatoire de lui obéir pour repousser le mal des différences d'avis.

Et c'est la condition bien connue : 

« il n'y a aucune obéissance à la créature dans la désobéissance au Créateur. » 
[Voir Silsilat-ul-Ahadith As-Sahiha : n°179]
 
Et Allah, qu'Il soit Glorifié, dit (traduction rapprochée) :
 
« Et quiconque fait scission d'avec le messager, après que le droit chemin lui soit apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors Nous le laisserons comme il s'est détourné, et le brûlerons dans l'enfer. Et quelle mauvaise destination ! » [Sourate An-Nisa : 115]
 
En effet, Allah, Puissant et Sublime, est préservé et élevé au dessus de tout imperfection et défaut.

Et il n'y a aucun doute ou incertitude que Sa mention "du sentier des croyants" ici, est seulement due à une sagesse immense et complète et un bienfait.

Donc cela montre qu'il y a une obligation importante - qui est que notre suivi du Livre d'Allah et de la Sunna de Son messager ( sallallahu 'alayhi wa sallam) doit être conforme à ce sur quoi étaient les premiers musulmans.

Et ils sont les compagnons du messager d'Allah ( sallallaahu 'alayhi wa sallam) puis ceux qui sont venus après eux, puis ceux qui sont venus après eux.

Et c'est à quoi la  da'wat-us-salafiya (l'Appel des Salafis) invite et appelle.

Et ceci est sa priorité principale dans la base de son appel et la méthodologie de son processus d'instruction.
 
En effet, la da'wa Salafia unit vraiment la umma, tandis qu'un autre appel cause seulement la division de la umma.

Allah, Puissant et Sublime, dit (traduction rapprochée) :
 
« ô vous qui croyez, craignez Allah et soyez parmi les véridiques. » [Sourate At-Tawba : 119]
 
Donc quiconque fait une distinction entre le Livre et la Sunna d'un côté et les Salaf As-Salih (Pieux Prédécesseurs) de l'autre, ne peut jamais être véridique.
 
En ce qui concerne la deuxième raison, alors les groupes et les partis de nos jours, ne dirigent pas du tout à suivre " le sentier des croyants", mentionnés dans le verset.

Et il y a quelques ahadith, qui confirment et renforcent le verset, comme le hadith des soixante-treize sectes.

Toutes seront dans le Feu de l'enfer sauf une. Le messager d'Allah ( sallallahu 'alayhi wa sallam) les a décrits comme :

« ceux qui sont sur ce sur quoi je suis, moi et mes compagnons aujourd'hui. » 
[Voir As-Sahiha : n°203 et 1492]
 
Ce hadith  ressemble au verset qui mentionne "le sentier des croyants", il y a aussi le hadith d'Ibn Al-'Irbad Sariya (radyallahu 'anhu) dans lequel il (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : 

«  accrochez-vous à ma Sunna et la Sunna des califes bien guidés après moi. » 
[VoirIrwa-ul-Ghalil : n°2455]

Il y a donc deux Sunna : la Sunna du messager ( sallallahu 'alayhi wa sallam) et la Sunna des califes bien guidés.
 
Ainsi il n'y a aucun doute que nous - qui sommes venus après- nous devons retourner au Qur'an, la Sunna et au sentier des croyants.

Et il ne nous est pas permis de dire : « nous pouvons comprendre le Qur'an et la Sunna par eux, sans nous tourner vers ce sur quoi étaient les pieux prédécesseurs. »
 
Il doit y avoir une attribution à cette époque, qui distingue et soit détaillée.

Donc il ne nous est pas suffisant de dire seulement, "je suis musulman"!
Ou "Mon  madhab est l'islam"!
Car chaque secte le dit ! - le Rafidil'Ibadi, le Qadyiani, comme d'autres membres de sectes !!

Ainsi qu'est-ce qui vous distingue d'eux ?
 
Et si vous deviez dire : « je suis un musulman qui est sur le Qur'an et la Sunna », ce ne serait également pas suffisant.

Parce que les membres de ces sectes -  Ash'ariMaturidi et les Hizbi - prétendent tous suivre également ces deux sources.

Ainsi il n'y a aucun doute que la classification claire, plate, distinctive et décisive est de dire :
« je suis un musulman qui est sur le Qur'an et la Sunna et sur la méthodologie des Salaf As-Salih (des Pieux Prédécesseurs). »

Et cela peut être dit avec plus de concision en disant : «  je suis un  Salafi. »
 
C'est pourquoi, la vérité est inévitable, il n'est pas suffisant de compter sur le Qur'an et le Sunna sans la méthodologie des Salaf, car elle les explique, en ce qui concerne la compréhension et le concept, la connaissance et l'action, et la da'wa et le Jihad.
 
Et nous savons qu'ils (les Sahabas), qu'Allah les agrée, n'étaient pas fanatiquement accrochés à un madhab spécifique ou à un individu particulier.

Ainsi on n'a pas trouvé parmi eux de  Bakri (disciple d'Abu Bakr), ou de 'Umari (disciple de 'Umar), ou de 'Uthmani (disciple de 'Uthman) ou de 'Alawi (disciple de 'Ali).

Plutôt s'il était plus facile à l'un d'entre eux de demander à Abu Bakr ou 'Umar ou Abu Huraira, il demandait à n'importe lequel d'entre eux.

Parce qu'ils croyaient qu'il n'était pas permis d'avoir une dévotion totale et sans restriction dans le suivi, sauf à un individu, qui était le messager d'Allah ( salallahu 'alayhi wa sallam) celui qui n'a pas parlé de son propre désir, plutôt c'était seulement une révélation révélée à lui.
 
Et si nous devions nous soumettre à ces critiques, par égard pour l'argument, que nous nous nommions "musulmans" seulement, sans nous attribuer aux Salaf - malgré le fait que cela soit une attribution honorable et correcte.

Arrêteraient-ils de se classer avec les noms de leurs partis, de leur  madhab ou de leurs voies - parce qu'ils ne sont pas prescrits dans la religion, ni ne sont correctes ?
 
Et Allah est le Guide au Chemin juste.

Et Il, préservé de tout défaut, est Celui en qui nous cherchons l'aide.
 
Article tiré du site al-manhaj.com
Source : Magazine Al-Asalah, Magazine n° 9
Traducteur : Isma'il Alarcon

copié de salafs.com

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Voie des pieux prédécesseurs - طريق السلف الصالح
30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 23:00
La meilleure des invocations (audio)

 

Le Prophète sala Allahou 'aleyhi wa salam a dit :


"la meilleure des invocations est celle qu'on fait le jour de 'Arafat et la meilleure des paroles que j'ai prononcée et que les messagers qui m'ont précédé ont aussi prononcée est :
 
"la illaha illa Allah (1), wahdaho la shârika laho, lahol moulk wa lahol hamd wa howa 'alâ kolli shay-in Qadir"
 
(Allah l'unique divinité qui n'a point d'associé le possesseur de ce monde, le glorifié Celui qui possède le pouvoir de tout accomplir.)
 
Quand vous regardez attentivement ce hadith vous en tirez une leçon extraordinaire qui a un rapport avec "la illaha illa Allah"
 
Qu'elle est cette leçon ?
 
Le Prophète sala Allahou 'aleyhi wa salam a dit (trad):
 
"la meilleure des paroles que j'ai prononcée et que les messagers qui m'ont précédé ont aussi prononcée"
 
Quelle leçon en tirez-vous ?
 
la leçon est que tous les messagers d'Allah étaient d'accord sur "la illaha illa Allah" tous les messages d'Allah du premier jusqu'au dernier sont d'accord sur "la illaha illa Allah",
 
lisez ce verset du Coran (traduction rapprochée) :
 
"Et Nous n'avons envoyé avant toi aucun Messager à qui Nous n'ayons révélé: "Point de divinité en dehors de Moi. Adorez-Moi donc"
 
Tous les messages sont d'accord sur "la illaha illa Allah", dans un autre verset Allahou tabaraka wa ta'ala dit  (traduction rapprochée) :
 
"Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire]: «Adorez Allah et écartez-vous du taghoot" ( taghoot = diable, idole et toutes fausses divinités)
 
Que signifie ce verset ? il signifie "la illaha illa Allah".

Allah qu'Il soit glorifié et exalté a aussi dit dans un autre verset  (traduction rapprochée) :
 
"Et demande à ceux de Nos messagers que Nous avons envoyés avant toi, si Nous avons institué, en dehors du Tout Miséricordieux, des divinités à adorer ?"
 
C'est encore un autre verset qui montre que tous les messagers d'Allah étaient d'accord sur le mot "tawhid" et "la illaha illa Allah".
 
(1) la illaha illa Allah cette parole signifie :"nulle divinité digne d'être adorée si ce n'est Allah"

 

extrait tiré d'une cassette intitulée : "liqa maftooh fil hajj" 
copié de ahloul-hadith.fr

 

Cheikh 'Abder Razzâq Ibn Abdelmohsin Al 'Abbâd Al Badr -  الشيخ عبد الرزاق العباد البدر

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Invocation دعاء - Evocation ذكر الله
1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 22:00
L'analyse grammaticale de l’attestation de foi

Etant donné que la compréhension du sens d'une parole repose sur la connaissance de son analyse grammaticale, les savants - qu'Allâh leur accorde Ses bénédictions - ont prêté une grande attention à l'analyse grammaticale de « Lâ Ilâha Illa llâh ».

 

Ainsi ils disent : 
 

- Le mot : « Lâ » (qui signifie « non » « pas du tout ») est connu pour être un article de négation absolue.
 
- Le mot « Ilâh » est le nom correspondant qui lui est conjugué et qui porte avec lui l'implication d'un terme syntaxique omis (taqdîr).
 
- Dans ce cas le taqdîr est désigné comme étant le terme : haqq (droit) ; signifiant que nul n'a le droit (ou ne mérite) d'être un Ilâh.
 
- La phrase « Illa llâh » (sauf Allâh) est une exception de la négation précédente et est sous une forme nominative. 
 
- La signification de « Ilâh » est : ce qui est déifié par adoration.
 
C'est ce que les cœurs aiment adorent et déifient, en plaçant ses espoirs en lui pour l'accomplissement d'un bénéfice ou pour la protection contre un mal. 
 
C'est une erreur de penser que l'ellipse (taqdîr) est le mot : existence (majwûd) ou objet d'adoration (ma'bûd) car la déclaration de foi voudrait alors dire : Nul divinité n'existe si ce n'est Allâh, alors qu'il y a beaucoup de choses qui existent et qui sont adorées avec Allâh : comme les idoles, les tombes et d'autres choses...
 
Cependant, le Seul qui a le droit d'être adoré est Allâh et tout ce qui est adoré avec Lui est vain : l'adoration est fausse. 
 
(Ndt : Ellipse : Fait de syntaxe ou de style qui consiste à omettre un ou plusieurs éléments de la phrase) 

 

« L'attestation de foi » de Shaykh Sâlih Ibn Fawzân Al Fawzân 

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Unicité - التوحيد
1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 15:48
Mise en garde contre Abdulhamid Kishk (audio)

Cheikh Mouqbil رحمه الله

 

 

Il a dit : 

 
Kichk, mes frère en Allah, il raconte des histoires pour que les gens pleurent, se rappèlent....... je ne sais aucune personne comme lui.
 
Car il parle très bien niveau communication. si seulement il pouvait partir en amérique pour qu'il apporte des bienfaits aux musulmans, mais c'est pas le cas.
 
Il raconte des hadiths faibles, il ne parle pas des ahadiths dans ses cours.

J'ai entendu une k7 qui s'appele : التحامل الشديد على جماعة الحرم

Il dit juste qu'ils ont fait al khorouj sur un pays musulman, il a dit aussi et même ce pays ne voulait pas la verité et ne voulait pas gouverner avec la loi d'Allah et la sunnah de son prophète salla allaho 3layhi wa sallam, et c'est ainsi qu'il y a les divisions et les attentats suicides .
 
copié de darwa.com
 
الإمام المحدث مقبل بن هادي الوادعي
قـال / ما نصّه : كشك -إخواني في الله- واعظ مؤثر ، لا أعلم له نظيراً ، نعم أنا لا أعلم له نظيراً في تأثيره وفي قدرته على الخِطابة ، ويا حبذا لو وُفِّقَ للذهاب إلى أمريكا لينتفع به المسلمون ، أو إلى أي بلد ينتفع به المسلمون ، ولكنَّه حاطب ليل ، فهو يسرد الأحاديث الضعيفة والموضوعة سرداً ، لا يُعتَمد على خُطبه في الأحاديث ، وأيضاً سمعت له شريطاً في التحامل الشديد على جماعة الحرم يقول ( يا مهدييو كو )( ) وإلى غير ذلك ، كفى أن تقول إنهم بغاة خرجوا على دوله مسلمة ، والدولة المسلمة أيضاً ما أرادت الحق( ) ولا أرادت أن تُحكِّم كتاب الله وسنّة رسول الله ، وهي المعتدية عليهم وتسببت في تفريقهم وتشريدهم ، وهكذا تكون الانفجارات .( ) اهـ
hgh
 
Cheikh al Albani رحمه الله
 
 عبد الحميد كشك حواش وقصاص ليس بعالم، وأسلوبه غير شرعي- للعلامة الألباني

 

 

hgh
 
Cheikh al Albani رحمه الله

 

 

س : « امرأة لا يعلمها زوجها الفرائض العينية التي هي فرضٌ عليها ، هل يجوز لها أن تخرج رغماً عنه إلى دروس العلم لتتعلم ؟ »
جـ : « يجوز ولا يجوز ، إذا كانت تخرج تتعلم الفرض العيني جاز وإلا بلى ، إذا كان الزوج لا يُعلّم زوجته ما يجب عليها من أمور دينها وجوباً عينياً
، فخرجت بدون إذنه لتتعلم الواجب عليها عينا ، فيجوز لها لأنه لا طاعة لمخلوق في معصية الخالق ، أنا أعني بهذا القيد على الرغم من أنه جاء في
السؤال لكن يجب أن نؤّكد عليه في الجواب ، لأنها قد تخرج مثلا لتسمع درساً ، هذا الدرس يمكن أن يكون درس قصّاص أو واعظ أو .. ، أو أن يكون مثل
كشكولكم هذا ، -شو إسمو ؟!- ، الشيخ كشك هذا اللي يضجج الدنيا بصياحه وزعاقه ، (( وصَّلوا على النَّبِي ، وزيدوا صلاة(1) .. )) وإلى آخره ، إذا خرجت إلى مثل هذا ما –بتكون- خرجت لتعلم العلم الواجب العيني ، فلذلك لابد من التحديد »(2)
(1) لا تكاد تـجد شريط من أشرطته إلا وفيه هذه البدعة ، والآن يتبع نهجه
كثير من الوعاظ في هذا المسلك أمثال محمد حسين يعقوب وغيره
(2) شريط من سلسلة " الهدى والنور " ، رقم 34

copié de alminhadj.com

 

Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

 Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Individus et réfutations - أشخاص و ردود
1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 12:16
Regarder autre chose que le visage et les mains lors de la mouqabala (audio)

 

Résumé de traduction

 

Une femme demande :

 

Les avis concernant ce que la femme peut montrer au prétendant lors de la Mouqabala divergent.

 

Parmi ces points de vues, il y a l'avis de ceux qui déclarent que la femme ne peut montrer que son visage, ses mains et son cou.

 

Quel est le jugement si lors de la Mouqabala la femme montre ses cheveux au prétendant ?

 

Qu’est-ce qui est préférable selon vous ? 

 

Le Sheikh a répondu en expliquant que :

 

Il n’y a pas de mal à ce que la femme qui est demandée en mariage, montre de sa beauté ce qui incite à l’épouser, elle peut donc montrer ses cheveux, son visage, ses mains et ses pieds. 

 

Cependant, elle ne doit pas s'embellir pour celui qui la demande en mariage. 

 

Premièrement, parcequ'elle n’est pas encore son épouse et deuxièmement, parceque si elle embellie son visage (avec du maquillage etc..) une fois le mariage conclut et qu’elle se montre à l’homme sous une apparence différente de celle vue lors de la Mouqabala, le désir de cet homme pour elle risque de s’effondrer et on peut craindre que cela soit la cause d’une séparation. 

 

Pour cette raison, le Sheikh explique donc qu’il est permis au prétendant de regarder chez la femme ce qui va l’inciter à se marier avec elle c'est à dire le visage, les mains, la tête, les cheveux et les pieds. 

 

Tout ceci à condition qu'il ne soit pas seul avec elle, en effet, il faut obligatoirement qu’un des Mahram de la femme soit présent. 

 

traduit par assalafiyat.blogspot.fr

 

السؤال: رسالة وصلت من الرياض المستمعة رمزت لاسمها بـ هـ ن تسأل وتقول في رسالتها سؤالها الأول اختلفت الآراء في الأجزاء التي تظهرها المخطوبة أمام خطيبها ومن هذه الآراء أنها تظهر وجهها وكفيها وعنقها فقط فما الحكم يا فضيلة الشيخ فيما لو أظهرت المخطوبة شعرها لمن أراد خطبتها وما هو الأفضل في نظركم؟

الشيخ: لا حرج على المخطوبة أن تظهر من زينتها ما يدعو للرغبة في زواجها فتظهر الشعر والوجه والكفين والقدمين ولكن لا تتجمل لهذا الخاطب لأنها لم تكن زوجة له بعد ولأنها إذا تجملت أو زينت وجهها بشيء من الزينة ثم حصل النكاح وبدأت للمرء غير ما هي عليه عند رؤيته إياها في الخطبة فإن رغبته فيها قد تهبط هبوطاً يخشى منه الانفصال لاسيما وأن نظر الخاطب غير نظر الزوج الذي تملك ووثق من حصولها فلهذا أقول إنه يجوز للرجل إذا خطب امرأة أن ينظر الإنسان ما يدعوه إلى الرغبة في نكاحها من الوجه والكفين والرأس والشعر والقدمين ولكن بشرط ألا يكون ذلك في خلوة بينه وبينها لا بد أن يحضرها محرم لها لأن الخلوة بالمرأة الأجنبية محرمة لقول النبي عليه الصلاة والسلام لا يخلونّ رجل بامرأة ألا مع ذي محرم نعم

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Mariage - divorce - الزواج و الطلاق
1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 12:05
Les numéros de téléphone des gens de science

Quelques règles à respecter avec les savants

 

-Ne téléphonez pas à des heures incongrues - renseignez-vous sur le décalage horaire de chaque pays et sachez que l'on ne téléphone pas entre 14 et 16 heures environ (heures de repos et du déjeuner en Arabie) et pas après 21 heures ; les heures de travail officielles des bureaux et ministères sont de 7h30 à 14h30 (Dar ul-Ifta). Heure de France en Hiver par rapport au Royaume, décalage +2h et en Eté +1h

 

-Regroupez vos questions pour éviter les doublons ; préparez vos questions, employez un langage clair et choisissez les mots adéquats

 

-Demandez la permission de lui poser vos questions (pour être sûr que le moment est approprié) et pour enregistrer aussi, si c’est le cas ; et si le cheikh est occupé, demandez-lui l'heure et le jour le plus propice pour le rappeler.

 

-La réponse sera en fonction de la manière dont la question a été posée et des éléments donnés au cheikh ; sachez donc que tout a son importance et qu'un élément oublié ou ajouté peut faire basculer le verdict.

 

-N’appeler pas pour des futilités et veuillez avoir un langage poli

 

-La liste est provisoire, les numéros peuvent changer ou supprimer si ils ne marchent plus.

 

-Une fois la réponse obtenue, veillez à ce qu'elle soit répétée telle que le cheikh l'a dite sans ajout, oubli ou interprétation, et en rappelant la question posée.

 
Divider--4- (1)

Nom

Tél.

 

Email - Commentaires

 

دار الإفتاء السعودية

Central Dar ul-Ifta Riyad (Comité)

0096614595555

La Commission Permanente des Recherches Académiques et des Avis religieux d’Arabie Saoudite étudie les questions qui lui sont adressées, répond aux appels téléphoniques et émet des avis religieux et des Fatawas

 Sheikh AbdulAziz Al Sheikh

Moufti d’Arabie Saoudite

سماحة الشيخ عبد العزيز بن عبد الله آل الشيخ مفتي المملكة العربية السعودية

 

 

0096614582757

 

 

Moufti du Royaume

trés occupé

Qu’Allah le préserve !

Sheikh Saalah binFawzan Al Fawzan

الشيخ صالح بن فوزان الفوزان عضو هيئة كبار العلماء

 

0096614580731

 

Membre du Comité des Grands Savants

Adresse pour les questions :

alfawzan@al-daawah.net

ou bien

nuralquran.fatawa@gmail.com

Qu’Allah le préserve !

Sheikh AbdulMouhsin Al `Abbad Al Badr

الشيخ عبد المحسن العباد البدر

0096648475207

Qu’Allah le préserve ! 

Sheikh Abdallah Al Ghadayaan

الشيخ عبد الله الغديان عضو هيئة كبار العلماء

 

0096614113796

0096614580731

0096614111729

 

Membre du Comité des Grands Savants

Qu’Allah le préserve !

Sheikh Rabi` Bin Haadi Al Madkhaly

الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

 

0096625274419

 

Sheikh Rabi` Ibn Hadi Ibn Muhammad ’Umair Al-Madkhali de la tribu de Mudakhala, une tribu bien connue dans la région de Jazan dans la partie sud du Royaume d’Arabie Saoudite. 

Qu’Allah le préserve !

Sheikh `Oubeyd AlDjaabiri

الشيخ عبيد بن عبد الله الجابري

 

0096648480637

 

obaidaljabree@gmail.com

Qu’Allah le préserve !

Sheikh Salah Al-Louheydane

الشيخ صالح بن محمد اللحيدان

0096612312266

0096614829657

0096612314861

Membre du Comité des Grands Savants 

  al_lehaidan@hotmail.com

Qu’Allah le préserve !

 

Sheikh AbdulAziz Aradjihi

الشيخ عبد العزيز بن عبد الله الراجحي

0096614915930

Adresse mail (2008) :

a@sh-rajhi.com

sh_rajhi@hotmail.com

Professeur à l’Université Islamique Al Imam Mouhammad Bin Su’ud 

Qu’Allah le préserve !

 Sheikh Mouhammad Bazmoul

الشيخ محمد بازمول

 0096625274940

 Qu’Allah le préserve !


أرقام وهواتف مكاتب الدعوة والإرشاد  بالمملكة  

 Les numéros de téléphone des bureaux de conseil, de l`Appel et de l`Orientation
 

  • Bureau de Makkah : 0096625360594
  • Bureau de Medine :  0096648220825
  • Bureau de Riyadh :  0096614010211
  • Bureau de Jeddah :  0096626637643 ( Email : iec_j@hotmail.com  )
  • Bureau de Yanbu` :  0096643913620
  • Bureau de Sabia :    0096673263009 ( Email : dawasabia@hotmail.com  )
  • Bureau de  Tabuk :  0096644211315
  • Bureau de Abaha :   0096672240038


Supplément : 

  •  مشرف / موقع عبدالعزيز بن باز

Le Responsable du Site officiel du Sheikh AbdulAziz Ibn Baz :

mail :  ahmad@ibnbaz.org.sa   

copié de nur.al.quran.online.fr

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Savants - العلماء
1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 10:43
Les soins

Question : 

Est-ce que se soigner est une obligation ?


Réponse : 

 
Il y a des soins qui sont obligatoires, d'autres qui sont recommandés, et d'autres que si la personne patiente dessus, elle en sera récompensée si Allah le veut.

Ce qui est obligatoire est tout ce qui se rattache à la purification.   


Numero 47 page 76
copié de fatawaislam.com

 

Cheikh Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ أبي عبد الرحمن مقبل بن هادي الوادعي

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Purification - طهارة