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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 22:00
Hadith Nawawi 12 : Se consacrer aux choses utiles (audio)

Selon Abôu Horeîra رَضِيَ اللهُ عَنْهُ, l'Envoyé d'Allâh صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ a dit :

 

«Parmi les qualités d'un bon Islam, il y a le fait pour l'homme de ne pas s'occuper de ce qui ne le regarde pas».

Rapporté par At-Tirmidhi et d'autres que lui.

ترك مل لا يعني المسلم

عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ رَضِيَ اللهُ عَنْهُ قَالَ : قَالَ رَسُولُ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ

" مِنْ حُسْنِِ إسْلاَمِ المَرْءِ تَرْكُهُ مَا لاَ يَعْبِيهِ "

رَوَاهُ التِّرْمِذِي وَ غَيْرُهُ هَكَذَا

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 22:00
Hadith Nawawi 11 : Le scrupule (audio)

Aboû Mohammed el-H'assan ben Ali ben Abi Tâleb descendant de l'Envoyé d'Allah صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ, et son petit fils رَضِيَ اللهُ عَنْهُمَا a dit : J'ai retenu ceci de l'Envoyé d'Allah صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ :

 

"Laisse ce qui provoque en toi le doute pour ce qui ne suscite en toi aucun doute."

التورع عن الشبهات

عَنْ أَبِي مُحَمَّدٍ الحَسَنِ بْنِ عَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالبٍ سِبْطِ رَسُولِ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ وَ رَيْحَانَتِهِ رَضِيَ اللهُ عَنْهُمَا قَالَ

حَفِظْتُ مِنْ رَسُولِ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ

دَعْ مَا يَرِيبُكَ إِلَى مَا لاَ يَرِيبُكَ

رَوَاهُ التِّرْمِذِي وَ النَّسَائِيُّ

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 22:00
Hadith Nawawi 8 : La protection du musulman (audio)

Daprès Ibnou Omar رَضِيَ اللهُ عَنْهُ, l'Envoyé d'Allâh صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ a dit :

 

"Il m'a été ordonné de combattre les hommes jusqu'à ce qu'ils témoignent qu'il n'est d'autre divinité qu'Allâh, et que Mohammed est Son Envoyé, qu'ils accomplissent la prière rituelle, qu'ils acquittent la Zakâa.

S'ils exécutent ces choses, ils seront, à mon égard, garantis quant à leurs personnes et à leurs biens, à moins qu'ils ne transgressent (ouvertement) la loi de l'Islam, et Allâh les jugera en dernier ressort."

Rapporté par Al-Bukhâri

 

حرمة المسلم

عَنِ ابْنِ عُمَرَ رَضِيَ اللهُ عَنْهُمَا أَنَّ رَسُولَ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ قَالَ

" أُمِرْتُ أَنْ أُقَاتِلَ النَّاسَ حَتَّى يَشْهَدُوا أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللهُ وَ أَنَّ مُحَمَّداً رَسُولُ اللهِ , وَ يُقِيمُوا الصَّلاَةَ , وَ يُؤْتُوا الزَّكَاةَ. فَإِذَا فَعَلُوا ذَلِكَ عَصَمُوا مِنِّي دِمَاءَهُمْ وَ أَمْوَ الَهُمْ , إِلاَّ بِحَقِّ الإِسْلاَمِ , وَ حِسَابُهُمْ عَلَى اللهِ تَعَالَى

رَوَاهُ الْبُخَارِيُّ وَ مُسْلِم

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 22:00
Hadith Nawawi 5 : Rejet des actes blâmables et des innovations (audio)

D'après la mère des croyants A'icha رَضي الله عنها a dit : L'Envoyé d'Allâh صَلَّى الله عَلَيْهِ وَسَلَّمَ a dit :

 

«Quiconque apporte à notre affaire-ci une chose nouvelle non fondée sur elle, verra cette chose rejetée.» 

 

Dans la version de Musulim, il y a ceci :

 

«Celui qui fait un acte sur lequel notre affaire n'est pas maître, verra son acte rejeté». 

Rapporté par al Bukhârî et Muslim 

إبطال المنكرات والبدع

عَنْ أُمَّ الْمُؤْمِنِينِ أُمَّ عَبْدِ الله عَائِشَةَ رَضي الله عنها قَالَتْ

قَالَ رَسُولُ الله صَلَّى الله عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ

مَنْ أَحْدَثَ فِي أَمْرِنَا هَذَا مَا لَيْسَ مِنْهُ فَهُوَ رَدٌّ

( رَوَاهُ الْبُخَارِيُّ وَ مُسْلِمٌ )

وَ فِي رِوَايَةٍ لِمُسْلِمٍ : مَنْ عَمِلَ عَمَلاً لَيْسَ عَلَيْهِ أَمْرُنَا فَهُوَ رَدٌّ

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 22:00
Connaître la vérité ne mène pas à la guidance

D'après 'Alî ou Hudhayfa (radhiallâhu 'anhumâ), il est dit :

 
« Les cœurs sont de quatre sortes :
 
-Un cœur dénudé éclairé par une lumière, tel est le cœur du croyant ;

-un cœur couvert, tel est le cœur du mécréant ;

-un cœur chaviré, tel est le cœur de l'hypocrite

-et un cœur à deux penchants, l'un le poussant à la foi et l'autre le poussant à l'hypocrisie. Tels sont les gens qui ont mêlé des œuvres bonnes et d'autres mauvaises. »
 
Lorsque l'on sait cela, on sait que tout adorateur tire profit de ce que rappelle Allâh sur la foi comme complément des branches de la foi et dénigrement des branches de la mécréance.

 

Une telle chose est comparable à ce que disent certains du verset (traduction rapprochée) : « Guide-nous dans le droit chemin » - ils disent : « Le croyant a été guidé dans le droit chemin, quel intérêt y a-t-il donc à demander la guidance ? » 

D'autres ensuite répliquent que le sens est : « Préserve-nous sur le chemin droit » et comme disent les Arabes à celui qui dort : « Dors jusqu'à ce que je vienne à toi ». 

D'autres disent : « Maintiens nos cœurs sur la droiture » et d'autres encore disent : « Accorde-moi d'avantage de droiture ».

En fait, ils posent cette question car ils ne conçoivent pas ce qu'est le droit chemin auquel l'adorateur demande d'être guidé.

Son sens exact est d'appliquer ce qu'Allâh a imposé et délaisser ce qu'Allâh a interdit dans toute affaire.

Même si la personne reconnaît que Muhammad (sallallahu 'alayhi wa sallam) est le Messager d'Allâh et que le Qor'ân est vérité dans son ensemble, il n'en reste pas moins qu'il a besoin de savoir ce qui lui est profitable et nuisible, ce qui lui a été imposé et interdit dans le détail des choses et ses sections, choses que la personne ne connaît pas.

Et quand celle-ci sait, nombreux sont ceux qui n'appliquent pas ce qu'ils savent.

Quand même ils ont connaissance de toutes les obligations et interdictions mentionnées dans le Qor'ân et la Sounnah, le Qor'ân et la Sounnah rappellent les points généraux fondamentaux, et rien d'autre de cela n'est possible car n'y est pas cité ce qui concerne spécifiquement chaque adorateur.

C'est pour cela que l'être humain a reçu l'ordre dans ce cas de demander la guidance vers le droit chemin.

La guidance vers le droit chemin réunit tout cela, elle réunit la connaissance de ce qu'a apporté le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) de manière détaillée, réunit la connaissance de ce qui entre dans ses ordres comme points fondamentaux et réunit l'exhortation de mettre en pratique sa connaissance. 

La connaissance de la vérité ne mène pas à la guidance, et cela ne se fait que si la pratique est basée sur la science [...]

Aussi, les musulmans ont divergé, dans ce qu'Allâh a voulu qu'ils divergent, sur certaines informations, sur des méthodes dogmatiques et pratiques malgré le fait qu'ils soient tous unanimes sur le fait que Muhammad est vérité et que le Qor'ân est vérité.

Si chacun d'eux avait été guidé à la vérité dans leurs divergences, et bien ils n'auraient pas divergé.

Ensuite, ceux qui connaissent ce qu'Allâh a ordonné, la plupart d'entre eux Lui désobéissent et ne suivent pas Son chemin.

S'ils avaient été guidés sur le droit chemin au niveau de ces actes, ils auraient fait ce qui leur a été ordonné et auraient délaissé ce qui leur a été interdit.

Ceux qu'Allâh a guidé parmi cette Communauté au point d'être devenus des alliés pieux d'Allâh,  la plus grande cause de cela est qu'ils invoquent Allâh par cette invocation dans toutes leur prières tout en se rendant compte du besoin et de la nécessité permanente qu'Allâh les guide dans le droit chemin.

En persistant à faire cette invocation et à reconnaître le besoin envers Allâh, ils devinrent les alliés pieux d'Allâh.

Sahl Ibn 'Abdullâh at-Tastarî a dit :

« Il n'y a entre l'adorateur et son Seigneur un chemin le rapprochant de Lui autre que le fait de ressentir le besoin d'Allâh. »

Quiconque a acquis la guidance dans le passé a besoin d'acquérir celle-ci dans le futur.

Telle est la réalité de la parole de ce qui déclare :  « Affermis-nous et guide-nous afin de rester sur le droit chemin » et de celui qui dit : « Donne-nous d'avantage de droiture » comme ce qui a été vu précédemment.

Mais tout cela est une guidance de Sa part dans le droit chemin dans le futur.

Aussi, la science dans le futur pourrait ne plus être conservée et disparaître du cœur.

Et si elle persiste, c'est l'acte qui pourrait ne pas être fait.

Ainsi, les gens sont tous assujettis à faire cette invocation, c'est pour cela qu'Allâh la leur a rendue obligatoire dans chaque prière.

Ils n'ont d'invocation qui leur est plus nécessaire que celle-là.

En fait, si la guidance au droit chemin est acquise, la victoire est assurément acquise, la subsistance et tout ce que convoite l'âme pour le bonheur.

Wa Allahu A'Lam [Et Allâh Seul Sait]. 

Madjmu' al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 10/67-68
copié de manhajulhaqq.com
 

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Voie des pieux prédécesseurs - طريق السلف الصالح
17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 22:00
La sounnah à l'entrée et à la sortie de nos demeures

Le prophète Mouhammad salallahou 'alayhi wa sallam nous a enjoint de prier deux unités (rak'atayn) lorsqu'on sort de sa demeure et lorsqu'on y rentre.

 
D'après le hadith rapporté par Abou Hourayrah radiyallahou 'anhou : Le prophète salallahou 'alayhi wa sallam dit : 
 
"Lorsque tu sors (lorsque tu t'apprêtes à sortir) de ta demeure prie deux unités de prière (rak'atayn) qui t'empêcheront de faire du mal lors de ta sortie.

Et lorsque tu rentres dans ta demeure prie deux unités de prière qui t'empêcheront de faire du mal lors de ton entrée."

Le hadith est rapporté par al Moukhlis dans son Mountaqâ et al Bazâr dans son Mousnad et de même ad Daylamî dans son Mousnad et Hâfizh 'Abdal Ghanî al Maqdisî dans Akhbâri as Salâh et pour terminer Hâfizh bnou Hajar dit que ce hadith est bon (hassan).


Ce hadith est rapporté dans Silsilatou al Ahadith as Sahihah de Cheykh al Albânî, Tôme 3 hadith numéro 1323.

copié de assounnah.com
 
Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Comportement - أخلاق و آداب
17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 22:00
Mise en garde contre les tablighs (vidéo)

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Groupes égarés - الفرق الضالة
17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 22:00
Jama'at tabligh : la femme et le prêche (vidéo)

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Groupes égarés - الفرق الضالة
17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 22:00
La ‘awra de la femme dans la prière

Question : 

 

Beaucoup de femmes ne font pas attention dans la prière et laisse apparaître leurs avant bras ou une partie, de même de que leurs pieds et peut-être même leurs jambes. 

Leur prière est-elle valide dans ce cas ?

 

Réponse :

 

Il est obligatoire pour la femme pubère libre de cacher l'ensemble de son corps pendant la prière, à l'exception du visage et des mains, car elle doit être couverte entièrement.

 

Donc, si elle prie et qu'apparaît quelque chose qui doit être couvert comme les jambes, les pieds, la tête ou un partie seulement, sa prière n'est pas valide d'après la parole du prophète (prières et bénédictions d'Allah sur lui) : 

 

« Allah n'accepte pas la prière d'une femme pubère sans voile. » [1]

 

Et d'après sa parole (prières et bénédictions d'Allah sur lui) : 

 

« Toute la femme doit être couverte. »

 

Et d'après ce que rapporte Abu Dawud (qu'Allah lui fasse miséricorde), d'après Oum Salama (qu'Allah l'agrée) qui a interrogé le prophète (prières et bénédictions d'Allah sur lui) à propos de la femme qui prie avec une blouse et un voile (khimar) sans robe, il a alors répondu :

 

« Si la blouse cache le dessus de ses pieds ». 

 

Al-Hafidh ibn Hajar (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit dans Bulugh al-maram : 

 

Les imams ont confirmé que le hadith s'arrêtait à Oum Salama (qu'Allah l'agrée), et s'il y a auprès d'elle un étranger (un homme qu'elle peut épouser), il lui est aussi obligatoire de couvrir son visage et ses mains.

 

[1] Rapporté par Ahmad et les auteurs des Sunan, sauf An-Nassa'i, avec une chaîne de transmission authentique


Source : Fatawa As-Salat

copié de salafs.com
  
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Prière - الصلاة
17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 22:00
S’accrocher à la sounnah parmi la masse des musulmans
Après avoir fait un bref exposé sur l'importance de s'attacher à la Sounna l'Imâm Shâtibî dit :
 
« J'hésitais donc entre le fait de suivre la Sounna et par conséquent diverger des habitudes de la majorité des gens, et ainsi vivre les mêmes problèmes que ceux qui, de tout temps, ont contredit les coutumes établies - surtout si cette majorité prétend que ces coutumes sont la Sounna et rien d'autre - mais alors il m'aurait fallu supporter un poids écrasant... mais pourtant quelle récompense m'attendrait auprès d'Allah !
 
Et entre le fait de suivre la masse et par conséquent diverger de la Sounna et des pieux prédecesseurs (Salaf Sâlih) et m'introduire dans l'enceinte de l'égarement (qu'Allah me protège de cela).

Cependant, je serais en accord avec les coutumes, et on me considèrerait comme un ami, non comme un ennemi.
 
Je me rendis alors compte que périr en suivant la Sounna était la vraie délivrance, et que les gens ne me seraient d'aucune utilité auprès d'Allah.

Je me mis donc à appliquer la Sounna par étapes dans certaines choses... et c'est alors qu'on aurait cru que la fin des temps était arrivée !

Les critiques se multiplièrent à mon égard, les flèches de la calomnie me furent adressées, on m'affilia à l'innovation et l'égarement et je fus classé parmi les idiots et les ignorants ! [...]

On dénigra la voie que j'avais choisie d'une façon que tout coeur réprouve, et on me classa parmi certaines sectes étrangères à la Sounna.. témoignage qui sera écrit [1] et dont ils auront à répondre le jour du jugement.

On m'accusa une fois d'avoir affirmé que les invocations ne présentaient aucun bénéfice et n'étaient d'aucune utilité - comme certains le prétendent à mon sujet - en raison du fait que je ne pratiquais pas l'invocation collective à la fin de chaque prière en tant qu'Imâm.

Et la contradiction de cet acte avec la Sounna et les pieux prédécesseurs (Salaf Sâlih) sera clarifiée plus loin.

On m'accusa aussi de Rafd [2] et de haine pour les Compagnons (qu'Allah les agrée), en raison du fait que je n'invoquais pas Allah pour les Califes Bien Guidés dans le Sermon du Vendredi en particulier, car cela n'était pas l'habitude des Salaf dans leurs sermons, et aucun des savants reconnus ne l'a cité dans ses sermons. [...]

On m'accusa aussi de permettre la révolte contre les gouvernants, et cela pour la simple raison que je ne les citais pas dans le sermon.

Or citer les gouvernants durant le prêche est une innovation, qu'aucun prédecesseur ne pratiquait.

On m'accusa aussi d'extrêmisme et de rechercher la difficulté dans la religion, et ce en raison du fait que je me contente - lorsque je réponds aux questions et émets des fatwas - de suivre les avis reconnus du Madhhab [3] sans en diverger, alors que de leur côté, ils se permettent de le transgresser et émettent des fatwas qui facilitent la vie à la personne concernée et correspond à ses passions, même si c'est un avis marginal dans le madhhab ou dans un autre.

Or les Imâms parmi les savants sont contre ce genre de pratique. J'ai d'ailleurs approfondi cela dans l'ouvrage  Al Muwâfaqât.

On m'accusa aussi d'être un ennemi des alliés d'Allah [4], en raison du fait que j'ai exprimé mon animosité envers certains pauvres derviches innovateurs qui ont contredit la Sounna, s'auto-proclamant - selon eux - guides des hommes, et j'ai parlé en public de certains comportements de ces gens qui s'affilient aux soufis sans pour autant leur ressembler.

On m'accusa aussi de diverger des Ahl Sounna Wal Djamâ'ah (Les gens de la Sounna et du Groupe), et ces gens se basent sur le fait que le Groupe que le Prophète nous a ordonné de suivre - qui est le Groupe Sauvé - est la masse des musulmans, alors qu'ils n'ont pas compris que le Groupe est la voie du Prophète (صلى الله عليه وسلم), des Compagnons et ceux qui les ont suivis avec perfection. Et cela nous le clarifierons plus tard.

Or ils ont menti sur tous ces points et ont trompé les gens, mais la louange revient à Allah quelle que soit la situation.

J'étais donc dans une situation qui ressemblait à la situation du très connu Imâm Abdurrahmân Ibn Battah Al Hâfidh, avec les gens de son époque lorsqu'il dit :

« Je m'étonnerais toujours des différentes situations que j'ai vécues durant mes voyages et mes haltes, que ce soit avec mes proches ou autres, avec ceux qui me connaissent ou non.

En effet, je me suis rendu compte - que ce soit à la Mecque, dans le Khurâsân ou en tout autre endroit - que toute personne que je rencontrais était ou bien une alliée ou une ennemie, qui m'appelaient à suivre ses dires, à croire ses paroles et à témoigner en sa faveur.

Si donc je reconnaissais la véracité de ses dires et lui accordais mon approbation - comme le font les gens aujourd'hui - la personne me considérait comme un allié.

Si par contre, je m'opposais à une seule lettre de son discours ou à un seul de ses actes, elle me considérait comme un ennemi.

Si j'affirmais que le Coran et la Sounna était en contradiction avec une de ses paroles, elle me disait : « Tu es un Khâridjite ! ».

Si je lui lisais un hadith parlant du Tawhîd (Unicité de Dieu), elle me disait : « Tu es un Mushabbih (Antropomorphiste) ! ».

Si c'était au sujet de la vision d'Allah (par les croyants au Paradis), elle me disait : « Tu es un Sâlimî ! ».

Si c'était au sujet de la foi (Imâne), elle me disait : « Tu es un Murdjî ! ».

Si c'était au sujet des actes, elle me disait : « Tu es un Qadarî ! ».

Si c'était au sujet de la connaissance, elle me disait : "Tu es un Karrâmî ! ».

Si c'était au sujet des mérites de Abû Bakr et 'Umar, elle me disait :« Tu es un Nâsibî ! ».

Si c'était au sujet des mérites de la famille du Prophète, elle me disait : « Tu es un Râfidî ! ».

Si je me taisais au sujet de l'explication d'un verset ou d'un hadith en me contentant de répondre par leur sens apparent, elle me disait : « Tu es un Dhâhirî !".

Si je répondais d'une autre façon, elle me disait :« Tu es un Bâtinî !".

Si je répondais par un sens métaphorique (Ta'wîl), elle me disait : « Tu es un Ash'arî ! ».

Si je reniais leur sens, elle me disait : « Tu es un Mu'tazilî ! ».

Si c'était au sujet des Sounnas de la prière comme la lecture du Coran (après la Fâtihah), elle me disait : « Tu es un Shâfi'i ! ».

Si c'était au sujet de l'invocation du Qunût, elle me disait : « Tu es un Hanafî ! ».

Si c'était au sujet du Coran, elle me disait : « Tu es un Hanbalî ! ».

Et si je mentionnais l'avis le plus juste parmi les différentes opinions - car il n'y a pas de complaisance au sujet des règles religieuses et du hadith - ces personnes me disent : tu as rabaissé leur rang élevé.

Et plus étonnant encore est que ces gens - en fonction de ce qu'ils lisent des hadiths du prophète (
صلى الله عليه وسلم) - me cataloguent suivant leurs passions.

Et si j'approuve certains d'entre eux, les autres me considèreront comme ennemi.

Et si je me montre complaisant envers eux tous, je provoquerais la colère d'Allah - Béni et Elevé soit Il- or ces gens ne me seront d'aucun secours auprès d'Allah.

Bref, je m'agripperai toujours au Coran et à la Sounna, et je demande pardon à Allah en dehors duquel nul n'est digne d'être adoré, et Il est le Pardonneur, le Miséricordieux. »


Fin de citation.

Et c'est comme si l'Imâm - qu'Allah lui fasse miséricorde - avait parlé au nom de tout un chacun.

Car il est très rare de trouver un savant célèbre ou un homme pieux et reconnu sans qu'il n'ait été accusé de ces choses ou de certaines d'entre elles.

Car très souvent les passions interviennent dans l'opinion de la personne en désaccord.

D'ailleurs la cause principale de la divergence par rapport à la Sounna est sa méconnaissance et la passion débordante que l'on suit jusqu'à accuser celui qui s'efforce de suivre la Sounna de ne pas en faire partie, et de s'acharner sur lui et ses actes jusqu'à l'affilier à ce que nous avons cité.

Il a d'ailleurs été rapporté du chef des adorateurs - après les Compagnons - Uwaïs El Qarnî qu'il a dit : 

« L'injonction du bien et la réprobation du mal ne laissent aucun ami au croyant.
Nous leur enjoignons le bien et les voilà qui insultent notre honneur en s'aidant pour cela d'alliés parmi les pervers, au point où - par Allah - je fus accusé de choses immondes.
Mais je jure par Allah que je ne manquerais jamais de clamer la vérité parmi eux. »


[1] NdT : par les anges scribes.
[2] NdT : relatif au Chiisme Imâmites.
[3] NdT : Ecole de jurisprudence.
[4] NdT : Awliyâ Allah, saints ou élus.

 

Extrait de son ouvrage monumental "Al I'tisâm" (traitant de l'innovation religieuse, ses bases, ses subdivisions, ses conséquences, etc...)
Traduction : L'équipe Sounna.com
copié de sounna.com

 

Imam Abou Ishaq Ach Chatibi - الإمام أبو إسحاق الشاطبي

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Croyance et innovations - الإيمان، العقيدة و بدع