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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 22:00
La secte soufi al-tijaniya
En référence à Abou Al-'Abass Ahmed Ibnou Mohamed Al-Mokhtar ibn salim At-Tijani, cet homme est né dans le village d'Ain madhi au sud de l'algérie, il a fondé sa confrérie ( tariqa) en 1196 à Fès et de là, il a propagé celle-ci au Maroc, sénégal, au niger, Au nord de l'afrique, en égypte, au soudan et dans d'autres région de l'afrique.
 
Les savants de l'Ifta dans leurs fatawas ont déclaré que La secte Tijaniya est une secte égaré notament cause de ses Bid'a Chirkiya et koufriya (Innovations rempli de Chirk et de koufr) et la personne qui adopte la croyance de cette secte devient mécréante.

Voici Quelques passages de plusieurs Fatawa de l'Ifta concernant cette secte égarée :

"La Tariqah Tijanya est mauvaise elle n'est pas en accord avec la guidé et la sounnah du prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam), car cette Tariqah est composé de Bid'a Chirkiya qui font sortir la personne qui y croient ou qui agit selon elles de l'islam qu'Allah nous en préserve (...)."
vol 2 p 318

" La Tariqah Tijaniya est l'une des pires secte (en matière) de koufr, d'égarement et d'innovations en religion dont Allah n'a jamais légiferé, une question concernant ce groupe avait été posé à la commission permanente et une étude concernant leurs grand nombre d' innovations et d'égarements a été écrite .... "
vol 2 p 324

"La croyance de la secte Al-Tijaniya est une croyance (composé) de mécreance et d'égarements, la prière derrière un Imam adoptant la croyance de cette Tariqah n'est point valide "
vol 7 p 362

copié de darwa.com
 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Groupes égarés - الفرق الضالة
30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 22:00
Distinction à faire, concernant les noms suivants : «sunnati-l-fajr» et «al-faj» / «al-fajr» et «subh»

On observe dans le livre intitulé :

"Sifatu Salâti N-nabyy صلى الله عليه وسلم de Cheikh Al-Albânî رحمه الله"

une différence entre les termes : Sunnati-l-Fajr et Al-Fajr.


En effet, le Cheikh رحمه الله souligne une nuance se rapportant à deux prières :
 
-Surérogatoire (Sunnati-l-Fajr) appelé autrement (Al-Fajr)
-Obligatoire (Al-Fajr) appelé autrement (Subh)
 
La prière "Sunnati-l-Fajr", ou l'on récite dans la 1ère Rak'a la Sourate (Al-Kâfirûn) et dans la 2ème Rak'a la Sourate (Al-Ikhlass) s'effectue après l'Adhan.
Il est de la Sunnah de s'allonger sur son son côté droit après l'avoir accompli.

Et ce, pour une courte durée.

On peut aussi réciter dans cette prière, les versets suivants:
 
-Dans la 1ère Rak'a: S.2; V.136 (le verset en entier);
-Dans la 2ème Rak'a: S.3; V.64 (le verset en entier).
Rapporté par Muslim رحمه الله, Ibn Khuzayma رحمه الله, Al-Hâkim رحمه الله:
-Ou parfois dans la 1ère Rak'a: S.3; V.52 (le verset).
Rapporté par Muslim رحمه الله et Abû Dâwûd رحمه الله.

Concernant, les sourates "Al-Kâfirûn" et "Al -Ikhlass" :

Le Prophète صلى الله عليه وسلم dit :

"J'ai entendu, un homme récitait la première sourate("Al-Kâfirûn") dans la première rak'a ;
et il dit صلى الله عليه وسلم : " Celui-la est un Serviteur qui croit en Son Seigneur",
puis réciter la deuxième sourate("Al-Ikhlass") dans la dernière Rak'a;
et il dit صلى الله عليه وسلم :"Celui-là est un Serviteur qui connaît Son Seigneur".
Rapporté par At-Tahawî رحمه الله et Ibn Hibân dans son Sahîh et d'autres-Rahimahumullah

Cette prière surérogatoire, se caractérise par sa courte durée dans l'accomplissement.

La prière "Al-Fajr", appelé aussi "Subh" s'effectue après l'Iqama.

Elle est une prière Obligatoire, comprise dans les cinq accomplis quotidiennement.

Le laps de temps s'écoulant entre "Sunnati-l-Fajr" et "Al-Fajr" est de 50 versets récités.

En effet, Anas b. Mâlik-radiAllahu ta'ala 'anhu-a rapporté que Zayd b. Thâbit-radiAllahu 'anhu- a dit :

"Nous avons pris le repas de Sahûr avec le Prophète صلى الله عليه وسلم , puis il s'est levé pour la prière.
J'ai demandé (à Zayd):"Combien de temps y avait-il entre l'appel à la prière et le Sahûr?".
Il m'a dit:"Le temps de lire cinquante versets [du Coran]".
Rapporté par Al-Bukharî رحمه الله , t.4, p.118; Muslim رحمه الله, h. n°1097.

copié de darwa.com

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Prière - الصلاة
30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 22:00
Le mauvais comportement du mari

Question :

Une femme se plaint du mauvais comportement de son mari. 

Réponse :

 

Si la réalité de votre mari est celle citée dans la question, c'est-à-dire qu'il délaisse la prière et insulte la religion, alors il devient par là mécréant.


Par conséquent, il ne vous est pas permis d'habiter chez lui, ni de rester avec lui dans la même maison.

Il vous faut partir dans votre famille ou à n'importe quel autre endroit où vous serez en sécurité.

Allah l'Exalté dit au sujet des croyantes mariées à des mécréants :


« Elles ne sont pas licites [en tant qu'épouses] pour eux, et eux non plus ne sont pas licites [en tant qu'époux] pour elles. » (1) 

Le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, a par ailleurs dit :

« Le pacte qu'il y a entre nous (les musulmans) et eux (les mécréants) est la pratique de la prière. Celui qui l'abandonne est tombé dans la mécréance. » (2) 

Insulter la religion est un acte de mécréance majeure selon l'unanimité des musulmans.

Il vous faut donc le détester en Allah, le quitter et ne pas lui permettre de vous approcher.

Allah l'Exalté dit (traduction rapprochée) :

 

« Et quiconque craint Allah, Il lui donnera une issue favorable, et lui accordera Ses dons par [des moyens] sur lesquels il ne comptait pas. » (3) 

 

Qu'Allah vous facilite, et qu'Il vous débarrasse du mal de votre mari (si vous êtes véridique), qu'Il le guide vers la vérité et qu'Il lui facilite le repentir de par Sa grâce. 


Il est certes Généreux.
 
(1) L'Eprouvée, v. 10.

(2)  Rapporté par Ahmad (5/346), par At-Tirmidhî dans le chapitre de la foi (n°2621), par An-Nassâ'î dans le chapitre de la prière (n°1/232), et par Ibn Mâjah dans la pratique de la prière (n°1079).

(3)  Le Divorce, v. 2, 3.
 

Kitâb ud-Da'wa-al-Fatâwâ, pages 196 et 197.

traduit par fatawaislam.com

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mariage - divorce - الزواج و الطلاق
30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 22:00
L’expression « da’wa salafiya »

Les anciens savants, ainsi que les contemporains, ont utilisé l'expression « Da'wa Salafiyya » pour désigner cette prédication particulière.

 

Certains l'appellent aussi : « la prédication de ceux qui secourent (ou préservent) la Sounnah de Mouhammad »,

 

Et d'autres l'appellent : « La prédication des gens du Hadith ».

 

Toutes ces appellations renvoient à la même chose.

 

Cette chose en question, beaucoup de musulmans parmi ceux qui nous ont précédés et les contemporains sont passés à côté et l'on prit à la légère, ou bien ils y ont prêté attention, mais pas autant qu'il aurait fallu.

 

Mise En Garde contre L'ignorance

copié de muslimislam.fr


Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Appel à la religion - الدعوة الإسلامية
30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 22:00
Annoncer la mort d’une personne dans les journaux

Il a été demandé à notre éminent savant SHeikh Ibn BâZ (rahimahullâh) un avis sur le fait des condoléances faites dans les journaux ? 

 

Est-ce considéré comme une sorte d'annonce de la mort interdite en islâm ou pas ?
 
Notre SHeikh a répondu que cela n'est pas considéré comme une annonce interdite en soi (en islâm).

Mais il est préférable de le délaisser pour l'argent que cela peut coûter en dépense (pour sa publication dans les journaux). 


Madjmu' Fatâwa de SHeikh Ibn BâZ, 13/408

copié de manhajulhaqq.com

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mort et funérailles - الموت والجنازة
30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 22:00
Parole sur l'étude de la science

Il est donc essentiel, mon frère, que tu connaisses le convenable en apprenant et en comprenant la religion, comme il est essentiel que tu connaisses le blâmable de la sorte.


Puis tu accomplis l'obligatoire dans le fait d'ordonner le convenable et d'interdire le blâmable. Ainsi, la clairvoyance et la compréhension de la religion font parties des signes de la félicité et des preuves qu'Allah a voulu du bien pour le serviteur.

Comme dans les deux Sahihs d'après Mu'âwiyah (رضي الله عنه), d'après le prophète (صلى الله عليه وسلم) qu'il a dit :

"Celui à qui Allah veut du bien, Il lui fait comprendre la religion."

Lorsque tu vois la personne suivre les assises de science, interroger sur la science, chercher à comprendre et à être clairvoyant, cela fait partie des signes qu'Allah a voulu du bien pour lui, alors qu'il s'accroche à ça, et qu'il fasse des efforts et ne lâche pas ni ne faiblisse.

Il dit (عليه الصلاة والسلام) dans le hadith authentique :

"Quiconque emprunte un chemin à la recherche d'une science, Allah lui facilite par cela un chemin vers le Paradis."
Rapporté par l'imam Muslim dans son Sahih (1)

L'étude de la science a une énorme place, et fait partie de la lutte dans le sentier d'Allah, et fait partie des causes de préservation et fait partie de ce qui prouve le bien.

Et [l'étude] se fait en assistant aux assises de science, en révisant les livres profitables, lorsqu'il fait partie de ceux qui les comprennent.

Elle se fait en écoutant les sermons et les exhortations. Elle se fait en interrogeant les gens de science.

Tout cela fait partie des voies profitables. Et [l'étude] se fait également en mémorisant le noble Coran, qui est la base dans la science.

Le Coran est la tête de toute science, et c'est l'énorme base, et c'est le câble puissant d'Allah, et c'est le plus éminent et le plus noble des livres, et c'est le plus grand guide au bien, et le plus grand interdisant le mal.

Mon conseil pour tout croyant ou toute croyante est d'avoir de l'intérêt pour le Coran, le réciter beaucoup, s'attacher à le mémoriser [en entier], ou ce qui est possible, avec méditation et compréhension.

Il contient la guidée ainsi que la lumière, comme Il dit (سبحانه) :
 

إِنَّ هَذَا الْقُرْآنَ يَهْدِي لِلَّتِي هِيَ أَقْوَمُ

 Ce Coran guide à ce qui est plus droit. (17:9)


Et Il dit (عز من قائل) : 
 

وَهَذَا كِتَابٌ أَنْزَلْنَاهُ مُبَارَكٌ فَاتَّبِعُوهُ وَاتَّقُوا لَعَلَّكُمْ تُرْحَمُونَ
 Ce Nous avons descendu ce livre béni: suivez-le donc et craignez [Allah] afin qu'il vous soit fait miséricorde! (6:155)

Et Il dit (تبارك وتعالى):
 
أَفَلَا يَتَدَبَّرُونَ الْقُرْآنَ أَمْ عَلَى قُلُوبٍ أَقْفَالُهَا
Ne méditent-ils pas le Coran?! Ou bien y a-t-il des cadenas sur leurs cœurs ?! (47:24)

A nous d'être attentionnés envers le Livre d'Allah, en le récitant et le mémorisant, en le méditant et en cherchant à le comprendre, en agissant [avec] et en interrogeant sur ce qui pose problème.

Et aussi la Sunnah du messager (صلى الله عليه وسلم) qui est la deuxième révélation, et la deuxième base.

Elle explique le Livre d'Allah.

Il incombe donc à l'étudiant en science et à tout musulman d'être attentif à ça selon ce qu'il peut, et selon sa science dans la mémorisation et la révision, comme mémoriser les quarante [hadiths] d'An Nawawî et ce qu'Ibn Rajab a complété [pour atteindre] cinquante hadiths.

Et ils font parties des hadiths les plus généraux et les plus utiles, et ils font partis des paroles globales  (2).

Il convient donc à l'homme comme à la femme de les mémoriser.

Et aussi 'Umdatu l Ahkâm d'Al Hâfiz 'Abd Al Ghanî Al Maqdisî, qui est un livre énorme dans lequel il a rassemblé un peu plus de quatre cent hadiths parmi ce qui est le plus authentique  (3).

Celui qui peut les mémoriser, ceci fait partie des immenses bienfaits d'Allah.

Et également Bulûgh Al Marâm d'Al Hâfiz Ibn Hajar qui est un livre rédigé, énorme [de bienfaits], résumé et profitable.

Et lorsqu'il est possible à l'étudiant en science de le mémoriser, c'est un immense bien.

Et parmi ce qui se rapporte aux livres dans la croyance: les deux nobles livres du shaykh, l'imam Muhammad Ibn 'Abd Al Wahhâb (رحمه الله): Kitâb At Tawhîd (le livre de l'Unicité) et Kachf Ach Chubuhât (le dévoilement des ambiguïtés).

Et parmi les livres importants dans la croyance : le livre Al 'Aqîdatu l Wâsitiyyah de shaykh al Islam Ibn Taïmiyyah qui est un livre noble et résumé, dont les bénéfices sont énormes [et qui traite] de la croyance générale des Gens de la Sunnah et du Groupe.

Et Kitâbu l îmân (le livre de la foi) de shaykh al Islam Muhammad Ibn 'Abd Al Wahhâb qui est un énorme livre.

Il y a rassemblé un certain nombre de hadiths relatifs à la foi.

Il convient donc à l'étudiant et à l'étudiante en science de mémoriser ce qui est possible parmi ces livres profitables et ceux qui y ressemblent, en portant de l'attention pour le noble Coran, en multipliant sa récitation et sa mémorisation, ou ce qui en est possible comme j'ai dit précédemment.

Et en portant un soin particulier aux révisions avec les camarades, interroger les professeurs et les savants -sur lesquels on pense qu'ils ont du bien et de la science- à propos de ce qui pose problème.

Et il demande à son Seigneur la réussite et le secours.

Et qu'il ne faiblisse pas et ne devienne pas fainéant, et qu'il prenne soin de son temps et le divise : une partie de sa journée et de sa nuit pour réciter le noble Coran et le méditer, une partie pour étudier la science, chercher à comprendre la religion et mémoriser les textes et revoir ce qui pose problème, une partie pour ses besoins avec sa famille, et une partie pour sa prière, son adoration et le rappel et l'invocation.

(1) NdT: d'après Abû Huraïrah.
(2) NdT: le prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit: "il m'a été donné les paroles globales." Al Bukhârî et Muslim d'après Abû Huraïrah. An Nawawî explique qu'il s'agit du Coran qui contient en peu de termes, beaucoup de sens. Et ainsi est la parole du prophète (صلى الله عليه وسلم)
(3) NdT: la quasi-totalité est rapportée dans les deux Sahihs.

 

Source : Majmû' l Fatâwâ, tome 5 (p.68-70)

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Apprentissage - طلب العلم
30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 22:00
La sentence de celui qui délaisse la prière

Question :

 
Que doit faire un homme qui ordonne aux membres de sa famille d'accomplir la prière, mais ceux-ci ne veulent rien entendre ?
 
Doit-il continuer à vivre avec eux sous le même toit et les côtoyer, ou doit-il quitter le foyer familial ?
 
Réponse :
 
Si les membres de sa famille ne prient jamais, ce sont des mécréants, des renégats, qui sont sortis de l'islam, et il ne lui est donc pas permis de vivre avec eux sous le même toit.
 
Cependant, il se doit de les inviter (à accomplir la prière), d'insister sans relâche, peut-être qu'Allah les guidera, car celui qui délaisse la prière est un mécréant - qu'Allah nous en protège - les preuves à ce sujet se trouvant dans le Coran, la Sunna, les propos des Compagnons et la réflexion objective.
 
Pour ce qui est des preuves du Coran, Allah a dit au sujet des polythéistes (traduction rapprochée) :
 
« Mais s'ils se repentent, accomplissent la prière et acquittent la Zakât, ils deviendront vos frères en religion. » (1)
 
On déduit de ce verset que s'ils ne font pas ces actes-là, ce ne sont pas nos frères. Or, la fraternité religieuse ne disparaît pas en raison de péchés, aussi graves soient-ils. Elle ne disparaît que lorsque la personne sort de l'islam.
 
Pour ce qui est des preuves de la Sunna, le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, a dit :
 
« Ce qui sépare l'homme de la mécréance et du polythéisme, c'est le fait de délaisser la prière » (2)
hadith authentique dans le Sahîh de Muslim
 
et le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, a aussi dit selon le hadith rapporté par Burayda, qu'Allah l'agrée, dans les Sunan :
 
« Le pacte qui existe entre nous (les musulmans) et eux (les mécréants) est la prière. Quiconque la délaisse a mécru. » (3)
 
Quant aux dires des Compagnons, on peut citer le Gouverneur des Croyants 'Umar, qu'Allah l'agrée, qui a dit : « Il n'y a aucune part d'islam pour quiconque délaisse la prière. » Et le mot part (Hadh) signifie portion (Nassîb), qui est ici utilisée sous une forme indéfinie et négative, forme linguistique engendrant la généralisation, c'est-à-dire qu'il n'y a aucune part, quelle qu'elle soit, petite ou grande. 'Abdullah Ibn Shaqîq a dit : « Les Compagnons du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, ne considéraient le délaissement d'aucun acte comme étant de la mécréance, sauf la prière. »
 
Enfin, du point de vue de la réflexion objective : est-il raisonnable de penser qu'une personne ait ne serait-ce que le poids d'un grain de moutarde de foi dans le cœur, qu'il connaisse l'importance que revêt la prière et l'intérêt qu'Allah lui porte, puis la délaisse totalement ? 
 
C'est une chose impossible ! 
 
J'ai d'ailleurs longuement réfléchi sur les arguments apportés par ceux qui disent que la personne ne devient pas mécréante, et je me suis alors rendu compte qu'elles faisaient partie d'une de ces cinq catégories : 
 

-La preuve avancée n'en est pas une ;

-La preuve avancée est limitée par un état ou une description qui rend impossible le délaissement de la prière ;

-La preuve avancée est limitée par un état qui excuse celui qui a délaissé la prière ;

-La preuve avancée est générale ; elle est donc spécifiée par les hadiths indiquant la mécréance de celui qui délaisse la prière ;

-La preuve avancée est faible, on n'a donc pas le droit de se baser dessus.

 
S'il est clair que celui qui délaisse la prière est un mécréant, les règles et lois concernant les renégats s'appliquent sur lui. 
 
Il n'y a rien dans les textes qui stipule que celui qui délaisse la prière est un croyant, ou qu'il entrera au Paradis, ou qu'il sera sauvé de l'Enfer, ou d'autres expressions semblables, qui nous inciterait à expliquer la mécréance de celui qui délaisse la prière comme n'étant qu'un rejet des bienfaits d'Allah (Kufr un-Ni'ma) ou une mécréance mineure, moins grave que la mécréance majeure (Kufr dûna Kufr).
 
Les règles et lois qui s'appliquent sur celui qui délaissent la prière sont donc les suivantes :
 
- Il n'est pas permis de le marier, et si le mariage s'accomplit alors qu'il ne prie pas, le mariage est nul, et la femme lui est interdite, en raison de la parole d'Allah concernant les femmes musulmanes qui s'exilaient pour rejoindre les musulmans de Médine (traduction rapprochée) :
 
« Si vous constatez qu'elles sont croyantes, ne les renvoyez pas aux mécréants. Elles ne sont pas licites [en tant qu'épouses] pour eux, et eux non plus ne sont pas licites [en tant qu'époux] pour elles. » (4)
 
- S'il délaisse la prière après s'être marié, le mariage est annulé, et son épouse lui est interdite, en raison des versets cités précédemment, tout en prenant en compte la distinction connue des gens de science concernant le cas où cela est arrivé avant ou après la consommation du mariage.
 
- Cet homme qui a délaissé la prière, s'il égorge une bête, la viande ne doit pas être mangée, pour la simple raison qu'elle est illicite (Harâm). Si un juif ou un chrétien égorge une bête, il nous est permis de manger de sa viande. Ainsi - qu'Allah nous en protège - son sacrifice est encore plus impur que celui des juifs et des chrétiens.
 
- Il ne lui est pas permis de pénétrer La Mecque ou son enceinte délimitant les lieux sacrés, selon la parole d'Allah (traduction rapprochée) :
 
« Ô vous qui croyez! Les associateurs ne sont qu'impuretés : qu'ils ne s'approchent plus de la Mosquée sacrée, après cette année-ci. » (5)
 
- Si un de ses proches décède, il n'a aucun droit à l'héritage. Ainsi, si un homme décède laissant un fils qui n'accomplit pas la prière (le père est un musulman qui prie et le fils ne prie pas) et le fils d'un cousin éloigné, auquel des deux reviendra l'héritage ? Au fils du cousin éloigné exclusivement, car le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, a dit dans un hadith rapporté par Usâma :

« Le musulman n'hérite pas du mécréant, de même que le mécréant n'hérite pas du musulman. » (6)

hadith authentifié par al-Bukhârî et Muslim

  et le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, a dit aussi :

« Donnez les parts d'héritage à qui de droit ; et s'il reste quelque chose [à partager], donnez-le en priorité aux hommes. » (7)

Cet exemple s'applique sur tous les autres héritiers.


-  S'il meurt, on ne le lave pas, on ne le met pas dans un linceul, on ne prie pas sur lui la prière mortuaire, et on ne l'enterre pas avec les musulmans. Que doit-on faire de son corps alors ? Il faut creuser un trou dans un lieu désert et l'y enterrer avec ses habits, car c'est une personne qui ne revêt aucun caractère sacré. C'est pourquoi il n'est pas permis à une personne dont un des membres de sa famille est décédé et qui sait que ce dernier ne priait pas, de demander aux musulmans d'accomplir sur lui la prière mortuaire.

-  Il sera rassemblé au jour du jugement avec Pharaon, Hâmân, Qârûn et Ubay ibn Khalaf, les chefs de la mécréance - qu'Allah nous en protège - et il n'entrera pas au Paradis. Il n'est permis à aucun des membres de sa famille d'invoquer Allah pour qu'Il lui pardonne et lui fasse miséricorde, car c'est un mécréant qui n'y a pas droit. Allah le Très-Haut a dit (traduction rapprochée) :


« Il n'appartient pas au Prophète et aux croyants d'implorer le pardon en faveur des associateurs, fussent-ils des parents alors qu'il leur est apparu clairement que ce sont les gens de l'Enfer. » (8)

 

Le problème, chers frères, est donc d'une gravité extrême... et malgré cela certaines personnes sont négligentes à ce sujet, et acceptent chez elles des personnes qui n'accomplissent pas la prière, et ceci n'est pas permis. Allah est le Plus Savant, et que la bénédiction et la paix soient sur le Prophète Muhammad, sa famille et tous ses Compagnons.

(1) Le Repentir, v. 11.
(2) Rapporté par Muslim, chapitre de la foi, n°82.
(3) Rapporté par Ahmad (5/346), At-Tirmidhî, chapitre de la foi n°2641, An-Nassâ'î, (1/232) et Ibn Mâjah n°1079.
(4) L'Eprouvée, v. 10
(5) Le Repentir, v. 28
(6) Hadith authentifié par Al-Bukhârî, et Muslim (Muttafaqun 'alayhi) : Al-Bukhârî, chapitre des héritages, n°6764 et Muslim, chapitre des héritages, n°1614.
(7) Al-Bukhârî, chapitre des héritages, n°6732 et Muslim, chapitre des héritages, n°1615.
(8) Le Repentir, v. 113.

 
Risâlatu fî Sifati Salâti-n-Nabî, pages 29 et 30
copié de fatawaislam.com
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Prière - الصلاة
30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 22:00
Dire : « Allah est partout »

Question :

 
J'ai écouté une émission de radio dans laquelle un jeune garçon demandait à son père : « Où est Allah ? »

Et le père de répondre : « Allah se trouve partout ! »

La question est : quelle est la position de l'islam concernant  cette réponse ?  
 
Réponse : 

 

La réponse donnée est totalement fausse ; c'est ce que disent les gens de l'innovation parmi les jahmites et les mu'tazilites et ceux qui les suivent. 
 
La juste voie dans cette question-ci est celle empruntée par les gens de la Sunna et du Consensus à savoir qu'Allah, gloire et pureté à Lui, est au-dessus des cieux, au-dessus de Son Trône, au-dessus de toutes Ses créatures et que Sa science se trouve partout comme l'ont bien montré et prouvé les nombreux versets coraniques, les hadiths prophétiques et le Consensus des Prédécesseurs (As-Salaf) de la communauté.


Allah Le Très-Haut dit (traduction rapprochée) : 

 

« Certes, votre Seigneur est Allah, Qui a créé les cieux et la terre en six jours puis S'est établi (Istawâ) sur le trône » (1)

 

Allah, gloire et pureté à Lui, a répété ceci dans six versets différents de Son Noble Coran.
 
La signification du mot « S'est établi » chez les gens de la Sunna renvoie à la notion de hauteur et d'élévation au-dessus du Trône, de la manière qu'il convient à la majesté d'Allah, gloire et pureté à Lui, et dont nul ne connaît le comment sauf Lui.
 
Le savant Mâlik ibn Anas a été questionné à ce sujet et il a dit :

« L'établissement sur le trône est bien connu, le comment en est inconnu, y croire est un devoir et toute question à ce sujet est une innovation. »

Mâlik, qu'Allah lui soit clément, voulait dire que poser des questions au sujet du comment est une innovation.
 
Les mêmes types de propos ont été rapportés du professeur de Mâlik, Rabî'a ibn 'Abdur-Rahmân et de la mère des croyants 'Um Salama, qu'Allah l'agrée.

C'est la position de tous les gens de la Sunna parmi les Compagnons, qu'Allah les agrée, et ceux qui sont venus après eux parmi les savants de cette communauté.
 
D'autre part, Allah, gloire et pureté à Lui, a fait mention dans d'autre versets qu'Il est au-dessus des cieux et qu'Il est élevé (traduction rapprochée) 

 

« Le jugement appartient à Allah le Très-Haut, le Très-Grand. » (2)

 

Et Allah dit (traduction rapprochée) 

 

« Vers Lui monte la bonne parole et Il élève haut la bonne action. » (3)

 

Le Glorieux dit aussi (traduction rapprochée) 

 

« ... la garde (des cieux et de la terre) ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très-Haut, le Très-Grand. » (4)

 

Allah le Majestueux dit encore (traduction rapprochée)  

 

« Etes-vous à l'abri, que Celui qui est au ciel vous enfouisse sous terre et voici qu'elle tremble * Ou êtes-vous à l'abri que Celui qui est au ciel envoie contre vous un ouragan de pierres ? Vous saurez ainsi quel fut Mon avertissement. »  (5)

 

Dans plusieurs versets du Noble Livre d'Allah, il y a l'affirmation qu'Allah le Glorieux est au ciel et qu'Il est élevé. Ceci concorde parfaitement avec le sens des versets qui traitent de l'établissement d'Allah sur le trône (Al-Istiwâ).
 
Avec tout ce qui a été rapporté comme preuves, on saura clairement que la parole des gens de l'innovation qui disent qu'Allah est partout n'est que mensonge ; c'est la doctrine des halûlites égarés.
 
Au contraire, cette parole est une apostasie et un égarement, car c'est un reniement de ce qu'Allah, gloire et pureté à Lui, a dit et ce que son Messager, prière et salut d'Allah sur lui, a dit dans ce qui a été rapporté comme hadiths authentiques, mentionnant qu'Allah, gloire et pureté à Lui, est au ciel, comme par exemple :
 
« Vous ne placez pas votre confiance en moi alors que Celui Qui est au ciel a placé sa confiance en moi ? »  (6)
 
ainsi que le hadith racontant le voyage nocturne du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, et d'autres preuves également.


(1) Al-A'râf, v. 54.
(2) Le Pardonneur, v. 12.
(3) Le Créateur, v. 10.
(4) La Vache, v. 255.
(5) La Royauté, v. 16-17.
(6) Al-Bukhârî, chapitre des expéditions (4351) et Muslim, chapitre de l'aumône légale (144-1064).


Le magazine Ad-Da'wa n° 1288 
copié de fatawaislam.com

 
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