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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 22:00
Commander le convenable et proscrire le blâmable
Le convenable, c'est tout ce que la Législation ordonne
Et le blâmable, c'est tout ce que la Législation proscrit


Les gens de la Sounnah et du groupe ordonnent le convenable et proscrivent le blâmable et appliquent ce que la Législation ordonne et proscrit, et sur cela ils ne sont pas négligents.
Ceci dit, commander le convenable et proscrire le blâmable requiert des conditions, comme le fait de savoir ce que la Législation indique et commande dans ce sens.

 

Parmi ces conditions, il y a :

 

-La première est qu'il faut connaître la Législation sur le jugement de ce qui est commandé et de ce qui est prohibé. On ne doit pas commander un ordre sans savoir que la Législation l'ordonne à la base.

 

Comme on ne doit pas proscrire une chose sans savoir que la Législation à la base la proscrit. Et cela ne doit pas être fait sur la base de doutes et de suspicions. Ceci en conformité à la parole d'Allâh - Ta'âla - qui a dit à Son Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) (traduction rapprochée) :

« Et ne poursuis pas ce dont tu n'as aucune connaissance. L'ouïe, la vue et le cœur : sur tout cela, en vérité, on sera interrogé. » [1]

Et 
(traduction rapprochée) :

« Et ne dites pas, conformément aux mensonges proférés par vos langues : « Ceci est licite, et cela est illicite », pour forger le mensonge contre Allâh. Certes, ceux qui forgent le mensonge contre Allâh ne réussiront pas. » [2]

Lorsque l'on voit une personne en particulier faire une chose considérée à la base comme permise, il n'est pas permis de l'interdire avant de savoir (par les preuves) que cela est interdit ou prohibé.

Si on voit une personne délaisser une chose que l'on pense être une adoration, il n'est pas permis de lui ordonner de la faire avant de savoir (par les preuves) que cela est légiféré et ordonné par la Législation.
  
-La deuxième condition est qu'il faut savoir ce qu'il en est concernant la situation des personnes à qui l'on ordonne une chose.

 

A savoir est ce qu'elle fait partie des personnes à qui l'on peut ordonner ou interdire une chose ?

Si on voit une personne en particulier et que l'on doute de savoir si elle est responsable (dotée de raison) ou pas, dans ce cas précis, on ne doit pas lui ordonner de faire une chose jusqu'à temps d'avoir éclairci la situation la concernant.
 
-La troisième condition est qu'il faut connaître la situation et la responsabilité de la personne à qui l'on commande une chose.

A-t-elle ou pas à appliquer cette chose ?

Si on voit une personne en particulier entrer dans la mosquée et puis s'assoir, et nous doutons de savoir si elle a prié ou pas les deux unités de prière de salutation de la mosquée, nous ne devons donc pas la condamner comme nous ne devons pas lui ordonner une chose jusqu'à temps d'avoir éclairci la situation.

La preuve à cela est que lorsque le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) faisait un jour le sermon du vendredi, un homme est entré à la mosquée et puis s'est assis.

Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) lui a dit : 

« As-tu prié les deux unités ? » 
L'homme a répondu non.
Et le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : « Lève-toi et prie ces deux unités. »
 [3]

C'est comme ce qui m'a été dit concernant certaines personnes qui disent que l'enregistrement audio du Qor'ân est interdit.

Car ils considèrent que cela est un manque de respect à l'égard du Qor'ân selon eux.

Et ils interdisent ainsi aux gens d'enregistrer le Qor'ân dans une cassette et blâment ceux qui s'y donnent. 

Nous leur disons : le blâmable serait ce que tu leur interdis alors que tu ne sais même pas si cela est blâmable !

Il est obligatoire que tu saches si cela est blâmable dans la religion d'Allâh.

Car cela n'est pas une adoration (l'enregistrement audio).

Et pour ce qui est de l'adoration, cela est quand nous voyons une personne qui adore par le biais d'une chose.

Et on ne sait pas si Allâh a ordonné ceci ou pas.

Dans ce cas, nous l'interdisons.

Car le fondement dans l'adoration, c'est l'interdiction [en l'absence d'une preuve précise le permettant].
 
-La quatrième condition est que la personne soit capable de mettre en application le commandement du convenable et la proscription du blâmable sans que cela ne lui cause du tort.

Si cela peut lui causer du tort, alors cela ne lui est pas obligatoire.

Mais si elle peut l'appliquer et en même temps patienter (face aux difficultés), et bien cela est meilleur.

Car l'ensemble des obligations sont conditionnées par la capacité et l'aptitude. Ceci en conformité à la Parole d'Allâh - Ta'âla - qui dit 
(traduction rapprochée) :

« Craignez donc Allâh autant que vous pouvez » [4]

Et 
(traduction rapprochée) :

« Allâh n'impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. » [5]

Si une personne craint d'être tuée si elle ordonne le convenable, il ne lui est pas obligatoire d'ordonner cela.

Car elle est, dans cette situation, incapable de le faire.

Bien plus, cela est interdit pour elle.

Certains savants ont dit : 
« Au contraire, il est obligatoire pour cette personne d'ordonner le convenable, et la menace de la mort n'est pas une limite l'empêchant d'agir. » 

Ceci dit, la parole la plus juste est la première.

Delà, s'il y a un quelconque tort, comme l'emprisonnement ou autre pour la personne qui s'y donne, elle doit délaisser le commandement du bien et l'interdiction du blâmable de crainte des conséquences.

Et cela jusqu'à ce qu'elle n'est plus de crainte pour sa personne.
 
-La cinquième condition est qu'il ne faut pas que l'ordre sur le commandement du bien et l'interdiction du blâmable engendre un mal plus grand que ce qu'il en est déjà.

Car si son ordre engendre cela, il n'est pas demandé de le faire.

Bien plus, il n'est pas permis dans ce cas d'ordonner le bien et de condamner le blâmable.
 
-La sixième condition est qu'il faut que celui qui ordonne ou condamne soit une personne qui soit ferme sur l'ensemble de ce qui est interdit - et cela sur la base de ce que voient certains savants sur la question. 

Et si elle n'est pas capable d'appliquer cela (d'être elle-même déjà ferme), alors elle ne doit pas ordonner le convenable et proscrire le blâmable.

Ceci en conformité à la Parole d'Allâh - Ta'âla - qui a dit aux enfants d'Israël 
(traduction rapprochée) :

« Commanderez-vous aux gens de faire le bien, et vous oubliez vous-mêmes » [6]

Si cet homme ne prie pas et bien il ne doit ordonner à personne d'autre que lui la prière, quand il consomme du vin, il n'interdit à personne d'autre que lui le vin. Et ces savants [soutenant cet avis] avancent des traditions et opinions supportant leur position.

Ceci dit, la majorité des savants contredisent cet avis et disent : 

« Il est obligatoire pour la personne d'ordonner le convenable même si elle ne l'applique pas elle-même. Et il est obligatoire de proscrire le blâmable même si elle ne l'applique pas elle-même. Et Allâh - Ta'âla - a réprimandé les enfants d'Israël, non pas pour le fait qu'ils ordonnaient la piété aux gens, mais pour les deux choses ensembles, à savoir le commandement de la piété et le fait de s'oublier soi-même ». 

Et cet avis - des savants - est l'avis le plus authentique. [7]

[1] Coran, 17/36
[2] Coran, 16/116
[3] Rapporté par al-Bukhârî
[4] Coran, 64/16
[5] Coran, 2/286
[6] Coran, 2/44
[7] Kitâb « Charh al-'Aqîdat al-Lawâssitiyyah » du SHeikh Ibn 'Uthaymîn, p.651-656

 
copié de manhajulhaqq.com
 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Méthodologie - المنهجية
16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 23:00
La réalité des quêtes au nom de la da'wa salafiya
Question :
 
Notre Cheikh : Cheikh Mouqbil, a fondé la Da'wah salafiyyah ici au Yémen, basée sur l'intégrité et il a écrit un pamphlet intitulé "la condamnation morale de la quête". 

Notre question est : 
certains prêcheurs demandent parfois aux gens de l'argent à des fins de Da'wah. Quels sont donc les critères pour la quête d'argent pour la Da'wah ?
 
Réponse : 
 
En tous les cas, qu'Allah fasse miséricorde à cheikh Mouqbil et on demande à Allah que lui succède quelqu'un de bien au Yémen et dans d'autres pays. 
 
En vérité, cet homme qu'Allah lui fasse miséricorde, nous rappelle l'ascétisme des Salafs, leur crainte d'Allah, leur fierté, leur noblesse, leur dignité, leur courage pour clamer haut la vérité - qu'Allah lui fasse miséricorde - et dans sa mort il y a une grande perte pour la Da'wah Salafiya au Yémen, qu'Allah les réconforte et qu'il leur donne meilleur que ce qu'ils ont perdu.

Nous demandons à Allah de bénir ses étudiants et qu'il fasse en sorte qu'un grand nombre d'entre eux soit comme lui. 
 
En vérité, par Allah, il était un modèle d'ascétisme, de piété et de mépris des choses de ce bas monde.
Et il était un homme clairvoyant lorsqu'il refusait l'argent et qu'il mettait en garde contre le fait d'en demander à tel point que je me rappelle qu'il avait lancé un raid sur ceux qui faisaient des quêtes en son nom. 

Quel homme intègre il était ! et Allah l'a béni.
 
Et ce n'est pas nécessaire que les gens entreprennent de faire la collecte d'argent au nom de la Da'wah , les Salafs n'ont jamais fait de choses semblables. 
 
Est-ce que Ahmad Bin Hanbal rahimahoullah, tendait-il la main pour demander aux gens (de l'argent)dans le but de la Da'wah ? 
 
Il refusait l'argent et il a donné un des plus merveilleux exemple de noblesse et de dignité, quand il a entreprit de partir en voyage d'Irak à San'aa au Yémen vers Abdurrazaq (note du trad : pour chercher le hadith). 

Puis sur leur chemin, lui et son compagnon, Yahya bin Ma'ine, ont effectué le Haj et ont trouvé Abdur Razzaq à La Mecque (note du traducteur : il faisait le Haj aussi). 

Alors, ibn Ma'in dit à Ahmad : "Voilà Abdur Razzaaq". Allah l'a guidé vers nous, nous n'avons donc pas besoin de voyager (note du trad: jusqu'à san3a au Yémen)

Ahmed a répondu :" J'avais l'intention de Voyager vers San'aa, je ne ferais donc pas demi-tour". Puis il se mis en route pour San'aa et en chemin il manqua d'argent qu'Allah lui fasse miséricorde. Ses amis l'ont su (qu'il manquait d'argent) et se sont proposés de l'aider financièrement. Mais l'imam Ahmad refusa et devint porteur, porta de lourdes charges sur son dos pour les pauvres bédouins chameliers alors que c'était un imam rahimahoullah.

Il a vu que le portage, le travail et de manger de ses propres mains étaient mille fois meilleure que prendre des gens.

Car la main supérieure, est celle qui donne et la main inférieure est celle qui reçoit. Et Ahmad ne voulait pas que sa main soit l'inférieur (celle qui reçoit), qu'Allah soit satisfait de lui.
 
Donc, je conseille aux savants et étudiants en science, qu'ils nous fassent revivre les récits de la noblesse des Salafs et qu'ils prennent conscience que la ruée vers l'argent est le plus dangereux des dangers pour la Da'wah Salafiya.

Et la preuve est, que la fitna actuellement s'embrase à cause de l'argent parce que, -Qu'Allah vous bénisse-, certaines personnes ont commencé à tendre leurs mains vers cette association ou a telle autre (organisme de charité). nous cherchons refuge auprès d'Allah contre le fitna de l'argent. 

Par Allah c'est une fitnah. 

Et par Allah, un petit nombre d'étudiants qui sortent de la mosquée, qui sont autonomes, nobles et dignes, sont meilleurs que des millions et des millions de ces étudiants demandeur d'argent anéantis par les biens de ce monde.

Donc, nous recommandons aux jeunes Salafis et aux savants parmi eux, qu'ils nous fassent revivre les récits de la noblesse des Salafs, tout comme ils ont levé l'étendard de la Sounna, qu'ils lèvent également l'étendard de l'honneur, de la noblesse, de l'ascétisme, de la crainte d'Allah et de l'honorabilité qui les empêche de galoper derrière les biens de ce monde.

Par Allah, rien n'a pu nuire à la Dawah Salafiyyah au Yémen que la propagation de l'argent ainsi que le halètement derrière celui-ci.

Ce qui a donné lieu à cette fitna actuel.( fitna de Abou al Hassan al Misri) 

Et l'argent a contribué fortement à l'attisement du feu de la fitna. Ils n'ont qu'à se repentir à Allah et revenir à lui et qu'ils se fraternisent.
Nous leur recommandons de s'exhorter à la vérité et s'exhorter à l'endurance dans chaque difficulté de la vie, 

« Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et fais la bonne annonce aux endurants » sourate Al Baqara, verset 155.

Et par Allah, en vérité, les Salafs ne nous ont pas apporté cette Da'wah toute fraiche (authentique) par le biais de l'argent et des navires. 

Mais ils nous l'ont apporté par leur ascétisme, leur crainte d'Allah et leur honorabilité, qu'Allah soit satisfait d'eux.

Donc, nous recommandons aux Salafis du monde entier et au Yémen, en particulier - le Yémen dont Allah y a levé l'étendard de la sunna, de préserver cette da'wah.

Et si l'argent devait venir à eux, cela corromprait ce qu'il y a entre eux. 

Et c'est donc à eux de s'en débarrasser (de l'argent) à coup de pied. 

Et qu'ils continuent dans leur voie, fiers, nobles, diffusant la noble et propre (pure) Da'wa d'Allah. 

Source : cassette "Questions des jeunes d'Aden dans la fitna de Abi Al Hassan" 
 
Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Actualités - أخبار
16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 22:00
Voici le cas d’un homme qui a épousé une femme à condition de ne pas lui donner une coépouse

Al-Imâm Ibn Qoudâma al-Maqdissî (rahimahullâh) a dit que si, en épousant une femme on accepte la condition de ne pas la déplacer de son domicile paternel ou de son pays, la condition devra être respectée, en vertu de ce qui a été rapporté du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) :

 
« Les conditions les plus dignes d'être respectées sont celles qui vous ont permis de jouir de rapports sexuels. » [1]
 
Si on épouse une femme à condition de ne pas lui donner une coépouse, elle a le droit de se séparer du mari, s'il la lui donne. 
 
Tout cela se résume en ceci que les conditions matrimoniales sont de trois catégories :
 
L'une d'elles consiste dans les conditions dont le respect est obligatoire. 
 
Ce sont les conditions qui procurent un avantage à la femme comme le fait de ne pas la déplacer de son domicile paternel, ou de son pays ou de ne pas voyager avec elle ou de ne pas lui donner une coépouse ou de ne pas prendre une concubine. 
 
Ces conditions sont à respecter obligatoirement.
S'il ne le fait pas, elle a le droit de faire dissoudre le mariage
[...]  [2]

 
Et SHeikh ul-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) interrogé sur la question répondit aussi, que la réponse est oui. 
 
Ces conditions sont valables conformément à l'école de l'Imâm Ahmad et à l'avis des Compagnons [as-Sahâba] et de leurs successeurs immédiats [tâbi'îne].
 
C'était en particulier l'avis de 'Oumar Ibn al-Khattâb, de Amr Ibn al-'As, de Chourayh al-Qadhî, de al-Awza'î, ainsi que de Ishaq.
 
Pour l'imâm Mâlik, si l'épouse formule dès l'établissement du contrat du mariage la condition de pouvoir disposer d'elle-même, cette condition est valable et permet à la femme de se séparer du mari. 
 
Cet avis ressemble à celui adopté par l'école de l'imâm Ahmad. 
 
Car ils reposent tous les deux sur ce qui a été rapporté dans les Deux Sahîh d'après le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) : 
 
« Les conditions les plus dignes d'être respectées sont celles qui vous ont permis de jouir de rapports sexuels »
 
'Oumar Ibn al-Khattâb a dit : « En matière de droit, les conditions sont décisives »
 
Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) considère que les conditions qui permettent de jouir des rapports sexuels sont plus dignes d'être respectées que les autres.

Ce qui est bien le cas ici.  [3]

[1] Rapporté par al-Bukhârî - n°5151, et authentifié par SHeikh al-Albânî dans « Irwâ al-Ghalîl - n°1892 »
[2] Kitâb « al-Moughnî » de Ibn Qoudâma, 6/384
[3] kitâb « al-Fatâwa al-Koubra » de Ibn Taymiyyah, 3/90
 
copié de manhajulhaqq.com
 

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

Imam Ibn Qudama Al-Maqdissi - الإمام أبو محمد بن قدامة المقدسي
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mariage - divorce - الزواج و الطلاق
16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 22:00
Le mari qui restreint les dépenses de sa famille

Question :

 

Si mon époux me restreint les vivres, est-ce que j’ai le droit de lui prendre de son argent sans qu’il le sache ?
 
Réponse :
 
Celui qui doit subvenir aux besoins d’autrui, et qui se montre négligeant, et qui n’accomplit pas son devoir, il va de son droit (à l’autre) de prendre de ses biens sans qu’il le sache, et ceci en référence au hadith de Hind bint ‘Utbata qui dit au prophète (salallahu a‘layhi wa salam) que son époux ne lui donnait pas suffisamment de quoi vivre elle et ses enfants.

A cela, le prophète (salallahu a‘layhi wa salam) répondit :

« Prends ce dont vous avez besoin toi et tes enfant, avec équité. »
 
Il lui a permis (salallahu a‘layhi wa salam) de se servir sans que son mari ne le sache.
 
En revanche, quand le nécessiteux demande plus qu’il a besoin, il (le mari) n’est pas obligé de le lui donner et ceci en référence au hadith que nous avons cité.
 
Et Allah est plus savant…


Fatawa Manar Al Islam
copié de salafs.com

 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Homme musulman - رجل مسلم
16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 22:00
Au sujet du film «Le Messager»

Ceci est la traduction de la fatwâ du Corps des Grands Savants concernant le fait de représenter les Compagnons, qu'Allâh les agrée.

 
Question:
 
Le statut de la représentation des Compagnons.
 
Réponse:
 
Le Corps des Grands Savants du Royaume d'Arabie Saoudite a décidé d'interdire de représenter les Compagnons - qu'Allâh les agrée - et a fortiori le Messager صلى الله عليه وسلم , par la décision n°13 datée du 16/4/1393hég., dont le texte est le suivant :
 
« La pleine Louange est à Allâh, Seigneur des mondes ; et que la prière et le salut soient sur le plus noble des Envoyés, sur l'ensemble de sa famille et de ses Compagnons, sur les Tâbi'în, ainsi que sur ceux qui les suivront jusqu'au Jour de la Résurrection.
 
Quant au sujet : Le Corps des Grands Savants, lors de sa troisième session tenue entre le 1/4/1393 et le 17/4/1393, a pris connaissance du discours de la haute Assemblée n° 44/93 adressé au Directeur général de l'administration des recherches scientifiques, de l'Iftâ', de la prêche et de l'orientation, dont la teneur du texte suit :
 
Nous vous envoyons la lettre qui nous a été adressée par Talâl Ibn ach-Cheykh Mahmoûd Al Bannî Al Makkî, directeur général de la société Luna films à Beyroûth, portant sur le projet de la société de faire un film représentant la vie de Bilâl, le mou'adhdhin du Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم.

Nous souhaiterions qu'après avoir pris connaissance de [cette lettre], vous la présentiez aux Grands Savants pour qu'ils émettent leur avis sur le sujet et que vous nous en présentiez le résultat.

 
Après avoir pris connaissance du discours de la Haute Assemblée, ainsi que de ce qu'avait préparé la Commission permanente pour les recherches scientifiques et l'Iftâ' sur ce sujet, et après que ses membres se furent concertés, le Corps des Grands Savants a décidé ce qui suit à l'unanimité: 
 
- Allâh, Soubhânahou wa Ta'âlâ, a adressé des compliments aux Compagnons, Il a exposé leur position élevée, leur rang éminent. Et dans la réalisation [d'une œuvre] sur l'un quelconque d'entre eux sous la forme d'une pièce de théâtre ou d'un film, il y a incompatibilité avec les compliments qui leur ont été adressés par Allâh et une dégradation du rang élevé qu'Il leur a attribué et avec lequel Il les a honoré.
 
- La représentation de l'un quelconque d'entre eux serait l'objet de moqueries et sarcasmes.

La plupart du temps, pour les personnes qui s'en chargent, il n'y a de place ni pour la bonté ni pour la crainte (taqwâ), dans leur vie en général comme dans les mœurs de l'islâm.

En plus du but visé par les responsables de ces représentations, qui vont en faire un moyen pour obtenir un gain matériel.

Quelque précaution qu'on prenne, cela contiendra du mensonge et de la médisance.

De plus, représenter les Compagnons - qu'Allâh les agrée - les mettrait dans une position vexante aux yeux des gens : la confiance à l'égard des Compagnons du Messager d'Allâh   صلى الله عليه وسلم s'ébranlerait ; cela occulterait la crainte respectueuse qu'éprouvaient [jusqu'alors] les musulmans spectateurs ; cela ouvrirait la porte au doute dans la religion des musulmans ; [cela entraînerait] la dispute et les débats concernant les Compagnons de Mouhammed صلى الله عليه وسلم. Et cela inclurait la nécessité pour les acteurs de tenir le rôle d'Aboû Jahl et de ses semblables, portant sur sa langue les insultes adressées à Bilâl, au Messager صلى الله عليه وسلم et à ce avec quoi est venu l'islâm. Sans aucun doute, ceci est dégoûtant. Et cela aurait pour but de semer la confusion dans l'esprit des musulmans, comme dans leur 'aqîdah, dans le Livre de leur Seigneur et dans la Sounnah de leur prophète Mouhammed صلى الله عليه وسلم .
 
- Ce que l'on dit concernant l'existence d'un profit qui serait : la divulgation des bonnes mœurs et de l'éthique ; [l'incitation] à rechercher la vérité ; préciser la Sîrah, sans rien transgresser de tout cela sur aucun aspect ; en souhaitant profiter d'une morale et en tirer des leçons ...

Tout ceci n'est qu'hypothèses et supputations.

Celui qui connaît les acteurs et les buts qu'ils s'assignent, sait bien que ce genre d'interprétation [les profits à tirer qui viennent d'être évoqués], est rejeté par la réalité [que vivent] les acteurs, par leurs chefs de file et par les préoccupations qu'ils ont faites dans leurs vies et leurs actes.
 
- Parmi les règles édictées par la Législation : « Ce qui constitue une source de corruption de façon certaine ou probable, est interdit ». Et représenter les Compagnons, en supposant qu'il existe un intérêt à le faire, [est un acte où] prévaut la corruption. Aussi, pour préserver les intérêts, fermer la voie à ce qui pourrait y amener et protéger la dignité des Compagnons de Mouhammed صلى الله عليه وسلم , il est impératif d'interdire cela.
 
Le regard du Corps a été attiré par ce qu'a dit Talâl, concernant le fait que Mouhammed et ses Califes Bien-dirigés [occupent un rang] trop élevé pour que leurs images ou leurs voix apparaissent dans ce film.

Son attention a également été attirée par l'audace des responsables de ces représentations (ou propriétaires de théâtres) de représenter Bilâl et d'autres parmi les Compagnons, car ceci ne [peut] se faire qu'en raison de la faiblesse de leur rang et de la dépréciation de leur mérite en regard des quatre Califes.

Ils n'ont pas, selon eux, l'immunité ni la considération qui interdisent de les représenter et de les exposer aux moqueries et sarcasmes.

Ceci n'est pas correct, car chaque Compagnon possède un mérite qui lui est propre ; et ils sont tous associés dans le mérite d'être des Compagnons, bien qu'ils occupent des rangs différents auprès d'Allâh Jalla wa 'Alâ.

Cette valeur dans laquelle ils sont associés - le mérite d'être un Compagnon - interdit qu'on les traite avec mépris. Et qu'Allâh accorde Sa prière et Son salut à notre Prophète Mouhammed, à sa famille et à ses Compagnons. »
 
Source sahab
copié de alminhadj.fr
 
Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Distraction - musique - image - sport et internet
16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 15:17
Les erreurs de la prière (vidéo en arabe)

La Prière : est un jardin de 'ibadat (les actes d'adoration), dans lequel chaque type splendide d'adoration est trouvé.

Il y a le takbir, par lequel la prière est introduite, la position debout pendant laquelle la personne récite la parole d'Allah, l’inclinaison pendant laquelle il vante son Seigneur, le retour de l’inclinaison, qui est remplie des louanges à Allah, la prosternation pendant laquelle il glorifie Allah le Très-Haut et pendant laquelle il l'implore par l’invocation, l’assise dans laquelle il y a le tashahud, des invocations et la fermeture par le taslim 

La Prière en congrégation : Ibn 'Umar (qu’Allah l’agrée) a rapporté que le prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - a dit :

« la Prière en congrégation est meilleure que la prière seul de vingt-sept degrés. »
[Rapporté par Al-Bukhari et Muslim]

Ibn Mas'ud (qu’Allah l’agrée) a dit :

« Quiconque serait heureux de rencontrer Allah demain en étant musulman, qu’il préserve ces cinq prières du lieu où elles sont appelées (c'est-à-dire les mosquées), car en vérité, Allah a légiféré pour votre prophète les voies de la guidée.

Et en effet ces (cinq prières à la mosquée) font partie des voies de la guidée.

Et si vous deviez prier dans vos maisons comme cet homme qui s'abstient (de prier dans à la mosquée) et prie dans sa maison, alors vous auriez abandonné la Sunna de votre prophète. Et si vous deviez abandonner la Sunna de votre prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - vous vous égareriez.

Il n'y a pas un homme qui fasse ses ablution et les fasse bien, puis a l'intention d'aller à une de ces mosquées sans qu'Allah ne lui enregistre une bonne action pour chaque pas, l’élève d’un degré et efface un mauvais acte par cela.

Vous nous avez certainement vu et personne ne s'abstenait de la prière (à la mosquée) sauf l'hypocrite dont l'hypocrisie était bien connue. Et en effet un homme était porté soutenu par deux hommes jusqu’à ce qu'il soit debout dans le rang (pour la prière). »
[Rapporté par Muslim]
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Prière - الصلاة
15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 23:00
Peut-on prendre des photos ?

Question : 


Quelques savants en Grande-Bretagne considèrent permis le fait de prendre des photos d'adorateurs alors qu'ils suivent les prières en congrégation et d'enfants qui lisent le Qur'an, parce que ces images, si elles sont imprimées dans des magazines et des journaux, peuvent avoir un effet positif sur les non-musulmans et les encourager à découvrir l'islam et les musulmans.
 
Réponse : 

La louange est à Allah et que les prières et les bénédictions soient sur le messager, sa famille et ses compagnons.

Prendre des photos des créatures qui ont une âme est interdit, que ce soit une image d'un être humain ou d'un animal, ou que ce soit un adorateur ou quelqu'un lisant le Qur'an ou d'autres actes similaires.

Ceci parce que la prohibition de ceci est fermement établie dans les ahadith authentiques.

De ce fait, il n'est pas permis d'imprimer des images dans des magazines, des journaux ou des bulletins.

Même si ce sont des musulmans faisant leurs ablutions ( Wudhu) ou lisant le Qur'an, que ce soit dans l'espoir de répandre l'islam ou d'encourager à se renseigner et à l'accepter.

Ceci parce qu'il n'est pas permis d'employer l'interdit comme moyen d'étendre l'islam.

Les types de médias permis sont nombreux, donc ils ne doivent pas être abandonnés en préférant d'autres types de médias interdits par Allah.

La situation présente dans les pays musulmans n'est pas une preuve de la permission (des images) , plutôt cela est interdit en raison de la preuve authentique concernant cela.

Donc, il est nécessaire de désapprouver la prise d'images conformément à cette preuve.

Qu'Allah bénisse et envoie la paix sur notre prophète Muhammad, sa famille et compagnons.
      
Article tiré du site assalafi.com
Source : Fatawa Al-Lajnat id-Da'imah, 1/484.
copié de salafs.com
                                                                      
Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء
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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 22:00
Allah est Beau et Il aime la beauté

D'après 'Abdullah Ibn Mas'ud (radiallahu 'anhu), le prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : 

 
«N'entrera pas au Paradis quiconque a le poids d'un atome d'orgueil dans son cœur.»  
Un homme a dit : «Et si un homme aime les beaux vêtements et les belles chaussures ?» 
Il dit : «Allâh est Beau et Il aime la beauté.
L'orgueil c'est de refuser la vérité et de regarder de haut les gens.»
Rapporté par Muslim (131)
 
عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مَسْعُودٍ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ
لا يَدْخُلُ الْجَنَّةَ مَنْ كَانَ فِي قَلْبِهِ مِثْقَالُ ذَرَّةٍ مِنْ كِبْرٍ
قَالَ رَجُلٌ إِنَّ الرَّجُلَ يُحِبُّ أَنْ يَكُونَ ثَوْبُهُ حَسَنًا وَنَعْلُهُ حَسَنَةً
قَالَ إِنَّ اللَّهَ جَمِيلٌ يُحِبُّ الْجَمَالَ
الْكِبْرُ بَطَرُ الْحَقِّ وَغَمْطُ النَّاسِ
مسلم في صحيحه رقم 131

Concernant la parole du Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam : «Allah est beau et aime la beauté», ce hadith englobe la beauté vestimentaire, sujet du hadith en question, mais englobe aussi, vu la portée générale du propos, la beauté de toute chose, comme dans l’autre hadith :

 

«Allah est propre et aime la propreté»

 

Il est aussi authentiquement rapporté que le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam a dit : 

 

«Allah est bon et n’accepte que ce qui est bon.»

 

On trouve également dans les sunans le hadith suivant :

 

«Allah aime voir les effets de Ses bienfaits sur Son serviteur.»

 

On y trouve aussi d’après Abû al Ahwas Al Juchamî -qu’Allah l’agrée- :

 

«Le Prophète me vit habillé en haillons et me dit : Possèdes-tu quelque bien ? 

Je répondis : Oui. 

Il me dit : Quel type de bien ? 

Je lui dis : Toutes les sortes de biens dont Allah m’a fait don, chameaux, ovins….  

Le Prophète sallallahu alayhi wa sallam me dit : Fais donc en sorte que les effets des bienfaits et de la grâce d’Allah apparaissent sur toi.»

 

Allah ta’ala aime donc voir apparaître les effets de Ses bienfaits sur Son serviteur, car cela participe de la beauté qu’Il aime, et c’est une façon de Le remercier pour Ses bienfaits.

 

Or la gratitude est une beauté interne, et Allah aime voir se manifester la beauté apparente par le bienfait, et la beauté interne par la gratitude.

 

Allah aimant la beauté, c’est la raison pour laquelle Il a fait descendre pour Ses serviteurs vêtements et parures qui embellissent leur apparence, et piété qui embellît leur for intérieur.

 

Il a ainsi dit (traduction rapprochée) :

 

«Ô enfants d’Adam ! Nous avons fait descendre sur vous des vêtements pour cacher votre nudité, ainsi que des parures … Mais le vêtement de la piété, voilà qui est meilleur.» (Sourate al A’râf verset 26)

 

Allah ta’ala a dit au sujet des gens du paradis (traduction rapprochée) :

 

«Il leur fera rencontrer splendeur et joie, et les rétribuera pour ce qu’ils auront enduré, en leur donnant le paradis et des vêtements de soie.» (Sourate Al Insân verset 11)

 

Allah a donc embelli leur visage par la splendeur, leur for intérieur par la joie, et leur corps par la soie.

 

Parallèlement au fait qu’Allah aime la beauté des paroles, des actes, des vêtements et de l’apparence, Il déteste tout ce qui est laid, qu’il s’agisse des paroles, des actes, des vêtements ou de l’apparence.

 

Il déteste donc la laideur et ses adeptes et aime la beauté et ses adeptes.

 

Cependant, deux groupes se sont égarés concernant cette notion.

 

Le premier affirme : Tout ce qu’Allah a créé est beau.

 

Il aime donc tout ce qu’Il a créé.

 

Nous aimons par conséquent tout ce qu’Il a créé et n’en haïssons rien.

 

Toute personne qui sait que les créatures sont Son œuvre considérera qu’elles sont toutes belles.

 

Un de leur poète a même dit :

 

Lorsque tu vois les créatures comme elles sont,

tu te rends compte que tout ce qui existe est beau.

 

Pour appuyer leur argumentation, les adeptes de cette pensée se sont basés sur la parole d’Allah (traductions rapprochées) :
 

«Allah qui a tout créé de la meilleure façon.» (Sourate as Sajdah verset 7) 

 

«Telle est l’œuvre d’Allah qui a tout façonné à la perfection.» (Sourate An Naml verset 88)

 

«Tu ne vois aucune disproportion en la création du Tout Miséricordieux.» (Sourate Al Mulk verset 3)

 

Aux yeux de ce groupe, l’homme le plus savant est celui qui voit la beauté en toute chose et considère que rien de ce qui existe n’est laid.

 

Mais en réalité, ces gens n’éprouvent plus aucune jalousie dans leur cœur pour Allah ta’ala, et considèrent que tout mâle ou femelle représente la beauté qu’Allah aime.

 

Et ils prétendent alors adorer Allah par les turpitudes.

 

Certains vont même jusqu’à dire que leur divinité se manifeste sous l’apparence de leur partenaire et s’incarne en lui. S’il s’agit de panthéistes, ils diront que leur partenaire est une manifestation de la vérité, qu’ils nommeront  « manifestations de la beauté ».

 

Il est un deuxième groupe qui est l’opposé du groupe cité plus haut, et qui affirme : Allah ta’ala a blâmé la beauté apparente, les grandes taille et les proportions physique idéales.

 

Il a ainsi dit au sujet des hypocrites (traductions rapprochées) :

 

«Et quand tu les vois, leurs corps t’émerveillent.» (Sourate al Munâfiqûn verset 4)

 

«Combien de générations, avant eux, avons Nous fait périr, qui les surpassaient en biens (athâthan) et en apparence (ri’yan) ?» (Sourate Maryam verset 74)

 

Al Hassan -qu’Allah l’agrée- a dit : «Ri’yan désigne l’apparence.»

 

Et on trouve dans sahih Muslim que le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam a dit :

 

«Allah ne regarde ni votre apparence ni vos biens, mais Il regarde plutôt vos cœurs et vos œuvres.» 

 

Ils affirment : On sait que le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam ici n’a pas nié pour Allah le fait qu’Il puisse voir leur apparence et leurs biens.

 

Ce qui est nié ici c’est le fait qu’Allah les regarde avec amour. Ils affirment aussi qu’Allah ta’ala nous a interdit de porter de l’or et soie, d’utiliser des récipients en or ou en argent qui font pourtant partie des plus belles choses de ce bas monde.

 

Allah ta’ala a aussi dit (traduction rapprochée) :

 

«Et ne tends point tes yeux vers ce que Nous avons donné comme jouissance temporaire à certains groupes d’entre eux : c’est un décor de la vie présente par lequel Nous les éprouvons.» (Sourate Tâ Hâ verset 131 )

 

Et le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam a dit :

 

«S’habiller humblement fait partie de la foi.»

 

De plus Allah a blâmé les gaspilleurs.

 

Or le gaspillage concerne aussi bien la nourriture et la boisson que les vêtements.

 

Pour trancher, nous dirons : La beauté de l’apparence, des vêtements, et de l’accoutrement se décline en trois catégories :

 

-L’une d’elles est louable,

-l’autre blâmable

-et la dernière n’est ni louable ni blâmable.

 

La beauté louable est celle faite pour Allah ta’ala et qui aide à obéir à Allah, à exécuter Ses ordres et à répondre à Ses requêtes.

 

Ainsi le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam se faisait beau pour accueillir les délégations.

 

Il en est de même pour l’armure que l’on porte pour combattre, ou le fait  de porter de la soie et de se pavaner avec dans une bataille.

 

Tout cela est louable si fait dans le but de faire triomphé la parole d’Allah, de secourir Sa religion et d’intimider l’ennemi.

 

La beauté blâmable est celle faite pour ce bas monde, pour le pouvoir, par vantardise et orgueil.

 

C’est celle utilisée pour parvenir à l’assouvissement des désirs et qui devient alors un but en soi et le plus illustre des objectifs du serviteur. En effet, beaucoup de personnes n’ont d’autre ambition que cela.

 

La beauté qui n’est ni louable ni blâmable est celle qui ne présente ni les caractéristiques du premier type de beauté ni celle du second.


Pour conclure nous dirons que ce noble hadith comprend deux fondements importants : le premier est la connaissance d’Allah et le second est la façon de L’adorer.


Ainsi, il s’agit de connaître Allah ta’ala par le biais de Sa beauté incomparable, et de L’adorer par les belles paroles, les belles œuvres et le beau comportement qu’Il aime.

 

En effet, Allah aime lorsque Son serviteur embellît sa langue par la véracité, son cœur par la sincérité, l’amour, le retour vers Lui et la confiance en Lui, et ses membres par l’obéissance.

 

Il aime lorsque le serviteur embellit son corps par la manifestation des effets de Ses bienfaits sur ses vêtements, et par le fait de le purifier de toute impureté concrète et abstraite, de toute saleté et pilosité détestable, et par le fait de se circoncire et de se tailler les ongles.

 

Le serviteur connaît ainsi Allah par les attributs de la beauté et se fait connaître de Lui par les belles œuvres, les belles paroles et le beau comportement.

 

Il le connaîtra donc par la beauté qui est Son attribut, et L’adorera par la beauté que représente Sa législation et Sa religion.

 

Le hadith mentionne donc deux fondements : la connaissance et l’adoration.
 

Kitab al Fawa'id 
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وقوله في الحديث

"إن الله جميل يحب الجمال "

 سبق تخريجه ص ه 26

يتناول جمال الثياب المسؤول عنه في نفس الحديث ، ويدخل فيه بطريق العموم الجمال من كل شيء
كما في الحديث الاخر

"إن الله نظيف يحب النظافة "

أخرجه الترمذي 9927 عن سعد بن أبي وقاص ، وقال : هذا حديث غريب
وخالد بن إلياس يضغف
 وفي الصحيح

"إن الله طيب لا يقبل إلا طيبا"

أخرجه مسلم 1501 عن أبي هريرة

وفي السنن

"الله يحب أن يرى أثر نعمته على عبده "

أخرجه الترمذي 9281 عن عبدالله بن عمرو بن العاص ، وقال : هذا حديث حسن

وفيها : عن أبي الأحوص الجشمي

عن أبيه ؟ قال : راني النبي !! وعلي أطمار، فقال : "هل لك من مال؟" . قلت : نعم . قال : "من أي المال ؟". قلت : من كل ما اتى الله من الإبل والشاء. قال : "فلتر نعمته وكرامته عليك "

3( وأبو داود ( 6304 ( والترمذي ( 6002 ( والنسائي / أخرجه أحمد ( 473 018 /8 ( بهذا الطريق . قال! الترمذي : هذا حديث حسن صحيح
فهو سبحانه يحب ظهور أثر نعمته على عبده ؛ فإنه من الجمال الذي يحبه ، وذلك من شكره على نعمه ، وهو جمال باطن ؟ فيحب أن يرى على عبده الجمال الظاهر بالنعمة والجمال الباطن بالشكر عليها ولمحبته سبحانه للجمال أنزل على عباده لباسا وزينة تجمل ظواهرهم وتقوى تجفل بواطنهم ، فقالي

 يَـٰبَنِىٓ ءَادَمَ قَدۡ أَنزَلۡنَا عَلَيۡكُمۡ لِبَاسً۬ا يُوَٲرِى سَوۡءَٲتِكُمۡ وَرِيشً۬ا‌ۖ وَلِبَاسُ ٱلتَّقۡوَىٰ ذَٲلِكَ خَيۡرٌ۬‌ۚ - الأعراف/ 26

وقال في أهل الجنة

فَوَقَٮٰهُمُ ٱللَّهُ شَرَّ ذَٲلِكَ ٱلۡيَوۡمِ وَلَقَّٮٰهُمۡ نَضۡرَةً۬ وَسُرُورً۬ا ( ١١ ) وَجَزَٮٰهُم بِمَا صَبَرُواْ جَنَّةً۬ وَحَرِيرً۬ا ( ١٢  الإنسَان11-12

 فجمل وجوههم بالنضرة وبواطنهم بالسرور وأبدانهم بالحرير وهو سبحانه كما يحب الجمال في الأقوال والأفعال واللباس
والهيئة يبغض القبيح من الأقوال والأفعال والثياب والهيئة ؛ فيبغض القبيح وأهله ، ويحب الجمال وأهله. ولكن ضل في هذا الموضع فريقان : فريق قالوا: كل ما خلقه جميل ؛ ]ه 91 ا[ فهو يحب كل ما خلقه، ونحن نحب جميع ما خلقه ؛ فلا نبغض منه شيئا. قالوا: ومن رأى الكائنات منه راها كلها جميلة

 وأنشد منشدهم: وإذا رأيت الكائنات بعينهم فجميع ما يحوي الوجود مليح

 واحتجوا بقوله تعالى

 ٱلَّذِىٓ أَحۡسَنَ كُلَّ شَىۡءٍ خَلَقَهُ  - السجدة/ 7

وقوله
صُنۡعَ ٱللَّهِ ٱلَّذِىٓ أَتۡقَنَ كُلَّ شَىۡءٍ‌ۚ - النمل / 88
وقوله

مَّا تَرَىٰ فِى خَلۡقِ ٱلرَّحۡمَـٰنِ مِن تَفَـٰوُتٍ۬‌ۖ - الملك/ 3

. والعارف عندهم هو الذي يصزح بإطلاق الجمال ولا يرى في الوجود قبيحا . وهؤلاء قد عدمت الغيرة لله من قلوبهم والبغض في الله والمعاداة فيه وإنكار المنكر والجهاد في سبيله وإقامة حدوده ! ويرى جمال الصور من الدكور والاناث من الجمال الذي يحبه الله ، فيتعبدون بفسقهم ! وربما غلا بعضهم حتى يزعم أن معبوده  يظهر في تلك الصورة ويحل فيها! وإن كان اتحاديا قال : هي مظهر من مظاهر الحق ، ويسميها المظاهر الجمالية

وقابلهم الفريق الثاني ، فقالوا : قد ذم سبحانه جمال الصور وتمام القامة والخلقة ؛ فقال عن المنافقين

 وَإِذَا رَأَيۡتَهُمۡ تُعۡجِبُكَ أَجۡسَامُهُمۡ‌ۖ - المنافقون / 4

وقال

وَكَمۡ أَهۡلَكۡنَا قَبۡلَهُم مِّن قَرۡنٍ هُمۡ أَحۡسَنُ أَثَـٰثً۬ا وَرِءۡيً۬ا  - مريم/ 74

أي أموالا ومناظر

قال الحسن : هو الصور

وفي صحيح مسلم برقم 2564  من حديث أبي هريرة عنه صلى الله عليه وسلم

"إن الله لا ينظر إلى صوركم وأموالكم ، وإنما ينظر إلى قلوبكم وأعمالكم "

 قالوا : ومعلوم أنه لم ينف نظر الادرالت ، وإنما نفى نظر المحبة . قالوا: وقد حرم علينا لباس الحرير والذهب وآنية الذهب والفضة ، وذلك من أعظم جمال الدنيا . وقال

وَلَا تَمُدَّنَّ عَيۡنَيۡكَ إِلَىٰ مَا مَتَّعۡنَا بِهِۦۤ أَزۡوَٲجً۬ا مِّنۡہُمۡ زَهۡرَةَ ٱلۡحَيَوٰةِ ٱلدُّنۡيَا لِنَفۡتِنَہُمۡ فِيهِ‌ۚ - طه/ 131

 وفي الحديث

"البذاذة من الايمان "

1( من حديث أبي / أخرجه أبو داود ( 4161 ( وابن ماجه ( 4118 ( والحاكم ) 9 أمامة

. وقد ذم الله المسرفين ، والسرف كما يكون في الطعام والشراب يكون في اللباس

وفصل النزاع أن يقال : الجمال في الصورة واللباس والهيئة ثلاثة أنواع : منه ما يحمد ، ومنه ما يذم ، ومنه مالا يتعلق به مدج ولا ذم : فالمحمود منه ما كان لله وأعان على طاعة الله وتنفيذ أوامره والاستجابة له ؛ كما كان النبي !ي! يتجمل للوفود

كما في الحديث الذي أخرجه البخاري ) 886 ( ومسلم ) 6802 ( عن ابن عمر

، وهو نظير لباس آلة الحرب للقتال ولباس الحرير في الحرب والخيلاء فيه ؟ فإن ذلك محمود إذا تضمن إعلاء كلمة الله ونصر ديبه وغيظ عدوه والمذموم منه ما كان للدنيا والرئاسة والفخر والخيلاء والتوسل إلى الشهوات ، وأن يكون هو غاية العبد وأقصى مطلبه ؛ فإن كثيزا من النفوس ليس لهاهمة في سوى ذلك وأما ما لا يحمد ولا يذم فهو ما خلا عن هذين القصدين وتجرد عن الوصفين والمقصود أن هذا الحديث الشريف مشتمل على أصلين عظيمين؛ فأوله معرفة ، وآخره سلوك ؛ فيعرف الله سبحانه بالجمال الذي لا يماثله فيه شيء ، ويعبد بالجمال الذي يحبه من الأقوال والأعمال والأخلاق ؛ فيحب من عبده أن يجمل لسانه بالصدق وقلبه بالاخلاص والمحبة والانابة والتوكل ، وجوارحه بالطاعة ، وبدنه بماظهار نعمه عليه في لباسه وتطهيره له من الأنجاس والأحداث والأوساخ والشعور المكروهة والختان وتقليم الأظفار ؟ فيعرفه بصفات الجمال ويتعرف إليه بالأفعال

والأقوال والأخلاق الجميلة ؛ فيعرفه بالجمال الذي هو وصفه ، ويعبده بالجمال الذي هو شرعه ودينه ؛ فجمع الحديث قاعدتين : المعرفة، والسلوك

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 22:00
L’épouse désire avoir un enfant mais le mari refuse

Question :

 
Mon épouse désire avoir un enfant alors que moi je ne veux pas.
 
Est-ce qu’il m’est permis de l’obliger à prendre des pilules contraceptives ?
 
M’est-il permis d’appliquer le ‘azl [1] si elle refuse de prendre les pilules contraceptives ?
 
Réponse :
 
Le ‘azl ne t’est pas permis, ainsi que de contraindre ton épouse à prendre des pilules contraceptives, si celle-ci désire avoir des enfants, car elle a un droit sur eux et à ce propos, les savants ont dit :
 
« Il est interdit à l’homme d’appliquer le ‘azl sans le consentement de son épouse.»
 
De même, tu dois respecter sa sensibilité car si c’était toi qui désirais avoir un enfant et qu’elle n’en veuille pas, tu n’accepterais sûrement pas qu’elle te refuse ce dont tu as envie.
Alors à toi aussi de respecter ses désirs.
 
Si elle désire un enfant, il ne t’est pas permis de le lui refuser et il t’est interdit de la contraindre à prendre des  pilules contraceptives ou autre…
 
[1] Le ‘azl  ou coït interrompu : cela consiste à ce que l’homme retire son pénis du vagin de son épouse avant l’éjaculation.


[Voir : kitab ad-da’wa]
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Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 22:00
A tous les repentants et repentantes sincères

Question :

 
Je suis un jeune qui désire se repentir à Allâh : que dois-je faire pour éviter les péchés [à l’avenir] ?
 
Réponse :
 
Le repentir (tawbah) à Allâh est [est un acte] obligatoire (wâdjibah) et il n’est pas autorisé de l’ajourner pour le laisser à plus tard car l’homme ignore l’avènement de sa mort qui l’emportera. Allâh subhânahu wa ta’âlâ a dit (traduction rapprochée) :
 
(Allâh accueille seulement le repentir de ceux qui font le mal par ignorance et qui aussitôt se repentent. Voilà ceux de qui Allâh accueille le repentir …) (4/17)
 
Le Prophète prière et salut d’Allâh sur lui dit :
 
« Fais suivre une mauvaise [action] par une meilleure qui l’effacera. »
(Rapporté par At-Tirmidhî dans ses sunan (6/604) du hadîth de Abî Dhârr – l’Agrément d’Allâh sur lui –)
 
Le suivi (ittibâ’) [mentionné dans le hadîth], signifie [prendre] l’initiative (mubâdarah) ; parmi les règles de bienséances du repentir, il y a l’initiative de l’accomplir [sincèrement] et l’empêchement (‘adam) de son retard (ta’khîrihi).
 
Egalement tu te dois en te repentant, d’éviter les causes qui t’ont poussées à tomber dans cette infraction (transgression/djarîmah). Tu dois fuir les compagnons du mal et éviter les mauvaises assises car c’est la cause de ton immersion en elle.
 
[En contrepartie,] tu te dois d’aller vers les bons (akhyâr) et les fréquenter, t’attacher (tulâzim) aux cours (durûs) et cercles [de savoir] et [veiller] à venir tôt à la mosquée. Tu [dois] multiplier tes lectures du Coran et le Rappel d’Allâh (dhikr) – gloire à Lui et élevé Il est –.

C’est ce qu’il faut pour le repentant à Allâh : [en résumé,] se détourner de toutes les causes [pouvant te faire choir dans] les péchés et s’approcher du bien (khayr) et les causes [qui fortifieront ton] obéissance [à Allâh].
 

Source : sahab.net
copié de mukhlisun.com

 
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان
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