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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 23:00
Peut-on prendre des photos ?

Question : 


Quelques savants en Grande-Bretagne considèrent permis le fait de prendre des photos d'adorateurs alors qu'ils suivent les prières en congrégation et d'enfants qui lisent le Qur'an, parce que ces images, si elles sont imprimées dans des magazines et des journaux, peuvent avoir un effet positif sur les non-musulmans et les encourager à découvrir l'islam et les musulmans.
 
Réponse : 

La louange est à Allah et que les prières et les bénédictions soient sur le messager, sa famille et ses compagnons.

Prendre des photos des créatures qui ont une âme est interdit, que ce soit une image d'un être humain ou d'un animal, ou que ce soit un adorateur ou quelqu'un lisant le Qur'an ou d'autres actes similaires.

Ceci parce que la prohibition de ceci est fermement établie dans les ahadith authentiques.

De ce fait, il n'est pas permis d'imprimer des images dans des magazines, des journaux ou des bulletins.

Même si ce sont des musulmans faisant leurs ablutions ( Wudhu) ou lisant le Qur'an, que ce soit dans l'espoir de répandre l'islam ou d'encourager à se renseigner et à l'accepter.

Ceci parce qu'il n'est pas permis d'employer l'interdit comme moyen d'étendre l'islam.

Les types de médias permis sont nombreux, donc ils ne doivent pas être abandonnés en préférant d'autres types de médias interdits par Allah.

La situation présente dans les pays musulmans n'est pas une preuve de la permission (des images) , plutôt cela est interdit en raison de la preuve authentique concernant cela.

Donc, il est nécessaire de désapprouver la prise d'images conformément à cette preuve.

Qu'Allah bénisse et envoie la paix sur notre prophète Muhammad, sa famille et compagnons.
      
Article tiré du site assalafi.com
Source : Fatawa Al-Lajnat id-Da'imah, 1/484.
copié de salafs.com
                                                                      
Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Distraction - musique - image - sport et internet
15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 22:00
Allah est Beau et Il aime la beauté

D'après 'Abdullah Ibn Mas'ud (radiallahu 'anhu), le prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : 

 
«N'entrera pas au Paradis quiconque a le poids d'un atome d'orgueil dans son cœur.»  
Un homme a dit : «Et si un homme aime les beaux vêtements et les belles chaussures ?» 
Il dit : «Allâh est Beau et Il aime la beauté.
L'orgueil c'est de refuser la vérité et de regarder de haut les gens.»
Rapporté par Muslim (131)
 
عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مَسْعُودٍ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ
لا يَدْخُلُ الْجَنَّةَ مَنْ كَانَ فِي قَلْبِهِ مِثْقَالُ ذَرَّةٍ مِنْ كِبْرٍ
قَالَ رَجُلٌ إِنَّ الرَّجُلَ يُحِبُّ أَنْ يَكُونَ ثَوْبُهُ حَسَنًا وَنَعْلُهُ حَسَنَةً
قَالَ إِنَّ اللَّهَ جَمِيلٌ يُحِبُّ الْجَمَالَ
الْكِبْرُ بَطَرُ الْحَقِّ وَغَمْطُ النَّاسِ
مسلم في صحيحه رقم 131

Concernant la parole du Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam : «Allah est beau et aime la beauté», ce hadith englobe la beauté vestimentaire, sujet du hadith en question, mais englobe aussi, vu la portée générale du propos, la beauté de toute chose, comme dans l’autre hadith :

 

«Allah est propre et aime la propreté»

 

Il est aussi authentiquement rapporté que le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam a dit : 

 

«Allah est bon et n’accepte que ce qui est bon.»

 

On trouve également dans les sunans le hadith suivant :

 

«Allah aime voir les effets de Ses bienfaits sur Son serviteur.»

 

On y trouve aussi d’après Abû al Ahwas Al Juchamî -qu’Allah l’agrée- :

 

«Le Prophète me vit habillé en haillons et me dit : Possèdes-tu quelque bien ? 

Je répondis : Oui. 

Il me dit : Quel type de bien ? 

Je lui dis : Toutes les sortes de biens dont Allah m’a fait don, chameaux, ovins….  

Le Prophète sallallahu alayhi wa sallam me dit : Fais donc en sorte que les effets des bienfaits et de la grâce d’Allah apparaissent sur toi.»

 

Allah ta’ala aime donc voir apparaître les effets de Ses bienfaits sur Son serviteur, car cela participe de la beauté qu’Il aime, et c’est une façon de Le remercier pour Ses bienfaits.

 

Or la gratitude est une beauté interne, et Allah aime voir se manifester la beauté apparente par le bienfait, et la beauté interne par la gratitude.

 

Allah aimant la beauté, c’est la raison pour laquelle Il a fait descendre pour Ses serviteurs vêtements et parures qui embellissent leur apparence, et piété qui embellît leur for intérieur.

 

Il a ainsi dit (traduction rapprochée) :

 

«Ô enfants d’Adam ! Nous avons fait descendre sur vous des vêtements pour cacher votre nudité, ainsi que des parures … Mais le vêtement de la piété, voilà qui est meilleur.» (Sourate al A’râf verset 26)

 

Allah ta’ala a dit au sujet des gens du paradis (traduction rapprochée) :

 

«Il leur fera rencontrer splendeur et joie, et les rétribuera pour ce qu’ils auront enduré, en leur donnant le paradis et des vêtements de soie.» (Sourate Al Insân verset 11)

 

Allah a donc embelli leur visage par la splendeur, leur for intérieur par la joie, et leur corps par la soie.

 

Parallèlement au fait qu’Allah aime la beauté des paroles, des actes, des vêtements et de l’apparence, Il déteste tout ce qui est laid, qu’il s’agisse des paroles, des actes, des vêtements ou de l’apparence.

 

Il déteste donc la laideur et ses adeptes et aime la beauté et ses adeptes.

 

Cependant, deux groupes se sont égarés concernant cette notion.

 

Le premier affirme : Tout ce qu’Allah a créé est beau.

 

Il aime donc tout ce qu’Il a créé.

 

Nous aimons par conséquent tout ce qu’Il a créé et n’en haïssons rien.

 

Toute personne qui sait que les créatures sont Son œuvre considérera qu’elles sont toutes belles.

 

Un de leur poète a même dit :

 

Lorsque tu vois les créatures comme elles sont,

tu te rends compte que tout ce qui existe est beau.

 

Pour appuyer leur argumentation, les adeptes de cette pensée se sont basés sur la parole d’Allah (traductions rapprochées) :
 

«Allah qui a tout créé de la meilleure façon.» (Sourate as Sajdah verset 7) 

 

«Telle est l’œuvre d’Allah qui a tout façonné à la perfection.» (Sourate An Naml verset 88)

 

«Tu ne vois aucune disproportion en la création du Tout Miséricordieux.» (Sourate Al Mulk verset 3)

 

Aux yeux de ce groupe, l’homme le plus savant est celui qui voit la beauté en toute chose et considère que rien de ce qui existe n’est laid.

 

Mais en réalité, ces gens n’éprouvent plus aucune jalousie dans leur cœur pour Allah ta’ala, et considèrent que tout mâle ou femelle représente la beauté qu’Allah aime.

 

Et ils prétendent alors adorer Allah par les turpitudes.

 

Certains vont même jusqu’à dire que leur divinité se manifeste sous l’apparence de leur partenaire et s’incarne en lui. S’il s’agit de panthéistes, ils diront que leur partenaire est une manifestation de la vérité, qu’ils nommeront  « manifestations de la beauté ».

 

Il est un deuxième groupe qui est l’opposé du groupe cité plus haut, et qui affirme : Allah ta’ala a blâmé la beauté apparente, les grandes taille et les proportions physique idéales.

 

Il a ainsi dit au sujet des hypocrites (traductions rapprochées) :

 

«Et quand tu les vois, leurs corps t’émerveillent.» (Sourate al Munâfiqûn verset 4)

 

«Combien de générations, avant eux, avons Nous fait périr, qui les surpassaient en biens (athâthan) et en apparence (ri’yan) ?» (Sourate Maryam verset 74)

 

Al Hassan -qu’Allah l’agrée- a dit : «Ri’yan désigne l’apparence.»

 

Et on trouve dans sahih Muslim que le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam a dit :

 

«Allah ne regarde ni votre apparence ni vos biens, mais Il regarde plutôt vos cœurs et vos œuvres.» 

 

Ils affirment : On sait que le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam ici n’a pas nié pour Allah le fait qu’Il puisse voir leur apparence et leurs biens.

 

Ce qui est nié ici c’est le fait qu’Allah les regarde avec amour. Ils affirment aussi qu’Allah ta’ala nous a interdit de porter de l’or et soie, d’utiliser des récipients en or ou en argent qui font pourtant partie des plus belles choses de ce bas monde.

 

Allah ta’ala a aussi dit (traduction rapprochée) :

 

«Et ne tends point tes yeux vers ce que Nous avons donné comme jouissance temporaire à certains groupes d’entre eux : c’est un décor de la vie présente par lequel Nous les éprouvons.» (Sourate Tâ Hâ verset 131 )

 

Et le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam a dit :

 

«S’habiller humblement fait partie de la foi.»

 

De plus Allah a blâmé les gaspilleurs.

 

Or le gaspillage concerne aussi bien la nourriture et la boisson que les vêtements.

 

Pour trancher, nous dirons : La beauté de l’apparence, des vêtements, et de l’accoutrement se décline en trois catégories :

 

-L’une d’elles est louable,

-l’autre blâmable

-et la dernière n’est ni louable ni blâmable.

 

La beauté louable est celle faite pour Allah ta’ala et qui aide à obéir à Allah, à exécuter Ses ordres et à répondre à Ses requêtes.

 

Ainsi le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam se faisait beau pour accueillir les délégations.

 

Il en est de même pour l’armure que l’on porte pour combattre, ou le fait  de porter de la soie et de se pavaner avec dans une bataille.

 

Tout cela est louable si fait dans le but de faire triomphé la parole d’Allah, de secourir Sa religion et d’intimider l’ennemi.

 

La beauté blâmable est celle faite pour ce bas monde, pour le pouvoir, par vantardise et orgueil.

 

C’est celle utilisée pour parvenir à l’assouvissement des désirs et qui devient alors un but en soi et le plus illustre des objectifs du serviteur. En effet, beaucoup de personnes n’ont d’autre ambition que cela.

 

La beauté qui n’est ni louable ni blâmable est celle qui ne présente ni les caractéristiques du premier type de beauté ni celle du second.


Pour conclure nous dirons que ce noble hadith comprend deux fondements importants : le premier est la connaissance d’Allah et le second est la façon de L’adorer.


Ainsi, il s’agit de connaître Allah ta’ala par le biais de Sa beauté incomparable, et de L’adorer par les belles paroles, les belles œuvres et le beau comportement qu’Il aime.

 

En effet, Allah aime lorsque Son serviteur embellît sa langue par la véracité, son cœur par la sincérité, l’amour, le retour vers Lui et la confiance en Lui, et ses membres par l’obéissance.

 

Il aime lorsque le serviteur embellit son corps par la manifestation des effets de Ses bienfaits sur ses vêtements, et par le fait de le purifier de toute impureté concrète et abstraite, de toute saleté et pilosité détestable, et par le fait de se circoncire et de se tailler les ongles.

 

Le serviteur connaît ainsi Allah par les attributs de la beauté et se fait connaître de Lui par les belles œuvres, les belles paroles et le beau comportement.

 

Il le connaîtra donc par la beauté qui est Son attribut, et L’adorera par la beauté que représente Sa législation et Sa religion.

 

Le hadith mentionne donc deux fondements : la connaissance et l’adoration.
 

Kitab al Fawa'id 
Publié par
3ilmchar3i.net

وقوله في الحديث

"إن الله جميل يحب الجمال "

 سبق تخريجه ص ه 26

يتناول جمال الثياب المسؤول عنه في نفس الحديث ، ويدخل فيه بطريق العموم الجمال من كل شيء
كما في الحديث الاخر

"إن الله نظيف يحب النظافة "

أخرجه الترمذي 9927 عن سعد بن أبي وقاص ، وقال : هذا حديث غريب
وخالد بن إلياس يضغف
 وفي الصحيح

"إن الله طيب لا يقبل إلا طيبا"

أخرجه مسلم 1501 عن أبي هريرة

وفي السنن

"الله يحب أن يرى أثر نعمته على عبده "

أخرجه الترمذي 9281 عن عبدالله بن عمرو بن العاص ، وقال : هذا حديث حسن

وفيها : عن أبي الأحوص الجشمي

عن أبيه ؟ قال : راني النبي !! وعلي أطمار، فقال : "هل لك من مال؟" . قلت : نعم . قال : "من أي المال ؟". قلت : من كل ما اتى الله من الإبل والشاء. قال : "فلتر نعمته وكرامته عليك "

3( وأبو داود ( 6304 ( والترمذي ( 6002 ( والنسائي / أخرجه أحمد ( 473 018 /8 ( بهذا الطريق . قال! الترمذي : هذا حديث حسن صحيح
فهو سبحانه يحب ظهور أثر نعمته على عبده ؛ فإنه من الجمال الذي يحبه ، وذلك من شكره على نعمه ، وهو جمال باطن ؟ فيحب أن يرى على عبده الجمال الظاهر بالنعمة والجمال الباطن بالشكر عليها ولمحبته سبحانه للجمال أنزل على عباده لباسا وزينة تجمل ظواهرهم وتقوى تجفل بواطنهم ، فقالي

 يَـٰبَنِىٓ ءَادَمَ قَدۡ أَنزَلۡنَا عَلَيۡكُمۡ لِبَاسً۬ا يُوَٲرِى سَوۡءَٲتِكُمۡ وَرِيشً۬ا‌ۖ وَلِبَاسُ ٱلتَّقۡوَىٰ ذَٲلِكَ خَيۡرٌ۬‌ۚ - الأعراف/ 26

وقال في أهل الجنة

فَوَقَٮٰهُمُ ٱللَّهُ شَرَّ ذَٲلِكَ ٱلۡيَوۡمِ وَلَقَّٮٰهُمۡ نَضۡرَةً۬ وَسُرُورً۬ا ( ١١ ) وَجَزَٮٰهُم بِمَا صَبَرُواْ جَنَّةً۬ وَحَرِيرً۬ا ( ١٢  الإنسَان11-12

 فجمل وجوههم بالنضرة وبواطنهم بالسرور وأبدانهم بالحرير وهو سبحانه كما يحب الجمال في الأقوال والأفعال واللباس
والهيئة يبغض القبيح من الأقوال والأفعال والثياب والهيئة ؛ فيبغض القبيح وأهله ، ويحب الجمال وأهله. ولكن ضل في هذا الموضع فريقان : فريق قالوا: كل ما خلقه جميل ؛ ]ه 91 ا[ فهو يحب كل ما خلقه، ونحن نحب جميع ما خلقه ؛ فلا نبغض منه شيئا. قالوا: ومن رأى الكائنات منه راها كلها جميلة

 وأنشد منشدهم: وإذا رأيت الكائنات بعينهم فجميع ما يحوي الوجود مليح

 واحتجوا بقوله تعالى

 ٱلَّذِىٓ أَحۡسَنَ كُلَّ شَىۡءٍ خَلَقَهُ  - السجدة/ 7

وقوله
صُنۡعَ ٱللَّهِ ٱلَّذِىٓ أَتۡقَنَ كُلَّ شَىۡءٍ‌ۚ - النمل / 88
وقوله

مَّا تَرَىٰ فِى خَلۡقِ ٱلرَّحۡمَـٰنِ مِن تَفَـٰوُتٍ۬‌ۖ - الملك/ 3

. والعارف عندهم هو الذي يصزح بإطلاق الجمال ولا يرى في الوجود قبيحا . وهؤلاء قد عدمت الغيرة لله من قلوبهم والبغض في الله والمعاداة فيه وإنكار المنكر والجهاد في سبيله وإقامة حدوده ! ويرى جمال الصور من الدكور والاناث من الجمال الذي يحبه الله ، فيتعبدون بفسقهم ! وربما غلا بعضهم حتى يزعم أن معبوده  يظهر في تلك الصورة ويحل فيها! وإن كان اتحاديا قال : هي مظهر من مظاهر الحق ، ويسميها المظاهر الجمالية

وقابلهم الفريق الثاني ، فقالوا : قد ذم سبحانه جمال الصور وتمام القامة والخلقة ؛ فقال عن المنافقين

 وَإِذَا رَأَيۡتَهُمۡ تُعۡجِبُكَ أَجۡسَامُهُمۡ‌ۖ - المنافقون / 4

وقال

وَكَمۡ أَهۡلَكۡنَا قَبۡلَهُم مِّن قَرۡنٍ هُمۡ أَحۡسَنُ أَثَـٰثً۬ا وَرِءۡيً۬ا  - مريم/ 74

أي أموالا ومناظر

قال الحسن : هو الصور

وفي صحيح مسلم برقم 2564  من حديث أبي هريرة عنه صلى الله عليه وسلم

"إن الله لا ينظر إلى صوركم وأموالكم ، وإنما ينظر إلى قلوبكم وأعمالكم "

 قالوا : ومعلوم أنه لم ينف نظر الادرالت ، وإنما نفى نظر المحبة . قالوا: وقد حرم علينا لباس الحرير والذهب وآنية الذهب والفضة ، وذلك من أعظم جمال الدنيا . وقال

وَلَا تَمُدَّنَّ عَيۡنَيۡكَ إِلَىٰ مَا مَتَّعۡنَا بِهِۦۤ أَزۡوَٲجً۬ا مِّنۡہُمۡ زَهۡرَةَ ٱلۡحَيَوٰةِ ٱلدُّنۡيَا لِنَفۡتِنَہُمۡ فِيهِ‌ۚ - طه/ 131

 وفي الحديث

"البذاذة من الايمان "

1( من حديث أبي / أخرجه أبو داود ( 4161 ( وابن ماجه ( 4118 ( والحاكم ) 9 أمامة

. وقد ذم الله المسرفين ، والسرف كما يكون في الطعام والشراب يكون في اللباس

وفصل النزاع أن يقال : الجمال في الصورة واللباس والهيئة ثلاثة أنواع : منه ما يحمد ، ومنه ما يذم ، ومنه مالا يتعلق به مدج ولا ذم : فالمحمود منه ما كان لله وأعان على طاعة الله وتنفيذ أوامره والاستجابة له ؛ كما كان النبي !ي! يتجمل للوفود

كما في الحديث الذي أخرجه البخاري ) 886 ( ومسلم ) 6802 ( عن ابن عمر

، وهو نظير لباس آلة الحرب للقتال ولباس الحرير في الحرب والخيلاء فيه ؟ فإن ذلك محمود إذا تضمن إعلاء كلمة الله ونصر ديبه وغيظ عدوه والمذموم منه ما كان للدنيا والرئاسة والفخر والخيلاء والتوسل إلى الشهوات ، وأن يكون هو غاية العبد وأقصى مطلبه ؛ فإن كثيزا من النفوس ليس لهاهمة في سوى ذلك وأما ما لا يحمد ولا يذم فهو ما خلا عن هذين القصدين وتجرد عن الوصفين والمقصود أن هذا الحديث الشريف مشتمل على أصلين عظيمين؛ فأوله معرفة ، وآخره سلوك ؛ فيعرف الله سبحانه بالجمال الذي لا يماثله فيه شيء ، ويعبد بالجمال الذي يحبه من الأقوال والأعمال والأخلاق ؛ فيحب من عبده أن يجمل لسانه بالصدق وقلبه بالاخلاص والمحبة والانابة والتوكل ، وجوارحه بالطاعة ، وبدنه بماظهار نعمه عليه في لباسه وتطهيره له من الأنجاس والأحداث والأوساخ والشعور المكروهة والختان وتقليم الأظفار ؟ فيعرفه بصفات الجمال ويتعرف إليه بالأفعال

والأقوال والأخلاق الجميلة ؛ فيعرفه بالجمال الذي هو وصفه ، ويعبده بالجمال الذي هو شرعه ودينه ؛ فجمع الحديث قاعدتين : المعرفة، والسلوك

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Unicité - التوحيد
15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 22:00
L’épouse désire avoir un enfant mais le mari refuse

Question :

 
Mon épouse désire avoir un enfant alors que moi je ne veux pas.
 
Est-ce qu’il m’est permis de l’obliger à prendre des pilules contraceptives ?
 
M’est-il permis d’appliquer le ‘azl [1] si elle refuse de prendre les pilules contraceptives ?
 
Réponse :
 
Le ‘azl ne t’est pas permis, ainsi que de contraindre ton épouse à prendre des pilules contraceptives, si celle-ci désire avoir des enfants, car elle a un droit sur eux et à ce propos, les savants ont dit :
 
« Il est interdit à l’homme d’appliquer le ‘azl sans le consentement de son épouse.»
 
De même, tu dois respecter sa sensibilité car si c’était toi qui désirais avoir un enfant et qu’elle n’en veuille pas, tu n’accepterais sûrement pas qu’elle te refuse ce dont tu as envie.
Alors à toi aussi de respecter ses désirs.
 
Si elle désire un enfant, il ne t’est pas permis de le lui refuser et il t’est interdit de la contraindre à prendre des  pilules contraceptives ou autre…
 
[1] Le ‘azl  ou coït interrompu : cela consiste à ce que l’homme retire son pénis du vagin de son épouse avant l’éjaculation.


[Voir : kitab ad-da’wa]
copié de salafs.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mariage - divorce - الزواج و الطلاق
15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 22:00
A tous les repentants et repentantes sincères

Question :

 
Je suis un jeune qui désire se repentir à Allâh : que dois-je faire pour éviter les péchés [à l’avenir] ?
 
Réponse :
 
Le repentir (tawbah) à Allâh est [est un acte] obligatoire (wâdjibah) et il n’est pas autorisé de l’ajourner pour le laisser à plus tard car l’homme ignore l’avènement de sa mort qui l’emportera. Allâh subhânahu wa ta’âlâ a dit (traduction rapprochée) :
 
(Allâh accueille seulement le repentir de ceux qui font le mal par ignorance et qui aussitôt se repentent. Voilà ceux de qui Allâh accueille le repentir …) (4/17)
 
Le Prophète prière et salut d’Allâh sur lui dit :
 
« Fais suivre une mauvaise [action] par une meilleure qui l’effacera. »
(Rapporté par At-Tirmidhî dans ses sunan (6/604) du hadîth de Abî Dhârr – l’Agrément d’Allâh sur lui –)
 
Le suivi (ittibâ’) [mentionné dans le hadîth], signifie [prendre] l’initiative (mubâdarah) ; parmi les règles de bienséances du repentir, il y a l’initiative de l’accomplir [sincèrement] et l’empêchement (‘adam) de son retard (ta’khîrihi).
 
Egalement tu te dois en te repentant, d’éviter les causes qui t’ont poussées à tomber dans cette infraction (transgression/djarîmah). Tu dois fuir les compagnons du mal et éviter les mauvaises assises car c’est la cause de ton immersion en elle.
 
[En contrepartie,] tu te dois d’aller vers les bons (akhyâr) et les fréquenter, t’attacher (tulâzim) aux cours (durûs) et cercles [de savoir] et [veiller] à venir tôt à la mosquée. Tu [dois] multiplier tes lectures du Coran et le Rappel d’Allâh (dhikr) – gloire à Lui et élevé Il est –.

C’est ce qu’il faut pour le repentant à Allâh : [en résumé,] se détourner de toutes les causes [pouvant te faire choir dans] les péchés et s’approcher du bien (khayr) et les causes [qui fortifieront ton] obéissance [à Allâh].
 

Source : sahab.net
copié de mukhlisun.com

 
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Péchés et repentir - الذنوب و التوبة
15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 22:00
Les pieux prédécesseurs et leurs mères (vidéo)
Abdelmalik Abou Adam Al-Firansi
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Famille - أهل
15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 21:29
Mentir dans la prêche à la religion d'Allah ?

Question :

 

Est il permis de mentir quand on appelle les gens à la Religion d'Allah ?
 
Réponse :
 
Mentir est haraam !
Ce n'est pas permis sauf dans trois occasions que le Messager (sallallaahu ' alayhi wa sallam) a mentionné :

 

-Réparer des liens ( note traductrice : entre des personnes ) brisés ;

-Entre un homme et sa femme quand c'est nécessaire ;

-la tromperie dans les guerres. [1] 
 
Dans toute autre circonstances que ces trois là, mentir n'est pas permis.
Quant à ce que certaines personnes font, en se décrivant elles même comme appelant à la Religion assez tristement, en mentant et en disant qu'ils le font pour apporter un bénéfice à la da'wah, ce sont des choses que le Shari'ah a interdites.
 
Cette affaire douteuse est simplement une justification satanique pour une action haraam, ce n'est pas permis pour eux ou pour quelqu'un d'autre de mentir, sauf dans les trois occasions qui ont été mentionnées dans le hadith [1] et Allah sait mieux.
 
[1] At - Tirmidhi a rapporté un hadith sous l'autorité d'Asmaa ' bint Yazeed (puisse Allah être satisfait d'elle), elle a dit que le Messager d'Allah (sallallaahu ' alayhi wa sallam) a dit :
 
"Le mensonge n'est pas permise sauf dans trois cas :
 un homme parlant à sa femme [pour la rendre heureuse],
 la tromperie en temps de guerre et
 le mensonge pour réconciliier les gens." 
 
Al-Albani authentifié cela dans Dha'if Sunan At - Tirmidhi (*1939), à part l'expression : "pour la rendre heureuse".
Par Shaykh Muhammad ' Umar Baazmool, professeur à Université Umm Al-Quraa à Makkah
Enregistrement d'une cassette avec la permission du shaykh, le fichier No AAMB009, daté 1423/6/25.
Traduit par Oum 'Ikrima
 
Cheikh Mouhammad Ibn 'Omar Bâzmoul - الشيخ محمد بن عمر سالم بازمول
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Appel à la religion - الدعوة الإسلامية
14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 22:00
La prière du voyageur (audio)

Question :

 

Quelle est la définition langagière et religieuse du voyage ?

 

Réponse :

 

Dans la langue, le terme voyage désigne le fait de quitter les habitations de la ville dans laquelle on réside.

 

Entendu ?

 

Quitter les habitations de la ville dans laquelle on réside.

 

Du point de vue religieux, cela désigne toute sortie [de la ville] accompagnée de l'intention de voyager, ce qui implique une préparation qui n'est pas celle du résident.

 

Nul doute que le voyageur se prépare d'une manière particulière pour son voyage.

 

La première chose est l'intention.

 

Pour ce qui est de votre cas à vous, je ne pense pas qu'un seul d'entre vous ait eu l'intention de voyager dans ce trajet que vous avez effectué, et qu'un seul d'entre vous n'ait fait ses adieux à ses enfants ou son épouse, comme le fait le voyageur.

 

Et aucun d'entre vous ne s'est préparé comme un voyageur, et rien d'autre parmi les choses qu'implique le véritable voyage.

 

Voilà ce que l'on peut dire concernant le voyage d'un point de vue religieux, sachant qu'il y a de grands débats sur cette question depuis le passé jusqu'à nos jours en raison de la grande subtilité de cette question et l'absence d'une définition claire coupant court aux débats dans le Coran et la Sunna.

 

Mais c'est là l'avis qui nous semble le plus juste dans la définition du voyage d'un point de vue religieux.

Question :

 

Pourquoi as-tu accompli une prière de quatre raka'at ?

 

Réponse :

 

Je n'ai pas eu l'intention de voyager. 

 

Question :

 

Nous voudrions plus de détails.

 

Réponse :

 

Et pourquoi as-tu prié deux raka'at ?

 

Question :

 

J'ai accompli deux raka'at en me basant sur ce que j'ai entendu de vous.

 

Réponse :

 

Et qui est ?

 

Question :

 

Que nous étions voyageurs.

 

Réponse :

 

Où as-tu entendu cela de moi ?

 

Question :

 

J'ai interrogé à ce sujet Abû Sâlih.

 

Réponse :

 

Et tu as entendu cela de moi maintenant ?

 

Ce que j'ai dit est que celui qui se déplace d'un endroit à un autre en cherchant les pâturages ou l'herbe est voyageur.

 

Ce qui n'est pas notre cas, car nous avons quitté notre ville pour y revenir en soirée.

 

Donc pour moi la question n'est pas de parcourir une distance donnée, mais plutôt de considérer deux choses : la première qui en est le fondement est l'intention, et la deuxième est de sortir de la ville. 

 

Si on a l'intention de voyager et que l'on sort de la ville, les règles du voyage s'appliquent, sans prendre en considération la distance parcourue par la suite, qu'elle soit longue ou courte.

 

Si l'intention n'est pas présente, on peut parcourir une longue distance, on n'est pas pour autant considéré comme étant voyageur, car le voyage fait partie des choses liées à ce hadith à propos duquel certains savants ont dit qu'il représentait le tiers de la religion :

 

«Les actes ne valent que par leurs intentions, et chaque individu n'est récompensé qu'en fonction de son intention.» 

 

En vérité, cela fait partie des questions très subtiles sur lesquelles ont divergé les savants sans pouvoir se mettre d'accord sur une position totalement claire, si bien qu'aucun ne peut dire ceci est la vérité et rien d'autre.

 

Personne ne peut dire cela.

 

La seule chose que l'on puisse dire est : mon avis est celui-ci. 

 

Pour ma part, j'ai pour avis ce que j'ai compris de l'épître de Shaykh Al-Islâm ibn Taymiyyah sur ce sujet.

 

Il a en effet consacré une épître aux règles du voyage.

 

Il y a donné un exemple remarquable permettant au chercheur et à l'étudiant en science de comprendre que le voyage n'est pas lié au parcours d'une longue ou courte distance.

 

Pour ce qui est des courtes distances, je pense que cela ne donne lieu à aucun débat, car il est authentifié que le Prophète صلى الله عليه وسلم sortait parfois de la ville de Médine pour se rendre au cimetière de Al-Baqi' (à cette époque le cimetière n'était pas encore dans la ville) pour saluer les morts puis revenir, de même qu'il rendait parfois visite aux martyrs au mont Uhud pour les saluer puis revenir, sans pour autant se considérer voyageur, bien qu'il soit sorti de la ville.

 

A l'opposé, parcourir une longue distance n'implique pas nécessairement d'être voyageur. 

 

L'exemple donné par Shaykh Al-Islâm ibn Taymiyyah est le suivant : il évoqua les environs de Damas et une ville connue jusqu'à nos jours sous le nom de Dûmah.

 

Il parla d'un homme quittant Damas pour chasser à  Dûmah, parcourant ainsi 15km.

 

Nul doute que pour nous, si la condition de base qu'est l'intention est présente, alors c'est un voyage.

 

Mais il dit que cet homme n'est pas voyageur car il a quitté la ville pour chasser et revenir.

 

Mais il ne trouva pas le gibier escompté si bien qu'il poursuivit son chemin jusqu'à parvenir à la ville de  Halab située à une distance d'environ 400km de Damas de nos jours par la route.

 

Il dit donc que cet homme n'est pas voyageur bien qu'il ait parcouru plusieurs fois la distance lui permettant d'être considéré comme voyageur.

 

Ceci car la première condition qui est l'intention de voyager n'était pas présente chez cet homme.

 

Ainsi, nous pouvons dire que le chauffeur de taxi quittant 'Ammân le matin pour se rendre à Al-'Aqabah et revenir le soir n'est pas voyageur, car son intention n'est pas de voyager mais d'accomplir son travail.

 

Nous devons donc souligner cette condition de base qu'est l'intention pour montrer que la règle peut être différente pour deux hommes parcourant la même distance : le premier étant considéré comme voyageur et pas le second, et ce en raison de leurs différentes intentions. 

 

De même que découlent de ce point les règles de la résidence (l'établissement) temporaire en un lieu.

 

Deux hommes quittent la ville en tant que voyageurs et s'installent [pour un temps] dans une autre ville.

 

Le premier s'installe en tant que voyageur alors que le deuxième est considéré comme résident.

 

Pourquoi ?

 

Car il a une deuxième épouse dans cette ville, donc il a quitté une épouse pour se rendre chez une autre.

 

Donc le fait qu'il trouve une épouse qui l'accueille et facilite son installation conduit à ce que sa situation diffère de celle de son compagnon.

 

Nous pouvons donc en tirer un profit très important qui est que les règles du voyageur, malgré leur subtilité, diffèrent d'un individu à l'autre, et ainsi nous ne pouvons imposer à un individu une règle s'appliquant à un autre, et inversement.

 

Chaque serviteur doit donc prendre l'avis qu'il pense être le plus conforme à la vérité...

 

Nul doute que l'usage est essentiel pour celui qui a l'intention de voyager (afin de déterminer ce qui est considéré comme un voyage ou non), quant à celui qui n'a pas l'intention de voyager, cela ne limite en rien... 

S'ils sont voyageurs et s'arrêtent en un endroit et qu'on entre dans le temps de la première prière, celle de Dhuhr, la sunna consiste à ce qu'ils regroupent les prières du Dhuhr et 'Asr, en avançant l'accomplissement du 'Asr à l'heure du Dhuhr.

 

Et si au contraire ils continuent à se déplacer lorsqu'arrive le Dhuhr et poursuivent leur chemin jusqu'à entrer dans le temps du 'Asr, ils doivent alors s'arrêter et accomplir [dans cet ordre] les prières du Dhuhr et 'Asr en ayant repoussé l'accomplissement du Dhuhr au temps du 'Asr. 

 

En résumé, s'ils sont arrêtés à l'heure du Dhuhr, ils regroupent les deux prières en avançant l'accomplissement du 'Asr, sinon, ils regroupent à l'heure du 'Asr en repoussant l'accomplissement du Dhuhr.

 

De même, il leur est obligatoire d'accomplir ces prières en deux raka'at et non en quatre raka'at, car cela est une obligation et non une permission, et c'est là l'avis des savants le plus authentique [...] 

 

Ceci au contraire du regroupement des prières qui est une permission, en ce sens qu'il leur est permis d'accomplir en voyage chaque prière à son heure.

 

Mais le plus aimé auprès d'Allâh est qu'on accepte Ses permissions, comme le dit le Prophète صلى الله عليه وسلم :

 

«Allâh aime qu'on prenne Ses permissions, comme Il aime qu'on accomplisse Ses obligations

 

et dans un autre hadith :

 

«Allâh aime qu'on prenne Ses permissions, comme Il déteste qu'on Lui désobéisse.» 

 

Il est donc meilleur de regrouper les deux prières, surtout s'il y a une quelconque forme de difficulté (à accomplir chaque prière à son heure).

 

Le musulman ne doit pas se détourner des permissions d'Allâh, car cela cache une forme secrète de fierté et d'orgueil face à la permission d'Allâh comme l'a montré le Prophète صلى الله عليه وسلم lorsqu'un homme l'interrogea en lui rappelant la Parole d'Allâh (traduction rapprochée) :

 

«Ce n'est pas un péché pour vous de raccourcir la prière, si vous craignez que les mécréants ne vous causent du tort»

 

et il lui dit : «Ô Messager d'Allâh ! Pourquoi raccourcissons-nous la prière alors que nous sommes en sécurité ?»

 

Alors que notre Seigneur dit (traduction rapprochée) :

 

«si vous craignez que les mécréants ne vous causent du tort»

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم dit :

 

«C'est une aumône qu'Allâh vous fait, acceptez donc l'aumône d'Allâh.»

 

Est-il permis à l'esclave de refuser l'aumône de son maître, alors qu'Allâh est le Maître des maîtres comme l'a montré le Prophète صلى الله عليه وسلم lorsqu'un homme lui dit : «Tu es notre maître.»

 

Il répondit : «Le vrai Maître est Allâh.»

 

Si l'esclave ne peut refuser le don de son maître alors qu'il est une créature comme lui, alors comment refuser le don du Créateur.

 

Ainsi, puisque nous connaissons maintenant la différence entre l'obligation de raccourcir les prières et la permission de les regrouper, il ne faut pas négliger cette permission et l'accepter en remerciant Allâh pour Sa bonté envers nous. 

 

En résumé : le raccourcissement est obligatoire et le regroupement est recommandé.

 

De même, on accomplit pour les deux prières regroupées un seul adhân et deux iqâmah.

 

On n'accomplit pas l'adhân pour chaque prière mais un seul [avant la première prière], et avant chaque prière un iqâmah, c'est là la chose la plus authentique qui ait été rapporté du Prophète صلى الله عليه وسلم, comme dans la description du pèlerinage d'adieu qu'a fait Jâbir Ibn 'Abdillah Al-Ansârî.

 

Je dis cela car il y a d'autres versions, y compris dans les recueils de hadiths authentiques (Al-Bukhârî et Muslim) disant que lorsque le Prophète صلى الله عليه وسلم regroupa les prières à Minâ, il y eut deux adhân et deux iqâmah, mais dans le lexique des spécialistes du hadith, on dit que la mention des deux adhân n'est pas ce qui est transmis par la majorité des rapporteurs qui est un seul adhân pour les deux prières et un iqâmah pour chaque prière.

 

Dès que l'on a accomplit la première prière, on se lève pour accomplir l'iqâmah de la deuxième prière, sans espacement par la récitation de formules d'évocation et encore moins par l'accomplissement de prières surérogatoires car celles-ci cessent lors du voyage.

 

Les prières qu'il est légiféré d'accomplir avant et après la prière, comme pour la prière du Dhuhr par exemple, toutes ces prières surérogatoires cessent, sauf pour deux d'entre elles : la prière surérogatoire du Fajr et celle du Witr, comme le dit 'Âishah : 

 

«Le Prophète صلى الله عليه وسلم ne délaissait jamais ces deux raka'at (surérogatoires du Fajr) qu'il soit voyageur ou résident.»

 

ce qui montre l'importance de ces deux raka'at.

 

Cela est appuyé par la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم :

 

«Les deux raka'at [surérogatoires] de l'aube sont meilleures que ce monde et tout ce qu'il contient

 

c'est pourquoi le Prophète صلى الله عليه وسلم les accomplissait même en voyage.

 

De même pour la raka'at du Witr que le Prophète صلى الله عليه وسلم accomplissait également en voyage, même en chevauchant sa monture lorsqu'il ne pouvait s'arrêter pour les accomplir au sol.

 

Ainsi, lorsqu'ils ont terminé la première prière et qu'on prononce l'iqamah de la deuxième, il n'y a pas d'espacement ni par des formules d'évocation ni par des prières surérogatoires.

 

Ensuite, lorsqu'ils ont accompli la deuxième prière, on ne trouve rien dans la Sunna nous empêchant de prononcer les formules d'évocation connues après les prières à toute heure, mais il n'y a pas d'espacement dans l'accomplissement des deux prières obligatoires.

Question :

 

Quelle est la limite (de temps) permettant le raccourcissement de la prière ?

 

Réponse :

 

Tu veux dire pendant le voyage ? 

 

On ne trouve ni dans le Coran ni dans la Sunna de limites de distances ou de temps.

 

Nous pouvons tous lire dans le Coran la manière dont Allâh expose une question liée aux jeûneurs (traduction rapprochée) :  

 

«Quiconque d'entre vous est malade ou en voyage devra jeûner plus tard un nombre égal de jours.» (Al-Baqarah, 184)

 

Ce qui nous intéresse ici dans ce verset est qu'Allâh dit (traduction rapprochée) :

 

«Quiconque d'entre vous est malade ou en voyage».

 

Ainsi, de la même manière qu'Il n'a pas donné de limites à la maladie, Il n'a pas fixé non plus de limites au voyage.

 

C'est pourquoi toute personne quittant la ville où elle réside devient voyageuse, car le voyage est lié au fait de sortir de la ville.

 

Si quelqu'un quitte sa ville avec l'intention de voyager, il devient voyageur, qu'il parcourt une courte ou longue distance.

 

Ce qui va déterminer ce qu'est un voyage est l'usage et la langue, et non la distance que la plupart des gens ignorent.

 

C'est cet avis qu'il faut prendre en compte et ne pas troubler les esprits en fixant des distances pour délimiter le voyage, car on ne trouve rien de cela dans le Coran ou la Sunna [...] 

 

[Arriver à destination, tout dépend de son intention] soit cet individu veut s'installer [temporairement ou définitivement] à cet endroit, soit il ne veut pas s'y fixer.

 

S'il veut s'y installer il n'est plus voyageur et doit appliquer les règles du résident, mais s'il ne veut pas s'installer en ce lieu il reste voyageur et les règles du voyage s'appliquent comme la permission de rompre le jeûne pendant Ramadan, de regrouper les prières connues, l'obligation de raccourcir les prières, et d'autres choses encore. 

 

Mais il faut prêter attention à un point que nos pieux prédécesseurs ont pris en considération.

 

Ils ne disaient pas d'un homme qui s'installait (pour un temps) en un lieu qu'il n'était plus pour autant voyageur, mais ils utilisaient des termes plus précis que le fait de dire : «il a l'intention de s'installer.»

 

Ainsi, ils disaient : «Il s'est décidé (Ajma'a) à s'installer.», c'est pourquoi je dis en suivant leur exemple : le voyageur qui arrive dans une ville et se décide à s'y installer (temporairement), devient résident, mais s'il ne se décide pas à s'y installer, il reste voyageur. 

 

Il peut donc se décider à s'installer (ce que l'on peut facilement concevoir) ou au contraire «ne pas se décider à s'installer», mais comment cela se manifeste-t-il concrètement ?

 

Nous disons : celui qui arrive dans une ville pour y réaliser une affaire (ou accomplir une tâche, etc) et se décide à s'installer et ainsi se repose et se met au calme, devient résident.

 

Mais s'il se dit : demain je repars, après-demain je repars, en raison des incertitudes qui pèsent sur le chemin qu'il doit emprunter, alors il ne s'est pas décider à s'installer, il est hésite dans son intention, si bien qu'il reste voyageur dans cette situation, même si elle dure plusieurs mois.

 

Ainsi, on rapporte authentiquement que lorsque Ibn 'Umar est parti livrer une bataille, après la mort du Prophète صلى الله عليه وسلم, aux environs de Khurâsân (aujourd'hui au Nord-Est de l'Iran), ils furent pris dans la neige et ils établirent un campement où ils raccourcirent la prière pendant six mois, jusqu'à ce que le chemin se libère et qu'ils puissent retourner chez eux.

 

Voilà ce que l'on peut dire sur le voyage et ses limites, et  en résumé il n'y a aucune preuve ni dans le Coran ni dans la Sunna venant délimiter le temps du voyage ou de l'installation, et tout ce qui a pu être rapporté en ce sens doit être interprété en fonction de l'intention qu'ont eu [le Prophète ou les compagnons de s'installer ou non]. 

Ce que nous voulons montrer est que cette limite (de quatre jours fixés par certains savants) n'a aucune valeur.

 

Un homme arrive dans une ville et veut y passer cinq jours, cela n'en fait pas pour autant un résident, il est toujours en voyage.

 

Tant qu'il est comme Allâh dit (traduction rapprochée) :  

 

«Quiconque d'entre vous est malade ou en voyage» alors il ne cesse d'être voyageur et les règles du voyage s'appliquent à lui.

 

Si ce groupe (d'étudiants) vient jusqu'ici et que de nos jours l'usage répandu chez les gens fait de ce trajet un voyage, et qu'ils vont retourner chez eux, alors ils sont voyageurs, sauf s'ils veulent s'installer ici sans vouloir repartir d'où ils sont venus.

 

En résumé, il n'y a aucune preuve pour montrer que celui qui a l'intention de rester plus de quatre jours devient résident, même s'il est toujours en voyage. 

Peut on comparer cela (le récit de Ibn 'Umar) avec ce que nous entendons de certains savants de nos jours qui disent à propos de certains étudiants qui voyagent d'un pays à un autre, qu'il s'agisse d'un pays d'islam ou de mécréance, pour leurs études ?

 

Un étudiant quitte par exemple un pays arabe pour se rendre aux USA ou en Europe afin d'y demeurer plusieurs longues années, quatre voire plus.

 

Ces savants disent qu'il est voyageur.

 

Comment serait-il voyageur. 

 

Nous disons : la parole d'Allâh (traduction rapprochée) : 

 

«Quiconque d'entre vous est [..] en voyage» s'applique-t-elle à lui ?

 

Non, jamais !

 

C'est un résident, même en considérant que lorsqu'il est arrivé dans ce pays, il n'avait pas l'intention de s'installer.

 

Mais en vérité, il voulait s'installer, ne serait-ce que le temps des études.

 

Puis lorsque vient le temps de visiter son pays pendant les vacances, il le fait, sinon il n'y revient pas.

 

La question est donc très subtile, mais si l'étudiant en science médite sur ce point, il verra si Allâh le veut qu'en fait elle est très claire. 

Question :

 

Quelle est la règle concernant le voyageur qui entend l'appel à la prière ?

 

Réponse :

 

Si nous croyons avec conviction que le voyageur n'est pas obligé d'accomplir la prière du  Jumu'ah (et c'est l'avis de la majorité des savants), et que l'obligation d'assister à la prière du Jumu'ah est plus forte encore que la simple prière en commun, et que malgré tout le voyageur n'est pas obligé d'y assister.

 

Alors, a fortiori, l'obligation d'assister à la prière en commun cesse.

 

Mais une autre obligation pèse sur ce voyageur et qui est : s'il se trouve avec un groupe de voyageurs ou un groupe de résidents et qu'on appelle à la prière, dans ce cas il lui est obligatoire de prier en commun.

 

Ceci car il est rapporté dans Al-Bukhârî, ces propos du Prophète صلى الله عليه وسلمadressés à Mâlik Ibn Al-Huwayrith :

 

«Si vous êtes en voyage, que l'un de vous appelle à la prière, et que le plus âgé d'entre vous dirige la prière

 

Donc il leur a ordonné d'accomplir la prière en groupe, un groupe spécifique de voyageurs.

 

C'est là la réponse. 

Question :

 

Tu es voyageur et te joins à un groupe de résidents accomplissant la prière du 'Asr ou une autre prière de quatre raka'at.

 

Tu n'arrives que pour les deux dernières raka'at, alors que fais-tu, tu salues avec l'imam ou tu complètes à quatre raka'at ?

 

Et quelles sont les preuves à ce sujet ?

 

Réponse :

 

Lorsque le voyageur prie derrière un imam résident, la prière du voyageur se transforme en la prière de ce résident.

 

Donc, même si le voyageur rejoint l'imam juste avant le salut final et que l'imam quitte la prière, le voyageur doit compléter totalement la prière.

 

Ceci car il est rapporté dans le Sahih Muslim et le Musnad de l'imam Ahmad, qu'on interrogea 'AbdAllâh Ibn 'Abbas à propos du nomade qui raccourcit la prière lorsqu'il est en voyage, donc comment devait-il prier ici à La Mecque, derrière l'imam ?

 

Il répondit :

 

«Il accomplit une prière normale (de quatre  raka'at), et c'est là la sunna de Abû Al-Qâsim (le Prophète صلى الله عليه وسلم).»

 

C'est une preuve claire sur cette question, et cela est appuyé par la globalité de la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم rapportée par Al-Bukhârî et Muslim :

 

«L'imam n'est là que pour être suivi.»

 

Donc, lorsque le voyageur prie derrière un imam résident, la prière du voyageur se transforme en prière de résident, et il doit prier normalement, et ce même s'il manque toutes les  raka'at (avec l'imam) comme nous l'avons rappelé.

L'imam voyageur n'a pas le droit d'accomplir une prière de quatre raka'at, mais il doit suivre le Prophète صلى الله عليه وسلم en toute situation et se conformer à sa parole lorsqu'on lui dit : «Ô Messager d'Allâh ! Pourquoi raccourcissons-nous la prière alors que nous sommes en sécurité ?»

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم dit :

 

«C'est une aumône qu'Allâh vous fait, acceptez donc l'aumône d'Allâh.»

 

Le voyageur qui dirige les gens dans la prière doit raccourcir la prière.

 

Par exemple, si je vous dirige dans la prière, j'accomplirai la prière du I'sha en deux raka'at, par contre vous devrez vous l'accomplir en quatre raka'at.

 

Car l'obligation pour moi est de l'accomplir en deux  raka'at, alors que pour vous c'est de l'accomplir en quatre raka'at.

 

Il ne m'est pas permis de prêter attention à vous, ou en des termes plus précis : il ne m'est pas permis de vous suivre dans la prière.

 

Votre prière est celle du résident, alors que ma prière est celle du voyageur.

 

L'imam ne doit pas devenir un fidèle, et inversement le fidèle ne devient pas imam, de sorte que le fidèle suive l'imam qui, lui-même suit le fidèle, non. 

 

Ainsi, si une personne résidente prie derrière un imam voyageur, elle doit compléter sa prière lorsque l'imam prononce le salut final. A l'inverse, lorsqu'un voyageur prie derrière un imam résident, la prière du voyageur devient une prière de résident, et il doit accomplir quatre raka'at.

 

C'est ce qu'indiquent clairement les Textes, mais vous pouvez entendre le contraire de certaines personnes, alors prenez garde !

 

Il est rapporté dans le  Sahih Muslim qu'un nomade demanda à 'AbdAllâh Ibn 'Abbâs qui était lui de La Mecque : «Ô Abû Al-'Abbâs - qui est le surnom de 'AbdAllâh Ibn 'Abbâs - Pourquoi lorsque nous sommes en voyage raccourcissons-nous la prière et lorsque nous sommes ici dans la Mosquée Sacrée, complétons-nous la prière ?»

 

Il répondit :

 

«C'est là la Sunna de Abû Al-Qâsim.»

 

Ce qui signifie que lorsque le voyageur prie seul, il lui est obligatoire de raccourcir la prière, mais s'il prie derrière un imam résident, il doit le suivre.

 

Et cette deuxième règle qui apparaît dans le hadith du Sahih Muslim complète la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم :

 

«L'imam n'est là que pour être suivi, ne divergez donc pas de lui.»

 

Si tu pries derrière un imam résident et qu'après s'être assis pour le premier Tashahhud, l'imam se lève et que toi tu prononces le salut final, tu as divergé de lui en t'opposant à la Sunna authentique que nous venons de rappeler dans le hadith de Ibn 'Abbâs. 

Question :

 

Lorsqu'un imam voyageur accomplit la prière et qu'il la raccourcit, il se peut qu'il dirige des gens qui sont eux résidents et on l'entend parfois dire après avoir salué : «votre imam est voyageur, complétez votre prière.»

 

Est-ce là la Sunna authentique ?

 

Réponse :

 

Oui, il lui est obligatoire, lorsqu'il dirige des résidents dans la prière, de dire : complétez votre prière, car nous sommes voyageurs.

 

C'est ce qu'on rapporte du Prophète صلى الله عليه وسلم par une chaîne de transmission faible, mais authentiquement du Commandeur des croyants 'Umar Ibn Al-Khattâb qui dit :

 

«complétez votre prière, car nous sommes voyageurs.»

 

Mais on ne peut dire cela qu'après le salut final.

 

Mon avis concernant ce salut, et c'est là un avis que je donne sans pouvoir m'appuyer sur un Texte clair, mais uniquement par compréhension et déduction des Textes.

 

Je suis d'avis que ce salut doit se faire à voix basse, et ce afin d'appliquer la parole du Prophète :

 

«La fin de la prière est marquée par le salut final.»

 

S'il prononce cette parole pendant la prière, c'est une parole (humaine, alors que la prière n'est composée que de louanges et de récitations, et toute parole n'est adressée qu'à Allâh) et la prière est invalidée.

 

Par contre s'il sort de la prière, celle-ci est valide, même s'il salue à voix basse, de même que la prière serait valide s'il entrait dans la prière en prononçant le Takbir à voix basse.

 

S'il dirige des résidents dans la prière, je suis d'avis qu'il prononce le salut final à voix basse afin de ne pas mettre en difficulté les fidèles qui sont malheureusement le plus souvent inattentifs, si bien qu'ils saluent directement avec l'imam sans se rendre compte qu'ils doivent compléter la prière.

 

Mais s'il leur dit «complétez votre prière car nous sommes voyageurs», il est plus probable qu'ils complètent, et je n'en suis pas certain pour l'avoir vécu plusieurs fois et avoir indiqué que j'étais voyageur, des gens saluaient malgré tout, en raison de leur grande inattention.

 

Question :

 

Il vaut mieux qu'il les informe avant la prière.

 

Réponse :

 

Oui cela est meilleur.

 

Gloire à Allâh, tu m'as rappelé un évènement qui s'est déroulé alors que j'étais à Tabûk chez un ami à qui je rendais visite, et il y avait une mosquée proche de sa maison.

 

Pour la prière du 'Ishâ, nous nous sommes rendus à la mosquée et il m'a demandé de diriger la prière.

 

Je lui ai dit discrètement : «Ces gens ne sont pas prêts à voir ce qu'ils considèrent être une innovation : que l'imam accomplisse deux raka'at, et qu'il leur dise : complétez votre prière, c'est là une chose étrange.

 

Il me dit : pourquoi ne pas leur apprendre la Sunna ?

 

Je dis : j'aimerais le faire mais j'ai peur qu'ils nous fassent des problèmes.

 

Il me dit : ne t'en occupe pas.

 

J'ai donc fait une conférence sur ce thème, mais malgré tout il y eut des problèmes après la prière.

 

Ils dirent : pourquoi laisses-tu cet homme nous diriger dans la prière, il vient nous perturber, etc.

 

Mais comme nous disions auparavant mon frère, c'est la Sunna du Prophète صلى الله عليه وسلم qui lorsqu'il dirigeait dans la prière des résidents, ne se souciait pas d'eux et raccourcissait la prière.

 

On a rapporté ces propos de lui comme nous l'avons rappelé précédemment, ainsi que de manière authentique de 'Umar Ibn Al-Khattâb qui était à La Mecque et priait devant des résidents, alors que lui était voyageur.

 

Mais il était le Commandeur des croyants, donc il dirigeait la prière et la raccourcissait.

 

Et il leur disait :

 

«complétez votre prière car nous sommes voyageurs».

 

Publié par salafs.com

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Voyage - سفر
14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 22:00
Al-moufliss, c’est celui qui a absolument tout perdu !
مـــن هــو ‏الْـمُــفْلِسُ ؟


L'auteur, l'Imam An-Nawawî, commente les propos rapportés par Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), selon lesquels le Prophète - que la paix et bénédictions d'Allah soient sur lui - aurait posé la question suivante : 

" Sauriez vous me dire ce que signifie Al moufliss ? " :

« Cette interrogation vise à apporter un éclaircissement et donc à informer, car parfois lorsqu'on s'interroge sur une chose, c'est pour répondre à une ignorance et dissiper ce qui nous échappe et  c'est ce qui nous pousse à poser une question. Mais parfois, c'est dans le but de captiver l'intention de la personne présente lorsqu'on lui parle ou encore pour fixer un jugement religieux.

Dans un second exemple, le Prophète - que la paix et bénédictions d'Allah soient sur lui, avait interrogé ses compagnons à propos de la fraicheur des dattes en disant :  " Est-ce que cela diminuera de leurs poids si elles s'assèchent ? " en faisant allusion ici aux dattes.

Ils répondirent : "oui", le prophète interdit alors cette pratique. »

Quant au hadith, il ne vise qu'à informer les compagnons du Prophète d'une chose qu'ils ignoraient ou qu'ils ne pouvaient apprendre que par la bouche du Prophète - que la paix et bénédictions d'Allah soient sur lui et quant ils furent questionnés de la sorte : " Sauriez vous me dire ce que signifie Al-moufliss ? ", Ils répondirent : " Al-moufliss parmi nous est celui qui ne possède ni un dinar, ni un dirham.", désignant ainsi celui qui a absolument tout perdu ne possédant ainsi ni argent, ni legs, l'infortuné en quelque sorte, c'est-à-dire que pour eux Al-moufliss signifie " pauvre". C'est en effet ce qui semble être la définition la plus répandue chez les gens si on  les questionnait à ce sujet.

Le Prophète - que la paix et bénédictions d'Allah soient sur lui - a dit :

" Al moufliss est celui qui viendra le jour de la résurrection ayant observé le jeûne, accomplit les prières, et acquitté la Zakat (l'aumône légale). "

Et dans une autre version :

" c'est celui qui viendra avec des bonnes actions comparable à une montagne " c'est-à-dire qu'il viendra avec un nombre impressionnant de bonnes œuvres et possèdera donc une immense provision de bonnes actions et qui aura par ailleurs, insulté untel, calomnié l'honneur d'un autre, volé l'argent de tel autre, répandu le sang de l'un, c'est-à-dire qu'il a commis d'innombrables injustices envers les gens.

Ces derniers viendront réclamer leurs droits auxquels ils ne pouvaient prétendre dans la vie d'ici bas, ils les reprendront dans l'au-delà.

On s'emparera alors de ses bonnes actions pour les distribuer à untel qui reprendra son dû et un autre puis un autre, en toute équité et en appliquant  le talion de plein droit. Et quant il n'aura plus de bonnes actions à son actif et qu'elles ne suffiront plus à le racheter auprès de ses victimes, on prend alors de leurs péchés pour les jeter sur lui avant de le jeter au feu. Qu'Allah nous en préserve !

Il n'aura plus de bonnes actions à son actif, tous les profits tirés de la Salat (la prière), de la Zakat (l'aumône légale), du Siyam (le jeûne) s'envoleront. Dés lors, Il aura absolument tout perdu de ses bonnes actions, ainsi on prendra de leurs péchés pour les jeter sur lui avant de le jeter au feu. Qu'Allah nous en préserve !

Les propos du Prophète - que la paix et bénédictions d'Allah soient sur lui - étaient véridiques, car on ne peut mieux définir le mot Al-moufliss.

Pour ce qui est d'Al-moufliss de cette vie d'ici bas, de cette vie intermittente, il est fort probable que le pauvre devienne à son tour riche durant son existence et vice versa.

Quant à la faillite, la véritable faillite, c'est de perdre absolument toutes ses bonnes œuvres après avoir fait l'effort de les rassembler. D'ailleurs elles lui seront exposées et lui feront face le jour de la résurrection, pour qu'ensuite on les lui retire pour les distribuer à untel et untel.

Il y a en cela, un avertissement aux gens contre l'égarement, afin que l'être humain honore ses obligations de son vivant avant que survienne la mort, c'est ainsi qu'on pourra appliquer le talion durant cette vie d'ici bas. Dans l'au-delà, par contre, il n'y a pas de dirham ni de dinar pour racheter ses fautes, mais exclusivement des bonnes actions.

Le Messager d'Allah - que la paix et bénédictions d'Allah soient sur lui - poursuit en disant : 

"...si bien qu'on lui prendra de ses bonnes actions pour les distribuer à l'un et à l'autre. Quand il n'aura plus de bonnes actions à son actif et si elles ne suffisent pas à le racheter auprès ses victimes, on prend alors de leurs péchés pour les jeter sur lui avant de le jeter au feu."

Ce hadith n'annonce pas que la personne y demeurera éternellement, toutefois elle y subira le châtiment mérité suivant les péchés des autres qu'on aura jetés sur lui et à la suite de cela, elle ira au paradis car le croyant [celui qui a une croyance saine] ne peut demeurer dans le feu indéfiniment.

 

Bien que s'agissant du feu de cette vie d'ici bas, son intensité reste tout de même considérable et ne peut être supporté par l'être humain ne serait-ce qu'une brève minute, or quant est-il de celui de l'au-delà ? Qu'Allah m'en éloigne ainsi que vous.

[Fin de la réponse du Sheikh] 

Notes :
 
حدثنا ‏ ‏قتيبة بن سعيد ‏ ‏وعلي بن حجر ‏ ‏قالا حدثنا ‏ ‏إسمعيل وهو ابن جعفر ‏ ‏عن ‏ ‏العلاء ‏ ‏عن ‏ ‏أبيه ‏ ‏عن ‏ ‏أبي هريرة ‏ ‏أن رسول الله ‏ ‏صلى الله عليه وسلم ‏ ‏قال ‏ ‏أتدرون ما الْمُفْلِسُ ؟ قَالُوا ‏: المفلس فينا من لا درهم له ولا متاع . قَالَ ‏: إن المفلس من أمتي يأتي يوم القيامة بصلاة وصيام وزكاة ويأتي قد شتم هذا ‏ ‏وقذف ‏ ‏هذا وأكل مال هذا وسفك دم هذا وضرب هذا فيعطى هذا من حسناته وهذا من حسناته فإن فنيت حسناته قبل أن ‏ ‏يقضى ما عليه أخذ من خطاياهم فطرحت عليه ثم طرح في النار.
'Abd Ar-Rahman rapporte de Zuhayr et lui-même rapporte de Al 'Alla, de son père selon Abû Hurayra, le Messager d'Allah - que la paix et bénédictions d'Allah soient sur lui - a dit : 


" Sauriez vous me dire ce que signifie Al-moufliss "

Ils répondirent : " Al-moufliss parmi nous est celui qui ne possède ni un dinar, ni un dirham." 

Il dit " Al-moufliss dans ma communauté est celui qui viendra le jour de la résurrection ayant observé le jeûne, accomplit les prières, et acquitté laZakat (l'aumône légale) et qui aura par ailleurs, insulté untel, calomnié l'honneur d'un autre, volé l'argent de tel autre, répandu le sang de l'un et frappé l'autre, si bien qu'on lui prendra de ses bonnes actions pour les distribuer à l'un et à l'autre. Quand il n'aura plus de bonnes actions[Hassanatà son actif et si elles ne suffisent pas à le racheter auprès ses victimes, on prend alors de leurs péchés pour les jeter sur lui avant de le jeter au feu. 
[Hadith rapporté par Mouslim dans son Sahih]
 

حَدَّثَنَا ‏عَبْدُ الرَّحْمَنِ ،‏ ‏عَنْ ‏‏زُهَيْرٍ ‏، ‏عَنِ ‏‏الْعَلَاءِ ،‏ ‏عَنْ ‏‏أَبِيهِ ،‏ ‏عَنْ ‏أَبِي هُرَيْرَةَ ‏، عَنْ النَّبِيِّ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏قَالَ : هَلْ تَدْرُونَ مَنْ ‏الْمُفْلِسُ ؟ قَالُوا ‏: الْمُفْلِسُ فِينَا ، يَا رَسُولَ اللَّهِ ، مَنْ لَا دِرْهَمَ لَهُ وَلَا مَتَاعَ . قَالَ ‏: ‏إِنَّ الْمُفْلِسَ مِنْ أُمَّتِي مَنْ يَأْتِي يَوْمَ الْقِيَامَةِ بِصِيَامٍ وَصَلَاةٍ وَزَكَاةٍ وَيَأْتِي قَدْ شَتَمَ عِرْضَ هَذَا ، وَقَذَفَ هَذَا ، وَأَكَلَ مَالَ هَذَا ، فَيُقْعَدُ ‏، ‏فَيَقْتَصُّ ‏‏هَذَا مِنْ حَسَنَاتِهِ ، وَهَذَا مِنْ حَسَنَاتِهِ ، فَإِنْ فَنِيَتْ حَسَنَاتُهُ قَبْلَ أَنْ يَقْضِيَ مَا عَلَيْهِ مِنْ الْخَطَايَا أُخِذَ مِنْ خَطَايَاهُمْ فَطُرِحَتْ عَلَيْهِ ثُمَّ طُرِحَ فِي النَّارِ . أخرجه أبو داود، كتاب البيوع باب في التمر بالتمر، رقم (3359)، والترمذي ، كتاب البيوع، باب ما جاء في النهي عن المحاقلة، رقم (1225) ، والنسائي ، كتاب البيوع، باب اشتراء التمر بالرطب، رقم (4545)، ابن ماجه ، كتاب التجارات، باب بيع الرطب بالتمر ، رقم (2264) ، وقال الترمذي: حسنٌ صحيحٌ.
'Abd Ar-Rahman rapporte de Zuhayr et lui-même rapporte de Al 'Alla, de son père selon Abû Hurayra, le Prophète - que la paix et bénédictions d'Allah soient sur lui - a dit : 

" Sauriez vous me dire, quel est celui que l'on désignerait par Al-moufliss ? "

Ils répondirent : " Al-moufliss parmi nous est celui qui ne possède ni un dinar, ni un dirham." 

Il dit " Al-moufliss dans ma communauté est celui qui viendra le jour de la résurrection ayant observé le jeûne, accomplit les prières, et acquitté laZakat (l'aumône légale) et qui aura par ailleurs, calomnié l'honneur d'un tel, insulté celui-ci, volé l'argent d'un autre, si bien qu'on lui prendra ses bonnes actions pour les distribuer à l'un et à l'autre. Quand il n'aura plus de bonnes actions [Hassanatà son actif et si elles ne suffisent pas à le racheter auprès ses victimes, on prend alors de leurs péchés pour les jeter sur lui avant de le jeter au feu. "
[Hadith rapporté par Abu Daoud, At-Tirmidhi, An-Nassai, Ibn Madja, At-Tirmidhi a dit de ce hadith qu'il était Hassan Sahih]

Explication tirée de Riyad As-Sâlihîn (Le Jardin des Vertueux) - Tome 2" 
Traduction rapprochée : Abu Hamza Al Djazairy 
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Croyance et innovations - الإيمان، العقيدة و بدع
14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 22:00
Le prophète nous avait pourtant prévenu... (vidéo)

 
Cheikh Salah Ibn Mohamed Al-Boudéïr - الشيخ صلاح البدیر
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 22:00
Le fait de manger de l’oignon ou de l’ail puis de se rendre à la mosquée

Question : 

 
On rapporte dans un hadith authentique l'interdiction d'approcher les mosquées pour celui qui mange de l'oignon, de l'ail ou du poireau. Peut-on assimiler à cela toutes les choses qui ont une odeur détestable et qui sont interdites comme le tabac ?
 
Est-ce que cela signifie que celui qui mange une de ces choses-là est excusé quant à son absence de la prière en groupe et qu'il n'a donc pas de péché pour cela ?
 
Réponse : 
 
On rapporte authentiquement du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, qu'il a dit :

« Que celui qui mange de l'ail, de l'oignon ou du poireau, n'approche pas notre mosquée et qu'il prie chez lui. » (1) 
 

et aussi :

« Les anges sont indisposés par ce qui indispose l'être humain. » (2)

Toute chose qui a une mauvaise odeur est, par conséquent, assimilée à l'oignon et à l'ail, comme la fumée du tabac, ou l'odeur nauséabonde qui se dégage des aisselles ou autres choses qui peuvent indisposer les voisins.

Il est donc détestable pour la personne  concernée de prier avec le groupe, et elle doit en être empêchée jusqu'à ce qu'elle fasse disparaître cette odeur. Elle doit faire cela en fonction de ses capacités, afin d'obéir à l'ordre d'Allah d'assister à la prière en groupe. 

Quant au tabac, c'est une chose absolument interdite qu'il faut absolument délaisser, en raison de son caractère néfaste touchant aussi bien à la religion, qu'à la santé ou les biens. 

Qu'Allah améliore la situation des musulmans et qu'Il les aide à atteindre tout bien.

(1) Rapporté par Al-Bukhârî, chapitre de l'appel à la prière, n°855 et Muslim, chapitre des mosquées, n°73-564.
(2) Rapporté par Al-Bukhârî, chapitre de l'appel à la prière, n°854 et Muslim, chapitre des mosquées n°564.

 

Fatâwa Muhimma Tat'allaqu bis-Salât, pages 61-62.

copié de fatawaislam.com

 
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mosquée - appel à la prière - مسجد و الاذان