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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 12:20
Les dix actes appartenant à la fitra ou à la nature saine (dossier-audio)

Sujet du cours : Charh du livre "Bahjat qouolub al-abrar wa-qourrat 'ouyoun al-akhyar fi charh jawami' al-akhbar" de Sheikh 'Abd Ar-Rahman Ibn Nasir As-Sa’di (rahimahou Allah) 


Hadith n° 21 :

D'après 'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle), le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :

« Dix pratiques font partie de la saine nature [Al Fitra] : Se tailler la moustache. Se laisser pousser la barbe. Se brosser les dents [As-Siwak]. Se laver les narines par aspiration d’eau et son rejet. Se couper les ongles. Se laver les nodosités des doigts. S’épiler les poils des aisselles. Se raser le bas-ventre et se laver les émonctoires (les issues de l’urine et des matières fécales ». 
Mos’ab ibn Chayba, l’un des narrateurs de ce hadith dit : « J’ai oublié le dixième, à moins qu’il ne s’agisse du rinçage de la bouche [Al madmada] ».»

[Hadith Authentique rapporté par Mouslim ]

La fitra :
(en arabe : [Al Fitra], état de nature; naturel) est un terme arabe qui fait référence à la nature primordiale de l'Homme en Islam.
 
Ce cours montre l'importance des dix actes de la fitra. 
 
Ces actes embellissent la personne et la différencient des animaux et des sauvageons prétendant être civilisés !!
 
Cette explication est basée sur le livre de Sheikh As-Sa'di intitulé "La félicité des coeurs des pieux" et expliqué par notre frère Abou Adam... qu'Allah le récompense.
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عشر من الفطرة

Explication en langue française du livre de Sheikh Hafidh Ibn Ahmad Al-Hakamy -rahimahou Allah - intitulé "les repères de la Sounnah déployés concernant la croyance du groupe sauvé et assisté" (A'lam As-Sounati Al Manchoura li I'tiqad At-Taifati An-Najiytati Al Mansoura).
 

Cheikh Abu 'Abdellah Abder-Rahman ibn Nasr as-Sa'di - الشيخ عبد الرحمن بن ناصر السعدي
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Purification - طهارة
15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 12:12
Juger de l’authenticité d’un hadith selon la logique
Question :
 
Comment réfutons-nous l'innovation de celui qui dit : 
 
« Si le hadith est conforme à la logique, il est authentique ; sinon, il ne l'est pas. » ?
 
Réponse : 
 
Nous lui répondons que cette règle est nulle. 
 
Si nous jugeons par la logique pour déterminer l'authenticité du hadith, nous serions de ceux qui suivent leurs passions.

Avec quelle logique pouvons-nous juger les hadiths ?

Il se peut qu'une personne considère un hadith contraire à la logique, et qu'une autre le considère conforme à la logique.

La logique diffère d'une personne à l'autre.

La logique saine exempte de doutes et de passions est celle qui accepte ce qui a été authentifié du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, qu'elle en comprenne la sagesse ou non.

Celui qui tient de tels propos adore Allah avec ses passions, non pas avec la guidée d'Allah.

Recueil des Cours et Fatwas de la Mosquée de la Mecque, 1/389
copié de fatawaislam.com
 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Méthodologie - المنهجية
15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 12:03
La lampe qui alimente la foi dans le coeur du croyant

Allâh - Subhânahu wa Ta'âla - présente cette lumière dans le cœur de l'adorateur, un exemple que seuls les gens qui ont la science comprennent, certes Allâh - Subhânahu wa Ta'âla - dit (traduction rapprochée) :

 
« Allâh est la Lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est semblable à une niche où se trouve une lampe. La lampe est dans un (récipient de) cristal et celui-ci ressemble à un astre de grand éclat ; son combustible vient d'un arbre béni : un olivier ni oriental ni occidental dont l'huile semble éclairer sans même que le feu la touche. Lumière sur lumière. Allâh guide vers Sa lumière qui Il veut. Allâh propose aux hommes des paraboles et Allâh est Omniscient. » [Coran, 24/35]
 
Oubay Ibn Ka'b a dit : 
 
« C'est à l'exemple de Sa lumière dans le cœur du musulman. »
Rapporté par at-Tabarî et al-Hâkim
 
Telle est la lumière [qu'Allâh] a mise dans le cœur du musulman, qui est sa connaissance, son amour, la foi en Lui, son rappel ; telle est la lumière qu'Il a fait descendre sur eux [Ses adorateurs], avec laquelle Il les faits revivifier, et avec laquelle ils marchent entre les gens.
 
Son fondement est dans leur cœur, puis se renforce et augmente jusqu'à apparaître sur leur visage, leurs membres, leur corps, plus encore, sur leurs vêtements et leurs demeures.
 
Et ne le voient [sur eux] que ceux qui sont des leurs, alors que ceux qui ne sont pas d'eux les ignorent.
 
Le Jour de la Résurrection, cette lumière se manifestera, et sera avec leur foi lumineuse entre leur main dans les ténèbres courageusement, et cela, en fonction de l'intensité [de cette lumière] en leur cœur.
 
Il y aura parmi eux celui dont la lumière sera comme celle du soleil, de la lune, des étoiles ou d'une lampe, et pour certains, ce sera comme au niveau de son orteil, tantôt elle s'allumera, tantôt elle s'éteindra.
 
Certes, l'hypocrite n'avait pas de lumière stable dans ce bas monde, ou plutôt, ce n'était qu'une lumière apparente qui ne provenait pas de l'intérieur, il lui sera donné une lumière apparente qui dans les ténèbres s'estompera [...]
 
Dans le cristal, il y a une lampe, à savoir la lumière qui est dans la niche.
 
Cette lumière est alimentée par une matière qui est une huile issue d'un olivier qui vit dans la plus tempérée des régions, exposé à une température ambiante.
 
Son huile est claire, rien ne trouble sa clarté.
 
Il en va de même pour la matière qui alimente la lumière de la lampe qui est dans le cœur du croyant.
 
Elle est sa droiture, son pilon et sa richesse.
 
Et il [le croyant] observe à travers cette droiture la vérité et la guidance.
 
Et il résulte de cela, mansuétude, tendresse et miséricorde de par sa droiture.
 
Il lutte ainsi contre les ennemis d'Allâh d'une rudesse véritable à leur égard, d'une accroche pertinente à la vérité - [Telle est donc la matière qui alimente la lampe de la foi dans le cœur du croyant] [...]
 
Kitâb « Al-Wâbil us-Sayb min al-Kallâm at-Tayb » p.116-117

copié de manhajulhaqq.com

 
Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Croyance et innovations - الإيمان، العقيدة و بدع
15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 11:58
Réciter le coran dans les cimetières (audio)
Question :
 
Le questionneur demande au sujet de la récitation de la Fatiha sur les morts dans les cimetières.
 
Réponse :
 
Cette chose est sans fondement.

La lecture du Coran sur les tombes n'est pas légiférée que ça soit la Fatiha ou une autre sourah.

La lecture sur les tombes ainsi que dans les cimetières est une innovation.
 
La Sounnah est de visites des tombes, de leur adresser le salam et de leur faire des invocations, conformément à la parole du Prophète, sallallahou 'alayhi wa sallem : 

« Visitez les tombes, elles vous rappelleront l'au-delà ».

Et il enseignait à ses compagnons, sallallaou 'alayhi wa sallem, qu'ils disent en visitant les tombes :
 

 

 السَّلامُ عَلَـيْكُمْ أَهْلَ الدِّيارِ مِنَ المؤْمِنيـنَ وَالْمُسْلِمين

وَإِنّا إِنْ شاءَ اللهُ بِكُـمْ لاحِقـون، نَسْـاَلُ اللهَ لنـا وَلَكُـمْ العـافِيَة

 

« Que le salam soit sur vous croyants et musulmans habitants des demeures.

Nous vous rejoindrons si Allah le veut.

Vous êtes nos prédécesseurs et nous vous suivrons.

Je demande à Allah de nous accorder le salut ainsi qu'à vous »

 

As-salâmu calaykum ahla d-diyâri mina-l-muminîna wa-l-muslimîna. Wa innâ in shâ'a l-lâhu bikum lâhiqûna [wa yarhamu l-lâhu-l-mustaqdimîna minnâ wa-l-musta'khirîna.] As'alu l-lâha lanâ wa lakumu-l-câfiyata.

 

La Sounnah est ainsi, les gens leur font des dou'a, ils demandent pour eux le pardon, ils leur adressent le salam, mais en ce qui concerne la lecture, cela n'a pas de fondements.

La lecture sur les morts et dans les cimetières n'est pas légiférée, le Prophète, sallallahou 'alayhi wa sallem ne l'a pas fait, ni aucun de ses compagnons, qu'Allah les agrée.
 
Traduit par l'equipe d'Assounnah
 
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mort et funérailles - الموت والجنازة
15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 07:58
Déjeuner le matin avec sept dattes

D'après Sa'd ibn abi Waqass le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit : 

 
« Celui qui déjeune le matin avec sept dattes de « al 'Ajwa », rien ne pourra lui nuire ce jour-là, ni poison et ni sorcellerie »
 
- Le Hadith est authentique, il est rapporté par Bukhari et Muslim dans son Sahih 
 
"al 'Ajwa" Il s'agit d'une espèce de dattes qui poussent dans la ville de Médine.
 
Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- la planta de sa main, ce qui lui donne des avantages grâce à la bénédiction des plantations du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-. 
 
- Les effets guérisseurs d'al 'Ajwa continueront jusqu'au Jour de la Résurrection, le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- l'affirma de son vivant dans le Hadith de Sa'd ibn abi Waqass cité plus haut. 
 
- Les effets guérisseurs dépassent ceux d'al 'Ajwa et concernent toutes les dattes de Médine, c'est justement ce qui ressort du Hadith rapporté par Mouslim qui dit :

"Celui qui déjeune le matin avec sept dattes « de ce qui pousse au sein de Médine, » ne sera pas affecté par le poison jusqu'au soir." 
 
- Sheikh Abdelaziz As-sadhan rapporte dans sa conférence "Waqafat ma'a ba'dh Ahl 'Ilm 18 min 00 sec environs", que si la personne ne trouve pas de dattes d'Al 'Ajwa dans ce cas il peut manger n'importe quelle datte de médine et s'il ne trouve pas datte de médine alors il peut consommer n'importe quelle datte, et que ceci est l'avis de Sheikh Ibn Baz notamment. 
 
- Ceux qui ont côtoyé Sheikh Ibn Baz rapportent que la première chose que le Sheikh mangeait le matin était 7 dattes. 
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Médecine prophétique - Exorcisme الطب النبوي
13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 22:07
Hadith Nawawi 34 : L'empêchement du blâmable est un devoir religieux (audio)

Abû Sa’id al Khudrî رضي الله عنه a dit qu' il a entendu l'Envoyé d'Allâh صلى الله عليه وسلم dire :

 

"Quiconque constate un fait blâmable doit intervenir pour le corriger par la main, s’il n’est pas capable qu’il le fasse par la langue, s’il n’en est pas capable qu’il le désapprouve avec son coeur, c’est là le degré le plus faible de la foi".

Hadîth sahîh, rapporté par Muslim n°49

النهي عن المنكر من اﻹيمان

عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه ، قال : سمعت رسول الله صلي الله عليه وسلم  يقول

 من رأى منكم منكرًا فليغيره بيده ، فإن لم يستطع فبلسانه ، فإن لم يستطع فبقلبه ، وذلك أضعـف الإيمان

رواه مسلم - رقم : 49

النهي عن المنكر من اﻹيمان

عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه ، قال : سمعت رسول الله صلي الله عليه وسلم  يقول

 من رأى منكم منكرًا فليغيره بيده ، فإن لم يستطع فبلسانه ، فإن لم يستطع فبقلبه ، وذلك أضعـف الإيمان

رواه مسلم - رقم : 49

النهي عن المنكر من اﻹيمان

عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه ، قال : سمعت رسول الله صلي الله عليه وسلم  يقول

 من رأى منكم منكرًا فليغيره بيده ، فإن لم يستطع فبلسانه ، فإن لم يستطع فبقلبه ، وذلك أضعـف الإيمان

رواه مسلم - رقم : 49

 Publié par 3ilmchar3i.net

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Hadith - الأربعين النووية - مصطلح الحديث
13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 13:59
La polygamie à travers le livre d'Allah, la sounnah du messager d'Allah (Prières et bénédiction d'Allah sur lui) selon la compréhension des salafs salihs

Il nous a vraiment paru indispensable d'aborder dans cette revue, sur la femme musulmane, le sujet de la polygamie telle qu'elle a été clairement exprimé dans les versets coraniques et la Sounnah authentique, car s'il peut paraître compris et clair pour certains, il est malheureusement pour beaucoup un sujet tabou, ambigus ou totalement incompris.

 
Ainsi peut-être nous finirons par ne plus entendre, ces paroles dénuées et insensées, telles que : « Mais personne n'est juste de nos jours !!! » ou bien encore « Seules les femmes du  prophète avaient le courage de supporter cela !!.... » , et que répondre lorsque l'on entend ces paroles de musulmans ou de musulmanes qui prétendent être attachés au Coran et à la Sounnah ?!
 
En fait tout cela n'est justement que le fruit de leur ignorance et de leur incompréhension aux enseignements purs que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- et ses compagnons-qu'Allah les agrées-  nous ont légués. Et c'est en revenant à la source authentique, que tu verras mon frère et ma sœur, que la polygamie est une des sagesses de ton Créateur, qu'Il a clairement légiférée .
 
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Allah -Le Très Haut- a dit  (Traduction relative et rapprochée) :


« Et si vous craignez de n'être pas juste envers les orphelines, épousez alors par deux, par trois ou par quatre, parmi les femmes, mais si vous craignez de n'être pas juste avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela, afin de ne pas commettre d'injustice. » S4 V3
       

La législation de la Polygamie et Les causes de la révélation du verset
 
 'Aïcha -qu'Allah l'agrée-  a dit :
 
« Ce verset fut révélé au sujet de tout homme ayant sous sa tutelle une orpheline propriétaire de biens, mais qui n'a personne pour sa défense, qui la maltraite et la frappe, et refuse de la marier afin de s'emparer de ses biens. » (1)  

 

Selon une autre version,'Aïcha -qu'Allah l'agrée-  a dit  :   

« Un homme avait épousé une orpheline qui était chez  lui. Elle possédait une palmeraie mais cet homme gardait toute la récolte et ne donnait rien à cette orpheline. C'est à cette occasion que ce verset fut révélé. »(2)

On rapporte aussi, toujours selon 'Aïcha que 'Ourwa lui a demandé au sujet de ce verset 
(Traduction relative et rapprochée) :  


« Et si vous craignez de n'être pas juste envers les orphelines...»,

Elle lui répondit :  « O fils de ma sœur! Il s'agit d'une orpheline qui est sous la tutelle d'un homme, alors qu'elle possède des biens, celui-ci (le  tuteur), épris par la fortune et la beauté de cette orpheline, voulait l'épouser sans lui donner la dot qu'elle méritait, comme donnerait un autre homme. Alors on interdit aux tuteurs d'épouser de pareilles orphelines à moins qu'ils ne leur donnent la dot la plus convenable en leur accordant plus que la coutume l'assignait à leur égard. Ils furent alors ordonnés d'épouser des femmes hormis ces orphelines, comme il leur plaira. »

'Aïcha ajouta « Les gens vinrent interroger le Messager d'Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- au sujet de ce verset, Allah -Le Très Haut- lui fit cette révélation 

 

Traduction relative et rapprochée : 

« Ils te consultent à propos de ce qui a été décrété au sujet des femmes... » S4 V127

'Aïcha -qu'Allah l'agrée- reprit : « Quand aux paroles divines contenues dans le verset précédent :  

 

Traduction relative et rapprochée :

« ..et que vous désirez épouser.. » S4 V127

Il s'applique au désir de l'un d'entre vous quand il veut épouser une orpheline qui jouit d'une modeste fortune et de peu de beauté ».

Elle ajouta : « Les hommes furent interdit d'épouser celles qui  jouissent d'une grande fortune et d'une grande beauté parmi  les orphelines,  à moins qu'ils ne leur réservent une dot équitable, parce que ce désir ne se manifesterait pas si elles avaient peu de fortune et peu de beauté. ».(3)
 

Ibn 'Abass -qu'Allah l'agrée-  a dit :

 

« Si vous craignez d'être injuste envers les orphelines, dans le fait de préserver leurs biens, craignez également d'être injuste  avec vos femmes dans les dépenses et le partage, et ils épousaient comme ils voulaient , 9 ou 10 femmes, comme Qaïs ibn al Harith qui possédait 8 femmes, c'est  alors qu'Allah interdit le fait d'en avoir plus de quatre et dit :  

 

« ...Épousez ce qu 'Allah vous autorise ... »  

 

« ...Soit une, soit deux, soit trois, soit quatre, et non plus... »  

 

« ...Entre les quatre femmes dans le partage et les dépenses... »  

 

« ...Alors épousez une femme libre... »  

 

« ...Des esclaves que vous possédez dont le partage et le délai de viduité (la 'Idda) ne sont pas un devoir pour vous... »  

 

« ...Épousez une femme ... »  

 

« ...Est plus convenable ... »    

 

« ...De ne pas pencher vers l'une , ne pas être injuste parmi vos 4 femmes dans le partage et les dépenses. » (4) 
 

La  recommandation de la polygamie dans la Sounnah du Messager d'Allah (paix et bénédiction d'Allah sur Lui)

 

Ibn 'Abbas -qu'Allah l'agrée- a dit à Saïd Ibn Joubeïr : « Marie toi, car le meilleur  de  la communauté est celui qui a le plus de femmes. »

Deux explications peuvent être données à cette parole d'ibn 'Abbas -qu'Allah l'agrée-  : (5)   

1- Il peut s'agir du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- car c'est lui le meilleur de cette communauté et il avait le plus de femmes dans cette communauté.
 
2- Il peut s'agir du mariage et montrer que celui qui a le plus de femmes est le meilleur, donc celui qui en a quatre est meilleur que celui qui en a trois, et celui qui en a trois est meilleur que celui qui en a deux, et celui qui en a deux est meilleur que celui qui en a une et celui qui en a une est meilleur que celui qui n'en a pas.
Il y a également le Hadith de Mo'qal ibn Yassar qui dit :
 
« Un homme est venu voir le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- et lui dit : J'ai trouvé une femme qui a la renommée et l'honneur mais elle n'enfante pas , puis-je l'épouser ? Il le lui interdit. Puis l'homme lui rapporta une deuxième fois et il le lui interdit, puis une troisième fois, il le lui interdit. Puis il lui dit : « Épousez la féconde et l'affectueuse, car je voudrais surpasser en nombre toutes les autres communautés le jour de la résurrection »(6)

Donc le fait d'avoir plusieurs femmes implique avec la permission d'Allah d'avoir beaucoup d'enfants, donc une communauté nombreuse. Tout cela implique d'avoir une noble descendance.

On rapporte d'Anas ibn Malîk  -qu'Allah l'agrée- :

« Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-   faisait le tour de ses femmes la nuit, alors qu'il en avait neuf. »
 (7)

Tout cela nous prouve et nous montre bien que la polygamie, comme l'ont exprimé les grands savants, fait  partie des actes recommandés de la Sounnah.
 

 

 Ce qu'en disent nos Savants Contemporains
 

Fatwa de Cheikh Ibn Baz, sur la polygamie et toutes ses sagesses :


« La polygamie au niveau législatif concerne celui qui en est capable, et qui ne craint pas l'injustice. D'autant plus que la polygamie a de nombreux intérêts, notamment le fait que cela implique la chasteté du mari, et qu'il se consacrera à ses femmes dans le bien, et c'est ce qui permettra d'accroître la descendance, ce qui accroîtra aussi la communauté, et c'est ce qui accroîtra le nombre d'adorateurs d'Allah , l'Unique.

La preuve  de cette permission est ce verset où Allah -Le Très Haut- a dit 
(Traduction relative et rapprochée) :  


« Et si vous craignez de n'être pas juste envers les orphelines, épousez alors par deux, par trois ou par quatre, parmi les femmes, mais si vous craignez de n'être pas juste avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela, afin de ne pas commettre injustice. » S4 V3

Mais c'est aussi parce que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- lui-même s'est marié avec plus d'une femme, et Allah -Le Très Haut- a dit 
(Traduction relative et rapprochée) :


« Vous avez dans le Messager d'Allah un excellent modèle à suivre, pour quiconque espère en Allah et au jour dernier et invoque Allah fréquemment. »  S33 V21

Il -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a d'ailleurs dit, à certains compagnons qui lui dirent :

« Moi je ne mange pas de viande »   

Et l'autre dit : « Moi je passe mon temps en prière et je ne dors pas »  
Et l'autre dit : « Moi je passe mon temps à jeûner  et ne mange pas »  
Et le dernier dit : « Moi je ne me marie pas avec les femmes ».  
Lorsque le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- appris cela il fit un sermon, après les louanges à Allah, et il dit :   

« J'ai appris cela et cela, alors que moi je jeûne et je mange, je prie et je dors et je me marie avec les femmes, celui qui se détourne de ma Sounnah, ne fait pas partie de ma communauté »
 
(8)

Cette parole est très importante puisqu'elle désigne l'unité et le nombre ( lorsqu'il dit « je me marie avec les femmes .. » ), soit en fait une ou plusieurs...

Nous pouvons dénombrer  plusieurs intérêts aussi bien pour l'homme que pour la femme, ainsi que tout l'ensemble de la communauté islamique, car elle rend le regard plus décent, préserve pudiquement les parties et permet la procréation, et l'homme peut ainsi se porter garant de ce grand nombre de femmes par le bien et les préservera aussi des causes du mal et de la perversion .

Cependant celui qui en est incapable et craint de ne pas être équitable alors qu'il ne se contente que d'une seule femme. » (9)

Fatwa de Cheikh al Fawzan :

  « Il n'est pas permis au musulman de mépriser ce qu'Allah a légiféré et en faire dégoûter les gens car cela est considéré comme une apostasie à la religion musulmane.

Allah dit à ce sujet 
(Traduction relative et rapprochée) :  


« C'est parce qu'ils ont de la répulsion pour ce qu'Allah a fait descendre. Il a donc rendu vaines leurs œuvres . » S47 V9

La raison à cela, c'est l'influence des propagandistes non-croyants qui ont de la répulsion pour l'Islam, et veulent en faire fuir les gens, en faisant planer les ambiguïtés, pour ainsi faire accroître les suspicions des musulmans, pour qui la législation islamique reste obscure, et parmi les plus grands principes de cette législation, la polygamie dont on dénombre plusieurs intérêts plus nombreux pour la femme que pour l'homme. » (10) 

(1) Rapporté dans Sahih Mouslim, d'après abou Bakr at-Tamîmi
(2) Rapporté par al Boukhari, Hadith n°4573/9
(3) Rapporté par al Boukhari, Hadith n°4574/9
(4) Voir le Tafsir d'ibn 'Abbas : Tanouir al Miqîas (de abî Tahir ibn Ya'qoub el Faîrouz page 64)
(5) Voir l'explication de cheikh al 'Outheïmine dans l'explication de Kitab an-Nikah (k7 audio).
(6) Hadith rapporté par Ahmad et ibn Majah.
(7) Rapporté par al Boukhari
(8) Hadith rapporté par Boukhari.
(9) Extrait de le revue Al Balagh  n° 1028 (parût le 28 janvier 1990)
(10) Texte tiré de Fatawa sur la femme musulmane page 692.

 

copié de al.baida.online.fr

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mariage - divorce - الزواج و الطلاق
13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 13:58
Les conditions de la polygamie
-Le Nombre de femmes permises



Dans la période pré-islamique (Jahiliya), la caractéristique du mariage consistait à pratiquer une polygamie débridée, allant jusqu'à huit ou bien dix épouses, la limite n'existait pas, jusqu'à ce que l'Islam arrive pour
limiter et  réorganiser la polygamie, et Allah -Le Très Haut- dit :
      

Traduction relative et rapprochée : 

« ... Épousez alors par deux, par trois ou par quatre, parmi les femmes... »

Ibn Kathir explique ce verset : 

« Allah permet, dans ce verset, aux hommes d'avoir jusqu'à quatre femmes, et ceci de Sa part constitue une tolérance et une grâce à condition de ne pas dépasser ce nombre , selon l'Unanimité, bien que les chi'ites, quand à eux permettent à tort, à l'homme d'épouser neuf femmes, ainsi que d'autres qui ont toléré plus que cela. En se basant sur le fait que le Prophète  -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- avait neuf femmes. » (1)  

Et les Dhahiriya (2) prétendent qu'il est permis à l'homme de se marier avec 9 femmes en prenant comme preuve la parole d'Allah :  

 

Traduction relative et approchée : 

« ...Deux ou trois ou quatre... », en les additionnent (2+3+4=9) et ceci est un avis chez les chiites. (3)

Et al Boukhari cite dans son authentique : « Chapitre : On ne doit pas épouser plus de quatre »

Puis il explique la parole d'Allah :  

 

Traduction relative et approchée : « ...Deux ou trois ou quatre... »

« 'Ali ibn al Houssayni -qu'Allah l'agrée- a dit : « Ce qui signifie : par deux, ou bien par trois, ou bien par quatre »

Comme la parole d'Allah :  

 

Traduction relative et approchée : 

« ...Qui a fait des anges, des messagers dotés de deux, trois ou quatre ailes » 
S35 V1 ; C'est-à-dire qu'ils ont soit deux, soit trois, soit quatre ailes. » (4)  

Aussi, on peut citer comme preuve qui limite le nombre de femmes à quatre, le Hadith d'après'Omar ibn al Khattab -qu'Allah l'agrée-  : « Ghilane Ibn Salama embrassa l'Islam alors qu'il avait dix épouses, le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- informé lui dit : « Prends quatre épouses parmi elles et sépares toi des autres. » (5)

 

-Que chaque épouse ait son propre lieu d'habitation

Ibn Qoudama dit dans al Moughni :   
« Il n'appartient pas à l'homme de rassembler deux femmes dans un seul lieu d'habitation ( Maskane) sans leur accord (aux femmes) et ceci que le lieu d'habitation ( Maskane) soit petit ou qu'il soit grand. Car cela peut leur porter préjudice quand il y a entre elles de l'hostilité et de la jalousie. Et leur rassemblement sera la cause d'accrochages et de luttes. Et chacune d'entre elles sera au courant de l'affection du mari lorsqu'il ira vers l'autre ou elle le verra.   
Mais si elles agréent cette situation, alors ceci est permis (c'est-à-dire le fait de les rassembler dans un seul endroit) ; car c'est un droit qu'elles ont (de réclamer un endroit chacune) et il leur appartient de s'en abstenir en le délaissant. » (6)  
 
Et ibn abi Chayba rapporte d'après 'Oubad ibn al 'Iwam, Ghalib qui a dit :
  
« J'ai demandé à Hassan, ou, on s'est renseigné  sur le cas d'un homme qui avait deux femmes dans une maison. Il a dit : « Il détestait le « Wajss », et ceci est le fait que (le mari) soit doux avec l'une d'entre elles et que l'autre regarde ». (7)  
 

Ces paroles sont appuyées par les preuves suivantes

 
Effectivement Allah a évoqué qu'il y avait des foyers ( Bouyoute) et non un seul foyer ( Bayt ) Lorsqu'Il dit :

 

Traduction relative et approchée : « Et restez dans vos foyers... » S33V33  

Et Allah dit :   

  

Traduction relative et approchée : 

« Et garder dans vos mémoires ce qui est récité, dans vos foyers... » S33V34  

Et Allah dit :  

 

Traduction relative et approchée :

«  Ô vous qui croyez ! N'entrez pas dans les demeures du Prophète, à moins qu'une invitation ne vous soit faite... » S33V53

Et dans la Sounnah


D'après 'Aïcha, le Messager d'Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a demandé lors de la maladie après laquelle il mourut : « Où serai-je demain ? Où serai-je demain ? ». Il voulait que ce soit le jour de 'Aïcha, alors ses épouses lui ont permis d'être là où il voulait. Il était dans la maison de 'Aïcha jusqu'à ce qu'il y mourut. 'Aïcha a dit : « Il est mort le jour où c'était mon tour, dans ma maison. Et Allah l'a fait mourir alors que sa tête était entre ma gorge et ma poitrine et que sa salive se mélangeait avec ma salive » (8).

D'après Anas : « le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- était chez l'une de ses femmes et l'une des Mères des croyants envoya un plat qui contenait de la nourriture. La femme chez qui le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- était, frappa la main du servant et le plat tomba et se fendit. Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-   rassembla les morceaux du plat puis il se mit à rassembler la nourriture du plat et la mit dans ce qui restait (du plat). Et il dit : « Votre mère a été jalouse ». Puis il retint le servant jusqu'à ce qu'il lui donne un plat de la femme chez qui il était. Et donc il rendit le plat non cassé à celle dont le plat fut cassé. Et il laissa le plat cassé chez celle qui l'avait cassé. » (9)

Safiya, la femme du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- , informa (le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- ) qu'elle allait venir le voir pour le visiter dans sa retraite pieuse des 10 derniers jours de Ramadhan à la mosquée. Et elle parla avec lui pendant une heure puis elle se leva pour repartir. Et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- se leva avec elle pour l'accompagner. Jusqu'à ce qu'elle dépasse la porte de la mosquée, au niveau de la porte de Oummou Salama, deux hommes des Ansars passèrent, saluèrent le Messager d'Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- et ont accélérèrent leur marche. Et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- leur dit : « Rassurez-vous, c'est seulement Safiya bint Houyai ». Et ils dirent : « Gloire à Allah ! Ô Messager d'Allah ». Et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-   s'avança vers eux et il leur dit : « Certes satan court dans les fils de Adam comme le sang (court dans ses veines), et j'ai eu peur qu'il jette quelque chose dans votre cœur ». (10)  
 
 

-L'équité entre les épouses

 
Si le fait d'avoir quatre femmes est un droit accordé à l'homme, il est conditionné par l'équité qu'il doit établir entre elles, car Allah -Le Très Haut- a dit :  

 

Traduction relative et rapprochée : 

« Mais si vous craignez de n'être pas juste avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela, afin de ne pas commettre injustice. » S4 V3  

Ibn Khatir dit dans son Tafsir : « Celui qui craint de ne pas être équitable, doit se contenter d'une seule femme, quant aux esclaves (ou captives) le nombre n'est pas limité car l'équité n'est pas une condition, envers celles-ci. »  

Cheikh as-Sa'di a dit concernant ce verset  : « Il lui est seulement permis ceci [c'est à dire la polygamie] s'il ne craint pas d'être injuste et de ne pas être à la hauteur dans leurs droits, et s'il craint une de ces choses alors qu'il se contente d'une seule ou de ses esclaves car pour les esclaves l'équité n'est pas une obligation (...) Et dans ceci, c'est-à-dire le fait que le serviteur s'expose à une chose qui pourrait le faire tomber dans l'injustice ou l'empêcher d'assurer ses obligations, même si cette chose est permise, et bien il ne convient pas qu'il s'y expose. »  (11)     

Quand à celui qui penche plus vers l'une que l'autre, alors Allah -Le Très Haut- dit à ce sujet :

 

Traduction relative et rapprochée : 

« Ne vous penchez pas tout à fait vers l'une d'elle au point de laisser l'autre en suspens »
 S4 V129  

Et il est rapporté que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit :

« Celui qui possède deux femmes, et aura penché vers l'une plus que l'autre, il viendra le Jour de la résurrection avec une partie de son corps bancale ( qui penche) ». (12)

Cheikh al 'Outheïmine affirme que le fait d'être injuste envers ses épouses, fait partie des grands pêchés. (13)

De quelle équité s'agit-il ?


L'équité dont il s'agit est le fait que l'homme soit juste entre ses épouses, dans le partage de ses dépenses comme : la nourriture, les vêtements, et dans le logement, ainsi que tout ce sur quoi il a la possibilité d'être équitable, en somme sur le plan matériel, car comme Allah a dit :  

 

Traduction relative et rapprochée : 

« Vous ne pourrez jamais être équitables entre vos femmes même si vous en êtes soucieux » S4 V129  

Cheikh as-Sa'di a dit concernant ce verset  : « Allah informe que les époux ne sont pas capables d'avoir une équité parfaite entre les épouses (...) A vous d'être équitables entre elles dans ce qui concerne les dépenses, les vêtements, le partage des nuits, et autres, contrairement à l'amour et aux relations sexuelles et tout ce qui ressemble à cela. »


-Le partage du temps chez la femme après le mariage

 
Anas -qu'Allah l'agrée- a dit :   
« Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- restait chez la vierge sept nuits et si elle ne l'était pas (14), alors trois nuits » (15)

Oummou Salama rapporte :   
« Quand l'envoyé d'Allah  -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  l'épousa, et qu'il voulut partir elle l'a retenu  par son habit c'est alors qu'il lui dit : « Si tu veux je demeure avec toi autant que tu veux, mais saches que j'en tiendrai compte, car une fille vierge a droit à sept jours et celle qui était déjà mariée à trois jours » (16)  
 

-La Sounnah est de rester une journée entière chez chacune de ses épouses


Anas -qu'Allah l'agrée- a rapporté :
  
« Le Prophète  -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-   avait neuf femmes.
Quand il voulait partager ses jours entre elles, il ne revenait chez la première qu'après avoir passé le neuvième jour chez la dernière.
Elles se réunissaient d'habitude chez celle dont le jour lui était consacré. Un jour se trouvant chez 'Aïcha, Zeynab entra et lui tendit la main, mais 'Aïcha protesta et lui rappela : « C'est Zeynab ! », Il retint  sa main, et les deux femmes ensuite entrèrent en discussion à tel point que leurs voix s'élevèrent.
Ce fut l'heure de la prière, abou Bakr passa par le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- et entendant leurs voix, il interpella le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  : « Viens à la prière ô Messager d'Allah et mets leur du sable dans leurs bouches (dans le sens de la réprimande), il sortit et 'Aïcha dit à la suite de cela : « Le prophète va faire la prière et abou Bakr reviendra ensuite pour me réprimander »
Lorsque le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-   fit la prière, abou Bakr lui adressa des paroles sévères et lui dit : « Comment peux-tu faire cela ? » (17)  

 

(1) Voir Tafsir ibn Kathir
(2) Les Dhahiriya sont ceux qui prennent le texte dans son sens apparent, les traducteurs.
(3) Voir ar-Rawda an-Nâdiya annoté par cheikh al Albani, page190.
(4) Voir Fath al Bari, le livre du mariage vol.10, chap.29, page 173
(5) Rapporté dans Sahih Sounane ibn Majah (n° 1589 ) et at-Tirmidhi (2 / 295/ 1138)
(6) Tome 7, pages 26 et 27 
(7) Dans  «Al Moçannaf », tome 4, page 388
(8) Hadith authentique rapporté par al Boukhari (n°5217).
(9) Hadith authentique rapporté par al Boukhari (n°5225)
(10) Hadith authentique rapporté par al Boukhari (n° 2035), Mouslim (n°2175), abou Dawoud (n°2470) et ibn Majah (n°1779).   
(11) Voir Tafsir as-Sa'di
(12) Hadith rapporté par at-Tirmidhi n°3-4 /115, ibn Majah n° 3/16 et l'Imam Ahmad 
(13) Voir sa Rissala intitulée Houqouq. 
(14) C'est à dire si elle était veuve ou bien divorcée, la traductrice.
(15) Hadith rapporté par Mouslim
(16) Hadith rapporté par Mouslim
(17) Hadith Sahih rapporté par Mouslim n°46/1462.  

 

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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 13:57
L’équité sur le plan affectif
Cependant  l'homme ne sera pas puni s'il porte plus d'affection (ou d'amour) pour une de ses épouses par rapport aux autres, car il ne peut pas maîtriser son cœur. 
 
Ceci est l'avis de l'imam ach-Chawkani dans « Neil al Awtar » (6/371), ainsi que de la majorité des savants. 
 
C'est d'ailleurs à ce sujet qu'Allah -Le Très Haut- a dit : 
 
وَلَنْ تَسْتَطِيعُوا أَنْ تَعْدِلُوا بَيْن النِّسَاء وَلَوْ حَرَصْتُمْ

 

Traduction relative et rapprochée : 

« Vous ne pourrez jamais être équitables entre vos femmes même si vous en êtes soucieux » S4 V129  

Ibn Kathir dit justement au sujet de ce verset :

« C'est une réalité tangible et quel que soit le désir des hommes, ils ne pourront être équitables à l'égard de chacune de leur femme, car même si un homme consacre un jour et une nuit à chacune d'elles, il y aura certainement une différence de sentiments quant à l'amour et au désir ainsi que les rapports sexuels. Ce verset était descendu sur 'Aïcha, selon une version, car comme on le sait le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  était équitable mais 'Aïcha était celle qu'il aimait le plus. »

Et à cet égard 'Abdoullah ibn Yazid rapporte que 'Aïcha a dit :

« Le Messager d'Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- , partageait ses jours entre ses femmes équitablement et disait :

« Mon Dieu, c'est mon partage de ce que je possède.

Ne me blâme pas pour une chose que Tu possèdes et que je ne possède pas » (1)

Ibn Kathir ajoute : « Il s'agit ici du cœur. »  

Notre Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- était donc équitable entre ses épouses, et ne faisait pas de différence entre elles, mais malgré cela, il portait plus d'affection à 'Aïcha.

Plusieurs Hadiths en sont la preuve.

Selon 'Amr ibn al 'Ass, il demanda au Prophète  -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  :

« Quelle est la personne que tu aimes le plus ? Il dit : « 'Aïcha »
« Et parmi les hommes » Il dit : « son père ».
Je lui demandai « Et après ? » Il me répondit « 'Omar ibn al Khattab »(2)
Al Boukhari cite dans son Sahih
« Chapitre :  Le fait qu'un homme aime une femme plus qu'une autre »

Hadith n° 5218 : Ibn 'Abbas a entendu 'Omar ibn al Khattab dire, alors qu'un jour il se trouvait chez sa fille Hafsa :

« O ma fille ! Gares à t'identifier à celle dont les qualités lui valent l'amour du Messager d'Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- , en voulant parler de 'Aïcha, elle alla alors raconter cela au Messager d'Allah qui en souria. ».

'Aïcha rapporte 

« Lorsque le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- 
tomba malade (avant sa mort) il disait, « Où suis-je demain ? Où suis-je demain ? » Parce qu'il voulait être chez 'Aïcha ce jour là, c'est alors que ses femmes lui autorisèrent à rester là où il voulait, ce fut alors dans la chambre de 'Aïcha, et c'est là qu'il mourut et 'Aïcha ajouta : « Il mourut le jour où il devait être chez moi, et Allah prit son âme alors que sa tête était entre mon coup et ma poitrine, et sa salive se mélangea avec la mienne. » (3)

On rapporte également : 

« Parmi les femmes du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- il  y avait deux groupes, l'un celui de 'Aïcha composé de Hafsa, Safiya et Sawda, et l'autre de Oummou Salama et les autres femmes du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- . Les musulmans sachant l'amour qu'il portait pour 'Aïcha, attendaient le tour de 'Aïcha pour offrir un cadeau au Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- , c'est alors qu'ils l'envoyaient toujours chez elle. Jusqu'au jour où le groupe d'Oummou Salama, décida de parler et demanda à Oummou Salama de s'adresser au Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- de cette situation : « Dis au Prophète de s'adresser aux gens et qu'il  leur dise que celui qui veut offrir quelque chose au Prophète qu'il l'offre dans n'importe quelle maison de ses femmes. » Elle lui adressa alors ces paroles, mais il -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- ne lui dit rien. Elles lui demandèrent et elle répondit qu'il n'avait rien dit, mais elles lui dirent : «  Mais parles lui ! », elle lui parla de nouveau lorsque se fut son tour, mais il ne lui répondit pas, elles lui demandèrent et elle dit : « Il ne m'a rien dit. », elles dirent : « Parles lui jusqu'à ce qu'il te parle ! », ce fut de nouveau son tour et elle lui reparla, et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- lui dit enfin : « Ô Ommou Salama ! Ne me blesse pas en parlant ainsi de 'Aïcha, car par Allah ! La révélation ne m'est venue que dans le lit d'une seule d'entre-vous (celui de 'Aïcha) » elle lui dit alors : « Je demande pardon à Allah, de t'avoir blessé Ô Messager d'Allah ! » (4)

Lors d'un voyage 'Aïcha raconte: 

« Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  faisait un tirage au sort entre ses épouses pour choisir celle qui devait partir avec lui. Une fois, 'Aïcha et Hafsa eurent la possibilité de partir avec lui. Alors qu'il avait la coutume d'accompagner 'Aïcha de nuit et de discuter avec elle, Hafsa dit à 'Aïcha : « Ne veux-tu pas essayer cette nuit-ci mon chameau et me laisser essayer le tient ? » « Oui » Répliqua 'Aïcha. La nuit il s'approcha du chameau de 'Aïcha sur lequel il y avait Hafsa et passa le Salam avant de continuer le chemin avec cette dernière (c'est à dire Hafsa). Et une fois le camp installé, 'Aïcha se dit : « Seigneur ! Fais que je sois mordue par un scorpion ou une vipère avant de pouvoir dire quoi que ce soit au Prophète ! ».(5)

Le fait de céder sa nuit à sa coépouse est toléré

Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  savait se partager entre ses femmes, et Sawda qui avait vieilli et qui voulait toujours rester la femme du Prophète dans cette vie d'ici-bas et être aussi sa femme dans l'au-delà, avait cédé son tour à 'Aïcha, qui rapporte :   

« Je n'ai jamais vu une autre femme que Sawda bint Zam'a à qui j'aurais aimé m'identifier de par son noble caractère, et son intelligence ».  

Puis elle poursuivit : « Lorsqu'elle devint âgée, elle céda sa nuit à 'Aïcha en disant Ô Envoyé d'Allah j'ai cédé ma nuit à 'Aïcha. » (6)

Le Messager d'Allah  -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  consacrait  deux nuits à 'Aïcha : celle de 'Aïcha  et la nuit de Sawda.

(1) Hadith rapporté par Ahmad et dans les quatre Sounanes.
(2) Sahih rapporté par at-Tirmidhi 3/46
(3) Hadith Sahih rapporté par al Boukhari n°5217.
(4) Hadith Sahih rapporté par al Boukhari n°2574.
(5) Hadith Sahih rapporté par al Boukhari
(6) Hadith rapporté par Mouslim n°1463.

 

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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 13:56
Les ambiguïtés autour de la polygamie

Les ambiguïtés sont nombreuses, certaines relevant du mépris, d'autres allant jusqu'à l'interdire.
 

Certains utilisent des versets et des Hadiths et les expliquent à leur façon sans prendre en considération la compréhension des Salafs Salihs.
 
On peut citer comme exemple le Hadith où le Prophète interdit à 'Ali -qu'Allah l'agrée- de faire cohabiter la fille d'abi Jahl avec sa fille Fatima.
 
Certains s'attachent à ce Hadith et disent que si le Messager d'Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a lui-même interdit à 'Ali de se marier avec la fille d'abi Jahl, alors qu'il était marié avec Fatima et nous avons justement en le Messager un exemple, alors nous sommes aussi en droit d'interdire à l'homme de se remarier alors qu'il est marié avec notre fille, Voilà leurs paroles.
 

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Voici le Hadih dans son intégralité
 

'Ali ibn Abi Talib -qu'Allah l'agrée- demanda en mariage la fille d'Abi Jahl, alors qu'il était marié avec Fatima -qu'Allah l'agrée- , j'ai alors entendu le Messager d'Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- s'adressait aux gens à ce sujet alors qu'il était sur le minbar (la chair), j'étais à cette époque déjà pubère, et il dit ceci : 
 

« Fatima est de moi et je crains pour elle que cela ne crée une fitna pour sa religion. »
 

Puis il fit allusion à un gendre qu'il avait des Banni 'Abd ach-Chams et venta les mérites de cette liaison, et il dit : 

 

« Il me parla, et était véridique, il me fit des promesses et les tint, et je n'interdis pas le permis (le Halal) et je n'autorise pas l'interdit (le Haram), mais par Allah ! La fille du Messager d'Allah ne cohabitera jamais avec la fille de l'ennemi d'Allah. » (1)

Et dans les deux Sahihs, une autre version authentique, du récit de Masour ibn Makhrama : 

 

« J'ai entendu le Messager d'Allah  -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- dire alors qu'il était sur le minbar : « Les Bani Hachim ibn Moughira m'ont demandé la permission de faire épouser leur fille à 'Ali ibn abi Talib, mais je ne l'autorise pas, non je ne l'autoriserai pas, et non je ne l'autoriserai pas, sauf si 'Ali ibn abi Talib veut divorcer de ma fille et se marie avec leur fille, car elle est une partie de moi, et ce qui la trouble me trouble, et ce qui lui fait mal me fait mal. » (2)

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Voici ce qu'il faut répondre
 
Le 1er aspect que l'on peut tirer des paroles du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- dans : « Tu ne feras pas cohabiter la fille du Messager d'Allah avec la fille d'un ennemi d'Allah. » 

et dans la version de Mouslim  « Dans un seul lieu, jamais . » 

Al Hafidh ibn Hajar a dit : 

 

« Ce que l'on tire de plus juste dans ce Hadith, c'est que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a interdit à 'Ali de réunir sa fille Fatima avec la fille d'abi Jahl, tout en précisant que cela lui porterait préjudice (ou lui causerait du mal).Or lui porter préjudice est un acte illicite selon l'unanimité. Et le sens de sa parole « Je n'interdis pas le permis (le halal) » ce qui veut dire qu'elle est licite pour lui s'il  n'était pas marié avec Fatima -qu'Allah l'agrée- . Quand au fait de réunir les deux et de porter préjudice au Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- , cela n'est pas permis. » (3)

An-Nawawi a dit dans l'explication du Hadith rapporté par Mouslim (5 / 313) :       

 

«Le but visé dans cette interdiction est dans le sens de cette parole « Je n'interdis pas le permis » qui veut dire en outre « Je n'interdis pas quelque chose qui va à l'encontre de la décision d'Allah, si Il autorise quelque chose, il (le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-) ne l'interdit pas et si Il (Allah) l'interdit, il (le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-) ne le rendra pas licite, et je ne me tais pas sur cette interdiction car mon silence signifierait sa légalisation. Et ceci fait partie des mariages interdits de se marier à la fois avec la fille du Messager et avec la fille de l'ennemi d'Allah.»  

 

Et une troisième explication c'est que cela fait partie des spécificités (ou des particularités) du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- que l'on ne se remarie pas si on est déjà marié avec ses filles, et al Hafidh ibn Hajar l'a bien montré dans son livre Fath al Bari (9 /329).

 

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Conclusion

 

Et après toutes ces preuves que nous avons pu citer par la grâce d'Allah, si les questions persistent telles que « Mais pourquoi y a-t-il la polygamie en Islam ? » ou « Pourquoi jusqu'à quatre et ni plus ni moins ? »..., alors il faut savoir répondre comme 'Aïcha, la mère des croyants, lorsqu'un jour elle fut interrogé par Mou'adha, qui lui demanda : « Pourquoi doit-on jeûner le nombre de jour de ses menstrues, mais on ne doit pas refaire ses prières manquées ? », alors 'Aïcha lui répondit tout simplement : « Il nous arrivais cela et on nous a ordonné de jeûner les jours manqués et non de rattraper les jours de prières » (4)

 

C'est donc avec cette simplicité que la mère des croyants, 'Aïcha, répondait à ce qui lui été ordonné de faire et la sagesse dans ses paroles, c'est qu'elle avait appris à se contenter d'obéir sans « contester », comme le Coran nous l'enseigne - Traduction relative et rapprochée : 


« Nous avons entendu et obéi, Seigneur nous implorons Ton  Pardon, et c'est à Toi que sera le retour. » S2 V284

 

Ce qui  fit d'elle -qu'Allah l'agrée- comme les autres femmes -qu'Allah les agrées- du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-, des femmes modèles, nobles et pieuses. 

 

Et si tu penses ma sœur après tout ce qui a été rappelé, que la polygamie est une « injustice pour la femme », comme les ennemis de l'Islam veulent nous faire comprendre, alors c'est que tu as oublié les paroles de ton Créateur, lorsque Il dit - Traduction relative et rapprochée : 


«  Allah ne veut aucune injustice aux serviteurs »  S40 V31

...Et Allah est plus savant.

 

(1) Dans un hadith authentique rapporté par al Boukhari et Mouslim d'après Masour ibn Makhrama.
(2) Boukhari n°5230  
(3) Fath al Barî 9/ 328   
(4) Hadith rapporté par  al Boukhari et Mouslim.

 

Fath al Barî d'Ibn Hajar El 'Asqalani, avec le Tahqiq de Cheikh ibn Baz  (Tome 9 et 10)   
Tafsir ibnou Kathir, Tafir as-Sa'di...
Oummou  Safiya al Djazaïria  
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