compteur de visite

Catégories

5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 18:12
Voilà ce que dit Cheikh Albani à 84 ans - هذا ماقاله العلامة الألباني رحمه الله عن نفسه بعد أن تجاوز الرابعة والثمانين

Dans l'authentique de «mawaarid ezzwam-aan» (2087), le hadith d'Abou houreyra qu'Allah soit satisfait de lui, le messager d'Allah qu'Allah prie sur lui et le salue dit :


« La durée moyenne de vie de ma communauté est située entre 60 et 70 ans, et peu d'entre elle dépasse cela » 
 
Ibn 'arafah dit : « Et moi je fais parti de cette minorité »
 
Cheikh el Albani qu'Allah lui fasse miséricorde dit en commentant cela :

« Et je dis : « Et je fais également parti de cette minorité, j'ai dépassé les 84 ans, demandant au Très Haut que je sois de ceux dont la durée de vie sera rallongée et dont les œuvres seront bonnes. 
 
Malgré cela, j'ai failli souhaiter la mort, lorsque les déviances ont touché les musulmans, et losque l'humiliation les a atteint, même de la part des plus avilis. 
 
Mais loin de moi l'idée de la souhaiter, alors que le hadith d'Anas est présent devant moi depuis ma plus tendre enfance. 
 
Il ne me reste donc plus qu'à dire ce dont le prophète qu'Allah prie sur lui et le salue :

« Ô Allah ! Laisse moi vivant tant que la vie sera un bien pour moi et prend ma vie si la mort si c'est un bien pour moi

et invoquant ainsi ce qu'il nous a enseigné qu'Allah pris sur lui et le salue :

« Ô Allah ! Fais nous jouir de notre ouïe, de notre vue, de notre force tant que Tu nous laisses vivant, et fais que nos descendances n'aient pas de défaillance dans celles-ci

(le dernier morceau de l'invocation est une explication parmi plusieurs rapportées par elmanawi). 
 
Et Allah m'a certes comblé, et a accepté mes invocations et m'a fait jouir de tout cela. 
 
Ne suis-je pas toujours en train de faire des recherches, et faire des vérifications, d'écrire d'une énergie rare, et je prie les prières surérogatoires debout, je conduis ma voiture moi-même dans de longues distances, à une vitesse dont certains de mes bien-aimés m'ont conseillés de réduire, mais j'ai pour justifier cela un développement que certains connaissent ! 
 
Et je dis tout cela pour appliquer le verset (traduction rapprochée) :

« Et quand aux bienfaits de ton Seigneur, raconte-les » 

espérant du Très-Haut qu'Il augmentera Ses bienfaits à mon égard, et qu'Il fasse que tout cela soit un héritage de ma part, qu'Il me fasse mourir musulman suivant la sounnah, celle dont j'ai consacré ma vie dans les appels, et les écrits, et qu'Il me fasse rejoindre les martyrs et les pieux, et les meilleurs de ceux-là en tant que compagnons, Il est certes Celui qui entend et qui répond (aux invocations) ». 
 
في صحيح موارد الظمآن ( 2087 )- حديث أبي هريرة رضي الله عنه قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم
أعمار أمتي ما بين الستين إلى السبيعين ، وأقلهم من يجوز ذلك)
قال ابن عرفة : وأنا من ذلك الأقل
فعلق الشيخ رحمه الله قائلا :قلت: وأنا أيضا من ذلك الأقل ، فقد جاوزت الرابعة والثمانين ، سائلا المولى سبحانه وتعالى أن أكون ممن طال عمره وحسن عمله. ومع ذلك فإني أكاد أن أتمنى الموت ، لما أصاب المسلمين من الإنحراف عن الدين والذل الذي نزل بهم حتى من الأذلين ، ولكن حاشا أن أتمنى ، وحديث أنس ماثل أمامي منذ نعومة أظفاري ، فليس لي إلا أن أقول كما أمرني نبيي صلى الله عليه وسلم
 (اللهم أحيني ما كانت الحياة خيرا لي وتوفني إذا كانت الوفاة خيرا لي) وداعيا بما علمنيه عليه الصلاة والسلام: ( اللهم متعنا بأسماعنا وأبصارنا وقوتنا ما أحييتنا ، واجعلها الوارث منا )
وقد تفضل سبحانه فاستجاب ومتعني بكل ذلك ، فها أنا ذا لا أزال أبحث وأحقق وأكتب بنشاط قل مثيله ، وأصلي النوافل قائما وأسوق السيارة بنفسي المسافات الشاسعة ، وبسرعة ينصحني بعض الأحبة بتخفيفها ، ولي في ذلك تفصيل يعرفه بعضهم ! أقول ذلك من باب (وأما بنعمة ربك فحدث)،راجيا من المولى سبحانه وتعالى أن يزيدني من فضله ، فيجعل ذلك كله الوارث مني ، وأن يتوفاني مسلما على السنة التي نذرت لها حياتي دعوة وكتابة ، ويلحقني بالشهداء والصالحين ، وحسن أولئك رفيقا ، إنه سميع مجيب
رحم الله الإمام العلامة المحدث الفقيه محمد ناصر الدين الألباني، وأعلى درجته في فردوس الأعلى
 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Savants - العلماء
5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 16:43
Quelles sont les conditions de l’acceptation de nos actions auprès d’Allah ?

Qu'il soit apporté à l'attention des frères que le suivi de la Sunnah du prophète صلى الله عليه وسلم ne se réalisera pas tant que l'acte d'adoration ne sera pas en conformité avec la loi d'Allah en 6 points :

 

- La cause, la raison - السبب
 

Si une personne s'adonne à un acte d'adoration pour se rapprocher d'Allah, dont la cause n'est pas légiférée, cet acte d'adoration devient une innovation rejetée à la face de son auteur.

Exemple :
 
Celui qui veille le 27ème jour du mois lunaire de « Rajab » car c'est la nuit pendant laquelle le prophète, sala Allah 'alayhi wa salam, fut monté au ciel.
 
La veillée est, certes, un acte d'adoration mais le fait de l'associer à cette raison relève de l'innovation car cet acte d'adoration est basé sur une cause non légiférée.

Et ce point-là, à savoir la conformité de l'acte d'adoration avec la loi d'Allah de par sa cause, est très important en ce sens qu'il indique à beaucoup de personnes qui penseraient qu'un acte fait partie de la Sunnah alors que ce n'est pas le cas du fait de la non-conformité de cet acte au sujet de la cause.


 Le genre, la nature, la sorte, l'espèce - الجنس
 

Il est obligatoire pour l'acte d'adoration d'être en conformité avec la loi d'Allah dans son genre. Celui qui s'adonne à un acte d'adoration qui n'est pas légiféré de par son genre verra son acte rejeté.

Exemple :
 
Une personne qui sacrifie une cheval le jour du « 'Id al Adha » (jour du sacrifice) verra son sacrifice rejeté car il est en contradiction avec la loi d'Allah dans son genre.
 
La bête sacrifiée ne doit pas être autre que les bêtes de la race du chameau, de la vache ou des moutons.


 La quantité, le montant - القدر أو المقدار
 

Si une personne veut ajouter une prière obligatoire aux cinq déjà prescrites, cette dernière sera considérée comme innovée car en contradiction avec la loi d'Allah, plus encore, une prière d'une personne qui décide de son propre chef de prier cinq unités de prière pour la prière du « dhror » sera nulle à l'unanimité des savants.


 La description, le comment, la manière, la façon - الكيفية أو الصفة
 

Si une personne fait ses ablutions en commençant par les pieds puis continue en nettoyant la tête, les mains et enfin le visage, nous dirons que son ablution est nulle car non conforme à la loi d'Allah dans la manière.


 Le temps, la période - الزمان

 
Une personne qui égorge sa bête (sacrifice) au début du mois lunaire de "Dhul Hijjah" ne verra pas son sacrifice accepté car elle se met en contradiction avec la loi d'Allah en ce qui concerne le temps (NDT : la bête doit être sacrifiée le 10ème jour de "Dhul Hijjah", le jour de "'Id al Adha").
 
Il m'a été rapporté que certaines personnes égorgent des moutons pendant le mois de Ramadhan dans le but de se rapprocher d'Allah par ce sacrifice.

Sachez que ce dernier est une innovation en ce sens que les seuls moments légiférés pour le sacrifice dans le but de se rapprocher d'Allah sont au nombre de trois :

Le sacrifice du jour du 'Id al Adha - الأضحية
Le sacrifice expiatoire pendant le Hadj - الهدي
Le sacrifice suite à la naissance d'un enfant - العقيقة

Pour ce qui est du sacrifice pendant le mois de Ramadhan en pensant avoir la même récompense que le sacrifice du 'Id al Adha, ceci est une innovation !

Par contre, égorger une bête dans le but d'avoir de la viande est autorisé.


 Le lieu, l'endroit - المكان
 

Si une personne fait une retraite pieuse ailleurs que dans une mosquée verra sa retraite pieuse rejetée car cette dernière ne se fait que dans les mosquées.
 
Et si une femme dit qu'elle veut faire une retraite pieuse dans la salle de prière de la maison, nous lui dirons que son acte est rejeté en raison de sa contradiction avec la loi d'Allah au sujet du lieu.


Ou encore, si une personne veut tourner en dehors de la ka'bah (maison d'Allah) en raison du manque de place à l'intérieur à un moment donné verra son action annulée car l'endroit approprié pour tourner autour de la ka'bah est autour de la maison d'Allah.

Allah, Le Très-Haut, dit à Ibrahim (traduction rapprochée) : 

« Et purifie ma maison pour ceux qui tournent autour »[
Sourate Al-Hadj (22) , verset 26]
 
En conclusion, un acte d'adoration ne sera jamais considéré comme une bonne œuvre tant que ne seront pas remplies deux conditions : 
 
  1. la pureté dans l'intention - الإخلاص
  2. la conformité avec la Sunnah - المتابعة et le suivi de la Sunnah ne se réalisera que lorsqu'il sera en conformité avec les six points cités précédemment.


Et je (Shaykh Al-Uthaymîn) dis à ceux qui ont été éprouvés par les innovations qui peuvent parfois partir de bonnes intentions et qui veulent le bien, je jure par Allah qu'il n'y a pas de meilleurs chemins pour acquérir ce bien que celui emprunté par nos pieux prédécesseurs, qu'Allah les agrée.

 

Al Ibdâ' fi kamâl Ach-Char'i wa khatarou Al Ibtidâ' ; page 20 à 23

Traduction : Abu Abdillah. 

copié de sounna.com

 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Croyance et innovations - الإيمان، العقيدة و بدع
5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 12:58
L'importance des bonnes manières
Question : 
 
Nous constatons que certains salafis sont durs dans leur discours et dans leur da'wah ainsi qu' avec leurs familles ;

S'ils voient un homme qui n'est pas des leurs, ils lui font la grimace, contrairement à ce que font les 'Ikhwaan Al-Muslimeen ;

Les bonnes manières manquent chez nous, nous avons donc besoin d'un conseil sincère venant de vous et puisse Allah vous récompenser par un bien.
 
Réponse :
 
C'est une question importante et il faut se conseiller au sujet des bonnes manières.

Allah (Subhaanahu wa Ta 'aala) dit à propos du Prophète (sal-Allahu ' alayhe wa sallam) (traduction rapprochée):
 
وَإِنَّكَ لَعَلى خُلُقٍ عَظِيمٍ 
 
68.4. et tu es doué d'un caractère élevé. 
 
Et Il (Subhaanahu wa Ta ' aala) dit (traduction rapprochée) :
 
فَبِمَا رَحْمَةٍ مِّنَ اللّهِ لِنتَ لَهُمْ وَلَوْ كُنتَ فَظّاً غَلِيظَ الْقَلْبِ لاَنفَضُّواْ مِنْ حَوْلِكَ فَاعْفُ عَنْهُمْ وَاسْتَغْفِرْ لَهُمْ وَشَاوِرْهُمْ فِي الأَمْرِ فَإِذَا عَزَمْتَ فَتَوَكَّلْ عَلَى اللّهِ إِنَّ اللّهَ يُحِبُّ الْمُتَوَكِّلِينَ
 
3.159. C'est par un effet de la grâce de Allah que tu es si conciliant envers les hommes, car si tu te montrais brutal ou inhumain avec eux, ils se seraient tous détachés de toi. Sois donc bienveillant à leur égard ! Implore le pardon de Allah en leur faveur ! Consulte-les quand il s'agit de prendre une décision ! Mais, une fois la décision prise, place ta confiance en Allah, car Allah aime ceux qui mettent en Lui leur confiance !
 
Et ce salafi (dur) était probablement un débutant dans la recherche de la science, habituellement les débutants sont un peu zélés et durs - qu'il soit salafi ou ikhwaani ou autre. 

Et c'est ce que nous ainsi que d'autres avons remarqué.

Par ailleurs, et toute l'Éloge est à Allah (seul), nos frères se mélangent librement avec leurs frères dans Al-Hudaydah, Taa ' iz, Aden et Hadramout et les gens les reçoivent et les accueillent avec amour et respect et c'est la preuve qu'ils sont exposés aux bonnes et honorables manières et Allaahul-Musta ' aan (Allaah est Celui de qui l'Aide est recherchée).
.


Ghaaratul-Ashritah 'alaa Ahlil-Jahli was-Safsatah - Volume 1, Page 98 

Traduit de l'anglais par Oum 'Ikrima

 

Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Comportement - أخلاق و آداب
5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 12:37
La présence aux obsèques d'un parent non-musulman
Question :
 
Des gens dans ce pays se convertissent à l'islam, mais ils ont des parents qui sont toujours non musulmans.
 
Quand ce mécréant meurt, qu'est-ce que le musulman doit faire ?
 
Réponse :
 
Il doit y aller et assister à l'enterrement avec eux en raison de la preuve dans sunan Abi Dawud lorsqu' 'Ali رضي الله عنه est venu au Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم et lui a dit :
 
"Ton oncle qui n'a pas reçu la guidance est mort."
Ainsi il صلى الله عليه وسلم lui a dit : "Va et enterre-le." 
Il ('Ali) a dit : "Il est mort en tant que mushrik (polythéiste)."
Il a dit : "Va et enterre-le." 
Donc il est allé l'enterrer et il صلى الله عليه وسلم a dit : "Ne dis rien à moins que tu ne me le dises."
Donc il s'en occupa et ne dit rien."
 
Question :

Si le prêtre commence à faire un discours sur un sujet par exemple, parce que les chrétiens font (des déclarations) tout comme les gens de l'innovation ; Doit-il rester avec eux ou prendre congé ?
 
Réponse : 

S'il reste donc 
إن شاء الله il n'y a aucun mal, mais il doit détester cela dans son coeur :
 
"Quiconque parmi vous voit un acte abominable alors qu'il le changer de ses mains, s'il est incapable de le faire alors (qu'il le change) avec sa langue, s'il est incapable de faire avec sa langue alors (qu'il le change) avec son coeur..." 
 
S'il part alors c'est encore mieux إن شاء الله
 
Référence : Ar-rihlatul akheerah - Le dernier jour p212
Traduit par Oum 'Ikrima
 
بعض الناس يسلمون في هذه البلاد وما زال لهم أقارب كأب أو أم كافر فعند موت هذا الكافر ماذا يصنع هذا المسلم ؟
يذهب يواري الجنازة معهم ، بدليل ما جاء في سنن أبي داود أن عليا رضي الله عنه أتى النبي صلى الله عليه وسلم فقال
 إن عمك الضال قد مات قال : "اذهب فواره
قال : إنه مات مشركا
قال : اذهب فواره
، فذهب فواراه وقال
 لا تحدثن شيئا حتى تخبرني
ويحضر ولا يقول شيئا
. السؤال : إذا جاء القسيس وقال أشياء كالتلقين - مثلا - فإن عند النصارى تلقين مثل التلقين الذي عند المبتدعة ، فهل يبقى معهم أم يذهب ؟
الجواب: إن بقي فإن شاء الله لا بأس بذلك وينكره بقلبه
" من رأى منكم منكرا فليغيره بيده ، فإن لم يستطع فبلسانه ، فإن لم يستطع فبقلبه "
 وإن مشى فهو أفضل إن شاء الله
حضور جنازة الكافر القريب
المرجع: الرحلة الأخيرة - ص212
 
Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mort et funérailles - الموت والجنازة
5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 11:59
Discussion entre Cheikh Al Albani et un partisan du jihad

La discussion commence avec le partisan du jihad...


Djihadi (partisan du Djihad) :

Nous n'avons aucun doute que vous êtes un des premiers savants dans ce siècle à appeler au retour à la compréhension des Salafs. Il n'y a aucun doute que la question du djihad est un sujet de désaccord parmi ceux qui suivent le manhadj des Salaf Salih. Sur le sujet du djihad, nous appelons les gens à combattre au djihad sous 2 conditions :

- la première est qu'il doit être accomplit avec une intention pure pour l'amour d'Allah.

- la seconde est qu'il doit être accomplit sous la bannière de l'Islam.

Cependant, nous entendons de la jeunesse musulmane fervente d'autres conditions qu'ils rapportent de vous que nous n'avons jamais entendu dans les ahadith (pluriel de hadith), de telles conditions sont la connaissance islamique (ou éducation et purification : Tasfiyah wa Tarbiya) et avoir un khilafa ou un état islamique.

Ces conditions, nous les entendons beaucoup parmi les frères qui suivent le Manhaj as-Salafi et je suis parmi ceux qui suivent le Manhadj insha Allah.

Ma question est : est-ce que ces conditions ont une référence dans la Sounnah ? Ou bien sont-elles seulement un ijtihad en tenant compte de la situation et/ou les conditions actuelles ? Et avant cela, appelez -vous vraiment à ces conditions ?

Cheikh Al-Albani :

Tout d'abord, nous avons accepté de discuter sur ce sujet avec vous pour découvrir le vrai caractère de votre Da'wa.

Djihadi :

Je vous en ai parlé.

Al-Albani :

Alors explique votre Da'wa. Tes questions sont prématurées, maintenant, je veux comprendre quel est le but de votre Da'wa.

Djihadi :

Ma Da'wa est claire : accomplir le djihad selon les conditions que j'ai cité.

L'intention, car le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit :

« Celui qui combat pour que la parole d'Allah soit la plus haute est fi Sabil Allah. »

Sous la bannière de l'Islam, car le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit :

« Celui qui combat pour le compte de 'asabiyah soutenant un groupe ou combattant un autre et meurt, sa mort sera une mort de l'époque du paganisme (Djahiliyah). »

Al-Albani :

D'accord. Avons-nous besoin d'un Amir pour faire le djihad ?

Djihadi :
Non. 

Al-Albani :

Donc, nous faisons le djihad dans une grande pagaille désorganisée ?

Djihadi :

Non...mais

Al-Albani :

Aussi, votre première condition qui est l'intention pure. Cette condition concerne toutes les adorations donc, nous avons fini avec celle là. Votre seconde, sous la bannière islamique, est-ce que tu imagines un djihad sans Amir ? Comment pouvons-nous avoir une bannière islamique sans Amir pour cette bannière ?

Djihadi :

Nous pouvons faire le djihad de cette manière, comme si un musulman va chez un chef ennemi Kafir et le tue.

Al-Albani :

Mais nous parlions du djihad d'un groupe. Le djihad sous une bannière islamique est-il le djihad d'une personne ou la djihad d'un groupe ?

Aussi, un groupe de musulmans qui part pour le djihad, n'ont-ils pas besoin d'un Amir pour les mener ?

Djihadi :

Si, si bien sûr. Un groupe de musulmans qui voyage ou part pour le djihad a besoin d'un Amir. Et si un groupe de musulman de plus de 3 part pour le djihad, ils ont un besoin d'un Amir.
 

Al-Albani :

Alors pourquoi n'avez-vous pas mentionné ceci comme une condition ?

Djihadi :

Bien, bien, faisons-en une troisième condition.

Al-Albani :

D'accord. Pour le djihad Fard 'ayn, avons-nous besoin d'une djamaa ou peut-il être fait individuellement ?

Djihadi :

Soit l'un ou l'autre cas.

Al-Albani :

Ce n'est pas une réponse.

Djihadi :

Pourquoi cela ne l'est pas ?

Al-Albani :

Nous disons que le djihad est de deux types :

- Fard Kifayah, que seul un groupe de musulmans peut accomplir, et si un groupe l'accomplit, le reste des musulmans n'aura pas de compte à rendre dessus. Ce type de djihad individuel peut se faire tout seul.

-Fard'ayn que tous les musulmans doivent faire dans un lieu spécifique. Pour accomplir ce type de djihad, n'avons-nous pas besoin d'un Amir pour mener les musulmans ?

Djihadi :

Oui, nous avons besoin d'un Amir pour ce groupe, qu'il combatte ou qu'il ne combatte pas.

Al-Albani :

Bien, bien. Nous revenons au fait de dire Amir pour vouloir dire un Khalifa des musulmans.

Djihadi :

Non, pas un Khalifa.

Al-Albani :

Pourquoi ? Est-ce dangereux de dire Khalifa ?

Djihadi :

Oui bien sûr, car cela veut dire que nous voulons récolter le fruit avant que nous plantions les arbres.

Al-Albani :

C'est ce que je vous vois faire. Vous dites que vous voulez un Amir pour l'ensemble du groupe de musulmans pour mener le djihad et en même temps, vous ne voulez pas qu'il soit le khalifa ! Est-ce que c'est ce que vous voulez ?

Djihadi :

Bien, oui.

Al-Albani :

D'accord, alors où est cet Amir ? Et qui est cet Amir ? Et peut-on avoir plus d'un Amir ? Nous sommes maintenant sur la condition sur laquelle nous étions d'accord avant, qui est que nous avons besoin d'un Amir, et tu prétends que nous avons besoin d'un Amir pour mener ce djihad de groupe sans qu'il ne soit le Khalifa. Qu'avons nous d'abord, l'Amir ou le djihad ?

C'est comme demander si on prie avant al-Adhan ou après, lequel vient d'abord ?

[Après avoir polémiqué pendant un moment autour du sujet]

Djihadi :

D'accord, nous avons besoin d'un Amir pour le djihad Fard' ayn avant de commencer le djihad.

Cheikh Al-Albani :

Excellent. Alors, appelons-nous d'abord à avoir un Amir, ou appelons-nous au djihad d'abord.

Djihadi :

Hé bien, tous les deux en même temps.

Cheikh Al-Albani :

La hawla wa la qouwaata illa billah. Nous venons juste de convenir que nous avions besoin d'un Amir pour le djihad 'ayn avant que nous commencions le djihad. La question suivante est : appelons-nous d'abord à un Amir ou appelons-nous d'abord ou djihad ? Ce groupe, toute sorte de groupe a besoin d'un Amir. Pour appeler à ce type de djihad, nous avons besoin d'un Amir d'abord, l'Amir appellera les Moudjahidine et enverra certains ici et certains là-bas.

Al-Djihadi :

Bien, qu'en est-il si un groupe de musulmans lit dans le Coran ce qui a attrait au djihad et veut faire le djihad, donc ils se rassemblent pour le djihad et puis nomment un Amir sur eux.

Cheikh Al-Albani :

Ya Akhi, ce que tu es en train de décrire, est un cas de djihad Fard al-Kifayah. Pour le Fard al-Kifayah, c'est bon pour un petit groupe de se rassembler et d'aller faire le djihad. Pour le Fard al-'ayn, nous avons besoin de l'ensemble du groupe des musulmans. Comment pouvons-nous avoir l'ensemble du groupe de musulmans si nous n'avons pas un commandement unifié pour ce type de djihad ? Ce genre d'Amir, je n'ai vu aucun des Moudjahidine qui y appellent. Pourquoi n'appelez-vous pas à cet Amir ?

Djihadi :

D'accord. Alors laissez nous appeler à cet Amir.

Al-Albani :

Bien. Alors quelles sont les caractéristiques de cet Amir à ton avis ?

Djihadi :

[Cite quelques caractéristiques]

Cheikh Al-Albani :

Et vois-tu un Amir avec ces qualités ?

Djihadi :

Oui, beaucoup.

Cheikh Al-Albani :
Où ? 

Djihadi :

Partout.

Cheikh Al-Albani :

Nous avons dit que nous avons besoin d'un Amir pour l'ensemble du groupe, c'est-à-dire pour tous les musulmans. Comment pouvons-nous avoir plus d'un Amir pour tous les musulmans ?

Djihadi :

...[polémiquant autour du sujet]

Cheikh Al-Albani :

Sais-tu ce que dit le hadith de Houdhayfa Ibn Yaman -Qu'Allah l'agrée- "fa in lam yakuun laho djamaa wa la iman" à ce sujet ? Mène-t-il à la conclusion que ce djihad nécessite un Khalifa, ou à autre chose ?

[hadith rapporté dans Al-Boukhari, Kitab al-manaqib, hadith n° 3338. Le hadith dit :

« Les gens questionnaient le Messager d'Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- à propos du bien, alors que moi je le questionnais à propos du mal, par crainte qu'il ne m'atteigne. J'ai demandé : « Ô Messager d'Allah ! Nous étions dans une époque de paganisme (al djâhiliya), puis Allah nous a fait don de ce bien (l'Islam). Y aura-t-il après ce bien un [autre] mal ? » Il me répondit : « Oui. » Je lui demanda : « Est-ce qu'après cet autre mal, le bien reviendra ? » Il dit : « Oui, mais il y aura en ce bien des impuretés... » Je lui demanda : « Qu'est ce que ces impuretés ? » Il dit : « Des gens qui ne guideront pas dans la voie dans laquelle j'ai guidé. Tu y reconnaîtras des choses [conformes à la loi d'Allah] et tu en ignoreras d'autres. » Je lui demanda : « Et après ce bien, y aura-t-il un mal ? » Il dit : « Oui, il y aura des prêcheurs qui appeleront vers les portes de l'enfer. Celui qui leur répondra, ils le précipiteront en enfer. » Je lui demanda : « Ô Messager d'Allah ! Décris-les nous ! » Il dit : « Ils sont de notre souche, ils parlent notre langue ! » Je lui demanda : « Que devrais-je faire si j'assiste à cela ? Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- dit : « Reste avec le groupe des musulmans et leur dirigeant. » Je lui demanda : « Et s'ils n'ont pas de dirigeant (Imam) ? » Il dit : « S'ils n'ont pas de dirigeant, éloigne-toi de tous ces groupes, même s'il te faut mordre à la racine d'un arbre jusqu'à ce que la mort te saisisse. »

Djihadi :

Quel est le rapport entre ce hadith et notre discussion ?

Cheikh Al-Albani :

Houdhayfah -Qu'Allah l'agrée- n'a-t-il pas interrogé le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- sur ce qu'il faut faire quand il y a des prêcheurs aux portes de l'enfer ? Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a répondu qu'il doit rester avec l'imam de la djamaa, s'il n'y a pas d'imam, alors il doit s'écarter de toutes les djamaa. Est-ce que ces conditions s'appliquent aujourd'hui ? N'avons-nous pas des gens prétendant être musulmans alors qu'ils sont des prêcheurs au feu de l'Enfer ? Le Khilafa n'est-il pas absent ?

Djihadi :

Je préfère discuter sur d'autres hadiths comme :

« Un groupe (Ta-ifat) de ma communauté (Oumma) sera toujours assisté par la victoire, sans se soucier de ceux qui lui nuisent jusqu'à la dernière heure  »

Cheikh Al-Albani :

Qu'est-ce cela à avoir avec notre discussion ? Nous ne sommes pas en désaccord au sujet d'appeler au djihad. Nous sommes d'accord sur le fait que le djihad est une obligation aujourd'hui. Ce sur quoi nous sommes en désaccord est de savoir si nous avons besoin d'avoir un Khalifa d'abord ou non. Ce que tu as cité n'ajoute rien à la discussion. Nous sommes tous les deux d'accord sur le fait que le djihad est une obligation. Est-ce que tu comprends ? Ce sur quoi nous sommes en désaccord est de savoir si on a besoin d'un Khalifa pour commencer ce djihad.

Djihadi :

D'accord.

Cheikh Al-Albani :

Note bien que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  a conseillé Houdhayfa -Qu'Allah l'agrée- de s'accrocher à l'imam des musulmans et à leur groupe principal. Tu as que toutes les conditions dans ce hadith sont vraies aujourd'hui.

Djihadi :

C'est vrai.

Cheikh Al-Albani :

Et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit que si les musulmans n'ont pas d'imam ou de djamaa, il fallait laisser tous les groupes. Ainsi, que faites-vous maintenant ?

Djihadi :

Bien, nous essayons de rechercher le groupe des musulmans et de lui trouver un imam.

Cheikh Al-Albani :

C'est ce à quoi nous appelons ! Le djihad est obligatoire, mais pour le moment, ce n'est pas le temps pour cela. Nous avons besoin d'abord de l'imam et c'est ce que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- t'a ordonné de suivre, ainsi que de t'y (à l'imam) accrocher avec son groupe.

Djihadi :

Comment savons-nous que nous ne pouvons pas faire le djihad jusqu'à ce que nous ayons ce Khalifa qui est en effet nécessaire ?

Cheikh Al-Albani :

Le hadith dit que si les musulmans n'ont pas de chef unique, alors il faut laisser tous les groupes. Et nous avons déjà dit que le djihad Fard 'ayn doit être accompli avec la djamaa menée par un chef pour tous les musulmans, un Amir. Si les musulmans n'ont pas de leader, ils doivent rester loin de tous les groupes. Comment peuvent-ils accomplir le djihad de groupe s'ils doivent rester en même temps loin de tous les groupes ? Tu contredis ce sur quoi tu es d'accord. Islamiquement, nous avons seulement une bannière, un groupe et un chef. Nous avons besoin de ce groupe unique pour commencer le djihad Fard 'ayn.

Djihadi :
...

Cheikh Al-Albani :

Maintenant, ce que je veux faire, c'est te prouver que cet Amir du djihad Fard 'ayn doit être un Khalifa, pas seulement un Amir. Le dallil est encore le hadith de Houdhayfa -Qu'Allah l'agrée-. Parfois, comme tu le sais, la preuve est claire et d'autre fois pas vraiment (qat'i al-dilalah, ou thahiri al-dilalah).

Prenons l'exemple d'un Cheikh conseillant son étudiant sur les directives du hadith. L'étudiant demande à son Cheikh que faire pour éviter le mal. Le Cheikh lui dit de s'accrocher à l'imam des Musulmans. L'étudiant répond que les musulmans n'ont pas de Khalifa. Le Cheikh lui conseille donc de rester loin de tous les groupes. Cet étudiant est obéissant à son Cheikh et ce Cheikh suit son Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-. Qu'est-ce que cet étudiant ferait ? Il irait vivre sa vie dans une vallée s'occupant de ses moutons ou quelque chose de ce genre, adorant Allah. Où est le djihad ? Si c'était une obligation pour ce musulman de combattre, alors le Cheikh lui aurait dit de se battre, et non pas de rester loin de tous les groupes. Y a-t-il un djihad ici ? Aussi longtemps qu'il n'y a pas d'imam, alors il n'y pas de djihad. Cette preuve est Qat'i al-Dilalah. Djihad doit être sous le commandement d'un imam, ou Khalifa. Mais laisse moi te parler à propos de quelque chose qui pose des problèmes à plusieurs étudiants en science religieuse. C'est qu'il y a plusieurs groupes qui combattent comme les afghans ou ceux en Syrie il y a 10 ans ou plus. Ces gens, s'ils veulent combattre, ils doivent être sous le commandement d'un Amir. Cela ne veut pas dire que les Syriens combattent en Afghanistan et les Afghans en Syrie, non. Cela veut dire que ces deux groupes de combat doivent être sous le commandement d'un imam et un Khalifa. S'il n'y a pas imam unique et une seule djamaa (pas dans le sens de deux groupes combattant, mais dans le sens d'un groupe avec un commandement unifié, mais qui peut être composé de plus d'un groupe de combattant qui combat chacun dans une partie du monde Islamique), les deux groupes opèreraient tout seul.

Pour faire ce djihad Fard 'ayn, l'obligation des musulmans est l'unité, l'unité nécessite un Khalifa. Pour établir cette chose, nous devons commencer par l'éducation et la purification (Tasfiyah wa Tarbiyah). Nous ne pouvons pas commencer le djihad tout de suite.

Tu dis qu'il y a beaucoup de groupes pour le djihad, pourtant tous ces groupes sont en désaccord et comme Allah dit dans le Coran :

وَلاَ تَنَازَعُواْ فَتَفْشَلُواْ وَتَذْهَبَ رِيحُكُمْ

-traduction relative et approchée-

« ...et ne vous disputez pas, sinon vous fléchirez et perdrez vos forces.. »

Nous sommes aujourd'hui beaucoup comme le cours d'une rivière. Ce que tu veux faire, c'est donner une légitimité à ces groupes ghutta' (littéralement, cela signifie l'écume,  mais le sens ici, c'est qu'il y a de nombreux groupes, mais dans lesquels il n'y a aucun bénéfice).

Djihadi :

D'accord. Alors comment cette éducation et purification (Tasbiyah et Tarbiyah) mène au Khalifa ?

Cheikh Al-Albani :

L'histoire se répète elle-même. Tout le monde prétend que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- est leur modèle. Notre Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-, a passé la première moitié de son message à faire Da'wa. Et il a commencé avec cela, pas avec le djihad. Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a d'abord éduqué ses compagnons sur une éducation Islamique comme le fait de dire la parole de vérité et de ne pas en avoir peur. Il leur a également enseigné les enseignements Islamiques. Nous savons que notre Islam aujourd'hui n'est pas comme il était quand Allah a révélé :

الْيَوْمَ أَكْمَلْتُ لَكُمْ دِينَكُمْ

-traduction relative et approchée-

« Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion... »

Beaucoup de choses ont été en effet ajoutées à l'Islam, es-tu d'accord ?

Djihadi :

Oui, je suis entièrement d'accord. Mais il y a beaucoup de preuves dans le Coran qui montrent que le djihad est une obligation importante.

Cheikh Al-Albani :

Je ne nie pas cela. Mais, ya akhi, la question est « Par où commençons-nous ? » Ma da'wa est : pour accomplir ce djihad, nous avons besoin d'un Amir. Pour avoir cet Amir, nous devons travailler sur la Tasfiyah et la Tarbiyah. Réfléchis à cela en toi-même, en considérant le hadith de Houdhayfa, de quoi avons-nous d'abord besoin : du djihad ou de l'Amir ?

Djihadi :

Est-ce que quelqu'un auparavant a appelé à la Tasbiyah et à la Tarbiyah avant le djihad ?

Cheikh Al-Albani :

Qu'Allah te fasse miséricorde. Dis-moi quand est-ce que les musulmans n'ont pas eu un Khilafa unifié ?

Djihadi :

Qu'en est-il de la période de Ali -Qu'Allah l'agrée- et Mou'awiyah -Qu'Allah l'agrée- ?

Cheikh Al-Albani :

Tu veux dire que tu as un doute que Ali -Qu'Allah l'agrée- a raison et que Mou'awiyah -Qu'Allah l'agrée- avait tort ?

Djihadi :

Non... Mais...

Cheikh Al-Albani :

Pas de « Mais ». Combien de Khoulafa y avaient-ils ?

[après un moment de discussion]

Djihadi :

D'accord, d'accord, un.

Un auditeur :

Pour être franc mon Cheikh, cette discussion n'aboutie à rien : si quelqu'un n'a pas une intention et une pensée pure, il ne comprendra jamais.

Cheikh Al-Albani : 

C'est en effet un bon conseil. Nous vivons dans une époque où un des comportements fatals s'est répandu, qui est que chacun aime sa propre opinion. Aujourd'hui, chaque personne qui lit un peu de Coran ou apprend un peu de Ahkam (règles) et Ahadith, pense qu'il est quelque chose dans la science, bien qu'il ne puisse lire les ahadith sans erreurs, et ensuite il veut discuter tout ce qu'il voit...

Djihadi : 

[essaie d'interrompre]

Cheikh Al-Albani :

Le temps de la discussion est fini. Je vais prendre le conseil du frère. Mon conseil aux étudiants en religion est de ne pas commencer à prêcher les gens à quelque chose qui pourrait les mener à un grand égarement (Dalal).

Il devrait vérifier avec les gens de science avant d'arriver à des conclusions. C'est un des désastres de la jeunesse musulmane aujourd'hui : d'adopter rapidement des opinions sans regarder dans les opinions des Salafs et Khalaf concernant ces sujets. Je conseille aux musulmans de rechercher ceci, spécialement dans les sujets concernant le groupe comme le djihad. Le djihad est, sans aucun doute, la fierté de l'Islam et une des bases de l'Islam. Et les versets et les ahadith concernant cela sont connus par tous insha Allah.

Mais ce djihad a ses conditions et introductions. Parmi ses conditions de base, il y a le fait que le groupe qui l'accomplit doit être d'accord pour retourner au Coran et à la Sounnah dans ses règles (Ahkam). Ceci, en vérité, nécessite beaucoup de temps d'éducation, de purification de la part des savants et prêcheurs. Comme le Prophète-Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a éduqué ses compagnons.

Nous notons que les Moudjahidiyn appellent tous les musulmans quelqu'il soit à les rejoindre au combat, et quand ils vont combattre, ils trouvent des désaccords parmi eux dans les sujets de foi et des fondements de l'Islam. Comment ces gens peuvent-ils être prêt à aller au djihad alors qu'ils doivent encore comprendre ce qui leur est obligatoire dans la 'Aquida ?! Ceci, mon frère, nous amène à comprendre que le djihad n'est pas à discuter, mais nous devons discuter de ses introductions. La première introduction est, comme nous l'avons attesté avant, le Khalifa. Car si les Amirs existent aujourd'hui et l'obligation dont j'ai parlé (compréhension commune de l'Islam) n'existe pas entre eux, alors ils se retourneront les uns envers les autres et se combattront. Ils doivent tous être sur un Manhadj et une compréhension. Je conseille donc chaque musulman de travailler avec le hadith de Ibn al-yaman (Houdhayfa) -Qu'Allah l'agrée-, de s'écarter de tous les groupes et de rester tout seul. Et cela ne veut pas dire de vivre isoler, non, cela veut dire ne pas rejoindre l'un ou l'autre groupe. Tu peux faire toi-même, et tous les musulmans, du bien avec ta connaissance. Ceci est un rappel et le rappel profite aux croyants.
 

Article tiré du site salafipublications

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Djihâd - الجهاد في سبيل الله
5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 11:04
Le mérite de la science (vidéo)
شَهِدَ اللّهُ أَنَّهُ لاَ إِلَـهَ إِلاَّ هُوَ وَالْمَلاَئِكَةُ وَأُوْلُواْ الْعِلْمِ قَآئِمَاً بِالْقِسْطِ لاَ إِلَـهَ إِلاَّ هُوَ الْعَزِيزُ الْحَكِيمُ 
 
"Allah est Témoin, et avec Lui les anges et les initiés parmi les hommes, qu'il n'y a de divinité que Lui , Lui, le Mainteneur de la justice. Il n'y a en vérité de divinité que Lui, le Puissant, le Sage."
{sourate Al-'Imran . verset 18}
 
Cheikh Salih Ibn Sa'ad As-Souhaimy - الشيخ صالح بن سعد السحيمي
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Apprentissage - طلب العلم
5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 02:10
Parmi les hadiths faibles dans Ryâdh As-Sâlihin

Ryâdh As-Sâlihin est probablement le livre de hadith le plus lu en français.


C'est pourquoi, il est important de connaître les hadiths faibles (très peu nombreux) présents dans l'ouvrage.

Pour ce faire, nous avons utilisé la vérification  du 
muhaddith (le grand savant du hadith) Muhammad Nâsir Ad-Dîn Al-Albânî (rahimahullah).

Le travail que le shaikh a accompli est un trésor inestimable pour la communauté, nous demandons à Allah qu'il lui accorde la meilleure récompense pour son effort.

Nous avons résumé les remarques du shaikh sur chaque hadith, sans rappeler les détails concernant la science du hadith, tout en donnant les références pour celui qui voudrait en savoir plus.

La numérotation des hadiths correspond à l'édition de dar al-gharb al-islâmî qui est l'édition française la plus répandue.
 

 

66 : Selon Abu Ya'la ibn 'Aws, le Prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Le sage est celui qui se demande des comptes à lui-même et qui agit en vue de ce qui vient après la mort. Et l'incapable est celui qui se laisse guider par ses passions tout en nourrissant au sujet d'Allah de vains espoirs. » rapporté par At-Tirmidhi
 
Sa chaîne de transmission est faible car elle comporte le rapporteur Abû Bakr ibn abi Mariam qui se trompait (dans la transmission) après que sa maison eut été cambriolée. Voir Dha'îf al-jâmi' as-saghîr, (4305).

 
68 : Selon 'Umar, le Prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « On ne demande pas à l'homme pourquoi il a frappé sa femme. » rapporté par Abû Dâwûd
 
Sa chaîne de transmission est faible. Voir Irwa al-ghalîl (2034).

 
196 : D'après Ibn Mas'ud, le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit: «La faveur religieuse commença à s'atténuer chez les fils d'Israël à partir du moment où à l'homme en rencontrait un autre et lui disait. « Crains Allah et mets fin à tes agissements! Ce sont des choses interdites». Puis il le rencontrait le lendemain sans qu'il ait changé de conduite. Cela ne l'empêchait pourtant pas de manger à sa table, de boire avec lui et de s'asseoir en sa compagnie. Quand tel fut leur comportement, Allah installa la haine entre leurs coeurs». Puis il cita ces versets du chapitre 5 du Coran: «Ont été maudits par la bouche de David et de 'Issa-fils-de-Marie ceux des fils d'Israël qui avaient renié et ce pour leur désobéissance (à Allah) et pour leurs agressions répétées. Quand ils faisaient quelque chose d'unanime- ment réprouvé, ils ne se l'interdisaient pas les uns aux autres. Quelle bien mauvaise chose que ce qu'ils faisaient! Tu vois plusieurs d'entre eux se lier de véritable amitié avec ceux qui avaient renié. Quelle bien mauvaise chose que ce que leur âme leur a fait aimer car Allah les a frappés de Son indignation et c'est dans le supplice qu'ils s'éterniseront. S'ils croyaient en Allah, au Prophète et à ce qui lui a été descendu, ils ne les prendraient point comme véritables amis; mais plusieurs d'entre eux sont des dévergondés ». Puis il dit: «Oh non, par Allah ! Vous commanderez le bien, interdirez le mal, ferez cesser l'injustice de l'injuste, le ramènerez de force au bon droit et l'obligerez à le suivre, sinon Allah installera sûrement la haine entre vos coeurs puis vous maudira comme Il a maudit ces Juifs». Rapporté par Abû Dâwûd et At-At-Tirmidhî
 
Le hadith est munqati', et sa chaîne n'est pas cohérente (mudhtarib). Voir Adh-Dha'îfa (1105).

 
286 : Selon Umm Salama, le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Toute femme qui meurt jouissant de la satisfaction de son mari entre au paradis. » rapporté par At-Tirmidhî
 
Sa chaîne comporte deux rapporteurs inconnus. Voir Adh-Dhaîfa (1426).

 
343 : Malik ibn Rabi'a Assa'idi a dit : « Alors que nous étions assis auprès du Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam), voilà que lui vint un homme de la tribu des Bani Salama qui lui dit : « Ô Messager d'Allah ! Reste-t-il pour moi (la possibilité) de faire du bien à mes parents maintenant qu'ils sont morts ? » Il dit : « Oui. Tu pries Allah de les bénir et de les absoudre et tu tiens après eux leurs promesses, tu respectes les liens de parenté dont ils sont la cause et tu honores leurs anciens amis. » rapporté par Abû Dâwûd
 
Sa chaîne est faible car elle comporte 'Ali ibn 'Ubayd qui est inconnu.

 
359 : Selon Anas, d'après le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Toutes les fois qu'un jeune honore un vieillard à cause de son âge, Allah lui suscitera plus tard quelqu'un pour l'honorer dans sa vieillesse. » rapporté par At-Tirmidhî
 
Sa chaîne est faible et comporte deux défauts. Voir Adh-Dha'îfa (304).

 
373 : 'Umar ibn al Khattab rapporte : « J'ai demandé au Prophète la permission d'aller faire le petit pèlerinage ('Umra). Il me l'accorda et dit : « Ô petit frère ! Ne nous oublie pas dans tes prières ! » 'Umar dit : « Ce fut pour moi un mot que je ne serais pas heureux d'échanger contre tout ce bas monde ». rapporté par Abû Dâwûd et At-Tirmidhî

 

Et dans une autre version : « Ô petit frère ! Associe-moi dans tes prières ! ».

Voir les détails de la faiblesse de ce hadith dans Al-Mishkat (2248) et Dha'îf Abî Dâwûd (264)


482 : Selon le Calife 'Uthman Ibn 'Affan, le Prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Le fils d'Adam n'a droit qu'à trois choses : Une maison où il habite. Des vêtements pour couvrir sa nudité. Une croûte de pain et de l'eau » rapporté par At-Tirmidhî

Sa chaîne comporte deux rapporteurs faibles. Voir Adh-Dha'îfa (1063)


484 : Selon 'Abdullah ibn Mughaffal, un homme dit au Prophète (salallahu 'alayhi wa salam) : « Ô Messager d'Allah ! Par Allah, je t'aime. ». Il lui dit : « Réfléchis bien à ce que tu dis ! ». L'autre répéta encore : « Par Allah, je t'aime » trois fois de suite. Il lui dit : « Si tu m'aimes vraiment prépare-toi une bonne protection contre la pauvreté, car la pauvreté atteint celui qui m'aime plus rapidement que le torrent n'atteint l'extrémité de son lit » rapporté par At-Tirmidhî

Il fait partie des hadiths faibles des Sunan At-Tirmidhi.


519 : Asma Bint Zeyd a dit : « La manche de la tunique du Messager d'Allah -prières et bénédiction d'Allah sur lui- lui arrivait jusqu'au poignet. » rapporté par At-Tirmidhî

Le hadith est faible. Voir Adh-Dha'îfa (2458)


578 : d'après Abû hurayra, le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Hâtez-vous d'accomplir de bonnes actions avant d'en être empêchés par une de ces sept choses : une pauvreté qui vous fera oublier, une richesse qui vous rendra arrogant, une maladie qui vous affaiblira, une vieillesse qui affaiblira votre esprit, une mort mettant fin à vos jours, l'arrivée du faux messie et c'est la pire des choses qui vous attend, et l'arrivée de l'Heure et l'Heure est plus mortelle et plus amère encore. » rapporté par At-Tirmidhî

Ce hadith est faible. Voir Adh-Dha'îfa (1666)


584 : Ibn 'Abbas rapporte : « Le messager d'Allah passa devant des tombes à médine. Il se tourna vers elles et dit : « Paix et salut sur vous habitants de ces tombes ! Vous êtes nos prédécesseurs et nous vous suivrons » rapporté par At-tirmidhî

Ce hadith est faible. Je l'ai montré dans Ahkam Al-jana'iz (p.187)


596 : D'après 'Atiya ibn 'Urwa As-Sa'di, le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « L'homme n'est parmi les pieux que lorsqu'il renonce à ce qui est permis de peur de commettre l'interdit » rapporté par At-Tirmidhî

Ce hadith est faible, comme je l'ai montré dans Takhrij Al-Halâl (p.178)


714 : 'Umar ibn al Khattab rapporte : « J'ai demandé au Prophète la permission d'aller faire le petit pèlerinage ('Umra). Il me l'accorda et dit : « Ô petit frère ! Ne nous oublie pas dans tes prières ! » 'Umar dit : « Ce fut pour moi un mot que je ne serais pas heureux d'échanger contre tout ce bas monde ». rapporté par Abû Dâwûd et At-Tirmidhî

 

 

Et dans une autre version : « Ô petit frère ! Associe-moi dans tes prières ! ».

Voir les détails de la faiblesse de ce hadith dans Al-Mishkat (2248) et Dha'îf Abî Dâwûd (264)


732 : D'après Umaya ibn makhshi, le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) était assis alors qu'un homme mangeait. Cet homme ne prononça pas le nom d'Allah jusqu'à la fin de son repas. Pour la dernière bouchée il dit : « Au nom d'Allah au début et à la fin ». Le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) rit et dit : « le diable n'a cessé de partager son repas jusqu'à ce qu'il prononce le nom d'Allah. Et lorsqu'il a prononça le nom d'Allah il vomit tout ce qu'il avait dans le ventre » rapporté par Abû Dâwûd et An-Nasa'i

Sa chaîne de transmission est faible car elle contient Al-Mathna ibn 'Abd Ar-rahaman Al-Khazâ'î qui est inconnu comme l'a rappelé Ibn Al-Madanî. 


790 : Asma Bint Zayd a dit : « La manche de la tunique du Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) lui arrivait jusqu'au poignet. » rapporté par At-Tirmidhî

Le hadith est faible. Voir Adh-Dha'îfa (2458)


797 : Abû Hurayra rapporte : « Alors que quelqu'un priait en laissant traîner son pagne, le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) lui dit : « Va refaire tes ablutions ! » Il s'en alla, refit ses ablutions et revint. Il lui redit encore la même chose. Quelqu'un lui demanda : « Ô Messager d'Allah ! Pourquoi  lui as-tu ordonné de refaire ses ablutions tout en t'abstenant de lui répondre ? » Il dit : «  Il priait en laissant traîner son pagne et Allah n'agrée pas la prière de celui qui laisse traîner son pagne » rapporté par Abû Dâwûd

Il est parmi les hadiths faible des Sunan Aî Dâwûd (96)


830 : D'après Hudhayfa Ibn Al-Yaman, le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a maudit celui qui s'installe au centre d'un cercle. Rapporté par Abû Dâwûd

Sa chaîne est faible car ibn humayd n'a pas entendu (le hadith) de Hudhayfa.


889 : Safwân Ibn 'Assâl rapporte : « Un juif dit à son compagnon : « Allons donc voir ce prophète ! «  Ils vinrent au messager d'Allah et l'interrogèrent sur neuf signes évidents. Safwân rappela le hadith jusqu'à ces mots : « Ils lui embrassèrent la main et le pied en disant : « nous attestons que tu es prophète » rapporté par At-Tirmidhî

Sa chaîne contient 'Abdallah ibn Salima qu'Al-Hafidh (et d'autres) ont déclaré faible.


890 : Ibn 'Umar rapporte une histoire dans laquelle il dit : « Nous nous sommes approchés du prophète et lui avons embrassé la main » Rapporté par Abû Dâwûd

Sa chaîne comprend Yazîd ibn Abî Zyâd, Al-Hâfidh dit de lui : « Il est faible, il vieillit et changea et il répétait (yatalaqan) ».


891 : 'Aisha rapporté : « Zayd ibn Al-Hâritha vint à Médine, alors que le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) était chez lui. Il frappa à la porte ; le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) se leva vers lui en laissant traîner son manteau, il le prit dans ses bras et l'embrassa. » rapporté par At-Tirmidhî

Sa chaîne comporte Muhammad Ibn Ishaq qui est un mudalis (il cache les noms de ceux dont il rapport) connu.


912 : 'Aisha rapporte : « J'ai vu le messager (salallahu 'alayhi wa salam) peu de temps avant sa mort, il avait une écuelle d'eau près de lui, il plongeait sa main dans l'eau puis s'essuyait le visage en disant : « Seigneur ! Aide-moi dans l'agonie et les affres de la mort. » rapporté par At-Tirmidhî.

Sa chaîne est faible. Voir Al-Mishkât (1563) et Dha'îf Sunan At-Tirmidhî (163)

944 : Hussayn Ibn wahwah rapporte que talha Ibn 'Azib tomba malade. Le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) lui rendit visite et dit :« J'ai vu les signes de la mort sur talha. Avertissez-moi de son décès et pressez ses funérailles, car il ne convient pas que la dépouille du musulman reste emprisonnée parmi les siens. » rapporté par Abû Dâwûd

Sa chaîne est faible. Voir Ahkâm Al-Janâ'iz (p.13-14) et Adh-Dha'îfa (3232)


947 : Suite au hadith authentique rapporté par Muslim, l'imam An-Nawawî a ajouté une parole de l'imam Ash-Shâfi'î : « Il est bon de lire auprès du mort une partie du Coran, et si on le lit en entier, c'est une bonne chose »

Je ne sais pas où l'imam As-Shâfi'î a pu dire cela, et j'ai un grand doute sur cela, puisqu'il est rapporté dans son madhab que la récompense (de la lecture) n'atteint pas le mort, comme l'a rapporté de lui Al-Hafidh ibn Kathîr. Et shaikh Al-Islam ibn Taymya a montré que cette parole n'est pas attribuée à l'imam As-Shâfi'î.


1000 : Ibn Abbas rapporte que le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Celui qui n' a rien lui en lui du Coran est comme une maison en ruine » rapporté par At-Tirmidhî

Le hadith est faible. Voir Al-Mishkât (2135).


1060 : Abû Sa'îd Al-Khudhrî rapporte que le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Si vous voyez un homme venir régulièrement  à la mosquée, attestez qu'il est croyant » Allah dit : « Seuls ceux qui croient en Allah et au jour dernier peuplent les mosquées » rapporté par At-Tirmidhî

Sa chaîne est faible comme je l'ai montré dans Al-Mishkât (723), mais le sens est exacte.


1385 : Selon Anas, le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit :   « Celui qui sort de chez lui à la recherche de la science est considéré dans le sentier d'Allah (au service d'Allah), jusqu'à ce qu'il revienne. » rapporté par At-Tirmidhî

Sa chaîne est faible. Voir Al-Mishkât (220) et Adh-Dha'îfa (2037)


1394 : D'après Abû Hurayra, le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Toute chose importante qui ne commence pas par « bismillah » est coupée » rapporté Abû Dâwûd

C'est-à-dire que l'œuvre est incomplète. La chaîne du hadith est faible et son texte (matn) est incohérent (mudhtarib). Voir Al-irwa (1-2)


1493 : Ibn Mas'ud rapporte que le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) invoquait en ces termes : « Seigneur ! Je te demande tout ce qui m'amènera Ta miséricorde et tout ce qui m'assurera ton Pardon, de me préserver de tout péché, de m'accorder le butin (la récompense) de toute bonne action, la réussite du paradis et la préservation de l'enfer. » rapporté par Al-Hâkim

Le hadith est faible. Voir Adh-Dha'îfa (2908)


1539 : Ibn Mas'ud rapporte que le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Qu'aucun de mes compagnons ne me rapporte quelque chose sur un autre. J'aime vous rencontrer en n'ayant rien dans le cœur contre personne » rapporté par Abû Dâwûd et At-Tirmidhî

Sa chaîne comporte un transmetteur inconnu comme je l'ai montré dans Al-Mishkât (4852)


1569 : D'après Abû Hurayra, le prophète a dit : « Prenez garde à la jalousie, car la jalousie mange les bonnes actions comme le feu mange le bois » rapporté par Abû Dâwûd

Le hadith est faible. Voir Adh-Dha'îfa (1902)


1577 : Wâthila ibn Al-Asqa' rapporte que les messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Ne montre pas ta joie devant le malheur de ton frère, sinon Allah lui fera miséricorde et t'éprouvera à ton tour. » rapporté par At-Tirmidhî

Le hadith est faible. Voir Al-Mishkât (4856)


1641 : 'Ali rapporte que le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a interdit à la femme de se raser les cheveux. Rapporté par An-Nasâ'î.

Sa chaîne comporte des incohérences. Voir Adh-Dha'îfa (678)


1670 : Qabîsa ibn Al-Mukhâriq rapporte que le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « L'interprétation des signes, l'augure et le présage sont de la sorcellerie (jibt) » rapporté par Abû Dâwûd

Sa chaîne comporte Hiyan ibn Al-'Alâ qui est inconnu. Voir Ghâyatul-Marâm


1677 : 'Urwa ibn 'Amir rapporte : on parla au prophète (salallahu 'alayhi wa salam) de l'augure. Il dit : « Le meilleur augure est l'optimisme (fa'l). L'augure ne doit pas détourner le musulman (de ce qu'il voulait faire). Si l'un d'entre vous voit quelque chose qu'il déteste, qu'il dise : « Seigneur ! Les bonnes choses ne viennent que de Toi, et il n'y a que Toi qui repousse les mauvaises, et il n'y a de force et de puissance qu'en Toi » rapporté par Abû Dâwûd

Sa chaîne comporte des mudalis (transmetteur qui cache l'identité de celui dont il rapporte le hadith). Voir Al-Kalim At-Tayib (193).


1722 : Jâbir rapporte que le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « On ne demande par le Visage d'Allah que le paradis » rapporté par Abû Dâwûd.

Sa chaîne est faible comme je l'ai montré dans Al-Mishkât (1944).


1873 : Ibn 'Abbas rapporte que le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Celui qui demande assidûment à Allah de lui pardonner. Allah lui ménage une issue pour chaque difficulté, une joie pour toute tristesse et Il le nourrira d'où il ne s'attendait pas. » rapporté par Abû Dâwûd.

Sa chaîne comporte un rapporteur inconnu comme je l'ai montré dans Adh-Dha'îfa.


copié de salafs.com

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Hadith - الأربعين النووية - مصطلح الحديث
5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 02:07
La précipitation des gens à émettre la fatwa

Question :

 
Lorsqu'une question sur un sujet religieux est posée dans une assemblée rassemblant des gens qui ne sont pas instruits, ceux-ci se précipitent afin de donner leur avis ou une réponse à la question, sans aucune science le plus souvent.

Quelles sont vos remarques au sujet de ce phénomène, éminent cheikh ?

Cela peut-il être considéré comme faire passer quelque chose avant [la parole d'] Allah et de Son Messager ?
 
Réponse :
 
On sait qu'il n'est pas permis aux gens de parler au sujet de la religion d'Allah sans science, car Allah, exalté soit-Il, dit (traduction rapprochée) :

 

« Dis : 'Mon Seigneur n'a interdit que les turpitudes (les grands péchés), tant apparentes que secrètes, de même que le péché, l'agression sans droit et d'associer à Allah ce dont Il n'a fait descendre aucune preuve, et de dire sur Allah ce que vous ne savez pas›. » (1)


Ce qui incombe aux gens, c'est de s'abstenir et de craindre de dire à propos d'Allah ce qu'ils ne savent pas.

La religion ne fait pas partie des affaires de ce bas monde dans lesquelles on peut employer la raison.

Même au sujet des affaires matérielles de ce bas monde dans lesquelles la raison joue un grand rôle, il convient à la personne de prendre des précautions, et de réfléchir posément, car il se peut que la réponse qu'elle a en tête soit donnée par une autre personne... et elle devient ainsi juge parmi ceux qui répondent, et son avis sera le dernier qui tranchera la question.

Très souvent, les gens émettent leurs avis - au sujet d'affaires non religieuses - et si la personne fait preuve de circonspection et de retenue, il lui apparaîtra des vérités qui ne lui étaient pas apparues auparavant, grâce à la multiplicité des avis.

C'est pourquoi je conseille à toute personne de faire en sorte qu'elle soit la dernière à donner son avis, afin d'être le juge entre les différentes opinions, et qu'il lui apparaisse - en scrutant les différents avis - ce qui peut-être ne lui était pas apparu avant de les avoir entendus.

Voilà pour ce qui est des affaires non religieuses.

Mais en ce qui concerne les affaires religieuses, il est strictement interdit à toute personne d'émettre un avis sauf s'il se base sur une science tirée du livre d'Allah, de la Sunna du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, ou des propos des savants.


(1) Al-A'râf, v. 33.

 

Alfâdh wa Mafâhîm fî Mîzân ish-Sharî'a, page 44-46.

copié de fatawaislam.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Méthodologie - المنهجية
5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 01:51
Eclairage autour de la sourate al 'asr (audio)
Voici une lecture en français d'une traduction de Shaykh ibn Bâz rahimahoullah, autour de sourate al 'Asr, tirée de "jâmi3ou shourouh al ousoul ath-thalâtha p 26/27 "
 

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Coran - القرآن الكريم
4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 21:29
Le lavage du mort et l’enveloppement du corps dans le linceul (vidéo)
Question :
 
Comment juger l'organisation de séminaires pour enseigner la manière de laver des morts ?

 

Réponse: 
 
Louange à Allah.

L'enseignement du lavage des morts est bon et institué et ne comporte aucun inconvénient.

Certains ne savent pas le faire malgré le besoin très ressenti de connaître la manière de laver les morts. 
 
Extrait de Madjmou' fatawa wa maqalat mutanawwia par son éminence Cheikh Abd al-Aziz ibn Abd Allah ibn Baz 
Vol. 13, p. 118. 
Sans titre 1-copie-5
Description du lavage du mort 
 
Sans titre 1-copie-5  
L'enveloppement du corps dans un linceul 
 
 
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mort et funérailles - الموت والجنازة