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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 19:43
Un hadith qui fait couler des larmes

D'après Abdullah Ben Mas'ud, le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Allâh rassemblera en un jour désigné, les premières et les dernières générations.

 

Elles se mettront debout, quarante ans durant, les yeux hagards (dirigés vers le ciel), attendant que le jugement soit rendu. 

 

Allâh descendra (nézel) (1) dans les nuages du Trône (Arch ou repose-pied (Koursy (3)) (d'une façon qui n'est connue que par Allâh) et on entendra un appel :

 

" Ô hommes, acceptez-vous, de la part de votre Seigneur, qui vous a créés, dotés de biens et vous a ordonné de l'adorer et de ne rien lui associer, que chacun de vous suive ce qu'il adorait, dans la vie antérieure ; N'est-ce pas de la justice d'Allâh ? "

 

Ils diront : "Si". Chaque communauté se dirigera vers son idole. On leur présentera toutes les idoles qu'ils adoraient. Il y en aura qui se dirigeront vers le soleil, (d'autres) vers la lune, d'autres vers les pierres.

 

Pour ceux qui adoraient Jésus, le démon qui était affecté à Jésus leur sera présenté. Ceux qui adoraient 'Uzayr, le démon de 'Uzayr leur sera présenté.

 

Mouhammed صلى الله عليه وسلم et sa nation attendront. 

 

Allâh se présentera et leur dira : "Pourquoi n'êtes-vous pas partis comme les autres gens ?"

 

Ils diront : "Nous n’avons qu’Allâh et nous ne l’avons pas (encore) vu".

 

Il dira : " Est-ce que vous le reconnaitriez si vous le voyiez ? ".

 

Ils diront : " Il y a entre nous et lui un signe, on pourra l'y reconnaître ".

 

Il dira : " Lequel ? ".

 

Ils diront :" Qu'Il découvre Sa jambe (1) !". A ce moment Il découvrira Sa Jambe.

 

Et voilà que même les polythéistes se prosterneront (2) à l'exception des gens ayant des dos semblables aux cornes des vaches.

 

Ils voudront se prosterner, mais ne le pourront pas, alors qu'on les invitait à la prosternation pendant qu'ils étaient vivants. 

 

Allah dira ensuite aux croyants : "Levez vos têtes !", et Il leur attribuera leurs lumières en fonction de leurs oeuvres.

 

Il y en aura qui recevront leur lumière comme une montagne géante, entre leurs mains, certains en recevront moins, (quant à) certains ils n'en recevront que l'équivalent d'un palmier-dattier, et certains d'entre eux encore moins jusqu'à ce que le dernier d'entre eux n'en recevra qu'un tout petit bout sur l'orteil, qui tantôt s'allumera tantôt s'éteindra.

 

Et leur Seigneur sera devant eux les guidant pour traverser le pont jeté (4) sur l'abîme de l'enfer, laissant une trace semblable à celle du tranchant de l'épée (dans un autre hadith authentique on trouve sa description comme suit :

 

"Le chemin étroit sera jeté sur l'enfer. Il sera aussi étroit que la lame d'une épée, il sera glissant et périlleux, il y a au-dessus des barres de fer toutes enflammées, avec lesquelles les gens seront happés. Celui qui sera accroché tombera au feu...")

 

Il leur dira de traverser. Leur passage sera relatif à leur lumière. Ainsi, certains passeront aussi vite qu'un clin d'oeil, d'autres comme l'éclair, d'autres comme le nuage, d'autres comme des comètes, d'autres comme le vent, d'autres comme les chameaux, d'autres comme la course de l'homme. Viendra enfin celui qui recevra la lumière sur le bout de son orteil, rampant sur son visage, ses pieds et ses mains. Ses flancs seront touchés par le feu. Mais il continuera à se traîner jusqu'à ce qu'il soit sauf.

 

Là, il se mettra debout au bord de l'enfer et dira :"Qu'Allâh soit Loué pour m'avoir accordé ce qu'il n'a accordé à personne, en me délivrant de l'enfer, après l'avoir vu de mes propres yeux". 

 

On l'emmènera vers une source à la porte du Paradis pour se laver. Il acquerra l'odeur des élus du paradis ainsi que leur mine.

 

A travers une fente dans la porte du Paradis, il observera ce qu'il y aura au Paradis, il dira :

 

"Seigneur, fais-moi rentrer au Paradis".

 

Allâh lui répondra (dira) : " Tu me demandes à présent le paradis alors que Je viens de te sauver de l'enfer ? ".

 

Il dira : "Seigneur mets entre lui (l'enfer) et moi un voile afin que je n'entende plus son bouillonnement".

 

Il sera alors introduit (par la Clémence d'Allâh) au Paradis et il verra (devant lui) une demeure si somptueuse qu'il se sentira comme dans un rêve et il dira : "Seigneur, donne-moi cette demeure".

 

Allâh lui dira : " N’en demanderas-tu donc pas une autre si je te donne celle-ci ? "

 

Il dira : "Non, je le jure par Ta puissance je n'en demanderai pas d'autre, et puis y a-t-il une demeure meilleure que celle-ci ?". Alors il la lui donnera et il s'y installera.

 

Puis il verra devant sa demeure une autre demeure, qui paraît comme un rêve par rapport à celle qu'il occupe.

 

Il dira alors : " Seigneur donne-moi cette maison."

 

Et Allâh lui dira : "Peut-être en demanderas-tu une autre si je te donne celle-ci ?"

 

Il dira : " Non par ta Toute Puissance (je ne demanderai pas d’autre), d'ailleurs quelle maison pourrait être meilleure que celle-ci ?".

 

Il la lui accordera et il s'y installera.

 

Ensuite il gardera le silence.

 

Alors Allâh exalté lui dira : "Pourquoi ne me demandes-tu rien ?".

 

Il dira : "Seigneur je vous-ai demandé tellement de choses que j'en suis embarrassé".

 

Allâh lui dira : "Seras-tu satisfait si je te donnais l'équivalent des biens du bas-monde depuis que le l'ai créé jusqu'à ce que Je l'ai anéantis, et dix fois plus ?".

 

Il dira : "Tu te moques de moi alors que Tu es le Seigneur de la Toute Puissance ?". (Son Seigneur lui accordera alors ce qu'il lui a dit -dans une version-)

 

Allâh exalté dira : "Non, J'en suis capable."

 

L'homme demandera : " Permets-moi de rejoindre les élus du Paradis".

 

Allâh le lui permettra.

 

Il s'en ira, pressant le pas dans le Paradis.

 

Avant d'atteindre les gens, un palais de perles se dressera devant lui.

 

Il se jettera aussitôt prosterné par terre, on lui dira : "Lève-toi, qu'as-tu donc ?"

 

Il dira : "J'ai vu mon Seigneur", on lui dira :"ce n'était qu'une de tes demeures".

 

Il trouvera ensuite un homme pour lequel il s'apprêtera à se prosterner lorsque celui lui dira :

 

"Je ne suis qu'un de vos trésoriers et servants, 1000 autres qui me ressemblent sont sous mes ordres, tous à votre service".

 

Le gardien le devancera pour lui ouvrir la porte du palais. Ce sera un palais creusé dans une perle, dont les plafonds, les portes, les serrures et les clefs sont tous faits de perles.

 

Face à l'entrée se trouvera une pierre précieuse de couleur vert, aux creux de laquelle se trouvera une autre rouge comportant soixante-dix portes qui mèneront chacune à une chambre de couleur en pierre précieuse verte dont chacune mènera à son tour à une autre chambre aux couleurs différentes d'entre elles les unes des autres.

 

Chacune de ces chambres contiendront des lits, des épouses et des servantes.

 

La moindre de celle-ci sera une houri vêtue de soixante-dix habits.

 

Leur moelle sera visible à travers leur chair, leurs os et même leurs habits.

 

Leurs coeurs seront des miroirs pour elles et réciproquement.  

 

A chaque fois qu'il s'en éloignera un moment, elle deviendra soixante-dix fois plus belle à ses yeux et il lui dira :"Je jure par Allâh que je vous trouve soixante-dix fois plus belle qu'avant".

 

Elle lui répondra la même chose.

 

On lui dira : "Regardez".

 

Il regardera et voilà qu'on lui dira : " Voici votre propriété. Elle s'étend sur une distance de cent ans de marche que tu pourras quand même embrasser du regard".

 

Ibn Ma'soud rapporte ensuite que Omar a dit :

 

"N'entends-tu pas ce que nous rapporte Ibn Oum 'Abd, Ô Ka'b, au sujet des élus du Paradis qui occupent le rang le plus bas? Qu'en est-il alors de ceux aux rangs élevés ?"Il lui répondit :

 

"Ô Commandeur des croyants (il y a au Paradis) ce que nul oeil n'a vu, et ce que nulle oreille n'a jamais entendu"", puis il cita le reste du hadith.

 

(1) Tout ce qui est révélé dans le Livre d'Allâh comme Siffat (attributs) d'Allâh tels que le Visage ou Face, les Yeux, la Main, la Jambe, Sa Venue (le jour du jugement dernier pour trancher entre les créatures), Son Istiwa (Elévation au-dessus du Trône -d'une manière qui Lui convient)... Et tous les attributs par lesquels le Prophète صلى الله عليه وسلم a qualifié Allâh dans l'authentique Sounnah tels que le Nouzoul (Sa descente chaque nuit au ciel le plus proche- d'une manière qui ne convient qu'Allâh), Son Rire, Son Ta-adjoub (étonnement) ..., les savants qui s'attachent au Qoran et à la Sounnah, croient à tous ces attributs sans exception et confirment leur sens pour Allâh :

Sans Ta-wîl (interprétation de leurs sens par des choses qui ne conviennent pas)

Sans Tachbih (comparaison ou ressemblance aux attributs des créatures)

Sans Ta'Til (négation de ces attributs ou de leurs sens)

Sans Ta-kiyf (chercher le comment des attributs)

Allâh dit (traductions rapprochées) :

"Il n’y a rien qui  Lui ressemble et c'est Lui l'Audient, le Clairvoyant" (42.11)

"Et nul n'est égal à Lui". 

 

(2) Passage Sahih, Tabarany , Albani

 

(3) Le "Koursy" veut dire littéralement "Repose-pied" ou "Piédestal".

Il est le plus souvent confondu avec le mot "Arch", or le kursy est bien différent de l'Arche dont Allâh a fait mention dans plusieurs versets. Citons entre autres : la sourate 10 verset 3 ou Allâh dit (traduction rapprochée) : ".. Il S'est établi sur le Trône (Arch).." ou le verset montrant la différence concernant le repose pieds, ou Allâh dit (traduction rapprochée) : "..Son Repose-pied (Koursy) déborde les cieux et la terre..".

Le prophète Mouhammed صلى الله عليه وسلم a dit dans un hadith sahih, que le Repose-pied (Koursy) comparé au Trône (Arch) est comme une bague jetée dans le desert. Si le "Koursy" -qui déborde les cieux et la terre (sachant que ce que nous voyons : Galaxies, planètes, amas de galaxies.. ne sont que l'embellissement du premier ciel !) n'est rien par rapport à l' (Arch) le Trône, que dire alors de la grandeur de l'Arch ?.. .

Ibn Taymiyya a dit qu'on rapporte de Mouhammed bin Abdillah et d'autres savants religieux que le Koursy (repose-pied) se trouve devant l'Arch (Trône), au niveau des pieds (Fatawas -Sentences- d'Ibn Taymiyya, volume 5, p54 et 55).

(source tiré de " Coran français " de Bouréîma p92, avec quelques modifications).

 

(4) As-Sirât : Est le nom du pont situé au-dessus de la Géhenne ; Après leur séparation du lieu de stationnement, les gens arriveront vers l'endroit des ténèbres, situé sous le pont Sirat, tel qu'il est mentionné dans le hadith rapporté par Aïcha.

C'est ce qui est signifié dans le dire de Aïcha (qu'Allâh l'agrée) :

"Le messager d'Allâh fut questionné, à savoir où se trouveront les gens, le jour où la terre sera changée, ainsi que les cieux ?" Il répondit : "Ils seront dans les ténèbres sous le pont".

(Al aqida at Tahawiyya,  p126). 

 

Rapporté par Ibn Abi Dounya, Tabarany et el Hakim.
Sahih (authentique) selon Cheikh Al Albani
Référence : A targhib wattarhib, volume 3, chapitre "le livre de la résurrection et des affres de ce jour", sous-chapitre relatif au : "Rassemblement au jour du jugement dernier". p418, 419, 420, 421, 422.

 Publié par 3ilmchar3i.net

عن ابن مسعود عن النبي - صلى الله عليه وسلم- قال

«يجمع الله الأولين والآخرين لميقاتِ يومٍ معلومٍ قيامًا أربعين سنة، شاخِصَةً أَبْصَارُهم، ينتظرون فصل القضاء. قال: وينزل الله -عز وجل- في ظُلَلٍ من الغمامِ من العرش إلى الكرسي، ثم ينادي مُنَادٍ: أيها الناس! ألا ترضوا من ربكم الذي خلقكم، ورزقكم، وأمركم أن تعبدوه ولا تشركوا به شيئًا، أن يُوَلِّي كل أناس منكم ما كانوا يتولون ويعبدون في الدنيا؟ أليس ذلك عدلا من ربكم؟ قالوا: بلى. قال: فينطلق كل قوم إلى ما كانوا يعبدون ويتولون في الدنيا. قال: فينطلقون ويُمَثَّلُ لهم أَشْبَاهُ ما كانوا يعبدون، فمنهم من ينطلق إلى الشمس، ومنهم من ينطلق إلى القمر والأوثان من الحجارة، وأشباه ما كانوا يعبدون. قال: ويُمَثَّلُ لمن كان يعبد عيسى شيطانُ عيسى، ويمثل لمن كان يعبد عُزَيْرًا شيطان عزيز، ويبقى محمد -صلى الله عليه وسلم- وأمته. قال: فيَتَمَثَّلُ الرَّبُّ -تبارك وتعالى- فيأتيهم فيقول: ما لكم لا تنطلقون كانطلاق الناس؟ فيقولون: إن لنا لإلهًا ما رأيناه، فيقول: هل تعرفونه إن رأيتموه؟ فيقولون: إن بيننا وبينه علامةً، إذا رأيناها؛ عرفناها، قال: فيقول: ما هي؟ فتقول: يَكْشِفُ عن ساقِه. قال: فعند ذلك يَكْشِفُ عن ساقِه، فيخر كل مَنْ كان نَظَرَه، ويبقى قوم ظهورهم كصَيَاصِيِّ البقر، يريدون السجود فلا يستطيعون، وقد كانوا يُدْعَوْنَ إلى السجود وهو سالمون، ثم يقول: ارفعوا رؤوسكم، فيرفعون رؤوسهم، فيُعْطِيهم نورَهم على قدر أعمالهم، فمنهم من يُعْطَى نورَه مِثْلَ الجبل العظيم يسعى بين يديه، ومنهم من يُعْطَى نورَه أصغرَ من ذلك، ومنهم من يُعْطَى مِثْلَ النَّخْلَةِ بيده، ومنهم من يُعْطَى أصغرَ من ذلك، حتى يكونَ آخرهم رجلا يُعْطَى نورَه على إِبْهَامِ قَدَمَيْه يُضْيءُ مَرَّةً ويُطْفِئُ مَرَّةً، فإذا أَضَاءَ؛ قَدَّمَ قَدَمَه وإذا أُطْفِئَ؛ قام. قال: والرب -تبارك وتعالى- أمامهم حتى يَمُرَّ في النار فيبقى أثره كحدِّ السيف، دحض مزلة. قال: فيقول: مروا، فيمرون على قَدْرِ نورهم؛ منهم من يمر كطَرْفَةِ العين، ومنهم من يمر كالبرق، ومنهم من يمر كالسحاب، ومنهم من يمر كانْقِضَاضِ الكوكب، ومنهم من يمر كالريح، ومنهم من يمر كشدِّ الفرس، ومنهم من يمر كشدِّ الرَّجلِ، حتى يَمُرَّ الذي يُعْطَى نورَه على ظَهْرِ قَدَمَيْه يحبو على وجهه ويديه ورجليه، تَخِرُّ يَدٌ وتَعْلَقُ يَدٌ، وتَخِرُّ رِجْلٌ وتَعْلَقُ رِجْلٌ، وتصيب جوانبه النار، فلا يزال كذلك حتى يَخْلُصَ، فإذا خَلُصَ؛ وقف عليها فقال: الحمد لله؛ فقد أعطاني الله ما لم يُعْطِ أحدًا؛ إذ نجاني منها بعد إذ رأيتها. قال: فينطلق به إلى غَدِيرٍ عند باب الجنة، فيغتسل فيعود إليه ريح أهل الجنة وألوانهم، فيرى ما في الجنة من خَلَلِ الباب، فيقول: ربّ! أدخلني الجنة. فيقول الله: أتسأل الجنة وقد نَجَّيْتُك من النار؟ فيقول: ربّ! اجعل بيني وبينها حجابًا لا أسمع حَسِيسَها. قال: فيدخل الجنة ويرى، أو يرفع له منزل أمام ذلك، كأن ما هو فيه إليه حُلْمٌ، فيقول: رب! أعطني ذلك المنزل، فيقول له: لعلك إن أعطيتكه تسأل غيره، فيقول: لا، وعزتك لا أسألك غيره، وأيُّ منزل أحسن منه؟ فيعطى فينزله، ويرى أمام ذلك منزلا كأن ما هو فيه إليه حلم، قال: رب! أعطني ذلك المنزل. فيقول الله -تبارك وتعالى-: فلعلك إن أعطيتكه تسأل غيره، فيقول: لا، وعزتك يا رب، وأيّ منزل يكون أحسن منه؟ فيعطاه فينزله، ويرى أمام ذلك منزلا كأن ما هو فيه إليه حلم، قال: رب! أعطني ذلك المنزل. فيقول الله -تبارك وتعالى-: فلعلك إن أعطيتكه تسأل غيره، فيقول: لا، وعزتك يا رب، وأيّ منزل يكون أحسن منه؟ فيعطاه فينزله، ثم يسكت فيقول الله -جل ذكره-: ما لك لا تسأل؟ فيقول: رب! قد سألتك حتى قد استحييتك، وأقسمت حتى استحييتك، فيقول الله -جل ذكره-: ألم ترض أن أُعْطِيَك مثل الدنيا منذ خلقتها إلى يوم أَفْنَيْتُها وعشرة أضعافه؟ فيقول: أتهزأ بي وأنت رب العزة؟! فيضحك الرب -تبارك وتعالى- من قوله». قال: فرأيت عبد الله بن مسعود إذا بلغ هذا المكان من هذا الحديث؛ ضحك، فقال له رجل: يا أبا عبد الرحمن! قد سمعتك تُحَدِّثُ هذا الحديث مرارًا، كلما بلغت هذا المكان؛ ضحكت! قال: إني سمعت رسول الله -صلى الله عليه وسلم- يُحَدِّثُ هذا الحديثَ مرارًا، كلما بلغ هذا المكان من هذا الحديث؛ ضحك حتى تَبْدُوَ أضراسه. قال: «فيقول الرب -جل ذكره-: لا، ولكني على ذلك قادر، سل. فيقول: ألحقني بالناس، فيقول: الحق بالناس، قال: فينطلق يَرْمُلُ في الجنة، حتى إذا دنا من الناس؛ رُفِعَ له قصر من دُرَّةٍ، فيخر ساجدًا، فيقال له: ارفع رأسك ما لك؟ فيقول: رأيت ربي -أو تراءى لي ربي- فيقال له: إنما هو منزل من منازلك. قال: ثم يلقى رجلا فيتهيأ للسجود له، فيقال له: مه! فيقول: رأيت أنك ملك من الملائكة، فيقول: إنما أنا خازن من خزانك وعبد من عبيدك تحت يدي ألف قَهْرَمَانٍ على مثل ما أنا عليه. قال: فينطلق أمامه حتى يُفْتَحَ له القصرُ. قال: وهو من درة مُجَوَّفَةٍ، سقائفها وأبوابها وأغلاقها ومفاتيحها منها، تستقبله جوهرة خضراء مُبَطَّنَةٌ بحمراء، فيها سبعون بابًا، كل باب يُفْضِي إلى جوهرةٍ خضراء مبطنة، كل جوهرة تفضي إلى جوهرة على غير لون الأخرى، في كل جوهرة سُرُرٌ وأزواجٌ ووصائفُ، أدناهن حوراء عيناء، عليها سبعون حلة، يرى مخ ساقها من وراء حللها، كَبِدُها مِرْآتُه وكَبِدُه مِرْآتُها، إذا أعرض عنها إعراضة؛ ازدادت في عينه سبعين ضعفًا عما كانت قبل ذلك، فيقول لها: والله لقد ازددت في عيني سبعين ضعفًا، وتقول له : وأنت ازددت في عيني سبعين ضعفًا، فيقال له: : أَشْرِفْ، فيشرف، فيقال له: مُلْكُك مسيرة مائة عام يَنْفُذُه بصرك». قال: فقال عمر: ألا تسمع ما يحدثنا ابن أم عبدٍ -يا كعب!- عن أدنى أهل الجنة منزلا؟ فكيف أعلاهم؟ قال: يا أمير المؤمنين! ما لا عين رأت، ولا أذن سمعت، إن الله -جل ذكره- خلق دارًا جعل فيها ما شاء من الأزواج والثمرات والأشربة، ثم أطبقها فلم يرها أحد من خلقه؛ لا جبريل ولا غيره من الملائكة. ثم قال كعب : (فَلَا تَعْلَمُ نَفْسٌ مَّا أُخْفِيَ لَهُم مِّن قُرَّةِ أَعْيُنٍ جَزَاءً بِمَا كَانُوا يَعْمَلُونَ). قال: «وخلق دون ذلك جنتين، وزينهما بما شاء، وأراهما من شاء من خلقه، ثم قال: من كان كتابه في عليين؛ نَزَلَ في تلك الدار التي لم يرها أحد، حتى إن الرجل من أهل عليين ليخرج فيسير في ملكه فلا تبقى خيمة من خِيَمِ الجنة إلا دخلها من ضوء وجهه، فيستبشرون بريحه فيقولون: واهًا لهذا الريح! هذا ريح رجل من أهل عليين قد خرج يسير في ملكه». قال: ويحك يا كعب! إن هذه القلوب قد استرسلت فاقبضها. فقال كعب: إن لجهنم يوم القيامة لزفرة، ما من مَلِكٍ مُقَرَّبٍ ولا نبي مرسل إلا خَرَّ لركبتيه، حتى إن إبراهيم خليلَ الله ليقول: ربّ! نفسي نفسي، حتى لو كان لك عمل سبعين نبيًّا إلى عملك لظننت أن لا تنجو
 (صحيح)

أخرجه الطبراني في المعجم الكبير (9647) ، والحاكم بنحوه (8751) عن عبد الله بن مسعود. وصححه الألباني في صحيح الترغيب والترهيب  - 3591 ، 3704

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Paradis Enfer الجنة و جهنم و يوم القيامة
6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 18:47
La main de dessus vaut mieux que la main de dessous
D'après 'Abd-Allah ibd 'Umar (qu'Allah soit satisfait des deux): 

Pendant qu'il était en chaire sermonnant au sujet de la charité et de l'abstention d'acquérir des biens illicites ou de mendier, l'Envoyé d'Allah  (sallallahou ‘alaihi wa sallam) a dit:

 

" La main de dessus vaut mieux que la main de dessous.

La première est celle qui donne et la seconde est celle qui reçoit ".

 

Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement] : 1715

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Aumône - الصدقات و الزكاة
6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 18:31
A propos du mariage et du divorce (vidéo)

Cinquième question :

 

Si une personne veut se marier, disent-ils : «Je veux me marier pour compléter la moitié de ma religion», est-ce une parole correcte?

 

Aussi la parole de certaines personnes : «Le halal le plus détesté (la chose) à Allah est le divorce», et quel est le grade du hadith qui a été rapporté avec ces paroles ou significations ?

 

Réponse :

 

Leur parole: «Si je me marie, j'aurais complété la moitié de ma religion», ils disent ceci qui est basé sur un hadith qui a été rapporté du Prophète - salla Allahu alayhi wa sallam - dans un hadith authentique et la signification de ceci, c'est que si une personne se marie, ils auront alors effectué une shatr (c'est-à-dire une partie) de leur religion, alors laissons-les craindre Allah en ce qui concerne l'autre partie.

 

Et le mot Shatr dans la langue arabe signifie une partie de quelque chose que ce soit la moitié, moins que cela, ou plus que cela.

 

Donc, à partir de cette signification en langue arabe, c'est un juz (à savoir une partie).

 

Donc, basé sur cela, certaines personnes ont compris que le sens de Shatr de la religion signifie la moitié, ce qui est de spécifier le sens de ce hadith sans aucune preuve ou quoi que ce soit de fort quant à ce sujet.

 

Donc ce qui est apparent - et Allah sait mieux - est que cette parole est erronée "utilisée dans l'absolue (de cette façon)."

 

Plutôt, ce qui devrait être dit, c'est que, «si je me marie, une partie de ma religion sera complètée et son amélioration se produira pour moi», signifiant en  obtenant la chasteté.

 

Tout comme le Prophète - salla Allahu alayhi wa sallam a dit:

 

« Ô vous les jeunes !

Que celui qui est en mesure de se marier parmi vous le fasse !

C’est mieux pour le regard et plus chaste pour les parties génitales.

Que celui qui ne peut se marier jeûne alors, car le jeûne lui sera un bouclier. »

Boukhâry et Muslim

 

Et le Prophète - salla Allahu alayhi wa sallam - dit:

 

« Celui qui me garantit ce qu’il y a entre ses deux mâchoires (langue) et ce qu’il y a entre ses jambes, je lui garantis le Paradis. »

(Boukhari, Tirmidhi, Malik, Ahmed, Ibn Hibban, al Bayhaqi et Attabarani) 

 

Donc, ici, il a garanti une partie qui est ce qu'il y a entre les deux jambes signifie la partie privée, est-ce clair?

 

Donc, il n'est pas dit que c'est la moitié, il s'agit plutôt d'une partie seulement de sa religion.

 

Aussi le mariage dans lequel une personne a l'intention de préserver sa chasteté et de préserver leur chasteté, si une personne est mariée et s'amuse à côté, ils n'entrent pas dans ce hadith - et Allah sait mieux.

 

C'est la première chose.

 

Quant à ce qui a trait à la question du hadith :

 

«Le Halal plus détesté (la chose) à Allah est le divorce», alors ce hadith est faible et a été déclaré faible par Cheikh Albani dans son livre Irwaa'ul Ghalil et autres que cela.

 

Et son sens est également incorrecte, car le divorce s'articule autour des cinq décisions de la responsabilité :

 

il peut être waajib (obligatoire),

il peut être Muharram (inadmissible),

il peut être mustahabb (recommandé),

il peut être Mubaah (seulement permis),

ou Makrouh (détesté),

 

tout comme les jurisconsultes les ont mentionné dans leurs places respectives.

 

Alors, comment peut-il être recommandé ou autorisé ou obligatoire, et qu'Allah déteste?

 

Ce n'est pas le cas, et n'est pas correct à l'utiliser de cette façon.

 

En outre, il a été rapporté de certaines personnes de bien de droiture, même de certains hommes de science qu'ils ont prit l'habitude de se marier et de divorcer.

 

Aussi le Prophète - salla Allahu alayhi wa sallam - a voulu divorcer de sa femme Sawdaa - radi Allahu 'anha - bien qu'elle était sa femme et qu'il voulait la divorcer car elle est devint âgée - radi Allahu' anha wa ardaaha - elle lui a demandé de rester avec elle, et a laissé sa nuit à 'Aisha - radi Allahu' anhum ajma'een.

 

Donc, le Prophète - salla Allahu alayhi wa sallam - l'a gardée, et si c'était une chose d'haïssable et détestable, le Prophète - salla Allahu alayhi wa sallam - n'aurait pas eu l'intention de faire cela.

 

De dire donc cette parole est une erreur.

 

Mais cela dit oui, mais, certain des savants ont porté l'attention sur une chose importante, qui est que cette personne doit craindre Allah, le Puissant et Majestueux, en ce qui concerne les parties intimes des femmes, et de craindre Allah en ce qui concerne les filles des muslims, et qu'ils le font à leur égard, comme on voudrait que cela soit fait pour ses propres filles et ses sœurs.

 

Aimeraient-ils qu'une personne se marie avec sa fille ou sa sœur et de divorcer d'elle sans aucune raison?

 

Sans doute, il s'agit d'une question qui n'est pas aimé parmi les savants, et ils ne jugent pas cela comme étant agréable.

 

Et cela peut être quelque chose non permise si l'intention d'une personne ne doit être que de lui faire du mal.

 

Par exemple que la jeune fille soit vierge, et il veut l'épouser juste pour prendre sa virginité, puis divorcer, par la suite d'autres hommes ne voudront pas d'elle.

 

Cela se produit de certaines personnes et nous demandons à Allah la sécurité et le bien-être.

 

Et cela se produit de certaines personnes qu'elles recherchent des jeunes filles vierges afin de se marier avec et leur seule intention est d'avoir des rapports sexuels avec une vierge, ils se marient donc une première fois, puis une deuxième, puis une troisième, puis ils divorcent et divorcent et divorcent.

 

Ce type d'intention n'est pas permise car c'est jouer avec les parties intimes des femmes.

 

Ainsi, une personne doit craindre Allah le Puissant et Majestueux, car en vérité les parties intimes de cette femme ne sont devenus Hallal qu'à travers une alliance et contrat auprès d'Allah, le Puissant et Majestueux

 

Ainsi, une personne ne doit pas rompre cette alliance, Allah l'a fait licite pour lui et lui a facilité à trouver cette femme car, en vérité cette femme vous a donné quelque chose qui est inestimable et son Walee (tuteur) - que ce soit le père ou un frère - vous a donné un joyau inestimable, et ils ne veulent pas que vous jouez avec elle, et Allah sait mieux.

 

copié de minhaj sunna

 

 

Cheikh Ahmad Ibn 'Umar Bâzmoul - الشيخ أحمد بن عمر بازمول

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mariage - divorce - الزواج و الطلاق
5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 23:53
La plus précieuse des choses (vidéo)
Line-1

 

Cheikh Mohammad Ibn Rabi' Al Madkhali - الشيخ محمد بن ربيع المدخلي

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Croyance et innovations - الإيمان، العقيدة و بدع
5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 09:48
Lire la sourate al kahf (la caverne) le vendredi (audio)

 

Question :


A quel moment s'effectue la sounnah de la lecture de sourate al kahf du jour de vendredi ?
  

ponse :


Elle s'effectue dans la journée du vendredi, et il est connu que la journée s'étend du lever du soleil (Salat al fajr) au coucher du soleil ( Salat al maghreb).
 

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Abou Sa'îd Al-Khoudrî, qu'Allah soit satisfait de lui, a rapporté que le Messager d'Allah – prière et salut sur lui - a dit: 

 


copié de ahloulhadith.typepad.com

 

Cheikh Zayd Ibn Mohammed Al Madkhali - الشيخ زيد بن محمد بن هادي المدخلي

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Fêtes en islam - vendredi et fêtes innovées
5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 00:09
Un conseil précieux (dossier)

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 16:51
La prière du matin après le lever du soleil ? (vidéo)

 فَإِذَا قَضَيْتُمُ الصَّلاَةَ فَاذْكُرُواْ اللّهَ قِيَاماً وَقُعُوداً وَعَلَى جُنُوبِكُمْ فَإِذَا اطْمَأْنَنتُمْ فَأَقِيمُواْ الصَّلاَةَ إِنَّ الصَّلاَةَ كَانَتْ عَلَى الْمُؤْمِنِينَ كِتَاباً مَّوْقُوتاً 

 
"Quand la salât est terminée, continuez à invoquer Allah, que vous soyez debout, assis ou couchés.
Une fois la sécurité retrouvée, reprenez alors l'accomplissement de vos prières normalement, car la salât est une obligation pour les croyants et elle doit avoir lieu à des moments précis." (An-Nisaa.verset 103)

Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi - الشيخ أحمد بن يحيى النجمي

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Prière - الصلاة
4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 16:23
La médisance (vidéo)

La Louange est à Allah.

Nous Le louons et implorons Son aide ainsi que Son pardon.
Nous nous réfugions auprès de Lui contre le mal de nos propres âmes et contre nos mauvaises actions.
Nul ne saurait égarer celui qu'Allah guide ou guider celui qu'Il a égaré.
J'atteste que nulle divinité n'est digne d'être adorée en dehors d'Allah, L'Unique et sans associé et j'atteste que Mohammad est Son serviteur et Messager.
Puisse Allah lui accorder, ainsi qu'à sa famille et à l'ensemble de ses compagnons, salut et abondantes bénédictions.

 

Ô serviteurs d'Allah !

Craignez votre Seigneur et méditez sur les enseignements du Coran et de la Sunna quant au respect des droits de l'homme.

Le Prophète صلى الله عليه وسلم dit en effet lors du sermon qu'il adressa aux gens à 'Arafât, lieu du plus grand rassemblement des musulmans :

 

« Votre sang, vos biens et votre honneur sont sacrés comme l'est ce jour, en ce mois et en ce lieu. »

 

La médisance est un fléau largement répandu chez les gens d'aujourd'hui.

Ainsi entreprend-t-on de parler de son frère et d'évoquer quelque aspect de sa moralité, de son caractère, de ses actes ou de son comportement qu'il répugnerait voir mis à jour.

Et vous pourrez constater que le plus grand souci de ce genre d'individus est de discuter et d'exposer les défauts d'autrui dans les assemblées auxquelles ils participent.

Comme s'ils avaient été mandatés afin de les diffuser et de traquer les imperfections des musulmans !!

Que ces malheureux sachent donc que celui qui se comporte de la sorte vis-à-vis de son frère verra Allah agir ainsi envers lui, auquel cas Il le démasquera fut-ce au sein de sa propre demeure.

Qu'ils sachent également que celui qui s'obsède à adopter une telle atttude vis-à-vis d'autrui verra Allah lui assigner une personne qui répandra ses défauts et traquera ses imperfections.
 

Or, s'ils s'attachaient à examiner soigneusement leurs propres personnes, ils s'apercevraient que d'entre tous, ils sont les pires en termes de défauts, de moralité et de confiance.

Et quand bien même leur seule obsession consistait à employer leur langue à l'encontre des serviteurs d'Allah, cela serait suffisant.

De tels individus sont assurément une source de malheur, que ce soit pour eux ou pour leurs compagnons.

Pour eux, car ils conduisent leur âme au mal et à l'injustice. Pour leurs compagnons, car lorsque ceux-ci ne leur déconseillent pas cette attitude, ils deviennent leurs associés dans le péché.
 

Ô vous qui êtes soumis à Allah !

Votre Seigneur vous a proscrit la médisance.

Craignez donc ce péché !

Craignez donc ce péché !

Craignez donc la médisance car elle équivaut à manger la chair des gens.

Allah en a en effet donné l'image la plus laide qui soit en la comparant au fait de manger la chair de son frère mort.

Connaissez-vous chose plus affreuse et plus abominable que l'attitude d'une personne qui s'asseirait à côté de son frère, mort, et découperait sa dépouille morceau par morceau pour ensuite le manger ?

Connaissez-vous ne serait-ce qu'une personne qui soit capable de supporter cela ?

 

[Certes non], si ce n'est celle qui médit sur autrui et à propos de qui Allah dit (traduction rapprochée) :
 

« Ne médisez pas les uns des autres. L'un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ? [Assurément non], vous en auriez horreur. Et craignez Allah... » [1]
 

Par ailleurs, certaines traditions (âthars) rapportent que le jour de la résurrection, on présentera à celui qui a médit sur son frère le cadavre de ce dernier et on lui imposera de le manger en lui disant :

 

« Mange-le, mort, comme tu l'as mangé vivant. »
 

Ô vous qui êtes soumis à Allah !

La médisance est assurément quelque chose d'extrêmement grave et dangereux.

Si on mélangeait la parole que l'un de vous prononçait pour mettre en évidence les défauts de son frère à l'eau de la mer, elle en changerait le goût.

Craignez donc Allah, chèrs frères.

Un hadith rapporte en effet que le Prophète  صلى الله عليه وسلم :

 

« ...passa devant des gens qui avaient des ongles en cuivre avec lesquels ils s'écorchaient le visage et la poitrine. Il dit alors : « Ô Jibril ! Qui sont ces gens ? » Et celui-ci de répondre : « Ce sont ceux qui mangeaient la chair des hommes et s'attaquaient à leur honneur. » 

(Rapporté par Abû Dâoud)
 

Lorsque alors on les conseille, certaines de ces personnes n'ont d'autre réponse que de dire :

 

« Je n'ai pas menti. Je n'ai dit que la vérité à son propos ».

Le Prophète  صلى الله عليه وسلم ga pourtant été interrogé sur la médisance alors qu'il en parlait, et il dit :

 

« La médisance consiste en le fait d'évoquer ton frère à propos de choses qu'il détesterait [voir révélées].
 

Les compagnons lui dirent :

 

« Qu'en penses-tu si ces choses avérées chez mon frère ? »

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم dit : 

 

« Si ce que tu dis est avéré, alors tu as médit à son propos. Mais si ce n'est pas le cas, alors tu l'as diffamé. » 

 
Autrement dit, tu allies alors le mensonge à la médisance.
 

Sachant que la plupart des gens aujourd'hui parlent de leur frère au sujet de choses dont ils n'ont même pas connaissance.

Au point que si on leur demandait d'attester de la véracité de leur propos, ils refuseraient de le faire.

Or, nous savons qu'ils auront à répondre de cela le jour de la résurrection.

Ne craindront-ils donc point Allah ?

Ne savent-ils donc pas que chacun de leur propos est scrupuleusement consigné par un observateur toujours prêt à l'inscrire et qu'on leur demandera d'en rendre compte ?

Je leur poserai simplement la question suivante.

Apprécieraient-ils de voir les gens s'en prendre à leur honneur et médire à leur sujet ?

Non, répondront-ils assurément !

Pourquoi dès lors agissent-ils ainsi à leur égard ?

Ne craignent-ils pas qu'Allah les humilient ici-bas avant de les humilier dans l'au-delà ?
 

Ô vous qui êtes soumis à Allah !

[Sachez par ailleurs que] médire au sujet de vos frères revient à leur faire don de vos oeuvres pieuses.

En effet, s'ils n'obtiennent pas réparation des préjudices qu'ils auront subis ou ne vous en lavent pas dans ce monde, ils prendront de vos bonnes actions le jour du jugement.

Que vos bonnes oeuvres en viennent alors à disparaître et l'on prendra certains de leurs péchés que l'on vous fera porter, suite à quoi vous serez jetés dans le feu.

Craignez donc Allah chers frères et préoccupez-vous de vos défauts avant ceux des autres !

Si toutefois une volonté sincère d'exhortation et de conseil vous anime, réformez les défauts de vos frères, mais sans les propager ni les mette à jour.

Ainsi, si vous constatez chez eux une chose sujette à diffamation, rendez-vous auprès d'eux et exhortez-les en secret afin d'être du nombre des conseillers sincères et non des diffamateurs.
 

Ô gens !

La médisance est une chose grave et l'est d'autant plus lorsque que ses conséquences néfastes se multiplient.

Ainsi, certains tombent dans ce péché vis-à-vis de deux catégories précises de personnes, à savoir : les savants et les gouvernants qui constituent les dirigeants de cette communauté.

Ils s'acharnent en effet, dans [chacune de] leurs assemblées, à employer leur langue à l'encontre des savants, des prédicateurs ou encore des gouvernants qui sont au dessus des émirs.

Or, la médisance de ces personnes est la plus grave en termes de péché, la plus affreuse en termes de châtiment et la plus néfaste en termes de division de la communauté.
 

Ô mes frères !

La médisance des dirigeants ne se limite pas à celle des personnes mais va jusqu'à s'attaquer au titre et à la responsabilité qu'ils portent.

Car médire sur les savants fait tomber leur crédibilité aux yeux des gens et, du même coup, celle de leurs propos relatifs à la Loi d'Allah.

Celle-ci est alors moins appliquée et on aboutit au final à une détérioration de l'image de la religion dans l'esprit des masses.

Par ailleurs, ceux qui médisent sur les dirigeants ne portent pas uniquement préjudice à ces personnes.

Leur tort s'étend bien au delà et s'applique sur toute la société puisqu'il porte atteinte à sa paix, à son équilibre et à son organisation.

Car en les décrédibilisant aux yeux des gens, ils poussent ces derniers au soulèvement et à la rébellion de sorte qu'ils ne se plient plus ensuite à leurs ordres et à leurs interdictions.

Dès lors, c'est l'anarchie qui s'installe et chacun devient son propre commandeur.

Et le désordre de s'installer, et la réforme des âmes de devenir impossible puisque l'anarchie règne et qu'il n'y a aucune personnalité d'importance à la tête de la société.
 

Sachez également que la médisance participe des péchés majeurs et qu'il ne faut donc pas la prendre à la légère.

Or, ces derniers temps ont vu la diffusion de publications qui, si elles proviennent de l'étranger, ont peut être été écrites à l'intérieur du pays, et qui véhiculent des propos injurieux et diffamatoires à l'encontre des dirigeants.

Rien, des actions méritoires qu'ils entreprennent de réaliser, n'y est évoqué.

Cela entre sans conteste dans le cadre de la médisance et il n'est par conséquent pas permis de les lire, de les faire circuler ou de les diffuser auprès des masses.

Et il incombe à quiconque voit de telles publications de les déchirer ou de les brûler du fait de la dissension, de l'anarchie et du mal qu'elles provoquent.

 

Le Mufti de ce royaume, notre sheikh Abd Al 'Azîz Ibn Bâz (qu'Allah lui accorde la réussite et Sa miséricorde dans cette vie et dans l'autre), a d'ailleurs lancé un avertissement quant à la distribution de ces publications en soulignant tout le mal qu'elles induisaient : désordre, division entre les gouvernants et le peuple, confusion... 
 
Je me joins donc à lui ainsi qu'à tous les savants sincères en conseil quant à cet avertissement.

 

Une autre remarque :

le Prophète صلى الله عليه وسلم n'a-t-il pas dit que la médisance consistait en le fait de parler de son frère en évoquant des choses qu'il répugnerait [voir révélées] ?

Dès lors, ces dirigeants dont on a propagé de tels propos répugnent-ils ces publications ?

Assurément, oui !

Par conséquent, la nature médisante de tels écrits est clairement avéré.

Et sachant que la médisance participe des péchés majeurs, elle n'est pas expiée par la prière, l'aumône et le jeûne.

Le Messager d'Allah 
صلى الله عليه وسلم nous dit en effet : 


« [Les périodes comprises entre] les cinq prières quotidiennes, entre deux prières du Vendredi et entre deux mois de Ramadân [consécutifs] expient les péchés tant que les péchés majeurs sont évités. » 

Et dans une autre version :  « ...si les péchés majeurs sont évités. » 

Autrement dit, si un péché majeur est commis entre deux prières, celles-ci ne jouent pas le rôle expiatoire qui est le leur.
 

Craignez donc Allah, ô vous qui êtes Ses serviteurs !

Et je vous dirai une nouvelle fois : il est illicite de faire circuler ces publications.

Quiconque les distribue commet un péché et subira le châtiment qui y est attaché le jour de la résurrection.

On le questionnera sur le fait d'avoir propagé les défauts des gens et de leurs gouvernants.

Sachant par ailleurs que ces écrits allient la diffamation à la médisance puisqu'elles contiennent des propos sans fondement aucun.
 

Puisse Allah sauvegarder notre peuple et nos dirigeants du désordre et de la corruption.

Puisse-t-Il attacher la ruse des malfaisants qui sèment la discorde à leur cou et anéantir le plan qu'ils ont fomenté contre ce paisible pays.

Puisse-t-Il faire de nous des sources de guidée et des êtres pieux et bienfaisants.

Il est certes Puissant sur toute chose.
 

Ô serviteurs d'Allah (traduction rapprochée) :

 

« Certes, Allah ordonne l'équité, la bienfaisance et l'assistance aux proches, et Il interdit la turpitude, le blâmable et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez. Tenez vos engagements pris au nom d'Allah, et ne vous déliez pas de vos serments une fois que vous les avez prononcés de façon formelle et alors que vous avez pris Allah comme garant de votre bonne foi. Allah sait ce que vous faites. » [2]
 

Souvenez-vous d'Allah, le Magnifique et le Majestueux, Il se rappellera de vous, et soyez Lui reconnaissants quant aux bienfaits qu'Il vous a accordés, Il vous les augmentera.
          

[1] Sourate Les Appartements ; verset 12
[2] Sourate Les Abeilles ; verset 90-91.
 

Auteur : cheikh Muhammad Ibn Sâlih Al'Uthaymeen le 15/06/1415

Traducteur : Ali

copié de sounna.com
 

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 14:10
Le bas monde (vidéo)

 
إِنَّمَا مَثَلُ الْحَيَاةِ الدُّنْيَا كَمَاء أَنزَلْنَاهُ مِنَ السَّمَاءِ فَاخْتَلَطَ بِهِ نَبَاتُ الأَرْضِ مِمَّا يَأْكُلُ النَّاسُ وَالأَنْعَامُ حَتَّىَ إِذَا أَخَذَتِ الأَرْضُ زُخْرُفَهَا وَازَّيَّنَتْ وَظَنَّ أَهْلُهَا أَنَّهُمْ قَادِرُونَ عَلَيْهَا أَتَاهَا أَمْرُنَا لَيْلاً أَوْ نَهَاراً فَجَعَلْنَاهَا حَصِيداً كَأَن لَّمْ تَغْنَ بِالأَمْسِ كَذَلِكَ نُفَصِّلُ الآيَاتِ لِقَوْمٍ يَتَفَكَّرُونَ 

 

" En vérité, la vie de ce monde est comparable à l'eau que Nous faisons descendre du ciel et grâce à laquelle toutes sortes de plantes dont se nourrissent les hommes et les bêtes s'entremêlent sur le sol. Et au moment où la terre revêt ainsi sa plus belle parure et s'embellit, les hommes s'imaginent qu'ils en sont les maîtres incontestés. C'est alors que Notre arrêt la frappe de nuit ou de jour, et les récoltes se trouvent anéanties, comme si cette végétation n'était pas florissante la veille. C'est ainsi que Nous exposons Nos signes pour ceux qui savent réfléchir. " (Yunus.verset 24)
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Rappels - تذكر
4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 10:53
L'obligation de l'émigration (al-hijra)

Shaykh An Najmî dit dans son commentaire au livre "les trois bases et leurs preuves" à la parole suivante de shaykh Muhammad Ibn 'Abd Al Wahhâb An Najdî :

 
" Et ensuite, il lui fut ordonné l'émigration (hijrah) vers Al Madînah.
Et la hijrah est obligatoire à cette communauté d'un pays de mécréance
 vers un pays d'Islam, et elle durera jusqu'à ce que se lève l'Heure. "


Shaykh An Najmî dit :

 
Et le sens de "hijrah" : que tu émigres du pays de mécréance, c'est à dire : que tu le délaisses et que tu viennes dans un pays d'Islam.

Car "hijrah" découle de "al hajr" qui est le délaissement.

Et les musulmans ont été ordonnés de délaisser le pays de mécréance pour se diriger vers le pays d'Islam.

Et son jugement est l'obligation à quiconque peut s'en acquitter.

Et pour cela, Allah a informé sur des gens dont les anges ont repris leurs âmes injustes envers eux-mêmes à cause de leur délaissement de la hijrah et de leur préférence pour les pays de mécréance.
 
Shaykh Muhammad Ibn 'Abd Al Wahhâb: Et la preuve est Sa parole :

 

إِنَّ الَّذِينَ تَوَفَّاهُمُ الْمَلآئِكَةُ ظَالِمِي أَنْفُسِهِمْ قَالُواْ فِيمَ كُنتُمْ قَالُواْ كُنَّا مُسْتَضْعَفِينَ فِي الأَرْضِ قَالْوَاْ أَلَمْ
تَكُنْ أَرْضُ اللّهِ وَاسِعَةً فَتُهَاجِرُواْ فِيهَا فَأُوْلَـئِكَ مَأْوَاهُمْ جَهَنَّمُ وَسَاءتْ مَصِيرًا
 
Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant: "Où en étiez-vous?" (à propos de votre religion) - "Nous étions impuissants sur terre", dirent-ils. Alors les Anges diront: "La terre d'Allah n'était-elle pas assez vaste pour vous permettre d'émigrer?" Voilà bien ceux dont le refuge et l'Enfer. Et quelle mauvaise destination ! 
 
إِلاَّ الْمُسْتَضْعَفِينَ مِنَ الرِّجَالِ وَالنِّسَاء وَالْوِلْدَانِ لاَ يَسْتَطِيعُونَ حِيلَةً وَلاَ يَهْتَدُونَ سَبِيلاً

A l'exception des impuissants: hommes, femmes et enfants, incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie:
 
فَأُوْلَـئِكَ عَسَى اللّهُ أَن يَعْفُوَ عَنْهُمْ وَكَانَ اللّهُ عَفُوًّا غَفُورًا
A ceux-là, il se peut qu'Allah donne le pardon. Allah est Clément et Pardonneur
[4:97-99]

Et Sa parole :
 
يَا عِبَادِيَ الَّذِينَ آمَنُوا إِنَّ أَرْضِي وَاسِعَةٌ فَإِيَّايَ فَاعْبُدُونِ

Ô Mes serviteurs qui avaient cru! Ma terre est bien vaste. Adorez-Moi donc! [29:56]
Al Baghawî a dit: La cause de la révélation de ce verset est le fait que des musulmans étaient restés à Makkah sans émigrer. Allah les appela au nom de la foi.


Shaykh An Najmî dit:

On déduit de ces versets: L'obligation de la hijrah pour quiconque le peut consiste en le déplacement du pays de mécréance vers le pays d'Islam.

Ceci car le croyant s'expose, dans le pays de mécréance, à y subir des préjudices et l'autorité sera contre lui et pas avec lui.

Et s'il est épargné des préjudices, il n'échappera pas au jugement par autre que le jugement d'Allah comme les lois qu'ont éditées les hommes et par lesquelles ils ont jugées entre les serviteurs d'Allah.

Mais la hijrah nécessite, à notre époque, la permission du pays vers lequel on émigre. Lorsque le pays refuse d'accueillir ce muhâjir (émigré), et bien il n'y a de force et de puissance que par Allah!

Les choses étaient auparavant facilitées, quant à l'heure actuelle, il y a de la difficulté à émigrer. Soit venant du pays duquel on émigre, soit du côté du pays vers lequel on émigre.

Celui donc pour qui la hijrah est facilitée vers un pays islamique, il lui est obligatoire de le faire.

Certains pays musulmans se sont, à l'heure actuelle, endurcis envers quiconque s'attache à la religion d'Allah dans tout ce qui vient et se propage.

 
Et la conclusion est que tout musulman se trouvant dans un pays gouverné par les mécréants par des lois mécréantes, il lui est obligatoire d'émigrer, si il lui est facilité. S'il ne lui est pas facilité, il apparaît qu'il est excusé, par rapport à la parole d'Allah:
 
لاَ يُكَلِّفُ اللّهُ نَفْسًا إِلاَّ وُسْعَهَا
Allah n'impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité.
[2:286]


Et le succès vient d'Allah.
 

Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi - الشيخ أحمد بن يحيى النجمي

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Emigration - الهجرة