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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 18:09
Lorsque Allah aime un serviteur, Il impose son amour aux autres serviteurs
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit: 
 
Certes lorsque Allah aime un serviteur il appelle Jibril et dit: 
 
 Certes j'aime untel donc aime-le alors Jibril l'aime.
Puis Il appelle dans les cieux :
Certes Allah aime untel donc aimez-le alors les gens des cieux l'aiment.
 
Alors il lui est mis l'acceptation sur la terre.
 
-Et lorsqu'Il déteste un serviteur il appelle Jibril et dit:
 
Certes je déteste untel donc déteste-le alors Jibril le déteste.
Puis Il appelle dans les cieux:
Certes Allah déteste untel donc détestez-le alors les gens des cieux le détestent.
 
Alors il lui est mis la haine sur la terre ».
 
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2637)
 
عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم: إن الله إذا أحب عبدا دعا جبريل فقال
 إني أحب فلانا فأحبه . فيحبه جبريل ثم ينادي في السماء فيقول : إن الله يحب فلانا فأحبوه . فيحبه أهل السماء ثم يوضع له القبول في الأرض
 وإذا أبغض عبدا دعا جبريل فيقول : إني أبغض فلانا فأبغضه . فيبغضه جبريل ثم ينادي في أهل السماء : إن الله يبغض فلانا فأبغضوه . فيبغضونه ثم توضع له البغضاء في الأرض 
(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٦٣٧)
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Croyance et innovations - الإيمان، العقيدة و بدع
12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 16:29
Est-il possible qu'un djinn assiste à un cours de religion ? (vidéo)

 

Cheikh Zayd Ibn Mohammed Al Madkhali - الشيخ زيد بن محمد بن هادي المدخلي
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Monde de l'invisible (anges -démons -ibliss) - الغيب
12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 12:56
«Ô messager d'Allah qui sont les étrangers ?» (dossier)

« Certes cette religion a débuté comme quelque chose d'étrange, elle redeviendra étrange comme elle a débuté, (fa Tooba lil ghourabaa) faites donc la bonne annonce aux étrangers »

 

il lui fût dit : « Ô messager d'Allah qui sont les étrangers ? »

 

il répondit : « il s'agit de ceux qui font revivre ma sounnah après moi puis ils l'enseignent aux serviteurs d'Allah. »

 

Voici l'explication écrite de ce noble hadith par le Cheikh 'Abdel 'Azîz Al Râjihî (qu'Allah le préserve)

Cheikh ‘Abdel‘Azîz Bnou ‘Abdillah Ar-Râjihî - الشيخ عبد العزيز بن عبد الله الراجحي

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 12:46
La marque sur le front : signe de piété ?

Question :

 
Y a-t-il un argument (pour dire que) la trace sur le front, la quelle apparaît à cause de la prosternation est parmi les traces des gens de bien ? 

 

Réponse :

Elle (la trace) n'est pas parmi les signes des gens de bien.

Parmi les signes (des gens de bien) il y a la bonté du visage, la grandeur du cœur, la bonne morale etc. 

Alors que la trace (ou couleur) qui reste sur le front à cause de la prosternation, elle peut aussi apparaître sur ceux qui ne prient que les Fardh (prières obligatoires), et cela car ils ont la peau douce (ou faible) et elle (la trace) peut ne pas apparaître (sur les visages) de ceux qui prient beaucoup et restent beaucoup en prière. 
 
Fatawa Arkan al islam wa-l iman - Chapitre de La Prière (Salah) 
Traduit de l'albanais et réajusté par commodité par Ibn Djelaz
copié de fbs.free.fr

 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Prière - الصلاة
12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 01:46
Quand se termine le temps de la prière du 'isha ?
Quant à sa (Sayid Sabiq [1]) parole :

 

« ... Et quant au temps de la prière du ' Isha, il s'étend jusqu'au temps du Fajr et c'est ce qui est compris du hadith d'Abû Qatada qui a dit que le prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit :
 
« La négligence (de la prière) n'est pas de dormir trop longtemps, mais la négligence se trouve chez celui qui ne prie pas jusqu'à ce que le temps de la prière suivante ne vienne. »

Muslim l'a rapporté.

 
Le hadith prouve que le temps de chaque prière s'étend jusqu'à l'entrée du temps de la prière suivante, à part la prière du  Fajr, car certes, son temps ne s'étend pas jusqu'à la prière du Dhuhr, plutôt les savants ont unanimement reconnu que son temps prend fin au lever du soleil... »
 
Je dis (Al-Albani) : l'auteur (Sabiq) suit As-Shawkani [2] et d'autres qu'eux dans la manière dont ils ont employé ce hadith comme une preuve.
 
Cependant il n'y a aucune preuve en cela pour ce qu'ils concluent, particulièrement car il n'y a aucune mention des temps des prières, et cela ne fait pas référence aux temps des prières.
 
Ce hadith mentionne seulement le péché de celui qui sciemment et intentionnellement retarde la prière jusqu'à ce que son temps passe, qu'une autre prière vienne clôturer  son temps (comme le  Maghrib qui met fin au temps du 'Asr) ou non (comme le Fajr et le Dhuhr).
 
Ceci est prouvé par le fait que cette narration concerne spécifiquement la prière du  Fajr, quand le prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) et ses compagnons ont dormi pendant le temps du Fajr pendant un voyage.
 
Les compagnons (qu'Allah les agrée) ont été étonné par ce qui leur est arrivé, donc le prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) leur a dit : « Ne suis-je pas votre exemple ? ». Puis, il a mentionné le hadith.
 
Voilà comment il est rapporté dans le  Sahih Muslim et d'autres livres.
 
Donc, si ce hadith devait signifier ce qu'ils revendiquent : que le temps des prières durent jusqu'à l'entrée de celle qui la suit, alors ce serait une preuve claire, que  Fajr s'étend jusqu'au temps du Dhuhr, mais ils ne le disent pas ! 
 
Plutôt ils tiennent à ce que le Fajr soit une exception à cette règle. 
 
Donc ces déductions, après que nous avons fait comprendre la raison pour laquelle le prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit cela, ne sont pas valables, comme le hadith a été mentionné spécifiquement pour la prière du Fajr, comment peut-il être une exception au hadith ?! 
 
En réalité le hadith ne légifère pas les temps des prières, mais il est une désapprobation ouverte de sciemment et consciemment retarder les prières de leurs temps.
A ce sujet, Ibn Hazm a dit en réponse à la conclusion que nous avons passée en revue :
 
« Cela ne prouve pas ce qu'ils disent et ils sont d'accord avec nous que le temps du  Fajr ne s'étend pas jusqu'au Dhuhr.
Le hadith ne prouve pas que le temps de chaque prière est lié au temps de celle d'après, il expose seulement les méfaits de celui qui retarde la prière en dehors de son temps, que la fin de son temps soit liée au commencement d'une autre prière ou non.
En outre, le hadith ne nie pas la négligence de celui qui retarde sa prière jusqu'à ce que son temps soit fini, même si le temps d'une autre prière a commencé, il n'affirme non plus sa négligence, plutôt cette narration est silencieuse quant à ces choses.
Ces questions sont traitées dans d'autres narrations qui mentionnent spécifiquement les temps des prières individuellement et légifèrent leur commencement et fin. 
 
Et nous devons dire que quiconque transgresse le délai fixé de n'importe quelle action parmi celles pour lesquelles Allah a légiféré un temps, a transgressé les limites d'Allah, le Très-Haut, et Il dit (traduction rapprochée) [3] :
 
« Et quiconque transgresse les limites d'Allah, ce sont eux les oppresseurs » [4]
 
Ainsi quand il devient clair que le hadith est exempt de toute  preuve indiquant que le temps de la prière du ' Isha dure jusqu'au Fajr, il nous faut revenir aux autres narrations qui sont des preuves claires de la législation du temps du 'Isha, comme sa parole (sallallahu 'alayhi wa sallam) :
 
« ... et le temps de la prière du 'Isha est jusqu'à la moitié de la nuit »
Rapporté dans le Sahih Muslim et ailleurs et cette narration existe intégralement dans le livre (Fiqh As-Sunna).
 
Ceci est soutenu par 'Umar ibn Al-Khattab qui a écrit à Abû Mussa Al-Ash'ari : 
 
« ... et prie le ' Isha avant qu'un tiers de la nuit ne passe, à moins que tu ne le retardes, alors à la moitié de la nuit, mais ne sois pas insouciant. » 
Ceci a été rapporté par Malik, At-Tahawi et Ibn Hazm et sa chaîne est sahih.
 
Cette narration est la preuve claire que le temps du  'Isha va jusqu'au milieu de la nuit [5] seulement et c'est ce qui est correct.
 
As-Shawkani a favorisé cela en disant :
« ... et le dernier temps pour le 'Isha est le milieu de la nuit. » [5] 
 
Et Siddiq Hasan Khan l'a suivi dans son explication [6] et une déclaration semblable a été rapportée de l'imam Malik comme il est trouvé dans Bidayatul-Mujtahid [7]
 
Et c'est aussi le choix d'un groupe de savants Shafi'i, comme Abû Sa'id Al-Istakhri et d'autres. [8]
 
Et Allah est plus savant.
 
[1] Note du traducteur : Il est l'auteur du livre Fiqh As-Sunna
[2] Note du traducteur : Voir Naylul-Awtar (1/430 de l'édition Dar Al-Ma'rifa).
[3] sens de sourate At-Talaq  :1
[4] Al-Mahalla (3/178)
[5] Note du traducteur : la nuit commence au coucher du soleil jusqu'à l'entrée du vrai Fajr, comme cela est convenu par les savants.
[6] Ad-Durar Al-Bahiya, note du traducteur : Voir At-Ta'liqat Ar-Radhiya, 1/40. Vous avez pu remarquer que shaykh Al-Albani a attribué les deux déclarations à la As-Shawkani - que le 'Isha s'étend seulement jusqu'à la moitié de la nuit et qu'il s'étend jusqu'au Fajr. Il n'y a aucune contradiction ici, comme As-Shawkani changeait souvent ses positions sur de nombreuses questions, comme il est trouvé dans ses livres de Fiqh. Ceci est un exemple clair comme le montre ses propres paroles.
[7] Ar-Rawdhatun-Nadiya (1/69-70) note du traducteur : Voir At-Ta'liqat Ar-Radhiya 1/356-359
[8] Note du traducteur : Voir Bidayatul-Mujtahid (1/241 de l'édition de Maktabatu Ibni Taymiya).
 
Article tiré du site bakkah.net
Source : Son livre  Tamam Al-Minna (p.140-142)
Traduit par Abul-'Abbas
copié de salafs.com
 
Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Prière - الصلاة
11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 23:03
Poser le coran par terre

Question :


Quel est le jugement de poser le Noble Coran par terre pour un court ou long moment ?

Et est-il obligatoire de le poser sur un endroit surélevé d'une hauteur d'un empan au moins ?

 
Réponse :
 
Le poser sur un endroit surélevé est meilleur, comme une chaise, une étagère ou autre chose qui soit élevé du sol.

Quant au fait de le poser sur un sol purifié par besoin, et sans volonté de mépris, comme celui qui prie et qui n'a pas d'endroit surélevé pour le poser, il veut effectuer la prosternation de récitation, alors il n'y a pas de péché à cela insha Allah, et je n'y connais aucun mal.

Mais le poser sur une chaise, un chevet (ou oreiller), ou une étagère, cela est plus sûr.

Il est rapporté du Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) lorsqu'il a demandé une Torah pour la consulter après que les Juifs aient nié la peine de la lapidation [Hadd ur-Rajm], il réclama une chaise pour y poser la Torah et ordonna de chercher dedans pour trouver le verset mentionnant la lapidation et prouvant le mensonge des Juifs.

Donc s'il a été légiféré que la Torah soit posée sur une chaise pour ce qu'elle contient comme paroles d'Allah, alors le Coran mérite d'autant plus d'être posé sur une chaise car il est meilleur que la Torah.

En résumé, poser le Coran sur un endroit surélevé, sur un « amas de choses », sur une étagère ou une ouverture dans le mur est meilleur et requis.

Il y a dans cela une élévation et une glorification du Coran, et une vénération envers les paroles d'Allah, et je ne connais pas de preuve interdisant de poser le Coran sur un sol purifié si le besoin s'en ressent.

Programme radio Nur 'ala ad-Darb, cassette 7
copié de fatawaislam.com
 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Coran - القرآن الكريم
11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 22:21
L’histoire de celui qui a tué 100 personnes

Voici un récit d'une personne était sincère avec Allah et Allah (exalté soit-Il - a crus, dont Il a accepté le repentir et dont Il a pardonné tous les péchés.

 
D'après Abû Sa'îd Al-Khudrî le Prophète d'Allah صلى الله عليه وسلم a dit : 
 
Parmi les peuples qui vivaient avant vous, il y avait un homme qui avait tué quatre-vingt dix-neuf personnes.
 
Il demanda après l'homme le plus savant sur terre.
On lui désigna un moine.

Il alla le trouver et lui dit qu'il avait tué quatre-vingt dix-neuf personnes ;

Il lui demanda s'il lui restait une possibilité de se repentir.

Le moine dit aussitôt : "Non".
Alors la personne le tua sur le coup et compléta ainsi le nombre des ses victimes à cent. 
 
Puis, il demanda de nouveau après le plus grand savant de la terre.
On lui désigna une personne.

Il alla la trouver et lui dit qu'il avait tué cent personnes ; il lui demanda s'il lui restait quelque possibilité de se repentir.

Il lui dit : "Oui et qu'est ce qui fait obstacle entre toi et le repentir ? Va dans tel pays, là-bas vivent des gens qui ne font qu'adorer Allah exalté. Adore donc Allah avec eux et ne retourne jamais dans ton pays car c'est une terre de mal."

Il se mit en route, et arrivé à mi-chemin, il fut atteint par la mort.

Les anges de la miséricorde et les Anges des tourments se disputèrent à son sujet.

Les Anges de la miséricorde dirent : "Il est venu se repentir désirant de tout son coeur retourner vers Allah".
Et les Anges des tourments dirent : "Il n'a jamais fait de bien toute sa vie durant."

C'est alors qu'un Ange sous l'apparence humaine vint à eux.

Ils le prirent pour juge.

Il leur dit :  "Mesurez la distance qui le sépare de chacune des deux terres. Destinez-le ensuite à celle dont il est le plus proche."

Ils mesurèrent et trouvèrent qu'il était près de la terre qu'il voulait rejoindre, alors ce furent les Anges de la miséricorde qui lui retirèrent son âme.

(Bukhari, muslim)
 

Et dans une autre version, toujours dans les mêmes recueils d'Al-Bukhari et de Muslim : 
 
"...il fut atteint par la mort, alors il mit sa poitrine en direction de la terre souhaitée. Les Anges de la miséricorde et ceux des tourments se disputèrent à son sujet. Allah ordonna à la terre de destination de se rapprocher et à la terre de départ de s'éloigner. 
Et l'Ange qui était juge dit : 
"Mesurez la distance entre les deux terres."

Ils trouvèrent qu'il était plus proche de la terre du bien d'un empan. Par conséquent, Allah lui pardonna ses méfaits

Rapporté par Al-Bukhârî n° 3470.

 

copié de sounna.com

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Péchés et repentir - الذنوب و التوبة
11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 21:18
Le poème sur la mort : Laysa al gharib «ليس الغريب» (audio-vidéo)

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قال زين العابدين علي بن الحسين بن علي بن أبي طالب في قصيدته الموسومة : ليس الغريب

 

Zayn Al-'Abidîn 'Ali ibn Al-Hussayn ibn 'Ali ibn Abi Talib, le petit fils du Messager صلى الله عليه وسلم  a dit dans son poème intitulé : «Laysa al-gharîb» 

 

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قال زين العابدين علي بن الحسين بن علي بن أبي طالب في قصيدته الموسومة : ليس الغريب

 

Zayn Al-'Abidîn 'Ali ibn Al-Hussayn ibn 'Ali ibn Abi Talib, le petit fils du Messager صلى الله عليه وسلم  a dit dans son poème intitulé : « Laysa al-gharîb » 

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Laysa al gharib

 

لَيْسَ الغَريبُ غَريبَ الشَّأمِ واليَمَنِ  *  إِنَّ الغَريبَ غَريبُ اللَّحدِ والكَفَنِ

 

L'étranger n'est pas l'étranger du Cham ou du Yémen

L'étranger est plutôt l'étranger de la tombe et du linceul

 

إِنَّ الغَريِبَ لَهُ حَقٌّ لِغُرْبَتـِهِ  *  على الْمُقيمينَ في الأَوطــانِ والسَّكَنِ

 

Certes l'étranger a un droit pour son étrangeté

Sur les résidents des villes et des demeures

 

لا تَنهَرَنَّ غَرِيبًا حَالَ غُربَتِهِ  *  الدَّهرُ يَنهَرُهُ بِالذُّلِّ و الِمحَنِ

 

Ne repousse pas un étranger pour son étrangeté

Le temps le repousse déjà par l'humiliation et les épreuves

 

سَفَري بَعيدٌ وَزادي لَنْ يُبَلِّغَنـي  *  وَقُوَّتي ضَعُفَتْ والمـوتُ يَطلُبُنـي

 

Mon voyage est long et mes provisions ne me permettront pas d'atteindre ma destination

Mes forces faiblissent et la mort me demande

 

وَلي بَقايــا ذُنوبٍ لَسْتُ أَعْلَمُها  *  الله يَعْلَمُهــا في السِّرِ والعَلَنِ

 

Et j'ai encore des péchés que je ne connais pas

Allâh les connaît, qu'ils soient secrets ou publics

 

مـَا أَحْلَمَ اللهَ عَني حَيْثُ أَمْهَلَني  *  وقَدْ تَمـادَيْتُ في ذَنْبي ويَسْتُرُنِي

 

Comme Allâh est clément envers moi de m'impartir un délai

Et certes, j'ai persisté dans mon péché et Il me protège

 

تَمُرُّ سـاعـاتُ أَيّـَامي بِلا نَدَمٍ  *  ولا بُكاءٍ وَلاخَـوْفٍ ولا حـَزَنِ

 

Les heures de mes jours passent sans regrets

Sans pleurs, ni peur, ni tristesse

 

أَنَـا الَّذِي أُغْلِقُ الأَبْوابَ مُجْتَهِداً  *  عَلى المعاصِي وَعَيْنُ اللهِ تَنْظُرُنـي

 

Je suis celui qui ferme les portes en persistant

Dans la désobéissance et l'œil d'Allâh me regarde

 

يَـا زَلَّةً كُتِبَتْ في غَفْلَةٍ ذَهَبَتْ  *  يَـا حَسْرَةً بَقِيَتْ في القَلبِ تُحْرِقُني

 

Ô erreurs écrites dans l'insouciance désormais envolée

Ô regrets qui restent dans le cœur qui me consume

 

دَعْني أَنُوحُ عَلى نَفْسي وَأَنْدِبُـهـا  *  وَأَقْطَعُ الدَّهْرَ بِالتَّذْكِيـرِ وَالحَزَنِ

 

Laisse-moi me lamenter sur moi-même et regretter

Je passe mon temps dans le rappel et la tristesse

 

لو كنت تعلم ما بكنت تعذرني  *  دع عنك عزني يا من كان يعزلني

 

Garde tes excuses, toi qui m'évitais

Si tu savais combien tu devrais t'excuser

 

فهل عسى عبرة من أ تخلصني  *  دعني أسح دموع لا انقطاع لها

 

Laisse-moi pleurer des larmes sans fin

Y a-t-il une larme qui puisse me délivrer

 

كَأَنَّني بَينَ تلك الأَهلِ مُنطَرِحــَاً  *  عَلى الفِراشِ وَأَيْديهِمْ تُقَلِّبُنــي

 

Comme si je gisais parmi ces gens,

Sur le lit, et que leurs mains me retournent

 

وقد تجمع حولي من ينوح و من *  يبكي علي و ينعاني و يندبني

 

Et se sont réunis autour de moi celui qui se lamente

Qui pleure sur moi, qui annonce mon décès et celui qui gémit

 

وَقد أَتَوْا بِطَبيبٍ كَـيْ يُعالِجَنـي  *  وَلَمْ أَرَ الطِّبَّ هـذا اليـومَ يَنْفَعُني

 

Ils sont venus avec un médecin pour me soigner

Et je ne pense pas que la médecine me profitera aujourd'hui

 

واشَتد نَزْعِي وَصَار المَوتُ يَجْذِبُـها  *  مِن كُلِّ عِرْقٍ بِلا رِفقٍ ولا هَوَنِ

 

Mon agonie s'intensifie et la mort m'entraîne

De chaque veine, sans douceur et sans bonté

 

واستَخْرَجَ الرُّوحَ مِني في تَغَرْغُرِها  *  وصـَارَ رِيقي مَريراً حِينَ غَرْغَرَني

 

On a retiré mon âme dans son dernier souffle

Et ma salive est devenue amère dans mon dernier râle

 

وَغَمَّضُوني وَراحَ الكُلُّ وانْصَرَفوا  *  بَعْدَ الإِياسِ وَجَدُّوا في شِرَا الكَفَنِ

 

Ils m'ont fermé les yeux et sont tous partis

Après le désespoir, ils ont fait l'effort d'acheter le linceul

 

وَقـامَ مَنْ كانَ حِبَّ لنّاسِ في عَجَلٍ  *   نَحْوَ المُغَسِّلِ يَأْتينـي يُغَسِّلُنــي

 

Le meilleur d'entre eux s'est levé avec empressement

Vers le laveur des morts afin de me laver

 

وَقــالَ يـا قَوْمِ نَبْغِي غاسِلاً حَذِقاً  *  حُراً أَرِيباً لَبِيبـاً عَارِفـاً فَطِنِ

 

Et il a dit Ô gens ! Nous voulons un laveur adroit

Libre, sagace, intelligent, connaisseur, perspicace

 

فَجــاءَني رَجُلٌ مِنْهُمْ فَجَرَّدَني  *  مِنَ الثِّيــابِ وَأَعْرَاني وأَفْرَدَني

 

Un homme parmi eux est venu et m'a dépouillé

De mes vêtements, m'a mis à nu et m'a laissé

 

وَأَوْدَعوني عَلى الأَلْواحِ مُنْطَرِحـاً  *  وَصـَارَ فَوْقي خَرِيرُ الماءِ يَنْظِفُني

 

Ils m'ont allongé sur les feuilles

Et au-dessus de moi, le murmure de l'eau qui me lave

 

وَأَسْكَبَ الماءَ مِنْ فَوقي وَغَسَّلَني  *  غُسْلاً ثَلاثاً وَنَادَى القَوْمَ بِالكَفَنِ

 

Il versa de l'eau sur moi et me lava

Par trois fois, puis demanda aux gens qu'on lui apporte le linceul

 

وَأَلْبَسُوني ثِيابـاً لا كِمامَ لهـا  *  وَصارَ زَادي حَنُوطِي حيـنَ حَنَّطَني

 

Ils m'ont habillé d'un vêtement sans manche

Et lorsqu'il m'a embaumé, je n'avais plus que cela pour moi

 

وأَخْرَجوني مِنَ الدُّنيـا فَوا أَسَفاً  *  عَلى رَحِيـلٍ بِلا زادٍ يُبَلِّغُنـي

 

Ils m'ont sorti de ce bas-monde - désolé

D'être parti sans provisions qui me permettent d'atteindre ma destination

 

وَحَمَّلوني على الأْكتـافِ أَربَعَةٌ  *  مِنَ الرِّجـالِ وَخَلْفِي مَنْ يُشَيِّعُني

 

M'ont porté sur leurs épaules quatre

Parmi les hommes et derrière moi le convoi funéraire

 

وَقَدَّموني إِلى المحرابِ وانصَرَفوا  *  خَلْفَ الإِمـَامِ فَصَلَّى ثـمّ وَدَّعَني

 

Ils m'ont amené au mihrab et se sont mis

Derrière l'imam qui a prié puis m'a fait ses adieux

 

صَلَّوْا عَلَيَّ صَلاةً لا رُكوعَ لهـا  *  ولا سُجـودَ لَعَلَّ اللـهَ يَرْحَمُني

 

Ils ont accompli sur moi une prière sans ruku'

Ni sujud, en espérant qu'Allâh me fera miséricorde

 

وَأَنْزَلوني إلـى قَبري على مَهَلٍ  *  وَقَدَّمُوا واحِداً مِنهـم يُلَحِّدُنـي

 

Ils m'ont descendu doucement dans ma tombe

Et l'un d'entre eux s'est avancé pour m'y déposer

 

وَكَشَّفَ الثّوْبَ عَن وَجْهي لِيَنْظُرَني  *  وَأَسْكَبَ الدَّمْعَ مِنْ عَيْنيهِ أَغْرَقَني

 

Il a dévoilé mon visage pour me voir

Et les larmes coulèrent de ses yeux et me noyèrent

 

فَقامَ مُحتَرِمــاً بِالعَزمِ مُشْتَمِلاً  *  وَصَفَّفَ اللَّبِنَ مِنْ فَوْقِي وفـارَقَني

 

Puis se leva avec respect et résolution

Et aligna les briques au-dessus de moi et me laissa

 

وقَالَ هُلُّوا عليه التُّرْبَ واغْتَنِموا  *  حُسْنَ الثَّوابِ مِنَ الرَّحمنِ ذِي المِنَنِ

 

Et il dit : couvrez-le de terre et profitez

De la meilleure récompense du Miséricordieux qui possède tous les bienfaits

 

في ظُلْمَةِ القبرِ لا أُمٌّ هنــاك ولا  *  أَبٌ شَفـيقٌ ولا أَخٌ يُؤَنِّسُنــي

 

Dans les ténèbres de la tombe, pas de mère

Ni de père tendre, ni de frère qui me tienne compagnie

 

وَهالَني صُورَةٌ في العينِ إِذْ نَظَرَتْ  *  مِنْ هَوْلِ مَطْلَعِ ما قَدْ كان أَدهَشَني

 

J'ai été effrayé par ce que mon œil a vu

De l'horreur de ce qui m'arrivait

 

مِنْ مُنكَرٍ ونكيرٍ مـا أَقولُ لهم  *  قَدْ هــَالَني أَمْرُهُمْ جِداً فَأَفْزَعَني

 

De ce que je vais dire à Mounkir et Nakir

Certes cela m'a terrifié et épouvanté

 

وَأَقْعَدوني وَجَدُّوا في سُؤالِهـِمُ  *  مَـالِي سِوَاكَ إِلهـي مَنْ يُخَلِّصُنِي

 

Ils m'assoirent et s'acharnèrent dans leur interrogation

Je n'ai personne d'autre que Toi, mon Dieu, qui puisse me libérer

 

فَامْنُنْ عَلَيَّ بِعَفْوٍ مِنك يــا أَمَلي  *  فَإِنَّني مُوثَقٌ بِالذَّنْبِ مُرْتَهــَنِ

 

Accorde-moi un pardon de Toi, ô! mon espoir

Je suis ligoté par le péché, endetté

 

تَقاسمَ الأهْلُ مالي بعدما انْصَرَفُوا  *  وَصَارَ وِزْرِي عَلى ظَهْرِي فَأَثْقَلَني

 

En revenant, les proches se sont partagés mes biens

Mon fardeau est posé sur mon dos et pèse sur moi

 

واستَبْدَلَتْ زَوجَتي بَعْلاً لهـا بَدَلي  *  وَحَكَّمَتْهُ على الأَمْوَالِ والسَّكَـنِ

 

Mon épouse a pris un autre mari à ma place

Et lui a donné le contrôle des biens et de la maison

 

وَصَيَّرَتْ وَلَدي عَبْداً لِيَخْدُمَهــا  *  وَصَارَ مَـالي لهم حـِلاً بِلا ثَمَنِ

 

Elle a fait de mon fils un esclave afin qu'il la serve

Et mes biens leur ont été donnés sans contre-partie

 

فَلا تَغُرَّنَّكَ الدُّنْيــا وَزِينَتُها  *  وانْظُرْ إلى فِعْلِهــا في الأَهْلِ والوَطَنِ

 

Ne sois donc pas trompé par la vie d'ici-bas et sa parure

Et regarde ce qu'elle fait à la famille et au foyer

 

وانْظُرْ إِلى مَنْ حَوَى الدُّنْيا بِأَجْمَعِها  *  هَلْ رَاحَ مِنْها بِغَيْرِ الحَنْطِ والكَفَنِ

 

Regarde celui qui veut tout de ce bas-monde

Ne le quitte-t-il pas avec son seul baume et un linceul ?

 

خُذِ القَنـَاعَةَ مِنْ دُنْيَاك وارْضَ بِها  *  لَوْ لم يَكُنْ لَكَ إِلا رَاحَةُ البَدَنِ

 

Prends ce qui te suffit de cette vie et contente-toi de cela

Même si tu n'as pour toi que la santé

 

يَـا زَارِعَ الخَيْرِ تحصُدْ بَعْدَهُ ثَمَراً  *  يَا زَارِعَ الشَّرِّ مَوْقُوفٌ عَلَى الوَهَنِ

 

Ô toi qui sème le bien ! Récoltes-en les fruits

Ô toi qui sème le mal ! Tu ne reposes sur rien

 

يـَا نَفْسُ كُفِّي عَنِ العِصْيانِ واكْتَسِبِي  *  فِعْلاً جميلاً لَعَلَّ اللهَ يَرحَمُني

 

Ô âme ! Arrête la désobéissance et tire profit

D'une bonne oeuvre en espérant qu'Allâh me fera miséricorde

 

يَا نَفْسُ وَيْحَكِ تُوبي واعمَلِي حَسَناً  *  عَسى تُجازَيْنَ بَعْدَ الموتِ بِالحَسَنِ

 

Ô âme ! Malheur à toi, repends toi et fait une bonne oeuvre

Afin que tu sois récompensée après la mort par un bien

 

ثمَّ الصلاةُ على الْمُختـارِ سَيِّدِنـا  *  مَا وَضَّـأ البَرْقَ في شَّامٍ وفي يَمَنِ

 

Et que les prières soient sur notre maître

Sur tout ce que l'éclair illumine au Cham et au Yémen

 

والحمدُ لله مُمْسِينَـا وَمُصْبِحِنَا  *  بِالخَيْرِ والعَفْوْ والإِحْســانِ وَالمِنَنِ

 

Et la louange est à Allâh qui nous fait atteindre le soir et le matin

Dans le bien, le pardon, la bienfaisance et les faveurs

 

Publié par salafs.com

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Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Poèmes islamiques - قصائد الإسلامي
11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 14:44
Le soufisme (dossier)

Cheikh Muhammad Ibn Jamil Zinou - الشيخ محمد بن جميل زينو

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Groupes égarés - الفرق الضالة
11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 13:02
A quel moment la personne peut être excusable ?

Question :

 
Qui est excusé pour son ignorance ?
 
Est-on excusé pour son ignorance dans le domaine jurisprudentiel ?
 
Ou dans le domaine du dogme et de l'Unicité d'Allâh ?
 
Quelle est l'obligation des savants sur le sujet ?

 

Réponse :
 

L'ignorance excusable doit être différenciée, car toute ignorance n'est pas excusable.

Et pour ce qui est des sujets liés aux enseignements de l'Islâm expliqués par le Messager d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam) pour les gens, éclaircis par le Livre d'Allâh et répandus au sein des musulmans, l'ignorance n'est pas acceptée [comme excuse].

Et plus particulièrement lorsqu'il s'agit du dogme et des fondements de la religion.

Certes, Allâh - 'Azza wa Djal - a envoyé Son prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) aux gens afin qu'il éclaircisse et explique la religion de façon claire.

Et il l'a fait de la manière la plus évidente puisqu'il a clarifié pour la Communauté la réalité de sa religion, et lui a expliqué toute chose et l'a placée sur la voie la plus claire de nuit comme de jour.

Et dans le livre d'Allâh demeurent la droiture et la lumière.

Et si certaines personnes prétendent ignorer des choses élémentaires de la religion que tout le monde est sensé connaître par nécessité, et bien répandues parmi les musulmans, comme le fait de prétendre ignorer le polythéisme ou le fait de vouer le culte à un autre qu'Allâh - 'Azza wa Djal - ou le fait de prétendre que la prière n'est pas obligatoire, ou de prétendre que le jeûne du Ramadhân n'est pas obligatoire, de même pour la Zakât et le pèlerinage à la Mecque alors que la personne en est capable, de telles choses et ce qui y ressemble sont inacceptables de la part d'une personne vivant au sein des musulmans, parce qu'il s'agit de choses bien connues de tous les musulmans.

On sait que ces choses sont par nécessité connues en Islâm et cela est répandu au sein des musulmans.

C'est pourquoi il est inacceptable de prétendre les ignorer.

Il en est de même de quelqu'un qui prétend ignorer le jugement quant à ce que les polythéistes font auprès des tombes ou près des idoles, en invocations adressées aux morts, en demandes de secours, en sacrifices pour eux, en formation de vœux de sacrifices dédiés aux idoles, aux astres, aux arbres et aux pierres, en demandes de guérison ou de victoire sur les ennemis adressées aux morts, ou aux idoles, ou aux djinns, ou aux anges, ou aux Prophètes.

En effet, il est nécessairement connu dans la religion que ces choses relèvent du polythéisme majeur.

Allâh l'a expliqué dans Son Saint Livre ainsi que Son Messager, qui a pendant treize ans à la Mecque mis en garde les gens contre le polythéisme, et de même à Médine pendant dix ans, il a expliqué la nécessité de vouer un culte sincère à Allâh exclusivement et récitait des versets du livre d'Allâh - Ta'âla - tels que (traduction rapprochée) :

« Et ton Seigneur a décrété : N'adorez que Lui ; et (marquez) de la bonté envers les père et mère » [1]

Et 
(traduction rapprochée) :


« C'est Toi (Seul) que nous adorons, et c'est Toi (Seul) dont nous implorons secours. » [2]

Et 
(traduction rapprochée) :


« Il ne leur a été commandé, cependant, que d'adorer Allâh, Lui vouant un culte exclusif, d'accomplir la Salâ et d'acquitter la Zakâ. Et voilà la religion de droiture. » [3]

Et 
(traduction rapprochée) :


« Adore donc Allâh en Lui vouant un culte exclusif. C'est à Allâh qu'appartient la religion pure. » [4]

Et 
(traduction rapprochée) :


« Dis : "En vérité, ma Salâ, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l'Univers. A Lui nul associé ! Et voilà ce qu'il m'a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre. » [5]

Il s'est aussi adressé au Messager en ces termes 
(traduction rapprochée) :


« Nous t'avons certes, accordé l'Abondance. Accomplis la Salat pour ton Seigneur et sacrifie. » [6]

Et a dit - Subhânahu wa Ta'âla 
(traduction rapprochée) :


« Les mosquées sont consacrées à Allâh : n'invoquez donc personne avec Allâh. » [7]

Et 
(traduction rapprochée) :


« Et quiconque invoque avec Allâh une autre divinité, sans avoir la preuve évidente (de son existence), aura à en rendre compte à son Seigneur. En vérité, les mécréants, ne réussiront pas. » [8]

Il en est de même du fait de se moquer de la religion, de la remettre en cause, d'en faire l'objet de raillerie et d'insulte.

Tout cela relève de la mécréance majeure que l'on ne saurait excuser en évoquant l'ignorance.

Car il est nécessairement connu dans la religion qu'insulter la religion ou le Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam) relève de la mécréance majeure.

Il en est de même de l'attitude qui consiste à s'en moquer et en faire l'objet de raillerie. Certes Allâh - Ta'âla - dit 
(traduction rapprochée) :


« Dis : "Est- ce d' Allâh, de Ses versets (le Coran) et de Son messager que vous vous moquiez ?" Ne vous excusez pas : vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru. » [9]

L'obligation qui s'impose aux gens de science est qu'ils doivent répandre partout ce qui précède et l'éclaircir afin que les gens n'aient plus d'excuse, et que ces connaissances se propagent en son sein, que les gens cessent de s'accrocher aux défunts pour solliciter leur secours comme cela se fait un peu partout, notamment en Egypte, en Syrie, en Iraq, à Médine devant la tombe du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam), à La Mecque et ailleurs.

Il faut avertir les gens et plus particulièrement les pèlerins et leur apprendre la loi d'Allâh et Sa religion.

Le silence des savants est une des causes de l'ignorance et de la perdition de la masse.

Il est obligatoire pour les gens de science, où qu'ils puissent se trouver, de transmettre la religion d'Allâh aux gens ; ils doivent leur apprendre l'unicité d'Allâh et les types de polythéisme pour qu'ils abandonnent celui-ci en connaissance de cause et vouent le culte à Allâh Seul.

Il en est de même de ce qui se passe devant la tombe de al-Badawî, ou de al-Hussayn (radhiallâhu 'anhu), ou près de la tombe de SHeikh 'Abd al-Qâdir al-Djilânî, ou de la tombe du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) à Médine ou d'autres.

Il faut avertir les gens à ce sujet pour qu'ils sachent que le culte est un droit réservé exclusivement à Allâh Seul, comme Allâh - 'Azza wa Djal - le dit 
(traduction rapprochée) :


« Il ne leur a été commandé, cependant, que d'adorer Allâh, Lui vouant un culte exclusif » [10]

Et - Subhânahu 
(traduction rapprochée) :


« Adore donc Allâh en Lui vouant un culte exclusif » [11]

Et - Subhânahu 
(traduction rapprochée) :


« Et ton Seigneur a décrété : N'adorez que Lui » [12]

C'est-à-dire, ton Maître a donné l'ordre.

Il est donc obligatoire aux gens de science, dans tous les pays musulmans et partout, d'apprendre aux gens l'unicité d'Allâh et de leur expliquer clairement la signification de l'adoration d'Allâh et de les mettre en garde contre le polythéisme, qui constitue le péché le plus grave.

Car Allâh a créé les hommes et les djinns afin qu'ils L'adorent et leur en a donné l'ordre. Il dit 
(traduction rapprochée) :


« Je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent. » [13]

L'adorer, c'est Lui obéir et obéir à Son Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam) lui vouer un culte sincère et orienter les cœurs vers Lui. Allâh - Ta'âla - dit 
(traduction rapprochée) :


« O hommes ! Adorez votre Seigneur, qui vous a créés vous et ceux qui vous ont précédés. Ainsi atteindriez- vous à la piété. » [14]

Quant aux questions pouvant être ambiguës, comme certaines affaires sociales, certains aspects de la prière et du jeûne, on peut excuser celui qui les ignore.

C'est pourquoi le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) avait excusé l'homme qui s'était mis en état de sacralisation vêtu d'un manteau et parfumé.

Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) lui avait dit : 

« ôte le manteau et lave le parfum. Et puis fais dans ta 'Oumra [pèlerinage mineur] ce que tu as à faire dans ton pèlerinage ». 

Il ne lui avait pas donné l'ordre d'effectuer un acte de réparation en raison de son ignorance.

C'est ainsi qu'il faut traiter les questions qui peuvent être ambiguës, on doit instruire l'ignorant et lui expliquer cela.

Quant aux fondements de la croyance, les piliers de l'Islam et les interdictions évidentes, il est inadmissible qu'un musulman prétende les ignorer.

Si quelqu'un qui vit au sein des musulmans dit : 

 

« moi je ne sais pas que la fornication est interdite », il n'est pas excusé, ou « je ne sais pas qu'il est interdit de maltraiter ses parents », il n'est pas excusé, bien au contraire, on doit le corriger.

Ou s'il disait encore :  « je ne savais pas que la sodomie était interdite », il ne serait pas excusé.

Car ces choses sont clairement connues des musulmans dans l'Islâm.

Si cette personne vivait dans des contrées éloignées des terres de l'Islâm ou dans des zones inaccessibles de l'Afrique, là où il n'y a pas de musulmans, on pourrait admettre qu'il ignore [ces choses là].

Et si cette personne meurt dans l'état d'ignorance, son sort sera réglé par Allâh, et son statut est assimilable à celui des gens ayant vécu dans une période de rupture transitoire.

Ce qui est le plus authentique, c'est que ces gens-là seront mis à l'épreuve le Jour de la Résurrection.

S'ils répondent [correctement] et obéissent, ils entreront au paradis.

S'ils désobéissent, ils entreront en enfer.

Quant à celui qui vit au sein des musulmans et se comporte comme un infidèle et néglige les obligations bien connues, il ne sera pas excusé, car les ordres [religieux] sont clairs et les musulmans sont présents - al-HamdouLLiLLeh - Ils observent le jeûne et accomplissent le pèlerinage.

Tout ceci est connu au sein des musulmans et répandu parmi eux.

Et prétendre ignorer cet état est vain.

Et Allâh est celui qui garantit l'assistance.  [15]

 

[1] Coran, 17/23
[2] Coran, 1/5
[3] Coran, 98/5
[4] Coran, 39/2-3
[5] Coran, 6/162-163
[6] Coran, 108/1-2
[7] Coran, 72/18
[8] Coran, 23/117
[9] Coran, 9/65-66
[10] Coran, 98/5
[11] Coran, 39/2-3
[12] Coran, 17/23
[13] Coran, 51/56
[14] Coran, 2/21
[15] Madjmu' Fatâwa de SHeikh Ibn BâZ, 7/136-140

 

copié de manhajulhaqq.com

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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