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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 08:11
Les traditions du mariage et des jours de fête
Au vu des traditions ancrées dans les fêtes de mariages, dont certaines correspondent à la sharia et d'autres vont à son encontre, et au vu du nombre de frères et de soeurs s'interrogeant sur leur jugement, une cassette de notre noble shaykh Mohamed Ali Ferkouss qui a traité le sujet de façon très complète, a été traduite. 
 
Ces questions émanent de nos frères de la commune de Douaouda, qui interrogent sur des sujets concernant le mariage.
 
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Est-il permis d'embellir la voiture et de la décorer avec des morceaux de tissu afin de la reconnaître le jour du mariage ?
 
Réponse :
 
Nous disons, concernant le fait d'embellir la voiture pour le mariage afin de la distinguer des autres voitures, qu'il n'y a pas d'interdiction en cela, s'il entoure la voiture par des morceaux de tissu pour la décorer.

Cela est similaire au palanquin qui était spécifique aux femmes mariées, sur le chameau qui la portait. Il était paré de diverses étoffes pour exprimer la joie et le bonheur, et cela correspondait aux moments de réjouissance et de fête.

Mais le fait de mettre des fleurs sur les voitures, fait parti des traditions d'autres que nous, car cela est connu chez les chrétiens.

Après avoir conclu l'acte de mariage à l'église, ils prennent des photos devant la porte de l'église puis on leur jette des fleurs.

Et eux décorent également la voiture avec des fleurs de toute part, à l'intérieur et l'extérieur, et cela fait parti de leurs traditions et ne nous concerne pas - fait parti du bel islam de quelqu'un, qu'il délaisse ce qui ne le regarde pas-.
 
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Est-il permis de faire un cortège le jour des noces allant de la maison de la mariée jusque chez le marié, et sans emprunter le chemin le plus court ? Est-il permis également de klaxonner ?
 
Réponse :
 
Si le cortège est fait dans le but d'informer [les gens] du mariage et avec le consentement des époux alors il n'y a pas de mal, à condition qu'il n'y ait pas d'actes contraires à ce qui est légiféré comme l'apparition de femmes non voilées par les fenêtres des voitures et ce qui suit les voitures comme les mazamir, les darbouka et les klaxons qui dérangent les gens et plus particulièrement aux moments de la sieste.

Et de telles choses nuisent aux gens, et la nuisance doit cesser comme il a été rapporté de façon sûre d'Ibn 'Abbas radhiallahou aanhou qui a entendu le prophète aalayhi salat wa salam dire : لا ضرر و لا ضرار, alors en l'utilisant en arrivant ou avant d'arriver à la maison des époux pour prévenir de l'arrivée dans ce cas cela est permis pour préparer le mari au mariage et faire rentrer la joie au sein de sa famille
 
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Est-il permis de tirer des coups de feu avec des fusils le jour du mariage ?
 
Réponse :
 
Je dis, et Allah est plus savant, que le fait de tirer des coups de feu doit être différencié selon la croyance [à laquelle il renvoie].

Si il fait cela dans le but d'écarter le mauvais oeil et les jinn et ce qui s'y rapproche, ou implique la déformation alors il est interdit en raison de sa croyance, le mal qui en découle plus particulièrement de nos jours.

Mais si il est dépourvu de tout cela et le souhait par cela était d'annoncer le mariage en conformité avec la parole du prophète 'alayhi assalam :

« annoncez le mariage , et tapez sur le duff »,

alors j'espère que cela correspondra à la généralité de l'annonce qui provient du duff ou autre que lui.

Et nul doute que cette question doit être analysée selon les coutumes des gens et leurs croyances.

Et celui qui pose la question doit apprendre les traditions de son pays et délaisser tout comportement pouvant l'amener à porter préjudice à sa croyance ou qui soit la cause d'une nuisance pour lui et autrui. 
 
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Le mariage sans taper le duff est-il permis ? 
 
Réponse :
 
Il n'y a pas d'interdiction en ce qui concerne le mariage sans taper du duff, l'essentiel étant qu'il fasse parvenir l'annonce (du mariage) de n'importe quelle manière.
 
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Est-il permis d'utiliser des k7 de anachid lors du mariage ?
 
La réponse :
 
Sur cela est que si ces anachid se passent de mazamir (NDT:sorte de flûte) et des instruments de musique et ses paroles ne décrivent pas la beauté de la femme et l'alcool et les palais et que cela a lieu entre les femmes et que ces anachid sont chantés par une femme, avec ces conditions j'espère que cela est permis.
 
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La walima est elle obligatoire pour un mari qui a des dettes ?
 
Réponse :
 
Ce qui est connu est que la walima est obligatoire, ainsi il lui faut faire une walima après avoir procédé à la consommation en vertu de l'ordre du prophète salallahu aalayhi wa salam à 'Abd arrahmane ibn 'Awf, et également le hadith qui contient le fait que le mari doive faire une walima.

Et cette walima doit être effectuée 3 jours après la consommation comme il est connu et rapporté du prophète salallahu aalayhi wa salam.

Et ceux qui sont invités à cette walima, qu'ils soient pauvres ou riches, doivent faire parti des gens pieux en vertu de la parole du prophète salallahu aalayhi wa salam :

« Ne prends comme ami qu'un croyant et que ne mange de ta nourriture que celui qui est pieux »,

et il égorge un mouton ou plus si il en a les moyens, mais dans le cas contraire, alors il ne lui est pas conditionné qu'il y ait de la viande à sa walima et il lui est permis que cela soit fait sans viande.

 
Et celui qui a des dettes doit insister auprès de son ami afin qu'il lui accorde un délai lui permettant de se préserver de tomber dans les interdits.

Et son mariage est valide.

Et il lui est obligatoire de rembourser les dettes qu'il a.
 
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Est-il permis d'inviter à la walima les voisins qui ne font pas la prière et commettent des actes indécents et des grands pêchés ?
 
Réponse :
 
Nous avons avancé dans la réponse précédente que le prophète 'alayhi assalat wa assalam a dit :

« Ne prends comme ami qu'un croyant et que ne mange de ta nourriture que celui qui est pieux »,

donc il y invite les gens vertueux qu'ils soient riches ou pauvres. Inviter les voisins qui ne font pas la prière et commettent des grands pêchés, cela n'est pas permis, sauf s'il espère leur guidée et leur acceptation, dans ce cas là il est permis de les appeler et les inviter à cette walima pour celui qui espère leur droiture et leur guidée. Et cela car le fait d'inviter les gens du péché équivaut à agréer leurs actes. Et agréer leur péché est un pêcher, et agréer leurs actes de désobéissance est un acte de désobéissance.
 
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Est-il permis de demander de l'aide aux associations de bienfaisance en ce qui concerne les projets de mariage, avec ce qu'ils commettent comme actes blâmables en organisant ce mariage ?
 
Réponse :
 
Le musulman ne demande de l'aide qu'à Allah Soubhanahou wa Ta'ala , et cela car Allah Soubhanahou wa Ta'Ala est le meilleur garant pouvant mettre à sa disposition des gens qui l'aideront pour le mariage s'il cherche à rester chaste et veut préserver son âme. Et c'est une promesse d'Allah Soubhanahou wa Ta'ala lorsqu'Il dit (traduction rapprochée) :

« Et que ceux qui n'ont pas de quoi se marier, cherchent à rester chastes jusqu'à ce qu'Allah les enrichisse par Sa grâce » (s24 v33)

et 'alayhi assalat wa assalam a dit :

« Il y a 3 personnes qui méritent qu'Allah leur vienne en aide : celui qui veut se marier afin de préserver sa chasteté, l'endetté voulant rembourser ses dettes et le combattant dans la voie d'Allah ».
 
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Si l'homme trouve sa femme en état de menstrues lors de la nuit de noce, doit-il prier tout seul les deux rak'at ou attendre qu'elle soit purifiée ? 
 
Réponse :
 
En ce qui concerne la prière des mariés il est recommandé aux deux époux de prier ensemble conformément à ce qui est rapporté sur cela.

Et il met sa main sur la tête de sa femme, et il invoque au moment de la consommation et avant la consommation, et il demande à Allah Ta'ala la bénédiction.

Et des ahadith ont été rapporté concernant cela comme :

« Ô Allah ! Je Te demande son bienfait et le bienfait dont Tu as fait une nature en elle, et je me place sous Ta protection contre son mal et le mal dont Tu as fait une nature en elle. »

 
Mais s'il arrive qu'elle soit en état de menstrues cette nuit-là, alors il apparaît qu'il prie tout seul. 
 
Et si ils prient ensemble, cela a été instauré dans le but d'établir la concorde et de maintenir des liens privilégiés entre les 2 époux. 
 
Sinon il prie deux rak'at en remerciant Allah ta'ala de lui avoir permis de suivre la sounnah des prophètes et des messagers de qui il nous est obligatoire de suivre la trace et d'être guidés par leur guidée comme Allah ta'ala a dit (traduction rapprochée) :

« Et nous avons certes envoyé avant toi des messagers, et leur avons donné des épouses et des descendants. » (s13 v38)

Et il est évident que sont interdits à la femme, durant sa période de menstrues, la prière et autres règles en vertu de la parole du prophète 'alayhi assalat wa assalam:

« ne fais pas la salat pendant les jours de tes menstrues », 

et il faut attirer l'attention ici sur le fait que la femme doive choisir un jour parmi ceux durant lesquelles elle est purifiée afin de se mettre d'accord avec le mari sur le jour de la consommation du mariage afin d'accomplir toutes les sounan parmi les prières, consommation, et autres que cela, jusqu'à ce que la joie et les réjouissances soient complètes en ce jour, conformément à la chari'a en évitant toute entrave à la pratique de la sounnah de l'élu (Al Mustafa) 'alayhi assalat wa assalam..
 
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Beaucoup de femmes, le jour de leur mariage, procèdent à ce qui est appelé « التصديرة» (at-tasdira).

Et on trouve avec elle une tradition qui est le henné.

Cette tradition comporte des éléments qui sous-entendent une croyance qui est que si la mariée ne met pas de henné, elle n'aura pas d'enfants. Et à la fin du henné, il est obligatoire de dissimuler le vase sur lequel se trouvait le henné pour qu'il ne tombe pas sur une fille malicieuse, jalouse et qui pratique la sorcellerie et ajoute un préjudice à la mariée. Et ainsi le henné qui se trouve sur la main de la mariée ne doit pas tomber dans la main de quelqu'un qui l'utiliserait dans la sorcellerie, و العياذ بالله. Et le henné est parfois mélangé à des ½ufs car ils disent que l'usage des oeufs favorise l'engendrement. 

 
Ainsi après avoir raconté cette croyance, concernant cette tradition, quel en est le jugement ?

Tout en sachant que (propos inaudibles) et elles protestent en disant qu'il ne s'agit que d'une habitude et que leur intention est bonne.

Mais si il leur est demandé de s'en passer puisqu'il ne s'agit que d'une habitude, et le fait de la délaisser ne nuira donc pas, elles s'y tiennent toujours.
 

 
Réponse :
 
Tout d'abord, il y a dans « attassdira » du gaspillage dans les robes que la mariée met le jour de son mariage.

Et elle dépense beaucoup d'argent alors qu'elle ne s'en servira plus après, et c'est une cause menant à la vantardise et fierté.

 
De plus la mariée dévoile sa 'awra devant celles qui l'aident à changer ses vêtements. Si tout cela est inclus, le gaspillage et la dilapidation, alors il n'y a pas de doute que cela n'est pas permis car Allah ta'ala nous a interdit le gaspillage. Ainsi Il - ta'ala- a dit (traduction relative et approchée) :

« car les gaspilleurs sont les frères des diables; et le diable est très ingrat envers son Seigneur. »(s17 v27)

 
Quant au henné qui est mentionné dans la question, nous avons une réponse écrite le concernant, et celle-ci est que la bonne intention ne justifie pas l'interdit. 
 
Ainsi, si cette tradition est mêlée à cette croyance, alors le fait de la pratiquer est une forme de chirk (polythéisme) qui est réprimée dans la législation et par le hadith :

« l'enchantement relève du chirk »,

et par le hadith marfou' « Quiconque s'attache à une amulette (tamimah) qu'Allah fasse en sorte que ses projets n'aboutissent pas, et quiconque s'attache à un coquillage (wad'a), qu'Allah ne le laisse pas goûter le repos » et par le hadith marfou' authentique :« celui dont le coeur s'attache à une chose y sera voué [et sera délaissé par Allah] » .

 
Cette tradition et toutes les traditions, qui sont à la base interdites, peuvent nuire à la chari'a. Si il s'avère que la coutume et la tradition rendent illicites le licite ou rendent licites l'illicite alors elles sont du fasad inutile. Et le fait de lui donner de la considération n'est pas permis au niveau de la chari'a, et est un péché pour celui qui la pratique. Et dans la mesure où le fait d'avoir cette croyance interdite est répandu parmi les gens, alors le fait que seule une minorité le renie par le c½ur ne le rend pas licite pour autant car la base est connue par cette croyance prohibée. Et le fait de s'y cramponner en voulant la beauté et l'embellissement n'empêche pas la présence de la mauvaise croyance chez certaines personnes.
Donc en la pratiquant de cette manière, cela sera de l'entraide à l'inutilité et au péché. Allah ta'ala a dit (traduction rapprochée) :

« Entraidez-vous dans l'accomplissement des bonnes oeuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression » (s5 v2).

Et c'est pour cela qu'il faut agir afin de couper de façon absolue tout chemin menant au fassad et ce en utilisant le principe qui consiste à empêcher tout mal de se produire. Et car le fait de repousser la nuisance d'une croyance interdite passe avant l'intérêt qui réside dans le fait de s'embellir comme cela est établi dans les règles de al massalih al moursala (NDT : il s'agit d'une notion dans oussoul al fiqh) . 
 
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Est il permis à la femme de s'asseoir sur un coussin et mettre son pied sur un autre coussin et de s'asseoir sur une chaise qui soit au-dessus des autres femmes assises ?
 
Réponse :
 
Cette question rejoint la réponse précédente. Si cela est dans le but d'être vu, par ostentation et fierté, alors c'est de l'orgueil et de la vanité. 
 
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Y a t-il dans le fait que la femme porte un barnouss le jour de son mariage une ressemblance aux hommes ou non ?
 
Réponse :
 
Ce qui apparaît est qu'il y a une ressemblance aux hommes car il n'est pas connu dans les moeurs que la femme porte le barnouss.
 
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Quel est le jugement concernant « al maqrout » qui est une sorte de gâteau que l'on distribue le lendemain matin de la nuit de noce ? Sachant qu'on ne le donne que quand on découvre que la femme est vierge et dans le cas contraire on ne le distribue pas ?
 
Réponse :
 
Si il symbolise cette croyance, alors cela n'est pas permis. Mais dans le cas contraire, il s'agit d'une habitude qui représente la joie et le bonheur.
 
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Quel est le jugement concernant les chaussures à talons hauts portées par les femmes quand elles sont entre femmes, et quelle est la limite de la hauteur du talon ?
 
Réponse :
 
Les talons hauts ne sont pas permis du fait qu'ils changent la création (d'Allah) et qu'ils trompent les gens en faisant croire que la personne est grande alors que ce n'est pas le cas. De plus, les talons hauts créent une fitna en raison de la démarche qu'elle aura avec.
 
Publié par darwa.com
 

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mariage - divorce - الزواج و الطلاق
9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 07:53
Vivre dans un entourage désobéissant (audio)

Question :

 

Quelle est votre réponse noble Cheikh si je vous dis que dans nos vies, nous constatons que la plupart des proches et des gens de notre entourage sont des gens désobéissants de telle sorte que nous trouvons parmi eux celui qui prie et celui qui délaisse la prière.

 

Tous disent que ce n'est pas encore l'heure du  mais ce n'est pas pour se moquer car effectivement, ils ont l'intention de se repentir, leur argument (justifiant leur agissement) est que cette époque est difficile, les épreuves et les tentations ont augmenté, ils aiment les personnes qui s'attachent à la religion et les défendent, et si (terme inaudible) sauf qu'ils sont faibles concernant la mise en pratique et l'application.

 

S'ils sont ainsi, dois-je couper les liens avec eux ?

 

Je ne sais pas s'ils désirent et espèrent retourner à Allâh عز وجل  car ils ne font aucun effort sur eux-mêmes.

 

Dois-je donc me voiler en leur présence ?

 

Réponse :

 

La société est ainsi, et c'est à Allâh que nous implorons Son Aide et nous implorons Allâh سبحانه وتعالى d'accueillir notre repentir à tous ainsi qu'à eux.

 

Il convient de les conseiller et de ne pas donner de l'importance à cette société car le Prophète صلى الله عليه وعلى آله وسلم a dit, dans ce que rapporte Muslim dans son recueil authentique, d'après Ma'qal bn Yasâr رضي الله عنه :

 

«L'adoration en période de trouble (hardj) équivaut à une émigration (hidjrah) vers moi.»

 

Et Allâh عز وجل a dit dans Son noble Livre (traduction rapprochée) :

 

"Ô vous qui avez cru ! Repentez-vous à Allâh d'un repentir sincère. [...]"(Coran : Sourate 66 At-Tahrîm/Verset 8)

 

Il est du devoir du musulman de ne pas imiter cette société ignorante dans laquelle nous vivons, c'est une société ignorante car elle ne juge pas avec le Livre d'Allâh et la Sunnah du Prophète صلى الله عليه وعلى آله وسلم mais cela ne signifie pas que (la personne) est mécréante sauf celle qui délaisse la prière d'après la parole la plus juste des Gens de science.

 

Quant (à la question) si tu dois couper les liens (avec eux) ou t'abstenir...

 

Je te conseille de les appeler (à Allâh) et de ne pas rompre les liens car il se peut que couper les liens  avec eux n'apporte (rien de bénéfique).

 

(Par contre, si tu sais) qu'en rompant (tes relations) avec eux, ils reviendront à Allâh سبحانه وتعالى alors (fais-le) mais si (tu) sais que cela ne fera qu'accroître, de leur part, insolence, répulsion et éloignement de la Religion, alors il faut que (tu t') abstiennes de rompre les liens.

 

Et nous vivons dans une époque, et c'est à Allâh que nous nous plaignons, où nous sommes sommés de nous accrocher fermement au Livre et à la Sunnah et nos états sont semblables à ce qui est décrit dans le hadîth d'Abû Hurayrah au sujet de l'Intercession dans lequel les Prophètes disent :

 

«Ma personne ! Ma personne ! Ma personne !»

 

Il est du devoir de la personne de s'occuper de sa personne et d'appeler (les gens) à Allâh dans les limites de ses capacités.

 

Je ne dis pas qu'elle (doit) s'isoler car, les louanges à Allâh, la société aime le bien, l'Islâm et il n'est pas permis de l'abandonner, cependant nous devons réunir l'isolement et le prêche.

 

Dès lors que nous réunissons entre (ces deux), nous délaissons les rassemblements de mal. S'il y a des assemblées et des réunions dans lesquels il y a le mal, nous les quittons.

 

Pour ce qui est du prêche nous nous mêlons aux gens afin de les appeler car Allâh nous a ordonné cela d'après Sa Parole سبحانه وتعالى (traduction rapprochée) :

 

"Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront (muflihûn)." (Coran : Sourate 3 Âli 'Imrân/Verset 104)

 

Toutefois, il convient de choisir de bon compagnons qui nous aident au bien (khayr) car le Prophète صلى الله عليه وعلى آله وسلم a dit :

 

«La personne est de la même religion que son ami intime (khalîl), que chacun d'entre vous regarde avec qui il se lie d'amitié.»

 

Et il dit également dans un hadîth cité dans les deux Recueils Authentiques d'après Abû Musâ Al-Ach'arî  رضي الله عنه :

 

«L'exemple du bon compagnon et du mauvais compagnons est semblable au porteur de musc et au forgeron.

Quant au porteur de musc soit il t'en donne soit te le vend soit tu profites de la bonne odeur alors que le forgeron soit il te brûle tes vêtements soit tu supportes l'odeur infecte.»

 

Je conseille donc à la femme pieuse de se soucier de la compagnie de femmes vertueuses car cela accroît la foi, augmente la science et la clairvoyance, comme il convient à l'homme de rechercher la compagnie d'hommes pieux, car en effet les mauvais compagnons peuvent mener la personne en Enfer et le refuge est auprès d'Allâh. Allâh سبحانه وتعالى dit au sujet des habitants du Paradis (traduction rapprochée) :

 

"50. Puis les uns se tourneront vers les autres s'interrogeant mutuellement.

51. L'un d'eux dira : «J'avais un compagnon

52. qui disait : «Es-tu vraiment de ceux qui croient ?

53. Est-ce que quand nous mourrons et serons poussière et ossements, nous aurons à rendre des comptes ?»

54. Il dira: «Est-ce que vous voudriez regarder d'en haut ?»

55. Alors il regardera d'en haut et il le verra en plein dans la Fournaise,

56. et dira : «Par Allâh ! Tu as bien failli causer ma perte !

57. et sans le bienfait de mon Seigneur, j'aurais certainement été du nombre de ceux qu'on traîne (au supplice)." (Coran : Sourate 37 As-Sâffât/Verset 50 à 57)

 

Il convient donc de bien veiller à la compagnie des pieux et de s'éloigner des corrupteurs et des corrompus.

 

Et c'est d'Allâh que nous implorons Son Aide.

 

Questionneur :

 

Ensuite on repose la question au Cheikh à savoir si doit-elle se voiler ?

 

Réponse :

 

Non, car ce sont des proches.

 

Extrait de la cassette «As-ilatu al-akhawât al-djazâ iriyât»

Publié par mukhlisun.over-blog.com

نصيحة للمرأة الصالحة

السُّـــــــؤَال : ما جوابك فضيلة الشيخ إذا قلت لك : إننا لو ميزنا في حياتنا نجد أن معظم الأقارب والأهل فساق ، بحيث نرى منهم من يصلي ومنهم تارك صلاة ، وكلهم يقولون : ما زال وقت التوبة ، ولكن ليس استهزاء بل فعلاً هم ينوون التوبة ، وحجتهم في هذا أن هذا الوقت صعب لكثرة الفتن والشهوات ، ويحبون الملتزمين في الدين ، ويدافعون عنهم ، وإذا ذكرتهم أنصتوا إليك إلا العمل والتطبيق فإنهم ضعفاء ، فإذا كانوا كذلك فهل أقاطعهم ، وإني أعلم أنهم يحبون ويرجون الرجوع إلى الله عز وجل ، ولكن بدون جهاد نفس فهل استتر أمامهم بلبس الحجاب ؟

الجَــــــوَاب : المجتمع هكذا ، والله المستعان ، ونسأل الله سبحانه وتعالى أن يتوب علينا جميعاً وعليهم ، وينبغي أن ينصحوا ، ولا يلتفتوا إلى المجتمع فإن النبي - صلى الله عليه وعلى آله وسلم - فيما رواه مسلم في ( صحيحيه ) - عن معقل بن يسار رضي الله عنه قال : قال رسول الله - صلى الله عليه وعلى آله وسلم

العبادة في الهرج كهجرة إلي

والله عز وجل يقول في كتابه الكريم

 يا أيها الذين آمنوا توبوا إلى الله توبة نصوحاً

وعلى المسلم ألا يقتدي بهذا المجتمع الجاهلي الذي نعيش فيه ، فهو مجتمع جاهلي لا يحكم كتاب الله ، ولا سنة رسول الله - صلى الله عليه وعلى آله وسلم - وليس بمعنى أنه كافر إلا من كان قاطع صلاة ، فعلى الصحيح من أقول أهل العلم أنه يكون كافراً
أما هل تقاطعيهم أم لا ؟ فالذي أنصحك بالدعوة وعدم المقاطعة ، فإن المقاطعة ربما لا تجدي ، إذا علم الشخص أنه إذا قاطعهم سيرجعون إلى الله سبحانه وتعالى فعل ، وإن علم أنهم سيزيدون عتواً ونفوراً وبعداً عن الدين ، فلا ينبغي أن يقاطعهم
ونحن في زمان إلى الله المشتكى ينبغي لنا أن نتمسك بالكتاب والسنة ، وحالنا كما جاء في حديث أبي هريرة في الشفاعة : أن الأنبياء يقولون : نفسي نفسي نفسي
فعلى الشخص أن يهتم بنفسه ، وأن يدعو إلى الله في حدود ما يستطيع ، لست أقول إنه يعتزل ، فالمجتمع محب للخير ، ولا يجوز أن يعتزل ، لكن نجمع بين العزلة والدعوة ، كيف نجمع بين العزلة والدعوة ؟ نعتزل مجاميع الشر ، إذا كانت هناك نوادي شر أو اجتماعات شر ، والدعوة : نخالط الناس للدعوة فإن الله أمرنا بذلك لقوله سبحانه وتعالى

ولتكن منكم أمة يدعون إلى الخير ويأمرون بالمعروف وينهون عن المنكر وأولئك هم المفلحون

لكن ينبغي أن نتخير الجلساء الصالحين ، الذين يساعدون على الخير مع أمن الفتنة إذا كانت امرأة لأن الرسول - صلى الله عليه وعلى آله وسلم - يقول

 المرء على دين خليلة فلينظر أحدكم من يخالل

ويقول كما في ( الصحيحين ) من حديث أبي موسى الأشعري رضي الله عنه

مثل الجليس الصالح وجليس السوء ، كحامل المسك ونافخ الكير ، فحامل المسك إما أن يحذيك ، وإما أن تبتاع منه ، وإما أن تجد منه ريحاً طيبة ، ونافخ الكير إما أن يحرق ثيابك ، وإما أن تجد منه ريحاً منتنة

فأنصح المرأة الصالحة أن تحرص على مجالسة النساء الصالحات ، فإنها بهذا تزداد إيماناً ، وتزداد علماً ، وتزداد بصيرة ، كما أن الرجل ينبغي أن يحرص على مجالسة الرجال الصالحين ، فجلساء السوء ربما يردون الشخص إلى النار والعياذ بالله يقول الله سبحانه وتعالى في أهل الجنة

 فَأَقْبَلَ بَعْضُهُمْ عَلَى بَعْضٍ يَتَسَاءَلُونَ * قَالَ قَائِلٌ مِنْهُمْ إِنِّي كَانَ لِي قَرِينٌ * يَقُولُ أَئِنَّكَ لَمِنَ الْمُصَدِّقِينَ * أَءِذَا مِتْنَا وَكُنَّا تُرَابًا وَعِظَامًا أَءِنَّا لَمَدِينُونَ * قَالَ هَلْ أَنْتُمْ مُطَّلِعُونَ * فَاطَّلَعَ فَرَآهُ فِي سَوَاءِ الْجَحِيمِ * قَالَ تَاللَّهِ إِنْ كِدْتَ لَتُرْدِينِ * وَلَوْلا نِعْمَةُ رَبِّي لَكُنْتُ مِنَ الْمُحْضَرِينَ

فينبغي أن نحرص على مجالسة الصالحين ، والبعد عن الفاسدين المفسدين

وأما ما جاء في نهاية السؤال : هل تلبس الحجاب أمامهم ؟

فلا ، لا تحتجب منهم ، إذا كانوا ممن تحرم عليهم على التأبيد كالأخ وابن الأخ

راجع كتاب غارة الأشرطة - ٢/ ٤٧٣ - ٤٧٤

Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Famille - أهل
8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 18:41
Faire la tête à son frère ou à sa soeur fillah
Question :
 
Que fait-on dans une situation ou certains frères disent :
 
«Nous n'irons pas à tel et tel endroit car un tel et un tel y seront» ?
 
En d'autres mots, quelles sont les lignes de conduite à tenir en regard du fait d'accomplir le boycott/éloignement en ce qui concerne la déviance ?
 
Réponse :
 
Premièrement, sachez que cela n'est pas permis envers celui qui est croyant.
 
Aucun croyant n'a le droit d'être boycotté [de manière absolue] même s'il est un fornicateur ou un voleur ou un buveur ou un criminel car rien de tout cela ne le fait sortir de la foi.
 
Ainsi qu'Allâh - Ta'âla - le dit (traduction rapprochée) :
 
«Si deux partis parmi les croyants se combattent, alors réconciliez-les et si l'un des deux insiste à combattre l'autre, alors combattez celui qui persiste jusqu'à ce qu'il se soumette à l'ordre d'Allâh, et s'ils cessent, réconciliez-les avec justice et soyez équitables car certes Allâh aime les équitables. Certes les croyants sont des frères. Etablissez la concorde entre vos frères.» [Coran 49/9  - Sourate les Appartements]
 
Ainsi il n'est pas permis des boycotter le croyant.
 
Il n'est pas permis à un homme de boycotter un autre croyant pendant plus de trois jours.
 
Si les deux se rencontrent, le meilleur est celui qui va initier le  « Sallâm » [Salut de paix].
 
Est-ce que vous comprenez ?
 
Cela n'est pas permis sauf s'il y a un bénéfice au-delà du boycott.
 
A savoir que cela entraîne l'individu boycotté à abandonner son péché pour lequel il est boycotté.
 
Dans ce cas-là, le boycott est un remède.
 
Si cela peut être un remède pour la maladie, alors que cela soit ainsi, mais si ce n'est pas le cas, alors éloignez-vous-en.
 
Quelque fois le boycott peut être une cause pour l'accroissement de l'égarement et de la perte de la personne.
 
Si cependant vous passez le «Sallâm» à la personne et lui souriez, il sera plus doux et reviendra à la vérité.
 
Boycotter car il coupe sa barbe ou fume des cigarettes ou fait du commerce avec intérêt n'est pas correct.
 
Il est quand même toujours croyant.
 
Le mécréant est celui auquel nous ne précédons pas à dire le « Sallâm », mais qu'en est-il s'il nous passe le « Sallâm » ?
 
Nous sommes obligés de le lui rendre, selon la parole d'Allâh - Ta'âla (traduction rapprochée) :
 
«S'il vous salue, saluez-les d'un salut meilleur ou au moins retournez-le»
 
Nous ne restons pas à l'écart, or cet individu est un mécréant.
 
Ces points-là en vérité sont spécifiques, et sont ce dans quoi il ne nous est pas permis de juger selon nos émotions.
 
Nous devons toujours retourner au juge, c'est-à-dire retourner au Coran et à la Sounnah, et aux actes des pieux prédécesseurs.
 
Questions/Réponses sur la divergence 
Publié par manhajulhaqq.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 22:15
Penser à l’interdit sans le commettre
Question :
 
Quel est le regard de la religion sur le fait de penser au péché sans le commettre, comme voler ou commettre l'adultère, en sachant qu'on ne le commettra pas, même si on en a les moyens ?
 
Réponse :
 
Tout ce qui passe par l'esprit de l'homme et concerne les idées mauvaises, comme l'adultère, le vol, le fait de boire du vin ou autre, mais n'est pas commis, ne sera pas compté, conformément aux hadiths du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui :  

« Allah ne punit pas ma communauté pour les idées qui lui effleurent l'esprit, si elle ne les commet pas ou n'en parle pas » (1) 

et

« Quiconque pense à une mauvaise action sans la commettre, alors cette mauvaise action ne sera pas écrite. » (2)     

Dans une autre variante rapportée par Al-Bukhârî et Muslim, selon Ibn cAbbâs, qu'Allah les agrée :  

« Elle sera comptée comme une bonne action car elle a été délaissée par crainte pour Moi. » (3)     

Le sens est donc que celui qui n'exécute pas une mauvaise action par crainte d'Allah, cela lui sera compté comme une bonne action.
 
S'il la délaisse pour d'autres raisons, elle ne sera comptée ni comme bonne action, ni comme mauvaise.
Ceci fait partie de la bonté d'Allah et de Sa miséricorde envers Ses serviteurs.
 
Nous Le louons et Le remercions pour cela et il n'y a pas de divinité [digne d'adoration] autre que Lui, ni de Seigneur qui Lui soit égal.

(1) Al-Bukhârî dans le chapitre du divorce (5269), Muslim dans le chapitre de la foi (127). 
(2) Hadith selon Ibn cAbbâs, qu'Allah les agrée : Al-Bukhârî dans les paroles qui adoucissent les cœurs (6491), Muslim dans le chapitre de la foi (131). 
(3) Muslim dans le chapitre de la foi (129) selon le hadith d'Abû Hurayra.
 

Recueil de Fatwas et d'Articles Divers, tome 5, page 424.

copié de fatawaislam.com

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Comportement - أخلاق و آداب
5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 12:08
Pas plus de trois nuits sans que deux frères se saluent

D'après 'Abû 'Ayyûb Al-'Ansârî (qu'Allah soit satisfait de lui) :

 
L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :
 
"Il n'est pas licite qu'un homme rompt avec son coreligionnaire au-delà de trois nuits et que quand ils se rencontrent, chacun se détourne de l'autre ;

Cependant que c'est le meilleur d'eux est celui qui salue l'autre le premier".
 
Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 4643
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 10:02
Combien de palais et de palmiers possédons-nous à notre actif ?

Qu'Allâh le Très-Haut nous aide à mettre en pratique nos connaissances. 


Nous vous présentons ici, quelques actions qui engendrent de belles récompenses dans l'Au-delà à condition qu'elles soient motivées de sincérité lorsqu'elles sont exécutées.

- D'après Djâbir - l'Agrément d'Allâh sur lui -, le Prophète - Prière et Salut d'Allâh sur lui - a dit :

« Celui qui dit :
« subhâna-llâhi wa bihamdihi/Gloire et louange à Allâh »,
on lui plante un palmier (nakhlah) au Paradis. »
(Rapporté par At-Tirmidhî)

Source : « riyâdu as-sâlihîn » authentifié et publié aux éditions : « al-maktab al-islâmî », hadîth n°1447, page 494.


- D'après Mu'âdh bn Anas Al-Djuhanî - l'Agrément d'Allâh sur lui -, le Prophète - Prière et Salut d'Allâh sur lui - a dit :

« Celui qui récite [la sourate] « qûl huwa-llâhu ahadun/Dis : « Il est Allâh, Unique. » »
jusqu'à ce qu'il la termine et ce, 10 fois, Allâh lui construit un palais (qasr) au Paradis. »
(Rapporté par Ahmad)

Source : « silsilatu al-ahâdîthi as-sahîhah... » simplifié aux éditions « al-maktabatu al-ma'ârif... »,hadîth n°2979 et n°589 dans l'original et aussi n°6472 dans « sahîh al-djâmi' ».


D'après Umm Habîbah - l'Agrément d'Allâh sur elle -, l'épouse du Prophète - Prière et Salut d'Allâh sur lui -, ce dernier dit :

« Tout serviteur musulman prie, volontairement, 12 rak'ât dans la journée, autre que celles canoniques sans qu'Allâh ne lui bâtisse une demeure (bayt) au Paradis
»
ou dans une variante : «sans qu'on ne lui construise une demeure (bayt) au Paradis -. »
(Rapporté par Muslim)

Dans une autre version [complémentaire] rapporté par At-Tirmidhî et An-Nisâ î, il - Prière et Salut d'Allâh sur lui - a expliqué ce que sont ces raka'ât :

« [Il s'agit de] 4 rak'ât avant [la prière] du « zuhr » et 2 après, 2 après [celle] du « maghrib », 2 après [celle] d'« al-'ichâ' » et [enfin], 2 avant [celle] du « fadjr ». »
(Rapporté par Muslim)

Source : « bughyatu al-mutatawwi'i fî as-salâti at-tatawwu'i » aux éditions « al-imâm ahmad », page 21.


D'après Abî Mûsâ - l'Agrément d'Allâh sur lui -, le Prophète - Prière et Salut d'Allâh sur lui - a dit :

« Celui qui prie « ad-duhâ » en 4 rak'ât et avant la première (al-ûlâ)* 4 rak'ât, on lui construit une demeure (bayt) au Paradis. »
(Rapporté par At-Tabarânî)

*Il s'agit de la prière du zuhr (Chaykh Al-Albânî).

Source : « sahîh al-djâmi' », hadîth n°6340.


D'après Ibn 'Umar - l'Agrément d'Allâh sur lui -, le Prophète - Prière et Salut d'Allâh sur lui - a dit :

« Quiconque entre au marché et dit : « lâ ilâha illa-llâh wahdahu lâ charîka lahu lahu-lmulku wa lahu-lhamdu yuhyî wa yumîtu wa huwa hayyun lâ yamût biyadihi-lkhayr wa huwa 'ala kulli chay in qadîr/Il n'y a de divinité hormis Allâh, seul, sans associé. A Lui la Royauté et la Louange. Il fait vivre et mourir et [Il] est [le] Vivant qui ne meurt pas. En Sa Main [se trouve] le bien et Il est, sur toute chose, Omnipotent. »
Allâh lui prescrit un million (1 000 000) de bonnes actions et lui efface l'équivalent en péchés et [Il] l'élève pareillement en degrés et on lui construit une demeure (bayt) au Paradis. »*
(Rapporté par Ahmad, At-Tirmidhî, Ibn Mâdjah et Al-Hâkim)

*Nous tenons à préciser qu'il y a une divergence sur l'authenticité de ce hadîth.

Source : « sahîh al-djâmi' », hadîth n°6231.


- D'après 'Âichah, - l'Agrément d'Allâh sur elle -, le Messager d'Allâh - Prière et Salut d'Allâh sur lui - a dit :

« Celui qui comble un vide [dans un rang], Allâh lui construit une demeure (bayt) au Paradis et l'élève d'un degré. »

Source : « silsilatu al-ahâdîthi as-sahîhah... » simplifié aux éditions « al-maktabatu al-ma'ârif... »,hadîth n°737 et n° 1892 dans l'original.


- D'après Abî Umâmah - l'Agrément d'Allâh sur lui -, le Messager d'Allâh - Prière et Salut d'Allâh sur lui - a dit :

« Celui qui construit une mosquée pour Allâh, Il lui construit une demeure (bayt) au Paradis plus vaste que ce qu'il possède déjà. »

Source : « silsilatu al-ahâdîthi as-sahîhah... » simplifié aux éditions « al-maktabatu al-ma'ârif... »,hadîth n°730 et n° 3445 dans l'original
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Paradis Enfer الجنة و جهنم و يوم القيامة
4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 21:18
Eprouvée à cause du hijab (audio)

 

Question :

 

Elle vit dans une région où règne l'ignorance, et elle a commencé à mettre le hijeb avec une amie.
Elles rencontrent souvent des problèmes et des difficultés.
Elle demande une orientation de votre imminence.


Réponse :
 

Il est obligatoire à la croyante de craindre Allah dans toutes choses, et parmi elles, le hijeb, car ALlah soubhanah dit (traduction rapprochée) : 
 
" ... Et si vous leur demandez (à ses femmes) quelque objet, demandez-le leur derrière un rideau : c'est plus pur pour vos cœurs et les leurs ..." (El Ahzab 53)
 
Et cela n'est pas spécifique aux mères des croyants comme le disent certains, mais c'est général, car la pureté est demandée à tout le monde, aux mères des croyants et aux autres croyantes, comme dans cet autre verset (traduction rapprochée) : 
 
"... Et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris ..." (An Nour 31)
 
Il est donc demandé à toutes de se couvrir, de ne pas s'exhiber et de ne pas se montrer aux étrangers.
Chacune des croyantes doit se couvrir, mettre le hijeb, ne pas être complaisante dans son langage avec les étrangers et ne pas s'exhiber.
 
Tout ça est connu, il est donc obligatoire à la croyante d'espérer la récompense et de patienter même si on lui fait du mal à cause de cela, même si on se moque d'elle.
 
Les criminels se sont moqués des Prophètes, Prière et Paix sur eux, et se sont moqués des croyants sans que cela ne leur fasse de mal, il est donc obligatoire au croyant et à la croyante de persévérer dans la crainte d'Allah et d'accomplir leurs obligations et de délaisser ce qu'Il a interdit, même si les gens s'en moquent, ou leur font du mal.
 
Allah Jalla wa 'Ala dit à son Prophète sallallahou 'aleyhi wa sallem (traduction rapprochée) : 
 
"Endure donc (Muhammad), comme ont enduré les messager doués de fermeté; et ne te montre pas trop pressé de les voir subir (leur châtiment)..." (Al Ahqaf 35)

Et Il dit soubhanah (traduction rapprochée) : 
 
"les endurants auront leur pleine récompense sans compter" (Az Zumar 10)

Et le Prophète sallallahou 'aleyhi wa sallem a dit : 
 
"Celui qui endure, ALlah lui accorde la patience, et il n'a été accordé à personne une chose bénéfique et vaste comme la patience".

Il est donc obligatoire à notre sœur en Allah Nawel (Note d'Assounnah : celle qui a posé la question) et aux autres sœurs de patienter et d'endurer le mal des autres, les moqueries de ceux qui rient du fait de s'attacher à la religion d'Allah et de la droiture suivant l'ordre d'Allah, que cela concerne le hijab ou autre chose.
 
On demande à Allah la réussite et la hidaya (guidée) pour tous.
 
copié de assounnah.com
 

إنها تعيش في قرية يكثر فيها الجهل، وهي وزميلة معها بدأن بالحجاب، لكن كثيراً ما يواجهن بعض المصائب والمصاعب، ويرجين من سماحة الشيخ التوجيه؟ 

الواجب على المؤمنة تقوى الله في كل شيء ومن ذلك الحجاب، لأن الله يقول سبحانه: وإذا سألتموهن متاعاً فاسألوهن من وراء حجاب، ذالكم أطهر لقلوبكم وقلوبهن، وليس هذا خاص بأمهات المؤمنين كما يقول بعض الناس، بل هو عام، لأن الطهارة مطلوبة للجميع، لأمهات المؤمنين ولغيرهن من المؤمنات، مثلما في الآيات الأخرى، ولا يبدين زينتهن إلا لبعولتهن أو آبائهن أو آباء بعولتهن... الآية، فالجميع مطلوب منهن التستر وعدم التبرج، وعدم التكشف للأجناب، بل على كل واحدة من المؤمنات التستر والحجاب وعدم الخضوع بالقول لغير محرمها، وعدم التبرج كل هذا أمر معلوم، فالواجب على المؤمنة أن تحتسب الأجر وأن تصبر حتى ولو أوذيت في ذلك، ولو استهزأ بها فقد سخر المجرمون من الأنبياء عليهم الصلاة والسلام، وسخروا من المؤمنين فما ضرهم ذلك، فالواجب على المؤمن والمؤمنة الاستقامة على تقوى الله وعلى أداء فرائضه وعلى ترك محارمه ولو سخر من سخر ولو آذى من آذى، الله يقول جل وعلا يقول لنبيه صلى الله عليه وسلم: فاصبر كما صبر أولو العزم من الرسل ولا تستعجل لهم، ويقول سبحانه: إنما يوفى الصابرون أجرهم بغير حساب، ويقول النبي صلى الله عليه وسلم: (ومن يتصبر يصبره الله، وما أعطي أحد عطاء خير وأوسع من الصبر)، فالواجب على الأخت في الله نوال وعلى غيرها من الأخوات التصبر والتحمل لأذى المؤذين وسخرية الساخرين فيما يتعلق بالتمسك بدين الله والاستقامة على أمر الله، في أمر الحجاب وغيره، نسأل الله للجميع التوفيق والهداية

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Femme en islam - المرأة في الإسلام
4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 20:07
La femme sans mahram peut-elle voyager seule pour accomplir la hijra ? (audio)

 

Question :

 

Une femme résidant en europe demande s'il lui est permis de quitter le pays mécreant dans lequel elle vie pour se rendre dans un des pays des musulmans et ceci sans mahram ? 
 
Réponse :
 
Oui et ceci est une exception

 

Il n'est pas une condition pour la femme qui voyage dans le but d'accomplir la hijra qu'elle est un mahram car il s'agit manifestement d'une daroura (Urgence) au sujet duquel il y a une preuve qui est que certaines femmes à l'époque du prophète صلى الله عليه وسلم avaient quitté la Mecque dans le but d'accomplir la hijra sans mahram avec elles.

 

Par contre pour tout autre type de voyage, il faut qu'elle est obligatoirement un mahram avec elle. 
 
هجرة المرأة المسلمة إلى بلاد المسلمين بدون محرم
نص السؤال : أحسن الله إليكم صاحب الفضيلة ، وفي السؤال الثاني ، وهو عن امرأة تقيم في أوروبا تسأل عن الهجرة من بلاد الكفر إلى بلاد المسلمين بغير محرم، هل هذا يجوز لها؟

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Emigration - الهجرة
4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 12:26
Les dangers de la participation de la femme dans le monde des hommes

Louange à Allah, que Ses Prières et Son Salut soient sur Son fidèle Messager, ainsi que sur ses proches, et tous ses compagnons.

 
Les revendications qui prônent la participation de la femme aux fonctions de l'homme (entraînant la mixité des se
xes de façon implicite ou non) sous prétexte de se soumettre aux exigences de l'époque et des besoins du modernisme, sont très dangereuses.
 
Ses implications sont aussi périlleuses que ses fruits sont amers et les conséquences ne sont pas minimes.
 
Sans compter qu'elles vont à l'encontre des Textes sacrés enjoignant à la femme de rester chez elle et de se vouer aux tâches qui lui incombent dans son foyer ou autre.

Pour se rendre compte de la portée des inconvénients qu'engendre la mixité, il suffit de contempler l'état des sociétés éprouvées par cette calamité, que ce soit de leur propre initiative ou non.

La personne objective et juste constatera que la situation est lamentable au niveau individuel et collectif et se désolera que la femme ait pu délaisser sa maison, en provoquant ainsi l'éclatement de la famille.

Ce bilan est avoué sans détour par la plume d'un bon nombre d'écrivains et même par les médias. La raison est que ce fléau a pour vocation de désintégrer la société et de saper ses fondations.

Par ailleurs, les preuves explicites venant démontrer l'interdiction de s'isoler avec une femme étrangère, ou ne serait-ce de la regarder, ou d'avoir recours à tout moyen faisant exposer l'individu au péché, sont nombreuses.
Elles sont incontestables concernant l'aspect prohibé de la mixité compte tenu des conséquences non louables qu'elle engendre.

Faire sortir la femme de son giron qui est à la fois son royaume et sa source de vie revient à la sortir de son milieu naturel conforme à sa nature innée qu'Allah lui a décrétée.

Par conséquent, les slogans prônant la participation de la femme à la vie active dans les domaines exclusifs aux hommes sont des slogans pour le moins téméraires pour la nation musulmane.

Parmi les plus grands inconvénients de ce phénomène, c'est qu'il est l'un des plus grands moyens à l'origine de l'adultère.

Source de dégradation pour la collectivité, il pulvérise les bons principes et les mœurs.

Il est notoire que le Seigneur a octroyé à la femme une morphologie spécifique littéralement différente de celle de l'homme. Sa fonction est donc au foyer au sein duquel elle évolue, entourée des autres membres de son sexe. Autrement dit, immiscer la femme dans une fonction consacrée à l'homme, c'est la forcer à sortir de son élément naturel conforme à ses compétences physiologiques.

Vouloir ainsi supprimer sa personnalité, est un crime odieux attenté à la femme.

Les nouvelles générations filles et garçons seront les premières victimes de cette métamorphose ayant perdues l'affection maternelle et une tendre éducation.

Ce rôle appartient en effet, à la mère qui s'est malheureusement désistée de son propre domaine : le cocon familial. Pourtant, elle ne peut trouver le repos, la sérénité, et la stabilité que dans son intérieur. Les sociétés sombrées dans cet abîme ne peuvent que parvenir à ce constat.

L'islam a donc réparti les responsabilités des uns et des autres en attribuant à chacun une fonction définie dans le but de contribuer à l'élaboration de la société à l'intérieur et à l'extérieur de la maison.

L'homme pour sa part doit subvenir aux besoins budgétaires et vestimentaires du foyer.

La femme doit s'occuper de ses enfants dans un climat d'affection et de tendresse ; elle allaite et élève les enfants en bas âge. Il lui convient en outre tout travail spécifique aux femmes comme l'enseignement des filles, les différentes fonctions dans les écoles, la médecine, les services hospitaliers, etc.

Lorsqu'elle délaisse sa fonction à la maison, elle néglige ainsi son foyer et ses membres. Cela engendre à terme l'éclatement de la cellule familiale tant du point de vue matériel que du point de vue psychologique.

Dès lors, la société se fonde sur des apparences et devient artificielle. Démunie de sens, elle n'a plus aucune réalité tangible.

Le Seigneur a révélé (traduction rapprochée) :
 
"Les hommes ont l'autorité sur les femmes, pour les faveurs qu'Allah confère les uns sur les autres, et pour les dépenses provenant de leur argent". [1]

Conformément à la loi universelle d'Allah dans sa création, l'homme a l'autorité sur la femme et lui est supérieur comme le formule ce noble verset.

Allah a également ordonné à la femme de rester chez elle, tout en lui interdisant de se parer, c'est-à-dire de se mélanger aux hommes. Cela concerne les rencontres en un même lieu entre des hommes et des femmes étrangères dans les domaines aussi différents que le travail, le commerce (achat/vente), les loisirs, les voyages, etc. si la femme en effet, s'investit dans ce domaine, elle est susceptible de tomber dans les interdits.

En se comportant ainsi, elle va à l'encontre des commandements d'Allah et se voit négliger les droits que la religion musulmane a offerts à la femme.

Le Coran et la Sunna sont formels sur l'interdiction de la mixité et de tous les moyens y faisant parvenir à travers le verset suivant  (traduction rapprochée) :
 
"Restez dans vos demeures, et ne vous parez pas comme les païennes de la première époque. Observez la prière, verser l'aumône, et obéissez à Allah et à Son Messager. Allah veut seulement vous épargner de la souillure O gens de la maison (prophétique) ! Et vous purifier. Evoquez aussi les versets d'Allah et la Sagesse que l'on vous récite dans vos demeures. Allah est Certes Bienveillant et Avisé". [2]

Allah a donc enjoint aux mères des croyants -le discours concerne par là même toutes les musulmanes - de rester dans leur foyer pour les préserver et les éloigner des moyens menant à la perversion. Les sorties en effet, incitent à la parure et sont susceptibles d'être à l'origine de la dépravation. Ensuite, Il leur a ordonné de se vouer aux œuvres pieuses éloignant de la perversité et de la dépravation. Elles consistent à observer la prière, de verser l'aumône, et d'obéir à Allah et à Son Messager. 

Puis, Il les a orientées vers des pratiques qui leur reviennent en bien ici-bas et dans l'au-delà ; elles doivent rester en contact permanent avec le noble Coran et la pure Tradition prophétique. Ils sont à même de dissiper la souillure de leurs cœurs, et de les purifier des impuretés, tout en les guidant à la vérité et à la probité.

Allah a révélé  (traduction rapprochée) :
 
"O Prophète ! Dis à tes femmes, tes filles et aux femmes musulmanes de ramener sur elle leur tunique ; en se faisant ainsi reconnaître, elles ne se feront pas ennuyer ; Allah est vraiment Absoluteur et Miséricordieux". [3]

Il a ordonné à Son Envoyé l'ambassadeur de la Révélation, d'avertir ses épouses, ses filles et les femmes croyantes en général de rabattre sur elles leur tunique. Ainsi, ce long voile leur garantit de couvrir le corps entier, au moment des sorties éventuelles et les préserve du harcèlement des individus dont le cœur est malade.
 
Or, que dire si la femme s'immisce dans le monde du travail qui est purement masculin, en se mélangeant avec le sexe opposé et en dévoilant sa dépendance vis-à-vis des hommes, sous le prétexte du travail. Elle doit consentir à beaucoup de sa féminité pour s'arroger à sa hauteur. Elle doit perdre aussi énormément de sa pudeur pour réaliser cette fusion entre deux sexes pourtant opposés dans le fond et la forme. Allah a révélé  (traduction rapprochée) :
 
"Dis aux croyants de baisser le regard et de préserver leur pudeur, Allah est certainement avisé de leurs œuvres. Dis aux croyantes de baisser le regard, de préserver leur pudeur, et de ne montrer de leur atout que ce qui en paraît, et qu'elles rabattent leur voile sur leur poitrine". [4]

Allah commande à Son Prophète de faire savoir aux croyants et croyantes de se résigner à baisser les yeux et de préserver leurs parties intimes (pudeur). Ensuite, Il a précisé que ce comportement était plus enclin à la pureté. Il est notoire qu'il n'est possible de préserver sa pudeur de la perversité que si l'on s'éloigne des moyens qui y font parvenir. 

Indubitablement, laisser traîner le regard au milieu d'une ambiance mixte, dans un cadre professionnel ou autre, constitue l'un des moyens les plus propices menant à la perversité. Il est impossible pour le croyant de mettre en pratique ces deux commandements si dans son lieu de travail, il s'entoure d'une femme étrangère qu'il considère comme une collègue ou une associée. Lorsque la femme affronte la vie active et que l'homme doit la supporter dans son propre milieu, il devient très difficile de garder sa chasteté et a fortiori de baisser les yeux ; comment dans ces conditions peut-on purifier son âme et l'élever ?!

De la même façon, le Seigneur a enjoint aux femmes de baisser les yeux, de garder leur chasteté, et de ne pas exhiber leurs attraits, à l'exception de leur aspect extérieur.

Il leur a sommé également de ramener leur voile sur leur col impliquant de se couvrir la tête et le visage étant donné que le col (la gorge) se situe à l'endroit de la tête et du visage.

Comment peut-on donc garder les yeux baissés, sa chasteté et cacher ses apparats dans un tel contexte alors que la mixité garantit de passer outre ces obstacles ?

Comment aussi la femme musulmane peut-elle baisser le regard alors qu'elle se trouve côte à côte avec un étranger sous prétexte de l'associer dans son travail et d'être son équivalent dans ses différentes tâches ?
 
L'Islam par prévention, interdit formellement tous les moyens menant aux interdits. C'est pourquoi, il est interdit aux personnes féminines de s'entretenir avec leurs homonymes masculins d'une voix douce, car cela risque de l'attirer vers elle comme le verset l'affirme (traduction rapprochée) :

"O femme du Prophète ! Vous n'êtes pas des femmes comme les autres si vous craignez Allah ; n'adoucissez point la voix car cela peut tenter l'homme au cœur malade, parlez-leur plutôt décemment". [5]

Autrement dit, l'homme qui est affecté par ses passions. Comment peut-elle ainsi se prémunir ou se maîtriser dans une telle ambiance ? Il est élémentaire qu'en exerçant la même profession, qu'elle soit obligée de parler à son collègue masculin ou l'inverse. Elle va immanquablement adoucir sa voix comme il va adoucir la sienne. Sans oublier la présence de Satan qui trame derrière ce manège ; il embellit la perversité aux yeux de l'homme et l'encourage dans son initiative à faire succomber sa proie.

 

Allah est Sage et Omniscient lorsqu'Il préconise à la femme de se voiler, étant donné que les êtres humains ont des comportements différents ; il existe des bons et des mauvais, des gens chastes et des débauchés. Le voile est donc par la Volonté d'Allah un rempart aux tentations et il fait obstacle à ses causes. Il est un moyen idéal pour purifier les cœurs des hommes et des femmes, et les protège de la suspicion comme le verset le recommande (traduction rapprochée) :

 

"Si vous leur demandez un bien, faites-le de derrière un voile". [6]

 

Or, le meilleur voile pour la femme après celui de son visage et de son corps, ce sont les murs de sa maison. La religion musulmane a donc immunisé la femme contre toutes tentations qui règnent au milieu des inconnus, qu'elle soit directement en cause ou non. Elle doit rester chez elle et ne pas sortir si ce n'est en cas de besoin, en veillant à le faire selon les règles de la pudeur.

 

Allah a considéré que la place de la femme à la maison est une demeure.

 

Le choix de ce terme revêt les sens les plus éminents, car ils sous-entendent la stabilité de l'âme, le repos du cœur, et l'épanouissement intérieur.

 

Sortie de son cocon, elle devient perturbée, le cœur serré, l'intérieur en ébullition, sans compter qu'elle s'expose à des situations dont les conséquences sont peu louables.

 

Par ailleurs, la religion musulmane interdit formellement de s'isoler avec une femme étrangère, si ce n'est en présence d'un mahram (toute personne masculine et pubère interdite au mariage, NDT).

 

L'Islam n'autorise pas non plus à une femme de voyager sans mahram pour la préserver de la débauche, fermer ainsi la porte à la faute et parer à tous les moyens conduisant au mal. L'objectif, c'est de protéger l'espèce humaine contre les ruses d'Iblis.

 

C'est pourquoi, le Messager d'Allah (pais et bénédictions d'allah sur lui) a dit de façon certifiée :

 

« Je n'ai pas laissé après moi de tentation (Fitna) plus grande pour les hommes que celle des femmes.»

Rapporté par Bukhârî et Mouslim.

 

Il est certifié également qu'il a dit :

 

« Craignez ce bas monde et craignez les femmes, la première tentation ayant touchée les tribus d'Israël fut celle des femmes. »

 

Certains partisans de la mixité, il est vrai, se sont imprégnés de certains Textes divins qu'ils ont utilisés littéralement sans en pénétrer la profondeur ou la portée contrairement aux personnes auxquelles le Seigneur a illuminé les cœurs (inspirées des sciences théologiques, elles ont combiné les arguments entre eux pour s'en faire une représentation globale et cohérente sans les dissocier les uns des autres).

 

Ces derniers se sont inspirés notamment des voyages que le Prophète a effectués en compagnie de certaines de ses épouses, dans le cadre de ses expéditions.

 

En réponse, nous disons que non seulement ces femmes ont voyagé pour des intérêts éminents, mais qu'elles étaient en présence d'un proche.


La foi et leur piété n'étaient donc pas mises en danger.

Elles étaient à la fois protégées par un tuteur en la personne de leur mari et recouvertes de leur voile comme leur a enjoint la révélation. Leur situation est donc par essence, complètement différente de celle de bon nombre de leurs coreligionnaires des Temps modernes. Est-il utile de préciser que d'aller au travail tous les matins n'est pas du tout comparable aux sorties occasionnelles que faisaient les épouses du Prophète en sa présence, lors de ses expéditions . Un tel amalgame consiste à comparer l'incomparable !
 
D'autre part, il nous faut connaître la réaction des pieux prédécesseurs plus à même de pénétrer le sens des Textes et plus prompt par là même à les appliquer.

La question pertinente serait de se demander : que nous est-il rapporté à leur sujet à travers les temps ?

Ont-ils élargi cet entendement aux aspirations des partisans de la mixité prônant qu'il faille laisser la femme travailler dans n'importe quel domaine de la vie active, quitte à se mélanger sans scrupule avec des hommes ?

Ou bien en ont-ils compris autrement pour s'être rendu compte que ce cas particulier n'échappait pas à la règle ?
 
Si nous passons en revue les conquêtes islamiques et les expéditions musulmanes à travers l'histoire, nous pourrons constater que ce phénomène est inexistant.

Quant aux partisans de l'émancipation de la femme des Temps modernes, ils revendiquent sa participation aux activités militaires en lui faisant porter l'uniforme et les armes au même titre que n'importe quel homme.

Ce moyen est tout désigné pour dégrader et divertir les troupes.

La nature de l'homme et de la femme les pousse foncièrement à commettre s'ils se trouvent dans un endroit isolé, ce qui se produit entre les deux sexes en telle situation.

Autrement dit, ils vont éprouver un penchant l'un envers l'autre. Il s'installe dès lors entre eux un climat d'intimité qui va rendre la conversation aisée, en sachant que les événements s'enchaînent les uns après les autres. Il est plus préventif de fermer d'emblée la porte aux tentations, pour ne pas sombrer dans l'irréparable, qui est une source à l'avenir de profonds remords.
 
La dernière révélation incite fortement à privilégier les avantages dans une question donnée au dépend des inconvénients en parant à tout moyen à l'origine d'un mal.

La mixité au travail est un facteur inéluctable à l'origine de la dégradation de la société comme nous l'avons déjà souligné. Si nous nous penchons sur l'analyse historique des civilisations passées et des raisons de leur effondrement à l'instar des Grecs et des romains, nous pourrons constater que la présence de la femme en dehors de ses murs et de son milieu naturel, dans l'ambition d'étendre son domaine à celui de son compagnon et de l'encombrer, est l'un des plus grands facteurs menant à la chute.

Dans une telle conjoncture, l'homme ainsi corrompu perd sa lucidité et les moyens d'atteindre les plus hauts sommets de la civilisation et de la vertu, de la prééminence matérielle et morale.

L'activité de la femme hors de son contexte familial engendre l'oisiveté chez certains hommes.

A terme, la société se dégrade à cause des fléaux tels que l'éclatement de la cellule familiale, la perte des valeurs morales et la mauvaise éducation des enfants.

Cela conduit la société à s'insurger contre les Lois universelles d'Allah établissant la supériorité de l'homme sur la femme en inversant ainsi l'ordre des choses.
 
L'Islam a donc veillé à éloigner la femme de tout facteur qui porte atteinte à sa condition. Il lui a fait renoncer aux fonctions de gouverneur, de juge et à toute initiative en rapport avec l'autorité suprême de l'état de manière générale conformément au Propos prophétique :
 

« Un peuple ayant une femme à sa tête, ne peut réussir. »
Rapporté par Bukhâri dans son recueil Sahîh.

 

En allant à l'encontre des textes, la femme renonce tout bonnement à sa nature, qui lui garantit pourtant le bonheur et la stabilité.

L'Islam a donc interdit à la femme de s'investir dans un autre domaine que le sien.

Les diverses expériences confirment elles-mêmes -surtout dans les contrées où règne la mixité - qu'il existe une différence entre l'homme et la femme dans leur nature respective et intrinsèque ; et cela, avant de se référer à la formulation explicite des Textes du Coran et de la Sunna au sujet de ce principe.

Les partisans de l'égalité entre d'une part le sexe faible qui, élevé dans la parure n'a aucun répondant dans les litiges et le sexe fort d'autre part, oublient ou font semblant d'oublier qu'ils sont fondamentalement différents.

Nous avons démontré de façon suffisamment convaincante pour toute personne en quête de vérité, en s'inspirant pour cela des textes, mais aussi des faits concrets, que la mixité et la participation de la femme dans les domaines exclusifs à l'homme ne sont basées sur aucun fondement.

 
En bref, si la femme se maintient à la maison pour remplir son rôle de gestion du foyer, qui vient après ses obligations religieuses, elle aura accompli un devoir conforme à sa nature, sa condition et son milieu. Cela relève de son intérêt, celui de la société et des nouvelles générations. Si celle-ci a du temps perdu, elle peut toujours avoir une activité dans un cadre féminin comme nous l'avons déjà signalé à l'exemple de l'enseignement des filles, la médecine, les services infirmiers, etc. Dans ces domaines exclusifs aux femmes, elle a amplement de quoi s'occuper.

Elle aidera ainsi les hommes dans les tâches de la société et contribuera à son évolution ; dans un environnement où chacun remplit la fonction qui lui correspond.
 
Il ne faut pas oublier en cette occasion d'évoquer le rôle des « mères des croyantes » et celui des femmes fidèles à leur exemple, qui ont joué un rôle dans l'instruction de la nation, l'orientation et les recommandations qu'elles ont pu rapporter des paroles du Coran et du prophète de l'Islam.

Nous implorons Allah de les en récompenser de la meilleure façon, qu'Il multiplie les exemples à notre époque de ces femmes qui se couvrent de leur voile et de leur toit, en restant à l'écart des hommes et des domaines qui leur sont propres.

 
Allah est celui que l'on implore afin qu'il éclaire chacun sur ses devoirs respectifs, en aidant chacun à les remplir de la façon qu'Il consent. Qu'Il nous épargne tous des instruments de la tentation, des causes de la perversion et des ruses du Diable. Il est certes Généreux et Prodigue. 
 
Que les Prières d'Allah et Son Salut soient sur Son serviteur et Messager, notre Prophète Mohammed, ainsi que sur ses proches, et ses compagnons.
 
[1] Les femmes ; 34
[2] Les coalisés ; 33-34
[3] Les coalisés ; 59
[4] La lumière ; 30-31
[5] Les coalisés ; 32
[6] Les coalisés ; 53

 

traduction copiée 

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 14:58
Les droits des parents

Les parents sont ceux qui sont liés à vous par le sang et des liens proches, comme le frère, l'oncle, la tante, ou leurs enfants.

 
Quiconque a un lien de relation avec vous a certains droits sur vous, en fonction de leur rapprochement par rapport à vous. A ce propos, Allah - le Très Haut -  dit (traduction rapprochée) :

"Et donne au proche parent son droit." [Sourate Al-Isra ' 17:26]

Allah - le très Haut- dit aussi 
(traduction rapprochée) :

"Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé.Agissez avec bonté envers père et mère." [Sourate Nisa 4:36]

Donc il est obligatoire pour tous de traiter leurs parents de la meilleure façon possible et de les soutenir conformément à leurs besoins et leur donner ce qu'ils recherchent d'aide et d'appui.

Et c'est ce qui est réclamé par la Shari'a (la loi Islamique prescrite), le ' aql (la raison) et la fitrah (la nature saine).

Et il y a beaucoup de preuves textuelles encourageants silatur-rahim (préserver les liens de parenté); comme ce qu'Abou Hurayraradiyallahu ' anhu rapporte du prophète (sallallahu ' alayhi wa sallam), qui a dit :

"Certes, Allah a créé la création, avant qu'il ait fini, le Rahm : (l'utérus/liens de parenté) s'est levé et a dit : Est-ce le lieu de celui qui cherche refuge auprès de Toi contre ceux qui sont sévère et rompent leur liens avec moi. Ainsi Allah dit : Oui, En effet cela te plairait-il que je maintienne des liens avec ceux qui maintiennent des liens avec toi et que je rompe des liens avec ceux qui rompent les liens avec toi ? Ainsi le Rahm : dit : 'Oui, en effet ' Ainsi Allah dit : Alors ceci est pour toi. Alors le messager d'Allah (sallallahu ' alayhi wa sallam) a dit :" récitez si vous souhaitez : "Si vous vous détournez, ne risquez-vous pas de semer la corruption sur la terre et de rompre vos liens de parenté ? Ce sont ceux-là qu'Allah a maudits, a rendus sourds et a rendu leurs yeux aveugles." [Sourate Muhammad 47:22-23] [1]

Le Prophète (sallallahu ' alayhi wa sallam) a aussi dit :

"Qui croit en Allah et le Jour Dernier, qu'il maintienne les liens de parenté." [2]

Malheureusement, beaucoup de personnes n'accomplissent pas ce haqq (droit) et transgressent les limites concernant cela.

Certains d'entre eux ne cherchent pas à maintenir des liens avec leurs parents ou leur montrer de la bonté; ni par la richesse, ni par le bon comportement, ni par l'octroi de cadeaux occasionnels et présents, ni en les aidant lorsqu'ils en ont besoin.

En effet, beaucoup de jours ou de mois peuvent passer sans même les voir ou leur rendre visite.

Et parfois, plutôt que de chercher à maintenir les liens de parenté, certaines personnes cherchent même à durcir ces liens, en cherchant à nuire à leurs parents - par des mots, ou des actions, ou les deux.

De tels gens maintiennent seulement des liens avec ceux qui ne sont pas proches, et rompent leurs liens avec leurs parents !

Certaines personnes maintiennent seulement des liens avec ceux qui maintiennent des liens avec eux, mais se coupent de ceux qui se coupent d'eux.

Donc tels gens ne sont pas vraiment des waasilun (ceux qui maintiennent les liens de parenté), mais plutôt ils sont ceux qui se basent sur le donnant - donnant.

 

Donc ils maintiendront seulement des liens avec ceux qui maintiennent des liens avec eux - qu'ils soient des parents, ou d'autres qu'eux.

Cependant, le vrai waasil (celui qui maintient les liens de parenté) est celui qui maintient les liens de parenté pour Allah - que ses parents maintiennent des liens avec lui ou non.

' Abdullah Ibn ' Amr (radiyalahu ' anhu) rapporte que le prophète (sallallahu ' alayhi wa sallam) a dit :

"Le waaasil (celui qui maintient les liens de parenté) n'est pas celui qui le fait simplement par réciprocité. Plutôt le waasil est celui qui, même quand les parents se coupent de lui, maintient toujours des liens avec eux." 

Un homme  demanda : ô messager d'Allah, j'ai des parents avec qui je maintiens les liens de parenté, mais ils se coupent de moi. Je les traite avec bonté, ils me traitent de mauvaise manière.

Et je m'abstiens et je patiente avec eux, et ils se comportent grossièrement et par ignorance envers moi. Le Prophète (sallallahu ' alayhi wa sallam) a dit :

"Si la situation est telle que tu le dis, alors c'est comme si tu remplissais leurs bouches avec du sable. Et Allah continuera à te faciliter et à te soutenir tant que tu continueras à faire ce que tu fais." [3]

S'il n'y avait aucune autre récompense pour le maintient des liens de parenté, sauf qu'Allah maintient des liens avec le waasil dans ce monde et dans l'autre, qu'Il étend Sa pitié par cela, rend les affaires plus faciles par cela et enlève la détresse et les ennuis par cela, ce serait plus que suffisant.

Cependant, avec ceci, silatur-Rahim ( maintient des liens de parenté) rapproche la famille et les parents, si bien que l'amour et la compassion se développe et ils s'aident l'un l'autre, dans les temps de bien-être et de privation, et d'autres joies et plaisirs - comme il est éprouvé et bien connu.

Et quand les liens de parenté ne sont pas maintenus, alors chaque bénéfice mentionné ci-dessus se changent en leurs opposés et un grand mal arrive à la société.

 

(1) Rapporté par Al-Bukhari (no 5987) et Muslim (no 3456).

(2) Rapporté par Al-Bukhari (no 6138), d'Abou Hurayrah (radiyallahu ' anhu)

(3) Rapporté par Al-Bukhari (no 5991)

 

De Huqouq Da'at Ilayhal-Fitrah wa Qarrathash-Shari'ah (pg.11-13) de Shaykh Muhammad Ibn Saalih Al-'Uthaymin.

Article tiré du site troid.org
Source : Al-istiqama
copié de salafs.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Famille - أهل