Le Bitcoin en Islam (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Le Bitcoin en Islam (audio-vidéo)

Question :

 

Qu'Allâh vous récompense.

 

(Un questionneur demande :) Quel est le statut de l’achat et de la vente des devises électroniques propagées récemment appelées Bitcoin ?

 

Réponse :

 

La devise électronique est une devise appartenant à des individus, elle a été développée par des individus (lambda) et elle n’est pas établie sur une institution officielle nationale.

 

Et elle n’a en réalité aucune valeur dans l’absolu.

 

Elle ne dispose également d’aucun référentiel sur lequel se baser, ni aucun poids sur l’économie qui pourrait lui donner une valeur, ni même aucune autre référence tels que l’or ou l’argent sur lequel on pourrait se baser pour lui donner une réelle valeur.

 

Sa seule valeur, c’est la variation du marché.

 

Et elle ne présente aucune garantie, aucune nation ne se porte garante de cette monnaie.

 

Ainsi, il se peut que son propriétaire ferme, qu’il ferme le site et tout est terminé !

 

Ainsi, il ne te convient pas de t’en servir !

 

Tant que sa situation est comme nous l’avons mentionné !

 

Ainsi, elle n’aura pas de valeur tant qu’elle ne pourra s’acheter et se vendre réellement, ainsi, y investir son argent, est une perte d’argent.

 

Elle est à l’image d’une bulle qui gonfle.

 

Et donc, sa situation est telle que plus elle gonfle plus elle te plait ! 

 

Mais il se peut qu’elle explose à n’importe quel instant et il est sûr qu’elle explosera, son éclatement est inévitable.

 

Ainsi, je vois, et Allâh est plus savant, qu’il n’est pas permis d’interagir avec, elle est très prospère actuellement et sa valeur a atteint les milliers de dollars, alors qu’elle ne valait rien avant.

 

Cependant, le facteur prédominant se base sur des faits concrets.

 

Et c’est pour ceci qu’il m’incombe de statuer en disant qu’il n’est pas permis de l’utiliser tant qu’elle reste sur sa situation actuelle. 

 

Retranscription par un membre de l'équipe 3ilmchar3i.net

Traduit et publié par Jannah Télévision - jannahtv.fr

Cheikh Souleyman Ben Salîm Allâh Ar-Ruheylî  - الشيخ سليمان بن سليم الله الرحيلي

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Le savant Abd El-Madjid Djemaa a été interrogé sur Cheikh Tchalabi

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Le savant Abd El-Madjid Djemaa a été interrogé sur Cheikh Tchalabi

Question :

 

As-salâmou 'alaykoum wa rahmatou Llâhi wa barakâtouh.

Qu'Allâh vous préserve Noble Cheikh.

J'espère que vous allez bien, in shâ' Allâh.

 

Quelle est pour vous la situation du Cheikh M'hamed Tchalabi de Blida ?

 

Qu'Allâh vous récompense en bien.

 

Réponse :

 

نحسبه على خير

 

Nous le considérons (comme étant) sur le bien.

 

Question posée le 27/4/1439H correspondant au 14/1/2018G

Traduit et publié par La da'wah des mashaykh d'Algérie en langue française - @MashaykhDZ

 

Cheikh Abdel Madjid Djema’a - الشيخ عبد المجيد جمعة

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L'application Snapchat (audio)

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L'application Snapchat (audio)

Le questionneur :

 

Qu'Allâh vous récompense, Notre Cheikh !

 

Le frère qui questionne dit :

 

Qu'Allâh vous protège et veille sur vous, Notre Noble Cheikh !

 

Il existe une application pour les réseaux sociaux nommée "Snapchat" et utilisée par de nombreux musulmans diffusant l'horoscope.

 

Il se peut que l'horoscope y apparaisse et disparaisse en fonction des jours.

 

Nous avons vu certains frères lire cela et d'autres le délaisser, sachant que beaucoup de gens ici ne connaissent pas le jugement (légal).

 

Est-il autorisé d'utiliser cette application propagée parmi les musulmans ?

 

Quel est votre orientation ?

 

Faites-nous savoir, qu'Allâh vous récompense et vous bénisse ! 

 

Le Cheikh :

 

S'il entend par cela l'horoscope qui est une forme de prédiction de l'invisible et (une forme) de voyance alors l'utilisation de cela est interdite et n'est pas autorisée.

 

Car le fait de croire au voyant dans les affaires de l'invisible fait partie de la mécréance et le refuge appartient à Allâh.

 

«Celui qui se rend chez un devin ou un voyant et croit en sa prédiction, a mécru en ce qui a été révélé à Mohammed (Paix et salut sur lui). »
(Rapporté par Ahmed, Abû Daoud, At-Tirmidhi, Nassaï, Ibn Majah et El Hakim, qui a dit : Hadith authentique selon les conditions de Boukhari et Mouslim)

 

Et s'il le consulte sans le croire alors cela fait partie des grands péchés et aucune prière n'est accepté pour lui pendant 40 jours c'est-à-dire qu'elle est compté mais il n'a aucune récompense pour elle d'après les paroles des savants, des jurisconsultes et des interprètes de ce récit prophétique.

 

Mais s'il le consulte et qu'il croit au voyant dans ses prédictions de l'invisible surtout (les prédictions) de l'invisible en général, cela est de la mécréance majeur et le refuge appartient à Allâh.

 

Et concernant l'utilisation de cette application dit-il ?

 

Le questionneur :

 

Oui, quelle est votre orientation ?

 

Le Cheikh :

 

- Al hamdouliLlâh - les applications sont nombreuses que ce soit pour les audios, les messages ou autres.

 

Il existe de nombreuses applications qui suffisent.

 

À partir du moment où il y a une alternative à cette application alors - Al hamdouliLlâh - cela doit être délaissé.

 

Cette chose doit être délaissée !

 

Traduit par Abou Abdallah Razzouki de Maison de la Sagesse 

Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh 'Ali ben Abdelaziz Moussa - الشيخ علي بن عبدالعزيز موسى

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Le désobéissant a beau jouir de toutes sortes de bienfaits...

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Le désobéissant a beau jouir de toutes sortes de bienfaits...

(Le désobéissant) a beau jouir de toutes sortes de bienfaits, son cœur éprouve une solitude, une humiliation et des regrets qui déchirent les cœurs.

 

Al-jawab al-kafi - p142

Traduit par @ideal_omra

Publié par 3ilmchar3i.net

وإن تنعم في الدنيا بأصناف النعم ، ففي قلبه من الوحشة والذل والحسرات التي تقطع القلوب...

 الجواب الكافي لمن سأل عن الدواء الشافي - ص ١٤٢

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Quand je suis malade, c’est Lui qui me guérit

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Quand je suis malade, c’est Lui qui me guérit

قَالَ أَفَرَءَيۡتُم مَّا كُنتُمۡ تَعۡبُدُونَ (٧٥

أَنتُمۡ وَءَابَآؤُڪُمُ ٱلۡأَقۡدَمُونَ ( ٧٦

فَإِنَّہُمۡ عَدُوٌّ۬ لِّىٓ إِلَّا رَبَّ ٱلۡعَـٰلَمِينَ ( ٧٧

ٱلَّذِى خَلَقَنِى فَهُوَ يَہۡدِينِ ( ٧٨

وَٱلَّذِى هُوَ يُطۡعِمُنِى وَيَسۡقِينِ ( ٧٩

وَإِذَا مَرِضۡتُ فَهُوَ يَشۡفِينِ ( ٨٠

وَٱلَّذِى يُمِيتُنِى ثُمَّ يُحۡيِينِ ( ٨١

وَٱلَّذِىٓ أَطۡمَعُ أَن يَغۡفِرَ لِى خَطِيٓـَٔتِى يَوۡمَ ٱلدِّينِ ( ٨٢

سُوۡرَةُ الشُّعَرَاء

 

(traduction rapprochée)

 

"Il dit: «Que dites-vous de ce que vous adoriez...? (75) Vous et vos vieux ancêtres ? (76) Ils sont tous pour moi des ennemis sauf le Seigneur de l’univers, (77) qui m’a créé, et c’est Lui qui me guide; (78) et c’est Lui qui me nourrit et me donne à boire; (79) et quand je suis malade, c’est Lui qui me guérit, (80) et qui me fera mourir, puis me redonnera la vie, (81) et c’est de Lui que je convoite le pardon de mes fautes le Jour de la Rétribution. (82)(Sourate Les Poètes)

Il (Ibrâhim عليه السلام) a annexé la maladie à sa propre personne (en disant "quand je suis malade" et non "quand Il me rend malade") bien que la maladie et la guérison proviennent toutes deux d'Allâh, observant ainsi un bon comportement (envers Allâh).

 

Tafsir AlBaghawi - Sourate 26

Traduit par Oum Suhayl

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Al-Baghawi - البغوي

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Six choses pour être sauvé de l’épreuve du Dajjâl (audio)

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Six choses pour être sauvé de l’épreuve du Dajjâl (audio)

L’épreuve du Dajjâl est la plus grande, la plus intense de toute

 

 Ainsi le musulman doit rester sur ses gardes. Selon ‘Imran Ibn Housayn, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

«Depuis la création d’Adam jusqu’au jour de la résurrection, il n’y aura pas d’évènement plus important que la venue du Dajjâl.»

[Rapporté par Muslim]

 

Al Hakim l’a également rapporté en disant : 

 

«un trouble plus important que celui du Dajjâl.»

 

Voici six points éminents qu’il est bon de connaître pour être épargné de cette affliction :

1) Multiplier la demande de protection contre ce trouble

 

Le prophète صلى الله عليه وسلم le faisait et ordonnait d’agir ainsi.

 

Le meilleur moment pour chercher le refuge auprès d’Allâh contre ce mal est après le Tachahoud, avant le salut final de la prière, qu’elle soit obligatoire ou surérogatoire.

 

D’après Abi Hourayra, le messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :

 

«Lorsque l’un d’entre vous a terminé le dernier Tachahoud, qu’il cherche refuge auprès d’Allâh contre quatre choses : le supplice de l’enfer, le supplice de la tombe, la tentation de la vie et de la mort ainsi que le mal du faux messie [Massih ad-Dajjâl].»

[Rapporté par Muslim]

 

Certains savants sont d’avis que cette demande de refuge est obligatoire dans toutes les prières, après le Tachahoud et avant le salut final.

2) Veillez à s’écarter des troubles et de ses causes

 

C’est pourquoi il nous est venu dans le Musnad d’Ahmad et selon d’autres encore, que notre prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

«Quiconque entend parler du Dajjâl, qu’il s’éloigne de lui.»

[Rapporté par Ahmad]

 

Mais pour en être éloigné il faut habituer sa personne à s’écarter des troubles et des trompeurs.

 

En effet, avant la venue du grand imposteur (Dajjâl), sortiront de nombreux imposteurs comme le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

«Sortira de ma communauté, des imposteurs et des menteurs.»

[Rapporté par Muslim]

3) Revivifier et renforcer la foi, car elle est protection et salut

 

Médites ce qui a été cité dans l’authentique de Muslim, lorsque le prophète صلى الله عليه وسلم a évoqué l’arrivée du Dajjâl à Médine, et qu’il trouvera des rangés d’anges qui la protège et qui l’empêcheront d’y pénétrer :

 

«[Le Dajjâl] s’arrêta à Sabakha (un endroit proche de Médine), puis Médine sera secouée de trois secousses et en sortira tout mécréant et hypocrite.»

[Rapporté par Muslim]

 

Et quand le prophète صلى الله عليه وسلم a évoqué les attributs du Dajjâl :

 

«Il est écrit Kâfir [mécréant] entre ses yeux, tout croyant pourra le déchiffrer, qu’il sache lire ou non.»

[Rapporté par Al Bukhari et Muslim]

 

Tandis que le mécréant, même s’il compte parmi les personnes les plus voyantes, les plus instruites, il ne pourra pas lire ce mot par l’aveuglement de son cœur.

 

Contrairement au croyant dont Allâh a illuminé sa clairvoyance par la foi, il lira entre les yeux du Dajjâl, ce qui sera cause de sa protection.

4) Veillez aux actes pieux, à l’accomplissement des obéissances avant l’arrivée des troubles

 

Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :


«Hâtez-vous d’accomplir de bonnes actions avant l’apparition de six signes : le Dajjâl, la bête, la fumée, le soleil se levant à l’ouest, une grande agitation générale et la mort de l’un d’entre vous.»

[Rapporté par Muslim]

 

Les bonnes actions en temps de commodité constitueront une protection par la permission d’Allâh en temps de difficulté.

 

En effet, selon Oum Salama, le prophète صلى الله عليه وسلم s’étant réveillé une nuit, effrayé il s’écria :

 

«Pureté à Allâh. Que de troubles Il fera descendre la nuit et que de trésors Il fera descendre ! Qui réveillera celles qui occupent des chambres !»

[Rapporté par Al Bukhari]

 

C’est-à-dire les femmes qui se lèvent la nuit pour prier.

 

S’adonner aux actes pieux et aux adorations représente donc une sauvegarde contre les tourments.

5) Connaître les traits du Dajjâl et sa situation à la lumière de la Sunnah

 

«Il est borgne et votre Seigneur n’est pas borgne.»

«(…) et entre ses yeux, il est écrit Kâfir [mécréant].»

«Sachez que vous ne verrez pas votre Seigneur avant votre mort.»

«Allâh n’a pas envoyé de prophète sans qu’il n’ait mis en garde sa communauté contre le Dajjâl.»

[Rapportés par Muslim]

 

A la fin des temps, le Dajjâl apparaîtra avec des miracles qui tromperont beaucoup de gens excepté ceux qu’Allâh a épargné.

 

Il se présentera à une contrée et invitera ses habitants à croire en lui.

 

S’ils répondront favorablement à son appel, il ordonnera alors au ciel de pleuvoir et à la terre de faire pousser ses plantes.

 

Pour ceux qui refuseront, il les quittera et seront victimes de la sécheresse.

 

C’est une épreuve et un test d’Allâh, pour que se distingue le bon du mauvais, le véridique du menteur, et le croyant de l’hypocrite.

6) Apprendre les dix premiers versets de sourate Al Kahf

 

Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

«Celui qui mémorise les dix premiers versets de sourate Al Kahf sera préservé du Dajjal.»

[Rapporté par Muslim]

 

Dans un long hadith décrivant l’épreuve du Dajjâl, Nawas Ibn Sam’an rapporte du prophète صلى الله عليه وسلم:

 

«Celui qui le rencontre parmi vous qui lui lise les premiers versets de Sourate Al Kahf.»

[Rapporté par Muslim]

 

Si tu médites le début de cette sourate en cherchant à comprendre ses sens, tu trouveras qu’elle contient les significations de la foi, la connaissance et la croyance en Allah.

 

Ils seront alors une aide dans ta préservation des troubles, du Dajjâl ou de tous autres.

 

Par conséquent la mémorisation se doit d’être accompagnée par la méditation et la compréhension des versets.

Résumé du sermon de l’honorable Cheikh ‘Abd Al Razzaq Al Badr.

Traduit et publié par tawhidfirst.fr

 

Cheikh 'Abder Razzâq Ibn Abdelmohsin Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبد الرزاق العباد البدر

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L'épouse est prioritaire sur les parents et les proches dans la dépense (audio)

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L'épouse est prioritaire sur les parents et les proches dans la dépense (audio)

La dépense pour l'épouse est obligatoire en toute situation, même en cas d'incapacité.

 

C'est pour cela que nous disons : elle a le droit de la dépense, si ce n'est qu'en cas d'incapacité, il (le mari) ne commet pas de péché (s'il ne dépense pas pour elle) alors qu'en cas de capacité, il commet un péché.

 

Et sa capacité à dépenser, c'est le fait qu'il détienne de l'argent duquel il puisse dépenser pour lui et pour son épouse, et elle devance (en cela) ses proches, jusqu'à la mère, le père et les enfants aussi.

 

Et ceci car la dépense pour l'épouse est en réalité une dépense pour soi, à savoir la jouissance puisque si elle ne trouve pas de dépense (de la part de son mari pour elle), elle exigera la dissolution du mariage alors qu'il a besoin d'elle.

 

Elle est donc prioritaire sur la mère et le père.

 

Et ceci a été solidement rapporté du Prophète صلى الله عليه وسلم dans ce qu'a rapporté Muslim ainsi que Ahmad concernant le fait de donner la priorité à sa famille sur ses proches puisqu'il عليه الصلاة والسلام a dit :

 

"Dépense pour ta famille, puis tes proches parents, puis ici et là."

 

C'est-à-dire fais-en aumône.

 

Donc la capacité à dépenser est une condition de la dépense pour les proches, et le sens de la capacité est qu'il a un excédent sur ce qui lui a suffi (pour subvenir à ses besoins) à lui et sa famille - c'est-à-dire son ou ses épouse(s) - puis après cela, vient la dépense pour les proches.

 

شرح زاد المسقنع - ج 6 ص 15

Traduit par Oum Suhayl

Publié par 3ilmchar3i.net

النفقة للزوجة واجبة بكل حال حتى عند العجز ، ولهذا قلنا : لها النفقة ، إلا أنه عند العجز لا يأثم ، وعند القدرة فإنه يأثم

وقدرته على الإنفاق أن يكون عنده مال يستطيع أن ينفق به على نفسه وعلى زوجته ، وهي مقدّمة على أقاربه حتى على الأم والأب والأولاد أيضا ، وذلك لأن الإنفاق على الزوجة في الحقيقة هو إنفاق على النفس وهو الاستمتاع إذ أنها إذا لم تجد نفقة تطالب بالفسخ ، وهو محتاج إليها . فهي مقدّمة على الأم والأب ، وقد ثبت ذلك عن النبي صلى الله عليه وسلم فيما رواه مسلم وأحمد من تقديم الأهل على قرابته حيث قال عليه الصلاة والسلام

 أنفقه على أهلك ثم على قرابتك ثم ههنا وههنا

يعني تصدّق به

فالحاصل أن القدرة على الإنفاق شرط في النفقة على الأقارب ، ومعنى القدرة أن يكون لديه فاضل عن كفايته وكفاية أهله  أي زوجته أوزوجاته ـ ثم بعد ذلك تأتي نفقة الأقارب

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Les conditions de la parole

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Les conditions de la parole

"Sache que la parole a des conditions ; le locuteur ne peut échapper aux faux pas qu'à travers elles et (le locuteur) ne peut être exempt de tout manquement qu’après les avoir remplies.

 

Et elles sont au nombre de quatre.

 

La première : que la parole soit en raison d'un motif y incitant, soit pour apporter un bien, soit pour repousser un mal.

La deuxième condition : qu'elle intervienne au bon endroit et que l'on recherche à saisir l'occasion propice.

La troisième condition : qu'on se limite dedans à la mesure du besoin.

La quatrième condition : que soient sélectionnés les termes avec lesquels on parle".

وقال الماوردي

واعلم أن للكلام شروطاً لايسلم المتكلم من الزلل إلا بها، ولايعرى من النقص إلا بعد أن يستوفيها
وهي أربعة شروط

فالشرط الأول: أن يكون الكلام لداعٍ يدع إليه، إما في اجتلاب نفع، أو دفع ضرر
والشرط الثاني: أن يأتي به في موضعه، ويتوخى به إصابة فرصته
والشرط الثالث: أن يقتصر فيه على قدر الحاجة
والشرط الرابع: أن يتخير اللفظ الذي يتكلم به

أدب الدنيا والدين

 

J'ai souhaité rappeler au cours de cette rencontre - surtout que, comme je l'ai dit, nous sommes au début de cette année (scolaire) - une affaire que beaucoup négligent, et ce même si nous avons alerté à son sujet à maintes et maintes reprises.

 

Et d'autres que moi parmi les savants - qu'Allåh leur accorde la réussite - ont alerté à son propos.

 

Mais ceci est plutôt de l'ordre du rappel, et le rappel profite aux croyants.

 

Dans ce genre de moments, ce type de rassemblements et de rencontres, la parole abonde.

 

Mais, parmi ce à quoi nous devons faire attention - surtout que tu t'affilies à la demande de la noble science, cette classe élevée -, tu dois savoir qu'il y a là des choses et des conditions que tu dois connaître, qui encadrent la parole de sorte qu'elle soit une parole utile et profitable, bi hawli Llâh جل وعلا.

 

Je cite les propos d'une personne parmi les gens de science, qui est le savantissime Al- Mâwardi رحمه الله dans son livre "أدب الدنيا والدين" puis nous commenterons sa parole.

 

Qu'a-t-il dit رحمه الله ?

 

Il a dit : "Sache".

 

Il s'adresse et parle à celui dont provient la science.

 

"Sache" c'est-à-dire : Ô toi de qui provient la science.

 

"Sache que la parole a des conditions ; le locuteur ne peut échapper aux faux pas qu'à travers elles".

 

Le locuteur ne peut échapper aux conséquences (fâcheuses) de sa parole, parmi les plaintes et les rectifications, que s'il concrétise ces conditions, de façon à ce qu'il échappe aux (mauvaises) conséquences de sa parole, aux impairs et aux lacunes.

 

Et cette lacune peut être importante et sévère, ou bien légère, elle diffère selon son type.

 

"...le locuteur ne peut échapper aux faux pas qu'à travers elles et ne peut être exempt de tout manquement qu'après les avoir remplies" : c'est-à-dire que s'il ne les accomplit pas correctement, il introduira une insuffisance à sa parole, et viendront se mêler à sa parole des rectifications, des suites et des citations.

 

Et l'indication de ce qui était voulu... Après que te soient venues les rectifications, les
objections et les conséquences de ta parole,tu te mets à dire : "moi je voulais dire...".

 

Or, la règle chez les gens de science est que "l'indication du sens voulu ne repousse pas la citation ni l'objection".

 

Il dit رحمه الله : "et (le locuteur) ne peut être exempt de tout manquement qu’après les avoir remplies".

 

Quelles sont-elles ?

 

Il a dit :

 

"Et elles sont au nombre de quatre.

La première : que la parole soit en raison d'un motif y incitant, soit pour apporter un bien, soit pour repousser un mal."

 

C'est-à-dire que la raison ayant poussé à la parole est qu'il y a là un besoin appelant à la parole, appelant à la citation, appelant à l'élocution.

 

Tout ceci a une cause et un besoin : soit dans le but d'apporter un bien, soit dans celui de repousser un mal.

 

C'est-à-dire que si la parole n'a pas d'utilité, qu'il n'y a pas en elle le fait d'apporter un bien ni de repousser un mal, est-ce qu'elle remplit alors cette condition ?

 

Elle ne la remplit pas et est matière à reproches.

 

C'est pour cela que tu ne dois pas parler de ce qui ne te concerne pas.

 

Dans le hadîth que vous mémorisez, lequel fait partie des quarante nawawiyyah, sa parole عليه الصلاة والسلام :
 

"Fait partie du bel islam d'une personne qu'elle délaisse ce qui ne la concerne pas".

Dans le hadîth, la parole est incluse.

 

Le témoin argumentatif est que la parole dans de ce qui ne (nous) concerne pas, la parole dans de ce qui ne présente aucun besoin ni aucun mérite derrière - ni le fait de repousser un mal, ni celui d'apporter un bien - est une parole sophistique dénuée de tout bénéfice.

 

Ceci fait endosser à ta propre personne des charges par-dessus ses charges, et des responsabilités au-delà de ses responsabilités, alors que tu te passerais volontiers de cela.

 

La rencontre des gens n'apporte rien ***en dehors du délire des on-dit,

alors diminue la rencontre des gens***sauf pour la recherche de la science ou pour une réconciliation

 

Ceci est ce sur quoi tu dois te concentrer, que la parole soit pour un besoin y appelant.

 

Beaucoup de troubles (fitan), d'agitations, de dissensions, de conflits et de séparations partent de ce genre de choses, d'une parole derrière laquelle il n'y a aucun bénéfice et dont il n'y avait nul besoin.

 

Ensuite l'âme prend parti pour la parole dont ne résulte aucun profit, puis celui qui l'a prononcée la défend avec acharnement, et c'est ainsi que se divise et se fractionne le groupe des adeptes de la vérité, à cause d'une parole qui n'a aucune utilité et qui ne comporte aucun bien.

 

Il a dit عليه الصلاة والسلام dans les deux (recueils) authentiques :

 

"Celui qui croit en Allâh et au jour dernier, qu'il dise du bien ou qu'il se taise".

 

Et la parole dont il n'y a nul besoin n'est pas un bien, car elle ne comporte pas le fait d'apporter un bien ou de repousser un mal.

 

La discorde, la controverse et les problèmes entre les frères commencent...

 

N'est-ce pas ainsi ?

 

Je ne parle pas de quelque chose dans la fiction ou d'un aspect parmi les aspects de l'imaginaire, vous vivez cela.

 

Jusqu'entre les frères ayant la même méthodologie (manhaj), le même dogme (3aqîdah), la même voie, certains se disputent pour ce qui n'a aucune cause à la base.

 

L'un d'entre eux m'a envoyé un message de la part des étudiants, je ne sais pas de qui il s'agit : "Ô shaykh, de quelle manière nous orienter ? Nous sommes des frères salafis et des étudiants en science salafis, nous montons ensemble à bord de la voiture, puis l'un d'entre nous dit "nous voulons aller à droite" et un deuxième dit "nous allons à gauche" puis ils divergent dans la voiture: à droite ou à gauche ? Puis une discorde voit le jour entre nous, et les âmes renferment de la rancoeur."

 

Ceci est de la raison ?!

 

Nous sommes arrivés jusqu'à ce stade ?!

 

Mais quelle salafiyyah défectueuse est-ce donc que celle-ci !

 

Ils souhaitent une orientation pour résoudre ce genre de choses !

 

Jusqu'à ce que je monte avec vous dans la voiture et que je dise à droite ou à gauche, va tout droit, ignore la droite, ignore la gauche ?!

 

Je veux dire, observe jusqu'à quel point !

 

Parce que la parole n'avait pas d'utilité.

 

"Et accordez-vous et ne divergez pas."

 

Ceci a besoin de plus d'orientation ?!


Il dit رحمه الله : "que la parole soit pour un motif" c'est-à-dire qu'il y ait là une cause, quant au
bavardage et à la parole sans aucun motif ni besoin, alors garde le silence.

 

Car celui qui garde le silence est sauf.

 

"La deuxième (condition) : qu'elle intervienne au bon endroit et que l'on recherche à saisir l'occasion propice".

 

Ceci est une parole au summum de la finesse et de la consistance.

 

Il se peut qu'il y ait là un motif incitant à la parole mais que celle-ci n'intervienne pas à la bonne place ni au bon endroit.

 

Et peut-être vous rappelez-vous,j'avais auparavant évoqué dans cette mosquée bénie des propos de cette teneur.

 

J'avais alors dit que ce n'est pas tout ce qui se sait qui se dit, et j'avais commenté cette parole en détail.

 

Ce n'est pas tout ce qui se sait qui se dit.

 

A chaque situation, son propos (approprié).

 

A chaque domaine, ses hommes.

 

Fais-tu partie des gens de ce domaine ?

 

Toi, tu prends la parole dans ce que tu estimes qui le nécessite...

 

Il se peut que tu interviennes avec des propos dont tu estimes qu'il y en ait besoin mais que ces propos ne soient pas à leur endroit ni à leur place.

 

Ibn Al Oayyim رحمه الله a évoqué dans son livre, je pense qu'il s'agit de "الفوائد", lorsqu'il a évoqué les causes aidant à l'utilité et au profit du coeur, il a dit :

 

"le fait qu'il soit vide de toute substance contraire".

 

Il se peut que toi tu prononces des paroles dans un endroit qui n'est pas le leur en raison du fait que la substance contraire ne soit pas vidée.

 

Tu parles alors au mauvais endroit et à la mauvaise place, alors tu corromps et tu ne réformes pas, et Allâh n'aime pas les corrupteurs.

 

Et ne mesurent cela que les gens de mérite et de science.

 

Celui dont la parole est nombreuse, ses erreurs sont nombreuses, fais attention !

 

C'est pour cela que beaucoup trébuchent puis après qu'aient commencé les remarques successives : "Moi je ne voulais pas dire cela, en effet j'ai fait une erreur quand j'ai d'abordé (le sujet)..."

 

Bien, pourquoi rentres-tu (dans le sujet) à la base ?

 

Et pourquoi parles-tu de ce qui ne contient aucun bénéfice et dont n'émane aucun intérêt ?

 

Il a dit : "que l'on recherche à saisir l'occasion propice".

 

On guette l'endroit approprié et le moment approprié pour la (prise de) parole, afin qu'elle coïncide avec un emplacement réceptif et que l'on en tire profit : (le locuteur) profitera ainsi à sa propre personne et aux autres.

 

Il a dit رحمه الله : "La troisième (condition) : qu'on se limite dedans à la mesure du besoin."

 

Il survient toujours des suites parmi les explications, les post-scriptum, les suppléments, les détails, qui ne donnent lieu à aucun intérêt.

 

On se limite donc dans la parole à la mesure du besoin.

 

Et on souligne le sens voulu et on le rappelle selon l'étendue du besoin, et on ne rajoute rien.

 

C'est pour cela que les gens de science évoquent dans les chapitres de la critique et de l'éloge -et nous avons certes attiré l'attention dessus dans notre explication des règles de la critique et de l'éloge entre autres- que la parole des gens de science dans la question de la critique est dans la mesure du besoin.

 

Si les gens sont délaissés dès lors que l'on dit d'eux "menteur" ou "délaissé" ou ce qui est semblable à cela, alors ne réfute pas et parle proportionnellement au besoin.

 

Et comme je l'ai dit et je le répète : la parole en ce qui concerne l'honneur des gens, la base dans cela est la défense et la prohibition.

 

Elle n'est rendue permise ou autorisée qu'en cas de nécessité légiférée.

 

Elle a été autorisée en raison de la nécessité légiférée.

 

Et la règle est que la nécessité se mesure selon ses proportions.

 

On en parle alors avec prudence et mesure.

 

La parole doit donc être dans les proportions du besoin.

 

Car si elle excède (le besoin), la raison se perd et on sort du sens voulu.

 

Comme nous l'avons dit, il peut advenir à la parole certaines choses, alors la personne s'égare/divague et fait arriver à sa propre personne ce dont elle n'avait pas besoin et dont elle était sauve.

 

"(La quatrième chose ou) la quatrième condition : que soient sélectionnés les termes avec lesquels on parle".

 

C'est-à-dire qu'on sélectionne parmi la parole et les termes ce qui témoigne du sens voulu, ce qui fait parvenir au besoin voulu et ce qui exprime les proportions que l'on souhaite atteindre, avec une formule claire, simple, intelligible, qui conduit au but.

 

Quant à la jacasserie dans la parole et au fait de sortir des expressions comportant de la laideur ou de la grossièreté ou autre, alors ceci -et le refuge est auprès d'Allâh- fait obstacle et ne fait pas parvenir à ce qui est visé comme conseil à une personne ou comme indication de ce qui était voulu parmi le fait de repousser un mal ou amener un bien.

Je rappelle ces quatres conditions en particulier alors que tu te trouves en début d'année (scolaire).

 

Prépare-toi à ces choses et aie connaissance de celles-ci.

 

Et lorsque tu parles avec ton frère, ton camarade ou ton ami, ton voisin ou bien un tel, alors essaye de te remémorer ces quatre conditions et garde-les en mémoire, de façon à ce que tu ne tombes pas dans le manquement ou la lacune.

 

Pourquoi attirons-nous l'attention sur ceci Ô mes fils ?

 

Bâraka Llâhu fik.

 

En raison du besoin urgent de cela, et pour que vous sachiez que lorsque les gens de science ont mentionné ce genre de bonnes manières et ces conditions dans leurs ouvrages ou leurs écrits, c'était en raison de l'importance et de la nécessité de les rappeler et d'en prendre soin.

 

Le fait de les négliger est signe de lacune.

 

Plutôt, sont avérés pour celui qui enfreint cela, la lacune dans sa parole et le fait que ses expressions fassent l'objet d'argumentation.

 

Combien de problèmes dans les contrées orientales et occidentales...

 

Certains d'entre vous étaient dans leur pays cet été puis sont venus, et d'autres n'ont pas voyagé, et d'autres encore se trouvaient dans un autre pays, etc.

 

Beaucoup d'entre vous ont pris la direction de l'Orient ou l'Occident et ont peut-être vu la négligence des gens à l'égard de ces quatre conditions.

 

Combien de manquements a-t-il trouvé dans des sociétés multiples !

 

Les étudiants se trouvent au milieu des savants, nous ne disons dans des pays lointains mais parmi eux, et (malgré cela), il se trouve de grandes et nombreuses lacunes dans certaines de leurs thèses.
 

 

Alors libre à toi d'oeuvrer avec efforts, bâraka Llâhu fik.

 

Songes-y, si tu ne l'as pas déjà fait auparavant alors songes-y maintenant et prends la résolution de corriger ta conduite, de redresser ton affaire et de combattre ton âme pour la rectifier, de la réfréner et de la raffermir sur la sunnah.

 

Il a pu y avoir un peu de relâchement ou d'atermoiement.

 

Mais l'occasion est maintenant favorable, al hamdu li Llâh.

 

Recommence !

 

Ceci est interdit ?

 

Y a-t-il quelqu'un qui t'empêche de le faire et qui te dit "Ne réforme pas ton âme à ce sujet".

 

Il n'y a qu'un diable parmi les diables humains et les djinn qui ne le veuille pas, c'est tout !

 

Quant à l'homme vertueux, réformateur, celui-là ne veut que le bien pour son frère...

 

Alors songes-y et aie la ferme volonté de corriger et tiens-toi à cela.

 

Qu'est-ce qui empêche ?

 

Il n'y a rien qui empêche, bâraka Llâhu fik.

 

Donc, bâraka Llâhu fikum, afin que les agitations ne se multiplient pas, et que les troubles
(fitan) ne se multiplient pas...

 

La fitnah (trouble) et les problèmes ne viennent que de Zayd, 'Amr, un tel ou un tel...

 

Un tel prononce une parole, parle à tort et à travers, sans besoin, sans motif, au mauvais endroit, il ne sélectionne pas la bonne parole, ni, ni...

 

Et il ne parle pas dans les proportions du besoin...

 

Alors les "on-dit" commencent, et commence la réfutation, le réfuté...

 

Les gens parlent...

 

Et les parleurs abondent à travers les "moyens de communication" (les réseaux sociaux) - comme ils disent- ou plutôt (moyens de) rupture ! 

 

Celui-ci écrit, et celui-là écrit, et cet autre-là...

 

Et tous écrivent !

 

Alors arrivent les problèmes, puis les étudiants viennent seuls et en groupes : "Que fait-on ? Nous voulons un arbitrage".

 

Ce sont eux qui ont commencé avec le conflit et les problèmes.

 

S'ils avaient perfectionné l'exploitation de leur temps et l'application des conditions des gens de science dans leur parole, ils auraient certes reposé leurs âmes et auraient reposé les savants !

 

Traduit par Oum Suhayl

Publié par 3ilmchar3i.net

شـــروط الكـــلام

بسم الله الرحمن الرحيم الحمد لله رب العالمين وصلى الله وسلم على نبينا محمد وعلى آله وصحبه أجمعين

فهذا هو اللقاء الثاني في بدء هذا العام الدراسي الذي نسأل الله -جل وعلا- أن يجعله عامًا صالحًا نافعًا مباركًا لنا ولعموم المسلمين في كل بلاد الله -جلّ وعزّ- وأن يرفع الضر الذي نزل بإخواننا المستضعفين في مشارق الأرض ومغاربها إنه جواد كريم

ورغبت في هذا اللقاء أن أذكر وخاصة كما قلت نحن في بدء هذا العام بقضية يغفل عنها كثير، وإن كنّا قد نبهنا عنها مرارًا وتكرارًا، ونبّه غيري أيضًا من المشايخ -وفقهم الله-، لكن هذا من باب التذكير والذكرى تنفع المؤمنين.

يكثر في مثل هذه الأوقات، وفي مثل هذه التجمعات، وفي مثل هذه اللقاءات كما قلت الكلام الكثير، ولكن مما يجب أن تنتبه له وخاصة أنك تنتسب إلى طلب العلم الشريف، هذه الرتبة العليِّة يجب أن تعلم ثمّة أمور وشروط يجب أن تعرفها، تحيط بالكلام حتى يكون كلامًا نافعًا مجديًا بحول الله -جل وعلا

فأنا أذكر كلامًا لأحد أهل العلم وهو العلامة الماوردي -رحمه الله - في كتابه "أدب الدنيا والدين" ثم نعلّق على كلامه ، ماذا قال -رحمه الله - ؟

قال : "اعلم" هذا يخاطب ويتكلم لمن يتأتى منه العلم، "اعلم" أي يامن يتأتى منك العلم "اعلم أن للكلام شروطًا لا يسلم المتكلم من الزلل إلا بها" لا يسلم المتكلم من تبعات كلامه من المآخذ والاستدراكات إلا إذا حقق هذه الشروط، حتى يسلم من التبعات والزلل والخلل، وهذا الخلل قد يكون عظيمًا وشديدًا، وقد يكون يسيرًا يختلف باختلاف نوعه

يقول -رحمه الله- "لا يسلم المتكلم من الزلل إلا بها ولا يعرى من النقص إلا بعد أن يستوفيها" يعني إن لم يأتِ بها على وجهها كان قد أتى بالنقص في كلامه وتخلل في كلامه استدراكات ومتابعات وإيرادات، وبيان المراد بعد أن تأتيك الاستدراكات والاعتراضات وتبعات الكلام تقول أنا أردت وأنا قصدت، والقاعدة عند أهل العلم "أن بيان المراد لا يدفع الإيراد ولا الاعتراض"

يقول -رحمه الله- : "ولا يعرى من النقص إلا بعد أن يستوفيها" ماهي؟، قال

"وهي أربع شروط: الأول : أن يكون الكلام لداعٍ يدعوا إليه، إما في اجتلاب نفعٍ، أو دفعِ ضرر"

بمعنى أن يكون الباعثُ على الكلام ثمَّة حاجة تدعو إلى الكلام، وتدعو إلى الإيراد، وتدعو إلى الفصح، كل هذا له سببٌ وحاجةٌ إما في اجتلاب نفعٍ، أو دفع ضرر

بمعنى أن الكلام إن لم يكن له نفعٌ، ليس فيه اجتلاب منفعةٍ، ولا دفعُ مضرَّة، كان مستوفيًا لهذا الشرط؟، ليس مستوفيًا محلُّ مؤاخذة، لهذا لا تتكلم فيما لا يعنيك، وفي الحديث الذي تحفظون، وهو من ضمن الأربعين نووية قوله – عليه الصلاة والسلام -: ((منْ حُسْنِ إسْلامِ المَرْءِ تَرْكُهُ ما لا يَعْنِيهِ))، والكلام في الحديث فيه كلام

الشاهد أن الكلام فيما لا يعني، الكلام فيما لا حاجة فيه، ولا منقبة من ورائه، لا دفعُ مضرَّة، ولا جلب منفعة، كلام سفُسطائي عارٍ عن الفائدة، فهذا تحمِّلُ نفسك أحمالًا فوق أحمالها، وتبعات فوق تبعاتها، وأنت في غنىً عن هذا

لقاء النَّاس ليسَ يُفيد شيئًا °°°سِوى الهذيان مِنْ قيل وقال
فأقلل مِنْ لقاء النَّاس إلاَّ °°° لطلب علمٍ أو إصلاح حال

هذا الذي يجب أن تركِّز عليه، أن يكون الكلام لحاجةٍ تدعو إليه، كثيرٌ من الفتن، والقلاقل، والشِّقاق، والنِّزاع، والفِّراق، يبدأُ من مثل هذا، بالكلام الذي لا فائدة من ورائه، ولا حاجة إليه، ثم تنتصر النفس إلى المقالة التي لا فائدة منها، ثم يتعصَّب لها صاحبها، وهكذا تتفرَّق وتتشرذم جماعة أهل الحقِّ بسبب كلام لا فائدة منه، ولا خير فيه، قال – عليه الصلاة والسلام- في الصحيحين

((مَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآخِرِ فَلْيَقُلْ خَيْرًا أَوْ لِيَصْمُتْ))

والكلام الذي لا حاجة إليه ليس خيرًا؛ لأن ليس فيه جلب منفعة، ولا دفع ضرر، يبدأُ الشِّقاق، والنِّزاع والمشاكل بين الأخوة، لا أتكلم عن شيءٍ في الخيال، أو ضربٌ من ضروب الخيال، أنتم تعايشون هذا، حتى بين الأخوة أصحاب المنهج الواحد، والعقيدة الواحدة، والمسلك الواحد، يتنازع البعض فيما لا سبب فيه أصلًا.

أرسل إليَّ أحدهم رسالة من الطلبة لا أدري من هو: يا شيخ كيف التوجيه، نحن أخوة سلفيين، وطلاب علم سلفيين، نركب السيارة سويًا، وأحدنا يقول نريد نمشي يمين، والثاني يقول نمشي يسار، ويختلفان في السيارة يمين، ولا يسار، وكذا، ويصبح بيننا شِقاق، وفي النفوس شيء، هذا عقل!! وصلنا إلى هذه المرحلة، أيُّ سلفيةٍ ناقصة هذه، يرغبون في التوجيه في حلِّ مثل هذا، حتى أطلع معكم السيارة، حتى أُصلح أقول يمين ولا يسار امشِ طول، اترك يمينًا، واترك يسارًا، يعني انظر إلى أيِّ مدى، لأن الكلام فيما لا فائدة منه، ((وَتَطَاوَعَا وَلَا تَخْتَلِفَا)) يحتاج هذا إلى مزيد من التوجيه!!

يقول – رحمه الله - : "أن يكون الكلام لداعٍ"، يعني ثمة موجب، أما الثرثرة والكلام الذي لا داعي إليه، ولا حاجة إليه، اصمت، فمن صمت نجا

"الثاني: أن يأتي في موضعه، ويتوخَّى به إصابة فرصته"، وهذا كلامٌ في غايةٍ من الدقة، والمتانة، قد يكون الكلام ثمة داعٍ إليه، لكن لا يأتي في موضعه، ولا في محله، ولعلكم تذكرون، أني ذكرتُ قديمًا في هذا الجامع المبارك نحو من هذا الكلام، فقلتُ ليس كل ما يُعلم يُقال، علَّقتُ على هذه المقالة بالتفصيل، ليس كل ما يُعلم يُقال، ولكلِّ مقامٍ مقال، ولكلِّ ميدانٍ رجال، فهل أنت من أهل هذا الميدان؟ أن تتكلم فيما تظن أن ثمت حاجة إليه، فقد تأتي بالكلام الذي تظن أنه في حاجة لكن ليس في محله ولا في موضعه

وقد ذكر الإمام ابن القيم -رحمه الله- في كتابه أظنه الفوائد لما ذكر الأسباب المعينة للنفع والانتفاع انتفاع القلب، قال: "خلوه من الضد" فقد تأتي بالكلام في غير موضعه لأن الضد غير خال، فتتكلم في غير المحل، وفي غير الموضع فتفسِد ولا تصلح والله لا يحب المفسدين

وهذا إنما يقدره أهل الفضل والعلم، من كثر كلامه كثر سقطه انتبه، ولهذا يعثر الكثير ثم بعد أن تبدأ الملحوظات تترى أنا ما أردت أنا ما قصدت أنا أخطأت في دخولي، طيب لماذا تدخل من أول؟

ولماذا تتكلم بما لا فائدة فيه؟ ولا طائل من ورائه؟

قال: "ويتوخى به إصابة فرصته"، يتحيَّن الموضع المناسب والوقت المناسب للكلام، ليصادف محلًا قابلًا فينتفع، فينفع نفسه وينفع غيره

قال -رحمه الله- "الثالث: أن يقتصر فيه على قدر الحاجة

دائمًا تأتي التبعات من الشروح والحواشي والزيادات والإرادات والتفصيلات التي لا طائل من ورائها، فيقتصر بالكلام على قدر الحاجة، وينبه على المراد ويذكر به على قدر الحاجة، ولا يزيد، ولهذا يذكر أهل العلم في أبواب الجرح والتعديل وقد نبهنا على هذا في شرحنا على الضوابط "ضوابط الجرح والتعديل" وغيره كلام أهل العلم في مسألة الجرح على قدر الحاجة، إن كان الناس تتركه إذا ما قيل فيه كذاب أو متروك أو نحو ذلك لا تزد، فتكلم بقدر الحاجة

وكما قلتُ وأعيد أن الكلام في أعراض الناس الأصل فيه المنع والحظر، لا يجاز ولا يباح إلا بضرورة شرعية، أبيح للضرورة الشرعية، والقاعدة أن الضرورة تقدر بقدرها، فيتكلم فيها بحذر وقدر، فالكلام يجب أن يكون بقدر الحاجة؛ لأنه لو زاد طاش العقل وخرج عن المراد، وكما قلنا قد يرِد على الكلام ما يرد، فيشطح المرء ويورد على نفسه ما هو في غنىً وعافية منه

الأمر الرابع أو الشرط الرابع: "أن يتخير اللفظ الذي يتكلم به

يعني يتخيرُ من الكلام والألفاظ ما يدلُّ على المراد، ويوصِلُ الحاجة المُرادة، ويُفصِح عن القدر الذي يريد تبليغه، بعبارةٍ واضحةٍ، سهلةٍ، مفهومةٍ، مؤديِّةٍ للغرض، أما الشقشقة في الكلام، والخروج بعباراتٍ فيه قبح أو استقباح، أو غير ذلك، فهذا والعياذ بالله - يصدُّ ولا يأتي على المراد به من نصيحة الشخص، أو بيان المراد من دفع ضررٍ، أو جلبِ منفعة

أذكِّر بهذه الشروط الأربعة خاصةً وأنت في بدء العام، استعد لهذه الأشياء واعرفها، وتكلَّم إذا ما تكلمت مع أخيك وزميلك صديقك، جارك كذا فلان، حاول أن تستذكر هذه الشروط الأربعة، وكن منها على ذُكر، حتى لا تقع في النقص والخلل

لماذا ننبِّه على هذا يا أبنائي؟ بارك الله فيك، للحاجة الماسة إليه، ولتعلموا أن أهل العلم عندما نصُّوا على مثل هذه الآداب وهذه الشروط في مصنفاتهم، أو مؤلفاتهم لأهمية وضرورة التذكير بها، والعناية بها، إهمالها مظنة الخلل، بل هو يعني متحقِّقٌ فيمن أخل بذلك، الخلل في كلامه، والإيراد على عباراته

كم المشاكل التي في البلاد شرقًا وغربًا، بعضكم كان في بلده هذا الصيف وجاء، والبعض ما سافر، والبعض كان في بلدٍ آخر، كان، وكان، كثيرٌ منهم مشرِّقٌ ومغرِّب، ورأى لعلَّ تفويت الناس لهذه الشروط الأربعة، كم أوجد من خللٍ في مجتمعات عديدة، الطُّلاب بين أظهر المشايخ، لا نقول في بلدان بعيدة، بين أظهر هم ويقع خللٌ كثير وكبير في بعض أطروحاتهم

فحريٌ بك أن تسعى جاهدًا – بارك الله فيك – حدِّث نفسِك، إن لم تحدثها من قبل، حدِّثها الآن، واعقد العزم الآن على أن تصحِّح مسارك، وأن تقوِّم أمرك، وأن تجاهد نفسك على تصحيحها، وإلجامها، وتقويمها على السنة

قد يكون حصل شيءٌ من الارتخاء، أو التسويف، الفرصة مواتية الآن الحمد لله، أعِد، هذا ممنوع!! أحد يمنعك من هذا، يقول لك لا تصلح نفسك فيه، لا يوجد إلا شيطان من شياطين الإنس والجن، فقط، أما الرجل الصالح المصلِح لا يريد لأخيه إلا الخير، فحدِّث نفسك واعزم على التصحيح، والتزم، ما الذي يمنع؟، ما في ما يمنع – بارك الله فيك

إذًا – بارك الله فيكم – حتى لا تكثُر القلاقل، ولا تكثُر الفتن، الفتنة لا تأتي والمشاكل لا تأتي إلا من زيد، وعمرو، وفلان، وفلان، يتكلم فلان بالكلام، يلقي الكلام على عواهنه، بغير حاجة، لغير داعٍ في غير موضع، لا يتخيَّرُ الكلام الحسن، ولا ، ولا، ولا، ولا يتكلمُ بقدر الحاجة، يبدأُ القيل، يبدأُ القال، يبدأُ الرد، المردود عليه، يتكلم الناس ويكثُر المتكلمون عبر وسائل التواصل - كما يقولون - أو التقاطع، يكتب هذا، ويكتب ذياك، والكل يكتب، فتأتي المشاكل، ثم يأتي الطلاب زرافات ووحدان، ماذا نفعل؟، نريد أن نتحاكم، هم الذين بدأوا بالخصومة وبالمشاكل، لو أحسنوا استغلال أوقاتهم، وأحسنوا تطبيق شروط أهل العلم في كلامهم لأراحوا أنفسهم، وأراحوا المشايخ

فنسأل الله لنا ولكم التوفيق والسَّداد، وأن يسدِّدنا ولكم في القول والعمل، إنه جوادٌ كريم

المصدر : ​اللقاء الثامن والعشرون ​من لقاءت الجمعة
مع الشيخ الدكتور عبد الله البخاري - ​حفظه الله
 ميراث الانبياء

Cheikh Abdoullah ibn AbderRahim Al-Boukhâry - الشيخ عبدالله بن عبد الرحيم البخاري

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Tu seras avec ceux que tu auras aimé (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Tu seras avec ceux que tu auras aimé (audio-vidéo)

Question :

 

Une sœur interroge au sujet du hadith : «Tu seras avec ceux que tu auras aimé».

 

Elle demande : Comment pourrons-nous être avec les Prophètes et les martyrs que nous aimons, alors qu'ils nous ont grandement surpassés et nous sommes très loin loin d'eux dans le mérite et la valeur ?

 

Quels conseils pourriez-vous donner, qu'Allâh vous récompense ?

 

Réponse :

 

Il est rapporté authentiquement que le Prophète صلى الله عليه وسلم fut interrogé au sujet d'un homme qui aime certaines personnes mais n'accomplit pas les même actions qu'eux.

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم répondit :

 

«L'homme sera avec ceux qu'il aura aimé».

 

Être en compagnie de quelqu'un ne veut pas dire être au même niveau que lui.

 

Se retrouver avec quelqu'un implique de lui tenir compagnie, mais cela ne veut pas dire qu'ils seront au même niveau et auront la même récompense.

 

Vois-tu si je te disais qu'untel et untel se trouvent dans la même pièce. 

 

Mais l'un des deux est confortablement installé sur un canapé et on lui sert à manger des produits de luxe. 

 

Et l'autre est assis à même le sol sur une nappe et on lui sert des nourritures propres à son rang.

 

Ils sont donc tous les deux dans la même pièce mais chacun a le rang qui lui revient.

 

Ainsi, le sens du hadith est que l'homme pourra fréquenter ceux qu'il aura aimé et leur tenir compagnie mais cela ne veut aucunement dire qu'ils seront égaux dans leur degré et leur rétribution.

 

Traduit par Sami

Publié par Fawaid ala-l manhaj as-salafi

Tu seras le jour du jugement avec ceux que tu as aimé

 

D'après Anas Ibn Malik رضي الله عنه, un homme a demandé au Prophète صلى الله عليه وسلم :

 

Quand aura lieu l'Heure ?

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : «Et qu'as tu préparé pour elle ?»

L'homme a dit : Je n'ai pas préparé pour elle beaucoup de prière, de jeûne ou d'aumône mais certes j'aime Allâh et son Prophète.

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : «Tu es avec ceux que tu as aimé».

Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°6171 et Mouslim dans son Sahih n°2639

 

عن أنس بن مالك رضي الله عنه أن رجلا سأل النبي صلى الله عليه وسلم :

متى الساعة يا رسول الله ؟
قال : ما أعددت لها ؟
قال : ما أعددت لها من كثير صلاة ولا صوم ولا صدقة ولكني أحب الله ورسوله
قال النبي صلى الله عليه وسلم : أنت مع من أحببت

رواه البخاري في صحيحه رقم ٦١٧١ و مسلم في صحيحه رقم ٢٦٣٩

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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La forme de patience la plus éprouvante pour le serviteur

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

La forme de patience la plus éprouvante pour le serviteur

La difficulté d’endurer dépend de l’omniprésence de ce qui motive le serviteur à accomplir l’acte et la facilité avec laquelle il peut y avoir accès.

 

Lorsque ces deux aspects sont réunis, alors s’abstenir de commettre l’acte en question est la chose la plus éprouvante qui soit pour le serviteur endurant.

 

Si ces deux choses sont inexistantes, alors il sera aisé de patienter face à cet acte.

 

Si toutefois l’un des deux aspects est présent, ce sera à la fois aisé et éprouvant de patienter.

 

Celui donc qui n’a aucun motif l’incitant à tuer, à voler, à consommer les boissons enivrantes et à commettre toutes sortes de turpitudes, ni ne dispose facilement d’un accès à leur accomplissement, alors rien ne lui sera plus aisé que de patienter face à cela.

 

En revanche celui qui trouve des motifs l’incitant à les commettre ainsi qu’une facilité déconcertante à y avoir accès, alors pour lui, patienter sur le fait de ne pas tomber dans ces turpitudes comptera parmi les choses les plus éprouvantes pour sa personne.

 

Pour cette raison, la patience du sultan face au fait de tomber dans l’injustice, l’endurance du jeune face aux désirs charnels ainsi que la patience du riche face à l’envie de se procurer toutes sortes de délices et laisser libre cours à ses désirs ont une grande valeur auprès d’Allâh.

 

‘Ouddatou s saabiriin wa dhakhiratou ch chaakiriin - p.110

Traduit et publié par salafislam.fr

مشقة الصبر بحسب قوة الداعى إلى الفعل وسهولته على العبد فإذا اجتمع في الفعل هذان الأمرن كان الصبر عنه
أشق شىء على الصابر وان فقدا معا سهل الصبر عنه وان وجد احدهما وفقد الآخر سهل الصبر من وجه صعب من
وجه فمن لاداعى له إلى القتل والسرقة وشرب المسكر وأنواع الفواحش ولا هو سهل عليه فصبره عنه من أيسر
شيء عليه وأسهله ومن اشتد داعيه إلى ذلك وسهل عليه فعله فصبره عنه أشق شيء عليه ولهذا كان صبر السلطان
عن الظلم وصبر الشباب عن الفاحشة وحبد الغنى عن تناول اللذات والشهوات عند الله بمكان

 69 - كتاب : عدة الصابرين وذخيرة الشاكرين

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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N’interroge pas sur ce qui n’est pas encore advenu au risque d‘être éprouvé (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

N’interroge pas sur ce qui n’est pas encore advenu au risque d‘être éprouvé (audio-vidéo)

Et il est rapporté dans le hadîth que Hilal, qu’Allâh l’agréé, a interrogé le Prophète ‎صلى الله عليه وسلم avant que ne survienne l’événement désastreux, il posa au Prophète ‎صلى الله عليه وسلم une question qu’il ne lui convenait pas de poser.

 

Il dit : «Ô Messager d’Allâh, si un homme trouve son épouse avec un homme, s’il le tue, vous le tuez. Et s’il le laisse, il restera sur ce qu’il réprouve.» ou dans le sens de ses paroles.

 

Allâh l’éprouva alors : lorsqu’il rentra chez lui, il trouva un homme avec son épouse.

 

Allâh l’éprouva du fait de ses paroles.

 

Cela montre donc que la personne ne doit pas interroger sur une chose avant qu’elle ne se produise.

 

Allâh جل وعلا a dit (trad relat) :

 

{Ô les croyants ! Ne posez pas de questions sur des choses qui, si elles vous étaient divulguées, vous mécontenteraient. Et si vous posez des questions à leur sujet, pendant que le Qur’ân est révélé, elles vous seront divulguées. Allâh vous a pardonné cela. Et Allâh est Pardonneur et Indulgent}

 

Il incombe donc que la personne ne pose pas ce type de questions détestables, son salut s’y trouve.

 

S’il parle, il sera éprouvé.

 

C’est à cet effet qu’un poète dit :

 

Préserve ta langue de parler car tu en seras éprouvé

Certes, l’épreuve est sous la garde de la prononciation

 

Le musulman doit préserver sa langue et ne pas interroger sur des choses détestables avant qu’elles ne surviennent, de crainte qu’il ne soit éprouvé à travers elles.

 

Traduit et publié par cerclesciences.fr

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Publié dans Rappels - تذكر

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La conjecture (ou présomption) - التظني

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

La conjecture (ou présomption) - التظني

'AbduLlâh ibn Mas'ud رضي الله عنه a dit :

 

"La victime d'un vol ne cesse de conjecturer jusqu’à devenir pire que le voleur."

الأدب المفرد للبخاري - 289

At-tadhaniy (التَّظَنِّي) désigne le fait d'actionner la pensée/le soupçon.

 

A la base, sa forme était التَّظَنُّنُ ; le dernier ن a été remplacé par un ي.

 

C'est-a-dire que si un bien lui est dérobé, elle se met à faire fonctionner son esprit dans les soupçons : "Je crois qu'il s'agit d'un tel... Plutôt, il s'agit d'un tel autre... Oui, j'ai certes vu telle personne à cet endroit..."

 

Puis elle s'engage dans des accusations, de la médisance, de la calomnie, du colportage et d'immenses péchés jusqu’à que sa situation devienne plus grave en terme de péché commis que le péché du voleur.

 

Et nous pouvons dire ceci pour toutes les erreurs et transgressions.

 

Et a titre d'exemple : Quelqu'un peut être touché par le mauvais oeil et en souffrir dans sa personne ou dans ses biens.

 

Alors il commence à formuler ces soupçons et ces accusations : "Certes, c'est un tel ! Ou plutôt un tel ! Je connais de telle personne telle chose..."

 

Et il s'en prend à l'honneur de ses frères en portant de fausses accusations et de fausses prétentions ne reposant sur aucune preuve.

 

Il s'attaque à leur honneur par la médisance, le colportage, l'insolence (à leur encontre) et en leur causant un grand tort.

 

Sa situation se trouve être alors plus grave que la personne au mauvais oeil qui l'a jalousé ou touché avec le mauvais oeil.

 

Traduit par Oum Suhayl

Publié par 3ilmchar3i.net

التَّظَنِّي

قال عبد الله بن مسعود رضي الله عنه

«مَا يَزَالُ الْمَسْرُوقُ مِنْهُ يَتَظَنَّى حَتَّى يَصِيرَ أَعْظَمَ مِنَ السَّارِقِ»

الأدب المفرد للبخاري - 289

التَّظَنِّي إعمال الظن، أصلها التَّظَنُّنُ أُبدلت النون الأخيرة ياءً، أي أنه إذا سرق منه متاع يبدأ يُعمل فكره في الظنون "أعتقد أنه فلان ، بل إنه فلان ، نعم لقد رأيت فلانا في ذلك المكان" ، ثم يدخل في تُهم وغيبة ووقيعة ونميمة وآثام عظيمة ، حتى إن حاله لتصبح أعظمَ إثما من إثم السارق . وقُل مثل ذلك في سائر الأخطاء والمخالفات . وعلى سبيل المثال : قد يصاب المرء بالعين فيتضرر إما في بدنه أو في بعض ممتلكاته فيبدأ في هذه الظنون والتهم : "إنه فلان ، بل هو فلان ، إنني أعرف من فلانٍ كذا" ، ويخوض في أعراض إخوانه تُهمًا باطلة ودعاوى زائفة لا تقوم على دليل ، يخوض في أعراضهم غيبةً ونميمةً واستطالةً وأذًى عظيما ؛ فتكون حاله أشدَّ حالًا من العائن الذي حسده أو أصابه بالعين

 

Cheikh 'Abder Razzâq Ibn Abdelmohsin Al 'Abbâd Al Badr -  الشيخ عبد الرزاق بن عبد المحسن العباد البدر

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Le jugement pour l'homme de prier en marcel

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Le jugement pour l'homme de prier en marcel

Question :

 

Certaines personnes disent que la prière en marcel n'est pas permise.

 

Est-ce juste ?

 

Réponse :

 

Ceci n'est pas juste car la 3awra de l'homme, durant la prière, se situe entre son nombril et son genou.

 

Donc, son torse, son dos et ses épaules ne font pas partie de la 3awra.

 

Et il fut rapporté d'une manière authentique que Jaabir, fils de 'Abdillâh - qu'Allâh les agréé - avait prié, après avoir posé sa cape sur un porte-manteau, en pagne.

 

Et certaines personnes le réprouvèrent en disant: «Pourquoi as-tu fait cela ?».

Il répondit: «Je l'ai fait pour qu'un idiot comme toi le voit»

Rapporté par l'imam Ahmed. 

 

Et ceci est une preuve que ce genre de choses est permis bien que le mieux soit de couvrir les épaules, conformément à la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم dans le hadith d'Abi Houreyrah (qu'Allâh l'agréé) :

 

«Que l'un d'entre vous ne prie pas dans un unique vêtement en n'ayant, de lui, rien sur ses épaules»

Rapporté par al Boukhariy. 

 

Ceci est donc meilleur. 

 

Quant au fait (de dire) que la prière n'est pas valable, alors ceci n'est pas juste.

 

Et le mot «chay'» [1], dans le hadith, est un mot indéfini (mentionné) sous la forme négative qui inclut donc une chose même son peu.

 

[1] : Qui signifie dans ce contexte rien/ aucune chose. 

 

Majmou3 al fataawaa, 12/266. 

Traduit et publié par l'équipe al Miirath - @al_miirath

‎بعض الناس يقول : إن الصلاة في الفنيلة العلاقية لا تجوز فهل هذا صحيح ؟

فأجاب قائلاً : هذا ليس صحيح، لأن عورة الرجل ما بين سرته وركبته في الصلاة، فصدره وظهره وكتفه ليس من العورة، وقد صح عن جابر بن عبد الله رضي الله عنهما أنه صلى ووضع رداءه على المشجب وصلى بإزار، وأنكر عليه بعض الناس لم فعلت هذا؟ قال

 فعلته ليراه أحمق مثلك

أخرجه الإمام أحمد

وهذا دليل على أن مثل هذا جائز، لكن الأفضل أن يستر منكبيه لقول النبي صلي الله عليه وسلم في حديث أبي هريرة

لا يصلين أحدكم في الثوب الواحد ليس على عاتقه منه شيء

أخرجه البخاري

فهذا أفضل، أما أنها لا تصح الصلاة فليس بصحيح

‎وكلمة " شيء" في الحديث نكرة في سياق النفي فتعم الشيء ولو كان يسيراً

‎مجموع فتاوى الشيخ ابن عثيمين رحمه الله ج12 ص266

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Publié dans Prière - الصلاة

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