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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 20:16
La place du comportement dans la voie salafi (audio-vidéo)

Question :

 

Qu'Allâh soit bienfaisant envers vous.

 

Avez-vous un conseil à adresser aux jeunes salafi qui ont été éprouvés par le mauvais comportement de certains frères ?

 

Réponse :

 

Je pense que cela est une affaire importante, d'une importance extrême.

 

La jeunesse salafi, il faut impérativement qu'elle comprenne que la salafiyya n'est pas simplement une apparence.

 

Ni une pensée que la personne porte.

 

Ni (simplement) une croyance et une conception dans son cœur et sa raison.

 

Sans toutefois qu'apparaissent les fruits de cela dans ses comportements, dans ses oeuvres et dans son apparence.

 

Ceci est une erreur flagrante.

 

Et nous, en jugeant à partir de notre connaissance de beaucoup de nos frères de beaucoup d'horizon de cette chère nation qui est la nôtre, nous souffrons beaucoup à cause de cela.

 

C'est-à-dire que nos comportements ne sont pas au niveau requis.

 

Et notre prêche a certes besoin de progresser vers l'avant, et d'attirer les gens, et de se propager entre eux, car nous avons la certitude que nous portons le bien et la vérité éclatante par laquelle la communauté pourra sortir de son sommeil, de ses ténèbres et de son égarement.

 

C'est donc pour cela qu'il faut que nous fassions parvenir cette vérité aux gens du meilleur des moyens, et par le chemin le plus simple.

 

Et c'est pour cela que le salafi parmi nous doit prendre garde, puis il prenne encore garde au fait d'être la cause de la fuite des gens de la voie : As-salafiyya.

 

Car le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Il y a certes parmi vous (des personnes) qui font fuir."

 

Alors prends garde à être l'un de ceux qui font fuir !

 

Il faut impérativement que ta devise soit en concordance avec ce qu'a ordonné le prophète صلى الله عليه وسلم.

 

Quand il envoyait des précheurs, que leur disait-il صلى الله عليه وسلم ?

 

"Facilitez et ne compliquez pas, annoncez la bonne nouvelle et ne faites pas fuir".

 

Et quand vous divergez, qu'a-t-il dit صلى الله عليه وسلم ?

 

"Obéissez l'un à l'autre".

 

Il est donc impératif que la facilitation soit apparente dans nos comportements et dans notre parole et dans notre manière de nous comporter avec les gens.

 

Car c'est la douceur qui réforme les gens.

 

Et le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Certes, Allâh est doux et il aime la douceur en toute chose".

 

Et le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"La douceur n'a pas été dans une chose sans l'embellir et elle n'a pas été retirée d'une chose sans l'enlaidir."

 

Il nous faut impérativement améliorer nos comportements. 

 

Car les bons comportements sont la religion, c'est la religion !

 

Ibn Al-Qayyim رحمه الله تعالى a dit :

 

"Le comportement est la religion entière."

 

Et il dit :

 

"Quiconque t'a surpassé dans le comportement, il t'a surpassé dans la religion."

 

C'est-à-dire qu'il est impossible qu'une personne vienne et dise qu'elle observe la pratique religieuse, qu'elle observe correctement (la religion) et qu'elle est droite, alors que ses comportements sont mauvais, cela n'existe pas !

 

Celui qui est religieux et droit, et qui prétend qu'il avance conformément à la méthodologie des salafs et (conformément) à la Sounnah du maître des envoyés, il faut impérativement qu'il soit doté de bons comportements.

 

Car le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Les croyants ayant la foi la plus parfaite sont ceux qui possèdent le meilleur caractère."

 

Et il a dit صلى الله عليه وسلم :

 

"Ceux qui seront les plus proches de moi le jour du jugement sont ceux d'entre vous qui possèdent les meilleurs comportements."

 

Ces ahadith nous sont destinés ! 

 

Il est impératif que nous les observions fermement : C'est-à-dire que nous trouvons très étrange un frère, dont il est probable que l'apparence soit salafi et qu'il soit droit, mais tu ne peux quasiment pas trouver un sourire apparaître sur son visage !

 

Alors que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Ne méprise rien du bien ! Ne serait-ce que de rencontrer ton frère avec un visage avenant."

 

Cela ne te charge de rien !

 

Mets de la réjouissance sur ton visage !

 

Laisse les gens, quand ils te voient et te regardent ils ressentent une sérénité et ils ont plaisir à te voir !

 

Un sourire !

 

Il ne charge de rien du tout.

 

Tu n'es pas chargé !

 

Tu en es récompensé.

 

Tu atteins, par son biais, un salaire auprès d'Allâh عز وجل tu pénètres dans le cœur d'autrui.

 

Et il nous est demandé de nous faire aimer des autres, il nous est demandé de nous faire aimer des autres : Il nous est demandé (d'agir) de sorte que les autres nous aiment.

 

Ce n'est pas obligé qu'ils nous détestent !

 

Car certains gens te disent : "Moi je ne tiens pas compte de lui !"

 

Si !

 

Il t'est demandé à ce qu'il t'aime, et que tu te fasses aimer de lui.

 

C'est pourquoi, comprenez-moi (prêtez votre attention) : Quand un homme est entré chez lui, le Prophète صلى الله عليه وسلم dit à Aïcha رضي الله عنها lorsqu'il le vit, il dit :

 

"Quel mauvais frère de tribu !".

Puis il entra chez lui et Aïcha رضي الله عنها a alors dit :
"Il l'accueillit alors avec son visage, d'une manière telle qu'il aurait un statut (élevé) auprès de lui."
Elle trouva cela étrange : Il lui parla d'une parole douce et agréable comme si cet homme faisait partie des gens préférés du Prophète صلى الله عليه وسلم.
Quand l'homme sortit, elle questionna le prophète صلى الله عليه وسلم à ce sujet :
"Comment dis-tu à son propos : "Quel mauvais frère de la tribu !" Puis quand il entre tu lui parles et montres un plaisir (à t'entretenir avec lui)."
Il dit alors :

"Ô Aïcha, répondit le Prophète صلى الله عليه وسلم, le pire des gens auprès d'Allâh le jour du jugement est celui que les gens délaissent pour éviter son mal."

 

Il faut impérativement que nous rencontrions les gens avec un beau visage.

 

Et c'est pour cela que 'Amr Ibn Al-'Ass quand il questionna le Prophète صلى الله عليه وسلم :

 

"Quelle est la personne la plus aimée auprès de toi ?"

 

Quand il vit que le Prophète صلى الله عليه وسلم se comportait avec lui d'un comportement qui laissait penser qu'il faisait partie des gens les plus aimés auprès de lui.
 

C'est alors qu'après l'avoir questionné, il comprit qu'il n'était pas (le plus aimé), ils suivent un ordre : Abou Bakr puis 'Omar jusqu'à... il s'est arrêté à cette limite.
 

Voilà ce qui est demandé. 
 

Il nous est demandé d'adopter un bon comportement avec les gens :
 

Que nous souriions à leurs visages,
Que nous leur adressions le salut,
Que nous faisions preuve de douceur à leur égard,
Et que nous leur commandions avec douceur.

 

Comme le disait l'Imam Al-Albani رحمه الله, une parole qu'il disait à ses élèves :
 

"Certes cette vérité est lourde."
 

La vérité, le prêche que vous portez, il s'y trouve une lourdeur...
 

Pourquoi une lourdeur ?
 

Car les passions et les ambiguïtés se sont accrues et elles ont éloigné les gens de la religion et de la pratique religieuse ainsi que la connaissance de la Sounnah.
 

Il a dit :
 

"Alors, ne lui rajoutez pas de la lourdeur par vos mauvais comportements ! "
 

Alors n'alourdissons pas cette vérité avec nos comportements !
 

Il nous incombe de nous adoucir, et que nos comportements soient bons et beaux afin qu'Allâh nous agrée, afin que nous concrétisions pour notre prêche la propagation, l'atteinte des endroits de la terre les plus éloignés et  (l'atteinte) du plus grand nombre d'êtres humains.

Car le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit dans le hadith authentique comme dans le mousnad de l'Imam Ahmed et autres :
 

"Certes celui qui est facile (sociable), calme et doux, proche des gens, Allâh l'interdit à l'enfer."
 

De la même façon il nous est obligatoire d'être calmes, doux et faciles à vivre avec les gens. 
 

Et Allâh Le Très-Haut est plus savant.

 

Retranscription par une soeur de l'équipe du site 3ilmchar3i.net

Traduit et publié par La da'wah des mashaykh d'Algérie en langue française : @MashaykhDZ

Cheikh Toufiq 'Amrouni - الشيخ توفيق عمروني

 

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Comportement - أخلاق و آداب
1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 20:15
Demandez sans cesse la guidée !

Tu as besoin de guidée, (même) si tu étais le plus pieux des gens et (même) si tu étais le plus savants des gens...

 

(Tu as besoin) de la guidée d'Allâh jusqu'à ta mort !

 

Madjmou3 Al Fatâwa 158/7, chapitre "les comportements islamiques" (Dar al-qâssim)

 Traduit et publié par cerclesciences.fr

فأنت في حاجة إلى الهداية ولو كنت أتقى الناس ولو كنت أعلم الناس ، أنت في حاجة إلى الهداية حتى تموت

الشيخ ابن باز رحمه الله

مجموع الفتاوى 158/7 باب: الأخلاق الإسلامية

(دار القاسم للنشر)

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Expression - التعبير
1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 20:14
La hijra ?... Oui, mais pas que... (vidéo)

Ô frères, la hijra est désignée en islâm par l’abandon de l’endroit et l’abandon de l’action.

 

Elle est désignée par l’abandon d’un endroit, et la plus immense en cela est la hijra par l’émigration d’une terre de mécréance vers une terre d’Islâm.

 

Et c’est cela le sens de la hijra lorsque le terme est dit de manière générale.

 

Et les gens divergent sur la hijra quant à leurs buts.

 

Parmi les gens, celui qui vise par sa hijra le Visage d’Allâh : Il émigre alors du pays de mécréance vers le pays des musulmans afin d’établir sa religion.

 

Et c’est celui-ci qui aura réussit d’une grande réussite.

 

Et parmi les gens, celui qui émigre pour la dounia : Par exemple, il n’a pas trouvé de travail dans le pays mécréant et il sait que dans le pays musulman, il y a du travail alors il émigra vers le pays musulman pour le travail.

 

Ou il voulut épouser une femme, qui ne viendrait pas à lui en pays mécréant, il alla alors à elle en pays musulman afin de l’épouser.

 

Et celui-ci n’aura (de son action) que son intention et il ne sera pas (compté) parmi ceux qui ont émigré vers Allâh سبحانه و تعالى.

 

Et la hijra Ô frères, il nous incombe de connaître ses règles, car elle perdurera jusqu’à l’arrivée de l’Heure.

 

Sur la hijra, les gens se divisent en groupes : Si la personne qui s’est établie en pays mécréant ne peut pas établir sa religion, et ne peut pas extérioriser sa religion et qu’il a la capacité d’émigrer vers les pays musulmans alors il est pour lui une obligation individuelle d’émigrer vers les pays musulmans.

 

Et si la personne peut établir sa religion en pays mécréant et qu’il peut extérioriser sa religion en pays mécréant et qu’il a la capacité à émigrer alors il lui est moustahab d’émigrer afin d’augmenter le nombre de musulmans et ne pas augmenter le nombre de mécréants.

 

Et si la personne peut extérioriser sa religion en pays mécréant, et qu’il peut établir sa religion en pays mécréant et qu’il a la capacité à émigrer mais que son installation en pays mécréant contient un bénéfice aux musulmans, comme être un enseignant ou un initiateur pour eux vers le bien, et que s’il les quittait, les musulmans seraient perdus car il n’y a pas d’étudiant en sciences parmi eux, alors celui-ci il lui est moustahab de rester.

 

Car l’intérêt quant au fait qu’il reste est plus grand que l’intérêt à ce qu’il parte.

 

Et si la personne n’est pas capable d’extérioriser sa religion dans le pays des mécréants et qu’il ne peut pas établir sa religion dans le pays des mécréants mais qu’il est incapable d’émigrer, il ne peut pas émigrer soit à cause de son état comme être malade et qu’il ne peut pas voyager ou car il ne trouve pas de pays afin d’y émigrer.

 

Il veut émigrer mais il ne trouve pas de pays afin d’y émigrer. Alors sur eux, l’obligation de la hijra tombe les concernant car la règle de la Législation est que l’obligation tombe devant l’incapacité selon la Parole d’Allâh عز و جل (traduction rapprochée) :

 

{craignez donc Allâh autant que vous pouvez}

 

Et la Parole d’Allâh عز و جل (traduction rapprochée) :

 

{Allâh n'impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité}

 

Donc si l’affaire n’est pas dans la capacité de la personne, il n’en est pas imposé par la Grâce d’Allâh.

 

Cela est ce qui concerne la hijra de l’endroit.

 

Et on peut me dire : «Que dis-tu alors de la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم : «Pas de hijra après la conquête (de Mekka)» ? Cela signifie-t-il que la hijra n’est plus ? ».  

 

Je réponds : Il n’y a pas de problème ici car ce qui est voulu est qu’il n’y a plus de hijra de Mekka vers Médine après la conquête.

 

Pourquoi ?

 

Car Mekka est devenu terre pour les musulmans.

 

Pourquoi ?

 

Car certains musulmans, après la conquête de Mekka s’étant convertis, ils ont voulu obtenir le bienfait de la hijra et ils voulaient émigrer vers Médine.

 

Alors le Prophète صلى الله عليه وسلم dit :

 

«Pas de hijra après la conquête (de Mekka)… »

 

Car la hijra est le fait de se déplacer d’un pays de mécréance vers un pays de l’Islâm et Mekka était désormais contrée musulmane.

 

(traduction rapprochée)

 

{… Mais, il y a un jihâd et une intention}

 

C’est-à-dire que l’intention vous suffit.

 

Et l’intention dans la hijra vous suffit si Allâh le veut.

 

Et cela est ce que nous montrerons si Allâh le veut (quand on abordera) ce qui est en lien avec ce que récolte la personne selon l’intention car l’empreinte de l’intention est très grande !

 

Tu peux récolter la récompense de l’action par ta seule intention et ce même si tu n’as pas agi.

 

Et ceci est ce que nous éclaircirons si Allâh le veut lors de notre prochain cours.

 

Quant à la hijra des actions Ô frères bénis, son sens en est que tu quittes la désobéissance d’Allâh pour l’obéissance d’Allâh.

 

Et cela comporte deux états :

 

Le 1er cas est que le musulman tombe dans la désobéissance puis il délaisse cette désobéissance.

 

Et il l’abandonne pour (se diriger) vers l’obéissance à Allâh.

 

Et cela fait partie de la hijra.

 

Le 2nd cas est que la personne n’était pas tombée dans la désobéissance mais il l’abandonna afin de s’en éloigner.

 

Et celui-ci est un émigrant dans le Sentier d’Allâh comme l’a dit le Prophète صلى الله عليه وسلم :

 

« et l’émigrant est celui qui abandonne ce qu’Allâh a interdit ».

 

Il t’incombe donc Ô musulman, si tu étais sur une désobéissance, d’émigrer vers l’obéissance d’Allâh.

 

Et il t’incombe Ô musulman d’émigrer toujours vers l’obéissance d’Allâh.

 

En cela, il y a un bien énorme pour toi et en cela il y un énorme succès pour toi.

 

 Traduit par دورة العلوم - Le cercle des sciences - telegram.me/cercle_sciences

Cheikh Souleyman Ben Salîm Allâh Ar-Ruheylî - الشيخ سليمان بن سليم الله الرحيلي

 

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Emigration - الهجرة
1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 20:12
Ne pas intervenir dans les sujets généraux qui ont lieu entre savants

Moi je conseille toujours aux étudiants de ne pas intervenir dans les sujets généraux qui ont lieu entre les savants et les grands étudiants en science.

 

Il n’intervient pas dans cela jusqu’à ce que l’affaire devienne claire !

 

Et que l’étudiant en science ancre dans son esprit le suivi des gens de science et il ne doit pas diverger avec eux, et que ce sont des gens de conseil et de réforme.

 

Il ne convient pas au demandeur de science lorsque survient un problème, et qu’il s’agit de prendre et de délaisser dans certaines questions, d’intervenir par une parole qui mène à la division des jeunes : Ce groupe est avec ce savant et ce groupe est avec cet étudiant...

 

Ceci n’est pas correct !

 

Il incombe à l’étudiant en science d'ancrer dans son esprit le fait de bannir cette chose et qu’il fasse que sa voie de base soit la quête de la science légiférée à partir du Livre d’Allâh, de la sounnah du Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم et il s’accroche aux grandes personnes de science.

 

Il s’accroche aux grandes personnes de science et il prend d’eux.

 

Quant au fait qu’il occupe sa personne par des voies annexes (différentes de la voie principale) alors il :

 

-risque de ne pas arriver à son aspiration.
-risque de se détourner du droit chemin.
-devient fanatique,

 

Et si le fanatisme entre, le suivi aveugle entre.

 

Et le suivi de ceux-ci et de ceux-là entre et ça pose problème..

 

C’est pour cela qu’il incombe à l’étudiant en science d’ancrer en son esprit le fait de bannir ce genre de problèmes et ce genre de choses et il doit suivre les gens de science connus car ils sont des gens de la sounnah et du consensus.

 

Et s’il arrive une affaire dans laquelle la vérité n’est pas apparue clairement, il attend que les choses s’éclaircissent et il n’empreinte pas le chemin du fanatisme ni le chemin du suivi aveugle.

 

Je demande à Allâh la réussite à tous.

 

De la page Facebook personnelle de Cheikh

 Publié par le groupe de traductions et rappels Cheikh Fawaz Al Madkhali

 

أنا أنصح دائماً طلاب العلم أن لا يتدخّلوا في المسائل العامّة التي تحصل بين العلماء وطلاب العلم الكبار

لا يتدخل في ذلك حتى تنجلي المسألة
ويوطن طالب العلم نفسه على إتباع أهل العلم و لا يخالفهم، وأنهم أهل نصيحة وإصلاح
و لا ينبغي لطالب العلم إذا حصلت مشكلة، وصار أخذ وردّ في بعض المسائل أن يتدخل بكلام يؤدي إلى تقسيم الشباب، هذا حزب مع هذا العالم، وهذا حزب مع هذا الطالب
هذا لا يصلح
ينبغي لطالب العلم أن يوطّن نفسه أن ينأى بنفسه عن هذا الباب وأن يجعل طريقته الأصلي : طلب العلم الشرعي من كتاب الله ومن سنة رسول الله - صلى الله عليه وسلم - ويلزم أهل العلم الكبار
يلزم أهل العلم الكبار ويأخذ منهم أمّا أن يشغل نفسه ببنيّات الطريق فإنه
 يوشك أن لا يصل إلى بغيته
ويوشك أن ينحرف عن الجادّة
ويتعصّب فإذا دخل التعصّب
ودخل التقليد
ودخلت المتابعة لهؤلاء وهؤلاء حصلت المشكلة
ولذلك ينبغي أن يوطّن طالب العلم نفسه أن
ينأى بنفسه عن مثل هذه المشاكل وعن مثل هذه الأمور ويكون تابعاً لأهل العلم المعروفين لأنهم من أهل السنة والجماعة
وإذا حصلت مسألة لم يتضح فيها الحق، ينتظر على ما تنجلي به ولا يسلك مسلك التعصّب ولا مسلك التقليد أسأل الله التوفيق للجميع

Cheikh Mohammad Ibn 'Omar Ibn Sâlim Bâzmoul - الشيخ محمد بن عمر بن سالم بازمول

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Méthodologie - المنهجية
1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 20:11
Celui qui désire éteindre la lumière de cette branche scientifique (الجرح والتعديل)...

Celui qui désire éteindre la lumière de cette branche scientifique (la critique et l'éloge), pour l'intérêt de son hizb (parti/secte) ou par peur pour ses bien-aimés parmi les critiqués (majrouhine), alors il s'est égaré et a égaré, il a fait son malheur et celui des autres.

 

Tassnifou a-nãssi page 42

✅ Traduit par Abdelmalik Abou Adam - @lesreperesdelasunnah


فمن رام أن يطفئ نور هذا الفن لخاطر حزبه أو خوفا على محبوبيه المجروحين فقد ضل وأضل وشقي وأشقى
تصنيف الناس ص٤٢

 

 

Cheikh 'Abdas Salam Ibn Barjass - الشيخ عبد السلام بن برجس آل عبد الكريم

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Méthodologie - المنهجية
1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 20:11
Les effets néfastes de la cigarette (audio)

  

Ô vous les croyants, serviteurs d'Allah, craignez Allah Le Très Haut et redoublez de prudence à Son égard, à la manière de celui qui sait que son Seigneur l'entend et le voit.

 

La crainte pieuse d'Allah, glorifié et Exalté, c'est agir dans l’obéissance d'Allah selon une lumière venant d'Allah en espérant la récompense d'Allah, et c'est également abandonner la désobéissance d'Allah selon une lumière venant d'Allah par crainte du châtiment d'Allah.

 

Serviteur d'Allah, nous allons nous arrêter sur une pratique.

 

Un mal, une mauvaise habitude et un acte blâmable, auquel beaucoup de personnes s'adonnent.

 

Elle nuit à leur corps, consume leur argent, et se répercute sur leur santé, leur raison et leur intellect.

 

Les jours se succèdent, les mois et les années passent, et ils ne cessent d'en témoigner, préjudices après préjudices.

 

Malgré cela, ils s'obstinent et persistent dans cette pratique.

 

Serviteur d'Allah, notre sujet est la cigarette, et qui te dira ce qu'est la cigarette !

 

C'est un grave préjudice et un venin empoisonné, une maladie mortelle et un mal répandu.

 

Les personnes qui fument sont plus connaisseurs de ces sens, car ils ne cessent d'être en souffrance et en difficulté à cause de cette mauvaise pratique.

 

Son mal de cesse de croître, jour après jour, époque après époque, et malgré cela elle ne cesse d'être consommée !

 

Serviteurs d'Allah, les bienfaits d'Allah sur nous, communauté de l'Islam, de par cette sublime religion, est que c'est une religion grandiose et bénie, venue pour préserver la raison des gens, leur corps, leurs biens, et leur religiosité, alors que le fait de fumer est préjudiciable sous tout ces angles.

 

Le fait de fumer entraîne divers préjudices, que les savants ont démontrés dans beaucoup de livres bénéfiques et épîtres profitables, dans lesquelles ils avertissent l'insouciant, apprennent à l'ignorant et éclairent le clairvoyant.

 

Serviteurs d'Allah, celui qui médite les règles de la législation ainsi que les preuves du Livre et de la Sounnah, ne peut douter ni même ignorer le caractère illicite du fait de fumer, ni du fait que ce soit un énorme préjudice et un péché.

 

Il incombe à tout fumeur de craindre Allah, glorifié et exalté, de se repentir et de s'en éloigner, d'un éloignement sans retour.

 

Allah, béni et élevé soit-Il, dit (traduction rapprochée) :

 

{leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises } s7 v157

 

Et la cigarette, d'après ce que l'on constate des fumeurs, est une mauvaise chose et non une bonne chose.

 

La cigarette, serviteurs d'Allah est un assassin qui opère lentement et progressivement.

 

Les statistiques montrent que la 1ère cause de mortalité au monde est la cigarette.

 

Un million cinq cent personnes en meurent chaque année.

 

Allah, béni et élevé soit-il, dit dans Son Noble Livre (traduction rapprochée) :

 

{Et ne vous tuez pas vous-mêmes. Allah, en vérité, est Miséricordieux envers vous} s4 v29

 

Et Il dit (traduction rapprochée) :

 

{Et ne vous jetez pas par vos propres mains dans la destruction. Et faites le bien. Car Allah aime les bienfaisants} s3 v195

 

Et il ne fait aucun doute que le fumeur se jette dans la destruction ; Et quelle destruction : destruction sanitaire, financière et corporelle, mais [il cause également la destruction] aussi au sein de ses proches, ses enfants et toutes les personnes qui l'entourent.

 

Serviteurs d'Allah, parmi les règles importantes de la législation, ce qui nous est rapporté dans le hadith du Prophète صلى الله عليه وسلم, dans lequel il dit :

 

«Ne vous causez pas du tort à vous même, et n'en causez pas aux autres».

 

La cigarette est en totale contradiction avec cette règle essentielle, et elle est, dans son entièreté, un mal, qui ne contient aucun bienfait.

 

Lorsqu'Allah, interdit le vin dans Son Noble Livre, Il dit [au sujet du vin] :

 

{mais dans les deux, le péché est plus grand que le bénéfice} s2 v219

 

alors que la cigarette n'a absolument aucun bienfait.

 

Elle est plutôt un mal dans sa totalité [et est donc à plus forte raison interdite].

 

Serviteurs d'Allah, le fait de fumer est un gaspillage d'argent.

 

Un fumeur de plus de soixante-dix ans, ayant passé une longue période de sa vie à fumer, s'est mis à compter la somme approximative dépensée dans l'achat de cigarettes.

 

Elle représentait environ 70 000 riyals (soit 14 000€).

 

Et notre Prophète صلى الله عليه وسلم dit :

 

«Le jour du jugement, les pieds d'un serviteur ne bougeront pas tant qu'il n'aura pas été interrogé sur 4 choses: ... sur son argent d'où l'a t-il gagné et comment l'a t-il dépensé ?».

 

Quelle sera la réponse du fumeur lorsqu'il sera interrogé sur l'argent dépensée pour acheter des cigarettes ?

 

Et le Prophète صلى الله عليه وسلم a interdit les on-dit, le fait de trop poser de question et de gaspiller les biens.

 

Il ne fait absolument aucun doute que le fait de fumer est un gaspillage d'argent.

 

Serviteurs d'Allah, il est obligatoire pour le musulman de craindre Allah en sa propre personne, dans ses biens, dans sa raison et dans sa religion.

 

Il lui incombe de préserver intégralement ces choses et de se prémunir avec force, de tout gaspillage et dilapidation.

 

Où vont toutes ses grandes sommes d'argent dépensées dans l'achat de cigarettes ?

 

Quelles sont ces entreprises qui les produisent ?

 

La plus grande partie de ses entreprises, si ce n'est toutes, sont des entreprises juives.

 

Quelle grande perte vers laquelle se dirige le fumeur, notamment avec les dégâts causés sur ses biens, sa santé, son corps, et en renforçant ces entreprises en leur faisant engranger d'importants bénéfices.

 

Serviteurs d'Allah, j'ai lu dans un rapport d'un médecin, une histoire étonnante concernant le poumon d'un fumeur.

 

Dans ce rapport, le médecin rapporte qu'il a demandé à un fumeur d'expirer la fumée d'une cigarette dans une bouteille blanche.

 

Il n'avait pas encore fini de tout expirer que la couleur de la bouteille avait déjà changée.

 

Il a expliqué que ce changement de couleur causé par cette expiration de fumée qui s'est propagée à l’intérieur de la bouteille dans laquelle il a soufflé, est à plus faible mesure, à l'image de ce qui se produit dans les poumons du fumeur.

 

Ainsi, les médecins conseillers, confirment que le fait de fumer est un mal total et porte préjudice à la santé ; la bouche, la gorge, les poumons, le sang... et est la cause de bon nombre de maux.

 

Avant cela, les savants du Livre d'Allah et de la Sounnah du Messager d'Allah, ainsi que les gens de sciences et ceux qui sont doués de perspicacité dans la religion d'Allah, ont opté à l'unanimité, pour l'interdiction du fait de fumer, sur le fait que c'est un délit et un péché.

 

Serviteurs d'Allah, ne craignons-nous pas Allah, béni et élevé soit-Il !

 

Que celui qui est éprouvé par ce mal s'empresse et accoure vers le repentir à Allah, et qu'il abandonne ce mal sans y retourner.

 

Ainsi, alors que nous somme dans ce noble endroit, nous nous dirigeons tous vers Allah, et nous lui demandons par Ses noms parfaits et Ses attributs sublimes, en étant sincère dans nos demandes à notre Seigneur qu'Il aide nos frères qui sont éprouvés par la cigarettes à arrêter et qu'Il les éloigne de son mal et qu'ils l'abandonne sans jamais y retourner.

 

Il est certes celui qui exauce les invocations.

 

Il est celui en qui nous avons espoir et Il est notre Garant et quel bon Protecteur Il est.

 

Toutes les louanges appartiennent à Allah, celui dont la bonté est immense, la gratitude, la générosité et la faveur sont larges.

 

Et j'atteste qu'il n'y aucune divinité digne d'être adorée, seule, sans associé, en dehors d'Allah. Et j'atteste que Mohammed et son serviteur et Messager, que les éloges et le salut d'Allah soient sur lui, ainsi que sur sa famille et tous ses compagnons.

 

Ceci étant: serviteurs d'Allah, craignez Allah.

 

Serviteurs d'Allah, ceci un est appel lancé au nom de toute personne jalouse et conseiller, et cet appel est lancé en direction de tout consommateur, vendeur et acheteur de cigarettes.

 

Nous leur disons: Craignez Allah.

 

J'attire votre attention sur le fait que tout ce qui vient d'être évoqué concernant la cigarette est valable pour la chicha qui est plus grave encore, plus néfaste et plus dangereuse.

 

Craignons-donc Allah, serviteurs d'Allah, et redoublons de prudence à Son égard, en secret et en public.

 

Sermon du 25-5-1429 H.

traduit par 3ilmnafi3.over-blog.com

 

أضرار التدخين

أما بعد معاشر المؤمنين عباد الله : اتقوا الله تعالى وراقبوه مراقبة من يعلم أنّ ربَّه يسمعه ويراه . وتقوى الله جلّ وعلا: عملٌ بطاعة الله على نورٍ من الله رجاء ثواب الله ، وتركٌ لمعصية الله على نورٍ من الله خيفة عذاب الله

عباد الله : هذه وقفة مع ممارسة خاطئة وعادة سيئة وفعلة آثمة وقع فيها كثير من الناس أضرَّت بأبدانهم وأتلفت أموالهم وأثّرت على صحتهم وعقولهم وأفكارهم ، ولا يزالون مع مرِّ الأيام وانصرام الشهور والأعوام وهم يشاهدون الأضرار تلو الأضرار لا يزالون مع ذلك مصرِّين على تلك الممارسة مستديمين على تلك العادة

الحديث - عباد الله - عن التدخين وما أدراك ما التدخين !! تلكم الآفة الخطيرة والسم الزُّعاف والمرض الفتّاك والشر المستطير ، وهذه المعاني أعلم الناس بها وأدراهم بها من يمارس التدخين ؛ لأنه لا يزال في معاناة وشدّة من هذه الممارسة السيئة ، لا يزال يجني أضرارها يوماً بعد يوم وزماناً بعد زمان ومع ذلك لا يزال ممارساً لها

عباد الله : إنَّ منّة الله علينا أمّة الإسلام بهذا الدِّين العظيم أنه دين عظيم مبارك جاء ليحفظ عقول الناس ، ويحفظ أبدانهم ، ويحفظ أموالهم ، ويحفظ أديانهم ؛ والتدخين مضر بهذا كلّه - عباد الله - أضراراً متفاوتة بيّنها العلماء في كتب نافعة ورسائل مفيدة فيها تنبيهٌ للغافل وتعليمٌ للجاهل وتبصيرٌ للمستبصر

عباد الله : إنّ من يتأمَّل قواعد الشريعة ودلائل الكتاب والسنة لا يشك ولا يرتاب في حرمة التدخين وأنه آفة خطيرة وذنب يجب على كلِّ مدخن أن يتقي الله عزَّ وجل بالتوبة منه والبعد عنه وتركه إلى غير رجعة . يقول الله تبارك وتعالى مبيناً ما جاءت هذه الشريعة محمَّلة به بما بعث به رسوله ومصطفاه صلى الله عليه وسلم يقول الله تبارك وتعالى : { وَيُحِلُّ لَهُمُ الطَّيِّبَاتِ وَيُحَرِّمُ عَلَيْهِمُ الْخَبَآئِثَ } [الأعراف:157] والدّخان بشهادة كلِّ مدخن خبيث و ليس بطيب

الدّخان - عباد الله - قاتلٌ للنفوس قتلا بطيئاً ومتدرّجاً ، وقد قرأت في بعض الإحصائيات أنّ معظم وفيات العالم بسبب التدخين ، وجاء في بعض الإحصائيات أن أكثر من مليون وخمس مئة نفس تموت سنوياً بسبب التدخين والله تبارك وتعالى يقول في كتابه:{ وَلاَ تَقْتُلُواْ أَنفُسَكُمْ إِنَّ اللّهَ كَانَ بِكُمْ رَحِيماً } [النساء:29] ويقول جلّ وعلا : { وَلاَ تُلْقُواْ بِأَيْدِيكُمْ إِلَى التَّهْلُكَةِ وَأَحْسِنُوَاْ إِنَّ اللّهَ يُحِبُّ الْمُحْسِنِينَ } [البقرة:195] وما من ريب أنّ المدخن بتدخينه ملقٍ بنفسه إلى التهلكة ؛ تهلكة أيما تهلكة ! في صحته وفي ماله وفي بدنه وفي أهله وفي ولده وفيمن هو بجانبه

عباد الله : من قواعد الشريعة العظام ما جاء في حديث النبي عليه الصلاة والسلام حيث قال : ((لَا ضَرَرَ وَلَا ضِرَارَ)) والدُّخان يتنافى كلّ المنافاة مع هذه القاعدة العظيمة ، فالدّخان ضرر كلّه وليس فيه أيّة فائدة . ولما حرم الله تبارك وتعالى الخمر في كتابه العزيز قال سبحانه وتعالى : { وَإِثْمُهُمَا أَكْبَرُ مِن نَّفْعِهِمَا } [البقرة:219] والدخان لا نفع فيه مطلقا ؛ بل كلُّه ضرر

عباد الله : التدخين إضاعةٌ للمال وقد أحصى أحد المدخنين الذي أمضى في الدخان عمراً مديداً حيث جاوز عمره السبعين عاماً ، أحصى تقريبيا الأموال التي صرفها في شراء الدخان فزادت في سنواته كلِّها على الستين ألف ريال صرفها كلها في التدخين ، ونبيُّنا صلى الله عليه وسلم يقول: (( لاَ تَزُولُ قَدَمَا عَبْدٍ يَوْمَ الْقِيَامَةِ حَتَّى يُسْأَلَ عَنْ أربع)) وذكر منها (( وَعَنْ مَالِهِ مِنْ أَيْنَ اكْتَسَبَهُ وَفِيمَا أَنْفَقَهُ )) فماذا هو قائلٌ المدخن يوم القيامة إذا سُئل عن تلك الأموال التي أنفقها في شراء الدخان ؟ وقد نهى النبيُّ صلى الله عليه وسلم عن قيل وقال وكثرة السؤال وإضاعة المال، والتدخين إضاعة للمال قطعاً ولا ريب

عباد الله : إنّ الواجب على المسلم أن يتقي الله تبارك وتعالى في نفسه وفي ماله وفي عقله وفي دينه ويحافظ على هذه الأشياء محافظة تامة ، ويحذر أشد الحذر من كل مضيِّع لها مهدِرٍ لها ؛ فتلك الأموال الطائلة التي تُصرف في شراء الدخان إلى أين تذهب ؟ وما هي الشركات المصنعة لها ؟ وأعظم الشركات إن لم يكن كلها صنعا للتدخين شركات يهودية ، فما أعظمها من خسارة يقدِّمها المدخن ! بالإضرار بماله وصحته وبدنه وبتقوية تلك الشركات بإرسال تلك الأموال الطائلة إليها

عباد الله : قرأت في بعض التقارير لأحد الأطباء في حديث عجيب عن رئة المدخن وفي ضمن ذلك التقرير يقول ذلك الطبيب : أحضرتُ مدخِّناً عندي وطلبتُ منه أن يدخِّن وأن ينفث دخانه على زجاجة بيضاء ، فما لبث وقد انتهى من دخانه إلا وتغير لون الزجاجة ، ثم أخذ يبيَّن أن هذا التغيُّر على لون الزجاجة بسبب الدخان الذي بُثَّ فيها ونفث عليها مثله وأضعاف أضعافه يكون في رئة المدخِّن ، ولهذا قرّر الأطباء النّصحاء أن الدخان آفة كله وضرر على الصحة كلها - على الفم والحنجرة وعلى الرئة وعلى الدم - ويسبب أضراراً كثيرة خطيرة . وقبل ذلك أجمع أهل العلم بكتاب الله وسنة رسول الله صلوات الله وسلامه عليه وأهل البصيرة بدين الله أجمعوا على حرمة التدخين وتجريمه وتأثيم صاحبه

ألا - عباد الله - فلنتق الله تبارك وتعالى ولنسارع بل وليبادر كلُّ مبتلًى بهذه الآفة إلى التوبة إلى الله عزّ وجل وإلى توديع هذه الآفة إلى غير رجعة . هذا وإننا في هذا المقام الكريم نتوجه إلى الله جميعاً سائلين الله تبارك وتعالى بأسمائه الحسنى وصفاته العليا صادقين في سؤالنا لربِّنا أن يعين إخواننا وأحبّائنا المبتلين بالتدخين على تركه وأن يخلِّصهم من شرِّه وأن يوفقهم لتوديعه إلى غير رجعة إنّه تبارك وتعالى سميع الدعاء وهو أهل الرجاء وهو حسبنا ونعم الوكيل 

الخطبة الثانية
الحمد لله عظيم الإحسان واسع الفضل والجود والامتنان ، وأشهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له ، وأشهد أن محمداً عبده ورسوله صلى الله وسلم عليه وعلى آله وصحبه أجمعين . أما بعد عباد الله: اتقوا الله تبارك وتعالى 

عباد الله : هذا نداء نرفعه باسم كلِّ غيور وناصح نداءٌ - عباد الله - نرفعه إلى كل مدخن وإلى كل بائعٍ للدخان وإلى كل مشترٍ له قائلين له: اتق الله .ولا يفوتني هنا أيضاً أن أنبِّه على أمر ألا وهو : أنّ ما يقال في التدخين كلِّه يقال في الشيشة ؛ بل هي أنكى وأشد وأخطر وأعظم ، فلنتق الله - عباد الله - لنراقبه في السر والعلانية والغيب والشهادة

Cheikh 'Abder Razzâq Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبد الرزاق بن عبد المحسن العباد البدر

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 20:10
Abréger la salutation sur le Prophète صلى الله عليه وسلم (audio)

 

Question :

 

Concernant l'écriture du ص (abréger la salutation sur le Prophète صلى الله عليه وسلم) ?

 

Réponse :

 

Concernant l'écriture du "ص" ou "صلعم" et ce qui est appelé initiales, il n'est pas convenable de le faire quand il n'y a pas de nécessité.

 

Mais plutôt que la personne l'écrive (entièrement) : Quand elle sera lue, il lui sera inscrit sa récompense.

 

Quant à devant la nécessité, il n'y a pas de mal à ce que l'on salue sur le Prophète صلى الله عليه وسلم, une salutation complète (faite) avec la langue sans l'écrire.

 

Il a certes été rapporté que l'imâm Ahmad a écrit le musnad, et il n'écrivait pas la salutation sur le Prophète صلى الله عليه وسلم.

 

Mais, seulement, il saluait sur le Prophète صلى الله عليه وسلم avec sa langue.

 

À cause de la nécessité car le musnad était dans son entier sur les hadîths et qu'il y avait peu d'encre et le papier était cher.

 

Alors l'imâm Ahmad n'écrivait pas "sallaLlâhou alayhi wa sallam" dans le musnad mais il le prononçait avec sa langue comme al hafiz Ibn Hajar l'a mentionné dans alfath.

 

Donc si la personne a besoin de cela devant la multitude de mentions du nom du Prophète صلى الله عليه وسلم ou parce qu'il écrit, avec un Cheikh par exemple, et qu'il a besoin de résumer un peu et qu'il veut mettre un signe par lequel il indique la salutation sur le Prophète صلى الله عليه وسلم, je ne vois pas de mal à cela.

 

Et Allâh est le Plus Savant.

 

 Traduit et publié par cerclesciences.fr

Cheikh Souleyman Ben Salîm Allâh Ar-Ruheylî -الشيخ سليمان بن سليم الله الرحيلي 

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 20:09
Il y a de quoi prendre peur !

Il y a de quoi prendre peur quand le serviteur musulman sait que le chirk (association) dans ses divers types n'est pas pardonné et qu'il devra en rendre compte.

 

Faire suivre une prière à une autre n'efface pas le chirk mineur,

[ni] un ramadan à l'autre n'efface le chirk mineur,

[ni] un vendredi à l'autre n'efface le chirk mineur...

 

Qu'est-ce qui efface donc le chirk mineur ?

Uniquement le repentir...!

 

Mais dans le cas où il ne s'en repent pas, il y aura alors une compensation entre les bonnes oeuvres et les mauvaises oeuvres.

 

Et que dire d'une mauvaise oeuvre qui contient de l'association à Allah avec des bonnes oeuvres ?

 

Qui sera sauvé de cela ?...

 

At-Tamhid explication de Kitab at-Tawhid

Traduit par telegram/Salam2france

 

فيكون الخوف إذا علم العبد المسلم أنَّ الشرك بأنواعه لا يغفر وأنه مؤاخذ به، فليست الصلاة إلى الصلاة يغفر بها الشرك الأصغر، وليس رمضان إلى رمضان يغفر به الشرك الأصغر، وليست الجمعة إلى الجمعة يغفر به الشرك الأصغر، فإذاً يغفر بماذا؟ يغفر بالتوبة فقط، فإنْ لم يتب، فإنه ثمَّ الموازنة بين الحسنات وبين السيئات

وما ظنكم بسيئة فيها التشريك بالله مع حسنات مَنْ ينجو من ذلك؟

Cheikh Sâlih Ibn ‘Abdel-‘Azîz Âli Ash-Cheikh - الشيخ صالح بن عبد العزيز بن إبراهيم آل الشيخ

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 20:01
La fraternité sincère

AbduLlâh Ibn AlMoubârak رحمه الله a dit :

 

"Rien ne m'a autant fatigué comme m'a fatigué le fait que je ne trouve pas de frère en Allâh"

 

Al-Hiliya d'Ibn Nou'aym 168/8

Traduit par Oum Omayr

 

 قال عبد الله بن المبارك رحمه الله

"ما أعياني شيء كما أعياني أني لا أجد أخا فِي اللَّه"

حلية الأولياء لأبي نعيم ٨-١٦٨

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 19:36
Le qât - القات

Question :

 

La culture du qât s'est largement répandue au Yémen, et on demande l'avis religieux sur sa culture ou sa commercialisation.

 

Réponse :

 

Le qât est interdit.

 

Il n'est permis au musulman ni de le consommer, ni de le commercialiser, ni d'en faire aucun usage habituellement fait avec l'argent licite.

 

Son Eminence, le Cheikh Mohammad ibn 'Ibrâhîm رحمه الله avait publié une fatwa concernant son interdiction, dont voici le texte:

 

Communiqué de Cheikh Mohammad ibn 'Ibrâhîm رحمه الله, sur l'interdiction du qât :


Louange à Allâh. 

Auprès d'Allâh nous sollicitons l'aide et le Pardon. 

A Allâh nous nous repentons. 

Nous implorons Allâh de nous préserver contre les maux de nous même et contre nos mauvais actes. 

Ne s'égarera point celui qu'Allâh aura guidé, et ne sera point guidé celui qu'Allâh aura égaré. J'atteste qu'il n'est d'autre dieu qu'Allah, sans autre associé, et j'atteste que Mohammed est Son serviteur et son messager صلى الله عليه وسلم et prière et salut sur sa famille et ses compagnons.

Après ce préambule, on nous a adressé une question sur la consommation du qât et son interdiction:

 

Il s'agit d'un arbre cultivé au Yémen, et qui est consommé de la manière connue là bas.

 

Il contient des bienfaits aussi bien que des nuisances, ce qui entraîne des divergences entre les gens à son égard.

 

Vu que c'est une question d'actualité, et l'avis y afférent dépendrait des conclusions tirées sur les propriétés de cet arbre, concernant ses bienfaits et ses méfaits, et lequel des deux domine l'autre.

 

Et vu que cet arbre n'existe pas chez nous, nous avons rassemblé toutes les informations possibles, à partir des études et recherches des spécialistes.

 

Après avoir analysé toute la documentation disponible, il s'est avéré que les méfaits de cet arbre sont tels qu'il faut interdire sa culture, sa commercialisation ou son utilisation.

 

Ces méfaits affectent aussi bien les esprits que les corps, comme ils entraînent un gaspillage de l'argent, un égarement des esprits, comme ils détournent les gens de l'invocation d'Allâh, et de la prière.

 

Il représente un moyen vers le mal.

 

Les moyens subissent les mêmes jugements que les conséquences auxquelles ils aboutissent. Or, il a été formellement établi que cette plante alanguit, voire enivre.

 

Aucun avis contraire ne sera considéré, et celui qui avance le contraire doit en apporter la preuve.

 

Cette plante est à interdire par analogie avec le haschisch, puisqu'ils représentent de nombreux points communs.

 

Il n'y a pas de différences entre ces deux plantes, chez les chercheurs.


La preuve sur cet avis existe dans le Livre d'Allâh, dans la tradition de son Prophète صلى الله عليه وسلم, ainsi que l'avis des savants, exposé comme suit :
 

Allâh تعالى a dit (traduction rapprochée) :  

 

"Et Nous avons fait descendre sur toi le Livre, comme un exposé explicite de toute chose, ainsi qu'un guide, une grâce et une bonne annonce aux Musulmans." (Sourate les abeilles verset 89)

 

et dans le hadith :  

 

"Le Messager d'Allâh a rendu l'âme et n'a pas manqué de nous informer de tout, même de l'oiseau qui vole de ses ailes dans le ciel."

 

Ainsi, les preuves dans le Livre et la tradition sont suffisants pour démontrer ce dont les gens ont besoin concernant leur religion et leur vie ici bas.


Et du fait de Sa Sagesse et Sa Miséricorde, Allâh a rendu licite pour nous les bonnes nourritures et tout ce qui représente des bienfaits absolus ou dominants, et il a rendu pour nous illicites toutes les souillures et tout ce qui représente des méfaits absolus ou dominants.

 

Allâh تعالى a dit (traduction rapprochée) :  

 

"Ils t'interrogent sur le vin et les jeux de hasard. Dis: "Dans les deux il y a un grand péché et quelques avantages pour les gens; mais dans les deux, le péché est plus grand que l'utilité"". (Sourate la vache verset 219)

 

Allâh تعالى a ainsi rendu illicites le vin et les jeux de hasard, en dépit des bienfaits qu'ils contiennent.

 

Allâh تعالى a dit (traduction rapprochée) :  

 

"Ô les croyants! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu’une abomination, œuvre du Diable. Ecartez-vous en, afin que vous réussissiez.

Le Diable ne veut que jeter parmi vous, à travers le vin et le jeu de hasard, l’inimitié et la haine, et vous détourner d’invoquer Allâh et de la Salât. Allez-vous donc y mettre fin?" (Sourate la table servie verset 90-91)

 

Par ailleurs, dans le hadith rapporté par l'imam 'Ahmad dans son Mousnad, et 'Abou Dâwoud dans ses Sounan avec une chaîne de transmission authentique, 'Omm Salama رضي الله عنها dit:  

 

"Le Prophète صلى الله عليه وسلم a interdit tout ce qui rend ivre et tout ce qui alanguit."

 

Les savants ont dit: est défini comme alanguissant tout ce qui provoque l'alanguissement dans le corps et l'enivrement dans les membres.

 

Et en ce qui concerne le qat, si l'on suppose qu'il contient quelques bienfaits, les méfaits certains et prouvés sont largement supérieurs à ses bienfaits.


C'est pour cela que de nombreux savants, ayant connu ses caractéristiques, ont statué sur son illicéité.

 

Chacun s'est fondé sur le méfait constaté.

 

Parmi ces savants, le cheikh Ahmad Ibn Hadjar Al-Haytamî en faisant l'analogie avec le haschisch et la noix de muscade, et il a compté son utilisation parmi les péchés capitaux.

 

Par ailleurs, il l'a mentionné dans son ouvrage (Az-Aawâdjir `an 'iqtirâf al-kabâ'ir), dans le chapitre sur les aliments, sous le péché majeur no. 170.

 

En plus, il lui a également dédié une note indépendante intitulée : (Tahdhîr athiqât min isti`mâl al-kafta wa al-qât).

 

Ce cheikh a affirmé qu'il a reçu à La Mecque honorée trois courriers provenant de savants de San`â' et Zoubayd : dont deux déclaraient l'illicéité du qât et une le déclarait licite.

 

Dans cette note, il dit : parmi les gens qui l'ont déclaré illicite: l'érudit Abou Bakr Ibn 'Ibrâhîm Al-Moqrî Al-Harrâzî Ach-Chafi`î dans son ouvrage sur (Tahrîm Al-Qât), il a dit : j'en consommais quand j'étais jeune, ensuite je l'ai considérée comme une chose équivoque, et le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit:  

 

"Celui qui se garde de l'équivoque purifie sa foi et son honneur."

 

Puis j'ai considéré que sa consommation impliquait des méfaits sur ma santé et ma religion, alors, j'y ai renoncé.

 

Les savants رحمهم الله ont considéré que le qât fait partie des interdits les plus renommés.

 

Parmi ses méfaits: celui qui en consomme s'assoupit dans un premier temps et devient gai, puis deux heures plus tard environ, il ressent un grand chagrin, une grande tristesse et adopte un mauvais comportement.

 

Lorsque je me trouvais dans cette situation, quand quelqu'un me lisait quelque chose, il m'était difficile de la répéter après lui, et j'éprouvais une grande difficulté et un grand ennui à le faire.

 

De même, le qât annihile l'appétit pour les aliments et leur goût, comme il entraîne des insomnies.

 

Parmi ses méfaits également, il fait écouler un liquide, après l'urine, semblable au liquide pré-éjaculatoire, qui dure assez longtemps.

 

Il était si gênant que souvent, j'allais refaire les ablutions, voire la prière.

 

Lorsque j'en ai parlé à d'autres personnes qui consommaient le qat, ils m'ont confirmé ce phénomène.

 

C'est donc une calamité pour la religion, et un malheur pour les musulmans.

 

D'autre part `Abd-Allâh Ibn Youssouf Al-Moqrî m'a rapporté d'après l'érudit Youssouf Ibn Younous Al-Moqrî qu'il disait : le qât est apparu à l'époque de savants qui n'osaient ni interdire ni autoriser.

 

Et s'il était apparu au temps de savants prédécesseurs, ils l'auraient interdit.

 

Un irakien est arrivé au Yémen et il se prénommait : le faqih Abraham ; Celui-ci déclarait ouvertement l'illicéité du qât et désapprouvait ceux qui le consommaient.

 

Il a dit qu'il l'avait déclaré prohibé après ce qui lui fut rapporté sur l'état des consommateurs.

 

Il l'a même testé plusieurs fois puis a déclaré son interdiction, au regard de ses méfaits et l'enivrement qu'il provoque.

 

Il disait : après sa consommation, ce qui est secrété après l'urine est du sperme.

 

Puis je l'ai rencontré et lui ai dit : Nous avons appris que vous déclarez l'illicéité du qat.

 

Il m'a répondu : Oui.

 

Puis je lui ai dit : Quelle est la preuve?

 

Il répondit : Ses méfaits et l'ivresse qu'il provoque.

 

Ses méfaits sont évidents, par contre, peut-on le qualifier d'enivrant parce qu'il est euphorisant?

 

J'ai répondu oui.

 

Il a dit : Les Châfi`tes et autres ont répondu aux Hanéfites qui jugent licite le vin qui ne cause pas l'ivresse : Le vin est illicite par analogie à l'alcool, vu leur caractéristique commune d'euphorisation.

 

Alors, j'ai dit : ils rapportent que vous dites : Il entraîne l'écoulement de sperme, alors que le liquide secrété n'a pas les caractéristiques du sperme.

 

Il dit: il s'écoule sans être maîtrisé.

 

J'en ai vu plus d'un qui est devenu fou à force de le consommer.

 

Ces propos sont extraits de la thèse d'Al-Harrâzî sur la question.


Concernant cet homme irakien qu'il a mentionné et dont il a rapporté le jugement portant sur l'illicéité du qat, j'ai appris de certains étudiants qu'il est venu à Mecque, et y a longuement étudié.

 

Par ailleurs, il a étudié plusieurs de ses écrits et a amplement fait ses éloges.

 

Et parmi ce qui corrobore ces paroles interdisant le qât, celle de l'érudit Hamza An-Nâchirî, qui représente une référence dans le domaine des fatwas, comme le démontre sa biographie dans (Târikh Ach-Chams As-Sakhâwî) dans son célèbre poème.

 

Le conteur de La Mecque qu'Allâh l'honore, m'a affirmé qu'il a récité devant son auteur et lui en a certifié la récitation:


Ne consommez point le qât, frais ou sec
Il entraine la maladie grave
Et de grands érudits ont dit que
cette nourriture est interdite, puisqu'elle est néfaste.

 

Dans le même contexte, le Prophète صلى الله عليه وسلم :

 

"Il interdit tout ce qui rend ivre et tout ce qui alanguit."

 

Enfin, il a dit : Ce qui alanguit, c'est ce qui entraîne une élévation de la température du corps et un affaiblissement.

 

Or, ceci fut observé et connu auprès des consommateurs du qât, à l'instar des autres substances enivrantes.

 

Même si celles-ci entraînent une illusion de dynamisme et de vivacité, ce n'est que l'effet de l'euphorie et de l'ivresse résultant du produit.

 

On observe le même phénomène chez les personnes abusant de la consommation des substances enivrantes, y compris le vin. Il arrive une sorte d'étourdissement qui peut s'accompagner de tremblement, d'hémiplégie et de sécheresse au niveau du cerveau, et une altération définitive de la raison, en plus d'autres méfaits.

 

Mais le qât ne comporte, de par sa nature, que des méfaits pour la religion et pour la vie ici bas, car ses propriétés sont la sécheresse et le froid, qu'il ne contient aucune propriété de chaleur et de douceur, avec lesquelles les méfaits ne paraissent qu'après une consommation bien prolongée.

 

D'ailleurs, ses effets néfastes sont, la plupart du temps, semblables à ceux de l'opium, qui engendrent un changement de la physionomie, de la nature de la personne et de son comportement.

 

Voire, il est plus dangereux que l'opium, car on n'en connaît aucun bienfait, et les méfaits sont plus graves que ceux de l'opium, et ils entraînent un desséchement du cerveau, un changement de comportement, une perte de l'appétit, un dysfonctionnement sexuel, un desséchement des intestins et de l'estomac, en plus de leur refroidissement, etc..


Parmi les effets du qât également, est qu'il renferme toutes les propriétés négatives du haschisch, en plus de ses effets néfastes sur la santé, en provoquant la perte de l'appétit à la nourriture, de l'appétit sexuel et un gaspillage d'argent.


Parmi les arguments sur lesquels on se fonde : si l'on considère qu'il apporte un avantage quelconque, il ne saurait dépasser ses méfaits.
 

En plus, il a des propriétés communes avec l'ensemble des substances enivrantes, dont, faire apparaître les vaisseaux sanguins sous la peau, avec un desséchement du cerveau.

 

D'ailleurs il ne contient pas, contrairement au haschich et au vin, cette chaleur et cette douceur qui compenseraient la chaleur et la douceur qu'il retire du corps, et de ce fait, il est plus nuisible que ces deux substances.
 

Il a également dit : un des savants hanafites a dit : J'ai rendu visite à un disciple du soufisme du Yémen à la Mosquée Bénite qui m'a donné un peu de qât, et m'a dit: mange de cela, sa consommation est bénite.

 

J'en ai alors mangé et j'ai trouvé que ça produisait l'effet de drogue.

 

Alors, je lui ai rapporté les avis qui interdisent sa consommation, alors, il m'a dit: j'ai une certaine connaissance de la médecine et mon corps est parfaitement équilibré, de même que mon caractère.

 

Ce que je saisis par ceci, personne d'autre ne saura saisir.

 

Or, je suis bien conscient que ce qât a l'effet de la drogue et étourdit; je n'en prendrai plus jamais.

 

Une personne honorable a dit : Il entraîne une perte de la conscience, et si on en consomme, on demeure longtemps sans pouvoir distinguer le ciel de la terre, ni la longueur de la largeur.

 

Tels sont les propos d'Ibn Hadjar dans (Tahdhîr Athiqât `an isti`mâl Al-kafta wal-qât).

 

Il l'a également mentionné dans son discours sur le haschisch et la noix de muscade : Ceci justifie l'évocation de leurs propriétés afin de les comparer à l'arbre du qât.

 

Puis, il a dit qu'on lui avait demandé une fatwa sur la noix de muscade, à laquelle il répondit par l'interdiction, car elle est euphorisante comme le haschich.

 

Puis il a dit : Les quatre imâms l'ont déclarée illicite : les chafiites, les malékites et les hanbalites, en se fondant sur le texte, et les hanafites sur la jurisprudence,.. jusqu'à cette parole: enivrement signifie en général, ce qui obscurcit la raison, et plus particulièrement ce qui enveloppe la raison tout en entraînant un état d'euphorie et d'excitation.

 

Ainsi, l'enivrement couvre un champ beaucoup plus large que les euphorisants: en effet, toute substance stupéfiante est enivrante mais toute substance enivrante n'est pas stupéfiante.

 

Lorsqu'on qualifie le haschisch et la noix de muscade de stupéfiants, on fait allusion à leur propriété euphorisante, et celui qui dénie cette propriété veut se limiter à leur signification restreinte.

 

En résumé, l'enivrement causé par le vin provoque l'excitation, l'euphorie, l'ivresse, la colère et l'emportement, tandis que l'enivrement causé par le haschisch ou la noix de muscade entraîne un engourdissement du corps, un long silence, le sommeil et l'absence d'emportement.

 

Il a conclu en disant : Ma réponse concernant la noix de muscade prend fin ici.

 

Cette réponse implique ce qui se rapporte au qât, l'interdiction du qât est ainsi évidente, car l'effet de la noix de muscade est variable selon les individus, certains s'en engourdissent, et d'autres non.

 

Ainsi, si les imams ont tous interdit la noix de muscade, malgré son effet variable selon les individus, ils devraient à fortiori interdire le qât, dont l'effet néfaste est général.

 

Fin de la citation de Ibn Hadjar رحمه الله.

 

Il a fait la liste exhaustive des propriétés du qât et l'a décrit comme une substance enivrante qui nuit à la raison, à la religion et au corps.

 

Comme il a déclaré l'interdiction et la prévention, voire la prohibition de l'usage de cette substance.

 

Dans un autre endroit, il a insisté sur le statut de prohibition.

 

En d'autres endroits, il a hésité à statuer la prohibition d'une manière absolue, ce qui signifie soit qu'il manquait de texte religieux pour fonder son jugement, soit qu'il allait l'établir ultérieurement.


Le cheikh Mohammad ibn Sâlim Al-Bayhânî a dit, dans son ouvrage (Isslâh Al-Moujtama`) en commentant le hadîth d' Ibn `Omar selon lequel le Prophète d'Allâh صلى الله عليه وسلم avait dit:  

 

"Tout ce qui enivre est du vin et tout ce qui enivre est illicite. Celui qui consomme le vin dans ce bas monde, et meurt étant alcoolique, ne goûtera pas au vin de l’au-delà (qui n’est point enivrant.)"

Rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim.

 

Puis, il a dit, après avoir évoqué ce hadîth : Ici, je saisis l'opportunité d'évoquer le qât et le tabac, dont de nombreuses personnes chez nous sont dépendantes, et ceci fait partie des fléaux sociaux destructeurs, et même s'il ne s'agissait pas de substances enivrantes, leur nocivité les rend proches du vin et des jeux de hasard, par le gaspillage de l'argent et du temps qu'ils entraînent, par leurs effets nocifs sur la santé, par le détournement de la prière et d'autres actes nuisibles qu'ils induisent.

 

Jusqu'à cette parole : Il est connu que le qât entraîne des effets néfastes sur la santé, détruit les dents, provoque les hémorroïdes, détruit l'estomac, réduit l'appétit, entraîne des écoulements, voire peut affaiblir la fécondité et entraîner la stérilité.

 

Il peut également causer la constipation chronique et les maladies rénales.

 

D'ailleurs, à leur naissance, les enfants de celui qui s'adonne au qât sont, le plus souvent, physiquement faibles, minces, anémiques, atteintes de plusieurs maladies chroniques.

 

Ceci implique d'importantes dépenses pour les soins médicaux.

 

Celles-ci auraient plutôt dû être versées pour la nutrition saine, l'éducation des enfants, ou dans des actes de bienfaisance pour l'amour d'Allâh.

 

Notre poète a bien raison lorsqu'il dit:

 

J'ai décidé de ne plus consommer le qât
pour préserver mon physique et mon temps
et j'ai milité contre ce mal
un long moment où j'élevais la voix
mais, une fois le mal est découvert,
et sa vérité dévoilée, je l'ai abandonné
sa nature est faite de froideur mêlée de sécheresse
ô frère de la mort, quelle part de notre dignité tu nous as dérobée
la valeur de celui qui achète le qât dans son marché
est égale à la valeur qu'il verse pour acheter le qât

 

Ils se réunissent pour le manger de la mi-journée au coucher du soleil, voire au milieu de la nuit.

 

Ils mangent les arbres, passent leur temps à calomnier et à évoquer les sujets qui ne les concernent pas.

 

Certains disent qu'ils l'utilisent pour avoir la force de faire les prières nocturnes, comme ils prétendent que c'est l'aliment des personnes pieuses.

 

Ils disent aussi: cet aliment a été apporté par Al-Khidr du mont Qâf au roi Dhoul Qarnayn.

 

Ils en narrent de nombreux contes et récits, et certains vont jusqu'à élever leur voix en disant:

 

Mes moments sont bénis lorsque je mange le qat

...

Mange-le pour toute fin dans cette vie ici bas et dans l'au delà

pour éloigner le mal et attirer la joie

 

Parmi les hommes âgés ayant perdu leurs dents, à cause du qât, ceux qui le battent avec le marteau, puis le mâchent et sucent son eau.

 

Parfois, ils le sèchent et l'emmènent avec eux en voyage.

 

Il leur arrive de subir l'ironie de celui qui ne sait pas ce qu'est le qât.

 

Ainsi, un égyptien a composé le poème suivant, où il dénigre les yéménites:

 

Ô esclaves du qât ne vous estimez pas supérieurs à celui

qui considère le qât comme une médecine qui ne soigne point

 

Quant au tabac, ses méfaits sont encore plus graves. 

 

Il n'est pas loin de faire partie des souillures qu'Allâh a interdites, et s'il ne contenait que les méfaits attestés par les médecins, ce serait un argument suffisant pour l'interdire et pour s'en éloigner. 

 

Certaines communautés musulmanes lui ont attribué la même règle que l'alcool, ont lutté contre lui par tous les moyens, et ont déclaré comme débauché celui qui s'y adonne. 

 

D'autres en ont fortement abusé. 

 

Cet arbre néfaste a pénétré dans les pays musulmans en 1012 H, environ, puis s'est propagé partout.

 

Jusqu'à cette parole : Ce qui est encore plus nocif, c'est lorsque la personne mâche le tabac, ou le mélange avec d'autres matières, puis le met entre ses lèvres et ses dents (connu par Ach-chamma), elle fait des crachats dégoutants qui salissent le milieu. 

 

D'autres encore inhalent le tabac, après l'avoir moulu: c'est le "bordoqân" qu'ils inhalent, détruisant ainsi leur cerveau, la vue et l'ouïe, alors que ces personnes ne cessent d'éternuer, de se moucher dans leur main, dans leur mouchoir ou sur le sol, devant les autres.

 

Un ami m'avait dit: un de ses proches s'adonnait au bourdhouqân, et quand il mourut, des souillures ont continué à couler de son nez pendant trois heures. 

 

Ainsi, si les gens se limitaient aux vivres essentiels, ils feraient des économies substantielles et se préserveraient de ces malheurs.

 

Je ne compare pas le qât et le tabac, au vin, du point de vue de l'interdiction et du châtiment encouru dans l'au delà, mais je dis qu'il s'en approche. 

 

En plus, tout ce qui s'avère nuisible pour la santé, le corps, la raison ou les biens, devient illicite.

 

La bienfaisance, c'est tout ce qui inspire la confiance, et la sécurité. 

 

Le péché, c'est tout ce qui a un effet nuisible sur l'esprit, et se répercute dans la pensée, même si l'on vous donnait des fatwas stipulant le contraire. 

 

Allâh تعالى dit (traduction rapprochée) :  

 

"Ô les croyants! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu’une abomination, œuvre du Diable. Ecartez-vous en, afin que vous réussissiez. Le Diable ne veut que jeter parmi vous, à travers le vin et le jeu de hasard, l’inimitié et la haine, et vous détourner d’invoquer Allâh et de la Salât. Allez-vous donc y mettre fin?" (Sourate la table servie verset 90-91)

 

Fin de la citation de Cheikh Mohammad ibn Sâlim Al-Bayhânî sur ce sujet.

 

Il a cité les propriétés du qât et l'a qualifié de nuisible et lui a attribué la nocivité, l'interdiction et l'illicéité, mais sa parole : Je n'assimile point le qât et le tabac au vin, etc., il semble qu'il voulait dire que la prohibition concernant le qât et le tabac n'est pas aussi grave que celle frappant le vin. 

 

Ce dernier implique le had (punition légale prévue en cas de péché capital) dans cette vie ici bas et la punition dans l'au delà. 

 

D'ailleurs, ils demeurent d'autant similaires en ce qui concerne le principe de l'interdiction.

 

Cheikh-Al-Islam Ibn Taymiyya رحمه الله a dit, dans (Al-Ikhtiyârât) chapitre : Si vous avez des doutes quant à la propriété enivrante d'un aliment ou d'une boisson, ils ne deviennent pas illicites par le simple fait du doute, et le consommateur ne subit pas la peine légale (had). 

 

D'ailleurs, il ne faut pas le rendre licite aux gens, vu la possibilité qu'il soit enivrant. 

 

En effet, faire passer l'illicite pour licite, c'est comme faire passer le licite pour illicite: on tranche sur la question en faisant appel à l'attestation d'une personne dont la parole compte : Comme quelqu'un qui l'a déjà goûté, puis s'en est repenti, ou quelqu'un qui l'a goûté, en ignorant que c'est illicite, ou qui le croyait licite pour le soin médical, etc., ou qui adoptait le koufisme, qui approuvait la consommation d'une faible quantité de vin. 

 

Si un groupe de ceux qui en ont consommé attestent sa prohibition, il faudrait donc adopter ce jugement, quand un nombre important d'entre eux, qui ne peuvent s'accorder sur un mensonge, ont transmis l'information. 

 

Cette règle est assimilable à celle des faits établis par la transmission et les faits répandus parmi les gens. 

 

En effet, parmi les faits répandus parmi les dépravés et les mécréants: la mort, la lignée, le mariage et le divorce. 

 

On se trouve alors devant deux cas de figure: soit on établit ce jugement, car la transmission n'exige pas un témoin musulman, ni n'exige l'intégrité; soit on établit l'attestation sur ce fait, en se fondant sur la réalité répandue parmi les gens, qui aura cependant l'effet de la transmission. 

 

Soit, encore, l'on interroge certaines personnes intègres l'ayant consommé, dans deux cas :

 

Le premier : Le témoin n'était pas au courant de l'interdiction avant de connaître les motifs ; Il lui est alors licite d'en consommer. 

 

D'ailleurs, la répréhension de procéder aux actes sujets à équivoque s'oppose à l'intérêt d'en déterminer les effets. 

 

Le deuxième cas, c'est que les aliments illicites sont parfois rendus licites en cas de nécessité; d'ailleurs, il est nécessaire de déterminer les cas de nécessité y afférent. 

 

Fin de la citation de Cheikh Taqî-Ad-Dîn رحمه الله.

 

De ce que Cheikh Al-Islam رحمه الله a déclaré ici, il nous apparaît la justesse de la voie que nous avons adoptée dans notre interdiction du qât, et sa conformité aux principes de la jurisprudence islamique et des règles suivies et légalement approuvées. 

 

De ce qui précède, on constate l'authenticité du jugement qui interdit définitivement tout acte lié au qât: sa culture, son importation, sa consommation, etc..

 

Et ceci apparaît évident à toute personne ayant un certain savoir des principes et des règles de la jurisprudence islamique. 

 

En outre, éloigner les méfaits est à privilégier par rapport à attirer les bienfaits. 

 

Allâh (Exalté Soit-Il) dit la vérité et Guide vers la juste voie.


Dicté par celui qui aspire au Pardon de son Seigneur : Mohammad ibn ‘Ibrâhîm ibn `Abd-Al-Lattîf 'Al Ach-Chaykh, Prière et salut d'Allâh sur notre Prophète Mohammad ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

Rédigé le 11/04/1376 H.

Qu'Allâh vous accorde la réussite et que les prières et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

(Numéro de la partie: 22, Numéro de la page: 159 à 175)

La Fatwa numéro (2159)

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القات
س: مضمونه: إن زراعة القات انتشر بشكل واسع في اليمن، ويطلبان بيان حكم زراعته وبيعه وشرائه
ج: القات محرم لا يجوز لمسلم أن يتعاطاه أكلاً وبيعًا وشراء وغيرها من أنواع التصرفات المشروعة في الأموال المباحة، وقد صدر من سماحة الشيخ محمد بن إبراهيم - رحمه الله - فتوى في تحريمه، هذا نصها
رسالة الشيخ محمد بن إبراهيم - رحمه الله - في تحريم القات
إن الحمد لله، نحمده ونستعينه ونستغفره ونتوب إليه، ونعوذ بالله من شرور أنفسنا وسيئات أعمالنا. من يهده الله فلا مضل له، ومن يضلل فلا هادي له، وأشهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له، وأشهد أن محمدًا عبده ورسوله، صلى الله عليه وعلى آله وصحبه وسلم تسليمًا كثيرًا
أما بعد: فقد ورد علينا سؤال عن حِل أكل القات وتحريمه، وهو الشجر الذي يزرع في أرض اليمن، ويؤكل على الصفة المعروفة عندهم، وما فيه من المنافع والمضار؛ نظرًا لما يرى السائل من اضطراب أقوال الناس فيه. وحيث إن هذه المسألة حادثة الوقوع، والحكم عليها يتوقف على معرفة خواص هذه الشجرة وما فيها من المنافع والمضار، وأيهما يغلب عليه فيحكم عليها بموجبه، وحيث إننا لا نعرف حقيقتها لعدم وجودها لدينا؛ فقد تتبعنا ما أمكننا العثور عليه من كلام العلماء فيها، فظهر لنا بعد مزيد من البحث والتحري وسؤال من يعتد بقولهم من الثقات أن المتعين فيها المنع من تعاطي زراعتها وتوريدها واستعمالها؛ لما اشتملت عليه من المفاسد والمضار في العقول والأديان والأبدان، ولما فيها من إضاعة المال، وافتتان الناس بها، ولما اشتملت عليه من الصد عن ذكر الله وعن الصلاة، فهي شر، ووسيلة لعدة شرور، والوسائل لها أحكام الغايات. وقد ثبت ضررها وتفتيرها وتخديرها، بل وإسكارها، ولا التفات لقول من نفى ذلك، فإن المثبت مقدم على النافي، وقياسًا لها على الحشيشة المحرمة؛ لاجتماعهما في كثير من الصفات، وليس بينهما تفريق عند أهل التحقيق
والدليل على ما قلناه من كتاب الله، وسنة رسوله - صلى الله عليه وسلم -، وكلام العلماء ما يأتي
قال الله تعالى

 وَنَـزَّلْنَا عَلَيْكَ الْكِتَابَ تِبْيَانًا لِكُلِّ شَيْءٍ وَهُدًى وَرَحْمَةً وَبُشْرَى لِلْمُسْلِمِينَ

  وفي الحديث

 لقد توفي رسول الله - صلى الله عليه وسلم - وما من طائر يقلب جناحيه في السماء إلا ذكر لنا فيه علمًا

 فنصوص الكتاب والسنة كفيلة بتبيان ما يحتاجه الناس في أمور دينهم ودنياهم ومن حكمة الله ورحمته أنه أحل لنا الطيبات وكل ما منفعته خالصة أو راجحة، وحرم علينا الخبائث وكل ما كانت مفسدته خالصة أو راجحة، قال الله تعالى

 يَسْأَلُونَكَ عَنِ الْخَمْرِ وَالْمَيْسِرِ قُلْ فِيهِمَا إِثْمٌ كَبِيرٌ وَمَنَافِعُ لِلنَّاسِ وَإِثْمُهُمَا أَكْبَرُ مِنْ نَفْعِهِمَا

 فحرم تعالى الخمر والميسر مع ما فيهما من المنافع، وقال تعالى

 يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِنَّمَا الْخَمْرُ وَالْمَيْسِرُ وَالأَنْصَابُ وَالأَزْلامُ رِجْسٌ مِنْ عَمَلِ الشَّيْطَانِ فَاجْتَنِبُوهُ لَعَلَّكُمْ تُفْلِحُونَ (90) إِنَّمَا يُرِيدُ الشَّيْطَانُ أَنْ يُوقِعَ بَيْنَكُمُ الْعَدَاوَةَ وَالْبَغْضَاءَ فِي الْخَمْرِ وَالْمَيْسِرِ وَيَصُدَّكُمْ عَنْ ذِكْرِ اللَّهِ وَعَنِ الصَّلاَةِ فَهَلْ أَنْتُمْ مُنْتَهُونَ

وفي الحديث الذي رواه الإمام أحمد في (مسنده)، وأبو داود في (سننه) بسند صحيح، عن أم سلمة - رضي الله عنها - قالت

 نهى رسول الله - صلى الله عليه وسلم - عن كل مسكر ومفتر

 قال العلماء: (المفتر) كل ما يدرك الفتور في البدن، والخدر في الأطراف. وهذا القات لو فرضنا أن فيه بعض النفع، فإن ما فيه من المضار والمفاسد المتحققة تربو وتزيد على ما فيه من النفع أضعافًا مضاعفة
ولهذا جزم بتحريمه جملة من العلماء الذين عرفوا خواصه، واستدل كل منهم على تحريمه بما ظهر له. فمن جملة من نهى عنه وحذر عنه وأفتى بمنعه الشيخ أحمد بن حجر الهيتمي، وقاسه على الحشيشة وجوزة الطيب، وعد استعمال ذلك من كبائر الذنوب كما ذكره في الكبيرة السبعين بعد المائة في كتابه (الزواجر عن اقتراف الكبائر) في كتاب الأطعمة. ثم إنه صنف فيه رسالة مستقلة سماها: (تحذير الثقات من استعمال الكفتة والقات) وقال: إنه ورد عليه بمكة المشرفة ثلاث رسائل من علماء صنعاء وزبيد : اثنتان بتحريمه، وواحدة بتحليله
ومن جملة ما ذكر في تلك الرسالة قوله: وممن قال بتحريمه: الفقيه أبو بكر بن إبراهيم المقري الحرازي الشافعي في مؤلفه في (تحريم القات) قال: كنت آكلها في سن الشباب، ثم اعتقدتها من المتشابهات، وقد قال رسول الله - صلى الله عليه وسلم

 من اتقى الشبهات فقد استبرأ لدينه وعرضه

 ثم إني رأيت من أكْلِها الضرر في بدني وديني فتركت أكلها، فقد ذكر العلماء - رحمهم الله - أن القات من أشهر المحرمات، فمن ضررها: أن آكلها يرتاح ويطرب، وتطيب نفسه، ويذهب حزنه، ثم يعتريه قدر ساعتين من أكله هموم متراكمة، وغموم متزاحمة، وسوء أخلاق، وكنت في هذه الحالة إذا قرأ علي أحد يشق علي مراجعته، وأرى مراجعته جبلاً، وأرى لذلك مشقة عظيمة ومللاً، وأنه يذهب بشهوة الطعام ولذته، ويطرد النوم ونعمته، ومن ضرره في البدن أنه يخرج من آكله شيء بعد البول كالودي ولا ينقطع إلا بعد حين، وطالما كنت أتوضأ فأحس بشيء منه فأعيد الوضوء، وتارة أحس به في الصلاة فأقطعها أو عقب الصلاة بحيث أتحقق خروجه فيها فأعيدها، وسألت كثيرًا ممن يأكلها فذكروا ذلك عنها، وهذه مصيبة في الدين، وبلية على المسلمين. وحدثني عبد الله بن يوسف المقري، عن العلامة يوسف بن يونس المقري، أنه كان يقول: ظهر القات في زمن فقهاء لا يجسرون على تحريم ولا تحليل، ولو ظهر في زمن الفقهاء المتقدمين لحرموه
ودخل عراقي اليمن، كان يسمى: الفقيه إبراهيم، وكان يجهر بتحريم القات وينكر على آكله، وذكر أنه إنما حرمه على ما وصف له من أحوال مستعمليه، ثم إنه أكله مرة ومرارًا لاختباره، قال: فجزم بتحريمه لضرره وإسكاره، وكان يقول: ما يخرج عقب البول بسببه مني، ثم اجتمعت به فقلت له: نسمع عنك أنك تحرم القات. قال: نعم. فقلت له: وما الدليل؟ قال: ضرره وإسكاره؛ فضرره ظاهر، وأما إسكاره فهل هو مطرب؟ فقلت: نعم، فقال: فقد قالت الشافعية وغيرهم في الرد على الحنفية في إباحتهم ما لم يسكر من النبيذ: النبيذ حرام قياسًا على الخمر بجامع الشدة المطربة. فقلت له: يروون عنك أنك تقول: ما يخرج عنه مني وليس فيه شيء من خواص المني، فقال: إنه يخرج قبل استحكامه. وقد رأيت من أكثر من أكله فجن. هذا كله ملخص كلام الحرازي
وهذا الرجل العراقي الذي أشار إليه ونقل عنه حرمة القات أخبرني بعض طلبة العلم أنه جاء إلى مكة المشرفة، ودرس بها كثيرًا، وأنه قرأ عليه وزاد في مدحه والثناء عليه. ووافق هؤلاء القائلين بحرمة القات قول الفقيه العلامة حمزة الناشري، وهو ممن يعتمد عليه نقلاً وإفتاءً، كما يدل عليه ترجمة المذكور في (تاريخ الشمس السخاوي) في منظومته المشهورة، وقد أخبرني محدث مكة - شرفها الله - أنه قرأها على مؤلفها حمزة المذكور، وأجازه بها
لاتـــــأكلن القـــــات رطبًــــا ويابسًــــا    فــــذلك مضــــر داؤه فيــــه أعــــضلا
فقــــد قـــال أعلام مـــن العلمـــاء إن    هــــــذا حــــــرام للتضـــــرر مـــــأكلا

ومنها: أنه - صلى الله عليه وسلم -  نهى عن كل مسكر ومفتر  ، قال في النهاية ما معناه: إن المفتر ما يكون منه حرارة في الجسد وانكسار. وذلك معلوم ومشاهد في القات ومستعمليه كسائر المسكرات، وإن كان يحصل منها توهيم نشاط أو تحققه، فإن ذلك مما فضل من الانتشاء والسكر الحاصل من التخدير للجسد، وكذلك يحصل من الإكثار والإدمان على المسكر، حتى الخمر - خدر يخرج إلى الرعشة والفالج ويبس الدماغ، ودوام التغير للعقل، وغير ذلك من المضار. لكن القات لم يكن فيه من الطبع إلا ما هو مضرة دينية ودنيوية؛ لأن طبعه اليبس والبرد، فلا يصحبه شيء من الحرارة واللين، فلا يظهر الضرر فيها إلا مع الإدمان عليها، وهذا محصل من الضرر في الأغلب ما في (الأفيون) من مسخ الخلقة وتغيير الحال المعتدلة في الخَلْق والخُلُق، وهو يزيد في الضرر على الأفيون من حيث إنه لا نفع فيه يعلم قط، وأن ضرره أكثر، وفيه كثرة يبس الدماغ والخروج عن الطبع، وتقليل شهوة الغذاء والباءة ويبس الأمعاء والمعدة وبردها وغير ذلك
ومنها: أن جميع الخصال المذمومة التي ذكروها في الحشيشة موجودة في القات مع زيادة حصول الضرر فيما به قوام الصحة وصلاح الجسد من إفساد شهوة الغذاء والباءة والنسل، وزيادة التهالك عليه الموجب لإتلاف المال الكثير الموجب للسرف
ومنها: أنه إن ظن أن فيه نفعًا فهو لا يقابل ضرره
ومنها: أنه شارك كل المسكرات في حقيقة الإسكار وسببه من التخدير وإظهار الدم وترقيقه ظاهر البشرة مع نبذ الدسومة من الدماغ والجسد إلى الظاهر، وليس فيه حرارة ولين يبدلان ما نبذه من الحرارة واللين إلى ظاهر الجسد بخلاف الخمر والحشيش؛ فهذا أكثر ضررًا
إلى أن قال: وقال بعض مدرسي الحنفية: زرت بعض متصوفة اليمن بالمسجد الحرام فأعطاني قليلاً من القات، وقال لي: تبرك بأكل هذا فإنه مبارك. فأكلت منه فوجدت فيه تخديرًا، فذكرت له كلام من ينفي ذلك، فقال: إن عندي معرفة بالطب وبدني معتدل المزاج والطبع فالذي أدركه بواسطة ذلك لا يدركه غيري، وقد أدركت منه التخدير ودوران الرأس، ولا أعود لأكله أبدًا
كذلك قال بعض الأشراف: إن فيه غيبة عن الحس، وإنه استعمله فغاب مدة طويلة لا يدري السماء من الأرض، ولا الطول من العرض. هذا كله كلام ابن حجر في تحذير الثقات عن استعمال الكفتة والقات
وقال أيضًا فيه في الكلام على الحشيشة وجوزة الطيب : وهذا يستدعي ذكر أوصافهما لتقاس بهما شجرة القات، ثم ذكر أنه استفتي عن جوزة الطيب فأفتى بتحريمها لإسكارها كالحشيشة. ثم قال: فثبت بما تقرر أنها حرام عند الأئمة الأربعة: الشافعية والمالكية والحنابلة بالنص، والحنفية بالاقتضاء.. إلى أن قال: وذلك أن الإسكار يطلق ويراد به مطلق تغطية العقل، وهذا إطلاق أعم، ويطلق ويراد تغطية العقل مع نشوة وطرب. وهذا إطلاق أخص، وهو المراد من الإسكار حيث أطلق. فعلى الإطلاق الأول بين المسكر والمخدر عموم مطلق، إذ كل مخدر مسكر، وليس كل مسكر مخدر
فإطلاق الإسكار على الحشيشة والجوزة ونحوهما المراد منه التخدير، ومن نفاه عنهما أراد به معناه الأخص. وتحقيقه: أن من شأن السكر بنحو الخمر أنه يتولد عنه النشوة والطرب والعربدة والغضب والحمية.. ومن شأن السكر بنحو الحشيشة والجوزة: أنه يتولد عنه ضد ذلك من تخدير البدن وفتوره ومن طول السكوت والنوم وعدم الحَميَّة.. إلى أن قال: انتهى جوابي في الجوزة، وهو مشتمل على نفائس تتعلق بهذا القات، بل هو ظاهر في حرمة القات؛ لأن الناس مختلفون في تأثير الجوزة؛ فبعض آكليها يثبت لها تخديرًا، وبعضهم لا يثبت لها ذلك. فإذا حرمها الأئمة مع اختلاف آكليها فليحرموا القات ولا نظر للاختلاف في تأثيره. انتهى كلام ابن حجر - رحمه الله
وقد استقصى صفات القات ووصفه بصفات المسكر المضر بالعقل والأديان والأبدان. وصرح في بعض عباراته بالمنع والنهي، والتحذير، بل والتحريم. وجبن في موضع آخر عن إطلاق التحريم. فإما أن يكون ذلك توقفًا منه وتأدبًا لعدم وقوفه على نص في ذلك، أو أنه قوي على القول بالتحريم بعد ذلك
وقال الشيخ محمد بن سالم البيحاني في كتابه (إصلاح المجتمع) في الكلام على حديث ابن عمر : إن رسول الله - صلى الله عليه وسلم - قال

 كل مسكر خمر، وكل مسكر حرام، ومن شرب الخمر في الدنيا فمات وهو يدمنها لم يشربها في الآخرة

 رواه البخاري ومسلم، فقال بعد الكلام على هذا الحديث: وهنا أجد مناسبة وفرصة سانحة للحديث عن القات والتنباك، والابتلاء بهما عندنا كثير، وهما من المصائب والأمراض الاجتماعية الفتاكة، وإن لم يكونا من المسكر فضررهما قريب من ضرر الخمر والميسر؛ لما فيهما من ضياع المال، وذهاب الأوقات، والجناية على الصحة، وبهما يقع التشاغل عن الصلاة وكثير من الواجبات المهمة.. إلى أن قال: ومعلوم من القات أنه يؤثر على الصحة البدنية، ويحطم الأضراس، ويهيج الباسور، ويفسد المعدة، ويضعف شهية الأكل، ويدر السلاس، وهو: الودي، وربما أهلك الصلب، وأضعف المني، وأظهر الهزال، وسبَّب القبض المزمن، ومرض الكلى، وأولاد صاحب القات غالبًا يخرجون ضعاف البنية، صغار الأجسام، قصار القامة، قليل دمهم، مصابين بعدة أمراض خبيثة، وهذا مع ما يبذل أهله فيه من الأثمان الغالية المحتاج إليها، ولو أنهم صرفوها في الأغذية الطيبة وتربية أولادهم أو تصدقوا بها في سبيل الله - لكان خيرًا لهم، وصدق شاعرنا القائل
عـــزمت علــى تــرك التنــاول للقــات    صيانــة عــرضي أن يضيــع وأوقــاتي
وقــد كــنت مــن هــذا المضـر مدافعـا    زمانًـــا طـــويلاً رافعـــا فيــه أصــواتي
فلمــــا تبينــــت المضــــرة وانجــــلت    حقيقتـــــــه بادرتــــــه بالمنــــــاواتي
طبيعتــــــه اليبس الملـــــم بـــــبردة    أخا المـوت كـم أفنيـت منـا الكرامـاتي
وقيمـة شـاري القـات في أهل سوقه    كقيمــة مــا يدفعــه فــي ثمـن القـاتِ

وإنهم ليجتمعون على أكله من منتصف النهار إلى غروب الشمس، وربما استمر الاجتماع إلى منتصف الليل؛ يأكلون الشجر، وَيَفْرُون أعراض الغائبين، ويخوضون في كل باطل، ويتكلمون فيما لا يعنيهم
ويزعم بعضهم أنه يستعين به على قيام الليل، وأنه قوت الصالحين. ويقولون: جاء به الخضر من جبل قاف للملك ذي القرنين، ويروون فيه من الحكايات والأقاصيص شيئًا كثيرًا، وربما رفع بعضهم عقيرته بقوله
...      صفــت وطــابت بــأكل القــات أوقـاتي

كُلْـــهُ لمـــا شــئت مــن دنيًــا وآخــرة    ودفــــع ضـــــر وجــــلب للمســــرات
ومن الشيوخ الذين قضى القات على أضراسهم من يدقه ويطرب لسماع صوت المدق، ثم يلوكه ويمص ماءه، وقد يجففونه ثم يحملونه معهم في أسفارهم، وإذا رآهم من لا يعرف القات سخر بهم وضحك منهم، وإن أحد المصريين ليقول في قصيدة يهجو بها اليمنيين
أســارى القـــات لا تبغــوا علــى مــن    يــرى فــي القــات طبًّــا غـير شـافي
أما (التنباك) وهو التبغ فضرره أكبر، والمصيبة به أعظم، ولا يبعد أن يكون من الخبائث التي نهى الله عنها، ولو لم يكن فيه من الشر إلا ما تشهد به الأطباء لكان كافيًا في تجنبه والابتعاد عنه. وقد أفرط جماعات من المسلمين في حكمه حتى جعلوه مثل الخمر، وحاربوه بكل وسيلة، وقالوا بفسق متعاطيه. كما أن آخرين قد بالغوا في استعماله إلى حد بعيد. وهو شجرة خبيثة دخلت بلاد المسلمين في حوالي عام 1012 هـ وانتشر في سائر البلاد.
إلى أن قال: وأخبث من ذا وذاك من يمضغ التنباك ويجمعه مطحونا مع مواد أخرى ثم يضعه بين شفتيه وأسنانه، ويسمى ذلك ب: (بالشمة)، فيبصق متعاطيها حيث كان، بصاقًا تعافه النفوس ويتقذر به المكان، ولربما لفظها من فمه كسلحة الديك في أنظف مكان، وللناس فيما يعشقون مذاهب. وبعضهم يستنشق التنباك بعد طحنه، وهو (البردقان) يصبه في أنفه صبًّا يفسد به دماغه، ويجني به على سمعه وبصره، ثم لا ينفك عاطسًا، ويتمخط بيده، وفي منديله أو على الأرض، وأمام الجالسين
أخبرني أحد أصدقائي: أن قريبه الذي كان يستعمل البردقان لما مات مكث ثلاث ساعات وأنفه يتصبب خبثًا. ولو اقتصر الناس على ما لا بد منه للحياة لاستراحوا من التكاليف والنفقات الشاقة، ولما عرضوا أنفسهم لشيء من هذه الشرور
وأنا لا أقيس القات والتنباك بالخمر في التحريم وما يترتب عليه من عقاب الآخرة، ولكن أقول: هذا قريب من هذا، وكل مضر بصحة الإنسان؛ بدنه أو عقله أو ماله فهو حرام، والبر: ما اطمأنت إليه النفس، واطمأن إليه القلب، والإثم: ما حاك في النفس، وتردد في الصدر، وإن أفتاك المفتون، والله تعالى يقول

 يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِنَّمَا الْخَمْرُ وَالْمَيْسِرُ وَالأَنْصَابُ وَالأَزْلامُ رِجْسٌ مِنْ عَمَلِ الشَّيْطَانِ فَاجْتَنِبُوهُ لَعَلَّكُمْ تُفْلِحُونَ (90) إِنَّمَا يُرِيدُ الشَّيْطَانُ أَنْ يُوقِعَ بَيْنَكُمُ الْعَدَاوَةَ وَالْبَغْضَاءَ فِي الْخَمْرِ وَالْمَيْسِرِ وَيَصُدَّكُمْ عَنْ ذِكْرِ اللَّهِ وَعَنِ الصَّلاَةِ فَهَلْ أَنْتُمْ مُنْتَهُونَ

 انتهى كلام الشيخ محمد بن سالم البيحاني في ذلك
وقد ذكر صفات القات وحكم عليها بالضرر والنهي والتحريم، لكن قوله: وأنا لا أقيس القات والتنباك بالخمر.. إلى آخره - الظاهر أن مراده: أن غلظ تحريم القات والتنباك ليس كغلظ تحريم الخمر وما يجب عليه من حد في الدنيا وعقاب في الآخرة، مع اتفاقهما في أصل التحريم
وقال شيخ الإسلام ابن تيمية - رحمه الله - في (الاختيارات)  (فصل) وإذا شككت في المطعوم والمشروب هل يسكر أم لا؟ لم يحرم عليك بمجرد الشك، ولم يُقَم الحد على شاربه، ولا ينبغي إباحته للناس، إذ كان يجوز أن يكون مسكرًا، لأن إباحة الحرام مثل تحريم الحلال، فيكشف عن هذا بشهادة من تقبل شهادته؛ مثل أن يكون طَعِمَه ثم تاب منه، أو طعمه غير معتقد تحريمه، أو معتقدًا حله لتداو ونحوه، أو مذهب الكوفيين في تناول يسير النبيذ . فإن شهد به جماعة ممن تناوله معتقدا تحريمه فينبغي إذا أخبر عدد كثير لا يمكن تواطؤهم على الكذب أن يحكم بذلك، فإن هذا مثل: التواتر والاستفاضة، كما استفاض بين الفساق والكفار: الموت والنسب والنكاح والطلاق، فيكون أحد الأمرين: إما الحكم بذلك؛ لأن التواتر لا يشترط فيه الإسلام والعدالة، وإما الشهادة بذلك بناء على أن الاستفاضة يحصل بها ما يحصل بالتواتر. وإما أن يمتحن بعض العدول بتناوله لوجهين
أحدهما: أنه لا يعلم تحريم ذلك قبل التأويل، فيجوز الإقدام على تناوله، وكراهة الإقدام على الشبهة تعارضها مصلحة بيان الحال. الوجه الثاني: أن المحرمات قد تباح عند الضرورة، والحاجة إلى البيان موضع ضرورة، فيجوز تناولها لأجل ذلك. انتهى كلام الشيخ تقي - الدين رحمه الله
وبما قرره شيخ الإسلام - رحمه الله - هاهنا يتبين صحة الطريقة التي سلكناها فيما تقدم في تحريم (القات)، وتمشيها على الأصول الشرعية والقواعد المعتبرة المرعية، وبما قدمناه يتضح صحة القول بتحريم القات، والنهي عنه ومنعه منعًا باتًّا، زراعة وتوريدًا واستعمالاً وغير ذلك
وهذا ظاهر لكل من تدبر ما ذكرنا وعرف أصول الشريعة وقواعدها، ودرء المفاسد مقدم على جلب المصالح

والله يقول الحق وهو يهدي السبيل
أملاه الفقير إلى عفو ربه: محمد بن إبراهيم بن عبد اللطيف آل الشيخ . وصلى الله على محمد وآله وصحبه وسلم

حرر في 11 / 4 / 1376 هـ
وبالله التوفيق، وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم

(الجزء رقم : 22، الصفحة رقم: 175-159)

الفتوى رقم - 2159

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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