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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 23:00
Les femmes et la da'wa

Question : 

 
Quelle est la meilleure voie pour les femmes pour faire da'wa ?
 
Réponse : 

Je dis aux femmes : restez dans vos maisons et ne vous occupez pas de la da'wa.

Je réprimande l'utilisation du mot  Ad-Da'wa, particulièrement par le jeune homme qui dit :

« ceux-là sont des gens de Da'wa » comme si da'wa était devenu la mode des derniers temps.

Maintenant toute personne qui a une petite connaissance devient un da'iya (prêcheur).

La question ne s'est pas arrêtée aux jeunes hommes, mais est arrivée aux jeunes femmes et aux ménagères, au point qu'elles aient abandonné leurs obligations dans leurs maisons et envers leurs maris et leurs enfants.

Elles se sont détournés des choses obligatoires vers ce qui ne leur est pas obligatoire, comme de faire da'wa.

La règle générale pour la femme est de rester dans sa maison comme il été légiféré pour elle et de ne sortir qu’en cas de besoin.

Ceci d’après la parole du prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) :
 
« …et leurs maisons sont meilleures pour elles. »
 
Par opposition à la prière à la mosquée.

De nos jours, nous voyons une manie répandue chez les femmes qui fréquent les mosquées pour les prières en commun en plus de la prière du vendredi.

Cependant, leurs maisons sont meilleures pour elles, sauf s'il y a une mosquée près de chez elles et que l'imam est un savant et qu’il enseigne la science aux présents.

Alors, les femmes peuvent sortir pour la prière à la mosquée, écouter la science; il n'y a rien pour les en empêcher.

Quant à la femme excessivement impliquée dans la da'wa, elle doit rester dans sa maison et lire des livres que lui fournissent son mari, son frère, ou ses maharim (parents masculins qu'elle ne peut épouser).

Alors, il n'y a rien pour l'empêcher de prendre un jour où elle invite certaines femmes à venir chez elle, ou qu'elle les rejoigne dans la maison d'une femme pour partager la science religieuse.

Et cela est mieux que si un groupe de femmes se rend chez elle.
 
Quant au fait qu’elle s'engage dans un voyage, qui pourrait être un voyage sans mahram, alors qu’on dit qu'elle est sortie pour da'wa.

Ceci est une des innovations des temps modernes et ce n'est pas spécifique aux seules femmes.

Même certains jeunes hommes parlent excessivement de da'wa alors qu’ils ont très peu de connaissance.


Article tiré du site troid.org
Source : Al-Asalah (n°°19)
copié de salafs.com

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Appel à la religion - الدعوة الإسلامية
30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 23:00
Les moyens de faire la prêche à notre époque

Question :

 
Comment évaluez-vous la réalité de la Da’wa, de nos jours ?
 
Quels sont les axes majeurs qui doivent être pris en compte face aux nouveautés et aux défis actuels ?
 
Réponse :
 
A notre  époque, Allah Tout-Puissant et Très-Grand, nous a encore davantage facilité la Da’wa, par des moyens qui n’étaient pas accessibles auparavant, et la Da’wa est aujourd’hui grandement facilitée, par l’intermédiaire de nombreuses voies, et expliquer aux gens leurs obligations est possible de nos jours à travers des voies différentes, comme par la radio, la télévision et les journaux, et des voies différentes.

 

C’est une obligation pour les gens de science et de foi et pour les successeurs du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, de prendre en charge cette obligation, de s’entraider dans cette tâche, de transmettre les messages d’Allah aux serviteurs d’Allah et de ne pas craindre, pour Allah, d’être blâmé par les critiqueurs.
 
Ils ne doivent pas accorder de préférence ni à la personne âgée, et ni au jeune, ni au riche, ni au pauvre, mais ils doivent transmettent l’ordre d’Allah à tous les serviteurs d’Allah, comme Allah l’a révélé et comme Il l’a prescrit.
 
Cette obligation peut être une obligation individuelle (Fardh ‘Aïn) pour toi, s’il n’y a pas, dans l’endroit où tu te trouves, de personne qui s’occupe de cette mission-là excepté toi, car ordonner le convenable et réprouver le blâmable peut être une obligation individuelle et une obligation qui incombe à une partie des musulmans seulement (Fardh Kifâya).
 
Si tu te trouves dans un endroit où il n’y a que toi pour s’occuper de la prêche, et transmettre l’ordre d’Allah, l’obligation t’incombe alors personnellement.
 
Mais, si tu trouves autre que toi pour s’occuper de la  Da’wa, de propager le message, d’ordonner le bien et d’interdire le mal, cela devient pour toi un acte méritoire (Sunna).
 
Si tu t’empresses à faire le bien et que tu es sérieux à le faire, tu rivaliseras dans les bonnes œuvres et tu seras un précurseur dans l’obéissance à Allah.
 
La preuve pour dire que la  Da’wa est une obligation communautaire (si une partie de la communauté s’en occupe, l’obligation ne pèse plus sur le reste de la communauté) est la Parole d’Allah Tout-Puissant et Très-Grand (traduction rapprochée) :
 
« Que soit issue d’entre vous une communauté (un groupe) qui appelle au bien. » (1)
 
Al-Hâfizh Ibn Kathîr a dit au sujet de ce verset, en résumé : que soit issue de vous un groupe qui s’occupe de cette chose importante qui est d’appeler à Allah, de propager Sa religion, et de transmettre Son ordre, Exalté soit-Il.
 
On sait que le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a appelé les gens à Allah et a accompli l’ordre d’Allah [de transmettre le message] à Mekka, suivant sa possibilité, et les Compagnons ont fait de même, qu’Allah soit satisfait d’eux, suivant leurs capacités, puis après avoir émigré, ils ont pu mieux prêcher et plus facilement ; ensuite, après la mort du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, les Compagnons se sont dispersés dans différents pays ; ils ont fait la  Da’wa suivant leurs possibilités et la science qu’ils détenaient.
 
Lorsque le nombre de prêcheurs diminue et les actes blâmables augmentent, et que l’ignorance se généralise – comme c’est le cas aujourd’hui - la Da’wa devient une obligation pour tout le monde suivant sa possibilité. 
 
Si la personne se trouve dans un endroit restreint comme un village ou une ville, ou quelque chose comme cela, et on trouve dans ce lieu quelqu’un qui remplit la mission, et transmet le message d’Allah, c’est suffisant et transmettre le message devient pour un autre que lui un acte méritoire. 
 
En effet, cette personne présente les preuves [de leurs obligations aux gens] et si cela a été effectué par un autre que toi, alors le message d’Allah a été transmis. 
 
Mais en ce qui concerne les autres endroits et les autres gens, il incombe aux savants, suivant leurs possibilités, de transmettre le message d’Allah par tous les moyens qu’ils peuvent, et ceci est une obligation pour tout le monde suivant leurs possibilités.
 
De cela, on déduit que l’obligation de chacun (Fardh ‘Ain) et l’obligation pour une partie de la communauté (Fardh Kifâya) est relative et elle diffère selon les situations : cette obligation peut être obligatoire pour certains peuples et certaines personnes, et méritoire pour certaines autres personnes et peuples, car il se trouve chez eux quelqu’un qui s’occupe de cette mission, et cela suffit pour dégager la responsabilité des autres.
 
Quant aux dirigeants et à ceux qui ont les moyens, il pèse sur eux une plus grande obligation encore ; ils doivent transmettre la Da’wa vers toutes les contrées suivant leur capacité et de la meilleure manière possible, et dans les langues vivantes que les gens parlent. 
 
Il faut transmettre le message d’Allah en ces langues jusqu’à ce que la religion d’Allah parvienne à chacun dans la langue qu’il connaît, en arabe et dans les autres langues, et cela est possible de nos jours et c’est facilité par les moyens qui ont été cités précédemment : la radio, la télévision, les journaux et les autres médias, qui sont faciles d’accès aujourd’hui contrairement à avant.
 
Il incombe également aux prêcheurs lors des fêtes, des rassemblements et autres, de transmettre ce qu’ils peuvent des ordres d’Allah le Tout-Puissant et le Très-Grand, et qu’ils propagent la religion d’Allah suivant leur capacité et leur science.
 
[En effet, il faut contrecarrer] au vu de la propagation des idéologies destructrices et des appels à la mécréance et à renier Allah, les révélations et la vie de l’au-delà, et au vu de la propagation de la chrétienté dans beaucoup de pays, et d’autres appels à l’égarement. 
 
Au vu de tout cela, la Da’wa est devenu de nos jours, l’obligation de tous, une obligation pour l’ensemble des savants, et les gouvernants musulmans. 
 
Ils doivent transmettre la religion d’Allah suivant leurs possibilités et leurs moyens, par écrit et par oral, par la radio et par tous les moyens qu’ils peuvent utiliser et qu’ils ne se désistent pas devant cette mission, et qu’ils ne passent pas leur temps à parler sur untel ou untel, car le besoin pressant aujourd’hui est de s’entraider, de s’associer et de se soutenir pour cette grande mission, plus qu’avant encore.
 
En effet, les ennemis d’Allah s’entraident et se soutiennent les uns les autres par tous les moyens, pour barrer la route vers Allah, faire douter les gens dans leur religion, et les appeler vers ce qui les fera sortir de la religion d’Allah le Tout-Puissant et le Très-Grand. 
 
C’est donc une obligation aux musulmans de s’opposer à cette activité impie par une activité musulmane et par l’appel à l’islam, à différents niveaux, à l’aide de tous les moyens et par toutes les voies possibles. Enfin, ceci est pour remplir la mission de Da’wa qu’Allah a confiée à Ses serviteurs.
 

(1) La Famille d’Imrân, v. 104.

 

Revue des Recherches Islamiques, n°40, page 136-139 
copié de fatawaislam.com

 
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Appel à la religion - الدعوة الإسلامية
30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 22:00
L’expression « da’wa salafiya »

Les anciens savants, ainsi que les contemporains, ont utilisé l'expression « Da'wa Salafiyya » pour désigner cette prédication particulière.

 

Certains l'appellent aussi : « la prédication de ceux qui secourent (ou préservent) la Sounnah de Mouhammad »,

 

Et d'autres l'appellent : « La prédication des gens du Hadith ».

 

Toutes ces appellations renvoient à la même chose.

 

Cette chose en question, beaucoup de musulmans parmi ceux qui nous ont précédés et les contemporains sont passés à côté et l'on prit à la légère, ou bien ils y ont prêté attention, mais pas autant qu'il aurait fallu.

 

Mise En Garde contre L'ignorance

copié de muslimislam.fr


Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Appel à la religion - الدعوة الإسلامية
30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 22:00
La manière de conseiller et d’interdire le mal
Question : 

Nous constatons que beaucoup de jeunes sont fervents à interdire le mal.
 
Cependant, ils ne le font pas correctement. 

Quel conseil pourriez-vous leur donner et quelle est la meilleure manière d’interdire le mal ?

Réponse :
 
Je leur conseille d’agir avec clairvoyance ;

Qu’ils étudient tout d’abord, de manière à être certains que cette chose (qu’ils ont vu) est soit une bonne action soit une mauvaise ;

Ceci en se basant sur une preuve de la loi islamique (la charia) de sorte à ce que leur réprobation soit fondée sur la science car Allah (qu’Il soit exalté) dit (traduction rapprochée) :

 


« Dis: "Voici ma voie, j'appelle les gens à (la religion) d'Allah, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente. Gloire à Allah! Et je ne suis point du nombre des associateurs. » (Sourate Youssouf verset 108)

 

De plus je leur conseille de réprouver en faisant preuve de douceur, en employant un langage agréable ainsi qu’une bonne manière de faire.

Cela pour qu’on accepte d’eux et pour qu’ils améliorent plus qu’ils ne détériorent car Allah (exalté soit-Il) dit 
(traduction rapprochée) :

 

 

« Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon.» (Sourate 'les abeilles' verset 125)

 

ainsi que Sa parole (exalté soit-Il) (traduction rapprochée) :

 

« C’est par une miséricorde d’Allah que tu as été doux vers eux. Et si tu étais rude au cœur dur ils se seraient enfuis de ton entourage » (sourate 'la famille d'Imran' verset 158)

 

de même le prophète (que la paix et la prière soient sur lui) a dit :

 

 « Celui qui a été privé de la douceur a été privé de tout bien »

 

(rapporté par Mouslim) ainsi que sa parole (que la paix et la prière soient sur lui) :

 

« Certes, la douceur ne se trouve pas en une chose sans que cela l’embellisse et elle n’est pas retirée d’une chose sans que cela ne l’enlaidisse »

 

(rapporté par Mouslim) et les hadiths à ce sujet sont nombreux et authentiques.

Et parmi les choses par lesquelles le prêcheur à Allah (qu’Il soit exalté) doit se distinguer, celui qui ordonne le bien et reprouve le mal : le fait d’être parmi les premiers à appliquer ce qu’il ordonne ainsi que d’être le plus éloigné de ce dont il interdit pour qu’il ne soit pas comme ceux qu’Allah a blâmé dans Sa parole (exalté soit-Il) 
(traduction rapprochée) :

 

« Commanderez-vous aux gens de faire le bien, et vous oubliez vous-mêmes de le faire, alors que vous récitez le Livre ? Etes- vous donc dépourvus de raison ? » (Sourate ‘la vache’ verset 44)

 

ainsi que dans Sa parole (exalté soit-il) (traduction rapprochée) :

 

«Vous qui avez cru! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas? 3- C'est une grande abomination auprès d'Allah que de dire ce que vous ne faites pas » (sourate ‘le rang’ verset 2 et 3) 

 

Ceci dans le but qu’il serve d’exemple en cela, pour que les gens profitent de sa parole tout comme de ses actes, et Allah est Celui qui accorde la réussite.

Le recueil des fatwas du cheikh Abdel Aziz Ben Baz
Tome 5, page 76, fatwa 3

copié de fatawaislam.com

 
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Appel à la religion - الدعوة الإسلامية
30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 22:00
L’exhortation à la sagesse et l’harmonie dans la da’wa et la mise en garde contre la discorde (dossier)

Extrait :

 
Le Dâ’i (prêcheur) à Allah, l’étudiant en science, et tous ceux qui côtoient [les gens] et les orientent, doivent nécessairement prendre le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم comme un modèle dans sa ‘aqîdah, son manhaj et son comportement.
 
Si ces éléments sont réunis ou presque, chez le prêcheur, sa da’wah réussira in sha Allah et sera présentée [aux gens] sous son aspect le plus beau et le plus complet.
 
Et si une de ces qualités manquait, comme la patience, la sagesse [hikmah], la bonté [rifq], la douceur [lîn] et d’autres qui sont absolument nécessaires et requises par la Da’wah des messagers, -‘alayhim us-Salât wa Salâm- des qualités que nous avons l’habitude d’utiliser mais dont beaucoup de personnes ne sont pas conscientes, cela nuirait à la Da’wah Salafiyyah ainsi qu’à ses partisans si elles (les qualités) sont négligées si l’on présente aux gens seulement ce qu’ils détestent et ce qui les repousse comme la dureté et bien d’autres [mauvaises] choses.
 
Ces défauts sont détestables dans les affaires de ce monde alors que dire de la religion !
Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Appel à la religion - الدعوة الإسلامية
30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 22:00
Secrets de la considération et du respect du prêcheur

Louange à Allâh Seigneur des Mondes. 

Que la paix et la bénédiction soient sur celui qu’Allâh a envoyé en miséricorde pour l’humanité, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au jour du jugement.
 
L’une des plus grandes causes qui permettent de préserver la place du prêcheur à Allâh, d’accroître son honneur et sa dignité est qu’il travaille pour obtenir un revenu d’une source de subsistance appropriée. 

 

Un revenu grâce auquel il subvient à ses dépenses et se satisfait de ce qu’Allâh lui a donné comme bienfaits.
 
Cela lui permet d’éviter de demander aux gens ce dont il a besoin pour se nourrir, se vêtir, se loger, etc.. Il ne demande qu’à Allâh.

Il ne recherche sa subsistance qu’auprès de Lui.

Ce revenu lui permet de se passer des gens.

S’il joint la possession de l’argent au savoir, le prêcheur obtiendra alors la perfection, la vertu et la satisfaction.

Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم a dit :

«A vraiment réussi celui qui a embrassé l’Islam, qui s’est contenté du nécessaire dans sa subsistance et à qui Allâh a inspiré la satisfaction du lot qu’Il lui a octroyé» [1]

Par ailleurs, l’Ange Djibril a montré au Prophète 
صلَّى الله عليه وسلَّم le chemin de la dignité du musulman et de son honneur dans le hadith rapporté par Sahl Ibn Sa`d  qui a dit : 
 
«Djibril  est venu voir le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم et lui a dit :

«Ô Muhammad ! Vis autant que tu veux, mais sache que tu mourras quand même.
Fais ce que tu veux, mais tu en seras rétribué.
Aime qui tu veux, mais sache que tu le quitteras quand même.
Sache que l’honneur du croyant se trouve dans ses prières nocturnes et que sa dignité réside dans le fait de se passer des gens
 » [2]

En effet, celui qui renonce à solliciter les gens gagnera leur amour et leur sympathie.

Il en découle que l’honneur du prêcheur se trouve dans le fait de s’abstenir de demander de l’argent ou de le désirer, sauf en cas d’extrême nécessité.

De fait, la nature humaine fait que les gens désapprouvent ceux qui les sollicitent et con voitent ce qu’ils possèdent.

D’après Sahl Ibn Sa`d : «Un homme est venu voir le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم et lui a dit :
 
«Ô Messager d’Allâh ! Indique-moi une œuvre dont l’accomplissement fera qu’Allah m’aimera et les gens aussi».
 
Le Messager d’Allah صلَّى الله عليه وسلَّم lui répondit :

«Renonce aux biens de ce bas monde Allâh t’aimera.
Ne convoite pas ce que possèdent les gens, ils t’aimeront
» [3]

En effet, ne pas convoiter ce que possèdent les gens suscite leur amour.

En outre, la quête de leur amour est demandée dans la religion.

Ceci se voit dans le hadith du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم :

«Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, vous n’entrerez au paradis que si vous êtes réellement croyants.
Et vous ne serez réellement croyants que si vous vous aimez les un les autres.
Voulez-vous que je vous indique une chose par laquelle vous vous aimerez les uns les autres ?
Répandez le salut 
(Salam) parmi vous !» [4]

Ce hadith incite à répandre le salut tout comme l’autre hadith qui incite à se faire des cadeaux.

Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم dit :

«Offrez-vous des cadeaux, vous vous aimerez les uns les autres» [5]

Ces deux choses entraînent l’amour, qui consolide la relation de foi et renforce l’entraide fraternelle basée sur le bien et la piété.

L’avidité dans la quête de l’argent et la convoitise de ce que possèdent les gens portent atteinte à la réputation du prêcheur, dégrade son rang et le déprécie aux yeux des gens, tandis que se détourner totalement de la quête de l’argent au profit de la science rend sa vie tourmentée et perturbe sa tâche de prêcheur, à cause de sa pauvreté.

Cette pauvreté le conduit à la complaisance afin de stabiliser sa situation.

Certains parmi nos pieux Salafs disaient :

«Celui qui s’investit pleinement dans la science du hadith, qu’il se prépare à la pauvreté.
Alors, qu’il ne prenne de la science du hadith que selon sa capacité et qu’il exerce un métier pour se prémunir de la pauvreté» 
[6]

Pour cette raison, il convient, pour le prêcheur, de garder le juste milieu et la modération concernant l’acquisition de l’argent ; il ne doit pas être accaparé par celui-ci ni le négliger complètement.

Dans cette même conception de modération, Ibn El-Djawzi رحمه الله a écrit dans «Manfa`at El-Mâl» (l’Utilité de l’Argent) :

«Il n’y a pas plus profitable dans cette vie pour les savants que de gagner de l’argent pour ne pas dépendre des gens. En effet, si on joint l’argent à la science on atteindra la perfection.
La majorité des savants ont été absorbés par la science au détriment de l’argent. Mais comme le besoin à l’argent est indis pensable et qu’ils n’ont pas pu patienter, ils se sont engouffrés dans des situations - même s’ils les ont justifiées - qui les ont avilis alors que d’autres issues étaient meilleures pour eux... Ceux là, même s’ils ont fait un effort de justification, ils ont perdu de leur coeur et de leur intégrité religieuse beaucoup plus qu’ils ont amassé dans leur vie d’ici-bas.

Nous avons vu beaucoup parmi les soufis et les savants qui se rapprochent des gouverneurs par convoitise de leurs biens. Certains étaient complaisants et ostentatoires, d’autres faisaient des éloges exagérés. D’autres encore se taisaient face aux interdits commis etc.. La cause de cette complaisance est la pauvreté.

Il s’avère que l’intégrité de la dignité et le fait de s’écarter de l’ostentation résident dans l’éloignement des gouverneurs injustes. Deux catégories de gens seulement ne sont pas tombés dans cette complaisance : celui qui a de l’argent comme Saïd Ibn El-Moussaïb qui faisait le commerce de l’huile et d’autres choses, ainsi que Soufyâne Eth-Thawri et Ibn El-Moubârak qui étaient marchands, et celui qui est très patient et se satisfait de sa subsistance même si elle ne lui suffit pas comme Bichr El-Hâfi et Ahmed Ibn Hanbel. Celui qui est privé de la patience de ces deux catégories de gens et de leur perfection sera sûrement sujet aux souffrances et aux épreuves. Il peut même perdre sa religion.

Tu dois donc, toi l’étudiant en science (de la religion islam ique), redoubler d’efforts pour amasser de l’argent afin de te passer des gens. Ta religion n’en sera que davantage complète.

De manière générale, il n’est d’hypocrite montrant la pratique de la religion, l’ascétisme et l’humilité, ni un savant voyant sa réputation compromise par un vice que par l’attirance de la vie d’ici-bas, provoquée par la pauvreté. Celui qui possède ce qui lui suffit et en cherche plus en fréquentant les gens du pouvoir sera compté parmi les gens cupides ; il est loin des meilleurs savants. Qu’Allah nous préserve de telles situations» [7]

Soufyâne Ath-Thawri رحمه الله a dit :

«Celui qui tient dans sa main cette chose [c’est-à-dire l’argent] qu’il en face bon usage, car nous vivons dans une époque où celui qui est dans le besoin sacrifie en premier sa religion» [8]

Il a dit aussi رحمه الله :

«Ô vous les gens instruits, relevez vos têtes car la voie s’est éclaircie. Travaillez et ne soyez pas une charge sur les autres» [9]

Ainsi, si le prédicateur au sentier d’
Allâh n’a pas de ressources pour subvenir à ses besoins et ses dépenses, il doit gagner de l’argent licite, selon ce dont il a besoin et sans exagérer.

Lorsqu’un homme venait chez Soufyâne Ath-Thawri pour acquérir le savoir, il lui demandait : «As-tu de quoi subvenir à tes besoins ?».

Si la personne l’informait qu’il l’en avait, il l’ordonnait d’acquérir le savoir.

Si ce n’était pas le cas, il lui recommandait de rechercher les moyens de sa subsistance» [10]

Je dis que ceci visait à concentrer les préoccupations de la personne, à avoir le coeur tranquille, à protéger son honneur vis-à-vis des gens afin d’accomplir sa mission éducative et son message de prédication en toute dignité, en se suffisant de ce que possèdent les gens, loin de toute complaisance et ostentation.

Ceci lui confère un meilleur avenir, et lui sera plus profitable ici-bas et dans l’au-delà.

Le Prophète 
صلَّى الله عليه وسلَّم a dit :


«Celui dont la préoccupation est l’au-delà, Allâh lui donnera la richesse du coeur, lui arrangera ses préoccupations et la vie d’ici-bas lui sera soumise» [11]

Mais «Quand son désir d’argent redouble, les ennuis commencent ; quand il n’avait rien, il était dans la confusion. Maintenant qu’il est dans la confusion pour posséder plus de choses. Résultat : il aura passé sa vie à être dans la confusion :
Celui qui passe son temps à garder son argent de peur de la pauvreté, est déjà pauvre» [12]

Le Prophète 
صلَّى الله عليه وسلَّم a dit :


«Celui dont la seule préoccupa tion est la vie d’ici-bas, Allâh mettra la pauvreté entre ses yeux, il dispersera ses préoccupations et il n’obtiendra de la vie d’ici-bas que ce qu’il lui aura été prédestiné » [13]

Nous demandons à Allâh de nous bien guider et de nous accorder la piété, la vertu, la subsistance et la richesse.

Qu’Il fasse que l’au-delà soit notre seule préoccupation.

Qu’Il nous satisfasse de ce qu’Il nous a donné, car Il est capable de toute chose.

Il est Seul Capable d’exaucer nos invocations. Notre dernière invocation est louange à Allâh Seigneur des Mondes.

Et que la paix et la bénédiction d’Allâh soient sur Mohammed, sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au jour du jugement.

[1] Rapporté par Mouslim dans son « Sahîh »,  chapitre de  « l’aumône légale », concernant le contentement du peu de subsistance et la sobriété (hadith 2426) et Et-Tirmidhi dans ses « Sounane », chapitre de « l’ascétisme », à propos de ce qui a été rapporté sur le contentement du peu de subsistance et la patience qui doit l’accompagner (hadith 2348) et Ibn Mâdjah dans ses « Sounane », chapitre de « l’ascétisme », en ce qui concerne la sobriété (hadith 4138) et Ahmed dans son « Mousnad » (hadith 6572), d’après Abd Allâh Ibn `Amr Ibn El-`Âs .

[2] Rapporté par El-Hâkim dans « El-Moustadrak » (hadith 7921) et Et-Tabarâni dans « El-Awsat » (4/306) et El-Bayhaqi dans « Chou`ab El-Îmâne » (hadith 10541), d’après le hadith de Sahl Ibn Sa`d . Hadith jugé « bon » par El-Moundhiri dans « Et-Targhîb Wa Et-Tarhîb » (1/243), et El-Haythami dans « Madjma` Az-Zawâ'id » (10/374) et par El-Albâni dans « Es-Silsilah As
Sahîhah » (hadith 831).

[3] Rapporté par Ibn Mâdjah dans ses « Sounane », chapitre de « l’ascétisme », sur l’ascétisme dans ce bas-monde (hadith 4102) et El-Hâkim dans « El-Moustadrak » (hadith 7873) et El-Beyhaqi dans « Chou`ab El-Îmâne » (hadith 10523), d’après le hadith rapporté par Sahl Ibn Sa`d . Ce hadith est jugé « bon » par En-Nawawi dans « El-Adhkâr » (les invocations) (503) et Ibn Radjab dans « Djâmi` El-`Ouloûm Wa El-Hikem » (1/286) et El-Albâni dans « Es-Silsilah As-Sahîhah » (hadith 944).

[4] Rapporté par Mouslim dans son « Sahîh », chapitre de « la foi », concernant le fait qu’il n’entrera au paradis que les croyants (hadith 194) et Abou Dâwoûd dans ses « Sounane », chapitre « des bonnes manières », concernant la propagation du salut (hadith 5193) et par Et-Tirmidhi dans ses « Sounane », chapitre de « l’autorisation », à propos de ce qui a été rapporté sur la propagation du salut (hadith 2688) et Ibn Mâdjah dans ses « Sounane », chapitre des « bonnes manières », concernant la propagation du salut (hadith 3692) et Ahmed dans son « Mousnad » (hadith  9821), d’après un hadith d’Abou Hourayra .

[5] Rapporté par El-Boukhâri dans « El-Adab El-Moufrad » (1/208) et par El-Beyhaqi dans « Es-Sounane El-Koubra » (hadith 12168), d’après le hadith rapporté par Abou Hourayra  ; un hadith dont la chaîne de transmission a été jugée « correcte » par  El-`Irâqi dans « Takhrîdj El-Ihyâ' » (2/41). Ce hadith est jugé « bon » par Ibn Hadjar dans « Et-Talkhîs El-Habîr » (3/155) et par El-Albâni dans « El- Irwâ' » (hadith 1601).

[6] Rapporté par El-Khatîb El-Baghdâdi dans « El-Djâmi` Li Akhlâq Er-Râwi » (1/99).

[7] « Sayd El-Khâtir » d’Ibn El-Djawzi (154-155).

[8] « Hilyat El-Awliyâ' » d’Abou Nou`aym (6/381).

[9] Source précédente (6/382).

[10] Rapporté par El-Khatîb El-Baghdâdi dans « El-Djâmi` Li Akhlâq Er-Râwi » (1/98).

[11] Rapporté par Et-Tirmidhi dans ses « Sounane », chapitre de « la description du jour de la résurrection » (hadith 2465), d’après le hadith rapporté par Anas Ibn Mâlik . Ce hadith est jugé « bon » par El-Albâni dans « Es-Silsila Es-Sahîhah » (hadith 949).

[12] « Sayd El-Khâtir » d’Ibn El-Djawzi (p.267).

[13] Rapporté par Et-Tirmidhi dans ses « Sounane », chapitre de « la description du jour de la résurrection » (hadith 2465), d’après le hadith rapporté par Anas Ibn Mâlik . Ce hadith est jugé « bon » par El-Albâni dans « Es-Silsila Es-Sahîhah » (hadith 949). 


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مكمن عزِّ الداعية وجوالبُ مَحبَّتِه
الحمدُ لله ربِّ العالمين، والصلاة والسلام على مَنْ أرسله اللهُ رحمةً للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدِّين، أمَّا بعد
فإنَّ مِنْ أعظمِ أسبابِ حِفظ مكانةِ الداعية إلى الله وتعظيمِ شَرَفِه وعِزِّه أن يعمل على تكوينِ دخلٍ ماليٍّ لنَفْسِه مِن مصدرِ رِزقٍ مُناسِبٍ يدفع به حاجتَه، ويقنع بما آتاه اللهُ مِن فضله، ويحقِّق به الكفافَ ويتعفَّف عن السؤال فيما يحتاجه في مَطْعَمِه ومَلْبَسِه ومَسْكَنِه ونحو ذلك، لا يسأل إلَّا اللهَ تعالى، ويرغب إليه فيه، ويستغني به عن الناس؛ فإذا ضُمَّ المالُ إلى العِلم حَازَ الداعيةُ على الكمال والعِفَّة والقناعة، قال صلَّى الله عليه وسلَّم: «قَدْ أَفْلَحَ مَنْ أَسْلَمَ، وَرُزِقَ كَفَافًا، وَقَنَّعَهُ اللهُ بِمَا آتَاهُ»(١)، وقد بيَّن جبريلُ عليه السلام للنبيِّ صلَّى الله عليه وسلَّم سبيلَ عزِّ المسلم وشَرَفِه كما في حديث سهلِ بنِ سعدٍ رضي الله عنهما قال: جاء جبريلُ عليه السلام إلى النبيِّ صلَّى الله عليه وسلَّم فقال: «يَا مُحَمَّدُ، عِشْ مَا شِئْتَ فَإِنَّكَ مَيِّتٌ، وَاعْمَلْ مَا شِئْتَ فَإِنَّكَ مَجْزِيٌّ بِهِ، وَأَحْبِبْ مَنْ شِئْتَ فَإِنَّكَ مُفَارِقُهُ، وَاعْلَمْ أَنَّ شَرَفَ المُؤْمِنِ قِيَامُ اللَّيْلِ، وَعِزَّهُ اسْتِغْنَاؤُهُ عَنِ النَّاسِ»(٢)؛ ذلك لأنَّ مَن زَهِد فيما هو عند الناسِ أحبُّوه ومالوا إليه؛ فاقتضى شَرَفُ الداعيةِ أن لا يكون مُسْتَشْرِفًا إلى المال بقلبه ولا سائلًا له بلسانه إلَّا لضرورةٍ؛ لأنَّ الطبائع جُبِلَتْ على استثقالِ مَن أَنْزَلَ بالمخلوقين حاجاتِه وطَمِع فيما في أيديهم؛ فعن سهل بنِ سعدٍ رضي الله عنهما قال: أتى النبيَّ صلَّى الله عليه وسلَّم رجلٌ فقال: «يَا رَسُولَ اللهِ، دُلَّنِي عَلَى عَمَلٍ إِذَا أَنَا عَمِلْتُهُ أَحَبَّنِي اللهُ وَأَحَبَّنِي النَّاسُ»، فَقَالَ رَسُولُ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وسَلَّمَ: «ازْهَدْ فِي الدُّنْيَا يُحِبَّكَ اللهُ، وَازْهَدْ فِيمَا فِي أَيْدِي النَّاسِ يُحِبَّكَ النَّاسُ»(٣)؛ فإنَّ الاستغناءَ عمَّا في أيدي الناس سببُ محبَّتهم، والسعيُ فيما يُكْسِبُ محبَّتهم مطلوبٌ شرعًا، ويدلُّ عليه قولُه صلَّى الله عليه وسلَّم: «لَا تَدْخُلُونَ الجَنَّةَ حَتَّى تُؤْمِنُوا، وَلَا تُؤْمِنُوا حَتَّى تَحَابُّوا، أَوَلَا أَدُلُّكُمْ عَلَى شَيْءٍ إِذَا فَعَلْتُمُوهُ تَحَابَبْتُمْ؟ أَفْشُوا السَّلَامَ بَيْنَكُمْ»(٤)، والحديثُ أَرْشَدَ إلى إفشاء السلام، كما أَرْشَدَ النبيُّ صلَّى الله عليه وسلَّم إلى التهادي في قوله صلَّى الله عليه وسلَّم: «تَهَادَوْا تَحَابُّوا»(٥)، وإنهما مِن جوالِبِ المحبَّة التي تعزِّز العلاقةَ الإيمانيةَ، وتقوِّي أَواصِرَ التعاوُنِ الأخوِيِّ المبنيِّ على البرِّ والتقوى
فالشَّرَهُ في جَمْعِ المال والسؤالُ لِما في أيدي الناسِ يُفْضي إلى الحَطِّ مِن شأنِ الداعية وتقليلِ قيمته واستثقالِ الناسِ له، والإعراضُ عن جمعِ المال بالاشتغال بالعلم عن الكسب يُؤدِّي إلى اضطرابِ عيشه واختلالِ مَهَمَّتِه الدعوية نتيجةَ إرهاق الفاقة له؛ الأمرُ الذي يدفعه إلى المُداهَنةِ بسبب الفقر مِن أجل استقرار حاله، قال بعضُ السلف: «إنه مَن أَغْرَقَ في الحديثِ فلْيُعِدَّ للفقر جلبابًا؛ فلْيأخُذْ أحَدُكم مِن الحديث بقَدْر الطاقة، ولْيحترِفْ حَذَرًا مِن الفاقة»(٦)؛ لذلك ينبغي على الداعية التوسُّطُ والاعتدالُ تُجاهَ المال بين الانهماك عليه وبين تركِه بالكُلِّيَّة، وضِمْنَ هذا المنظورِ المقاصديِّ المُعْتَدِل يقول ابنُ الجوزيِّ ـ رحمه الله ـ في «منفعة المال» ما نصُّه
«ليس في الدنيا أَنْفَعُ للعلماء مِن جَمْعِ المال للاستغناء عن الناس؛ فإنه إذا ضُمَّ إلى العلم حِيزَ الكمالُ، وإنَّ جُمهورَ العلماء شَغَلَهُمُ العلمُ عن الكسب فاحتاجوا إلى ما لا بُدَّ منه وقلَّ الصبرُ؛ فدخلوا مَداخِلَ شَانَتْهُم وإن تأوَّلوا فيها، إلَّا أَنَّ غَيْرَها كان أَحْسَنَ لهم… وهؤلاء ـ وإن كانوا سلكوا طريقًا مِن التأويل ـ فإنهم فَقَدُوا مِن قلوبهم وكمالِ دِينهم أَكْثَرَ ممَّا نالوا مِن الدنيا، ولقد رأينا جماعةً مِن المتصوِّفة والعلماءِ يَغْشَوْنَ الوُلاةَ لأجلِ نَيْلِ ما في أيديهم، فمنهم مَن يُداهِنُ ويُرائي، ومنهم مَن يمدح بما لا يجوز، ومنهم مَن يسكت عن منكراتٍ، إلى غيرِ ذلك مِن المُداهَنات، وسببُه الفَقْرُ؛ فعَلِمْنَا أنَّ كمال العِزِّ وبُعْدَ الرِّياء إنما يكون في البُعد عن العُمَّال الظَّلَمَة، ولم نَرَ مَن صَحَّ له هذا إلَّا في أحَدِ الرجلين:
ـ إِمَّا مَن كان له مالٌ كسعيدِ بنِ المسيِّب: كان يَتَّجِرُ في الزيت وغيرِه، وسفيانَ الثوريِّ كانَتْ له بضائعُ، وابنِ المبارك.
ـ وإمَّا مَن كان شديدَ الصبر، قنوعًا بما رُزِقَ وإن لم يَكْفِه: كبِشْرٍ الحافي، وأحمدَ بنِ حنبلٍ.
ومتى لم يَجِدِ الإنسانُ كصبرِ هذين ولا كمالِ أولئك فالظاهرُ تقلُّبُه في المِحَن والآفات، وربَّما تَلِفَ دينُه.
فعليك يا طالِبَ العلمِ بالاجتهاد في جمعِ المال للغِنى عن الناس؛ فإنه يجمع لك دينَك؛ فما رأَيْنا في الأغلبِ مُنافِقًا في التديُّن والتزهُّد والتخشُّع، ولا آفةً طرأَتْ على عالمٍ إلَّا بحُبِّ الدنيا، وغالبُ ذلك الفقرُ؛ فإن كان له ما يكفيه ثمَّ يطلب بتلك المُخالَطةِ الزيادةَ فذلك معدودٌ في أهل الشَّرَهِ، خارجٌ عن حيِّز العلماء، نعوذ بالله مِن تلك الأحوال»

(٧)
قال سفيان الثوريُّ ـ رحمه الله ـ: «مَن كان في يده مِن هذه شيءٌ [أي: الدنانير] فلْيُصْلِحْه؛ فإنه زمانٌ مَنِ احتاج كان أوَّلَ ما يبذل دينُه»(٨)، وقال ـ رحمه الله ـ أيضًا: «يا مَعْشَرَ القُرَّاء، ارْفَعوا رؤوسَكم فقَدْ وَضَحَ الطريقُ، واعْمَلوا ولا تكونوا عالةً على الناس»

(٩)
وهكذا فعلى الداعيةِ إلى الله ـ إن لم يكن له مصدرُ رزقٍ يغطِّي حاجتَه ونفقتَه منه ـ اكْتَسَبَ مِن الحلالِ بقَدْر كفايته، وتَرَكَ الغلوَّ فيه؛ فقَدْ كان «سفيان الثوريُّ إذا أتاه الرجلُ يطلب العلمَ سأله: هل لك وجهُ معيشةٍ؟ فإن أخبره أنه في كفايةٍ أَمَرَهُ بطلب العلم، وإن لم يكن في كفايةٍ أَمَرَهُ بطلب المَعاش»(١٠). قلت: إنما ذلك تقصُّدًا ليجمعَ همَّه، ويُفرِّغَ قلبَه، ويصونَ عِرْضَه عن الخَلْق، ويُؤدِّيَ مَهَمَّتَه التربويةَ ورسالتَه الدعويةَ مع كمال العزِّ، مُسْتَغْنِيًا عمَّا في أيدي الناس، بعيدًا عن المُداهَنةِ والمراءاة؛ فإنَّ هذا أَسْلَمُ له في العاقبة وأَنْفَعُ له في الدنيا والآخرة، قال صلَّى الله عليه وسلَّم: «مَنْ كَانَتِ الآخِرَةُ هَمَّهُ جَعَلَ اللهُ غِنَاهُ فِي قَلْبِهِ، وَجَمَعَ لَهُ شَمْلَهُ، وَأَتَتْهُ الدُّنْيَا وَهِيَ رَاغِمَةٌ... »(١١) الحديث
لكِنْ «متى سَمَتْ هِمَّتُهُ إلى فضول المال وَقَعَ المحذورُ مِن التشتُّت؛ لأنَّ التشتُّت في الأوَّل للعدم، وهذا التشتُّتُ يكون للحرص على الفضول؛ فيذهب العُمُرُ على البارد:
وَمَنْ يُنْفِقِ الأَيَّامَ فِي حِفْظِ مَالِهِ           مَخَافَةَ فَقْرٍ فَالَّذِي فَعَلَ الفَقْرُ»

(١٢)
قال صلَّى الله عليه وسلَّم: «... وَمَنْ كَانَتِ الدُّنْيَا هَمَّهُ جَعَلَ اللهُ فَقْرَهُ بَيْنَ عَيْنَيْهِ، وَفَرَّقَ عَلَيْهِ شَمْلَهُ، وَلَمْ يَأْتِهِ مِنَ الدُّنْيَا إِلَّا مَا قُدِّرَ لَهُ»

(١٣)
نسأل اللهَ تعالى أَنْ يرزقنا الهُدى والتُّقى والعفافَ والكفاف والغِنَى، وأن يجعل الآخرةَ هَمَّنَا، ويُقَنِّعَنَا بما آتانا؛ إنه على كُلِّ شيءٍ قديرٌ وبالإجابة جديرٌ.
والعلمُ عند الله تعالى، وآخِرُ دعوانا أنِ الحمدُ لله ربِّ العالمين، وصلَّى الله على محمَّدٍ وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدِّين، وسلَّم تسليمًا

الجزائر في: ١٥ ربيع الأوَّل ١٤٢٩ﻫ
الموافق ﻟ: ٢٢ مارس ٢٠٠٨م

(١) أخرجه مسلمٌ في «الزكاة» (١٠٥٤) مِن حديث عبد الله بنِ عمرٍو رضي الله عنهما
(٢) أخرجه الطبرانيُّ في «الأوسط» (٤٢٧٨) مِن حديث سهل بنِ سعدٍ رضي الله عنهما. وحسَّنه الألبانيُّ في «السلسلة الصحيحة» (٢/ ٤٨٣) رقم: (٨٣١)
(٣) أخرجه ابنُ ماجه في «الزهد» بابُ الزهد في الدنيا (٤١٠٢) مِن حديث سهل بنِ سعدٍ رضي الله عنهما. والحديث حسَّنه الألبانيُّ في «السلسلة الصحيحة» (٢/ ٦٢٤) رقم: (٩٤٤).
(٤) أخرجه مسلمٌ في «الإيمان» (٥٤) مِن حديث أبي هريرة رضي الله عنه
(٥) أخرجه البخاريُّ في «الأدب المُفْرَد» (١/ ٢٠٨)، والبيهقيُّ في «السنن الكبرى» (٦/ ١٦٩)، مِن حديث أبي هريرة رضي الله عنه. وحسَّنه الألبانيُّ في «الإرواء» (٦/ ٤٤) رقم: (١٦٠١).
(٦) أخرجه الخطيب البغداديُّ في «الجامع لأخلاق الراوي» (١/ ٩٩)
(٧) «صيد الخاطر» لابن الجوزي (١٥٤ ـ ١٥٥)
(٨) «حِلْية الأولياء» لأبي نُعَيْمٍ (٦/ ٣٨١)
(٩) المصدر نَفْسُه (٦/ ٣٨٢)
(١٠) أخرجه الخطيب البغداديُّ في «الجامع لأخلاق الراوي» (١/ ٩٨)
(١١) أخرجه الترمذيُّ في «صفة القيامة» (٢٤٦٥) مِن حديث أنسِ بنِ مالكٍ رضي الله عنه، وأخرجه ابنُ ماجه في «الزهد» بابُ الهمِّ بالدنيا (٤١٠٥) مِن حديث زيد بنِ ثابتٍ رضي الله عنه. وانظر «السلسلة الصحيحة» (٢/ ٦٣٣، ٦٣٤) رقم: (٩٤٩، ٩٥٠).
(١٢) «صيد الخاطر» لابن الجوزي (٢٦٧)
(١٣) سبق تخريجه مِن حديث أنسٍ رضي الله عنه، انظر: (الهامش ١١)

الكلمة الشهرية رقم: ٢٦

 
Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس
الكلمة الشهرية رقم: ٢٦
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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
Retourner dans mon pays en Iraq pour faire la da'wa

Question d'un prêcheur d'Iraq :


Est-ce que vous me conseiller de partir dans mon pays pour appeler les gens à suivre le Coran et la Sounna ( Ad-Da'wah ) ou bien je reste dans ce pays ?


Réponse :


Premièrement : 

 

Si ton voyage est pour la Da'wah, qu'il y a un bien en cela et qu'il y une possibilité et un avantage pour faire la da'wah là bas ou encore qu'Allah fasse profiter de ta présence, alors pars pour faire la Da'wah si tu as de la science  suffisante qui te permet de connaitre le licite de l'illicite et que tu arrives à distinguer ce qui est authentique et ce qui ne l'est pas.

 

Si tu as de la science, ceci est la première chose.

 

Deuxièmement :


Si il y a sur place une éventuelle opportunité pour que tu fasses Da'wah alors pars pour cette occasion.

 

« Quiconque invite les gens à suivre la bonne direction aura une récompense égale à celle de ceux qui l'auront suivi, sans que la récompense accordée à ceux-là en soit diminuée. »

 

copié de nur.al.quran.online.fr

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان
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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
Prêcher sans science (vidéo)
 
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان
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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
Le mérite de la da'wa (audio)

 

Question :

 
Est-ce que la  Da'wah et partir dans les pays non-musulmans et musulmans pour appeler les gens  à la Sounna fait partie du Djihad dans la voie d'Allah ?
 
Réponse :
 
Oui, c'est une sorte de Djihad, et  cela précède le Djihad.
 
La Da'wah vers Allah précède le Djihad.
 
La Da'wah vers Allah en premier, ensuite le Djihad.
 
Il ne fait aucun doute que c'est l'une des meilleures formes de Djihad.
 
copié de nur.al.quran.online.fr
 
السؤال : أحسن الله إليكم سماحة الوالد، يقول السائل: هل الدعوة والذهاب إلى بلاد الكفار وبلاد المسلمين ونشر السنة ، هل هذا من الجهاد في سبيل الله ؟
الجواب: إي نعم، نوع من الجهاد، وهذا سابق للجهاد، الدعوة إلى الله تسبق الجهاد، الدعوة إلى الله أولا، ثم الجهاد، لا شك إن هذا من أفضل أنواع الجهاد

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
Les femmes et la da'wa pour Allâh (audio)

 

Question :
 

Nous espérons exhorter les sœurs à l'appel du Coran et de la Sounna (ad-da'wah) dans les endroits pour femmes et dans les cliniques à cause de l'existence de nombreuses lacunes dans ce domaine comme ceci est dit.
 
Réponse :
 
Il n'y a pas de doute que le droit des femmes musulmanes est le même que pour les hommes, en particulier dans les endroits pour femmes car les hommes ne viennent pas vers ces groupes de femmes souvent.

La femme musulmane est celle qui est dans ces endroits où elle appel vers Allâh.
 
Elle attire des participants et des sociétés et elle est plus responsable.

Parce que c'est elle qui entre vers les femmes et qui les rassemblent et elle a plus de responsabilité.
 
Allâh a fait que les femmes appellent au bien et interdit le mal comme les hommes, Allâh a dit (traduction relative et approchée) :

«Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable accomplissent la Salât, acquittent la Zakat et obéissent à Allâh et à Son messager. Voilà ceux auxquels Allâh fera miséricorde, car Allâh est Puissant et Sage» (Sourate 9 - At-Tawbah)
 
Les hommes appellent au bien et interdisent le mal et les femmes aussi (traduction relative et approchée) :

«Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable»


Donc Allâh nous a montré qu'appeler au bien et interdire le mal est obligatoire pour les hommes et les femmes.

 

 Publié par nur.al.quran.online.fr

 

النساء والدعوة إلى الله

السؤال يقول: نرجو توجيه كلمة للأخوات لِحَثِّهِن على الدعوة إلى الله في أقسام النساء وعيادتهن؛ لوجود القصور الكثير في هذا المجال، كما يقول

الجواب: لا شك أن المسلمات عليهن واجب مثل ما على الرجال، لا سيما في مجال النساء؛ فإن الرجال لا يأتون إلى تجمعات النساء في الغالب؛ فالمرأة المسلمة هي التي تكون في مجتمع النساء وتدعو إلى الله، وتوجه الحاضرات والمجتمعات، وتكون المسؤولية عليها أكثر؛ لأنها هي التي تدخل على النساء وتجتمع بالنساء، وتكون المسؤولية عليها أكثر، والله جل وعلا جعل من النساء من يأمرن بالمعروف وينهين عن المنكر كالرجال، قال تعالى

(وَالْمُؤْمِنُونَ وَالْمُؤْمِنَاتُ بَعْضُهُمْ أَوْلِيَاءُ بَعْضٍ يَأْمُرُونَ بِالْمَعْرُوفِ وَيَنْهَوْنَ عَنِ الْمُنْكَر)

، الرجال يأمرون بالمعروف وينهون عن المنكر والنساء أيضا

(وَالْمُؤْمِنُونَ وَالْمُؤْمِنَاتُ بَعْضُهُمْ أَوْلِيَاءُ بَعْضٍ يَأْمُرُونَ بِالْمَعْرُوفِ وَيَنْهَوْنَ عَنِ الْمُنْكَر)

فدل على أن على النساء واجب كما على الرجال في الأمر بالمعروف والنهي عن المنك

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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