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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 22:00
Quelles personnes sont talib al 3ilm (étudiant en sciences religieuses) ?

On dit d'une personne que c'est un Talib 'ilm quand elle recherche la science.


Le petit débutant est un Talib 'ilm, le moyen est un Talib 'ilm, le grand moujtahid est un Talib 'ilm.

Toute personne qui s'active et qui emprunte le chemin de la science afin de l'acquérir est un Talib 'ilm.

C'est un titre honorifique. En effet, c'est l'héritage des Prophètes.

Et celui qui la demande a certes demandé l'héritage le plus précieux.

Et c'est l'héritage des Messagers et des Prophètes .

Il n'y a pas de fin à la demande de la science.

Au contraire, plus la science du savant augmente, plus il ressent qu'il en a besoin de plus encore.

C'est pour cela que aussi longtemps que puisse vivre l'étudiant, il ne peut jamais se passer de la demande de la science et il ne s'arrete pas d'étudier, surtout s'il acquière la maîtrise de la science, il ressentira le besoin de plus de science encore, comme Allah a dit (traduction rapprochée) :

 
" Et dis: "Ô mon Seigneur, accroît mes connaissances !" 
 
متى يطلق على الشخص طالب علم ؟
فأجاب - حفظه الله - يطلق عليه طالب علم إذا طلب العلم , إذا شرع في طلب العلم فهو طالب علم ,فالصغير المبتديء طالب علم, والمتوسط طالب علم , والكبير المجتهد طالب علم , فكل من سعى وسلك في طريق العلم ليحصله فهو طالب علم , وهو لقب شريف , فإن العلم ميراث الأنبياء , ومن طلبه فقد طلب أغلى ميراث , وهو ميراث الرسل والأنبياء , وليس لطلب العلم منتهى , بل كلما ازداد العالم من العلم علما رأى أنه يحتاج إلى أكثر ممّا لديه وعنده , لذا مهما تعمر طالب العلم , مهما طال عمره فإنه لا يستغني عن الطلب أبدا , ولا يجلس عن الطلب , لاسيّما إذا تمكن من العلم رأى حاجته إلى المزيد , كما قال الله
( وَقُلْ رَبِّ زِدْنِي عِلْمًا)

Cheikh Zayd Ibn Mohammed Al Madkhali - الشيخ زيد بن محمد بن هادي المدخلي

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Apprentissage - طلب العلم
28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 12:02
Explication d’un hadith sur l’invocation et la science
D'après Abou Hourayra le Messager d'Allah -sa Allahou 'aleyhi wa salam- a dit : 
 
« Ô Allah, rend profitable ce que tu m'as appris, apprends-moi ce qui me sera profitable, et donne-moi plus de savoir. »
[Rapporté par At-Tirmidhi et d'autres, voir sahih sounan At-Tirmidhi de l'imam Al Albani] 
 
Ce hadith comporte des enseignements ayant trait à la science religieuse. 
 
Il nous montre quel doit être le comportement du musulman vis-à-vis de cette science. 

Il se compose de trois phrases qui, chacune, renferme un aspect essentiel dans la quête du savoir islamique. 

La première : « Ô Allah, rend profitable ce que tu m'as appris » 

L'invocation est une adoration et doit donc être exclusivement vouée à Allah, il est dit dans le Coran (traduction rapprochée) : 
 
"Et votre Seigneur dit : "Invoquez-Moi, Je vous répondrai. Ceux qui, par orgueil, se refusent à M'adorer entreront bientôt dans l'Enfer, humiliés". 
[sourate 40 verset 60] 
 
Le Prophète sallahou 'aleyhi wa salam s'adresse donc exclusivement à son Seigneur et lui demande :

"Rend profitable ce que tu m'as appris" c'est-à-dire que tout ce qui lui a été appris par son Seigneur comme science lui devienne profitable, car le but de la science est la mise en application.

Toute science religieuse n'est qu'un moyen que l'on utilise pour accomplir un but qui est l'adoration d'Allah 'aza wa jal, car le but de toutes les injonctions religieuses est l'adoration d'Allah, c'est aussi la raison pour laquelle Allah a envoyé les prophètes 'aleyhim salam; il est dit dans le Coran (traduction rapprochée) : 
 
"Et Nous n'avons envoyé avant toi aucun Messager à qui Nous n'ayons révélé : "Point de divinité en dehors de Moi. Adorez-Moi donc" 
[sourate 21 verset 25] 
 
De plus un grand nombre de textes démontrent la gravité de ne pas appliquer la science que l'on connaît car il est dit dans un hadith authentique : 
 
« Le serviteur ne fera pas un seul pas le jour de la résurrection auprès de son Seigneur sans qu'il ne soit interrogé sur cinq choses : 
sur son existence : comment l'a t'il passée ? 
sur sa jeunesse : comment l'a-t-il utilisée ? 
ses biens : par quels moyens les a-t-il gagnés et dans quoi les a-t-il dépensés ? 
son savoir : qu'a-t-il appliqué de ce qu'il a appris ?» 
[voir as-sahiha n.946]. 
 
De plus toute science qui n'est pas appliquée sera une preuve à l'encontre de la personne. Il est dit dans un hadith authentique :

« Le coran est une preuve en ta faveur ou en ta défaveur »
[rapporté par Mouslim dans son recueil] 
 
Sa parole : « Apprends-moi ce qui me sera profitable » 
 
Il y a la demande qu'Allah lui fasse don d'une science profitable, c'est à dire la science religieuse qui apporte la connaissance de ce qu'il est obligatoire de connaître concernant la pratique religieuse, la science des noms et attributs divins et tout ce qui concerne Le Créateur, et cela représente tout le bien qu'il y a sur la terre. 
 
En effet le Prophète -sa Allahou 'aleyhi wa salam a dit : 
 
« Celui à qui Allah veut du bien, Il -te'ala- le rend savant dans la religion »[rapporté par Al Boukhary et Mouslim). 
 
Les savants ont tiré du sens implicite de ce hadith que toute personne à qui Allah ne veut pas de bien, Il - subhanahu- le rend ignorant des règles de la religion. 
 
En effet, le fait qu'Allah rende savante la personne dans sa religion est lié au fait qu'il veut du bien à cette personne et cela entraîne que s'il ne lui veut pas du bien, alors ce but ne sera pas atteint. 
 
Certes, il faut comprendre que dans ce hadith, il est question de la science qui est appliquée et non pas le simple fait d'avoir de la science sans l'appliquer. En effet le Prophète -sa Allahou 'aleyhi wa salam- cherchait protection contre la science qui n'est pas profitable [rapporté par Mouslim d'après Zeid ibn Arqam Radiallahou 'anhou]
 
Sa parole : « et donne-moi plus de savoir » 
 
Ce passage est semblable au verset où Allah 'aza wa jal dit (traduction rapprochée)  : 
 
"Ô mon Seigneur, donne- moi plus de savoir" [sourate 20 verset 114] 
 
Allah 'aza wa jal demande à Son Prophète -sa Allahou 'aleyhi wa salam- que Celui-ci l'implore pour Lui accorder plus de savoir, car le savoir est tout le bien comme il a été expliqué plus haut, et le bien est quelque chose de très recherché. 
 
Ce bien est un don divin, et le chemin pour y arriver est l'effort perpétuel, le sacrifice, l'envie de réussir, la tristesse d'être loin de cette science et l'éternel sentiment de besoin vis-à-vis de Dieu. 
 
Et le serviteur tant qu'il est dans cette état d'esprit ne cessera d'être sur une bonne voie, tout en prenant soin d'apprendre ce qui lui sera profitable et surtout de l'appliquer. 
 
Il est très important ici de rappeler que le simple fait de vouloir faire l'apprentissage de la religion et d'invoquer Allah pour qu'il nous facilite cela ne suffit pas. En effet il faut également appliquer toutes les causes qui nous meneront jusqu'à ce noble but. Parmi les causes qui mènent à la science religieuse et citées par l'Imam Ibn Al Qayyim : 
 
La demande (à Allah), le silence, l'écoute, la compréhension, le mémorisation, l'apprentissage, et la plus importante : l'application. 
 
L'imam Ahmed disait : 
 
« les gens sont dans le besoin de la science encore plus qu'ils ne le sont pour leur boisson et leur nourriture. Car la boisson et la nourriture ne sont nécessaires qu'une fois dans la journée tandis que la science est nécessaire à chaque instant. » 
 
Nous demandons à Allah qu'Il rende profitable ce qu'il nous a appris, qu'Il nous apprenne ce qui nous sera profitable et qu'Il nous donne plus de savoir. 
 
Il est Celui qui entend, qui exauce, et qui est tout proche. 

Synthèse du livre de fiqh al ad'ya wa-l adzkar
 
Cheikh 'Abder Razzâq Al 'Abbâd Al Badr الشيخ عبد الرزاق بن عبد المحسن العباد البدر
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Apprentissage - طلب العلم
26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 21:59
Commencer par ce qui est le plus important

Le ministre SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh (qu'Allâh le préserve) a formidablement rappelé que SHeikh al-Islâm Muhammad Ibn 'Abdel-Wahhâb a dit dans un de ses chapitres du livre sur l'Unicité : 

 

« Commencer [dans le prêche] par ce qui est le plus important au moins important. » 

 

Ce qui veut dire que ce qui constitue le plus important est ce qui doit devancer le moins important (dans la transmission de la science).

 

Et c'est ce que tu dois connaitre parmi ce qui constitue les priorités pour toi.
Mais quelles sont ces priorités ?
 
Il est possible que certaines personnes commencent leur prêche par les questions jurisprudentielles, ce qui veut dire les choses recommandées (surérogatoires), en délaissant ce qui constitue les fondements [de la religion].
 
Cela n'est pas commencer par ce qui est le plus important au moins important.
 
Au contraire, c'est commencer par les choses recommandées en délaissant les obligations et actes obligatoires.

 

Il est demandé au prêcheur d'être praticien (méticuleux) dans la connaissance du primordial au moins important.
 
Est-ce que le primordial, à ce qui l'est moins, s'applique d'un coup à l'ensemble des gens ? La réponse est non.
 
D'un coup à l'ensemble des groupes ? La réponse est non.
 
Car les groupes comme les personnes sont différents les uns des autres.
 
Bien plus, les maisons sont entre elles différentes les unes des autres.
 
Les priorités concernant une demeure ne sont pas les mêmes priorités qu'une autre.
 
Autrement dit, le prêcheur lui-même à des priorités dans sa propre demeure qui ne sont pas les mêmes priorités qu'une autre.
 
Ainsi, il adoptera un prêche en fonction des différentes priorités qu'il rencontrera selon les contextes et les situations.
Il agira ainsi en prenant en compte la réalité des choses, et parlera en conséquence des priorités de chacun, afin d'adapter sa parole avec certains et différemment avec d'autres.
 
Les priorités qu'il rencontre avec sa famille sont différentes des priorités avec ses proches et d'autres qu'eux.
 
Comme ces priorités sont différentes encore avec les gens en général et ainsi de suite.
 
Aussi, parmi ce qui fait parti de la bonne compréhension (jurisprudentielle) du prêcheur ainsi que de sa bonne morale, est qu'il adapte les étapes nécessaires aux préséances primordiales dans son prêche.
 
Qu'il soit intelligent, attentif et d'un esprit large afin qu'il sache ce qui conviendrait en priorité à telle personne précisément, telle famille en particulier, telle maison spécifiquement et ainsi de suite.  [1] 
 
Voilà comment le prêche et le prêcheur se doivent d'être, le prêcheur doit commencer par ce qui est le plus important au moins important, et cela comporte des degrés. [2]
 
Voici ce qui fait parti du bon comportement du prêcheur, qu'il agisse par étape dans les priorités, c'est à dire de commencer par ce qui est le plus important au moins important.
 
C'est aussi ce que certains contemporains ont appelé « la jurisprudence des priorités » et cette appellation est authentique, qui désigne le fait de mettre en premier lieu le plus important pour ce qui l'est moins.
 
Et il est primordial de commencer par ce qui est le plus important à ce qui l'est moins.

 

Et ceci constitue un fondement législatif, comme le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit à Mou'adh :
 
« Tu vas certes rencontrer un peuple qui appartient aux Gens du Livre. Commence donc par leur prêcher le témoignage de la foi : 
« Il n'y a pas d'autre divinité qu'Allâh et que je suis l'envoyé d'Allâh » - S'ils acceptent, alors enseigne-leur... » [3]


[1] Kitâb « Madjmu' Douroûss wa rassâ-îl fîd-Da'wat ila-Allâh » p.243-244
[2] Kitâb « Madjmu' Douroûss wa rassâ-îl fîd-Da'wat ila-Allâh » p.308
[3] Kitâb « Madjmu' Douroûss wa rassâ-îl fîd-Da'wat ila-Allâh » p.243

copié de manhajulhaqq.com

 

Cheikh Sâlih Ibn ‘Abdel-‘Azîz Âli Ash-Cheikh - الشيخ صالح بن عبد العزيز آل الشيخ
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Apprentissage - طلب العلم
16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 22:00
Renforcer sa volonté dans la quête du savoir

Question :

 

L'on constate parfois une certaine faiblesse dans la volonté de poursuivre la recherche du savoir. 

 

Quelles sont les voies et moyens permettant de renforcer la volonté du chercheur du savoir ?

 

Réponse :

 

Louange à Allah,

L'affaiblissement de la volonté par rapport à la recherche du savoir religieux fait partie des grandes catastrophes. 
 
A cet égard, plusieurs choses s'imposent :
 
- La première consiste dans la sincérité
 
Il faut être sincère à l'égard d'Allah, le Puissant, le Majestueux dans la recherche du savoir et réaliser que cette recherche voudra à son auteur une récompense et le hissera au troisième rang de la hiérarchie établie au sein de la Umma car elle est une source de stimulation.

 

وَمَن يُطِعِ ٱللَّهَ وَٱلرَّسُولَ فَأُو۟لَٰٓئِكَ مَعَ ٱلَّذِينَ أَنْعَمَ ٱللَّهُ عَلَيْهِم مِّنَ ٱلنَّبِيِّۦنَ وَٱلصِّدِّيقِينَ وَٱلشُّهَدَآءِ وَٱلصَّٰلِحِينَ ۚ وَحَسُنَ أُو۟لَٰٓئِكَ رَفِيقًۭا 

«Quiconque obéit à Allah et au Messager ... ceux-là seront avec ceux qu' Allah a comblés de Ses bienfaits: les prophètes, les véridiques, les martyrs, et les vertueux. Et quels bons compagnons que ceux-là! » (s4 v69) 
 
- La deuxième consiste à choisir des compagnons qui encouragent à l'acquisition du savoir et aident à discuter et à faire de la recherche
 
Il ne faudra pas que l'on se lasse de la présence de tels compagnons aussi longtemps qu'ils aideront à la recherche du savoir. 
 
- La troisième consiste dans la persévérance
 
Il faut exercer un effort sur soi-même afin de ne pas se laisser distraire.

A ce propos, Allah Ta'Ala dit à son Prophète :
 
وَٱصْبِرْ نَفْسَكَ مَعَ ٱلَّذِينَ يَدْعُونَ رَبَّهُم بِٱلْغَدَوٰةِوَٱلْعَشِىِّ يُرِيدُونَ وَجْهَهُۥ ۖ وَلَا تَعْدُ عَيْنَاكَ عَنْهُمْ تُرِيدُ زِينَةَ ٱلْحَيَوٰةِ ٱلدُّنْيَا ۖ وَلَا تُطِعْ مَنْ أَغْفَلْنَا قَلْبَهُۥ عَن ذِكْرِنَا وَٱتَّبَعَ هَوَىٰهُ وَكَانَ أَمْرُهُۥ فُرُطًۭا 

«Fais preuve de patience (en restant) avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, désirant Sa Face. Et que tes yeux ne se détachent point d' eux en cherchant (le faux) brillant de la vie sur terre. Et n' obéis pas à celui dont Nous avons rendu le coeur inattentif à Notre Rappel, qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier. » (s18 v28). 
 
Que l'on soit patient.

Si l'on persévère et s'habitue à la recherche, cela finira par devenir naturel, au point que le jour que l'on passera sans avoir effectué des recherches paraisse trop long.

 

A défaut de la maîtrise de soi, l'on n'aura rien.

En effet, l'âme charnelle est incitatrice au mal, et Satan encourage la paresse et l'abandon de l'instruction. 
 

Extrait des avis de Cheikh Muhammad ibn Salih al-Outhaymine, livre sur le savoir, élaboré par Fahd ibn Nassir as-Soulayman, p.105

copié de el-ilm.net

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Apprentissage - طلب العلم
8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 22:00
3 livres concis que doivent mémoriser les débutants
Question :
 
Quels sont les livres que vous conseillez au débutant dans [sa] quête du savoir ?
 
Réponse :
 
Nous lui conseillons la mémorisation (hifz) [des livres] sommaires (mukhtasarât) dans le dogme (‘aqîdah) comme :

 

الاصول الثلاثة - thalâthah al-u sûl – Les Trois Fondements » [1]
 
كشف الشبهات - kachfu-chchubuhât – Le Dévoilement des Ambiguïtés » [2]
 
كتاب التوحيد - kitâbu-ttawhîd alladhî huwa haqq Allâh ‘ala-l’abîd – Le Livre du Monothéisme ; Droit d’Allâh sur les Serviteurs »[3] 

du Chaykh Muhammad Ibn ‘Abd-lWahhâb – qu’Allâh lui fasse miséricorde-.
 
[1] : A télécharger (en arabe) ici et (en français) ici et le commentaire du Chaykh Ibn Bâz (en arabe) ici
[2] : A télécharger (en arabe) ici et (en français) ici avec le commentaire du Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan ici
[3] : A télécharger (en arabe) ici et (en français) ici le commentaire du Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan (en arabe) ici
 
copié de mukhlisun.over-blog.com
 
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Apprentissage - طلب العلم
6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 22:00
Comment lire ? (audio-vidéo)

 

Question : 

 
Quelle est la meilleure manière de lire les livres et les épîtres (rasa’il) des imams de la da’wa (des savants de la sunna) ?
 
Réponse :

Louange à Allah Seigneur des mondes.

Tout d’abord il est nécessaire que cela se fasse par étapes, comme l’ont fait les savants.

Il faut prendre les épîtres les une après les autres, en commençant par une courte, puis une plus longue, plus une plus longue, selon le cas.

Et il est nécessaire qu’il y ait un savant qui comprenne les paroles des savants de la da’wa salafya, afin qu’il explique.

Il est vrai que la science est présente et que la personne peut avoir une certaine compréhension, mais il faut qu’il y ait un savant.

Sur ce point, une des meilleures paroles est celle de l’imam As-Shatibi :

« La science était dans les poitrines des hommes, puis elle s’est retrouvée dans les ventres des livres, mais les clés sont restées dans les mains des hommes ».

La science est présente dans les livres, mais qui peut te faire comprendre ces livres ?

Il faut nécessairement un savant, ancré dans la science.

Aujourd’hui, vous voyez beaucoup de gens se déclarer de la da’wa (salafya) et argumenter avec les paroles des savants de la da’wa, alors qu’il fait une erreur sur le sujet : sur le takfir, sur la révolte contre les gouverneurs, sur la critique desmadha’ib… il utilise des paroles qu’il ne comprend pas, qu’il ne connaît pas, il n’a pas étudié ses épîtres et livres auprès des savants de la da’wa connus pour cela.

Tu le vois alors se tromper dans la compréhension, s’égarer et égarer (les autres).

Ce qui est obligatoire, c’est de prendre la science de ses gens (des savants), ceux qui comprennent, car si dans le Qur’ân il y a des versets clairs (muhkam) et des versets qui prêtent à interprétation (mutashâbi) (traduciton rapprochée) : 

« C’est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre : il s’y trouve des versets sans équivoque, qui sont la base du Livre, et d’autres versets qui peuvent prêter à d’interprétations diverses »

Allah nous informe que dans le Qur’ân il y a des versets clairs et d’autres qui prêtent à interprétation, les khawarijs se sont appuyés sur le Qur’ân et ils se sont égarés car ils n’ont pas pris le Qur’ân avec la compréhension des compagnons, ils n’ont pas interrogé les compagnons, ils l’ont compris comme ils ont voulu dans les versets de la mécréance, de la souveraineté ou d’autres choses encore.

Ils ont jugé d’eux-mêmes sans revenir vers les compagnons, et cela c’est prendre ce qui prête à interprétation et laisser ce qui est clair et le retour vers ceux qui sont ancrés dans la science.

De même, dans la sunna il y a des choses claires et d’autres qui prêtent à interprétation, mais aussi dans les paroles des savants, dans les paroles de shaikh al-islam ibn taymia, dans les paroles des imams de la da’wa. Donc il ne faut pas prendre une parole et dire : c’est cela la compréhension !

Au contraire il faut revenir vers les gens de science afin qu’ils t’explique le jugement et le suivi, qu’ils expliquent les paroles qui prêtent à interprétation par les paroles claires et qu’ils te fasse comprendre.

Donc, dans le fait de revenir aux livres des imams de la da’wa, il y a une lumière et une guidée pour le muslim, mais il faut que cela se fasse en revenant aux savants afin qu’ils t’expliquent les difficultés et la parole correcte dans l’explication des paroles des gens de science sur cette question.

traduit par salafs.com

Cheikh Sâlih Ibn ‘Abdel-‘Azîz Âli Ash-Cheikh - الشيخ صالح بن عبد العزيز آل الشيخ

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Apprentissage - طلب العلم
30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 22:00
Il y a deux personnes qui ne seront jamais rassasiées
Anas Ibn Mâlik rapporte que le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a dit : 
 
"Il y a deux personne qui ne seront jamais rassasiés :

-celui qui est à la recherche de la science

-et celui qui est à la recherche de l'ici-bas."
 
ibn 'adyi dans el Kâmil et authentifié par sheykh el Albâny dans el Mishka (260) et Sheykh Muqbil dans el djâmi' sahîh fîmâ laysa fî sahîheyn (1/50) 
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Apprentissage - طلب العلم
27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 22:26
Qu’est-ce qui est préférable ?
Question :
 
Qu'est ce qui est préférable : S'occuper exclusivement de l'appel à l'Islâm ou se livrer à la recherche du savoir ?
 
Réponse :
 
La recherche du savoir est meilleure et préférable.

L'étudiant peut se livrer à l'appel à l'Islâm tout en poursuivant ses études.

Mais il ne peut appeler à Allâh alors qu'il est dépourvu de connaissances.
 
À ce propos, Allâh - Ta'âla - dit :
 
قُلۡ هَـٰذِهِۦ سَبِيلِىٓ أَدۡعُوٓاْ إِلَى ٱللَّهِ‌ۚ عَلَىٰ بَصِيرَةٍ أَنَا۟ وَمَنِ ٱتَّبَعَنِى‌ۖ
 
(traduction rapproché)
 
«Dis : Voici ma voie, j'appelle les gens à [la religion] d'Allâh, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente.» [Coran, 12/108]
 
Comment pourrait-on appeler à Allâh sans connaissances ?

Personne n'a jamais pratiqué cet appel sans connaissances.

Celui qui le ferait ne jouirait pas de l'assistance divine. 
 
كتاب العلم question 43
 Publié par manhajulhaqq.com

 

 

٤٣ - سئل فضيلة الشيخ : أيهما أفضل: التفرغ للدعوة إلى الله عز وجل أم التفرغ لطلب العلم؟

فأجاب قائلا : طلب العلم أفضل وأولى، وبإمكان طالب العلم أن يدعو وهو يطلب العلم، ولا يمكن أن يقوم بالدعوة إلى الله وهو على غير علم، قال الله تعالى

قُلۡ هَـٰذِهِۦ سَبِيلِىٓ أَدۡعُوٓاْ إِلَى ٱللَّهِ‌ۚ عَلَىٰ بَصِيرَةٍ  - يوسف: الآية ١٠٨

فكيف يكون هناك دعوة بلا علم؟

ولا أحد دعا بدون علم أبدا، ومن يدعو بدون علم لا يوفق

 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Apprentissage - طلب العلم
3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 23:12
Qu’en est-il d’étudier auprès d’un seul savant ?
Question :
 
Al-Khatîb al-Baghdâdî a mentionné qu'un des aspects dans l'apprentissage de la science est le fait de rester [d'apprendre] avec un seul savant ou un seul SHeikh.

Quelle est votre opinion SHeikh ?
 
Réponse :
 
Il est bon qu'une personne se concentre sur un SHeikh parmi les SHeikhs et qu'elle en fasse sa source principale, surtout lorsque cette personne est jeune débutante.

Car si le jeune débutant recherche la science auprès de plusieurs personnes, il sera [dans une position] d'hésitation.

Car les gens n'ont pas tous une seule et même opinion, et plus particulièrement de nos jours.

Dans le passé, les gens ici dans le Royaume [d'Arabie saoudite] ne s'éloignaient jamais [des livres tels que] « al-Iqnâ' » et « al-Mountahâ », et tu trouveras que leurs fatwas étaient une ; leurs commentaires étaient identiques ; aucun parmi eux ne différait de l'autre si ce n'est dans leur élocution et leur bon style.

Maintenant, si tout un chacun se met à mémoriser un ou deux hadîth et dit :

« Je suis l'Imâm qui doit être suivi. L'Imâm Ahmad était un homme et nous sommes nous des hommes. » 

Et bien cela devient le chaos [l'anarchie], tout le monde devient alors apte à donner des fatwas, et parfois ce sont des « fatâwas » qui vous font pleurer et rire en même temps.

Je pensais à noter ces fatwas, mais j'ai eu peur d'être parmi ceux qui cherchent les erreurs de ses frères, je ne l'ai donc pas fait de peur que nous transmettions des choses loin de ce qui est juste, tel le monde des Pléiades.
 
Je dis certes :

La persévérance auprès d'un seul savant est très importante quand l'étudiant [en science] débute son premier chemin [vers la science], et cela afin qu'il ne soit pas [dans une position] d'hésitation.

Et c'est pour cela que nos SHeikhs ont défendu de lire « al-Moughnî » [1] et « Charh al-Mouhadhdhab » [2] et d'autres livres encore qui contiennent de nombreuses opinions alors que nous débutons.

Il nous a été dit par certains de nos SHeikh que SHeikh 'Abd-Allâh Ibn 'Abd al-Rahmân Bâbitîn (rahimahullâh), qui était un parmi les grands SHeikh « Mouftî » du Nadjd, n'avait seulement lu que « ar-Rawdh al-Mourbi' » [3] et n'a jamais lu autre chose.

Il l'a lu à maintes reprises, et pourtant il en a acquis comme compréhension, discussions et leçons beaucoup de bien.
 
Lorsque la personne a élargi ses facultés, c'est alors qu'elle devrait voir les [différentes] paroles des savants afin de prendre d'eux ce qui est bénéfique en termes de leçon scientifique et de leçon académique.

Ceci dit, lorsque l'on commence tout juste, mon conseil, est que l'étudiant se concentre sur un savant en particulier sans aller vers d'autres. [4]
 
[1] De Ibn Qoudâma al-Maqdissî
[2] De l'Imâm an-Nawawî
[3] De L'Imâm Mansoûr Ibn Younûs al-Bahûtî, qui est le commentaire de « Zâd al-Moustaqnî' » de al-Maqdissî
[4] « Kitâb ul-'Ilm » de SHeikh Ibn 'Uthaymîn, p.107-108

 

copié de manhajulhaqq.com
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Apprentissage - طلب العلم
21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 01:49
Conseil à celui qui se trouve loin des savants et qui souhaite apprendre sa religion

Question :

 
Par quoi conseillez-vous celui désire quérir la science religieuse (char'î) alors qu'il se trouve éloigner des Savants sachant qu'il possède un ensemble (madjmû'ah) de livres parmi lesquels ; [des livres attraits aux] fondements (usûl) et [d'autres,] sommaires (mukhtasarât) ?
 
Réponse :
 
Je lui conseille de persévérer (s'appliquer) dans [sa] quête du savoir (talabu-l'ilm) et de chercher l'aide auprès d'Allâh - Glorifié soit-Il- et enfin chez les Gens de science (ahlul-'ilm) car l'acquisition (talaqqî) de la connaissance [religieuse] de l'homme chez un savant lui fera gagner du temps (zaman) plutôt que de se mettre à consulter bon nombre de livres et que [les] idées (ârâ-) [finissent par] se brouiller (takhtalif).

Et je ne dis pas comme celui qui dit, qu'il n'est pas possible d'appréhender (idrâk) la science [si ce n'est] qu'auprès d'un chaykh ; cela n'est pas juste car la réalité (faits /wâqi') le dément mais l'apprentissage (dirâsah) auprès d'un chaykh illuminera [le] chemin [de l'étudiant] et le raccourcira.
 
Son livre : « kitâbu-l'ilm - le livre du Savoir », page 131. 
copié de mukhlisun.over-blog.com
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Apprentissage - طلب العلم