55 articles avec aumone - الصدقات و الزكاة

Les biens sujets à l'acquittement de la zakât

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les biens sujets à l'acquittement de la zakât

La zakat d'une somme épargnée


Question :

 

Si le musulman épargne une certaine somme, comment doit-il calculer la Zakât [1] en fin d’année ?

 

Réponse de Cheikh Ben Baz :

 

Le musulman doit verser la Zakât pour tout bien qu’il possède, que ce soit des espèces, ou des marchandises à vendre, à condition qu’une année se soit écoulée.

 

Ainsi, les biens qu’il a gagnés au mois de Ramadan verront leur Zakât versée au Ramadan suivant, et les richesses perçues au mois de Sha’bân – que ce soit salaire, ou autre somme d’argent et billets de banque – verront leur Zakât versée au mois de Sha’bân ; et les biens perçus au mois de Shawwâl feront que leur Zakât sera versée au mois de Shawwâl ; et tout bien perçu au mois de Dhul-Hijja devra voir sa Zakât versée au mois de Dhul-Hijja, et ainsi de suite.

 

Tout bien parmi ceux que nous avons cités et pour lequel une année s’est écoulée verront leur Zakât versée au début de ce nouveau cycle annuel.

 

Si le musulman – pour un intérêt religieux – désire hâter ce versement avant que l’année ne s’écoule, il n’y a pas de mal à cela et il n’en sera que plus méritant auprès d’Allah.

 

Quant au caractère obligatoire du versement de la Zakât, il ne devient obligatoire de la verser qu’après l’écoulement d’une année.

 

Revue des Recherches Islamiques

Tome n°35 pages 98 et 99.

 

[1] La Zakât est l’impôt obligatoire purificateur des biens, prélevé au-dessus d’un minimum (Nisâb), à concurrence de 2,5% des sommes thésaurisées et bloquées pendant une année.

Nous recommandons, plus particulièrement pour ce chapitre, de poser les questions concernant le calcul de votre Zakât aux savants, vu l’aspect technique, la gravité du sujet, et les conséquences qu’une erreur peut avoir. [N.duT.]

La zakat de l'épargne des salaires mensuels

 

Question :

 

Comment sort-on la zakat de l'épargne des salaires mensuels ?

 

Réponse de Cheikh ibn ‘Otheimine :

 

La meilleure chose dans ce cas, est qu'à chaque fin de mois, lorsqu’une personne touche son salaire, elle verse la zakat de tout ce qu'elle a.

 

Ainsi une fois l'année écoulée, elle aura versé entièrement la zakat de l'année et tant que l'année n'est pas terminée, c'est comme si elle avait versé la zakat en avance et ceci est permis.

 

Et ceci est plus simple pour elle que de faire attention, à chaque mois indépendamment.

 

Par contre, si elle dépense son salaire chaque mois avant de toucher celui qui suit, il ne lui incombe pas de sortir la zakat car les conditions requises pour que la zakat soit obligatoire, on compte l'écoulement d'une année.

 

Livre « Les piliers de l’islam »

Question numéro 355 page 422

La Zakât sur l'argent bloqué (Waqf) à des fins charitables ?

 

Question :

 

Nous avons, ici à l’université du roi Saoud, une caisse réservée aux étudiants.

 

Elle est alimentée par l’université elle-même et par prélèvement d’une somme minime sur les bourses des étudiants.

 

Cette caisse est destinée à aider les étudiants nécessiteux. Les sommes collectées sont-elles concernées par la Zakât ?

 

Réponse de Cheikh Ben Baz :

 

La somme en question, et tout argent amassé de la même façon, n’est pas concernée par la Zakât ; car personne ne la possède et le but visé est qu’elle soit utilisée à des fins charitables.

 

Fatâwâ az-Zakât (Fatwas relatives à la Zakât rassemblées par Muhammad al-Musnad), page 47

La Zakât sur l'argent collecté pour un besoin ?

 

Question :

 

Des gens se cotisent et amassent une certaine somme d’argent qu’ils réservent pour leurs besoins généraux et pour les cas où il arriverait un incident à l’un d’eux, qu’Allah les en épargne.

 

Une année s’est écoulée depuis que cette somme a été amassée : doivent-ils verser la Zakât dessus ?

 

Réponse de Cheikh Ben Baz :

 

Les sommes qui sont données à des fins d’utilité publique, et dont le but est l’entraide collective ne sont pas concernées par la Zakât ; car elles ne sont plus la propriété des personnes qui les ont données pour Allah.

 

D’autre part, riches et pauvres parmi ce groupe profitent indifféremment de cette somme, en cas de nécessité pressante.

 

En conséquence, elle n’est la possession d’aucun d’eux, mais elle fait partie des aumônes qui sont collectées pour être dépensées pour Allah.

 

Fatâwâ az-Zakât (Fatwas relatives à la Zakât rassemblées par Muhammad al-Musnad), page 48.

La Zakât de l'argent destiné au mariage

 

Question :

 

Une personne économise de l’argent depuis plusieurs années afin de marier son fils : doit-elle verser la Zakât sur cet argent, sachant que son intention est de marier son fils avec et rien d’autre ?

 

Réponse de Cheikh Ben Baz :

 

Elle doit verser la Zakât sur toute somme d’argent qu’il a amassé, dès qu’une année (lunaire) s’est écoulée, même s’il ne veut la dépenser que pour marier son fils.

 

En effet, tant que l’argent est en sa possession, il est considéré comme étant le sien, et elle doit donc verser chaque année la Zakât dessus, conformément aux textes généraux du Coran et de la Sunna, jusqu’à ce que la personne le dépense pour marier son fils.

 

Fatâwâ az-Zakât (Fatwas relatives à la Zakât rassemblées par Muhammad al-Musnad), page 13

La Zakât et l'imprimerie

 

Question :

 

Un imprimeur veut savoir comment payer la Zakât relative à son imprimerie.

 

Certains lui ont dit que la Zakât concernait les produits de l’imprimerie seulement.

 

D’autres lui ont dit qu’elle concernait aussi bien les produits que le matériel...

 

Quel est l’avis correct ?

 

Réponse du Comité permanent [des savants] de l'Ifta :

 

La Zakât que doivent verser les imprimeurs et les industriels concerne seulement les produits destinés à être vendus.

 

Par contre, le matériel qui est utilisé pour la fabrication n’est pas concerné par la Zakât.

 

La preuve de ceci est le hadith rapporté par Abû Dâwûd, qu’Allah lui soit clément, selon Samûra ibn Jundub, avec une bonne chaîne de rapporteurs :

 

« Le Prophète, prière et salut sur lui, nous a ordonné de verser l’aumône (Zakât) relative sur les biens destinés à la vente. »

 

Quant aux capitaux tels que l’or, l’argent et les billets de banque, ils sont concernés par la Zakât , même s’ils sont destinés à être dépensés, à condition que leur valeur atteigne le seuil minimal (Nissâb), et qu’une année (lunaire) se soit écoulée ensuite.

 

Et c’est Allah Qui accorde le succès à toute chose.

 

Fatâwâ az-Zakât (Fatwas relatives à la Zakât rassemblées par Muhammad al-Musnad), page 33

La Zakât sur les véhicules de transport

 

Question :

 

Les véhicules commerciaux destinés au transport des céréales sont-ils concernés par la Zakât ?

 

Réponse du Comité permanent [des savants] de l'Ifta :

 

Les véhicules ou les dromadaires destinés au transport de céréales et des diverses marchandises d’un endroit à un autre ne sont pas concernés par la Zakât, car ils ne sont pas destinés à être vendus mais à l’utilisation et au transport. 

 

Si des véhicules, des dromadaires, des ânes ou des vaches sont par contre destinés à la vente, ils sont alors concernés par la Zakât , ainsi que l’indique le hadith rapporté par Abû Dâwûd, entre autres, selon lequel Samûra ibn Jundub, qu’Allah l’agrée, rapporte que le Prophète a ordonné aux gens de donner l’aumône ( la Zakât ) relative aux biens destinés à la vente.

 

Ceci est l’avis de la plupart des gens de science ainsi que l’a dit Ibn ul-Mundhir.

 

Fatâwâ az-Zakât (Fatwas relatives à la Zakât rassemblées par Muhammad al-Musnad), p. 32

La zakat des maisons et des voitures

 

Question :

 

Une personne qui possède des véhicules et des maisons, [les loue et] dépense leur usufruit à prendre en charge sa famille.

 

A la fin de l’année, il ne lui reste rien de cet argent : doit-il verser la zakat sur ces biens ?

 

Quelles sont les conditions qui entraînent l’obligation de verser la zakat en ce qui concerne les maisons et les voitures ?

 

Quelle serait alors la valeur de base sur laquelle il faut calculer ?

 

Que le salut d’Allah, Sa clémence et Sa bénédiction vous accompagnent.

 

Réponse de Cheikh Ben Baz :

 

Si ces véhicules et ces maisons sont destinés à être fructifiés (en les louant) et à l’exploitation personnelle, ils ne sont alors pas concernés par la zakat. [1]

 

Mais si elles (ou s'ils) sont, par contre, destinés, entièrement ou en partie, au commerce (à la vente), tu dois alors calculer la zakat sur leurs valeurs et la verser dès qu’une année (lunaire) s’est écoulée.

 

Cependant, si tu as dépensé les revenus de ces biens afin de subvenir aux dépenses de la maison, par exemple, ou pour entreprendre des œuvres charitables ou quoi que ce soit de similaire avant que l’année ne se soit écoulée, tu n’as pas alors à verser la zakat correspondante, conformément au sens général des textes du Coran et de la Sunna , ainsi que du hadith rapporté par Abû Dâwûd, selon Samûra ibn Jundub, qu’Allah l’agrée :

 

« Le Prophète a ordonné aux gens de donner l’aumône relative aux biens destinés à la vente. »

 

[1] C’est-à-dire par sur leurs valeus, mais il y a une zakat à payer sur les loyers. 

 

Fatâwâ az-Zakât (Fatwas relatives à la zakat rassemblées par Muhammad al-Musnad), p. 30.

La Zakât sur les terres destinées à la construction

 

Question :

 

Je possède une terre que j’ai achetée afin de construire pour y habiter moi-même, mais j’ai eu besoin d’argent et je l’ai alors vendue...

 

Dois-je verser la Zakât pour la période où elle n’était pas destinée à la vente ?

 

Réponse du Comité permanent [des savants] de l'Ifta :

 

Si la situation est réellement telle que vous l’avez décrite, vous ne devez pas verser la Zakât pour la période précédant la vente, car la raison qui entraîne le versement de la Zakât, à savoir l’intention de vendre, était inexistante.

 

Fatâwâ az-Zakât (Fatwas relatives à la Zakât rassemblées par Muhammad al-Musnad), p.24.

La Zakât des immeubles, locaux et terrains

 

Question :

 

Mon frère possède beaucoup d’argent qu’il a converti en immeubles, locaux commerciaux et terrains.

 

Tout ceci lui assure des revenus.

 

Je l’ai conseillé de donner la Zakât calculée sur son capital d’origine, mais il m’a dit que la Zakât à verser ne concerne que les gains de ces biens après qu’une année (du calendrier lunaire) se soit écoulée après leur obtention, et que le capital n’était pas concerné.

 

Il prétend aussi que s’il consacrait l’argent des loyers directement à l’achat d’un immeuble, avant qu’une année ne s’écoule, il n’aurait pas à verser de Zakât...

 

D’autres personnes agissent de la même façon que mon frère : est-il permis de faire cela dans l’islam ?

 

Celui qui le fait n’a-t-il pas de péché ?

 

Quels sont les genres de biens immobiliers qui ne sont pas concernés par la Zakât , ni sur leur valeur, ni sur leur usufruit, jusqu’à ce qu’une année entière s’écoule ?

 

Et y a-t-il une valeur minimale à partir de laquelle le bien immobilier devient concerné par la Zakât, ou alors cela est-il indépendant de la valeur ?

 

Réponse du Comité permanent [des savants] de l'Ifta :

 

Les biens que peut posséder la personne se divisent en plusieurs catégories :

 

Les liquidités : celles-là sont concernées par la Zakât dès que leur valeur atteint le seuil minimal (Nissâb) et qu’une année (lunaire) entière s’est écoulée.

 

Les terres agricoles : ce sont alors les récoltes de fruits et de grains qui sont concernées par la Zakât et non les terres elles-mêmes.

 

Les terres ou immeubles destinés à être loués : la Zakât est alors prise sur les loyers, lorsque la valeur totale des loyers atteint le seuil minimal (Nissâb) et qu’une année (lunaire) entière s’est écoulée depuis leur réception ; ce n’est donc pas sur la valeur de la terre elle-même ou de l’immeuble que l’on paie la Zakât.

 

Les terres et immeubles ou autres biens destinés à être vendus et achetés : la Zakât est payée directement sur leur valeur, si celle-ci atteint le seuil minimal, dès qu’une année (lunaire) entière s’est écoulée. On prend ici comme base pour le calcul la valeur [de marché] du bien lui-même, quand sa valeur atteint le seuil minimal et qu’une année s’est écoulée, à compter du jour de l’achat du bien.

 

Le bétail : il est concerné par la Zakât , dès que le nombre de bêtes atteint le seuil minimal et qu’une année (lunaire) s’est écoulée.

 

Et c’est Allah Qui accorde le succès à toute chose.

 

Fatâwâ az-Zakât (Fatwas relatives à la Zakât rassemblées par Muhammad al-Musnad), pp.28-29. 

La Zakât sur les terres destinées à la vente

 

Question :

 

La commune m’a attribué, il y a trois ans, une terre parmi celles destinées aux gens dont le salaire est limité.

 

Son emplacement ne m’arrange pas, donc mon intention est de la vendre dès que sa valeur sera satisfaisante. La question est : est-elle concernée par la Zakât ou non ?

 

Au cas où la réponse serait positive, dois-je verser la Zakât des trois années ou celle d’une seule année ?

 

Répondez, qu’Allah vous bénisse.

 

Réponse de Cheikh Ben Baz :

 

Si ton intention est de vendre la terre, tu dois donc verser la Zakât sur sa valeur, dès qu’une année (du calendrier lunaire) s’est écoulée, à compter du moment où tu as pris la décision de la vendre.

 

Abû Dâwûd, qu’Allah lui soit clément, rapporte que le Compagnon Samûra ibn Jundub, qu’Allah l’agrée, a dit :

 

« Le Prophète nous a ordonné de verser l’aumône relative aux biens destinés à la vente. »

 

D’autres hadiths appuient le sens de celui-ci. Et c’est Allah Qui accorde le succès.

 

Fatâwâ az-Zakâtp. 38. 

La zakat sur les actions

 

Question :

 

Votre éminence sait sûrement que les gens utilisent actuellement des actions dans des biens immobiliers.

 

Certains achètent des actions bloquées dont la valeur augmente ou diminue.

 

Ces actions peuvent rester bloquées ainsi longtemps, parfois quatre ou cinq ans, peut-être plus et peut-être moins.

 

Le propriétaire de ces actions, quand il veut les vendre, offre son bien immobilier aux enchères ; il se peut qu’il obtienne le prix pour lequel il l’a acheté, ou moins que cela.

 

Il peut se passer de nombreuses années de cette façon. Parfois, la personne a investi dans des terres en attendant que le prix de marché monte.

 

Ma question est la suivante : l’individu doit-il verser chaque année la zakat sur les actions relatives aux biens immobiliers qu’il n’a pas encore vendus ?

 

Parfois, la valeur de ces biens reste longtemps constante, et parfois elle est inférieure à la valeur de base dans le marché.

 

Les terres qui sont achetées pour en faire commerce sont-elles aussi concernées par la zakat  annuelle, comme les marchandises destinées à la vente (‘Urûdh Tijâriyya) ?

 

Ou bien la zakat   ne doit être versée qu’après leur vente, ainsi que le disent certains savants ?

 

Il faut mentionner que la valeur de ces biens reste constante des années durant sans connaître d’augmentation.

 

Dans le cas où ils seraient concernés par la zakat , doit-on la verser annuellement ou une seule fois seulement ?

 

Si la personne les vend, la zakat   versée doit-elle être celle d’une seule année ou doit-on verser aussi celles des années précédentes ?

 

Signalons que la personne peut avoir une importante somme d’argent immobilisée par ces actions et ces biens immobiliers ; au moment de verser la zakat, elle emprunte pour cela de l’argent ou vend une partie de ses biens. Le but de cette précision est de montrer qu’elle n’a pas de liquidités disponibles, car dès qu’elle en a un peu, elle achète des biens.

 

Réponse de Cheikh Ben Baz :

 

Les actions dont vous parlez font partie des marchandises destinées à la vente (‘Urûdh Tijâriyya) ; il faut donc verser la zakat les concernant en évaluant chaque année la valeur [du marché] de ces biens, sans considérer leur valeur d’achat.

 

Si la personne possède à ce moment-là des liquidités, elle verse la zakat ; sinon, elle verse la zakat des années passées au moment de la vente des biens quand elle reçoit l’argent.

 

Il en est de même pour les biens immobiliers autres que les actions et qui sont destinés à la vente.

 

Fatâwâ az-Zakât p.61.

La zakat sur les diamants

 

Question :

 

Les diamants qui parent les bijoux ou les vêtements sont-ils concernés par la Zakât  ? 

 

Réponse de Cheikh Ben Baz :

 

Non, ce qui est utilisé comme parure n’est pas concerné.

 

Cependant, s’ils sont destinés au commerce, ils sont concernés par la Zakât , de même que les perles.

 

Quant à l’or et l’argent, ils sont concernés par la Zakât , dès lors que leur valeur atteint la valeur minimale (Nisâb), qu’ils soient utilisés comme parure ou non, selon l’avis le plus juste des savants.

 

Fatâwâ az-Zakât (Fatwas relatives à la Zakât rassemblées par Muhammad al-Musnad), page 45.

La zakat pour l'or et l'argent

 

Question :

 

Mon mari a pesé ce que je possédais comme bijoux, ce qui correspond à quarante livres saoudiennes.

 

Quelle est la valeur de la Zakât à verser ?

 

Doit-on la verser en or ou en riyals ?

 

Réponse de Cheikh ibn ‘Otheimine :

 

La part de la Zakât sur l’or, l’argent et les marchandises destinées à la vente est de 2,5%.

 

Pour cela, il suffit de diviser le montant en quarante parts (égales) et la Zakât correspondra à une des parts.

 

Par exemple, concernant l’or cité dans la question, il suffit d’estimer la valeur de cet or, de diviser cette valeur en quarante parts, dont l’une sera versée en Zakât.

 

Quant à la question si l’on doit verser la Zakât en or ou en espèces, nous pensons qu’il n’y a pas de mal à la verser en espèces, et il n’est pas obligatoire de la verser en or, car c’est dans l’intérêt de ceux qui y ont droit de recevoir de l’argent plutôt que de l’or.

 

En effet, si tu donnes à un pauvre un bracelet en or ou tu lui donnes le montant de ce bracelet en monnaie, il préférera la monnaie et cela lui sera plus bénéfique.

 

Masâ’il wa Fatâwâ fî Zakât Al-Hulî, page 30.

Le rassemblement des bijoux pour la zakat

 

Question :

 

Y a-t-il une Zakât à verser sur les bijoux destinés à être portés ?

 

Réponse de Cheikh AbdAllah Ibn JârAllah :

 

Oui, la Zakât doit être versée pour l’or de la femme, s’il dépasse le Nisâb qui vaut vingt Mithqâl, soit 85 grammes d’or.

 

Si l’or dépasse ce Nisâb, il est obligatoire d’en verser la Zakât, que ce soit un bijou qu’elle porte régulièrement ou à certaines occasions seulement.

 

Cependant, si l’on suppose qu’une femme possède des bijoux dont la valeur dépasse le Nisâb et que ses filles possèdent des bijoux dont la valeur ne dépasse pas le Nisâb, alors il n’y a pas de Zakât à verser pour les bijoux de ses filles, car ils sont la propriété des filles et leur valeur ne dépasse pas le Nisâb.

 

En fait, il ne faut pas regrouper les bijoux (de la mère et) des filles (ni des filles entre elles), afin d’en verser la Zakât , car la propriété de chaque fille est indépendante de celle des autres filles.

 

Masâ’il wa Fatâwâ fî Zakât Al-Hulî, page29.

Le paiement de la zakat de l'argent prêté à autrui

 

Le cheikh Ibn al Otheimine fut interrogé sur le paiement de la zakat de l’argent prêté à autrui.

 

Réponse de Cheikh ibn ‘Otheimine :

 

Le paiement de la zakat d’un prêt fait à autrui n’est obligatoire qu’après le remboursement de la somme prêtée ; car le prêteur ne possède pas cette somme entre ses mains.

 

Par contre le paiement de la zakat devient obligatoire si le prêt a été fait à une personne aisée ( dans ses biens ) et cela tous les ans.

 

En effet si cette zakat a été payée avec la zakat de ses biens, la personne, s’est certes acquittée de sa responsabilité, dans le cas contraire, s’il ne l’a pas payée avec ses biens, il lui est obligatoire, après le remboursement de son prêt, de la payer pour toutes les années précédentes depuis la date de ce prêt.

 

Car il lui était possible de demander cette somme à son redevable, sachant que ce dernier était aisé et pouvait le rembourser ; mais celui-ci a choisi de laisser le prêt au propriétaire de la dette.

 

Quant au prêt fait à une personne démunie ou dans le besoin, il ne lui est pas possible de demander son remboursement, donc il ne lui est pas obligatoire de payer la zakat tous les ans et cela car l’endetté n’a pas la possibilité de réunir cette somme.

 

Certes Allah Le Très-Haut dit (traduction rapprochée) :

 

« À celui qui est dans la gêne, accordez un sursis jusqu'à ce qu' il soit dans l'aisance. Mais il est mieux pour vous de faire remise de la dette par charité ! Si vous saviez ! » (Sourate 'La vache' verset 280.)

 

Donc, il n’est pas possible au prêteur de recevoir et de bénéficier de cette somme, il n’a donc pas de zakat à payer. Par contre, après avoir été remboursé, certains savants disent que le paiement de la zakat aura lieu lors de la nouvelle échéance (1 an après réception du remboursement de la dette) et d’autres disent qu’il paie la zakat pour une seule année et si l’année de l’échéance, au moment du remboursement, arrive à terme il paiera aussi cette zakat et cet avis est le plus prudent et Allah est le plus savant !

 

Livre ‘ les modalités du paiement de la zakat’

Fatwa numéro 15, page 38.

La réunion de bijoux pour la zakat

 

Question :

 

Une femme et ses filles possèdent des bijoux.

 

Les bijoux de chacune d'entre-elles, n'atteignent pas le poids d'origine du paiement de la zakat.

 

Les bijoux doivent-ils être réunis afin d'atteindre le poids nécessaire au paiement de la zakat ?

 

Réponse de Cheikh ibn ‘Otheimine :

 

Cette femme a des bijoux qui n'atteignent pas le poids d’origine du paiement de la zakat, par exemple le poids des bijoux est de 10 guinées (monnaie égyptienne) et ses filles ont, elles aussi, des bijoux qui n'atteignent pas le poids d'origine du paiement de la zakat.

 

Elle demande s'il est obligatoire de réunir les bijoux des filles et ceux de la mère afin d'en payer leurs zakat ?

 

Il n’est pas obligatoire de les réunir car le bien de chaque personne lui est propre.

 

Sauf si les bijoux des filles appartiennent à la mère et qu'elle leur aurait donnés à l’occasion d'un prêt, en effet ces bijoux sont inclus dans les bijoux de la femme.

 

Quant au fait que les bijoux appartiennent aux filles personnellement, nous savons que le bien de chaque individu lui est propre et que le poids d'origine du paiement de la zakat ne se complète pas avec le bien d'une autre personne.

 

Livre ‘ les modalités du paiement de la zakat’

Fatwa numéro 61, page 99.

La zakat sur les biens personnels

 

Question :

 

Doit-on payer la zakat sur les voitures personnelles ?

 

Réponse de Cheikh ibn ‘Otheimine :

 

Non, de même pour tout ce qui est utilisé par l'homme à des fins personnelles que ce soit une voiture, un chameau, une machine agricole ou autre mis à part l'or et l'argent.

 

Car le prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit :

 

« il n y a point de charité exigée du musulman sur son serviteur ou son cheval »

 

[1] C’est-à-dire la Zakât.

 

Livre « Les piliers de l’islam »

Question numéro 376 page 436

Publié par fatawaislam.com

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz -  الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

Cheikh AbdAllah Ibn JârAllah Âl JârAllah - الشيخ عبد الله بن جارالله آل جارالله

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Zakat al-mâl pour les masâjids ? (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Zakat al-mâl pour les masâjids ? (audio)

Question :

 

Ce questionneur demande, est-ce autorisé de sortir la zakat pour les masajids ?

 

Réponse :

 

Les masajids ne sont pas bénéficiaires de la zakat.

 

La construction des masajids ne fait pas parti des bénéficiaires de la zakat.

 

Mais, la zakat est attribuée aux huit (1) bénéficiaires dont ALLAH تبارك وتعالى a cité dans Son Livre.

 

Et n’en font pas parti les projets de bienfaisance, comme par exemple la construction des masajids.

 

(1) 

  إِنَّمَا الصَّدَقَاتُ لِلْفُقَرَاء وَالْمَسَاكِينِ وَالْعَامِلِينَ عَلَيْهَا وَالْمُؤَلَّفَةِ قُلُوبُهُمْ وَفِي الرِّقَابِ وَالْغَارِمِينَ وَفِي سَبِيلِ اللّهِ وَابْنِ السَّبِيلِ فَرِيضَةً مِّنَ اللّهِ وَاللّهُ عَلِيمٌ حَكِيمٌ

 

sens approximatif du verset :

 

"Les Sadaqats ne sont destinés que pour les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent, ceux dont les coeurs sont à gagner (à l’Islam), l’affranchissement des jougs, ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier d’Allah, et pour le voyageur (en détresse). C’est un décret d’Allah ! Et Allah est Omniscient et Sage"   At-Tawbah, v.60.

 

Traduit par Ali Abû Fadl Al-Maghribi

 Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh 'Abder Razzâq Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبد الرزاق بن عبد المحسن العباد البدر

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Verser la zakât al-fitr pour les enfants qui vivent dans un autre pays (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Verser la zakât al-fitr pour les enfants qui vivent dans un autre pays (vidéo)

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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La femme peut-elle donner sa zakat à son mari pauvre ? (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La femme peut-elle donner sa zakat à son mari pauvre ? (vidéo)

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

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Zakât al-fitr - زكاة الفطر - en argent ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Zakât al-fitr - زكاة الفطر - en argent ?

Question :

 

Beaucoup de nécessiteux disent qu'ils préfèrent qu'on leur verse la Zakât Al-Fitr en argent plutôt qu'en nourriture car c'est plus bénéfique pour eux.

 

Par conséquent, est-il autorisé de sortir la Zakât Al-Fitr en argent ?

 

Réponse :

 

Nous voyons qu'il est interdit de sortir la Zakât Al-Fitr en argent dans n'importe quel cas !

 

Au contraire, elle doit être versée en nourriture. Le nécessiteux; s'il le souhaite, peut vendre cette nourriture et bénéficier du montant (de la vente).

 

Par contre, il est obligatoire pour celui qui sort la Zakât, qu'il la verse en nourriture.

 

Il n'y a aucune différence que celle-ci soit issue des variété de nourritures présentes à l'époque du Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم ou que celle-ci soit issue des différentes nourritures présentes aujourd’hui.

 

Ainsi, le riz, de nos jours, peut être plus bénéfique que le blé puisque le riz ne nécessite pas d'effort et de labeur dans sa mouture (c'est à dire: le fait de le moudre) et dans son pétrissage ou autre.

 

Ce qui est voulu est que la Zakât soit profitable aux nécessiteux.

 

Il a été rapporté dans Sahîh Al-Boukhârî d'après Abî Sa'îd رضي الله عنه :

 

"Nous la sortions, à l'époque du Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم, avec l'équivalent d'un sa'a de nourriture, et notre nourriture, à cette époque, était composée de dattes, d'orge, de raisin sec, et de fromage."

 

Ainsi, si la personne la sort en nourriture, il convient qu'elle choisisse le type de nourriture le plus approprié pour le nécessiteux et ceci diffère en fonction des époques.

 

Mais le fait de la sortir en argent, en vêtement, en mobilier, en machine, ceci n'engendra aucune récompense et la personne ne se sera pas acquitté de son obligation d'après la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم :

 

"Celui qui fait un acte qui ne provient pas de nous, celui-ci sera caduc."

 

Publié par sounnah-publication.com

سئل فضيلة الشيخ - رحمه الله - يقول كثير من الفقراء الآن إنهم يفضلون زكاة الفطر نقودا بدلا من الطعام , لأنه أنفع لهم , فهل يجوز دفع زكاة الفطر نقودا ؟

فأجاب فضيلته بقوله : الذي نرى أنه لا يجوز أن تدفع زكاة الفطر نقودا بأي حال من الأحوال , بل تدفع طعاما , والفقير إذا شاء باع هذا الطعام وانتفع بثمنه أما المزكي فلا بد أن يدفعها من الطعام , ولا فرق بين أن يكون من الأصناف التي كانت على عهد رسول الله صلى الله عليه وسلم أو من طعام وجد حديثا , فالأرز في وقتنا الحاضر قد يكون أنفع من البر لأن الأرز لا يحتاج إلى تعب وعناء في طحنه وعجنه وما أشبه ذلك , والمقصود نفع الفقراء , وقد تبث في صحيح البخاري من حديث أبي سعيد - رضي الله عنه - قال

 كنا نخرجها على عهد رسول الله صلى الله عليه وسلم صاعا من طعام , وكان طعامنا يومئذ التمر والشعير والزبيب والأقط

فإذا أخرجها الإنسان من الطعام فينبغي أن يختار الطعام الذي يكون أنفع للفقراء , وهذا يختلف في كل وقت بحسبه , وأما إخراجها من النقود أو الثياب أو الفرش أو الآليات فإن ذلك لا يجزىء ولا تبرأ به الذمة لقول النبي صلى الله عليه وسلم

من عمل عملا ليس عليه أمرنا فهو رد

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Interdiction de revenir sur sa donation ou sur son aumône

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Interdiction de revenir sur sa donation ou sur son aumône

Question :

 

A-t-on le droit de reprendre ce qu'on a offert au frère germain ?

Quelle en est la preuve ?

 

Réponse :

 

Ce n'est pas permis, car le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit :

 

"L'exemple de celui qui revient sur sa donation est comme le chien qui vomit puis, retourne à son vomissement pour le manger."

Rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim

 

De même, il a été authentiquement rapporté que le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) avait dit :

 

"Celui qui revient sur son aumône est comparable à un chien qui retourne pour avaler sa vomissure."

 

Qu'Allah vous accorde la réussite et que les prières et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

La première question de la Fatwa numéro ( 6609 )

copié de alifta.com

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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La vertu envers les orphelins, les pauvres et les voyageurs

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La vertu envers les orphelins, les pauvres et les voyageurs

- L’orphelin est celui dont le père est mort avant la puberté

 

Allah عز و جل a ordonné la vertu envers les orphelins, de même que le prophète صلى الله عليه وسلم y a incité dans plusieurs hadiths.

Pourquoi cette incitation ?

Car l’orphelin ayant perdu son père a le cœur brisé, il est donc dans le besoin d’attention et de douceur.

La vertu envers les orphelins varie selon la situation.

 

- Les indigents sont les pauvres, ceci englobe l’indigent et le pauvre

 

La vertu envers eux a été ordonnée par la législation dans beaucoup des versets du Coran, ainsi que les droits spécifiques qu’il leur a été accordé, notamment dans le butin.

Cette recommandation de vertu à leur encontre est que la pauvreté les a abaissé et affaibli, leur cœur s’est brisé et donc parmi les vertus de l’Islam ainsi que des nobles caractères, nous devons les réconforter et les consoler de ce qu’ils rencontrent de manquements et de cassures.

 

La vertu envers l’indigent est selon la situation :

 

  • S’il est dans le besoin de nourriture, la vertu sera de le nourrir ; 

  • Si le besoin est dans l’habillement, la vertu sera de le vêtir ; 

  • Si c’est par égard envers lui et qu’il rentre dans une assise, la vertu sera de le recevoir chaleureusement, de le mettre en avant afin de remonter son moral.

 

Du fait de ces manquements qu’Allah a décrété dans sa sagesse, Il nous a ordonné d’être vertueux envers eux.

 

- Le voyageur qui s’est coupé de son pays ou non (à la différence da la zakat) est étranger, et l’étranger est mélancolique

 

Si tu lui accordes la générosité et la vertu, alors cela l’acclimatera et la législation nous a ordonné cela.

Si un voyageur vient chez toi en tant qu’invité, les nobles caractères seront d’être généreux envers lui durant son invitation.

 

Mais certains savants ont dit : 

 

« Il n’est pas obligatoire d’être généreux dans son invitation excepté dans les villages et bourgs, mais non dans les villes et métropoles ! »

 

Quant à nous, nous disons que cela est une obligation, aussi bien dans les villages que dans les villes, à moins qu’il n’y ait des causes comme l’étroitesse de la maison, ou d’autres qui empêchent que tu invites cette personne.

 

Mais quoi qu’il en soit, il convient si tu dois t’excuser d’être vertueux dans ton refus.

 

Les nobles caractères

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Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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La zakat sur les bijoux féminins

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La zakat sur les bijoux féminins

Question :

 

La zakat est-elle obligatoire pour l’or que possède la femme, et dont elle se pare et qu’elle porte, mais qui n’est pas gardé à des fins commerciales ?

 

Réponse : 

 

Il y a divergence parmi les savants au sujet de l’obligation de verser la zakat pour les bijoux féminins, s’ils dépassent le Nissâb [1] et qu’ils ne sont pas destinés à des fins commerciales.

 

L’avis le plus correct est que la zakat est obligatoire si la valeur dépasse le Nissâb, même si ce n’est que pour les porter.

 

Le Nissâb de l’or est égal à vingt Mithqâl, ce qui correspond à 11 livres et 3/7 d’une livre saoudienne.

 

Si les bijoux valent moins que cela, il n’y a pas de zakat à verser.

 

S’ils sont destinés à des fins commerciales, dans ce cas, il y a une zakat à verser, à l’unanimité des savants, si leur valeur dépasse leNissâb de l’or ou de l’argent.

 

Quant au Nissâb de l’argent, il vaut 140 Mithqâl, ce qui correspond à 56 Riyals [2].

 

Si les bijoux en argent n’atteignent pas cette valeur, alors il n’y a pas de zakat à verser.

 

S’ils sont destinés à des fins commerciales, dans ce cas, il y a de la zakat à verser si leur valeur dépasse le Nissâb de l’or ou de l’argent.

 

La preuve au sujet de l’obligation de la zakat pour les bijoux en or et en argent destinés à être portés se trouve dans les propos généraux du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui :

 

« Il n’y a pas une personne qui possède de l’or ou de l’argent et ne s’acquitte pas de leur zakat sans qu’elle ne soit châtiée le Jour du Jugement, par la brûlure de ses flancs, de son front et de son dos, à l’aide de plaques de feu ardent. » [3]

 

… Ainsi que le hadith d’Abdullah ibn ‘Amr ibn ul-‘Âs, qu’Allah les agrée, lui et son père, où on rapporte qu’une femme vint avec sa fille au Prophète, prière et salut d’Allah sur lui.

 

Sa fille avait aux poignets deux bracelets en or.

 

Le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, dit alors :

 

« Verses-tu la zakat sur cela ? »

Elle répondit que non. Il dit alors :

« Te réjouirais-tu si Allah te les remplaçait le Jour du Jugement par deux bracelets de feu ? »

Elle les jeta alors et dit : « Ils sont pour Allah et Son Prophète. » [4]

 

 

… Et le hadith d’Umm Salama, qu’Allah l’agrée, qui portait des bracelets en or et elle dit :

 

« Ô Prophète d’Allah ! Est-ce un trésor ? »

Il répondit, prière et salut d’Allah sur lui : « Tout ce qui atteint une valeur méritant que la zakat soit versée, et que celle-ci est versée, alors ce n’est plus un trésor. » [5] 

 

Et il ne lui a pas dit : « Il n’y a pas de zakat pour les bijoux. »

 

Quant à ce qui a été rapporté du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, qu’il aurait dit : « Point de zakat sur les bijoux » [6], c’est un hadith faible qui ne peut contredire ni la règle originelle, ni les hadiths authentiques.

 

Et c’est Allah Qui se charge d’octroyer l’aide.

 

[1] Le Nisâb est le montant minimum (ou la quantité minimum d’or et d’argent) en dessous duquel la Zakât n’est pas obligatoire. 

[2] Riyals : ce ne sont pas les riyals d’aujourd’hui.

[3] Rapporté par Muslim, chapitre de la Zakât , n°987.

[4] Rapporté par Abû Dâwûd, chapitre de la Zakât , n°1563 ; An-Nassâ’î, chapitre de la Zakât (5/38) avec une bonne chaîne de rapporteurs.

[5] Rapporté par Abû Dâwûd, chapitre de la Zakât , n°1564 ; Ad-Dâraqutnî selon une version légèrement différente (2/105). Ce hadith a été authentifié par Al-Hâkim (1/390).

[6] Rapporté par Ad-Dâraqutnî (2/107), voir Irwâ ul-Ghalîl, n°817.

 

 

Masâ’il wa Fatâwâ fî Zakât Al-Hulî, pages 20 et 22. 

copié de fatawaislam.com

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L'aumône d'eau...

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L'aumône d'eau...
Sa'd bn 'Ubâdah رضي الله عنه :

 

"Ô Messager d'Allâh ! quelle est la meilleure aumône ?"

Il dit صلى الله عليه وسلم : "Donner à boire de l'eau (abreuver, étancher la soif d'autrui...)."

sahîh bn mâdjah, n°2986 

 

 يا رسول الله أي الصدقة أفضل قال سقي الماء
الراوي: سعد بن عبادة المحدث: الألباني - المصدر: صحيح ابن ماجه - لصفحة أو الرقم: 2986
خلاصة حكم المحدث: حسن

Sa'd bn 'Ubâdah رضي الله عنه:

 

"Ô Messager d'Allâh ! ma mère est décédée. Puis-je faire une aumône en son nom ?"

Il dit صلى الله عليه وسلم : "Oui."

Il dit : "Quelle est donc la meilleure aumône ?"

Il dit صلى الله عليه وسلم : "Donner à boire de l'eau."

sahîh an-nasâ î, n°3666 

 

  يا رسول الله ! إن أمي ماتت ، أفأتصدق عنها ؟ قال : نعم . قلت : فأي الصدقة أفضل ؟ قال : سقي الماء
الراوي: سعد بن عبادة المحدث: الألباني - المصدر: صحيح النسائي - لصفحة أو الرقم: 3666
خلاصة حكم المحدث: حسن

Sa'd bn 'Ubâdah رضي الله عنه :

 

"Ô Messager d'Allâh ! quelle est l'aumône la plus méritoire ?"

Il dit صلى الله عليه وسلم : "Donner à boire de l'eau."

sahîh an-nasâ î, n°3667 

 
 يا رسول الله ! أي الصدقة أفضل ؟ قال : سقي الماء 
الراوي: سعد بن عبادة المحدث: الألباني - المصدر: صحيح النسائي - لصفحة أو الرقم: 3667
خلاصة حكم المحدث: حسن

La mère de Sa'd bn 'Ubâdah رضي الله عنه décéda et il dit :

 

"Ô Messager d'Allâh ! ma mère est décédée. Puis-je faire une aumône en son nom ?"

Il dit صلى الله عليه وسلم : "Oui."

Il dit : "Quelle est l'aumône la plus méritoire ?"

Il dit sallâ-llâhu 'alayhi wa sallama : "Donner à boire de l'eau."

Al-Hasan dit : "Et il se trouve à Médine l'abreuvoir de Sa'd."

sahîh an-nasâ î, n°3668

 

 
 أن أمه ماتت ، فقال : يا رسول الله ! إن أمي ماتت ، أفأتصدق عنها ؟ قال : نعم . قال : فأي الصدقة أفضل . قال : سقي الماء فتلك سقاية سعد بالمدينة
الراوي: سعد بن عبادة المحدث: الألباني - المصدر: صحيح النسائي - لصفحة أو الرقم: 3668
خلاصة حكم المحدث: حسن [لغيره]

Il dit sallâ-llâhu 'alayhi wa sallama d'après Sa'd bn 'Ubâdah رضي الله عنه :

 

"La meilleure aumône est le fait de donner à boire de l'eau."

sahîh al-djâmi', n°1113

 
 أفضل الصدقة سقي الماء

الراوي: سعد بن عبادة و ابن عباس المحدث: الألباني - المصدر: صحيح الجامع - لصفحة أو الرقم: 1113
خلاصة حكم المحدث

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La femme enceinte doit-elle sortir zakât al-fitr pour l’enfant qu’elle porte ?

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La femme enceinte doit-elle sortir zakât al-fitr pour l’enfant qu’elle porte ?

Question :

 
Est-ce qu’il est demandé de sortir Zakât al-Fitr pour l’enfant que la mère porte dans son ventre ou pas ?
 
Réponse des savants du comité de l'Ifta :
 
Il est recommandé de la sortir en raison de ce que ’Outhmân (radhiallâhu ‘anhu) a fait, mais cela n’est pas obligatoire, car il n’y a aucune preuve à cet effet.
 
Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima Lil-Bouhouth Al-‘Ilmiyyah Wal-Iftâ, 9/366
 
Question :
 
Est-ce que Zakât al-Fitr doit être sortie pour l’enfant dans l’utérus ?
 
Réponse de Cheikh al-Outhemine :
 
La Zakât al-Fitr n’est pas une obligation qui incombe pour [l’enfant] que porte la femme enceinte, mais cela entre plutôt dans le domaine de ce qui est recommandé à faire pour elle.
 

Madjmu’ Fatâwa de Ibn ’Uthaymîn, 18/263

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Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Sortir zakât al-fitr dans un autre pays ?

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Sortir zakât al-fitr dans un autre pays ?

SHeikh ‘Abdullâh Ibn Muhammad Ibn Houmeid (qu’Allâh le préserve) a expliqué que ce qui prédomine sur la question, est le fait de sortir la Zakât dans le pays dans lequel on a jeûné.

 

Il est donc prescrit de la sortir là où l’on est, car la rupture (du jeûne) est une chose liée au corps, et on sort (la Zakât) pour (l’effort) du corps, pour ce qui est due au corps.

 

Cela est le dire de beaucoup de gens de science.

 

Si par contre, le responsable (de la famille) est parti dans un autre pays, que le père est parti dans un autre pays, il lui est permis de la sortir là où il est pour son enfant ou pour la personne à sa charge.

 

SHeikh dit qu’il ne connait pas un avis qui interdise cela, si ce n’est que ce qui prédomine est que la personne applique en premier la sortie de la Zakât là où elle se trouve [1].

 

Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) a été interrogé au sujet de celui qui doit s’acquitter de la Zakât et dont les proches, établis dans un pays où l’on peut raccourcir la prière, sont dans le besoin et méritent l’aumône, lui est-il permis de leur donner ou non ?

 

Ibn Taymiyyah a répondu que s’ils sont dans le besoin et méritent qu’on leur donne la Zakât, et qu’ils ne peuvent prétendre à une autre aide en dehors de la sienne, alors, il leur donne.

 

Quand bien même ils résideraient dans un pays éloigné [2].

 

Sur la question de savoir si la personne sort la Zakât al-Fitr dans le pays où elle est, qu’en est-il de la famille qui reste dans un pays alors que le mari n’est pas là à ce moment-là ?

 

SHeikh Muhammad Ibn Abdullâh as-Sabîl (qu’Allâh le préserve) dit qu’il est demandé à la personne de sortir la Zakât là où elle est pour sa propre personne, et elle ordonne aux membres de sa famille de la sortir pour eux-mêmes là où ils sont [3].

 

Enfin, en conclusion, nous avons l’avis de Ibn ‘Uthaymîn (rahimahullâh) qui explique qu’il n’y a pas de mal à donner la Zakât al-Fitr dans un pays autre que celui où l’on se trouve lorsqu’il n’y a pas un pauvre à cet endroit.

 

Mais le fait de donner cette Zakât sans raison dans un autre pays n’est pas permis (Fiqh ul-‘Ibâdah de Ibn ‘Uthaymîn, p.299).

 

Dans le même sens, SHeikh Ibn ‘Uthaymîn dit qu’il faut analyser ce qui est le plus nécessaire pour les gens méritant la Zakât. Est-ce que le mieux est de la donner là où ils sont ?

 

Ou de la donner dans un autre pays là où il y a des pauvres ?

 

Il faut donc comparer les deux situations et donner en conséquence du besoin selon les deux lieux [4].

 

[1] Fatâwa Wa Douroûs fîl-Masdjid il-Harâm du SHeikh ‘Abdullâh Ibn Houmeid, p.458

[2] Madjmu’ al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 25/86

[3] Fatâwa wa Rassâ-îl Moukhtârah du SHeikh Muhammad as-Sabîl, p.324

[4] Fatâwa ‘Oulémâ al-Balad al-Harâm, p.859-860

 

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Zakat el fitr, à qui donner ?

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Zakat el fitr, à qui donner ?

Question :


Je réside dans ce pays pour le travail, est ce qu'il m'est permis de donner ma zakat el fitr ici ou de la donner dans le pays d'où je viens ?
 
Réponse: 
 
AlhamdouliLlah

Il est légiféré de donner sa zakat elfitr à l'endroit dans lequel tu es lorsque se termine le ramadhan. 

Elle suit le lieu, donc où que se trouve le musulman lors de la fin du mois de ramadhan, il donne sa zakat el fitr aux pauvres de cet endroit.

Mais si il a déjà chargé quelqu'un de la donner pour lui dans sa cité d'origine, cela lui suffit.

Mais ceci diverge de ce qui est prioritaire.

Wa Llahou A'lam


Mais si tu es dans un endroit dans lequel il n'y a pas de musulmans, ou s’il y a des musulmans mais qu'ils ne sont pas dans le besoin de la zakat elfitr car ils sont fortunés.

Alors tu la donnes dans le plus proche endroit dans lequel se trouvent des musulmans pauvres.
 
 Publié par 3ilmchar3i.net
نص السؤال : أنا مقيم في هذا البلد للعمل، فهل يجوز لي إخراج زكاة الفطر هنا أم في بلدي الذي قدمت منه ؟
نص الفتوى : الحمد لله
يشرع إخراج صدقة الفطر في البلد الذي ينتهي شهر رمضان وأنت فيه؛ لأنها تابعة للبلد فحيث وجد المسلم في بلد وحان انتهاء شهر رمضان فإنه يخرج زكاة الفطر عن نفسه في فقراء ذلك البلد.. وإن وَكَّل من يخرجها عنه في بلده أجزأه ذلك، لكنه خلاف الأولى – والله أعلم – وإذا كنت في بلد ليس فيه مسلمون، أو فيه مسلمون لكنهم لا يستحقون صدقة الفطر لأنهم أغنياء، فإنها تخرج في أقرب بلد فيه فقراء من المسلمين

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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