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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 13:37

Commerce - تجارة 

Peut-on se rétracter après une vente conclue ? (audio)

Les cadeaux offerts par les magasins (audio)

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Les commerçants musulmans qui participent au «Black friday» (audio)

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Mettre en condition de vente que la maison ne pourra être récupérée qu'après la mort du vendeur

Jugement de la condition du vendeur sur l'acheteur à ce qu'il ne vende la marchandise qu'au prix qu'il a choisi lui

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Quel est le jugement des mannequins sans têtes pour exposer la marchandise ? (audio)

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Est-il permis aux hommes de vendre des sous-vêtements féminins ? (audio)

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« Toute marchandise vendue ne sera ni échangée, ni remboursée »

Le prêt

Qui casse paie ?

نصيحة للتجار (dossier)

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Commerce - usure et métier - تجار- رشوة -ربا و عمل
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 13:34
Du jugement de verser de l’argent  pour réaliser des affaires en cas de nécessité

Question :

 

Malgré les taxes que nous versons à l’État, nos conteneurs et nos bagages font souvent l’objet de blocage dans le port ; nos intérêts et notre commerce se voient ainsi pénalisé si nous ne donnons pas des pots-de-vin aux douaniers.

 

Est-il permis, pour réparer ce préjudice et préserver nos biens, de verser ces pots-de-vin ?

 

Réponse :

 

La Louange est à Allâh, Seigneur des mondes. Prière et salut sur celui qu’Allâh a envoyé en miséricorde pour l’univers, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses frères jusqu’au Jour de la Rétribution.

Cela dit :

 

À la base, les pots de vin sont illicites.

 

Les donner constitue un péché capital.

 

Il est attesté que le Messager d’Allâh صلَّى الله عليه وسلَّم a dit :

 

«Allâh maudit celui qui donne et qui reçoit les pots de vin.» (1)

 

Les savants disent que celui qui se voit obligé de donner ce pot-de-vin échappe exceptionnellement à cette illicéité.

 

Le péché incombe ainsi à celui qui reçoit et non à celui qui donne, car les pots-de-vin se définissent comme toute chose donnée pour annuler un droit ou commettre une injustice (2).

 

Cette définition ne touche pas les personnes qui donnent un pot-de-vin pour reconquérir un droit menacé, pour réparer ou rectifier une injustice avant sa perpétration.

 

Cela est attesté par le hadith rapporté par Ahmad, Aboû Ya‘lâ et autre selon une chaîne de narration jugée authentique et que rapporte aussi Al-Haythamî (3) selon ‘Oumar رضي الله عنه a dit :

 

«Deux hommes sont venus voir le Prophète pour lui demander quelque chose.

Il leur donne deux dinars.

Ces deux hommes le remercièrent et lui font des éloges.

Le Messager d’Allâh صلَّى الله عليه وسلَّم dit alors : «Untel n’a jamais tenu de tels propos. Et je lui ai donné dix ou cents dinars et il ne tient jamais de tels propos. L’un d’entre vous sort de chez-moi en portant sous son aisselle une aumône, alors qu’elle est pour lui un feu.»

Je dis : Ô Messager d’Allâh ! Comment lui donnes-tu alors que tu sais que cette aumône est un feu pour lui ?

Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم répondit : «comment ferai-je ? Ils ne cessent de quémander auprès de moi, et Allâh m’interdit que je sois avare.» (4)

 

Si le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّمdonne de l’argent aux personnes qui le demandent incessamment tout en sachant qu’elles ne méritent pas l’aumône qui serait un châtiment pour elles, et que ce don est le résultat d’une demande incessante, il serait à fortiori permis de faire un don pour un besoin et récupérer un droit perdu ou réparer une injustice.

 

Les savants du hadith rapportent que Abd Allâh Ibn Mas‘oûd رضي الله عنه a donné un pot-de-vin de deux dinars quand il était en Abyssinie et il a dit :

 

«Le péché incombe à celui qui reçoit et non à celui qui donne.» (5)

 

En effet, Ibn Al-‘Arabî - qu’Allâh lui fasse miséricorde - a rapporté des propos dans son livre Al-‘Âridha (6) qui sont conformes avec le sens ci-dessus.

 

On rapporte dans At-Touhfa et dans Al-Moughnî ces propos d’un groupe de savants parmi les Successeurs (At-Tâbi‘în) :

 

«Si un homme craint subir une injustice, il lui est permis de verser un pot-de-vin.» (7).

 

Djâbir Ibn Zayd a dit :

 

«Pendant l’époque de Ziyâd, les pots-de-vin nous semblaient plus bénéfiques pour nous qu’autre chose.» (8)

 

Al-Qourtoubî - qu’Allâh lui fasse miséricorde - a dit :

 

«On rapporte qu’on demanda à WahbIbn Mounabbih : est-ce que les pots-de-vin sont illicites en toute situation ?

Il répondit : non !

Les pots-de-vin qui sont illicites sont ceux qui te permettent de posséder ce qui ne t’appartient pas, ou de méconnaître un devoir que tu dois accomplir. Mais si tu donnes un pot-de-vin pour protéger ta foi, ta personne ou ton bien, cela n’est point illicite.»

 

Aboû Layth As-Samarqandî, le jurisconsulte, affirme qu’il adopte cet avis ; il dit :

 

«Il n’y a aucun mal qu’un homme donne un pot-de-vin pour protéger sa personne et ses biens.» (9)

 

car celui qui donne un pot-de-vin est astreint de le faire pour protéger ses biens, tel un homme qui sauve son prisonnier.

 

Conformément à cette vision, Ibn Taymiyya - qu’Allâh lui fasse miséricorde - après un exposé détaillé dans son Madjmoû‘ confirme l’avis établi ci-dessus à propos d’un homme qui se voit obligé de verser un pot-de-vin.

 

En guise d’argumentation, Ibn Taymiyya explique une règle jurisprudentielle majeure consistant à dire :

 

«En regard des êtres humains, l’interdiction qui touche l’une des deux parties, ne concerne pas l’autre.» (10)

 

Pour en attester la validité, il cite une série d’exemples :

 

- L’homme qui achète son bien usurpé auprès de l’usurpateur. L’argent de cette transaction est illicite pour le vendeur, et il n’est point interdit à l’acheteur de reprendre son bien en versant de l’argent requis.

 

- De même pour le prisonnier ou l’esclave affranchi à qui le maître refuse sa libération.

 

- La femme répudiée et dont le mari nie l’avoir répudiée.

 

Chacun des deux peut défendre sa personne en versant de l’argent pour acquérir son droit (en l’occurrence la libération et le divorce).

 

Il est évident que cela est un droit divin, sinon l’épouse restera sans tuteur (11).

 

En guise de conclusion pour cette réponse, nous rapportons cet extrait tiré du livre d’Az-Zawadjir ;

 

«Quiconque donne un pot-de-vin ou un cadeau à un juge ou à un gouvernant : Si c’est pour prononcer un verdict injuste en sa faveur, ou pour acquérir un droit qu’il ne mérite pas, ou porter atteinte à un musulman, la personne qui donne le pot-de-vin, celle qui le reçoit et le médiateur seront considérés comme pervertis, même si aucun jugement ne sera prononcé après.

Or, si ce pot de vin est versé pour repousser une injustice ou réaliser un droit, c’est uniquement celui qui reçoit ce pot de vin qui serait considéré comme perverti, sans toucher le donneur qui se voit obligé de procéder de cette manière afin de reconquérir son droit par tous les moyens possibles.

Quant à la personne qui sert d’intermédiaire, elle suit le donneur dans son intention : s’il vise un objectif noble, il sera à l’abri de la malédiction, sinon il en sera touché.» (12)

 

Force est de rappeler et de faire mention que celui qui donne un pot de vin doit nourrir une aversion pour cet agissement et blâmer celui qui reçoit son pot de vin, ne serait-ce que par son cœur. Il ne doit surtout pas en être satisfait.

 

Celui qui tient à préserver sa foi - s’il n’est pas obligé d’entreprendre ce genre de transactions commerciales - Il lui incombe de les délaisser pour d’autres activités afin d’éviter de succomber dans les actes de désobéissance et le contact avec les adeptes des péchés, des injustices et des transgressions.

 

C’est ainsi qu’il pourra s’éloigner des péchés qui ne seront point d’un moindre effet pour ne pas les commettre ou invite les gens à les perpétrer.

 

On rapporte dans le hadith :

 

«L’émigré est celui qui délaisse les choses qu’Allâh a interdit.» (13)

 

Ce qu’Allâh a interdit est une abomination, et le musulman est tenu d’éviter toutes les abominations.

 

Allâh a dit :

 

وَٱلرُّجۡزَ فَٱهۡجُرۡ - المدَّثِّر٥

 

(traduction rapprochée)

 

"Et de tout péché, écarte-toi" (sourate Al-Mouddaththir : verset 5)

 

Et le savoir est auprès d’Allâh et nous disons pour finir : la louange est à Allâh, le souverain des mondes, qu’Allâh honore et salue notre prophète Muhammad, ainsi que sa famille, ses Compagnons et ses frères, jusqu’au jour de la résurrection.

 

(1) Rapporté par Ahmad (9023) et par Ibn Hibbân (5076), d’après Aboû Hourayra رضي الله عنه. Ce hadith est jugé sahîh par Al-Albânî dans son livre Sahîh Al-Djâmi‘ (5093).

(2) Cf. : At-Ta‘rîfât d’Al-Djourdjânî(111).

(3) Cf. : Az-Zawâdjir d’Al-Haythamî (248).

(4) Rapporté par Ahmad (11123), Ibn Hibbân (3414), Al-Hâkim (144) Aboû Ya‘lâ dans son Mousnad(1327) par l’intermédiaire de ‘Oumar . Ce hadith est jugé Sahîh (authentique) par Al-Albânî dans Sahîh At-Targhîb Wa At-Tarhîb (844) et dans Ghâyat Al-Marâm (463).

(5) Rapporté par Al-Bayhaqî dans As-Sounane Al-Koubrâ (20482) ; Cf. : Charh As-Sounna d’Al-Baghawî (10/88) et Tafsîr Al-Qourtoubî (6/184).

(6) ‘Âridat Al-Ahwadî d’Ibn Al-‘Arabî (6/80).

(7) Touhfat Al-Ahwadî d’Al-Moubarakfoûrî (4/565).

(8) Al-Moughnî d’Ibn Qoudâma (3/219. 9/77-278).

(9) Tafsîr Al-Qourtoubî (6/183).

(10) Madjmoû‘ Al-Fatâwâ d’Ibn Taymiyya (29/258).

(11) Idem.

(12) Az-Zawâdjir d’Al-Haythamî (630).

(13) Rapporté par Al-Boukhârî (10), d’après ‘Abd Allâh ibn ‘Amr ibn Al-‘Âs رضي الله عنهما.

 

Alger, le 30 de Doû-L-Qa‘da 1418 H, correspondant au 19 mars 1998 G.

Fatwa n° 207

Catégorie : Fatwas relatives aux transactions financières

Publié par ferkous.com

في حكمِ مَنْ صانَعَ بماله عند الاضطرار

السؤال : بالرغم ممَّا ندفعه مِنْ ضرائبَ ورسومٍ للدولة فإنه كثيرًا ما تُجمَّدُ حاوياتُنا في الميناء، فتُمْنَعُ أمتعتُنا وبالتالي تَتعطَّلُ مَصالِحُنا وتَتكسَّدُ تجارتُنا إذا لم ندفع أموالًا للجمارك، فهل يجوز أَنْ ندفع المَفاسِدَ عن أموالنا بالرِّشوة؟ أفيدونا جزاكم الله خيرًا

الجواب : الحمد لله ربِّ العالمين، والصلاةُ والسلام على مَنْ أرسله الله رحمةً للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، أمَّا بعد

فالرِّشْوةُ ـ في الأصل ـ حرامٌ وهي مِنَ الكبائر؛ فقَدْ ثَبَتَ أنَّ رسول الله صلَّى الله عليه وسلَّم قال

لَعَنَ اللهُ الرَّاشِيَ وَالمُرْتَشِيَ

(١)

، غير أنَّ العلماء يَسْتثنون مِنْ حكم التحريم مَنْ صانَعَ بمالِه عند اضطراره، ويُؤثِّمون الآخذَ المرتشيَ دون الراشي؛ ذلك لأنَّ الرِّشْوة إنَّما هي: ما يُعْطى لإبطالِ حقٍّ أو لإحقاقِ باطلٍ 

(٢)

، ويخرج مِنْ مفهوم هذا الضابطِ مَنْ سَلَكَ طريقَها للوصول إلى حقٍّ مُهدَّدٍ أو رفعِ عدوانِ ظالمٍ أو دفعِه قبل حصوله، ويدلُّ عليه ما أخرجه أحمد وأبو يعلى وغيرُهما بسندٍ صحيحٍ وأورده الهيتميُّ 

(٣)

عن عمر رضي الله عنه قال

دَخَلَ رَجُلَانِ عَلَى رَسُولِ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَسَأَلَاهُ فِي شَيْءٍ فَدَعَا لَهُمَا بِدِينَارَيْنِ فَإِذَا هُمَا يُثْنِيَانِ خَيْرًا؛ فَقَالَ رَسُولُ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «لَكِنْ فُلَانٌ مَا يَقُولُ ذَلِكَ، وَلَقَدْ أَعْطَيْتُهُ مَا بَيْنَ عَشَرَةٍ إِلَى مِائَةٍ فَمَا يَقُولُ ذَلِكَ، فَإِنَّ أَحَدَكُمْ لَيَخْرُجُ بِصَدَقَةٍ مِنْ عِنْدِي مُتَأَبِّطَهَا (أي: يحملها تحت إبطه) وَإِنَّمَا هِيَ لَهُ نَارٌ»، فَقُلْتُ: «يَا رَسُولَ اللهِ، كَيْفَ تُعْطِيهِ وَقَدْ عَلِمْتَ أَنَّهُ لَهُ نَارٌ؟» قَالَ: «فَمَا أَصْنَعُ؟ يَأْبَوْنَ إِلَّا أَنْ يَسْأَلُونِي وَيَأْبَى اللهُ لِيَ البُخْلَ»

(٤)

، وإذا كان النبيُّ صلَّى الله عليه وسلَّم يعطي السائلَ المُلِحَّ في طلبه مالًا وهو يعلم عَدَمَ استحقاقِه له، وهو له نارٌ، وكان عطاؤُهُ نتيجةَ الإلحاح في المسألة؛ فمِنْ بابٍ أَوْلى ما تكون الحاجةُ داعيةً إليه مِنِ استرجاعِ حقٍّ مُضيَّعٍ، أو دفعِ جَوْرِ ظالمٍ أو رفعِه. وقد روى أهلُ الحديث أنَّ عبد الله بنَ مسعودٍ رضي الله عنه لمَّا كان بالحبشة رَشَا بدينارين وقال

إِنَّمَا الإِثْمُ عَلَى القَابِضِ دُونَ الدَّافِعِ

(٥)

هذا، وقد نَقَلَ ابنُ العربيِّ ـ رحمه الله ـ في «العارضة»

(٦)

ما يَتَّفِقُ مع هذا المعنى، وجاء في «التحفة» وفي «المغني» عن جماعةٍ مِنْ أئمَّة التابعين قولُهم

لَا بَأْسَ أَنْ يُصَانِعَ الرَّجُلُ عَنْ نَفْسِهِ وَمَالِهِ إِذَا خَافَ الظُّلْمَ

(٧)

، وقال جابر بنُ زيدٍ

مَا رَأَيْنَا فِي زَمَنِ زِيَادٍ أَنْفَعَ لَنَا مِنَ الرِّشَا

(٨)

 وقد قال القرطبيُّ ـ رحمه الله ـ

ورُوِيَ عن وهب بنِ مُنبِّهٍ أنه قِيلَ له: «الرِّشْوَةُ حَرَامٌ فِي كُلِّ شيءٍ»؛ فقال: «لا، إنَّما يُكْرَهُ مِنَ الرِّشْوَةِ أَنْ تَرْشِيَ لِتُعْطَى مَا لَيْسَ لَكَ أَوْ تَدْفَعَ حَقًّا قَدْ لَزِمَكَ، فَأَمَّا أَنْ تَرْشِيَ لِتَدْفَعَ عَنْ دِينِكَ وَدَمِكَ وَمَالِكَ فَلَيْسَ بِحَرَامٍ»، قال أبو الليث السمرقنديُّ الفقيه: وبهذا نأخذ: لا بأسَ بأَنْ يدفع الرجلُ عن نَفْسِه ومالِه بالرِّشْوة

(٩)

، ولأنَّ المُعْطيَ كالمُكْرَهِ على إعطائه يَسْتنقِذُ مالَه كما يَسْتنقِذُ الرجلُ أسيرَه. وضِمْنَ هذا المنظورِ أيَّد شيخُ الإسلام ابنُ تيمية رحمه الله ـ بعد تفصيلٍ طويلٍ في «المجموع» ـ ما سَبَقَ تقريرُه في المضطرِّ إلى المُصانَعةِ بماله، وقد بيَّن ـ في سياق الاستدلال ـ قاعدةً فقهيةً مُهِمَّةً مقتضاها

أَنَّ التَّحْرِيمَ ـ فِي حَقِّ الآدَمِيِّينَ ـ إِذَا كَانَ مِنْ أَحَدِ الجَانِبَيْنِ لَمْ يَثْبُتْ فِي الجَانِبِ الآخَرِ

(١٠)

، وقد أَوْرَدَ لهذه المسألةِ جملةً مِنَ الأمثلة منها

ـ شراءُ الرجلِ مِلْكَه المغصوبَ مِنَ الغاصب؛ فإنَّ البائع يَحْرُمُ عليه الثمنُ، والمشتري لا يَحْرُمُ عليه أَخْذُ مِلْكِه ولا بَذْلُ ما بَذَلَه مِنَ الثمن

 وكذلك الأسيرُ والعبدُ المُعْتَقُ إذا أَنْكَرَ سيِّدُه عِتْقَه

ـ والزوجة يُطلِّقُها زوجُها ثمَّ يُنْكِرُ طلاقَها؛ فكُلٌّ منهما يَفْدِي نَفْسَه بالمال ليُحِقَّ حقًّا وهو العتقُ والطلاق، ومعلومٌ أنَّهما حقٌّ لله تعالى، وإلَّا بَقِيَتِ الزوجةُ على غير عصمةٍ

(١١)

هذا، ونختم الجوابَ بما جاء في «الزواجر» قوله

فمَنْ أعطى قاضيًا أو حاكمًا رِشْوةً أو أهدى إليه هديَّةً: فإِنْ كان لِيَحْكُمَ له بباطلٍ أو ليتوصَّلَ بها إلى نيلِ ما لا يَسْتحِقُّ أو إلى أذيَّةِ مسلمٍ فُسِّقَ الراشي والمهدي بالإعطاء، والمرتشي والمُهْدى إليه بالأخذ، والرائشُ (أي: الساعي بين الراشي والمرتشي) بالسعي، وإِنْ لم يَقَعْ حُكْمٌ منه بعد ذلك؛ أو ليَحْكُمَ له بحقٍّ أو لدَفْعِ ظلمٍ عنه أو لينالَ ما يَسْتحِقُّه فُسِّقَ الآخذُ فقط ولم يأثم المعطي لاضطراره إلى التوصُّلِ إلى حقِّه بأيِّ طريقٍ كان، وأمَّا الرائش.. فتابعٌ للراشي في قصدِه: إِنْ قَصَدَ خيرًا لم تلحقه اللعنةُ وإلَّا لَحِقَتْه

(١٢)

هذا، وجديرٌ بالتنبيه والملاحظة أنَّ الذي يُصانِعُ بماله ينبغي عليه أَنْ يكره الفعلَ ويُنْكِرَ على الفاعل ـ ولو بقلبه ـ مِنْ غيرِ أَنْ يكون راضيًا أو باغيًا له

هذا، والحريص على دِينه ـ إِنْ لم يكن مضطرًّا لمِثْلِ هذه الأعمال التجارية ـ فإنَّ عليه أَنْ يهجرها إلى أعمالٍ أخرى تجنُّبًا للمعصية ومُخالَطةِ أهل المعاصي والظلم والعدوان، وابتعادًا عن الآثام؛ لئلَّا تهون عنده المعصيةُ فيتعاملَ بها ويرضى ويحثَّ الناسَ عليها؛ فقَدْ جاء في الحديث

المُهَاجِرُ مَنْ هَجَرَ مَا نَهَى اللهُ عَنْهُ

(١٣)

، وما نَهَى عنه رجسٌ، والمسلمُ مأمورٌ باجتناب الرجس، قال تعالى

وَٱلرُّجۡزَ فَٱهۡجُرۡ - المدَّثِّر٥

والعلم عند الله تعالى، وآخِرُ دعوانا أنِ الحمدُ لله ربِّ العالمين، وصلَّى الله على محمَّدٍ وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، وسلَّم تسليمًا

الجزائر في: ٢٠ ذي القعدة ١٤١٨ﻫالموافق ﻟ: ١٩ مارس ١٩٩٨م

(١)

أخرجه أحمد (٩٠٢٣)، وابنُ حبَّان (٥٠٧٦)، مِنْ حديثِ أبي هريرة رضي الله عنه. وصحَّحه الألبانيُّ في «صحيح الجامع» (٥٠٩٣)

(٢)

انظر: «التعريفات» للجرجاني (١١١)

(٣)

انظر: «الزواجر» للهيتمي (٢٤٨)

(٤)

أخرجه أحمد (١١١٢٣)، وابنُ حبَّان (٣٤١٤)، والحاكم (١٤٤)، وأبو يعلى في «مسنده» (١٣٢٧)، مِنْ حديثِ عمر رضي الله عنه. وصحَّحه الألبانيُّ في «صحيح الترغيب والترهيب» (٨٤٤) وفي «غاية المرام» (٤٦٣)

(٥) أخرجه البيهقيُّ في «السنن الكبرى» (٢٠٤٨٢)، وانظر: «شرح السنَّة» للبغوي (١٠/ ٨٨) و«تفسير القرطبي» (٦/ ١٨٤)

(٦)

«عارضة الأحوذي» لابن العربي (٦/ ٨٠)

(٧)

«تحفة الأحوذي» للمباركفوري (٤/ ٥٦٥)

(٨)

«المغني» لابن قدامة (٣/ ٢١٩، ٩/ ٧٧ ـ ٢٧٨)

(٩)

«تفسير القرطبي» (٦/ ١٨٣)

(١٠)

«مجموع الفتاوى» لابن تيمية (٢٩/ ٢٥٨)

(١١)

انظر: المصدر السابق، الجزء والصفحة نفسهما

(١٢)

«الزواجر» للهيتمي (٦٣٠)

(١٣)

أخرجه البخاريُّ في «الإيمان» باب: المُسْلِمُ مَنْ سَلِمَ المُسْلِمُونَ مِنْ لِسَانِهِ وَيَدِهِ (١٠) مِنْ حديثِ عبد الله بنِ عمرو بنِ العاص رضي الله عنهما

الفتوى رقم: ٢٠٧

الصنف: فتاوى المعاملات المالية

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Commerce - usure et métier - تجار- رشوة -ربا و عمل
17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 14:04
L'innovation d'abandonner le travail en prétextant le tawakul

On questionna l'imam Ahmad à propos de gens qui ne travaillent pas et qui disent : "Nous plaçons notre confiance en Allâh "? 

 

Il répondit : "Ce sont des innovateurs !"

 

Al-Masâ'il de Ahmad ibn Hanbal rapporté par Abû Al-Fadl Saleh 529

Et Abou Bakr Al-Khallel (mort en 311 de l'hégire) dans "L'incitation à s'adonner au commerce et à la fabrication - 4" a dit : Muhammad ibn Housayn m'a informé que Al-Fadl Ibn Ziyâd leur a raconté, il dit : J'ai entendu Abou 'Abdillâh (Ahmad ibn Hanbal) inciter fortement à la pratique du commerce en disant :

 

"Il n y a rien de mieux que de se passer des gens."

Et 'AbdAllâh le fils de l'imam Ahmad a dit : J'ai entendu mon père, qu'Allâh lui fasse miséricorde, dire :
 

"Le fait de s'abstenir de demander aux gens et de travailler, nous est plus aimé que s'asseoir en attendant ce qu'il y a dans les mains des gens."

Et il a été rapporté par Al-Boukhari dans son authentique (1523), d'après ibn 'Abbas, qu'Allâh les agréés, qui a dit :

 

"Les gens du Yémen faisaient le hajj sans prendre de provisions, et il disaient : "Nous sommes ceux qui plaçons notre confiance en Allâh", puis lorsqu'ils étaient proches de mekkah ils mendiaient auprès des gens.

 

Et Allâh Le Très-Haut a fait descendre le verset :

 

وَتَزَوَّدُوا فَإِنَّ خَيْرَ الزَّادِ التَّقْوَى - البقرة: ١٩٧

 

(Traduction rapprochée)

 

{Et prenez vos provisions ; mais vraiment la meilleure provision est la piété} (sourate Al-Baqara verset 197)."

 

Traduit par Muhammad Abou Maher - @OoMeditationoO 

Revu et corrigé par Abdoullah Abou Khouzaymah - @AMizwak

Publié par 3ilmchar3i.net

بِدعَة ترك الْعَمَل بزعم التَّوَكُّل

 سُئِلَ الإمام أحمد عَن قوم لَا يعْملُونَ وَيَقُولُونَ نَحن متوكلون؟

قَالَ هَؤُلَاءِ مبتدعة

 مسائل أحمد بن حنبل رواية ابن أبي الفضل صالح - ٥٢٩

 وقال أبو بكر الخلّال (ت: ٣١١ هـ) في الحثّ على التجارة والصناعة ٤

أَخْبَرَنِي مُحَمَّدُ بْنُ الْحُسَيْنِ، أَنَّ الْفَضْلَ بْنَ زِيَادٍ، حَدَّثَهُمْ، قَالَ

سَمِعْتُ أَبَا عَبْدِ اللَّهِ (أحمد بن حنبل) يَأْمُرُ بِالسُّوقِ وَيَقُولُ

«مَا أَحْسَنَ الِاسْتِغْنَاءَ عَنِ النَّاسِ»

 وفي (١٠٧) يقول عبد الله بن أحمد بن حنبل

وَسَمِعْتُ أَبِي رَحِمَهُ اللَّهُ يَقُولُ

الِاسْتِغْنَاءُ عَنِ النَّاسِ بِطَلَبٍ يَعْنِي الْعَمَلَ، أَعْجَبُ إِلَيْنَا مِنَ الْجُلُوسِ وَانْتِظَارِ مَا فِي أَيْدِي النَّاسِ

 وجاء عند البخاري في صحيحه (١٥٢٣) من طرءق عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا، قَالَ

كَانَ أَهْلُ اليَمَنِ يَحُجُّونَ وَلاَ يَتَزَوَّدُونَ، وَيَقُولُونَ: نَحْنُ المُتَوَكِّلُونَ، فَإِذَا قَدِمُوا مَكَّةَ سَأَلُوا النَّاسَ

فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى

وَتَزَوَّدُوا فَإِنَّ خَيْرَ الزَّادِ التَّقْوَى - البقرة: ١٩٧

Cheikh 'Arafat ben Hussein al Mohammadi - الشيخ عرفات بن حسن المحمدي

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Commerce - usure et métier - تجار- رشوة -ربا و عمل
1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 14:45
Verser un pot-de-vin pour ne pas payer la taxe de douane

Question : 

 

J'habite en France, je veux faire la hijra ; pour cela j'aimerai faire du commerce entre la France et le Maroc.

 

C'est-à-dire j'emmènerai de la marchandise de France jusqu'au Maroc en camion.

 

Par contre, à la douane marocaine quand on emmène des affaires la loi dit qu' il faut payer une taxe, si je la paye je perd le bénéfice.

 

Afin d'éviter de payer cette taxe la douane demande des pot-de-vin ; donc soit je paye la taxe et je ne gagne rien, soit je donne un pot-de-vin afin de pouvoir gagner un bénéfice, c'est-à-dire qu'à chaque voyage je me retrouverai dans cette situation et je pourrai faire ma hijra.

 

Réponse :

 

Les musulmans ont leurs conditions (référence au hadith).

 

Toi, quand tu rentre et que tu demande un visa, dans cela tu te dois de respecter leur loi, leur organisation.

 

Le fait que tu leur paye le pot-de-vin est interdit.

 

Cherche une autre solution.

 

Et invoque Allâh pour qu'il t'enrichisse par le halal et non par le haram.

 

 Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Mohammad Ibn 'Omar Ibn Sâlim Bâzmoul - الشيخ محمد بن عمر بن سالم بازمول

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 12:41
Le jugement de l'acompte non-remboursable (audio)

Question :

 

Celui-ci s’interroge concernant l’avis juridique de la vente en avançant le paiement d’un acompte ?

 

Réponse :

 

Il n’y a pas de mal en cela, la vente en avançant le paiement d’un acompte, il n’y a pas de mal en cela.

 

L’acheteur achète une marchandise et il a le choix durant une période précise en disant qu’il va avancer le paiement d’un acompte afin de rassurer le vendeur.

 

Cependant s’il ne conclue pas la vente, l’acompte revient au vendeur.

 

Traduit et publié par l'équipe d'Al Bounyane - diffusion.albounyane.com

حكم بيع العربون

السؤال : حكم بيع العربون ؟

الجواب:ـ لا بأس بهِ بيع العربون أن يشتري سلعتًا ويكون لهُ الخيار المدة المُحددة ويقول يدفع العربون ليتوثق البائع فإذا لم يعزم على البيع يكون العربون للبائع 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 11:59
Le pourboire (audio)

Réponse à une question concernant les pourboires :

 

Les louanges reviennent à Allâh, que les éloges et le salut soient sur le messager d'Allâh, ainsi que sur ses proches, ses compagnons et ceux qui se sont alliés à lui.

 

Ceci est une question provenant d'un frère qui travaille à la poste et qui mentionne que certains cadeaux et, parfois, des dons très modestes lui sont offerts, comme un peu de nourriture, de même qu'il arrive qu'il soit invité à boire un thé ou un café chez les gens lorsqu'il leur remet le courrier.

 

Il dit : lui est-il autorisé d'accepter ces cadeaux et autres dons lorsqu'ils lui sont présentés, ou non ?

 

Et il a par ailleurs rappelé le fait que la société employeuse n'est pas sans savoir que ces dons lui sont faits et qu'elle n'empêche pas ni n'interdit à ses employés d'en bénéficier.

 

Il dit : nous sommes plusieurs frères salafis à travailler à la poste, si donc vous pouviez nous apporter une réponse détaillée afin que nous puissions tous en profiter.

 

Et qu'Allâh vous bénisse.

 

Et la réponse :

 

- Si la société a connaissance de cela et qu'elle ne l'empêche ni ne l'interdit à ses employés,

 

- et qu'en acceptant ces dons rien ne faisant l'objet d'une interdiction religieuse n'en découle, comme le fait de leur réserver une priorité et de les privilégier sur d'autres clients ou de négliger ces autres clients qui eux ne vous donnent rien ;

 

À ce moment-là, ce qui apparaît -et Allâh est plus savant- c'est qu'il ne vous est pas reprochable de bénéficier de ces choses-là qui vous sont offertes.

 

Et Allâh est Celui dont on implore l'aide.

 

Et je demande à Allâh عز وجل de vous accorder Sa bénédiction et de nous éloigner, ainsi qu'à vous, du mal et de l'interdit.

 

Et Allâh est le plus savant.

 

Ô Allâh couvre de Tes éloges Muhammad, ainsi que ses proches, ses compagnons et accorde leur à tous le salut.

 

Traduit par Daawúd Abú Ismâ'íl al Andalussí - داود أبو إسماعيل الأندلسي

Publié par Rappels & Enseignements - t.me/rappelsetenseignements

Cheikh Mohammad Ibn 'Omar Ibn Sâlim Bâzmoul - الشيخ محمد بن عمر بن سالم بازمول

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 12:10
Les cadeaux offerts par les magasins (audio)

Question :

 

Si nous nous rendons dans un magasin et que suite à notre achat, on nous offre un cadeau, cet acte est-il permis ?

 

Réponse :

 

En réalité, le fait que les magasins offrent un cadeau à l’acheteur en plus des produits achetés par ce dernier, a pour but d’augmenter leur clientèle au sein de leur magasin, que ce dernier soit fréquenté par beaucoup de personnes.

 

Voilà la raison pour laquelle le consommateur bénéficie de ce cadeau.

 

Cependant, je crains que les consommateurs deviennent victimes de cette concurrence, car il est possible qu’ils abandonnent un magasin pour un autre juste pour le cadeau offert !

 

Et il se peut que le magasin qui offre les cadeaux, triche dans son commerce à la base et qu’il utilise ces cadeaux afin de promouvoir, véhiculer et commercialiser sa marchandise.

 

S’il n’y avait pas eu ce cadeau, sa marchandise n’aurait pas eu de succès, car ses ventes stagnent et son utilité est moindre.

 

Je crains donc que ce cadeau soit une couverture pour cacher les vices de la marchandise et, à vrai dire, je n’encourage pas cette pratique.

 

Traduit et publié par diffusion.albounyane.com

هدايا المحال التجارية

السؤال: إذا رحنا محل تجاري، وبعد ما اشترينا عطونا هدية، هل هذا جائز؟

الجواب: هو في الحقيقة إهداء المتاجر لمن اشترى منه هدية زائدة عن ما اشتروه، هو يقصد منها تكثير الناس لهم، وأن يعمهم الناس؛ لكي يظفروا بتلك الهدية، أنا أخشى أن هذا التنافس يكون ضحيته المستهلكين؛ لأنهم قد يتركون هذا، ويذهبون إلى هذا ولمن يعطي، وقد يكون من يعطي يغش في أصل تجارته، ويجعل تلك الهدية تروج بضاعته وتسوقها، ولولا الهدية لما أُقبل على بضاعته؛ لكسادها، وقلة نفعها؛ فأخشى أن تكون هذه الهدية تغطية لعيوب السلعة، وأنا لا أشجع عليها في الحقيقة

Cheikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn Abdellah Âl Ach-Cheikh - الشيخ عبد العزيز بن عبد الله آل الشيخ

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 17:58
Acheter un appartement en phase de plan (audio-vidéo)

Question : 

 

Quel est le jugement sur le fait d’acheter des appartements en phase de plan ?

 

Réponse : 

 

L’achat d’appartements en phase de plan est permis.

 

On appelle cela Al-Istisna‘ (fabrication sous commande).

 

Il est donc permis à la personne d’acheter un appartement dans un immeuble selon l’échantillon, on lui montre le modèle précis, il achète, puis ils lui construisent.

 

On appelle cela Al-Istisna‘ et c’est permis d’un commun accord entre les savants.

 

Néanmoins, celui qui achète ce qui est en phase de plan, n’a pas le droit de vendre.

 

Celui qui achète un appartement en phase de plan, il n’est pas autorisé de le revendre.

 

Question :

 

Jusqu’à ce que ce soit construit ?

 

Réponse :

 

Jusqu’à ce que ce soit construit puisque dans ce cas-là, il n’est pas un fabricant, il ne va pas le fabriquer.

 

Sinon, il serait quelqu’un qui vend ce qu’il ne possède pas.

 

Publié par sounnah-video.com

Cheikh Souleyman Ben Salîm Allâh Ar-Ruheylî - الشيخ سليمان بن سليم الله الرحيلي

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 17:13
Est-il authentique de dire que le travail est une adoration ? (audio)

Il n'est pas authentique de dire que le travail est une adoration.

 

Plutôt les oeuvres qui font parties du culte voué à Allâh sont une adoration ainsi que ce qui s'apparente cela.

 

Mais les oeuvres accomplies pour ce bas-monde ne sont pas une adoration, sauf si elles sont faites dans le but de s'acquitter d'une exigence religieuse ; Comme de se prémunir ainsi que sa famille de la mendicité et de donner de ce qu'Allâh lui aura octroyé comme richesse aux nécessiteux. 

 

Et à ce sujet le Prophète صىل الله عليه وسلم dit :

 

الساعي على الأرملة و المسكين كالمجاهد في سبيل الله

 

"Celui qui s'emploie à aider les veuves et les pauvres est comme le combattant dans le sentier d'Allâh." 

 

Donc en ce qui concerne le travail mondain, cela dépend de l'intention :

 

Si le travailleur veut par cela le bien, alors ce sera un bien.

Mais s'il veut par cela autre chose, alors ce sera fonction de son intention.

 

En raison de la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم :

 

إنما الأعمالُ بالنيةِ، وإنما لامرِئٍ ما نوى

 

"Les actes ne valent que par les intentions et chacun sera rétribué selon son intention." 

 

Fatwã Nour 'alaa-Darb

Traduit par Abdoullah Abou Khouzaymah

Publié par la page Al-Firqatou An-Najiyatou

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 15:53
Usure : Aimerais-tu être semblable à celui qui fornique avec sa mère ? (audio-vidéo)

Quel est le degré d'interdiction de l'usure ?

 

Nous trouvons que son degré d'interdiction est très grand.

 

Il est venu dans le hadîth :

 

"Un dirham d'usure que mange un homme alors qu'il sait est plus grave auprès d'Allâh que 36 fornications".

 

Et il est venu dans une version confortée par Cheikh Al-Albânî :

 

"La moins grave est semblable au fait que l'homme commette l'acte sexuel avec sa mère".

 

Ainsi donc l'interdiction est très forte.

 

Ici, c'est pour un dirham que l'homme prend alors qu'il sait !

 

Traduit et publié par Cercle des Sciences telegram.me/cercle_sciences

Cheikh Souleyman Ben Salîm Allâh Ar-Ruheylî - الشيخ سليمان بن سليم الله الرحيلي

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