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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 18:21
Que répondre à celui qui te dit : «Untel te passe le salâm» ? (audio-vidéo)

Il, qu'Allâh lui fasse miséricorde, a dit : 'AbdAllâh nous a rapporté et a dit : "Al-Layth m'a rapporté et a dit : Younoûs m'a rapporté d'Ibn Shibâb qu'il a dit : Aboû Salamah a dit que 'Aishah, qu'Allâh l'agréée, a dit : Le Messager d'Allâh, qu'Allâh le couvre d'éloges et le salue, a dit :

 

"Ô 'Âish ! Voici Jibril qui te passe le salâm.

Alors j'ai répondu, poursuit-elle : Wa 'alayhi as-salâm wa rahmatouLlâhi wa barakâtouh.

Toi tu vois ce que moi je ne vois pas."

Et par là elle voulait parler du prophète, qu'Allâh le couvre d'éloges et le salue."

 

حدثنا يحيى بن بكير حدثنا الليث عن يونس عن ابن شهاب قال أبو سلمة إن عائشة رضي الله عنها قالت

قال رسول الله صلى الله عليه وسلم يوما يا عائش هذا جبريل يقرئك السلام فقلت

وعليه السلام ورحمة الله وبركاته

ترى ما لا أرى تريد رسول الله صلى الله عليه وسلم

 

Puis lorsqu'il (l'imâm Al-Bukhâry), qu'Allâh Le Très-Haut lui fasse miséricorde, a rapporté ce hadîth, le hadîth de 'Âishah, qu'Allâh l'agréée, et est le sens de ce hadîth est déjà passé précédemment mais l'auteur, qu'Allâh lui fasse miséricorde, l'a énoncé (encore) afin de clarifier la façon de rendre le salâm.

 

Afin de clarifier la façon de rendre le salâm et ceci est dans la réponse de 'Âishah au salâm dont le prophète, qu'Allâh le couvre d'éloges et le salue, lui a transmis de Jibrîl.

Il, le prophète, a dit :

 

"Voici Jibrîl qui te salue."

 

Elle, 'Âishah, répondit :

 

"Wa 'alayhi as-salâm wa rahmatouLlâhi wa barakâtouh."

 

Et son similaire est également parvenu dans le hadîth de Khadîjah où elle répondit :

 

"'Alayka wa 'alayhi as-salâm."

 

Et aussi nous avons récemment passé (le récit) de l'homme qui a transmis le salâm eu prophète, qu'Allâh le couvre d'éloges et le salue, de la part de son père.

 

Il, le prophète, répondit :

 

"'Alayka wa 'alayhi as-salâm."

 

Par conséquent sa parole "Comment rendre le salâm ?" lorsque le salâm est émis et rapporté à un individu.

 

Ainsi il répond de cette manière, tu peux dire : "عليك وعليه السلام - 'Alayka wa 'alayhi as-salâm."

 

Et tu peux dire : "وعليه السلام - Wa 'alayhi as-salâm"

 

Et si tu ajoutes : "ورحمة الله وبركاته - Wa rahmatouLlâh wa barakâtouh", alors ceci est plus complet.

 

Alors ceci est plus complet.

 

Ainsi tu rends le salâm de cette manière.

 

Par conséquent la façon de rendre le salâm émis (par une personne) se fait de cette manière.

 

Soit tu dis : "وعليه السلام ورحمة الله - Wa 'alayhi as-salâm wa rahmatouLlâh"

 

C'est-à-dire sur celui qui m'envois le salâm.

 

ou tu dis : "وعليك وعليه السلام - Wa 'alayka wa 'alaihi as-salâm"

 

Ainsi tu inclus par la réponse, l'émissaire et l'expéditeur.

 

L'émissaire et l'expéditeur.

 

Donc ceci est permis et cela est permis et dans tous les deux la sounnah a été rapporté.

 

Retranscrit par une sœur de l'équipe du site 3ilmchar3i.net

 Traduit et publié par Fafirru 'ila Allah

Cheikh 'Abder Razzâq Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبد الرزاق بن عبد المحسن العباد البدر

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 00:15
Dénigrer les détenteurs de l'autorité (audio-vidéo)

La médisance fait également partie des grands péchés, alors lorsque la personne médit sur un seul homme seulement entre la prière du fajr et la prière du dhor par exemple, alors la prière du dhor n'expiera pas cette médisance.

 

Parce que la médisance fait partie des grands péchés.

 

Et même si cela a lieu une seule fois envers un seul homme.

 

Et la médisance est ce que les gens du commun appellent "as-sabâbah", qu'on mentionne son frère par ce qu'il n'aime pas car le prophète صلى الله عليه وسلم fût questionné sur la médisance alors il a répondu :

 

"C'est le fait de parler de ton frère d'une façon qui ne lui plairait pas."

(Certains demandèrent) : "Qu'en penses-tu si ce qu'on dit de lui est vrai ?"

Le prophète صلى الله عليه وسلم a répondu : "Si ce que tu dis de lui est vrai, tu te seras rendu coupable de médisance. Et si ce que tu dis sur lui est faux, tu l'auras alors calomnié"

Muslim n°2589

 

Et la médisance, son péché varie selon la différence de ses effets et de ses aboutissants.

 

Par exemple, le dénigrement des savants est plus grave que le dénigrement des gens du commun ; Et le dénigrement des émirs, c'est-à-dire les détenteurs de l'autorité, le roi et ceux inférieurs à lui est plus grave que le dénigrement de ceux qui sont plus bas qu'eux.

 

Et avec ceci nous savons que ces publications qui sont propagées maintenant entre les gens, nous savons qu'elles font parties de la médisance.

 

Et que les répandre entre les gens fait partie des grands péchés et que la personne commet un énorme péché avec cela, parce qu'elle enjoindra que les gens détestent ceux qui sont dénigrés dans ces papiers et ces publications.

 

Et qu'ils s'insurgeront contre ceux qui y sont dénigrés et enjoindra aussi l'ébouillantage des poitrines et la provocation de troubles.

 

Donc la médisance envers les détenteurs de l'autorité, et le refuge est auprès d'Allâh, fait partie des plus grands péchés dans la médisance.

 

Donc celui qui les propage ou les formule et les distribue est un pécheur, auteur d'un grand péché, et le refuge est auprès d'Allâh.

 

Il aura ses péchés et le péché de chacun de ceux touchés par elles.

 

Nous demandons à Allâh la sécurité et le bien-être.

 

car ces affaires, nul doute qu'elles entrent dans la médisance (c'est-à-dire) de parler de ton frère d'une façon qui ne lui plairait pas.

 

Ensuite, quel est le masdar (source) de cette parole ?

 

Qui dit en vérité, cette parole est vraie ?

 

Qui dit cela qu'elle est vraie ?

 

Et c'est pour cela se trouvent dans certaines publications des choses mensongères.

 

Nous avons été témoins qu'elles sont mensongères et ne sont pas vraies.

 

Donc il y a l'union de la médisance et de l'invention, et le refuge est auprès d'Allâh.

 

 

Et troisièmement qu'est-ce qui résulte du fait de propager ces feuilles, est-ce qu'elles amélioreront les choses ?

 

Est-ce que les gens enlèveront ce par quoi ils été décrits dans ces publications ?

 

Jamais !

 

L'affaire n'ira pas au-delà sauf en adversité.

 

C'est pour cela, nous voyons que distribuer par exemple ces publications dans la médisance des détenteurs de l'autorité, nous voyons qu'elles font parties des grands péchés.

 

Et certes la personne est pécheur lorsqu'elle les propage ou les formule ou les distribue entre les gens pour ce qu'il y a dedans comme conformité à la réalité de la médisance.

 

Car la réalité de la médisance est de parler de ton frère d'une façon qui ne lui plairait pas.

 

Et nul doute que cela fait partie du fait de parler de ton frère d'une façon qui ne lui plairait pas.

 

Ensuite il découlera de cette médisance de grandes corruptions.

 

Ce n'est pas comme si l'on avait médit sur Zayd ou 'Amr ceci serait l'affaire d'un individu en particulier mais ceci (dénigrer les gouverneurs) aura comme conséquence le préjudice sur le médisant en particulier et sur la sécurité.

 

Car il provoquera l'ébouillantage des poitrines et la haine des détenteurs de l'autorité.

 

Donc nous mettons en garde contre le fait de propager ces papiers.

 

Et nous voyons que quiconque s'associe dans le fait de les propager ou de les distribuer est un pécheur, auteur d'un grand péché parmi les grands péchés.

 

Et même si nous savons que les affaires se rectifieront avec ceci par exemple, l'affaire serait facile mais les choses ne se rectifieront pas.

 

Mais elles n'apporteront que le conflit, la haine envers les détenteurs de l'autorité et un mal éparpillé.

 

Nous demandons à Allâh Le Très-Haut qu'Il rétribue ceux qui tentent de les propager par ce qu'ils méritent.

 

Il est certes capable de toutes choses.

 

Que les éloges d'Allâh et le salut soient sur notre Prophète Muhammad ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

Traduit par une sœur de l'équipe du site 3ilmchar3i.net

 Traduit et publié par Fafirru 'ila Allah

D'après Abu Hurayrah, le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Savez-vous ce qu'est la médisance ?"

Les compagnons dirent : "Allâh et Son prophète en savent plus que nous."

Il dit : "C'est le fait de parler de ton frère d'une façon qui ne lui plairait pas."

Certains demandèrent : "Qu'en penses-tu, si ce que tu dis de mon frère est vrai ?"

Le prophète صلى الله عليه وسلم répondit : "Si ce que tu dis sur lui est vrai, tu te seras rendu coupable de médisance.

Mais si ce que tu dis sur lui est faux, tu l'auras alors calomnié."

Rapporté par Muslim (2589, 4/2001)

 

عن أبي هريرة، أن رسول الله صلى الله عليه وسلم، قال

أتدرون ما الغيبة ؟

قالوا : الله ورسوله أعلم

قال: ذكرك أخاك بما يكره

قيل أفرأيت إن كان في أخي ما أقول ؟

قال : إن كان فيه ما تقول، فقد اغتبته، وإن لم يكن فيه فقد بهته

 رواه مسلم 2589

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 19:54
Les cinq qualités du bon compagnon (audio-vidéo)

Ibn Qudâmah رحمه الله a dit :

 

"Saches qu’il ne convient pas à tout un chacun d'être pris comme compagnon.

Il convient que celui qui est pris comme compagnon soit distingué par des caractéristiques et des qualités qui rendent désirable sa compagnie.

Et il incombe qu’il y ait en celui que tu veux prendre comme compagnon cinq qualités."

 

Si tu veux choisir un compagnon alors regardes vers ces qualités, s’il les a en lui alors prends-le comme compagnon.

 

Sinon fuis-le comme tu fuirais un lion.

 

Car il va ruiner ta vie, te faire perdre ton temps et préoccuper tes pensées et ton esprit.

 

Il incombe qu’il y ait en celui que tu prends comme compagnon possède cinq qualités :

 

1- Qu’il soit doté d’une raison.

2- De bon comportement

3- Qu’il ne soit pas un pervers

4- Qu’il ne soit pas un innovateur

5- Qu’il ne soit pas plein de sollicitude pour le bas-monde

 

Quant à la raison, c’est le bien le plus précieux et il n’y a de bien dans le fait d’avoir un fou comme un compagnon.

 

Car il veut t’être bénéfique mais il va te nuire.

 

Nous signifions par "celui doté d’une raison" : Celui qui comprend les affaires telles qu’elles le sont, soit en lui même ou qu’il soit en mesure de comprendre lorsqu’il le faut.

 

Donc ceci est la première qualité, qu’il soit quelqu’un doté d’une raison.

 

Quant au "Bon comportement", alors ceci est impératif.

 

Quelqu’un qui a la raison peut-être frappé par une colère ou désires et il obéit donc à ses désires. Il n’y a pas de bien d’avoir ce genre de compagnon.

 

Et c’est pour cela ce qui coule fréquemment sur les langues des gens de science et que si tu veux choisir un ami alors mets-le en colère.

 

Donc si il est juste alors qu’il est en colère alors prends-le comme compagnon,sinon écarte-toi en.

 

Quant au "Pervers" alors en vérité lui il n’a pas peur d’Allâh !

 

Et celui qui n’a pas peur d’Allâh -Le Très-Haut- tu ne seras pas en sûreté de son mal.

 

Et "Al-gha’ilah" : est la corruption, le mal et la ruse ; Son pluriel est : "Ghawa’il".

 

Le pervers n’a pas peur d’Allâh, et celui qui n’a pas peur d’Allâh -Le Très-Haut- tu ne seras pas en sûreté de son mal et on ne peut pas lui faire confiance.

 

Quant à "L’innovateur", il est craint d’être prit comme compagnon par le fait d’être infiltré par son innovation.

 

Et s’il est "Plein de sollicitude pour la dunya" alors il va te vendre un prix misérable.

 

Tu ne signifies (plus) rien pour lui, si il lui a été offert un délice de ce bas-monde.

 

Donc il incombe qu’il y ait en celui que tu prends comme compagnon possède cinq qualités :

 

1- Qu’il soit doté d’une raison

2- De bon comportement

3- Qu’il ne soit pas un pervers

4- Qu’il ne soit pas un innovateur

5- Qu’il ne soit pas plein de sollicitude pour le bas-monde

 

Et Al-Farouq ‘Umar رضي الله عنه a dit :

 

"Cramponnes-toi aux frères véridiques et vis au sein de leurs protections.

Ils sont un ornement dans l'aisance, et une provision dans l’adversité.

Poses l’affaire de ton frère à son meilleur jusqu'à ce qu’il t’en vient à le haïr.

Retires-toi de ton ennemi et méfies-toi de ton camarade sauf le digne de confiance.

Et point de digne de confiance si ce n’est celui qui craint Allâh.

Ne sois pas le compagnon du débauché (sinon) tu va apprendre de sa débauche.

Et ne lui révèles pas tes secrets.

Et consultes concernant tes affaires ceux qui craignent Allâh - Le Très Haut-."

 

Retranscrit par Oum Zakarya

Traduit et publié par Fafirru 'ila Allah

Cheikh Mohammad Sa’îd Raslân - الشيخ محمد سعيد رسلان

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 17:10
Les différents types d'ami

Le 1er type : Un ami profiteur

 

Il s'agit de celui qui est ton ami tant qu'il peut profiter de ton argent ou prestige ou autre que cela.

 

Lorsque le profit se tarit, il devient alors ton ennemi: il ne te connaît plus et tu ne le connais plus.

 

Et combien ceux-là sont nombreux, combien sont nombreux ceux qui critiquent les aumônes (traduction rapprochée) :

 

"Il en est parmi eux qui te critiquent au sujet des sadaqats : s'il leur en est donné, les voilà contents; mais s'il ne leur en est pas donné, les voilà pleins de rancœur" (sourate At-Tawba verset 58)

 

Un jour, un ami intime - que tu voyais comme le plus aimé des gens pour toi et dont tu étais le plus aimé des gens pour lui- il te dit : "Donne moi ton Livre afin que je le lise", tu lui réponds : "Par Allâh, j'en ai besoin demain".

 

Il te méprise alors et il te prend en ennemi.

 

Est ce que c'est cela un ami ?

 

Cela est un ami profiteur.

 

Le 2ème : Un ami de plaisir

 

C'est à dire qu'il n'est ton ami que parce qu'il prend plaisir avec toi dans les conversations, les divertissements et les veillées.

 

Mais, il ne te profite pas et tu ne tires pas profit de lui.

 

Vous ne vous profitez pas l'un l'autre : Il n'y a qu'une perte de temps.

 

Prends garde également à celui-ci, à ce qu'il ne te fasse pas perdre ton temps.

 

Le 3ème : Un ami de qualité

 

Il te porte vers ce qui t'embellira et il t'interdit ce qui est abject.

 

Il t'ouvre et t'indique les portes de bien.

 

Et si tu commets une erreur, il te l'interdit sur le champ et il n'écorne pas ton honneur.

 

C'est celui-là l'ami de qualité. 

 

Traduit et publié par telegram.me/cercle_sciences

الأول: صديق منفعة

وهو الذي يصادقك ما دام ينتفع منك بمال، أو جاه، أو بغير ذلك، فإذا انقطع الانتفاع فهو عدوك لا يعرفك ولا تعرفه، وما أكثر هؤلاء، وما أكثر الذين يلمزون في الصدقات

وَمِنْهُم مَّن يَلْمِزُكَ فِي الصَّدَقَاتِ فَإِنْ أُعْطُواْ مِنْهَا رَضُواْ وَإِن لَّمْ يُعْطَوْا مِنْهَا إِذَا هُمْ يَسْخَطُونَ - التوبة: ٥٨

. صديق لك حميم ترى أنه من أعز الناس عندك، وأنت من أعز الناس عنده يسألك يوم من الأيام يقول: أعطني كتابك أقرأ فيه، فتقول: والله الكتاب أنا محتاج إياه غدًا، فينتفخ عليك ويعاديك، هل هذا صديق!؟ هذا صديق منفعة

الثاني: صديق لذة

يعني لا يصادقك إلا لأنه يتمتع بك في المحادثات والمآنسات والمسامرات، ولكنه لا ينفعك، ولا تنتفع به منه أنت، كل واحد منكم لا ينفع الآخر، ليس إلا ضياع وقت فقط، هذا -أيضًا- احذر منه أن يضيع أوقاتك

الثالث: صديق فضيلة

 يحملك على ما يزين وينهاك عن ما يشين، ويفتح لك أبواب الخير ويدلك عليه، وإذا زللت ينهاك على وجه لا يخدش كرامتك، هذا هو صديق الفضيلة. أ.ھ

شرح حلية طالب العلم - ١٠٢

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 20:57
Entreprendre les mécréants par le salut ou le bonjour

La question :

 

Est-il permis d'entreprendre les mécréants par le salut, non pas avec les salutations connues chez les musulmans, mais celles comme le Bonjour, en leur langue?

 

Réponse :

 

Ceci n'est pas permis.

 

Il n'est pas permis de leur entreprendre le salut, car l'interdiction de (leur dire) «salâm» et de leur commencer les salutations est instaurée pour deux raisons auxquelles il faut que les frères soient attentifs :

 

1- La première raison

 

Est d'invoquer pour eux si vous dites «Assalâm alaykoum», donc ce que les savants ont interprété par le «salâm» c'est qu'il mette la paix sur lui (que la paix soit sur toi), c'est-à-dire qu'il invoque pour lui pour qu'il soit en paix, ceci d'un coté, le deuxième coté : C'est qu'il le rassure, qu'il ne va pas être atteint par lui.

 

Ceci est un point.

 

2- Le deuxième point

 

C'est que le fait de commencer les mécréants par le «salâm» est pour, en effet, les revaloriser ; Et le fait de leur donner de l'importance n'est ni permis ni autorisé.

 

Et c'est pour cela que Cheikh al-Islam, qu'Allâh Le Très-Haut lui fasse miséricorde, a cité semblable à cela dans son livre : "Iqtidhae Asserât Al Moustaqîm", et a mentionné un certain nombre de âthâr.

 

Il a dit que : "Lorsqu'ils (les mécréants) passent dans un chemin serrez-les (qu'ils passent par le coté le plus étroit) et ne leur faites pas de mal".

 

Donc on ne devrait pas leur commencer le «salâm».

 

Cependant, certains savants ont dit que le mécréant, qu'il soit juif ou chrétien, s'il entreprend à saluer le musulman avec une prononciation explicite qu'il l'entend d' une manière claire et évidente, alors qu'il lui réponde comme il a été salué.

 

Comme l'ont cité Cheikh al-Islam Ibn Taymiyya et son étudiant Ibn Al-Qayyim, malgré le fait que j'ai quelque chose envers cet avis, car la parole générale du Prophète prière et salut sur lui (concernant ce sujet) :

 

"Dites : Wa 'alaykoum".

 

Donc le musulman n'entreprend pas, même avec leurs salutations avec lesquelles ils se saluent le matin, ou le soir ou autres.

 

Publié sur la chaîne telegram فوائد ش/مصطفى مبرم - @fawaidmbrm

 السُّؤال : هل يجوز بدء الكفَّار بتحيَّتهم -ليس بالسَّلام الَّذي هو معروفٌ عند المسلمين، لكن مثل صباح الخير الذي هو معروف عندهم بلغتهم؟!

أجاب الشَّيخ مصطفى مبرم حفظه الله : لا يجوز هذا، لا يجوز ابتداؤهم بالتَّحية، لأنَّ النَّهي عنِ السَّلام وبدئِهم بالتَّحية لسببين اثنين -ينبغي على الإخوة أن يتنبَّهوا لهما

1-

أمَّا السَّبب الأوَّل فهو الدُّعاء لهم، فإذا قلتَ السَّلام عليكم، فإنَّ الَّذي فسَّر العلماء به السَّلام أنَّه يضع عليه السَّلام، بمعنى أنَّه يدعو له بالسَّلامة هذا وجه؛ والوجه الثَّاني: أنَّه يؤمِّنه من نفسه فلا يُوتى من جهته؛ هذا أمر

2-

والأمر الثَّاني: أنَّ بدء الكفَّار بالسَّلام لأجل إكرامهم، وإكرامهم لا يجوز ولا يحل، ولهذا ذكر شيخ الإسلام رحمه الله تعالى نحو من هذا في كتابه اقتضاء الصِّراط المستقيم مخالفة أصحاب الجحيم وذكر جُملة من الآثار: من أنَّه قال (لمَّا يمرُّون في الطَّريق ضيِّقوهم ولا تُؤذُوهم) فلا ينبغي أن يبدأهم بالسَّلام
وإنَّما قال بعض أهل العلم بأنَّ الكافر -من اليهودي أو النَّصراني- إذا بدأ المسلم بالسَّلام وسلَّم باللَّفظ الصَّريح الَّذي يسمعه واضحًا وظاهرًا فإنَّه يردُّ عليه كما سلَّم عليه كما ذكر هذا شيخ الإسلام ابن تيمية وتلميذه ابن القيِّم، وإن كان في النَّفس شيءٌ من هذا لِعموم قول النَّبي صلَّى الله عليه وسلام: ((قُولُوا: وَعَلَيْكُمْ))
 فلا يبدأهم المسلم وإن كان بتحيَّتهم الَّتي يُحيُّون بها في صباحهم أو في مسائهم أو ما أشبه ذلك

 

 

Cheikh Mostafa Mabram - الشيخ أبي يوسف مصطفى مبرم

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 14:23
Le pardon mutuel en islam (audio)

Question :

 

Quelle serait la définition de la notion du pardon mutuel en Islam entre les musulmans ?

 

Et comment s’étend-elle vers les non musulmans ?

 

Réponse :

 

Les musulmans doivent se pardonner mutuellement.

 

Puisse Allâh faire miséricorde au croyant qui fait preuve de clémence : S’il vend, s’il achète, s’il juge, s’il est désigné comme juge entre les musulmans, il fera preuve de clémence entre eux et ils s’entraideront dans l’obéissance et la piété et se supporteront en intériorisant leurs colères et en évitant de prendre compte de toutes les erreurs.

 

Allâh a dit (dans le sens des versets) :

 

"qui dominent leur rage et pardonnent à autrui- car Allâh aime les bienfaisants" (Sourate 3 Al Imran verset 134)

 

Ils doivent dissiper les angoisses et les difficultés des musulmans.

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

«Dans la vie présente, quiconque apaise, quiconque facilite a une personne en difficulté, Allâh lui facilite dans la vie présente et future.

Quiconque couvrira les fautes d’un musulman, verra Allâh couvrir les siennes dans ce bas-monde et dans l’au-delà.

Allâh soutient son serviteur tant que ce dernier est au service de son frère.»

 

Face aux non-musulmans qui ne nous combattent pas, nous devons pratiquer la bienfaisance avec des aumônes et nous les appelons à la religion d’Allâh et nous ne les opprimons pas ni dans leurs personnes ni leurs argents ni leurs honneurs.

 

Allâh جل وعلا a dit (dans le sens des versets) :

 

"Allâh ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allâh aime les équitables." (Sourate 60 Al-Mumtahana verset 8)

 

Voilà l’équité de la religion musulmane ; Religion de clémence, de magnanimité, de facilité et de générosité.

 

Si les musulmans appliquaient les comportements de l’islam avec les non musulmans et échangeaient avec les comportements de l’islam, la conversion de ces derniers, avec l’assistance d’Allâh, se ferait avec obéissance, désirs et conviction.

 

 Traduit et publié par l'équipe d'Al Bounyane - diffusion.albounyane.com

ما حقيقة التسامح في الإسلام بين المسلمين وكيف تتعدي هذه السماحة إلى غير المسلمين

السؤال :ـ السائل يقول ما حقيقة التسامح في الإسلام بين المسلمين وكيف تتعدي هذه السماحة  إلى غير المسلمين؟

 الجواب : بين المسلمين السماحة بينهم رحم الله امرء سمحا إذا باع سمحا إذا اشترى سمحا إذا قضى سمحا إذا إقتضى تسامح بين المسلمين وتعاونوا على البر والتقوى وتحمل كتم الغيظ وعدم المآخذة بالأخطاء

والكاظمين الغيظ والعافين عن الناس والله يحب المحسنين

تفريق المكروب تيسير المعسر وتنفيظ كربات المسلمين ويقول النبي

 من فرج عن مسلم كربة من كرب الدنيا فرج الله عنه كربة  من كرب يوم القيامة ومن يسر على معسر يسر الله له الدنيا والآخرة  ومن ستر مسلما ستره الله ستره الله في الدنيا والآخرة  والله في عون العبد مادام العبد في عون أخيه

أما غير المسلمين غير محاربيننا فنحسن إليهم بصدقات العامة وندعوهم إلى الله ولا نظلمهم بأنفسهم ولا في أموالهم ولا في أعراضهم يقول الله جل وعلا

لا يَنْهَاكُمْ اللَّهُ عَنْ الَّذِينَ لَمْ يُقَاتِلُوكُمْ فِي الدِّينِ وَلَمْ يُخْرِجُوكُمْ مِنْ دِيَارِكُمْ أَنْ تَبَرُّوهُمْ وَتُقْسِطُوا إِلَيْهِمْ إِنَّ اللَّهَ يُحِبُّ الْمُقْسِطِينَ

هذا عدل الإسلام  دين رحمة وسماحة  ويسر وبذل المعروف فإذا طبق المسلمون مع غير المسليمن أخلاق الإسلام وعاملوا أخلاق الإسلام يوشق بتوفيق الله   أن يدخلوا الإسلام طوع  واختيار وقناع

Cheikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn Abdellah Âl Ach-Cheikh - الشيخ عبد العزيز بن عبد الله آل الشيخ

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 13:17
L'histoire affligeante de la communauté musulmane, ses racines et ses solutions

Lorsque la oumma islamique se cramponna à sa religion et se soumit à ses jugements, lorsqu'elle se contenta de son propre enseignement et de ses propres objectifs et lorsqu'elle appliquait ses propres lois et sa propre législation dans tous les domaines de la vie, elle fut assistée par le secours et l'aide d'Allâh de manière évidente.

 

C'est ici qu'elle vainquit les plus grands pays du monde de son époque et que la peur s'empara des cœurs des ennemis qui s'opposaient à l'Islam.

 

Puis, lorsque la oumma se divisa dû aux passions des gens et que les objectifs et les opinions s'effritèrent, la crainte sortit des coeurs de leurs ennemis qui se mirent à s'emparer d'eux de tous les côtés ; Ils déclenchèrent des guerres armées, commirent des génocides et s'emparèrent des musulmans en transformant leurs systèmes de gouvernance et en corrompant leur culture.

 

Les guerres armées et les massacres ont eu lieu lors des croisades et même avant cela, et elles n'ont, jusqu'à ce jour, jamais cessé.

 

En ce qui concerne leur volonté de changer nos systèmes et nos lois, ils ont tenté et tentent toujours de contrôler les musulmans dans leur circuit et de les soumettre à leurs lois et législations qu'ils ont conçues avec leur raison déficiente et leurs opinions corrompues...

 

Les ennemis de l'Islam nous ont conquis avec leurs lois et s'attendent à ce que nous délaissions les jugements du Coran et de la Sounna qui sont issus du Seigneur de l'Univers et qui servent entièrement l'intérêt des serviteurs...

 

Si nos ennemis réussissent à nous vaincre dans ce domaine, ils auront remporté une double victoire :

 

Premièrement, nous serons devenus leurs instruments.

Nous serons entièrement dépendants d'eux, car nous serons imprégnés de leurs idées et nous réfléchirons avec leurs pensées.

 

Deuxièmement, c'est ainsi que nous délaisserons l'application des jugements de notre religion dont la mise en pratique et l'engagement qu'on y porte - intérieurement et extérieurement - sont indispensables pour être victorieux.

 

Quant à la corruption de notre culture, alors sachez qu'ils ont introduit dans la culture islamique des éléments qui la détachent de ses objectifs et de sa raison d'être de manière à ce qu'elle soit aujourd'hui devenue une culture sèche qui n'a plus que sa peau et ses os, une culture dans laquelle on ne reconnait plus la vivacité de la religion ni sa richesse. 

 

Voici comment la faiblesse s'est emparée des musulmans et que les nations (occidentales) se sont invitées chez eux et qu'ils sont devenus à l'image de l'écume des flots, emportés de force par le courant, incapables d'avancer ou de reculer.

 

Si le vent souffle, il les déchire, si une branche les cogne, ils se divisent et les dernières générations de cette communauté ne seront rectifiées que par ce qui a rectifié les premières générations.

 

Si les musulmans contemplaient le Livre de leur Seigneur et la Sounna de leur Prophète, s'ils mettaient en pratique leur contenu et l'appliquaient au niveau individuel, sociétal et dans l'ensemble des adorations, relations et transactions, Allâh leur accorderait les bénédictions du ciel et de la terre, Il les ferait triompher et placera la peur dans les coeurs de leurs ennemis.

 

Allâh ne modifie point l'état d'un peuple, tant que les individus qui le composent ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes.

 

(traduction rapprochée)

 

"Allâh soutient, certes ceux qui soutiennent (Sa religion). Allâh est assurément Fort et Puissant, ceux qui, si Nous leur donnons la puissance sur terre, accomplissent la salat, acquittent la zakat, ordonnent le convenable et interdisent le blâmable. Cependant, l'issue finale de toute chose appartient à Allâh" (sourate Al-Hajj versets 40-41)

 

الضياء اللامع من الخطب الجوامع - vol 2 p 167

Extrait du livre "L'acculturation des musulmans de France, la dernière conquête coloniale" p.16-18 aux éditions al farouq

Retranscrit par Ummu Isma3il 

Publié par 3ilmchar3i.net

 ولما كانت الأمة الإسلامية متمسكة بدينها خاضعة لأحكامه مقتنعة بتعاليمه وأهدافه مطبقة لشرائعه في جميع الميادين كانت منصورة بنصر الله المبين فقهرت أعظم دول العالم في ذلك الحين واستولى الرعب على قلوب الأعداء المخالفين ثم لما تفرقت بها الأهواء وتشتت منها الأهداف والآراء ارتفعت الهيبة من أعدائهم فسلطوا عليهم من كل جانب سلطوا عليهم بحرب السلاح والإبادة وسلطوا بتغيير النظم وإفساد الثقافة أما حرب السلاح والإبادة فهناك الحروب الصليبية وما قبلها وما بعدها إلى يومنا هذا وأما تسلط أعدائنا بتغيير النظم والقوانين فإنهم حاولوا وما زالوا يحاولون أن يسير المسلمون في فلكهم في قوانينهم وتشريعاتهم التي بنوها على عقولهم القاصرة وآرائهم الفاسدة فإن كل رأي خالف الكتاب والسنة فإنه رأي فاسد لا خير فيه وإن قدر أن فيه خيرا فإن ضرره وشره فوق خيره أضعافا مضاعفة إن الأعداء غزونا بقوانينهم يريدون منا أن ندع أحكام الكتاب والسنة التي صدرت من الرب العليم بمصالح العباد الحكيم في شرعه فلم يشرع إلا ما فيه الخير والرشد والعدل والسداد
الرحيم بخلقه فلم يشرع لهم إلا ما فيه مصلحتهم في الحال والمآل ولم ينههم إلا عما فيه مضرتهم في الحال والمآل إن أعداءنا إذا نجحوا من هذه الناحية فقد حازوا نصرا مبينا وذلك من وجهين

الأول: أننا نصير عالة عليهم وتابعين لهم نتشبع بآرائهم ونتروى بأفكارهم

الثاني: أننا بذلك نترك تطبيق أحكام ديننا التي لا انتصار لنا عليهم إلا بتطبيقها والتزامها ظاهرا وباطنا وأما إفساد الثقافة فإنهم أدخلوا على الثقافة الإسلامية ما يبعدها عن أهدافها وأغراضها حتى أصبحت جافة هزيلة لا ترى فيها حياة الدين ودسومته وبذلك استولى الضعف على المسلمين وتداعت عليهم الأمم وصاروا غثاء كغثاء السيل يجري بهم التيار قهرا لا يملكون تقدما ولا تأخرا لو هبت الريح لمزقتهم ولو استقبلهم أصغر العيدان لفرقهم ولن يصلح آخر هذه الأمة إلا ما أصلح أولها فلو أن المسلمين تدبروا كتاب ربهم وسنة نبيهم وعملوا بما فيهما وطبقوا ذلك على الأفراد والجماعات في جميع العبادات والمعاملات لفتح الله عليهم بركات من السماء والأرض ولنصرهم وألقى في قلوب أعدائهم الرعب فإن الله لا يغير ما بقوم حتى يغيروا ما بأنفسهم

أعوذ بالله من الشيطان الرجيم

وَلَيَنصُرَنَّ ٱللَّهُ مَن يَنصُرُهُ ۥۤ‌ۗ إِنَّ ٱللَّهَ لَقَوِىٌّ عَزِيزٌ (٤٠) ٱلَّذِينَ إِن مَّكَّنَّـٰهُمۡ فِى ٱلۡأَرۡضِ أَقَامُواْ ٱلصَّلَوٰةَ وَءَاتَوُاْ ٱلزَّڪَوٰةَ وَأَمَرُواْ بِٱلۡمَعۡرُوفِ وَنَهَوۡاْ عَنِ ٱلۡمُنكَرِ‌ۗ وَلِلَّهِ عَـٰقِبَةُ ٱلۡأُمُورِ

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 13:12
20 choses permettant de supporter les torts causés par les gens

La première :

 

Est qu'il prenne conscience qu'Allâh est le Créateur des actes des serviteurs, de leurs mouvements, de leurs immobilités et de leurs volontés.

 

Ce qu'Allâh veut est et ce qu'Il ne veut pas n'est pas.

 

Rien ne bouge dans le monde des cieux et de la terre sans Sa permission et Sa volonté.

 

Les serviteurs ne sont que des instruments, observe plutôt Celui qui leur à donner du pouvoir sur toi et ne prête pas attention à leurs agissements contre toi.

 

Tu trouveras ainsi le repos contre les soucis et la tristesse. 

La deuxième :

 

Qu'il prenne conscience de ses péchés et qu'Allâh ne leur a donné du pouvoir sur lui qu'en raison de ses péchés.


Comme le dit Allâh (traduction rapprochée) :

 

"Tout malheur qui vous atteint est dû à ce que vos mains ont acquis. Et Il pardonne beaucoup." (sourate Ach-Chourâ verset 30 )

 

A partir du moment ou le serviteur prend conscience que tout les problèmes qu'il rencontre sont causés par ses péchés, il se concentrera alors sur le repentir et la demande de pardon de ses péchés - qui sont la cause ayant permis à certains d'avoir du pouvoir sur lui - plutôt que des les critiquer, les blâmer ou d'attenter à leur honneur.


Et si tu vois un individu s'en prendre aux gens lorsqu'ils lui causent du tort, sans se préoccuper de lui, sans se blâmer et avoir recours à la demande pardon, alors sache que la calamité qui l'a touché est une vraie calamité.


Mais si au contraire il se repent, demande pardon et dit «Ceci est dû à mes péchés» alors cela devient en réalité un véritable bienfait pour lui.

 

'Ali ibn Abi Tâlib رضي الله عنه prononça une parole qu'on peut compter parmi les joyaux et dit :

 

"Certes un serviteur n'a à espérer que de Son Seigneur et certes un serviteur n'a à craindre que de ses péchés."

 

Et il fut rapporté de lui et d'autres :

 

"Aucune épreuve ne s'est abattue si ce n'est en raison d'un péché et elle n'est dissipée que la par le repentir."

La troisième :

 

Qu'il prenne conscience de la grande valeur de la récompense qu'Allâh a promise à celui qui fait preuve d'indulgence et d'endurance.

 

Comme Allâh le dit (traduction raprochée) :

 

"La sanction d’une mauvaise action est une sentence équivalente. Mais quiconque pardonne et réforme, son salaire incombe à Allâh. Il n’aime point les injustes." (sourate Ach-Chourâ verset 40)

 

Et comme les gens se divisent en trois catégories dans la manière de répondre aux torts causés par les gens - un injuste qui prend plus que son droit, un modéré qui prend juste son droit et un bienfaisant qui fait preuve d'indulgence et abandonne son droit - Allâh a donc évoqué les trois catégories dans le verset.

 

Le début concerne les justes, le milieu les bienfaisants et la fin les injustes.

 

Et qu'il sache aussi que celui qui fera l'appel le jour du jugement dernier dira :

 

"Que ne se lève que celui à qui Allâh a fait obligatoire sa récompense."

Rapporté par Abi Hâtim, Ibn Mardawayh et d'autres par voie de Ibn 'Abbas et Anas, voir "dar al-manthouwr 7/359"

 

Et ne se lèvera que celui qui a été indulgent et aura réformé.

 

Lorsqu'il prend conscience, avec cela, de la récompense qu'il perd en se vengeant et en réclamant son droit.

 

Alors il lui sera plus facile de patienter et de pardonner.

La quatrième :

 

Qu'il sache qu'en pardonnant et en étant bienfaisant il héritera de la paix du cœur vis-à-vis de ses frères, il sera purifié de toutes félonies, rancœurs, désirs de vengeance et mauvaises intentions.

 

Et la douceur du pardon lui procurera plus de plaisir et de profit, dans l'immédiat et sur le long terme, que le profit obtenu par la vengeance et de loin !

 

Et ceci rentre dans la parole d'Allâh (traduction rapprochée) :

 

"Et Il aime les bienfaisants" (sourate Âl-'Imran verset 134)

 

Il devient aimé d'Allâh et sa situation est celle d'un individu à qui on a enlevé quelques pièces pour lui en donner des milliers en échange.

 

Il se réjouit donc de ce qu'Allâh lui a donné de la plus grande joie qui soit. 

La cinquième :

 

Qu'il sache que nul ne s'est vengé pour sa propre personne sans hériter d'une humiliation au plus profond de lui même.

 

Alors que s'il pardonne, Allâh le couvrira de dignité.

 

Et c'est à ce sujet que le véridique reconnu pour sa véracité (Le prophète صلى الله عليه وسلم) dit :

 

"Allâh n'ajoute que de la dignité à un serviteur qui pardonne."

Rapporté par mouslim (2588) par voie de Abi Hourayrah.

 

La dignité qui résulte du pardon est plus aimée et bénéfique que la dignité qui résulte de la vengeance.

 

Car celle-ci n'est qu'une dignité en apparence qui laisse place à une humiliation à l'intérieur alors que le pardon est une humiliation en apparence qui laisse place à la dignité à l'intérieur et en apparence.

La sixième :

 

Et ceci compte parmi les enseignements les plus bénéfiques : qu'il sache que la récompense est de la même nature que l'acte, qu'il est lui même injuste et pécheur.

 

Et que donc, s'il fait preuve d'indulgence envers les gens, Allâh fera preuve d'indulgence avec lui et s'il leur pardonne, Allâh lui pardonnera également.

 

Qu'il prenne conscience que l'indulgence, le pardon et la bienfaisance envers eux - malgré le tort qu'ils aient pu lui causer - lui permettra d'en obtenir en rétribution de ses actes l'équivalent de la part d'Allâh, qui lui pardonnera, sera Indulgent envers lui, ne lui tiendra par rigueur pour ses fautes et lui facilitera le fait de pardonner et d'endurer.

 

Et cet enseignement suffit à la personne dotée de raison.

La septième :

 

Qu'il réalise le temps précieux qu'il va perdre en se focalisant sur l'accomplissement de sa vengeance et l'obtention de la sentence, alors qu'un grand nombre de bénéfices lui échapperont au même moment, sans qu'il ne puisse les recouvrer par la suite.

 

Et il est probable que cette calamité soit plus importante que celle qui s'est abattue sur lui par le biais de ceux qui lui ont causé du tort.

 

Mais s'il pardonne et fait preuve d'indulgence, son cœur et son corps seront alors parfaitement disponibles pour servir ses intérêts, chose nettement plus importante que cette vengeance.

La huitième :

 

Qu'il réalise qu'il ne veut se venger, obtenir son droit et gagner ce combat, que dans l'unique but de satisfaire sa propre personne et d'obtenir la victoire.

 

Alors que le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم ne s'est jamais vengé pour lui même.

 

Si le meilleur serviteur d'Allâh et du plus noble d'entre eux était ainsi, ne voulant jamais se venger pour lui même.

 

Même si lui causer du tort revient à causer du tort à Allâh et que ceci est directement rattaché au droit religieux.

 

En effet, c'était le plus noble, le plus pur, celui qui était empreint de la plus grande des bontés et il était le plus éloigné de tous comportement vil, il mérite donc la plus grande révérence et le plus grand des respects.

 

Pourtant, il ne s'est jamais vengé pour lui même.

 

Comment se pourrait-il dès lors qu'un seul d'entre nous veuille se venger pour lui même alors qu'il sait parfaitement ce que son âme recèle comme mal et comme manquement ?!

 

Au contraire, l'être doté de clairvoyance réalise que son âme n'a pas assez de valeur pour qu'il cherche à la venger et qu'elle ne mérite pas qu'il s'impose cela. 

La neuvième :

 

Si on lui cause du tort, soit lors d'une chose qu'il fait pour Allâh, ou en Lui obéissant ou en s'abstenant de commettre ce qu'Il lui a interdit, alors il doit patienter.

 

Il ne doit pas se venger, car il a subit un préjudice pour Allâh et sa récompense Lui incombe.

 

C'est pour cela que lorsque les croyants luttent dans le sentier d'Allâh, leur sang et leurs biens sont dédiés à Allâh et ne sont point garantis, car Allâh a acheté des croyants leurs personnes et leurs biens. 

 

La récompense incombe donc à Allâh et non à la créature.

 

Et celui qui réclame une récompense aux créatures n'aura rien de la part d'Allâh. Allâh se charge de dédommager celui qui se sacrifie pour lui.

 

Par contre, s'il subit du tort dans l'accomplissement d'un péché, alors il ne pourra s'en prendre qu'à lui même et se remettre en question.

 

Ceci aura au moins le mérite de l'occuper et de l'empêcher de blâmer ceux qui lui ont causé du tort.

 

Et s'il subit un tort alors qu'il cherche à acquérir un bien matériel alors qu'il redouble de patience.

 

Car la possibilité d'acquérir d'autres biens matériels se présentera bien plus souvent que ces moments de patience. 

 

Celui qui n'est pas capable de patienter sous la chaleur, la pluie, la neige, les difficultés du voyage et les bandits de grand chemin, qu'il abandonne le commerce.

 

Il est connu que celui qui veut vraiment obtenir une chose, déploie une quantité de patience proportionnelle à son degré de véracité dans l'acquisition de l'objet de ses désirs. 

La dixième :

 

Qu'il sache qu'il bénéficie de la compagnie d'Allâh, de Son amour et de Sa satisfaction tant qu'il patiente.

 

Et lorsque Allâh offre sa compagnie à quelqu'un, Il écarte de lui toutes formes de torts et de nuisances, ce que nul n'est capable de faire parmi Ses créature.

 

Allâh dit (traduction rapprochée) :

 

"Patientez ! Certes Allâh est avec les patients" (sourate Al-Anfal verset 46)

 

Et Il dit (traduction rapprochée) :

 

"Allâh aime les patients" (sourate Al-Imran verset 146)

La onzième :

 

Qu'il sache que la patience équivaut à la moitié de la foi et qu'il ne doit pas troquer sa foi pour obtenir une victoire personnelle. 

 

En patientant il conservera sa foi et la sauvegardera de tous manquements.

 

Et Allâh se fait Défenseur de ceux qui ont la foi.  

La douzième :

 

Qu'il prenne conscience que la patience relève du contrôle de soi, de sa capacité à se dominer et à prendre le dessus sur son âme. 

 

Et que lorsque l'âme est dominée et sous contrôle, il n'y a pas de risque qu'elle réduise son propriétaire à l'esclavage, l'emprisonne, ou l'expose aux dangers qui pourraient causer sa perte. 

 

Mais s'il lui obéit, lui prête l'oreille et se laisse dominer par celle-ci, elle ne laissera pas en paix jusqu'à ce qu'il périsse ou qu'une miséricorde de Son Seigneur l'atteigne.

 

Même si à travers la patience il n'obtient que le bénéfice de prendre le dessus sur son âme et son démon, cela révélera le pouvoir de son cœur et la fermeté de ses armées (les membres), il s'épanouira donc, se renforcera et repoussera naturellement ses ennemis. 

La treizième :

 

Qu'il sache que s'il patiente, Allâh lui donnera la victoire inéluctablement et Allâh est garant de celui qui patiente.

 

Qu'il confie donc le cas de son oppresseur à Allâh. 

 

Quant à celui qui cherche à se venger, Allâh le confie à lui même et il sera considéré comme celui qui s'est donné la victoire.

 

Est-ce qu'il y a une comparaison possible entre celui dont Allâh est le Secoureur, et Il est le meilleur Secoureur, et celui qui cherche lui-même à se secourir tout en étant faible et impuissant par nature ?

La quatorzième :

 

Qu'il sache que s'il patiente et supporte ses torts, ceci poussera son opposant à cesser d'être injuste, à éprouver des regrets et à s'excuser.

 

Les gens le blâmeront aussi.

 

Il fera preuve de honte et de regrets - après lui avoir causé du tort - pour ce qu'il a fait.

 

Il deviendra même un amis pour lui et c'est le sens de la parole d'Allâh (traduction rapprochée) :

 

"Repousse (le mal) par ce qui est meilleur; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux. Mais (ce privilège) n’est donné qu’à ceux qui endurent et il n’est donné qu’au possesseur d’une grâce infinie." (sourate Fusilat verset 34-35)

 La quinzième :

 

Il se peut que le fait de se venger et de confronter l'injuste provoque chez celui-ci un désir de faire plus de mal et décuple sa motivation.

 

Il va dès lors se mettre à élaborer des plans pour pouvoir atteindre et nuire, comme nous pouvons souvent le constater.

 

Alors que s'il avait fait preuve d'indulgence et d'endurance, il aurait été en sécurité de ce mal.

 

Et la personne dotée d'intelligence ne choisit pas un mal plus grand pour en repousser en moindre.

 

Combien de fois la vengeance et la confrontation ont engendré un mal dont la personne fut incapable de se prémunir.

 

Et combien de vies, de pouvoirs et de biens furent perdu par leur détenteur, alors que s'ils avaient pardonné, ils les auraient conservés.

La seizième :

 

Celui qui projette de se venger et de ne pas patienter tombera certainement dans l'injustice.
 

En effet, l'âme n'est pas capable de s'arrêter à la limite obligatoire en terme de justice, que ça soit par manque de science ou de volonté.
 

Il est donc fort probable qu'elle soit incapable de se limiter au simple fait de prendre son droit.
 

La colère s'empare de l'individu et lui fait perdre la raison au point de ne plus savoir ce qu'il dit ou fait.
 

Après avoir été l'oppressé qui attendait de recouvrer sa dignité et d'être secouru, il devient à son tour l'oppresseur attendant les représailles et les conséquences.

 La dix-septième :

 

Qu'il sache que l'injustice dont il fut victime aura pour effet de lui effacer des mauvaises actions ou de l'élever en degré.

 

Mais s'il se venge, alors elle ne sera ni une cause d'expiation, ni d'élévation.

La dix-huitième :

 

Sa patience et son indulgence sont ses plus grandes armes contre son opposant.

 

En effet, celui qui endure et pardonne, sa patience et son indulgence seront une cause d'affaiblissement de son ennemi qui se mettra alors à éprouver de la peur et de la crainte, envers lui d'une part, mais aussi envers les gens plus généralement.

 

C'est d'ailleurs pour cela que les gens aiment en général, lorsqu'ils insultent quelqu'un ou lui causent du tort, que celui-ci riposte et leur rende, ainsi ils peuvent trouver le repos et se sentir délivrer de la gêne qui les habitait. 

La dix-neuvième :

 

S'il pardonne, son opposant aura l'impression que l'auteur du pardon est au dessus de lui et qu'il l'a emporté.

 

Il ne cessera donc de se trouver inférieur à lui.

 

Et ceci suffit comme mérite au pardon.

La vingtième :

 

S'il pardonne et fait preuve d'indulgence, ceci est une bonne action, et la bonne action engendre une bonne action, qui engendre une bonne action et ainsi de suite. Ses bonnes actions ne cessent ainsi de s'accumuler.

 

En effet, la récompense d'une bonne action est une bonne action, comme la rétribution d'une mauvaise action est une mauvaise action.

 

Il se peut donc que ceci soit la cause de son salut et de son bonheur éternels, alors que s'il se venge et cherche à vaincre il n'en sera rien. 

Jâmi' al-masâil - 1/168-174

Traduit par Abdoullah Abou Khouzaymah

Publié par la page Al-Firqatou An-Najiyatou

 يُعِينُ العبدَ على هذا الصبر عدّةُ أشياءَ

[ أحدها ]

: أن يشهدَ أن الله سبحانه وتعالى خالقُ أفعالِ العباد، حركاتِهم وسَكَناتِهم وإراداتِهم، فما شاءَ الله كان، ومالم يشأ لم يكن، فلا يتحرك في العالم العُلْوِيّ والسّفليّ ذرَّة إلاّ بإذنه ومشيئتِه، فالعباد آلة، فانظر إلى الذي سَلَّطَهم عليك، ولا تَنظُرْ إلى فِعلِهم بكَ، تَسْتَرِحْ من الهمّ والغَمِّ

[ الثاني ]

: أن يَشْهَد ذُنُوبَه، وأنّ الله إنما سلَّطهم عليه بذنبه، كما قال تعالى

 وَمَا أَصَابَكُمْ مِنْ مُصِيبَةٍ فَبِمَا كَسَبَتْ أَيْدِيكُمْ وَيَعْفُو عَنْ كَثِيرٍ - سورة الشورى: 30

فإذا شهد العبدُ أن جميع ما يناله منْ المكروه فسببُه ذنوبُه، اشتغلَ بالتوبة والاستغفار من الذنوب التي سلَّطهم عليه بسببها ، عن ذَمِّهم ولَومِهم والوقيعةِ فيهم. وإذا رأيتَ العبدَ يقع في الناس إذا آذَوْه، ولا يَرجع إلى نفسِه باللوم والاستغفار، فاعلمْ أن مصيبتَه مصيبةٌ حقيقية، وإذا تاب واستغفر وقال: هذا بذنوبي، صارتْ في حقّهِ نعمةً. قال علي بن أبي طالب – رضي الله عنه – كلمةً من جواهرِ الكلام

لا يَرجُوَنَّ عبدٌ إلاّ ربَّه، ولا يَخافَنَّ عبدٌ إلاّ ذنبَه

   ورُوِي عنه وعن غيرِه

ما نزلَ بلاءٌ إلاّ بذنبٍ، ولا رُفِع إلاّ بتوبة

[ الثالث ]

: أن يشهد العبدُ حُسْنَ الثواب الذي وعده الله لمن عَفَا وصَبَر، كما قال تعالى

 وَجَزَاءُ سَيِّئَةٍ سَيِّئَةٌ مِثْلُهَا فَمَنْ عَفَا وَأَصْلَحَ فَأَجْرُهُ عَلَى اللَّهِ إِنَّهُ لا يُحِبُّ الظَّالِمِينَ - سورة الشورى: 40

ولمّا كان الناسُ عند مقابلة الأذى ثلاثة أقسام: ظالم يأخذ فوق حقّه، ومقتصدٌ يأخذ بقدرِ حقِّه، ومحسنٌ يعفو ويترك حقَّه، ذَكَر الأقسامَ الثلاثة في هذه الآية، فأولها للمقتصدين، ووسطها للسابقين، وآخرها للظالمين
ويشهد نداءَ المنادي يوم القيامة

“إلاَ لِيَقُم مَن وَجَب أجرُه على الله”

 أخرجه ابن أبي حاتم وابن مردويه وغيرهما عن ابن عباس وأنس. انظر “الدر المنثور” 7/359

، فلا يَقُمْ إلاّ من عفا وأصلح. وإذا شهِدَ مع ذلك فوتَ الأجر بالانتقام والاستيفاء، سَهُلَ عليه الصبر والعفو

[ الرابع ]

: أن يشهد أنه إذا عَفا وأحسنَ أورثَه ذلك من سلامةِ القلب لإخوانه، ونَقائِه من الغِشّ والغِلّ وطلبِ الانتقام وإرادةِ الشرّ، وحصَلَ له من حلاوة العفو ما يزيد لذّتَه ومنفعتَه عاجلاً وآجلاً، على المنفعة الحاصلة له بالانتقام أضعافًا مضاعفةً، ويدخل في قوله تعالى

والله يُحِبُّ اَلْمُحْسِنِينَ - سورة آل عمران: 134

، فيصير محبوبًا لله، ويصير حالُه حالَ من أُخِذَ منه درهمٌ فعُوضَ عليه ألوفًا من الدنانير، فحينئذٍ يَفرحُ بما منَّ الله عليه أعظمَ فرحًا يكون

[ الخامس ]

: أن يعلم أنه ما انتقم أحد قَطُّ لنفسه إلاّ أورثَه ذلك ذُلاًّ يجده في نفسه، فإذا عَفا أعزَّه الله تعالى، وهذا مما أخبر به الصادق المصدوق حيث يقول:

“ما زاد الله عبدًا بعَفْوٍ إلاّ عزًّا”

 أخرجه مسلم (2588) عن أبي هريرة

. فالعزّ الحاصل له بالعفو أحبّ إليه وأنفع له من الَعزّ الحاصل له بالانتقام، فإنّ هذا عِزٌّ في الظاهر، وهو يُورِث في الباطن ذُلاًّ، والعفوُ ذُلٌّ في الباطن، وهو يورث العزَّ باطنًا وظاهرًا

[ السادس ]

– وهي من أعظم الفوائد – : أن يَشهدَ أن الجزاء من جنس العمل، وأنه نفسه ظالمٌ مذنب، وأنّ من عَفا عن الناس عَفَا الله عنه، ومن غَفَر لهم غَفَر الله له. فإذا شَهِدَ أن عفوه عنهم وصفحَه وإحسانَه مع إساءتِهم إليه سببٌ لأن يجزيه الله كذلك من جنس عمله، فيعفو عنه ويصفح، ويُحسِن إليه على ذنوبه، ويَسْهُل عليه عفوُه وصبرُه، ويكفي العاقلَ هذه الفائدةُ

[ السابع ]

: أن يَعلم أنه إذا اشتغلتْ نفسُه بالانتقام وطلب المقابلة ضاعَ عليه زمانُه، وتفرَّقَ عليه قلبُه، وفاتَه من مصالحِه مالا يُمَكِن استدراكُهُ، ولعلّ هذا أعظم عليه من المصيبة التي نالتْه من جهتهم، فإذا عفا وصَفحَ فَرغَ قلبُه وجسمُه لمصالحه التي هي أهمُّ عنده من الانتقام

[ الثامن ]

: أن انتقامَه واستيفاءَه وانتصارَه لنفسِه، وانتصارَه لها، فإن رسول الله صلى الله عليه وسلم ما انتقمَ لنفسِه قَطُّ، فإذا كان هذا خيرَ خلق الله وأكرمَهم على الله لم يَنتقِمْ لنفسِه، مع أن أَذَاه أَذَى الله، ويتعلّقُ به حقوق الدين، ونفسه أشرف الأنفُس وأزكاها وأبرُّها، وأبعدُها من كلّ خُلُقٍ مذمومٍ، وأحقُّها بكل خُلُقٍ جميلٍ، ومع هذا فلم يكن يَنتقِم لها، فكيف يَنتقِمُ أحدنا لنفسِه التي هو أعلم بها وبما فيها من الشرور والعيوب، بل الرجل العارف لا تُساوِي نفسُه عنده أن ينتقم لها، ولا قدرَ لها عنده يُوجِبُ عليه انتصارَه لها

[ التاسع ]

: إن أُوذِيَ على ما فعلَه لله، أو على ما أُمِرَ به من طاعتِه ونُهِي عنه من معصيتِه، وجبَ عليه الصبرُ، ولم يكن له الانتقام، فإنّه قد أوذِي في الله فأجرُه على الله. ولهذا لمّا كان المجاهدون في سبيل الله ذهبتْ دماؤهم وأموالُهم في الله لم تكن مضمونةً، فإن الله اشترى منهم أنفسهم وأموالهم، فالثمن على الله لا على الخلق، فمن طلبَ الثمنَ منهم لم يكن له على الله ثمنٌ، فإنه من كان في الله تَلَفُه كان على الله خَلَفُه، وإن كان قد أُوذِي على مصيبة فليَرجعْ باللومِ على نفسِه، ويكون في لَومِه لها شُغْلٌ عن لَومِه لمن آذاه، وإن كان قد أُوذِي على حظّ فليُوطِّن نفسَه على الصبر، فإنّ نيلَ الحُظوظِ دونَه أمرٌ أَمَرُّ من الصَّبر، فمن لم يصبر على حرِّ الهَوَاجر والأمطارِ والثلوج ومشقةِ الأسفارِ ولصوصِ الطريقِ، وإلاّ فلا حاجةَ له في المتاجر
وهذا أمر معلوم عند الناس أنّ مَن صدَقَ في طلب شيء من الأشياء بُدِّل من الصبر في تحصيله بقدر صدقِه في طلبِه

[ العاشر ]

: أن يَشهدَ معيَّهَ الله معه إذا صَبَر، ومحبَّهَ الله له إذا صَبَر، ورِضاه. ومن كان الله معه دَفَع عنه أنواعَ الأذى والمضرَّات مالا يَدفعُه عنه أحدٌ من خلقِه، قال تعالى

 وَاصْبِرُوا إِنَّ اللَّهَ مَعَ الصَّابِرِينَ - سورة الأنفال: 46

وقال تعالى

 وَاللَّهُ يُحِبُّ الصَّابِرِينَ - سورة آل عمران: 146

[ الحادي عشر ]

: أن يَشهد أن الصبرَ نِصفُ الإيمان، فلا يبدّل من إيمانه جَزاءً في نُصرةِ نفسِه، فإذا صَبَر فقد أَحرزَ إيمانَه، وصانَه من النقص، والله يدفع عن الذين آمنوا

[ الثاني عشر ]

: أن يشهد أنّ صبرَه حكمٌ منه على نفسِه، وقَهرٌ لها وغَلَبةٌ لها، فمتَى كانتِ النفسُ مقهورةً معَه مغلوبةً، لم تطمعْ في استرقاقِه وأَسْرِه وإلقائِه في المهالك، ومتى كان مطيعًا لها سامعًا منها مقهورًا معها، لم تزَلْ به حتَّى تُهلِكَه، أو تتداركَه رحمةٌ من ربِّه. فلو لم يكن في الصبر إلاّ قَهرُه لنفسِه ولشيطانِه، فحينئذٍ يَظهرُ سلطانُ القلبِ، وتَثبُتُ جنودُه، ويَفرَحُ ويَقوَى، ويَطْرُد العدوَّ عنه

[ الثالث عشر ]

: أن يعلم أنه إن صبرَ فاللهُ ناصرُه ولابُدَّ، فاللهُ وكيلُ من صَبر، وأحالَ ظالمَه على الله، ومن انتصَر لنفسِه وكلَهُ اللهُ إلى نفسِه، فكان هو الناصر لها. فأينَ مَن ناصرُه اللهُ خيرُ الناصرين إلى مَن ناصِرُه نفسُه أعجز الناصرين وأضعفُه؟

[ الرابع عشر ]

: أن صَبْرَه على من آذاه واحتمالَه له يُوجِبُ رجوعَ خَصْمِه عن ظُلمِه، ونَدامتَه واعتذارَه، ولومَ الناسِ له، فيعودُ بعد إيذائِه له مستحييًا منه نادمًا على ما فعلَه، بل يَصيرُ مواليًا له. وهذا معنى قوله تعالى

 ادْفَعْ بِالَّتِي هِيَ أَحْسَنُ فَإِذَا الَّذِي بَيْنَكَ وَبَيْنَهُ عَدَاوَةٌ كَأَنَّهُ وَلِيٌّ حَمِيمٌ

وَمَا يُلَقَّاهَا إِلَّا الَّذِينَ صَبَرُوا وَمَا يُلَقَّاهَا إِلَّا ذُو حَظٍّ عَظِيمٍ - سورة فصلت: 34-35

[ الخامس عشر ]

: ربّما كان انتقامُه ومقابلتُه سببًا لزيادة شرِّ خصمِه، وقوّةِ نفسِه، وفكرته في أنواع الأذى التي يُوصِلُها إليه، كما هو المشاهَد. فإذا صبر وعفا أَمِنَ من هذا الضرر، والعاقلُ لا يختارُ أعظمَ الضررين بدَفْعِ أدناهما. وكم قد جلبَ الانتقامُ والمقابلةُ من شرٍّ عَجَزَ صاحبُه عن دفعِه، وكم قد ذهبتْ نفوس ورِئاسَات وأموال لَو عفا المظلومُ لبقيتْ عليه

[ السادس عشر ]

: أنّ من اعتادَ الانتقام ولم يَصبِرْ لابُدَّ أن يقعَ في الظلم، فإنّ النفس لا تَقتصِرُ على قدرِ العَدْل الواجب لها، لا علمًا ولا إرادةً، وربما عجزت عن الاقتصار على قدرِ الحقَّ، فإنّ الغضبَ يَخرُجُ بصاحبه إلى حدٍّ لا يَعقِلُ ما يقول ويفعل، فبينما هو مظلوم يَنتظِرُ النَّصْرَ وَالعِز، إذ انقلبَ ظالمًا يَنتظِرُ المقتَ والعقوبةَ

[ السابع عشر ]

: أنّ هذه المَظْلَمةَ التي ظُلِمَها هي سبب إمّا لتكفيرِ سيئتِه، أو رَفْعِ درجتِه، فإذا انتقمَ ولم يَصبِرْ لم تكنْ مُكفِّرةً لسيئتِه ولا رافعةً لدرجتِه

[ الثامن عشر ]

: أنّ عفوَه وصبرَه من أكبر الجُنْدِ له على خَصْمِه، فإنّ من صَبَر وعفا كان صبرُه وعفوه مُوجِبًا لذُل عدوِّه وخوفِه وخَشيتِه منه ومن الناس، فإنّ الناس لا يسكتون عن خصمِه، وإن سَكتَ هو، فإذا انتقمَ زالَ ذلك كلُّه. ولهذا تَجِدُ كثيرًا من الناس إذا شَتَم غيرَه أو آذاه يُحِبُّ أن يَستوفيَ منه، فإذا قابله استراحَ وألقَى عنه ثِقلاً كان يجده

[ التاسع عشر ]

: أنه إذا عفا عن خصمِه استشعرتْ نفسُ خصمِه أنه فوقَه، وأنه قد رَبِحَ عليه، فلا يزال يرى نفسَه دونَه، وكفى بهذا فضلاً وشرفًا للعفو

[ العشرون ]

: أنه إذا عفا وصَفَحَ كانت هذه حسنةً، فتُوَلِّدُ له حسنةً أخرى، وتلك الأخرى تُولِّدُ له أخرى، وهَلُمَّ جَرًّا، فلا تزال حسناتُه في مزيد، فإنّ من ثواب الحسنةِ الحسنة، كما أنّ من عقاب السيئةِ السيئة بعدها. وربَّما كان هذا سببًا لنجاتِه وسعادتِه الأبدية، فإذَا انتقم وانتصرَ زال ذلك ” انتهى

جامع المسائل لشيخ الإسلام ابن تيمية - 1/ 168 – 174

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 14:42
Jugement de prendre les subventions des gouvernements mécréants (audio-vidéo)

Questionneur :

 

Je suis musulman, je réside en France et le gouvernement français octroie des subventions pour les résidents, comme les subventions familiales, le chômage et autres.

 

Nous est-il permis de prendre ces subventions ?

 

Réponse :

 

Il est permis de les prendre si la personne est dans e besoin.

 

Publié par Adam Ibn Adam

Cheikh ‘Abdel Mouhsin Ibn Hamed Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبدالمحسن بن حمد العبَّاد البدر

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 12:56
La femme qui répond au «salâm» d'un homme qui n'est pas son mahram (audio)

Question n°4 :

 

Question d'une soeur qui demande : 

 

Qu'Allâh vous fasse miséricorde, Âmîn.

 

Concernant la femme quel est le jugement de répondre au salâm à un homme qui n'est pas son mahram ? 

 

Bâraka Llâhu fykoum yâ sheykh, c'est à dire dans la rue ou dans l’allée (me semble t-il vous en aviez déjà parlé dans un des cours).

 

Tafaddal ya sheykh wa djazaakaLlahu kheyran.

 

Réponse :

 

Donc je dis, en principe ce n'est pas la femme qui commence, ce n'est pas la femme qui commence.

 

Mais si quelqu'un commence, les savants ont dit, alors dans ce cas, elle est obligée de répondre sauf s'il y a fitna.

 

Certains ont dit, si il y a fitna ; Elle a peur de la fitna pour elle et également pour l'autre, qu'elle réponde pas.

 

Mais si elle est loin de la fitna, elle sait qu'elle a l'habitude d'y répondre, c’est juste un voisin ou quelqu'un d'âgé ou quelqu'un de très jeune ou quelqu'un,... Il n'y a aucun mal à y répondre بإذن الله تعالى.

 

Question posée par Bint Uthman - Gérante du site Dourouss As Salafiyatt

Le samedi 19 Safar 1438 - 19 Novembre 2016 

Questions/Réponses Paltalk «Lecture du Kitab Les Trois Fondements»

 Publié par telegram.me/dourousssalafiyatt

 

Cheikh Abou Abdillah Mohamed Tchalabi Al Djazairy - الشيخ أبو عبد الله محمد تشلابي

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