compteur de visite

Catégories

10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 13:12
20 choses permettant de supporter les torts causés par les gens

La première :

 

Est qu'il prenne conscience qu'Allâh est le Créateur des actes des serviteurs, de leurs mouvements, de leurs immobilités et de leurs volontés.

 

Ce qu'Allâh veut est et ce qu'Il ne veut pas n'est pas.

 

Rien ne bouge dans le monde des cieux et de la terre sans Sa permission et Sa volonté.

 

Les serviteurs ne sont que des instruments, observe plutôt Celui qui leur à donner du pouvoir sur toi et ne prête pas attention à leurs agissements contre toi.

 

Tu trouveras ainsi le repos contre les soucis et la tristesse. 

La deuxième :

 

Qu'il prenne conscience de ses péchés et qu'Allâh ne leur a donné du pouvoir sur lui qu'en raison de ses péchés.


Comme le dit Allâh (traduction rapprochée) :

 

"Tout malheur qui vous atteint est dû à ce que vos mains ont acquis. Et Il pardonne beaucoup." (sourate Ach-Chourâ verset 30 )

 

A partir du moment ou le serviteur prend conscience que tout les problèmes qu'il rencontre sont causés par ses péchés, il se concentrera alors sur le repentir et la demande de pardon de ses péchés - qui sont la cause ayant permis à certains d'avoir du pouvoir sur lui - plutôt que des les critiquer, les blâmer ou d'attenter à leur honneur.


Et si tu vois un individu s'en prendre aux gens lorsqu'ils lui causent du tort, sans se préoccuper de lui, sans se blâmer et avoir recours à la demande pardon, alors sache que la calamité qui l'a touché est une vraie calamité.


Mais si au contraire il se repent, demande pardon et dit «Ceci est dû à mes péchés» alors cela devient en réalité un véritable bienfait pour lui.

 

'Ali ibn Abi Tâlib رضي الله عنه prononça une parole qu'on peut compter parmi les joyaux et dit :

 

"Certes un serviteur n'a à espérer que de Son Seigneur et certes un serviteur n'a à craindre que de ses péchés."

 

Et il fut rapporté de lui et d'autres :

 

"Aucune épreuve ne s'est abattue si ce n'est en raison d'un péché et elle n'est dissipée que la par le repentir."

La troisième :

 

Qu'il prenne conscience de la grande valeur de la récompense qu'Allâh a promise à celui qui fait preuve d'indulgence et d'endurance.

 

Comme Allâh le dit (traduction raprochée) :

 

"La sanction d’une mauvaise action est une sentence équivalente. Mais quiconque pardonne et réforme, son salaire incombe à Allâh. Il n’aime point les injustes." (sourate Ach-Chourâ verset 40)

 

Et comme les gens se divisent en trois catégories dans la manière de répondre aux torts causés par les gens - un injuste qui prend plus que son droit, un modéré qui prend juste son droit et un bienfaisant qui fait preuve d'indulgence et abandonne son droit - Allâh a donc évoqué les trois catégories dans le verset.

 

Le début concerne les justes, le milieu les bienfaisants et la fin les injustes.

 

Et qu'il sache aussi que celui qui fera l'appel le jour du jugement dernier dira :

 

"Que ne se lève que celui à qui Allâh a fait obligatoire sa récompense."

Rapporté par Abi Hâtim, Ibn Mardawayh et d'autres par voie de Ibn 'Abbas et Anas, voir "dar al-manthouwr 7/359"

 

Et ne se lèvera que celui qui a été indulgent et aura réformé.

 

Lorsqu'il prend conscience, avec cela, de la récompense qu'il perd en se vengeant et en réclamant son droit.

 

Alors il lui sera plus facile de patienter et de pardonner.

La quatrième :

 

Qu'il sache qu'en pardonnant et en étant bienfaisant il héritera de la paix du cœur vis-à-vis de ses frères, il sera purifié de toutes félonies, rancœurs, désirs de vengeance et mauvaises intentions.

 

Et la douceur du pardon lui procurera plus de plaisir et de profit, dans l'immédiat et sur le long terme, que le profit obtenu par la vengeance et de loin !

 

Et ceci rentre dans la parole d'Allâh (traduction rapprochée) :

 

"Et Il aime les bienfaisants" (sourate Âl-'Imran verset 134)

 

Il devient aimé d'Allâh et sa situation est celle d'un individu à qui on a enlevé quelques pièces pour lui en donner des milliers en échange.

 

Il se réjouit donc de ce qu'Allâh lui a donné de la plus grande joie qui soit. 

La cinquième :

 

Qu'il sache que nul ne s'est vengé pour sa propre personne sans hériter d'une humiliation au plus profond de lui même.

 

Alors que s'il pardonne, Allâh le couvrira de dignité.

 

Et c'est à ce sujet que le véridique reconnu pour sa véracité (Le prophète صلى الله عليه وسلم) dit :

 

"Allâh n'ajoute que de la dignité à un serviteur qui pardonne."

Rapporté par mouslim (2588) par voie de Abi Hourayrah.

 

La dignité qui résulte du pardon est plus aimée et bénéfique que la dignité qui résulte de la vengeance.

 

Car celle-ci n'est qu'une dignité en apparence qui laisse place à une humiliation à l'intérieur alors que le pardon est une humiliation en apparence qui laisse place à la dignité à l'intérieur et en apparence.

La sixième :

 

Et ceci compte parmi les enseignements les plus bénéfiques : qu'il sache que la récompense est de la même nature que l'acte, qu'il est lui même injuste et pécheur.

 

Et que donc, s'il fait preuve d'indulgence envers les gens, Allâh fera preuve d'indulgence avec lui et s'il leur pardonne, Allâh lui pardonnera également.

 

Qu'il prenne conscience que l'indulgence, le pardon et la bienfaisance envers eux - malgré le tort qu'ils aient pu lui causer - lui permettra d'en obtenir en rétribution de ses actes l'équivalent de la part d'Allâh, qui lui pardonnera, sera Indulgent envers lui, ne lui tiendra par rigueur pour ses fautes et lui facilitera le fait de pardonner et d'endurer.

 

Et cet enseignement suffit à la personne dotée de raison.

La septième :

 

Qu'il réalise le temps précieux qu'il va perdre en se focalisant sur l'accomplissement de sa vengeance et l'obtention de la sentence, alors qu'un grand nombre de bénéfices lui échapperont au même moment, sans qu'il ne puisse les recouvrer par la suite.

 

Et il est probable que cette calamité soit plus importante que celle qui s'est abattue sur lui par le biais de ceux qui lui ont causé du tort.

 

Mais s'il pardonne et fait preuve d'indulgence, son cœur et son corps seront alors parfaitement disponibles pour servir ses intérêts, chose nettement plus importante que cette vengeance.

La huitième :

 

Qu'il réalise qu'il ne veut se venger, obtenir son droit et gagner ce combat, que dans l'unique but de satisfaire sa propre personne et d'obtenir la victoire.

 

Alors que le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم ne s'est jamais vengé pour lui même.

 

Si le meilleur serviteur d'Allâh et du plus noble d'entre eux était ainsi, ne voulant jamais se venger pour lui même.

 

Même si lui causer du tort revient à causer du tort à Allâh et que ceci est directement rattaché au droit religieux.

 

En effet, c'était le plus noble, le plus pur, celui qui était empreint de la plus grande des bontés et il était le plus éloigné de tous comportement vil, il mérite donc la plus grande révérence et le plus grand des respects.

 

Pourtant, il ne s'est jamais vengé pour lui même.

 

Comment se pourrait-il dès lors qu'un seul d'entre nous veuille se venger pour lui même alors qu'il sait parfaitement ce que son âme recèle comme mal et comme manquement ?!

 

Au contraire, l'être doté de clairvoyance réalise que son âme n'a pas assez de valeur pour qu'il cherche à la venger et qu'elle ne mérite pas qu'il s'impose cela. 

La neuvième :

 

Si on lui cause du tort, soit lors d'une chose qu'il fait pour Allâh, ou en Lui obéissant ou en s'abstenant de commettre ce qu'Il lui a interdit, alors il doit patienter.

 

Il ne doit pas se venger, car il a subit un préjudice pour Allâh et sa récompense Lui incombe.

 

C'est pour cela que lorsque les croyants luttent dans le sentier d'Allâh, leur sang et leurs biens sont dédiés à Allâh et ne sont point garantis, car Allâh a acheté des croyants leurs personnes et leurs biens. 

 

La récompense incombe donc à Allâh et non à la créature.

 

Et celui qui réclame une récompense aux créatures n'aura rien de la part d'Allâh. Allâh se charge de dédommager celui qui se sacrifie pour lui.

 

Par contre, s'il subit du tort dans l'accomplissement d'un péché, alors il ne pourra s'en prendre qu'à lui même et se remettre en question.

 

Ceci aura au moins le mérite de l'occuper et de l'empêcher de blâmer ceux qui lui ont causé du tort.

 

Et s'il subit un tort alors qu'il cherche à acquérir un bien matériel alors qu'il redouble de patience.

 

Car la possibilité d'acquérir d'autres biens matériels se présentera bien plus souvent que ces moments de patience. 

 

Celui qui n'est pas capable de patienter sous la chaleur, la pluie, la neige, les difficultés du voyage et les bandits de grand chemin, qu'il abandonne le commerce.

 

Il est connu que celui qui veut vraiment obtenir une chose, déploie une quantité de patience proportionnelle à son degré de véracité dans l'acquisition de l'objet de ses désirs. 

La dixième :

 

Qu'il sache qu'il bénéficie de la compagnie d'Allâh, de Son amour et de Sa satisfaction tant qu'il patiente.

 

Et lorsque Allâh offre sa compagnie à quelqu'un, Il écarte de lui toutes formes de torts et de nuisances, ce que nul n'est capable de faire parmi Ses créature.

 

Allâh dit (traduction rapprochée) :

 

"Patientez ! Certes Allâh est avec les patients" (sourate Al-Anfal verset 46)

 

Et Il dit (traduction rapprochée) :

 

"Allâh aime les patients" (sourate Al-Imran verset 146)

La onzième :

 

Qu'il sache que la patience équivaut à la moitié de la foi et qu'il ne doit pas troquer sa foi pour obtenir une victoire personnelle. 

 

En patientant il conservera sa foi et la sauvegardera de tous manquements.

 

Et Allâh se fait Défenseur de ceux qui ont la foi.  

La douzième :

 

Qu'il prenne conscience que la patience relève du contrôle de soi, de sa capacité à se dominer et à prendre le dessus sur son âme. 

 

Et que lorsque l'âme est dominée et sous contrôle, il n'y a pas de risque qu'elle réduise son propriétaire à l'esclavage, l'emprisonne, ou l'expose aux dangers qui pourraient causer sa perte. 

 

Mais s'il lui obéit, lui prête l'oreille et se laisse dominer par celle-ci, elle ne laissera pas en paix jusqu'à ce qu'il périsse ou qu'une miséricorde de Son Seigneur l'atteigne.

 

Même si à travers la patience il n'obtient que le bénéfice de prendre le dessus sur son âme et son démon, cela révélera le pouvoir de son cœur et la fermeté de ses armées (les membres), il s'épanouira donc, se renforcera et repoussera naturellement ses ennemis. 

La treizième :

 

Qu'il sache que s'il patiente, Allâh lui donnera la victoire inéluctablement et Allâh est garant de celui qui patiente.

 

Qu'il confie donc le cas de son oppresseur à Allâh. 

 

Quant à celui qui cherche à se venger, Allâh le confie à lui même et il sera considéré comme celui qui s'est donné la victoire.

 

Est-ce qu'il y a une comparaison possible entre celui dont Allâh est le Secoureur, et Il est le meilleur Secoureur, et celui qui cherche lui-même à se secourir tout en étant faible et impuissant par nature ?

La quatorzième :

 

Qu'il sache que s'il patiente et supporte ses torts, ceci poussera son opposant à cesser d'être injuste, à éprouver des regrets et à s'excuser.

 

Les gens le blâmeront aussi.

 

Il fera preuve de honte et de regrets - après lui avoir causé du tort - pour ce qu'il a fait.

 

Il deviendra même un amis pour lui et c'est le sens de la parole d'Allâh (traduction rapprochée) :

 

"Repousse (le mal) par ce qui est meilleur; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux. Mais (ce privilège) n’est donné qu’à ceux qui endurent et il n’est donné qu’au possesseur d’une grâce infinie." (sourate Fusilat verset 34-35)

 La quinzième :

 

Il se peut que le fait de se venger et de confronter l'injuste provoque chez celui-ci un désir de faire plus de mal et décuple sa motivation.

 

Il va dès lors se mettre à élaborer des plans pour pouvoir atteindre et nuire, comme nous pouvons souvent le constater.

 

Alors que s'il avait fait preuve d'indulgence et d'endurance, il aurait été en sécurité de ce mal.

 

Et la personne dotée d'intelligence ne choisit pas un mal plus grand pour en repousser en moindre.

 

Combien de fois la vengeance et la confrontation ont engendré un mal dont la personne fut incapable de se prémunir.

 

Et combien de vies, de pouvoirs et de biens furent perdu par leur détenteur, alors que s'ils avaient pardonné, ils les auraient conservés.

La seizième :

 

Celui qui projette de se venger et de ne pas patienter tombera certainement dans l'injustice.
 

En effet, l'âme n'est pas capable de s'arrêter à la limite obligatoire en terme de justice, que ça soit par manque de science ou de volonté.
 

Il est donc fort probable qu'elle soit incapable de se limiter au simple fait de prendre son droit.
 

La colère s'empare de l'individu et lui fait perdre la raison au point de ne plus savoir ce qu'il dit ou fait.
 

Après avoir été l'oppressé qui attendait de recouvrer sa dignité et d'être secouru, il devient à son tour l'oppresseur attendant les représailles et les conséquences.

 La dix-septième :

 

Qu'il sache que l'injustice dont il fut victime aura pour effet de lui effacer des mauvaises actions ou de l'élever en degré.

 

Mais s'il se venge, alors elle ne sera ni une cause d'expiation, ni d'élévation.

La dix-huitième :

 

Sa patience et son indulgence sont ses plus grandes armes contre son opposant.

 

En effet, celui qui endure et pardonne, sa patience et son indulgence seront une cause d'affaiblissement de son ennemi qui se mettra alors à éprouver de la peur et de la crainte, envers lui d'une part, mais aussi envers les gens plus généralement.

 

C'est d'ailleurs pour cela que les gens aiment en général, lorsqu'ils insultent quelqu'un ou lui causent du tort, que celui-ci riposte et leur rende, ainsi ils peuvent trouver le repos et se sentir délivrer de la gêne qui les habitait. 

La dix-neuvième :

 

S'il pardonne, son opposant aura l'impression que l'auteur du pardon est au dessus de lui et qu'il l'a emporté.

 

Il ne cessera donc de se trouver inférieur à lui.

 

Et ceci suffit comme mérite au pardon.

La vingtième :

 

S'il pardonne et fait preuve d'indulgence, ceci est une bonne action, et la bonne action engendre une bonne action, qui engendre une bonne action et ainsi de suite. Ses bonnes actions ne cessent ainsi de s'accumuler.

 

En effet, la récompense d'une bonne action est une bonne action, comme la rétribution d'une mauvaise action est une mauvaise action.

 

Il se peut donc que ceci soit la cause de son salut et de son bonheur éternels, alors que s'il se venge et cherche à vaincre il n'en sera rien. 

Jâmi' al-masâil - 1/168-174

Traduit par Abdoullah Abou Khouzaymah

Publié par la page Al-Firqatou An-Najiyatou

 يُعِينُ العبدَ على هذا الصبر عدّةُ أشياءَ

[ أحدها ]

: أن يشهدَ أن الله سبحانه وتعالى خالقُ أفعالِ العباد، حركاتِهم وسَكَناتِهم وإراداتِهم، فما شاءَ الله كان، ومالم يشأ لم يكن، فلا يتحرك في العالم العُلْوِيّ والسّفليّ ذرَّة إلاّ بإذنه ومشيئتِه، فالعباد آلة، فانظر إلى الذي سَلَّطَهم عليك، ولا تَنظُرْ إلى فِعلِهم بكَ، تَسْتَرِحْ من الهمّ والغَمِّ

[ الثاني ]

: أن يَشْهَد ذُنُوبَه، وأنّ الله إنما سلَّطهم عليه بذنبه، كما قال تعالى

 وَمَا أَصَابَكُمْ مِنْ مُصِيبَةٍ فَبِمَا كَسَبَتْ أَيْدِيكُمْ وَيَعْفُو عَنْ كَثِيرٍ - سورة الشورى: 30

فإذا شهد العبدُ أن جميع ما يناله منْ المكروه فسببُه ذنوبُه، اشتغلَ بالتوبة والاستغفار من الذنوب التي سلَّطهم عليه بسببها ، عن ذَمِّهم ولَومِهم والوقيعةِ فيهم. وإذا رأيتَ العبدَ يقع في الناس إذا آذَوْه، ولا يَرجع إلى نفسِه باللوم والاستغفار، فاعلمْ أن مصيبتَه مصيبةٌ حقيقية، وإذا تاب واستغفر وقال: هذا بذنوبي، صارتْ في حقّهِ نعمةً. قال علي بن أبي طالب – رضي الله عنه – كلمةً من جواهرِ الكلام

لا يَرجُوَنَّ عبدٌ إلاّ ربَّه، ولا يَخافَنَّ عبدٌ إلاّ ذنبَه

   ورُوِي عنه وعن غيرِه

ما نزلَ بلاءٌ إلاّ بذنبٍ، ولا رُفِع إلاّ بتوبة

[ الثالث ]

: أن يشهد العبدُ حُسْنَ الثواب الذي وعده الله لمن عَفَا وصَبَر، كما قال تعالى

 وَجَزَاءُ سَيِّئَةٍ سَيِّئَةٌ مِثْلُهَا فَمَنْ عَفَا وَأَصْلَحَ فَأَجْرُهُ عَلَى اللَّهِ إِنَّهُ لا يُحِبُّ الظَّالِمِينَ - سورة الشورى: 40

ولمّا كان الناسُ عند مقابلة الأذى ثلاثة أقسام: ظالم يأخذ فوق حقّه، ومقتصدٌ يأخذ بقدرِ حقِّه، ومحسنٌ يعفو ويترك حقَّه، ذَكَر الأقسامَ الثلاثة في هذه الآية، فأولها للمقتصدين، ووسطها للسابقين، وآخرها للظالمين
ويشهد نداءَ المنادي يوم القيامة

“إلاَ لِيَقُم مَن وَجَب أجرُه على الله”

 أخرجه ابن أبي حاتم وابن مردويه وغيرهما عن ابن عباس وأنس. انظر “الدر المنثور” 7/359

، فلا يَقُمْ إلاّ من عفا وأصلح. وإذا شهِدَ مع ذلك فوتَ الأجر بالانتقام والاستيفاء، سَهُلَ عليه الصبر والعفو

[ الرابع ]

: أن يشهد أنه إذا عَفا وأحسنَ أورثَه ذلك من سلامةِ القلب لإخوانه، ونَقائِه من الغِشّ والغِلّ وطلبِ الانتقام وإرادةِ الشرّ، وحصَلَ له من حلاوة العفو ما يزيد لذّتَه ومنفعتَه عاجلاً وآجلاً، على المنفعة الحاصلة له بالانتقام أضعافًا مضاعفةً، ويدخل في قوله تعالى

والله يُحِبُّ اَلْمُحْسِنِينَ - سورة آل عمران: 134

، فيصير محبوبًا لله، ويصير حالُه حالَ من أُخِذَ منه درهمٌ فعُوضَ عليه ألوفًا من الدنانير، فحينئذٍ يَفرحُ بما منَّ الله عليه أعظمَ فرحًا يكون

[ الخامس ]

: أن يعلم أنه ما انتقم أحد قَطُّ لنفسه إلاّ أورثَه ذلك ذُلاًّ يجده في نفسه، فإذا عَفا أعزَّه الله تعالى، وهذا مما أخبر به الصادق المصدوق حيث يقول:

“ما زاد الله عبدًا بعَفْوٍ إلاّ عزًّا”

 أخرجه مسلم (2588) عن أبي هريرة

. فالعزّ الحاصل له بالعفو أحبّ إليه وأنفع له من الَعزّ الحاصل له بالانتقام، فإنّ هذا عِزٌّ في الظاهر، وهو يُورِث في الباطن ذُلاًّ، والعفوُ ذُلٌّ في الباطن، وهو يورث العزَّ باطنًا وظاهرًا

[ السادس ]

– وهي من أعظم الفوائد – : أن يَشهدَ أن الجزاء من جنس العمل، وأنه نفسه ظالمٌ مذنب، وأنّ من عَفا عن الناس عَفَا الله عنه، ومن غَفَر لهم غَفَر الله له. فإذا شَهِدَ أن عفوه عنهم وصفحَه وإحسانَه مع إساءتِهم إليه سببٌ لأن يجزيه الله كذلك من جنس عمله، فيعفو عنه ويصفح، ويُحسِن إليه على ذنوبه، ويَسْهُل عليه عفوُه وصبرُه، ويكفي العاقلَ هذه الفائدةُ

[ السابع ]

: أن يَعلم أنه إذا اشتغلتْ نفسُه بالانتقام وطلب المقابلة ضاعَ عليه زمانُه، وتفرَّقَ عليه قلبُه، وفاتَه من مصالحِه مالا يُمَكِن استدراكُهُ، ولعلّ هذا أعظم عليه من المصيبة التي نالتْه من جهتهم، فإذا عفا وصَفحَ فَرغَ قلبُه وجسمُه لمصالحه التي هي أهمُّ عنده من الانتقام

[ الثامن ]

: أن انتقامَه واستيفاءَه وانتصارَه لنفسِه، وانتصارَه لها، فإن رسول الله صلى الله عليه وسلم ما انتقمَ لنفسِه قَطُّ، فإذا كان هذا خيرَ خلق الله وأكرمَهم على الله لم يَنتقِمْ لنفسِه، مع أن أَذَاه أَذَى الله، ويتعلّقُ به حقوق الدين، ونفسه أشرف الأنفُس وأزكاها وأبرُّها، وأبعدُها من كلّ خُلُقٍ مذمومٍ، وأحقُّها بكل خُلُقٍ جميلٍ، ومع هذا فلم يكن يَنتقِم لها، فكيف يَنتقِمُ أحدنا لنفسِه التي هو أعلم بها وبما فيها من الشرور والعيوب، بل الرجل العارف لا تُساوِي نفسُه عنده أن ينتقم لها، ولا قدرَ لها عنده يُوجِبُ عليه انتصارَه لها

[ التاسع ]

: إن أُوذِيَ على ما فعلَه لله، أو على ما أُمِرَ به من طاعتِه ونُهِي عنه من معصيتِه، وجبَ عليه الصبرُ، ولم يكن له الانتقام، فإنّه قد أوذِي في الله فأجرُه على الله. ولهذا لمّا كان المجاهدون في سبيل الله ذهبتْ دماؤهم وأموالُهم في الله لم تكن مضمونةً، فإن الله اشترى منهم أنفسهم وأموالهم، فالثمن على الله لا على الخلق، فمن طلبَ الثمنَ منهم لم يكن له على الله ثمنٌ، فإنه من كان في الله تَلَفُه كان على الله خَلَفُه، وإن كان قد أُوذِي على مصيبة فليَرجعْ باللومِ على نفسِه، ويكون في لَومِه لها شُغْلٌ عن لَومِه لمن آذاه، وإن كان قد أُوذِي على حظّ فليُوطِّن نفسَه على الصبر، فإنّ نيلَ الحُظوظِ دونَه أمرٌ أَمَرُّ من الصَّبر، فمن لم يصبر على حرِّ الهَوَاجر والأمطارِ والثلوج ومشقةِ الأسفارِ ولصوصِ الطريقِ، وإلاّ فلا حاجةَ له في المتاجر
وهذا أمر معلوم عند الناس أنّ مَن صدَقَ في طلب شيء من الأشياء بُدِّل من الصبر في تحصيله بقدر صدقِه في طلبِه

[ العاشر ]

: أن يَشهدَ معيَّهَ الله معه إذا صَبَر، ومحبَّهَ الله له إذا صَبَر، ورِضاه. ومن كان الله معه دَفَع عنه أنواعَ الأذى والمضرَّات مالا يَدفعُه عنه أحدٌ من خلقِه، قال تعالى

 وَاصْبِرُوا إِنَّ اللَّهَ مَعَ الصَّابِرِينَ - سورة الأنفال: 46

وقال تعالى

 وَاللَّهُ يُحِبُّ الصَّابِرِينَ - سورة آل عمران: 146

[ الحادي عشر ]

: أن يَشهد أن الصبرَ نِصفُ الإيمان، فلا يبدّل من إيمانه جَزاءً في نُصرةِ نفسِه، فإذا صَبَر فقد أَحرزَ إيمانَه، وصانَه من النقص، والله يدفع عن الذين آمنوا

[ الثاني عشر ]

: أن يشهد أنّ صبرَه حكمٌ منه على نفسِه، وقَهرٌ لها وغَلَبةٌ لها، فمتَى كانتِ النفسُ مقهورةً معَه مغلوبةً، لم تطمعْ في استرقاقِه وأَسْرِه وإلقائِه في المهالك، ومتى كان مطيعًا لها سامعًا منها مقهورًا معها، لم تزَلْ به حتَّى تُهلِكَه، أو تتداركَه رحمةٌ من ربِّه. فلو لم يكن في الصبر إلاّ قَهرُه لنفسِه ولشيطانِه، فحينئذٍ يَظهرُ سلطانُ القلبِ، وتَثبُتُ جنودُه، ويَفرَحُ ويَقوَى، ويَطْرُد العدوَّ عنه

[ الثالث عشر ]

: أن يعلم أنه إن صبرَ فاللهُ ناصرُه ولابُدَّ، فاللهُ وكيلُ من صَبر، وأحالَ ظالمَه على الله، ومن انتصَر لنفسِه وكلَهُ اللهُ إلى نفسِه، فكان هو الناصر لها. فأينَ مَن ناصرُه اللهُ خيرُ الناصرين إلى مَن ناصِرُه نفسُه أعجز الناصرين وأضعفُه؟

[ الرابع عشر ]

: أن صَبْرَه على من آذاه واحتمالَه له يُوجِبُ رجوعَ خَصْمِه عن ظُلمِه، ونَدامتَه واعتذارَه، ولومَ الناسِ له، فيعودُ بعد إيذائِه له مستحييًا منه نادمًا على ما فعلَه، بل يَصيرُ مواليًا له. وهذا معنى قوله تعالى

 ادْفَعْ بِالَّتِي هِيَ أَحْسَنُ فَإِذَا الَّذِي بَيْنَكَ وَبَيْنَهُ عَدَاوَةٌ كَأَنَّهُ وَلِيٌّ حَمِيمٌ

وَمَا يُلَقَّاهَا إِلَّا الَّذِينَ صَبَرُوا وَمَا يُلَقَّاهَا إِلَّا ذُو حَظٍّ عَظِيمٍ - سورة فصلت: 34-35

[ الخامس عشر ]

: ربّما كان انتقامُه ومقابلتُه سببًا لزيادة شرِّ خصمِه، وقوّةِ نفسِه، وفكرته في أنواع الأذى التي يُوصِلُها إليه، كما هو المشاهَد. فإذا صبر وعفا أَمِنَ من هذا الضرر، والعاقلُ لا يختارُ أعظمَ الضررين بدَفْعِ أدناهما. وكم قد جلبَ الانتقامُ والمقابلةُ من شرٍّ عَجَزَ صاحبُه عن دفعِه، وكم قد ذهبتْ نفوس ورِئاسَات وأموال لَو عفا المظلومُ لبقيتْ عليه

[ السادس عشر ]

: أنّ من اعتادَ الانتقام ولم يَصبِرْ لابُدَّ أن يقعَ في الظلم، فإنّ النفس لا تَقتصِرُ على قدرِ العَدْل الواجب لها، لا علمًا ولا إرادةً، وربما عجزت عن الاقتصار على قدرِ الحقَّ، فإنّ الغضبَ يَخرُجُ بصاحبه إلى حدٍّ لا يَعقِلُ ما يقول ويفعل، فبينما هو مظلوم يَنتظِرُ النَّصْرَ وَالعِز، إذ انقلبَ ظالمًا يَنتظِرُ المقتَ والعقوبةَ

[ السابع عشر ]

: أنّ هذه المَظْلَمةَ التي ظُلِمَها هي سبب إمّا لتكفيرِ سيئتِه، أو رَفْعِ درجتِه، فإذا انتقمَ ولم يَصبِرْ لم تكنْ مُكفِّرةً لسيئتِه ولا رافعةً لدرجتِه

[ الثامن عشر ]

: أنّ عفوَه وصبرَه من أكبر الجُنْدِ له على خَصْمِه، فإنّ من صَبَر وعفا كان صبرُه وعفوه مُوجِبًا لذُل عدوِّه وخوفِه وخَشيتِه منه ومن الناس، فإنّ الناس لا يسكتون عن خصمِه، وإن سَكتَ هو، فإذا انتقمَ زالَ ذلك كلُّه. ولهذا تَجِدُ كثيرًا من الناس إذا شَتَم غيرَه أو آذاه يُحِبُّ أن يَستوفيَ منه، فإذا قابله استراحَ وألقَى عنه ثِقلاً كان يجده

[ التاسع عشر ]

: أنه إذا عفا عن خصمِه استشعرتْ نفسُ خصمِه أنه فوقَه، وأنه قد رَبِحَ عليه، فلا يزال يرى نفسَه دونَه، وكفى بهذا فضلاً وشرفًا للعفو

[ العشرون ]

: أنه إذا عفا وصَفَحَ كانت هذه حسنةً، فتُوَلِّدُ له حسنةً أخرى، وتلك الأخرى تُولِّدُ له أخرى، وهَلُمَّ جَرًّا، فلا تزال حسناتُه في مزيد، فإنّ من ثواب الحسنةِ الحسنة، كما أنّ من عقاب السيئةِ السيئة بعدها. وربَّما كان هذا سببًا لنجاتِه وسعادتِه الأبدية، فإذَا انتقم وانتصرَ زال ذلك ” انتهى

جامع المسائل لشيخ الإسلام ابن تيمية - 1/ 168 – 174

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 14:42
Jugement de prendre les subventions des gouvernements mécréants (audio-vidéo)

Questionneur :

 

Je suis musulman, je réside en France et le gouvernement français octroie des subventions pour les résidents, comme les subventions familiales, le chômage et autres.

 

Nous est-il permis de prendre ces subventions ?

 

Réponse :

 

Il est permis de les prendre si la personne est dans e besoin.

 

Publié par Adam Ibn Adam

Cheikh ‘Abdel Mouhsin Ibn Hamed Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبدالمحسن بن حمد العبَّاد البدر

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 12:56
La femme qui répond au «salâm» d'un homme qui n'est pas son mahram (audio)

Question n°4 :

 

Question d'une soeur qui demande : 

 

Qu'Allâh vous fasse miséricorde, Âmîn.

 

Concernant la femme quel est le jugement de répondre au salâm à un homme qui n'est pas son mahram ? 

 

Bâraka Llâhu fykoum yâ sheykh, c'est à dire dans la rue ou dans l’allée (me semble t-il vous en aviez déjà parlé dans un des cours).

 

Tafaddal ya sheykh wa djazaakaLlahu kheyran.

 

Réponse :

 

Donc je dis, en principe ce n'est pas la femme qui commence, ce n'est pas la femme qui commence.

 

Mais si quelqu'un commence, les savants ont dit, alors dans ce cas, elle est obligée de répondre sauf s'il y a fitna.

 

Certains ont dit, si il y a fitna ; Elle a peur de la fitna pour elle et également pour l'autre, qu'elle réponde pas.

 

Mais si elle est loin de la fitna, elle sait qu'elle a l'habitude d'y répondre, c’est juste un voisin ou quelqu'un d'âgé ou quelqu'un de très jeune ou quelqu'un,... Il n'y a aucun mal à y répondre بإذن الله تعالى.

 

Question posée par Bint Uthman - Gérante du site Dourouss As Salafiyatt

Le samedi 19 Safar 1438 - 19 Novembre 2016 

Questions/Réponses Paltalk «Lecture du Kitab Les Trois Fondements»

 Publié par telegram.me/dourousssalafiyatt

 

Cheikh Abou Abdillah Mohamed Tchalabi Al Djazairy - الشيخ أبو عبد الله محمد تشلابي

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 02:35
Concernant la salutation «Salâm» via textos, messages, ...

Parmi les affaires importantes dont on a besoin à cette époque en raison de la diffusion des moyens de communication modernes, c’est que comme il est obligatoire chez les savants de répondre à la salutation verbale il est aussi obligatoire de répondre à la salutation écrite et beaucoup de gens ne sont pas conscients de cela.

 

Lorsqu’ils lisent un message sur le portable, ils le lisent directement sans répondre à la salutation alors que la Sunnah et ce qui est obligatoire c’est de répondre à la salutation lorsque tu lis le message.

 

Si un frère t’envoie un message (disant) : "Y a-t-il cours" ?

 

Toi lorsque tu lis le message tu dis (la réponse à) la salutation.

 

Tu lis : "As-Salâm ‘alaykoum", puis tu dis : "Wa ‘alaykoumou as-salâm wa rahmatoullâhi wa barakâtouh".

 

Et telle était la manière de faire des pieux prédécesseurs qui, lorsqu’un message leur arrivait et qu’ils lisaient : "Salâmoun ‘alayka", ils disaient : "Wa ‘alaykoumou as-salâm wa rahmatoullâh".

 

Donc, on répond à la salutation écrite comme on répond à la salutation verbale.

 

Il n’y a donc pas différence entre les deux.

 

Et ce n’est pas une condition que la réponse soit écrite, s’il répond de manière verbale cela suffit.

 

Il n’est pas obligatoire de répondre de manière écrite à une salutation écrite.

 

Il répond par une salutation verbale et cela suffit.

 

Et cela fait partie des problématiques que beaucoup de gens vivent avec les chouioukh (les gens de science) et il se peut que certains l’utilisent même comme une ruse et disent que la réponse à la salutation est obligatoire et disent Moi je lui ai envoyé un message sur le portable ou autre parmi les moyens de communication disant : "As-salâm ‘alaykoum" puis il attend la réponse.

 

Et peut-être qu’il se ne reçoit pas de message écrit, il blâme (le cheikh) disant : "Tu n’as pas répondu à la salutation".

 

Alors que lui n’est pas conscient du fait qu’il n’est pas obligatoire de répondre à la salutation de manière écrite.

 

S’il lit le message dans lequel il est écrit : "As-salâm ‘alaykoum" et dit : "Wa ‘alaykoumou as-salâm", il se sera acquitté de l’obligation et il aura répondu à la salutation et donc il n’est pas obligatoire de répondre de manière écrite et donc que cela soit su maintenant. 

 

Source : Audio d’Algérie de Cheikh Khâlid Hammoudah qu’Allah le préserve

Traduit par Mehdi Abou ‘Abdir-Rahmân 23-08-16 - @mehdimaghribi

Cheikh Khâled Hamoûda - الشيخ خالد حمودة

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 13:00
Que veut dire : «Le fait d’être lésé dans son intégrité morale»

Question :

 

A propos du hadith de l'Envoyé d'Allâh صلى الله عليه وسلم :  

 

"Que celui qui aura été lésé par un frère dans son argent ou dans son intégrité morale, demande compensation ce jour."

 

Nous savons bien ce que c’est que d’être "lésé dans son argent" ; C’est que quelqu’un s'approprie injustement des biens d’autrui, par le vol, ou autre.

 

Allâh en sait mieux.
 

Mais, qu’est-ce qu’on entend par le fait d’être lésé dans son intégrité morale ?

 

Comment se fait-il que l’on voie ses mauvaises actions étalées, après qu’Allâh les ait cachées ?

 

Qu'en est-il alors des effets néfastes ainsi engendrés et qui touchent à la personne ayant fait l’objet de la médisance, et sur sa famille qui sera bouleversée.

 

Il y a un hadith que je ne connais pas par cœur qui dit :  

 

"Quiconque se couvrant ou couvrant les secrets se son frère, Allâh le couvrira jusqu'au jour de la Résurrection"

 

Prière de nous expliquer ce hadith (mentionné plus haut) .

 

Réponse :

 

La lésion contre l’intégrité morale consiste à médire, à diffamer et à calomnier injustement une personne musulmane, selon cette parole du Prophète صلى الله عليه وسلم :  

 

"Est illicite pour tout musulman le sang, les biens et l'honneur d'un musulman"

 

Et, sa parole, صلى الله عليه وسلم :

 

"Sachez que votre vie, vos biens et votre honneur, sont aussi sacrés que votre jour, votre pays et votre mois où vous vous trouvez à présent"

 

Ainsi, si la personne lésée refuse de pardonner le mal qu’on lui a infligé, dans le monde d’ici-bas, alors, le malfaiteur sera puni, au jour du Jugement Dernier, en voyant ses bienfaits retranchés pour être ajoutés au compte de sa victime.

 

D’ailleurs, si le malfaiteur est incapable d'acquérir le pardon auprès de celui dont il a médit, ou qu'il a calomnié, il devra donc évoquer ses vertus auprès des gens qui ont assisté aux réunions où il médisait de lui, tout en se repentant définitivement et sincèrement auprès d'Allâh.

 

Ainsi, il peut espérer qu’Allâh lui pardonne.


Qu'Allâh vous accorde la réussite et que les prières et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons. .

 

(Numéro de la partie: 26, Numéro de la page: 19)

La Fatwa numéro (17688)

 Publié par alifta.net

 

المراد بمظلمة العرض
س : حديث رسول الله صلى الله عليه وسلم

 من كان له مظلمة عند أخيه من مال أو عرض فليتحللها اليوم

 ، فمظلمة المال معروفة لدينا، وهي: أخذ المال من أخيه بغير حق، من سرقة أو خلاف ذلك، والله أعلم
أما مظلمة العرض: من أي ناحية تعني هذه الكلمة؟ وكيف بعد أن ستره الله يكشف ستره، وما يرتب بعد ذلك من الضرر
الذي يلحق به، والمفعول بها، وتشتيت الأسرة. ويوجد حديث ولا أحفظه هو:  من ستر نفسه أو أخيه ستره الله يوم القيامة أفيدونا بشرح هذا الحديث

ج : المظلمة في العرض تشمل: الغيبة، والنميمة، والقدح في المسلم بغير حق؛ لقوله صلى الله عليه وسلم

 كل المسلم على المسلم حرام: دمه وماله وعرضه

 وقوله صلى الله عليه وسلم

 إن دماءكم وأموالكم وأعراضكم عليكم حرام، كحرمة يومكم هذا، في بلدكم هذا، في شهركم هذا

 ، فـإذا لم يسامح المظلوم في الدنيا فإنه يقتص له يوم القيامة من حسنات الظالم، فإذا لم يستطع استسماح أخيه عما حصل من الغيبة والنميمة فإنه يذكره بالصفات الطيبة التي يعلمها منه في المجـالس التي كـان يغتابه فيها، مـع التوبة إلى الله التوبة النصوح، وبذلك يرجى له من الله العفو
وبالله التوفيق، وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم

(الجزء رقم : 26، الصفحة رقم: 19)

الفتوى رقم - 17688

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 21:19
Celui qui aime les actes d’un peuple

Celui qui aime les actes d’un peuple est comme celui qui les commet.

 

Si c’est du bien, il aura la même récompense qu’eux, et si c’est du mal, il endossera le même fardeau et péché qu’eux - et qu’Allâh nous en préserve.

 

De la même la manière, il est rapporté que celui qui souhaite être comme un savant, qui enseigne le bien aux gens, aura la même récompense que lui.

 

Et celui qui désire être comme la personne riche qui dépense ses biens sur le chemin d’Allâh, aura la même récompense du fait de sa bonne intention.

 

Il en est de même pour ce qui s’y oppose.

 

Celui qui souhaite être comme un criminel et le pêcheur sera complice dans le péché, ou qui souhaite et valide leurs idées, sera considéré comme eux, même s’il n’accomplit pas leurs actes, mais juste parce qu’il admet leurs idées et penche vers eux.

 

Les gens doivent craindre la destruction sans le savoir en ces moments de troubles et de discordes.

 

Tu ne dois dire que le bien, sinon garder le silence. 


إتحاف القاري بالتعليقات على شرح السنة - 2/113-114

Publié par manhajulhaqq.com

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 18:39
Réfutation des takfiris : Les rois du Maghreb demandaient par nécessité, l'aide des mécréants contre les musulmans

Les rois du Maghreb ont eu besoin de prendre des soldats dans cette nation habituée à la fermeté dans l'attaque, ce sont les Francs, de laquelle ils organisent leurs rangs près d'eux.

 

Ceci, malgré que cela soit demander l'aide des mécréants.

 

Ils ont négligé cela à cause de la nécessité que nous t'avons montré qui est la crainte de la fuite des rangs (proches) du gouverneur.

 

Les Francs ne connaissent que la fermeté dans cela car leur habitude dans le combat est l'attaque.

 

Ils sont donc plus aptes à cela que d'autres, malgré que les rois du Maghreb ne font cela que dans la guerre avec les arabes et les berbères, pour les obliger à leur obéir.

 

Quant au jihad, ils ne s'aident pas d'eux par crainte de leur ruse contre les musulmans.

 

Cela est la réalité de notre époque et nous t'avons montré sa cause.

 

Allâh est savant de toute chose.

 

Tarikh Ibn Khaldoun 1/338

Traduit et publié par Dévoilement des sectes - @antiHizbis

فاحتاج الملوك بالمغرب أن يتّخذوا جندا من هذه الأمّة المتعوّدة الثّبات في الزّحف وهم الإفرنج ويرتّبون مصافّهم المحدق بهم منها هذا على ما فيه من الاستعانة بأهل الكفر. وإنّهم استخفّوا ذلك للضّرورة الّتي أريناكها من تخوّف الإجفال على مصافّ السّلطان والإفرنج لا يعرفون غير الثّبات في ذلك لأنّ عادتهم في القتال الزّحف فكانوا أقوم بذلك من غيرهم مع أنّ الملوك في المغرب إنّما يفعلون ذلك عند الحرب مع أمم العرب والبربر وقتالهم على الطّاعة وأمّا في الجهاد فلا يستعينون بهم حذرا من ممالأتهم على المسلمين هذا هو الواقع لهذا العهد وقد أبدينا سببه والله بكلّ شيء عليم

الكتاب : ديوان المبتدأ والخبر في تاريخ العرب والبربر ومن عاصرهم من ذوي الشأن الأكبر

المؤلف : عبد الرحمن بن محمد بن محمد، ابن خلدون أبو زيد، ولي الدين الحضرمي الإشبيلي

Abd Ar-Rahman Ibn Khaldoûn al-Hadramy - عبد الرحمن بن محمد ابن خلدون الحضرمي

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 17:54
Patiente sur les nuisances de ton frère !

"Celui qui n'accepte pas de patienter sur les nuisances de son frère n'aura jamais un vrai frère." 

 

من لا يرضى الصبر على أذى أخيه لا ينال أخا حقيقيا

 

Traduit par Abou Zayd Abdullah Mayer

 

Cheikh Ahmed As-Subay'i - الشيخ أحمد السبيعي

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 16:41
Le comportement à adopter avec les non-musulmans lors de certaines occasions

Question :

 

Comment devons-nous nous comporter avec les chrétiens qui nous sont associés au travail et avec ceux qui avoisinent nos maisons ?

 

Réponse : 

 

Comportez-vous, avec eux, de la manière dont ils se comportent avec vous.

 

Cela fait certes partie de l'équité qu'Allâh Le Très-Haut a ordonné.

 

Le Très-Haut a dit (traduction rapprochée) : 

 

«En vérité, Allâh ordonne l’équité, la bienfaisance et la libéralité envers les proches» (sourate Annahl, verset 90)

 

Et il n'y a pas de mal à être bienfaisant avec eux afin de leur faire aimer l'Islam (ndt: seulement), et non pas par affection, ni proximité avec eux, conformément à la parole du Très-Haut (traduction rapprochée) : 

 

«Allâh ne vous interdit pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allâh aime les équitables» (sourate al Moumtahana, verset 8)

 

Par contre, il ne nous est pas permis d'éprouver de l'affection envers eux et de les soutenir, selon la parole du Très-Haut (traduction rapprochée) :  

 

«Tu n'en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Allâh et au Jour dernier, qui prennent pour amis ceux qui s'opposent à Allâh et à Son Messager» (sourate al Moujaadalah, verset 22)

 

Et (également) la parole du Très-Haut (traduction rapprochée) : 

 

«Ô vous qui avez cru! Ne prenez pas pour alliés Mon ennemi et le vôtre, leur offrant l'amitié, alors qu'ils ont nié ce qui vous est parvenu de la vérité» (sourate al Moumtahana, verset 1)

 

Et Sa parole (traduction rapprochée) : 

 

«Ô les croyants! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens» (sourate al Maa'idah, verset 51)

 

Quant à les féliciter : S'il s'agit d'occasions religieuses propres à eux, nul doute alors que ceci est illicite car il en découle l'agrément de la mécréance dans laquelle ils sont, le fait de les y maintenir (ndt: sur cette mécréance) et d'égayer leurs cœurs par cela. 

 

Et s'il s'agit d'occasions non-religieuses, à l'instar de l'acquisition d'une fortune ou de la naissance d'un enfant, il n'y aura alors pas de mal pour ce qu'il y a comme équité et clémence, si eux-mêmes nous y félicitent.

 

Autrement, ne les félicite pas sauf si leur délaissement (ndt: des félicitations) engendrerait une nuisance à notre égard. 

 

Quant au fait de leur présenter nos condoléances, présentons-les leur s'ils font de même avec nous pour ce que cela contient comme équité et clémence.

 

Cependant, il est convenable que nos condoléances soient une clé afin de les exhorter et les appeler à l'Islam. 

 

Majmou3 al fataawaa, t.25, p.496.

Traduit et publié par l'équipe al Miirath : @al_miirath


س١٣٥:سئل فضيلة الشيخ- رحمه الله-: كيف نعامل النصارى المشاركين لنا في العمل والمجاورين لنا في المنازل؟

فأجاب بقوله: تعاملوهم بمثل ما يعاملونكم، فإن هذا من العدل الذي أمر الله تعالى به، قال تعالى

إِنَّ اللَّهَ يَأْمُرُ بِالْعَدْلِ وَالْأِحْسَانِ وَإِيتَاءِ ذِي الْقُرْبَى- سورة النحل، الآية: ٩٠

ولا بأس بالإحسان إليهم تأليفًا لهم على الإسلام لا توددًّا وتقربًّا إليهم لقول الله تعالى 

لا يَنْهَاكُمُ اللَّهُ عَنِ الَّذِينَ لَمْ يُقَاتِلُوكُمْ فِي الدِّينِ وَلَمْ يُخْرِجُوكُمْ مِنْ دِيَارِكُمْ أَنْ تَبَرُّوهُمْ وَتُقْسِطُوا إِلَيْهِمْ إِنَّ اللَّهَ يُحِبُّ الْمُقْسِطِينَ -  سورة الممتحنة، الآية: ٨
وأما مودتهم وموالاتهم فلا يحل لنا ذلك لقوله تعالى

لا تَجِدُ قَوْماً يُؤْمِنُونَ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآخِرِ يُوَادُّونَ مَنْ حَادَّ اللَّهَ وَرَسُولَهُ -  سورة المجادلة، الآية: ٢٢

وقوله تعالى

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لا تَتَّخِذُوا عَدُوِّي وَعَدُوَّكُمْ أَوْلِيَاءَ تُلْقُونَ إِلَيْهِمْ بِالْمَوَدَّةِ وَقَدْ كَفَرُوا بِمَا جَاءَكُمْ مِنَ الْحَقِّ - سورة الممتحنة، الآية: ١

وقوله

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لا تَتَّخِذُوا الْيَهُودَ وَالنَّصَارَى أَوْلِيَاءَ - سورة المائدة، الآية: ٥١

وأما تهنئتهم فإن كانت لمناسبات دينية عندهم فهذا حرام بلا شك؛ لأنه يتضمن الرضا بما هم عليه من الكفر، وتثبيتهم عليه، وإدخال السرور عليهم به، وإن كانت لمناسبات غير دينية كحصول
مال أو ولد فلا بأس به إذا كانوا يفعلون ذلك بنا لما فيه من العدل والإنصاف، وإلا فلا تهنئهم به إلا أن يتضمن ترك ذلك إضرارًا بنا
وأما تعزيتهم فنعزيهم إذا كانوا يعزوننا لما فيه من العدل والإنصاف، لكن ينبغي أن تكون تعزيتنا مفتاحًا لوعظهم ودعوتهم للإسلام

مجموع فتاوى الشيخ ابن عثيمين رحمه الله ج٢٥ ص٤٩٦
 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 14:28
Tu aimes un homme qui n'est pas de tes proches...

Tu aimes un homme qui n'est pas de tes proches, qui n'est pas de tes voisins avec lesquels vous vous entraidez dans vos propres intérêts, mais un homme qui est loin de ton foyer, loin de ta filiation.

 

On t'a informé qu'il était sur la sunnah, alors tu l'aimes en Allâh.

 

Si tu atteins ce niveau, alors tu es un croyant.

 

Fathou ar-rahîm - p 59

Traduit par Abdelmalik Abou Adam 

Publié par @Lesreperesdelasunnah

 ﻗــﺎﻝ ﺍﻟﻌﻼﻣﺔ ﺍﻹﻣﺎﻡ ﺃﺣﻤﺪ ﺑﻦ ﻳﺤﻴﻰ ﺍﻟﻨﺠﻤﻲ ﺭﺣﻤﻪ ﺍلله

ﺗﺤﺐ ﺍﻟﺮﺟﻞ ﺍﻟﺬﻱ ﻻ ﻳﻘﺮﺑﻚ ﻓﻲ ﺍﻟﻨﺴﺐ ، ﻭﻻ ﻣﻦ ﺟﻴﺮﺍﻧﻚ ﺍﻟﺬﻳﻦ ﺗﺘﻌﺎﻭﻥ ﻣﻌﻬﻢ، ﻭﻳﺘﻌﺎﻭﻧﻮﻥ ﻣﻌﻚ ﻋﻠﻰ ﺟﻠﺐ ﺍﻟﻤﺼﺎﻟﺢ ﺍﻟﻤﺸﺘﺮﻛﺔ ﺑﻴﻨﻜﻢ، ﻭﻟﻜﻨﻪ ﺭﺟﻞ ﺑﻌﻴﺪ ﻋﻨﻚ ﻓﻲ ﺍﻟﺪﺍﺭ ، ﺑﻌﻴﺪ ﻋﻨﻚ ﻓﻲ ﺍﻟﻨﺴﺐ، ﻳﺒﻠﻐﻚ ﻋﻨﻪ ﺑﺄﻧﻪ ﺻﺎﺣﺐ ﺳﻨﺔ، ﻓﺘﺤﺒﻪ لله ، ﺇﺫﺍ ﺑﻠﻐﺖ ﺇﻟﻰ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﺤﺪ ؛ ﻓﺄﻧﺖ ﻣﺆﻣﻦ

ﻓﺘﺢ ﺍﻟﺮﺣﻴﻢ ﺍﻟﻮﺩﻭﺩ 59

 

 

Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi - الشيخ أحمد بن يحيى النجمي

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة