375 articles avec communaute musulmane - أُمَّة

Des ambiguïtés concernant la révolte contre le gouverneur injuste suivi de leurs réponses (dossier)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Des ambiguïtés concernant la révolte contre le gouverneur injuste suivi de leurs réponses (dossier)

Louange à Allâh seul, et que la prière et le salut soit sur celui dont il n'y a pas de prophète après lui, notre prophète Mohamed صلى الله عليه وسلم.

 

Ceci est un début dans le groupe «Ahl al Hadith wa al-Athar» dans lequel nous citerons certaines ambiguïtés sur le fait de sortir contre le gouverneur injuste, ainsi que les réponses à celles-ci.

Ce premier écrit concernera 4 ambiguïtés avec leurs réponses,

qui sont les suivantes 

 

1ère ambiguïté :

 

Leur argumentation avec la parole d'Allâh (traduction rapprochée) : «et ceux qui, atteints par l'injustice, ripostent.» (42 /39) et Sa parole (traduction rapprochée) : «Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale» (2/194), ainsi que Sa parole (traduction rapprochée) : «La sanction d'une mauvaise action est une mauvaise action [une peine] identique» (42/40), et tous versets allant dans le même sens.

 

2ème ambiguïté :

 

Leur argumentation avec le hadith rapporté par Mouslim, d'après Abou Sa'ïd Al-Khudri le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit : «Quiconque parmi vous voit un mal, alors qu'il le change de sa main, s'il ne peut pas, alors de sa langue, s'il ne peut pas, alors de son cœur et cela est le plus bas degrés de la foi».

Ils ont dit : Ceci prouve la permission de changer le mal de sa main, et ce même lorsque cela concerne le Sultan, si l'on en a la capacité.

 

3ème ambiguïté :

 

Leur argumentation avec le hadith : «Il y aura des émirs après moi qui diront ce qu'ils ne feront pas, et feront ce qu'il ne leur a pas été commandé, quiconque donc, les combattra de sa main sera croyant, et quiconque les combattra de sa langue sera croyant.»

 

4ème ambiguïté :

 

Ils ont dit : «La révolte contre les gouverneurs injustes est la voie de certains prédécesseurs».

La réponse à ces ambiguïtés

 

La 1ère ambiguïté :

 

Ces versets ont été détaillés par les textes concernant les gouverneurs injustes qui prouvent l'interdiction de sortir contre eux.

Le savantissime Ach-Chawkânî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit :

«Sa parole : «et même si ton dos est frappé et que tes biens sont pris, écoute et obéis» prouve l'obligation d'obéir aux émirs, et ce même s'ils ont atteint un seuil de tyrannie et d'injustice au point de frapper ceux sous leur tutelle et de prendre leurs biens.

Cela vient donc donner des spécificités à la généralité des paroles d'Allâh (traduction rapprochée) : «Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale» et (traduction rapprochée) «La sanction d'une mauvaise action est une mauvaise action [une peine] identique»

[Nayr Al Awtâr (7/207), édition : Dar Al Hadith - Égypte]

2ème ambiguïté :

 

Le très savant Ach-Chawkânî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit :

«Sa parole : «celui qui a un dirigeant qu'il voit faire quelque chose de la désobéissance d'Allâh, alors qu'il déteste ce qu'il fait de désobéissance d'Allâh, mais qu'il ne retire jamais sa main de son obéissance», il y a en cela une preuve que celui qui déteste avec son cœur ce que fait le Sultan comme désobéissances, cela lui suffit et il ne lui est pas obligatoire d'en faire plus.»

[Nayr Al Awtâr (7/206)]

 

Il a aussi dit (qu'Allâh lui fasse miséricorde) :

«Ceux qui disent qu'il est obligatoire de sortir contre les gouverneurs injustes, de lutter et combattre contre eux à l'épée, ceux-là ont argumenté avec des généralités du livre et de la sounnah concernant l'obligation d'ordonner le convenable et d'interdire le blâmable.

Et il n'y a aucun doute que les hadiths que l'auteur, ainsi que moi-même, avons cité dans ce chapitre, sont plus précis que ces généralités, et ils contiennent de nombreux sens comme le sait toute personne proche de la science de la sounnah.»

3ème ambiguïté :

 

Leur argumentation avec ce qu'a rapporté ibn Hibbân dans son ''Sahîh'' ''chapitre : ''Attribuer le nom de la foi à celui qui possède une caractéristique de celle-ci'' (numéro: 177) et authentifié par Al Albani dans ''At-Ta3liqât al hassân 3alâ sahîh ibn Hibbân'' (numéro : 177).

3atâ' ibn yasâr (qui était le juge de Médine) a dit :

«J'ai entendu ibn Mas3ûd dire : Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :

«Il y aura des émirs après moi qui diront ce qu'ils ne feront pas, et feront ce qu'il ne leur a pas été commandé, quiconque donc, les combattra de sa main sera croyant, quiconque les combattra de sa langue sera croyant, et quiconque les combattra de son cœur sera croyant, point de foi après cela».

3Atâ' a dit : Lorsque j'ai entendu de lui le hadith, je suis allé voir Abdullah ibn Omar et l'en ait informé.

Il a alors dit : Ramène ibn Mas3ûd (il a dit cela comme si le hadith était falsifié).

3Atâ répondit : Il est malade, qu'est-ce qui t’empêche d'aller le voir ?

Ibn Omar dit : Alors viens le voir avec nous. 3Atâ dit : Je suis donc parti avec lui. Puis il le questionna sur ce dont il se plaint (concernant sa maladie), et ensuite sur le hadith.

Après cela, Abdullah ibn Omar sortit plein de regret en disant : Ibn Umm 3abd (ibn Mas3ûd) ne ment pas sur le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم.»

 

Ils ont dit : Ibn Rajab (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit :

«Et cela est une preuve concernant le combat contre les émirs par la main».

[Jâmi3 al 3ulûm wa l-hikam (2/248)]

 

Et notre Cheikh Abdulaziz Ar-Râjihî (Qu'Allâh le préserve) a dit :

«Il y a dans cela, que fait partie de la foi, le combat contre les émirs par la langue et la main, et que réprouver le blâmable fait partie de la foi».

[Charh sahîh ibn Hibbân]

 

La réponse à cela se fait en plusieurs points :

 

1er point :

 

Le hadith est rapporté par Muslim d'après Abi Râfi3, selon Abdullah ibn Mas3ûd, le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :

«Allâh n'a envoyé aucun prophète à une communauté, avant moi, sans qu'il n'ait de sa communauté des apôtres et des compagnons qui se conforment à sa sounnah et suivent son ordre. Ils seront ensuite succédés par des gens qui disent ce qu'ils ne font pas, et qui font ce qui ne leur a pas été ordonné.

Quiconque donc, les combattra de sa main sera croyant, quiconque les combattra de sa langue sera croyant, et quiconque les combattra de son cœur sera croyant, et il n'y a pas après ça ne serait-ce qu'une graine de moutarde de foi»

Abou Râfi3 a dit : Je l'ai cité à Abdullah ibn Omar et il l'a réprouvé.

Ensuite ibn Mas3ûd est arrivé et s'est installé à Qanât.

Abdullah ibn Omar m'a alors demandé de l'accompagner pour le visiter, je l'ai donc suivi.

Et lorsque nous nous sommes assis, j'ai questionné ibn Mas3ûd concernant ce hadith, il me l'a donc cité comme je l'ai cité à ibn Omar.

 

Et Sâlih a dit : «Il a certes été cité de la même manière d'après Abi Râfi3. Et Abu Bakr ibn ishâq ibn mohamed me l'a cité (comme suit) : Ibn Abi Mariam nous a informé que Abdulaziz ibn Mohamed a dit que Al Hârith ibn Al Fudayl Al KhaTmî l'a informé d'après Ja3far ibn Abdillah ibn Al Hakam, d'après Abdurrahmân ibn Al Miswar ibn Makhramah, d'après Abu Râfi3 l'affranchi du prophète صلى الله عليه وسلم, d'après Abdullah ibn Mas3ûd, le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم a dit : «Il n'y a pas eu de prophète sans qu'il n'y est eu avec lui des apôtres qui suivent sa guidée et se conforment à sa sounnah...» (le hadith)».

Excepté qu'il n'a pas cité la venue d'ibn Mas3ûd et sa rencontre avec ibn Omar.

 

Et il n'y a pas, dans la version de l'imam Muslim, l'évocation des émirs, mais cela est venu seulement dans la version de l'imam Ahmed, dans son Musnad.

Et il n'y a pas été cité : «Quiconque donc, les combattra de sa main sera croyant, quiconque les combattra de sa langue sera croyant, et quiconque les combattra de son cœur sera croyant, et il n'y a pas après ça ne serait-ce qu'une graine de moutarde de foi».

Mais au contraire, l'imam Ahmed a réprouvé cette version, comme nous le trouvons dans ''Masâ'il Al imam Ahmed riwâyatu Abi Dâwud As-Sajistânî''.

L'imam Abu Dâwud (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit : «J'ai entendu l'imam Ahmed citer un hadith de Sâlih ibn Kaysân d'après Al Hârith ibn Al Fudayl Al KhaTmî, d'après Ja3far ibn Abdillah ibn Al Hakam, d'après Abdurrahmân ibn Al Miswar ibn Makhramah, d'après Abu Râfi3, d'après Abdullah ibn Mas3ûd, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : «Il y aura des émirs qui disent ce qu'ils ne font pas, quiconque donc, les combat de par sa main».

L'imam Ahmed a dit : «Ce Ja3far est en fait Abu Abdelhamîd ibn Ja3far, et Al Hârith ibn Al Fudayl n'est pas loué pour son hadith».

Et cette parole ne correspond pas à celle d'ibn Mas3ûd qui a dit : «Le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم a dit : «Patientez jusqu'à ce que vous me rencontriez... (jusqu'à la fin du hadith)».

Et ceci est ce qu'a cité Ahmed dans son Musnad : «D’après Abi Râfi3 qui a dit : ibn Mas3ûd m'a informé que le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :

«Il n'y a certes jamais eu de prophète sans qu'il n'ait eu des apôtres parmi ses compagnons, ainsi que des compagnons qui suivent ses traces et se conforment à sa guidée.

Viendra ensuite après cela, des émirs qui divergeront, ils diront ce qu'ils n’appliqueront pas et feront ce qui ne leur a pas été ordonné».

 

2ème point :

 

Les hadiths sont venus avec l'ordre de patienter sur les dirigeants, et ce même s'ils sont dans un plus mauvais état que celui-ci.

 

1er hadith :

 

Rapporté par Muslim, d’après Umm Salamah l'épouse du prophète صلى الله عليه وسلم, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

«Viendront après moi des émirs dont vous agréerez certaines choses et en réprouverez d’autres. Celui donc qui déteste cela s’est innocenté, et celui qui les réprouve est préservé, mais [le péché] ne touche que celui qui les agrée et les suis.»

Les Compagnons dirent : «Ô Messager d’Allâh, Ne devons-nous pas les combattre ?»

Il répondit : «Non, tant qu’ils accomplissent la prière.» C-a-d celui qui déteste et réprouve par son coeur.

 

2ème hadith :

 

Rapporté par Muslim, Muslim ibn QaraDhah le cousin de 3awf ibn Mâlik Al Achja3iy a dit: j’ai entendu 3awf ibn Mâlik Al Achja3iy dire : J’ai entendu le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم dire :

«Les meilleurs de vos gouverneurs sont ceux que vous aimez et qui vous aiment, ceux pour qui vous invoquez et qui invoquent pour vous.

Et les plus mauvais de vos gouverneurs sont ceux que vous détestez et qui vous détestent , ceux que vous maudissez et qui vous maudissent».

Nous avons dit : Ô Messager d'Allâh ! Ne devrions nous pas les combattre lorsque cela arrivera ?

Le prophète صلى الله عليه وسلم répondit : «Non ! Tant qu'ils accomplissent la prière, Non ! Tant qu'ils accomplissent la prière. N’est-ce pas que celui qui voit son dirigeant commettre une désobéissance à Allâh doit détester cette désobéissance et ne pas enlever une main de l'obéissance (à son gouverneur)».

 

Ibn Jâbir a dit : «J’ai dit à Ruzayq lorsqu’il m’a cité ce hadith : Par Allâh, Ô Aba Al Miqdâm t’a-t-on rapporté cela ou bien l’as-tu entendu de Muslim bn Qaradhah qui a dit : J’ai entendu 3awf dire : J’ai entendu le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم dire. Il s’est alors agenouillé en direction de la Qibla et a dit: Oui, par Allâh dont nulle divinité n’est digne d'être adorée si ce n’est Lui, je l’ai certes entendu de Muslim bn Qaradhah qui a dit : J’ai entendu 3awf bn Mâlik dire : J’ai entendu le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم.»

 

3ème hadith :

 

Rapporté par At-tirmidhi et authentifié par Al Albâni, d’après Ziyâd ibn Kusayb Al 3adawi qui a dit :

«J’étais avec Abu Bakrah devant le minbar de Ibn 3Âmir alors que celui-ci faisait son sermon ; il portait un vêtement léger.

Abou Bilal s’écria alors : Regardez notre gouvernant ! Il porte des vêtements de pervers !

Abou Bakrah lui répondit : Tais-toi ! J’ai entendu le Messager de d’Allâh صلى الله عليه وسلم dire : «Celui qui rabaisse le gouvernant qu’Allâh a placé sur terre, Allâh le rabaissera.»»

 

4ème hadith :

 

Rapporté par ibn Abi 3âsim dans “As-Sunnah” et authentifié par Al Albâni, d’après Churayh bn 3ubayd qui a dit : 3iyâd bn Ghanm a dit à Hichâm bn Hakîm : N’as-tu pas entendu la parole du Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم :

«Celui qui veut conseiller le dirigeant, qu'il ne le fasse pas en public mais qu'il le prenne plutôt par la main et qu'il s'isole avec lui. S'il accepte son conseil ceci est l'objectif et s'il refuse alors il aura accompli ce qui lui incombe.»

 

5ème hadith :

 

Rapporté par Muslim, Abu Dharr a dit :

«Mon grand ami - le prophète صلى الله عليه وسلم - m'a recommandé d'écouter et d'obéir même si le dirigeant est un esclave aux membres amputés.»

 

6ème hadith :

 

Rapporté par et Muslim, d’après Abu Hurayrah, le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :

«Tu dois écouter et obéir dans ta gêne comme dans ton aisance, dans ce que tu aimes et dans ce que tu détestes, quand même tu es lésé dans le partage.»

 

7ème hadith :

 

Rapporté par Al Bukhâri et Muslim, d’après Abu Hurayrah, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

«Celui qui m'obéit obéit à Allâh et celui qui me désobéit a désobéi à Allâh. Celui qui obéit à son dirigeant m'a obéi et celui qui désobéit à son dirigeant m'a désobéi.»

 

8ème hadith :

 

Rapporté par Al Bukhâri et Muslim, d’après ibn 3omar, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

«Le musulman doit écouter et obéir dans ce qu'Il aime et ce qu'Il n'aime pas. Sauf si on lui commande de faire un péché, car si on lui commande de faire un péché, il n'y a ni écoute ni obéissance.»

 

9ème hadith :

 

Rapporté par Muslim, d’après Nâfi3 qui a dit: Abdullah ibn Omar est allé voir Abdullah ibn Mutî3 lorsque l’affaire d’Al Harrah était ce qu’elle était, à l’époque de Yazîd ibn Mu3âwiyah. Ibn Mutî3 a dit : Posez un coussin pour Abi Abderrahmân. Ibn 3omar répondit : Je ne suis pas venu à toi pour m'asseoir, mais pour te citer un hadith que j’ai entendu du Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم. J’ai entendu le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم dire :

«Celui qui cesse d’obéir (au gouverneur) rencontrera Allâh au Jour de la Résurrection sans aucun argument pour lui ; et celui qui meurt sans être soumis à un serment d’allégeance meurt d’une mort antéislamique.»

 

10ème hadith :

 

Rapporté par Al Bukhari et ibn Mâjah, d’après ibn 3abbâs, le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :

«Ecoutez et obéissez même si on vous a mis pour gouverneur un esclave éthiopien dont la tête est telle un raisin sec.»

 

11ème hadith :

 

Rapporté par Al Bukhari et Muslim, d’après ibn 3abbâs, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

«Celui qui déteste une chose de son émir, qu’il patiente, car quiconque sort de l'obéissance du Sultan ne serait-ce d’un empan mourra d’une mort anté-islamique.»

 

12ème hadith :

 

Rapporté par Al Bukhari et Muslim, d’après ibn Mas3ûd, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

«Viendra des émirs qui prendront de vous leur droit et vous refuseront votre droit.»

Il dirent : «Que nous ordonnes-tu alors, Ô Messager d’Allâh ?»

Il dit : «Accordez-leur leur droit, et demandez à Allâh le vôtre.»

 

13ème hadith :

 

Muslim rapporte d’après 3alqamah bn wâ’il al Hadramiy d’après son père qui a dit : Salamah bn yazîd al Ju3fiy a questionné le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم et lui a dit :

«Ô Prophète d’Allâh, si nous sommes gouvernés par des émirs qui nous demandent ce qui leur revient de droit et nous privent du nôtre, que nous recommandes-tu de faire ?

Le prophète صلى الله عليه وسلم se détourna de lui, Salamah le requestionna, et celui-ci se détourna encore de lui.

Puis Salamah le questionna encore une 2ème ou 3ème fois, alors Al Ach3ath bn Qays le tira.

Après quoi le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : «Ecoutez et obéissez, car ils répondront de leurs péchés et vous des vôtres.»»

 

14ème hadith :  

 

Rapporté par Al Bukhari et Muslim, d’après Hudhayfah bn al Yamân qui a dit :

«Les gens interrogeaient le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم sur le bien, et moi je l’interrogeais sur le mal, de peur qu’il ne m’atteigne.

J’ai dit : Ô Messager d’Allâh ! Nous étions dans l’ignorance et le mal, et Allâh nous a apporté ce bien, donc y aura-t-il un mal après ce bien ?

Il a dit : Oui.

J’ai dit : Et après ce mal, y aura-t-il un bien ?

Il a dit : Oui, mais il sera troublé.

J’ai dit : Quel est ce trouble ?

Il a dit : Des gens qui adoptent autre que ma Sunna et suivent une voie autre que la mienne, tu approuveras d’eux certaines choses et en réprouveras d’autres.

J’ai dit : Et après ce bien, y aura-t-il un mal ?

Il a dit : Oui, des prêcheurs aux portes de l’Enfer, celui qui leur répond, ils l’y précipitent.

J’ai dit : Ô Messager d’Allâh, décris-les nous.

Il a dit : Ils sont des nôtres et parlent notre langue.

J’ai dit : Que m’ordonnes-tu si je vis cela ?

Il a dit : Attache-toi au groupe uni des musulmans et leur imam.

J’ai dit : Et s’ils n’ont ni groupe uni ni imam ?

Il a dit : Éloigne-toi alors de tous ces groupes, même si tu dois pour cela mordre à la racine d’un arbre jusqu’à ce que la mort te saisisse dans cet état.».

 

Et dans la version de Muslim :

«Il y aura après moi des imams qui ne suivent pas ma guidée et ne se conforment pas à ma sounnah. Il y aura parmi eux des hommes aux coeurs de diable dans un corps d'être humain.

Hudhayfah a dit : Et que devrais-je faire si je vis cela, Ô Messager d’Allâh ?

Il dit : Tu écoutes et obéis à l’émir, même si ton dos est frappé et que tes biens sont pris, écoute et obéis.»

 

Quant à la parole d’ibn Rajab :

«Et cela est une preuve concernant le combat contre les émirs par la main».

[Jâmi3 al 3ulûm wa l-hikam (2/248)]

 

Pour répondre à cela nous disons que celui qui a transmis cette parole n’a pas été digne de confiance dans ce qu’il a transmis, car il a coupé la suite (soulignée ci-dessous) qui vient fausser cette parole.

 

Voila sa parole complète :

 

Ibn Rajab (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit :

«Et cela est une preuve concernant le combat contre les émirs par la main. Mais l’imam Ahmed a réprouvé ce hadith dans la chaîne de transmission d’Abou Daoud, et il a dit : Il contredit les hadiths dans lesquels le Messager d’Allâh ordonne de patienter face à l’injustice des dirigeants…»

 

N’y a-t-il pas une grande différence entre cette parole et la parole amputée du transmetteur ?!

 

Quant à la parole de notre Chaykh Abdulaziz Ar-Râjihi, alors il se peut qu’elle fasse partie des paroles ambiguës sur lesquelles s’attachent les gens de l’innovation.

Nous l’avons certes entendu maintes et maintes fois interdire les révoltes et les combats contre les dirigeants injustes.

Alors comment pouvons-nous délaisser toutes ces paroles pour cette seule parole ?!

Et malgré cela, nous contacterons notre chaykh concernant ce point (si Allâh le veut).

La 4ème ambiguïté :

 

Ils ont dit : «La révolte contre les gouverneurs injustes est la voie de certains prédécesseurs».

 

La réponse à cela se fait en plusieurs points :

 

1er point :

 

«Et si vous divergez sur quoi que ce soit, renvoyez cette chose à Allâh et au Messager, si vous croyez en Allâh et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation.»

 

Il n’est donc pas permis d’argumenter avec la parole de qui que ce soit, si celui-ci contredit un texte de la législation.

 

2ème point :

 

Il n’y a aucun doute que certains parmi les meilleurs prédécesseurs ont été éprouvés par cela. Mais ils sont des êtres humains qui ont juste et se trompent, et beaucoup d’entre eux ont regretté ce qu’ils ont fait.

Les meilleurs de cette communauté après le prophète صلى الله عليه وسلم sont les compagnons.

Et ils étaient les personnes les plus éloignées de tous ces troubles, et notamment la révolte contre les gouverneurs.

Ils sont donc nos exemples dans cela.

Ceux qui ont été éprouvés par cela sont très peu, et nous ne pouvons pas dire que cela est la voie qu’ils ont adopté.

Mais ce sont plutôt des troubles dans lesquels se mélangent le vrai et le faux, le savant y fait son effort d'interprétation, et il peut avoir juste comme il peut se tromper.

 

Il est obligatoire à tout musulman de prendre comme preuve les textes de la législation, ce qu’a fait la majorité des compagnons du prophète صلى الله عليه وسلم.

 

En voici quelques exemples :

 

1- Nâfi3 l’esclave d’ibn Omar a dit :

«Lorsque les gens de Médine ont fait sortir Yazîd bn Mu3âwiyah, ibn 3omar a regroupé son esclave et son fils, puis a dit : J’ai certes entendu le prophète صلى الله عليه وسلم dire : «Sera attribué à tout traître un étendard le jour de la résurrection.» et nous avons certes prêté allégeance à cet homme par obéissance à Allâh et son Messager صلى الله عليه وسلم. Et je ne connais pas de trahison plus grande que de prêter allégeance à un homme par obéissance à Allâh et son Messager صلى الله عليه وسلم, puis de le combattre. Et je ne connais certes personne d’entre vous qui l’a combattu, et a persisté sur cette affaire, sans qu’il n’y ait entre moi et lui une séparation».

[Al Boukhari 7111]

 

2- Nâfi3 a dit : Abdullah ibn Omar est allé voir Abdullah ibn Mutî3 lorsque l’affaire d’Al Harrah était ce qu’elle était, à l’époque de Yazîd ibn Mu3âwiyah. Ibn Mutî3 a dit : Posez un coussin pour Abi Abderrahmân. Ibn Omar répondit : Je ne suis pas venu à toi pour m'asseoir, mais pour te citer un hadith que j’ai entendu du Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم. J’ai entendu le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم dire :

«Celui qui cesse d’obéir (au gouverneur) rencontrera Allâh au Jour de la Résurrection sans aucun argument pour lui ; et celui qui meurt sans être soumis à un serment d’allégeance meurt d’une mort anté-islamique.»

[Muslim 1851]

 

3- Az-Zubayr bn 3adiy a dit: Nous sommes allés voir Anas bn Mâlik et nous nous sommes plaints d’Al Hajjâj. Il a alors dit :

««Patientez, car il n’y a pas une période sans que celle qui la suit ne soit pire que la précédente, jusqu’à ce que vous rencontriez votre seigneur», j’ai entendu cela de votre prophète صلى الله عليه وسلم.»

[Al Boukhari 7068]

 

Chaykh al islam ibn Taymiya a dit dans “Minhâj As-Sunnah” (236/6) :

 

Quant aux compagnons, la majorité d’entre eux, la majorité des meilleurs d’entre eux ne sont pas entrés dans la fitna.

 

Abdullah le fils de l’imam Ahmed a dit : «D’après mon père, d’après Ismâ3îl (ibn 3ulayah), d’après Ayyûb (As-Sakhtiyâniy), Mohamed bn Sîrîn a dit : Lorsque la fitna s’est agitée, les compagnons du Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم étaient 10 000, pas même 100 d’entre eux n’y a assisté, plus encore, ils n’étaient même pas 30.» Cette chaîne de transmission fait partie des plus authentiques sur Terre, Mohamed bn Sîrîn fait partie des gens les plus pieux dans ses paroles, et ses transmetteurs font partie des plus authentiques.

 

Et Abdullah a dit: D’après mon père, d’après Ismâ3îl, d’après Mansûr bn Abdurrahmân qui a dit: Ach-Cha3bi a dit : «Personne parmi les compagnons du Messager d’Allâh n’a assisté à la bataille du chameau si ce n’est Ali, 3ammâr, Talha et Az-Zubayr. Et si l'on rapporte un cinquième alors je suis un menteur.»

 

Il a également dit dans “Minhâj As-Sunnah” (207/6) :

 

Et ses compagnons étaient la meilleure génération de cette communauté.

Ils étaient donc la génération qui connaît le mieux Allâh, qui le craint le plus, et ils étaient les plus repentants durant sa vie et après sa mort.

Quiconque donc cite les défauts qui leur ont été reprochés, sans citer leur repentir par lequel Allâh les a élevé en degrés, aura été injuste envers eux.

 

Chaykh al islam ibn Taymiya a dit dans “Minhâj As-Sunnah” (208/6) :

 

Et de même, Aïcha a regretté son voyage à Bassora, et lorsqu’elle s’en rappelait, elle pleurait jusqu’à en mouiller son voile.

Et de même Talha a regretté (ce qu’il pensait être) de la négligence dans le soutien de Othmân et d’autres choses.

Et Az-Zubayr a regretté son voyage le jour de la bataille du chameau.

Et Ali bn Abi Tâlib regretta certaines choses qu’il avait faites, comme le combat et autre.

Et il disait : "J’ai été incapable et ne m’en excuse pas, je serais après cela plus réfléchi et persisterais, et je rassemblerais les divers avis éparpillés".

Il disait aussi, lors des nuits de la bataille de Siffîn : «Quelle bonne position que celle qu’ont pris Abdullah ibn Omar et Sa3d ibn Mâlik, si c’est un bien sa récompense sera énorme et si c’est un mal alors sa gravité n’en sera que moindre.» et il disait : «Ô Hasan ! Ô Hasan ! Ton père ne pensait pas que l’affaire en arriverait jusque là ! Ton père aurait aimé mourir 20 ans avant cela.»

Et lorsqu’il est revenu de Siffîn son discours avait changé, il disait : «Ne détestez pas la gouvernance de Mu3âwiyah, car si vous le perdiez, vous verriez certes les têtes s’envoler de leurs épaules.»

Et cela a été rapporté de Ali de deux ou trois manières.

Et les récits citants sa détestation de la situation, à la fin des faits, se sont multipliés, de même que sa vision de la divergence et la division des gens, et l’abondance de mal ; qui nous oblige à croire que s’il avait réfléchi à cette affaire et en avait conclu cela, il n’aurait pas fait ce qu’il a fait.

 

Chaykh al islam ibn Taymiya a dit dans “Minhâj As-Sunnah” (391/3) :

 

Et c’est pour cela que ce qui est connu de la voie des gens de la sounnah, est qu’ils ne voient pas la révolte contre les dirigeants, ni le fait de les combattre avec l’épée, et ce même s’ils ont en eux de l’injustice, comme cela est prouvé par les hadiths authentiques et détaillés du prophète صلى الله عليه وسلم.

Car le désordre qui découle du combat et des troubles est plus grand que le désordre causé par leur injustice.

Et on ne repousse pas le plus grand des 2 maux par le moindre.

Et il n’est pas connu qu’un groupe soit sorti contre son Sultan, sans que sa révolte n’ait causé un plus grand mal que celui qu’elle a repoussé.  

 

Et il a dit dans "Majmû3 Al Fatâwâ" (444/4) :

 

Et c’est pour cela que la voie des gens du hadith est le délaissement de la révolte et le combat contre les rois tyrans, ainsi que la patience envers leur injustice.

Et ce afin que se repose le pieux ou que l’on soit épargné du tyran.

 

Et il a dit dans "Minhâj As-Sunnah" (530, 529/4) :

 

Et les meilleurs musulmans interdisaient les révoltes et le combat lors des troubles, tel que Abdullah ibn Omar, Sa3îd ibn Al Musayyab, Ali ibn Al Husayn et d’autres interdisaient la révolte contre Yazîd l’année d’Al Harrah. Et comme Al Hassan Al Basri, Mujâhid et d’autres interdisaient la révolte lors de la fitna d’ibn Al Ach3ath.

C’est pour cela que les gens de la sounnah sont restés sur le délaissement du combat lors des troubles, du fait des hadiths authentiquement attribués au prophète صلى الله عليه وسلم.

Et ils se sont mis à citer cela dans les ouvrages liés à la croyance, tout en ordonnant de patienter face à l’injustice.

 

Je dis (Chaykh Ali Moussa) :

 

La preuve se trouve dans ce sur quoi sont les gens de la sounnah.

Nous ne permettons donc à personne, de nous renvoyer vers des erreurs commises par certains prédécesseurs ayant fait un effort d'interprétation, qui par la suite sont devenues des caractéristiques à part entière des gens de l’innovation, comme les Mu3tazilah et les Khawârij, voir même certains de leurs fondements.

 

Chaykh al islam ibn Taymiya a dit dans "Majmû3 Al Fatâwâ" (179/28) :

 

Fait partie de la science et de la justice ordonnée, la patience face à l’injustice et la tyrannie des dirigeants, ce qui est un des fondements des gens de la sounnah.

Remarque importante

 

Il se peut que certains ignorants ou certains sectaires argumentent avec la parole de Chaykh Al Islam ibn Taymiya précédemment citée qui est :

«Quant aux compagnons, la majorité d’entre eux, la majorité des meilleurs d’entre eux ne sont pas entrés dans la fitna.»

 

Et le pauvre pense qu’il y a divergence concernant la révolte contre les dirigeants injustes, du fait de la parole de Chaykh al Islam "la majorité d’entre eux".

 

Et il ne sait pas que cette parole là concerne le combat lors des troubles et non la révolte contre les gouverneurs injustes.

 

C’est pour cela que lorsqu’il a parlé des révoltes, il a rapporté le consensus des prédécesseurs et des gens de la sounnah sur l’interdiction de se révolter contre eux, lorsqu’il a dit : «Et c’est pour cela que la voie des gens du hadith est le délaissement de la révolte et le combat contre les rois tyrans, ainsi que la patience envers leur injustice».

 

Et il a dit : «Et les meilleurs musulmans interdisaient les révoltes et le combat lors des troubles, tel que Abdullah ibn Omar, sa3îd ibn Al Musayyab, Ali ibn Al Husayn et d’autres interdisaient la révolte contre Yazîd l’année d’Al Harrah… Et ils se sont mis à citer cela dans les ouvrages liés à la croyance, tout en ordonnant de patienter face à l’injustice.»

 

Et il a dit dans son livre "Al Istiqâmah" (32/1) : «Et c’est pour cela que le prophète صلى الله عليه وسلم a interdit le combat lors des troubles, et cela fait partie des fondements de la sounnah, et cela est la voie des gens de la sounnah et du hadith et des imams de Médine parmi leurs jurisconsultes et autres.»

 

Remarque très importante

 

Nous attirons l’attention sur le fait que si quelqu’un contredit le consensus dans un point de la croyance, alors sa parole n’est pas prise en compte.

Le consensus des gens de la croyance signifie, que l’on ne trouve personne parmi les imams du hadith et de la sounnah qui évoque autre que cet avis là, et qui le voit prépondérant.

Et si une personne ou plus vient contredire, alors ceci n’est pas considéré comme une divergence.

Car il a contredit le consensus.

Sa parole n’est donc pas considérée comme un autre avis.

 

Par exemple : Il y a consensus sur le fait qu’Allâh a une image (sourah) car tous rapportent cela. Et quant à ibn Khouzaymah, il a réprouvé le hadith de l’image (certes Allâh a créé Adam à l’image du Tout Miséricordieux) et a interprété d’une autre manière le hadith (Allâh a créé Adam à son image) c’est à dire: pas à l’image du Tout Miséricordieux. Et cela est compté parmi ses erreurs. et on ne considère pas sa parole comme une autre avis.

 

Donc le consensus dans la croyance signifie que les gens de la sounnah et du groupe sont unanimes sur cela et qu’il n’y a pas de divergence entre eux.

Comme le sujet de la révolte contre les dirigeants injustes parmi les musulmans.

Nous disons que les gens de la sounnah et du groupe sont unanimes sur l’obligation d’écouter et d’obéir aux gouverneurs injustes et de ne pas se révolter contre eux.

Et ce même si certains Tâbi3în et Tâbi3 At-Atâbi3în ont contredit cela, car leur contradiction a été commise avant que les imams ne détaillent le sujet.

Et lorsque les imams ont éclairci et expliqué le sujet en se basant sur les preuves, les gens du hadith ont tous été d’accord et n’ont pas divergé.

Donc, dans ce sujet très particulièrement, nous rejetons les actes de ces prédécesseurs car ils contredisent les preuves, et la parole des gens de la sounnah, donc leur divergence n’est pas prise en compte.

 

Pour conclure, le consensus signifie que les savants sont unanimes sur un point.

S’ils sont d’accord, et citent tous ce point, sans diverger, alors nous disons qu’il y a consensus chez les gens de la sounnah et du groupe.    

 

Et Allâh est celui qui donne la réussite

 

Traduit par Fayçal Menassri (@menassri_faycal) et Farid El Khoumani (@farid_elk)

Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh 'Ali ben Abdelaziz Moussa - الشيخ علي بن عبدالعزيز موسى

Partager cet article

Lorsqu'une personne voit en son frère ce qu'elle déteste...

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Lorsqu'une personne voit en son frère ce qu'elle déteste...

AbduLlâh ibn Al-Mubârak رحمه الله a dit :

 

"Autrefois, lorsqu'une personne voyait en son frère ce qu'elle détestait, elle lui ordonnait (le convenable) en privé et lui interdisait (le blamâble) en privé.

 

Ainsi elle avait à la fois la récompense de l'avoir dissimulé et celle de lui avoir interdit (le blamâble).

 

De nos jours, lorsque quelqu'un voit chez un autre ce qu'i déteste, il met en colère son frère et déchire son voile (c'est-à-dire qu'il le divulgue)."

 

روضة العقلاء ونزهة الفضلاء - 1/197

Traduit par Oum Suhayl 

 Publié par 3ilmchar3i.net

قال ابن المبارك رحمه الله

 كان الرجل إذا رأى من أخيه ما يكره؛ أمره في ستر و نهاه في ستر، فيؤجر في ستره، و يؤجر في نهيه فأما اليوم فإذا رأى أحد ما يكره استغضب أخاه و هتك ستره

الكتاب : روضة العقلاء ونزهة الفضلاء - 1/197
المؤلف : محمد بن حبان البستي أبو حاتم

 

Imam Abû Hâtim Ibn Hibbân Al-Bustî - الإمام أبو حاتم محمد بن حبان البستي

Partager cet article

La fraternité en Allâh… Quel grand bienfait ! (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

La fraternité en Allâh… Quel grand bienfait ! (audio-vidéo)

Parmi les plus grands bienfaits d’Allâh envers l’Homme : La fraternité en Allâh.

 

Les pieux prédécesseurs étaient ardents quant à la fraternité en Allâh et à sa pérennité. 

 

Et cela est un chapitre grandiose.

 

Le plus important des rectificateurs  est que la fraternité soit en Allâh et qu’elle soit pour Allâh.

 

Et ce qui est pour Allâh perdure et reste lié.

 

Et ce qui est pour autre que lui se rompt et se sépare.

 

Il incombe donc à ce que nous soyons attentifs à ce que notre fraternité soit en Allâh et pour Allâh.

 

Et parmi ses rectificateurs : Que tu recherches ardemment après un ami accroché au Livre et à la sunna, qui t’appelle à la droiture et te met en garde contre les désirs et les ambiguïtés.

 

Il n’y a certes pas de bien en un ami qui t’appelle aux désirs ou en un ami qui lance des ambiguïtés dans ton cœur.

 

Prends garde à toi à t’asseoir avec ces deux-là et prends garde à les prendre comme ami : Au contraire, fuis-les comme si tu fuyais un lion.

 

Ainsi, si tu fais que ton amitié soit en Allâh et pour Allâh et que tu cherches après des compagnons qui te rapprochent d’Allâh et t’éloignent des désobéissances à Allâh et qui s’accrochent avec toi à la sunna du Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم alors cette amitié sera prospère, utile, pérenne qui se prolongera ici-bas et sera utile et se prolongera dans l’au-delà.

 

Traduit et publié par cerclesciences.fr

Cheikh Souleyman Ben Salîm Allâh Ar-Ruheylî - الشيخ سليمان بن سليم الله الرحيلي

Partager cet article

Le rôle et l’utilité du croyant pour son frère

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Le rôle et l’utilité du croyant pour son frère

Le croyant est pour le croyant tel les deux mains : L’une lave l’autre avec douceur et s’il arrivait que l’une perdait l’autre, elle resterait alors forcément plus ou moins sale.

 

Et il arrive parfois qu’enlever la saleté sur la main nécessite une certaine friction.

 

Sur le compte Twitter de Cheikh - @solyman24

Publié par Fawâ-id du chaikh Soulayman Ar Rouhayli

المؤمن للمؤمن كاليدين تغسل إحداهما الأخرى برفق وإذا فقدت أختها لابد أن يبقى فيها شيء من الوسخ وقد تحتاج إزالة الوسخ أحيانا لشيء من الفرك

 

Cheikh Souleyman Ben Salîm Allâh Ar-Ruheylî - الشيخ سليمان بن سليم الله الرحيلي

Partager cet article

L'importance du droit d'autrui en islam (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

L'importance du droit d'autrui en islam (audio-vidéo)

La louange est à Allâh.

La louange est à Allâh, d'une louange pure, bénie, comme l'aime notre Seigneur et l'agrée.

La louange est à Allâh jusqu'à ce qu'Il agrée et la louange est à Allâh lorsqu'Il agrée et la louange est à Allâh après l'agrément et la louange est à Allâh de toutes les situations, et nous nous remettons à Allâh de la situation des gens du feu.

Et je témoigne qu'il n'y a pas de divinité en dehors d'Allâh (qui mérite d'être adorée), Seul, sans associé, Le Seul et Le Contraignant.

Et j'atteste que Muhammad est Son prophète et messager, le prophète choisi, qu'Allâh prie sur lui et le salue tant que la nuit s'obscurcit ou que le jour s'éclaire.

Et qu'Allâh agrée sa famille purifiée ainsi que ses nobles compagnons choisis.

Ceci dit,

 

Ô croyants et croyantes, je vous salue par la salutation des gens de l'islam que la paix soit sur vous, ainsi que la miséricorde d'Allâh et sa bénédiction.

 

Ô croyants et croyantes, nous vivons certes dans ce bas-monde et cette vie nous distrait.

 

Nous vivons, et nos soucis concernant l'obéissance s'affaiblissent et notre désir de pêcher s'accroît et nous sommes négligents face aux droits des autres. 

 

Or, si nous avions médité un seul verset des versets de notre Seigneur, et nous l'avions appris, compris, alors nous nous serions écartés des pêchés et nous aurions embrassé l'obéissance d'Allâh exalté et élevé.

 

Et nous aurions donné de l'importance aux droits des créatures.

 

Allâh Exalté dit (traduction rapprochée) :

 

"Au jour de la résurrection, Nous dresserons des balances d'une extrême sensibilité, de manière à ce que nulle âme ne soit lésée fût-ce du poids d'un grain de sénevé, car tout entrera en compte, et les comptes que Nous établissons sont infaillibles." (Sourate 21 verset 47)

 

Allâh akbar !

 

La situation est colossale. 

 

Allâh Exalté et Élevé Soit-il, le Jour Dernier, dressera les balances, et les balances sont chez la majorité des savants une seule balance mais les savants ont dit : En illustration du nombre important de choses qui y seront pesées, ceux qui agissent seront pesés, tous les actes également y seront pesés, Allâh Exalté Soit-Il les a regroupé et il y a dans ceci mes bien-aimés, un signe grandiose, un signe de la puissance d'Allâh Exalté Soit-Il. 

 

Toutes ces choses qui nécessitent d'être pesées dans d'innombrables balances le seront dans une seule par Allâh le jour de la résurrection !

 

Et cette balance sera rigoureuse et équitable, aucune âme n'y sera lésée, Allâh n'y lèsera aucunement les Hommes.

 

Et cette balance sera rigoureuse et équitable, aucune âme n'y sera lésée, Allâh n'y lèsera aucunement les Hommes.

 

Allâh Exalté est certes Juge et Juste.

 

Les témoins, Allâh, les anges scribes, l'âme, les membres, et le Livre ne delaissera aucune petite ou grande (chose) sans les retranscrire.

 

Celui qui accomplit un bien l'y trouvera et celui qui accomplit un mal l'y trouvera.

 

(traduction rapprochée)

 

"et Nous suffisons largement pour dresser les comptes" (Sourate 21 verset 47)

 

Si nous savions ceci, et si nous y croyons ceci du plus profond de nos cœurs, nous aurions alors sans aucun doute peur de ce jour dans lequel nous rencontrerons notre Seigneur Exalté et Glorifié Soit-il et dans lequel seront établis ces balances et particulièrement en ce qui concerne les droits des créatures, nous avons été trop laxistes avec et encore plus si on est à l'abri d'une répercussion, si nous étions derrière une barrière, alors nous insulterions untel, toucherions à son honneur, etc...

 

Et nous nous cachons derrière des pseudonymes, et nous nous cachons derrière nos téléphones et nous sommes persuadés que rien ne nous arrivera, alors que nous oublions qu'Allâh nous voit, entend notre parole et qu'Allâh nous jugera.

 

Et nous sommes persuadés que rien ne nous arrivera, alors que nous oublions qu'Allâh nous voit, entend notre parole et qu'Allâh nous jugera.

 

Notre prophète صلى الله عليه وسلم dit un jour à ses compagnons :

 

"Savez-vous qui est le déficitaire (al-moufliss) ?"

"Le déficitaires parmi nous, dirent les illustres Compagnons رضي الله عليهم est celui qui ne disposez ni d'argent ni de jouissance".

Le Prophète صلى الله عليه وسلم dit alors :

"Le déficitaire parmi ma communauté viendra le jour dernier en ayant avec lui prières, jeûnes et aumônes légales (zakât), et il viendra en ayant injurié untel, lésé untel, et consommé injustement l'argent d'untel et fait couler le sang d'untel et frappé untel...

Il sera alors pris de ses bonnes actions, jusqu'à ce que s'il ne lui reste plus de bonnes actions et qu'il n'ait pas fini de rembourser ce qu'il doit, il sera alors pris des fautes de ceux qu'il a lésé et elles lui seront déversées, puis il sera à son tour déversé au feu.

Ceci est le vrai déficitaire."

 

L'adorateur qui viendra avec de bonnes actions, acceptées !

 

Il viendra le jour dernier, ayant effectué la prière qu'Allâh aura agréé, il aura jeûné et donné une aumône qu'Allâh aura agréé, mais il n'a pas été regardant vis-à-vis du droit des créatures !

 

Il viendra le jour dernier et les gens auront auprès de lui des injustices, il sera alors pris de lui, comment sera-t-il pris de lui ?

 

Avec les bonnes et les mauvaises actions.

 

Il sera pris de ses bonnes actions pour (les remettre à) eux, et si ses bonnes actions ne suffisent plus pour rembourser tout ce qu'il doit, il sera alors pris de leur pêchés qui seront déversés sur lui et qu'Allâh nous préserve, puis il sera déversé dans le feu.

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم nous informa d'une situation très préoccupante dans laquelle le Prophète صلى الله عليه وسلم dit :

 

"Allâh ressuscitera les serviteurs le jour dernier"

 

Et dans une autre narration : "Allâh ressuscitera les Hommes le jour dernier"

 

"Nus, non circoncis et "bouhma""

Les compagnons رضي الله عليهم demandèrent alors : "Que veut dire "bouhma" Ô Messager d'Allâh ?"

 

C'est-à-dire que nous savons que les gens nus sont ceux qui n'auront aucun vêtement sur eux, et nous avons également ce que sont les non circoncis, mais que signifie "bouhma" ?

 

Il leur dit صلى الله عليه وسلم :

 

"Ils ne détiennent rien avec eux."

 

L'être humain viendra certes le Jour Dernier faible, ne détenant rien, ne détenant aucune richesse, argent ou autre parmi les choses de ce bas-monde.

 

Puis Allâh parlera, Il dira, d'une intonation que pourra entendre celui qui est éloigné comme celui qui est rapproché :

 

"Je suis Le Roi, Je suis Le Juge Souverain, il n'incombe pas à un habitant de l'enfer qu'il y rentre alors qu'il doit prendre son droit de quelqu'un du paradis sans que Je ne le lui donne."

 

"Et il n'incombe pas à un habitant du Paradis qu'il y entre alors qu'un habitant de l'enfer attend son droit sans que Je lui donne, même si ce n'est une gifle."

 

Ils répondirent alors :

 

"Comment Ô Messager d'Allâh ? Alors que nous serons nus, non circoncis et sans aucun bien (bouhma) ?"

 

Il leur dit صلى الله عليه وسلم : "Les bonnes et mauvaises actions."

 

Allâh akbar ! 

 

Même les gens de l'enfer, il leur sera donné leurs droits même des gens du Paradis !

 

Il n'incombe pas à un habitant de l'enfer qu'il entre alors qu'il doit prendre son droit de quelqu'un du Paradis jusqu'à ce qu'Allâh le lui donne.

 

Et il n'incombe pas à un habitant du Paradis qu'il y entre alors qu'un habitant de l'enfer attend son droit sans qu'il ne lui soit donné.

 

Que dire alors du droit des croyants ?

 

Nul doute que la situation est très préoccupante.

 

Puis le Prophète صلى الله عليه وسلم leur mentionna des exemples, dont je vais en citer quelques-uns. 

 

Parmi eux le fait que le Prophète صلى الله عليه وسلم dit :

 

"Celui qui accuse son servant de fornication sera flagellé Le Jour Dernier sauf si son servant a réellement forniqué."

 

Savez-vous ce qu'est le servant ?

 

Le servant est le domestique d'une personne, il peut le vendre ou en faire don et malgré ceci, s'il l'accuse de fornication il sera alors flagellé Le Jour Dernier sauf si son servant a en effet forniqué. 

 

Qu'en est-il alors de l'accusation des autres ?

 

Comment l'être humain peut-il accuser autrui parmi les croyants en disant : "Untel est fornicateur, untel est sodomite, untel est comme ceci, untel est comme cela."

 

Également...

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم dit aussi :

 

"Celui qui frappe son petit sujet injustement en le fouettant, il lui sera rendu Le Jour Dernier."

 

Celui qui frappe son servant, qu'il détient, injustement, d'un seul coup de fouet, il lui sera rendu le Jour Dernier.

 

Et les savants disent : "Et il rentre dans ce cadre, toute personne en frappant une autre injustement, même le père s'il frappe son fils injustement."

 

Est-ce possible qu'un père puisse frapper son fils et que ceci soit vu comme injuste ?

 

Oui !

 

Car les savants disent : "Il est permis au père de corriger son fils d'une tape non blessante pour l'éducation (seulement)."

 

Pour l'éduquer seulement à condition qu'il ne lui fracture pas un os, ne l'humilie pas, ne le blesse pas.

 

Mais il applique une tape éducative en dernière solution.

 

Quant à ce que font certains pères, car ils sont forts, et que leurs enfants sont faibles, ils les battent très fort pour calmer ses propres ardeurs comme ils disent.

 

Ceci est une injustice ! 

 

Et il a été promis qu'il lui sera rendu le Jour Dernier.

 

Plutôt écoutez donc cette histoire :

 

"Un homme est venu au Prophète صلى الله عليه وسلم  et lui a dit : "Ô Messager d'Allâh, je détiens des domestiques qui m'appartiennent, il me mentent, et me trahissent ainsi je les frappe et les avilis.

Quel est mon statut face à eux ?

Ce sont donc des servants menteurs, qui lui mentent, le trahissent, et lui désobéissent, et lui les frappe et les avilit, qu'en est-il donc de lui ?

Le Prophète صلى الله عليه وسلم répondit : 

"Il sera jaugé Le Jour Dernier, si ta punition est égale à leur péchés alors elle s'annulera, il sera ni pour toi ni contre toi.

Si ta punition est à hauteur de leur péché, elle s'équivaudra, il sera ni pour toi ni contre toi.

Si ta punition est inférieure à leur péché alors le mérite te reviendra.

Et si ta punition est supérieure à leur péché alors il sera pris de ton mérite pour leur donner à eux."

L'homme se mit alors à pleurer et à crier, car il craint la rencontre d'Allâh Exalté et Glorifié Soit-il, et il craint qu'il lui soit rendu la pareille. 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم lui dit : "N'as-tu pas lu la parole d'Allâh (traduction rapprochée) :

"Au jour de la résurrection, Nous dresserons des balances d'une extrême sensibilité" Le verset (Sourate 21 verset 47) 

L'homme dit alors : "Ô Messager d'Allâh, je ne trouve rien de mieux pour moi et pour eux que de les affranchir, je te prends à témoin que je les libère tous !"

 

L'être humain, tout ce qu'il fera dans ce bas-monde, et plus particulièrement en ce qui concerne le droit des créatures, il sera pesé sur la balance et là nous verrons les péchés et bonnes actions, même les gens du Paradis, lorsqu'ils dépasseront l'enfer, ils seront arrêtés sur un pont entre le paradis et l'enfer et il se rendront les injustices qu'ils se sont faites dans le bas-monde.

 

Puis une fois qu'ils se seront affranchis et payés il leur sera alors permis d'entrer au paradis.

 

Et Ô combien est importante la parole du prophète صلى الله عليه وسلم :

 

"Vous rendrez certes les droits Le Jour Dernier."

 

Aucune personne n'aura de droit sur toi sans que tu ne lui l'acquittes le Jour Dernier.

 

Ainsi, Ô croyant, dans toute ta vie, dans tes adorations, tes interactions, souviens-toi toujours de la parole d'Allâh Le Très-Haut (traduction rapprochée) :

 

"Au jour de la résurrection, Nous dresserons des balances d'une extrême sensibilité, de manière à ce que nulle âme ne soit lésée fût-ce du poids d'un grain de sénevé, car tout entrera en compte, et les comptes que Nous établissons sont infaillibles." (Sourate 21 verset 47)

 

Souviens-toi de cette situation très préoccupante, et souviens-toi également de la parole du prophète صلى الله عليه وسلم :

 

"Aucun d'entre vous n'échappera au jour dernier au fait qu'Allâh l'interpella directement, sans qu'il y ait entre lui et son Seigneur un interprète, l'Homme regardera alors sur sa droite et il verra que ce qu'il a avancé (comme actions) et il regardera sur sa gauche et ne verra que ce qu'il a avancé puis il verra en face de son visage et n'y verra que du feu, craignez donc l'enfer ne serait-ce qu'avec la moitié d'une datte."

 

Nous devons, Ô frère, nous rappeler cette affaire, attacher de l'importance au droit des créatures et craindre la rencontre d'Allâh سبحانه وتعالى et ne soyons pas dupés en croyant que les gens ne sont pas en mesure de reprendre leurs droits.

 

Allâh certes est juge et équitable, et les gens prendront tous leurs droits Le Jour Dernier.

 

Je demande à Allâh Exalté qu'Il fasse de ma vie et de la vôtre un bien pour nous, et qu'Il nous décompte parmi ceux qui se rapprochent d'Allâh Exalté.

 

Ils adorent Allâh Exalté, obéissent à Allâh Exalté, craignent Allâh Exalté et qui rendent le droit aux créatures. 

 

Et que nous soyons de ceux qui détiennent des droits sur les gens et non de ceux dont les gens détiennent des droits sur nous.

 

Et Allâh Élevé est plus Élevé et plus Sachant, et que la prière et le salut soient sur notre prophète.

 

Retranscrit par une sœur de l'équipe du site 3ilmchar3i.net

Traduit et publié par Jannah Télévision - jannahtv.fr

Cheikh Souleyman Ben Salîm Allâh Ar-Ruheylî - الشيخ سليمان بن سليم الله الرحيلي

Partager cet article

Nous ne défendons pas l'injustice mais la sounnah !

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Nous ne défendons pas l'injustice mais la sounnah !

Ceci est notre 'aqidah par rapport aux gouverneurs des musulmans.

 

Nous ne justifions pas leurs erreurs volontaires, ni leur injustice, ni la corruption qu'ils sèment et nous ne les défendons pas dans cela.

 

Nous ne nous conformons qu'à l'ordre d'Allâh et à l'ordre de Son messager صلى الله عليه وسلم à leur égard, et nous craignons Allâh en ce qui concerne la vie des musulmans.

 

Nous avons peur pour elle et sommes attentifs à sa préservation.

 

Et si nous avions comme projet de suivre nos passions, nous aurions emprunté votre voie et nous serions avec vous, car votre voie est celle des passions et des désirs éphémères.

 

Mais non, nous avons préféré l'au-delà à ce bas-monde, nous avons suivi l'ordre d'Allâh et de Son Messager et avons abandonné nos passions derrière nous.

 

La corruption de votre voie est apparue clairement à toute personne possédant deux yeux, lorsque se sont réalisées, dans les pays musulmans, les conséquences de votre dépassement des consignes des savants et de votre soumission aux gens des passions.

 

Ceux qui ont propulsé les musulmans dans les troubles pour leurs propres intérêts ainsi que les intérêts de leur secte.

 

L'imam al Barbahari رحمه الله (mort en 329 de l'hégire) a dit :

 

"Et il n'est pas permis de combattre les gouverneurs ni de se révolter contre eux même si ils sont injustes, ceci en raison de la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم à Abi Dhar :

"Patientez même si c'est un esclave éthiopien (qui vous gouverne)." 

et sa parole adressée aux Ansar :

"Patientez jusqu'à ce que vous me rencontriez au bassin"."

 

Il ne fait pas partie de la sounnah de combattre le gouverneur en raison de ce que cela entraîne comme perte religieuse et mondaine.

 

Et Ibn AbdilBarr رحمه الله (mort en 463 de l'hégire) l'imâm des gens du maghreb arabe de son époque رحمه الله a dit :

 

"Le groupe des gens de la sounnah et leurs imams ont dit qu'il était préférable que le gouverneur soit méritant, savant, juste, bienfaisant, fort dans sa tâche comme cela est requis pour la gouvernance.

Mais s'il ne l'est pas, alors la patience et l'obéissance sont prioritaires sur le fait de sortir contre lui, ceci car le disputer et se révolter contre lui consiste à échanger la sécurité contre la peur, les effusions de sang, la guerre civile et le refuge dans des trous.

Tout ceci sera subi par les musulmans et cette corruption sur terre est plus grande que de patienter sur l'injustice du gouverneur."


On rapporte de Abdi Rahman ibn Mahdi de Soufyan At-Thawry, de Mohammad ibn Mandakar qu'il dit : Ibn Omar رضي الله عنهما dit lors de l'allégeance à Yazid :

 

"S'il est un bien nous en serons satisfaits et s'il est une épreuve nous patienterons".

 

Traduit et publié par la page Al Firqatou An-Nâjiyatou

هذه عقيدتنا في الحكام المسلمين يا جاهل، لا نبرر لهم أخطاءهم المتعمدة ولا ظلمهم وفسادهم، ولا ندافع عنهم في ذلك، ولكننا نمتثل أمر الله وأمر رسوله صلى الله عليه وسلم فيهم، ونتقي الله في دماء المسلمين ونخاف عليها ونحرص على حفظها، ولو أردنا اتباع الهوى لسلكنا طريقكم وكنا معكم؛ لأن طريقكم طريق الهوى وطلب الدنيا ، ولكننا آثرنا الآخرة على الفانية، فاتبعنا أمر الله وأمر رسوله، وتركنا أهواءنا خلف ظهورنا
وقد ظهر واستبان فساد طريقتكم واتضح لكل ذي عينين بعدما جرى في بلاد المسلمين نتيجة الخروج على كلام العلماء، والسماع لأهل الأهواء، الذين رموا بالمسلمين في الفتنة لنيل مصالحهم ومصالح أحزابهم

قال البربهاري رحمه الله

ولا يحل قتال السلطان والخروج عليه وإن جاروا، وذلك لقول رسول الله صلى الله عليه وسلم لأبي ذر

«اصبر، وإن كان عبدا حبشيا»

وقوله للأنصار

«اصبروا حتى تلقوني على الحوض»

وليس من السنة قتال السلطان؛ فإن فيه فساد الدين والدنيا

وقال ابن عبد البر إمام أهل المغرب العربي في وقته رحمه الله

وأما جماعة أهل السنة وأئمتهم فقالوا هذا هو الاختيار أن يكون الإمام فاضلا عالما عدلا محسنا قويا على القيام كما يلزمه في الإمامة، فإن لم يكن فالصبر على طاعة الإمام الجائر أولى من الخروج عليه؛ لأن في منازعته والخروج عليه استبدال الأمن بالخوف وإراقة الدماء وانطلاق أيدي الدهماء وتبييت الغارات على المسلمين والفساد في الأرض وهذا أعظم من الصبر على جور الجائر

روى عبد الرحمن بن هدي عن سفيان الثوري عن محمد بن المنكدر قال قال ابن عمر حين بويع ليزيد بن معاوية 

إن كان خير رضينا وإن كان بلاء صبرنا

Cheikh Abou Al-Hassan 'Ali Al-Ramly - الشيخ أبو الحسن علي الرملي

Partager cet article

Le voisin a un droit...

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

"Jibril n'a cessé de me recommander le voisin au point où j'ai cru qu'il allait avoir une part dans l'héritage". (Boukhari n°6015 et Mouslim n°2624)

"Jibril n'a cessé de me recommander le voisin au point où j'ai cru qu'il allait avoir une part dans l'héritage". (Boukhari n°6015 et Mouslim n°2624)

Le voisin a un droit, et cette urbanisation (vie de ville) qui a pris le dessus sur les gens dans plusieurs pays musulmans, jusqu'à ce qu'ils ont négligé les droits du voisinage, donc leur voisinage est devenu comme le voisinage des morts.

 

N'as-tu pas vu les gens (habitants) des tombes ? Entre chaque tombe et tombe il y a un empan.

 

Et aujourd'hui, les gens de cette urbanisation, le voisin ne connait pas son voisin, il ne connait pas son nom, ni son affiliation, ni sa santé, ni sa maladie, ni sa pauvreté, ni sa richesse.

 

Sauf celui à qui Allâh جلَّ وعلا a fait miséricorde.

 

Publié sur la chaîne telegram فوائد ش/مصطفى مبرم - @fawaidmbrm

 الجار له حقّ، وهذه المدنيَّة الَّتي طغت على النَّاس في كثير من بلاد المسلمين حتَّى ضيَّعوا حقوق الجوار  فصارت جيرتهم كجيرة الأموات

أرأيت أصحاب المقابر بين كلِّ قبرٍ وقبر شبر

واليوم أهل المدنيَّة هذه لا يعرف الجار جاره ولا يعرف له اسمًا ولا نسبًا ولا صحَّة ولا مرضًا ولا فقرًا ولا غنى

إلاَّ ما رحم الله جلَّ وعلا

Cheikh Mostafa Mabram - الشيخ أبي يوسف مصطفى مبرم

Partager cet article

Des preuves aussi claires que la clarté du soleil ! (audio)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Des preuves aussi claires que la clarté du soleil ! (audio)

Sais-tu Ô serviteur d'Allâh, que si tu oeuvres dans la fitnah (les troubles), alors :

 

chaque sang versé,

chaque bien amassé,

chaque honneur bafoué,

chaque ravage causé aux pays et aux populations,

chaque oppression infligée par les ennemis,

 

Sais tu Ô toi qui a participé à la fitnah, que tu en portes le fardeau et le péché ?! 

 

Car tu y a participé en participant à la fitnah !

 

(...Audio de 0 mn 34 à 2 mn 28 non traduit...)

 

N'allons-nous pas tiré une leçon de la Syrie ?!

N'allons-nous pas tiré une leçon de l'Irak ?!

N'allons-nous pas tiré une leçon du Yémen ?!

N'allons-nous pas tiré une leçon de la Tunisie ?!

N'allons-nous pas tiré une leçon de la Libye ?!

N'allons-nous pas tiré une leçon de l'Egypte ?!

 

Où est passée notre raison ?

Où est passée notre foi ?

 

Les preuves sont aussi claires que la clarté du soleil, concernant l'interdiction de se révolter contre le détenteur de l'autorité !

 

Les preuves sont aussi claires que la clarté du soleil, concernant l'interdiction de faire couler du sang !

 

Les preuves sont aussi claires que la clarté du soleil, concernant l'interdiction de se mêler aux troubles !

 

Les preuves sont aussi claires que la clarté du soleil, concernant le fait que la révolte contre le détenteur de l'autorité est la voie des khawarij, les imposteurs, les injustes, les haineux, les fanatiques !

 

Ne va-t-on pas craindre Allâh dans nos propres personnes ?

Ne va-t-on pas craindre Allâh dans le sang des musulmans ?

 

L'imam Ahmad رحمه الله a été emprisonné et frappé.

 

Certaines personnes sont alors venues à lui et lui ont dit : "Si tu le demandais à ceux-là, ils se révolteraient certes contre le gouverneur et le tueraient !"

 

Qu'a répondu l'imam Ahmad, tandis qu'il était en prison, qu'il a été frappé et torturé ?

 

Il a dit : "Non, par Allâh, le sang, le sang..."

 

C'est-à-dire que : Je n'oeuvrerai pas à faire couler du sang.

 

Et eux (les khawarij), la chose qui leur est la plus facile est de tuer des musulmans.

 

Certains d'entre eux disent même que si des millions de musulmans mouraient dans le but de libérer ces pays de leurs gouverneurs injustes, alors cela n'aura pas été du gâchis.

 

Très bien, alors vas-y toi et tue ta propre personne !

 

Et prends tes fils, tes filles et tes femmes et tue-les aussi !

 

Mais non !

 

Toi, tu te trouves plutôt dans des châteaux élevés et ce sont les enfants des musulmans qui se font tuer !

 

Explication de Al-bayqoûniyyah - cours 3 page 21 et 23-24 / Audio à partir de 50 mn 8 s

Traduit par Oum Suhayl

Publié par 3ilmchar3i.net

Cliquer pour agrandir
Cliquer pour agrandir
Cliquer pour agrandir

    

Cheikh Ahmad Ibn 'Umar Bâzmoul - الشيخ أحمد بن عمر بازمول

Partager cet article

Dire lors des salutations entre musulmans : «Salâm» ou «As-salâmou 'aleyk», à la place de «As-salâmou 'aleykoum» (audio)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Dire lors des salutations entre musulmans : «Salâm» ou «As-salâmou 'aleyk», à la place de «As-salâmou 'aleykoum» (audio)

Cette question est une question importante, il incombe à ce que nous examinions certaines chose parmi les règles du "Salâm".

 

Donc le "Salâm" est la salutation des musulmans.

 

Et sa formulation est que le musulman dise : "As-salaamou 'aleyk" si il salue une personne seule ou "As-salâmou 'aleykoum" si il salue un groupe, et en s'adressant donc à une ou plusieurs personnes par : "As-salâmou 'aleyk" ou "As-salâmou 'aleykoum" et il est permis d'utiliser l'expression pour le salâm par : "Salâmoun 'aleyk" et "Salâmoun 'aleykoum".

 

Et si il limite sa parole avec juste : "As-salâm" alors il n'y a rien de mal, car Ibrahim عليكم سلام, en réponse au "Salâm" des anges lorsqu'ils ont dit : "Salâman", il a répondu : "Salâmoun", c'est à dire : "'Aleykoum salâm".

 

Par conséquent pour commencer celui qui salue dit : "Salâm", c'est à dire "Salâmoun 'aleykoum" ou "As-salâm", c'est à dire "As-salaamou 'aleykoum", il n'y a rien de mal à cela...

 

Traduit par Abdoullaah Abu Edem

Publié par telegram.me/CheikhAlAlbani

هذا السؤال سؤالٌ مهم ينبغي أن نلم بشيء من أحكام السلام، فالسلام تحية المسلمين، وصيغته : أن يقول: السلام عليك إن كان يسلم على واحد، أو السلام عليكم إن كان يسلم على جماعة، ويكون بلفظ التعريف؛ السلام عليكم، أو السلام عليك، ويجوز أن يكون بلفظ سلام سلامٌ سلامٌ عليكم، وإن اقتصر على قوله السلام، فلا بأس؛ فإن إبراهيم عليه الصلاة والسلام لما ردَّ السلام على الملائكة حينما قالوا: سلاماً. قال: سلامٌ؛ أي عليكم سلام، وكذلك الابتداء يقول المسلم السلام سلام؛ يعني سلامٌ عليكم، أو السلام؛ يعني السلام عليكم، ولا بأس في هذا

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Partager cet article

Que répondre à celui qui te dit : «Untel te passe le salâm» ? (audio)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Que répondre à celui qui te dit : «Untel te passe le salâm» ? (audio)

Il, qu'Allâh lui fasse miséricorde, a dit : 'AbdAllâh nous a rapporté et a dit : "Al-Layth m'a rapporté et a dit : Younoûs m'a rapporté d'Ibn Shibâb qu'il a dit : Aboû Salamah a dit que 'Aishah, qu'Allâh l'agréée, a dit : Le Messager d'Allâh, qu'Allâh le couvre d'éloges et le salue, a dit :

 

"Ô 'Âish ! Voici Jibril qui te passe le salâm.

Alors j'ai répondu, poursuit-elle : Wa 'alayhi as-salâm wa rahmatouLlâhi wa barakâtouh.

Toi tu vois ce que moi je ne vois pas."

Et par là elle voulait parler du prophète, qu'Allâh le couvre d'éloges et le salue."

 

حدثنا يحيى بن بكير حدثنا الليث عن يونس عن ابن شهاب قال أبو سلمة إن عائشة رضي الله عنها قالت

قال رسول الله صلى الله عليه وسلم يوما يا عائش هذا جبريل يقرئك السلام فقلت

وعليه السلام ورحمة الله وبركاته

ترى ما لا أرى تريد رسول الله صلى الله عليه وسلم

 

Puis lorsqu'il (l'imâm Al-Bukhâry), qu'Allâh Le Très-Haut lui fasse miséricorde, a rapporté ce hadîth, le hadîth de 'Âishah, qu'Allâh l'agréée, et est le sens de ce hadîth est déjà passé précédemment mais l'auteur, qu'Allâh lui fasse miséricorde, l'a énoncé (encore) afin de clarifier la façon de rendre le salâm.

 

Afin de clarifier la façon de rendre le salâm et ceci est dans la réponse de 'Âishah au salâm dont le prophète, qu'Allâh le couvre d'éloges et le salue, lui a transmis de Jibrîl.

Il, le prophète, a dit :

 

"Voici Jibrîl qui te salue."

 

Elle, 'Âishah, répondit :

 

"Wa 'alayhi as-salâm wa rahmatouLlâhi wa barakâtouh."

 

Et son similaire est également parvenu dans le hadîth de Khadîjah où elle répondit :

 

"'Alayka wa 'alayhi as-salâm."

 

Et aussi nous avons récemment passé (le récit) de l'homme qui a transmis le salâm eu prophète, qu'Allâh le couvre d'éloges et le salue, de la part de son père.

 

Il, le prophète, répondit :

 

"'Alayka wa 'alayhi as-salâm."

 

Par conséquent sa parole "Comment rendre le salâm ?" lorsque le salâm est émis et rapporté à un individu.

 

Ainsi il répond de cette manière, tu peux dire : "عليك وعليه السلام - 'Alayka wa 'alayhi as-salâm."

 

Et tu peux dire : "وعليه السلام - Wa 'alayhi as-salâm"

 

Et si tu ajoutes : "ورحمة الله وبركاته - Wa rahmatouLlâh wa barakâtouh", alors ceci est plus complet.

 

Alors ceci est plus complet.

 

Ainsi tu rends le salâm de cette manière.

 

Par conséquent la façon de rendre le salâm émis (par une personne) se fait de cette manière.

 

Soit tu dis : "وعليه السلام ورحمة الله - Wa 'alayhi as-salâm wa rahmatouLlâh"

 

C'est-à-dire sur celui qui m'envois le salâm.

 

ou tu dis : "وعليك وعليه السلام - Wa 'alayka wa 'alaihi as-salâm"

 

Ainsi tu inclus par la réponse, l'émissaire et l'expéditeur.

 

L'émissaire et l'expéditeur.

 

Donc ceci est permis et cela est permis et dans tous les deux la sounnah a été rapporté.

 

Retranscrit par une sœur de l'équipe du site 3ilmchar3i.net

 Traduit et publié par Fafirru 'ila Allah

Cheikh 'Abder Razzâq Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبد الرزاق بن عبد المحسن العباد البدر

Partager cet article

Dénigrer les détenteurs de l'autorité (audio)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Dénigrer les détenteurs de l'autorité (audio)

La médisance fait également partie des grands péchés, alors lorsque la personne médit sur un seul homme seulement entre la prière du fajr et la prière du dhor par exemple, alors la prière du dhor n'expiera pas cette médisance.

 

Parce que la médisance fait partie des grands péchés.

 

Et même si cela a lieu une seule fois envers un seul homme.

 

Et la médisance est ce que les gens du commun appellent "as-sabâbah", qu'on mentionne son frère par ce qu'il n'aime pas car le prophète صلى الله عليه وسلم fût questionné sur la médisance alors il a répondu :

 

"C'est le fait de parler de ton frère d'une façon qui ne lui plairait pas."

(Certains demandèrent) : "Qu'en penses-tu si ce qu'on dit de lui est vrai ?"

Le prophète صلى الله عليه وسلم a répondu : "Si ce que tu dis de lui est vrai, tu te seras rendu coupable de médisance. Et si ce que tu dis sur lui est faux, tu l'auras alors calomnié"

Muslim n°2589

 

Et la médisance, son péché varie selon la différence de ses effets et de ses aboutissants.

 

Par exemple, le dénigrement des savants est plus grave que le dénigrement des gens du commun ; Et le dénigrement des émirs, c'est-à-dire les détenteurs de l'autorité, le roi et ceux inférieurs à lui est plus grave que le dénigrement de ceux qui sont plus bas qu'eux.

 

Et avec ceci nous savons que ces publications qui sont propagées maintenant entre les gens, nous savons qu'elles font parties de la médisance.

 

Et que les répandre entre les gens fait partie des grands péchés et que la personne commet un énorme péché avec cela, parce qu'elle enjoindra que les gens détestent ceux qui sont dénigrés dans ces papiers et ces publications.

 

Et qu'ils s'insurgeront contre ceux qui y sont dénigrés et enjoindra aussi l'ébouillantage des poitrines et la provocation de troubles.

 

Donc la médisance envers les détenteurs de l'autorité, et le refuge est auprès d'Allâh, fait partie des plus grands péchés dans la médisance.

 

Donc celui qui les propage ou les formule et les distribue est un pécheur, auteur d'un grand péché, et le refuge est auprès d'Allâh.

 

Il aura ses péchés et le péché de chacun de ceux touchés par elles.

 

Nous demandons à Allâh la sécurité et le bien-être.

 

car ces affaires, nul doute qu'elles entrent dans la médisance (c'est-à-dire) de parler de ton frère d'une façon qui ne lui plairait pas.

 

Ensuite, quel est le masdar (source) de cette parole ?

 

Qui dit en vérité, cette parole est vraie ?

 

Qui dit cela qu'elle est vraie ?

 

Et c'est pour cela se trouvent dans certaines publications des choses mensongères.

 

Nous avons été témoins qu'elles sont mensongères et ne sont pas vraies.

 

Donc il y a l'union de la médisance et de l'invention, et le refuge est auprès d'Allâh.

 

Et troisièmement qu'est-ce qui résulte du fait de propager ces feuilles, est-ce qu'elles amélioreront les choses ?

 

Est-ce que les gens enlèveront ce par quoi ils été décrits dans ces publications ?

 

Jamais !

 

L'affaire n'ira pas au-delà sauf en adversité.

 

C'est pour cela, nous voyons que distribuer par exemple ces publications dans la médisance des détenteurs de l'autorité, nous voyons qu'elles font parties des grands péchés.

 

Et certes la personne est pécheur lorsqu'elle les propage ou les formule ou les distribue entre les gens pour ce qu'il y a dedans comme conformité à la réalité de la médisance.

 

Car la réalité de la médisance est de parler de ton frère d'une façon qui ne lui plairait pas.

 

Et nul doute que cela fait partie du fait de parler de ton frère d'une façon qui ne lui plairait pas.

 

Ensuite il découlera de cette médisance de grandes corruptions.

 

Ce n'est pas comme si l'on avait médit sur Zayd ou 'Amr ceci serait l'affaire d'un individu en particulier mais ceci (dénigrer les gouverneurs) aura comme conséquence le préjudice sur le médisant en particulier et sur la sécurité.

 

Car il provoquera l'ébouillantage des poitrines et la haine des détenteurs de l'autorité.

 

Donc nous mettons en garde contre le fait de propager ces papiers.

 

Et nous voyons que quiconque s'associe dans le fait de les propager ou de les distribuer est un pécheur, auteur d'un grand péché parmi les grands péchés.

 

Et même si nous savons que les affaires se rectifieront avec ceci par exemple, l'affaire serait facile mais les choses ne se rectifieront pas.

 

Mais elles n'apporteront que le conflit, la haine envers les détenteurs de l'autorité et un mal éparpillé.

 

Nous demandons à Allâh Le Très-Haut qu'Il rétribue ceux qui tentent de les propager par ce qu'ils méritent.

 

Il est certes capable de toutes choses.

 

Que les éloges d'Allâh et le salut soient sur notre Prophète Muhammad ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

Retranscrit par une sœur de l'équipe du site 3ilmchar3i.net

 Traduit et publié par Fafirru 'ila Allah

D'après Abu Hurayrah, le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Savez-vous ce qu'est la médisance ?"

Les compagnons dirent : "Allâh et Son prophète en savent plus que nous."

Il dit : "C'est le fait de parler de ton frère d'une façon qui ne lui plairait pas."

Certains demandèrent : "Qu'en penses-tu, si ce que tu dis de mon frère est vrai ?"

Le prophète صلى الله عليه وسلم répondit : "Si ce que tu dis sur lui est vrai, tu te seras rendu coupable de médisance.

Mais si ce que tu dis sur lui est faux, tu l'auras alors calomnié."

Rapporté par Muslim (2589, 4/2001)

 

عن أبي هريرة، أن رسول الله صلى الله عليه وسلم، قال

أتدرون ما الغيبة ؟

قالوا : الله ورسوله أعلم

قال: ذكرك أخاك بما يكره

قيل أفرأيت إن كان في أخي ما أقول ؟

قال : إن كان فيه ما تقول، فقد اغتبته، وإن لم يكن فيه فقد بهته

 رواه مسلم 2589

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Partager cet article

Les cinq qualités du bon compagnon (audio)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Les cinq qualités du bon compagnon (audio)

Ibn Qudâmah رحمه الله a dit :

 

"Saches qu’il ne convient pas à tout un chacun d'être pris comme compagnon.

Il convient que celui qui est pris comme compagnon soit distingué par des caractéristiques et des qualités qui rendent désirable sa compagnie.

Et il incombe qu’il y ait en celui que tu veux prendre comme compagnon cinq qualités."

 

Si tu veux choisir un compagnon alors regardes vers ces qualités, s’il les a en lui alors prends-le comme compagnon.

 

Sinon fuis-le comme tu fuirais un lion.

 

Car il va ruiner ta vie, te faire perdre ton temps et préoccuper tes pensées et ton esprit.

 

Il incombe qu’il y ait en celui que tu prends comme compagnon possède cinq qualités :

 

1- Qu’il soit doté d’une raison.

2- De bon comportement

3- Qu’il ne soit pas un pervers

4- Qu’il ne soit pas un innovateur

5- Qu’il ne soit pas plein de sollicitude pour le bas-monde

 

Quant à la raison, c’est le bien le plus précieux et il n’y a de bien dans le fait d’avoir un fou comme un compagnon.

 

Car il veut t’être bénéfique mais il va te nuire.

 

Nous signifions par "celui doté d’une raison" : Celui qui comprend les affaires telles qu’elles le sont, soit en lui même ou qu’il soit en mesure de comprendre lorsqu’il le faut.

 

Donc ceci est la première qualité, qu’il soit quelqu’un doté d’une raison.

 

Quant au "Bon comportement", alors ceci est impératif.

 

Quelqu’un qui a la raison peut-être frappé par une colère ou désires et il obéit donc à ses désires. Il n’y a pas de bien d’avoir ce genre de compagnon.

 

Et c’est pour cela ce qui coule fréquemment sur les langues des gens de science et que si tu veux choisir un ami alors mets-le en colère.

 

Donc si il est juste alors qu’il est en colère alors prends-le comme compagnon,sinon écarte-toi en.

 

Quant au "Pervers" alors en vérité lui il n’a pas peur d’Allâh !

 

Et celui qui n’a pas peur d’Allâh -Le Très-Haut- tu ne seras pas en sûreté de son mal.

 

Et "Al-gha’ilah" : est la corruption, le mal et la ruse ; Son pluriel est : "Ghawa’il".

 

Le pervers n’a pas peur d’Allâh, et celui qui n’a pas peur d’Allâh -Le Très-Haut- tu ne seras pas en sûreté de son mal et on ne peut pas lui faire confiance.

 

Quant à "L’innovateur", il est craint d’être prit comme compagnon par le fait d’être infiltré par son innovation.

 

Et s’il est "Plein de sollicitude pour la dunya" alors il va te vendre un prix misérable.

 

Tu ne signifies (plus) rien pour lui, si il lui a été offert un délice de ce bas-monde.

 

Donc il incombe qu’il y ait en celui que tu prends comme compagnon possède cinq qualités :

 

1- Qu’il soit doté d’une raison

2- De bon comportement

3- Qu’il ne soit pas un pervers

4- Qu’il ne soit pas un innovateur

5- Qu’il ne soit pas plein de sollicitude pour le bas-monde

 

Et Al-Farouq ‘Umar رضي الله عنه a dit :

 

"Cramponnes-toi aux frères véridiques et vis au sein de leurs protections.

Ils sont un ornement dans l'aisance, et une provision dans l’adversité.

Poses l’affaire de ton frère à son meilleur jusqu'à ce qu’il t’en vient à le haïr.

Retires-toi de ton ennemi et méfies-toi de ton camarade sauf le digne de confiance.

Et point de digne de confiance si ce n’est celui qui craint Allâh.

Ne sois pas le compagnon du débauché (sinon) tu va apprendre de sa débauche.

Et ne lui révèles pas tes secrets.

Et consultes concernant tes affaires ceux qui craignent Allâh - Le Très Haut-."

 

Retranscrit par Oum Zakarya

Traduit et publié par Fafirru 'ila Allah

Cheikh Mohammad Sa’îd Raslân - الشيخ محمد سعيد رسلان

Partager cet article

Les différents types d'ami

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Les différents types d'ami

Le 1er type : Un ami profiteur

 

Il s'agit de celui qui est ton ami tant qu'il peut profiter de ton argent ou prestige ou autre que cela.

 

Lorsque le profit se tarit, il devient alors ton ennemi: il ne te connaît plus et tu ne le connais plus.

 

Et combien ceux-là sont nombreux, combien sont nombreux ceux qui critiquent les aumônes (traduction rapprochée) :

 

"Il en est parmi eux qui te critiquent au sujet des sadaqats : s'il leur en est donné, les voilà contents; mais s'il ne leur en est pas donné, les voilà pleins de rancœur" (sourate At-Tawba verset 58)

 

Un jour, un ami intime - que tu voyais comme le plus aimé des gens pour toi et dont tu étais le plus aimé des gens pour lui- il te dit : "Donne moi ton Livre afin que je le lise", tu lui réponds : "Par Allâh, j'en ai besoin demain".

 

Il te méprise alors et il te prend en ennemi.

 

Est ce que c'est cela un ami ?

 

Cela est un ami profiteur.

 

Le 2ème : Un ami de plaisir

 

C'est à dire qu'il n'est ton ami que parce qu'il prend plaisir avec toi dans les conversations, les divertissements et les veillées.

 

Mais, il ne te profite pas et tu ne tires pas profit de lui.

 

Vous ne vous profitez pas l'un l'autre : Il n'y a qu'une perte de temps.

 

Prends garde également à celui-ci, à ce qu'il ne te fasse pas perdre ton temps.

 

Le 3ème : Un ami de qualité

 

Il te porte vers ce qui t'embellira et il t'interdit ce qui est abject.

 

Il t'ouvre et t'indique les portes de bien.

 

Et si tu commets une erreur, il te l'interdit sur le champ et il n'écorne pas ton honneur.

 

C'est celui-là l'ami de qualité. 

 

Traduit et publié par telegram.me/cercle_sciences

الأول: صديق منفعة

وهو الذي يصادقك ما دام ينتفع منك بمال، أو جاه، أو بغير ذلك، فإذا انقطع الانتفاع فهو عدوك لا يعرفك ولا تعرفه، وما أكثر هؤلاء، وما أكثر الذين يلمزون في الصدقات

وَمِنْهُم مَّن يَلْمِزُكَ فِي الصَّدَقَاتِ فَإِنْ أُعْطُواْ مِنْهَا رَضُواْ وَإِن لَّمْ يُعْطَوْا مِنْهَا إِذَا هُمْ يَسْخَطُونَ - التوبة: ٥٨

. صديق لك حميم ترى أنه من أعز الناس عندك، وأنت من أعز الناس عنده يسألك يوم من الأيام يقول: أعطني كتابك أقرأ فيه، فتقول: والله الكتاب أنا محتاج إياه غدًا، فينتفخ عليك ويعاديك، هل هذا صديق!؟ هذا صديق منفعة

الثاني: صديق لذة

يعني لا يصادقك إلا لأنه يتمتع بك في المحادثات والمآنسات والمسامرات، ولكنه لا ينفعك، ولا تنتفع به منه أنت، كل واحد منكم لا ينفع الآخر، ليس إلا ضياع وقت فقط، هذا -أيضًا- احذر منه أن يضيع أوقاتك

الثالث: صديق فضيلة

 يحملك على ما يزين وينهاك عن ما يشين، ويفتح لك أبواب الخير ويدلك عليه، وإذا زللت ينهاك على وجه لا يخدش كرامتك، هذا هو صديق الفضيلة. أ.ھ

شرح حلية طالب العلم - ١٠٢

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Partager cet article

Entreprendre les mécréants par le salut ou le bonjour

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Entreprendre les mécréants par le salut ou le bonjour

La question :

 

Est-il permis d'entreprendre les mécréants par le salut, non pas avec les salutations connues chez les musulmans, mais celles comme le Bonjour, en leur langue?

 

Réponse :

 

Ceci n'est pas permis.

 

Il n'est pas permis de leur entreprendre le salut, car l'interdiction de (leur dire) «salâm» et de leur commencer les salutations est instaurée pour deux raisons auxquelles il faut que les frères soient attentifs :

 

1- La première raison

 

Est d'invoquer pour eux si vous dites «Assalâm alaykoum», donc ce que les savants ont interprété par le «salâm» c'est qu'il mette la paix sur lui (que la paix soit sur toi), c'est-à-dire qu'il invoque pour lui pour qu'il soit en paix, ceci d'un coté, le deuxième coté : C'est qu'il le rassure, qu'il ne va pas être atteint par lui.

 

Ceci est un point.

 

2- Le deuxième point

 

C'est que le fait de commencer les mécréants par le «salâm» est pour, en effet, les revaloriser ; Et le fait de leur donner de l'importance n'est ni permis ni autorisé.

 

Et c'est pour cela que Cheikh al-Islam, qu'Allâh Le Très-Haut lui fasse miséricorde, a cité semblable à cela dans son livre : "Iqtidhae Asserât Al Moustaqîm", et a mentionné un certain nombre de âthâr.

 

Il a dit que : "Lorsqu'ils (les mécréants) passent dans un chemin serrez-les (qu'ils passent par le coté le plus étroit) et ne leur faites pas de mal".

 

Donc on ne devrait pas leur commencer le «salâm».

 

Cependant, certains savants ont dit que le mécréant, qu'il soit juif ou chrétien, s'il entreprend à saluer le musulman avec une prononciation explicite qu'il l'entend d' une manière claire et évidente, alors qu'il lui réponde comme il a été salué.

 

Comme l'ont cité Cheikh al-Islam Ibn Taymiyya et son étudiant Ibn Al-Qayyim, malgré le fait que j'ai quelque chose envers cet avis, car la parole générale du Prophète prière et salut sur lui (concernant ce sujet) :

 

"Dites : Wa 'alaykoum".

 

Donc le musulman n'entreprend pas, même avec leurs salutations avec lesquelles ils se saluent le matin, ou le soir ou autres.

 

Publié sur la chaîne telegram فوائد ش/مصطفى مبرم - @fawaidmbrm

 السُّؤال : هل يجوز بدء الكفَّار بتحيَّتهم -ليس بالسَّلام الَّذي هو معروفٌ عند المسلمين، لكن مثل صباح الخير الذي هو معروف عندهم بلغتهم؟!

أجاب الشَّيخ مصطفى مبرم حفظه الله : لا يجوز هذا، لا يجوز ابتداؤهم بالتَّحية، لأنَّ النَّهي عنِ السَّلام وبدئِهم بالتَّحية لسببين اثنين -ينبغي على الإخوة أن يتنبَّهوا لهما

1-

أمَّا السَّبب الأوَّل فهو الدُّعاء لهم، فإذا قلتَ السَّلام عليكم، فإنَّ الَّذي فسَّر العلماء به السَّلام أنَّه يضع عليه السَّلام، بمعنى أنَّه يدعو له بالسَّلامة هذا وجه؛ والوجه الثَّاني: أنَّه يؤمِّنه من نفسه فلا يُوتى من جهته؛ هذا أمر

2-

والأمر الثَّاني: أنَّ بدء الكفَّار بالسَّلام لأجل إكرامهم، وإكرامهم لا يجوز ولا يحل، ولهذا ذكر شيخ الإسلام رحمه الله تعالى نحو من هذا في كتابه اقتضاء الصِّراط المستقيم مخالفة أصحاب الجحيم وذكر جُملة من الآثار: من أنَّه قال (لمَّا يمرُّون في الطَّريق ضيِّقوهم ولا تُؤذُوهم) فلا ينبغي أن يبدأهم بالسَّلام
وإنَّما قال بعض أهل العلم بأنَّ الكافر -من اليهودي أو النَّصراني- إذا بدأ المسلم بالسَّلام وسلَّم باللَّفظ الصَّريح الَّذي يسمعه واضحًا وظاهرًا فإنَّه يردُّ عليه كما سلَّم عليه كما ذكر هذا شيخ الإسلام ابن تيمية وتلميذه ابن القيِّم، وإن كان في النَّفس شيءٌ من هذا لِعموم قول النَّبي صلَّى الله عليه وسلام: ((قُولُوا: وَعَلَيْكُمْ))
 فلا يبدأهم المسلم وإن كان بتحيَّتهم الَّتي يُحيُّون بها في صباحهم أو في مسائهم أو ما أشبه ذلك

 

 

Cheikh Mostafa Mabram - الشيخ أبي يوسف مصطفى مبرم

Partager cet article

Le pardon mutuel en islam (audio)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Le pardon mutuel en islam (audio)

Question :

 

Quelle serait la définition de la notion du pardon mutuel en Islam entre les musulmans ?

 

Et comment s’étend-elle vers les non musulmans ?

 

Réponse :

 

Les musulmans doivent se pardonner mutuellement.

 

Puisse Allâh faire miséricorde au croyant qui fait preuve de clémence : S’il vend, s’il achète, s’il juge, s’il est désigné comme juge entre les musulmans, il fera preuve de clémence entre eux et ils s’entraideront dans l’obéissance et la piété et se supporteront en intériorisant leurs colères et en évitant de prendre compte de toutes les erreurs.

 

Allâh a dit (dans le sens des versets) :

 

"qui dominent leur rage et pardonnent à autrui- car Allâh aime les bienfaisants" (Sourate 3 Al Imran verset 134)

 

Ils doivent dissiper les angoisses et les difficultés des musulmans.

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

«Dans la vie présente, quiconque apaise, quiconque facilite a une personne en difficulté, Allâh lui facilite dans la vie présente et future.

Quiconque couvrira les fautes d’un musulman, verra Allâh couvrir les siennes dans ce bas-monde et dans l’au-delà.

Allâh soutient son serviteur tant que ce dernier est au service de son frère.»

 

Face aux non-musulmans qui ne nous combattent pas, nous devons pratiquer la bienfaisance avec des aumônes et nous les appelons à la religion d’Allâh et nous ne les opprimons pas ni dans leurs personnes ni leurs argents ni leurs honneurs.

 

Allâh جل وعلا a dit (dans le sens des versets) :

 

"Allâh ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allâh aime les équitables." (Sourate 60 Al-Mumtahana verset 8)

 

Voilà l’équité de la religion musulmane ; Religion de clémence, de magnanimité, de facilité et de générosité.

 

Si les musulmans appliquaient les comportements de l’islam avec les non musulmans et échangeaient avec les comportements de l’islam, la conversion de ces derniers, avec l’assistance d’Allâh, se ferait avec obéissance, désirs et conviction.

 

 Traduit et publié par l'équipe d'Al Bounyane - diffusion.albounyane.com

ما حقيقة التسامح في الإسلام بين المسلمين وكيف تتعدي هذه السماحة إلى غير المسلمين

السؤال :ـ السائل يقول ما حقيقة التسامح في الإسلام بين المسلمين وكيف تتعدي هذه السماحة  إلى غير المسلمين؟

 الجواب : بين المسلمين السماحة بينهم رحم الله امرء سمحا إذا باع سمحا إذا اشترى سمحا إذا قضى سمحا إذا إقتضى تسامح بين المسلمين وتعاونوا على البر والتقوى وتحمل كتم الغيظ وعدم المآخذة بالأخطاء

والكاظمين الغيظ والعافين عن الناس والله يحب المحسنين

تفريق المكروب تيسير المعسر وتنفيظ كربات المسلمين ويقول النبي

 من فرج عن مسلم كربة من كرب الدنيا فرج الله عنه كربة  من كرب يوم القيامة ومن يسر على معسر يسر الله له الدنيا والآخرة  ومن ستر مسلما ستره الله ستره الله في الدنيا والآخرة  والله في عون العبد مادام العبد في عون أخيه

أما غير المسلمين غير محاربيننا فنحسن إليهم بصدقات العامة وندعوهم إلى الله ولا نظلمهم بأنفسهم ولا في أموالهم ولا في أعراضهم يقول الله جل وعلا

لا يَنْهَاكُمْ اللَّهُ عَنْ الَّذِينَ لَمْ يُقَاتِلُوكُمْ فِي الدِّينِ وَلَمْ يُخْرِجُوكُمْ مِنْ دِيَارِكُمْ أَنْ تَبَرُّوهُمْ وَتُقْسِطُوا إِلَيْهِمْ إِنَّ اللَّهَ يُحِبُّ الْمُقْسِطِينَ

هذا عدل الإسلام  دين رحمة وسماحة  ويسر وبذل المعروف فإذا طبق المسلمون مع غير المسليمن أخلاق الإسلام وعاملوا أخلاق الإسلام يوشق بتوفيق الله   أن يدخلوا الإسلام طوع  واختيار وقناع

Cheikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn Abdellah Âl Ach-Cheikh - الشيخ عبد العزيز بن عبد الله آل الشيخ

Partager cet article

L'histoire affligeante de la communauté musulmane, ses racines et ses solutions

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

L'histoire affligeante de la communauté musulmane, ses racines et ses solutions

Lorsque la oumma islamique se cramponna à sa religion et se soumit à ses jugements, lorsqu'elle se contenta de son propre enseignement et de ses propres objectifs et lorsqu'elle appliquait ses propres lois et sa propre législation dans tous les domaines de la vie, elle fut assistée par le secours et l'aide d'Allâh de manière évidente.

 

C'est ici qu'elle vainquit les plus grands pays du monde de son époque et que la peur s'empara des cœurs des ennemis qui s'opposaient à l'Islam.

 

Puis, lorsque la oumma se divisa dû aux passions des gens et que les objectifs et les opinions s'effritèrent, la crainte sortit des coeurs de leurs ennemis qui se mirent à s'emparer d'eux de tous les côtés ; Ils déclenchèrent des guerres armées, commirent des génocides et s'emparèrent des musulmans en transformant leurs systèmes de gouvernance et en corrompant leur culture.

 

Les guerres armées et les massacres ont eu lieu lors des croisades et même avant cela, et elles n'ont, jusqu'à ce jour, jamais cessé.

 

En ce qui concerne leur volonté de changer nos systèmes et nos lois, ils ont tenté et tentent toujours de contrôler les musulmans dans leur circuit et de les soumettre à leurs lois et législations qu'ils ont conçues avec leur raison déficiente et leurs opinions corrompues...

 

Les ennemis de l'Islam nous ont conquis avec leurs lois et s'attendent à ce que nous délaissions les jugements du Coran et de la Sounna qui sont issus du Seigneur de l'Univers et qui servent entièrement l'intérêt des serviteurs...

 

Si nos ennemis réussissent à nous vaincre dans ce domaine, ils auront remporté une double victoire :

 

Premièrement, nous serons devenus leurs instruments.

Nous serons entièrement dépendants d'eux, car nous serons imprégnés de leurs idées et nous réfléchirons avec leurs pensées.

 

Deuxièmement, c'est ainsi que nous délaisserons l'application des jugements de notre religion dont la mise en pratique et l'engagement qu'on y porte - intérieurement et extérieurement - sont indispensables pour être victorieux.

 

Quant à la corruption de notre culture, alors sachez qu'ils ont introduit dans la culture islamique des éléments qui la détachent de ses objectifs et de sa raison d'être de manière à ce qu'elle soit aujourd'hui devenue une culture sèche qui n'a plus que sa peau et ses os, une culture dans laquelle on ne reconnait plus la vivacité de la religion ni sa richesse. 

 

Voici comment la faiblesse s'est emparée des musulmans et que les nations (occidentales) se sont invitées chez eux et qu'ils sont devenus à l'image de l'écume des flots, emportés de force par le courant, incapables d'avancer ou de reculer.

 

Si le vent souffle, il les déchire, si une branche les cogne, ils se divisent et les dernières générations de cette communauté ne seront rectifiées que par ce qui a rectifié les premières générations.

 

Si les musulmans contemplaient le Livre de leur Seigneur et la Sounna de leur Prophète, s'ils mettaient en pratique leur contenu et l'appliquaient au niveau individuel, sociétal et dans l'ensemble des adorations, relations et transactions, Allâh leur accorderait les bénédictions du ciel et de la terre, Il les ferait triompher et placera la peur dans les coeurs de leurs ennemis.

 

Allâh ne modifie point l'état d'un peuple, tant que les individus qui le composent ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes.

 

(traduction rapprochée)

 

"Allâh soutient, certes ceux qui soutiennent (Sa religion). Allâh est assurément Fort et Puissant, ceux qui, si Nous leur donnons la puissance sur terre, accomplissent la salat, acquittent la zakat, ordonnent le convenable et interdisent le blâmable. Cependant, l'issue finale de toute chose appartient à Allâh" (sourate Al-Hajj versets 40-41)

 

الضياء اللامع من الخطب الجوامع - vol 2 p 167

Extrait du livre "L'acculturation des musulmans de France, la dernière conquête coloniale" p.16-18 aux éditions al farouq

Retranscrit par Ummu Isma3il 

Publié par 3ilmchar3i.net

 ولما كانت الأمة الإسلامية متمسكة بدينها خاضعة لأحكامه مقتنعة بتعاليمه وأهدافه مطبقة لشرائعه في جميع الميادين كانت منصورة بنصر الله المبين فقهرت أعظم دول العالم في ذلك الحين واستولى الرعب على قلوب الأعداء المخالفين ثم لما تفرقت بها الأهواء وتشتت منها الأهداف والآراء ارتفعت الهيبة من أعدائهم فسلطوا عليهم من كل جانب سلطوا عليهم بحرب السلاح والإبادة وسلطوا بتغيير النظم وإفساد الثقافة أما حرب السلاح والإبادة فهناك الحروب الصليبية وما قبلها وما بعدها إلى يومنا هذا وأما تسلط أعدائنا بتغيير النظم والقوانين فإنهم حاولوا وما زالوا يحاولون أن يسير المسلمون في فلكهم في قوانينهم وتشريعاتهم التي بنوها على عقولهم القاصرة وآرائهم الفاسدة فإن كل رأي خالف الكتاب والسنة فإنه رأي فاسد لا خير فيه وإن قدر أن فيه خيرا فإن ضرره وشره فوق خيره أضعافا مضاعفة إن الأعداء غزونا بقوانينهم يريدون منا أن ندع أحكام الكتاب والسنة التي صدرت من الرب العليم بمصالح العباد الحكيم في شرعه فلم يشرع إلا ما فيه الخير والرشد والعدل والسداد
الرحيم بخلقه فلم يشرع لهم إلا ما فيه مصلحتهم في الحال والمآل ولم ينههم إلا عما فيه مضرتهم في الحال والمآل إن أعداءنا إذا نجحوا من هذه الناحية فقد حازوا نصرا مبينا وذلك من وجهين

الأول: أننا نصير عالة عليهم وتابعين لهم نتشبع بآرائهم ونتروى بأفكارهم

الثاني: أننا بذلك نترك تطبيق أحكام ديننا التي لا انتصار لنا عليهم إلا بتطبيقها والتزامها ظاهرا وباطنا وأما إفساد الثقافة فإنهم أدخلوا على الثقافة الإسلامية ما يبعدها عن أهدافها وأغراضها حتى أصبحت جافة هزيلة لا ترى فيها حياة الدين ودسومته وبذلك استولى الضعف على المسلمين وتداعت عليهم الأمم وصاروا غثاء كغثاء السيل يجري بهم التيار قهرا لا يملكون تقدما ولا تأخرا لو هبت الريح لمزقتهم ولو استقبلهم أصغر العيدان لفرقهم ولن يصلح آخر هذه الأمة إلا ما أصلح أولها فلو أن المسلمين تدبروا كتاب ربهم وسنة نبيهم وعملوا بما فيهما وطبقوا ذلك على الأفراد والجماعات في جميع العبادات والمعاملات لفتح الله عليهم بركات من السماء والأرض ولنصرهم وألقى في قلوب أعدائهم الرعب فإن الله لا يغير ما بقوم حتى يغيروا ما بأنفسهم

أعوذ بالله من الشيطان الرجيم

وَلَيَنصُرَنَّ ٱللَّهُ مَن يَنصُرُهُ ۥۤ‌ۗ إِنَّ ٱللَّهَ لَقَوِىٌّ عَزِيزٌ (٤٠) ٱلَّذِينَ إِن مَّكَّنَّـٰهُمۡ فِى ٱلۡأَرۡضِ أَقَامُواْ ٱلصَّلَوٰةَ وَءَاتَوُاْ ٱلزَّڪَوٰةَ وَأَمَرُواْ بِٱلۡمَعۡرُوفِ وَنَهَوۡاْ عَنِ ٱلۡمُنكَرِ‌ۗ وَلِلَّهِ عَـٰقِبَةُ ٱلۡأُمُورِ

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Partager cet article

20 choses permettant de supporter les torts causés par les gens

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

20 choses permettant de supporter les torts causés par les gens

La première :

 

Est qu'il prenne conscience qu'Allâh est le Créateur des actes des serviteurs, de leurs mouvements, de leurs immobilités et de leurs volontés.

 

Ce qu'Allâh veut est et ce qu'Il ne veut pas n'est pas.

 

Rien ne bouge dans le monde des cieux et de la terre sans Sa permission et Sa volonté.

 

Les serviteurs ne sont que des instruments, observe plutôt Celui qui leur à donner du pouvoir sur toi et ne prête pas attention à leurs agissements contre toi.

 

Tu trouveras ainsi le repos contre les soucis et la tristesse. 

La deuxième :

 

Qu'il prenne conscience de ses péchés et qu'Allâh ne leur a donné du pouvoir sur lui qu'en raison de ses péchés.


Comme le dit Allâh (traduction rapprochée) :

 

"Tout malheur qui vous atteint est dû à ce que vos mains ont acquis. Et Il pardonne beaucoup." (sourate Ach-Chourâ verset 30 )

 

A partir du moment ou le serviteur prend conscience que tout les problèmes qu'il rencontre sont causés par ses péchés, il se concentrera alors sur le repentir et la demande de pardon de ses péchés - qui sont la cause ayant permis à certains d'avoir du pouvoir sur lui - plutôt que des les critiquer, les blâmer ou d'attenter à leur honneur.


Et si tu vois un individu s'en prendre aux gens lorsqu'ils lui causent du tort, sans se préoccuper de lui, sans se blâmer et avoir recours à la demande pardon, alors sache que la calamité qui l'a touché est une vraie calamité.


Mais si au contraire il se repent, demande pardon et dit «Ceci est dû à mes péchés» alors cela devient en réalité un véritable bienfait pour lui.

 

'Ali ibn Abi Tâlib رضي الله عنه prononça une parole qu'on peut compter parmi les joyaux et dit :

 

"Certes un serviteur n'a à espérer que de Son Seigneur et certes un serviteur n'a à craindre que de ses péchés."

 

Et il fut rapporté de lui et d'autres :

 

"Aucune épreuve ne s'est abattue si ce n'est en raison d'un péché et elle n'est dissipée que la par le repentir."

La troisième :

 

Qu'il prenne conscience de la grande valeur de la récompense qu'Allâh a promise à celui qui fait preuve d'indulgence et d'endurance.

 

Comme Allâh le dit (traduction raprochée) :

 

"La sanction d’une mauvaise action est une sentence équivalente. Mais quiconque pardonne et réforme, son salaire incombe à Allâh. Il n’aime point les injustes." (sourate Ach-Chourâ verset 40)

 

Et comme les gens se divisent en trois catégories dans la manière de répondre aux torts causés par les gens - un injuste qui prend plus que son droit, un modéré qui prend juste son droit et un bienfaisant qui fait preuve d'indulgence et abandonne son droit - Allâh a donc évoqué les trois catégories dans le verset.

 

Le début concerne les justes, le milieu les bienfaisants et la fin les injustes.

 

Et qu'il sache aussi que celui qui fera l'appel le jour du jugement dernier dira :

 

"Que ne se lève que celui à qui Allâh a fait obligatoire sa récompense."

Rapporté par Abi Hâtim, Ibn Mardawayh et d'autres par voie de Ibn 'Abbas et Anas, voir "dar al-manthouwr 7/359"

 

Et ne se lèvera que celui qui a été indulgent et aura réformé.

 

Lorsqu'il prend conscience, avec cela, de la récompense qu'il perd en se vengeant et en réclamant son droit.

 

Alors il lui sera plus facile de patienter et de pardonner.

La quatrième :

 

Qu'il sache qu'en pardonnant et en étant bienfaisant il héritera de la paix du cœur vis-à-vis de ses frères, il sera purifié de toutes félonies, rancœurs, désirs de vengeance et mauvaises intentions.

 

Et la douceur du pardon lui procurera plus de plaisir et de profit, dans l'immédiat et sur le long terme, que le profit obtenu par la vengeance et de loin !

 

Et ceci rentre dans la parole d'Allâh (traduction rapprochée) :

 

"Et Il aime les bienfaisants" (sourate Âl-'Imran verset 134)

 

Il devient aimé d'Allâh et sa situation est celle d'un individu à qui on a enlevé quelques pièces pour lui en donner des milliers en échange.

 

Il se réjouit donc de ce qu'Allâh lui a donné de la plus grande joie qui soit. 

La cinquième :

 

Qu'il sache que nul ne s'est vengé pour sa propre personne sans hériter d'une humiliation au plus profond de lui même.

 

Alors que s'il pardonne, Allâh le couvrira de dignité.

 

Et c'est à ce sujet que le véridique reconnu pour sa véracité (Le prophète صلى الله عليه وسلم) dit :

 

"Allâh n'ajoute que de la dignité à un serviteur qui pardonne."

Rapporté par mouslim (2588) par voie de Abi Hourayrah.

 

La dignité qui résulte du pardon est plus aimée et bénéfique que la dignité qui résulte de la vengeance.

 

Car celle-ci n'est qu'une dignité en apparence qui laisse place à une humiliation à l'intérieur alors que le pardon est une humiliation en apparence qui laisse place à la dignité à l'intérieur et en apparence.

La sixième :

 

Et ceci compte parmi les enseignements les plus bénéfiques : qu'il sache que la récompense est de la même nature que l'acte, qu'il est lui même injuste et pécheur.

 

Et que donc, s'il fait preuve d'indulgence envers les gens, Allâh fera preuve d'indulgence avec lui et s'il leur pardonne, Allâh lui pardonnera également.

 

Qu'il prenne conscience que l'indulgence, le pardon et la bienfaisance envers eux - malgré le tort qu'ils aient pu lui causer - lui permettra d'en obtenir en rétribution de ses actes l'équivalent de la part d'Allâh, qui lui pardonnera, sera Indulgent envers lui, ne lui tiendra par rigueur pour ses fautes et lui facilitera le fait de pardonner et d'endurer.

 

Et cet enseignement suffit à la personne dotée de raison.

La septième :

 

Qu'il réalise le temps précieux qu'il va perdre en se focalisant sur l'accomplissement de sa vengeance et l'obtention de la sentence, alors qu'un grand nombre de bénéfices lui échapperont au même moment, sans qu'il ne puisse les recouvrer par la suite.

 

Et il est probable que cette calamité soit plus importante que celle qui s'est abattue sur lui par le biais de ceux qui lui ont causé du tort.

 

Mais s'il pardonne et fait preuve d'indulgence, son cœur et son corps seront alors parfaitement disponibles pour servir ses intérêts, chose nettement plus importante que cette vengeance.

La huitième :

 

Qu'il réalise qu'il ne veut se venger, obtenir son droit et gagner ce combat, que dans l'unique but de satisfaire sa propre personne et d'obtenir la victoire.

 

Alors que le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم ne s'est jamais vengé pour lui même.

 

Si le meilleur serviteur d'Allâh et du plus noble d'entre eux était ainsi, ne voulant jamais se venger pour lui même.

 

Même si lui causer du tort revient à causer du tort à Allâh et que ceci est directement rattaché au droit religieux.

 

En effet, c'était le plus noble, le plus pur, celui qui était empreint de la plus grande des bontés et il était le plus éloigné de tous comportement vil, il mérite donc la plus grande révérence et le plus grand des respects.

 

Pourtant, il ne s'est jamais vengé pour lui même.

 

Comment se pourrait-il dès lors qu'un seul d'entre nous veuille se venger pour lui même alors qu'il sait parfaitement ce que son âme recèle comme mal et comme manquement ?!

 

Au contraire, l'être doté de clairvoyance réalise que son âme n'a pas assez de valeur pour qu'il cherche à la venger et qu'elle ne mérite pas qu'il s'impose cela. 

La neuvième :

 

Si on lui cause du tort, soit lors d'une chose qu'il fait pour Allâh, ou en Lui obéissant ou en s'abstenant de commettre ce qu'Il lui a interdit, alors il doit patienter.

 

Il ne doit pas se venger, car il a subit un préjudice pour Allâh et sa récompense Lui incombe.

 

C'est pour cela que lorsque les croyants luttent dans le sentier d'Allâh, leur sang et leurs biens sont dédiés à Allâh et ne sont point garantis, car Allâh a acheté des croyants leurs personnes et leurs biens. 

 

La récompense incombe donc à Allâh et non à la créature.

 

Et celui qui réclame une récompense aux créatures n'aura rien de la part d'Allâh. Allâh se charge de dédommager celui qui se sacrifie pour lui.

 

Par contre, s'il subit du tort dans l'accomplissement d'un péché, alors il ne pourra s'en prendre qu'à lui même et se remettre en question.

 

Ceci aura au moins le mérite de l'occuper et de l'empêcher de blâmer ceux qui lui ont causé du tort.

 

Et s'il subit un tort alors qu'il cherche à acquérir un bien matériel alors qu'il redouble de patience.

 

Car la possibilité d'acquérir d'autres biens matériels se présentera bien plus souvent que ces moments de patience. 

 

Celui qui n'est pas capable de patienter sous la chaleur, la pluie, la neige, les difficultés du voyage et les bandits de grand chemin, qu'il abandonne le commerce.

 

Il est connu que celui qui veut vraiment obtenir une chose, déploie une quantité de patience proportionnelle à son degré de véracité dans l'acquisition de l'objet de ses désirs. 

La dixième :

 

Qu'il sache qu'il bénéficie de la compagnie d'Allâh, de Son amour et de Sa satisfaction tant qu'il patiente.

 

Et lorsque Allâh offre sa compagnie à quelqu'un, Il écarte de lui toutes formes de torts et de nuisances, ce que nul n'est capable de faire parmi Ses créature.

 

Allâh dit (traduction rapprochée) :

 

"Patientez ! Certes Allâh est avec les patients" (sourate Al-Anfal verset 46)

 

Et Il dit (traduction rapprochée) :

 

"Allâh aime les patients" (sourate Al-Imran verset 146)

La onzième :

 

Qu'il sache que la patience équivaut à la moitié de la foi et qu'il ne doit pas troquer sa foi pour obtenir une victoire personnelle. 

 

En patientant il conservera sa foi et la sauvegardera de tous manquements.

 

Et Allâh se fait Défenseur de ceux qui ont la foi.  

La douzième :

 

Qu'il prenne conscience que la patience relève du contrôle de soi, de sa capacité à se dominer et à prendre le dessus sur son âme. 

 

Et que lorsque l'âme est dominée et sous contrôle, il n'y a pas de risque qu'elle réduise son propriétaire à l'esclavage, l'emprisonne, ou l'expose aux dangers qui pourraient causer sa perte. 

 

Mais s'il lui obéit, lui prête l'oreille et se laisse dominer par celle-ci, elle ne laissera pas en paix jusqu'à ce qu'il périsse ou qu'une miséricorde de Son Seigneur l'atteigne.

 

Même si à travers la patience il n'obtient que le bénéfice de prendre le dessus sur son âme et son démon, cela révélera le pouvoir de son cœur et la fermeté de ses armées (les membres), il s'épanouira donc, se renforcera et repoussera naturellement ses ennemis. 

La treizième :

 

Qu'il sache que s'il patiente, Allâh lui donnera la victoire inéluctablement et Allâh est garant de celui qui patiente.

 

Qu'il confie donc le cas de son oppresseur à Allâh. 

 

Quant à celui qui cherche à se venger, Allâh le confie à lui même et il sera considéré comme celui qui s'est donné la victoire.

 

Est-ce qu'il y a une comparaison possible entre celui dont Allâh est le Secoureur, et Il est le meilleur Secoureur, et celui qui cherche lui-même à se secourir tout en étant faible et impuissant par nature ?

La quatorzième :

 

Qu'il sache que s'il patiente et supporte ses torts, ceci poussera son opposant à cesser d'être injuste, à éprouver des regrets et à s'excuser.

 

Les gens le blâmeront aussi.

 

Il fera preuve de honte et de regrets - après lui avoir causé du tort - pour ce qu'il a fait.

 

Il deviendra même un amis pour lui et c'est le sens de la parole d'Allâh (traduction rapprochée) :

 

"Repousse (le mal) par ce qui est meilleur; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux. Mais (ce privilège) n’est donné qu’à ceux qui endurent et il n’est donné qu’au possesseur d’une grâce infinie." (sourate Fusilat verset 34-35)

 La quinzième :

 

Il se peut que le fait de se venger et de confronter l'injuste provoque chez celui-ci un désir de faire plus de mal et décuple sa motivation.

 

Il va dès lors se mettre à élaborer des plans pour pouvoir atteindre et nuire, comme nous pouvons souvent le constater.

 

Alors que s'il avait fait preuve d'indulgence et d'endurance, il aurait été en sécurité de ce mal.

 

Et la personne dotée d'intelligence ne choisit pas un mal plus grand pour en repousser en moindre.

 

Combien de fois la vengeance et la confrontation ont engendré un mal dont la personne fut incapable de se prémunir.

 

Et combien de vies, de pouvoirs et de biens furent perdu par leur détenteur, alors que s'ils avaient pardonné, ils les auraient conservés.

La seizième :

 

Celui qui projette de se venger et de ne pas patienter tombera certainement dans l'injustice.
 

En effet, l'âme n'est pas capable de s'arrêter à la limite obligatoire en terme de justice, que ça soit par manque de science ou de volonté.
 

Il est donc fort probable qu'elle soit incapable de se limiter au simple fait de prendre son droit.
 

La colère s'empare de l'individu et lui fait perdre la raison au point de ne plus savoir ce qu'il dit ou fait.
 

Après avoir été l'oppressé qui attendait de recouvrer sa dignité et d'être secouru, il devient à son tour l'oppresseur attendant les représailles et les conséquences.

 La dix-septième :

 

Qu'il sache que l'injustice dont il fut victime aura pour effet de lui effacer des mauvaises actions ou de l'élever en degré.

 

Mais s'il se venge, alors elle ne sera ni une cause d'expiation, ni d'élévation.

La dix-huitième :

 

Sa patience et son indulgence sont ses plus grandes armes contre son opposant.

 

En effet, celui qui endure et pardonne, sa patience et son indulgence seront une cause d'affaiblissement de son ennemi qui se mettra alors à éprouver de la peur et de la crainte, envers lui d'une part, mais aussi envers les gens plus généralement.

 

C'est d'ailleurs pour cela que les gens aiment en général, lorsqu'ils insultent quelqu'un ou lui causent du tort, que celui-ci riposte et leur rende, ainsi ils peuvent trouver le repos et se sentir délivrer de la gêne qui les habitait. 

La dix-neuvième :

 

S'il pardonne, son opposant aura l'impression que l'auteur du pardon est au dessus de lui et qu'il l'a emporté.

 

Il ne cessera donc de se trouver inférieur à lui.

 

Et ceci suffit comme mérite au pardon.

La vingtième :

 

S'il pardonne et fait preuve d'indulgence, ceci est une bonne action, et la bonne action engendre une bonne action, qui engendre une bonne action et ainsi de suite. Ses bonnes actions ne cessent ainsi de s'accumuler.

 

En effet, la récompense d'une bonne action est une bonne action, comme la rétribution d'une mauvaise action est une mauvaise action.

 

Il se peut donc que ceci soit la cause de son salut et de son bonheur éternels, alors que s'il se venge et cherche à vaincre il n'en sera rien. 

Jâmi' al-masâil - 1/168-174

Traduit par Abdoullah Abou Khouzaymah

Publié par la page Al-Firqatou An-Najiyatou

 يُعِينُ العبدَ على هذا الصبر عدّةُ أشياءَ

[ أحدها ]

: أن يشهدَ أن الله سبحانه وتعالى خالقُ أفعالِ العباد، حركاتِهم وسَكَناتِهم وإراداتِهم، فما شاءَ الله كان، ومالم يشأ لم يكن، فلا يتحرك في العالم العُلْوِيّ والسّفليّ ذرَّة إلاّ بإذنه ومشيئتِه، فالعباد آلة، فانظر إلى الذي سَلَّطَهم عليك، ولا تَنظُرْ إلى فِعلِهم بكَ، تَسْتَرِحْ من الهمّ والغَمِّ

[ الثاني ]

: أن يَشْهَد ذُنُوبَه، وأنّ الله إنما سلَّطهم عليه بذنبه، كما قال تعالى

 وَمَا أَصَابَكُمْ مِنْ مُصِيبَةٍ فَبِمَا كَسَبَتْ أَيْدِيكُمْ وَيَعْفُو عَنْ كَثِيرٍ - سورة الشورى: 30

فإذا شهد العبدُ أن جميع ما يناله منْ المكروه فسببُه ذنوبُه، اشتغلَ بالتوبة والاستغفار من الذنوب التي سلَّطهم عليه بسببها ، عن ذَمِّهم ولَومِهم والوقيعةِ فيهم. وإذا رأيتَ العبدَ يقع في الناس إذا آذَوْه، ولا يَرجع إلى نفسِه باللوم والاستغفار، فاعلمْ أن مصيبتَه مصيبةٌ حقيقية، وإذا تاب واستغفر وقال: هذا بذنوبي، صارتْ في حقّهِ نعمةً. قال علي بن أبي طالب – رضي الله عنه – كلمةً من جواهرِ الكلام

لا يَرجُوَنَّ عبدٌ إلاّ ربَّه، ولا يَخافَنَّ عبدٌ إلاّ ذنبَه

   ورُوِي عنه وعن غيرِه

ما نزلَ بلاءٌ إلاّ بذنبٍ، ولا رُفِع إلاّ بتوبة

[ الثالث ]

: أن يشهد العبدُ حُسْنَ الثواب الذي وعده الله لمن عَفَا وصَبَر، كما قال تعالى

 وَجَزَاءُ سَيِّئَةٍ سَيِّئَةٌ مِثْلُهَا فَمَنْ عَفَا وَأَصْلَحَ فَأَجْرُهُ عَلَى اللَّهِ إِنَّهُ لا يُحِبُّ الظَّالِمِينَ - سورة الشورى: 40

ولمّا كان الناسُ عند مقابلة الأذى ثلاثة أقسام: ظالم يأخذ فوق حقّه، ومقتصدٌ يأخذ بقدرِ حقِّه، ومحسنٌ يعفو ويترك حقَّه، ذَكَر الأقسامَ الثلاثة في هذه الآية، فأولها للمقتصدين، ووسطها للسابقين، وآخرها للظالمين
ويشهد نداءَ المنادي يوم القيامة

“إلاَ لِيَقُم مَن وَجَب أجرُه على الله”

 أخرجه ابن أبي حاتم وابن مردويه وغيرهما عن ابن عباس وأنس. انظر “الدر المنثور” 7/359

، فلا يَقُمْ إلاّ من عفا وأصلح. وإذا شهِدَ مع ذلك فوتَ الأجر بالانتقام والاستيفاء، سَهُلَ عليه الصبر والعفو

[ الرابع ]

: أن يشهد أنه إذا عَفا وأحسنَ أورثَه ذلك من سلامةِ القلب لإخوانه، ونَقائِه من الغِشّ والغِلّ وطلبِ الانتقام وإرادةِ الشرّ، وحصَلَ له من حلاوة العفو ما يزيد لذّتَه ومنفعتَه عاجلاً وآجلاً، على المنفعة الحاصلة له بالانتقام أضعافًا مضاعفةً، ويدخل في قوله تعالى

والله يُحِبُّ اَلْمُحْسِنِينَ - سورة آل عمران: 134

، فيصير محبوبًا لله، ويصير حالُه حالَ من أُخِذَ منه درهمٌ فعُوضَ عليه ألوفًا من الدنانير، فحينئذٍ يَفرحُ بما منَّ الله عليه أعظمَ فرحًا يكون

[ الخامس ]

: أن يعلم أنه ما انتقم أحد قَطُّ لنفسه إلاّ أورثَه ذلك ذُلاًّ يجده في نفسه، فإذا عَفا أعزَّه الله تعالى، وهذا مما أخبر به الصادق المصدوق حيث يقول:

“ما زاد الله عبدًا بعَفْوٍ إلاّ عزًّا”

 أخرجه مسلم (2588) عن أبي هريرة

. فالعزّ الحاصل له بالعفو أحبّ إليه وأنفع له من الَعزّ الحاصل له بالانتقام، فإنّ هذا عِزٌّ في الظاهر، وهو يُورِث في الباطن ذُلاًّ، والعفوُ ذُلٌّ في الباطن، وهو يورث العزَّ باطنًا وظاهرًا

[ السادس ]

– وهي من أعظم الفوائد – : أن يَشهدَ أن الجزاء من جنس العمل، وأنه نفسه ظالمٌ مذنب، وأنّ من عَفا عن الناس عَفَا الله عنه، ومن غَفَر لهم غَفَر الله له. فإذا شَهِدَ أن عفوه عنهم وصفحَه وإحسانَه مع إساءتِهم إليه سببٌ لأن يجزيه الله كذلك من جنس عمله، فيعفو عنه ويصفح، ويُحسِن إليه على ذنوبه، ويَسْهُل عليه عفوُه وصبرُه، ويكفي العاقلَ هذه الفائدةُ

[ السابع ]

: أن يَعلم أنه إذا اشتغلتْ نفسُه بالانتقام وطلب المقابلة ضاعَ عليه زمانُه، وتفرَّقَ عليه قلبُه، وفاتَه من مصالحِه مالا يُمَكِن استدراكُهُ، ولعلّ هذا أعظم عليه من المصيبة التي نالتْه من جهتهم، فإذا عفا وصَفحَ فَرغَ قلبُه وجسمُه لمصالحه التي هي أهمُّ عنده من الانتقام

[ الثامن ]

: أن انتقامَه واستيفاءَه وانتصارَه لنفسِه، وانتصارَه لها، فإن رسول الله صلى الله عليه وسلم ما انتقمَ لنفسِه قَطُّ، فإذا كان هذا خيرَ خلق الله وأكرمَهم على الله لم يَنتقِمْ لنفسِه، مع أن أَذَاه أَذَى الله، ويتعلّقُ به حقوق الدين، ونفسه أشرف الأنفُس وأزكاها وأبرُّها، وأبعدُها من كلّ خُلُقٍ مذمومٍ، وأحقُّها بكل خُلُقٍ جميلٍ، ومع هذا فلم يكن يَنتقِم لها، فكيف يَنتقِمُ أحدنا لنفسِه التي هو أعلم بها وبما فيها من الشرور والعيوب، بل الرجل العارف لا تُساوِي نفسُه عنده أن ينتقم لها، ولا قدرَ لها عنده يُوجِبُ عليه انتصارَه لها

[ التاسع ]

: إن أُوذِيَ على ما فعلَه لله، أو على ما أُمِرَ به من طاعتِه ونُهِي عنه من معصيتِه، وجبَ عليه الصبرُ، ولم يكن له الانتقام، فإنّه قد أوذِي في الله فأجرُه على الله. ولهذا لمّا كان المجاهدون في سبيل الله ذهبتْ دماؤهم وأموالُهم في الله لم تكن مضمونةً، فإن الله اشترى منهم أنفسهم وأموالهم، فالثمن على الله لا على الخلق، فمن طلبَ الثمنَ منهم لم يكن له على الله ثمنٌ، فإنه من كان في الله تَلَفُه كان على الله خَلَفُه، وإن كان قد أُوذِي على مصيبة فليَرجعْ باللومِ على نفسِه، ويكون في لَومِه لها شُغْلٌ عن لَومِه لمن آذاه، وإن كان قد أُوذِي على حظّ فليُوطِّن نفسَه على الصبر، فإنّ نيلَ الحُظوظِ دونَه أمرٌ أَمَرُّ من الصَّبر، فمن لم يصبر على حرِّ الهَوَاجر والأمطارِ والثلوج ومشقةِ الأسفارِ ولصوصِ الطريقِ، وإلاّ فلا حاجةَ له في المتاجر
وهذا أمر معلوم عند الناس أنّ مَن صدَقَ في طلب شيء من الأشياء بُدِّل من الصبر في تحصيله بقدر صدقِه في طلبِه

[ العاشر ]

: أن يَشهدَ معيَّهَ الله معه إذا صَبَر، ومحبَّهَ الله له إذا صَبَر، ورِضاه. ومن كان الله معه دَفَع عنه أنواعَ الأذى والمضرَّات مالا يَدفعُه عنه أحدٌ من خلقِه، قال تعالى

 وَاصْبِرُوا إِنَّ اللَّهَ مَعَ الصَّابِرِينَ - سورة الأنفال: 46

وقال تعالى

 وَاللَّهُ يُحِبُّ الصَّابِرِينَ - سورة آل عمران: 146

[ الحادي عشر ]

: أن يَشهد أن الصبرَ نِصفُ الإيمان، فلا يبدّل من إيمانه جَزاءً في نُصرةِ نفسِه، فإذا صَبَر فقد أَحرزَ إيمانَه، وصانَه من النقص، والله يدفع عن الذين آمنوا

[ الثاني عشر ]

: أن يشهد أنّ صبرَه حكمٌ منه على نفسِه، وقَهرٌ لها وغَلَبةٌ لها، فمتَى كانتِ النفسُ مقهورةً معَه مغلوبةً، لم تطمعْ في استرقاقِه وأَسْرِه وإلقائِه في المهالك، ومتى كان مطيعًا لها سامعًا منها مقهورًا معها، لم تزَلْ به حتَّى تُهلِكَه، أو تتداركَه رحمةٌ من ربِّه. فلو لم يكن في الصبر إلاّ قَهرُه لنفسِه ولشيطانِه، فحينئذٍ يَظهرُ سلطانُ القلبِ، وتَثبُتُ جنودُه، ويَفرَحُ ويَقوَى، ويَطْرُد العدوَّ عنه

[ الثالث عشر ]

: أن يعلم أنه إن صبرَ فاللهُ ناصرُه ولابُدَّ، فاللهُ وكيلُ من صَبر، وأحالَ ظالمَه على الله، ومن انتصَر لنفسِه وكلَهُ اللهُ إلى نفسِه، فكان هو الناصر لها. فأينَ مَن ناصرُه اللهُ خيرُ الناصرين إلى مَن ناصِرُه نفسُه أعجز الناصرين وأضعفُه؟

[ الرابع عشر ]

: أن صَبْرَه على من آذاه واحتمالَه له يُوجِبُ رجوعَ خَصْمِه عن ظُلمِه، ونَدامتَه واعتذارَه، ولومَ الناسِ له، فيعودُ بعد إيذائِه له مستحييًا منه نادمًا على ما فعلَه، بل يَصيرُ مواليًا له. وهذا معنى قوله تعالى

 ادْفَعْ بِالَّتِي هِيَ أَحْسَنُ فَإِذَا الَّذِي بَيْنَكَ وَبَيْنَهُ عَدَاوَةٌ كَأَنَّهُ وَلِيٌّ حَمِيمٌ

وَمَا يُلَقَّاهَا إِلَّا الَّذِينَ صَبَرُوا وَمَا يُلَقَّاهَا إِلَّا ذُو حَظٍّ عَظِيمٍ - سورة فصلت: 34-35

[ الخامس عشر ]

: ربّما كان انتقامُه ومقابلتُه سببًا لزيادة شرِّ خصمِه، وقوّةِ نفسِه، وفكرته في أنواع الأذى التي يُوصِلُها إليه، كما هو المشاهَد. فإذا صبر وعفا أَمِنَ من هذا الضرر، والعاقلُ لا يختارُ أعظمَ الضررين بدَفْعِ أدناهما. وكم قد جلبَ الانتقامُ والمقابلةُ من شرٍّ عَجَزَ صاحبُه عن دفعِه، وكم قد ذهبتْ نفوس ورِئاسَات وأموال لَو عفا المظلومُ لبقيتْ عليه

[ السادس عشر ]

: أنّ من اعتادَ الانتقام ولم يَصبِرْ لابُدَّ أن يقعَ في الظلم، فإنّ النفس لا تَقتصِرُ على قدرِ العَدْل الواجب لها، لا علمًا ولا إرادةً، وربما عجزت عن الاقتصار على قدرِ الحقَّ، فإنّ الغضبَ يَخرُجُ بصاحبه إلى حدٍّ لا يَعقِلُ ما يقول ويفعل، فبينما هو مظلوم يَنتظِرُ النَّصْرَ وَالعِز، إذ انقلبَ ظالمًا يَنتظِرُ المقتَ والعقوبةَ

[ السابع عشر ]

: أنّ هذه المَظْلَمةَ التي ظُلِمَها هي سبب إمّا لتكفيرِ سيئتِه، أو رَفْعِ درجتِه، فإذا انتقمَ ولم يَصبِرْ لم تكنْ مُكفِّرةً لسيئتِه ولا رافعةً لدرجتِه

[ الثامن عشر ]

: أنّ عفوَه وصبرَه من أكبر الجُنْدِ له على خَصْمِه، فإنّ من صَبَر وعفا كان صبرُه وعفوه مُوجِبًا لذُل عدوِّه وخوفِه وخَشيتِه منه ومن الناس، فإنّ الناس لا يسكتون عن خصمِه، وإن سَكتَ هو، فإذا انتقمَ زالَ ذلك كلُّه. ولهذا تَجِدُ كثيرًا من الناس إذا شَتَم غيرَه أو آذاه يُحِبُّ أن يَستوفيَ منه، فإذا قابله استراحَ وألقَى عنه ثِقلاً كان يجده

[ التاسع عشر ]

: أنه إذا عفا عن خصمِه استشعرتْ نفسُ خصمِه أنه فوقَه، وأنه قد رَبِحَ عليه، فلا يزال يرى نفسَه دونَه، وكفى بهذا فضلاً وشرفًا للعفو

[ العشرون ]

: أنه إذا عفا وصَفَحَ كانت هذه حسنةً، فتُوَلِّدُ له حسنةً أخرى، وتلك الأخرى تُولِّدُ له أخرى، وهَلُمَّ جَرًّا، فلا تزال حسناتُه في مزيد، فإنّ من ثواب الحسنةِ الحسنة، كما أنّ من عقاب السيئةِ السيئة بعدها. وربَّما كان هذا سببًا لنجاتِه وسعادتِه الأبدية، فإذَا انتقم وانتصرَ زال ذلك ” انتهى

جامع المسائل لشيخ الإسلام ابن تيمية - 1/ 168 – 174

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

Partager cet article

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>