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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 06:47

Cimetière des compagnons رضي الله عنهم al-baqi' à Médine - مقبرة البقيع (vidéo)

Existe-t-il meilleur que les compagnons رضي الله عنهم après eux ?

عقيدة أهل السُّنَّة والجماعة في الصحابة الكرام رضي الله عنهم وأرضاهم (dossier)

Personnifier les compagnons du Prophète صلى الله عليه وسلم

Le mérite de la Mère des croyants ‘Aïcha رضي الله عنها

Clarification de Cheikh Oubeyd Al-Djabiri vis-à-vis du noble compagnon Ka'b ibnou Malik رضي الله عنه (vidéo)

Celui pour qui le trône a bougé...

Personne ne peut être meilleur que les compagnons رضي الله عنم  (audio)

Omar رضي الله عنه a-t-il enterré sa fille vivante dans la période antéislamique ?

«Décris 'Ali pour moi...»

La première femme de cette communauté à croire en Allah et en Son messager...

Le rire de 'Aisha رضي الله عنها

Nos obligations envers les sahabas (vidéo)

Le mariage de 'Aisha رضي الله عنها (vidéo)

Ce que 'Ali رضي الله عنه pensait de ceux qui le mettaient au-dessus de Abu Bakr et ‘Umar رضي الله عنهم

Sur ceux qui représentent les compagnons du prophète صلى الله عليه وسلم (audio)

«…et ses épouses sont leurs mères» - «وَأَزۡوَٲجُهُ أُمَّهَـٰتُہُمۡ‌ » (audio-dossier)

La base sur laquelle est fondé le groupe (الجماعة) ce sont les compagnons du prophète Mohammed صلى الله عليه وسلم

A ceux qui disent que Fatima n'a jamais eu de menstrues (vidéo)

La grande place qu'occupait le tawhîd dans le cœur des sahabas (dossier)

J'étais en train de cueillir de l'arak

Hassan Al-Basri : la description d'un croyant (dossier)

Avoir le degré de foi des compagnons

Les dix compagnons promus au paradis - العشرة المبشرون بالجنة

Les paroles des sahabas font parti de la sunna

Le rang élevé des combattants de Badr

Notre croyance vis-à-vis des compagnons (audio)

الإصابة‏ في تمييز الصحابة (dossier en arabe)

Les compagnons ayant rapporté le plus de hadith

Les compagnons du prophète صلى الله عليه وسلم aimaient la saison d'hiver

La croyance des ahl sounna au sujet des compagnons

Les anciens sont meilleurs que les contemporains

Les sahabas

Oum Soulaym رضي الله عنها un exemple pour nos soeurs

Les mérites de 'AbduLlah ibn Mas' ud رضي الله عنه (vidéo)

Abou Hourayra رضي الله عنه

L'entrée en islam de la mère d'Abou Houreira

Abû Hurayrah رضي الله عنه et le petit chat

Le repentir d'Abou Hurayrah رضي الله عنه pour sa fatwa au sujet d'une femme adultère (vidéo)

Le Calife (Al-khalîfah) ’Umar bin Abdil Aziz - الخليفة عمر بن عبد العزيز

معاوية بن أبي سفيان في قلوب أهل السنة والحديث (dossier)

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Compagnons et tabi'un - صحابة و التابعون
1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 15:10
Cimetière des compagnons رضي الله عنهم al-baqi' à Médine - مقبرة البقيع (vidéo)
Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Compagnons et tabi'un - صحابة و التابعون
1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 16:32
Existe-t-il meilleur que les compagnons رضي الله عنهم après eux ?

Question :

 

Existe-t-il meilleur que les Compagnons après eux ?

 

Réponse :

 

Non.

 

Il n'y a pas après les Compagnons-qu'Allaah les agrée- meilleur qu'eux, jamais, et même s'il dépensait l'équivalent de Ouhoud en or (1), car le mérite des Compagnons est une caractéristique qu'aucune personne n'atteindra.

 

Mais il peut y avoir meilleur quelques fois concernant certains aspects, et il ne découle pas du hadith : 


"Viendra aux gens une époque où celui qui s'accroche de toutes ses dents à sa religion sera tel celui qui tient une braise, la récompense de l'un d'entre-eux sera telle la récompense de 50"

Ils dirent : "parmi nous ou eux ?"

Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم répondit : "parmi vous"" (2)

 

Ce hadith certains l'ont authentifié, et d'autres l'ont rendu faible.

 

Quant à moi dans une de mes études, il m'est apparu qu'il est faible, je réitèrerai son étude, mais si nous en tenons compte et qu'il est affirmé, alors cela n'implique pas que le fait d'égaler la récompense de 50 soit meilleur que les Compagnons, car c'est par cette caractéristique que les Compagnons surpassent les autres, nul ne les égale en cela, la caractéristique de la compagnie (du Prophète صلى الله عليه وسلم).

 

Qu'Allaah vous bénisse.

 

(1) rapporté par Ibn Mâjah dans ses sunan sous numéro (162), Ahmad dans ["les mérites des Compagnons" 67/1 sous numéro (15)- Wassiyou'Llaah Abbaas] 

D'après Abdallaah Ibn Omar qu'Allaah les agrée, il a dit "n'insultez pas les Compagnons de Mohammad صلى الله عليه وسلم, car le rang de l'un d'entre eux une heure, est meilleur que l'oeuvre de l'un d'entre vous toute sa vie", le vérificateur a dit au sujet des mérites des Compagnons : sa chaîne de transmission est authentique, Al Albâniy l'a jugé bon dans ses commentaires des sunan d'Ibn Mâjah.

 

(2) rapporté par Abou Dâwoud sous numéro (4341), At-Tirmidhi sous numéro (3058), et il a dit : hadith bon étrange (ndlr : hadith rapporté par un seul transmetteur dans la chaîne de transmission), et Ibn Mâjah sous numéro (4014), Ibn Hibbân (Al Mawârid p.457) sous numéro (1850), Al Hâkim dans Al Mustadrak : 322/4 et il a dit : "ce hadith est d'une chaîne de transmission authentique et (les deux) ne l'ont pas rapporté", Ad-Dhahabi l'a approuvé. Il se trouve dans Ad-Dha3îfa (94-95/3) sous numéro (1025) et dans dha3îf Mawârid Ad-Dzamân (p.135/sous numéro 223) de Al Albâniy qu'Allaah lui fasse miséricorde.

 

Recommandations méthodologiques aux suiveurs de la tradition prophétique p.38-39 : "la fermeté sur la sunna", édition Miraath An-Nabawi

Groupe de traductions et rappels Cheikh Fawaz Al Madkhali 

 

السؤال : هل هناك أفضل من الصحابة يأتي من بعدهم ؟
الجواب : لا، لا يأتي من بعد الصحابة ~رضي الله عنهم~ أفضل منهم أبداً ولو أنفق مثل أُحدٍ من الذهب (١)؛ لأنَّ فضيلة الصحبة ميزة لا يلحقهم فيها أحد، لكن قد يفضل في بعض الأحيان في بعض الجوانب، ولا يلزم من الحديث: "يأتي على الناس زمان العاضُّ فيه على دينه كالقابض على الجمر أجر الواحد منهم كأجر الخمسين" قالوا: منا أو منهم ؟ قال رسول الله ~صلى الله عليه وسلم~: "منكم" (٢) هذا الحديث منهم من يصححه ومنهم من يضعفه، وأنا في إحدى دراساتي تبيّن لي ضعفه، وسأعيد دراسته، لكن لو قلنا بهذا وثبت فلا يلزم من كونه يعدل أجر خمسين أن يكون أفضل من الصحابة، لأنَّ هذه الميزة التي امتاز بها الصحابة على غيرهم لا يلحقهم فيها أحد؛ ميزة الصُّحبة ~بارك الله فيكم
١) روى ابن ماجه في سننه برقم (١٦٢) وأحمد في [فضائل الصحابة (٦٧/١) برقم (١٥) - وصي الله عباس] عن عبد الله بن عمر ~رضي الله عنهما~ قال: "لا تسبّوا أصحاب محمد ~صلى الله عليه وسلم~ فلمقام أحدهم ساعة خير من عمل أحدكم عُمُره". قال المحقق على فضائل الصحابة: إسناده صحيح، وحسنه الألباني في تعليقه على سنن ابن ماجه
٢) رواه أبو داود برقم (٤٣٤١) والترمذي برقم (٣٠٥٨) وقال: حديث حسن غريب، وابن ماجه برقم (٤٠١٤)، وابن حبان (ص٤٥٧ - الموارد) برقم (١٨٥٠) والحاكم في المستدرك: ٣٢٢/٤ وقال: "هذا حديث صحيح الإسناد ولم يخرجاه"، ووافقه الذهبي. وهو في الضعيفة (٩٤/٣-٩٥) برقم (١٠٢٥) وضعيف موارد الظمآن (ص١٣٥ / برقم ٢٢٣) للألباني ~رحمه الله~
"الوصايا المنهجية لمتبعي السنة النبوية" للشيخ ربيع بن هادي عمير المدخلي (حفظه الله)، ص٤٨-٤٩: "الثبات على السنة". دار الميراث النبوي

[الثبات على السنة]

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Compagnons et tabi'un - صحابة و التابعون
1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 16:44
Personnifier les compagnons du Prophète صلى الله عليه وسلم

Question 3 :

 

Quel est l'avis religieux concernant:

 

Le fait de personnifier les compagnons du Prophète صلى الله عليه وسلم, qu'Allah soit satisfait d'eux, aux auditoriums des écoles?

 

Réponse 3 :

 

Le Comité des Grands Oulémas a déjà promulgué, une décision à ce sujet, dans ce qui suit le contenu du texte :

 

1 - Allah, qu'Il soit Exalté, a fait l'éloge des compagnons du Prophète صلى الله عليه وسلم et a montré leur rang élevé et leur degré suprême. 

 

Le fait de mettre en scène la biographie de l'un d'eux, sur scène ou au cinéma, va à l'encontre de cet éloge fait par Allah aux compagnons et est une dérogation au rang éminent qu'Allah leur a accordé.

 

2 - Le fait de personnifier un des compagnons du Prophète صلى الله عليه وسلم suscitera la dérision et le ricanement. 

 

De plus, et d'habitude, ceux qui vont jouer ces pièces, mènent, pour la plupart, un train de vie où il n'y a pas de place pour la pitié, la droiture et les hautes moralités.

 

Sans oublier le but très souvent lucratif visé par les propriétaires des salles de théâtre.

 

Quoi qu'il en soit des réserves prises, cela n'empêchera pas le mensonge et la médisance.

 

En outre, la personnification des compagnons, à eux la satisfaction d'Allah, déforme leur image aux yeux du public.

 

Ceci fera chanceler la confiance qu'ont les gens en les compagnons du Prophète صلى الله عليه وسلم ; Les spectateurs musulmans commenceront ainsi à voir dissiper cette aura de révérence entourant ces personnages et la porte sera alors grande ouverte devant les musulmans pour mettre en cause leur religion et susciter des polémiques sur les compagnons de Mohammad, que la bénédiction et la paix d'Allah soient sur lui.

 

La personnification exige que l'un des acteurs joue le rôle d'Abou Djahl et ses semblables qui insultent Bilâl , le Prophète صلى الله عليه وسلم, ainsi que l'Islam qu'il prêche.

 

Certes, ces actes sont jugés blâmables.

 

Ceci sert également à semer la discorde entre les musulmans et les fait douter de leur dogme, du livre de leur Seigneur et de la Sunna de leur Messager Mohammad, que la bénédiction et la paix d'Allah soient sur lui.

 

3 - Prétendre que l'objectif de la production de ces films est de mettre l'accent sur la haute moralité et les bonnes mœurs, tout en scrutant et vérifiant le moindre détail de ces biographies, en vue d'en tirer la morale et la leçon n'est qu'une présomption.

 

Ceux qui connaissent bien le mode de vie des acteurs et leurs visées, découvrent que leur travail est réfuté par les musulmans et les pionniers du cinéma.


4 - Parmi les règles de la Charia, tout méfait confirmé ou probable est interdit.

 

Considérant que la personnification des Compagnons du Prophète comporte un certain intérêt, le méfait qui en découle, l'emporte, par contre, sur cet intérêt.

 

Il faut donc interdire ces actes afin de sauvegarder la dignité et l'honneur des compagnons de Mohammad, que la bénédiction et la paix d'Allah soient sur lui.


Qu'Allah vous aide à remporter le succès et que la Prière et la Bénédiction d'Allah soient sur son Messager, sa famille et ses compagnons.

 

(Numéro de la partie: 26, Numéro de la page: 263-264)

La question 3 de la Fatwa numéro (2442)

 Traduit et publié par alifta.net

 

 تمثيل الصحابة رضي الله عنهم

س 3: ما حكم تمثيل الصحابة رضي الله عنهم على مسارح المدارس؟
ج 3: سبق أن نظر مجلس هيئة كبار العلماء في ذلك وأصدر قرارًا فيه، وفيما يلي نص مضمونه
1 - إن الله سبحانه أثنى على الصحابة وبين منزلتهم العالية، ومكانتهم الرفيعة، وفي إخراج حياة أي واحد منهم على شكل مسرحية أو فيلم سينمائي منافاة لهذا الثناء الذي أثنى الله عليهم به، وتنزيل لهم من المكانة العالية التي جعلها الله لهم وأكرمهم بها
2 - أن تمثيل أي واحد منهم سيكون موضعًا للسخرية والاستهزاء به، ويتولاه أناس غالبًا ليس للصلاح والتقوى مكان في حياتهم العامة، والأخلاق السامية، مع ما يقصده أرباب المسارح من جعل ذلك وسيلة إلى الكسب المادي، وأنه مهما حصل من التحفظ فسيشتمل على الكذب والغيبة، كما يضع تمثيل الصحابة رضوان الله عليهم في أنفس الناس وضعًا مزريًا، فتتزعزع الثقة بأصحاب الرسول صلى الله عليه وسلم، وتخف الهيبة التي في نفوس المسلمين من المشاهدين، وينفتح باب التشكيك على المسلمين في دينهم، والجدل والمناقشة في أصحاب محمد صلى الله عليه وسلم، ويتضمن ضرورة أن يقف أحد الممثلين موقف أبي جهل وأمثاله، ويجري على لسانه سب بلال وسب الرسول صلى الله عليه وسلم، وما جاء به من الإسلام، ولا شك أن هذا منكر، كما يتخذ هدفًا لبلبلة أفكار المسلمين نحو عقيدتهم وكتاب ربهم وسنة نبيهم محمد صلى الله عليه وسلم
3 - ما يقال من وجود مصلحة، وهي إظهار مكارم الأخلاق ومحاسن الآداب، مع التحري للحقيقة، وضبط السيرة وعدم الإخلال بشيء من ذلك بوجه من الوجوه؛ رغبة في العبرة والاتعاظ - فهذا مجرد فرض وتقدير، فإن من عرف حال الممثلين وما يهدفون إليه عرف أن هذا النوع من التمثيل يأباه واقع المسلمين ورواد التمثيل، وما هو شأنهم في حياتهم وأعمالهم
4 - من القواعد المقررة في الشريعة أن ما كان مفسدة محضة أو راجحة فإنه محرم، وتمثيل الصحابة على تقدير وجود مصلحة فيه، فمفسدته راجحة. فرعاية للمصلحة وسدًّا للذريعة، وحفاظًا على كرامة أصحاب محمد صلى الله عليه وسلم يجب منع ذلك
وبالله التوفيق، وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم

(الجزء رقم : 26، الصفحة رقم: 263)
السؤال الثالث من الفتوى رقم - 2442

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

(الجزء رقم : 26، الصفحة رقم: 263)
السؤال الثالث من الفتوى رقم ( 2442 )
Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Compagnons et tabi'un - صحابة و التابعون
31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 22:16
Insulter les Compagnons est de la mécréance (audio-vidéo)

 

Question :

 

Qu’Allah vous récompense, est-ce qu’insulter les compagnons, et en particulier (Aboubakr) le véridique et Omar, qu’Allah les agrée tous, est  de la mécréance ?

 

Réponse :

 

Insulter les compagnons ou l’un d’entre eux est de la mécréance et de l’hypocrisie.

 

Seuls un hypocrite ou un mécréant peuvent les détester.

 

Il n’est pas permis de les détester.

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

 

« N’insultez pas mes compagnons, car je jure par Celui qui détient mon âme entre Ses Mains que si vous donniez en aumône l’équivalent du Mont Uhud en or, cela n’équivaudrait même pas à une poignée, ni une demi-poignée d’une de leurs aumônes. »

 

Les aimer est une manière d’aimer le Prophète  صلى الله عليه و سلم et les détester est une manière de détester le Prophète صلى الله عليه و سلم.

 

Traduit et publié par daralhadith-sh.com

L’interdiction d’insulter les compagnons

 

Parmi les bases des gens de la sounnah et du consensus : observer la plus grande pureté du cœur et de parole envers les compagnons du prophète صلى الله عليه وسلم, comme Allah les a ainsi décrit :

 

 وَالَّذِينَ جَاءُوا مِنْ بَعْدِهِمْ يَقُولُونَ رَبَّنَا اغْفِرْ لَنَا وَلإِخْوَانِنَا الَّذِينَ سَبَقُونَا

بِالإِيمَانِ وَلا تَجْعَلْ فِي قُلُوبِنَا غِلاًّ لِلَّذِينَ آمَنُوا رَبَّنَا إِنَّكَ رَءُوفٌ رَحِيمٌ

 

« Et [il appartient également] à ceux qui sont venus après eux en disant: ‹Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la foi; et ne mets dans nos coeurs aucune rancoeur pour ceux qui ont cru. Seigneur, Tu es Compatissant et Très Miséricordieux. » (L’exode – 10)

 

Et se conformant également à la parole du prophète صلى الله عليه وسلم :

 

«N’insultez pas mes compagnons, par celui qui possède mon âme entre ses mains, si l’un d’entre vous donne en aumône l’équivalent du mont Ouhoud en or, il ne saurait atteindre la (quantité) du moud, ou de la moitié d’un moud, de l’un d’entre eux».

(Rapporte par Boukhari et Muslim)

 

Ils désavouent la position des chiites et des khawaridj qui insultent les compagnons, les détestent, réfutent leurs mérites et considèrent que la plupart d’entre eux ont apostasié.

 

Les gens de la sounnah et du consensus acceptent ce qui est exposé dans le coran et la sounnah à propos de leurs vertus, et ils croient qu’ils représentent la meilleure des générations comme le prophète صلى الله عليه وسلم dit:

 

«les meilleurs d’entre vous, ma génération…»

(Rapporté par Boukhari et Muslim) dans le hadith.

 

Et, dès lors que le prophète صلى الله عليه وسلم rappela la division de la communauté en soixante-treize sectes, et qu’une seule d’entre elles rentrera au paradis, ils le questionnèrent sur ce groupe, il dit alors :

 

«Elle est celle qui suit le même exemple que nous suivons à ce jour, moi et mes compagnons»

(Rapporté par Ahmed et autres, voir a-silsila a-sahihah de Sheikh Al Albani (hadith 204))

 

Abou Zour’a, qui est le plus brillant des maîtres de l’imam Muslim, dit :

 

« Si tu vois une personne qui dénigre un compagnon, sache que c’est un apostat, car le coran est (un livre) authentique, le prophète صلى الله عليه وسلم et ce avec quoi il est venu est authentique, et tout cela nous est parvenu uniquement par l’intermédiaire des compagnons, donc celui qui les diffame a pour seul et unique but d’abroger le livre et la sunna.

Le fait de les (les insulteurs) critiquer et de les juger d’apostats et d’égarés est à juste titre et tout à fait adéquat ».

 

Le savant Ibn Hamdane dans son livre ‘nihayatou al-mubtadiine’ dit :

 

« Celui qui insulte un des compagnons avec la croyance que cela est permis, a apostasié, quant à celui qui ne croit pas en cela a commis un acte de perversité (fisq) » et il dit également : « Il apostasie de manière inconditionnelle, et celui qui les traite de pervers ou de mécréants, ou offense leur religion, apostasie ».

(Explication de « ‘aqida a-safariniyi » (2/388-389).)

 

tiré du livre : "‘Aqidat-ul Tawhid - عقيدة التوحيد" traitant des bases de la croyance d’Ahl Sounnah wa al jama’a - Page 85

Traduit et publié par salafislam

 

النهي عن سب الصحابة

من أصول أهل السنة والجماعة‏:‏ سلامة قلوبهم وألسنتهم لأصحاب رسول الله صلى الله عليه وسلم، كما وصفهم الله بذلك في قوله تعالى‏:‏ ‏{‏وَالَّذِينَ جَاؤُوا مِن بَعْدِهِمْ يَقُولُونَ رَبَّنَا اغْفِرْ لَنَا وَلإِخْوَانِنَا الَّذِينَ سَبَقُونَا بِالإِيمَانِ وَلا تَجْعَلْ فِي قُلُوبِنَا غِلًا لِّلَّذِينَ آمَنُوا رَبَّنَا إِنَّكَ رَؤُوفٌ رَّحِيمٌ‏}‏ ‏[‏الحشر/10‏]‏‏.‏
وطاعة لرسول الله صلى الله عليه وسلم في قوله‏:‏ ‏(‏لا تسبُّوا أصحابي، فوالذي نفسي بيده لو أنفق أحدكم مثل أُحُد ذهبًا ما بلغ مدَّ أحدهم ولا نصيفه‏)‏ ‏[‏الحديث متفق عليه‏]‏‏.‏
ويتبرءون من طريقة الرافضة والخوارج الذين يسبون الصحابة - رضي الله عنهم - ويبغضونَهم، ويجحدونَ فضائلهم، ويكفرون أكثرهم‏.‏
وأهل السنة يقبلون ما جاء في الكتاب والسنة من فضائلهم، ويعتقدون أنهم خير القرون، كما قال النبي صلى الله عليه وسلم‏:‏ ‏(‏خيركم قرني‏.‏‏.‏‏.‏‏)‏ الحديث ‏[‏الحديث في الصحيحين‏]‏‏.‏
ولما ذكر صلى الله عليه وسلم افتراق الأمة إلى ثلاث وسبعين فرقة، وأنها في النار إلا واحدة، وسألوه عن تلك الواحدة، قال‏:‏ ‏(‏هم من كان على مثل ما أنا عليه اليوم وأصحابي‏)‏ ‏[‏رواه الإمام أحمد وغيره‏]‏‏.‏
قال أبو زرعة - وهو أجلّ شيوخ الإمام مسلم -‏:‏ إذا رأيت الرجل يتنقص امرءًا من الصحابة؛ فاعلم أنه زنديق، وذلك أن القرآن حق، والرسول حق، وما جاء به حق، وما أدى غلينا ذلك كله إلا الصحابة؛ فمن جرحهم إنما أراد إبطال الكتاب والسُّنَّة؛ فيكون الجرح به أليق، والحكم عليه بالزندقة والضلال أقوم وأحق‏.‏
قال العلامة ابن حمدان في نهاية المبتدئين‏:‏ من سَبَّ أحدًا من الصحابة مُستحلًا؛ كفر، وإن لم يستحلّ فسق، وعنه‏:‏ يكفر مطلقًا، ومن فَسَّقهم، أو طعن في دينهم، أو كفَّرهم؛ كفر ‏‏.‏

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Compagnons et tabi'un - صحابة و التابعون
1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 16:57
Le Calife (Al-khalîfah) ’Umar bin Abdil Aziz - الخليفة عمر بن عبد العزيز

Il était :

 

’Umar bin ’Abdil-Aziz ibn Marwan bin al-Hakam bin abil-Âs bin Umayyah bin Abdil-Shams bin Abdal-Manaf bin Qusay bin Kilâb.

 

L’Imam, al-Hafidh, al-’Allamah, al-Mujtahid az-Zâhid, al-’Abid as-Sayyid - Amir al-Mu-minin, Abu Hafs ; al-Qurashi al-Umawi al-Madani, et al-Misri, al-Khalifah [calife] az-Zâhid ar-Rashid...

 

Sa naissance et son enfance

 

- Ibn Sa’ad a dit (après l’avoir placé au 3e niveau des Tabi’in de Madinah) : sa mère était Umm ’Asim bint ’Asim bin ’Umar bin al-Khattab. On dit qu’il est né en l’an 63 de l’Hégire.

 

- Al-Fallâs a dit : J’ai entendu al-Khuraibi dire : al-A’mash, Hisham bin ’Urwah et Umar bin Abdil-Aziz sont tous né l’année où al-Husayn fut tué, à savoir en (l’an) 61H. Al-Khalifah bin al-Khayyat et d’autres dirent la même chose.

 

- Damrah bin Rabi’ah a dit : "Umar bin Abdil Aziz entra une fois dans l’écurie de son père (alors qu’il était enfant), et un étalon le frappa à la tête, ce qui le blessa. Son père vint et se mit à essuyer le sang sur sa tête...

 

- Dimam bin Isma’il rapporte de Abi Qabil qu’une fois Umar bin Abdil-Aziz pleurait lorsqu’il n’était encore qu’un enfant, sa mère lui envoya (une note) lui demandant "qu’est ce qui te fais pleurer ?", il répondit "Je me suis rappelé la mort". Ce jour-là il avait mémorisé le Coran, et quand sa mère en fut informée elle pleura. Suyooti mentionne : Il mémorisa le Coran alors qu’il était très jeune, son père l’envoya à al-Madinah afin qu’il puisse apprendre chez les médinois. Il avait l’habitude de se rendre chez Ubaydullah bin Abdillah et prenait sa science de lui. Lorsque son père décéda, Abdul-Malik (le calife de cette époque) lui demanda de venir à Damas où il le maria à sa fille Fatima.

 

- Abu Bakr bin Ayyash a dit : Umar bin Abdil-Aziz a accompli le Hajj avec le peuple plus d’une fois, la première fut en l’an 89H.

 

- Suhayl bin Abi Salih a dit : "J’étais avec mon père à Arafat à l’aube et nous nous sommes levés pour observer Umar bin Abdil Aziz, il était à l’époque le Amir du Hajj, et je dis : "Ô père ! Par Allah, je vois effectivement qu’Allah aime Umar." Il dit : "Pourquoi ?" Je répondis : "A cause de ce que je vois d’amour en lui entrer dans les cœurs des gens, et tu as entendu Abu Hurayrah dire que le Messager d’Allah (sallallahu’alayhi wasallam) a dit : (Lorsqu’Allah aime un de Ses serviteurs, Il appelle Jibril et lui dit : Allah aime untel, aime le aussi.)

 

- Abu Mu-shir a dit que Umar gouverna al-Madinah sous la direction de al-Walid de l’an 86H à 93H.

 

Ses Shuyukh et ses élèves

 

- Il rapporta de : Abdullah bin Ja’far, as-Sa-ib bin Yazid, et Sahl bin Sa’ad qui lui offrit une coupe dans laquelle le Messager d’Allah (sallallahu’alayhi wasallam) buvait. Il rapporta également de Sa’id bin al-Musayyib, ’Urwah, Abu Salamah bin ’Abdir-Rahman, Abu Bakr bin ’Abdir-Rahman, Abdullah bin Ibrahim bin Qaridh, ’Amir bin Sa’ad, Yusuf bin Abdillah bin Sallam et beaucoup d’autres.

 

- Ceux qui ont rapporté de lui : Abu Salamah (qui fut un de ses shuyukh), Abu Bakr bin Hazm, az-Zuhri Ayyub as-Sakhtiyani, Humayd at-Tawil, Salih bin Muhammad bin Za-idah al-Laythi, son propre fils Abdul Aziz bin Umar, Uthman bin Dawud al-Khawlani et Yahya bin Sa’id al-Ansari et beaucoup d’autres.

 

- Abu Khuthayba a dit : al-Muffadal bin Abdillah nous rapporta de Dawud bin Abi Hind qui a dit : "Umar bin Abdil-Aziz entra [où nous étions] par cette porte, c’est-à-dire une porte parmi celles du Masjid de Madinah, et un homme parmi le peuple dit ’Ce pêcheur [fâsiq] nous a envoyé son fils pour nous enseigner al-Fara-idh (les lois de l’héritage) et les Sunan. Il prétend qu’il deviendra un calife après lui, et qu’il suivra la même voie que celle de Umar bin al-Khattab qu’Allah soit satisfait de lui.’ Et Dawud continua : ’Alors par Allah, il ne mourut pas avant que nous ayons vu cela de lui.’"

 

- Al-Layth bin Sa’ad dit : Qadim al-Barabari m’a rapporté qu’il rappela à Rabi’ah bin Abi Abdir-Rahman une chose du jugement de Umar bin Abdil-Aziz (dans une affaire), et Rabi’ah dit : "C’est comme si tu insinuais qu’il (Umar) avait fait une erreur, par Celui dont mon âme est entre Ses mains, il n’a jamais commis de faute, jamais."

 

- Al-Thawri rapporte de ’Amr bin Maymoun qui a dit : "Les savants qui étaient avec Umar bin Abdil Aziz n’étaient que des étudiants."

 

- Mubashir bin Isma’il rapporte de Ja’far bin Burqan, de Maymoun bin Mihran qui a dit : "Nous sommes venus voir Umar Abdil-Aziz pensant qu’il aurait besoin de nous, mais nous remarquâmes que nous étions avec lui seulement en tant qu’étudiants."

 

 -Ibn Ishaq cite cette parole de Abu Hakim : "J’ai entendu Umar bin Abdil-Aziz dire : ’J’ai quitté al-Madinah et personne ne fut plus savant que moi, et lorsque je suis venu à Damas, j’ai oublié."

 

Son Califat [khilâfah]

 

- Habib bin Salim a dit : J’ai entendu an-Nu’man bin Bashir (radhiallahu’anhuma) dire : "Nous étions assis dans le Masjid, et Bashir était un homme qui avait l’habitude de rassembler ses ahadith. Abu Tha’labah al-Khushani (radhiallahu’anhu) vint et dit : ’Ô Bashir bin Sa’ad ! As-tu mémorisé un hadith de Messager d’Allah au sujet des gouverneurs ?’ et Hudhayfah (ibn al-Yaman-radhiallahu’anhu) était présent, assis à côté de Bashir, et donc Hudhayfah répondit : ’J’ai mémorisé une de ses khutbah.’ Puis Abu Tha’labah s’assit, et Hudhayfah (radhiallahu’anhu) dit : ’Le Messager d’Allah (sallallahu’alayhi wasallam) a dit : « La prophétie demeurera parmi vous aussi longtemps qu’Allah le voudra. Puis Allah la reprendra lorsqu’Il voudra et elle sera remplacée par un califat qui suivra le chemin tracé par la prophétie, et qui demeurera aussi longtemps qu’Allah le voudra. Puis Allah le reprendra lorsqu’Il voudra et il sera remplacé par une royauté oppressive qui demeurera aussi longtemps qu’Allah le voudra. Puis Allah la reprendra lorsqu’Il voudra et elle sera remplacée par une royauté tyrannique qui demeurera aussi longtemps qu’Allah le voudra. Puis Allah la reprendra lorsqu’Il voudra et elle sera remplacée par un califat qui suivra le chemin tracé par la prophétie ». Et il resta silencieux. Habib dit : ’Lorsque Umar bin Abdil Aziz commença son gouvernement, Yazid bin Nu’man bin Bashir faisait partie de ses compagnons, je lui ai donc écrit [une lettre] avec ce hadith pour le lui rappeler, et j’ai dis : ’J’espère que Amir ul-Mu-minin (i.e. Umar) est celui qui vient après les) régimes oppressifs tyranniques’. Ma lettre fut donc amenée à Umar bin Abdil-Aziz, qui lui plut et l’étonna. [1] Ce hadith a été déclaré hasan, il est rapporté par l’Imam Ahmad, Abu Dawud at-Tayalisi, et al-Bazzar dans leur Musnad, ainsi que at-Tabarani dans Mu’jam ul-Awsat (avec seulement une partie), et Al-Haythami a dit : ses rapporteurs sont tous fiables.

 

- Juwayriya rapporte de Nafi’ : "Il nous est parvenu que Umar (ibn al-Khattab) a dit une fois : ’Il y aura dans ma descendance un homme dont le visage aura une défiguration, il viendra et remplira la terre de justice.’ Nafi’ a dit : ’Je ne pense pas que ce soit un autre que Umar bin Abdil-Aziz.’"

 

- Sa’id bin Abdil-Aziz a dit : "Lorsque Sulayman [2] était gouverneur, il dit une fois à Umar bin Abdil-Aziz : ’Ô Aba Hafs ! Nous avons gouverné avec ce que tu vois, et il n’y avait aucun moyen de savoir que cela se serait accompli, donc tout ce que tu vois comme étant un bénéfice pour le peuple, alors pars avec cela. (Donc) en fait partie le congédiement de ceux qui travaillaient pour Al-Hajjaj (Ibn Youssouf) et l’établissement des prières à leurs heures après qu’elles aient été accomplies en dehors de leur temps.’ (bien qu’il y avait d’excellentes affaires qu’il avait entendu de Umar concernant certaines de ces situations). On dit qu’une fois, Sulayman a accompli le Hajj, et il vit beaucoup de gens dans un endroit, il dit donc à Umar : ’Ne vois tu pas ces créatures dont Seul Allah connaît le nombre ?’ Et il continua : "Aujourd’hui il sont sous ta protection, et demain ils seront tes ennemis (i.e. que tu devras leur rendre des comptes le Jour du Jugement)’ puis, il se mit à pleurer abondamment.

 

- Je (Al-Dhahabi) dis : Umar était un ministre fidèle (à lui), mais il (Sulayman) tomba malade à Dabuq pendant une semaine, puis mourut. Son fils Dawud était alors à l’expédition de Constantinople. [3]

 

- Yahya al-Ghusani a dit : "Umar avait l’habitude d’empêcher Sulayman bin Abdil-Malik d’exécuter les Hururiyah et lui disait : ’Ils méritent d’être emprisonnés jusqu’à ce que leur repentir soit clair.’ Un jour un Hurouri fut amené à Sulayman, qui lui dit : ’hayh" (hé !), le Hurouri lui répondit : ’Que devrais-je dire Ô débauché fils de débauché ?’ Sulayman répondit : ’Umar bin Abdil-Aziz est auprès de moi. Lorsqu’il (Umar) vint, il lui dit : ’Ecoute ce que cette personne a à dire." Et le Hurouri répéta ce qu’il venait de dire, alors Sulayman demanda à Umar : ’Que penses-tu qu’il faille faire de lui ?’ Umar resta silencieux, il réitéra sa demande : ’Je t’implore de me dire ce que tu penses qu’il faille faire de lui’ Il répondit : ’Je pense qu’il mérite que tu l’insulte de la même manière qu’il t’a insulté’. Il dit : ’Ce n’est pas comme cela.’ Alors Sulayman ordonna qu’on l’exécute.

 

Umar sortit suivi par Khalid qui faisait partie des gardes, et le rattrapa pour lui dire : "Ô Umar, comment peux-tu dire à Amir ul-Mu-minin ’Je pense qu’il mérite que tu l’insulte de la même manière qu’il t’a insulté’. Par Allah, je m’attendais à ce qu’il m’ordonne de rompre ton cou !’ Alors Umar répondit : ’S’il t’avait ordonné cela, l’aurais-tu accompli ?’ Il répondit : ’Oui, par Allah’." Puis lorsque Umar assuma la fonction de Khilafah, Khalid, en tant que garde, vint et resta debout sur son rang, et Umar dit : ’Ô Khalid, dépose ton épée à terre’ puis il dit ’O Allah, j’abaisse Khalid pour Ta face, ne l’élèves plus, jamais.’ Puis il regarda les visages des gardes et fit appeler ’Amr bin Muhajir al-Ansari, et lui dit : "Ô ’Amr par Allah tu sais qu’il n’y a rien qui nous rapproche toi et moi à part l’Islam, mais j’ai entendu que tu récitais beaucoup le Coran, et j’ai vu que tu priais dans un endroit où personne ne pouvait te voir. Je t’ai vu également embellir ta prière, et tu fais partie des Ansar, alors prends cette épée car je fais de toi mon garde !"

 

- Abdul-Aziz bin Yazid al-Ailee a dit : "Un jour Sulayman a accompli le Hajj, et Umar bin Abdil-Aziz était avec lui. Pendant ce moment, le tonnerre grondait et la foudre frappait où ils se tenaient, à un tel point que les cœurs des gens allaient les quitter à cause de cela. Alors Sulayman dit : ’Ô ABu Hafs ! As-tu déjà vu une nuit pareille, ou entendu quelque chose de semblable ?’ Il répondit : ’Ô Amir ul-Mu-minin ! Ceci est la voix de la miséricorde d’Allah, qu’en serait-il si vous entendiez la voix du châtiment d’Allah ?!’"

 

- Rajaa bin Haywah a dit : "Sulayman tomba très malade, donc lorsqu’il mourut, je m’assis et le soutins (dans son lit) et je l’arrangeais (pour qu’il soit plus agréable à voir), puis je sortis voir le peuple qui me dit ’Comment va Amir ul-Mu-minin aujourd’hui ?’ Je répondis : ’Il est calme (i.e. tranquille), allez donc le voir pour le saluer et prêter serment d’allégeance à celui qui est mentionné dans son testament (i.e. au nouveau dirigeant).’ Ils entrèrent et je partis m’asseoir près de lui et je dis : ’Il vous ordonne à tous de rester calmes !’ Puis je sortis un livre de sa poche et je dis : ’Al-Amir vous ordonne à tous de prêter serment d’allégeance à celui qui est cité dans ce livre.’ Alors ils prêtèrent serment et tendirent tous leur bras (vers le ciel). Lorsqu’ils eurent fini je dis : ’Qu’Allah vous récompense tous par l’intermédiaire de Amir ul-Mu-minin !’ Ils demandèrent ’De qui s’agit-il ?’ J’ai donc ouvert le livre et il était écrit ’Umar bin Abdil Aziz’."

 

A ce moment là les visages des fils de Abdil-Malik changèrent (car ils n’appréciaient pas cela), mais lorsqu’ils entendirent "et après lui, ce sera Yazid" ils se calmèrent. On chercha alors Umar mais il était dans le Masjid. Alors les gens vinrent à lui et lui concédèrent la fonction de calife, mais il fut abasourdi/stupéfait, incapable de se lever de sa place jusqu’à ce qu’ils le portèrent par ses bras et l’aidèrent à monter sur le minbar. Il y resta assis sans rien dire pendant un long moment. Alors Rajaa dit : ’N’allez-vous pas tous vous lever et prêter serment d’allégeance à Amir ul-Mu-minin ?’ Ils le mirent debout (pour lui prêter serment), et il tendit sa main vers eux. Et lorsque Hisham bin Abdil-Malik tendit son bras vers lui, il dit : ’Inna lillahi wa inna ilayhi raji’un’ (C’est à Allah que nous appartenons et c’est vers Lui que nous retournerons) [Ceci fut prononcé pour exprimer leur tristesse]. Alors Umar lui dit : ’Oui, inna lillah (nous appartenons à Allah) lorsque des gens comme vous et moi ont du diriger le peuple.’Puis il se leva, loua Allah et Le glorifia, et il dit : ’O peuple ! Je ne suis pas âgé, mais je suis simplement quelqu’un qui assume des responsabilités, et je ne suis pas un innovateur, mais un suiveur (de la Sunnah). Il y a tout autour de vous des terres, si leurs occupants obéissent de la même manière que vous le faîtes, alors je suis votre gouverneur, et s’ils résistent, alors je ne suis un dirigeant pour aucun d’entre vous.’ Puis il descendit (du minbar) et la personne chargée de la monture des bêtes vint le voir, et il (Umar) dit : ’Ne viens pas à moi avec ma cette monture [i.e. celle réservée aux califes]’

 

Et il se mit à écrire aux gouverneurs des provinces. Rajaa a dit : ’Je croyais qu’il serait devenu faible, mais lorsque j’ai vu ce qu’il avait écrit dans les lettres, j’ai alors su qu’il serait fort.’"

 

- ’Amr bin Mujahid a dit : "Umar pria les prières du Maghrib puis il pria pour Sulayman."

 

- Ibn Ishaq a dit : "Sulayman est mort un vendredi, le dixième jour du mois de Safar en l’an 99 de l’Hégire."

 

- Dawud bin Khalid nous a rapporté de Suhayl bin Abi Suhayl qui a entendu Rajaa bin Haywah dire : "Alors Umar bin Abdil-Aziz pria pour Sulayman, et lorsqu’il eut terminé de l’enterrer, le valet d’écurie du Khilaafah arriva. Il (Umar) dit : ’Ma propre bête est plus douce à mon égard.’ Alors il monta sa propre mule. Puis on lui demanda : ’Ne vas-tu pas habiter dans la demeure du Calife ?’ Il répondit : "La famille de Abi Ayyub y vit et ma tente est suffisante.’ Lorsque vint le soir de cette journée, il dit : ’Ô Rajaa, appelle un scribe !’ J’en fis venir un, et il commença à lui dicter un discours dans la meilleure des élocutions et des précisions, puis il ordonna qu’on le copie et le distribue dans toutes les provinces.

 

- Hammad : "Lorsque Umar assuma le califat, il se mit à pleurer puis il dit : ’Ô père de untel, crains-tu pour moi ?’ Alors la personne répondit : ’Comment est ton amour pour les dihram ?’ Il dit : ’Je ne ressens pas d’amour pour cela.’ Alors il répondit : ’Alors n’aies aucune crainte, Allah te viendra en aide.’"

 

- Abdur-Rahman bin Zayd cita cette parole de Umar bin Asyad : "Par Allah, Umar bin Abdil-Aziz n’est pas mort avant qu’un homme vint nous voir avec une énorme quantité de richesses, et qu’il dise : ’Sors et distribue cela à quiconque tu vois dans le besoin ’ Et cela ne se passait pas sans que sa richesse (après l’avoir distribuée à ceux qui en avaient besoin) ne retrouve son état initial. Umar avait enrichi son peuple.

 

- Damrah a dit : ‘Une fois Umar bin ‘Abdil ‘Aziz écrivit à l’un de ses gouverneurs et dit : « Pour ce qui suit : alors si votre compétence et votre pouvoir vous incitent à opprimer le peuple, rappelez-vous donc de la capacité et du pouvoir d’Allaah, le Très Haut, qui est sur vous ; et pensez au caractère dépérissant de ce que vous leur apportez et à la persistance de ce qu’ils vous apportent. »

 

- Yahyaa bin Abi Ghunaynah mentionne que Hafs bin ‘Umar bin Abi Zubair a dit : ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz a écrit à Abi Bakr bin Hazm et lui dit : « Amincis la pointe de ton stylo et approche tes lignes [lorsque tu écris], car je n’aime pas que tu t’accapares de la richesse des musulmans et dont ils ne pourraient bénéficier. »

 

- Al Awzaa’i a dit : Quand ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz coupa l’allocation subventionnelle qui était donnée à sa famille (Bani Ummayyah), ils sont venu lui parler pour l’interroger sur ceci et il leur répondit : « Quand à cet argent, il est votre droit autant qu’il l’est pour l’homme aux frontières de Bark Al Ghammad » (voulant dire d’un endroit éloigné)

 

- Asmaa bin ‘Ubaid a dit : Anbasah bin Sa’id bin Al ‘Aas entra une fois où se trouvait ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz et lui dit : « Ô Ameer ul Mu’mineen, certes, ceux parmi les Khulafaa avant toi nous accordaient des provisions, et tu nous les as prohibées, et j’ai une famille modeste, alors n’autoriserais-tu pas que je puisse prendre pour ma pauvre famille ce qui leur suffirait ? » Et ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz lui répondit ainsi : « Les plus aimés parmi vous (pour moi) sont ceux qui gardent pour eux leurs douleurs. » Et il continua pour lui dire : « Multipliez les rappels de la mort, car si tu es limité par tes moyens, cela les fera prendre de l’essor, et si tes moyens sont en essor, alors il les limitera. »

 

- Wuhaid bin Al Wird a dit : Des gens de Banu Marwaan se sont un jour rassemblés devant la porte de ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz et ont dit à son fils, ‘Abdul Malik : « Dis à ton père : ceux qui sont venus avant toi parmi les khulafaa nous donnaient des provisions et ils reconnaissaient nos positions sociales, et ton père nous a prohibé ce qui se trouve dans ses propres mains. » Alors il entra où se trouvait son père et lui répéta ce qui lui avait été dit. Alors, il (‘Abdul Malik) retourna auprès des gens et leur dit : « Mon père vous dit : « Certes, je crains la punition du Grand Jour si je désobéis à mon Seigneur. » »

 

- Khalaf bin Tamim a dit : ‘Abdullah bin Muhammad nous a raconté que al-Awzaa’e a dit : ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz nous a une fois écrit une lettre que personne d’autre que Makhool et moi avions mémorisée, et dans laquelle il fut écrit ce qui suit : « Quiconque se rappelle de la mort en abondance, alors il se satisfait avec le peu de la vie de ce bas monde, et quiconque compte ses paroles en relation avec ses actes, alors ses paroles diminuent - sauf ce qui comporte un bienfait. Wa Salaam.’

 

- Mu’aawiyah bin Saalih a dit : Sa’id bin Suwaid nous a raconté que ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz les dirigeaient lors des prières du vendredi, et lorsqu’il s’asseyait, ils pouvaient voir qu’il portait une chemise qui avait une poche rapiécée sur le devant, le côté et l’arrière. Alors un homme vint lui dire : « Ô Ameer ul Mu’mineen, certes, Allaah, t’a donné (i.e. des richesses), alors pourquoi ne portes tu pas ce qu’il y a de meilleur ! » Il lui répondit alors : « La meilleure des intentions est où se trouve la nouveauté et le meilleur pardon est où se trouve du pouvoir. »

 

- Al-Hajjaj bin ‘Ansabah a dit : Quelques hommes de Banu Marwaan se sont réunis et ont dit : « Allons visiter Ameer ul Mu’mineen, pour gagner son affection avec quelques-unes de nos plaisanteries. » Alors ils entrèrent où il se trouvait et l’un d’eux commença à parler puis plaisanta. Alors ‘Umar lui jeta un regard, et il entendit ensuite une autre plaisanterie d’un autre homme, alors il leur a dit : « Est-ce la raison pour laquelle vous vous êtes réunis ? Pour que vos paroles puissent vous donner de la valeur ? Et entraîner de la calomnie ? Rassemblez-vous plutôt autour du Livre d’Allaah d’une manière abondante, et si vous êtes limités dans cela alors il y a la Sounnah du Messager d’Allaah (sallallahou 3alayhi wa sallam) et si vous êtes limités en cela, alors il y a la signification des ahadeeth. »

 

- Rapporté par Maslamah bin ‘Abdil Malik qui a dit : Je suis entré où se trouvait ‘Umar et j’ai vu qu’il portait une chemise qui était devenue sale, alors je l’ai rappelé à sa femme (qui était la sœur de Maslamah) et j’ai dit : « Tu devrais la laver. » Et elle m’a dit ensuite : « Je le ferai. » Puis je suis revenu une autre fois et j’ai vu qu’il portait encore la même chemise (dans le même état - i.e. sale), alors je lui ai mentionné une seconde fois et elle m’a dit : « Par Allaah, il ne possède pas une autre chemise. »

 

- Al Fasawa mentionne : Ibraheem bin Hishaam bin Yahyaa nous a raconté que son père lui rapporta de ‘Abdil ‘Aziz ibn ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz qui a dit : « Mansoor m’a interpellé une fois pour me demander : « Quel était le revenu de ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz lorsqu’il devint le calife ? » Je lui ait dit : « Cinquante mille dinars. » Il m’a ensuite dit : « Et qu’en était-il le jour de sa mort ? » J’ai dit : « Deux cent dinars. » »

 

- Isma’eel bin Iyaash rapporte que ‘Amr bin Mahaajir a dit : « Les dépenses (journalières de ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz étaient de deux dirhams. »

 

- Sa’id bin ‘Aamir ad-Dubba’ee rapporte de ‘Awn bin al Mu’tamir que ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz a dit une fois à sa femme : « Possèdes-tu un dirham pour que je puisse acheter quelques raisins ? » Elle lui répondit : « Non. » Alors il lui a dit : « Alors tu ne possèdes aucune monnaie ? » Elle dit : « Non, mais tu es l’Amir ul Mu’minin, et pourtant tu ne possèdes aucun dirham ? » Alors il lui a répondu : « Ceci m’est plus facile que les collets de fer dans l’Enfer. »

 

- Marwaan Ibn Muhammed mentionna que Mohammed Ibn Mahaajir nous raconta que son frère a dit : « Amr m’a dit que Umar Ibn Abdil Aziz, pouvait porter le jour de l’Aid le vêtement d’extérieur du Messager d’Allah et tenir dans sa main un bâton ».

 

- Isma’eel bin al Khutabee a dit : « J’ai lu concernant certaines de ses caractéristiquesdans des livres : il avait la peau claire, un visage doux, il était beau, bien bâti, une barbe fine, ses yeux étaient étaient enfoncés dans leurs orbites, sur son front il restait la trace de la cicatrice d’un sabot... »

 

- Dans Al-Zuhd de Ibn al Mubaarak, il est mentionné : Ibraheem bin Nasheet nous a informé que Sulaimaan bin Humaid nous a raconté qu’Abee ‘Ubaidah bin ‘Uqbah bin Naafi’ entra ou se trouvait Faatimah bint ‘Abdil Malik et a dit : « Pourrais-tu nous dire quelque chose concernant ‘Umar ? » Alors elle dit : « Je ne l’ai jamais vu se laver après une janaabah ou un rêve érotique depuis qu’il est calife. »

 

- Amr bin Uthmaan al-Himsi rapporte de Khaalid bin Yazeed que Ja’wanah a dit : Un jour un homme est entré où se trouvait ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz et a dit : « Ô Amir ul Mu’minin ! Ceux qui sont venus avant toi (dans le commandement), le califat était un embellissement pour eux, mais toi tu es un embellissement pour le califat. » Alors il (‘Umar) se détourna de lui.

 

- ‘Abdil ‘Azeez bin ‘Umar rapporte de Rajaa bin Haywah : Comme les caractéristiques morales de votre père sont parfaites ! Une fois j’ai passé la soirée à discuter avec lui lorsque sa lanterne s’atténua. Il y avait près de lui, à ce moment là, son domestique qui était endormi. Alors je dis : « Ne devrais-je pas le réveiller ? », (pour qu’il puisse la rallumer) et il dit par la suite : « Non, laisse-le. » Donc je dis : « Alors je vais me lever (pour le faire). » Et il dit : « Non, cela ne fait pas partie des bonnes manières qu’une personne se serve de son invité. » Alors il se leva lui-même, pour la remplir avec de l’huile, la rallumer, revint et dit : « lorsque je me suis levé j’étais ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz et lorsque je me suis rassis j’étais ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz. »

 

- ‘Ataa a dit : « ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz rassemblait les fuqahaa (juristes) chaque soir, et ensemble ils se rappelaient de la mort, de al-qiyaamah (Jour Dernier) et de l’au-delà ; ensuite, ils pleuraient comme s’ils assistaient à une janaazah. »

 

- Il est rapporté que As-Saa’ib bin Muhammad a dit : Al-Jarraah bin ‘Abdillah a écrit une fois à ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz une lettre disant : « Le peuple de khurasaan est une mauvaise responsabilité, et il n’y a rien qui leur convienne à part l’épée et le fouet, alors si Amir ul Mu’minin voit ce qu’il en est, il m’autorisera à me charger de cela. » Alors ‘Umar lui récrivit en disant : « Pour ce qui suit : J’ai bien reçu ta lettre, et dans celle-ci tu me dis que le peuple de Khurasaan est une mauvaise responsabilité, et que rien ne leur convient à part l’épée et le fouet, alors certes tu m’as menti, ce qui les aiderait plutôt serait la justice et la vérité, alors faites circuler cela parmi eux. Wa salaam. »

 

- Yazeeb bin Hawshab a dit : « Je n’ai vu personne qui était plus attristé que Al-Hassan (Al-Basri) et ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz, comme si l’Enfer n’avait été créé que pour ces deux-là. »

 

- ‘Umar bin Hafs a dit : ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz m’a dit : « Si tu entends un Musulman dire une chose, alors ne l’interprète pas de manière négative, tant que tu ne cesses pas de rechercher pour ceci une signification positive. »

 

- Isma’eel bin ‘Iyaash rapporte de ‘Amr ‘Abdil bin Muhaajir qui a dit : ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz désirait une fois une pomme, alors un homme de sa famille lui envoya une pomme en cadeau et celui qui l’apporta dit : « Comme son arôme est bon et excellent. » Il répondit ensuite : « Ramène-la, Ô jeune homme (il s’adresse à celui qui lui a apporté la pomme), transmet à ton maître mon salam, et dit lui : « votre cadeau nous a touché là où vous auriez aimé. » Alors je dis : « Ô Amir ul M’uminin ! Il (l’envoyeur) est le fils de votre oncle et un homme de votre famille, et vous êtes au courant que le Messager d’Allaah (sallallahou 3alayhi wa sallam) mangeait les cadeaux qui lui étaient donnés. » Il dit alors : « Qu’Allaah te fasse miséricorde, certes, pour lui un cadeau était réellement un cadeau, mais pour nous aujourd’hui, il est devenu un moyen de corruption. »

 

- Hammad bin Zaid rapporte de Ayyoob qui a dit : Il a été dit à ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz : « Ô Ameer ul Mu’mineen ! Si tu devais aller vivre (avec nous) à Médine et qu’Allaah aurait décrété pour toi la mort, et que tu serais mort là-bas ; tu aurais été enterrédans la quatrième tombe à côté de celle du Messager d’Allaah (sallallahou 3alayhi wassalam). » Alors il dit : « Par Allaah, si Allaah devait me punir par autre que le Feu, il me serait plus favorable qu’Il sache que dans mon coeur je me perçois comme convenable pour ce lieu. »

 

- ‘Amr bin Mujaahir a dit : « ‘Umar avait l’habitude d’allumer une bougie lorsqu’il s’occupait des affaires des Musulmans la nuit, et ensuite dès qu’il avait terminé, il éteignait la bougie et allumait à la place sa propre lanterne. » (Pour qu’il n’utilise pas l’argent du peuple pour son propre usage.)

 

- Hakkam bin Salam rapporte de Abi Haatim qui a dit : Lorsque ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz tomba malada une fois, un docteur fut amené pour le voir, et après l’avoir vu il dit : « Il souffre d’un mal pour lequel il n’y aucun remède ; son cœur est dominé par la crainte. »

 

- An Nufailee a dit : « An-Nadr bin ‘Arabi nous a raconté : « J’avais l’habitude d’entrer où se trouvait ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz, et il frissonnait toujours, comme si la tristesse de toute la création reposait sur lui. »

 

- Hasan Al Qisaab a dit : « J’avais l’habitude de voir les loups entrain de surveiller les troupeaux de moutons dans le semi désert (steppes) durant le Khilaafah de ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz alors je dis : « Gloire à Allaah ! Les loups sont parmi les moutons et ils ne leur font même pas de mal ! » Puis le berger me dit : « Si la tête (ra’s) est vertueuse, alors le corps ne souffrira pas. »

 

- Maalik bin Deenar a dit : Lorsque ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz devint calife, les bergers commencèrent à dire : « Qui est ce calife vertueux qui a pris position au-dessus du peuple ? Grâce à sa justice, les loups ont cessé d’attaquer nos moutons. »

 

- Moussa bin A’een a dit : « Nous avions l’habitude de mener le troupeau de moutons à Kirmaan durant le khilaafah de ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz, de telle sorte qu’un mouton et un loup pouvaient brouter dans le même endroit. Une nuit, un loup attaqua un mouton et je dis alors : « Je ne vois pas autre signification que la mort de l’homme vertueux (‘Umar). » Ils sont alors allés se renseigner et ils apprirent qu’il (Umar) était mort la nuit même de l’attaque..

 

- Farrat bin as-Saa’ib a dit : Faatimah bint ‘Abdil Malik, l’épouse de ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz, possédait un bijou que son père lui avait fait fabriquer, d’un style jusque là inconnu. Alors ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz lui dit : « Tu as le choix, soit tu peux mettre ce bijou dans le bayt ul-maal (trésorerie des Musulmans) soit tu me donnes la permission de te divorcer, car je n’aime pas que moi-même, toi et ceci puissent être dans la même maison. Suite à cela elle dit : « Je te préfère plutôt à cette chose même si sa valeur avait été multipliée plusieurs fois. » Alors il ordonna que le bijou soit pris et donné au bait ul maal des Musulmans. Ensuite, lorsque ‘Umar décéda et que Yazeed pris la position de Khilaafah, il dit à Faatimah : « Si tu désires, je peux te rendre le bijou. » Elle lui répondit : « Par Allaah non, je n’ai jamais préféré quelque chose à ‘Umar lorsqu’il était vivant et je ne changerai pas après son décès. »

 

Sa mort

 

- Marwaan bin Mu’aawiyah rapporte de Ma’roof bin Mushkaan qui le tient de Mujaahid : ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz m’a dit : « Qu’est ce que le peuple dit à propos de moi ? » Je dis : « Ils disent que la magie a été pratiquée sur toi. » Alors il répondit : « Il n’y a pas eu de magie pratiquée sur moi. » Alors il interpella un jeune parmi ses domestiques et lui dit : « Malheur à toi ! Qu’est-ce qui t’a pris de mettre du poison dans ma nourriture ? » Alors il dit : « J’ai été payé mille dinars en plus on m’a donné la liberté (de l’esclavage) (on m’a promis l’affranchissement). » Il (‘Umar) dit : « Apporte-le moi (c’est-à-dire l’argent). » Il revint ensuite avec l’argent, ‘Umar envoya celle-ci au bait al maal (trésorie) des Musulmans et lui dit après : « Va t’en d’ici, où personne ne peut te voir. »

 

- Muhammad ibn Muslim At-Taa’ifee rapporte de Ibraheem bin Maysarah que ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz a acheté sa tombe avant qu’il meurt pour dix deenars.

 

- Layth bin Abee Ruqayyah rapporte que ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz (lorsqu’il était malade) a dit : « Aidez-moi à m’asseoir. » Alors ils l’aidèrent, ensuite il dit : « Je suis celui qui vous ait commandé et j’ai fait des erreurs ; et vous m’avez menacé et j’ai désobéi, (trois fois) mais nul n’a le droit d’être adoré sauf Allaah. » Ensuite il fixa son regard et dit : « Je vois des figures vertes qui ne sont ni des humains, ni des jinns. » puis il décéda.

 

- Al Mugheerah bin Hakeem a dit : J’ai dis à Faatimah bint ‘Abdil Malik : « Lorsque ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz était malade, j’avais l’habitude de l’entendre dire : « Ô Allaah, allége leur mes tâches, ne serait-ce que pour une heure. » Elle m’a alors dit de lui demander : « Ne devrais-je pas te laisser seul, car tu semble être incapable de t’endormir. » Je sortis et je l’entendis réciter : « Cette Demeure dernière, Nous la réservons à ceux qui ne recherchent, ni à s’élever sur terre, ni à y semer ma corruption. Cependant, l’heureuse fin appartient aux pieux. (Al-Qasas (28) : 83) » Il répéta cela plusieurs fois puis se tut, et j’attendis un moment mais je n’entendis aucun son sortir de sa chambre, alors je dis au domestique qui était présent : « Malheur à toi ! Va jeter un coup d’oeil ! » Il entra dans la chambre et poussa un cri, et j’appris qu’il était mort ; il avait tourné son visage vers la qibla, avait placé une de ses mains sur sa bouche et l’autre sur ses yeux.

 

- ‘Ubaid bin Hassan a dit : « Lorsque sa mort approchait, ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz nous disait : « Laissez-moi seul » Alors nous le laissâmes seul, sauf Maslamah et Faatimah qui s’assirent à l’extérieur de sa porte, ensuite ils l’entendirent dire : « Bienvenue à ces visages, qui ne sont ni des humains, ni des jinns. » Ensuite il récita : « Cette Demeure dernière, Nous la réservons à ceux qui ne recherchent ... » jusqu’à la fin du verset, ensuite sa voix devint silencieuse, alors Maslamah dit (à Faatimah) : « Ton époux est mort. » par la suite ils entrèrent pour constater son décès.

 

- Khaleefah bin Khayyat et d’autres rapportent que ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz est mort le vendredi cinq jours avant la fin du mois de Rajab, 101 ans après la Hijrah (l’Hégire). Il mourut (décéda) à Dair Sam’aan dans la province de Hims (Homs). Il vécut trente-neuf années et demi et son khilaafah dura deux ans, cinq mois et quelques jours.

 

- Hishaam a dit : Quand la nouvelle de son décès atteint Al-Hassan (Al-Basri) il dit : « Le meilleur des hommes est mort. »

 

- Ibn Wahb a rapporté de Maalik que Saalih bin ‘Ali al-Amir cherchait une fois la tombe de ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz, mais il ne trouvait personne pour lui dire où elle se trouvait, alors il fut dirigé vers un moine qui lui dit : « Tu cherches la tombe de As-Siddiq ? Elle se trouve dans ce champ là. »

 

- Ibn Hibbaan le mentionne comme étant parmi les tabi’in les plus dignes de confiance (thiqaat) et Al-Bukhaari a dit : « l’Imaam Maalik et Sufyaan bin Uyainah on dit : « ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz est un Imam » »

 

- Sufyaan ath-Thawree a dit : « Les Khulaafah sont au nombre de cinq : « Aboo Bakr, ‘Umar, ‘Uthmaan, ‘Ali et ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz. » (Rapporté par Aboo Dawood dans son Sunan.)

 

[1]Cheikh Al Albani (rahimahullah) mentionne concernant ceci : je trouve invraisemblable d’appliquer ce hadith à Umar bin Abdil-Azeez, à cause du fait que son khilaafah était proche, dans le temps, du khilaafah ar-rachidah, et il n’y eu après ces derniers, ni de royauté oppressive ni même de royauté tyrannique, et Allah est Le Plus Savant. (voir as-Silsilatul ahaadeeth as-Saheehah).

[2]Il s’agit de Sulayman bin Abdil-Malik Abu Ayyub qui pris le califat de son père après son frère en l’an 96H et il était le meilleur gouverneur des Bani Ummayyah. Umar Bin Abdil-Aziz était un de ses ministres, Ibn Sirin a dit à son sujet : "Qu’Allah fasse miséricorde à Sulayman ! Il a commencé son califat en renforçant une fois de plus les prières effectuées dans leur temps, et il le termina avec sa désignation de Umar bin Abdil-Aziz. Il est mort en l’an 99H. (Voir Tarikh al-Khulafa )

[3]As-Suyuti déclare : "Abdur-Rahman bin Hasan al-Kunani a dit : ’Sulayman décéda pendant qu’il était dans une expédition à Dabuq, mais lorsqu’il tomba malade avant sa mort il dit à Rajaa bin Haywah : ’Qui devrait s’occuper de cette affaire (i.e. le califat) après moi ? Dois-je désigner mon fils ?’ Il répondit : ’Ton fils est absent’. Alors il dit : ’Mon autre fils alors.’ Et il répondit ’Mais il est trop jeune.’ Il dit : ’Qui vois-tu d’autre dans ce cas ?’ Rajaa répondit : ’Tu devrais nommer Umar bin Abdil-Aziz, et Sulayman dit : ’Je crains que cela ne plaise pas à mes frères’. Il répondit : ’Désigne Umar, et après lui Yazid bin ’Abdil-Malik, met ceci à l’écrit, et garde cela caché avec toi. Puis appelle le peuple pour prendre cet engagement tout en cachant [l’identité du nouveau calife]. Il dit ’Je vois’, puis il demanda une feuille de papier et y écrivit ses ordres au sujet de qui devra gouverner après lui, puis il la donna à Rajaa et lui dit : ’Rends toi auprès du peuple et qu’ils prêtent serment d’allégeance à celui mentionné sur cette feuille, en leur cachant son identité." Il sortit donc et dit au peuple : ’Amir ul-Mu-minin vous ordonne à tous de prêter serment d’allégeance à celui qui est mentionné dans ce livre.’ Ils lui répondirent : ’Nous ne le ferons pas’ Il revient donc auprès de Sulayman et l’informa de cela, puis il dit : ’Rends toi auprès de ceux qui font appliquer les serments et les traités, comme le personnel de la sécurité, puis réunis les gens, assure toi qu’ils prêtent serment, et celui qui refuse frappe son cou.’ Et ils prêtèrent tous le serment. (Voir Tarikh ul-Khulafah)

 

Siyar ‘A’laam an-Nubalaa de l’Imaam adh-Dhahabi (Muassasaa ar-Risaalah) vol 5 pages : 114-148.

Tahdheeb ut-Tahdhib de Al-Haafidh ibn Hajar (Hindi, Hyderabad - Deccan) vol 7 pages : 475-478.

Ithaaf ul Jamaa’ah de Humood ath-Tuwaijiri (Dar as-Sami’i) vol 1 pages : 209-210.

Ta’reekh al-Khulafaa de As-Suyooti (Matba’ah as-sa’aadah, Egypt) pages : 225-246.

Silsitatul ahadith as-Saheehah de ‘Alaamah Al-Albaani (Maktaba al-Ma’aarif) vol 1 ahadith numéro 5.

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Publié par sounna.com

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Compagnons et tabi'un - صحابة و التابعون
1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 17:11
Le mérite de la Mère des croyants ‘Aïcha رضي الله عنها (dossier)

Au Nom d’Allâh, Le Tout-Miséricordieux, Le Très-Miséricordieux

 

Le premier sermon :

 

Certes, la Louange est à Allâh, nous Le louons, implorons Son Secours et Lui demandons le Pardon.

 

Nous nous protégeons par Allâh contre le mal de nos propres âmes et contre les maux engendrés par nos mauvaises actions.

Celui qu'Allâh guide, nul ne pourra l'égarer, et celui qu'Il égare, nul ne pourra le guider.

 

Et j'atteste que nulle divinité n'est digne d'adoration excepté Allâh, Seul sans aucun associé, et j'atteste que Mouhammed est Son serviteur et Messager.

 

(Traductions rapprochées)

 

(Ô vous qui croyez ! Craignez Allâh comme Il mérite d’être craint et veillez à ne mourir qu'en musulmans !) El ‘Imrân (La Famille d’Imran), V. 102. 

 

(Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d'un seul être et qui, ayant tiré de celui-ci son épouse, fit naître de ce couple tant d'hommes et de femmes ! Craignez Allâh au Nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens de sang. Certes Allâh vous observe en permanence. ) An-Nisê' (Les Femmes), V. 1. 

 

(Ô vous qui croyez ! Craignez Allâh et parlez avec droiture, afin qu'Il réforme vos œuvres et absolve vos péchés. Quiconque obéit à Allâh et à Son Messager obtiendra un immense succès. ) El Ahzêb (Les Coalisés), V. 70-71.

 

Cela dit : certes, la Parole la plus véridique est celle d'Allâh, et la meilleure conduite est celle de Mouhammed -Prière et Salut d'Allâh sur lui-, et les choses les plus mauvaises sont les innovations religieuses, et toute innovation religieuse est hérésie, et toute hérésie est égarement, et tout égarement est voué au Feu de l’Enfer.

 

Après cela, Ô croyants ! 

 

Très certainement, le statut et le mérite des Mères des croyants -qu’Allâh Le Très-Haut les agrée- sont tels qu’ils n’échappent à aucun musulman qui adore Allâh seul -Majestueux et Très-Haut soit-Il- (mouwahhid).

 

En effet, il leur suffit comme gloire, honneur et fierté qu’elles aient atteint cette place, qu’elles aient accédé à ce rang suprême en se mariant avec le Maître des enfants d’Adam -prière et salut d’Allâh sur lui-, de même que grâce à la particularité qu’Allâh leur a accordée qui est la descente de la Révélation au Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- dans leurs maisons.

 

Dans ce sens, Allâh -Majestueux et Très-Haut soit-Il- a révélé pour mettre leur mérite en évidence un Qour’ên (des Versets) que l’on récite dans les prières, en état d’isolement et solennellement.

 

Les croyants qui adorent exclusivement leur Créateur, depuis maintenant quatorze siècles écoutent ces Versets.

 

Ce qui fait emplir leurs cœurs d’amour et de révérence pour ces femmes qui se sont associées au Messager d’Allâh et Son Elu -prière et salut sur lui-, autant dans sa prospérité que dans son adversité. 

 

Faisant l’éloge des femmes du Prophète -prière et salut sur lui-, Allâh -Majestueux et Très Haut- a dit (Traduction rapprochée) :

 

(Le Prophète a plus de droit sur les croyants qu’ils n’en ont sur eux-mêmes ; et ses épouses sont leurs Mères.) El Ahzêb (Les Coalisés), V. 6.

 

Et Il a également dit -Majestueux et Très-Haut soit-Il- en s’adressant aux femmes du Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- (Traduction rapprochée) :

 

(Et celle d’entre vous qui est entièrement soumise à Allâh et à Son Messager et qui fait le bien, Nous lui accorderons deux fois sa récompense, et Nous avons préparé pour elle une généreuse attribution.) El Ahzêb (Les Coalisés), V. 31

 

Et Il a dit aussi dit -Exalté soit-Il- (Traduction rapprochée) :

 

(Ô femmes du Prophète ! Vous n’êtes comparable à aucune autre femme…) jusqu’à Sa Parole -Majestueux et Très-Haut- (Allâh ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ô les gens de la maison [du Prophète], et veut vous purifier pleinement.) El Ahzêb (Les Coalisés), V. 32-33.

 

Ô croyants ! 

 

Prémunir son esprit contre la nuisance à autrui et le priver d’outrager aux autres est sans aucun doute un éminent caractère.

 

C’est une qualité très distinguée des gens doués de raison, lesquels sont certains que la conséquence du préjudice que l’on porte aux croyants sera une calomnie et un péché évident.

 

Ceux-ci seront imputés à leur auteur et lui pèseront trop lourd ; il sera rabaissé et avili de voir son sort le Jour où il s’exposera à son Seigneur -Majestueux et Très-Haut soit-Il-. Allâh -qu’Il soit Très-Haut a dit- (Traduction rapprochée) :

 

(Et ceux qui offensent les croyants et les croyantes sans qu’ils l’aient mérité, se chargent d’une calomnie et d’un péché évident.) El Ahzêb (Les Coalisés), V. 58. 

 

Ainsi, il est des choses qui ne suscitent aucun doute pour les gens de raison et de mérite, le fait que parmi les plus immenses nuisances causées aux croyants et croyantes, il y a la nuisance dont les flèches sont lancées sur ces gens élus et choisis par Allâh afin de soutenir sa religion, accompagner Son Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui-, préserver Son Livre et le défendre et transmettre Sa charia ; Ces gens qui sont les purifiés membres de sa maison, ses généreux compagnons et ses épouses, les Mères des croyants -qu’Allâh les agrée tous-.

 

C’est une nuisance basse et vilaine, qui ne saurait provenir que d’un cœur empli de rancœur, de furie et de haine contre les meilleures créatures d’Allâh après Son Messager -prière et salut sur lui-.

 

Cette nuisance, ô croyants, ses maillons se sont enchaînés successivement les uns derrière les autres ; ses aspects se sont variés et multipliés dans le passé et le présent ; Elle est en fait ancienne et nouvelle (Traduction rapprochée) :

 

(et et elles (ces pierres) ne sont pas loin des injustes) Hoûd, V. 83.

 

Mais il demeure des plus viles formes d’outrage et de préjudice de la part des partisans de l’hypocrisie parmi les Rawâfid (chiites) abjects -qu’Allâh les rétribue de ce qu’ils méritent-, l’outrage manifeste et ignoble porté contre la Véridique, fille du Véridique, la Mère des croyants, la bien-aimée du Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- : ‘Aïcha, la fille du Véridique Aboû Bakr -qu’Allâh l’agrée et son père ainsi que tous les croyants- êmîn !

 

Cette chaste et pure femme qui fut innocentée d’au-dessus de sept cieux !

 

Mais Allâh a voilé leur clairvoyance et aveuglé leurs yeux ne voyant pas la noble mise en garde prophétique contenue dans son dire -prière et salut d’Allâh sur lui- que nous rapporta Oumm Salama -qu’Allâh l’agrée-, quand elle a dit au Prophète -sur lui la prière et le salut- :

 

«Les gens font exprès de (t’) offrir leurs présents le jour où tu es avec ‘Aïcha !

Ordonne-leur de te suivre [pour te donner leurs cadeaux] où que tu sois (c’est-à-dire dans n’importe quelle des maisons de ses épouses. NDT.).

Il lui dit alors : «Ne me nuis pas au sujet de ‘Aïcha ! Car par Allâh, jamais une Révélation n’est descendue à moi en me trouvant dans la couverture d’une femme parmi vous, si ce n’est dans la couverture de ‘Aïcha !»»

Rapporté par l’imam An-Nacê’i, ibn Hibbên et el Hêkim.

Ces deux derniers l’ont authentifié, et avec eux aussi el Albêni, et il est ainsi (authentique). 

 

Ô croyants !

 

Comment le fait de lui nuire -qu’Allâh Très-Haut l’agrée ainsi que son père et tous les compagnons- ne serait pas une nuisance au Prophète -sur lui la prière et le salut- alors qu’elle était, d’entre tous les gens, la plus aimée pour lui ?!

 

Il est rapporté dans Les Deux Authentiques (el Boukhârî et Mouslim), d’après le hadith de ‘Amr Ibn El 'As -qu’Allâh l’agrée-, qu’il a interrogé le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- en disant :

 

«Quelle est la personne la plus aimées pour toi, Ô Messager d’Allâh ?

Il dit : «‘Aïcha».

‘Amr reprit en disant : «Et parmi les hommes ?»

Il lui dit : «Son père»».

 

Pour celui qui raisonne, ceci suffit alors comme honneur, mérite et honorable statut !

 

Ô les croyants !

 

Les hadiths au sujet de ses vertus et son mérite -qu’Allâh Très-Haut l’agrée- sont abondants.

 

Nul ne les nie hormis quelqu’un dont Allâh a voilé la clairvoyance et la vue, celui dont le cœur est aveuglé par la rancune et la fureur contre les compagnons du Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- et contre ses pures épouses. 

 

Parmi ces vertus :

 

- Le fait qu’Allâh l’ait choisi comme épouse pour Son Messager -prière et salut sur lui-.

 

En effet, il est rapporté dans Les Deux Sahîh (Authentiques) d’après le hadith de ‘Aïcha -qu’Allâh l’agrée- qu’elle ait dit :

 

«Le Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit : «Je t’ai vu dans mon rêve dans trois nuits : l’Ange t’as ramenée dans une étoffe de soie en me disant : celle-ci est ta femme.

Je découvrais alors ton visage et je trouvais que c’étais toi.

Je disais : c’est cela provient d’Allâh, Il le réalisera.»»

 

Et il est connu, Ôcroyants, que selon la croyance des Gens de la Sounna et du Groupe [èhl as-sounna w-el-djamê‘a], les visions (rêves) des Prophètes sont une Révélation indubitable. 

 

- Il est également de ses vertus -qu’Allâh l’agrée- : le fait qu’elle soit son épouse dans l’ici-bas et dans l’au-delà.

 

El Boukhârî a rapporté dans Le Sahîh, d’après le hadith de ‘Ammâr ibn Yêcir -qu’Allâh Le Très-Haut l’agrée-, qu’il ait dit :

 

«Je sais parfaitement qu’elle est son épouse dans le bas monde et dans l’au-delà».

 

Et dans El Boukhârî également, il a dit -je veux dire ‘Ammâr qu’Allâh l’agrée- :

 

«Par Allâh !

Elle est certes l’épouse de votre prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- ici-bas et dans l’au-delà !» 

 

- Est aussi de ses vertus -qu’Allâh vous assiste !- le fait que Djibrîl (Gabriel) -sur lui le salut- l’ait saluée et ordonné au Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- de lui transmettre ses salutations.

 

Car il est rapporté dans Les Deux Sahîh, d’après le hadith de ‘Aïcha qu’Allâh -Très-Haut l’agrée-, qu’elle ait dit :

 

«Le Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit : «‘Aïcha ! Voilà Djibrîl qui te salue» ;

Elle dit : «Que soient sur lui le salut, la miséricorde d’Allâh et Ses bénédictions ! Tu vois ce que je ne vois pas.»»

 

Elle veut dire le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui-. 

 

- Il y a aussi de ses vertus -qu’Allâh vous protège !- le fait que son mérite par rapport aux autres femmes est pareil au mérite du tharîd par rapport à tous les autres aliments.

 

Cela est stipulé par le hadith du Messager d’Allâh -prière et salut sur lui- dans lequel il dit :

 

«Parmi les hommes, beaucoup furent parfaits, mais parmi les femmes, seules Aciya, la femme du pharaon, et Meryem, fille de ‘Imrân étaient parfaites.

Mais le mérite de ‘Aïcha sur les femmes, est pareil au mérite du tharîd sur les autres aliments.»

Rapporté par les deux Cheikhs (el Boukhârî et Mouslim) dans leurs Authentiques, d’après le hadith d’Aboû Moûça El Ach‘arî -qu’Allâh l’agrée-.

 

Commentant ce hadith, les savants ont dit :

 

Cela veut dire que le tharîd composant chaque nourriture est meilleur que la soupe ; ainsi le tharîd de viande est meilleur qu’une soupe sans tharîd ; et un tharîd sans viande est meilleur que sa soupe.

 

Quant à ce qui est voulu par ce caractère de « meilleur », c’est le bienfait, le fait d’en être rassasié et qu’il soit facile à avaler et exquis ; la facilité de le consommer ; et le fait que la personne est capable d’en manger à satiété et de façon assez prompte, et ainsi de suite.

 

Ainsi le tharîd est meilleur que toute soupe et tout autre aliment, et le mérite de ‘Aïcha par rapport aux autres femmes est plus important tel qu’est l’importance du tharîd par rapport aux autres nourritures. 

 

- Fait partie également de ses vertus, Ô croyants ! Le fait que c’est de sa bénédiction pour cette Nation croyante qu’elle soit -qu’Allâh l’agrée- la cause de la Descente du Verset du tayammoum «ablution sèche», tel qu’il est parvenu dans Les Deux Sahîh

 

D’après elle -qu’Allâh Très-Haut soit-Il l’agrée-, elle a dit :

 

«[Un jour] nous sortîmes avec le Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- dans un de ses voyages, et une fois arrivés à el beydê’ ou à dhêt el djeych , ma chaîne se coupa [et je la perdis], ce qui amena ainsi le Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- à s’arrêter et la chercher ; les gens aussi se mirent à la chercher avec lui, alors qu’il n’y avait pas d’eau [dans cet endroit-là].

Suite à cela, les gens vinrent voir Aboû Bakr -qu’Allâh Très-Haut l’agrée- et lui dirent : Ne vois-tu pas ce qu’avait fait ‘Aïcha ?

Elle a occasionné l’arrêt du Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- et des gens, sans qu’il y ait d’eau ni eux-mêmes aussi n’en ont ! Aboû Bakr -qu’Allâh l’agrée- vint alors à moi tandis que le Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- dormait en posant sa tête sur ma cuisse ; il me dit : Tu as retenu le Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- et les gens alors qu’il n’y a pas d’eau, ni [ici] et ni avec eux !

‘Aïcha dit : Aboû Bakr me fit des reproches, et me dit ce qu’Allâh avait voulu qu’il me dise tout en me pointant avec sa main dans ma hanche, mais je ne pouvais bouger du fait que le Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- posait sa tête sur ma cuisse.

Le Messager d’Allâh -prière et salut sur lui- se réveilla au matin sans avoir d’eau. Ainsi, Allâh fit descendre le Verset du tayammoum, et sur ce, Ouceyd Ibn El Houdayr -qu’Allâh Très-Haut soit-Il l’agrée- dit : Ce n’est pas votre première bénédiction, ô vous la famille d’Aboû Bakr !

‘Aïcha -qu’Allâh l’agrée- dit : Après nous déplaçâmes le dromadaire sur lequel j’étais transportée, et nous retrouvâmes ma chaîne en-dessous».

 

[Qu’Allâh Le Très-Haut l’agrée et la satisfasse]. 

 

Et dans la version de l’imam Ahmed, qui est dans el Mousned : elle a dit :

 

«Allâh a ainsi fait descendre (instaurer) la dispense de pratiquer le tayammoum.

Elle dit : Les gens se mirent à faire le tayammoum et prièrent.

Elle dit : Suite à la venue, de la part d’Allâh, de la dispense en faveur des musulmans, mon père dit : Par Allâh, je savais ma fille que tu es bénie, combien Allâh a mis de bénédiction et de facilité pour les musulmans en les faisant arrêter !»

 

Ô Croyants !

 

Malgré la multiplicité de ses mérites et vertus, elle craignait les éloges et s’en éloignait, -qu’Allâh l’agrée-.

 

El Boukhârî a rapporté dans son Sahîh qu’ibn ‘Abbês -qu’Allâh les agrée- lui demanda [une fois] la permission d’entrer chez elle avant qu’elle ne soit morte, car elle était malade.

 

«Elle a dit : Je crains qu’il me fasse des éloges.

On lui dit : Mais c’est le cousin (paternel) du Messager d’Allâh et un des musulmans notables !

Alors, elle dit : Permettez-lui d’entrer. Ainsi une fois entré chez elle, il dit : Comment te sens-tu ?

Elle répondit : Je me sens bien si je crains pieusement Allâh! Il lui dit : Tu es bien si Allâh le veut.

Tu es l’épouse du Messager d’Allâh, et il n’a jamais épousé une femme vierge à part toi ; ton excuse (innocence) est descendue du ciel.

Ensuite entra Ibn Az-Zoubeyr qui croisa [Ibn ‘Abbês] à sa sortie. ‘Aïcha dit à Ibn Az-Zoubeyr : Ibn ‘Abbês est entré et m’avait loué, mais j’aurais aimé que je sois complètement oubliée !»

 

Qu’Allâh -Très-Haut- l’agrée ainsi que tous les Compagnons. 

 

- Est également de ses vertus, ô croyants ! le fait que le Messager et l’Elu d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- soit mort dans sa maison et lors de son séjour chez elle (c’est-à-dire le jour où c’était son tour pour que le Prophète dorme chez elle, NDT.), [sa tête était appuyée] entre sa poitrine et son cou qu’Allâh -Très-Haut l’agrée-.

 

Elle a dit à ce sujet, tel qu’il est rapporté dans Les Deux Sahîh, et les termes de ce hadith sont ceux d’El Boukhârî :

 

«Certes, parmi les bienfaits d’Allâh sur moi, le fait que le Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- soit mort dans ma maison et durant mon jour, [alors que sa tête était posée] entre ma poitrine et mon cou, ainsi que le fait qu’Allâh ait joint ma salive à la sienne au moment de sa mort.

Car, ‘Abd Ar-Rahmên est entré chez moi, tenant avec sa main un siwêk et moi j’étais en train d’appuyer contre moi le Messager d’Allâh -prière et salut sur lui-, aussitôt je vis qu’il le regardait, et je savais qu’il aimait le siwêk, je lui dis : Voudrais-tu que je te le passe ?

Il opina donc de sa tête me faisant signe de consentement ; je pris le siwêk mais celui-ci était dur (et ne put se frotter avec) ; je lui dis : Voudrais-tu que je te l’attendrisse ?

Il opina à nouveau avec la tête en me signifiant que oui.

Ainsi, je l’attendris et il le prit et se frotta [la bouche], et il y avait devant lui un récipient ou une boite -le rapporteur en doute- contenant de l’eau dans lequel il mettait les mains et essuyait son visage en disant : lê ilêha illa Allâh (nulle divinité n’est digne d’adoration si ce n’est Allâh), certes la mort a de l’agonie.»

Ensuite il tendit la main et dit : «A la compagnie la plus haute.»

Il répétait cela jusqu’à ce qu’il ait rendu l’âme, puis sa main se relâcha -sur lui la prière et le salut-». 

 

Et d’après d’autres termes d’El Boukhârî, il est indiqué qu’elle a dit à la fin du hadith :

 

«Et ‘Abd Ar-Rahmên Ibn Abî Bakr passa en tenant une palme tendre dans la main, le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- le regarda et je sus qu’il la voulait, je la pris, mâchai sa pointe, l’agita et la lui donnai ; ainsi, il se frotta [la bouche] de la plus bonne manière qu’il le faisait, puis il me la tendit et du coup sa main tomba -ou elle tomba de sa main-.

C’est ainsi qu’Allâh joignit ma salive à la sienne dans son dernier jour de ce bas monde, et dans son premier jour de l’au-delà !»

 

Ô croyants ! 

 

Ce sont très certainement d’immenses et de très nobles vertus et mérites.

 

Ils méritent sans aucun doute d’être répandus, et doivent être diffusés entre les croyants qui adorent Allâh seul.

 

Cela afin de rendre justice et d’accomplir le droit de la Mère des croyants -qu’Allâh l’agrée-, par amour pour elle et afin de la soutenir, la défendre et repousser la calomnie d’elle ; de même que par précaution de nuire au Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui-.

 

Car, Allâh -qu’Il soit Très-Haut- a promis de châtier quiconque perpètre ce péché manifeste, Il a dit -Tout-Puissant- (Traduction rapprochée) :

 

(Et il en est parmi eux ceux qui font du tort au Prophète et disent : « Il est tout oreille ». – dis : « Une oreille pour votre bien. Il croit en Allâh et fait confiance aux croyants, et il est une miséricorde pour ceux d’entre vous qui croient. Et ceux qui font du tort au Messager d’Allâh auront un châtiment douloureux. ») At-Tewba (Le Repentir), V. 61. 

 

Je dis ce que vous avez entendu et je demande à Allâh le pardon de tout péché, pour moi ainsi que vous, Il est certes Très-Pardonneur et Très-Miséricordieux. 

 

Le second sermon :

 

Louange à Allâh, Le Seigneur des mondes ; et que la Prière et le Salut soient sur notre Prophète Mouhammed, sur sa famille et tous ses compagnons.

 

Après cela, Ô croyants 

 

Certes, la crainte pieuse [at-Taqwa] d’Allâh Majestueux soit-Il- est Sa recommandation- pour les premiers et les derniers (hommes et djinns).

 

Puis sachez -qu’Allâh vous assiste- que parmi les droits du Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- et les obligations qui incombent à sa Nation, la déférence et la révérence pour ceux auxquels le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a témoigné de la déférence, pour ceux qu’il a révérés et aimés.

 

Car, sans aucun doute, le Prophète -prière et salut sur lui- n’aimait que ce qui est bon, tel qu’il est cité précédemment dans le hadith de ‘Amr Ibn El ‘As -qu’Allâh les agrée-, rapporté dans Les deux Authentiques. 

 

Les Compagnons qu’Allâh les agrée- ont su le rang de ‘Aïcha et son statut, et ils lui ont reconnu également son niveau d’érudition et son mérite.

 

Et c’est aussi cette Voie droite qu’ont empruntée ceux qui ont suivi le sentier des Compagnons, et ont marché dans leur sillage parmi les Gens de la Sounna et les Imams de la religion. 

 

En effet, L’imam At-Tirmidhi a rapporté [un hadith] dans El Djêmi‘ (Le Recueil) dont il a dit qu’il est « bon, authentique et de voie narrative unique), avec une chaîne de rapporteurs qui est la sienne, d’après Aboû Moûça El Ach‘ari -qu’Allâh l’agrée-, qui a dit :

 

«Jamais un hadith ne nous a posé problème nous les compagnons du Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui-, et dont nous interrogions ‘Aïcha sans que nous en ayons trouvé de la science auprès d’elle.»

Ce hadith est authentifié par El Albêni. 

 

Mesroûq Ibn El Adjda‘ -qu’Allâh lui fasse miséricorde-, un vénérable Têbi‘i, a dit :

 

«J’ai vu les plus grands cheikhs parmi les compagnons de Mouhammed -prière et salut d’Allâh sur lui- l’interroger au sujet de (la science de) l’héritage». 

 

Et il avait pour habitude, je veux dire Mesroûq -qu’Allâh lui fasse miséricorde-, quand il citait des hadiths rapportés par ‘Aïcha, de dire :

 

«La Véridique, fille du Véridique, la bien-aimée du bien-aimé d’Allâh, l’innocentée d’au-dessus de sept cieux m’a cité ce hadith… [Et il le mentionne à son tour]». 

 

Et l’imam Az-Zouhrî, le vénérable Têbi‘i disait :

 

«Si on rassemblait la science de ‘Aïcha avec la science de toutes les autres femmes, sans aucun doute celle de ‘Aïcha sera meilleure !» 

 

Et l’imam Ibn Kathîr -qu’Allâh lui fasse miséricorde- a dit :

 

«De toutes les nations, il n’y avait pas une femme qui pourrait être l’égale de ‘Aïcha, que ce soit dans sa mémorisation, sa science, son éloquence ou sa raison.» 

 

Et el Hêfidh Adh-Dhahabî a dit :

 

«De toutes les femmes de cette Nation, elle était absolument celle qui avait la plus grande compréhension de la religion [fiqh].

Je ne connais pas, dans le Nation de Mouhammed, voire parmi toutes les femmes de façon absolue, une femme plus érudite qu’elle !» 

 

Et puis sachez -qu’Allâh vous assiste !- : tout ce qui vient d’être cité et éclairé est [la croyance] professée par tous les partisans du Tewhîd (unicité d’Allâh) et de la Sounna au sujet des Compagnons de manière générale -qu’Allâh les agrée-, et au sujet des Gens de la maison du Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- [êl el beyt] de manière spécifique, et au sujet de ses pures épouses, les Mères des croyants de façon plus spécifique dont ‘Aïcha -qu’Allâh l’agrée-.

 

Quant aux contradicteurs des Gens de la Vérité et de la Foi parmi les Rawâfid, qu’Allâh les enlaidissent !, les ennemis des compagnons du Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui-, ils ont un positionnement contre les Mères des croyants de façon générale, et un autre de manière spécifique contre ‘Aïcha et Hafsa.

 

Cela parce qu’elles sont les filles respectives d’Aboû Bakr et ‘Oumar -qu’Allâh les agrée-.

 

Et, la haine et l’hostilité des Rawâfid (chiites) à leurs pères se sont transposées vers elles.

 

Pas de capacité ni de force que par Allâh ! 

 

Ainsi, font partie de leurs croyances, qu’Allâh les enlaidissent !, et du nombre de leurs paroles perverties et fourvoyées, telles qu’elles sont écrites dans les ouvrages de leurs cheikhs confirmés, chez eux : le fait de les désavouer et de les maudire, ainsi que d’accuser ‘Aïcha d’avoir commis ce dont Allâh l’a innocentée …

 

Ainsi que d’autres paroles qui témoignent d’un état d’hypocrisie et de mécréance chez les Rawâfid, qu’Allâh nous en préserve !

 

Cette parole diffamatoire, Ô croyants, en plus de croire qu’elle est une très grave et grandiose nuisance à elle -qu’Allâh l’agrée-, elle l’est aussi pour le Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- !

 

Comment ne le serait-elle pas alors qu’elle est un tort direct à lui -prière et salut d’Allâh sur lui- ?!

 

Et les Gens de la Sounna et du Groupe, les savants de la Vérité et de la Foi, sont unanimes que quiconque insulte ‘Aïcha -qu’Allâh l’agrée-, la diffame en l’accusant de ce dont Allâh l’a innocentée, est donc un mécréant, ne croyant pas en Allâh Le Sublime.

 

Cela pour de multiples raisons dont : 

 

Premièrement : Le fait de renier le Noble Qour’ên où est révélée son innocence de ce mensonge manifeste.

 

L’imam Mêlik, l’imam des Gens de la Sounna et du Groupe a dit :

 

«Celui qui insulte ‘Aïcha -qu’Allâh l’agrée- doit être tué.

On lui dit : Pourquoi ?

Il dit : Celui qui l’accuse (la diffame) a alors contrarié le Qour’ên».

Tiré du livre As-Sârim El Mesloûl. 

 

Et Ibn Chou‘bên a dit dans sa version d’après l’imam Mêlik -qu’Allâh lui fasse miséricorde- qu’il avait dit quand on l’avait interrogé :

 

«Pourquoi le tuer ? »

Il a dit : « Parce qu’Allâh -Très-Haut- dit (Traduction rapprochée) :

(Allâh vous exhorte à ne plus jamais revenir à une chose pareille si vous êtes croyants.) El Ahzêb (Les Coalisés), V. 17 ; ainsi celui qui y revient a donc mécru en Allâh».

Tiré du livre Ach-Chifê d’el Qâdî ‘Ayyâd.

 

Et El Qâdî Aboû Ya‘la a dit :

 

«Celui qui diffame ‘Aïcha -qu’Allâh l’agrée- en l’accusant de ce dont Allâh l’a innocentée est donc mécréant, il n’y a pas de divergence sur ce point.»

 

Et l’imam Ibn Kathîr -qu’Allâh lui fasse miséricorde- a dit :

 

«Les savants -qu’Allâh leur fasse miséricorde- sont tous unanimes à dire : quiconque l’insulte après cela et l’accuse de ce péché après ce qui est mentionné dans ce Verset a donc mécru, car il s’oppose obstinément au Qour’ên».

Tiré de son Exégèse. 

 

Et l’érudit Ibn Hezm -qu’Allâh lui fasse miséricorde- a dit en commentant les propos précédents de l’imam Mêlik -qu’Allâh lui fasse miséricorde- :

 

«La parole de Mêlik ici est correcte, car il s’agit d’une apostasie à part entière, d’un démenti envers Allâh dans ce qu’Il a informé au sujet de son innocence».

Tiré du livre El Mouhalla.

 

Et l’imam Ibn El Qayyim -qu’Allâh lui fasse miséricorde- a dit dans son ouvrage Zêd El Ma‘êd :

 

«La Nation est d’accord que celui qui la mécréance est mécréant». 

 

Deuxièmement : Cette diffamation constitue un tort et un dénigrement envers le Messager d’Allâh -prière et salut sur lui-.

 

Et il est connu, Ô croyants, qu’il est de la croyance des Gens de la Sounna et du Groupe que la nuisance au Messager d’Allâh -prière et salut sur lui- est une mécréance, et ce de façon unanime (consensuelle). 

 

L’érudit El Qourtobî -qu’Allâh lui fasse miséricorde- a dit dans son Exégèse à Sa Parole -Très-Haut soit-Il- (Traduction rapprochée) (Allâh vous exhorte à ne plus jamais revenir à une chose pareille si vous êtes croyants.), il a dit :

 

«Cela veut dire au sujet de ‘Aïcha.

Une telle parole ne peut être que pareille à celle que l’on dirait d’une personne de façon spécifique (le Prophète), ou d’une autre qui est du même rang qu’elle telles que les épouses du Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui-.

Cela tellement la nuisance occasionnée au Prophète -prière et salut sur lui-, dans son honneur et sa famille.

C’est une mécréance de la part de son auteur». 

 

En outre, parmi les hadiths qui prouvent que la diffamation contre ‘Aïcha ou n’importe quelle autre épouse du Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- est une nuisance et un tort contre le Prophète -sur lui la prière et le salut-, le hadith du Mensonge (diffamation : el ifk), qui est très connu et célèbre, rapporté d’après ‘Aïcha -qu’Allâh l’agrée- par les deux cheikhs, El Boukhâri et Mouslim, dans leur Deux Sahîh dans lequel elle a dit, et c’est un long hadith :

 

«… Ainsi se leva le Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- et demanda qu’on le justifie de ce que dit contre lui ‘Abd Allâh Ibn Oubeyy Ibn Saloûl, elle a dit : Le Messager d’Allâh -prière et salut sur lui- a dit lors qu’il se tenait sur le minbar :

«Ô groupe des musulmans, qui me justifiera d’un homme dont la nuisance a atteint les gens de ma maison ?…»»

 

Son dire -prière et salut d’Allâh sur lui- : «Qui me justifiera ?» veut dire qui me rendra justice et établira mon excuse si je me charge moi-même de rendre justice [en punissant] cet homme pour le tort qu’il m’avait causé [en diffamant] mon épouse.

 

Il est ainsi avéré que le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a été nuis de sorte qu’il ait demandé qu’on lui rende justice. 

 

Et les croyants qui n’ont pas été portés par le chauvinisme ont dit : Ô Messager d’Allâh, ordonne-nous de leur couper les cous.

 

Ainsi le Prophète -prière et salut sur lui- n’a pas reproché à Sa‘d de lui avoir demandé de leur ordonner de frapper leurs cous.

 

Ceci est mentionné par l’imam Ibn Teymiyya -qu’Allâh lui fasse miséricorde- dans son livre As-Sârim El Mesloûl. 

 

De plus, porter atteinte à ‘Aïcha -qu’Allâh l’agrée- contient d’une autre part un dénigrement au rang du Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui-, car Allâh -Majestueux et Très-Haut soit-Il- a dit (Traduction rapprochée)

 

(Les mauvaises [femmes] aux mauvais [hommes]) An-Noûr (La Lumière), V. 26. 

 

L’imam ibn Kathîr -qu’Allâh lui fasse miséricorde- a dit :

 

«C'est-à-dire, Allâh n’a déterminé que ‘Aïcha soit une épouse pour Son Messager -prière et salut d’Allâh sur lui- que parce qu’elle est bonne, car le Prophète est le plus bon de tous les bons parmi les humains ; et si elle était mauvaise, elle ne lui aurait pas convenue ni religieusement et ni par destin.

C’est pourquoi Allâh -Majestueux et Très-Haut soit-Il- a dit (Traduction rapprochée) (Ceux-là sont innocents de ce que les autres disent.) An-Noûr, V. 26.

 

Ses propos sont achevés, qu’Allâh lui fasse miséricorde. 

 

Craignez donc Allâh serviteurs d’Allâh, et reconnaissez le mérite de cette Véridique, la fille du Véridique, la bien-aimée du Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- ; prenez soin de son droit et des droits du reste des Mères des croyants, des purs gens de la maison du Prophète et de ses compagnons qu’Allâh les agrée ; ainsi serez-vous auprès de votre Seigneur du nombre de ceux qui auront les Jardins du Délice (le Paradis).

 

Ô Allâh !

 

Accorde la puissance à l’islam et aux musulmans, et humilie la mécréance et les mécréants ; et accorde la victoire, Ô Allâh, à Tes serviteurs qui t’adorent seul !

 

Ô Allâh, accorde la puissance à la Sounna et ses partisans partout où ils se trouvent, et rabaisse l’hérésie (la bid‘a) et ses partisans partout où ils se trouvent.

 

Allâh, fais que les gouverneurs des musulmans soient ceux qui sont le meilleurs, et repousse d’eux ceux qui sont mauvais.

 

Allâh ! Accorde-nous la sécurité dans nos pays, et réforme, ô Allâh, nous dirigeants et fais que notre gouvernance soit composée de ceux qui te craignent pieusement et accomplissent les œuvres qui te satisfont, Ô Seigneur des mondes !

 

Ô Allâh, nous Te demandons pardon, Tu es certes Pardonneur ; et envoie sur nous du ciel une pluie en abondance, Ô Allâh qu’elle soit une averse de miséricorde, non une averse de destruction, de châtiment ou d’inondation. 

 

«Gloire à ton Seigneur, Le Seigneur de la puissance.

Il est au-dessus de ce qu’ils décrivent !

Et paix sur les Messagers, et Louange à Allâh, Seigneur de l’univers !»

 

Traduit de l’arabe par Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên El Bidjê’î
 Publié par ajurry.com

Cheikh Abdoullah ibn AbderRahim Al-Boukhâry - الشيخ عبدالله بن عبد الرحيم البخاري

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Compagnons et tabi'un - صحابة و التابعون
31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 22:28
Clarification de Cheikh Oubeyd Al-Djabiri vis-à-vis du noble compagnon Ka'b ibnou Malik رضي الله عنه (vidéo)

Question :

 

Vous avez cité dans une conférence, dans l'explication du hadith de Houdheyfa bnou el yémen رضي الله عنه :

 

"Nous étions dans un mal et une jahiliya..."

 

que Ka3b bnou Malik a dit :

 

"Par Allah je craignais ma mort et celle du prophète alors que j'étais dans cet état"

 

Et vous avez dit :

 

"il craignait sa mort et celle du prophète صلى الله عليه وسلم alors qu'il était en quarantaine car s'il était mort dans cet état la il serait mort égaré-égareur; sauf si Allah avait fait descendre sur lui Son pardon.

 

Et si le prophète صلى الله عليه وسلم était mort Ka3b ibn Malik serait resté en quarantaine du fait de la rupture de la révélation à la mort du prophète صلى الله عليه وسلم!

 

Et ceux qui pêchent en eau trouble disent qu'il y a, dans votre parole, un manque de respect à ce grand compagnon qu'est Ka3b ibn Malik quand vous avez dit : 

 

"s'il était mort dans cet état la il serait mort égaré-égareur".

 

Mais nous, nous savons que vous respectez les compagnons et nous souhaitons que vous nous éclaircissiez ce sujet afin de réfuter leurs ruses et stratagèmes.

 

Réponse :

 

BismiLlah wa elhamdouliLlah wa sallah Allah 3ala nabyinâ Mohammed wa 3ala ahlihi wa sahbihi adjma3ine. Amma ba3d,

 

Il n'y a rien d'étrange que des personnes prennent des paroles avec haine et jalousie, et prennent des paroles dans un sens non voulu.

 

Premièrement : La personne juste prend la parole du début jusqu'à la fin pour que son sens lui soit clarifié.

 

Deuxièmement : Par rapport à celui qui pense avoir constaté cette erreur de moi, moi je ne suis pas infaillible, à l'abri de l'erreur et je ne prétend pas à l'infaillibilité.

 

Personne ne l'est hormi le prophète صلى الله عليه وسلم.

 

L'infaillibilité se trouve dans le livre d'Allah et dans Sa sounna et ce qui a été rapporté authentiquement du prophète صلى الله عليه وسلم en paroles et actes. 

 

C'est cela qui est infaillible ainsi que le consensus des compagnons رضي الله عنهم.

 

Et quel consensus peut-il y avoir aprés le consensus des compagnons رضي الله عنهم ?!

 

Celui-ci est accepté des gens de science et il est infaillible que la preuve soit connue ou non !

 

Na3am.

 

Moi j'ai dit cette parole (sur ka3b ibn Malik) en public et pas dans une assise privée, et je l'ai certes dite selon ma compréhension de ce qu'a dit Ka3b ibn Malik car il craignait de mourir sur l'égarement.

 

Lorsque j'ai médité sur cette parole il m'est apparue que j'ai parlé sans détailler et cela est une faute.

 

Donc après l'avoir dite, j'ai changé son sens dans une rissala qui sera publiée dans peu de temps inchaAllah et qui aura pour titre :

 

"إمداد أهل الأثر بشرح حديث حذيفة : "إنا كنا في جاهلية وشر

 

"Imdad ahli l-athar bi ch-chahri al hadith Houdheyfa رضي الله عنه "kounna fî jahiliyati wa charr"".

 

J'y explique son sens en le séparant en deux points, et j'écris que Ka3b رضي الله عنه craignait de mourir sur l'égarement.

 

Dans cette affaire il n'y a pas de divergence parmi les gens de science.

 

Il craignait le fait de mourir sur l'égarement !

 

Et ici s'impose la distinction de sa mort avant celle du prophète صلى الله عليه وسلم et ce qui fait partie de l'invisible que personne ne sait, est-ce qu'une révélation serait descendue pour le disculper ou non ?!

 

Mais si le prophète صلى الله عليه وسلم meurt la révélation cesse.

 

La révélation s'arrête à la mort du prophète صلى الله عليه وسلم.

 

Donc si le prophète صلى الله عليه وسلم était mort avant Ka3b ibn Malik رضي الله عنه alors qu'il était toujours en quarantaine ce boycott aurait continué !

 

Cela est clair et cela doit être compris ainsi et c'est ce que j'affirme dans cette affaire.

 

Na3am.

 

Traduction Mounir Abou Ismael

 

De 1mn30 à 6mn28

 

Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri - الشيخ عبيد بن عبد الله الجابري

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Compagnons et tabi'un - صحابة و التابعون
1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 07:38
معاوية بن أبي سفيان في قلوب أهل السنة والحديث (dossier)

Cheikh Abdul Qadir Al-Junayd - الشيخ عبد القادر بن محمد الجنيد

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Compagnons et tabi'un - صحابة و التابعون
1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 19:51
عقيدة أهل السُّنَّة والجماعة في الصحابة الكرام رضي الله عنهم وأرضاهم (dossier)

Cheikh ‘Abdel Mouhsin Ibn Hamed Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبدالمحسن بن حمد العبَّاد البدر

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Compagnons et tabi'un - صحابة و التابعون