49 articles avec compagnons et tabi'un - صحابة و التابعون

A ceux qui disent que Fatima n'a jamais eu de menstrues (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

A ceux qui disent que Fatima n'a jamais eu de menstrues (vidéo)
Publié par minhaj sunna
 
Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi - الشيخ أحمد بن يحيى النجمي

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«…et ses épouses sont leurs mères» - «وَأَزۡوَٲجُهُ أُمَّهَـٰتُہُمۡ‌» (audio-dossier)

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«…et ses épouses sont leurs mères» - «وَأَزۡوَٲجُهُ أُمَّهَـٰتُہُمۡ‌» (audio-dossier)

تأملات في قوله تعالى وأزواجه أمهاتهم

 

Méditation sur la parole d'Allah :

 

 وَأَزۡوَٲجُهُ ۥۤ أُمَّهَـٰتُہُمۡ‌

(traduction rapprochée)

 

"…et ses épouses sont leurs mères" sourate Al-Ahzab verset 6

 

Voici une nouvelle série qui a pour but de montrer les mérites des épouses du Prophète صلى الله عليه وسلم, les mères des croyants.

 

Dans cette série vous allez retrouver comme points essentiels :

 

- le réel sens de la qualification : « mères des croyants »

- Les différentes questions relatives à cette appellation

- une biographie concise des femmes du Prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui)

- les mères des croyants (leurs noms, l'ordre chronologique de leur mariage respectif avec le Prophète, les vertus majeures pour chacune d’elles, etc.)

- en quoi se résume notre devoir envers les mères des croyants

- une mise en garde contre ceux qui ont adopté une position irrespectueuse envers les mères des croyants...

 

Cette série est d'autant plus importante qu'elle a trait à la croyance en notre prophète (sur lui la paix) donc nous invitons tout musulman sincère à s'empresser d'écouter ce que renferme cette belle recherche basée sur l'écrit concis de Sheikh Abderrazaq Al-Abbad, professeur de l'université islamique de Médine.

Cours n°1

53 min : 13

 

- Le réel sens de la qualification : « mères des croyants ».

 

- Remarque utile dans l’annexion usitée dans les épouses du prophète صلى الله عليه وسلم et les mères des croyants.

 

- Comment expliquer ce statut de mère ?…

 

Cours n°2 

33 min : 31

 

- Est-ce que le prophète صلى الله عليه وسلم est le père des croyants ?

 

- Mère des croyants et des croyantes ?

 

- Peut-on en dédier que les frères des mères des croyants sont nos oncles ?

 

- Et leurs fils nos frères ?

 

- Les esclaves du prophète صلى الله عليه وسلم sont-elles nos mères aussi ?...

 

Cours n°3 

38 min : 35

 

Brèves biographies :

 

- Khadija Bint Khouwaylid (qu’Allah l’agrée)

 

- Sawda Bint Zoum’a (qu’Allah l’agrée)…

 

Cours n°4 

45 min: 19

 

 Brèves biographies :

 

- Aïcha (qu’Allah l’agrée)

 

- Hafsa Bint Omar (qu’Allah l’agrée)

 

- Zeyneb Bint Khouzeymah (qu’Allah l’agrée)

 

- Oummou Salamah (qu’Allah l’agrée)…

 

Cours n°5 

37 min : 20

 

 Brèves biographies :

 

- Zeyneb Bint Jahch (qu’Allah l’agrée)

 

- Jouwayriya Bint Al-Harith (qu’Allah l’agrée)

 

- Oummou Habibah (qu’Allah l’agrée)

 

- Safiya Bint Houyey (qu’Allah l’agrée)

 

- Maymouna Bint Al-Harith (qu’Allah l’agrée)…

 

Cours n°6

51min : 13

 

- Mention de leurs mérites communs

 

- Notre devoir envers elles

 

- La sagesse de la polygamie du Prophète صلى الله عليه وسلم

 

- Mise en garde contre toute déviance les concernant...

 

Sources : L'écrit concis de Sheikh Abderrazaq Al-Abbad (qu'Allah le préserve), intitulé : "Méditation de la parole d’Allah - Le Trés Haut (traduction rapprochée) : « …et ses épouses sont leurs mères. » [Sourate Al-Ahzab – v 06 ]

 

Publié par dourouss-abdelmalik.com

Cheikh 'Abder Razzâq Ibn Abdelmohsin Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبد الرزاق العباد البدر

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La base sur laquelle est fondé le groupe (الجماعة) ce sont les compagnons du prophète Mohammed صلى الله عليه وسلم

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La base sur laquelle est fondé le groupe (الجماعة) ce sont les compagnons du prophète Mohammed صلى الله عليه وسلم

L'imam al-Barbahâri dit dans son livre "Charh al-Sunna" :

 

« La base sur laquelle est fondé le groupe ("al-jama'ah") ce sont les compagnons du prophète Mohammed -qu'Allah lui accorde la bénédiction et le salut et qu'Il fasse miséricorde à eux tous-, et ils sont les Gens de la Sounna et du Groupe ("ahlul-sunna wal-jama'ah"); celui qui ne prend pas [sa religion] d'eux, s'est certes égaré et a innové, et toute innovation est un égarement, et l'égarement ainsi que ses partisans sont voués à l'Enfer ».

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Explication

 

- Concernant la parole de l'auteur « La base sur laquelle est fondé le Groupe ("al-jama'ah") »

 

Qui sont les gens de ce groupe dont il est question ?

 

Ce sont les compagnons du prophète Mohammed -qu'Allah lui accorde la bénédiction et le salut-, ainsi que ceux qui vinrent après eux parmi les Suiveurs ("tabi'ines") et les Suiveurs des Suiveurs (atba' al-tabi'ine), [les gens] des époques de prédilection, ce sont eux le Groupe.

 

Et ceux qui ont suivi leur exemple parmi les générations postérieures constituent le Groupe auquel il est obligatoire pour le musulman de s'affilier; même s'il est victime de toute sorte d'offenses, de menaces, de critiques et d'attaques, il doit endurer et supporter cela tant qu'il est sur la vérité.

 

Il ne doit pas dévier de la vérité, mais il doit endurer ce qui le touche, sinon auquel cas il sera une proie pour les tendancieux et les prédicateurs du mal et de l'égarement.

 

Allah le Très-Haut dit ( Traduction rapprochée du sens du verset ) :

 

{Les tout-premiers parmi les Mouhâjirines et les Ansars, et ceux qui les suivent convenablement, Allah les agrée et ils L'agréent} [Le repentir ; v. 100].

 

Et Il dit -Exalté soit-Il- ( Traduction rapprochée du sens du verset ) :

 

{Et ceux qui sont venus après eux disent : "Ô notre Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu'à nos frères qui nous ont précédé dans la foi, et ne mets dans nos cœurs aucune rancœur pour ceux qui ont cru. Seigneur, Tu es certes Compatissant et Très Miséricordieux} [L'exode ; v. 10].

 

Donc, le dernier doit suivre l'exemple de ceux qui l'ont précédé parmi les gens de la vérité et du bien, même s'il y a entre lui et eux une longue période.

 

Il reste accroché à leur voie, et peu importe ce que cela lui coute, il endure.

 

- Concernant la parole de l'auteur « les compagnons du prophète Mohammed -qu'Allah lui accorde la bénédiction et le salut et qu'Il fasse miséricorde à eux tous- »

 

C'est-à-dire : les Mouhâjirines et les Ansars, car ils sont ceux qui ont tenue compagnie au Prophète -qu'Allah lui accorde la bénédiction et le salut-, ont combattu avec lui, l'ont secouru, et qui ont conservé la religion puis nous l'ont transmise.

 

Ils sont donc les intermédiaires entre nous et le Messager d'Allah -qu'Allah lui accorde la bénédiction et le salut-.

 

De là, ceux qui insultent les compagnons, ou les dénigrent, veulent [en réalité] détruire l'Islam, mais ils sont venus avec cette ruse.

 

En effet, s'ils critiquent les compagnons et les discréditent, quel intermédiaire restera-t-il entre nous et le Prophète -qu'Allah lui accorde la bénédiction et le salut- ?!

 

Leur but est de couper le lien qui nous rattache aux premiers prédécesseurs, les Mouhâjirines et les Ansars, pour que la communauté s'égare.

 

Si ce n'est pas cela, alors qu'est-ce qui les a poussé à insulter les compagnons ?

 

Y a-t-il entre eux et les compagnons des conflits d'argent ou autres ?

 

Est-ce que les compagnons leur ont porté préjudice, alors qu'il y a entre eux et les compagnons des siècles et des siècles ?

 

Ce qui les a poussé à cela n'est rien d'autre que la haine du cœur, car les compagnons sont ceux qui ont transporté cette religion, donc ils veulent couper le lien qu'il y a entre le Prophète -qu'Allah lui accorde la bénédiction et le salut- et sa communauté pour que cette religion disparaisse.

 

Tel est leur objectif !

 

- Concernant la parole de l'auteur « et ils sont les Gens de la Sounna et du Groupe ("ahlul-sunna wal-jama'ah") »

 

Les compagnons du prophète Mohammed -qu'Allah lui accorde la bénédiction et le salut- et ceux qui sont venus après eux en les suivant convenablement, ce sont eux les gens de la Sounna, c'est-à-dire les gens de la voie authentique, qui est la Sounna expliquée dans ce livre.

 

Et ce sont eux le Groupe authentique.

 

Quant à ceux qui se rassemblent sur des choses fausses, ceux-là ne sont pas dénommés comme étant le Groupe, même s'ils sont nombreux.

 

{Tu les croirais unis alors que leurs cœurs sont divisés} [L'exode ; v. 14]

 

Le Groupe désigne donc ceux qui sont sur la vérité.

 

Ainsi, ceux qui disent : "Je suis avec tel parti et ce parti est un groupe. Vous, vous dites de rester attaché au Groupe, et eux, ce sont un groupe", nous leur répliquons : "Qui vous a dit que ces gens-là ce sont le Groupe ?! Le Groupe désigne donc ceux qui sont sur la vérité, ceux qui sont sur la Sounna, ce sont eux le Groupe".

 

- Concernant la parole de l'auteur « celui qui ne prend pas [sa religion] d'eux, s'est certes égaré et a innové »

 

Celui qui ne prend pas sa religion des compagnons, eux qui sont les transmetteurs du Coran et de la Sounna, il n'est pas sur la vérité.

 

Et si on les dénigre, alors leur transmission sera annulée - le refuge est auprès d'Allah - !

 

L'objectif des ennemis d'Allah et de Son Messager est d'anéantir l'Islam, mais ils sont venus avec cette ruse vicieuse afin de séparer entre les dernières générations de musulmans et leurs prédécesseurs pour qu'il leur soit plus facile d'écraser les derniers et de les mener à l'erreur.

 

Par contre, s'ils se rattachent au premier Groupe, ainsi qu'au Coran et à la Sounna, alors il ne sera pas facile, ou plutôt, il sera impossible de les mener à l'erreur avec la permission d'Allah.

 

Lorsqu'il dit : « s'est certes égaré », c'est-à-dire qu'il s'est éloigné de la vérité ; « et a innové » : l'innovation ce sont les adorations, les croyances et les paroles qui n'ont pas de preuves dans le Coran et la Sounna.

 

Le Prophète -qu'Allah lui accorde la bénédiction et le salut- a dit :

 

« Celui qui fait un acte que nous n'avons pas ordonné, son acte sera rejeté », et dans une autre version « Celui qui innove dans notre religion ce qui n'en fait pas partie, son acte sera rejeté »

[rapporté par Boukhâri et Mouslim].

 

Et il a dit -qu'Allah lui accorde la bénédiction et le salut- :

 

« Prenez garde aux nouveautés en religion, car toute nouveauté en religion est une innovation, et toute innovation est un égarement »

[rapporté par Ahmed, Abou Dawoud, Tirmidhi et Ibn Mâja].

 

Donc, l'innovation est ce qui est inventé dans la religion alors que ça n'en fait pas partie.

 

Et comment sait-on que ça n'en fait pas partie ?

 

S'il n'y a pas de preuve dessus alors ça ne fait pas partie de la religion car Allah -Honoré et Exalté soit-Il- dit ( Traduction rapprochée du sens du verset)

 

{Aujourd'hui J'ai parachevé pour vous votre religion} [La table servie ; v. 3].

 

La religion est complète - à Allah la louange - et elle n'accepte pas de rajout, donc nous n'avons qu'à connaitre la religion qu'Allah a parachevée, nous y accrocher, et délaisser tous les rajouts, les préférences et autres, car ils éloignent d'Allah -Honoré et Exalté soit-Il-; ci-après, viendra l'explication que des personnes ne commettent pas une innovation sans qu'ils ne perdent son équivalent de la Sounna.

 

Ainsi, voilà le droit chemin authentique : rester accroché au Groupe, s'attacher à la Sounna, et délaisser les innovations.

 

- Concernant la parole de l'auteur « et toute innovation est un égarement »

 

Il n'y a donc pas de bonne innovation comme le disent certains; au contraire, toutes les innovations sont un égarement, conformément au hadith explicite du Messager d'Allah -qu'Allah lui accorde la bénédiction et le salut- lorsqu'il dit :

 

« toute nouveauté en religion est une innovation, et toute innovation est un égarement ».

 

Parmi les innovations dans la religion, il n'y en a donc aucune qui soit bonne, jamais de la vie, mais elles sont toutes un égarement !

 

Et ceci est la parole du Prophète -qu'Allah lui accorde la bénédiction et le salut-, lui qui ne parle pas sous l'effet de la passion.

 

- Concernant la parole de l'auteur « et l'égarement ainsi que ses partisans sont voués à l'Enfer »

 

L'égarement et les gens de l'égarement sont voués à l'Enfer, soit pour leur mécréance, soit pour leur désobéissance.

 

En effet, les innovations ne sont pas toutes du même degré, certaines parmi elles sont de la mécréance (1) , et celui qui les commet sera éternellement en Enfer, tel que la demande de secours et l'invocation des morts, l'immolation pour autre qu'Allah, le vœu à autre qu'Allah.

 

Ces choses-là sont des innovations de mécréance.

 

Egalement le reniement des Noms et des Attributs d'Allah, comme disent les Jahmites (2) qui nient les Noms et Attributs d'Allah. Ceci est de la mécréance - qu'Allah nous en préserve - !

 

Ils ont dit d'Allah qu'Il n'a pas de noms ni d'attributs, et ceci implique qu'il est inexistant car ce qui existe a forcément des attributs; quant à ce qui n'a pas d'attributs, c'est l'inexistant.

 

C'est donc pour cela que les grands imams ont déclaré les Jahmites mécréants…

 

(1) Dans son explication, cheikh Salih al Fawzan n'a cité que des exemples d'innovations qui font sortir de l'Islam, mais il y a aussi des innovations qui ne font pas sortir de l'Islam car elles ne contiennent pas de mécréance comme, par exemple, la rébellion contre les gouverneurs musulmans.

Ceci est expliqué en détail par les savants de la Sounna dans des livres et des conférences spécifiques au dogme islamique authentique et aux innovations. [NT]

(2) Les Jahmites sont une secte attribuée à Jahm ibn Safwan (mort en l'an 128 h. / l'an 750 g.).

Parmi les plus grands principes dogmatiques de cette secte égarée, il y a : le reniement des noms et attributs d'Allah, la croyance que le Coran a été créé, le reniement de la vue d'Allah pour les croyants au Jour de la Résurrection, et la croyance à l'extinction du Paradis et de l'Enfer.

Les savants de la Sounna sont unanimes sur la mécréance de cette secte. [NT]

 

Fin de l'extrait n°2 (vol.1, p. 63-69)
Livre "charh as-sunna" de l'imam Al Barbahari , suivis de l'explication de cheikh Salih Al Fawzan.
"إتحاف القاري بالتعليقات على شرح السنة للإمام البربهاري"
Traduit par Souleyman Abou 'Ali al-Gwadeloupi
copié de forum-alminhadj.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Abû Hurayrah رضي الله عنه et le petit chat

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Abû Hurayrah رضي الله عنه et le petit chat

- L'origine de son surnom

 

Abou Hourayra (رضي الله عنه) éprouve beaucoup d'affection pour les animaux, et plus particulièrement pour les chatons : Il en garde d'ailleurs constamment un en sa compagnie; c'est ce qui explique son surnom (qui signifie littéralement "le père des chatons"), qui lui a été donnée par le Prophète Mouhammad (صلى الله عليه و سلم).

 

- Sa conversion

 

Abou Hourayra (رضي الله عنه) se convertit à l'Islam en l'année de Khaybar (7 H) alors qu'il appartenait au chef de la tribu des Daws.

 

Cette tribu vivait dans la région de Tihamah qui s'étendait le long de la Mer Rouge, au sud de l'Arabie Saoudite.

 

Quand At-Tufayl retourna à son village après sa rencontre avec le Prophète (صلى الله عليه و سلم) et sa conversion à l'Islam, au tout début de la mission, Abou Hourayra (رضي الله عنه) fut l'un des premiers à répondre à son appel, contrairement aux autres membres de la tribu qui s'entêtèrent longtemps dans leurs anciennes croyances.

 

Souvent, il louait Allâh pour sa bonne fortune et disait :

 

"Louange à Allâh qui a guidé Abou Hourayra à l'Islam, gloire à Allâh qui a enseigné à Abou Hourayra le Coran.

Louange à Allâh qui a accordé à Abou Hourayra la compagnie de Mohammad, qu'Allâh le bénisse et lui accorde la paix".

 

- Sa première rencontre avec le Prophète صلى الله عليه و سلم

 

Abou Hourayra (رضي الله عنه) accompagnait At-Tufayl lorsque ce dernier se rendit de nouveau à la Mecque.

 

Il y eut le privilège et l'honneur de rencontrer le noble Prophète (صلى الله عليه و سلم) qui lui demanda :

 

- "Quel est ton nom ?

- Abdu Shams- serviteur du soleil, répondit-il.

- Remplace-le par Abdur-Rahman - serviteur du Tout Miséricordieux, dit le Prophète صلى الله عليه و سلم.

- ça sera donc Abdur-Rahman, ô Messager d'Allah, acquiesça-t-il."

 

Il continua néanmoins à être connu sous le nom d'Abou Hourayra, littéralement "le père d'un chaton", car comme le Prophète (صلى الله عليه و سلم) il affectionnait les chats et depuis l'enfance, il a toujours eu un chat pour jouer.

 

Abou Hourayra (رضي الله عنه) demeura à Tihamah pendant plusieurs années avant de partir pour Médine en l'an 7 de l'Hégire avec les autres membres de sa tribu.

 

- L'invocation du Prophète en sa faveur concernant la science

 

Zayd Ibn Thabit, le notable compagnon du Prophète (صلى الله عليه و سلم) rapportait :

 

"Nous étions Abou Hourayra, un ami et moi-même en train de prier Allâh Tout Puissant et d'effectuer le dhikr dans le Masjid, lorsque le Messager d'Allâh apparut.

Il se joignit à nous.

Nous nous tûmes et il dit: "Poursuivez ce que vous étiez en train de faire".

Alors mon ami et moi fîmes une invocation à Allâh et le Prophète (صلى الله عليه و سلم) de dire amin à nos duas.

Ce fut ensuite au tour d'Abou Hourayra.

Il fit la supplication suivante: "O Seigneur, je Te demande ce que mes deux compagnons t'ont demandé et je Te demande le savoir qui ne sera pas oublié".

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) dit amin .

Ensuite, nous répétèrent : "Et nous demandons à Allâh le savoir qui ne sera pas oublié".

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) répondit : "Le jeune Dawsi a demandé cela avant vous".

 

- La conversion de sa mère et son comportement avec elle

 

Un jour, alors qu'il l'invitait à avoir foi en Allâh seul et à suivre Son Prophète (صلى الله عليه و سلم), elle dit des choses sur le Prophète (صلى الله عليه و سلم) qui attristèrent grandement Abou Hourayra.

 

Les yeux pleins de larmes, il se rendit chez le saint Prophète (صلى الله عليه و سلم) qui lui demanda :

 

" Qu'est-ce qui te fait pleurer, O Abou Hourayra ?

- Je n'ai pas cessé d'appeler ma mère à l'Islam mais elle me repousse toujours.

Aujourd'hui, je l'ai une fois de plus invitée à l'Islam et je l'ai entendue dire des mots que je n'aime pas.

S'il te plait, implore Allâh le Tout-Puissant d'incliner le cœur de la mère d'Abou Hourayra à l'Islam".

Le Prophète Mouhammad (صلى الله عليه و سلم) dit alors: "Ô Allâh ! Guide la mère de Abou Hourayra".

 

Abou Hourayra (رضي الله عنه) racontait :

 

"Je suis rentré chez moi et j'ai trouvé la porte fermée.

J'ai entendu l'eau éclabousser.

Lorsque j'ai essayé d'entrer, ma mère me dit de rester où j'étais.

Une fois habillée, elle me laissa entrer dans la pièce et là elle dit :

" Je témoigne que nul ne mérite d'être adoré en dehors Allâh et je témoigne que Muhammad est son Serviteur et Son messager".

Je suis retourné chez le Prophète (صلى الله عليه و سلم), pleurant de joie alors que l'heure précédente je pleurais de tristesse. " J'ai de bonnes nouvelles, O messager d'Allah. Allâh a répondu à ta prière et a guidé la mère d'Abou Hourayra à l'Islam".

Puis il ajoute: "Ô Messager d'Allâh ! Demande à Allâh de faire en sorte que moi-même et ma mère, nous soyons aimés des croyants et des croyantes".

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) s'adresse alors à Allâh en ces termes: "Ô Allâh ! Fais que cet humble serviteur que tu as là ainsi que sa mère soient aimés par chaque croyant et croyante".

 

Toute sa vie durant Abou Hourayra (رضي الله عنه) se comporta avec gentillesse et courtoisie envers sa mère.

 

Chaque fois qu'il sortait, il s'arrêtait au seuil de sa chambre pour lui dire:

 

" As-salaamu alaykum, yaa ummataah, wa rahrnatullahi wa barakatuhu - la paix soit sur toi mère ainsi que la clémence et la bénédiction divine. "

 

Elle répondait par : " Wa alayka-s salaam, yaa bunayya, wa rahmatullahi wa barakatuhu - et sur toi soit la paix, mon fils, ainsi que la clémence et la bénédiction divine. "

 

Souvent, il ajoutait : " Qu'Allâh soit miséricordieux envers toi tout comme tu m'as soigné lorsque j'étais enfant. "

 

Elle répondait: " Qu'Allâh soit miséricordieux envers toi comme tu m'as délivrée de l'erreur alors que j'étais vieille. "

 

Abou Hourayra (رضي الله عنه) encourageait toujours les comportements doux et bons envers les parents.

 

Un jour, il vit deux hommes, l'un plus vieux que l'autre marchant ensemble.

 

Il demanda au plus jeune: " Qui est cet homme pour toi ? "

-"Mon père", répondit-il.

-"Ne l'appelle pas par son nom. Ne marche pas devant lui et ne t'assois pas avant lui", conseilla Abou Hourayra.

 

copié de mamanetmoi.forumactif.com

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Le repentir d'Abou Hurayrah رضي الله عنه pour sa fatwa au sujet d'une femme adultère (vidéo)

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Le repentir d'Abou Hurayrah رضي الله عنه pour sa fatwa au sujet d'une femme adultère (vidéo)

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La grande place qu'occupait le tawhîd dans le cœur des sahabas (dossier)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La grande place qu'occupait le tawhîd dans le cœur des sahabas (dossier)

Les versets liés au Tawhîd avaient une grande importance aux yeux des compagnons car ils avaient conscience de la place occupée par cette notion dans le Qur’ân :

 

ils avaient saisi qu’il s’agit de la chose la plus importante du Noble Qur’ân, ils savaient pertinemment que ces versets avaient été révélés pour démontrer la Grandeur du Seigneur, Sa Majesté, Sa Magnificence, Sa Perfection.

 

Ils avaient compris que ces versets mettent en évidence que nul en dehors d’Allâh -Gloire et Pureté à Lui- ne mérite l’adoration.

Publié par ahloul-hadith.fr

 

Cheikh 'Abder Razzâq Ibn Abdelmohsin Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبد الرزاق العباد البدر

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Abou Hourayra رضي الله عنه

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Abou Hourayra رضي الله عنه

Abû Hurayara (mort en 58 de l'Hégire), (arabe : أبو هريرة), de son vrai nom Abd al-Rahman ibn Sakhr Ad-Dawsi (arabe : عبدالرحمن بن صخر الدوسي) est un célèbre Sahabi, ou compagnon du Messager d'Allah.

 

Il est le principal rapporteur de ahadith (Muhaddith) cité dans l'isnad des ahadith par les musulmans.

 

Il fréquenta le prophète صلى الله عليه وسلم moins de quatre ans, et on estime qu'il a transmis environ 3500 hadiths.

 

- Enfance et jeunesse

 

Abu Huraira est né à Baha au Yémen dans la tribu des Banu Daws (en) originaire de la région de Tihamah sur la côte de la mer Rouge.

 

Son père mourut alors qu'il était encore tout jeune, le laissant seul avec sa mère sans aucun autre lien de parenté.

 

À sa naissance, il fut appelé `Abd al-Shams (le serviteur du soleil).

 

Il avait un chat, ce qui lui valut son surnom "Abu Huraira", littéralement « le père des chatons ».

 

Lorsqu'il était adolescent, il travaillait pour Bushra bint Ghazwan.

 

Il devint célèbre grâce à cette phrase avec laquelle des millions de musulmans de à travers l'histoire, depuis les premiers temps de l'islam jusqu'à maintenant, se sont familiarisés et que l'on retrouve dans de nombreux discours, conférences, sermons du vendredi, séminaires ainsi que dans de nombreux livres de hadith, de sira, de fiqh et de `ibâda :

 

« D'après Abû Hurayra رضي الله عنه Le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a dit : ... »

 

- Conversion à l'islam

 

C'est vers l'âge de trente ans qu'il arriva à Médine avec la délégation des Daws pour embrasser l'islam.

 

Il rencontra le Prophète صلى الله عليه وسلم à Khaybar en mai-juin 628, et dès lors ne le quitta plus.

 

Abu Huraira avait un grand nombre de livres qu'il avait écrit sur le Prophète صلى الله عليه وسلم dont nous est parvenue une compilation de 140 récits sur le Prophète صلى الله عليه وسلم, Sahîfah Sahîhah, qu'il avait donnée à Hammâm ibn Munabbih (mort en 101 de l'Hégire).

 

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أبو هريرة رضي الله عنه

 

الصحابي الجليل أبو هريرة عبد الرحمن بن صخر الدوسي

(19 ق.هـ/599م - 57 هـ/676م)

أبو هريرة صاحب رسول الله ومن كبار الصحابة, قد أجمع أهل الحديث أن أبا هريرة أكثر الصحابة روايةً وحفظاً لحديث رسول الله . اسمه في الجاهلية عبد شمس بن صخر ولما أسلم سماه رسول الله عبد الرحمن بن صخر الدوسي نسبة إلى قبيلة دوس بن عدنان بن عبد الله بن زهران

نسبه

قيل أن اسم أبيه هو عمير و إنه بن عامر بن ذي الشرى بن طريف بن عيان بن أبي صعب بن هنية بن سعد بن ثعلبة بن سليم بن فهم بن غنم بن دوس بن عدنان بن عبد الله بن زهران بن كعب بن الحارث بن كعب بن عبد الله بن مالك بن نصر بن الأزد

أما أمه فهي: أميمة ابنة صفيح بن الحارث بن شابي بن أبي صعب بن هنية بن سعد بن ثعلبة بن سليم بن فهم بن غنم بن دوس

صفاته الشكلية

كان آدم بعيد ما بين المنكبين أفرق الثنيتين له ضفيرتان يخضب بالحمرة، وكان من أصحاب الصفة فقيرا ذاق جوعا وفاقة ثم بعد النبي صلى الله عليه وسلم صلح حاله وكثر ماله وكان كثير التعبد والذكر ولي إمرة المدينة وناب أيضا عن مروان في امرتها، وكان يمر في السوق يحمل الحزمة وهو يقول: أوسعوا الطريق للأمير، وكان فيه دعابة رضي الله عنه

سر كنيته

يقول أبو هريرة في سر كنيته:

   أبو هريرة كنت أرعى غنم أهلي، وكانت لي هريرة صغيرة، فكنت أضعها بالليل في شجر، فإذا كان النهار ذهبت بها معي، فلعبت بها فكنوني أبا هريرة

إسلام أبو هريرة

أسلم في قبيلة دوس على يد الطفيل بن عمرو الدوسي سنة 7 هـ، وهو وحده الذي أجاب دعوة الطفيل بن عمرو الدوسي بعد أبي الطفيل وزوجه. عندما دعا الطفيل قبيلته دوسًا إلى الإسلام، وقدم مع الطفيل بن عمرو الدوسي إلى الرسول عندما طلب الطفيل من رسول الله أن يدعو على قبيلة دوس، وقال أبو هريرة عندها "هلكت قبيلة دوس" ولكن النبي قال "اللهم اهد دوسا

وهاجر عام خيبر في المحرم سنة 7 هـ إلى المدينة أثناء فتح خيبر

فضله وعلمه

كان أبو هريرة من علماء الصحابة وفضلائهم، يشهد لذلك رواية كثير منهم عنه، ورجوعهم عليه في الفتوى، فقد روى عنه من الصحابة: زيد بن ثابت، وأبو أيوب الأنصاري, وعبد الله بن عباس، وعبد الله بن عمر، وعبد الله بن الزبير، وأبي بن كعب، وجابر بن عبد الله، وعائشة، والمسور بن مخرمة، وأبو موسى الأشعري، وأنس بن مالك، وأبو رافع مولى رسول الله، وغيرهم من الصحابة

ومن التابعين روى عنه قبيصة بن ذؤيب، وسعيد بن المسيب، وعروة بن الزبير، وسالم بن عبد الله بن عمر، وأبو سلمة بن عبد الرحمن، وأبو صالح السمان، وعطاء بن أبي رباح, وعطاء بن يسار، ومجاهد، والشعبي، وابن سيرين، وعكرمة، ونافع مولى ابن عمر، وأبو إدريس الخولاني، وغيرهم من التابعين

قال الامام البخاري: روى عنه ثمانمائة نفس أو أكثر، وكما رووا عنه فقد رجعوا إليه في السؤال والفتوى، ومنهم من قدمه في ذلك ووافقه فيما قال

قال الشافعي: أخبرنا مالك، عن يحيى بن سعيد، عن بكير بن الأشج، عن معاوية بن أبي عياش الأنصاري: أنه كان جالساً مع ابن الزبير، فجاء محمد بن إياس بن البكير، فسأل عن رجل طلق ثلاثاً قبل الدخول، فبعثه إلى أبي هريرة، وابن عباس، وكانا عند عائشة، فذهب فسألهما، فقال ابن عباس لأبي هريرة: أفته يا أبا هريرة، فقد جاءتك معضلة، فقال: الواحدة تبينها والثلاث تحرمها، حتى تنكح زوجاً غيره، وقال ابن عباس مثل ذلك

وعن الزهري، عن سالم، أنه سمع أبا هريرة يقول: سألني قوم محرمون عن محلين أهدوا لهم صيداً، فأمرتهم بأكله

وعن زياد بن مينا، قال: كان ابن عباس، وابن عمر، وأبو سعيد، وأبو هريرة، وجابر مع أشباه لهم، يفتون بالمدينة عن رسول الله منذ توفي عثمان إلى أن توفوا، قال: وهؤلاء الخمسة إليهم صارت الفتوى

وقال الذهبي: وناهيك أن مثل ابن عباس يتأدب معه، ويقول: أفت يا أبا هريرة

حياته

كان للنبي الأثر الأكبر في تنشئة وتربية أبي هريرة وأرضاه، فمنذ أن قدم إلى النبي لم يفارقه مطلقاً، وخلال سنوات قليلة حصل من العلم عن الرسول ما لم يحصله أحد من الصحابة جميعًا، وكان النبي يوجهه كثيرًا، فعنه أن النبي قال له: "يا أباهريرة كن ورعا تكن أعبد الناس

يقول أبو هريرة:

   أبو هريرة "أن أبا هريرة كان يقول: آلله الذي لا إله إلا هو، إن كنت لأعتمد بكبدي على الأرض من الجوع، وإن كنت لأشد الحجر على بطني من الجوع، ولقد قعدت يوما على طريقهم الذي يخرجون منه، فمر أبو بكر، فسألته عن آية من كتاب الله، ما سألته إلا ليشبعني، فمر ولم يفعل، ثم مر بي عمر، فسألته عن آية من كتاب الله، ما سألته إلا ليشبعني، فمر ولم يفعل، ثم مر بي أبو القاسم, فتبسم حين رآني، وعرف ما في نفسي وما في وجهي، ثم قال: (يا أبا هر). قلت: لبيك يا رسول الله, قال: (إلحق). ومضى فاتبعته، فدخل، فأستأذن، فأذن لي، فدخل، فوجد لبنا في قدح، فقال: (من أين هذا اللبن؟). قالوا: أهداه لك فلان أو فلانة، قال: (أبا هر). قلت: لبيك يا رسول الله, قال: (الحق إلى أهل الصفة فادعهم لي). قال: وأهل الصفة أضياف الإسلام، لا يأوون على أهل ولا مال ولا على أحد، إذا أتته صدقة بعث بها إليهم ولم يتناول منها شيئا، وإذا أتته هدية أرسل إليهم وأصاب منها وأشركهم فيها، فساءني ذلك، فقلت: وما هذا اللبن في أهل الصفة، كنت أحق فإذا جاء أمرني، فكنت أنا أعطيهم، وما عسى أن يبلغني من هذا اللبن، ولم يكن من طاعة الله وطاعة رسوله بد، فأتيتهم فدعوتهم فأقبلوا، فاستأذنوا فأذن لهم، وأخذوا مجالسهم من البيت، قال: (يا أبا هر). قلت: لبيك يا رسول الله، قال: (خذ فأعطهم). قال: فأخذت القدح، فجعلت أعطيه الرجل فيشرب حتى يروى، ثم يرد علي القدح، فأعطيه الرجل فيشرب حتى يرتوي، ثم يرد علي القدح فيشرب حتى يروى، ثم يرد علي القدح، حتى انتهيت إلى النبي وقد روي القوم كلهم، فأخذ القدح فوضعه على يده، فنظر إلي فتبسم، فقال: (أبا هر). قلت: لبيك يا رسول الله، قال: (بقيت أنا وأنت). قلت: صدقت يا رسول الله، قال: (اقعد فاشرب). فجلست فشربت، فقال: (اشرب). فشربت، فما زال يقول: (اشرب). حتى قلت: لا والذي بعثك بالحق، ما أجد له مسلكا، قال: (فأرني). فأعطيته القدح، فحمد الله وسمى وشرب الفضلة

الراوي: أبو هريرة المحدث: البخاري - المصدر: الجامع الصحيح - الصفحة أو الرقم: 6452 خلاصة الدرجة: صحيح"

   أبو هريرة

روي عن أبو هريرة أن رسول الله قال:

   أبو هريرة "أنه قال: أقبلت مع رسول الله فسمع رجلا يقرأ  قُلْ هُوَ اللَّهُ أَحَدٌ  اللَّهُ الصَّمَدُ  لَمْ يَلِدْ وَلَمْ يُولَدْ  وَلَمْ يَكُنْ لَهُ كُفُوًا أَحَدٌ  فقال: (وجبت). فسألته: ماذا يا رسول الله؟ فقال: (الجنة). فقال أبو هريرة: فأردت أن أذهب إلى الرجل فأبشره، ثم فرقت أن يفوتني الغداء مع رسول الله، ثم ذهبت إلى الرجل، فوجدته قد ذهب

الراوي: أبو هريرة المحدث: الألباني - المصدر: صحيح الترغيب - الصفحة أو الرقم: 1478 خلاصة الدرجة: صحيح"

   أبو هريرة

روي عن أبو هريرة أن رسول الله قال

   أبو هريرة "عن أبي عثمان النهدي تضيفت أبا هريرة سبعا فكان هو وامرأته وخادمه يقتسمون الليل أثلاثاً، يصلي هذا، ثم يوقظ هذا، ويصلي هذا، ثم يرقد ويوقظ هذا، قال: قلت: يا أبا هريرة كيف تصوم؟ قال: أما أنا فأصوم من أول الشهر ثلاثاً، فإن حدث لي حادث كان آخر شهري

الراوي: أبو عثمان النهدي المحدث: ابن حجر العسقلاني - المصدر: كتاب الإصابة - الصفحة أو الرقم: 4/209 خلاصة الدرجة: إسناده صحيح

   أبو هريرة

ويعتبر أبا هريرة من أكبر الصحابة الذين يحفظون الناس الحديث النبوي الشريف فهو محدث معروف فقد مدحه عبد الله بن عمر بن الخطاب مرة عند السيدة عائشة ا وأرضاها...

إسلام أمه

أمه: هي الصحابية الجليلة أميمة بنت صفيح بن الحارث بن شابي بن أبي صعب بن هنية بن سعد بن ثعلبة بن سليم بن فهم بن غنم بن دوس بن عدثان بن عبد الله بن زهران

روي عن أبو هريرة أن رسول الله قال

   أبو هريرة

كنت أدعو أمي إلى الإسلام وهي مشركة. فدعوتها يوما فأسمعتني في رسول الله ما أكره. فأتيت رسول الله وأنا أبكي. قلت: يا رسول الله! إني كنت أدعو أمي إلى الإسلام فتأبى علي. فدعوتها اليوم فأسمعتني فيك ما أكره. فادع الله أن يهدي أم أبي هريرة. فقال رسول الله: "اللهم اهد أم أبي هريرة" فخرجت مستبشرا بدعوة نبي الله. فلما جئت فصرت إلى الباب. فإذا هو مجاف. فسمعت أمي خشف قدمي. فقالت: مكانك! يا أبا هريرة! وسمعت خضخضة الماء. قال فاغتسلت ولبست درعها وعجلت عن خمارها. ففتحت الباب. ثم قالت: يا أبا هريرة! أشهد أن لا إله إلا الله، وأشهد أن محمدا عبده ورسوله. قال فرجعت إلى رسول الله، فأتيته وأنا أبكي من الفرح. قال قلت: يا رسول الله! أبشر قد استجاب الله دعوتك وهدى أم أبي هريرة. فحمد الله وأثنى عليه وقال خيرا. قال قلت: يا رسول الله! ادع الله أن يحببني أنا وأمي إلى عباده المؤمنين، ويحببهم إلينا. قال فقال رسول الله "اللهم! حبب عبيدك هذا - يعني أبا هريرة - وأمه إلى عبادك المؤمنين. وحبب إليهم المؤمنين" فما خلق مؤمن يسمع بي، ولا يراني، إلا أحبني

الراوي: أبو هريرة المحدث: مسلم - المصدر: المسند الصحيح - الصفحة أو الرقم: 2491 خلاصة الدرجة: صحيح

   أبو هريرة

حب المؤمنين لأبي هريرة

روي عنه في طلب الدعاء لأمه بالإيمان، أنه قال: "قلت يا رسول الله ادع الله أن يحببني أنا وأمي إلى عباده المؤمنين، ويحببهم إلينا" قال: فقال رسول الله: "اللهم حبب عُبيدَك هذا – يعني أبا هريرة – وأمّه إلى عبادك المؤمنين، وحبّب إليهم المؤمنين… الحديث"

قال ابن كثير: وهذا الحديث من دلائل النبوة، فإن أبا هريرة محبب إلى جميع الناس، وقد شهر الله ذكره بما قدره أن يكون من روايته

أبو هريرة والحديث

أرسله النبي مع من أرسل إلى البحرين مع العلاء الحضرمي المبعوث لجمع الصدقات وتوزيعها في البحرين أو ما يعرف بالمنطقة الشرقية في جزيرة العرب حاليا. وكان بعث العلاء الحضرمي للمنذر بن ساوى عامل الفرس على البحرين. حصل ذلك بعد توزيع مغانم غزوة حنين الواقعة في ذي القعدة سنه 8 هـ

كان أبو هريرة في الواقع موسوعة ضخمة، فقد استوعب أحاديث رسول الله، يقول عن نفسه: صحبت رسول الله ثلاث سنين لم أكن في سني أحرص على أن أعي الحديث مني فيهن

وقال : ما كان أحد أحفظ لحديث رسول الله مني إلا عبد الله بن عمرو بن العاص فإنه كان يعي بقلبه وأعي بقلبي وكان يكتب وأنا لا أكتب استأذن رسول الله في ذلك فأذن له

روي عن أبو هريرة  في صحيح البخاري وصحيح مسلم

   أبو هريرة أنه قال:إنكم تزعمون أن أبا هريرة يكثر الحديث عن النبي، إني كنت امرءا مسكينا صحبت النبي على بطني, وكان المهاجرون تشغلهم التجارة في الأسواق, وكانت الأنصار يشغلهم القيام على جمع أموالهم. فحضرت من النبي مجلسا فقال: من بسط رداءه حتى أقضي مقالتي ثم يقبضه إليه فلن ينسى شيئا سمعه مني, فبسطت ردائي على حتى قضي حديثه ثم قبضتها إلي، فوالذي نفسي بيده لم أنس شيئا سمعته منه.   أبو هريرة

روى النسائي: في باب العلم من سننه أن رجلا أتى إلى زيد بن ثابت فسأله عن شيء فقال: عليك بأبي هريرة, فإني بينما أنا جالس وأبو هريرة وفلان في المسجد ذات يوم ندعو الله ونذكره إذ خرج علينا النبي حتى حضر إلينا مسكنا فقال: عودوا للذي كنتم فيه. فقال زيد: فدعوت أنا وصاحبي قبل أبي هريرة، وجعل رسول الله يؤمن على دعائنا، ثم دعا أبو هريرة, فذكر القرآن إني أسألك ما سألك صاحبي وأسألك علما لا ينسى، فقال رسول الله: (آمين)، فقلنا: يا رسول الله نحن نسأل الله علما لا ينسى فقال بها الغلام الدوسي. وهذا يدل على مدى شغل أبي هريرة وتلهفه على تحصيل العلم النبوي فكان شغله الشاغل

عن أبي هريرة أنه قال: يا رسول الله من أسعد الناس بشفاعتك يوم القيامة، قال رسول الله: لقد ظننت يا أبا هريرة أنه لا يسألني عن هذا الحديث أحد أولى منك لما رأيت من حرصك على الحديث, أسعد الناس بشفاعتي يوم القيامة من قال لا إله إلا الله خالصا قلبه

عن ابي هريرة قال:"أوصاني خليلي بثلاث لا أتركهن حتى أموت: صوم ثلاثة أيّامٍ من كلِّ شهر, وصلاة الضحى, ونومٌ على وتر

جهاده

شارك بعد هجرته إلى المدينة جميع الغزوات مع الرسول فعن سعيد بن المسيب, عن أبي هريرة، قال: "شهدنا مع رسول الله يوم خيبر… الحديث

شهد حرب مؤته مع المسلمين وحرب الردة مع أبي بكر وعلي بعد وفاة الرسول. أخرج الإمام أحمد عن أبي هريرة عن النبي قال: (أمرت أن أقاتل الناس حتى يقولوا لا إله إلا الله فإذا قالوها عصموا مني دماءهم وأموالهم إلا بحقها وحسابهم على الله), قال فلما كانالردة قال عمر لأبي بكر تقاتلهم وقد سمعت رسول الله يقول: كذا وكذا؟ فقال أبو بكر: والله لا أفرق بين الصلاة والزكاة ولأقاتلن من فرق بينهما, قال أبو هريرة فقاتلت معه

أبو هريرة وآل البيت

كان أبو هريرة محباً لآل بيت النبي، مجلاً لهم، عارفاً بفضلهم، مقدراً لقربهم من رسول الله، واعياً لوصاياه بهم، راوياً لكثير مما روي في فضلهم ومناقبهم، وحب النبي لهم

مواقفه مع علي بن أبي طالب

روى سهل بن أبي صالح عن أبيه عن أبي هريرة: أن رسول الله ، قال يوم خيبر: "لأعطين هذه الراية رجلاً يحب الله ورسوله، يفتح الله على يديه" فلما رأى رسول الله علياً بن أبي طالب، فأعطاه إياها، وقال: "امش ولا تلتفت حتى يفتح الله عليك" قال: فسار علي شيئاً، ثم وقف ولم يلتفت، فصرخ: يا رسول الله على ماذا أقاتل الناس؟ قال: "قاتلهم حتى يشهدوا أن لا إله إلا الله، وأن محمداً رسول الله، فإذا فعلوا ذلك، فقد منعوا منك دماءهم وأموالهم إلا بحقها وحسابهم على الله

عن المحرر بن أبي هريرة عن أبي هريرة قال: "كنت مع علي بن أبي طالب، حيث بعثه رسول الله إلى أهل مكة ببراءة، فقال: ما كنتم تنادون؟ قال: قال كنا ننادي أنه لا يدخل الجنة إلا مؤمن، ولا يطوف بالبيت عريان، ومن كان بينه وبين رسول الله عهد فإن أجله، أو أمده إلى أربعة أشهر، فإذا مضت الأربعة الأشهر، فإن الله برئ من المشركين ورسوله، ولا يحج هذا البيت بعد العام مشرك، قال: فكنت أنادي حتى صحل صوتي" وصحل بفتح الصاد وكسر الحاء معناه: بح. وقد بينت هذه الرواية أنه كان بمعية علي في أداء هذه المهمة التي كلفوا بها من قبل رسول الله

وعن أبي رافع قال: قلت لأبي هريرة: إن علي بن أبي طالب رضوان الله عليه إذا كان بالعراق يقرأ في صلاة الجمعة سورة الجمعة، وإذا جاءك المنافقون، فقال: كذلك كان رسول الله يقرأ

وفي هذه الرواية يذكر فضيلة من فضائل علي بن أبي طالب ، وهي الإتباع لرسول الله في هذه المسألة والتأسي به فيها.

مواقفه مع جعفر بن أبي طالب

روي عنه أنه قال: وكان أخير الناس للمسكين جعفر بن أبي طالب، كان ينقلب بنا فيطعمنا ما كان في بيته حتى إن كان ليخرج إلينا العكة التي فيها شيء فنشقها فنلعق ما فيها

عن المقبري عن ابي هريرة قال: كان جعفر بن أبي طالب يحب المساكين، ويجلس إليهم، ويحدثهم ويحدثونه، وكان رسول الله يكنيه أبا المساكين

مواقفه مع الحسن والحسين

روي عن أبو هريرة أنه قال: عانق النبي الحسن. وفي رواية عنه عن النبي أنه قال للحسن: "اللهم إني أحبه فأحبه، وأحبب من يحبه

روى عنه أنه قال: فما كان أحد أحب إلى من الحسن بن علي بعد ما قال رسول الله ما قال

وعن عمير بن إسحاق قال: كنت أمشي مع الحسن بن علي في طرق المدينة، فلقينا أبا هريرة، فقال للحسن: اكشف لي عن بطنك جعلت فداك حتى أقبل حيث رأيت رسول الله يقبله، قال: فكشف عن بطنه فقبل سرته

وعن عبد الرحمن بن مسعود عن أبي هريرة قال: خرج علينا رسول الله ومعه الحسن والحسين، هذا على عاتقه، وهذا على عاتقه، وهو يلثم هذا مرة وهذا مرة، حتى انتهى إلينا، فقال له رجل: يا رسول الله إنك تحبهما، فقال: "نعم من أحبهما فقد أحبني، ومن أبغضهما فقد أبغضني

وعنه قال: ما رأيت الحسين بن علي إلا فاضت عيني دموعاً، وذاك أن رسول الله خرج يوماً فوجدني في المسجد، فأخذ بيدي، واتكأ علي فانطلقت معه، حتى جاء سوق بني قينقاع، قال: وما كلمني، فطاف ونظر، ثم رجع ورجعت معه، فجلس في المسجد واحتبى، وقال: "ادع لي لكاع" فأتى حسين يشتد حتى وقع في حجره، ثم أدخل يده في لحية رسول الله، فجعل رسول الله يفتح فم الحسين فيدخل فاه في فيه ويقول: "اللهم إني أحبه فأحبه

بعض الأقوال فيه

ذكر ابن سعد في الطبقات أن أبا هريرة حدَّث ذات مرة عن النبي بحديث (من شهد جنازة فله قيراط)، فقال ابن عمر: "انظر ما تحدث به يا أبا هريرة فإنك تكثر الحديث عن النبي فأخذ بيده فذهب به إلى عائشة, فقال: أخبريه كيف سمعتِ رسول الله يقول، فصدَّقَت أبا هريرة، فقال أبو هريرة: يا أبا عبد الرحمن والله ما كان يشغلني عن النبي غرس الوَدِيِّ، ولا الصفق بالأسواق، فقال: ابن عمر: "أنت أعلمنا يا أبا هريرة برسول الله وأحفظنا لحديثه" وأصله في الصحيح

وأخرج ابن كثير في تاريخه عن أبي اليسر عن أبي عامر قال: كنت عند طلحة بن عبيد الله، إذ دخل رجل فقال: يا أبا محمد، والله ما ندرى هذا اليماني أعلم برسول الله منكم؟ أم يقول على رسول الله ما لم يسمع، أو ما لم يقل، فقال طلحة: " والله ما نشك أنه قد سمع من رسول الله ما لم نسمع، وعلم ما لم نعلم، إنا كنا قوماً أغنياء، لنا بيوتات وأهلون، وكنا نأتى رسول الله طرفي النهار ثم نرجع، وكان هو مسكيناً لا مال له ولا أهل، وإنما كانت يده مع رسول الله وكان يدور معه حيث دار، فما نشك أنه قد علم ما لم نعلم، وسمع ما لم نسمع" وقد رواه الترمذي أيضاً. وروى في فضائل الحسن والحسين أكثر من حديث، وهو الذي كشف عن بطن الحسن، وقال: أرني أقبل منك حيث رأيت رسول الله يقبل، وكان أبو هريرة ممن نصر عثمان يوم الدار كما نصره علي وابنه الحسن والحسين

وفاته

طال عمر أبي هريرة بعد الرسول 47 عاما. ودخل مروان بن الحكم عليه في مرضه الذي مات فيه فقال شفاك الله، فقال أبو هريرة: اللهم إني أحب لقاءك فأحب لقائي, ثم خرج مروان فما بلغ وسط السوق حتى توفي. وتوفي بالمدينة المنورة ودفن بالبقيع عام 57 هـ عن عمر ناهز 78 عاما

و قد روى عنه نحو ثمانمائة رجل من الصحابة والتابعين وغيرهم, وروى عنه أصحاب الكتب الستة ومالك بن أنس في موطأه، وأحمد بن حنبل في مسنده, وقد جمع أبو إسحاق إبراهيم بن حرب العسكري المتوفى سنة 282 هـ مسند أبي هريرة وتوجد نسخة منه في خزانة كوبرلس بتركيا كما ذكر صاحب الأدب العربي

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J'étais en train de cueillir de l'arak

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J'étais en train de cueillir de l'arak

D'après Ibn Massoud رضي الله عنه :

 

"Je cueillais de l'arak (*) pour le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم.

Il (Ibn Massoud) dit : L'assemblée (présente) rit alors de la minceur de mes jambes.

Alors le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : «De quoi riez-vous ?».

Ils répondirent : «Nous rions de la minceur de ses jambes».

Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم dit alors : «Par celui qui détient mon âme dans Sa main, elles sont certes plus lourdes dans la balance qu'ouhoud»."

Rapporté par Ahmed et authentifié par Cheikh Albani dans Silsila Sahiha n°2750

 

(*) L'arak est l'arbre dont ils utilisaient des morceaux de branche comme siwak

 

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عن ابن مسعود رضي الله عنه قال

كنت أجتني لرسول الله صلى الله عليه وسلم من الأراك

قال : فضحك القوم من دقة ساقي

فقال النبي صلى الله عليه وسلم : مم تضحكون ؟

قالوا : من دقة ساقيه

فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : والذي نفسي بيده لهي أثقل في الميزان من أحد

رواه أحمد و صححه الشيخ الألباني في السلسلة الصحيحة رقم ٢٧٥٠

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Hassan Al-Basri : la description d'un croyant (dossier)

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Hassan Al-Basri : la description d'un croyant (dossier)

«Al-Hassan Al-Basri» [1]

 

Il disait -qu’Allah lui fasse Miséricorde- :

 

«Satisfaire le besoin d’un frère musulman m’est préférable à une retraite spirituelle d’un mois !»

 

Un homme le questionna au sujet du bon comportement.

 

Il répondit :

 

«C’est la générosité, le pardon et la tolérance.»

 

«Si Allâh, Puissant et Grand, avait voulu, IL aurait fait de vous des gens riches sans aucun pauvre parmi vous, et s’IL avait voulu, IL aurait fait de vous des gens pauvres sans aucun riche parmi vous.

 

Mais, Il a voulu vous éprouver les uns par les autres, afin de voir votre comportement, puis Il a indiqué à Ses serviteurs les vertus morales en leur disant (traduction rapprochée) :

 

«Ils les préfèrent à eux-mêmes, même s’ils sont dans le besoin. Et quiconque se garde de sa propre avidité, les voilà alors ceux qui réussissent !» (sourate Al-Hasr verset 9)

 

«Nous considérions comme avare celui qui prêtait de l’argent à son frère (c'est-à-dire : qui n’était pas assez généreux pour lui donner).

Je jure par Allâh qu’il y avait, parmi ceux que j’ai vu et fréquenté, celui qui déchirait sa cape et donnait la moitié à son frère, et qui gardait ce qui en restait.

Certes, il y avait avant vous, celui qui jeûnait, et qui, au moment de rompre son jeûne, allait chez l’un de ses frères et lui disait :

« aujourd’hui j’ai jeûné pour Allâh, et je veux, si Allâh l’accepte de moi, que tu en ais une part (en me donnant de quoi rompre mon jeûne).

La personne lui apportait alors ce qu’elle avait en eau et en dattes et il rompait son jeûne avec cela, désirant ainsi lui faire acquérir une récompense, même s’il pouvait se passer de ce que ce dernier possédait.»

 

« J’ai vécu à l’époque de personnes parmi lesquelles il y avait celui qui remplaçait son frère auprès de la famille et des enfants de ce dernier, durant quarante ans après sa mort » (c'est-à-dire : leur assurait leur subsistance) !

 

Les larmes d'Al-Hassan Al-Basri  

 

Nous fîmes la prière du vendredi avec Al-Hassan Al-Basri -qu’Allâh lui fasse Miséricorde-, et lorsque nous terminâmes, nous nous regroupâmes autour de lui ; il se mit alors à pleurer d'une manière intense, on lui demanda : 

 

«Que t'arrive-t-il - qu'Allah te fasse miséricorde - alors que durant ton sommeil le Paradis t'a été annoncé 

 

Ses pleurs devinrent plus intenses et il dit :

 

«Et comment ne pleurerais-je pas alors que si l'un des compagnons du Prophète صلى الله عليه وسلم, entrait par cette porte de la mosquée, il ne reconnaîtrait que la direction vers laquelle [on se tourne pour prier].»

 

Puis il ajouta :

 

«Loin s'en faut !

 

Les souhaits ont fait périr les gens, ont donné des propos sans actes, une connaissance sans patience et une foi sans certitude ; pourquoi vois-je des hommes et ne vois-je pas d'esprit, et entends-je des bruits légers et ne vois-je ni monture ni compagnon ?

 

Par Allâh !

 

Les gens sont entrés puis sont sortis, ils ont su et ils ont blâmé, ils ont interdit puis ils ont rendu licite.

 

Certes, la religion de l'un d'entre vous est [semblable à un] brin de paille sur sa langue, si on lui demandait:

 

Crois-tu au Jour de la rétribution ?

 

Il répondrait : Oui ! Par le Maître du Jour de la rétribution !  Il ment.

 

Certes, parmi les comportements du croyant, il doit avoir une force dans la religion, une fermeté accompagnée d'une douceur, une foi accompagnée d'une conviction, une science accompagnée d'une indulgence, une indulgence accompagnée d'une science, une intelligence accompagnée d'une douceur, une belle apparence tout en étant pauvre, une richesse accompagnée d'une modération, des dépenses accompagnées d'une sollicitude, une miséricorde envers celui qui est essoufflé, l'acquittement des droits [d'autrui], une rectitude accompagnée d'une équité ; il n'est pas injuste envers celui qu'il hait, il ne commet pas de péchés afin d'aider celui qu'il aime, il ne calomnie pas, il ne fait pas de clins d'œil, il ne dénigre pas, il ne tient pas de propos futiles, il ne se divertit pas et il ne s'amuse pas, il ne sème pas la discorde, il ne convoite pas ce qui ne lui appartient pas, il ne nie pas les droits qui sont à sa charge, il ne dépasse pas la limite dans les quantités, il ne se réjouit pas de la turpitude dont est atteint autrui et il n'éprouve pas de plaisir lorsqu'un malheur atteint autrui.

 

Le croyant fait preuve de recueillement dans sa prière, il s'empresse de s'acquitter de l'aumône légale.

Ses propos sont une guérison, sa patience est une piété, son silence est une réflexion, son regard est une leçon.

Il fréquente les savants afin d'apprendre, il se tait lorsqu'il est avec eux, afin d'être sain et sauf.

Il parle afin de rapporter un butin, s'il se comporte bien, il se réjouit, et s'il se comporte mal, il demande pardon [à Allâh].

Si on lui fait des reproches, il cherche à contenter, si on se moque de lui, il fait preuve d'indulgence, s'il subit une injustice, il patiente, si on l'opprime, il s'éloigne, il ne cherche de protection qu'auprès d'Allâh, il ne demande l'aide que d'Allâh.

Il est posé lorsqu'il est en public, il est très reconnaissant lorsqu'il est seul, il est satisfait de ce qu'il possède, il loue [Allâh] pour l'aisance.

C'est un patient lors des malheurs, le désespoir ne l'atteint pas et il n'est pas vaincu par l'avarice.

S'il s'assoit avec ceux qui font du vacarme, on l'inscrit parmi ceux qui invoquent [Allâh], et s'il s'assoit avec ceux qui invoquent [Allâh], on l'inscrit parmi les insouciants.

 

Le croyant a un visage souriant, un bon comportement, il est bienfaisant et généreux, il est clément et entretient ses liens de parenté ; on coupe les liens de parenté avec lui et lui, il les entretient, on lui fait du mal et il supporte, on l'humilie et il honore, il est un grand patient lors des malheurs et il supporte les différents préjudices ; la vie terrestre n'a aucune valeur pour lui, c'est pour cela qu'il n'y construit pas de demeure et qu'il n'y change pas de vêtements, il a une bonne confiance [en Allâh] et il ne pense pas du mal d'Allâh.

 

Le croyant est paisible, tendre, pieux, pur, vertueux, satisfait, il ne se fait pas piquer deux fois par un même terrier [2], il est pâle, il a les cheveux ébouriffés, il convoite peu, il est intelligent en ce qui concerne sa religion, et il est niais en ce qui concerne sa vie terrestre.

 

Le croyant est très respectueux, généreux avec son voisin, il obéit au Tout-Puissant, il fuit les châtiments de l'Enfer, son âme témoigne de la science d'Allâh, ses membres invoquent Allâh, sa main est tendue vers le bien, il se fatigue à faire son examen de conscience et les gens sont à l'abri de lui.

 

Le croyant est franc s'il promet, il agrée rapidement, il est loin de la colère, il apprend si on l'instruit, il comprend si on lui explique ; celui qui le prend pour ami est à l'abri, celui qui le fréquente y gagne, il a la raison complète, il œuvre beaucoup, il a peu d'espoir, il a un bon comportement, il dissimule sa colère. »

 

Puis il pleura et fit pleurer.

 

Il a dit :

 

«C´est ainsi qu' étaient les compagnons du Prophète صلى الله عليه وسلم les uns après les autres, jusqu'à ce qu'ils rejoignirent Allâh, subhanahu wa ta'ala.

 

C´est ainsi qu'étaient les musulmans parmi vos pieux prédecesseurs, mais cela a changé lorsque vous avez changé.»

 

Puis il lu la parole d'Allâh :

 

له معقبات من بين يديه ومن خلفه يحفظونه من أمر الله إن الله لا يغير ما بقوم حتى يغيروا ما بأنفسهم وإذا أراد الله بقوم سوء فلا مرد له وما لهم من دونه من وال

 

"En vérité, Allâh ne change pas l´état d´un peuple, tant que les individus qui le composent, ne changent pas ce qui est en eux même, et lorsque Allâh veut infliger un mal à un peuple, nul ne peut le repousser, ils n'ont aucun protecteur en dehors de Lui." (sourate 13 verset 11)

 

Puis, al-Hassan dit :

 

«Ô Allâh !

Notre Seigneur, prie sur notre chef Muhammad, ainsi que sur sa pure famille, et accorde-nous ce que Tu as accordé à Tes sincères serviteurs, eux, les pieux, car tu as le pouvoir sur toute chose, Tu aides pour tout le bien et Allâh nous suffit, et Il est notre meilleur garant.»

 

[1] Al-Hassan Al-Basrî (642 - 728 ou 737), surnommé Abû Sa'îd, était le serviteur de Zayd Ibn Thâbit.

Sa mère s'appelait Khayra et elle était la servante d'Oum Salama qu'Allâh l'agrée l'épouse du Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم.

On rapporte qu'Oum Salama qu'Allâh l'agrée l'allaita lorsqu'il était petit, d'où le fait que la tradition rapporte que sa sagesse et sa connaissance sont dues à cela.

Il n'a pas connu l'Envoyé d'Allâh صلى الله عليه وسلم, mais il a connu ses illustres compagnons et c'est d'eux qu'il tira ses connaissances et sa sagesse bien légendaire.

On rapporte que 'Umar Ibnou Al-Khattâb qu'Allâh l'agrée implora la bénédiction divine en sa faveur de la sorte :

"Seigneur fais-lui don de la compréhension de la religion et fais qu'il soit aimé des gens"

[2]  Probablement une référence au très célèbre hadith du Prophète صلى الله عليه وسلم :

"Le Croyant ne doit pas se laisser piquer deux fois (par un animal) sortant d'un même trou"

(rapporté par al-Bukhârî n°5668 ; Muslim n°5317 ; Abû Daoud n°4220 ; Ahmad n°8572 ; ad-Dârimî n°2662) c'est-à-dire qu'il ne tombe pas deux fois dans le même piège.

 

Source le livre : Al Hassan al Basrî, de ibn al jawzi. Page 168 et 170

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Imam Jamal Ad-Din Abu al-Faraj Ibnoul Jawzih - الإمام أبي الفرج عبد الرحمن بنُ عليّ بن الجوزي

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Avoir le degré de foi des compagnons

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Avoir le degré de foi des compagnons

Question :

 

Est-il possible que le musulman de cette époque arrive à atteindre le niveau des Compagnons au point de vue de leur respect de la religion ?

 

Réponse :

 

Atteindre le niveau de piété des Compagnons n’est pas possible, car le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui a dit :

 

« La meilleure génération est celle de mon époque, puis celle qui suit, puis celle qui suit. » 1

 

Par contre, essayer de réformer la communauté musulmane pour que son état actuel s’améliore est possible.

 

Allah est Capable de toute chose.

 

Il a été rapporté du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, qu’il a dit :

 

«Un groupe de ma communauté ne cessera d’être dans la vérité. Ceux qui les trahissent et ceux qui les contredisent ne pourront leur nuire. Il en sera ainsi jusqu’à ce que l’Heure vienne. » 2

 

Nul doute que la communauté musulmane est actuellement dans un état lamentable, éloignée de ce qu’Allah veut d’elle c’est-à-dire l’union et la force dans la religion, car Allah dit (traduction rapprochée) :

 

« Cette communauté, la vôtre, est une seule communauté, tandis que je suis votre seigneur.Craignez-moi donc. » 3

 

1 Rapporté par Al-Bukhârî, chapitre des témoignages (n°2652) et Muslim, chapitre des vertus des Compagnons (n°2533).

2 Rapporté par Muslim, chapitre du gouvernement selon Thawbân (n°1920).

3 Les Croyants, v. 52. 

 

 

Recueil de Fatwas et d’Articles Divers, fatawa wa rassaïl volume 3 page 51.

copié de fatawaislam.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Les dix compagnons promus au paradis - العشرة المبشرون بالجنة

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Les dix compagnons promus au paradis - العشرة المبشرون بالجنة

-Aboû-Bakr As-Siddik -  أبو بكر بن أبي قحافة  عبد الله بن أبي قحافة عثمان بن كعب التيمي القريشي

-Omar Ibn Al-khâtab - عمر بن الخطاب بن نُفيل العَدَوِي القريشي

-Othmân Ibn 'Afâne - عثمان بن عفان بن أبي العاص الأُمَوِي القريشي

-Ali Ibn Abî Tâlib - علي بن أبي طالب بن عبد المطلب الهاشمي القريشي 

-Talha Ibn 'ObaydAllah -  طلحة بن عبيد الله  بن عثمان التَيْمِي القريشي 

-Zubeyr Ibn Al 'Awâm -  الزبير بن العوام بن خُوَيْلِد الأَسَدِي القريشي

-Sa'ad Ibn Abî Waqâs - سعد بن أبي وقاص  بن وُهَيْب الزُ هري القريشي

-Sa'yd Ibn Zayd - سعيد بن زيد بن عمرو العَدَوِي القريشي

-Aboû 'Obayda 'Amir Ibn Jarâh - أبوعبيدة بن الجراح عامر بن عبد الله بن الجرّاح الحارثي القريشي

-'Abderrahmane Ibn 'Aoûf -  عبد الرحمن بن عوف بن عبد عوف الزُهْرِي القريشي

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Les paroles des sahabas font parti de la sunna

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Les paroles des sahabas font parti de la sunna

Salih ibn kisan رحمه الله a dit :

 

"J'étais en compagnie d'al zouhri tandis que nous recherchons le savoir, nous avions convenu de retranscrire les traditions.

 

Nous écrivimes donc ce qui a été transmis du prophète صلى الله عليه وسلم.

 

Puis, il déclara: " écrivons ce qui a été transmis par ses compagnons, car cela fait partie de la sunna ".

 

Mais je répondis que cela ne faisait pas partie de la sunna, " nous ne devons pas les écrire ", répliquai-je. 

 

Ainsi, il les retranscrit tandis que moi non, il connu la réussite tandis que moi je perdis ".

 

(rapporté par ibn sa'd dans tabaqat, abou nou'aym dans al hilya, khattib al baghdadi dans taqyid al 'ilm, avec un sanad sahih)

 

copié de forum-alminhadj.com

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Le rang élevé des combattants de Badr

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Le rang élevé des combattants de Badr

Le Prophète sal Allahu aleyhi wa salam a dit à ´Umar : 

 

 « Qui te permet [d'affirmer que Hâtib mérite la mort? ] Sache qu'Allah a considéré les combattants de Badr et leur a dit : « Faites ce que vous voulez car Je vous ai pardonné. » » (1)

 

Le sens de ce hadith a posé problème à de nombreuse personnes, car en apparence il autorise les combattants de Badr à faire ce qu’ils veulent et comme bon leur semble.

 

Or ceci est irrecevable.

 

Un groupe [de savants] parmi lesquels Ibn Al-Jawzî (2) a dit :

 

[Dans ce hadith] « faites ce que vous voulez  » ne désigne pas le futur mais le passé.

 

Le sens est alors : Quoi que vous ayez commis dans le passé, Je vous ai pardonné. [Ibn Al-Jawzî] a dit :

 

« Deux éléments indiquent ce choix :

 

-Premièrement : si cela désignait le futur, la réponse [dans le hadith] aurait été : Je vous pardonnerai.

 

-Deuxièmement : si le futur était désigné, cela signifierait que les péchés leur sont absolument permis, ce qui est impossible.

 

En d’autres termes, le sens véritable du hadith est le suivant : « Par votre participation à cette bataille, Je vous ai pardonné vos péchés passés. »

 

Mais cette argumentation est faible pour deux raisons :

 

-La première : l’expression « faites ce que vous voulez » indique le futur et non le passé, car rien n’implique nécessairement qu’il y ait une concordance de temps avec « Je vous ai pardonné ». Au contraire « Je vous ai pardonné » vient souligner la réalisation de ce pardon dans le futur, comme dans Sa parole (3) (traduction rapprochée) :

 « L’Ordre d’Allah arrive. » (4) « Lorsque ton Seigneur viendra ainsi que les ange, rangs par rangs »

Et d’autres versets semblables encore. » (5)

 

-La deuxième : le hadith lui-même rejette [cette interprétation], car cette parole du Prophète  salaallahu aleyhi wa salam vient après [avoir découvert que Hâtib ibn Abî Balta´ah] avait transmis des informations stratégique [aux Qurayshites], et ce péché eut lieu après la bataille de Badr et non avant. C’est la cause de ce hadith et son sens seul.

 

Notre avis sur cette question -et Allah est plus savant- est que cette parole s’adresse à des gens dont Allah a su qu’ils n’abandonneraient jamais leur religion et qu’ils mourraient fidèles à l’islam, mais qu’ils pourraient, au même titre qu’au d’autres, commettre des péchés.

 

Cependant, Allah ne les laissera pas persister dans le péché, et au contraire leur accordera un repentir sincère pour ces péchés, une demande de pardon et de bonnes actions qui viendront en effacer les traces. Leur spécificité [par rapport à d’autres] sur cette question, est que cela s’est réellement réalisé pour eux et qu’ils sont pardonnés.

 

[Cette promesse] n’empêche pas que ce pardon se réalise par certaines causes qu’ils provoqueraient eux-mêmes, de même que cela n’implique pas qu’ils délaissent les obligations en comptant uniquement sur le pardon d’Allah. Si [ce pardon] s’était réalisé sans avoir à respecter les commandements [d’Allah], ils n’auraient plus eu besoin après cela d’accomplir la prière, le jeûne, le pèlerinage, le djihad ou de s’acquitter de la Zakât ! Mais cela est aberrant !

 

Le repentir après le péché compte parmi les plus impératives des obligations, et l’assurance du pardon n’implique pas que l’on en abandonne les causes.

 

Un cas semblables à celui-ci apparaît dans un autres hadith : 

«  Un serviteur commit un péché et dit : « Ô Seigneur ! J’ai commis un péché, alors pardonne-moi ! » 

Allah lui pardonna alors et le serviteur resta ainsi autant qu’Allah le voulut, puis il commit un autre péché.

Il dit : « Ô Seigneur ! J’ai commis un péché, alors pardonne-moi » 

Allah lui pardonna et le serviteur resta ainsi autant qu’Allah le voulut,  puis il commit un autre péché.

Il dit : « Ô Seigneur ! J’ai commis un péché, alors pardonne-moi ! »

Allah dit alors : « Mon serviteur a su qu’il avait un Seigneur qui pardonnait et pouvait châtier pour un péché [commis]. J’ai pardonné à Mon serviteur, qu’il fasse donc ce qu’il veut. » (6)

 

Cela signifie aucunement une permission générale d’Allah de commettre des péchés ou des crimes, mais cela montre uniquement que tant que le serviteur agit de la sorte –il commet un péché et se repent –Allah lui pardonne.

 

Cette spécificité accordée à ce serviteur qui a su qu’il ne devait pas persister dans le péché et de devait se repentir à chaque fois qu’il en commettait un, touche en fait toute personne dans cette situation.

 

Mais pour le serviteur [désigné dans le hadith] cela s’est accompli de manière définitive, de la même manière que pour les combattants de la bataille de Badr.

 

De même, personne parmi les Compagnons à qui le Prophète salaallahu aleyhi wa salam a annoncé le Paradis ou le pardon des péchés n’a compris qu’il pouvait commettre tous les péchés qu’il voulait et qu’on lui pardonnerait de délaisser les obligations.

 

Au contraire, ils ont fait plus d’efforts encore, étaient plus attentifs et craignaient Allah plus encore après avoir reçu cette bonnes annonce, comme les célèbres dix compagnons promis au Paradis.

 

Le Véridique [Abû bakr] faisait très attention et craignait beaucoup Allah, de même que ´Umar, car ils ont su que cette bonne annonce était restreinte par la pratique de ses conditions jusqu’à la mort, et par le délaissement de tout ce qui s’y oppose.

 

Aucun d’entre eux n’a compris qu’il s’agissait d’une permission de faire ce qu’ils voulaient.

 

(1) Al-Bukhâri (4274), Muslim (2494). Hâtib Ibn Abî balta´ah était un compagnon  qui avait envoyé une lettre à ses proches résidant à la Mecque, pour les avertir du fait que le Prophète salaallahu aleyhi wa salam comptait attaquer la ville sainte pour la libérer de l’emprise des polythéistes de Quraych. Hâtib ne cherchait par là qu’à protéger ses proches, sachant qu’ils n’avaient personne pour les défendre, et ce n’était donc pas un acte de trahison, comme a pu le penser ´Umar qui le menaça de mort. D’où la réponse du Prophète salaallahu aleyhi wa salam.

(2) Abû Al-Faraj, ´Abd Ar-Rahmân Ibn ´Alî. Éminent savant, prédicateur et historien de   Bagdad (509-597).

(3) Dans les deux extraits de versets suivants, le temps utilisé est le passé, mais l’action indiquée se produira dans le futur, cela marque donc l’insistance. [NdT]

(4) Sourate An-Nahl, v.1.

(5) Sourate Al-Fajr, v.22.

(6) Al Bukhâri(7507), Muslim(2758).

 

« Les Méditations » d’Ibn Al-Qayyim. N°3 page 49, Editions Tawbah

copié de rappel01.fr

Imam Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Oum Soulaym رضي الله عنها un exemple pour nos soeurs

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Oum Soulaym رضي الله عنها un exemple pour nos soeurs
Roumayssa ou Oum Souleym était la mère d'Anas Ibn Malek.
 
Le Prophète صلى الله عليه وسلم dit a son sujet :
 
«Je suis entré au Paradis et j'ai entendu quelqu'un bouger.
C'était Al-Roumaysa la fille de Milhane.»
(Rapporté par Boukhari).
 
Elle offrit son fils unique pour servir le Prophète Mohammed صلى الله عليه وسلم.
 
Elle combattit par sa personne et par ses biens dans la voie d'Allah. 
 
L'Envoyé d'Allah صلى الله عليه وسلم lui a prédit le Paradis... 
 
Selon Anas رضي الله عنه
 
«Les femmes des Ansars et parmi elles Oum Souleym, combattirent avec le Prophète صلى الله عليه وسلم.
Elles donnèrent à boire aux combattants assoiffés et soignèrent les blessés.»
 
Selon Kaâb ibn Malek رضي الله عنه : 
 
«J'ai vu Oum Souleym Bint Milhane ainsi que Aïcha رضي الله عنهما avec des outres pleines d'eau sur leur dos, le jour de la bataille d'Ohoud.
Le Jour de la bataille de Hounaïne, Oum Souleym désirait la récompense divine en accompagnant le Prophète صلى الله عليه وسلم.
Elle portait un poignard sous sa ceinture et son époux Abou Talha l’a vu.
Il s’est rendu chez le Prophète صلى الله عليه وسلم et lui a dit : «Est-ce que tu as vu Oum Souleym portant un poignards ?»
Le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a alors dit à Oum Souleym : «Que comptes-tu faire avec ça, désignant le poignard, Ô ! Oum Salim ?»
Elle a répondu : «Si un des infidèles voudrait te tuer, je le poignarderais.» 
 
Qu'Allah soit satisfait d'Oum Souleym et de la famille d'Abou Talha... 
 
Son mariage avec Abou Talha (qu'Allah l'agrée)
 
D'après Anas (qu'Allah l'agrée), Malick Ibn Anas dit à sa femme, Oum Soulaym, la mère d'Anas : 
 
"Cet homme (le Prophète) interdit le vin".
Et puis il regagna la Syrie où il périt. Par la suite Abou Talha s'adressa à Oum Soulaym, histoire de lui demander sa main.
La dame répondit en ces termes : "Abou Talha, un homme comme toi ne peut pas être éconduit, mais tu es encore mécréant et moi je suis musulmane, ce qui rend notre mariage impossible".
- "Dis, quel en est le coût ?"
- "De quel coût s'agit-il ?"
- "De l'or et de l'argent."
- "Je ne veux ni or ni argent, mais je veux que tu deviennes musulman. Si tu te convertis, je m'en contenterai à titre de dot et je ne veux rien d'autre."
- "Comment m'y prendre (c'est-à-die qui va m'aider à le faire) ?"
- "le Messager d'Allah."
Abou Talha alla sur le champ retrouver le Messager d'Allah au milieu d'un groupe de ses compagnons. Quand le Messager le vit venir, il leur dit : "Voilà Abou Talha qui arrive le visage éclairé par l'Islam".
 
Abou Talha lui raconta ce qu'Um Soulaym avait dit et il la lui donna en mariage.
 
La mort de son enfant et sa patience dans cette épreuve
 
Thait al-Banani (l'un des rapporteurs du hadith d'après Anas) a dit : 
 
"Nous ne sachions pas une dot fût plus importante que la sienne puisqu'il se contenta de l'adhésion à l'Islam (de son homme).
Cette épouse était de petite taille aux yeux charmants.
Elle resta auprès de son mari qui l'aimait très fort et ils eurent un enfant.
Ensuite celui-ci tomba gravement malade.
Ce qui toucha Abou Talha profondément.
Abou Talha se levait à l'aube, faisait ses ablutions et se rendait auprès du Prophète صلى الله عليه وسلم pour prier avec lui et restait en sa compagnie jusqu'au milieu de la journée. Et puis il rentrait chez lui pour manger et se reposer.
Après avoir accompli la prière du zuhr, il repartit pour rejoindre le Prophète صلى الله عليه وسلم et ne revenait qu'après la prière du crépuscule.
Une fois Abou Talha alla retrouver le Prophète صلى الله عليه وسلم dans la soirée [à la mosquée] et l'enfant décèda (pendant son absence).
Oum Soulaym se dit : personne n'informera Abou Talha du décès de son fils avant moi. Elle prépara le corps de l'enfant et le couvrit et le plaça dans un coin de la maison comme s'il s'endormait. Abou Talha revint de chez le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم en compagnie d'un groupe de ses compagnons et co-utilisateurs de la mosquée.
- "Comment va mon fils ?" Dit-il.
- "Ô Abou Talha, il est aujourd'hui plus calme qu'il ne l'a jamais été depuis le début de sa souffrance et j'espère qu'il s'est reposé." Dit-elle.
Et puis elle servit le dîner et ils mangèrent. Puis les gens prirent congé de lui. Et Il alla se coucher. Sa femme se mit dans sa meilleure toilette. C'est-à-dire qu'elle se para pour être plus belle.
Elle vint se coucher à côté de lui. Dès qu'il sentit l'odeur du parfum, il fit avec elle ce qu'un homme fait à sa femme.
Vers la fin de la nuit, elle dit : "Abou Talha, dis-moi ! Si des gens prêtaient à d'autres un objet et venaient le leur réclamer ensuite, les emprunteurs pourraient-ils refuser la restitution de l'emprunt ?"
- "Non."
- "Allah le Puissant, le Majestueux t'avait prêté ton fils et Il l'a repris. Sois patient et espère en être compensé par Allah."
Il fut furieux et lui dit : "Tu me laisses faire ce que j'ai fait (les rapports intimes) puis tu m'annonces le décès de mon fils ?!"
Et puis il dit : "Nous appartenons à Allah et c'est à Lui que nous retournerons" et loua Allah.
Au matin, il prit un bain, se rendit auprès du Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم, pria avec lui et l'informa de ce qui s'était passé.
Le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم dit : "Puisse Allah faire de la nuit dernière une nuit bénie pour vous".
 
Cette prière prophétique profita à Oum Soulaym et elle conçut un enfant.
 
La naissance de son nouveau fils
 
Elle accompagnait le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم dans ses voyages et ne le quittait nulle part.
 
Le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم dit : 
 
"Si elle accouche, amenez-moi l'enfant."
Une fois, elle l'accompgnait dans un voyage et le Prophète صلى الله عليه وسلم avait l'habitude, à son retour à Médine, de ne pas y entrer en pleine nuit. Quand ils arrivèrent à proximité de Médine, Oum Soulaym commença le travail d'accouchement. Abou Talha alla s'occuper d'elle tandis que le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم poursuivait son voyage.
Abou Talha dit : "Ô Maître, tu sais qu'il me plaît de sortir avec ton Prophète et de rentrer avec lui. Mais voilà que je me trouve retenu par ce que Tu vois..".
Oum Soulaym lui dit : "Abou Talha, je ne sens plus ce que je sentais".
Le couple reprit son voyage et la femme ne recommença son travail d'accouchement qu'après leur arrivée à Médine. Elle eut un garçon et dit à son fils Anas : "Anas, je ne l'allaiterai que quand tu l'aurais montré au Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم et elle lui remit des dattes avec le bébé".
Anas dit : "Le bébé pleura toute la nuit et je m'en occupais jusqu'au matin. Puis je le portai au Messager d'Allah que je trouvai vêtu d'un manteau et entrain de marquer des chameaux et des moutons (il s'agissait du marquage des chameaux issus de la zakat pour éviter leur perte). Quand il regarda le bébé, il dit :- "Est-ce que la fille de Malhane a accouché ?"
- "Oui" Lui dit Anas.
- "Attends que je sois entièrement à vous." Et puis il jeta ce qu'il avait en main, saisit le bébé et dit : "Est-ce qu'il est venu avec quelque chose ?"
- "Oui, des dattes" Lui dirent-ils.
Et puis, le Prophète صلى الله عليه وسلم prit quelques dattes, les mit dans sa bouche pour les mouiller avec sa salive. Puis il ouvrit la bouche du bébé, y introduisit les dattes et les fit passer à la partie supérieure de la bouche Le bébé se mit à lécher les dattes et les sucer. Ainsi la première nourriture reçue par l'estomac de ce bébé fut mélangée avec la salive du Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم
Celui-ci dit : "Voyez comment les Ansars aiment les dattes !"
Anas dit : je lui dit : Ô Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم donne-lui un nom.
Il massa son visage et l'appela 'Abdoullah. Aucun jeune des Ansars n'était meilleur que lui. Il eut beaucoup de descendants et subit le martyr pendant la conquête de la Perse par les Musulmans. Ceci fait partie des effets de la prière bénie du Prophète صلى الله عليه وسلم."
(Al-Boukhari, Mouslim, Ahmad, at-Tayalissi)
 
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"دخلت الجنة فسمعت خشفة بين يدي فقلت: ما هذه الخشفة؟ فقيل: الغميصاء بنت ملحان"
صحيح "حم م ن" عن أنس مختصر مسلم 1678، الصحيحة 1405

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