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Les différentes formes de «hijra» en islam

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les différentes formes de «hijra» en islam

Al-Hijrah - [L’émigration] est:

 

-soit liée à un acte, 

-soit liée à celui qui fait un acte, 

-soit liée à un lieu.

La première de ses formes qui concerne le lieu

 

Ce qui consiste à ce que la personne se déplace d’un endroit où les actes de désobéissance et les perversités sont commis en abondance, et cela peut être d’un pays non musulman vers un autre pays où n’est pas présent ce type de choses.

L’émigration la plus importante est celle qui s’effectue du pays non musulman vers le pays d’Islâm.

Les gens de science ont rappelé qu’elle est obligatoire [cette émigration] pour la personne qui ne peut pas manifester sa religion.

Si par contre, la personne est capable de manifester sa religion et que nul ne l’empêche d’accomplir les préceptes de l’Islâm, et bien elle n’est pas obligatoire pour elle, mais elle reste tout de même recommandée.

Et sur cette base, le cas d’une personne qui vit dans pays d’Islâm et voyage dans un pays non musulman est plus grave que le cas de la personne qui y vit et dont elle en est originaire.

Si cette personne est dans l’impossibilité d’accomplir sa religion, elle se doit obligatoirement de le quitter [ce pays] et de faire l’émigration.

De même, lorsque le musulman vit dans un pays d’Islâm, il ne lui est pas permis de voyager dans un pays non musulman, car cela constitue un danger pour sa religion et pour sa morale, et pour ce qui peut être comme perte d’argent et renforcement de l’économie des non musulmans.

Et nous devons avoir une attitude d’aversion et de ressentiment à l’égard du mécréant [et de la mécréance] autant que cela nous est possible. 


[...]


Je dis une deuxième fois : L’émigration d’un pays non musulman, pour qui n’a pas la possibilité d’accomplir sa religion, est une obligation.

Mais pour ce qui est de voyager dans un pays non musulman afin d’y faire « Da’wah » [l’appel à l’Islâm], [cela] est permis. Lorsque la personne est capable de faire cela et que cela peut avoir des résultats et effets convaincants, cela lui est alors permis.

Car ce voyage devient d’intérêt général.

Beaucoup de gens du commun dans ces pays non musulmans sont aveugles quant à l’Islâm, ils ne connaissent rien de l’islâm, bien au contraire, ils en sont égarés par ceux qui disent que l’Islâm est une religion infâme, barbare et canaille.

Et particulièrement lorsqu’en occident, ils entendent ce que commettent certaines personnes qui se disent musulmanes et qui les poussent à dire : « Où est l’Islâm [dans cela] ? » - « Cela est de la barbarie ! » Et ainsi ils fuient l’Islâm dû à certaines circonstances provoquées par des musulmans et à leurs agissements.

Et nous implorons Allâh qu’Il nous guide tous !


[...]

La deuxième de ses formes concerne l’émigration liée à un acte

 

Qui consiste à ce que la personne fuie ce qu’Allâh lui interdit comme acte de désobéissance et de perversité tel que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) le dit :

« Le musulman est celui dont les musulmans ne craignent ni sa langue et ni sa main, et l’émigrant est celui qui fuit ce qu’Allâh lui interdit. » [1]

Tout ce qu’Allâh t’a interdit est ce qui est lié aux droits d’Allâh ou ce qui est lié aux droits des adorateurs d’Allâh, c’est fuir l’insulte, l’injure, le meurtre, la fraude, le fait de manger les biens d’autrui sans droit, rompre [les liens] avec les parents, couper les liens familiaux, tout ce qu’Allâh à interdit tu dois le fuir, même si ton âme t’appelle à cela, et qu’elle [ton âme] insiste sur cela, tu dois lui rappeler que certes Allâh a interdit ces choses jusqu’à ce que [tu arrives] à fuir cela et à t’en éloigner.

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La troisième de ses formes concerne l’émigration liée à celui qui fait un acte

 

Il est parfois obligatoire de s’éloigner de cette personne.

Les gens de science ont dit :

« Celui qui commet des actes de désobéissance sans qu’il ne se soucit de ceux-là, il est légiféré de s’éloigner de lui quand cela peut-être utile et d’intérêt général. » 

L’intérêt ainsi que l’utilité [faits dans ce cas] a pour but de lui faire comprendre ses propres erreurs et de la faire revenir sur ses actes de désobéissance.

A l’exemple d’un homme connu pour ses fraudes dans la vente et le commerce, quand les gens s’éloignent [le fuit], il se repent et regrette ce qu’il a fait ; et celui qui pratique de l’usure, lorsque les gens s’éloignent de lui, ne le salut point et ne lui parle pas, quand cette homme prend conscience de cela, il a honte de lui et retourne à ce qui est juste.
 
Quand l’éloignement [de ce type de personne] n’a pas d’utilité [bénéfique], et que cette personne n’est l’auteur que d’un acte de désobéissance mais non pas d’une mécréance - car certes l’éloignement du mécréant apostat se fait dans toutes les situations, que cela soit utile ou non - ceci dit, l’auteur d’actes de désobéissance mais qui ne sont pas des actes de mécréance, et pour qui l’éloignement n’aurait pas d’intérêt, il n’est pas permis de s’éloigner [de cette personne] sur la base des dires du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) qui a dit : 

« Il n’est pas permis à un musulman d’éviter son frère plus de trois jours, chacun se détournent de l’autre après s’être rencontrés. Le meilleur des deux est celui qui passe le premier le salut. » [2]
 
Certes, il est connu que l’auteur d’actes de désobéissance, qui ne sont pas des actes de mécréance, n’est pas exclut de la foi [al-Imân] auprès des gens de la Sounnah et du groupe [Ahl as-Sounnah wal-Djamâ’ah]
 
Ce qui est donc visé en cela est, est-ce que cela est utile ou non ?

Si cela est utile alors il faut s’éloigner [de la personne], et la preuve sur cela est l’histoire de Ka’b Ibn Mâlik, Hillâl Ibn Umayyah et Mirâra Ibn ar-Rabî’.

Ils sont ceux qui ont divergé [dans leur participation] à l’expédition de « Taboûk », ce qui leur a valut l’éloignement du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) qui a ordonné aux musulmans d’en faire de même, mais cet éloignement a été énormément bénéfique pour eux.

Certes, quand sur eux la terre se resserra, et ils se sentirent étroits dans leurs propres âmes, ils eurent la certitude qu’il n’y a de refuge qu’en Allâh, ils se sont ensuite repentit et Allâh leur a pardonné.
 
Et telles sont les différentes sortes d’émigrations

 

-Hijrat al-Makân

-Hijrat al-’Amal

-Hijrat al-Âmil


[1] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim
[2] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim


Kitâb « Charh Riyâdh as-Sâlihîn min Kallâm Sayd il-Moursalîn » - 1/13 et 16 

Publié par manhajulhaqq.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Quitter la terre de mécréance suite à l’opposition du port du hijab (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Quitter la terre de mécréance suite à l’opposition du port du hijab (audio)

Question :
 
Votre Eminence (Cheikh), une personne demande :
 
Les musulmanes qui vivent en France se sont vu interdire le port du voile islamique,que recommandez vous ?
 
De quitter ce pays avec leurs proches ou d’opter pour une autre solution ?
 
Conseillez-nous a ce sujet, qu’Allah vous récompense !
 
Réponse :
 
Quand bien même on ne leur avait pas interdit le port du voile islamique, elles doivent faire la hijra si elles en ont la capacité, car ceci est une obligation.
 
Il n’est pas permis à une personne de demeurer dans un pays de non-musulmans alors qu’elle a la capacité de faire la hijra, car Allah a promis à tous ceux qui ont renoncé à faire la Hijra alors qu’ils en ont la capacité, les châtiments les plus douloureux. 
 
Traduit par Abu Khadidja Al Djazairy 
Publié par  alghourabaa.free.fr

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Six questions posées sur la hijra

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Six questions posées sur la hijra
Première question : 
 
Est-il permis au musulman de voyager dans un pays de mécréance en guerre dans le but du commerce ou non ?
 
Réponse : 
 
Louange à Allah, s’il peut faire apparaître (pratiquer) sa religion et sans s’allier aux "mouchriquines" (associateurs), il lui est permis de cette manière.

Comme l’ont fait certains Sahabas (que la satisfaction d’Allah soit sur eux), Abou Bakr رضي الله عنه ou d’autres Sahabas.

Et le Prophète Messageصلى الله عليه وسلم n’a pas renié ceci comme l’a rapporté Ahmed رحمه الله dans son "moussnad" et autres.
 
Et s’il ne peut faire apparaître sa religion et de ne pas aller à l’encontre du fait de s’allier aux "mouchriquines", il ne lui est pas permis de voyager sur leur territoire, comme l’ont déterminé les Ulémas et c’est pour cette raison qu’ont été ramené les Hadiths qui démontrent l’interdiction de se comporter ainsi : c’est parce qu’Allah -Pureté à Lui- oblige l’homme à la pratique du Tawhid et a rendu obligatoire l’inimitié envers les « mouchriquines » ; ce qui constitue un argument et une raison à annuler cela : ce n’est pas permis car cela le pousse à être d’accord avec eux ou à les satisfaire .

Comme est le cas dans la réalité : beaucoup de ceux qui voyagent aux pays des "mouchriquines" sont les pervers des musulmans et qu’Allah nous en préserve et Il est le plus Savant. 
Deuxième question :
 
Est-il permis à quelqu’un de rester dans les pays de mécréance alors que le mécréance est apparente et ce dans le but du commerce ? 
 
La réponse à cette question est la réponse à la question qui précède : 
 
Elles sont similaires (pareilles) ; et il n’y a pas de différence entre DAR "El harb" et DAR " Saleh" (compromis) car quelque soit le pays où le Musulman ne peut y faire apparaître sa religion, il ne lui est pas permis d’y voyager ou de voyager dans sa direction . 
Troisième question :
 
Y’a t-il une différence entre une période proche (courte) par exemple 1 mois ou 2 mois et une période plus longue? 
 
La réponse : 
 
En réalité , il n’y a pas de différence entre une période courte et une période longue, car chaque pays où le musulman ne peut y manifester sa religion et sans s’allier aux mouchriquines, il ne lui est pas permis d’y rester ne serait-ce un jour si il lui est possible d’en sortir . 
Quatrième question :
 
Au sujet du dire d’Allah -à Lui les louanges- (traduction rapprochée) :

« sinon vous serez comme eux… » An-NISÀ Verset 140

Et aussi du Hadith :

« Celui qui s’associe au mouchrique et vit avec lui, il lui est semblable. » 
 
La réponse :
 
Le sens du Verset est clair : Si l’homme entend qu’on renie les versets d’Allah -Le Très Haut- et qu’on s’en moque et qu’il reste en compagnie des mécréants moqueurs sans qu’il n’y ait de contrainte et qu’il ne renie ni ne désavoue complètement ce comportement et qu’il ne reste pas avec eux tant que ceci n’auront pas engagé une autre conversation, alors tel homme est mécréant et leur est semblable et, même s’il ne fait pas ce qu’ils font, dans le sens où cela sous-entend l’acceptation de la mécréance, et celui qui accepte la mécréance est mécréant. 
 
Avec ce verset et sa construction sémantique et grammaticale, les savants ont en conclu que l’acceptation du pêché est pareil qu’à son acte. 
 
Et s’il dit qu’il rejette cela avec son cœur , il ne lui est pas accepté , car le jugement se fait sur l’apparence et s’il peut rejeter le koufr et qu’il ne le fait pas ,il est mécréant. 
 
Allah -Le Très-Haut- est le Plus Savant. 
 
Et ce cas s’est présenté après la mort du Prophète -Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa Paix- où des gens ont ‘‘combattu’’ le Koufr de cette manière (c’est à dire avec le cœur) : les Sahabas (R.A.A) ne l’ont pas accepté ; davantage encore , ils les ont tous considérés apostats excepté celui qui avait renié le Koufr avec sa langue et son cœur . 
 
Ainsi est le dire du Hadith :

« celui qui s’associe a un mouchrique ( Associateur) et vit avec lui, il lui est semblable » 
 
Sur l’ apparence : cela veut dire que celui qui prétend à l’Islam et se trouve avec les Mouchriquines dans les réunions et comités de soutien et les maisons, les mouchriquines le considéreront comme un des leurs, alors il est Kefer comme eux, même s’il prétend à l’Islam ; sauf s’il montre sa foi et ne leur donne pas d’importance … 
 
Pour cela, certains hommes parmi ceux qui ont vécu à la Mecque après l’hégire du Prophète -Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa Paix- en prétendant à l’Islam (sauf qu’ils étaient restés à la Mecque) , ont été considéraient des leurs par les mouchriquines …

Et, ils sont sortis avec eux le jour de Badr à contre cœur : ils ont été tués, et parmi les compagnons, certains ont crû qu’ils avaient le statut de « musulman » et ont dit : « Nous avons tués nos frères » et Allah- que son Nom soit exalté- a révélé suite à cela (traduction rapprochée) :

« Ceux qui ont fait du tort à eux-mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : « Où en étiez vous ? »(à propos de votre religion)- « Nous étions impuissants sur terre », dirent-ils. Alors les Anges diront : « La terre d’Allah n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer ? »Voilà bien ceux dont le refuge est l’Enfer. et quelle mauvaise destination ! » Sourate An-Nissa (les femmes) verset 97 
 
As-Sady (r.A) et d’autres commentateurs ont dit de ces personnes : Certes ils étaient mécréants et Allah ne leur pardonnera pas excepté les faibles d’entre eux. 
Cinquième question :
 
Est-ce qu’on peut dire sur quelqu’un qui montre et/ou a montré les signes de l’hypocrisie et qui se prétend musulman, qu’il est hypocrite ou pas ? 
 
La réponse :
 
celui dont les signes d’hypocrisie sont apparents, prouvant son hypocrisie, comme l’exemple de celui qui recule devant la défense (physique ou verbale) des croyants, en les humiliant au moment où les koufars se réunissent (se renforcent) comme ceux qui on dit si on savait que vous alliez combattre, on vous aurez suivi mais en vérité, il se serait mis du coté des vainqueurs : les Mouchriquines s’ils avaient gagnés, ou les Musulmans…

Et pour ce faire, il n’hésite pas à flatter de temps en temps les Mouchriquines ou à les prendre comme allié en dehors des Musulmans : ce comportement ressemble au signe qu’Allah (aza wa jala ) nous a donné pour confondre les signes de l’hypocrisie et les attributs des hypocrites. 
 
Il est permis de désigner les signes de son hypocrisie, et donc de l’appeler « hypocrite ». Et les Sahabas agissaient de la sorte très souvent comme a dit Houdheyfa رضي الله عنه :

« l’homme par sa façon de parler à l’époque du Messager صلى الله عليه وسلم devenait hypocrite d’après ses paroles ». Et comme a dit Aouf Ibn Malik رحمه الله : « A celui qui prononçait ces paroles grossières (il s’agit de paroles bien précises), tu as menti mais tu es un hypocrite… ». Comme Omar رضي الله عنه a rapporté dans l’histoire de Hatab : « Ô Prophète de d'Allah ! Laisse-moi lui trancher le cou parce qu’il est hypocrite ». Et dans un autre transmission : « Laisse-moi lui trancher le cou parce qu’il est hypocrite. » . Il y a beaucoup d’exemples qui vont dans ce sens. Et aussi, a dit Assid Ibn Hadhir à Sa’ad Ibn Houbeyda lorsqu’il a prononcé ses paroles : « tu as menti mais tu es un hypocrite. » 
 
Cependant, il est préférable qu’il sache qu’il n’y a pas d’ambiguïté de l’appeler clairement hypocrite sur l’apparence ou qu’il soit hypocrite intérieur. Donc, s’il fait les signes de l’hypocrisie, l’appellation d’hypocrite est autorisée à qui veut l’appeler de la sorte et même, s’il n’est pas hypocrite dans son for intérieur dans le sens où une partie de ces « cas» sont faite par une personne qui peut se tromper car ignorante. 
 
Donc celui qui prononce l’anathème de l’hypocrisie sur quelqu’un ne doit pas 
être désavoué comme n’a pas été désavoué Assid Ibn Hadhir par le Prophète صلى الله عليه وسلم lorsqu’il appela Sa’ad : « hypocrite ». Et celui qui passe sous silence cet état de fait ne doit pas non plus être désavoué, excepté l’hésitant qui n’est ni avec les musulmans, ni avec les mouchriquines : dans ce cas, ce n’est pas un hypocrite. 
 
Et sache, qu’il n’est pas permis de prononcer l’anathème de l’hypocrisie sur le musulman par passion ou énervement, ou si son but c’est de charger un homme dans un but religieux, ou parce qu’il le déteste, ou parce qu’il n’est pas d’accord avec lui sur des sujets pour lesquels les gens ne divergent pas. 
 
Donc, une personne doit faire très attention et être vigilante, comme le démontre le Hadith du Prophète صلى الله عليه وسلم qui dit que celui qui jette la mécréance sur un croyant c’est comme s’il l’avait tué…

Mais seulement, il est permis aussi pour les signes de l’hypocrisie qui sont éloignés temporellement, comme ceux dont on se souvient ou leurs équivalents à la différence de cas comme le menteur ou l’adultère et ce qui y ressemble…et dans le but où la personne cherche à ce que la parole d’Allah soit la plus haute et la victoire de la religion. 
La sixième question :
 
Dans le cadre de l’alliance et de l’inimitié, quel est le sens de LA ILLAHA ILLA ALLAH, et ce qui en résulte ? 
 
La réponse dit :
 
ALLAH -Gloire à Lui- est le plus Savant, néanmoins à l’attention du Musulman, il lui revient de savoir qu’Allah- Pureté à Lui- lui impose l’inimitié envers les Mouchriquines, et l’absence totale d’alliance avec eux, et l’oblige à l’amour des croyants ainsi que leur alliance, et sois informé que cela est une condition de la foi, et est bannie la foi de celui qui transgresse les limites d’Allah et de Son Prophète fût-t-il son père, son enfant, son frère, son ami. 
 
Et ainsi, et dans ce cadre, est le sens de LA ILLAH ILLA ALLAH et ce qui en résulte, et Allah sobhanou ne nous charge pas du questionnement à ce sujet mais cependant Il nous charge de la connaissance de cet état de fait qu’Il nous a imposé, et rendu obligatoire, et en a rendu obligatoire la pratique : voilà donc l’obligation et la prescription au sujet desquels il n’y a aucun doute…

Donc, celui qui connaît le sens (de la Kèlimet) et ces implications, il est bon (« Hassan ») et de mieux en mieux dans ses œuvres. 

Et, pour celui qui ne connaît pas le sens et les implications de cet Kèlimet, et qui ne s’est pas chargé de sa compréhension ; il n’y a pas de surprise s’il y a des querelles et des controverses en lui à ce sujet et qu’il résolve alors les problèmes avec difficulté (mal) et qu’il diverge…Et il existe une différence d’avec les croyants qui remplissent les obligations de la foi et qui combattent pour Allah en étant hostiles envers les Mouchriquines et en s’alliant aux Musulmans. Et le mutisme (le silence) à ce sujet équivaut à une désignation, et ceci est ce qui me semble, et Allah le Très Haut est le plus savant, et à Lui la Louange et la Grâce, et Bénédictions d’Allah sur Mohammed, et sa famille, et ses compagnons ainsi que le Salut abondant. 
 
Louange à Allah Seigneur des mondes… 
 
Et nous implorons le pardon d’Allah aza wa jala, Celui qu’il n’y a d’autre divinité que Lui et nous nous repentons à Lui.
 

Dans le Livre « Madjmou3atou Tawhid » (page 47) du Cheikh Mohammed Ibn Abd-el-Wahâb et ses élèves et enfants, d'Ibnu Taymiyya et d'autres Chouyoukhs parmis nos Salafs, nous trouvons une « rissala » où six questions ont été posée au Cheikh Suleymân Ibn AbdAllâh Ibn Cheikh Mohammed Ibn Abd-el-Wahâb rahimahumullâh (le petit fils du Cheikh Muhammad Ibn 3abdel Wahhâb).

Publié par darwa.com

Cheikh Suleymân Ibn Abd-el-Wahâb - الشيخ سليمان بن عبد الله بن محمد بن عبد الوهاب

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Réponse à celui qui préfère la France au Maroc (vidéo-audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Réponse à celui qui préfère la France au Maroc (vidéo-audio)

Question :

 

Qu'Allah vous récompense en bien

 

La question dit : Un frère en Belgique dit aux frères de ne pas faire la hijra (fait de quitter un pays de mécréance vers un pays d'islam) au Maroc car il y a des tombes qui sont adorées là bas et dit que la situation en France est mieux qu'au Maroc ?

 

Réponse de Cheikh Zayd Ibn Mohammed Al Madkhali :

 

Le Maroc est un pays musulman même s'il y existe l'adoration des tombes par ce qu'ils (Ndt : il s’agit des gouverneurs et gouvernés) ne sont pas réunis sur l'adoration des tombes, il y a des savants, des mosquées dépourvues de tombes et il y a l'Islam, ceci n'est point une excuse.

 

Tout pays musulman, en dépit des lois et erreurs, ne peut être considéré autant que pays de mécréance.

 

Le pays de mécréance est le pays dont la loi (appliquée) est celle de la mécréance pure et dure où aucune loi islamique n'est pratiquée ni base islamique est acceptée non plus.

 

Ce que dit ce frère là n'est pas juste, cherche(z) la science, concernant l'autre pays (la France) est un pays de mécréants, gouverneurs et gouvernés et il n'y existe que quelques communautés minoritaires de musulmans.

 

Question :

 

Cheikh est-ce qu'un jugement peut lui être fait pour avoir préféré un pays mécréant à un pays musulman ? 

 

Réponse :

 

Lui, il est en danger.

 

Questionneur :

 

Qu'Allah bénisse cheikh zayd elmadkhali et qu'Allah le récompense en bien et qu'Allah guide le frère en question qui a préféré le pays de mécréance au cher Maroc et à nos frères marocains musulmans et l'aide provient d'Allah. 

 
Traduit par Abou Hmid

Publié par 3ilmchar3i.net

الرد على من يفضل فرنسا على المغرب - للشيخ زيد المدخلي

أحسن الله إليكم يقول السائل أخُ في بلجيكا يقول للإخوة بعدم الهجرة إلى المغرب لأنه هناك قبور تعبد ويقول إن حال فرنسا أفضل من حال المغرب؟
المغرب بلد إسلامي، وإن كان فيه أوثان تعبد، لأنهم ليسوا على التفاف واجتماع على عبادة الأوثان، فيها علماء وفيها المساجد السليمة من المقابر، وفيها إسلام، فهذا ليس مبرر،كل بلد إسلامي وإن كان فيه شيء من القوانين أو المخالفات، لا يعتبر بلاد كفر، بلاد الكفر هيا التي حكمها حكم الكفر، حكم المحضر، لا يهتم بشيء من شريعة الإسلام فيها، ولا يوجد شيء من أصول الإسلام، يقبل بهي فيها، فقول الأخ هذا غير سديد، أطلبُ العلم، أم البلاد الأخرى فهيا بلاد كفار، الحكام والمحكومون وما فيها إلا جاليات قليلة من المسلمين، يا شيخ هل يترتب عليه حكم كونه فضل بلد كافر؟
يكونُ في خطر هو
بارك الله في الشيخ زيد المدخلي و جزاه الله خيراً و نسألُ الله أن يهدي ذاك الشخص الذي أحب و فضل بلاد الكفار على بلاد المغرب الشقيقة و على إخوتنا المغاربة المسلمين و الله المستعان

 

 

Question :

 

Qu’Allah vous préserve, le questionneur de France dit : Un frère en Belgique conseille aux frères de ne pas faire la hijra au Maroc, car des tombes y sont adorées, il dit que la situation de la France est meilleure que celle du Maroc, car les Marocains sont des apostats.

 

Quel est votre avis sur cela, qu'Allah vous préserve ?

 

Réponse de Cheikh Oubeyd Al-Djabiri :

 

C'est un grand menteur, un grand menteur.

 

Je demande au questionneur de lui transmettre qu'Obeid al Jabiri a dit que tu étais un grand menteur, un manipulateur, un dupeur, un trompeur et un traître.

 

Le Maroc est un pays musulman, même si des tombes y sont adorées.

 

Et parmi son mensonge et sa tromperie à cause desquels je crains pour lui l'apostasie, le fait qu'il préfère un pays mécréant à un pays musulman.

 

Ceci est notre réponse.    

 

 Traduit et publié par minhaj sunna

Cheikh Zayd Ibn Mohammed Al Madkhali - الشيخ زيد بن محمد بن هادي المدخلي

Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri - للشيخ عبيد بن عبد الله الجابري

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Algérie : terre d’islam ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Algérie : terre d’islam ?
Question : 
 
Quel est votre avis concernant la personne qui ne fait pas de différence entre l’Algérie, l’Angleterre ou tout autre pays européen mécréant ?

Et lorsqu’on lui demande s’il est permis de voyager vers un pays mécréant, elle répond : où penses-tu être maintenant ?
 
Réponse : 

Louange à Allâh et que les éloges et le salut d’Allâh soient sur celui après qui il n’y aura plus de prophète, ainsi que sur sa famille et sur ses compagnons, jusqu’au Jour de la Rétribution.

Ceci dit :

Comparer l’Algérie à un pays mécréant, comme l’Angleterre, la France ou l’Allemagne, revient à comparer un pays qui gouverne avec l’islam et d’autres qui ne gouvernent qu’avec la mécréance.

C’est donc une manière de rendre mécréant l’ensemble des gens ou l’ensemble de la société, et personne n’ignore que cela est contraire à la croyance et aux fondements de  Ahl As-Sunnah wal-Jamâ’ah.

C’est là la croyance des Khawârij qui déclarent mécréants les musulmans (les gens de Qiblah) par le simple fait de commettre des péchés, mineurs ou majeurs.

Ceci car ils considèrent que les œuvres font partie de la foi et sont une condition de pérennité de la foi, ainsi celui qui commet un grand péché sort de ce qu’ils nomment la foi.

Quant à  Ahl As-Sunnah wal-Jamâ’ah, ils nomment ceux qui se dirigent vers la Qiblah : musulmans et croyants, même s’ils sont désobéissants, tant qu’ils reconnaissent ce avec quoi est venu le Prophète
صلى الله عليه وسلم, d’après sa parole rapporté par Anas Ibn Mâlik :

«Celui qui prie comme nous, se dirige vers notre Qiblah, et mange de nos sacrifices,  est musulman et il a des droits et des devoirs équivalents aux nôtres.»

et dans une autre version :

«
Celui qui prie comme nous, se dirige vers notre Qiblah, et mange de nos sacrifices,  est le musulman qui est sous la protection d’Allâh et de Son Messager, ne trahissez donc pas Allâh dans Sa protection.»
(Al-Bukhârî : 1/496)

C’est-à-dire : ne trahissez pas dans le pacte qu’Allâh a scellé, et n’approchez pas des biens, du sang et de l’honneur (du musulman).

Ce hadith montre l’interdiction de rendre mécréant l’ensemble de la société, et on doit considérer les gens en fonction des apparences : celui qui montre les signes de l’islam, ses règles s’appliquent à lui, tant que rien de contraire n’émane de lui, comme renier une chose authentique avec laquelle est venu le Prophète
صلى الله عليه وسلم, ou rendre licite ce qu’Allâh a rendu illicite.

C’est pourquoi fait partie de la croyance de Ahl As-Sunnah de ne pas témoigner de la mécréance ou de l’hypocrisie d’une personne parmi les musulmans tant que cela n’apparaît pas clairement, et nous devons confier ce qu’ils cachent à Allâh (qui les jugera pour cela).

Ceci car il nous a été ordonné de juger en fonction des apparences, et qu’on nous a interdit les supputations et la recherche de ce sont nous n’avons aucune science.

Allâh dit (traduction rapprochée) :

«Ô vous les croyants ! Evitez de faire trop de suppositions sur autrui car beaucoup de suppositions sont en fait péché. » et Il dit : « Et ne poursuis pas ce dont tu n’as aucune connaissance. L’ouïe, la vue et le cœur : sur tout cela, en vérité, on sera interrogé.»

Parmi les défauts des gens de l’innovation est qu’ils se déclarent mécréants les uns les autres.

Et parmi les mérites de Ahl As-Sunnah est qu’ils déclarent pécheurs (celui qui commet un péché) mais ne le déclarent pas mécréant pour tout péché commis, au contraire la fraternité dans la foi se poursuit même avec les péchés.

Ainsi, si on voit dans le pays les signes de la religion comme la double attestation de foi, l’appel à la prière, l’accomplissement de la prière, la direction vers la  Qiblah et qu’on permet à ses habitants de les accomplir en toute sécurité, et non par pacte engagement ou suivi, alors ce pays sera considéré comme un pays musulman pour Ahl As-Sunnah, et non comme une terre de mécréance, comme c’est l’avis de la secte de Al-Mu’tazilah.

Anas Ibn Mâlik rapporte que le Messager d’Allâh 
صلى الله عليه وسلم a dit :

«On m’a ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allâh.
S’ils le disent, prient comme nous, se dirigent vers notre Qiblah, et sacrifient comme nous, alors leur sang et leur bien nous sont interdits, sauf de bon droit, et leur sort est auprès d’Allâh.
»
(Abû Dâwûd 3/101)

Ainsi, on voit clairement l’erreur de celui qui ne fait pas la différence entre les deux pays, de même que s’effondre l’argumentation de celui qui autorise l’émigration vers les pays de mécréance et d’égarement en prétendant qu’il n’existe aucune terre d’islam, pensant s’appuyer sur un argument religieux en la première émigration des musulmans vers l’Abyssinie puisque la Mecque n’était pas en ce temps une terre d’islam.

Il est étonnant de voir que ceux qui prétendent vouloir s’attacher à cette étape de la Mecque où résidaient les musulmans avec le Prophète 
صلى الله عليه وسلم, en état de faiblesse au début de l’islam, et ont ainsi émigrer vers l’Abyssinie en l’absence de terre d’islam à cette époque.

Ces gens ont malgré tout délaissé la pratique des règles en vigueur en cette période, (parmi lesquelles) la préservation originelle du sang du mécréant, car le sang de l’être humain est préservé et ne doit être versé que de plein droit.

Et on interdisait aux musulmans avant l’émigration de débuter le combat, et il était illicite d’engager des combats contre les mécréants dont la mécréance ne faisait pourtant aucun doute.

Les combattre était donc considéré comme un meurtre sans aucun droit.

Cette règle doit donc a fortiori s’appliquer sur le croyant pécheur, ou sur la personne dont la mécréance n’est pas claire !

Pourquoi ont-ils délaissé la mise en pratique des versets exhortant à la patience vis-à-vis de ceux qui nuisent à Allâh et Son messager lorsqu’ils sont en état de faiblesse, et les versets exhortant au combat lorsqu’ils sont en état de force, afin de réunir l’ensemble des versets plutôt que de prétendre l’abrogation de ce qui porte plusieurs sens ou de choisir un avis, puisqu’il n’y a plus d’opposition entre les versets (si on agit de la sorte).

Ces propos viennent de la croyance des  Khawârij qui ont fait de Al-Hâkimiyyah (l’application de la loi d’Allâh) une condition de validité de la foi et le sens même du Tawhîd.

C’est-à-dire que pour eux le sens de «Lâ ilâha IllaLlâh » est : La souveraineté (la législation) n’appartient qu’à Allâh.

Cette appellation et compréhension erronées ont été répandues par celui qui les a innovés : Sayyid Qutb.

Et nul doute qu’expliquer «Lâ ilâha IllaLlâh» par la souveraineté d’Allâh est contraire à l’explication donnée par les pieux prédécesseurs, car pour eux le sens en est : «Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allâh», et ce d’après la Parole d’Allâh (traduction rapprochée) :

«C’est ainsi qu’Allâh est le Vrai, alors que ce qu’ils invoquent en dehors de Lui est le faux ; c’est Allâh qui est le Très-Haut, le Très Grand

L’unicité d’Allâh est le fondement de la législation et c’est la priorité dans l’appel à Allâh, ainsi Allâh dit (traduction rapprochée) :

«Il vous a légiféré en matière de religion, ce qu’Il a ordonné à Nûh, ce que Nous t’avons révélé, ainsi que ce que Nous avons ordonné à Ibrâhîm, Mûsâ et ‘Îsâ : «établissez la religion en vouant un culte exclusif à Allâh et ne divergez pas à son sujet.» Ce à quoi tu appelles (l’unicité dans l’adoration) parait énorme aux polythéistes. Allâh choisit et rapproche de Lui qui Il veut et guide vers Lui celui qui se repent.» 

Il n’échappe pas à l’homme doué d’intelligence que l’ordre d’adorer Allâh Seul sans associé est une application de la Loi d’Allâh, et c’est la première chose qu’ont ordonné les messagers et les prophètes pour défaire les liens du polythéisme noués dans les poitrines de ceux qui s’y attachaient, ainsi que la purification de la terre et des mosquées d’Allâh de la souillure des statues et des mausolées.

Ainsi le chemin de l’appel à Allâh commence par l’unicité avant toute autre chose (traduction rapprochée) :

«Dis : «Voici ma voie, j’appelle (les gens) à Allâh, avec science, moi et ceux qui me suivent. Gloire à Allâh ! Et je ne suis point du nombre des polythéistes.»

Ce verset porte donc le sens de l’appel à l’unicité d’Allâh, Son adoration seul et sans associé.
De même que cela apparaît dans le hadith de Mu’âdh Ibn Jabal :

«Tu vas te rendre vers un peuple des Gens du Livre.
Que la première chose à laquelle tu les appelles soit d’attester qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allâh et que je suis le Messager d’Allâh.
S’ils t’obéissent en cela, informe-les qu’Allah leur a imposé cinq prières de nuit et de jour…»
(Al-Bukhârî et Muslim)

Ainsi, faire de  Al-Hâkimiyyah une condition de validité de la foi amène à déclarer mécréant en toute situation le gouverneur qui s’oppose à ce qu’Allâh a révélé, de même que ses administrés, même si ces derniers réprouvent ce qu’il fait par leur cœur ou leur langue.

Nul doute que cela est une fausse croyance, puisque faire de Al-Hâkimiyyah une condition de validité de la foi conduit à nier que l’unicité de l’adoration et de nombreux fondements et règles comme la prière et d’autres choses encore fassent partie de l’application de ce qu’Allâh a révélé et des liens de la religion institués par Allâh.

Et toutes ces formes de condition sont fausses et contraires à la religion d’Allâh en raison de la parole du Prophète 
صلى الله عليه وسلم :

«Les liens de l’islam seront défaits les uns après les autres, et chaque fois qu’un lien sera défait, les gens s’attacheront au suivant. Le premier à être défait sera le lien de la Loi (d’Allâh), et le dernier sera le lien de la prière.»
(Sahîh At-Targhîb : 1/369).

Majâlis Tadhkiriyyah ‘alâ Masâ’il Manhajiyyah, p.58-64.

Publié par salafs.com

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

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Hajj ou hijra ? (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Hajj ou hijra ? (audio)

 

Question :

 

Est-ce le hajj ou la hijra qui est à faire en premier ?

 

Réponse (traduction approximative) :

 

L'émigration du pays mécréant vers un pays musulman est prioritaire au hadj et c'est dangereux de rester dans un pays mécréant (par rapport à la difficulté de pratiquer la religion). 

 

Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Salih Ibn Ghânim As-Sadlân - الشيخ صالح بن غانم السدلان

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Supporter la ville ou s'isoler en campagne ? (audio)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Supporter la ville ou s'isoler en campagne ? (audio)

Question :

 

Quelle est la meilleure hijra :

 

Le mouhâjir qui se retire dans un village afin de fuir les tentations des villes, comme le dévoilement des femmes ou autre, mais en contrepartie il n'a pas de communauté salafie auprès de lui.

 

Ou bien le mouhâjir qui vit dans les villes avec ce qu'elles contiennent comme tentations, mais il a auprès de lui des savants, une communauté, et une école salafie ?

 

Réponse :

 

S'il a une communauté salafie dans le lieu où se trouve des tentations, qu'il s'y établisse, ceci est meilleur.

 

Il pourra ainsi se renforcer avec cette communauté et il appellera les gens au bien par la même occasion.

 

Traduit et publié par hijra.albounyane.com

Cheikh 'Ali Redâ Ibn 'Abd Allah Al-Madany - الشيخ علي رضا بن عبدالله المدني

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«Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les anges enlèveront leurs âmes»

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

«Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les anges enlèveront leurs âmes»

Allâh - Ta'âla - dit (traduction rapprochée) :

 

« Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : Où en étiez-vous ? [À propos de votre religion] - ‹ Nous étions impuissants sur terre ›, dirent-ils. Alors les Anges diront : ‹ La terre d'Allâh n'était-elle pas assez vaste pour vous permettre d'émigrer ? › Voilà bien ceux dont le refuge est l'Enfer. Et quelle mauvaise destination ! A l'exception des impuissants : hommes, femmes et enfants, incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie : A ceux-là, il se peut qu'Allah donne le pardon. Allâh est Clément et Pardonneur. » [Coran, 4/97-99]
 
Al-Bukhârî rapporte d'après 'Abdullâh Ibn Yazîd al-Mouqrî, d'après Hayat et d'autres que lui, qui rapportent de Muhammad Ibn 'Abder-Rahmân Abû as-Aswad qui a dit : On poussa les gens de Médine à former une armée [contre les Syriens].

Une armée dans laquelle je fus inscrit. En rencontrant 'Ikrima, l'affranchi de Ibn 'Abbâs, je le mis au courant de la chose.

Il me défendit absolument d'y participer et me dit : 

« Ibn 'Abbâs m'a rapporté qu'il y avait quelques Musulmans qui étaient au sein de l'armée des polythéistes, augmentant ainsi les rangs de ces derniers contre le Messager d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam) et qu'il arrivait que certains d'entre eux étaient abattus à coup d'épée ou par une flèche. » 

Allâh révéla alors (traduction rapprochée) : « Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes » 
Rapporté par Al-Layth d'après Abî as-Aswad.
 
Ibn Abî Hâtim rapporte d'après 'Ikrima selon Ibn 'Abbâs qui a dit : Lorsque les gens de la Mecque se sont convertis [à l'Islâm], certains parmi eux cachèrent leur conversion à l'Islâm et ils sortirent avec les polythéistes le jour de Badr, et certains furent atteints par les actions des autres.

Certains musulmans dirent : « Et il y a [parmi eux] nos compagnons qui sont eux musulmans » et ils ont ressentit de la répulsion et ils les ont excusés, alors ce verset fut révélé (traduction rapprochée) : « Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes » 

'Ikrima a dit : ce verset fut révélé pour les jeunes des Qouraych qui ont parlé sur l'Islâm à la Mecque, et parmi eux il y avait 'Alî Ibn Oumayyah Ibn Khalaf, Abû Qays Ibn al-Walîd Ibn al-Moughayrah, Abû Mansoûr Ibn Hadjâdj et al-Hârith Ibn Ibn Zam'ah.

Adh-Dhahak a dit : ce verset fut révélé pour les personnes hypocrites qui refusèrent de se joindre au Messager d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam) et préférèrent rester à la Mecque.

Et ils sont sortit avec les polythéistes le jour de la bataille de Badr et furent parmi les hommes tués ce jour-là.
Ainsi, ce verset fut révélé sur tous ceux qui prennent résidence avec les polythéistes sans pouvoir manifester leur foi, alors qu'ils sont capables d'émigrer.

De telles personnes commettent une injustice contre eux-mêmes et tombent dans ce qui est interdit selon un avis unanime et selon ce texte lorsque Allâh - Ta'âla - dit (traduction rapprochée) : 

« Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes »

Ce qui veut dire : en délaissant l'émigration [al-Hijrah]

« En disant : Où en étiez-vous ? [À propos de votre religion] » 

Ce qui veut dire : pourquoi être resté ici en délaissant l'émigration

« Nous étions impuissants sur terre - dirent-ils » 

Ce qui veut dire : nous étions incapables de quitter ce pays pour partir ailleurs sur terre - 

« Alors les Anges diront : La terre d'Allâh n'était-elle pas assez vaste pour vous permettre d'émigrer ? ».
 
Abû Dâwoud [...] rapporte d'après Samurah Ibn Joundub que le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit :

 « Quiconque se rassemble avec un polythéiste et réside avec lui est comme lui. »
[Authentifié par SHeikh al-Albânî dans « Silsila al-Ahâdîth As-Sahîha »]

As-Souddî a dit : Lorsque al-'Abbâs, 'Aqîl et Nawfal ont été emprisonnés, l'Envoyé d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam) dit al-'Abbâs :

« Sacrifie ton âme et celle du fils de ton frère »
 Il dit : « Ô Envoyé d'Allâh ! Est-ce que l'on ne prie pas devant ta Qiblah, et est-ce que l'on n'atteste pas ce que tu attestes ? » 
L'Envoyé d'Allâh dit : « Ô 'Abbâs ! Vous êtes certes des adversaires, vous êtes des adversaires ! »Puis il lui récita ce verset :
 « La terre d'Allâh n'était-elle pas assez vaste »
Rapporté par Ibn Abî Hâtim.
 
Allâh dit (traduction rapprochée) : « A l'exception des impuissants » Jusqu'à la fin du verset.

Cela constitue pour Allâh une excuse pour eux d'avoir délaissé l'émigration, car ils ne peuvent pas se libérer des polythéistes, et même dans le cas où ils le pourraient, ils ne sauraient où aller.

C'est pour cela qu'Il dit (traduction rapprochée) : « incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie » Mudjâhid, 'Ikrima et as-Souddî disent que cela signifie : qui ne trouvent pas de chemin.

Allâh - Ta'âla - dit (traduction rapprochée) : « A ceux-là, il se peut qu'Allah donne le pardon » 

Ce qui veut dire : qu'il leur est permis [dans ce cas] de délaisser l'émigration et « peut » signifie que le pardon sera effectif - « Allâh est Clément et Pardonneur » Al-Bukhârî rapporte d'après Abû Hurayrah qui a dit : l'Envoyé d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam) faisait une fois la prière du soir [al-'Ichâ] quand il dit :

« Allâh entend celui qui Le loue » [Sami' Allâhu liman hamidah] - Et dit avant de se prosterner :
 
« Ô Allâh sauve 'Ayâch Ibn Abî Rabî'ah ! Ô Allâh sauve Salama Ibn Hichâm ! Ô Allâh sauve al-Walîd Ibn al-Walîd ! Ô Allâh sauve les impuissants parmi les musulmans ! Ô Allâh soit dur avec la tribu de Moudhar ! Ô Allâh afflige-les des années de disette comme les années de Yûssuf [le Prophète] ! »
 
Ibn Abî Hâtim rapporte d'après Abî Hurayrah qui a dit que l'Envoyé d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam) leva les mains en étant devant la Qiblah et il dit :

 

« Ô Allâh sauve al-Walîd Ibn al-Walîd, 'Ayâch Ibn Abî Rabî'ah, Salama Ibn Hichâm et les faibles musulmans incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie entre les mains des mécréants ! »
 
Ce hadîth est attesté dans le Sahîh selon un autre sujet comme précédemment.

'Abder-Razzâq rapporte d'après Ibn 'Unaynah selon 'Abdullâh Ibn Abî Yazîd qui a entendu Ibn 'Abbâs à propos de « A l'exception des impuissants » dire : « Ma mère et moi nous étions de ceux qu'Allâh excusa. ».


Kitâb « Tafsîr al-Qor'ân al-'Adhîm » - 1/745-746

Publié par manhajulhaqq.com

Imam Al-Hâfidh Abî al-Fadâ Ismâ-îl Ibn ‘Oumar Ibn Kathîr - الإمام ابن كثير

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Comprendre et apprendre ce qu’est l’émigration

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Comprendre et apprendre ce qu’est l’émigration

Le ministre SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh (qu'Allâh le préserve) a expliqué que l'émigration dans la langue arabe fait référence au fait de délaisser une chose.


Et dans la Législation (islamique), cela fait référence au fait de délaisser ce qu'Allâh n'aime pas et n'agrée pas, pour ce qu'Il aime et agrée.

Et entrent dans ce sens le fait de délaisser le polythéisme, ainsi que l'amour pour autre qu'Allâh et Son Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam).

Comme il entre dans ce sens le fait de délaisser les pays non musulmans.

La raison de la légifération de l'émigration (en Islâm) est qu'il est obligatoire pour le musulman de laisser apparaître sa religion, qui prend le sens d'un témoignage de la vérité devant les gens.

Et ce témoignage se manifeste par les paroles et les actes.

Ainsi, l'émigration est de deux sortes : il y a l'émigration générale, qui est celle qui perdurera jusqu'à l'heure dernière, et l'émigration particulière, qui est celle qui fût de la Mecque à Médine, comme en référence au hadîth : 


« Il n'y a plus d'émigration après la victoire, mais seulement le Djihâd et l'intention. »

L'émigration - nous dit SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh - est parfois obligatoire, et parfois recommandée.

Elle devient obligatoire quand la personne n'a plus la capacité de pratiquer sa religion, de laisser apparaitre sa pratique, ses rites et le suivi de la Sounnah.

Il devient obligatoire pour elle d'émigrer comme cela est mentionné dans le verset (traduction rapprochée) :

« « Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : Où en étiez-vous ? [À propos de votre religion] » [1]

Et l'émigration devient recommandée quand la personne vit dans un pays polythéiste et qu'elle peut pratiquer sa religion, mais le but premier de l'émigration est que la religion soit manifeste.

Il y a encore une autre émigration, qui est l'émigration d'un pays où s'y trouvent beaucoup d'innovations et de péchés pour un autre pays où cela n'y apparaît pas.

Et c'est cela que les savants Hanbalites ont considéré comme une émigration recommandée.

Comme un groupe de savant qui avaient émigré de Baghdad où s'y trouvaient beaucoup d'innovations, de désobéissances et de grands péchés, alors que d'autres y sont restés afin de les condamner.

Beaucoup de savants ont émigré de l'Egypte quand s'y installaient les Chiites (Fatimides).  [2]

L'émigration a donc comme sens le délaissement d'une chose.

Et le fondement même de l'émigration est celle qui est faite pour Allâh - Djalla wa 'Ala - et Son Messager. L'émigration pour Allâh est celle qui est faite avec sincérité et désir pour Lui.

Et l'émigration pour Son Messager est celle qui est faite dans le but de le suivre, et d'appliquer ce avec quoi il est venu.  [3]

[1] Coran, 4/97
[2] Kitâb « Charh al-Oussoul ath-Thalatha » du SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh, p.183-184
[3] Kitâb « Charh ul-Arba'în an-Nawawiyyah » du SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh, p.25

 

Publié par manhajulhaqq.com

Cheikh Sâlih Ibn ‘Abdel-‘Azîz Âli Ash-Cheikh - الشيخ صالح بن عبد العزيز بن إبراهيم آل الشيخ

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Les parents ou la hijra ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les parents ou la hijra ?
Il est une obligation pour le musulman de prendre garde au fait de vivre dans un pays qui appel à ce qu' Allah à déclaré illicite :
 
Tel que le délaissement de la prière, le rasage de la barbe, l'accomplissement d'actes honteux comme la fornication ainsi que la consommation d'alcool.
 
Il lui est obligatoire d'abandonner ce pays et de le quitter, car il s'agit d'un pays mauvais, dans lequel il lui est interdit d'y résider à tout jamais.
 
Il lui est obligatoire de quitter ce pays même s'il doit pour cela désobéir à ses parents, l’obéissance à Allah passe en premier, et l'obéissance aux parents n'a lieu que dans le bien, conformément à la parole du prophète عليه الصلاة والسلام 
 
" Quant à l'obeissance elle n'a lieu que dans le bien " 
 
Et sa parole : 
 
"Nulle obéissance à une créature dans la désobéissance au créateur"
 
Il est obligatoire de quitter tout pays dans lequel on ne peut pratiquer sa religion ou bien dans lequel on oblige la désobéissance.

 

 
Majmou Fatawa - p 278 vol 8
Publié par al-bayan.fr

س5  : فضيلة الشيخ: ماذا يجب على المسلم الملتزم الذي يعيش في البلدان غير الإِسلامية التي تفرض عليه حلق اللحية وعدم الصلاة والمجاهرة بالمعاصي؟ وهل تركه لأهله وماله يعتبر هجرة؟ 

ج5  : الواجب على المسلم أن يحذر الإِقامة في بلد يدعوه إِلى ما حرم الله، أو يلزمه بذلك؛ من ترك الصلاة، أو حلق اللحى، أو إِتيان الفواحش مثل الزنا والخمور، فيجب عليه ترك هذه البلاد والهجرة منها؛ لأنها بلاد سوء فلا يجوز الإِقامة فيها أبدًا، بل يجب أن يهاجر منها، وإِن خالف وعصى والديه؛ لأن طاعة الله مقدمة، وطاعة الوالدين إِنما تكون في المعروف؛ لقول النبي عليه الصلاة والسلام

 إِنما الطاعة في المعروف

 و

 لا طاعة لمخلوق في معصية الخالق

 ، فكل بلد لا يستطيع إِظهار دينه فيه، أو يجبر على المعاصي فيه يجب أن يهاجر منه

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Emigrer là où l’on peut pratiquer

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Emigrer là où l’on peut pratiquer

L'émigration est une chose qui perdurera.


Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit :

«L'émigration ne cessera que quand cessera le repentir, et le repentir ne cessera que quand se lèvera le soleil du côté de son couchant.»
 Rapporté par Ahmad

L'émigration ainsi perdurera.

Lorsqu'une personne ne peut pratiquer sa religion dans un endroit, elle se doit de partir dans un endroit autre qui lui permette de pratiquer sa religion avec les musulmans.

Et lorsqu'elle n'a pas la capacité d'aller dans un pays musulman, qu'elle se rende dans un pays où elle pourra pratiquer sa religion, même si cela se fait dans un pays non musulman.

Car certains endroits sont moins mauvais que d'autres.

Les compagnons ont émigré chez le Négus et son peuple, alors qu'ils étaient Chrétiens.

Ils ont pu pratiquer ainsi près d'eux leur religion, et cessé le mal que leur causaient les polythéistes.

Allâh - Djalla wa 'Ala - dit :

«Craignez Allâh, donc autant que vous le pouvez» [Coran, 64/16]

Lorsque l'Islâm est minoritaire et que les musulmans sont nombreux en un endroit, la personne doit se rendre et s'installer là où elle pourra pratiquer avec eux, quand même cela est dans un pays non musulman.

Lorsqu'elle n'a pas la capacité d'appliquer cela dans un pays musulman, elle diminuera le mal dans la mesure de ses capacités (en se rendant ailleurs).


Kitâb « Silsilatou Charh ir-Rassâ-îl »
Publié par manhajulhaqq.com

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Partir accoucher en France (audio)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Partir accoucher en France (audio)

Question :

 

Ici en Algérie, beaucoup de sœurs mouhâjirât voyagent en France pour accoucher de leurs enfants.

 

La cause de ceci est que les hôpitaux en Algérie sont déficients en matière de propreté, de matériel médical en cas de complications sérieuses, et aussi, il arrive que les femmes accouchantes soient regroupées dans une même salle, leur 'awra découverte.

 

Mais il faut reconnaître que 35 millions d'algériens sont nés ici et qu'il y a des cliniques privées où les services sont bons, dont les frais sont moins élevés qu'un voyage en France.

 

Quelle est votre conseil à ce sujet, et est-ce que cette question est liée à la confiance en Allâh (tawakkoul) ?

 

Réponse :

 

En résumé, la réponse est qu'il est permis d'aller en France lorsque la gravité du cas nécessite cela, comme par exemple le fait que la sœur ne trouve pas de solution même dans les hôpitaux privés.

 

Mais si le cas est autre que cela, mon avis, et Allâh est plus savant, est que ceci n'est pas permis de par la présence de médecins non-croyants hommes et femmes, la mixité, et d'autres choses encore pire que cela.

 

Tandis que dans les cliniques d'Algérie il y a des femmes médecins musulmanes.

 

Donc tant que le cas ne rentre pas dans ce qui a été cité plus haut, l'obligation est que l'accouchement soit pratiqué en Algérie et qu'elles ne partent pas en France.

 

Et il réside en cela une augmentation de la confiance en Allâh (at-tawakkoul).

 

Là-bas se trouve l'interdit de la mixité avec les hommes et l'interdit de la femme non-croyante voyant l'organe génital de la musulmane et sa awra, puisque la femme non-croyante est similaire à l'homme non-croyant selon la parole d'Allâh :

 

"ou leurs femmes" (sourate An-Nour, verset 31)

 

Ceci est une chose importante, et ainsi est le résumé de la réponse.

 

Traduit et publié par hijra.albounyane.com

Cheikh 'Ali Redâ Ibn 'Abd Allah Al-Madany - الشيخ علي رضا بن عبدالله المدني

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La hijra est obligatoire ou simplement une sounnah ? Quelles sont les conditions afin de résider dans un pays non musulman ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La hijra est obligatoire ou simplement une sounnah ? Quelles sont les conditions afin de résider dans un pays non musulman ?

  

Question :
 
Est-ce que la Hijrah est obligatoire ou simplement une Sounnah ?
 
Réponse :
 
Certes la « Hijrah »  [1] est une obligation sur tout croyant qui n'a pas la capacité de manifester sa religion dans un pays non musulman. 
 
Et son Islâm n'est pas complet tant qu'il est dans l'impossibilité de manifester [sa religion], et cela jusqu'à ce que [la personne] accomplisse la « Hijrah ». 

Et la chose qui rend [la Hijrah] obligatoire et elle-même obligatoire. Et cela est comme la « Hijrah » des musulmans de la Mecque vers l'Abyssinie, ou de la Mecque vers Médine [...] [2]
Question :
 
Qu'en est-il de résider dans un pays non musulman ?
 
Réponse :
 
S'installer un pays non musulman est un grand danger quant à la religion du Musulman, pour sa moralité, sa conduite et son éthique.

Nous avons pu témoigner ainsi que d'autres de ceux qui sont partit [dans ces pays], ils sont revenus comme pervertis, et d'autres parmi eux sont revenus en ayant apostasié leur religion et en ayant mécru en celle-ci comme en toute autre religion - Et nous cherchons refuge auprès d'Allâh - jusqu'à nier complètement et à se moquer de la religion et de leurs gens, passés et présents.

Et c'est la raison pour laquelle nous devons prendre des mesures afin de protéger contre de telles choses, et poser des conditions afin d'empêcher les gens de suivre ce chemin de passions qui mène à la destruction.

 
Afin de résider dans un pays non musulman, il faut impérativement respecter deux conditions :
 
- La première condition :
 
Que le résident soit ferme dans sa religion, afin qu'il ait assez de science, de foi et de pouvoir pour adhérer fermement à sa religion tout en se méfiant de dévier ou d'aller hors du droit chemin, et qu'il ait une attitude d'aversion et de ressentiment à l'égard du mécréant [et de la mécréance en générale] en n'éprouvant pas d'amitié à leur égard, ni d'amour, car les considérer comme alliés et les aimer sont des choses qui contredisent la foi.
 
Allâh - Ta'âla - dit :
 
« Tu n'en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Allâh et au Jour dernier, qui prennent pour amis ceux qui s'opposent à Allâh et à Son Messager, fussent-ils leurs pères, leurs fils, leurs frères ou les gens de leur tribu. » [3]
 
Et Il - Ta'âla - dit :
 
« O vous les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d'entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allâh ne guide certes pas les gens injustes. Tu verras, d'ailleurs, que ceux qui ont la maladie au cœur se précipitent vers eux et disent : « Nous craignons qu'un revers de fortune ne nous frappe. » Mais peut-être qu'Allâh fera venir la victoire ou un ordre émanant de Lui. Alors ceux-là regretteront leurs pensées secrètes. » [4]
 
Et il est authentiquement rapporté dans le « Sahîh » que le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : 

« Quiconque aime un peuple, en fait partie, et l'homme sera avec celui qu'il aime. »
 
Aimer les ennemis d'Allâh est un des dangers les plus graves pour le musulman, parce que les aimer implique d'être en accord avec eux et les suivre, et à être moins engagé dans le fait de ne pas les dénoncer, d'où le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit :« Quiconque aime un peuple, en fait partie »
 
- La deuxième condition :
 
Qu'il soit capable de pratiquer sa religion ouvertement, afin qu'il puisse observer les rituels de l'Islâm sans interdiction.

Qu'il n'ait pas de gêne à pratiquer la prière en groupe, de prier la prière du vendredi et de faire les prières en groupes s'il y a là d'autres personnes avec qui il peut prier en groupe et célébrer la prière du vendredi ; Et qu'il n'est pas d'interdiction à donner l'impôt obligatoire, à pratiquer le jeûne, à faire le Hadj [Le pèlerinage] et autres rituels de l'Islâm.

S'il n'est pas capable de pratiquer cela, alors il ne lui est pas permis de rester [dans ce pays], et il devient obligatoire pour lui d'émigrer [Hijrah] dans ce cas.

Il est dit dans « al-Moughnî »  [5] vol-8 p.457 une parole sur le sujet, que les gens sont de trois catégories pour la « Hijrah » : « Et que la première [de ces catégories] est qu'il est obligatoire [pour la personne] d'appliquer [l'émigration] lorsqu'elle n'a pas la capacité de pratiquer sa religion ouvertement, et qu'il ne lui est pas possible ainsi d'accomplir ses obligations religieuses quand celle-ci réside parmi les non musulmans. Cela est donc obligatoire [pour la personne] de faire la « Hijrah » selon la parole d'Allâh - Ta'âla :
 
« Ceux qui ont fait du tort à eux-mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : « Où en étiez-vous ? » [À propos de votre religion] - « Nous étions impuissants sur terre », dirent-ils. Alors les Anges diront : « La terre d'Allâh n'était-elle pas assez vaste pour vous permettre d'émigrer ? » Voilà bien ceux dont le refuge est l'Enfer. Et quelle mauvaise destination ! » [6]
 
Et cela est un dur châtiment qui indique l'obligation. Et certes l'obligation dans l'accomplissement de sa religion et une obligation qui s'impose à qui en est capable. La « Hijrah » fait partit des nécessités obligatoire et de ce qui le complète. » [...] [7]
Question :
 
Quand une personne est dans l'incapacité d'assurer sa propre sécurité et celle de sa foi devant les dissensions qu'elle rencontre dans son propre pays, est-ce que cela est une raison qui oblige l'émigration pour le musulman ?

Et où doit-elle émigrer ?
 
Réponse :
 
Si la réalité est telle que vous l'avez rappelé et que le musulman n'a plus la possibilité d'assurer la sécurité de sa propre personne et celle de sa religion face aux dissensions qui agitent son pays, la Loi lui permet de faire l'émigration, quant il en a la possibilité, pour un pays où [cette personne] se trouve en sécurité pour sa personne et sa religion. [8]
 
[1] La « Hijrah » [l'émigration] dans la Loi Islamique, c'est le fait de se déplacer d'un pays non musulman [Balad al-Kufr] pour un pays musulman.
[2] Kitâb « Charh al-Arba'în an-Nawawiyyah » de SHeikh Ibn 'Uthaymîn, p.16
[3] Coran, 58/22
[4] Coran, 5/51-52
[5] Ouvrage « al-Moughnî » de grande référence dans la jurisprudence de rite hanbalite, de l'Imâm Ahmad Ibn Muhammad Ibn 'Abder-Rahmân Ibn Qoudâma al-Maqdissî.
[6] Coran, 4/97
[7] Madjmu' Fatâwa de SHeikh Ibn 'Uthaymîn, 3/25
[8] Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-'Ilmiyyah wal-Iftâ, 12/51

 

Publié par manhajulhaqq.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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L’obligation d’accomplir la hijra (dossier)

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L’obligation d’accomplir la hijra (dossier)

Ce document est une explication de ce hadith par Shaikh al-Albani (rahimahullah), tirée d'une compilation de fawa-id (bienfaits) faite par un frère à partir de la Silsilah as-Sahiha, dans un livre intitulé "Nudhm ul-Faraa'id Min ma fee Silsilat il-Albaanee win al-Fawaa'id"


Yazîd Ibn Abdullah Ibn al-Khayr a rapporté du Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم :

« Certes, si vous attestez que nul ne mérite d'être adoré si ce n'est Allah, que vous accomplissez la Salaah, donnez la zakaah, désolidarisez des Mushrikeen et donnez le cinquième des butins de guerres comme le partage du prophète صلى الله عليه وسلم et ce qu'il est autorisé de prendre avant la distribution.
Alors vous êtes sous la protection d'Allah et de Son Messager 
صلى الله عليه وسلم . »

Publié par Sounna.com

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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L'obligation de l'émigration (al-hijra)

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L'obligation de l'émigration (al-hijra)

Shaykh Muhammad Ibn 'Abd Al Wahhâb :

 

"Et ensuite, il lui fut ordonné l'émigration (hijrah) vers Al Madînah.
Et la hijrah est obligatoire à cette communauté d'un pays de mécréance
 vers un pays d'Islam, et elle durera jusqu'à ce que se lève l'Heure."

 

Shaykh An Najmî dit :

 

Et le sens de "hijrah" : que tu émigres du pays de mécréance, c'est à dire : que tu le délaisses et que tu viennes dans un pays d'Islam.

 

Car "hijrah" découle de "al hajr" qui est le délaissement.

 

Et les musulmans ont été ordonnés de délaisser le pays de mécréance pour se diriger vers le pays d'Islam.

 

Et son jugement est l'obligation à quiconque peut s'en acquitter.

 

Et pour cela, Allah a informé sur des gens dont les anges ont repris leurs âmes injustes envers eux-mêmes à cause de leur délaissement de la hijrah et de leur préférence pour les pays de mécréance.

 

Shaykh Muhammad Ibn 'Abd Al Wahhâb :

 

Et la preuve est Sa parole :

 

إِنَّ الَّذِينَ تَوَفَّاهُمُ الْمَلآئِكَةُ ظَالِمِي أَنْفُسِهِمْ قَالُواْ فِيمَ كُنتُمْ قَالُواْ كُنَّا مُسْتَضْعَفِينَ فِي الأَرْضِ قَالْوَاْ أَلَمْ

تَكُنْ أَرْضُ اللّهِ وَاسِعَةً فَتُهَاجِرُواْ فِيهَا فَأُوْلَـئِكَ مَأْوَاهُمْ جَهَنَّمُ وَسَاءتْ مَصِيرًا
 
Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant: "Où en étiez-vous?" (à propos de votre religion) - "Nous étions impuissants sur terre", dirent-ils. Alors les Anges diront: "La terre d'Allah n'était-elle pas assez vaste pour vous permettre d'émigrer?" Voilà bien ceux dont le refuge et l'Enfer. Et quelle mauvaise destination ! 
 
إِلاَّ الْمُسْتَضْعَفِينَ مِنَ الرِّجَالِ وَالنِّسَاء وَالْوِلْدَانِ لاَ يَسْتَطِيعُونَ حِيلَةً وَلاَ يَهْتَدُونَ سَبِيلاً

A l'exception des impuissants: hommes, femmes et enfants, incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie:
 
فَأُوْلَـئِكَ عَسَى اللّهُ أَن يَعْفُوَ عَنْهُمْ وَكَانَ اللّهُ عَفُوًّا غَفُورًا
 
A ceux-là, il se peut qu'Allah donne le pardon. Allah est Clément et Pardonneur
[4:97-99]

Et Sa parole :
 
يَا عِبَادِيَ الَّذِينَ آمَنُوا إِنَّ أَرْضِي وَاسِعَةٌ فَإِيَّايَ فَاعْبُدُونِ

Ô Mes serviteurs qui avaient cru! Ma terre est bien vaste. Adorez-Moi donc! [29:56]
Al Baghawî a dit: La cause de la révélation de ce verset est le fait que des musulmans étaient restés à Makkah sans émigrer. Allah les appela au nom de la foi.


Shaykh An Najmî dit :
 
On déduit de ces versets: L'obligation de la hijrah pour quiconque le peut consiste en le déplacement du pays de mécréance vers le pays d'Islam.

Ceci car le croyant s'expose, dans le pays de mécréance, à y subir des préjudices et l'autorité sera contre lui et pas avec lui.

Et s'il est épargné des préjudices, il n'échappera pas au jugement par autre que le jugement d'Allah comme les lois qu'ont éditées les hommes et par lesquelles ils ont jugées entre les serviteurs d'Allah.

Mais la hijrah nécessite, à notre époque, la permission du pays vers lequel on émigre. Lorsque le pays refuse d'accueillir ce muhâjir (émigré), et bien il n'y a de force et de puissance que par Allah!

Les choses étaient auparavant facilitées, quant à l'heure actuelle, il y a de la difficulté à émigrer. Soit venant du pays duquel on émigre, soit du côté du pays vers lequel on émigre.

Celui donc pour qui la hijrah est facilitée vers un pays islamique, il lui est obligatoire de le faire.

Certains pays musulmans se sont, à l'heure actuelle, endurcis envers quiconque s'attache à la religion d'Allah dans tout ce qui vient et se propage.

 
Et la conclusion est que tout musulman se trouvant dans un pays gouverné par les mécréants par des lois mécréantes, il lui est obligatoire d'émigrer, si il lui est facilité. S'il ne lui est pas facilité, il apparaît qu'il est excusé, par rapport à la parole d'Allah:
 
لاَ يُكَلِّفُ اللّهُ نَفْسًا إِلاَّ وُسْعَهَا
Allah n'impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité.
[2:286]


Et le succès vient d'Allah.
 
Commentaire au livre "les trois bases et leurs preuves"
Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi - الشيخ أحمد بن يحيى النجمي

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La femme sans mahram peut-elle voyager seule pour accomplir la hijra ? (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La femme sans mahram peut-elle voyager seule pour accomplir la hijra ? (audio)

 

Question :

 

Une femme résidant en europe demande s'il lui est permis de quitter le pays mécreant dans lequel elle vie pour se rendre dans un des pays des musulmans et ceci sans mahram ? 

 

Réponse :

 

Oui et ceci est une exception.

 

Il n'est pas une condition pour la femme qui voyage dans le but d'accomplir la hijra qu'elle est un mahram car il s'agit manifestement d'une daroura (Urgence) au sujet duquel il y a une preuve qui est que certaines femmes à l'époque du prophète صلى الله عليه وسلم avaient quitté la Mecque dans le but d'accomplir la hijra sans mahram avec elles.

 

Par contre pour tout autre type de voyage, il faut qu'elle est obligatoirement un mahram avec elle. 

 

Publié par 3ilmchar3i.net

هجرة المرأة المسلمة إلى بلاد المسلمين بدون محرم
نص السؤال : أحسن الله إليكم صاحب الفضيلة ، وفي السؤال الثاني ، وهو عن امرأة تقيم في أوروبا تسأل عن الهجرة من بلاد الكفر إلى بلاد المسلمين بغير محرم، هل هذا يجوز لها؟

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Règles concernant al-hijra

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Règles concernant al-hijra

Question :

 
Comment pouvons-nous faire al-hijra (l'émigration) pour Allah de nos jours ?
 
Réponse :
 
La louange est à Allah. 

Al-hijra (l'émigration) pour l'amour d'Allah signifie partir d'une terre de shirk vers une terre d'islam, comme les musulmans sont partis de Makkah, avant que ses gens ne deviennent musulmans, vers Al-Madina, parce qu'elle était devenue la ville de l'islam après que ses gens aient prêté serment d'allégeance (bay'a) au prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) et lui aient demandé de faire al-hijra.

Ainsi  al-hijra signifie émigrer pour rejoindre d'autres musulmans. 

Al-hijra peut aussi prendre la forme d'un déplacement d'une terre de shirk vers une autre terre de shirk où le mal est moins répandu et où il y a moins de danger pour les musulmans, comme quand certains des musulmans ont émigré de Makkah, sous l'ordre du prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam), vers l' Abyssinie (l'Ethiopie).

Et il n'y a de force qu'en Allah. Qu'Allah bénisse notre prophète Muhammad, sa famille et ses compagnons et qu'Il leur accorde la paix. [1]
Question :

Quelles sont les caractéristiques nécessaires qui doivent être présentes dans un pays pour qu'il soit considéré commedarul-harb (terre de guerre) ou darul-kufr (terre de mécréance) ?

Réponse :

La louange est à Allah.

 

-Toute terre ou région dans laquelle les dirigeants et ceux qui détiennent l'autorité respectent les limites prescrites par Allah et qui gouvernent les gens conformément à la Shari'a islamique et où les gens sont capables d'effectuer ce que l'islam leur a imposé, est considérée comme étant Darul-Islam (terre d'Islam).


Les musulmans dans de tels pays doivent obéir à leurs dirigeants en ce qui concerne ce qui est bon ( ma'ruf) et être sincère envers eux, les aider à s'occuper des affaires d'état et leur donner un appui moral et pratique.

Ils doivent vivre là et ne pas aller vivre ailleurs, sauf en un autre lieu qui soit sous la loi islamique où ils pourront être plus aisés.

Comme Al-Madinah après l'émigration du prophète ( sallallahu 'alayhi wa sallam), quand l'état islamique a été établi là-bas et comme Makkah après la Conquête, quand les musulmans ont pris le pouvoir et qu'elle soit devenue Darul-Islam après qu'elle ait étédarul-harb et qu'il ait été obligatoire aux musulmans qui étaient capables de partir, d'émigrer.

 

-Tout pays ou région dans lequel les dirigeants et ceux qui détiennent l'autorité ne respectent pas les limites prescrites par Allah et ne dirigent pas ceux qui sont sous leur responsabilité par les règles de l'islam et dans lequel les musulmans ne peuvent établir les rites de l'islam, est darul-kufr (terre de mécréance).

 

Comme  Makkatul-Mukarramah avant la Conquête, quand elle était darul-kufr.

Ceci s'applique à n'importe quelle terre dans laquelle les gens appartiennent à la religion d'islam, mais où ceux qui détiennent l'autorité gouvernent selon des lois autres que celles révélées par Allah et où les musulmans ne peuvent établir les rites de leur Religion.

Ils doivent émigrer de ce lieu, fuir pour que leur obligation religieuse ne soit pas mise en péril, vers une terre gouvernée par l'islam et où ils pourront faire ce qui est exigé d'eux par la Shari'a.

Quiconque est incapable d'émigrer parmi les hommes, les femmes ou les enfants seront excusés, mais les musulmans dans d'autres pays doivent les sauver et les amener des pays des mécréants vers la terre d'islam. Allah le Glorifié dit (traduction rapprochée) :

« Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : "Où en étiez-vous ? " (à propos de votre religion) - "Nous étions impuissants sur terre", dirent-ils. Alors les Anges diront : "La terre d'Allah n'était-elle pas assez vaste pour vous permettre d'émigrer ? " Voilà bien ceux dont le refuge et l'Enfer. Et quelle mauvaise destination ! A l'exception des impuissants : hommes, femmes et enfants, incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie : A ceux-là, il se peut qu'Allah donne le pardon. Allah est Clément et Pardonneur.. » [Sourate An-Nisa 4:97-99]

« Et qu'avez vous à ne pas combattre dans le sentier d'Allah, et pour la cause des faibles : hommes, femmes et enfants qui disent : "Seigneur ! Fais-nous sortir de cette cité dont les gens sont injustes, et assigne-nous de Ta part un allié, et assigne-nous de Ta part un secoureur".. » [Sourate An-Nisa 4:75]

Mais quiconque est capable d'établir les rites de l'islam dans sa famille, d'établir la preuve contre les dirigeants et les gens qui détiennent l'autorité, de provoquer la réforme, et de les faire changer leurs voies, alors il est prescrit pour lui de rester parmi eux, parce qu'il y a l'espoir qu'en restant il pourra transmettre le message et les reformer tant qu'il est préservé de la tentation et de la fitna.

Et il n'y a de force qu'en Allah.

Qu'Allah bénisse notre prophète Muhammad.
 
[1] Fatawal-Lajnatud-Da'ima (12/50)
[2] Fatawal-Lajnatud-Da'ima (12/51)

 

Article tiré du site troid.org
Publié par salafs.com

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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