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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 17:23
Les modalités de la hijra (vidéo)

 

Abou Hammaad Sulaiman Dameus Al-Hayiti

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Emigration - الهجرة
10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 18:53
L'obligation d'accomplir al-hijra

L’imam Al-Alusi (rahimahullah) a dit dans Ruh-ul-Ma’ani après la citation de la Parole d’Allah (traduction rapprochée) :

 

La terre d’Allah n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer ? } :

 

« Certains savants emploient ce verset comme preuve de l’obligation d’accomplirAl-Hijra du lieu dans lequel un individu n’est pas capable d’établir sa Religion.

 

Ceci est l’avis de l’imam Malik.

 

Ibn Al-’Arabi a aussi rapporté l’obligation de faire Al-Hijra d’une terre qui est frappée par la peste. »

 

[Ruh-ul-Ma'ani de l’imam Al-Alusi (5/126)]

copié de citationssalafssalih.com

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Emigration - الهجرة
23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 21:56
L’apprentissage de la religion dans un pays de mécréants (audio-vidéo)

 

Question :

 

Votre Eminence [Sheikh] :

 

"Fait-il partie des situations que vous avez évoqué, [c’est-à-dire les cas permettant d’aller dans un pays de mécréants], le fait d’aller étudier une science (de ce bas monde) comme ceci est évoqué dans le Hadith de Djarir (qu’Allah soit satisfait de lui) ? "

 

Réponse :

 

Le sens visé [par ce hadith] est l’apprentissage de la science de ce bas monde, quant à l’apprentissage de la religion [‘Im Shar’i] on ne peut pas l’apprendre dans un pays de mécréants !

 

On ne va pas demander cette science dans un pays de mécréants, ceci n’est pas permis.

 

On ne peut qu’y étudier une science de ce bas monde, telle que l’architecture, la médecine, les techniques d'armement, l’apprentissage des armes…etc.

 

Ce ne sont que les sciences de ce bas monde qui peuvent être sollicitées chez les mécréants s’il s’avère qu’elles sont éventuellement manquantes chez les pays des musulmans. 

 

Par contre, il  n’est pas permis d’apprendre la religion dans un pays de mécréants, et encore moins de prendre cette science auprès d’eux.

 

Il n’y a pas de pire choix causant la perdition des musulmans, que celui d’avoir confié aux moustashirquines (occidentaux qui ont bien appris l'arabe) l’apprentissage des sciences de la religion pour leurs enfants.

 

Ces gens-là sont même parvenus à les faire douter dans leur propre religion et dans leurs propres croyances.

 

Ceci n’est pas permis.

 

Traduction rapprochée : par AbuKhadidja Al Djazairy

copié de nur.al.quran.online.fr

 

 تعلم العلم الشرعي في بلاد الكفار

  فضيلة الشيخ ، هل يدخل في الحالات التي ذكرتم ، يقصد ( الذهاب إلى بلاد الكفر) طلب العلم الدنيوي كما في حديث جرير رضي الله عنه

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Emigration - الهجرة
4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 15:39
La hijra de soeurs ayant des familles qui s'y opposent (audio)

 

Question :

 

Qu' Allah soit bienfaisant envers vous, quelqu'un demande :

 

Quand une femme désire émigrer d'un pays mécréant vers un pays musulman, et que sa famille refuse catégoriquement, et qu'elle s'est préparée à la hijrah par peur de la fitnah (trouble), est-elle dans le péché dans ce cas là? 

 

Réponse : 

 

En réalité, la femme est considérée parmi les faibles, ceux à qui Allah (azza wa jall) a donné une excuse.

 

Et elle est excusée si elle ne trouve personne parmi sa famille. 

 

Et dans son cas elle part comme ça, dans cette dounia, toute seule...

 

Ceci va peut-être la ramener dans une fitnah plus forte.

 

Na'am.

 

Dans sa situation, elle patiente et elle reste dans son pays et avec sa famille, cela est meilleur que le fait qu'elle emmigre ainsi toute seule.

 

Na'am.

 

mmm

Question :

 

Qu' Allah soit bienfaisant envers-vous, question n°6 : 

 

Une soeur salafiyah veut faire la hijrah, et elle a l'argent pour la faire.

 

Cependant sa mère dans le pays de mécréance lui dit " Si tu part, alors je ne te connais plus après cela, et je ne suis plus ta mère ".

 

Réponse : 

 

Elle reste avec sa mère jusqu'à ce qu'Allah en décide [autrement].

 

Naam..   

 

Source : www.z-salafi.com

copié de darwa.com

 

Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi - الشيخ أحمد بن يحيى النجمي

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Emigration - الهجرة
1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 10:28
Les différentes formes de «hijra» en islam

Al-Hijrah - [L’émigration] est:

 

-soit liée à un acte, 

-soit liée à celui qui fait un acte, 

-soit liée à un lieu.

Sans titre 1-copie-1

La première de ses formes qui concerne le lieu

 

Ce qui consiste à ce que la personne se déplace d’un endroit où les actes de désobéissance et les perversités sont commis en abondance, et cela peut être d’un pays non musulman vers un autre pays où n’est pas présent ce type de choses.

L’émigration la plus importante est celle qui s’effectue du pays non musulman vers le pays d’Islâm.

Les gens de science ont rappelé qu’elle est obligatoire [cette émigration] pour la personne qui ne peut pas manifester sa religion.

Si par contre, la personne est capable de manifester sa religion et que nul ne l’empêche d’accomplir les préceptes de l’Islâm, et bien elle n’est pas obligatoire pour elle, mais elle reste tout de même recommandée.

Et sur cette base, le cas d’une personne qui vit dans pays d’Islâm et voyage dans un pays non musulman est plus grave que le cas de la personne qui y vit et dont elle en est originaire.

Si cette personne est dans l’impossibilité d’accomplir sa religion, elle se doit obligatoirement de le quitter [ce pays] et de faire l’émigration.

De même, lorsque le musulman vit dans un pays d’Islâm, il ne lui est pas permis de voyager dans un pays non musulman, car cela constitue un danger pour sa religion et pour sa morale, et pour ce qui peut être comme perte d’argent et renforcement de l’économie des non musulmans.

Et nous devons avoir une attitude d’aversion et de ressentiment à l’égard du mécréant [et de la mécréance] autant que cela nous est possible. 


[...]


Je dis une deuxième fois : L’émigration d’un pays non musulman, pour qui n’a pas la possibilité d’accomplir sa religion, est une obligation.

Mais pour ce qui est de voyager dans un pays non musulman afin d’y faire « Da’wah » [l’appel à l’Islâm], [cela] est permis. Lorsque la personne est capable de faire cela et que cela peut avoir des résultats et effets convaincants, cela lui est alors permis.

Car ce voyage devient d’intérêt général.

Beaucoup de gens du commun dans ces pays non musulmans sont aveugles quant à l’Islâm, ils ne connaissent rien de l’islâm, bien au contraire, ils en sont égarés par ceux qui disent que l’Islâm est une religion infâme, barbare et canaille.

Et particulièrement lorsqu’en occident, ils entendent ce que commettent certaines personnes qui se disent musulmanes et qui les poussent à dire : « Où est l’Islâm [dans cela] ? » - « Cela est de la barbarie ! » Et ainsi ils fuient l’Islâm dû à certaines circonstances provoquées par des musulmans et à leurs agissements.

Et nous implorons Allâh qu’Il nous guide tous !


[...]

Sans titre 1-copie-1

La deuxième de ses formes concerne l’émigration liée à un acte

 

Qui consiste à ce que la personne fuie ce qu’Allâh lui interdit comme acte de désobéissance et de perversité tel que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) le dit :

« Le musulman est celui dont les musulmans ne craignent ni sa langue et ni sa main, et l’émigrant est celui qui fuit ce qu’Allâh lui interdit. » [1]

Tout ce qu’Allâh t’a interdit est ce qui est lié aux droits d’Allâh ou ce qui est lié aux droits des adorateurs d’Allâh, c’est fuir l’insulte, l’injure, le meurtre, la fraude, le fait de manger les biens d’autrui sans droit, rompre [les liens] avec les parents, couper les liens familiaux, tout ce qu’Allâh à interdit tu dois le fuir, même si ton âme t’appelle à cela, et qu’elle [ton âme] insiste sur cela, tu dois lui rappeler que certes Allâh a interdit ces choses jusqu’à ce que [tu arrives] à fuir cela et à t’en éloigner.

Sans titre 1-copie-1

La troisième de ses formes concerne l’émigration liée à celui qui fait un acte

 

Il est parfois obligatoire de s’éloigner de cette personne.

Les gens de science ont dit :

« Celui qui commet des actes de désobéissance sans qu’il ne se soucit de ceux-là, il est légiféré de s’éloigner de lui quand cela peut-être utile et d’intérêt général. » 

L’intérêt ainsi que l’utilité [faits dans ce cas] a pour but de lui faire comprendre ses propres erreurs et de la faire revenir sur ses actes de désobéissance.

A l’exemple d’un homme connu pour ses fraudes dans la vente et le commerce, quand les gens s’éloignent [le fuit], il se repent et regrette ce qu’il a fait ; et celui qui pratique de l’usure, lorsque les gens s’éloignent de lui, ne le salut point et ne lui parle pas, quand cette homme prend conscience de cela, il a honte de lui et retourne à ce qui est juste.
 
Quand l’éloignement [de ce type de personne] n’a pas d’utilité [bénéfique], et que cette personne n’est l’auteur que d’un acte de désobéissance mais non pas d’une mécréance - car certes l’éloignement du mécréant apostat se fait dans toutes les situations, que cela soit utile ou non - ceci dit, l’auteur d’actes de désobéissance mais qui ne sont pas des actes de mécréance, et pour qui l’éloignement n’aurait pas d’intérêt, il n’est pas permis de s’éloigner [de cette personne] sur la base des dires du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) qui a dit : 

« Il n’est pas permis à un musulman d’éviter son frère plus de trois jours, chacun se détournent de l’autre après s’être rencontrés. Le meilleur des deux est celui qui passe le premier le salut. » [2]
 
Certes, il est connu que l’auteur d’actes de désobéissance, qui ne sont pas des actes de mécréance, n’est pas exclut de la foi [al-Imân] auprès des gens de la Sounnah et du groupe [Ahl as-Sounnah wal-Djamâ’ah]
 
Ce qui est donc visé en cela est, est-ce que cela est utile ou non ?

Si cela est utile alors il faut s’éloigner [de la personne], et la preuve sur cela est l’histoire de Ka’b Ibn Mâlik, Hillâl Ibn Umayyah et Mirâra Ibn ar-Rabî’.

Ils sont ceux qui ont divergé [dans leur participation] à l’expédition de « Taboûk », ce qui leur a valut l’éloignement du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) qui a ordonné aux musulmans d’en faire de même, mais cet éloignement a été énormément bénéfique pour eux.

Certes, quand sur eux la terre se resserra, et ils se sentirent étroits dans leurs propres âmes, ils eurent la certitude qu’il n’y a de refuge qu’en Allâh, ils se sont ensuite repentit et Allâh leur a pardonné.
 
Sans titre 1-copie-1
Et telles sont les différentes sortes d’émigrations

 

-Hijrat al-Makân

-Hijrat al-’Amal

-Hijrat al-Âmil


[1] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim
[2] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim


Kitâb « Charh Riyâdh as-Sâlihîn min Kallâm Sayd il-Moursalîn » de SHeikh Ibn ‘Uthaymîn, 1/13 et 16 

copié de manhajulhaqq.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Emigration - الهجرة
1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 10:27
Quitter la terre de mécréance suite à l’opposition du port du hijab (vidéo)
Question :

 

Votre Eminence [Sheikh],une personne demande :
 
Les musulmanes qui vivent en France se sont vu interdire le port du voile islamique,que recommandez vous ?
 
De quitter ce pays avec leurs proches ou d’opter pour une autre solution ?
 
Conseillez-nous a ce sujet, qu’Allah vous récompense!
 
Réponse :
 
Quand bien même on ne leur avait pas interdit le port du voile islamique, elles doivent faire la Hijra si elles en ont la capacité, car ceci est une obligation.
 
Il n’est pas permis à une personne de demeurer dans un pays de non-musulmans alors qu’elle a la capacité de faire la Hijra, car Allah a promis à tous ceux qui ont renoncé à faire la Hijra alors qu’ils en ont la capacité, les châtiments les plus douloureux. 
 
Traduit par notre frère AbuKhadidja Al Djazairy 
copié de alghourabaa.free.fr
 
 
 
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Emigration - الهجرة
1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 21:24
Six questions posées sur la hijra
Dans le Livre « Madjmou3atou Tawhid » (page 47) du Cheikh Mohammed Ibn Abd-el-Wahâb et ses élèves et enfants, d'Ibnu Taymiyya et d'autres Chouyoukhs parmis nos Salafs, nous trouvons une « rissala » où six questions ont été posée au Cheikh Suleymân Ibn AbdAllâh Ibn Cheikh Mohammed Ibn Abd-el-Wahâb rahimahumullâh (le petit fils du Cheikh Muhammad Ibn 3abdel Wahhâb).
Première question : 
 
Est-il permis au Musulman de voyager dans un pays de Kouffar en guerre dans le but du commerce ou non ?
 
Réponse : 
 
Louange à Allah, s’il peut faire apparaître (pratiquer ) sa religion et sans s’allier aux ‘’mouchriquines’’ (associateurs), il lui est permis de cette manière.

Comme l’ont fait certains Sahabas (que la satisfaction d’Allah soit sur eux). Abou Bakr رضي الله عنه ou d’autres Sahabas.

Et le Prophète Messager  صلى الله عليه وسلم n’a pas renié ceci comme l’a rapporté Ahmed رحمه الله dans son ‘’ Moussnad’’ et autres.
 
Et s’il ne peut faire apparaître sa religion et de ne pas aller à l’encontre du fait de s’allier aux ‘’mouchriquines’’ , il ne lui est pas permis de voyager sur leur territoire, comme l’ont déterminé les Ulémas et c’est pour cette raison qu’ont été ramené les Hadiths qui démontrent l’interdiction de se comporter ainsi : c’est parce qu’Allah -Pureté à Lui- oblige l’homme à la pratique du Tawhid et a rendu obligatoire l’inimitié envers les « mouchriquines » ; ce qui constitue un argument et une raison à annuler cela : ce n’est pas permis car cela le pousse à être d’accord avec eux ou à les satisfaire .

Comme est le cas dans la réalité : beaucoup de ceux qui voyagent aux pays des "mouchriquines" sont les pervers des musulmans et qu’Allah nous en préserve et Il est le plus Savant. 
Deuxième question :
 
Est-il permis à quelqu’un de rester dans les pays ‘’Kouffar’’ alors que le Kouffr est apparent et ce dans le but du commerce ? 
 
La réponse à cette question est la réponse à la question qui précède : 
 
Elles sont similaires ( pareilles); et il n’y a pas de différence entre DAR ‘‘El harb’’ et DAR ‘‘ El Saleh’’ (compromis) car quelque soit le pays où le Musulman ne peut y faire apparaître sa religion, il ne lui est pas permis d’y voyager ou de voyager dans sa direction . 
Troisième question :
 
Y’a t-il une différence entre une période proche (courte) par exemple 1 mois ou 2 mois et une période plus longue? 
 
La réponse : 
 
En réalité , il n’y a pas de différence entre une période courte et une période longue, car chaque pays où le musulman ne peut y manifester sa religion et sans s’allier aux mouchriquines, il ne lui est pas permis d’y rester ne serait-ce un jour si il lui est possible d’en sortir . 
Quatrième question :
 
Au sujet du dire d’Allah -à Lui les louanges- (traduction rapprochée) :

« sinon vous serez comme eux… » An-NISÀ Verset 140

Et aussi du Hadith :

« Celui qui s’associe au mouchrique et vit avec lui, il lui est semblable. » 
 
La réponse :
 
Le sens du Verset est clair : Si l’homme entend qu’on renie les versets d’Allah – Le Très Haut- et qu’on s’en moque et qu’il reste en compagnie des mécréants moqueurs sans qu’il n’y ait de contrainte et qu’il ne renie ni ne désavoue complètement ce comportement et qu’il ne reste pas avec eux tant que ceci n’auront pas engagé une autre conversation, alors tel homme est mécréant et leur est semblable et, même s’il ne fait pas ce qu’ils font, dans le sens où cela sous-entend l’acceptation du Koufr , et celui qui accepte le Koufr est mécréant Kafer. 
 
Avec ce verset et sa construction sémantique et grammaticale , les Ulémas ont en conclu que l’acceptation du pêché est pareil qu’à son acte. 
 
Et s’il dit qu’il rejette cela avec son cœur , il ne lui est pas accepté , car le jugement se fait sur l’apparence et s’il peut rejeter le koufr et qu’il ne le fait pas ,il est mécréant. 
 
Allah –Le Très Haut- est le Plus Savant. 
 
Et ce cas s’est présenté après la mort du Prophète – Que Dieu lui accorde Sa grâce et Sa Paix- où des gens ont ‘‘combattu’’ le Koufr de cette manière (c’est à dire avec le cœur) : les Sahabas (R.A.A) ne l’ont pas accepté ; davantage encore , ils les ont tous considérés apostats excepté celui qui avait renié le Koufr avec sa langue et son cœur . 
 
Ainsi est le dire du Hadith :

« celui qui s’associe a un mouchrique ( Associateur) et vit avec lui, il lui est semblable » 
 
Sur l’ apparence : cela veut dire que celui qui prétend à l’Islam et se trouve avec les Mouchriquines dans les réunions et comités de soutien et les maisons, les mouchriquines le considéreront comme un des leurs, alors il est Kefer comme eux, même s’il prétend à l’Islam ; sauf s’il montre sa foi et ne leur donne pas d’importance … 
 
Pour cela, certains hommes parmi ceux qui ont vécu à la Mecque après l’hégire du Prophète– Que Dieu lui accorde Sa grâce et Sa Paix- en prétendant à l’Islam (sauf qu’ils étaient restés à la Mecque) , ont été considéraient des leurs par les mouchriquines …

Et, ils sont sortis avec eux le jour de Badr à contre cœur : ils ont été tués, et parmi les compagnons, certains ont crû qu’ils avaient le statut de « musulman » et ont dit : « Nous avons tués nos frères » et Allah- que son Nom soit exalté- a révélé suite à cela (traduction rapprochée) :

« Ceux qui ont fait du tort à eux-mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : « Où en étiez vous ? »(à propos de votre religion)- « Nous étions impuissants sur terre », dirent-ils. Alors les Anges diront : « La terre d’Allah n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer ? »Voilà bien ceux dont le refuge est l’Enfer. et quelle mauvaise destination ! » Sourate An-Nissa (les femmes) verset 97 
 
As-Sady (r.A) et d’autres commentateurs ont dit de ces personnes : Certes ils étaient mécréants et Allah ne leur pardonnera pas excepté les faibles d’entre eux. 
Cinquième question :
 
Est-ce qu’on peut dire sur quelqu’un qui montre et/ou a montré les signes de l’hypocrisie et qui se prétend musulman, qu’il est hypocrite ou pas ? 
 
La réponse :
 
celui dont les signes d’hypocrisie sont apparents, prouvant son hypocrisie, comme l’exemple de celui qui recule devant la défense (physique ou verbale) des croyants, en les humiliant au moment où les koufars se réunissent (se renforcent) comme ceux qui on dit si on savait que vous alliez combattre, on vous aurez suivi mais en vérité, il se serait mis du coté des vainqueurs : les Mouchriquines s’ils avaient gagnés, ou les Musulmans…

Et pour ce faire, il n’hésite pas à flatter de temps en temps les Mouchriquines ou à les prendre comme allié en dehors des Musulmans : ce comportement ressemble au signe qu’Allah (aza wa jala ) nous a donné pour confondre les signes de l’hypocrisie et les attributs des hypocrites. 
 
Il est permis de désigner les signes de son hypocrisie, et donc de l’appeler « hypocrite ». Et les Sahabas agissaient de la sorte très souvent comme a dit Houdheyfa رضي الله عنه :

« l’homme par sa façon de parler à l’époque du Messager صلى الله عليه وسلم devenait hypocrite d’après ses paroles ». Et comme a dit Aouf Ibn Malik رحمه الله : « A celui qui prononçait ces paroles grossières (il s’agit de paroles bien précises), tu as menti mais tu es un hypocrite… ». Comme Omar رضي الله عنه a rapporté dans l’histoire de Hatab : « O Prophète de Dieu ! Laisse-moi lui trancher le cou parce qu’il est hypocrite ». Et dans un autre transmission : « Laisse-moi lui trancher le cou parce qu’il est hypocrite. » . Il y a beaucoup d’exemples qui vont dans ce sens. Et aussi, a dit Assid Ibn Hadhir à Sa’ad Ibn Houbeyda lorsqu’il a prononcé ses paroles : « tu as menti mais tu es un hypocrite. » 
 
Cependant, il est préférable qu’il sache qu’il n’y a pas d’ambiguïté de l’appeler clairement hypocrite sur l’apparence ou qu’il soit hypocrite intérieur. Donc, s’il fait les signes de l’hypocrisie, l’appellation d’hypocrite est autorisée à qui veut l’appeler de la sorte et même, s’il n’est pas hypocrite dans son for intérieur dans le sens où une partie de ces « cas» sont faite par une personne qui peut se tromper car ignorante. 
 
Donc celui qui prononce l’anathème de l’hypocrisie sur quelqu’un ne doit pas 
être désavoué comme n’a pas été désavoué Assid Ibn Hadhir par le Prophète صلى الله عليه وسلم lorsqu’il appela Sa’ad : « hypocrite ». Et celui qui passe sous silence cet état de fait ne doit pas non plus être désavoué, excepté l’hésitant qui n’est ni avec les musulmans, ni avec les mouchriquines : dans ce cas, ce n’est pas un hypocrite. 
 
Et sache, qu’il n’est pas permis de prononcer l’anathème de l’hypocrisie sur le musulman par passion ou énervement, ou si son but c’est de charger un homme dans un but religieux, ou parce qu’il le déteste, ou parce qu’il n’est pas d’accord avec lui sur des sujets pour lesquels les gens ne divergent pas. 
 
Donc, une personne doit faire très attention et être vigilante, comme le démontre le Hadith du Prophète صلى الله عليه وسلم qui dit que celui qui jette la mécréance sur un croyant c’est comme s’il l’avait tué…

Mais seulement, il est permis aussi pour les signes de l’hypocrisie qui sont éloignés temporellement, comme ceux dont on se souvient ou leurs équivalents à la différence de cas comme le menteur ou l’adultère et ce qui y ressemble…et dans le but où la personne cherche à ce que la parole d’Allah soit la plus haute et la victoire de la religion. 
La sixième question :
 
Dans le cadre de l’alliance et de l’inimitié, quel est le sens de LA ILLAHA ILLA ALLAH, et ce qui en résulte ? 
 
La réponse dit :
 
ALLAH -Gloire à Lui- est le plus Savant, néanmoins à l’attention du Musulman, il lui revient de savoir qu’Allah- Pureté à Lui- lui impose l’inimitié envers les Mouchriquines, et l’absence totale d’alliance avec eux, et l’oblige à l’amour des croyants ainsi que leur alliance, et sois informé que cela est une condition de la foi, et est bannie la foi de celui qui transgresse les limites d’Allah et de Son Prophète fût-t-il son père, son enfant, son frère, son ami. 
 
Et ainsi, et dans ce cadre, est le sens de LA ILLAH ILLA ALLAH et ce qui en résulte, et Allah sobhanou ne nous charge pas du questionnement à ce sujet mais cependant Il nous charge de la connaissance de cet état de fait qu’Il nous a imposé, et rendu obligatoire, et en a rendu obligatoire la pratique : voilà donc l’obligation et la prescription au sujet desquels il n’y a aucun doute…

Donc, celui qui connaît le sens (de la Kèlimet) et ces implications, il est bon (« Hassan ») et de mieux en mieux dans ses œuvres. 

Et, pour celui qui ne connaît pas le sens et les implications de cet Kèlimet, et qui ne s’est pas chargé de sa compréhension ; il n’y a pas de surprise s’il y a des querelles et des controverses en lui à ce sujet et qu’il résolve alors les problèmes avec difficulté (mal) et qu’il diverge…Et il existe une différence d’avec les croyants qui remplissent les obligations de la foi et qui combattent pour Allah en étant hostiles envers les Mouchriquines et en s’alliant aux Musulmans. Et le mutisme (le silence) à ce sujet équivaut à une désignation, et ceci est ce qui me semble, et Allah le Très Haut est le plus savant, et à Lui la Louange et la Grâce, et Bénédictions d’Allah sur Mohammed, et sa famille, et ses compagnons ainsi que le Salut abondant. 
 
Louange à Allah Seigneur des mondes… 
 
Et nous implorons le pardon d’Allah aza wa jala, Celui qu’il n’y a d’autre divinité que Lui et nous nous repentons à Lui.
 
copié de darwa.com
 
Cheikh Suleymân Ibn Abd-el-Wahâb - الشيخ سليمان بن عبد الله بن محمد بن عبد الوهاب
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Emigration - الهجرة
1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 19:05
Réponse à celui qui préfère la France au Maroc (vidéo-audio)

 

Question :
 

Qu'Allah vous récompense en bien

La question dit : Un frère en Belgique dit aux frères de ne pas faire la hijra (fait de quitter un pays de mécréance vers un pays d'islam) au Maroc car il y a des tombes qui sont adorées là bas et dit que la situation en France est mieux qu'au Maroc ?
 
Réponse de Cheikh Zayd Al Madkhali :
 
Le Maroc est un pays musulman même s'il y existe l'adoration des tombes par ce qu'ils (Ndt : il s’agit des gouverneurs et gouvernés) ne sont pas réunis sur l'adoration des tombes, il y a des savants, des mosquées dépourvues de tombes et il y a l'Islam, ceci n'est point une excuse.

Tout pays musulman, en dépit des lois et erreurs, ne peut être considéré autant que pays de mécréance.

Le pays de mécréance est le pays dont la loi (appliquée) est celle de la mécréance pure et dure où aucune loi islamique n'est pratiquée ni base islamique est acceptée non plus.

Ce que dit ce frère là n'est pas juste, cherche(z) la science, concernant l'autre pays (la France) est un pays de mécréants, gouverneurs et gouvernés et il n'y existe que quelques communautés minoritaires de musulmans.
 
Question :

Cheikh est-ce qu'un jugement peut lui être fait pour avoir préféré un pays mécréant à un pays musulman ? 

Réponse :

Lui, il est en danger.

Qu'ALLAH bénisse cheikh zayd elmadkhali et qu'ALLAH le récompense en bien et qu'ALLAH guide le frère en question qui a préféré le pays de mécréance au cher Maroc et à nos frères marocains musulmans et l'aide provient d'ALLAH. 
 
Traduit par Abou Hmid
 
الرد على من يفضل فرنسا على المغرب - للشيخ زيد المدخلي
أحسن الله إليكم يقول السائل أخُ في بلجيكا يقول للإخوة بعدم الهجرة إلى المغرب لأنه هناك قبور تعبد ويقول إن حال فرنسا أفضل من حال المغرب؟
المغرب بلد إسلامي، وإن كان فيه أوثان تعبد، لأنهم ليسوا على التفاف واجتماع على عبادة الأوثان، فيها علماء وفيها المساجد السليمة من المقابر، وفيها إسلام، فهذا ليس مبرر،كل بلد إسلامي وإن كان فيه شيء من القوانين أو المخالفات، لا يعتبر بلاد كفر، بلاد الكفر هيا التي حكمها حكم الكفر، حكم المحضر، لا يهتم بشيء من شريعة الإسلام فيها، ولا يوجد شيء من أصول الإسلام، يقبل بهي فيها، فقول الأخ هذا غير سديد، أطلبُ العلم، أم البلاد الأخرى فهيا بلاد كفار، الحكام والمحكومون وما فيها إلا جاليات قليلة من المسلمين، يا شيخ هل يترتب عليه حكم كونه فضل بلد كافر؟
يكونُ في خطر هو
بارك الله في الشيخ زيد المدخلي و جزاه الله خيراً و نسألُ الله أن يهدي ذاك الشخص الذي أحب و فضل بلاد الكفار على بلاد المغرب الشقيقة و على إخوتنا المغاربة المسلمين و الله المستعان

bugvu

 
Question :

 

Qu’Allah vous préserve, le questionneur de France dit : Un frère en Belgique conseille aux frères de ne pas faire la hijra au Maroc, car des tombes y sont adorées, il dit que la situation de la France est meilleure que celle du Maroc, car les Marocains sont des apostats.

 

Quel est votre avis sur cela, qu'Allah vous préserve ?

 

Réponse de Cheikh Oubeyd Al-Djabiri :

 

C'est un grand menteur, un grand menteur.

 

Je demande au questionneur de lui transmettre qu'Obeid al Jabiri a dit que tu étais un grand menteur, un manipulateur, un dupeur, un trompeur et un traître.

 

Le Maroc est un pays musulman, même si des tombes y sont adorées.

 

Et parmi son mensonge et sa tromperie à cause desquels je crains pour lui l'apostasie, le fait qu'il préfère un pays mécréant à un pays musulman.

 

Ceci est notre réponse.    

 

traduit par minhaj sunna

Cheikh Zayd Ibn Mohammed Al Madkhali - الشيخ زيد بن محمد بن هادي المدخلي

Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri - للشيخ عبيد بن عبد الله الجابري

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Emigration - الهجرة
30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 23:21
Algérie : terre d’islam ?
Question : 
 
Quel est votre avis concernant la personne qui ne fait pas de différence entre l’Algérie, l’Angleterre ou tout autre pays européen mécréant ?

Et lorsqu’on lui demande s’il est permis de voyager vers un pays mécréant, elle répond : où penses-tu être maintenant ?
 
Réponse : 

Louange à Allâh et que les éloges et le salut d’Allâh soient sur celui après qui il n’y aura plus de prophète, ainsi que sur sa famille et sur ses compagnons, jusqu’au Jour de la Rétribution.

Ceci dit :

Comparer l’Algérie à un pays mécréant, comme l’Angleterre, la France ou l’Allemagne, revient à comparer un pays qui gouverne avec l’islam et d’autres qui ne gouvernent qu’avec la mécréance.

C’est donc une manière de rendre mécréant l’ensemble des gens ou l’ensemble de la société, et personne n’ignore que cela est contraire à la croyance et aux fondements de  Ahl As-Sunnah wal-Jamâ’ah.

C’est là la croyance des Khawârij qui déclarent mécréants les musulmans (les gens de Qiblah) par le simple fait de commettre des péchés, mineurs ou majeurs.

Ceci car ils considèrent que les œuvres font partie de la foi et sont une condition de pérennité de la foi, ainsi celui qui commet un grand péché sort de ce qu’ils nomment la foi.

Quant à  Ahl As-Sunnah wal-Jamâ’ah, ils nomment ceux qui se dirigent vers la Qiblah : musulmans et croyants, même s’ils sont désobéissants, tant qu’ils reconnaissent ce avec quoi est venu le Prophète
صلى الله عليه وسلم, d’après sa parole rapporté par Anas Ibn Mâlik :

«Celui qui prie comme nous, se dirige vers notre Qiblah, et mange de nos sacrifices,  est musulman et il a des droits et des devoirs équivalents aux nôtres.»

et dans une autre version :

«
Celui qui prie comme nous, se dirige vers notre Qiblah, et mange de nos sacrifices,  est le musulman qui est sous la protection d’Allâh et de Son Messager, ne trahissez donc pas Allâh dans Sa protection.»
(Al-Bukhârî : 1/496)

C’est-à-dire : ne trahissez pas dans le pacte qu’Allâh a scellé, et n’approchez pas des biens, du sang et de l’honneur (du musulman).

Ce hadith montre l’interdiction de rendre mécréant l’ensemble de la société, et on doit considérer les gens en fonction des apparences : celui qui montre les signes de l’islam, ses règles s’appliquent à lui, tant que rien de contraire n’émane de lui, comme renier une chose authentique avec laquelle est venu le Prophète
صلى الله عليه وسلم, ou rendre licite ce qu’Allâh a rendu illicite.

C’est pourquoi fait partie de la croyance de Ahl As-Sunnah de ne pas témoigner de la mécréance ou de l’hypocrisie d’une personne parmi les musulmans tant que cela n’apparaît pas clairement, et nous devons confier ce qu’ils cachent à Allâh (qui les jugera pour cela).

Ceci car il nous a été ordonné de juger en fonction des apparences, et qu’on nous a interdit les supputations et la recherche de ce sont nous n’avons aucune science.

Allâh dit (traduction rapprochée) :

«Ô vous les croyants ! Evitez de faire trop de suppositions sur autrui car beaucoup de suppositions sont en fait péché. » et Il dit : « Et ne poursuis pas ce dont tu n’as aucune connaissance. L’ouïe, la vue et le cœur : sur tout cela, en vérité, on sera interrogé.»

Parmi les défauts des gens de l’innovation est qu’ils se déclarent mécréants les uns les autres.

Et parmi les mérites de Ahl As-Sunnah est qu’ils déclarent pécheurs (celui qui commet un péché) mais ne le déclarent pas mécréant pour tout péché commis, au contraire la fraternité dans la foi se poursuit même avec les péchés.

Ainsi, si on voit dans le pays les signes de la religion comme la double attestation de foi, l’appel à la prière, l’accomplissement de la prière, la direction vers la  Qiblah et qu’on permet à ses habitants de les accomplir en toute sécurité, et non par pacte engagement ou suivi, alors ce pays sera considéré comme un pays musulman pour Ahl As-Sunnah, et non comme une terre de mécréance, comme c’est l’avis de la secte de Al-Mu’tazilah.

Anas Ibn Mâlik rapporte que le Messager d’Allâh 
صلى الله عليه وسلم a dit :

«On m’a ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allâh.
S’ils le disent, prient comme nous, se dirigent vers notre Qiblah, et sacrifient comme nous, alors leur sang et leur bien nous sont interdits, sauf de bon droit, et leur sort est auprès d’Allâh.
»
(Abû Dâwûd 3/101)

Ainsi, on voit clairement l’erreur de celui qui ne fait pas la différence entre les deux pays, de même que s’effondre l’argumentation de celui qui autorise l’émigration vers les pays de mécréance et d’égarement en prétendant qu’il n’existe aucune terre d’islam, pensant s’appuyer sur un argument religieux en la première émigration des musulmans vers l’Abyssinie puisque la Mecque n’était pas en ce temps une terre d’islam.

Il est étonnant de voir que ceux qui prétendent vouloir s’attacher à cette étape de la Mecque où résidaient les musulmans avec le Prophète 
صلى الله عليه وسلم, en état de faiblesse au début de l’islam, et ont ainsi émigrer vers l’Abyssinie en l’absence de terre d’islam à cette époque.

Ces gens ont malgré tout délaissé la pratique des règles en vigueur en cette période, (parmi lesquelles) la préservation originelle du sang du mécréant, car le sang de l’être humain est préservé et ne doit être versé que de plein droit.

Et on interdisait aux musulmans avant l’émigration de débuter le combat, et il était illicite d’engager des combats contre les mécréants dont la mécréance ne faisait pourtant aucun doute.

Les combattre était donc considéré comme un meurtre sans aucun droit.

Cette règle doit donc a fortiori s’appliquer sur le croyant pécheur, ou sur la personne dont la mécréance n’est pas claire !

Pourquoi ont-ils délaissé la mise en pratique des versets exhortant à la patience vis-à-vis de ceux qui nuisent à Allâh et Son messager lorsqu’ils sont en état de faiblesse, et les versets exhortant au combat lorsqu’ils sont en état de force, afin de réunir l’ensemble des versets plutôt que de prétendre l’abrogation de ce qui porte plusieurs sens ou de choisir un avis, puisqu’il n’y a plus d’opposition entre les versets (si on agit de la sorte).

Ces propos viennent de la croyance des  Khawârij qui ont fait de Al-Hâkimiyyah (l’application de la loi d’Allâh) une condition de validité de la foi et le sens même du Tawhîd.

C’est-à-dire que pour eux le sens de «Lâ ilâha IllaLlâh » est : La souveraineté (la législation) n’appartient qu’à Allâh.

Cette appellation et compréhension erronées ont été répandues par celui qui les a innovés : Sayyid Qutb.

Et nul doute qu’expliquer «Lâ ilâha IllaLlâh» par la souveraineté d’Allâh est contraire à l’explication donnée par les pieux prédécesseurs, car pour eux le sens en est : «Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allâh», et ce d’après la Parole d’Allâh (traduction rapprochée) :

«C’est ainsi qu’Allâh est le Vrai, alors que ce qu’ils invoquent en dehors de Lui est le faux ; c’est Allâh qui est le Très-Haut, le Très Grand

L’unicité d’Allâh est le fondement de la législation et c’est la priorité dans l’appel à Allâh, ainsi Allâh dit (traduction rapprochée) :

«Il vous a légiféré en matière de religion, ce qu’Il a ordonné à Nûh, ce que Nous t’avons révélé, ainsi que ce que Nous avons ordonné à Ibrâhîm, Mûsâ et ‘Îsâ : «établissez la religion en vouant un culte exclusif à Allâh et ne divergez pas à son sujet.» Ce à quoi tu appelles (l’unicité dans l’adoration) parait énorme aux polythéistes. Allâh choisit et rapproche de Lui qui Il veut et guide vers Lui celui qui se repent.» 

Il n’échappe pas à l’homme doué d’intelligence que l’ordre d’adorer Allâh Seul sans associé est une application de la Loi d’Allâh, et c’est la première chose qu’ont ordonné les messagers et les prophètes pour défaire les liens du polythéisme noués dans les poitrines de ceux qui s’y attachaient, ainsi que la purification de la terre et des mosquées d’Allâh de la souillure des statues et des mausolées.

Ainsi le chemin de l’appel à Allâh commence par l’unicité avant toute autre chose (traduction rapprochée) :

«Dis : «Voici ma voie, j’appelle (les gens) à Allâh, avec science, moi et ceux qui me suivent. Gloire à Allâh ! Et je ne suis point du nombre des polythéistes.»

Ce verset porte donc le sens de l’appel à l’unicité d’Allâh, Son adoration seul et sans associé.
De même que cela apparaît dans le hadith de Mu’âdh Ibn Jabal :

«Tu vas te rendre vers un peuple des Gens du Livre.
Que la première chose à laquelle tu les appelles soit d’attester qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allâh et que je suis le Messager d’Allâh.
S’ils t’obéissent en cela, informe-les qu’Allah leur a imposé cinq prières de nuit et de jour…»
(Al-Bukhârî et Muslim)

Ainsi, faire de  Al-Hâkimiyyah une condition de validité de la foi amène à déclarer mécréant en toute situation le gouverneur qui s’oppose à ce qu’Allâh a révélé, de même que ses administrés, même si ces derniers réprouvent ce qu’il fait par leur cœur ou leur langue.

Nul doute que cela est une fausse croyance, puisque faire de Al-Hâkimiyyah une condition de validité de la foi conduit à nier que l’unicité de l’adoration et de nombreux fondements et règles comme la prière et d’autres choses encore fassent partie de l’application de ce qu’Allâh a révélé et des liens de la religion institués par Allâh.

Et toutes ces formes de condition sont fausses et contraires à la religion d’Allâh en raison de la parole du Prophète 
صلى الله عليه وسلم :

«Les liens de l’islam seront défaits les uns après les autres, et chaque fois qu’un lien sera défait, les gens s’attacheront au suivant. Le premier à être défait sera le lien de la Loi (d’Allâh), et le dernier sera le lien de la prière.»
(Sahîh At-Targhîb : 1/369).

Majâlis Tadhkiriyyah ‘alâ Masâ’il Manhajiyyah, p.58-64.
Publié par salafs.com
 

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Emigration - الهجرة
31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
Hajj ou hijra ? (audio)

 

Question :

 

Est-ce le hajj ou la hijra qui est à faire en premier ?

 

Réponse :

 

A cela le Cheikh Sâlih Ibn Ghânim As-Sadlân hafidallah dit que l' émigration du pays mécréant vers un pays musulman est prioritaire au hadj et que c'est dangereux de rester dans un pays mécréant (par rapport à la difficultée de pratiquer la religion). 

 

Cheikh Salih Ibn Ghânim As-Sadlân - الشيخ صالح بن غانم السدلان
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Emigration - الهجرة