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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 01:34
Résumé sur les règles du 'id al-fitr (dossier)
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Fêtes en islam - vendredi et fêtes innovées
1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 18:52
Le lavage du jour du vendredi est-il général aux hommes et aux femmes ? (audio-vidéo)

Question :

 

Qu'Allâh vous récompense !

 

Pour finir, Honorable Cheikh, (la personne) demande et dit : Le lavage du jour du Vendredi est-il général aux hommes et aux femmes, ou est-il spécifique aux hommes?

 

Réponse :

 

(Il est légiféré) pour ceux qui se rendent à la prière du Vendredi, pour ceux qui se rendent dans le but de se réunir, afin d'enlever les mauvaises odeurs et pour la propreté.

 

Ceux qui se rendent à la prière du Vendredi, se lavent afin d'être propre.

 

Ceci est une Sounnah, (ceci) est recommandé !

 

Na'am...

 

Publié par sounnah-publication.com

هل غُسل يوم الجمعة عامٌ للرجال والنساء أم خاصٌ بالرجال

السؤال : هل غُسل يوم الجمعة عامٌ للرجال والنساء ، أو هو خاصٌ بالرجال ؟

الجواب : الذين يذهبون لصلاة الجمعة ، الذين يذهبون لأجل الإجتماع ، وقطع الروائح والنظافة ، الذين يذهبون لصلاة الجمعة يغتسلون لأجل النظافة هذا سنة مستحب

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Fêtes en islam - vendredi et fêtes innovées
1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 16:13
L'expression : «Koul 'Âm wa antoum bikhair - كل عام و أنتم بخير» n'a aucun fondement ! (vidéo)

Questionneur :

 

As-salamou wa 'aleykoum.

 

Cheikh Al-Albani :

 

Wa 'aleykoumous-salam wa rahmatulah.

 

Questionneur :

 

Qu'Allah accepte votre obéissance, qu'Il nous pardonne ainsi que vous !

 

Cheikh :

 

A vous aussi, Bienvenue !

 

Questionneur (2) :

 

As-salamou wa 'aleykoum.

 

Cheikh :

 

Wa 'aleykoum salam.

 

Questionneur (2) :

 

Koullou 'am wa antoum bikhayr !

 

Cheikh :

 

Quant à cette forme de salutation, elle n'a pas de fondement, ça te suffirait de dire : "Qu'Allah accepte votre obéissance."

 

Quant à : "Koullou 'am wa antoum bikhayr", celle-ci est la salutation des mécréants, qui nous a été parvenue à nous les musulmans, sans qu'on s'en rende compte.

 

(Traduction rapprochée)

 

« Et, rappelles, certes le rappel est profitable aux croyants »

 

Questionneur (2) :

 

Qu'Allah te récompense !

 

separador-2-

 

Présentateur :

 

En ligne avec nous 'Abdel-Latif de Riyadh, je t'en prie.

 

Questionneur :

 

As-salamou 'aleykoum.

 

Présentateur :

 

Wa 'aleykoumous-salam wa rahmatoullahi wa barakâtouh. Je t'en prie c'est à toi.

 

Questionneur :

 

Koullou 'am wa antoum bikhayr !

 

Présentateur :

 

Que vous soyez également en bonne santé, tout le temps.

 

Questionneur :

 

Question concernant le fait de faire le pèlerinage pour une personne, est-il permis qu'une seule personne fasse le pèlerinage pour deux autres personnes ?

 

Présentateur :

 

Une autre question ?

 

Questionneur :

 

Non, non. As-salamou 'aleykoum.

 

Présentateur :

 

Je vous en prie Shaykh.

 

Cheikh Al Fawzan :

 

-Premièrement mon frère, il ne convient pas de dire : « Koullou 'am wa antoum bikhayr », car le début de l'année hégirienne n'est pas compté parmi les fêtes que l'on célèbre, mais c'est une chose que les gens ont pris comme habitude et qui n'a pas d'origine.

 

-Deuxièmement, faire le pèlerinage pour une autre personne ne peut se faire que par une seule personne et pour une seule personne, et il n'est pas permis de le faire pour plusieurs personnes. Si tu souhaite faire le hajj pour deux personnes ou plus, alors pour cette année tu le fais pour une personne et l'année suivante pour une autre, etc... ou tu demandes à plusieurs personnes [la même année] et non pas à une seule personne, et chacun fait le pèlerinage pour une personne.

 

Traduction : lamektaba.fr

 

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Fêtes en islam - vendredi et fêtes innovées
31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 23:30
Distribuer des dattes avant la prière de l'aid ? (vidéo)

Question :

Il y a une pratique qui se fait dans les mosquées/lieux de prière durant 'aid :
 
La distribution de dattes avant la prière de 'aid, afin que les gens aient le mérite (pratiquer la sunna) de manger quelques dattes (avant la prière de 'aid).
 
Est-ce que cet acte est une sunna ou une chose nouvellement introduite ?

 
Réponse :
 
C'est une pratique de certains jeunes muslims, qu'Allaah les guide, qui n'était pas pratiquée par les pieux prédecesseurs.
 
Nous n'avons pas connaissance qu'ils avaient l'habitude de distribuer des dattes dans la mouçala (lieu pour effectuer la prière de 'aid).
 
Ce qui est confirmé par le Messager d'Allaah صلى الله عليه وسلم est qu'Il صلى الله عليه وسلم avait l'habitude d'en manger avant de quitter son habitation (pour 'aid alfitr).
 
Il صلى الله عليه وسلم mangeait quelques dattes avant de quitter son habitation.
 
Donc, quiconque veut pratiquer la sunna doit manger lorsqu'il quitte son domicile, pas dans la mosquée ou lieu de prière.
 

✅ Traduit par minhaj sunna

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Fêtes en islam - vendredi et fêtes innovées
31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 23:04
La prière des 2 fêtes - صلاة العيدين

Louange à Allah, c’est Lui dont nous implorons le secours et la guidée.

 

Nous cherchons refuge auprès de Lui contre la méchanceté de nous-même et contre nos mauvaises actions.

 

Celui qu’Allah guide, ne s’égarera jamais et celui qu’Allah égare ne sera jamais guidé.

 

Je témoigne que Le Seul qui mérite l'adoration est Allah l’Unique et que Mouhammad -prières et bénédictions d'Allah sur lui- est Son adorateur et Son messager.

 

Sache que la parole la plus saine et la plus véridique est celle d’Allah (Coran) et le chemin le plus droit est celui du Prophète Mouhammad -prières et bénédictions d'Allah sur lui- Et la plus mauvaise des choses est la nouveauté et toute nouveauté est une innovation, et toute innovation est un égarement et tout égarement est en enfer...

 

« Je vous ai laissé sur une voie claire de nuit comme de jour, ne s’en égare que celui qui est voué à la perdition. »

Rapporté par Ahmed et ibn Majah

 

Un jour de l’Aïd, ‘Omar ibn ‘Abdelaziz (qui fut khalife pendant deux ans et demi) vit un de ses fils avec un vêtement déchiré et se mit à pleurer.

Son fils lui dit alors : « Mais qu’est-ce qui te fait pleurer prince des croyants ? »

Alors ‘Omar répondit : « Ô mon fils ! J’ai peur que ton cœur ne se brise lorsque tu verras les enfants parés de beaux vêtements pour l’Aïd alors que toi, tu es habillé de la sorte ».

Alors l’enfant lui dit : « Ô prince des croyants ! Celui dont le cœur se brise est celui qui est privé de la satisfaction d’Allah ou bien qui a désobéit à son père ou à sa mère !! Quant à moi j’espère qu’Allah est satisfait de moi du fait que toi tu sois satisfait de moi. »

Alors ‘Omar se mit à pleurer, serra son fils contre lui, l’embrassa, et fit des invocations pour lui…

 

Nous aussi, Ô Allah ! Nous témoignons que nous sommes satisfaits de Toi en tant que Seigneur, et de l’Islam en tant que culte, et de Mouhammad en tant que Prophète et Messager, alors Soit satisfait de nous, et Accepte nos bonnes actions! 

 Sans titre 1-copie-11

Ce qui suit est un essai de traduction du livre : 

"Questions & Réponses concernant la prière des 2 fêtes

 du cheikh Mouhammad ibn Saleh el 'Outhaymine -Qu'Allah lui fasse Miséricorde-"

-Doit-on  faire « al Adhan » (Le Grand Appel à la prière) et « al Iqama » (Le petit appel à la prière) pour la prière de la fête (al ‘aïd) ?

 

Non, pour la prière de la fête il n’y a ni Ahdan, ni Iqama, comme le prouve la Sounnah, mais certains savants- qu’Allah leur fasse miséricorde- ont dit :

 

« Il faut y appeler de la sorte : As-Salât Jâmi’a»

 

Mais aucune preuve ne crédite ces paroles, c’est donc une parole faible.  

 

Tout comme on ne peut la comparer par analogie avec la prière de l’éclipse, car une éclipse peut se produire alors que les gens ne s’en rendent même pas compte, contrairement à la prière de la fête.

 

Donc la Sounnah est de ne pas faire al Adhan en cette occasion, ni non plus al Iqama, ni même d’y appeler par « as-Salât Jâmi’a », mais les gens s’y rendent, et quand l’imam se présente, ils prient après quoi ils assisteront au prône.

 

- Est -il considéré comme Sounnah pour l’imam de faire son prône sur le Minbar  (la chair), le jour de la fête ?

 

Oui, certains savants considèrent que c’est une Sounnah.

 

En effet, d’après un Hadith de Jabir-qu’Allah l’agrée-, le Prophète –prières et bénédictions d’Allah sur lui- a fait un prône aux gens puis Jabir a dit :

 

« Ensuite il est descendu et alla  voir les femmes »

 

Les savants en ont donc déduit que l’on ne pouvait descendre que d’un endroit élevé.

 

Mais d’autres savants considèrent qu’il vaut mieux ne pas faire le prône en étant sur le Minbar, mais de toute façon la question est assez large (pour contenir tous les avis.)

 

-Quelle est la sagesse dans le fait  de ne pas emprunter les mêmes chemins le jour de la fête ? (C’est à dire : prendre un chemin pour aller à la prière du ‘yd et prendre un autre chemin pour le retour)

 

La sagesse, à mon avis est de suivre le messager–prières et bénédictions d’Allah sur lui-, car cet acte fait parti de la Sounnah.

 

Et parmi les sagesses également, il y a le fait de laisser apparaître le rite et la cérémonie de la prière de la fête à travers tous les marchés du pays.

 

Parmi les sagesses aussi, le fait de rendre visite à ceux qui se trouvent dans les marchés que ce soit les pauvres ou autre pour les pauvres et ceux qui se trouvent dans les marchés.

 

Et les deux chemins empruntés témoigneront en faveur de l’individu le Jour du jugement.

 

-Doit-on rattraper la prière de la fête si on l’a ratée ?

 

Ce qui est juste est que l’on n’a pas à la rattraper, et celui qui aurait raté la prière de la fête alors elle ne lui incombe plus, contrairement à la prière du vendredi, car celui qui la rate doit prier le Dhohor.

 

Et la différence entre les deux est que la prière du Dhohor est une prière qui a un temps précis, alors si l’individu ne peut pas faire la prière du vendredi, il lui incombera de prier celle de Dhohor.

 

Alors que la prière de la fête, est une prière qui ne se fait qu’en groupe, si l’individu manque l’assemblée qui prie, il ne devra donc pas la rattraper.

 

-Quelle est la Sounnah pour la priere de la fête ? Prier à la mosquee ou dans le désert? Mais si cela est Sounnah de la faire dans le désert, et bien le pays ne cesse de s’étendre, alors à chaque fois que l’on adopte un « moussala » (endroit de prière), les constructions l’envahissent de toute part, on ne se croirait plus dans le désert ?

 

La Sounnah quant à la prière de la fête est de prier dans le désert comme le fit le Prophète, mais si le pays s’étend, il faut alors adopter un autre « Moussalla » dans le désert, mais si le « Moussalla » n’est pas déplacé il n’y a aucun mal, car le fait qu’il soit dans le désert n’est pas une obligation, mais plutôt recommandé.

 

-Qu’en est-il des « takbirat » (c’est-à-dire : Le fait de dire « Allahou Akbar »)  en plus dans la prière de la fête et du fait de lever les mains en le disant ?

 

Les « Takbirat » supplémentaires sont une Sounnah, si l’individu les fait, il en sera récompensé mais s’il ne le fait pas il ne lui en sera pas tenu grief, mais il ne faut pas les délaisser afin de pouvoir différencier la prière de la fête des autres prières.

 

Quant à ce qu’il faut dire entre les « Takbirat », les savants ont dit qu’il fallait louer Allah et prier sur le Prophète–prières et bénédictions d’Allah sur lui-, mais si l’individu ne le fait pas, encore une fois, il n’encoure rien.

 

Quant au fait de lever les mains en disant chaque « Takbir », ceci est une Sounnah également.

 

-Que faire si la fête coïncide avec le vendredi ?

 

Dans ce cas-là il faut effectuer la prière de la fête et celle du vendredi, comme le faisait le Prophète–prières et bénédictions d’Allah sur lui-.

 

Puis ceux qui ont assisté à la prière de la fête peuvent être dispensés d’être présents à la prière du vendredi, par contre ils devront prier le Dhohor, car c’est une prière prescrite à ce moment là, et on ne peut la délaisser.

 

-Que faire si j’arrive au moment où l’imam prie et est en train de faire les « takbirat » en plus, dois-je rattraper ce que je n’ai pas fait, que dois-je faire sinon ? 

 

Si tu arrives alors que l’imam fait les « Takbirat », alors fait le « Takbir al Ihram » [le Takbir de la sacralisation marquant le début de la prière], puis suis l’imam pour le restant de la prière ; quant à ce que tu as manqué il ne t’incombe pas de le rattraper.

 

-Comment la législation considère-t-elle les souhaits de vœux pour le jour de la fête, et y a t-il une manière précise de les dire ?

 

Le fait de présenter ses vœux est permis, et il n’y a aucune formule particulière à dire, mais tout ce que les gens ont pour habitude de dire est permis tant que l’on entre pas dans le péché.

 

-Est -ce qu’il y a un ou deux prônes le jour de la fête ?

 

La Sounnah veut qu’il n’y ait qu’un prône, mais s’il y en a deux, il n’y a aucun mal, car cela fut rapporté du Prophète–prières et bénédictions d’Allah sur lui-.

 

Par contre, il ne faut surtout pas négliger, le cours spécifique réservé aux femmes, comme le faisait le Prophète–prières et bénédictions d’Allah sur lui-.

 

Par contre si des haut-parleurs sont utilisés et que les femmes entendent, alors il faut qu’il consacre la fin du prône à exhorter la femme, et si les femmes n’entendent pas, l’imam doit aller les voir en étant accompagné d’un ou deux hommes et qu’il les exhorte comme il le peut.

 

-Qu’en est-il si les gens ne sont au courant de la fête que l’après-midi ?

 

Dans ce cas, ils mangent s’il s’agit de la fête (après le Ramadhan) et sortiront le lendemain pour aller accomplir la prière.

 

Par contre s’il s’agit de la fête du sacrifice (‘yd al Ad-ha), ils sortent pour accomplir la prière le lendemain et n’égorgent le mouton qu’après la prière de la fête, car le sacrifice doit suivre la prière, et ce qui est connu dans le Madhab est qu’ils effectuent les sacrifices même si la prière a été manquée, mais le premier avis est plus tangible.

 

-Que pensez-vous de la parole de certains juristes qui disent qu’il est conseille de manger le foie de la bête sacrifiée, et y a t-il un argument a cela ?

 

Les savants ont dit :

 

« Il est conseillé de manger de la bête sacrifiée et pour cela il y a une preuve dans le Coran et la Sounnah ».

 

Allah a dit (Traduction relative et approchée) :

 

{ ...mangez-en et nourrissez-en le besogneux misérable } S22 V28   

 

Et le Prophète–prières et bénédictions d’Allah sur lui- a ordonné à ce que l’on mange de la bête sacrifiée, et lui-même en mangea, donc nous avons ici une Sounnah verbale et gestuelle.

 

Quant au fait que se soit du foi, les savants l’on choisi car c’est ce qu’il y a de plus facile et de plus rapide à cuire et non parce que ce serait une forme d’adoration à Allah.

 

-Si la prière de la fête est effectuée à plusieurs endroits dans la même ville, qu’en est -il ?

 

Si cela est nécessaire alors il n’y a pas de mal, tout comme pour la prière du vendredi.

 

Allah a dit (Traduction relative et approchée) :

 

{Et Il ne vous a imposé aucune gêne dans la religion} S22 V78

 

Et le fait de refuser que la prière soit effectuée à des endroits différents reviendrait à priver certaines personnes de la prière de la fête et du vendredi.

 

La nécessité est considérée comme telle si par exemple la ville est tellement grande que venir d’une extrémité à l’autre serait difficile.

 

Par contre  s’il n’y a aucune nécessité il ne faut la faire que dans un seul et même lieu.

 

-Que pensez -vous de la parole de certains savants qui disent que celui qui est en état d’I’tikaf (c’est a dire en retraite pieuse, les derniers jours de ramadhan) doit se rendre à la prière de la fête avec les vêtements qu’il avait lors de son I’tikaf ?

 

Je pense que cela est contraire à la Sounnah, car la Sounnah, le jour de la fête est de s’embellir, que ce soit un homme qui ait fait l’I’tikaf ou non.

 

- Que faire si l’on oublie les « takbirat (durant la salât) de la fête et que l’on a commencé à lire le Coran, doit on recommencer ?

 

Si l’individu a oublié les « Takbirat » et qu’il a commencé à lire le Coran alors il ne lui incombe plus de les faire car c’est une Sounnah et le moment ou elle devait être faite est passé tout comme une personne qui aurait oublié de lire « Dou’a al Iistiftah » (invocation de l’ouverture à faire entre « Takbir al Ihram » et la lecture de la Fatiha), et qu’il a commencé à réciter le Coran alors elle ne lui incombe plus

 

-Que fait l’individu s’il arrive au moment ou l’imam a commencE a faire les « takbirat » ?

 

Nous avons déjà répondu à cette question, s’il arrive alors que l’imam est en train de faire les  « Takbirat .» Maintenant s’il arrive et que l’imam est en inclinaison, il fait « Takbiratoul Ihram » puis s’incline, et s’il arrive alors que l’imam a terminé alors il ne rattrape pas la prière.

 

-Est ce que le lieux où l’on fait la priere de la fête est considéré comme un « Masgid » et par conséquent doit-on y faire les deux unités de prière (rakats) du masgid ?

 

Oui, le « Moussallat al ‘Id » (le lieu prière de la fête) est une mosquée « Masgid » et c’est d’ailleurs pour cela que le Prophète–prières et bénédictions d’Allah sur lui- a interdit à la femme qui a ses règle d’y rester et lui a ordonné de s’en éloigner.

 

Donc si l’individu y entre, il ne doit s’asseoir qu’après avoir prié les deux unités de prière, par contre il ne doit faire aucune autre prière surérogatoire ni avant ni après la prière et ce car le Prophète –prières et bénédictions d’Allah sur lui- ne pria ni avant ni après.

 

Seulement « Tahiat al Masgid » à une cause particulière.

 

-Y a t-il une Sounnah particulière à effectuer la nuit (la veille) de la fête ?

 

Je ne connais pas de Sounnah  particulière pour la nuit de la fête excepté ce qui est connu comme invocation et Takbir.

 

Allah a dit (Traduction relative et approchée) :

 

{Afin que vous en complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidé et afin que vous soyez reconnaissants} S2 V185

 

Et effectivement il y a un Hadith évoque les mérites de la nuit de la fête mais c’est un Hadith sur lequel les savants ont polémiqué et je ne pense pas que l’on puisse reconnaître la Sounnah avec un hadith comme celui-ci.

 

-Comment se fait le takbir général (moutlaq) et le takbir particulier (mouqayad) ?

 

Le Takbir est comme suit : « Allahou Akbar, Allahou Akbar, Lâ ilâha illa-llâh, wal-lâhou Akbar, wal-lah Akbar wa lillahil Hamd ».

 

Ou bien il répète le Takbir trois fois de suite : «Allahou Akbar, Allahou Akbar, Allahou Akbar».  

 

Quant au Takbir général (Moutlaq) c’est celui qui est conseillé à tout instant, et le particulier (Mouqayid) c’est celui qui est conseillé après les prières prescrites.  

 

Et les savants -Qu’Allah leur fasse miséricorde- ont expliqué que le Takbir particulier après les prières était spécifique à la fête du sacrifice : Du Fajr (l’aube) le jour de « ‘Arafat », jusqu’au ‘Asr (le milieu de l’après-midi) du dernier jour du « Tachriq » (troisième jour qui suit la fête).  

 

Quant au Takbir général, il est conseillé pour la fête de la rupture du jeûne, et les dix premiers jours de dhoul-Hijja.

 

Et ce qui est juste c’est que le Takbir général  dure pour la fête du sacrifice, jusqu’à la fin des jours de « Tachriq », et sa durée sera donc de treize jours.

 

Et la Sounnah veut que cela soit fait à haute voix, sauf pour les femmes qui le font à voix basse.

 

-Que doit faire l’individu pour la fête et avant d’aller effectuer la prière ?

 

La Sounnah pour la fête de la fin du Ramadhan (« ‘Id al Fitr) est qu’il mange des dattes en nombre impaire avant de sortir pour la prière.

 

Par contre pour la fête du sacrifice (« ‘Id al Adha »), la Sounnah veut qu’il mange de la bête sacrifiée, après qu’il soit revenu de la prière.

 

Quant au fait de faire les grandes ablutions à cette occasion, une partie des savants le considère comme conseillé.

 

Tout comme il est conseillé qu’il mette ses plus beaux habits, quand bien même il ne se contenterait de faire que ses petites ablutions, mais s’il mettait ses vêtements habituels alors il ne lui en sera pas tenu grief.

 

-Est-ce que  la Sounnah exige que l’on se rende à la prière de la fête à pied ou en transport ?

 

La Sounnah est de s’y rendre à pied mais si l’individu a besoin d’emprunter les transports alors il n’y a aucun mal.

 

-Quelles sont les sourates que l’imam devrait lire pour la prière de la fête  après avoir lu « al fatiha » ?

 

Il est conseillé qu’il lise ou bien la Sourate « Qaf » puis la Sourate « Iqtarbat (la lune) » ; ou bien il lit la Sourate « Sabih » puis « al Ghachiya (celle qui enveloppe) », mais s’il en lit d’autres il n’y a pas de mal.

 

-Qu’en est il du fait de faire le prône de la fête avant la prière, et comment est considéré le fait d’assister au prône, et est-ce une condition pour que la prière soit acceptée ?

 

Le fait d’effectuer le prône avant la Salât est une innovation que les compagnons ont blâmée –Qu’Allah les agrées-.

 

Quant au fait d’assister au prône ce n’est pas une obligation.

 

Que celui qui le veut reste et en tire profit, et que celui qui le veut s’en aille, et ce n’est en rien une condition pour que la prière soit acceptée car par définition une condition précède, or le prône succède à la prière.

 

-Faut- il commencer le prône de la fête par « al istighfar » ou bien par « at-Takbir » ou par autre chose ?

 

Quant à l’Istighfar (le fait de demander pardon en disant « Astaghfirou-llah »), il ne faut pas commencer par cela, et je ne connais personne ayant dit cela. Quant au fait de faire le Tahmid (dire « el Hamdou lillah ») et le Takbir (dire « Allahou Akbar »), les savants sont mitigés sur ce point :  

 

Certains ont dit que le prône commence par le Tahmid, d’autres ont dit qu’il commence par le Takbir. Mais en fait le sujet est large, car s’il dit : « Allahou Akbar, Allahou Akbar, Lâ ilâha illa-llâh, wal-lâhou Akbar, wal-lah Akbar wa lillahil Hamd », dans ce cas il a commencé par le Tahmid car la phrase est considérée comme étant une seule.

 

Et s’il dit : « al Hamdou lillâh, wa-llâhou Akbar, wa Lâ ilâha illa-llah » il a également commencé par le Tahmid, donc le sujet reste large.

 

-la Sounnah exige que celui qui fait le prône soit debout ou assis ?

 

La Sounnah veut que celui qui fait le prône du vendredi ou de la fête soit debout comme cela fut rapporté du Prophète–prières et bénédictions d’Allah sur lui-.

 

-Lorsqu’un homme effectue le sacrifice à la place d'un autre, ce dernier doit-il se raser la tête? 

 

Les règles  du sacrifice sont propres à celui qui est chargé de sacrifier, c’est à dire que lorsqu’un individu charge une autre personne d’effectuer le sacrifice à sa place, et bien les règles propres au sacrifice incombent à celui qui en est chargé et non à celui qui confie cette tache.

 

-Est-il permis à l'individu de se peigner les cheveux les premiers jours de Dhoul Hijja, et quelle est la meilleur bête à sacrifier : le mouton ou la race bovine?

 

Il est permis à l’individu de se couper les cheveux après avoir effectuer son sacrifice, même le jour de la fête, et le mouton est meilleur que le septième d’un bœuf, ou d’une chamelle, mais s’il sacrifie une chamelle ou un bœuf entier et bien les juristes ont mentionné que cela est meilleur qu’une bête de la race ovine.

 

-Quels sont les jours connus (« al ayam al ma’loumat ») et les jours  limités (« al ayam el ma’doudat ») qui sont cités dans le Coran ?

 

Les jours connus (« al ayam al ma’loumat ») sont les dix premiers jours de Dhoul Hijja et les jours limités (« al ayam el ma’doudat ») sont les jours du Tachriq.

 

-Qu’en est- il de la prière de celui qui s’est contenté de « takbiratoul ihram », lors de la prière de la fête ?

 

Sa prière est correcte, car les « Takbirat » supplémentaires et les « Takbirat » marquant un changement de position sont une Sounnah.

 

-Qu’en est-il du fait de transporter des armes pendant la priere du a‘yd ?

 

S’il y a lieu d’en porter alors que l’on en porte dans le cas contraire il ne faut pas.

 

-Qu’en est-il du fait de parler pendant le prône de la fête ?

 

Certains savants ont dit qu’il est interdit de parler alors que l’imam fait son prône le jour de la fête.

 

Et d’autres ont dit qu’il n’y a pas de mal à cela puisque le fait d’assister au prône n’est pas obligatoire, donc le fait de l’écouter n’est pas obligatoire non plus.

 

Mais il ne fait aucun doute que le bon comportement veut que l’on ne parle pas car cela distrait la personne elle-même, ainsi que les autres à qui il s’adresse ou qui l’écoutent ou le regardent.

 

-Qu’en est-il du fait d’effectuer le sacrifice dans le lieu de prière (« al Moussalla ») ?

 

Ceci fait parti de la Sounnah, comme le fit le Prophète –prières et bénédictions d’Allah sur lui- mais les gens ont pris l’habitude d’effectuer le sacrifice chez eux pour ne pas infester de taches le « Moussalla » de la fête.

 

-Jusque quand est-il interdit de se couper les cheveux, les ongles et la peau  pendant les dix premiers jours de dhoul hijja ? [1]

 

L’interdiction est valable jusqu’au sacrifice, lorsque le sacrifice est effectué l’interdiction est levée !

 

-Dans notre pays l’escorte (ou la garde) se rend au lieu de prière de la fête avant l’arrivée du gouverneur (« al Amir »), et lorsqu’il arrive, elle tape du tambour pour l’accueillir, et ceci est également accompagné de chants avec de la musique ; est-il alors permis d’effectuer la prière de la fête dans ce lieu ?

 

Le fait de taper sur le tambour (ou tambourin) est interdit mais ce qui peut être admis c’est le tambour de basque (« ad-Daf ») mais surtout pas au moment et au lieu d’adoration.

 

-Quelle est le jugement et la description de la prière le jour de la fête et quelles sont ses conditions et son temps ?

 

La prière de la fête est une obligation qui incombe à l’homme (« Fardou ‘Ayn »), d’après les paroles les plus tangibles des savants, car le Prophète –prières et bénédictions d’Allah sur lui- l’a ordonné et a insister dans cet ordre là.

 

Au point d’ordonner aux femmes âgées, à celles qui se tenaient écartées du regard des hommes et à celles qui avaient leurs menstrues de s’y rendre, et a ordonné à celle qui avait ses menstrues de se tenir à l’écart.

 

Mais si l’individu rate la prière il ne la rattrape pas car c’est une prière d’assemblée (c’est-à-dire : Que l’on ne peut la prier qu’en assemblée). Donc si elle est passée, elle ne se rattrape pas, tout comme la prière du vendredi qui lorsqu’elle a été ratée elle ne se rattrape pas, mais avec la particularité que la prière du vendredi s’effectue à l’heure du Dohor, donc si elle n’a pas été faite par l’individu, il lui faudra prier le Dohor à la place.

 

Alors que la prière de la fête ne s’effectue pas au moment d’une autre prière, et si elle a été manquée on ne la rattrape pas, et aucune prière ne peut être faite à la place.

 

La façon de l’accomplir est légiférée et connue :

 

il fait le Takbir de la sacralisation (« Takbiratoul Ihram »),

puis il fait l’invocation de l’ouverture : (« Dou’a al Istiftah »),

puis il fait six « Takbirat » (c’est-à-dire qu’il dit six fois Allahou Akbar en levant les mains),

puis il lit la Sourate « al Fatiha » suivie d’une autre Sourate, « Sabih » ou bien « Qaf »  dans la première unité de prière (« Rak’at ») ;

puis lorsqu’il se relève de la deuxième prosternation pour effectuer la deuxième unité de prière,

il se relève en disant  « Allahou Akbar »,

une foi debout il fait cinq « Takbirat », puis il lit la Sourate « al Fatiha » suivie d’une Sourate : S’il a lu « Sabih » dans la première unité de prière, il lira alors la Sourate « al Ghachiya » dans la seconde. Et s’il a lu dans la première unité de prière la Sourate « Qaf » il lira (traduction relative et approchée :) « L’Heure approche et la lune s’est fendue » (C’est à dire la soute « la lune ») dans la seconde.

 

-Est-ce que le sacrifice du jour de la fête est une obligation ou une Sounnah (une œuvre conseillée)

 

Les savants sont mitigés quant au fait que se soit obligatoire.

 

Certains ont dit que c’était une obligation comme dans le Madh-hab de abou Hanifa, ainsi qu’une des deux paroles rapportées de l’imam Ahmad, et un des deux avis dans le Madhab de l’imam Malik.

 

C’est aussi l’avis de cheikh al Islam ibn Taymiya car le Prophète–prières et bénédictions d’Allah sur lui- l’a ordonné et a persisté quant à cet ordre là.

 

Et d’autres ont dit que c’était une Sounnah appuyée (Sounnah Mou-akkada), donc il serait déconseillé (Makrouh) pour celui qui à la capacité de le faire de le délaisser.

 

-La prière de la fête  est-elle légiférée pour le voyageur ?

 

La prière de la fête n’est pas légiférée pour le voyageur, tout comme la prière du vendredi n’est pas légiférée pour le voyageur.

 

Par contre si le voyageur se trouve dans un pays ou la prière de la fête est effectuée, alors il lui incombera de l’effectuer avec les autres musulmans.

 

-Pour celui qui habituellement jeûne le lundi et le jeudi, peut-il jeûner si un de ces deux jours coïncide avec les jours du "tachrik" ?

 

Si le lundi ou le jeudi coïncident avec les jours du « Tachrik » alors l’individu ne jeûnera pas, et ce conformément aux hadiths de ‘Aicha- qu’Allah l’agréée- et ibn ‘Omar- Qu’Allah l’agrée-Il ne fut pas permis pendant les jours de tachrik de jeûner sauf pour celui qui n’effectuait pas le sacrifice » c’est à dire « El Moutamati’ » et « El Kaarin » pendant le pèlerinage, et l’on sait pertinemment que l’on ne peut au nom d’une sounnah effectuer un acte illicite.

 

-Que pensez-vous des fêtes qui sont célébrées  de nos jours, comme les anniversaires ou les fêtes nationales …et quand ces fêtes portent un nom comme « le jour de la patrie » par exemple, cela change t-il le décret ?

 

Quant aux anniversaires, s’il s’agit de l’anniversaire de ‘Issa fils de Maryam- Paix sur lui- que les chrétiens prennent comme culte, le fait d’y assister pour un musulman est interdit sans aucun doute, et ceci fait partie des plus grands interdits car cela revient à immensifier le culte des mécréants, et si l’individu le fête alors il commet quelque chose de grave.

 

Quant aux anniversaires de chacun, cela est bien plus proche de l’illicite que du déconseillé, il en va de même pour toute autre occasion qui n’est pas légiférée.

 

Les occasions légiférées sont la rupture du jeûne du Ramadhan, la fête du sacrifice, et la fête hebdomadaire qui est le jour du vendredi.

 

-S’il s’avère que j’ai constaté la nouvelle lune annonçant la rupture du jeûne et que cela n’a pas été su dans l’endroit ou je me trouve : dois-je rompre mon jeûne et  célébrer la fête, sachant que tout le monde jeûnera, mais que moi en contre partie j’applique le hadith : « jeunez à sa vision (la nouvelle lune) et rompez le jeûne à sa vision », ou dois -je suivre les gens de mon pays ?

 

Certains savants disent que lorsque l’individu est seul à constater le nouveau mois de Chawwal il doit tout de même jeûner, car la venue du nouveau mois ne peut être confirmée qu’avec deux témoins. Et d’autres savants considèrent qu’il rompt son jeûne en cachette.

 

Mais le premier propos est celui qui est connu dans le Madh-hab de l’imam Ahmad –Qu’Allah lui fasse miséricorde-.

 

-S’il y a une minorité de gens en ville, à quel moment peuvent-ils considérer la prière de la fête comme accomplie ? Et quand leur est-il permis d’effectuer le sacrifice ? Est-ce après avoir achever leur prière ou bien après que la prière de l’imam soit achevée ?

 

Les savants disent que s’il y a une minorité de gens qui ne peuvent se rendre au lieu de prière alors, pour eux, la prière de la fête sera accomplie dans leur ville et ce car ils ont une excuse, et en fait le sacrifice dépendra de la prière qui aura été achevée en premier.

 

En somme si la prière effectuée au « Moussala » se termine avant, alors le sacrifice est permis, et si la prière effectuée par la minorité dans la ville est terminée avant, le sacrifice est permis.

 

Et si l’on venait à dire : cela dépend de la prière de chacun : celui qui aura prié avec les gens d’une ville dans un « Moussala », les règles (du sacrifice) découleront de sa prière effectuée au « Moussala », et celui qui aura prié avec une minorité, les règles(du sacrifice) découleront de sa prière effectuée avec cette minorité là.

 

Je dis que celui qui adopte ces propos a raison quelque part.

 

-Quel est le jugement concernant les femmes qui sortent pour se rendre au lieu de prière (moussalla), plus particulièrement  à notre époque où la tentation est de plus en plus présente, et que certaines femmes sortent après s’être embellies et parfumées ? Et si l’on considère que cela leur est permis (de se rendre au moussala) que dire alors de la parole de ‘Aïcha–Qu’Allah l’agrée- : « si le prophète –prières et bénédictions d’Allah sur lui- avait vu ce que les femmes faisaient, il leur aurait interdit » ?

 

Nous considérons que la femme est tenu de se rendre au lieu de prière (Moussalla) pour assister au à ce qu’il y a comme bien, et elle participe avec les musulmans à leur prière et à leurs invocations, mais il est de leur devoir de sortir discrètement, de ne pas s’exhiber ni d’être parfumées.

 

Ainsi elles auront réuni la pratique de la Sounnah et l’éloignement de la tentation.

 

Et ce qui est fait par certaines femmes comme le fait de se parfumer, ceci provient de leur ignorance, et du fait que leurs responsables aient failli à leur responsabilité.

 

Mais cela n’annule pas la loi légiférée qui veut que la femme se rende à la prière de la fête.

 

Quant à la parole de ‘Aicha –Qu’Allah l’agrée-, il est évident que lorsqu’une chose permise entraîne un interdit, alors cette chose devient elle-même interdite.

 

Mais si la majorité des femmes commettent cela nous n’avons pas non plus le droit de pénaliser toutes les femmes !

 

Mais nous l’interdisons uniquement à celles qui commettent ce genre de choses.

 

-Si j’ai jeûné 29 jours et que j’apprends à la fin de la nuit que le lendemain sera le 30ème jour de jeune, et que par conséquent, je vais jeuner, mais à ce moment-là je voyage vers  un autre pays, et à mon arrivée, on m’annonce que la fête sera célébrée le lendemain dans leur pays. Dois-je suivre mon pays (de départ), et par conséquent je jeune, ou bien dois-je rompre mon jeûne et célébrer la fête avec ce pays ? 

 

Il faut que tu célèbres la fête avec le pays dans lequel tu te trouves au moment où la fête est célébrée, et si ton mois de jeûne a été inférieur à 29 jours, alors complète-le.

 

Car comme on le sait le mois peut varier entre 29 et 30 jours, donc si tu as fait 29 jours de jeûne tu as accompli un mois de jeune.

 

Par contre si dans les deux pays le mois a duré 30 jours et que tu n’as jeûné que 29 jours alors il te faudra rattraper un jour de jeûne pour compléter ton mois.

 

-Si j’ai jeuné 29 jours et que le 30eme jours je rompt mon jeun et fete l’a'yd avec le pays dans lequel je me trouve apres quoi je vais dans un autre pays, alors que je ne jeune pas, et je constate qu’ils sont encore en etat de jeune ;que faire : continuer a manger et a celebrer l’a'yd ou dois -je jeuner et continuer a celebrer la fête ?

 

Tu n’as pas à jeûner car tu as rompu ton jeune de manière légiférée, et tu es dans tes droits. C’est un jour que l’on considérera comme permis dans ce cas, car si tu quittes un pays après le coucher du soleil et que tu arrives dans un autre pays avant le coucher du soleil il ne t’incombe pas de jeûner

 

-Est-ce que la prière dans « el moussala » est meilleur que ce soit a mekka, au qoudss ou bien est-ce bien plus meilleur dans les lieux saints ?

 

La prière effectuée au « Moussala » est meilleure. Mais à Mekka, depuis longtemps l’habitude veut que les gens prient à la mosquée sainte, de même à Médine, depuis très longtemps les gens prient dans la mosquée du Prophète –prières et bénédictions d’Allah sur lui- mais il ne fait aucun doute qu’à Médine la prière effectuée au « Moussala » est meilleur, comme ce fut au temps du Prophète –prières et bénédictions d’Allah sur lui- et des khalifes bien guidés.

 

-A quel moment doit-on faire l’invocation de louverture al(istiftah ) pendant la prière de la fête : après le takbir de la sacralisation ( takbiratou el ihram ) ou bien après les takbirettes ?

 

Il faut faire cette invocation après « Takbiratoul ihram », telle est la parole de savants.

 

Mais encore une fois la question est large et il n’y a pas de mal dans  le fait de ne dire l'invocation qu’après les takbirettes.

 

-Est-ce que le takbir particulier (mouqayad) doit être fait après les prières effectuées en commun ou bien est--il permis de le faire après une prière faite seul ?

 

Le Takbir est légiféré, que l’individu le fasse après une prière en commun ou après une prière faite seul.

 

Et certains savants considèrent qu’il n’est légiféré qu’après une prière faite en commun.

 

-Si l’individu perd ses ablutions après la prière lui est-il permis de faire le takbir ? Et de même si après la prière l’individu sort et qu’un long moment s’est écoulé ?

 

Il faut savoir avant tout qu’il n’y a aucun Hadith authentique du Prophète –prières et bénédictions d’Allah sur lui- concernant le Takbir particulier, mais il y a des "Athars" et des efforts personnels des savants, et la question est large.

 

Quand bien même l’individu se contenterait des invocations habituelles après la prière, cela serait permis, en effet tout cela rentre dans l’invocation d’Allah.

 

Tout comme il faut savoir que lorsque l’individu perd ses ablutions après la prière, il n’est pas exempté des invocations. Car être pure n’est pas une condition pour faire les invocations, ainsi il en va de même pour le Takbir ,et il en va de même si l’individu sort de la mosquée, il n’est  pas exempté des invocations.  

 

Quant au fait qu’un long moment se soit écoulé après la prière, si l’individu a délaissé les invocations par paresse, il n’en est pas exempté, et s’ il les a délaissées par oubli il les fait.

 

-Doit- on faire, devancer le takbir aux invocations habituelles à dire après la prière ?

 

Je viens de dire à l’instant qu’aucun Hadith authentique du Prophète –prières et bénédictions d’Allah sur lui- n’a été rapporté à ce sujet, mais que ce sont des "Athars" et des efforts personnels émis par les savants qui disent également : il faut faire devancer le Takbir aux invocations habituelles.

 

-Dans certaines de nos mosquées nous sommes confrontés à ce cas : l’imam fait le takbir dans le micro et tous les gens répètent après lui ce qu’il dit, est- ce que cela fait parti des innovations ou est-ce permis ?

 

Ceci entre dans l’innovation car ce qui est connu dans la voie du Prophète–prières et bénédictions d’Allah sur lui- concernant les invocations est que chacun invoque Allah pour lui même, il ne faut donc pas sortir de la voie du Prophète –prières et bénédictions d’Allah sur lui- et de ses compagnons -qu'Allah les agrées-.

 

-Qu’en est il du sacrifice et est-il permis pour le mort ?

 

Le sacrifice est une Sounnah appuyée pour celui qui en est capable, ainsi l’individu sacrifie pour lui et les gens de son foyer.

 

Par contre le fait de sacrifier au nom du mort ne fait pas parti de la Sounnah, et n’a pas été rapporté du Prophète –prières et bénédictions d’Allah sur lui- qu’il a effectué un sacrifice particulièrement pour un mort, ni même ses compagnons -qu'Allah les agrées- ne l’ont fait de son vivant.

 

Mais l’individu doit sacrifier pour lui et les gens de son foyer  et si en plus il a l’intention que le mort soit compté parmi eux il n’y a pas de mal.

 

-Si le moment du sacrifice est arrive et qu’il n’y a pas d’homme dans le foyer pour effectuer le sacrifice, la femme peut-elle effectuer le sacrifice dans ce cas ?

 

Oui, il est permis à la femme et autre de sacrifier la bête car à la base les hommes et les femmes ont les mêmes devoirs quant aux adorations et autre, sauf lorsqu’un argument vient spécifier le contraire.

 

Dans l’histoire de la servante qui faisait pâturer un troupeau quand tout à coup un loup s’en pris à une des bêtes, alors elle prit une pierre et égorgea la bête et ce au temps du Prophète –prières et bénédictions d’Allah sur lui-, et le Prophète–prières et bénédictions d’Allah sur lui- ordonna que la bête soit mangée.

 

-Qu’en est-il de celui qui se rase  la tête le jour du sacrifice avant de se rendre à la prière, sachant que ce dernier a été exhorte et qu’il a tout de même maintenu sa position ?

 

Il en est que cet individu est désobéissant au Messager–prières et bénédictions d’Allah sur lui- car le Prophète –prières et bénédictions d’Allah sur lui- a dit :

 

"Lorsque les dix(premiers) jours surviennent et que l’un d’entre vous a l’intention d’effectuer le sacrifice qu’il ne coupe pas ses cheveux ou sa peau ou ses ongles ».

 

En fait cet individu se doit de se repentir à Allah pour son acte. Par contre en rien son acte n’a de conséquence sur son sacrifice contrairement à ce que croient certains musulmans ordinaires, pensant que celui qui coupe ses cheveux ou ses ongles les dix jours, son sacrifice est nul, en fait cela n’est pas vrai.

 

-Est-il permis à celui qui a effectue le sacrifice d’en donner une partie à un mécréant, et l’individu doit-il manger de son sacrifice ?

 

Oui, il est permis à celui qui a effectué le sacrifice d’en donner au mécréant comme aumône à condition que ce mécréant là ne fasse pas parti de ceux qui combattent les musulmans, sinon il ne faut rien lui donner.

 

Traduction relative et approchée :

 

{Allah ne vous empêche pas d’être bon et juste envers ceux qui ne vous ont pas combattus en matière de religion et qui ne vous ont pas fait sortir de vos demeures et Allah aime les gens justes mais Allah vous interdis d’être bon et de prendre comme alliés  ceux qui vous ont combattu pour la religion et qui vous ont chasse de vos demeures} S60 V8&9

 

Quant au fait de manger de la bête que l'on a sacrifiée, et bien oui, lorsque l'individu a prié et qu'il a effectué le sacrifice et qu'il en mange avant tout autre plat, il n'y a aucun mal et certains savants même disent que c'est préférable.

 

Si j’ai bien accomplit cette oeuvre alors c’est par la grâce d’Allah

Et si j’y ai faillit alors cela provient de moi-même et de chaytan…

Louanges à Allah seigneur des mondes

Et que la paix et le salut soient sur notre prophète et bien aime Muhammad

Ainsi que sur ses compagnons

Et tous ceux qui l’auront suivi dans le bien jusqu’au jour dernier.

 

[1] Cette question concerne ceux qui effectuent leur pèlerinage.

 

Traduction achevée le 7 Dhoul Hijja 1421, Oummou Yassir

copié de al.baida.online.fr

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Fêtes en islam - vendredi et fêtes innovées
31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 23:04
La baraka et le fait de dire «mabrouk 'aid»

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

Abou Hammaad Sulaiman Dameus Al-Hayiti

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Fêtes en islam - vendredi et fêtes innovées
1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 20:55
La sounnah du jour du vendredi - يوم الجمعة (audio-vidéo)

La louange est à Allâh Seigneur des mondes ;

Et paix, salut et bénédictions sur Son serviteur et ami intime (khalil) et Messager Muhammad, Maître des premiers et derniers et commandeur des croyants, celui qui a été envoyé comme miséricorde pour les gens, celui qui a montré toute la bonté et l'a indiqué à la Oummah (communauté) et montra le mal et mis en garde contre ceci.

Il est le conseiller digne de confiance.

Ceci dit,

 

Dans les deux sahih (recueils authentiques boukhârî et mouslim) et autres, il a été rapporté que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Celui qui fait une lotion le vendredi, comme il la fait à la suite d’un rapport sexuel, puis va la mosquée à la première heure (L’heure signifie un laps de temps), est pareil à celui qui fait l’aumône d’une chamelle ;

s’il va à la deuxième heure, il est pareil à celui qui fait l’aumône d’une vache ;

s’il va à la troisième heure, c’est comme s’il fait l’aumône d’un bélier ;

s’il va à la quatrième heure, c’est comme s’il fait l’aumône d’une poule ;

s’il va à la cinquième heure, il est pareil à celui qui fait l’aumône d’un oeuf ;

lorsque l’imam entre, les anges seront présents et écouteront les invocations."

Ce hadith sahih est puisé des deux sahih et autres.

 

Il y est statué les rangs de ceux qui se concurrencent dans la miséricorde d'Allâh et que les gens ont selon leur intérêt et désire du jour du vendredi à se rendre tôt à la prière du vendredi et à y assister et attendre pour la prière.

 

Celui donc qui s'y présente en avance est comme s'il avait fait le meilleur sacrifice pour Allâh, comme s'il avait sacrifié une chamelle et les anges du chemin sont debout à l'entrée sur le côté des portes (du masjid) enregistrant quiconque y assiste un après l'autre.

 

Et Allâh Le Tout-Puissant sait toute choses sans avoir besoin de livres mais Il a voulu ceci pour une grande sagesse que les gens seront informés à propos des rangs des gens de bien.

 

Et selon l'écrit (des anges) du premier à s'y rendre.

 

Et dans d'autres narrations :

 

"Celui qui fait une lotion le vendredi, comme il la fait à la suite d’un rapport sexuel, puis se rend suffisamment tôt à la prière, et se parfume lui-même avec un parfum lui appartenant un parfum lui appartenant ou appartenant à sa femme dans la maison, et ne sépare pas deux fidèles (déjà installés), qui accomplit les prières prescrites et se tait pendant le prône de l'imâm, se verra pardonner les péchés qu'il a commis entre ce vendredi et le précédent et trois autres jours ajoutés à ceux-là."

Al-Bukhârî et Ahmed

 

Donc s'y rendre tôt est une preuve qu'il y a une volonté de faire du bien (pour l'amour d'Allâh) et la hâte pour obéir aux ordres d'Allâh.

 

Et le jour du vendredi est le maître des jours et le meilleur des jours de la semaine.

 

Et il a été rapporté dans un hadith que :

 

"L'heure aura lieu un vendredi et que toutes les bêtes sont à l'affût le jour du vendredi par peur de l'arrivée de l'heure"

Rapporté par al Moundiri, authentifié par Cheikh Al-Albani

 

Par l'inspiration d'Allâh, se préparant à la possibilité de l'arrivée de l'heure.

 

Et quant à l'enfant d'Adam, il est préoccupé avec les choses de la vie, et prend soin de cette vie, et s'il savait qu'elle (l'heure) arriverait un vendredi, cette narration vient du véridique, le digne d’être cru.

 

Il est distrait par l'espoir et le désir de la vie et suivre les désirs de l'âme qui est certes instigatrice du mal, et les suggestions du diable à faire beaucoup de mauvaises actions.

 

Il est donc un devoir pour tout musulman à ce qu'il se prépare à l'arrivée de l'heure, tout les vendredi, et montrer de l'ardeur à s'y présenter tôt.

 

Et les heures du jour du vendredi commencent lorsque le soleil se lève et qu'il atteint la hauteur d'une lance.

 

Ce qui veut dire, que les prières commencent après ce lever du soleil.

 

Et la cinquième heure arrive lors de l'entrée de l'imam au masjid, marchant vers le minbar (chaire pour le prêche).

 

Il n'y a pas de différences d'ordres entre les heures, ni en été, ni en hiver.

 

Ceci veut dire que les heures ne sont pas comptées en minutes comme ce qui est connu des gens.

 

Il y a cinq heures durant les journées longues et courtes.

 

Le musulman se doit de se préparer lui-même (pour le vendredi).

 

Et lorsque l'imam entre et commence son prêche, les gens doivent arrêter de se parler entre eux et ne pas se distraire avec quoi que ce soit, car lorsque quelqu'un dit à une personne qui est assise à côté de lui durant le prêche : "Arrête de parler!", il a lui-même parlé.

 

Et quiconque a parlé (durant la khoutba/prêche), il n'y a pas de jumu'a pour lui (récompense).

 

C'est-à dire peu importe même s'il touche des cailloux devant lui, sable ou même s'il utilise le miswak.

 

Car il est demandé pour la personne qui assiste au jumu'a, d'arrêter de parler ou de faire n'importe quel geste lorsque l'imam fait son prêche et se préparer à écouter les rappels (dhikr), écoutez/apprenez le sermon, et si des règles auraient été données (durant le sermon), alors chacun sera capable de différencier entre le halal (licite) et le haram (illicite).

 

Et que chacun ait un comportement islamique, lorsqu'il entend les rappels et leçons, comme vêtu d'une apparence qui montre une meilleure condition que les autres jours.

 

Et lorsque la personne entre, qu'elle ne chevauche pas les gens, qu'il s'assoit là où il peut trouver une place.

 

Et en ce qui concerne la prière, d'arranger les rangs afin qu'il n'y ait pas d'espaces inoccupés car c'est la raison pour laquelle il y en a qui enjambent les gens.

 

Et la personne qui enjambe les gens, recherchant une place devant, qui par la même occasion gène ceux qui sont devant, s'il n'a pu trouver une place vide nulle part, il aura alors commis un péché (en s'efforçant à aller devant).

 

Mais si ceux qui sont derrière ont laissé des places inoccupées entre eux, ce sera la raison pour laquelle ceux de derrière chevauchent les gens et seront responsables des gens qui ont commis ces péchés.

 

Il est donc important pour le musulman de penser pour lui et de s'acquitter de sa récompense et ne pas laisser les derniers entrés user un moyen de distraction (qui fera perdre la concentration de ceux présents).

 

Le premier à entrer a sa faveur, et s'il ne comble pas l'écart (à côté de lui) alors la personne venue après aura le droit d'occuper cette place.

 

Laissez donc le musulman rivaliser avec son frère durant ces nobles heures pour se rapprocher d'Allâh et pour montrer sa volonté d'obéir à Son commandement et être un modèle pour ceux qui aiment la rigueur et ceux qui s'interressent à avoir une récompense.

 

Il doit s'efforcer à se préparer au bon moment (pour assister au jumu'a).

 

Il peut donc être le premier à entrer aux côtés de ceux de devant et Allâh nous a ordonné de se rivaliser pour le paradis aussi vaste que les cieux et la terre.

 

Le Tout-Puissant l'a préparé pour ses alliés pieux, ceux qui désirent cette récompense qui a été préparé pour eux...

 

Ceux qui ont peur de ce qu'Il a préparé pour la punition des oppresseurs.

 

Le jour du jumu'a, Ô serviteurs d'Allâh, si le mouhadhin (celui qui appelle à la prière) fait l'appel (adhan) à la prière, c'est alors une obligation pour tout ceux qui l'écoutent de se rendre au jumu'a.

 

Quand l'appel est fait, c'est donc une obligation, pour celui qui en est capable, d'y assister et les ventes (shoppings) sont interdits, et la vente et les contrats de vente ne sont pas valides (si cela est fait durant le jumu'a), et les locations...après l'adhan de la prière du dhor...

 

L'adhan du jumu'a est fait en présence de l'imam et avant cela ceci est permis sauf que les masajids ne peuvent pas être un endroit pour les contrats de vente, d'achat et de location.

 

Et la personne devra se hâter à la prière de jumu'a même si c'est loin, tels les compagnons, qu'Allâh les agrées, en dépit des difficultés des moyens de locomotions (dans le passé).

 

Les moyens de transport sont connus pour être la même chose que ceux qui ont vécu en ces temps avant l'arrivée des nouvelles technologies, ils se rendaient au jumu'a à une distance de douze miles.

 

Et le "mile islamique" n'est pas similaire au mile connu dans les pays outre-atlantique, qui font moins de deux kilomètres ; mais un mile islamique fait plus de deux kilomètres et ils se rendaient tout de même au jumu'a de sorte qu'ils avaient pris une grande part de la matinée du jumu'a seulement pour se déplacer.

 

Mais celui qui se déplace pour la prière au moment où il voyage ne fera pas un pas excepté qu'il sera élevé en degré (au paradis) et ne fera pas un autre pas excepté qu'il lui sera effacé un péché lorsque la route est longue.

 

Donc marcher pour aller au masjid fait élever en degrés et efface ses péchés en les réduisant.

 

Et le jour du jumu'a a son propre affaire car le jumu'a est un jour de la semaine en cela il y a du rappel, et un sermon et une guidance et la clarification de certaines choses parmi les règles islamiques que les gens ont besoin.

 

Et quiconque ne connait pas ceci, il aura donc besoin que quelqu'un le lui enseigne.

 

Et pour celui qui est conscient, il est dans le besoin d'être rappelé tel que quelqu'un qui a peut-être négligé (les enseignements), il est dans le besoin que quelqu'un l'alerte, le lui enseigne et le guide, afin qu'il puisse apprendre.

 

Et cette khoutba (sermon) peut inclure des interdits (éclaircissements) sur quelque chose qu'il a peut être commis ou bien lui ordonnant de faire des actes qu'il a peut-être négligé.

 

Et c'est pourquoi Allâh l'a appelé "le rappel" dans Sa parole :

 

فَٱسۡعَوۡاْ إِلَىٰ ذِكۡرِ ٱللَّهِ وَذَرُواْ ٱلۡبَيۡعَ‌ۚ

 

(traduction rapprochée)

 

"Ô vous qui avez cru! Quand on appelle à la Ṣalāt du jour du Vendredi, accourez à l’invocation d’Allâh et laissez tout négoce" (Sourate 62 le vendredi verset 9)

 

Aussi, il est mentionné un avertissement à propos de celui qui rate une jumu’a.

 

Il est rapporté dans une narration que :

 

"quiconque délaisse trois jumu’as par négligence, son cœur sera scellé"

 

C’est-à-dire que la lumière du cœur sera effacée.

 

Mais s’il se repent et regrette et retourne aux actes vertueux, alors Allâh Le Tout-Puissant est Le Pardonneur, Le Très Miséricordieux.

 

Il changera les péchés en bonnes actions, par miséricorde pour les serviteurs et par amour de les récompenser.

 

Et Allâh Le Tout-Puissant est Le plus Généreux des généreux, et Le plus Aimable des aimables.

 

Aussi durant le vendredi, Ô serviteurs d’Allâh, il y a :

 

"L’heure de réponse"

 

C’est-à-dire qu’il y a une heure (un moment) où les invocations sont exaucées et celui qui a des besoins qui n'ont pas été respectés ou ne peut pas être fait, doit demander afin que soit réalisé par le Souverain de toutes choses, Celui qui soulage les cœurs, Lui qui :

 

أَمَّن يُجِيبُ ٱلۡمُضۡطَرَّ إِذَا دَعَاهُ وَيَكۡشِفُ ٱلسُّوٓءَ

 

(traduction rapprochée)

 

"N’est-ce pas Lui qui répond à l’angoissé quand il L’invoque, et qui enlève le mal" (Sourate 27 les fourmis verset 62)

 

Lui qui est capable de toute chose.

 

Et les savants ont des divergences d’opinions concernant le moment de : "L’heure de réponse"

 

Il y en a qui disent que c’est lorsque l’imam entre et s’assoit sur le minbar.

 

Et le Prophète صلى الله عليه وسلم, quand Il mentionna : "L’heure de réponse", il a souligné la brièveté de ce moment-là avec ses mains et que c'est un court laps de temps.

 

Le musulman a donc besoin -lorsque l’imam entre jusqu’à qu’il finisse (sa khoutba)- d’être prêt, se préparant mentalement, et s’efforçant pour la miséricorde d’Allâh et observe le silence de l’imam durant l’appel (adhan), il demande donc à son Seigneur Le Tout-Puissant l’aide dans ses affaires.

 

L’aide dans ses affaires, et soulager son cœur, et il est bon pour un musulman de demander aussi de soulager toutes les douleurs des musulmans.

 

Et combien de nations sont tombées dans la pression des injustes oppresseurs ignorants ou sous l’invasion des mécréants malveillants (mauvais) ?

 

Et si leurs frères ne peuvent les aider d’eux (les oppresseurs) de ce qui leur arrive comme formes d’agression et d’invasion dans leurs pays, ils devraient alors prier à Leur Seigneur, Celui qui fait ce qu’Il veut, de soulager leurs douleurs.

 

Et il a aussi été dit concernant : "L’heure de réponse" qu’elle est après l’heure du ‘asr (prière de l’après-midi) du vendredi ; que la personne reste au masjid après la prière du ‘asr, gardant son état de pureté (woudou), attendant la prière du maghrib (coucher du soleil), demandant à son Seigneur de temps en temps, Lui demandant des faveurs pour soi et pour les autres musulmans et s’efforçant à cela.

 

Car lorsque le Prophète صلى الله عليه وسلم, mentionna : "L’heure de réponse", il a indiqué que :

 

"Si un serviteur se tient droit en prière et demande quelque chose à Allâh, Il lui répondra."

Boukhârî

 

Et "droit" ici ne veut pas dire debout mais plutôt dans les affaires de la prière, et le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"celui qui est assis dans la mosquée en état de purification, attendant la prière, il lui est alors compté comme s’il était en prière durant cette période d’attente aussi longtemps qu’il ne l’a pas perdu", c’est-à-dire perdre ses ablutions.

 

Et l’avis le plus sûre c’est qu’elle est après l’ ‘asr (l’heure de réponse), mais cela n'empêche pas le croyant et le musulman d'essayer de l'atteindre car il se peut que cela soit lorsque l’imam est assis sur le minbar et lorsque l’imam… et l’appeleur (mouhadin) appelle à la prière.

 

Et ça peut être entre les deux parties de la khoutba lorsque l’imam est assis.

 

Que la paix et le salut soit sur notre Prophète Muhammad, sa Famille et tous les Compagnons.

 

Publié par minhaj sunna

Cheikh Saleh Ibn Muhammad Al Louhaydane - الشيخ صالح اللحيدان

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Fêtes en islam - vendredi et fêtes innovées
30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 18:08
Il y a, à chacune des portes des mosquées le jour du vendredi, deux anges

D'après Abou Houreira رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Il y a à chacune des portes des mosquées le jour du vendredi deux anges qui écrivent les gens dans l'ordre d'arrivée,

comme un homme qui a sacrifié un chameau,

comme un homme qui a sacrifié une vache,

comme un homme qui a sacrifié une chèvre,

comme un homme qui a sacrifié un oiseau,

comme un homme qui a sacrifié un oeuf (*)

puis lorsque l'imam s’assoit les feuillets sont pliés".

Rapporté par Ibn Khouzeima et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°708

 

(*) C'est à dire que les gens ont l'équivalent de la récompense d'avoir sacrifié un chameau, puis une vache...en fonction de l'heure à laquelle ils sont arrivés à la mosquée.

 

Publié par 3ilmchar3i.net

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم

على كل باب من أبواب المساجد يوم الجمعة ملكان يكتبان الأول فالأول كرجل قدم بدنة وكرجل قدم بقرة وكرجل قدم شاة وكرجل قدم طيرا وكرجل قدم بيضة فإذا قعد الإمام طويت الصحف

رواه ابن خزيمة و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ٧٠٨

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Fêtes en islam - vendredi et fêtes innovées
29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 23:12
Abandonner la prière de vendredi à cause du travail

La question :

 

Certains services privés obligent leurs fonctionnaires à assurer une permanence dans leurs entreprises le vendredi.

 

Devraient-ils alors faire la prière du Dhouhr (prière de midi) ou accomplir la prière du vendredi ?

 

S’ils sont enjoints de faire la prière du Dhouhr, devraient-ils l’accomplir en groupe ? 

 

La réponse :

 

Louange à Allâh, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu'Allâh a envoyé comme miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.

 

Ceci dit :

 

Sachez que la prière du vendredi est un devoir individuel envers chaque homme musulman libre, sain, pubère, résident, pouvant se déplacer pour y assister et n’ayant pas d’excuses valables lui autorisant de ne pas y assister.

 

Ceci fait l’unanimité, car Allâh a dit :

 

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِذَا نُودِي لِلصَّلاَةِ مِن يَوْمِ الْجُمُعَةِ فَاسْعَوْا إِلَى ذِكْرِ اللهِ وَذَرُوا الْبَيْعَ ذَلِكُمْ خَيْرٌ لَّكُمْ إِن كُنتُمْ تَعْلَمُونَ - الجمعة : 9

 

Le sens du verset :

 

Ô vous qui avez cru! Quand on appelle à la prière du jour du Vendredi, accourez à l’invocation d’Allâh et laissez tout négoce [1]. Cela est bien meilleur pour vous, si vous saviez!﴿ [El-Djoumou`a (Le Vendredi) : 9].

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

«Que les gens ne laissent jamais la prière de vendredi, sinon, Allâh mettra un sceau sur leurs cœurs, puis ils seront inscrits parmi les distraits» [2].

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit aussi :

 

«Celui qui abandonne la prière de vendredi trois fois par négligence, Allâh mettra un sceau sur son cœur» [3].

 

Ceci dit, il est valable d’accomplir la prière de vendredi en tous lieux, que ce soit en ville, en village, dans une mosquée, dans une construction élaborée à cet effet ou dans un espace qui y est annexe.

 

Donc, la prière de vendredi fait partie de l’ensemble des prières à l’unanimité, et elle ne peut prendre le statut des autres actes que s’il y a une preuve établissant l’exception, car le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

«On m’a fait la terre un lieu de prière et un moyen de purification» [4].

 

`Omar Ibn El-Khattâb رضي الله عنه a envoyé une lettre aux gens de Bahreïn en leur disant :

 

« Accomplissez la prière de vendredi où que vous soyez » [5].

 

Ce propos englobe tous les endroits, comme il comprend également les nomades, tel qu’il est rapporté par les Compagnons du Prophète صلى الله عليه وسلم .

 

Cependant, s’il n’est pas possible d’assister à la prière de vendredi pour une raison donnée, il y a lieu de dire qu’il a été sus-cité que parmi les conditions de l’obligation d’assister à la prière de vendredi est que la personne n’ait pas d’excuses valables justifiant son abandon ; en somme, toute personne susceptible de subir un mal ou un dommage en se rendant à la mosquée pour l’accomplir est comptée parmi les gens ayant des excuses valables, conformément au hadith où le Prophète  صلى الله عليه وسلم a dit :

 

«Celui qui entend l’appel à la Prière et ne vient pas prier, sa prière ne sera pas valide sauf s’il a une excuse (valable)» [6].

 

Par ailleurs, l’excuse valable, consistant dans la difficulté, le besoin et la nécessité, qui est la cause de l’autorisation [de ne pas assister à la prière de vendredi], est une chose relative et non pas absolu.

 

Ainsi, la détermination de l’excuse valable dépend de l’effort personnel ; la personne est laissée à sa foi et à sa piété pour la délimiter, car tout être religieusement responsable est connaisseur de sa propre personne ; donc, il sait quand est-ce qu’il recoura à l’autorisation, tout en tenant compte des limites assignées par la Charia.

 

En outre, et à titre d’information complémentaire, il y a lieu de dire que ledit hadith indique – aussi – que parmi les conditions de l’obligation de la prière de vendredi et de la prière en groupe est le fait d’entendre l’appel à la prière.

 

Ceci englobe forcément celui qui se trouve à l’extérieur d’une agglomération et, à plus forte raison, celui qui se trouve à l’intérieur.

 

Du reste, ce qui doit être tenu au compte en ce qui concerne l’écoute de l’appel à la prière est que le muezzin ait une haute voix, qu’il n y ait pas de bruit [empêchant l’écoute], que le vent soit paisible et que tout autres empêchements soient inexistants.

 

Ceci dit, il est établi en science de jurisprudence que ceux pour qui la prière de vendredi n’est pas obligatoire, et n’y ont pas assisté, doivent l’accomplir en tant que prière de Dhouhr.

 

Le savoir parfait appartient à Allah, et notre dernière invocation est qu'Allah, Seigneur des Mondes, soit Loué, et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.

 

[1] Laissez tout négoce : abandonnez toutes vos occupations pour pouvoir accomplir votre devoir religieux.

[2] Rapporté par Mouslim, chapitre du «Vendredi», de la gravité du péché commis en négligeant la prière et le prône de vendredi, Ed-Dârimi, chapitre de «La prière», concernant celui qui abandonne la prière de vendredi sans excuse valable et El-Baghawi dans «Charh Es-Sounna», chapitre du «Vendredi», concernant la menace pesant sur celui qui abandonne la prière de vendredi sans excuse valable, par l’intermédiaire d’Abou Hourayra .

[3] Rapporté par Abou Dâwoûd, chapitre de «La prière», concernant la classification des traditions relatives au vendredi, de l’avertissement de la négligence de la prière de vendredi. Ce hadith est aussi rapporté par Et-Tirmidhi, chapitre du «Vendredi», concernant la négligence de la prière de vendredi sans excuse valable, par Ibn Mâdjah, chapitre de «L’établissement de la prière et l’application de la Sounna en prière», concernant ce qui est rapporté au sujet de celui qui abandonne la prière de vendredi sans excuse valable, par Ahmed (3/424-425) et par Ibn Hibbâne, chapitre de «La prière», concernant la prière de vendredi (hadith 2775), par l’intermédiaire d’Abou El-Djâ`d Ed-Dhamri . Ce hadith est jugé authentique par El-Albâni dans « Sahîh Et-Targhîb Wet-Tarhîb »  (hadith 727).

[4] Rapporté par El-Boukhâri, chapitre de « La prière », concernant le propos du Prophète صلى الله عليه وسلم :

«On m’a fait la terre un lieu de prière et un moyen de purification»

et Mouslim, chapitre des «Mosquées et des endroits de la prière», par l’intermédiaire de Djâbir .

[5] Rapporté par Ibn Abi Chaybah, concernant celui qui dit que la prière de vendredi est valable dans les villages et ailleurs. El-Albâni a dit dans «Ed-Da`îfa» : Sa chaîne de narration est authentique selon les conditions établies par les deux Cheiks (El-Boukhâri et Mouslim).

[6] Rapporté par Ibn Mâdjah, chapitre des «Mosquées et de la prière en groupe», concernant l’avertissement de la négligence de la prière en groupe, par Ibn Hibbâne, chapitre de «La prière», concernant la prescription de la prière en groupe et les excuses valables justifiant le fait de ne pas y assister, et par El-Hâkim, chapitre de «La prière» (1/363). Voir : «El-Irwâ'» (2/337), «Tamâm El-Minna» (hadith 367) et «Sahîh Et-Targhîb Wet-Tarhîb» (1/301) (hadith 436).

 

Fatwa n°: 51

 Publié par ferkous.com

 

في حكم تركِ صلاة الجمعة لعذرٍ
السؤال : 
بعضُ المَصالِحِ الخاصَّةِ تُوجِبُ على عُمَّالِها البقاءَ يومَ الجمعةِ للمُداوَمةِ في مُؤسَّستِها، فهل يُصلُّون ظُهْرًا أم جمعةً؟ وإِنْ كان الأوَّلَ فهل يجب أَنْ يُصلُّوها جماعةً؟ وجزاكم الله خيرًا
الجواب : الحمدُ لله ربِّ العالمين، والصلاة والسلام على مَن أرسله اللهُ رحمةً للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، أمَّا بعد
فاعْلَمْ أنَّ صلاةَ الجمعةِ فرضُ عَيْنٍ على المسلمِ الْحُرِّ العاقلِ البالغِ المُقيمِ القادرِ على السعيِ إليها الخالي مِن الأعذارِ المُبيحةِ للتخلُّفِ عنها باتِّفاقٍ؛ لقولِه تعالى

يَٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوٓاْ إِذَا نُودِيَ لِلصَّلَوٰةِ مِن يَوۡمِ ٱلۡجُمُعَةِ فَٱسۡعَوۡاْ إِلَىٰ ذِكۡرِ ٱللَّهِ وَذَرُواْ ٱلۡبَيۡعَۚ ذَٰلِكُمۡ خَيۡرٞ لَّكُمۡ إِن كُنتُمۡ تَعۡلَمُونَ - ٩  الجمعة

، ولقوله صلَّى اللهُ عليه وسلَّم

«لَيَنْتَهِيَنَّ أَقْوَامٌ عَنْ وَدْعِهِمُ الْجُمُعَاتِ، أَوْ لَيَخْتِمَنَّ اللهُ عَلَى قُلُوبِهِمْ ثُمَّ لَيَكُونُنَّ مِنَ الْغَافِلِينَ»

(١)

، ولقوله صلَّى اللهُ عليه وسلَّم: «مَنْ تَرَكَ ثَلَاثَ جُمَعٍ تَهَاوُنًا بِهَا طَبَعَ اللهُ عَلَى قَلْبِهِ»

(٢)

هذا، والجمعةُ تصلح تأديتُها في جميعِ الأماكنِ سواءٌ في مصرٍ أو قريةٍ أو مسجدٍ أو أبنيةِ بلدٍ، أو الفضاءِ التابعِ لها؛ فالجمعةُ مِن جنسِ الصلواتِ إجماعًا؛ فهي لا تختصُّ بحكمٍ عن غيرِها إلَّا ما استثناهُ الدليلُ؛ لقولِه صلَّى اللهُ عليه وسلَّم

«وَجُعِلَتْ لِي الأَرْضُ مَسْجِدًا وَطَهُورًا»

(٣)

، وقد كَتَبَ عُمَرُ بنُ الخطَّاب رضي الله عنه إلى أهلِ البحرين أَنْ

«جَمِّعُوا حَيْثُ كُنْتُمْ»

(٤)

، وهو شاملٌ لكُلِّ الأماكنِ حتَّى أهلِ المياهِ على نحوِ ما صحَّ به الأثرُ عن صحابةِ رسولِ الله صلَّى اللهُ عليه وسلَّم.
فإِنْ تَعَذَّرَ إقامتُها لسببٍ أو لآخَرَ فقَدْ تَقَدَّمَ أنَّ مِن شرطِ وجوبِ الجمعةِ أَنْ يكونَ الساعي لها خاليًا مِن الأعذار المُبيحةِ للتخلُّفِ عنها، وفي الجملةِ كُلُّ مَن تَلْحَقُه مفسدةٌ أو مَضَرَّةٌ أو حَرَجٌ عند السعيِ إليها فهو معدودٌ مِن أهل الأعذار؛ عملًا بقوله صلَّى الله عليه وسلَّم

«مَنْ سَمِعَ النِّدَاءَ فَلَمْ يَأْتِهِ فَلَا صَلَاةَ لَهُ إِلَّا مِنْ عُذْرٍ»

(٥)

. والعذرُ المتمثِّلُ في المَشَقَّةِ والحاجةِ والضرورةِ الذي هو سببُ الرخصةِ أمرٌ إضافيٌّ نسبيٌّ لا أَصْلِيٌّ، يرجع تقديرُه إلى اجتهادِه الشخصيِّ ووُسْعِه وطاقتِه الخاصَّة، وهو موكولٌ إلى دينِه وإيمانِه ووَرَعِه وتقواهُ في اعتبارِه؛ فكُلُّ مُكلَّفٍ فَقِيهُ نَفْسِهِ في الأخذِ بالرخصة، ما لم يَجِدْ فيها حدًّا شرعيًّا فيقفُ عنده.
وتتميمًا للفائدة فإنَّ الحديثَ السابقَ يُفيدُ ـ أيضًا ـ أنَّ مِنْ شرطِ وجوبِ الجمعةِ والجماعةِ سماعَ النداء، وهو شاملٌ ـ بالضرورة ـ المُتواجِدَ خارِجَ البلدِ فضلًا عمَّن بداخلِه، والاعتبارُ في سماعِ النداءِ أَنْ يكونَ المؤذِّنُ صيِّتًا، والأصواتُ هادئةً، والرياحُ ساكنةً، والعوارضُ مُنْتَفِيَةً
هذا، وممَّا تَقرَّرَ فقهًا: أنَّ مَن لا تجب عليه الجمعةُ ولم يَحْضُرْها يُصلِّيها ظهرًا جماعةً إِنْ تَيسَّرَ له ذلك، وأقَلُّ الجماعة في الصلاة اثنان، ويشهد لذلك حديثُ مالك بنِ الحويرث رضي الله عنه عن النبيِّ صلَّى الله عليه وسلَّم قال

«إِذَا حَضَرَتِ الصَّلَاةُ فَأَذِّنَا وَأَقِيمَا، ثُمَّ لِيَؤُمَّكُمَا أَكْبَرُكُمَا»

(٦)

، فإِنْ تَعَذَّرَ عليه ذلك فلْيُصَلِّها مُنْفرِدًا ولا يُؤَخِّرْها عن وقتها الشرعيِّ
والعلمُ عند الله تعالى، وآخِرُ دعوانا أنِ الحمدُ لله ربِّ العالمين، وصلَّى الله على نبيِّنا محمَّدٍ وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، وسلَّم تسليمًا
الجزائر في: ٢٤ شعبان ١٤٢٢ﻫ
الموافق ﻟ: ٤ نوفمبر ٢٠٠١م

(١)

أخرجه مسلمٌ في «الجمعة» (٨٦٥) مِن حديثِ ابنِ عمر وأبي هريرة رضي الله عنه
(٢)

أخرجه أبو داود في «تفريع أبواب الجمعة» باب التشديد في تركِ الجمعة (١٠٥٢)، والترمذيُّ في «الجمعة» بابُ ما جاء في تركِ الجمعة مِن غيرِ عذرٍ (٥٠٠)، والنسائيُّ في «الجمعة» باب التشديد في التخلُّف عن الجمعة (١٣٦٩)، وابنُ ماجه في «إقامة الصلاة والسنَّة فيها» بابٌ فيمَنْ تَرَكَ الجمعةَ مِن غيرِ عذرٍ (١١٢٥)، مِن حديث أبي الجعد الضَّمْريِّ رضي الله عنه. والحديث صحَّحه الألبانيُّ في «صحيح الترغيب والترهيب» (٧٢٧).
(٣)

أخرجه البخاريُّ في «الصلاة» بابُ قول النبيِّ صلَّى الله عليه وسلَّم: «جُعِلَتْ لِيَ الأَرْضُ مَسْجِدًا وَطَهُورًا» (٤٣٨)، ومسلمٌ في «المساجد ومواضع الصلاة» (٥٢١)، مِن حديث جابرٍ رضي الله عنه.
(٤)

أخرجه ابنُ أبي شيبة في «مصنَّفه» (٥٠٦٨) مِن طريق أبي هريرة رضي الله عنه. قال الألبانيُّ في «السلسلة الضعيفة» (٢/ ٣١٨): «إسناده صحيحٌ على شرط الشيخين».
(٥)

أخرجه أبو داود في «الصلاة» بابٌ في التشديد في تركِ الجماعة (٥٥١)، وابنُ ماجه ـ واللفظُ له ـ في «المساجد والجماعات» باب التغليظ في التخلُّف عن الجماعة (٧٩٣)، مِن حديث ابنِ عبَّاسٍ رضي الله عنهما. وانظر: «الإرواء» (٢/ ٣٣٧) و«تمام المنَّة» (٣٦٧) و«صحيح الترغيب والترهيب» (١/ ٣٠١) رقم: (٤٣٦) كلُّها للألباني.
(٦)

أخرجه البخاريُّ في «الأذان» باب: اثنان فما فوقهما جماعةٌ (٦٥٨)، ومسلمٌ في «المساجد ومواضع الصلاة» (٦٧٤)، مِن حديث مالك بنِ الحويرث رضي الله عنه

 

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Fêtes en islam - vendredi et fêtes innovées
16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 10:21
Débat entre Cheikh Al-Albany et un défenseur du mawlid (vidéo)

Partie 1

Partie 2

Partie 3

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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