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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
Définitions des termes utilisés dans la science du hadîth

Le hadîth


- Au sens propre : synonyme de "jadîd" au sens de nouveau.
Son pluriel est "ahâdîth", contrairement à la construction régulière.

 

- Au sens terminologique : ce qui est rapporté du Prophète (صلى الله عليه و سلم) comme paroles, actions, acquiescements ou caractéristiques.


 
La sounna - السنة
 
- Sens linguistique: La voie, qu'elle soit bonne ou mauvaise.
 
- Sens chez les savants du [ousoûl] : Toute parole, acte, ou consentement rapportés de manière sûre du Prophète (paix et bénédiction de Dieu soient sur lui) pouvant être une preuve dans la législation.
 
- Sens chez les savants de la jurisprudence [fiqh]: Tout ce qui est rapporté de manière sûre du Prophète (صلى الله عليه و سلم) sans que ce soit une obligation.
 
- Sens chez les savants du hadîth: Tout ce qui est rapporté du Prophète  (صلى الله عليه و سلم) comme parole, acte, consentement, ou description physique et morale; et cela avant ou après le début de la révélation.


 
La science des normes du hadîth - مصتلاح
 
C'est une science composée de sources référentielles et de règles, par laquelle on connaît l'état de la chaîne des transmetteurs de l'information et de l'énoncé de l'information, de manière à l'accepter ou à la refuser.
 
Son domaine est la chaîne des transmetteurs et l'énoncé de l'information traditionnelle, de manière à l'accepter ou à la refuser.
 
Son intérêt est de discerner l'authentique du défaillant parmi les ahadîth.
 
L'information traditionnelle - الخبر
 
- Sens propre : l'information, au pluriel : "akhbâr"
 
- Sens terminologique. Il y a trois avis :
 
  • Il a le même sens que le hadîth, c'est-à-dire qu'ils ont le même sens terminologique.
 
  • Il lui est différent. Ainsi, le hadîth est ce qui provient du Prophète (صلى الله عليه و سلم) tandis que l'information [al-khabar] est ce qui provient d'un autre que lui.
 
  • Son sens est plus général que le hadîth. Ainsi, le hadîth est ce qui provient de l'Envoyé (صلى الله عليه و سلم) et l'information traditionnelle ce qui provient de lui ou d'un autre que lui.
 
L'information traditionnelle au sens large - الاثر
 
Sens propre : "athar" signifie ce qui reste de la chose.
 
- Sens terminologique : il y a deux avis :
 
  • même sens terminologique que le hadîth.
 
  • différent de lui : c'est ce qui est rapporté des compagnons [Sahâba] et des Suivants [tâbi'în], comme paroles ou actes.
 
La chaîne des transmetteurs - الإسناد
 
Elle a deux significations :
 
- C'est imputer le hadîth à son locuteur, en relatant la succession des transmetteurs.
 
- C'est la succession des personnes conduisant à l'énoncé du hadîth. En cela, il a le même sens que "sanad".
 
La chaîne de transmission - السند
 
- Sens propre : synonyme de support [mou'tamad]. Appelé donc ainsi, car le hadîth s'appuie et repose sur elle (la chaîne des transmetteurs).
 
- Sens terminologique : la chaîne des hommes conduisant à l'énoncé de l'information traditionnelle.
 
L'énoncé de l'information traditionnelle - المتن

- Sens propre : lieu quelconque de la terre, dur et élevé.
 
- Sens terminologique : l'énoncé des termes de l'information traditionnelle, à la suite de la chaîne des transmetteurs.
 
La référence [al-mousnad] - المسند
 
- Nom passif, au sens d'être rapporté à quelque chose.
 
- Sens terminologique : trois significations.
 
  • Tout livre dans lequel est réuni ce qui est attribué à chaque compagnon, séparément, comme relations d'informations traditionnelles.
 
  • Le hadîth remontant jusqu'au Prophète (صلى الله عليه و سلم) dont la chaîne de transmetteurs est continue.
 
  • A le même sens que "sanad" [chaîne de transmetteurs]
 
Le rapporteur de chaîne de transmetteurs [al-mousnid]
 
Celui qui rapporte le hadîth avec sa chaîne de transmetteurs, qu'il en ait une science ou qu'il se borne simplement à la rapporter.
 
Le connaisseur du hadîth [al-mouhaddith]
 
Celui qui s'occupe de la Science du hadîth en la rapportant, et aussi en la maîtrisant, et qui a connaissance de nombreuses relations d'informations traditionnelles et de l'état de leurs transmetteurs.
 
L'érudit [al-hâfiz]
 
Deux avis :
 
- même sens que le "mouhaddith" [connaisseur du hadîth].
 
- il est à un rang plus élevé que le mouhaddith, de sorte que ce qu'il sait de chaque génération de transmetteurs l'emporte sur ce qu'il ignore.
 
L'autorité [al-hâkim]
 
Celui dont la Science recouvre l'ensemble des hadîth, de sorte que seul un nombre restreint d'entre eux, lui manque. C'est l'opinion de certains savants.
 
Science du hadîth
 
On entend par science du Hadîth, la parfaite connaissance de l'énoncé des hadîths, de leur chaîne de transmission jusqu'au Prophète (صلى الله عليه و سلم), avec la connaissance d'éventuelles imperfections ou brisures dans la chaîne de narration et également le degré d'authenticité de chaque Hadîth.
 
Science traitant des narrateurs du hadîth ['ilm rijâl Al-Hadîth]
 
Science fondamentale pour que le savant analyse les maillons de la chaîne de narration du hadîth, les noms des narrateurs, leurs surnoms, leurs titres, leurs lignées et leurs biographies.
 
Science dite de la Critique du hadîth [Al-Jarh wa At-Ta'dîl]
 
Science minutieuse qui permet d'analyser l'authenticité du hadîth en connaissant avec précision les qualités de chaque narrateur et leur capital en terme de confiance, mémoire, savoir, honnêteté, véridicité.
 
Science des défauts du hadîth ['ilal Al-Hadîth]
 
C'est la science qui traite des défauts du Hadîth.
 
Le hadîth [Chadh]
 
Al-'Iraqi (رحمه الله) a dit :
 
"Ce qui contient une irrégularité (Choudhoudh) est ce qui contredit quelqu'un qui est fiable et ce qui est abondamment préservé, et Ach-Chafi'i a vérifié cela".
(Al-Alfiya)
 
Ibn Hajar (رحمه الله) a dit :
 
"Ainsi, si une narration est opposée à ce qui est plus crédible, alors la narration correcte est ce qui a été préservé et ce qui le contredit est considéré Chadh".
(Nakhba)


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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
Quelques faibles transmetteurs

Abd Al Karim Ibn Al-Aouja

Hamad Ibn Zaid écrit :

"Les Zanadiquas ont forgé quatorze mille hadiths.
Quatre mille ont été forgés par Abd Al Karim Ibn Al Aouja.
Ce dernier, avant d'être exécuté par le calife Al Mahdi, avoua l'avoir fait.
Il dit : "J'ai forgé quatre mille ahadiths rendant le licite illicite et l'illicite licite".


'Abd ar-Rahmân Ibn Ishâq Al-Wâsiti

 
Abou Dâwoud a dit :
 
"J'ai entendu Ahmad Ibn Hanbal déclarer 'Abd ar-Rahmaan Ibn Ishâq al-Koufi est da'if (faible)".
 
C'est pourquoi l'Imam Ahmad n'a pas accepté ce Hadith.
An-Nawawi a dit dans Majmou' (3/313), et aussi dans Charh Sahih Mouslim et ailleurs :
 
"Ils (les savants du Hadith) déclaraient ce Hadith faible, parce que c'est un récit de 'Abd ar-Rahmaan Ibn Ishâq al-Wasiti, qui est un narrateur faible [Da'îf], comme il a été jugé par les Imams de l'éloge et critique des rapporteurs".
Zayla'i a dit dans ar-Raayah Nasb (1/314) :
 
"Bayhaqi a dit dans al-Ma'rifah : "Sa chaîne n'est pas ferme, car c'est un récit unique de 'Abd ar-Rahmaan Ibn Ishâq Al-Wâsiti, qui est abandonné [Matroûk]"


Abou Bakr Ibn Abi Maryam

Ibn Hibbân a dit : 

 

"Abou bakr Ibn Abi Maryam faisait partie des meilleurs habitants de Sham (Syrie,Liban..). Mais il possédait une mauvaise mémoire de sorte qu'il rapportait mal ce qu'il rapportait; pas assez mal pour mériter le rejet, mais suffisamment mal pour ne pas être intégré dans le groupe sûr. En somme, pour moi, on ne doit pas accepter ce qu'il est seul à rapporter". (al-Madjrouhin 3/146)

 

 Abou Ishaq as-Soubay'i


Al-Albani l'a jugé faible dans As-Silsila as-Sahiha n°1281.

Abou Ja'far ar-Razi

Al-Albâni (رحمه الله) a dit : "Abou Ja'far ar-Razi avait une très mauvaise mémoire".


'Ali Ibn 'Oubayd

Al-Albâni (رحمه الله) a dit qu'il est un inconnu.


Al-Waqidi

Ahmad (رحمه الله) a dit : "Al-Waqidi est un pilier du mensonge".


'Amr Ibn Thâbit

Abdallah Ibn Moubarak (رحمه الله) disait : "délaissez les hadith de 'Amr Ibn Thabit car il insultait les salafs".


'Atiyya al-'Awfi

Il n'est pas crédible à l'unanimité, comme cela a été rapporté par certains savants du hadith.


Faid Ibn Abderahman

Il a été critiqué par Ahmad (رحمه الله) et d'autres.


Faraj Ibn Fudala

Faible


Hamza an-Noussaybi

An-Nassaï : "Ses hadith sont à rejeter". (ad-dou'afa wa l-matroukin p.39)

Ibn al-Djawzi : "Le hadith de Hamza est à rejeter. Yahya dit : il n'est rien; il ne vaut pas un fals (centime). Al-Boukhari et ar-Razi disent : ses hadith sont contestables. Nassaï et Daraqutni disent : ses hadith sont à rejeter. Ibn Ady dit : il invente des hadith. Ibn Hibbân dit : il se singularise par l'attribution aux hommes sûrs de hadith inventés à la manière de celui qui agit délibérément. Il n'est pas permis de rapporter ses hadith".(ad-doua'fa wa al-madjrouhin 1/237)


Haram Ibn 'Outhmân

Ach-Châfi'i (رحمه الله) a dit au sujet de son contemporain : "Rapporter des hadith de Haram, c'est interdit (حرام)".


Mouhammad Ibn Ibrahim

Ibn Habban écrit que Mohamed Ibn Ibrahim forgeait des hadiths.


Mouhammad Ibn Ishaq

Mâlik (رحمه الله) a dit de lui : "C'est un menteur".


Oubayd Ibn Ishaq al-Attar

Yahya Ibn Ma'in dit : "Oubayd Ibn Issehaq al-Attar n'est rien".

Abou Hatim ar-Razi dit :
 "nous n'avons vu que du bien! il n'est pas ferme; ses hadith comportaient des parties contestables". (al-Jarh wa at-ta'dil 5/401)

An-Nasâi a dit :  "Ses hadith sont à rejeter". (ad-dou'afa wa al-matroukin p.72)

Ad-Dhahabi dit :  "Yahya le juge faible. Al-Boukhari dit : il rapporte des hadith contestables. Al-Azdi dit : ses hadith sont à rejeter. Ad-Daraqutni dit : il est faible. Mais Abou Hatim est satisfait de lui. Ibn Ady dit : la totalité de ses hadith sont contestables". (Mizan al-I'tidal 5/24)

Ibn Ady dit :
 "La plupart de ce qu'il rapporte est contestable , soit à cause de son contenu ou pour sa voie de transmission".


Sa'id b. Bishr al-Khaddi

Habitant de Damas.

Ibn Mahdi rejétait ses hadith. Quand à Ahmad, Ibn al-Madini et al-Nasa'i, que Dieu leur accorde Sa miséricorde, ils les ont jugé comme étant faibles.

 

Sanan Ibn Haroun al-Bardjami

 

Ibn Hibbân : "ses hadith sont très contestables; même s'il en rapporte d'après des gens célèbres."

Yahya Ibn Ma'in : "Les hadith de Sanan Ibn Haroune al-Bardjami ne valent rien". (Al-madjrouhin 1/354)

Al-Aquili l'a mentionné dans Ad-dhu'afa, 2/171.

 

Sayf Ibn Omar at-Tamimi

 

Al-Hakim (رحمه الله) écrit : "Sayf est accusé d'avoir une existence d'hérétique. Ses récits sont abandonnés".

An-Nasâi (رحمه الله) a écrit : "Les récits de Sayf sont faibles et ils devraient être négligés parce qu'ils étaient peu fiable et indigne de confiance".

Abou Dâwoud (رحمه الله) a écrit : "Sayf n'est rien. Il était un menteur. Quelques-uns de ses Hadiths ont été véhiculés et la majorité niés".

Ibn Hibbân (رحمه الله) a écrit : "Sayf a attribué des traditions fabriquées à des bons rapporteurs de Hadiths. Il a été accusé d'existence hérétique et de menteur".

Al-Darqoutini (رحمه الله) a écrit : "Sayf est faible".

As-Souyouti (رحمه الله) a écrit : "Les Hadiths de Sayf sont faibles".

Ibn Hajar al-Asqalani (رحمه الله) après avoir relaté une tradition, a dit : "Beaucoup de rapporteurs de cette tradition sont faibles, et le plus faible parmi eux est Sayf".

 

Yahya Ibn salama Ibn KouHayl

 

Al-Boukhâri a dit de lui : "Il a fait de graves erreurs".

An-Nasâi a dit : "Ses ahâdîth doivent être abandonnés".

Ibn Ma'in a dit : "On n'écrit pas ses ahadîth".

 

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
Les classifications du hadîth

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Selon la référence de son autorité particulière


- Qoudsi - Divin
 

Al-mabna (la construction) est bien celle du prophète. Mais el ma'na (le sens) vient de Allah. A la différence que dans un hadith qoudousi le prophète dit : "Allâh a dit" alors que dans un hadith tout court le prophète parle directement sans faire référence à Allah.
 
- Marfou' - élevé
 
Un récit du Prophète, commençant par exemple par : "J'ai entendu le Prophète dire...".
 
Mawqoûf - arrêté
 
Il s'agit de la "Tradition fixée", dont la chaîne de transmission s'arrête à un compagnon (رضي الله عنه). Ce genre de tradition relate ainsi les propos, les gestes ou les approbations des "Sahâbas".
 
Certaines formes de "Hadith Mawqoûf" ont valeur de "Hadith Marfou'" : C'est le cas par exemple quand un Compagon (رضي الله عنه) dit : "Il nous a été ordonné de faire ceci", ou quand il évoque des choses qui ne relèvent pas de son interprétation personnelle, comme les prédictions portant sur les faits à venir (à condition qu'il ne les tienne pas des "Gens du Livre").
 
- Maqtou' - divisé
 
Il s'agit de la "Tradition interrompue", qui relate les propos, gestes ou approbations d'un TABIHI ou Tabi' Tâbi'i.
 
De nombreux savants utilisent le terme "Athar" pour se référer au [Mawqoûf] et au [Maqtou'], et réservent donc l'emploi du mot "Hadith" uniquement pour les propos, gestes et approbations du Prophète (صلى الله عليه و سلم).
 
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Selon la chaîne de transmission [Isnad]
 
Mousnad - supporté
 
un Hadîth qui a été rapporté par un traditionaliste, basé sur ce qu'il a appris de son professeur à une époque appropriée à l'étude ; de même pour chaque professeur jusqu'à ce que la chaîne atteigne un compagnon bien connu, qui de son côté, rapporte des propos du Prophète.
 
- Moutassil - continu
 
Un Hadîth avec une chaîne ininterrompue qui va jusqu'à un compagnon ou un de ses successeurs.
 
Moursal - altéré
 
Il y a déjà quelques divergences ds la définition du moursal. Les 2 définitions que l'on trouve majoritairement sont :
 
  •  Il manque le compagnon dans l'isnad
 
Il est dit dans la Bayqouniya : [wa mursal minhu al-sahabi saqata].
 
  •  L'isnad s'arrête au niveau d'un suivant
 
Les terminologistes préfèrent cette définition. On utilise alors le terme [mursal ul-sahabi] pour faire référence à la situation 1.
 
Si l'isnad s'arrête sur un suivant, on ne sait pas s'il rapporte d'un compagnon ou d'un suivant qui pourrait être non fiable... La majorité des spécialistes du hadith pense qu'on ne peut pas se prononcer (à moins évidemment qu'une autre chaîne vienne renforcer le hadith).

De nombreux juristes pensent qu'on peut l'utiliser sous certaines conditions. Par exemple, l'imam Ach-Châfi'i admettait les marasil de Sa'id b. al-musayyab.
 
D'après l'Imâm Abou Hanifa, Mâlik et Ahmad Ibn Hambal (selon l'avis qui a été le plus retenu de lui), le "Hadith Moursal" est acceptable (sous deux conditions : le "Tâbi'i" est sûr, et il a l'habitude, lorsqu'il cite un "Hadith Moursal", de le tenir d'une personne sûre et fiable). L'un des ouvrages les plus connus recensant des Traditions de ce genre est le "Marâsîl Abou Dâoûd".
 
- Mounqati' - cassé
 
Ce dit d'un Hadîth dont le lien à n'importe quel endroit de la chaîne avant le successeur est manquant.
 
Ibn Hajar (رحمه الله) a dit : "Malik et Al-Boukhari ont une différente compréhension de la validité des hadiths. Malik ne considère pas l'interruption dans la chaîne comme une défaillance dans le hadith. Pour cette raison, il cite des hadiths avec des chaînes interrompues du type moursal et mounqati', et des communications sans chaînes (balaghat) comme une partie de l'objet principal de son livre (al-Mouwatta), alors que Al-Boukhari, considère l'interruption comme une défaillance dans la chaîne de transmission. Ainsi, il ne cite pas ces hadiths sauf comme quelque chose en dehors de l'objet principal de son livre (al-jami' al-sahih), par exemple les commentaires (ta'liq) et les titres de chapîtres". (Hadi al-sari p.21)
 
- Mou'adal - perplexe
 
Ce dit d'un Hadîth dont le rapporteur omet deux (ou plus) rapporteurs de la chaîne, les uns à la suite des autres. Ce genre de Hadith est unanimement considéré comme étant "Dha'îf".
 
- Mou'allaq - arrêté, suspendu
 
Ce dit d'un Hadîth dont un ou plusieurs narrateurs qui se suivent ont été retiré au début de la chaîne de transmission.

Ce genre de "Hadith" est considéré comme étant irrecevable dans l'argumentation, sauf s'il est mentionné dans un ouvrage sûr et fiable ("Sahîh Boukhâri" par exemple), auquel cas, son statut est différent.

 

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Selon le nombre de rapporteurs impliqués dans chaque étape
de la chaîne de transmission
 
- Moutawâtir - Consécutif (ou notoire)
 
Ce dit d'un Hadîth qui est rapporté par un si grand nombre de personnes qu'il est impossible qu'ils se soient concertés pour convenir d'un mensonge.
Il n'existe aucun doute sur la validité, la véracité et l'authenticité d'un tel Hadith. Pour ce genre de tradition, il n'y a aucun besoin de faire des recherches sur l'état des transmetteurs et des narrateurs ("Râwi"). Des ouvrages spécifiques ont été rédigés par les savants afin de compiler ce genre de Hadiths. On pourrait citer à titre d'exemple le "Qatf oul Azhâr" de l'Imâm As-Souyoûti et le [Nazm oul Moutanâthir min al Hadithil Moutawâtir] de Mouhammad Al Kattâni.
 
- Ahad - isolé
 
Ce dit d'un Hadîth qui est relaté par un nombre important de personnes mais dont le nombre n'atteint pas celui du moutawatir.

Il est encore divisé en :
 
  • Mach'Hour - célèbre (ou réputé)
 
Le Hadîth a été rapporté à chaque niveau de transmission par au moins trois rapporteurs. Certains savants utilisent l'appellation de [Hadith Moustafîdh] pour se référer à ce genre de Tradition.
 
  • Aziz - rare, fort
 
A n'importe quelle étape de la chaîne, deux rapporteurs au moins relatent le Hadîth.
 
  • Gharib - étrange
 
A un certain moment de la chaîne, seulement un rapporteur relate le Hadîth.
 
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Selon la nature du texte et de la chaîne


- Mounkar - dénoncé
 

Ce dit d'un Hadîth qui est rapporté par un narrateur faillible, et dont le récit va à l'encontre d'un Hadîth authentique.


- Moudraj - interpolé

Un ajout au texte du Hadîth par un rapporteur.

 

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Selon le sérieux et la mémoire des rapporteurs


- Sahih - Sûr, solide

 
Ach-chafi'i (رحمه الله) indique les obligations pour un tel Hadîth, qui n'est pas moutawatir, afin qu'il soit acceptable :

"Chaque rapporteur doit être digne de confiance dans sa religion; il devra être connu pour être véridique dans son récit, de comprendre ce qu'il rapporte, savoir comment une expression différente peut modifier la signification du Hadîth, et de rapporter les mots du Hadîth mot pour mot, et pas seulement au niveau de sa signification".
 
Il est à noter que l'on distingue deux types de "Hadith Sahîh" : Le "Hadith Sahîh li dhâtihi" (Hadith valide en lui-même), qui correspond à la définition donnée ci-dessus, et le "Hadith Sahîh li Ghayrihi" (Hadith valide par autre que lui), qui désigne la Tradition dont l'une des personnes présentes dans la chaîne de transmission présente une défaillance minime sur un point précis, mais le Hadith en question est rapporté par d'autres voies, avec d'autres chaînes de transmission de force égale ou supérieure.
 
- Hasan-Sahih
 
Pour information, il dit que les savants ont divergé sur l'explication de cette terminologie bien spécifique à At-Tirmidhi, et que le plus juste est que "hassan sahih" signifie que pour un hadith donné, le rapporteur pouvait être considéré comme transmetteur du sahih chez certains muhaddithin alors qu'ils n'était considéré que transmetteur du hassan chez certains autres, d'où l'adoption par l'imam Tirmidhi d'une classification intermédiaire des hadith rapportés par de telles personnes en "hassan sahih".

- Hasan - bon
 
C'est celui qui ne présente pas de marginalité ou de défaut et qui a été rapporté par une chaîne de transmetteurs continue dont l'un des membres présente une défaillance minime par rapport aux conditions nécessaires pour le "Sahîh", et ce manque n'est pas compensé non plus par une autre chaîne de transmission.
 
Il est évident que ce genre de Hadith a une fiabilité et une force probante moindre par rapport au "Sahîh". Il n'en reste pas moins cependant qu'il est considéré comme source d'argumentation valide.
 
- Da'if - faible
 
Ce dit d'un Hadîth qui n'atteint pas le statut de hasan.

Habituellement, la faiblesse est : une discontinuité dans la chaîne, dans ce cas le Hadîth pourrait être - selon la nature de la discontinuité - mounqati' (cassé), mou'allaq (arrêter), mou'dal (perplexe), ou moursal (altéré), un des rapporteurs ayant un caractère suspect, par exemple en raison de ses mensonges, erreurs excessives, opposition au récit des sources plus fiables, participation dans l'innovation, ou ambiguïté entourant sa personne.
 
Cependant, quand un [Hadith Dhâ'if] est rapporté par différentes voies, et que sa faiblesse n'est pas dû à la perversité et au mensonge d'un de ses transmetteurs, dans ce cas, il acquiert une certaine fiabilité et devient valide dans l'argumentation.

On l'appelle alors Hadith bon par autre que lui [Hasan li ghayrihi].
 
- Mawdou' - fabriqué ou forgé
 
Ce dit d'un Hadîth dont le texte va à l'encontre des normes établies pour les paroles du Prophète, ou la chaîne comprend un menteur.

Un Hadîth fabriqué peut également être identifié par une anomalie présente à une époque particulière (rébellion...)
 

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Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Hadith - الأربعين النووية - مصطلح الحديث
9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 22:00
Le lien entre la jurisprudence (fiqh - فقه) et la science du hadith

Question :

 
Quel est le lien entre la jurisprudence (fiqh) et la science du hadith ?

Est-ce qu’il est nécessaire que le spécialiste du 
hadith (muhaddith) soit jurisconsulte (faqih) ou est-ce qu’il lui suffit d’être simplement un spécialiste du hadith ?
 
Réponse : 

Il est nécessaire que le faqih soit muhaddith, par contre il n’est pas nécessaire que le muhaddith soit faqih, car naturellement le muhaddith est faqih.

Est-ce que les compagnons du prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) étudiaient le fiqh ?

Et quel type de fiqh étudiaient-ils ?

Ils prenaient ce que le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) leur donnait, en l’occurrence le hadith.

Quant aux jurisconsultes qui étudient les propos des savants et leurs fatawas, et n’étudient pas les hadith de leur prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) qui sont la source du fiqh, à ceux-là nous disons :
 
Il est indispensable que vous étudiez la science du hadith car on ne peut imaginer une jurisprudence authentique sans la connaissance du hadith : en apprenant son texte et en connaissant son degré de validité.

De même, on ne peut imaginer qu’un muhaddith ne soit pas faqih.
 
Le Qur’ân et la Sunna sont les deux sources du fiqh, de tout le fiqh.

Quant au fiqh auquel nous faisons référence aujourd’hui, c’est le fiqh des savants, ce n’est pas le fiqh extrait du Livre et de la Sunna.  

En effet, une partie de ce fiqh se retrouve dans le Livre et la Sunna, quant à l’autre partie, elle n’est qu’avis et efforts personnels, qui pour beaucoup sont en contradiction avec le hadith puisqu’ils n’en ont pas connaissance.   


Fatwa parue dans la revue « Al Assala », n°7, le 15 Rabi’ At-Thany 1414.
copié de salafs.com

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Hadith - الأربعين النووية - مصطلح الحديث
18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 22:00
Les 40 hadiths An-Nawawi (dossier)
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Hadith - الأربعين النووية - مصطلح الحديث
17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 23:00
Hadith Nawawi 14 : L'inviolabilité du sang du musulman (audio)

Selon Ibn Masoûd رَضِيَ اللهُ عَنْهُ, l'Envoyé d'Allâh صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ a dit :

 

«Il n'est pas permis de verser légalement le sang d'un musulman, sauf dans 3 cas :

 

le fornicateur dont le mariage a été consommé,

le meurtrier qui subira le sort de sa victime,

et l'apostat qui se sépare de la communauté musulmane».

Rapporté par Al-Boukhari et mouslim

حرمة دم المسلم وأسباب إهداره

عَنِ ابْنِ مَسْعُودٍ رَضِيَ اللهُ عَنْهُ قَالَ : قَالَ رَسُولُ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ

لاَ يَحِلُّ دَمُ امْرِئٍ مُسْلِمٍ إِلاَّ بِإِحْدَى ثَلاَثٍ : الثَّيِّبُ الزَانِي , وَ النَّفْسُ بِالنَّفْسِ , وَ التَّارِكُ لِدِينِهِ  المُفَارِقُ لِلْحَمَاعَةِ

رَوَاهُ الْبُخَارِيُّ وَ مُسْلِم

 Publié par 3ilmchar3i.net

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Hadith - الأربعين النووية - مصطلح الحديث
17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 22:00
Hadith Nawawi 12 : Se consacrer aux choses utiles (audio)

Selon Abôu Horeîra رَضِيَ اللهُ عَنْهُ, l'Envoyé d'Allâh صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ a dit :

 

«Parmi les qualités d'un bon Islam, il y a le fait pour l'homme de ne pas s'occuper de ce qui ne le regarde pas».

Rapporté par At-Tirmidhi et d'autres que lui.

ترك مل لا يعني المسلم

عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ رَضِيَ اللهُ عَنْهُ قَالَ : قَالَ رَسُولُ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ

" مِنْ حُسْنِِ إسْلاَمِ المَرْءِ تَرْكُهُ مَا لاَ يَعْبِيهِ "

رَوَاهُ التِّرْمِذِي وَ غَيْرُهُ هَكَذَا

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 22:00
Hadith Nawawi 18 : La piété et la haute moralité (audio)

Selon Aboû D'orr Djoundoub ben Djounâd et Aboû Abd-er-Rah'mân Mou'âd' ben Djabal رضي الله عـنهما, l'Envoyé d'Allâh صلى الله عـليه وسلم a dit : 

 
"Crains Allâh en quelque lieu que tu sois ; Fais suivre le péché de la bonne action qui l'effacera, traite les hommes avec bonté (en faisant preuve) d'un bon naturel."
Rapporté par At-Tirmidhi
 
حسن الخلق
عـن أبي ذر جـنـدب بـن جـنـادة ، وأبي عـبد الـرحـمـن معـاذ بـن جـبـل رضي الله عـنهما ، عـن الرسول صلى الله عـليه وسلم ، قـال 
اتـق الله حيثما كنت ، وأتبع السيئة الحسنة تمحها ، وخالق الناس بخـلـق حـسـن
رواه الترمذي [ رقم : 1987 ] وقال : حديث حسن ، وفي بعض النسخ : حسن صحيح

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 22:00
Hadith Nawawi 15 : Les vertus islamiques (audio)

Selon Abôu Horeîra رَضِيَ اللهُ عَنْهُ, L'Envoyé d'Allâh صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ a dit :

 

«Que celui qui croit en Allâh et au Jugement Dernier dise du bien, ou qu'il se taise ; Que celui qui croit en Allâh et au Jugement Dernier, traite bien son voisin ; Que celui qui croit en Allâh et au Jugement Dernier, traite bien son hôte».

Rapporté par Al Boukhari et Mouslim

آداب إسلامية

عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ رَضِيَ اللهُ عَنْهُ أَنَّ رَسُولَ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ قَالَ

مَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللهِ وَ اليَوْمِ الآخِرِ فَلْيَقُلْ خَيْرًا أَوْ

لِيَصْمُتْ , وَ مَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللهِ وَ اليَوْمِ الآخِرِ 

فَلْيُكْرِمْ جَارَهُ , وَ مَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللهِ وَ اليَوْمِ 

الآخِرِ فَلْيُكْرِمْ ضَيْفَهُ

رَوَاهُ الْبُخَارِيُّ وَ مُسْلِم

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 22:00
Hadith Nawawi 13 : La foi parfaite (audio)

Selon Aboû H'amza Anas ben Mâlek رَضِيَ اللهُ عَنْهُ, serviteur de l'Envoyé d'Allâh صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ, à dit :

 

«Aucun de vous ne devient véritablement croyant s'il ne désire pour son frère, ce qu'il désire pour lui-même».

Rapporté par Al-Boukhâry et Mouslim

كمال اﻹيمان

عَنْ أَبِي حَمْزَةََ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ رَضِيَ اللهُ عَنْهُ خَادِمِ رَسُولِ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ , عَنِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ قَالَ

" لاَ يُؤْمِنُ أَحَدُ كُمْ حَتَّى يُحِبَّ لأَجِيهِ مَا يُحِبُّ لِنَفْسِهِ"

رَوَاهُ الْبُخَارِيُّ وَ مُسْلِم

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