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L’épouse qui élève la voix sur son mari (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

L’épouse qui élève la voix sur son mari (audio-vidéo)

 

Question :

 

Quel est le verdict de l’épouse qui lève la voix sur son mari à propos des affaires de la vie conjugale ?

 

Réponse de Sheikh Mohammad Ibn Salih Al-‘Outheymine (Rahimahoullah) :

 

Nous disons à cette épouse que le fait d’élever sa voix sur son mari fait partie du mauvais comportement, car le mari est celui qui a l’autorité sur elle et qui est responsable d’elle.

 

Il est donc obligatoire pour elle de le respecter et de lui parler avec une bonne manière.

 

Car cela fera durer leur relation et fera en sorte que l’affection dure entre eux.

 

De même que le mari doit aussi agir correctement envers elle.

 

La vie de couple est une relation d’échange réciproque.

 

Allah dit (traduction rapprochée) :

 

(Et comportez-vous convenablement envers elles. Si vous avez de l'aversion envers elles durant la vie commune, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose où Allah a déposé un grand bien.) An-Nissa : 19.

 

Mon conseil pour cette épouse est donc qu’elle craigne Allah en elle-même et dans sa manière d’agir envers son mari.

 

Et qu’elle n’élève pas sa voix sur lui, en particulier si lui de son côté lui parle avec douceur et en baisant la voix.

 

السؤال: ما حكم الزوجة التي ترفع صوتها على الزوج في أمور حياتهم الزوجية؟

الجواب : نقول لهذه الزوجة أن رفع صوتها على زوجها من سؤ الأدب وذلك لأن الزوج هو القوام عليها وهو الراعي لها فينبغي أن تحترمه وأن تخاطبه بالأدب لأن ذلك

أحرى أن يؤدم بينهما وأن تبقى الألفة بينهما كما إن الزوج أيضاً يعاشرها كذلك فالعشرة متبادلة قال الله تبارك وتعالىوعاشروهن بالمعروف فإن كرهتموهن فعسى أن تكرهوا شيئا ويجعل الله فيه خيراً كثيرا

فنصيحتي لهذه الزوجة أن تتقي الله عز وجل في نفسها وزوجها وأن لا ترفع صوتها عليه لا سيما إذا كان هو يخاطبها بهدوء وخفض الصوت

 

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Question :

 

Votre éminence, est-il possible de dire une parole pour orienter les femmes qui élèvent la voix sur leur époux et qui prononcent des paroles qui contredisent la révélation et les bonnes manières que le prophète (Sallallahou ‘Alaihi wa Sallam) a enjoint aux époux de respecter ?

 

Quel est le verdict à ce sujet ?

 

En réalité, Ô Sheikh, il y a aussi de nombreuses questions de ce genre…

 

Réponse de Sheikh Salih Al-Fawzan :

 

Oui, Allah (‘Azza wa Jall) a ordonné qu’il y ait entre les époux une bonne entente.

 

La femme doit bien se comporter envers son mari et l’homme doit bien se comporter envers son épouse.

 

Il est obligatoire à tous les deux de remplir son obligation envers l’autre.

 

Et la femme qui élève sa voix sur son mari, alors celle-ci a un mauvais comportement.

 

Et cela fait partie des principes de désaccord (An-Noushouz).

 

L’époux doit donc lui donner la Nasihah et lui faire peur d’Allah (‘Azza wa Jall).

 

Si celle-ci ne met pas l’ordre en application, il doit donc remédier à cette situation en s’écartant de celle-ci, en la frappant légèrement, comme Allah le mentionne (1).

 

Na’am.

 

حفظك الله ، هذا سائل يقول : صاحب المعالي هل من كلمة توجيهية للنساء اللاتي يرفعن أصواتهن على أزواجهن ، والتلفظ بألفاظ تخالف الشرع والآداب التي وصى بها النبي صلى الله عليه وسلم بين الزوجين ، وما حكم ذلك ؟ حقيقة يا شيخ أيضا جاءت أسئلة كثيرة في هذا الباب ..

العلامة صالح الفوزان حفظه الله : نعم ، الله جل وعلا أمر بحسن العشرة بين الزوجين المرأة تعاشر زوجها بالمعروف ، والرجل يعاشر زوجته بالمعروف بأن يبذل كل منهما ما يجب عليه نحو الآخر هذا هو الواجب ، والمرأة التي ترفع صوتها على الزوج فهذه سيئة أدب ، وهذه مبادئ النشوز فعليه أنه ينصحها يخوفها بالله عز وجل ، فإذا لم تمثل يعالجها بالهجر بالضرب اليسير كما ذكر الله عز وجل . نعم

 

(1) Le Sheikh fait allusion au verset 34 de Sourat An-Nissa, Allah dit (traduction rapprochée) :

 

(Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d'elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand !)

 

Traduit par Abou Hammaad Sulaiman Al-Hayiti

 

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Celui ou celle qui déteste la polygamie est mécréant(e) (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Celui ou celle qui déteste la polygamie est mécréant(e) (audio)

 

Question :

 

Certaines femmes préfèrent les coutumes de l'Europe ou de l'Occident en général, ou tout autre pays non-musulman.

Elle disent : "Vraiment, le mariage multiple est interdit", alors que la Chari'a permet le mariage multiple (polygamie).

Quel le jugement islamique quant à cette déclaration (que la polygamie est interdite) en Islam ?

 

Réponse :

 

Quiconque déteste la polygamie et prétend que son refus est meilleur, est mécréant et apostasie de l'Islam. Ce, pour le fait qu'ils/elles ont détesté ce qu'Allah a révélé, et nous cherchons refuge auprès d'Allah contre le fait de détester Ses lois. 

 

Allah  Tout-Puissant dit :

 

ذَٰلِكَ بِأَنَّهُمْ كَرِهُوا مَا أَنزَلَ اللَّهُ فَأَحْبَطَ أَعْمَالَهُمْ

 

{C'est parce qu'ils ont de la répulsion pour ce qu'Allah a fait descendre. Il a rendu donc vaines leurs œuvres.} (Sourate 47, Verset 9)

 

Ainsi, celui qui déteste ce qu'ALLAH a révélé verra ses oeuvres vaines.

 

Quant à celui qui déteste la polygamie et voit véritablement que la Chari'a est injuste, que les Lois d'Allah en la matière sont "déficientes" (Naaqiç), ou ne sont pas bonnes, ou que ce qui est pratiqué dans les pays chrétiens, le fait de ne marier qu'une seule femme, est meilleur ; tout cela est apostasie - et nous cherchons refuge auprès de Lui contre cela - Tout comme celui qui dira : "Vraiment, l'obligation de la prière n'est pas appropriée".

 

Suggérant par cela que si les gens délaissaient la prière, le jeûne, la Zakat (l'Aumône légale), cela serait mieux pour eux. Toute personne qui dit ceci est mécréante.

 

Quiconque dit que le refus de la prière, du jeûne, de la Zakat et du Hajj (pèlerinage) est préférable, il/elle est mécréant(e). 

 

De même, supposons qu'il/elle déclare :

 

"Il est permis de juger avec autre chose que la Loi d'Allah ", même si la personne pense que la Chari'a est meilleure, mais que cette personne dise : "Juger avec autre chose que ce qu'Allah a révélé est permis, ou bon", tout cela est une apostasie de l'Islam et nous cherchons refuge auprès d'ALLAH contre cela.

 

Ce qu'il faut retenir est que toute personne qui déteste ce qu'Allah  a révélé et ce qu'Allah a légiféré est un apostat.

 

Et dans un même sens, toute personne qui se satisfait et aime se qu'Allah  a rendu interdit et dit que c'est une bonne chose et que c'est approprié, comme par exemple la fornication ou le vol, cet individu sera tout autant un mécréant.

 

Nous demandons à Allah  Sa protection, amîne.

 

حكم من أنكر جواز تعدد الزوجات

بعض النساء يفضلن العادات الاجتماعية في أوروبا أو في الغرب عموماً، أو في البلاد غير الإسلامية، ويقلن في ذلك: إن تعدد الزوجة ممنوع، وهنا مثلاً في الحكم الشرعي يباح تعدد الزوجة، فما الحكم في إلصاق هذه 

التهمة في الإسلام؟

من كره تعدد الزوجات وزعم أن عدم التعدد هو أفضل هو كافر ومرتد عن الإسلام، لأنه نعوذ بالله منكر لحكم الله وكاره لما شرع الله، والله يقول سبحانه: ذلك بأنهم كرهوا ما أنزل الله فأحبط أعمالهم، من كره ما أنزل الله حبط عمله، فالذي يكره تعدد الزوجات ويرى أن الشريعة قد ظلمت، أو أن حكم الله في هذا ناقص أو مو طيب، أو أن ما يفعلونه في بلاد النصارى من الوحدة أن هذا أولى وأفضل هذا كله ردة على الإسلام، نعوذ بالله، كالذي يقول أن فرض الصلاة ما هو مناسب، لو ترك الناس بدون صلاة كان أحسن أو بدون صيام أحسن، أو بدون زكاة يكون أحسن، من قال هذا فهو كافر، من قال أن عدم الصلاة أولى أو عدم الصيام أولى أو عدم الزكاة أولى، أو عدم الحج أولى كان كافراً، وهكذا لو قال: لا بأس أن يحكم بغير الشريعة، يجوز، ولو قال حكم الشريعة أفضل، لكن إذا قال إن الحكم بغير ما أنزل الله جائز أو أنه حسن، كل هذا ردة عن الإسلام نعوذ بالله، فالحاصل أن من كره ما أنزل الله وما شرعه الله فهو مرتد، وهكذا من أحب أو رضي بما حرم الله وقال إنه طيب وأنه مناسب كالزنا والسرقة يكون كافراً أيضاً، نسأل الله العافية

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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L'obligation de la dot

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

L'obligation de la dot

La dot : c'est la somme d'argent (ou autre) donnée à l'épouse à l'occasion de l'acte de mariage.

On l'appelle dans le langage populaire, le trousseau (de la mariée).

La dot est un droit de la femme en vertu du mariage, qu'elle ait été citée comme condition du mariage ou que l'on ne l'ait pas évoquée.

 

Si la dot a été fixée, on prend en compte ce qui a été fixé, que ce soit peu ou beaucoup; si elle n'a pas été fixée et que le contrat de mariage a été conclu sans que l'époux n'ait donné quoi que ce soit (1), alors il doit donner l'équivalent de ce que les gens ont l'habitude d'offrir en dot dans pareil cas.

 

La dot peut être une somme d'argent, mais elle peut aussi être un avantage (en nature).

En effet, le Prophète a marié un homme et une femme en échange de quoi l'époux a dû apprendre à sa femme un passage du Coran. (2)

 

Ce qui est recommandée dans la religion, c'est que la dot soit modeste.

Au plus, elle est modeste et facile à payer, au mieux c'est, pour suivre ainsi l'exemple du Prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) et pour obtenir la bénédiction (dans le mariage).

 

Le mariage qui récolte le plus de bénédiction est celui qui a occasionné le moins de dépenses.

 

Muslim rapporte dans son Sahîh, qu'un homme a dit au Prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) :

 

"Je viens d'épouser une femme."

Le Prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) lui demanda :"Combien as-tu convenu pour la dot ?"

Il répondit : "Quatre onces (c'est-à-dire cent soixante dirhams).

Le Prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) dit alors : "Quatre onces ?! On croirait que vous extrayez l'argent de cette montagne ! Je n'ai rien à te donner, mais il se peut que je t'envoie en expédition et que tu y récoltes un butin." (3)

 

'Umar (radhiâ ALLAHOU 'anhou) a dit :

 

"N'exagérez pas dans le montant des dots; si c'était une bonne action ici-bas ou un acte pieux pour l'au-delà, le Prophète l'aurait fait avant nous.

Mais il n'a pas donné en dot à une de ses femmes, ni il n'a réclamé en dot pour une de ses filles, plus de douze onces, et l'once équivaut à quarante dirhams."

 

L'augmentation du montant des dots ces dernières années a eu un effet néfaste et a empêché beaucoup d'hommes et de femmes de se marier.

 

L'homme doit attendre de longues années jusqu'à ce qu'il puisse réunir l'argent de la dot, ce qui a des conséquences néfastes :

 

- Beaucoup d'hommes et de femmes ont des problèmes pour se marier;

 

- La famille de la fille accorde maintenant de l'importance au montant de la dot, s'il est élevé ou pas.

La dot est devenue pour eux ce qu'ils pourront extorquer de l'homme en échange de leur fille.

S'il peut payer beaucoup, ils la marient sans regarder l'avenir.

S'il ne peut payer qu'une petite somme, ils refusent le prétendant, même s'il est convenable du point de vue de sa religion et de son comportement !

 

- Dans le cas où les relations entre les époux se dégradent, étant donné que la dot atteint un montant excessif, en général, l'homme ne se sépare pas de sa femme dans de bonnes conditions; au contraire, il la maltraite et lui cause du tort, en espérant qu'elle lui rendre une partie de ce qu'il lui a versé (comme dot).

Si la dot était modeste, ils se sépareraient facilement.

 

Si les gens pouvaient réduire le montant des dots, et s'entraider dans ce domaine, et si certains mettaient cela en application, il se produirait un grand bien pour la société, un soulagement, et cela préserverait la chasteté de beaucoup d'hommes et de femmes.

 

Mais, malheureusement, les gens sont rentrés en compétition : c'est à qui demandera la dot la plus élevée !

 

Chaque année, ils rajoutent des choses que l'on ne connaissait pas auparavant, et je ne sais pas où ils vont s'arrêter !

 

Certaines personnes, cependant, surtout chez les bédouins, ont adopté une méthode qui comporte une certaine souplesse : ils autorisent le marié à payer une partie de la dot plus tard.

 

Par exemple, ils marient leur fille en convenant d'une dot d'un montant quelconque, la moitié comptant et la moité payable dans un an, ou plus tôt ou plus tard.

 

Cela soulage un peu le mari. (4)

 

(1) "Si le mariage a été conclu sans que la dot n'ait été fixée, le mariage est valable, [...] mais on fait une estimation du montant de la dot (que le mari devra payer)..." Al-Mulakh-khas ul-Fiqhî, 2/360. [NdT]

(2) Rapporté par Al-Bukhârî, n°5086, livre du marige, chapitre du mariage du pauvre; Muslim, n°1425, livre du mariage, chapitre de la dot et de l'autorisation que ce soit l'apprentissage du Coran.

(3) Rapporté par Muslim, n°1424, livre du mariage, chapitre de l'importance de voir la femme (que l'on va épouser).

(4) "La dot est la propriété de la mariée, et son tuteur n'a pas le droit d'en prendre quoi que ce soit, sauf si elle le lui autorise, de son plein gré, selon la parole d'ALLAH (trad. approximative) :

"Et donnez aux épouses leur dot.." [Les Femmes, v.4].

Son père, seulement, peut en prendre une partie si elle n'en a pas besoin, et sans que cela ne lui porte préjudice, même sans son autorisation, en vertu de la parole du Prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) :

"Toi et ton argent appartenez à ton père."

Al-Mulakh-khas ul-fiqhî, 2/359. [NdT]

 

extrait de "Le mariage en Islam" page 58, 8ème partie "les conséquences du mariage"

copié de darwa.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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La garde de l’enfant

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La garde de l’enfant

Lorsqu’après avoir mis tout en œuvre pour établir l’entente entre les époux, on n’y parvient toujours pas, ils sont séparés, soit par une répudiation (Talaq) soit par une dissolution des liens du mariage (Faskh).

Si un enfant est né de cette union, se pose alors la question de la garde.

Il est malheureux de constater que lors de la période « trouble » que représente bien souvent la séparation, les valeurs de l’islam sont trop souvent oubliées, au profit de lois satisfaisant aux passions de l’un ou de l’autre des époux.

On peut s’étonner, une fois encore – et cet étonnement est sans fin, louange à Allah – de la « modernité » de l’islam et des principes clairs et limpides qu’il établit en matière de garde.

Pour en exposer les principales règles, nous suivrons, de nouveau, le cheminement du commentaire de Bulûgh Al-Marâm, en ne retenant que l’essentiel, par souci de concision.

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Le terme Al-Hadânah est dérivé de Al-Hidn qui désigne le giron (ou le flanc), car l’éducateur garde l’enfant dans son giron (à ses côtés).

 

Dans la terminologie religieuse, il désigne le fait de protéger l’enfant, le simple d’esprit ou le fou de ce qui lui est nuisible, de l’élever, et d’agir dans son intérêt.

 

Allah dit (traduction rapprochée) :

 

« Son Seigneur l’agréa alors d’un bon agrément, la fit grandir de la plus belle manière, et Il en confia la garde à Zakariyyâ » [Sourate Âl cImrân, v.37]

 

c’est-à-dire qu’Allah en a fait un responsable, s’attachant à son intérêt, elle était donc sous sa garde et sa protection.

 

Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) dit à la mère :

 

« Tu es plus en droit de le garder tant que tu ne te remaries pas. »

 

Shaykh Al-‘Uthaymin dit : La garde, lorsqu’elle est disputée est un droit de l’enfant, mais lorsqu’il y a abandon, c’est une obligation collective (Fard Kifâyah) qui repose sur les proches parents qui doivent prendre en charge l’enfant, le simple d’esprit ou le fou, et si l’un d’eux s’en charge, l’obligation cesse pour les autres.

 

(NdT : C’est là un principe absolu, établi il y a plus de quinze siècles, et dont on distingue à peine les contours aujourd’hui en Occident : l’enfant est au centre de la question de la garde, et c’est son intérêt qui prime. L’enfant n’appartient à aucun des parents, il n’est pas l’objet d’un chantage, d’une vengeance, il est un être à part entière, quel que soit son âge, et l’islam protège ses intérêts. Celui qui agit contrairement à cela commet une injustice dont il aura à répondre devant Allah, et l’injustice sera ténèbres au Jour de la Résurrection.)

 

Shaykh Al-Islâm Ibn Taymiyyah a dit : « Il faut savoir que le Législateur n’a pas fait mention d’un Texte général dans la priorité et le choix de l’un des deux parents.

Les savants sont unanimes pour dire qu’on ne donne pas priorité à l’un des deux parents de manière systématique, mais on donne priorité à celui qui permettra de réaliser l’intérêt de la garde et saura en repousser les méfaits.

Et si l’un des deux parents présente une perversion, l’autre est prioritaire, sans aucun doute. »

 

La vérité est que la garde est une responsabilité qui n’est accordée qu’à celui qui y convient le mieux, et cette aptitude consiste à s’occuper de tout ce qui touche à l’enfant.

 

La Législation ne donne priorité à personne en raison de la parenté, mais elle donne priorité à celui qui en est le plus en droit, le plus capable, le plus apte.

 

C’est ce que veulent signifier les savants, quelle que soit la manière dont ils l’expriment, et l’ordre qu’ils donnent.

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Ceci dit, la mère est plus en droit de garder son enfant, en raison  du hadith de ‘Abd Allah Ibn ‘Amr qui rapporte qu’une femme dit :

 

« Ô Messager d’Allah ! Cet enfant, mon ventre l’a porté, mon sein l’a nourri et mon giron l’a protégé. Son père m’a répudiée et il veut me l’enlever. »

Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) lui dit : « Tu es plus en droit de le garder tant que tu ne te remaries pas. »  

[Abû Dâwud (2276)]

 

Enseignements du hadith

 

-La mère est plus en droit que le père d’obtenir la garde de l’enfant, tant que celui-ci est dans le stade de la garde, et ce tant qu’elle ne se remarie pas, et cette règle fait l’unanimité parmi les savants.

 

-Si la mère se remarie et que le mariage est consommé, son droit de garde cesse, car elle est désormais occupée par son mari qui est plus en droit qu’elle se consacre à lui ; et cette règle fait l’unanimité parmi les savants.

 

Shaykh Ar-Râjihî dit : Ceci, si son nouvel époux n’accepte pas la garde, mais s’il l’accepte, le droit de garde de la mère perdure, ainsi qu’en a décidé le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) concernant la fille de Hamzah, en accordant la garde à sa tante maternelle, lorsque son mari Ja’fâr Ibn Abî Tâlib l’accepta et en demanda la garde.

 

-Shaykh Al-‘Uthaymin dit : Cet exposé détaillé du législateur sage vise à préserver le droit de l’enfant et celui du nouvel époux.

Avant le mariage, la mère se consacre à l’enfant et au fait d’agir dans son intérêt, son droit sur elle perdure donc.

Mais après le mariage, elle négligera un des deux droits : soit celui de son époux, qui est le plus établi ; soit elle se consacre à son époux en négligeant l’enfant qui demande une attention constante.

 

-La priorité donnée à la mère sur le père dans la garde de l’enfant, tant qu’elle s’y consacre exclusivement, est d’une grande sagesse et d’un grand intérêt, car les connaissances de la mère, son expérience, et sa patience sur ses enfants sont des choses qu’on ne trouvera à ce point chez aucun des proches de l’enfant, au premier desquels, le père.

 

As-Shawkânî a dit : « Le hadith est la preuve que la mère a plus de droit sur l’enfant que le père, tant qu’aucun obstacle ne vient s’y opposer, comme le mariage, et Ibn Al-Mundhir a rapporté l’unanimité des savants sur ce point. » 

 

-Shaykh Al-‘Uthaymin dit : La garde est conditionnée par le fait qu’elle réalise le but pour lequel elle existe qui est de protéger l’enfant de ce qui lui est nuisible et d’agir dans son intérêt.

Ainsi, si celui à qui la garde est confiée néglige l’enfant, et ne se soucie pas de savoir s’il s’égare ou suit la voie droite, alors son droit de garde cesse.

 

Shaykh Al-‘Uthaymin dit : Si la mère se remarie, la garde revient au père, ceci tant que le transfert de garde n’est pas une cause de perte pour l’enfant, par exemple si le père le confie à une des anciennes coépouses de sa mère, et on connaît la jalousie entre épouses et l’inimitié à laquelle elle peut conduire, et en ce cas l’épouse du père n’agira pas dans l’intérêt de l’enfant.

Dans cette situation, il n’est pas permis d’accorder la garde au père, même si la mère se remarie, mais la mère en est toujours plus en droit.

Et si on craint que tous deux ne perdent l’enfant, la garde est confiée à des proches plus éloignés, car il n’est pas permis de confier l’enfant à celui qui ne le protègera pas et ne l’éduquera pas convenablement.

Donc, si le fait de renvoyer l’enfant chez son père, après le remariage de sa mère, peut amener à sa perte et son manque d’éducation, la garde revient à la mère si elle peut s’acquitter des obligations de la garde, ou alors il est confié à d’autres.

 

-Al-Buhûtî a dit : « Celui qui renonce à son droit de garde, ce droit cesse par le fait qu’il s’en soit détourné, mais il peut le reprendre quand il le souhaite, car il se renouvelle avec le temps, de la même manière que les dépenses. »

 

(NdT : Lorsqu’on étudie le détail de la question à travers les propos des savants, on s’aperçoit donc que c’est l’intérêt de l’enfant qui est privilégié, et avant tout son intérêt religieux, comme nous le verrons plus tard. Ensuite, plus l’enfant est jeune, plus c’est la stabilité affective qui est privilégiée, ainsi Abû Bakr dit au père de l’enfant confié à sa mère : « Son parfum et son toucher sont meilleurs que le miel qu’il trouvera auprès de toi. » Ibn cAbbâs dit : « Le parfum, le lit, et le giron de la mère sont meilleurs que le père pour l’enfant, jusqu’à ce qu’il grandisse et choisisse de lui-même. » Ensuite, il faut considérer là où se situe l’intérêt de l’enfant du point de vue de l’éducation, quel est celui de ses parents qui sera le plus à même de lui apporter ce qui lui sera profitable. Ainsi que l’a énoncé Shaykh Al-Islâm, il n’y a pas d’ordre préétabli s’appliquant en toute situation, une décision spécifique est donc rendue pour chaque cas, et en cas de désaccord, c’est au juge de statuer en fonction de l’intérêt de l’enfant.)

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À l’âge du discernement, l’enfant a le choix, en raison  du hadith de Abû Hurayrah qui rapporte :

 

« Une femme dit : « Ô Messager d’Allah ! Mon mari veut emmener mon fils alors que celui-ci m’est utile et qu’il me puise de l’eau du puits d’Abû cInabah. »

Lorsque son mari vint, le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) dit : « Ô mon enfant ! Voici ton père et voilà ta mère. Prends la main de celui avec lequel tu veux rester. »

L’enfant prit la main de sa mère, et elle partit avec lui. »  

[Abû Dâwud (2277)]

 

Enseignements du hadith

 

Shaykh Al-‘Uthaymin dit : Lorsque l’enfant parvient à l’âge du discernement, il devient autonome en de nombreuses choses, et ainsi le droit de garde devient similaire entre la mère et le père.

Donc, on lui donne le choix entre son père et sa mère, et celui vers lequel il se dirige le prendra.

[Les savants ont divergé quant à l’âge auquel l’enfant parvient au discernement, certains ont été d’avis qu’il s’agissait de l’âge de sept ans, en raison du hadith :

« Ordonnez à vos enfants d’accomplir la prière à partir de l’âge de sept ans » [Abû Dâwud (495)],

alors que d’autres savants sont d’avis que ce sont les aptitudes qui doivent être prises en compte, ainsi l’enfant qui discerne les choses est considéré comme tel, même s’il a moins de sept ans, et la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) ne désignerait en ce cas que ce qui est le plus courant.

Concernant l’aptitude recherchée, elle consiste à ce que l’enfant comprenne la situation et ce qu’on lui dit et sache répondre].

 

-La volonté de l’enfant doué de raison de choisir l’un de ses parents est prise en compte, mais Ibn Al-Qayyim dit : « Le choix n’est donné que s’il comporte un intérêt pour l’enfant, ainsi si la mère préserve mieux l’enfant que le père, elle a priorité sur lui. On ne doit pas considérer le choix de l’enfant en ce cas, car il est faible d’esprit et préfère l’oisiveté et le jeu, et s’il choisit celui qui l’aidera en cela, il ne faut pas prendre en considération son choix, et il doit rester avec celui qui lui sera le plus utile, et c’est la seule chose que veut signifier la Législation. »

 

-Shaykh Al-‘Uthaymin dit : Si l’enfant choisit un parent, cela implique-t-il qu’il s’écarte de l’autre ? Non, s’il choisit son père, il reste auprès de lui, mais ce dernier ne doit pas lui interdire de rendre visite à sa mère, sauf s’il craint que cela ne cause un préjudice à l’enfant, en quel cas il sait mieux ce qui convient. Et en l’absence de tout préjudice, il lui est obligatoire de lui permettre de rendre visite à sa mère.

 

-Shaykh Al-Fawzân dit : Si l’enfant ne veut pas choisir [et qu’ils sont tous deux autant dignes d’obtenir la garde], on tire au sort entre les deux parents, et celui qui est désigné obtiendra le droit de garde.

 

-La garde est accordée au parent résident, ainsi si le père réside dans un pays et la mère dans un autre, la garde est accordée au père, de crainte que la lignée de l’enfant ne se perde, en raison de son éloignement vis-à-vis de son père.

Ibn Al-Qayyim dit : « Mais si le père veut porter un préjudice, ruse pour lever la garde de la mère, et voyage afin que l’enfant le suive, cette ruse s’oppose à ce qu’a visé le législateur, et ces formes de ruse ne sont pas permises pour séparer la mère de son enfant de manière à lui rendre difficile le fait de le voir, le rencontrer, et de patienter sur sa perte, et le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

« Quiconque sépare une mère de son enfant [lors d’une vente d’esclaves], Allah le séparera de ceux qu’il aime au Jour de la Résurrection. » [At-Tirmidhî (1283)] » 

 

-Shaykh Al-‘Uthaymin dit : Le hadith concerne un garçon, mais qu’en est-il de fille ?

C’est une question sur laquelle les savants ont divergé : certains ont dit qu’on lui donnait le choix au même titre que le garçon ; d’autres ont dit que le père la prenait, car on peut craindre qu’une jeune fille reste avec sa mère qui ne pourra pas la protéger si un homme violent l’agresse ; et d’autres encore ont dit qu’elle restait avec sa mère jusqu’à la puberté […]

Ce qui est correct est qu’elle reste auprès de sa mère jusqu’à ce qu’elle se marie, sauf si on craint un préjudice, si la mère habite dans une maison qui n’est pas protégée et que les pervers qui escaladent les maisons y sont nombreux, en ce cas, la jeune fille doit être chez son père qui la protègera.

 

(NdT : C’est là un passage très important qui met encore en lumière la sagesse de la Loi d’Allah. L’intérêt de l’enfant est ce qui prime, mais il n’existe pas en islam (sauf cas exceptionnels et motivés) ce qui est malheureusement trop pratiqué de nos jours, de « garde exclusive » qui consiste à ce que la garde soit confiée à l’un des parents, alors que l’autre ne dispose que de « droits de visite » souvent limités à quelques jours dans le mois. C’est là une injustice faite à l’enfant et au parent lésé. Les jurisconsultes ont donné de nombreux exemples des modalités de la garde d’enfant, et bien souvent ils mentionnent que l’enfant passe la journée chez l’un et la nuit chez l’autre, par exemple dans le cas du jeune garçon qui doit faire son éducation ou apprendre un métier avec son père, ou inversement avec la petite fille. Quoi qu’il en soit, tout s’organise autour de l’intérêt de l’enfant, et la permission qui lui est accordée de jouir, quotidiennement ou très régulièrement, de ses deux parents.)

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Concernant la garde de la mécréante ou de la débauchée, Râfic Ibn Sinân rapporte

 

« qu’il a embrassé l’islam alors que sa femme refusa.

Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) fit asseoir la mère d’un côté, le père de l’autre, et il plaça l’enfant au milieu.

Celui-ci pencha vers sa mère.

Alors le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) dit : « Ô Allah ! Guide-le. »

L’enfant pencha alors vers son père qui l’emmena avec lui. »  

[Abû Dâwud (2244)]

 

Enseignements du hadith

 

-Shaykh Al-‘Uthaymin dit : L’enfant ne doit pas être laissé au parent mécréant, même si l’enfant le choisit, car cet enfant a penché vers sa mère mécréante, mais le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a invoqué afin qu’Allah le guide, et il a finalement penché vers son père. Si on objecte que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) n’a pas interdit à l’enfant de pencher vers sa mère, mais qu’il a uniquement invoqué Allah, on peut répondre que l’invocation du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) est exaucée et qu’elle tient lieu d’interdiction. Ainsi, si le cas se présente aujourd’hui devant le juge, devons-nous simplement invoquer pour l’enfant ou l’empêcher de pencher vers le parent mécréant ? Nous devons l’en empêcher, car l’invocation du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) est exaucée, et elle indique que le choix de l’enfant pour sa mère mécréante n’était pas la guidée mais l’égarement et le fourvoiement.

 

-Le but de la garde est d’éduquer l’enfant et le protéger de tout ce qui peut lui nuire, et la plus grande forme d’éducation consiste à préserver sa religion, et la plus grande protection consiste à l’éloigner de la mécréance.

Si la garde est confiée au mécréant, il l’éprouvera dans sa religion, le sortira de l’islam en lui enseignant la mécréance et en l’éduquant sur cela.

C’est là le plus grand préjudice, car la garde de l’enfant n’est établie que pour préserver l’enfant, et aucunement d’une manière qui causera sa perte, et celle de sa religion.

 

-Le responsable doit être musulman si celui dont il assume la garde est musulman, mais si ce dernier est mécréant, et que son père est mécréant, nous ne nous opposons pas à son choix, en raison de la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) :

« Et ce sont ses parents qui en font un juif, un chrétien ou un mazdéen »

[Al-Bukhârî (4775) et Muslim (2658)]

Le mécréant a donc autorité sur ses enfants mécréants, garçons ou filles, mais pas sur l’enfant musulman.

 

(NdT : Nous l’avons-vu plus tôt, c’est avant tout la religion de l’enfant qui doit être préservée. C’est une chose que les parents doivent clairement mettre au centre de leur réflexion, au-delà des querelles, de la rancœur, de l’attachement à l’enfant ; car on parle ici du Paradis ou de l’Enfer, de l’islam ou de la mécréance, de la droiture ou de la perversité, et celui qui aime réellement son enfant veut pour lui ce qui est de meilleur, même si cela lui est difficile. Lorsque les années auront passé, quel bien, le parent qui a gardé l’enfant au détriment de son intérêt religieux, tirera-t-il d’un enfant qui se sera égaré et sera peut-être pour lui source de calamités et malheurs ? Et que dira-t-il lorsqu’Allah l’interrogera sur sa responsabilité ? A l’inverse, quelle joie plus grande que de voir son choix et sa patience récompensée, son enfant devenu grand, suivre la voie droite, faire preuve de piété et de bonté envers ses deux parents ? La garde de l’enfant est une responsabilité, un dépôt, et comme toute responsabilité, elle ne doit être recherchée que si on sait qu’on s’en montrera digne et capable.)

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Reste de nombreuses autres questions annexes, et néanmoins importantes, que nous ne pouvons aborder ici par souci de concision, mais nous voudrions conclure par un point très important qui est : quelle soit la situation, et quel que soit le parent auquel la garde est attribuée, c’est sur le père que repose l’obligation de pourvoir aux besoins de l’enfant, c’est lui qui doit s’acquitter des dépenses nécessaires à son éducation et son développement.

 

Ainsi, le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam)  

« Commence par ceux qui sont à ta charge » [Al-Irwâ’ (834)] ;

et il dit également : « Suffit pour péché d’abandonner celui dont on a la charge. »  [Al-Irwâ’ (894)]

 

La question des moyens financiers, même si elle est prise en compte, n’est donc pas l’élément principal dans le choix du parent, et le père ne peut pas non plus se substituer à cette obligation et faire selon son bon vouloir, car c’est le droit de l’enfant sur lui.

 

Wallahu ‘alam.

 

Commentaire de Bulûgh Al-Marâm

traduit par salafs.com

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La célébration des mariages dans les hôtels

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La célébration des mariages dans les hôtels

Question :

 

Quel est l’avis de votre éminence sur ces fêtes qui sont célébrées dans des hôtels ?

 

Réponse :

 

Les fêtes célébrées dans les hôtels comportent plusieurs erreurs, et on peut leur reprocher de nombreux éléments, parmi lesquels :

 

Premièrement : Elles comportent souvent des dépenses exagérées et inutiles.

 

Deuxièmement : Elles conduisent à ce que les gens se sentent contraints de célébrer les fêtes dans des hôtels et à commettre les mêmes excès, et à inviter plus de personnes que nécessaire.

 

Troisièmement : Elles peuvent conduire à la mixité, que ce soit avec le personnel de l’hôtel ou autre, et cette mixité peut être pernicieuse.

 

C’est pour toutes ces raisons que la Commission des Grands Savants a émis un arrêté qui a été soumis à sa majesté le roi [d’Arabie Saoudite], qui invite à interdire les fêtes et les mariages dans les hôtels, et appelle les gens à célébrer ces fêtes dans leurs maisons sans se contraindre à les faire dans les hôtels à cause de tout le mal que cela engendre.

 

Il en est de même pour les salles de fêtes qui sont louées à des prix exorbitants.

 

Tout ceci est inclus dans ce conseil qui est adressé aux gens par clémence, avec le souci de bien utiliser son argent en s’éloignant de tout excès et tout gaspillage, et afin que ceux dont le salaire est moyen puissent se marier sans contrainte.

 

En effet, celui qui voit son cousin ou l’un de ses proches faire de grandes cérémonies dans des hôtels, soit il cherchera à l’imiter et dans ce cas, il va s’endetter et faire de lourdes dépenses, soit il va renoncer au mariage par crainte de faire de telles dépenses.

 

Je conseille donc à tous mes frères musulmans de ne célébrer leurs fêtes ni dans les hôtels, ni dans les salles de fêtes aux prix exorbitants, mais dans des salles à prix modéré, ou bien mieux, dans leur maison ou chez l’un de leurs proches si c’est possible.

 

Fatwas concernant les femmes, pages 59 et 60.

traduit par fatawaislam.com

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Les parents de la jeune fille qui a subi une opération chirurgicale, doivent-ils en informer son prétendant ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les parents de la jeune fille qui a subi une opération chirurgicale, doivent-ils en informer son prétendant ?

Question :

 

Si une jeune fille s'est fait opérée du ventre, par exemple, ce qui a impliqué de pratiquer une incision et de faire une suture et que cette intervention chirurgicale lui a été faite à la naissance ou quelques mois plus tard, est-ce que les parents de cette fille doivent informer le prétendant quant à cette opération qui a laissé des traces sur la peau de la jeune fille, qui restent encore visibles ?

 

Est-ce que cela rentre dans le droit légal du prétendant ou non?

 

Réponse :

 

Louange à Allah, Seigneur de l'univers, et prière et salut sur le Messager d’Allah, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et tous ceux qui suivent ses traces jusqu'au Jour Dernier.

 

Le musulman doit veiller à être franc dans tous ses actes pour rester sain et sauf.

 

Si un prétendant se présente à une telle jeune fille, il faut l'informer des traces laissées par cette intervention chirurgicale, qui causent parfois de la répulsion chez certains gens qui peuvent ne pas supporter la situation s'ils n'en sont pas informés avant.

 

Et cela peut aussi engendrer un problème entre les parents de la fille et le futur mari qui risque de prétendre que ceci est un défaut chez la fille.

 

Il faut donc que les parents de la jeune fille informent le mari potentiel pour qu'il soit au courant et ainsi ils éviteront tout reproche.

 

traduit par alifta.net

 

Cheikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn Abdellah Âl Ach-Cheikh - الشيخ عبد العزيز بن عبد الله آل الشيخ

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Le devoir du musulman célibataire

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le devoir du musulman célibataire

Question :

 

Concernant le sujet relatif au fait de baisser le regard.

 

Je vous informe que je suis un jeune de 20 ans et que je baisse mon regard.

 

Cependant, durant et avant le sommeil, je me mets à avoir des pensées liées aux plaisirs sexuels.

 

Comment puis-je faire pour abandonner cette mauvaise habitude et repousser Satan, sachant que je récite du Coran avant de dormir ?

 

Réponse :

 

Premièrement :

 

Il vous est obligatoire de baisser le regard devant tout ce qui est illicite.

 

Ainsi, il ne vous est pas permis de lire des revues ni de regarder des films dans lesquels on trouve des photos de femmes.

 

Le Très-Haut a dit (traduction rapprochée) :  

 

"Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C’est plus pur pour eux." (sourate An Nûr verset 30)

 

Allâh est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu’ils font.

 

Deuxièmement :

 

Vous devez vous marier si vous en avez la possibilité, car, le mariage aide à baisser le regard comme l'a expliqué le Prophète صلى الله عليه وسلم dans un hadith authentique, il dit :  

 

"Ô jeunes gens !

Quiconque parmi vous possède la capacité physique et les moyens financiers nécessaires au mariage, qu'il se marie.

Certes, le mariage est plus enclin à protéger contre les regards lascifs et à préserver la chasteté.

Quant à celui qui n'en possède pas les moyens, qu'il jeûne, car le jeûne le protégera contre la tentation."

Rapporté par al-Bukhari n°1905 et Muslim n°1400

Qu'Allâh vous accorde la réussite et que les prières et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

La Fatwa numéro (14704)

(Numéro de la partie: 18, Numéro de la page: 33)

✅ Publié par alifta.net

 

س: بالنسبة لموضوع غض البصر، فأنا شاب عندي 20 سنة، فإنني أغض من بصري ولكن في أثناء وقبل النوم أظل قليلاً أفكر في حب الشهوة، فكيف أمتنع عن هذه العادة السيئة، وأبعد الشيطان عني، مع أنني أقرأ القرآن قبل النوم؟

ج: أولاً: يجب عليك أن تغض من بصرك عن المحارم، وكذلك لا يجوز لك مطالعة المجلات والأفلام التي تشتمل على صور النساء، قال تعالى

قُلْ لِلْمُؤْمِنِينَ يَغُضُّوا مِنْ أَبْصَارِهِمْ وَيَحْفَظُوا فُرُوجَهُمْ ذَلِكَ أَزْكَى لَهُمْ إِنَّ اللَّهَ خَبِيرٌ بِمَا يَصْنَعُونَ

ثانيًا: عليك بالزواج إن استطعت، فإنه معين على غض البصر، كما بين ذلك النبي صلى الله عليه وسلم فيما ثبت عنه، فإنه قال

 يا معشر الشباب من استطاع منكم الباءة فليتزوج، فانه أغض للبصر وأحصن للفرج، ومن لم يستطع فعليه بالصوم فإنه له وجاء
وبالله التوفيق، وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم

الفتوى رقم ( 14704

(الجزء رقم : 18، الصفحة رقم: 33)

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

الفتوى رقم ( 14704 )

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Les parents s'opposent sans raisons valables, au mariage de leur enfant (audio)

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Les parents s'opposent sans raisons valables, au mariage de leur enfant (audio)

 

Question :

 

Un homme désire épouser une femme qu’il connaît depuis une longue période.

 

La famille de cette femme a refusé cette union en affirmant que cet homme ne convient pas à leur fille mais aussi parce qu’il est noir, et elle blanche.

 

Est-il permis à cette femme de se marier sans leur consentement en faisant appel aux autorités compétentes, sachant qu’ils résident tous les deux dans une terre de mécréance ? 

 

Réponse :

 

Si les membres de sa famille ne sont pas musulmans, ils n’ont par conséquent aucune autorité sur elle.

 

Dans ce cas, s’il existe dans son pays une instance ou une organisation reconnue comme étant celle qui détient la gestion des affaires des musulmans,la tutelle de cette femme lui revient. 

 

Mais si ses parents sont de confession musulmane, je lui conseille de ne pas aller à l’encontre de leur volonté.

 

En effet, le fait que les enfants contredisent le point de vue de leurs parents peut être une cause menant plus tard à leur désobéir.

 

Et l’obéissance aux parents est justement une obligation, tant que ceux-ci n’ordonnent pas à leur enfant de commettre une désobéissance [à Allâh], ou ne lui empêchent pas d’accomplir un acte obligatoire. 

 

Cet homme et cette femme se doivent tous deux de tenter d’apaiser la situation.

 

Si cela n’apporte aucun résultat, ils devront renoncer l’un à l’autre, et il se peut qu’Allah octroie à chacun d’eux ce qui préservera leur avenir. 

 

Et ce, car cette femme ne réalise pas à l’heure actuelle que si elle épouse cet homme sous l’autorité d’une personne qui le lui aura permis et que cette union ne dure pas, il se peut que ses parents décident après cela de se désintéresser définitivement d’elle.

 

Elle aura ainsi été directement à l’origine de la tournure qu’auront pris les événements, tout comme l’homme qui désire l’épouser. 

 

Face à une telle situation, il faut impérativement se projeter dans l’avenir et tenter d’imaginer de quoi il pourrait être fait. 

 

Question posée à Shaykh Sâlih Al-Louhaydân au Masjid al Haram, à la Mecque, le 20 Rabî’ Ath-Thânî 1430, correspondant au 15 Avril 2009. 

 

Cheikh Saleh Ibn Muhammad Al Louhaydane - الشيخ صالح اللحيدان

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La présentation des deux époux sur une scène

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La présentation des deux époux sur une scène

Question :

 

Son éminence cheikh Ben Baz a répondu à une question portant sur le fait que les deux mariés se présentent devant les femmes dans les cérémonies de mariage et le fait qu’ils s’assoient sur une scène.

 

Réponse :

 

Parmi les agissements répréhensibles que les gens ont inventés à notre époque, il y a le fait d’installer une scène pour asseoir le couple de mariés parmi les femmes.

 

Le marié se trouve alors en présence de femmes découvertes exhibant leurs atours, et il arrive même parfois que celui-ci soit accompagné d’hommes parmi ses proches ou parmi les proches de sa femme.

 

Toute personne ayant une nature saine encore pure et une jalousie et un enthousiasme pour la religion n’a guère de doute que cet acte contient un immense méfait.

 

Il permet à des hommes étrangers de regarder des femmes séduisantes et parées, ce qui engendre bien sûr des conséquences néfastes.

 

On doit donc éradiquer ce genre d’agissements, afin de couper toute voie menant à la tentation et de préserver les femmes de tout ce qui est contraire à la Loi pure.

 

Je conseille à tous mes frères musulmans dans ce pays et ailleurs de craindre Allah, de se conformer à ce qu’Allah leur a légiféré dans toute chose, et d’éviter tout ce que Allah leur a interdit. Je leur conseille aussi de s’éloigner de toutes les causes du mal et de la corruption dans les mariages, et ailleurs, afin de rechercher la satisfaction d’Allah le Très-Haut, qu’Il soit glorifié, et d’éviter Sa colère et Son châtiment.

 

Je demande à Allah le Généreux d’aider tous les musulmans à suivre Son Livre Saint et à s’accrocher à la voie de Son Prophète, prière et salut d’Allah sur lui.

 

Je L’invoque pour nous protéger de toute tentation qui égare et du fait de suivre les passions de nos âmes.

 

Je L’implore de nous montrer la vérité en tant que telle, et de nous aider à la suivre, et de nous montrer le faux en tant que tel et de nous aider à l’éviter.

 

Il est certes le Meilleur à Qui on peut adresser ses demandes.

 

Prières, salut et bénédictions d’Allah sur Son serviteur et Son messager notre Prophète Muhammad, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

 

Fatâwâ Nissâ’iyya Ajâba canha pages 44 et 45.

traduit par fatawaislam.com

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Les règles du mariage (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les règles du mariage (audio)

D'aprés le Sharh du  " Livre du mariage "

Kitab An-Nikah min zad Al-Moustaqna'

 كتاب النكاح من مجموعة زاد المستقنع 

الشيخ محمد العثيمين

de Sheikh Muhammad ibn Salih Al 'Outhaymine - Qu'Allah lui fasse miséricorde :

explication sur les règles du mariage de Sheikh M’hamed Tchalabi Al Djazairy

 

Cours 1

Cours 9

Cours 2

Cours 10

Cours 3

Cours 11

Cours 4

Cours 12

Cours 5

Cours 13

Cours 6

Cours 14

Cours 7

Cours 15

Cours 8

            

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Le statut juridique du duff (الدف) dans le mariage (audio)

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Le statut juridique du duff (الدف) dans le mariage (audio)

 

Question :

 

Qu'Allah soit bienfaisant envers vous.

 

Le questionneur dit :

 

Quel est le jugement du fait d’employer des femmes pour qu’elles tapent du duff ?

 

Réponse de Cheikh Salih Al Fawzan :

 

Ce n’est pas une bonne profession, taper du duff à l’occasion du mariage est une sounna qui a pour but d’annoncer le mariage.

 

Il ne lui convient donc pas d’en faire une source de revenus.

 

C’est la récompense de cette annonce selon la sounna qui doit être visée et non pas la convoitise de ce bas-monde.

 

 Traduit et publié par an-nassiha.com
 

حرفة ضرب الدف للنساء

السؤال : ما حكم استئجار من يضرب على الدف من النساء؟

الجواب : حرفة ليست طيبة، الضرب بالدف بمناسبة الزواج هذا سنة لأجل إعلان النكاح، فلا ينبغي لها أن تجعل هذا مصدر للتكسب، إعلان السنة يقصد به الأجر ما يقصد به طمع الدنيا

Question :

 

Quel est l’avis juridique de l’islam sur le fait de battre le Duff à l’occasion d’un mariage après le septième jour de celui-ci ?

 

Est-il permis d’utiliser d’autres instruments en dehors du Duff ?

 

Réponse de Cheikh Al-’Outheymine :

 

Le fait de battre le Duff à l’occasion d’un mariage doit se faire la nuit des noces, et ne doit pas se prolonger à d’autres moments.

 

En effet, ce qui est permis à une occasion précise doit se limiter à celle-ci.

 

L’objectif de la permission du Duff  lors du mariage est d’une part, de montrer la joie et le bonheur à cette occasion, et d’autre part de rendre publique cette nouvelle union qui est une prescription religieuse.

 

Toutefois, je ne pense pas qu’il soit permis de prolonger le Duff.

 

Par contre, tous les autres instruments de musique restent sujets à la règle de base, c’est-à-dire l’interdiction.

 

Il est établi d’une voie sûre dans le recueil authentique d’Al-Bukhârî selon Abû Mâlik Al-Ashcarî, qu’Allah l’agrée, que le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :

 

«Il y aura sûrement dans ma communauté des gens qui rendront licites l’adultère, la soie, l’alcool, et les instruments de musique.»

Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre des boissons (n°5590). 

 

Ils rendront licites l’adultère, qu’Allah nous en préserve, la soie et l’alcool qui sont bien connus, ainsi que les instruments de musique qui sont tous les moyens de divertissement, sauf ce qui est permis selon les preuves de la Sunna, et qui devient dans ce cas licite.

 

Le fait de battre le Duff à l’occasion du mariage entre dans ce dernier cas.

 

Magazine ad-Dacwa, numéro 1325 du 19/07/1412 h.

traduit par fatawaislam.com

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Le rapport sexuel avec la femme enceinte

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le rapport sexuel avec la femme enceinte

Question :

 

Quel est le jugement sur le rapport sexuel avec la femme enceinte, cela est-il détestable ?

 

Réponse :

 

Il est permis à l'homme d'avoir des rapports sexuels avec son épouse si elle est enceinte, sauf si cela lui cause du tort, car il lui est interdit de faire ce qui lui cause du tort. 

 

Si cela ne lui cause aucun mal mais que cela lui est pénible, il est meilleur de ne pas le faire, car cela fait partie du bon comportement entre les époux de ne pas faire ce qui lui est pénible, car Allah dit (traduction rapprochée):

 

« Vivez avec elles dans la bienfaisance ».

 

Fatawa muhima li nisa al-umma, p.160

copié de true.salaf.over-blog.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Al-‘azl : l'homme se retire avant son éjaculation

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Al-‘azl : l'homme se retire avant son éjaculation

L’imam As-Shawkani dit :

 

« Jabir rapporte :

« Nous pratiquions le ‘azl alors que le Qur’an était révélé »

(Al-Bukhari et Muslim).

 

Al-‘Azl consiste à ce que l’homme se retire après la pénétration pour éjaculer en dehors du vagin.

 

La parole de Jabir :

 

« alors que le Qur’an était révélé » montre que cette pratique est permise, car si elle comportait quelque chose d’interdit elle n’aurait pas été accepté (c’est-à-dire qu’il y aurait eu une révélation ou une réprobation du prophète (salallahu’ alayhi wasalam)).

 

Et dans la version de Muslim :

 

« Nous pratiquions le ‘azl à l’époque du prophète (salallahu’ alayhi wasalam), qui le savait et ne l’a pas interdit »…

 

Les salafs ont divergé sur le jugement concernant al-‘azl, on rapporte dans Al-Fath que Ibn ‘Abd Al-Barr a dit : il n’y a aucune divergence entre les savants que le ‘azl ne doit être pratiqué qu’avec la permission de la femme (libre), car elle a un droit sur le rapport sexuel qui n’est considéré complet que sans ‘azl.

 

[Shaikh Abdel Muhsin Al-‘Abbad explique dans Sharh Sunan Abi Dawud que le droit de la femme est un droit à vouloir des enfants, mais aussi qu’en pratiquant cela on la prive d’une partie de la jouissance (163)].

 

traduit par salafs.com

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