290 articles avec medecine prophetique - exorcisme الطب النبوي

La contagion

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La contagion

Jâbir Ibn ‘Abd Allah rapporte : 

 
« Il y avait un lépreux dans la délégation de Thaqîf, et le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) lui fit parvenir : « Repars, nous avons pris ton serment d’allégeance. » 
[Muslim (2231)]
 
Abû Hurayrah rapporte que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : 
 
« Fuis le lépreux comme tu fuis le lion. » 
[As-Sahîhah (783)]
 
‘Abd Allah Ibn ‘Abbâs rapporte que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : 

 

«Ne regardez pas longuement les lépreux. » 
[As-Sahîhah(1063)]

 

Abû Hurayrah rapporte que le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : 
 
«Celui qui possède des chameaux malades ne doit pas les abreuver avec celui qui possède des chameaux en bonne santé. » 
[Al-Bukhârî (5771) et Muslim (2221)]
 
On rapporte aussi qu’il dit :

« Parle au lépreux, en gardant entre toi et lui la distance d’une ou deux lances. »
[Al-Haythamî (5/101) qualifié de faible par Al-Arnâ’ût

La lèpre est une mauvaise maladie provenant de la propagation de la bile noire dans tout le corps, ce qui corrompt l’humeur, l’état et la forme des membres.

À la fin, leurs liaisons peuvent même être corrompues au point que les membres s’effritent et tombent.

Cette maladie est appelée la maladie du lion.

 

Les médecins ont trois avis sur cette dénomination :
  •  
    • Le premier est qu’elle touche souvent le lion.
  •  
    • Le deuxième est qu’elle déforme le visage du malade en le faisant ressembler à un lion.
  •  
    • Le troisième est qu’elle dévore celui qui s’en approche à la manière du lion.
 
Cette maladie est considérée par les médecins comme une maladie contagieuse et héréditaire.

Celui qui s’approche du lépreux ou du tuberculeux sera contaminé par voie aérienne, et c’est pourquoi le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) – par la perfection de sa compassion et de son conseil envers sa Communauté – leur a interdit ce qui les expose à être atteint par un mal en leur corps et leur cœur.

Nul doute qu’il peut y avoir dans le corps une prédisposition à recevoir cette maladie, et la nature du corps peut être aussi rapidement contaminée par la proximité des corps alentours, car elle se transmet.

L’appréhension et l’imagination peuvent être parmi les plus grandes causes de contamination par cette maladie, car l’imagination agit et domine les forces et natures.

L’air contaminé du malade peut parvenir à l’homme en bonne santé et le rendre malade, comme cela est observable dans certaines maladies.

Et l’air est une des causes de la contamination, cependant il faut qu’il y ait une prédisposition du corps à accepter cette maladie.

Le Prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam) épousa une femme, et lorsqu’il voulut consommer le mariage, il vit sur son flanc une blancheur et lui dit :

« Rejoins ta famille. » 
[Ahmad (3/493) qualifié de faible par Al-Arnâ’ût

Certains pensent que ces hadiths s’opposent à d’autres hadiths qui les annulent, parmi lesquels ce que rapporte Jâbir :

« Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) prit la main d’un lépreux, l’introduit avec la sienne dans le plat et lui dit : « Mange au Nom d’Allah, en toute confiance en Allah. » » 
[Dacîf At-Tirmidhî (1818)] 

Ou encore le hadith dans lequel Abû Hurayrah rapporte que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

« Il n’y a ni contagion, ni augure. »
[Al-Bukhârî (5773) et Muslim (2220)]
 
Nous disons : 

Louange à Allah, il n’y a aucune contradiction entre ses hadiths authentiques, et si une contradiction apparaît :
 
  • Soit un des deux hadiths n’est pas la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), et l’un des transmetteurs a fait une erreur bien qu’il soit digne de confiance et sûr, car même l’homme de confiance peut commettre une erreur.
 
  • Soit un des deux hadiths abroge l’autre, si cela compte parmi les choses qui acceptent l’abrogation.
 
  • Soit la contradiction ne figure que dans la compréhension de celui qui l’entend et non dans la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam).

Il est nécessaire que ce soit une de ces trois choses.

Que deux hadiths authentiques se contredisent clairement de tout point de vue, et qu’aucun n’abroge l’autre, cela n’existe pas.

À Allah ne plaise qu’on trouve cela dans les paroles du véridique et digne de confiance, de la bouche duquel n’émane que la vérité.

L’erreur ne provient que du manque de connaissance de ce qu’on rapporte, de la distinction entre ce qui est authentique et ce qui ne l’est pas, du manque de compréhension de ce qu’il signifie et de l’interprétation de ses paroles d’une manière qu’il n’a pas visée, voire des deux.

C’est de là que sont nées divergence et corruption.

Et c’est Allah qui accorde le succès.

Ibn Qutaybah mentionne dans Ikhtilâf Al-Hadîth en parlant des ennemis du hadith et de ses adeptes : Ils disent qu’il y a deux hadiths contradictoires.

Vous rapportez que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit:

« Il n’y a ni contagion, ni augure. »

Mais on lui a également dit :

« Si un chameau a une croûte sur sa lèvre, les autres chameaux, seront contaminés. » Il leur répondit dit : « Et qui a contaminé le premier ? » 
[Al-Bukhârî (5770) et Muslim (2220)] 

Puis vous rapportez :

« Celui qui possède des chameaux infirmes ne doit pas les abreuver avec celui qui possède des chameaux en bonne santé. » 

« Fuis le lépreux comme tu fuis le lion. » 

un lépreux vint le voir pour lui prêter serment d’allégeance et il lui fit parvenir qu’il acceptait son
serment d’allégeance et lui ordonnait de repartir sans lui permettre d’approcher.

Il dit également : « La malchance est en trois choses : la femme, la demeure et la monture. » 
[Al-Bukhârî (5772) et Muslim (2225)] 

Et ils ont dit que tout cela se contredisait et ne possédait aucune ressemblance.

Abû Muhammad dit : Nous disons, nous, qu’il n’y a aucune contradiction en cela, mais que chacun de ces sens a un temps et un lieu déterminé, et si chaque chose est mise à sa place, il n’y a pas de contradiction.

 La contagion est de deux types :
  •  
    • Le premier est la contamination de la lèpre, car l’odeur du lépreux est si forte que la maladie atteint celui qui s’assoit ou parle longuement avec lui ; de même la femme mariée à un lépreux et couchant avec lui sera touchée par des nuisances, voire même la lèpre ; et il en est de même pour leur enfant. 

La même chose s’applique à celui qui est atteint de tuberculose (Sill), de tuberculose pulmonaire (Diqq), de gale (Nuqab).

Les médecins ordonnent de ne  pas s’asseoir avec le tuberculeux et le lépreux, non par crainte de contamination, mais en raison du changement de l’odeur qui rend malade celui qui la sent trop longuement.

Et les médecins sont les gens les plus éloignés de la foi en la chance et la malchance.

De même pour la croûte du chameau – qui est une gale humide – si le chameau fréquente les autres, les touche et se met là où ils s’assoient, la maladie les touche par l’eau qui coule du chameau par gouttes.

C’est là le sens visé par le Prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam) lorsqu’il dit :

« Celui qui possède des chameaux infirmes ne doit pas les abreuver avec celui qui possède des chameaux en bonne santé. »

Il a réprouvé que la bête malade se mélange à celles en bonne santé, afin qu’elles ne soient pas touchées par les gouttes et démangeaison dont elle souffre.

 
  •  
    • Quant à l’autre forme de contagion, elle désigne l’épidémie qui s’abat sur un pays que l’on quitte par crainte de la contagion. 

Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

« Si elle se déclare dans le pays où vous êtes, n’en sortez pas pour la fuir, et si vous entendez qu’elle s’est déclarée dans un pays, ne vous y rendez pas. » 
[Al-Bukhârî (5729) et Muslim (2219)] 

Sa parole signifie : ne sortez pas du pays frappé par la peste, en pensant que le fait de fuir la prédestination d’Allah vous sauvera d’Allah.

Et en disant : « si vous entendez qu’elle s’est déclarée dans un pays, ne vous y rendez pas » il veut signifier que le lieu où vous vous trouvez est plus serein pour vos cœurs et meilleur pour votre vie que le lieu où s’est déclarée la peste.

De même pour la femme ou la demeure connue pour le mauvais présage, lorsque l’homme est touchée par une chose détestable ou un malheur, il dit : « Elle m’a contaminé par sa malchance. » Et c’est là la contamination visée par le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) lorsqu’il dit : « Pas de contagion »

 
Un groupe a dit : éviter le lépreux et le fuir, est une recommandation, une préférence et une orientation. Quant au fait de manger avec lui, son acte montre que cela est permis et n’est pas illicite.

Un autre groupe a dit : ces deux paroles sont partielles et non globales, et le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit à chacun ce qui convenait à sa situation.

Certaines personnes ont une foi et une confiance en Allah fermes, et la force de leur confiance en Allah repousse la force de la contagion, de la même manière que la force de la nature repousse et annihile la force de la maladie.

Mais d’autres personnes n’en sont pas capables, donc il leur a ordonné d’être prudents et de se protéger.

Et le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a agi des deux manières afin que la Communauté le prenne pour exemple en cela et que le fort de sa Communauté emprunte la voie de la confiance et certitude en Allah, et que le faible parmi eux emprunte la voie de la protection et de la prudence, et ce sont deux voies correctes.

La première pour le croyant fort, et l’autre pour le croyant faible.

Ainsi, chacun des deux groupes possède un argument et un modèle en fonction de leur état et de ce qui leur convient.

De la même manière que le Prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam) a pratiqué la cautérisation mais qu’il a loué celui qui la délaissait en liant son délaissement à la confiance en Allah et à l’abandon de l’augure.

Les exemples similaires sont nombreux, et c’est une voie subtile et très bonne.

Celui qui l’applique comme il se doit et la comprend, cela dissipera de nombreuses contradictions qui lui apparaissaient concernant la Sunna authentique.

Un autre groupe a dit que le fait de le fuir et de l’éviter était dû à une chose naturelle qui est la transmission de la maladie par le contact, la fréquentation et l’odeur, par la multiplication des contacts et de la fréquentation.

Quant au fait de manger avec lui, un petit laps de temps et pour un intérêt prédominant, cela ne pose pas de problème, car la contamination n’arrive pas en une seule fois et en un seul instant.

Mais il l’a interdit, par précaution et pour préserver la santé.

Il ne l’a fréquenté que pour un besoin, et un intérêt, donc il n’y a pas de contradictions entre les deux cas.

Un autre groupe a dit  qu’il était possible que le lépreux avec qui il a mangé n’ait été touché que d’une légère lèpre non contagieuse, car tous les lépreux ne sont pas semblables, tous ne sont pas contagieux, et pour certains leur fréquentation n’est ni nuisible, ni contagieuse.

C’est le cas de ceux qui ne sont que légèrement touchés par une lèpre qui ensuite s’arrête, et qui restent ensuite dans cet état sans toucher le reste du corps, et a fortiori sans contaminer les autres.

Un autre groupe a dit que les gens de l’époque antéislamique croyaient que les maladies contagieuses l’étaient de nature, sans lier cela à Allah, et le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) invalida leur croyance et mangea avec le lépreux pour leur montrer qu’Allah est Celui qui donne la maladie et la guérison.

Mais il a interdit de s’approcher du malade afin qu’ils voient que c’est une des causes qu’Allah a établies pour mener à ces conséquences.

Son interdiction est donc une confirmation des causes, et son acte montre qu’elles ne sont pas indépendantes, mais que si le Seigneur le veut, Il les dépouille de leurs forces, et elles n’auront aucun effet ; et s’Il le veut, Il maintient leurs forces intactes et elles auront un effet.

Un autre groupe a dit : ces hadiths comportent des éléments abrogeant et d’autres abrogés, il faut donc considérer le moment où ils ont été prononcés, et si on parvient à distinguer le plus récent, on dira qu’il est l’abrogeant ; et si cela n’est pas possible, nous devons nous abstenir sur cela.

Un autre groupe a dit : certains de ces hadiths sont authentiques et d’autres non, et ils ont discuté le hadith :

« Pas de contagion » en disant que Abû Hurayrah le rapportait au départ, puis douta à ce sujet et le délaissa.

Les gens l’interrogèrent à ce sujet et lui dirent : « Nous t’avons entendu rapporté ce hadith » et il refusa de le rapporter de nouveau.

Abû Salamah dit : « Je ne sais pas si Abû Hurayrah a oublié ou si l’un des deux hadiths abroge l’autre ? »

Quant au hadith de Jâbir :

« Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) prit la main d’un lépreux, l’introduit avec la sienne dans le plat » il n’est pas confirmé et pas authentique, et tout ce qu’a dit At-Tirmidhî à son sujet est qu’il était étrange, sans le déclarer authentique (Sahîh) ou bon (Hasan). Shu’bah et d’autres ont dit : « Gardez-vous de ces hadiths étranges. »

At-Tirmidhî dit : « On rapporte également cela de ‘Umar, et cela est plus authentique. » 

Voilà donc ce qu’il en est de ces deux hadiths qu’ils ont opposé aux hadiths d’interdiction : concernant le premier Abû Hurayrah a cessé de le rapporter et l’a réprouvé, et le deuxième n’est pas authentiquement rapporté du Messager d’Allah.

Et Allah est plus savant.

Nous avons traité plus longuement de cette question Miftâh Dâr As-Sa'âdah.

Et c’est Allah qui accorde le succès.

Source : L’authentique de la médecine prophétique
copié de salafs.com
 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

Partager cet article

La sorcellerie (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La sorcellerie (vidéo)

 

Cheikh 'Abd Al-Mouhsine Al-Qassim - الشيخ عبد المحسن بن محمد القاسم

Partager cet article

Les causes et les effets réels du mauvais œil

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les causes et les effets réels du mauvais œil

Le mauvais oeil se présente sous deux formes :

 

-Le mauvais œil d’un humain

-Le mauvais œil des Djinns

 
Oum Salamah a rapporté que :
 
le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a vu dans sa maison une jeune servante atteinte d’une tâche brune sur le visage. Il dit : « Exorcisez-là, car elle est frappée d’un mauvais œil. » [1]
 
Al-Hussain Ibn Mass’oûd al-Farrâ a expliqué sur la « tâche brune » [de cette servante] que ce qui est entendu par cela, c’est que cela provient des Djinns. 
 
Il dit : « Elle est atteinte d’un mauvais œil provenant des Djinns, qui est plus pénétrant que les pointes des lances. » [2]
 
Il a été cité par Djâbir [un hadîth] remontant jusqu’au Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) qui dit : 
 
« Le mauvais œil fait entrer l’homme dans la tombe et fait pénétrer le chameau dans la marmite. » [3]
 
Et d’après Abî Sa’îd, le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) se réfugiait auprès d’Allâh contre les Djinns et contre le mauvais œil des humains. [4]
 
-Une catégorie de personnes, celles qui souffrent de lacune d’audition et de raison, ont réfuté la question du mauvais œil en déclarant : il ne s’agit que d’illusions qui n’ont aucun trait de vérité
 
Ces gens sont touchés d’ignorance quant à ce qui est lié à l’audition et la raison.

La véracité [du mauvais œil] leur est voilée, elles, dotées d’un caractère primitif, alors que des distances les séparent de la connaissance des âmes et des esprits, de leurs caractéristiques, de leurs actes et de leurs influences.

Les gens raisonnables, malgré leurs divergences religieuses et dogmatiques, ne repoussent pas l’affaire dumauvais œil et ils ne blâment pas cela, bien que des divergences pourraient se déclarer quant à ses causes et effets.

Il est une catégorie de personnes qui ont dit : l’âme de celui qui a un mauvais œil s’adapte à la mauvaise condition.

Emanera de son œil une force venimeuse qui se joint à l’homme atteint de ce [mauvais] œil, lui causant ainsi du tort.

 

-Une autre catégorie ont dit : ce fait n’est pas renié, de même que n’est pas reniée l’émanation de la force venimeuse du serpent qui atteint l’homme et le laisse périr
 
Ce phénomène est connu chez un genre de serpent qui, en enveloppant un homme de son regard, lui cause la mort inévitable.

Cette situation est analogue à celle de l’être aumauvais œil.
 
-Une autre catégorie a dit : certes Allâh a pris l’habitude de créer le dégât qu’Il désire lors de la rencontre entre le mauvais œil et la personne qui en est atteinte, et cela sans que de son œil n’émane ni une force, ni une cause, ni une influence
 
Telle est le dogme de ceux qui renient les causes et effets dans le monde.

Ceux-là ont bloqué sur eux la porte des calamités, des effets et des causes.

Et ils contredisent ainsi l’ensemble des gens de raison.

Il n’y a pas de doute qu’Allâh - Subhânahu - a crée dans les corps et les âmes des forces et des caractères différents [...]

Il n’est pas possible à la personne douée de raison de rejeter l’influence de âmes dans les corps.

Et tu vois sûrement comment le visage se teint de rouge par pudeur ou timidité, et pâlir de peur.

On a souvent observé des personnes tomber malades et s’affaiblir suite à un regard.

Tout cela se produit grâce à l’influence des esprits qui sont étroitement liés à l’œil.

A partir de là, on attribue l’acte à cet œil alors que ce n’est pas [l’acte] qui agit, mais ce qui est influent [dans cela], c’est l’esprit. 

Les esprits sont munis de caractéristiques, de forces, de conditions et de spécificités différentes.

Et l’esprit de l’envieux est assurément nuisible.

Et c’est la raison pour laquelle, Allâh - Subhânahu - a ordonné à Son Prophète de se réfugier auprès de Lui contre le mal de l’envieux [...]  [5]


[1] Rapporté par Muslim
[2] Rapporté dans « Charh as-Sounnah vol-13 p.123 » avec vérification de SHeikh ’Abdel-Qâdir al-Arna’oût
[3] Hadîth qualifié de bon par SHeikh al-Albânî dans « Silsilat as-Sahîha » n°1249 et considéré comme faible par SHeikh ’Abdel-Qâdir al-Arna’oût dans la vérification de cet ouvrage de Ibn al-Qayyîm - voir : « vol-4 p.151-152 »
[4] Hadîth condidéré comme authentique [Sahîh] par SHeikh al-Albânî dans « Sahîh at-Tirmidhî »
[5] Kitâb « Zâd ul-Ma’âd fî hadî kheyr al-’Ibâd » de Ibn al-Qayyîm, 4/151-153

 

copié de manhajulhaqq.com

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

Partager cet article

Le jugement concernant la transplantation du rein d’un individu sain sur le corps d’un malade (la greffe de rein)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le jugement concernant la transplantation du rein d’un individu sain sur le corps d’un malade (la greffe de rein)

La question :

 
Ma sœur est malade et alitée à l’hôpital.

Elle a besoin d’un rein et m’a demandé de lui donner l’un des miens.

Est-ce qu’il est donc permis par la charia de faire don de rein ?
   
 

La réponse :
 

Louange à Allâh, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu'Allâh a envoyé comme miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.
Ceci dit :

 

En principe, les organes de l’humain ne lui appartiennent pas ; ils sont par contre la propriété d’Allâh, et on a besoin d’une permission par la charia (pour en disposer).

Néanmoins, il n’a pas été rapporté dans les textes de la charia ce qui démontre que cet acte est permis.

En revanche, il y a parmi les versets coraniques ce qui ordonne à l’homme de préserver son corps d’une façon absolue, ainsi que celui d’autrui.

Allâh dit :

 

وَلاَ تَقْتُلُوا أَنْفُسَكُمْ إِنَّ اللهَ كَانَ بِكُمْ رَحِيمًا - النساء: 29

 

Traduction du sens du verset :

 

Et ne vous tuez pas vous-même. Allâh, en vérité est Miséricordieux envers vous﴿ [En-Nissâ' (Les Femmes) :29]


Le verset indique l’interdiction de tuer l’âme.

Aussi, le fait d’amputer un organe sans que ce soit utile pour le corps est considéré comme une mortification de cet organe.

Allâh dit aussi :

وَ لَا تُلْقُواْ بِأَيْدِيكُمْ إِلَى التَّهْلُكَةِ - البقرة: 195

 

Traduction du sens du verset :

 

Et ne vous jetez pas par vos propres mains dans la destruction﴿ [El-Baqara (La Vache) :195]



Ce verset indique l’interdiction de se jeter où le danger est probable, et signale aussi l’obligation de préserver le dépôt qu’on confie à la personne, Allâh dit :

 

إِنَّا عَرَضْنَا الْأَمَانَةَ عَلَى السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَالْجِبَالِ فَأَبَيْنَ أَن يَحْمِلْنَهَا وَأَشْفَقْنَ مِنْهَا وَحَمَلَهَا الْإِنسَانُ إِنَّهُ كَانَ ظَلُوماً جَهُولاً الأحزاب: 72

 

Traduction du sens du verset :

 

Nous avions proposé aux cieux, à la terre et aux montagnes la responsabilité (de porter les charges de faire le bien et d’éviter le mal). Ils ont refusé de la porter et en ont eu peur, alors que l’homme s’en est chargé ; car il est très injuste (envers lui-même) et très ignorant﴿ [El-Ahzâb (Les Coalisés) :72]

Pour ce, il n’est pas permis que la personne porte atteinte à soi-même ou à l’un de ses organes sauf par un droit reconnu par lacharia; comme dans le cas où elle commetrait un délit qui impliquerait l’application du talion par la mort, ou l’exécution d’une sentence par l’amputation, ou le blessement.

Le gouvernant, alors, lui fera subir le jugement qu’elle aura mérité.

Du reste, Allâh a honoré les fils d’Adam ; ce qui implique la préservation de leurs corps tel que la charia l’a ordonné.

Par ailleurs, les opinions des savants contemporains diffèrent concernant la transplantation d’une partie stable du corps humain sur un autre corps en cas de nécessité. 

À mon avis, l’opinion la plus correcte est celle qui est pour l’empêchement absolu de prendre les organes de l’humain pour les transplanter ; Sauf dans le cas où les organses sont déjà stockés et préservés dans les hopitaux et ont été pris avec l’agrément du possesseur en étant vivant ou après sa mort, suivant les fatwas qui autorisent ou celles qui sont bien détaillées.

En l’occurence, il est permis en cas de nécessité de transplanter le rein sur le corps du malade afin d’éviter sa mort ; car il est inutile de garder l’organe sans l’utiliser.

Le savoir parfait appartient à Allâh, et notre dernière invocation est qu'Allâh, Seigneur des Mondes, soit Loué et que prière et salut soient sur notre Prophète , ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.


La Mecque, le 23 Ramadâne 1427 H, correspondant au 16 octobre 2006 G.

Publié par ferkous.com

 

في حكم نقل كليةٍ من صحيحٍ وزرعها في جسمِ مريضٍ

السؤال: لي أختٌ شقيقة مريضة طريحة الفراش في المستشفى تحتاج إلى كلية، وقد طلبت مني أن أعطيها إحدى كليتيّ، فهل التبرّع بالكلية جائز شرعًا؟ وجزاكم الله خيرًا

الجواب:الحمدُ لله ربِّ العالمين، والصلاة والسلام على من أرسله اللهُ رحمةً للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، أمّا بعد
فالأصل أنّ أعضاء الآدمي ليست مِلْكًا له، بل هي مِلك لله، ويحتاج إلى إذن، ولم يَرِدْ من النصوص الشرعية ما يدلُّ على أنّ الفعلَ مأذونٌ فيه، بل وردت من الآيات القرآنية ما تأمر العبدَ بالمحافظة على بدنه مطلقًا سواءً لنفسه أو لغيره، منها: قوله سبحانه وتعالى

وَلاَ تَقْتُلُوا أَنفُسَكُمْ إِنَّ اللهَ كَانَ بِكُمْ رَحِيمًا - النساء: ٢٩

، فإنّ الآية تفيد النهيَ عن قتل النفسِ وكذلك بترِ العضوِ منها لغير مصلحة البدن يُعَدُّ قتلاً للعضو، وقوله تعالى:

وَلاَ تُلْقُوا بِأَيْدِيكُمْ إِلَى التَّهْلُكَةِ - البقرة: ١٩٥

، الدالة على تحريم الإلقاء بالنفس في مظانّ الخطر كما تفيد وجوب المحافظة على ما ائتمن عليه العبد كوديعة عنده، قال تعالى:

إِنَّا عَرَضْنَا الأَمَانَةَ عَلَى السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ وَالجِبَالِ فَأَبَيْنَ أَن يَحْمِلْنَهَا وَأَشْفَقْنَ مِنْهَا وَحَمَلَهَا الإِنسَانُ إِنَّهُ كَانَ ظَلُومًا جَهُولاً - الأحزاب: ٧٢

، لذلك لا يجوز أن يَجْنِيَ على نفسه أو على عضو من أعضائه إلاّ بحق ثابت شرعًا، كما لو وقع في جريمة ارتكبها توجب قصاصًا كالقتل أو حدًّا كالقطع أو الجرح فيقيم الحاكم عليه الحكم بما يستحقه، والله تعالى كرّم بني آدم وذلك يقتضي المحافظة على أبدانهم على نحو ما أمر الشرع
هذا، والعلماء المعاصرون اختلفوا في نقل جزء ثابت من الإنسان، وزرعه في بدن آخر على وجه الضرورة على أقوال، والأوفق -عندي- المنع من نقل أعضاء إنسان مطلقًا اللهم إلاّ إذا وُجدت الأعضاء مخزنة ومحفوظة في المستشفيات وأُخذت برضا أصحابها أحياءً كانوا أو بعد موتهم بناءً على الفتاوى المجيزة أو المفصّلة، فإنه -والحال هذه- يجوز على وجه الضرورة زرعُها في المريض تلافيًا لهلاكه لعدم جدوى بقاء العضو بدون استعمال
والعلمُ عند الله تعالى، وآخر دعوانا أنِ الحمد لله ربِّ العالمين، وصلى الله على نبيّنا محمّد وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، وسلّم تسليمًا
مكَّة في: ٢٣ رمضان ١٤٢٧ﻫ
الموافق ﻟ: ١٦ أكتوبر ٢٠٠٦م

 

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

Partager cet article

La médecine prophétique

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La médecine prophétique

Le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) se soignait seul et le commandait à ceux de sa famille ou ses Compagnons frappés par la maladie.

 
Mais, ni lui ni ses Compagnons n’avaient recours à ces remèdes composés, dits pharmacologiques.

Leurs remèdes étaient la plupart du temps uniques, et ils pouvaient y ajouter ce qui pouvait le renforcer ou au contraire réduire sa force.

C’est là la médecine de la plupart des communautés, de toutes ethnies : arabes, turcs, et bédouins.

Seuls les byzantins et grecs utilisaient des remèdes composés.

Enfin la plus grande partie de la médecine d’Inde se base sur des remèdes uniques.

Les médecins sont d’accord pour dire que s’il est possible de se soigner par la nourriture, on ne délaisse pas cela pour un médicament.


Et s’il est possible d’utiliser  un remède unique, on ne délaisse pas cela pour un remède composé.
 

Ils ont dit: « Pour toute maladie qu’on peut vaincre par la nourriture et la diète, on ne doit pas essayer de la vaincre par les médicaments. »

Ils ont également dit : « Le médecin ne doit être passionné par la prescription de médicaments. » 

Car si le médicament ne trouve dans le corps aucune maladie à dissiper, ou trouve une maladie à laquelle il ne convient pas, ou s’il convient mais que son dosage est trop important ou que l’administration n’est pas bonne; le médicament s’attaque à la santé et la détruit.

Les médecins experts ne soignent généralement leurs malades que par les remèdes uniques, et ils constituent l’une des trois parties de la médecine.

Cela s’explique par le fait que les remèdes sont du même genre que la nourriture, et dans les communautés ou groupes dont la nourriture est essentiellement composée de plats uniques, les maladies sont très rares, et leurs remèdes sont eux aussi uniques.

Alors que les habitants des villes dont la nourriture est généralement composée de plats composés (multiples), auront besoin de remèdes composés en raison du fait que leurs maladies sont souvent composées, donc les remèdes composés seront plus efficaces pour eux.

Les maladies des bédouins et habitants des déserts sont uniques et on peut les soigner par des remèdes uniques.

Et c’est une preuve pour le corps médical.

Nous disons : il est un autre point qui est que la médecine des docteurs en comparaison de la sienne est comparable aux remèdes de grand-mères et aux remèdes coutumiers vis-à-vis de leur médecine, et cela a été reconnu par leurs experts et pontes.

Ce qu’ils possèdent de science de la médecine provient pour certains d’entre eux de l’analogie, d’autres de l’expérience, d’autres encore d’inspirations, de rêves et d’intuitions justes, et enfin d’autres encore disent qu’ils en ont pris beaucoup des animaux : en constatant que lorsque les chats dévorent des bêtes venimeuses, ils se dirigent vers la lampe et lapent l’huile afin de se soigner, ou comme les serpents qui sortent de terre les yeux recouverts, se dirigent vers les feuilles  Ar-Râziyânj [Nom perse qui désigne les plants d’anis vert] pour y frotter leurs yeux, ou encore comme l’oiseau qui s’injecte de l’eau de mer quand sa disposition naturelle est obstruée, et bien d’autres exemples mentionnés dans les principes de la médecine.

Que dire de ceci et d’autres exemples similaires face à la Révélation faite par Allah à Son Messager de ce qui est bénéfique et nuisible ?

Leur médecine en comparaison de la Révélation est comparable à ce qu’ils possèdent de science face à ce qu’ont apporté les prophètes.

Plus encore, on trouve des remèdes qui guérissent des maladies, auxquels les plus grands médecins ne sont pas parvenus malgré leurs sciences, leurs expériences et analogies.

Ce sont les remèdes du cœur et de l’âme, la force du cœur, le fait qu’il se fie à Allah, ait confiance et se tourne vers Lui, la servilité, l’humiliation devant Lui, l’aumône, l’invocation, le repentir et la demande de pardon, la bienfaisance envers les créatures, le secours porté à l’affligé, et le soulagement du malheureux.

Ces remèdes ont été expérimentés par des communautés de religions et voies différentes, et ils ont constaté une influence sur la guérison à laquelle ne parvient pas le plus savant des médecins, même avec son expertise et son analogie.

Nous-mêmes, et d’autres, avons expérimenté nombre de ces choses, et avons constaté qu’elles produisent ce qu’aucun remède matériel ne produit.

Et plus encore, ces remèdes matériels en comparaison des remèdes prophétiques sont semblables aux remèdes coutumiers face à la médecine.

Cela suit la loi de la sagesse divine et n’en sort pas, mais les causes diffèrent.

Lorsque le cœur parvient au Seigneur de l’univers, au Créateur de la maladie et du remède, et Celui qui administre et gère la nature comme Il le veut, il obtiendra des remèdes autres que ceux des cœurs éloignés de Lui et qui s’en écartent.

On sait que si l’esprit est fort, de même que l’âme et la nature, ils s’entraident pour repousser et vaincre la maladie.

Comment nier que celui dont la nature et l’âme sont fortes, et se réjouit de leur proximité vis-à-vis de leur Créateur, de Sa compagnie, de leur amour pour Lui, et se délectent de Sa mention, Lui attribuent toute force, se tournent vers Lui, cherchent aide auprès de Lui et placent leur confiance en Lui,  que tout cela comptera parmi les plus grands remèdes, et lui apportera la force de repousser totalement le mal. Ne nie cela que le plus ignorant des hommes, au voile le plus épais, à l’âme la plus dense, et qui est le plus éloigné d’Allah et de la réalité humaine.

Nous mentionnerons – si Allah le veut – la cause par laquelle la lecture de  Al-Fâtihah a dissipé le mal de celui qui fut piqué [par un scorpion] et qui fut soigné par cette lecture et se leva comme s’il n’avait jamais eu aucune convulsion.

Ce sont là deux formes de médecine prophétique dont nous parlerons  – par la volonté d’Allah – en fonction de nos efforts, capacités, et de notre science insuffisante, connaissances légères et marchandise modique.

Mais nous demandons à Celui qui possède tout le bien, et nous puisons de Sa grâce, Il est certes le Puissant et le Donateur suprême.

Jâbir Ibn ‘Abd Allah rapporte que le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit :

«Toute maladie a un remède, si on applique le remède sur la maladie vient la guérison par la permission d’Allah تعالى. »
[Muslim (2204)]

Abû Hurayrah rapporte que le Messager d’Allah (salallahu’ alayhi wasalam) a dit :

«Allah n’a pas fait descendre une maladie, sans faire descendre son remède.»
[Al-Bukhârî (5678)]

Usâmah Ibn Sharîk (t) rapporte :

« J’étais auprès du Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) lorsque des bédouins arrivèrent et dirent : « Ô Messager d’Allah ! Devons-nous nous soigner ? »
Il répondit : « 
Oui, ô serviteurs d’Allah, soignez-vous, car Allah n’a pas fait une maladie sans y donner un remède, à l’exception d’une seule. – Qu’elle est-elle ? – La sénilité. »
[Sahîh Abû Dâwud (3855)]

et sous une autre formulation :

« Allah n’a pas fait descendre une maladie sans en faire descendre un remède, connu par certains et ignoré par d’autres. »
[Ahmad (4/278)]

Abû Khizâmah rapporte :

« Je dis, ô Messager d’Allah ! Les incantations que nous faisons, les remèdes que nous appliquons, et les moyens de protection que nous utilisons repoussent-ils quoi que ce soit de la prédestination d’Allah ? »
Il répondit : « 
Ils font partie de la prédestination d’Allah. »
[At-Tirmidhî (2066), cette chaîne de transmission est qualifiée de faible par Al-Albânî]

Ces hadiths impliquent de confirmer l’existence des causes et conséquences, et de déclarer caduque l’avis de ceux qui les nient.

On peut penser que sa parole « Toute maladie a son remède » est à considérer de manière globale, et qu’elle comprend également les maladies mortelles, et les maladies qu’aucun médecin ne peut soigner.

Allah a fait des remèdes pour les soigner, mais Il les a cachés aux hommes et ne leur a pas donné le moyen d’y parvenir, car les créatures ne connaissent que ce qu’Allah leur fait connaître.

Ainsi, le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a lié la guérison à la rencontre du remède et de la maladie, car tout créature a un contraire, et toute maladie a un remède opposé qui en guérit.

Le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a lié la guérison à la compatibilité de la maladie avec le remède, cela est un degré supérieur à sa simple existence, car si le remède dépasse la maladie dans l’application ou la quantité prescrite, il la déplace vers une autre maladie.

Et si la quantité est insuffisante, il ne peut la combattre, et le traitement sera insuffisant.

Si on ne donne pas le remède adéquat ou si le remède n’est pas appliqué sur la maladie, la guérison n’aura pas lieu.

De même, si le moment ne convient pas à ce remède, il ne sera d’aucune utilité, ou si le corps n’accepte pas ce remède, qu’il est trop faible pour le supporter, ou qu’il existe quelque chose qui l’empêche d’agir, la guérison n’aura plus lieu, faute de rencontre [entre la maladie et le remède].

Mais lorsque la rencontre se produit, la guérison arrive nécessairement – par la permission d’Allah – et c’est là la meilleure manière de comprendre le hadith.

La deuxième interprétation consiste à dire que le général désigne le particulier, surtout que les sens inclus dans les termes sont beaucoup plus nombreux que les sens visés, et cela est usité dans toutes les langues.

Donc le sens serait : Allah n’a pas fait une maladie à laquelle on peut appliquer un remède sans avoir donner ce remède. Donc sont exclues les maladies auxquelles on ne peut appliquer aucun remède.

De la même manière qu’Allah dit du vent qu’Il a envoyé sur le peuple de ‘Âd (traduction rapprochée) :

« Détruisant tout, par ordre de son Seigneur » [Al-Ahqâf, v.25]

C’est-à-dire toute chose pouvant être détruite et que le vent peut détruire, et les exemples similaires sont très nombreux.

Celui qui médite la création des contraires dans cet univers : leur opposition, répulsion et domination mutuelles constatera la perfection de la puissance du Seigneur, Sa sagesse, Sa maîtrise parfaite de ce qu’Il a fait, et Son unicité dans la Seigneurie et la domination, alors que tout en dehors de Lui a un contraire et un opposé.

Il est-il le riche par essence, et tout en dehors de Lui est dans le besoin par essence.

Dans les hadiths authentiques, on mentionne l’ordre de se soigner et le fait que cela n’est pas contraire à la confiance en Allah, de la même manière que le fait de combattre les maux de la faim, la soif, la chaleur, et le froid par leurs opposés. Plus encore, la réalité de l’Unicité n’est réalisée parfaitement qu’en considérant les causes créées par Allah pour impliquer leurs conséquences, dans l’univers et la Législation.

Les nier est un dénigrement de la confiance en Allah, de même que l’Ordre et de la sagesse.

Cela l’affaiblit, car celui qui renie [le recours aux remèdes] pense que le fait de les délaisser est signe d’une confiance en Allah plus forte.

Mais les délaisser est une faiblesse qui s’oppose à la confiance en Allah dont la réalité consiste à ce que le cœur s’appuie sur Allah pour obtenir ce qui sera utile au serviteur d’Allah, dans sa religion et sa vie d’ici-bas, et repousser ce qui nuira à sa religion et sa vie d’ici-bas. 

Cet appui sur Allah doit être accompagné de la mise en pratique des causes, sinon il reniera la sagesse et la Législation.

Donc le serviteur ne doit pas considérer sa faiblesse comme une forme de confiance en Allah, ni sa confiance en Allah comme une faiblesse.

C’est là une réfutation de ceux qui rejettent le traitement et disent : « Si la guérison est prédestinée, le traitement est inutile ; et de même si elle n’est pas prédestinée. » Ils disent aussi : « La maladie est arrivée par la prédestination d’Allah, et celle-ci ne peut être ni repoussée, ni rejetée. »

C’est cette question qui fut posée par les bédouins au Messager d’Allah (salallahu’ alayhi wasalam), et sache par Allah, Sa sagesse et Ses Attributs, que les nobles Compagnons n’auraient pu poser cette question.

Le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) leur a répondu d’une manière convaincante et suffisante en disant : Ces remèdes, incantations et moyens font partie de la prédestination d’Allah, rien ne sort de Sa prédestination, et on repousse Sa prédestination par Sa prédestination.

Ce repoussement fait partie de Sa prédestination, et il n’y a aucun moyen de sortir de Sa prédestination, au même titre que le fait de repousser le mal de la faim, la soif, la chaleur, et du froid par leurs contraires, ou de repousser l’ennemi par le djihad.

Que ce soit ce qui repousse, ce qui est repoussé ou le repoussement lui-même, tout cela fait partie de la prédestination d’Allah.

On dit à celui qui pose cette question : cela t’impose de pratiquer une cause par laquelle tu obtiendras un bénéfice ou repousseras une nuisance, car si le profit et la nuisance sont prédestinés, il n’est pas impératif qu’ils se produisent ; et s’ils ne sont pas prédestinés, il n’y a aucun moyen qu’ils se produisent.

Cela signe la destruction de la religion et de la vie d’ici-bas, et la corruption du monde.

Ne dit cela que celui qui repousse et s’oppose à la vérité, et qui mentionne la prédestination pour rejeter l’argument de celui qui voit juste à ce sujet, à l’image des polythéistes qui dirent 
(traduction rapprochée) :

« Si Allah avait voulu, ni nous ni nos ancêtres n’aurions associé » [Al-An’âm, v.148]

« 
Si Allah avait voulu, nous n’aurions pas adoré quoi que ce soit en dehors de Lui, ni nous ni nos ancêtres » [An-Nahl, v.35]

Ils dirent cela pour rejeter la preuve d’Allah contre eux par l’envoi des prophètes.

On peut répondre à celui qui interroge de la sorte en disant : Il existe une troisième partie que tu n’as pas mentionnée et qui est qu’Allah a prédestiné telle et telle chose par cette cause.

Ainsi, si tu mets en pratique cette cause, cela se produit, sinon non. 

S’il objecte
 : « S’Il me l’a prédestiné, je le ferais ; sinon, je ne saurais le faire. » 

On lui répond
 : Acceptes-tu cette argumentation de ton esclave, de ton enfant ou de ton servant, s’il rejette ton ordre ou ton interdiction, en s’appuyant sur la prédestination, et te désobéit ?

Si tu l’acceptes, ne blâme pas celui qui te désobéit, prend tes biens, diffame ton honneur, et ne respecte pas tes droits.

Et si tu ne l’acceptes pas, alors comment peux-tu l’accepter pour rejeter les droits d’Allah sur toi ?

On rapporte dans un récit des Gens du Livre que Ibrâhîm l’ami privilégié d’Allah dit : « Seigneur ! D’où provient la maladie? – De Moi. – Et le remède ? –  De Moi. – Alors quel est le rôle du médecin ? –  C’est un homme à qui on a confié d’ordonner le remède. »

Sa parole : « Toute maladie a son remède » renforce l’âme du malade et du médecin, et incite à demander et rechercher ce remède. Car si le malade sent que sa maladie a un remède qui la dissipe, son cœur s’attachera à l’espoir, l’ardeur du désespoir diminuera, et la porte de l’espoir s’ouvrira devant lui.

Et lorsque son âme se renforce, sa température naturelle jaillit, et cela renforce les âmes animales, spirituelles et naturelles.

Et lorsque ces âmes se renforcent, les forces qu’elles portent se fortifient et elles vainquent et repoussent la maladie.

De même, si le médecin sait que cette maladie a un remède, il peut le demander et le rechercher.

Les maladies du corps sont semblables aux maladies du cœur, et Allah n’a pas créé une maladie du cœur sans créer sa guérison par son contraire.

Si le porteur de la maladie le connaît et l’emploie, il l’applique sur la maladie de son cœur et le guérit, par la permission d’Allah.

Source : L’authentique de la médecine prophétique
copié de salafs.com
 
Imam Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

Partager cet article

L’interdiction absolue de se rendre chez les sorciers... même sous prétexte de se défaire d’un sort !

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

L’interdiction absolue de se rendre chez les sorciers... même sous prétexte de se défaire d’un sort !
Nous répondons donc : Allah a interdit d’apprendre la sorcellerie, de l’enseigner et de la pratiquer, d’après la convergence des preuves dans le Coran et la Sounna de l’interdiction de la sorcellerie et de l’incroyance du sorcier.
 
Allah le Très Haut dit à propos des Juifs (traduction rapprochée) :
 
{Et ils suivirent ce que les démons racontent contre le règne de Suleyman. Alors que Suleyman n’a jamais été mécréant, mais ce sont plutôt les démons qui l’ont été : ils enseignaient aux gens la sorcellerie, ainsi que ce qui est descendu aux deux anges Hârût et Mârût, à Babylone. Ils n’enseignaient rien à personne, sans leur dire au préalable : « Nous ne sommes qu’une tentation, ne soit donc pas mécréant. » Ils apprennent auprès d’eux ce qui sème la désunion entre l’homme et son épouse. Or, ils ne sont capables de nuire à personne sans la permission d’Allah. Ils apprennent ce qui leur nuit et ne leur est pas profitable. Et ils savent très bien que celui qui cherche à acquérir ce pouvoir n’aura aucune part de bien dans l’au-delà. Quelle détestable marchandise pour laquelle ils ont vendu leurs âmes ! Si seulement ils savaient ![Sourate « La Vache », verset 102]

1016617uipkf5lzo1

Ainsi, Allah – qu’Il soit glorifié – a informé du mensonge des démons dans ce qu’ils racontèrent contre le règne de Suleyman – Prière sur lui – et Il l’a innocenté de la sorcellerie dont ils l’accusaient, en niant son incroyance ; ce qui prouve que la sorcellerie est une incroyance. 
 
Allah a confirmé l’incroyance des démons et Il a cité une de ses formes : l’enseignement de la sorcellerie. 
 
Parmi les preuves qui confirment l’incroyance de celui qui apprend la sorcellerie : la parole d’Allah au sujet des deux anges qui enseignaient la sorcellerie, afin de tenter ceux qui venaient l’apprendre (traduction rapprochée) : « Nous ne sommes qu’une tentation, ne sois donc pas mécréant. » c’est-à-dire : ne sois pas mécréant en apprenant la sorcellerie.

Ensuite, Allah a informé qu’apprendre la sorcellerie est une nuisance et non un profit, Il a dit (traduction rapprochée) : 

{Ils apprennent ce qui leur nuit et ne leur est pas profitable.} 

Or, il est illicite d’apprendre ce qui ne profite en rien et est nuisible, dans tous les cas.

Ensuite, Allah dit (traduction rapprochée) : 
{Et ils savent très bien que celui qui cherche à acquérir ce pouvoir n’aura aucune part de bien dans l’au-delà.} 

c.-à-d. : les Juifs savent très bien, d’après le pacte qui leur a été ordonné de respecter, que le sorcier n’aura aucune part dans l’au-delà.

Ibn Abbas a interprété ce verset ainsi : « Il n’aura aucune part de bien. »
El Hassan l’a interprété ainsi : « Il n’a aucune religion. »

Le verset prouve donc que la sorcellerie est illicite, que le sorcier est un mécréant et que les sorciers nuisent aux gens.

Allah dit (traduction rapprochée) : 
{Le sorcier ne réussira pas, où qu’il soit} [Sourate « TâHâ », verset 69]

Dans ce verset, il y a la négation absolue de toute réussite pour le sorcier, quelque soit le lieu où il se trouve, ce qui est une preuve de son incroyance.

Quant aux preuves tirées de la Sounna : le hadith rapporté par Boukhari et Mouslim, d’après Abû Hurayra – qu’Allah l’agrée – dans lequel le Prophète (Prière et salut sur lui) dit : 

« Écartez-vous des sept grands péchés qui mènent à la perdition ! » 
Ils demandèrent : « Ô Messager d’Allah ! Quels sont-ils ? » 
« L’association à Allah, la sorcellerie, tuer illégitimement une vie qu’Allah a rendue sacrée, consommer l’intérêt, consommer les biens de l’orphelin, fuir la bataille lorsque les deux armées se font face, accuser de fornication les croyantes chastes et insouciantes. »

Ceci prouve que la sorcellerie est un énorme crime, car elle a été citée conjointement au polythéisme et considérée comme l’un des sept grands péchés qui mènent à la perdition ici-bas, de par ce qu’ils entraînent comme conséquences néfastes physiques et spirituelles, et à la perdition dans l’au-delà, du fait qu’ils sont la cause d’un châtiment douloureux pour celui qui les commet.

Également dans la Sounna : le hadith d’Abû Hurayra – qu'Allah l'agrée – qui rapporte que le Prophète (Paix et salut sur lui) a dit : 

« Celui qui se rend chez un devin ou un voyant et croit en sa prédiction, a mécru en ce qui a été révélé à Mohammed (Paix et salut sur lui). » 
[Rapporté par Ahmed, Abû Daoud, At-Tirmidhi, Nassaï, Ibn Majah et El Hakim, qui a dit : Hadith authentique selon les conditions de Boukhari et Mouslim.]

El Bazzâr et Abû Ya’lâ rapportent avec une bonne chaîne de transmission, d’après Ibn Mas’oûd – qu'Allah l'agrée – que le Prophète (Paix et salut sur lui) a dit :

« Celui qui se rend chez un devin, un sorcier ou un voyant, puis l’interroge et croit en sa prédiction, a mécru en ce qui a été révélé à Mohammed (Paix et salut sur lui). »
 
Parmi les autres preuves, le hadith Al’Imrân ibn Huçayn – qu'Allah l'agrée – qui rapporte que le Prophète (Paix et salut sur lui) a dit : 

« N’est pas des nôtres, celui qui répand des superstitions et celui qui y croit, celui qui pratique la voyance et celui pour qui elle est pratiquée, celui qui pratique la sorcellerie et celui pour qui elle est pratiquée ; celui qui se rend chez un voyant, puis l’interroge et croit en sa prédiction, a mécru en ce qui a été révélé à Mohammed (Paix et salut sur lui). » 
[Rapporté par El Bazzâr avec une bonne chaîne de transmission.]

Il y a d’autres hadiths sur l’interdiction de se rendre chez les devins et les voyants, le statut juridique de ceux qui se rendent chez eux et croient en leurs prédictions, ainsi que le fait que la sorcellerie en fait partie.

Tous ces textes explicites tirés du Coran et de la Sounna prouvent l’incroyance du sorcier, ce qui implique que l’on doit l’obliger à se repentir, mais s’il refuse, on le tue.

Certains savants sont d’avis qu’il faut le tuer, sans même l’obliger à se repentir.

At-Tirmidhi rapporte d’après Jundoub – qu'Allah l'agrée – que le Prophète (Paix et salut sur lui) a dit :  « Le châtiment du sorcier est d’être décapité d’un coup de sabre. »
 
Il a également été rapporté d’un groupe de compagnons du Prophète (Paix et salut sur lui) qu’ils ont tué des sorciers ou ordonné de le faire. Il n’y avait aucune divergence entre eux à ce sujet ; en effet, il est rapporté sous le califat de ’Omar ibn el Khattâb – qu'Allah l'agrée – l’exécution capitale de trois sorcières, lorsqu’il écrivit une lettre à Jaz’ ibn Mu’âwiya, l’oncle d’Al Ahnaf ibn Qays, dont le contenu était : « Exécutez tout sorcier et toute sorcière. »

L’Imam Malik rapporte que Hafsa – qu'Allah l'agrée – l’épouse du Prophète (Paix et salut sur lui) a fait exécuter l’une de ses esclaves qui l’avait ensorcelée ; celle-ci s’étant enfuie, Hafsa ordonna qu’on la rattrape et elle fut tuée.

De même, Boukhari rapporte dans son livre  « Al Târîkh al Kabîr » avec une chaîne de transmission authentique, d’après Abû ’Outhmân : « Il y avait auprès d’Al Walîd [le calife de l’époque] un homme qui s’amusait à faire des tours de magie, il trancha la tête d’une personne, puis la détacha complètement du corps ! Nous fûmes étonnés. Puis il lui remit sa tête. Survint alors Jundoub ibn al Azadi qui l’exécuta. »

Il a été rapporté que d’autres compagnons ont exécuté les sorciers : ’Outhmân ibn ’Affân, Ibn ’Omar, Abû Mussa, Qays ibn Sa’d – qu'Allah les agrée – ainsi que sept successeurs des compagnons  (tâbi’în), parmi lesquels ’Omar ibn Abdelazzîz.

Cet acte des compagnons, puis de leurs successeurs, est considéré comme un consensus de leur part sur cette question.

Sheikh Chinqiti a dit :

« Ces traditions, dont nous n’avons nulle connaissance qu’un des compagnons les ait contestées, appuyées de plus par le hadith du Prophète (Paix et salut sur lui) cité précédemment, constituent l’argument de ceux qui affirment qu’il doit être tué dans tous les cas. En effet, ces traditions et ce hadith sont une preuve qu’il doit être exécuté, même si sa sorcellerie ne le conduit pas jusqu’au degré d’incroyance, car le sorcier que Jundoub – qu’Allah l'agrée – a tué pratiquait la prestidigitation et l’illusionnisme, à tel point que les gens eurent l’illusion qu’il avait décapité cet homme. De même, la parole de ’Omar : «  Exécutez tout sorcier » est générale et confirme cet avis. »
[Voir « Adwâ’ al Bayân »tome 4, page 461]

D’autre part, la sorcellerie étant un mal qui affecte le corps, jusqu’à ce qu’il tombe malade ou meurt, et qui crée la désunion entre les époux, il est donc légiféré de tout faire pour y remédier et utiliser les moyens licites de guérison. En effet, Allah le Très Haut a donné un remède à chaque maladie, comme il est rapporté dans  « Sahih Al Boukhari » d’après Abû Hurayra – qu'Allah l'agrée – le Prophète (Paix et salut sur lui) a dit : « Allah n’a pas fait descendre de maladie sans faire descendre son remède. »
 
Mouslim a rapporté d’après Jabir – qu'Allah l'agrée – que le Prophète (Paix et salut sur lui) a dit : 

« Toute maladie a son remède ; si le remède correspondant à la maladie est trouvé, le malade guérira grâce à Allah le Tout-Puissant. » 

Il y a beaucoup de hadiths à ce sujet.
 
La sorcellerie se guérit par le Coran, les invocations légiférées et les remèdes licites, par contre utiliser la sorcellerie comme remède est illicite, d’après le caractère général des textes interdisant la sorcellerie, car c’est une œuvre du diable.

De même, il est illicite de guérir la sorcellerie en sollicitant les devins, les voyants et les charlatans, et mettre en pratique ce qu’ils exigent, car ils ne sont pas croyants, ce sont des menteurs et des pervers, ils prétendent connaître l’inconnaissable et trompent les gens.
 
Le Prophète (Paix et salut sur lui) a mis en garde contre le fait de se rendre chez eux, de les questionner et de les croire.

Dans un hadith authentique, le Prophète (Paix et salut sur lui) a été questionné au sujet de la conjuration des sorts  « nuchra », il répondit : 

« C’est une œuvre du diable. »
[Rapporté par Ahmed et Abû Daoud avec une chaîne de transmission authentique.]
 
Le sens de la  « nuchra » est : libérer la personne ensorcelée de ce sortilège.

Dans le hadith, il s’agit de la « nuchra » que pratiquaient les païens antéislamiques et qui consistait à questionner le sorcier, afin qu’il délivre la personne du sortilège par un autre sortilège équivalent.

Par contre, il n’y a aucun mal à défaire le sortilège par l’exorcisme légiféré, les invocations protectrices et les remèdes licites.
 
Tout ce qui est rapporté des pieux prédécesseurs sur l’autorisation de la  « nuchra » ne concerne que la « nuchra » légiférée, c.-à-d. celle qui est constituée de versets du Coran, d’invocations légiférées et de remèdes licites.
 
Il n’est pas non plus exact d’autoriser la conjuration du sortilège par un autre sortilège en se basant sur la règle : « L’extrême nécessité autorise l’illicite », car parmi les conditions d’application de cette règle : il faut que cet acte illicite soit moindre que l’état d’extrême nécessité, comme l’ont établi les savants spécialistes des fondements de la jurisprudence.
 
Or, la sorcellerie constitue de l’incroyance et du polythéisme, elle est donc plus néfaste, comme le prouve la parole du Prophète (Paix et salut sur lui) : 

« Il n’y a pas de mal à pratiquer l’exorcisme, tant qu’il ne contient pas de polythéisme. » 
[Rapporté par Mouslim.]
 
De plus, la sorcellerie peut être guérie par des moyens légiférés, il n’y a donc aucune nécessité extrême pour utiliser ce qui est de l’incroyance et du polythéisme.
 
Au vu de ce qui précède, il est donc strictement illicite de se rendre chez les sorciers, dans tous les cas, même sous prétexte de se défaire d’un sortilège.
 
La Commission, en diffusant cela, souhaite mettre en évidence la vérité sur cette question, dégageant ainsi toute responsabilité et par conseil pour la communauté.
 
Prière et Salut d’Allah sur notre Prophète Mohammed, ses proches et ses compagnons.
 
Importante déclaration de la Commission Permanente pour les Recherches Académiques et l’Ifta (consultation religieuse) d'Arabie Saoudite. 
Magazine « Al Da'wa » n°2054 daté du 9 rajab 1427 / 3 août 2006 
Traduit par Abu Ahmed

copié de alghourabaa.free.fr

 

التدواي بالمحرم والذهاب إلى السحرة والكهان
س: أولاً: يوجد في بعض المناطق من بلادنا أن بعض الأفراد يعالجون مرضاهم بلحوم السباع والطير والدواب سواء منها حلال اللحم أو حرامه فما حكم هذا الصنيع سواء كان ذلك مجربًا عدة مرات أو غير ذلك؟ أفتونا مأجورين
ثانيًا: ما حكم الذهاب إلى السحرة والكهان والمنجمين

ج: أولاً: كل ما كان مفترسًا بنابه كالأسد والذئب والنمر من السباع، وكل ذي مخلب يفترس به كالحدأة والصقر من الطيور، وكالحمر الأهلية والبغال من الدواب - أكله حرام، لما
ثبت عن أبي ثعلبة الخشني رضي الله عنه أنه قال:   نهى رسول الله صلى الله عليه وسلم عن أكل كل ذي ناب من السباع  رواه البخاري ومسلم، وعن ابن عباس رضي الله عنه أن النبي صلى الله عليه وسلم:   نهى عن أكل كل ذي ناب من السباع، وكل ذي مخلب من الطير  ، وهذه الأحاديث مخصصة لعموم الآية:  قُلْ لاَ أَجِدُ فِي مَا أُوحِيَ إِلَيَّ مُحَرَّمًا عَلَى طَاعِمٍ يَطْعَمُهُ إِلا أَنْ يَكُونَ مَيْتَةً أَوْ دَمًا مَسْفُوحًا أَوْ لَحْمَ خِنْـزِيرٍ فَإِنَّهُ رِجْسٌ أَوْ فِسْقًا أُهِلَّ لِغَيْرِ اللَّهِ بِهِ  أو يقال: إن الأحاديث جاءت لتحريم ما ذكر فيها زيادة على ما كان قد حرمه الله من قبل في
الآيات المكية، ولما كانت هذه محرمة لم يجز التداوي بها ولا بغيرها من المحرمات
أما ما كان حلالاً أكله فيجوز التداوي به
ثانيًا: لا يجوز الذهاب إلى السحرة ولا إلى الكهان والمنجمين ولا تصديقهم؛ لقول النبي صلى الله عليه وسلم:   من أتى عرافًا فسأله عن شيء لم تقبل له صلاة أربعين ليلة  خرجه مسلم في صحيحه، والعراف يعم الكاهن والمنجم والساحر، وقوله صلى الله عليه وسلم:   من أتى كاهنًا فصدّقه بما يقول فقد كفر بما أنزل على محمد  أخرجه أهل السنن
وبالله التوفيق. وصلى الله على نبينا محمد، وآله وصحبه وسلم

( الجزء رقم : 1، الصفحة رقم: 563-562)
فتوى رقم - 6291

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

Partager cet article

Le remède efficace contre la sorcellerie et le moyen de la combattre

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le remède efficace contre la sorcellerie et le moyen de la combattre

Les remèdes les plus utiles contre la sorcellerie sont les médicaments divins, car ces remèdes sont, par essence, bénéfiques.


Certes, résulte des agissements liés aux mauvais esprits vils.
 

Leur élimination se fait par l’utilisation de ce qui les repousse et ce qui leur résiste parmi les glorifications, [la récitation] des versets du Qor’ân, et les invocations qui anéantissent leurs effets et leurs traces [sur la victime].
 
Plus [ces invocations] sont fortes et dures, plus leur propagation sera efficace.
 
Cette situation est telle que la confrontation de deux armées, chacune étant équipée d’armes, et l’armée victorieuse vaincra l’armée défaite et s’appropriera le pouvoir.

Si le cœur est rempli de l’amour d’Allâh, recouvert par l’invocation d’Allâh, muni d’acheminement, d’invocations et de formulations protectrices qu’il prononce sincèrement et conformément aux sentiments qu’il nourrit dans son cœur et sa langue, ceci constituera l’un des moyens les plus efficaces pour éloigner la sorcellerie, et ce sera un des plus grands remèdes pour lui après [que ce Sihr] l’ai accablé.

Leur magie [à ces ensorceleurs] ne déploie ses effets que dans les cœurs faibles et les âmes amoureuses attachées aux ignominies.

C’est pour cette raison que la sorcellerie affecte le plus souvent les femmes et les garçons, les ignorants et les nomades, et celui dont la part de confiance en Allâh et de croyance à l’unicité d’Allâh est minime, et dont le lot d’invocations et de prières prophétiques n’est que réduit.

Et n’est pas touché par ces malheurs celui qui revient aux invocations et formules protectrices prophétiques.
 
Il a été dit : l’ensorcelé est celui qui se laisse entraîner aisément et qui est dépendant d’une chose précise pour laquelle il se tourne souvent, qui maîtrise les tendances de son cœurs.
Les mauvais esprits ne dominent que d’autres susceptibles d’être assujettis, car ils ne penchent que vers ce qui convient à ces esprits ignobles, et sont démunis de force divine, en étant désarmés.
Ainsi, les esprits vils rencontrent ces âmes désarmées, prédisposées à ce qui leur convient.


Ils s’en emparent donc et les influencent par la magie ou autre.

Wa Allâhu A’lâm. 

Kitâb « Zâd ul-Ma’âd fî hadî kheyr al-’Ibâd » de Ibn al-Qayyîm, 4/116-117

copié de manhajulhaqq.com

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

Partager cet article

L'huile d'olive dans le coran

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

L'huile d'olive dans le coran

(traduction rapprochée)

 

«Ainsi qu' un arbre (l' olivier) qui pousse au Mont Sinaï,en produisant l' huile servant à oindre et où les mangeurs trempent leur pain. » (Coran, 23 : 20)
 
« Allah est la Lumière des cieux et de la terre. 
Sa lumière est semblable à une niche où se trouve une lampe. 
La lampe est dans un (récipient de) cristal et celui-ci ressemble à un astre de grand éclat ; son combustible vient d' un arbre béni : un olivier ni oriental ni occidental dont l' huile semble éclairer sans même que le feu la touche. 
Lumière sur lumière. 
Allah guide vers Sa lumière qui Il veut. 
Allah propose aux hommes des paraboles et Allah est Omniscient. » (Coran, 24 : 35) 

Allah  dit (traduction rapprochée) :

 
"(Ce flambeau) s'allume de l'huile de l'arbre béni, de cet olivier qui n'est ni de l'Orient ni de l'Occident et dont l'huile semble s'allumer sans que le feu y touche" (S24V35)
 
Dans les oeuvres d'At-Tirmidhi et d'Ibn Majah on lit, d'après le récit d'Abu Hurayrah رضي الله عنه que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
 
"Mangez de l'huile, et enduisez-vous, car elle provient d'un arbre béni"
 
Al-Bayhaqi et Ibn Majah, ont mentionné d'après 'Abdallah ibn 'Omar رضي الله عنه que l'Envoyé d'Allah صلى الله عليه وسلم a dit :

"Mangez de l'huile avec du pain, et enduisez-vous, car elle provient d'un arbre béni"
 
L'huile est chaude et humide, au premier degré ; et celui qui dit qu'elle est sèche, et erroné.
 
L'huile dépend des olives.

Si celles-ci sont bien mûres, l'huile sera la plus bonne et la plus modérée ; et si elles ne sont pas mûres l'huile aurait de la froideur et de la sécherrese.

Quant aux olives rouges, leur huile serait moyenne entre les deux précédentes ; et celle qui provient des olives noires, rechauffe et humecte avec modération, et elle est utile contre les poisons, elle relâche le ventre et émet les vermines ; la vieille huile est extrêmement dissolvante.
 
L'huile extaite à l'aide l'eau, est la plus douce et sa chaleur est minime, et son utilité est plus efficace.
 
Toutes les sortes d'huile adoucissent l'épiderme et tarde la blancheur des cheveux.
 
L'eau des olives salées empêche les brûlures du feu d'être couvertes d'ampoules, et raffermit la gencive.
 
Les feuilles des oliviers sont utiles contre l'érysipèle (rougeur), le fourmillement et les ulcères sales et les urticaires.
 
Elles ont la qualité d'empêcher la sueur, leurs utilités sont plus nombreuses et dépassent bien ce que nous avons cité.

Source : la médecine prophétique, d'ibn Qayyim al-Jawziyya

copié de darwa.com

D'après 'Omar Ibn Al Khattab (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit:

 

« Mangez de l'huile et enduisez vous avec car elle provient d'un arbre béni ».

(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°1851 et authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sounan Tirmidhi)

 

Ce hadith concerne évidemment l'olivier et l'huile d'olive, c'est cet arbre qu'Allah a qualifié de béni dans la Sourate Nour n°24 verset 35.
 

عن عمر بن الخطاب رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم

كلوا الزيت وادهنوا به فإنه من شجرة مباركة
(رواه الترمذي في سننه رقم ١٨٥١ و صححه الشيخ الألباني في تحقيق سنن الترمذي)

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

Partager cet article

L'urine de chameau

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

L'urine de chameau

Ce hadith est rapporté en plusieurs versions par Boukhari et Mouslim dans leur sahih :

 

« Le prophète صلى الله عليه وسلم leur ordonna de suivre ses chameaux et de boire leur lait et leur urine.

C'est ce qu'ils firent jusqu'au recouvrement de leur santé. »

Hadith rapporté par Al-Boukhari 7 : 590

Sans titre 1-copie-4
D’après 'Anas ibn Malîk (qu'Allah soit satisfait de lui), des gens de `Urayna vinrent à Médine trouver l'Envoyé d'Allah صلى الله عليه وسلم et comme ils eurent très mal au ventre, l'Envoyé d'Allah صلى الله عليه وسلم leur dit: 

"Si cela vous convient, allez boire du lait et de l'urine des chamelles de l'aumône".

En suivant son conseil, ils se rétablirent, mais ils tuèrent les bergers, revinrent sur leur foi, et s'emparèrent des chameaux de l'Envoyé d'Allah  صلى الله عليه وسلم.

Aussitôt mis au courant, le Prophète  صلى الله عليه وسلم dépêcha sur leurs traces des hommes qui les rejoignirent et les ramenèrent.

Il ordonna alors de leur couper les mains et les pieds, de leur crever les yeux au fer rouge et de les laisser à "Al-Harra" où ils périrent (Au titre de talion, car ces bandits avaient tué les bergers de cette même façon cruelle).


Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim (arabe uniquement : 3162) (français : 961)

Partager cet article

Télécharger et écouter des roqyas (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Télécharger et écouter des roqyas (audio)


Roqya récité par de nombreux récitateurs

 

 

Roqya récité par Saad El Ghamidi

 

 

Roqya récité par Khaled El Qahtani
 
 
Roqya récité par Khaled El Qahtani

 

Roqya récité par Ahmed 'Ajmi
 
 
Roqya récité par Tawfiq Esawegh 1

 

 

Roqya récité par Tawfiq Esawegh 2
 

 

copié de sounna.over-blog.org

Partager cet article

La méthode qui permet de traiter la magie

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La méthode qui permet de traiter la magie

Question :

Quelle est la méthode qui permet de traiter la magie ?

 

Réponse : 
 
La victime de la magie ne doit pas utiliser celle-ci pour se soigner car l’on ne doit pas combattre le mal par le mal ni la mécréance par la mécréance.
 
Il faut plutôt combattre le mal par le bien. 

Quand le Prophète صلى الله عليه وسلم fut interrogé à propos de l’enchantement, il dit : 

«Il relève de l’œuvre de Satan»

La nushra en question dans le hadith consiste à soigner l’envoûté par des moyens magiques. 
 
Il n’y a aucun mal à utiliser le saint Coran, les remèdes autorisés et la bonne exorcisation.

Quant à la magie, son usage (thérapeutique) reste interdit puisque la pratique de la magie implique l’adoration de Satan.

En effet, le magicien apprend et pratique la magie après avoir adoré les démons et après leur avoir rendu service et s’être rapproché d’eux grâce à la réalisation de ce qu’ils veulent.

Ce n’est qu’à ce prix qu’ils lui apprennent ce qui permet d’accéder à la magie.

Allah soit loué car rien cependant n’empêche de soigner l’envoûté grâce à la récitation (du Coran) et au recours à l’usage de formules de protection légales et de médicaments autorisés, de la même manière que les différentes maladies sont traitées par les médecins. 

Il n’est pas nécessaire que la guérison s’en suive puisqu’il n’est pas dit que tout malade sera guéri.

Parfois le traitement permet de guérir le malade si le terme de sa vie n’est pas encore arrivé.

Parfois le traitement ne réussit pas et le malade meurt, même si son médecin était le meilleur et le plus compétent.

A l’arrivée du terme de la vie d’un individu, les remèdes deviennent inefficaces.

A ce propos le Très-Haut dit (traduction rapprochée) :

«Allah cependant n' accorde jamais de délai à une âme dont le terme est arrivé. » (Coran, 63 : 11)

En effet, médecins et médicaments ne sont efficaces qu’avant l’arrivée du terme de la vie et quand Allah a décrété que le malade soit guéri.
 
Il en est de même de l’envoûté.

Il se peut qu’Allah ait prescrit sa guérison comme Il se peut qu’Il ne l’ait pas fait, pour le mettre à l’épreuve ou pour d’autres raisons que Lui seul connaisse.

L’une de ces raisons peut résider dans le fait que le médecin qui l’a traité ne maîtrise pas le traitement approprié.
 
Il a été rapporté de façon sûre que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

«A toute affection existe un remède et si le bon remède est trouvé, on obtient la guérison avec la permission d’Allah, le Puissant et Majestueux.»

Le Prophète
صلى الله عليه وسلم a dit :

«Allah n’a pas fait descendre une maladie sans faire descendre un remède approprié, mais celui-ci peut être connu ou ignoré». 
 
Le traitement religieux de la magie implique la récitation du Coran.

On doit réciter plusieurs fois pour l’envoûté la plus importante sourate du Coran : la Fatiha.

Si la récitation est faite par un récitant vertueux et croyant et convaincu que tout dépend du décret et du jugement d’Allah et que quand Il dit à une chose sois, elle est..

Si la récitation traduit la foi, la crainte (d’Allah) et la sincérité, et si la récitation est répétée, elle peut mettre fin aux effets de la magie et entraîner la guérison de l’envoûté, avec la permission d’Allah. 

Des compagnons du Prophète
صلى الله عليه وسلم passèrent (jadis) près d’un campement de bédouins.

Le chef de ceux-ci avait été mordu par un serpent et les efforts déployés pour le guérir étaient restés vains… c’est alors qu’ ils dirent aux voyageurs : 
– Y a-t-il un raqi parmi vous ?
– Oui ?
Un d’entre eux récita la Fatiha sur la victime et celle-ci se releva du coup comme si elle venait d’être débarrassée d’attaches… Allah l’avait délivré du mal inhérent à la morsure du serpent… 
 
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

«Il n’y a aucun mal à pratiquer l’exorcisme, pourvu qu’on évite de tomber dans l’associationnisme (chirk )».

Le Prophète
صلى الله عليه وسلم eut recours à l’exorcisme et le sollicita puisqu’il comporte beaucoup de biens et qu’elle s’est avére très utile.

Si la récitation faite dans ce cadre comprend la Fatiha, le verset du Koursy (Chaise, Siège), les sourates 112, 113 et 114 ou d’autres versets suivis des bonnes invocations cités dans les hadith du Prophète
صلى الله عليه وسلم comme ces phrases qu’il employa pour exorciser un malade : 
 
«Allahoumma rabba an-naas. Adh hib al-bas washfi anta ash-shaafi la-a shifa’a lla shifaa uka, shifaa un laa yughaadirou suqman».
 
«Mon Seigneur ! Maître des gens, efface le mal, guéris car Tu es celui qui guérit ; point de guérison en dehors de la tienne car elle ne laisse subsister aucun mal».

Il répéta cette invocation trois fois ou plus. 
 
Il en est de même de ce hadith du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) selon lequel le Prophète صلى الله عليه وسلم l’avait exorcisé en ces termes :
 
«Bismi Allahi arqiika min kulli shayin yu’dhika wa min sharri kulli nafsin aw aynin hassidin. Allah yashfiika . Bismi allahi arquika»
 
«Au nom d’Allah, je cherche à te débarrasser de tout ce qui te fait mal, de toute mauvaise âme, de tout œil jaloux.

Allah te guérira. C’est au nom d’Allah que je cherche à te guérir». Il le dit trois fois.
 
Voilà une importante formule d’exorcisation rapportée du Prophète صلى الله عليه وسلم de manière sûre.

La loi autorise l’emploi de bonnes invocations pour soulager la victime d’une morsure de serpent et l’envoûté, même si les formules utilisées ne sont pas rapportées textuellement du Prophète
صلى الله عليه وسلم, à condition qu’elles ne véhiculent aucun élément de nature à susciter une appréhension du point de vue religieux.

Ceci s’atteste dans la portée générale de la parole du Prophète
صلى الله عليه وسلم :

«Il n’y a aucun mal à pratiquer l’exorcisme, pourvu d’éviter l’associationnisme (le chirk)»
 
Il se peut qu’Allah guérisse le malade et l’envoûté et d’autres sans l’exorcisme et sans l’usage d’autres moyens par l’homme.

Car le Transcendant est l’omnipotent dont la parfaite sagesse se manifeste à travers toute chose.

Allah , le Transcendant a dit dans Son saint livre (traduction rapprochée) :

«Quand Il veut une chose, Son commandement consiste à dire: "Sois", et c' est. » (Coran, 36 : 82)

Louange et reconnaissance reviennent au Transcendant pour tout ce qu’Il juge ou décrète.

La sagesse parfaite du Puissant et Majestueux marque toute chose… 
 
Parfois le malade ne guérit pas parce qu’il a atteint le terme de sa vie et doit mourir des suites de sa maladie. 
 
Les versets relatifs à la magie peuvent être utilisés dans l’exorcisation après avoir été récités dans de l’eau.

On peut y ajouter la récitation de la sourate Fatiha, du verset du Koursy (Chaise, Siège) et des sourates 112, 113 et 114 et déverser l’eau sur la personne suspecte d’être envoûtée ou retenue contre la cohabitation charnelle avec sa femme ; il sera guérie avec la permission d’Allah.

Si on ajoute à l’eau sept feuilles du jujubier vert après les avoir transformés en poudre, c’est bien selon ce que Cheikh Abd Rahman ibn Hassan (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a rapporté dans Fateh al-Madjid (chapitre sur l’enchantement) d’après certains ulémas. 
 
Il est recommandé de répéter la récitation des dites sourates trois fois. 
 
Il s’agit d’affirmer que ces remèdes et d’autres de même nature sont aptes à traiter l’épreuve que constitue la magie.

On les utilise encore pour délivrer celui qui est rendu (sexuellement) impuissant.

On les a souvent expérimentés et Allah les a rendus utiles. 
 
On peut se contenter de la Fatiha dans le traitement, comme on peut se contenter encore des sourates 112, 113 et 114 pour obtenir la guérison.

Ce qui est très important c’est que le raqi et le malade soient animés d’une foi sincère et de la confiance en Allah et de la conviction qu’Allah, le Transcendant est celui qui gère les affaires et que ce qu’Il veut se réalise quand Il le veut et que ce qu’Il ne veut pas n’arrivera pas.

Tout est entre les mains du Puissant et Majestueux ; ce qu’Il veut se réalisera et ce qu’il ne veut pas ne se réalisera pas.

Quand la foi vraie anime le raqi et le patient, la maladie disparaît rapidement avec la permission d’Allah puisque (c’est seul ce cas que) les remèdes matériels et moraux sont efficaces. 
 

Nous demandons à Allah de nous assister tous à faire ce qu’Il agrée.

 

Il est proche (de nous) et entend (tout).


Madjmou’atou Fatawa wa maqalat mutanawwia l p70
Publié par alminhadj.fr

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Partager cet article

Bracelets en cuivre

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Bracelets en cuivre

Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur vous. Ensuite:


J'ai reçu votre message, et j'ai bien étudié les papiers joints sur les caractéristiques bienfaisantes des bracelets en cuivre pour le rhumatisme.

 

Je vous informe que j'ai réfléchi profondément à ce sujet et je l'ai examiné avec un nombre de professeurs universitaires.

 

Nos opinions ont été diverses.

 

Certains trouvent que c'est admis vu les qualités de cet objet, d'autres l'ont refusé à cause de sa ressemblance aux amulettes et aux anneaux portés par les Arabes à l'époque préislamique et qui croyaient en leur pouvoir de guérison et de protection du mauvais œil.

 

Dans ce sens, on cite le hadith selon `Oqbâ ibn `Amir (que la satisfaction d'Allah soit sur lui), le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) :

 

"Qu'Allah ne mène jamais à bon terme les affaires de quiconque porte une amulette.

Qu'Allah n'accorde jamais Sa protection à quiconque porte une amulette en forme de coquillage"

 

Et dans une autre version:  

 

"Celui qui porte une amulette, commet un acte de polythéisme"

 

Et d'après `Imrân ibn Husayn (qu'Allah soit satisfait de lui et de son père):  

 

"Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) vit un homme portant un bracelet en cuivre, il lui dit : "Pourquoi tu portes ce bracelet?".

Il répondit: "A cause de la fatigue".

Le Prophète lui ordonna : "Enlève-le, car il ne fait qu'accroître ta fatigue.

Si tu meurs en portant ce bracelet, tu ne réussiras point"." 

 

Et dans un autre hadith,  

 

"Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) dans l'un de ses voyages envoya quelqu'un vérifier les montures et déchirer tout ce qu'on a pu suspendre dessus comme amulettes, car les gens de la période préislamique croyaient que ces dernières protégeaient leurs bestiaux et leur étaient bénéfiques."

 

Ces hadiths et leurs semblables nous incitent à délaisser tout objet, qui ressemble aux anneaux et aux amulettes ou autres, portés dans l'objectif de se protéger du mal.

 

Je vois, dans cette question, qu'il ne faut pas porter ni employer ce bracelet, afin d'éviter un acte de polythéisme et ôter toute tentation par ce bracelet ou attachement à lui.

 

Mon désir est que le cœur du musulman se tourne, exclusivement vers Allah, Gloire à Lui, qu'il ait confiance en Lui et qu'il se contente, d'autre part, de prendre les moyens autorisés.

 

Ce qu'Allah a autorisé et a subjugué pour l'exploitation de l'homme est beaucoup plus riche que l'interdit et le suspect.

 

Ainsi, le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit:  

 

"Celui qui se garde de l'équivoque purifie sa foi et son honneur, mais celui qui y tombe, tombe dans ce qui est défendu : il est semblable au pâtre qui mène ses troupeaux aux alentours d'un territoire gardé, et alors, bien vite il y fera paître son troupeau et le Prophète, (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit aussi:  

"Laisse ce qui provoque en vous le doute, pour ce qui ne provoque en vous aucun doute"".


Sans doute, porter le bracelet en question correspond à ce que portaient les Arabes à l'époque préislamique.

 

On peut le classifier parmi les choses interdites qui relèvent du polythéisme ou parmi l'un de ses moyens.

 

Le moindre qu'on puisse dire est qu'il fait partie des choses douteuses que le musulman doit éviter.

 

Ce qui est prioritaire et plus rassurant pour le Musulman est de s'éloigner de ce genre de choses, et de se contenter d'adopter les traitements dont l'admission est incontestable.

 

Voici ce que le groupe des Cheikhs, des professeurs et moi-même, avons conclu.

 

Nous prions Allah de nous guider vers ce qui Le satisfait et de nous accorder la compréhension de Sa religion et l'éloignement de tout ce qui contredit Sa Charia.

Allah est Puissant sur toute chose.

Qu'Allah vous protège et que Sa paix soit sur vous.

 

(Numéro de la page: 200-201)

traduit par alifta.net

 

سلام عليكم ورحمة الله وبركاته وبعد
فقد وصلني كتابكم الكريم وصلكم الله برضاه ، وأشرفت على الأوراق المرفقة المتضمنة بيان خصائص الأسورة النحاسية التي حدثت أخيرا لمكافحة (الروماتيزم) ، وأفيدكم أني درست موضوعها كثيرا ، وعرضت ذلك على جماعة كثيرة من أساتذة الجامعة ومدرسيها ، وتبادلنا جميعا وجهات النظر في حكمها ، فاختلف الرأي ، فمنهم من رأى جوازها ؛ لما اشتملت عليه من الخصائص المضادة لمرض (الروماتيزم) ، ومنهم من رأى تركها ؛ لأن تعليقها يشبه ما كان عليه أهل الجاهلية ، من اعتيادهم تعليق الودع والتمائم والحلقات من الصفر ، وغير ذلك من التعليقات التي يتعاطونها ، ويعتقدون أنها علاج لكثير من الأمراض ، وأنها من أسباب سلامة المعلق عليه من العين ، ومن ذلك ما ورد عن عقبة بن عامر رضي الله عنه قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم :  من تعلق تميمة فلا أتم الله له ، ومن تعلق ودعة فلا ودع الله له  وفي رواية  من تعلق تميمة فقد أشرك  وعن عمران بن حصين رضي الله عنهما ،  أن النبي صلى الله عليه وسلم رأى رجلا في يده حلقة من صفر فقال "ما هذا؟" قال من الواهنة ، فقال النبي صلى الله عليه وسلم : انزعها فإنها لا تزيدك إلا وهنا ، فإنك لو مت وهي عليك ما أفلحت أبدا  وفي حديث آخر  عن النبي صلى الله عليه وسلم أنه في بعض أسفاره أرسل رسولا يتفقد إبل الركب ويقطع كل ما علق عليها من قلائد الأوتار التي كان يظن أهل الجاهلية أنها تنفع إبلهم وتصونها  فهذه الأحاديث وأشباهها يؤخذ منها أنه لا ينبغي أن يعلق شيئا من التمائم أو الودع أو الحلقات ، أو الأوتار أو أشباه ذلك من الحروز كالعظام والخرز ونحو ذلك لدفع البلاء أو رفعه

والذي أرى في هذه المسألة هو ترك الأسورة المذكورة ، وعدم استعمالها سدا لذريعة الشرك ، وحسما لمادة الفتنة بها والميل إليها ، وتعلق النفوس بها ، ورغبة في توجيه المسلم بقلبه إلى الله سبحانه ثقة به ، واعتمادا عليه واكتفاء بالأسباب المشروعة المعلومة إباحتها بلا شك ، وفيما أباح الله ويسر لعباده غنية عما حرم عليهم ، وعما اشتبه أمره وقد ثبت عن النبي صلى الله عليه وسلم أنه قال :  من اتقى الشبهات فقد استبرأ لدينه وعرضه ، ومن وقع في الشبهات وقع في الحرام كالراعي يرعى حول الحمى يوشك أن يرتع فيه  وقال صلى الله عليه وسلم

 دع ما يريبك إلى ما لا يريبك

ولا ريب أن تعليق الأسورة المذكورة يشبه ما تفعله الجاهلية في سابق الزمان ، فهو إما من الأمور المحرمة الشركية ، أو من وسائلها ، وأقل ما يقال فيه : إنه من المشتبهات
فالأولى بالمسلم والأحوط له أن يترفع بنفسه عن ذلك ، وأن يكتفي بالعلاج الواضح الإباحة ، البعيد عن الشبهة ، هذا ما ظهر لي ولجماعة من المشايخ والمدرسين
وأسأل الله عز وجل أن يوفقنا وإياكم لما فيه رضاه ، وأن يمن علينا جميعا بالفقه في دينه والسلامة مما يخالف شرعه ، إنه على كل شيء قدير ، والله يحفظكم والسلام

(الصفحة رقم: 201)

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Partager cet article

La préservation de la santé de l'oeil - الكحل

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La préservation de la santé de l'oeil - الكحل
Abou Daoud a relaté dans ses "sounans" d'après Abd El Rahman Al Nou'man Ben Ma'bad Ben Haoudha Al Ansari rapportant d'après son grand-père, " que le Prophète sallallahou 3alaihi wa sallam a recommandé l'utilisation du Kohol parfumé durant le sommeil, en ajoutant : " que le jeûneur s'en méfie ". 
 
Dans les "sounans" de Ibn Maja et bien d'autres, est cité d'après Ibn Abbas  : 
 
" Le Prophète  possédait une boîte qui contenait le Kohol dont il enduisait chaque oeil à trois reprises ". 
 
(Ce hadith est jugé TRES faible (ضعيف جداً) par Ach-Chaykh Al-Albani  comme on peut le voir dans son livre « Moukhtassarou Chama_ili l-Mouhamadiya » , hadith 42. )
 
Al-Tirmizi a rapporté d'après Ibn Abas radiallahou 3anhou : 
 
" Le Prophète sallallahou 3alaihi wa sallam de prime abord et de préférence l'oeil droit de Kohol à trois reprises et l'oeil gauche à deux reprises ". 
 
Abou Daoud a rapporté d'après le Prophète sallallahou 3alaihi wa sallam : 

" celui qui s'enduit ls yeux de Kohol devra adopter un nombre impair de fois ".

Le nombre impair devra t-il être adopté pour les deux yeux : en enduisant l'oeil droit à trois reprises et l'oeil gauche à deux reprises alors qu'on devra commencer cette opération par l'oeil droit, ou bien faudrait t-il enduire de Kohol chacun des yeux à trois reprises ? 
 
Ces deux affirmations figurent dans le madhab de Ahmad et d'autres. 
 
Le Kohol préserve la santé de l'oeil, renforce et purifie la lumière percevante, atténue la matière pourrie et l'extraie, tout en étant un facteur embellissant. 
 
Les avantages du Kohol s'accroient lors du sommeil car l'oeil renferme le Kohol, s'apaise en dormant abandonne toute activité nocive et sera assisté par la nature.

Le Kohol, par ses spécifités, contribue à ces facteurs. 
 
Dans les "sounans" de Ibn Maja est cité d'après Salem rapportant d'après son père ce hadith qu'il attribue au prophète sallallahou 3alaihi wa sallam : " Recourez au Kohol car il purifie la vue et laisse pousser les cils "
 
Dans le livre de Abi Nouim est cité : 
 
" Le Kohol laisse pousser les cils, dissipe les fétus incommodant l'oeil et purifie la vue "
 
Dans les "sounans" de Ibn Maja est rapporté de même d'après Ibn Abas que le Prophète sallallahou 3alaihi wa sallam a dit : 

" Le meilleur produit dont vous vous enduisez l'oeil est le Kohol car il purifie la vue et laisse pousser les cils ". 

D' après Jâbir ibn 'abdillah  le messager d' Allah sallallahou 3alaihi wa sallam a dit : 

"Recourez au khol au moment de dormir car il éclaircie la vue et fait pousser les cils." 
rapporté par l' imam Abu 'issa tirmidhy  dans shama-il et authentifoé par sheykh el albany  . 
 

la médecine prophétique 

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

Partager cet article

<< < 10 20 21 22 23 > >>