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Regarder dans les livres des gens de l'innovation

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Regarder dans les livres des gens de l'innovation

-Fait partie aussi, dans la mise en quarantaine des gens de l'innovation, de ne pas regarder dans leurs livres de peur de leurs tentations et de peur de leurs propagations entre les gens.

 

S'écarter des égarements est obligatoire selon la parole du prophète صلى الله عليه وسلم sur le dajjal :

 

" Que celui qui entend parler de lui s'éloigne.

Par ALlah, un homme le rejoindra pour le suivre, alors qu'il pensait être croyant, il se fera emporter à cause de ses choubouhates (du dajjal)."

(rapporté par Abou Dawud et authentifié par cheikh el Albani)

 

-Mais si le but de regarder dans leurs livres est de connaitre leurs innovations et de les répliquer alors il n'y a pas de mal en cela pour celui qui a une croyance ferme, pouvant le préserver et qui est capable de leur répliquer.

 

Cela est même obligatoire !

 

Car répliquer la bid3a est obligatoire !

 

Explication de "loum3atou l-i3tiqad" - page 100

copié de twitter.com/Abou_Safiyah

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Peut-on apprendre avec les livres des innovateurs écrits avant leur déviation ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Peut-on apprendre avec les livres des innovateurs écrits avant leur déviation ?

Question :

 

Doit-on profiter des livres des gens de l'innovation s'ils ont été écrits avant qu'ils ne se soient égarés, ou même après s'ils ne contiennent pas de déviation et que c'est un bon livre sur le sujet ?

 

Réponse :

 

En vérité dans le Livre d'Allāh et la Sunnah du Messager d'Allāh (sallallāhu ‘alayhi wa sallam), et dans les livres qui ont été transmis de nos Salaf as-Sālih, qui sont purs et exempts d'innovations, il y a ce qui nous suffit pour ne pas avoir besoin de se tourner vers les livres des gens de l'innovation, qu'ils les aient écrits avant qu'ils ne tombent dans l'innovation ou après.

 

Car fait partie de ce qui profite aux muslims d'éliminer et d'éradiquer la mention des gens de l'innovation.

 

S'accrocher à leurs livres dans l'intention d'en tirer un bienfait les grandit et élève leur statut dans le cœur des gens.

 

Et fait partie de ce qui profite aux muslims et à l'Islām, d'étouffer les gens de l'innovation et de diminuer la mention des têtes de l'innovation et de l'égarement.

 

De plus vous ne trouverez pas un livre qui ne contienne pas quelques vérités, même les livres des juifs, des chrétiens et des groupes égarés.

 

Il est donc prioritaire que les muslims se focalisent sur ce que nous avons mentionné précédemment, parce que c'est plus sûr et une meilleure garantie pour le muslim, et cela lui évite d'honnorer ceux qu'Allāh a disgraciés.

 

C'est ma réponse à la question.

 

Certains Imāms ont fait la remarque et étaient d'avis qu'il n'est pas approprié de prendre des gens de l'innovation même si c'est du vrai, et s'il est possible de prendre le hadith par un autre chemin que par un innovateur, alors passe en premier d'éviter cet innovateur, même si c'est le transmetteur du hadith.

 

En priorité on l'évite afin d'éviter qu'il ne soit mentionné comme nous l'avons dit précédemment.

 

réponse de Al-ʿAllāmah, ach-Cheikh Rabī’ Ibn Hādī al-Madkhalī (hafidhahullāh) lors d'une rencontre enregistrée entre lui et des frères salafis palestiniens

Réf : Tiré des notes du livre « Hiwār Ma’a Fadīlat ich-Cheikh ʿAlī al-Halabī » (p. 31), une réfutation d'al-Halabī par Cheikh Ahmad an-Najmī (rahimahullāh).

Source : www.salafitalk.com

copié de albasyrah.over-blog.com

 

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

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Est-il permis de prendre la science d’un inconnu ? (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Est-il permis de prendre la science d’un inconnu ? (audio)

Question :

 

Est-il permis de prendre la science d’un inconnu ?

 

Réponse de Cheikh Abdullah Al Boukhary :

 

La réponse est dans la question !

 

La réponse est dans la question !

 

Il demande s’il peut prendre la science d’un inconnu ! 

 

Tu as répondu (en disant qu’) il est inconnu ! 

 

Comment peux-tu prendre la science d’un inconnu ?! 

 

En vérité, il a répondu (à sa question). 

 

La base est que la science ne se prend que des gens de science, ceux qui la détiennent et sont connus pour celle-ci. 

 

Cette science est une religion, regardez donc de qui vous prenez votre religion.

 

Cette parole a été prononcée par des nombreux imams comme Ibn Sirin, l’Imam Malik, Ath-Thawry et d’autres.

 

Et les savants ne cessent de la prononcer.

 

Il n’est permis à personne de dire que la parole d’Ibn Sirin est une ambiguïté, comme l’a dit une de ces personnes égarées.

 

Afin de propager le faux et invitant à étudier auprès des gens des passions, il dit que cette parole est une ambiguïté.

 

Il dit que certaines personnes utilisent le récit d’Ibn Sirin :

 

«Cette science est une religion, regardez donc de qui vous prenez votre religion»

 

pour dire que l’on étudie qu’auprès d’une personne qui remplit tels et tels critères puis il répond sous plusieurs angles.

 

Il a mis la vérité à la place du faux et le faux à la place de la vérité et le refuge est auprès d’Allâh.

 

Ceci est un inversement de la saine nature.

 

En effet, la réussite, c’est qu’Allâh t’oriente vers l’obéissance et qu’Il te facilite son accomplissement.

 

Quant à la perdition, c’est qu’Allâh te livre à toi-même.

 

Question :

 

Est-il permis de prendre la science d’un inconnu ?

 

Réponse de Cheikh Muhammad Ibn Hadi Al Madkhali :

 

Je ne sais pas pourquoi il interroge au sujet d’un inconnu.

 

L’inconnu est celui qui n’est pas connu pour la science.

 

S’il n’est pas connu pour la science, que vas-tu obtenir auprès de lui ?!

 

N’étudie pas auprès d’une personne qui n’a pas de science ou qui n’est pas connue pour la science.

 

N’étudies pas auprès de lui mon frère, mais accroche toi aux personnes renommées afin de t’élever.

 

Et les personnes renommées dont on parle sont les savants renommés de la Sunna. 

 

Ne cherche pas la notoriété auprès des innovateurs.

 

Non !

 

(Etudie auprès) des savants renommés de la Sunna, les grands savants de la Sunna afin de t’élever.

 

Cette science est une religion, regardez donc de qui vous prenez votre religion.

 

Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Abdoullah ibn AbderRahim Al-Boukhâry - الشيخ عبدالله بن عبد الرحيم البخاري

Cheikh Mohamed Ibn Hady Al Madkhaly - الشيخ محمد بن هادي المدخلي

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Ceux-là veulent invalider les informations rapportés par des personnes dignes de confiance (thiqât) et des savants

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Ceux-là veulent invalider les informations rapportés par des personnes dignes de confiance (thiqât) et des savants

Question :

 

Est-ce que l’exagération dans l’utilisation de la règle de la vérification (des informations), fait partie du minhaj des hizbis, ceux qui ne souhaitent pas la défense de la sunnah et le dévoilement des gens de l’innovation, et qui veulent faire disparaître les paroles sur l’éloge et la critique ?

 

Réponse :

 

Ceux-là sont des gens du faux.

 

Avec cette règle en laquelle ils croient, ils cherchent à invalider les paroles des personnes dignes de confiance (thiqat) et des savants et de leurs jugements.

 

C’est une parole vraie avec laquelle ils recherchent le faux.

 

Leur cas est semblable à celui des Khawâridj qui disaient qu’il n’y avait pas de jugement si ce n’est celui d’Allah.

 

Ali les a entendu et a répondu que c’était une parole vraie avec laquelle ils recherchaient le faux.

 

La vérification (de l’information) est une chose demandée, mais la vérification (des informations) de qui ?

 

D’une personne digne de confiance !

 

Cette vérification incombe lorsque l’information provient de pervers (fâsiq) comme c’est stipulé dans le Coran :

 

« Ô croyants ! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair » (Al Houjoutât 49, v.6)

 

et dans une autre version « vérifiez ».

 

La vérification se fait pour l’information du pervers. 

 

Quant à la personne intègre, il nous incombe d’accepter ses informations.

 

La personne digne de confiance oublie parfois certaine choses et se trompe, mais nous ne devons pas la prendre comme une règle générale pour tout.

 

Au point où, si un savant écrit un livre dans lequel il propage des paroles de gens de l’égarement ils disent qu’il est obligatoire de vérifier.

 

Ces gens là sont des menteurs, des débauchés et des opposants aux gens de la Sounnah.

 

Traduction : AbdelMalik

 

هل المبالغة في استخدام قاعدة التثبت من منهج الحزبيين الذين يرغبون في عدم الذب عن السنة وتعرية أهل البدع ويريدون أن يقتلوا الكلام في الجرح والتعديل ؟

قال الشيخ : هؤلاء أهل باطل يريدون أن يبطلوا أخبار الثقات وأخبار العلماء وأحكامهم بمثل هذه القاعدة التي يصدق عليهم فيها أنها ( كلمة حق أريد بها باطل ) ، فهم شأنهم شأن الخوارج كانوا يرددون : ( لا حكم الا لله ) فيسمعهم علي رضي الله عنه فقال

( إنها كلمة حق أريد بها باطل )

والتثبث مطلوب لكن التثبت من إيش ؟ من أخبار الثقات ؟

التثبت من أخبار الفاسقين كما هو نص القران (( يا أيها الذين آمنوا إن جاءكم فاسق بنبئ فتبينوا )) وفي رواية (( فتثبثوا )) فالتثبث من أخبار الفاسقين أما العدول فالواجب قبول أخبارهم

وقد ينسى الثقة أحيانا بعض الشيء وقد يغلط لكن لا نتخذها قاعدة مطردة في كل شيء وحتى لو كتب العالم الان كتابا ينقل فيه أقوال أهل الضلال وينتقذهم فيها يقولون لابد من التثبث فهؤلاء أهل كذب وفجور وأهل حرب لأهل السنة بارك الله فيكم

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

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La critique envers les innovateurs et la différence entre la critique et la médisance

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La critique envers les innovateurs et la différence entre la critique et la médisance

Etant donné que beaucoup de gens ne font pas de distinction entre la médisance et la critique envers les gens de l’innovation, et qu’ils ignorent les méfaits causés par le silence envers eux, j’ai décidé d’écrire cet article dans lequel j’y apporte certaines preuves tirées du Coran et de la Sunnah, montrant l’autorisation de critiquer l’intégrité du musulman lorsqu’il y a un intérêt particulier à le faire et un bénéfice pour la religion.

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La définition de la critique (جرح اللسان)

 

C’est le fait d’accuser une personne et (de montrer) ses défauts.

 

Il est dit « Le juge a récusé le témoin (جرح الحاكمُ الشاهدَ) », s’il a constaté un manque d’équité, comme un mensonge ou autre. (Voir An-Nihâyah de Ibn Âthîr 1/190, Lisânoul 3arab de Ibn Mandhour 2/234 & El Misbahoul Mounîr de El Fayoumî  p.131 edition El Qalam)

 

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Les preuves de l’autorisation de la critique

 

-Tirées du Coran

 

Allah dit (traduction rapprochée) :

 

« …Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair… » (Souratoul Houjourâte 49, v. 6).

 

Et IL dit aussi (traduction rapprochée) :

 

« …et prenez deux hommes intègres parmi vous comme témoins… » (Souratout-Talaq 65, v.2).

 

Ces deux versets impliquent l’acceptation de l’information de la personne intègre et de son témoignage, et le rejet de l’information et du témoignage du pervers.

 

Al Abnâssi a dit : 

 

"Allah  a rendu obligatoire le dévoilement et l’éclaircissement des informations rapportées par le pervers, avec SA parole « …Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair… »"

  (Ach-Chadhâ El Fiyâh 2/742 edition Er-Rouchd).

 

Je dis : La distinction entre la personne intègre et perverse n’est possible qu’en se renseignant directement sur la situation des gens, et ceci n’est pas chose aisée dans la plupart des cas, ou avec l’éloge et la critique (détaillée).

 

Et sur ce point, les savants sont unanimes comme nous le verrons plus loin.

 

-Tirées de la Sunnah

 

Le premier à avoir parlé sur les gens de l’innovation et mis en garde contre eux est le Prophète صلى الله عليه وسلم.

 

1) Le hadith de Abou Sa3îd رضي الله عنه

 

Il dit رضي الله عنه :

 

"Ali, qu’Allah  l’agréé, a envoyé au Prophète صلى الله عليه وسلم une petite parcelle d’or que celui-ci partagea entre les quatre personnes suivantes : Al-Aqra3 Ben Hâbis Al-Handaly (puis Al-Mudjâchi3i), 3uyaynata Bni Badrinil-Fazâry, Zayd At-Ta'y (puis l’un des Bani Nabhân), et Alqama Bni 3Ulâthata El 3âmiry (puis l’un des Bani Kilâb).

Ce partage mis en colère les Quraychs et les Ansars qui dirent : « Il donne aux chefs de Najd et nous, il nous laisse de côté ».

Mais le prophète صلى الله عليه وسلم, a dit: « J'ai agi ainsi uniquement dans le but de gagner leur cœur ».

S'avança alors un homme aux yeux perdus au fond de leur orbite, aux joues bombées, au front protubérant, à la barbe longue et aux cheveux rasés :

« Crains Allah , ô Mohammad ! » s'écria t-il.

« Qui obéirait à Allah  si je désobéissais ? lui répondit-il. Allah  me fait confiance quand il s'agit des hommes de toute la terre et vous, vous n'auriez pas confiance en moi ! ».

Un homme, je crois que c’est Khâlid Ibn Al-Walîd, demanda l'autorisation de tuer cet homme, mais le Prophète refusa.

Et lorsque l'homme fut parti, il dit : « De la descendance de celui-là – dans une autre version : de la postériorité de celui-là – sortira un peuple de gens dont la récitation du Coran ne dépassera pas la limite de leur gorge, qui sortiront de la religion comme sort une flèche d'un gibier, qui tueront les gens de l’Islam et laisseront les adorateurs des idoles. Si je vivais jusqu'à leur époque, je les ferai périr comme avaient péri les 3âd »."

(Bukhâri 3344, Muslim 1065)

 

Je dis :

 

Dans ce hadith, le Prophète صلى الله عليه وسلم averti contre cet homme en son absence (dans son dos) et contre ceux qui sortiront de sa descendance.

 

Et il a éclairci leur situation sans que cela ne soit considéré comme de la médisance envers cet homme ou son groupe (descendance).

 

Et ceux qui sont visés dans ce hadith sont les Khawâridj, comme nous l’ont clarifié les gens de science.

 

2) Le hadith de 3aïsha رضي الله عنها

 

Elle dit رضي الله عنها :

 

« Un homme demanda la permission d’entrer voir le Prophète صلى الله عليه وسلم.

Lorsqu’Il le vit il dit « quel mauvais frère de tribu et quel mauvais fils de tribu ! ».

Lorsqu’il s’assit le Prophète صلى الله عليه وسلم lui adressa des paroles douces.

Quand l’homme s’en alla, 3âïsha dit : « Ô Messager d’Allah ! Lorsque tu as vu l’homme tu as dit tel et tel chose, puis, tu lui as adressé des paroles douces ! ».

« Ô 3âïsha, répondit le Prophète صلى الله عليه وسلم, le pire des gens auprès d’Allah le jour du jugement est celui que les gens délaissent pour éviter son mal ».

(Bukhâri 6054, Muslim 2591)

 

Al-Khatîb Al-Baghdâdi, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit dans El Kifâyah (page 39) :

 

"Dans les propos du Prophète صلى الله عليه وسلم au sujet de l’homme, à savoir qu’il était un mauvais homme pour sa tribu, il y a en cela la preuve que les renseignements apportés par un informateur au sujet des défauts d’une personne et qui concerne ce qui est imposé par la science et la religion, est considéré comme un conseil (prodigué) à celui qui interroge, et non pas comme de la médisance.

 

Si cela faisait parti de la médisance, le Prophète صلى الله عليه وسلم ne l’aurai pas prononcé."

 

3) Le hadith de Fâtima Bint Qays رضي الله عنها

 

elle a dit رضي الله عنها :

 

«J' ai fait savoir au Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم que Mou3âwiya ibn Abi Sofyan et Abou Djahm avaient demandé ma main.

Il dit:« Abou Djahm a toujours son bâton en main. Quant à Mouavia, il est complètement dépourvu de biens. Epouse Oussama ibn Zayd.»

Je n'aimais pas ce dernier.

Le prophète صلى الله عليه وسلم répéta : «épouse Oussama ibn Zayd».

Je l'épousais et Allah bénit le mariage et je m'en réconfortai.»

(Muslim 1480)

 

Al-Khatîb Al-Baghdâdi a dit dans El Kifâyah (page 40) :

 

"Dans ce récit, il y a la preuve de l’autorisation de la critique des faibles et qu’elle fait parti du conseil et qu’elle est faite dans le but de délaisser leur récit afin qu’il puisse se raviser à propos de la contestation de leurs informations."

 

Ibn Rajab a dit dans Charh Al 3alal (1/348 édition Ar-Râzy) :

 

"Il est permis d’évoquer les défauts s’il y a en cela un bienfait particulier à le faire, comme celui qui est consulté pour un mariage ou une affaire."

 

Ce qui prouve ceci est la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم à Fatima Bint Qayys : « Abou Djahm a toujours son bâton en main. Quant à Mou3âwiyah, il est complètement dépourvu de biens. »

 

Aussi, le Prophète صلى الله عليه وسلم a consulté 3ali et Oussâma au sujet de la séparation de ses femmes lorsque les calomniateurs ont dit ce qu’ils ont dit.

 

C’est pourquoi Shu3ba disait :

 

:" Allons médire au nom d’Allah un moment, c’est-à-dire, par l’évocation de l’éloge et de la critique."

 

Je dis :

 

Les preuves autorisant la critique pour un intérêt sont nombreuses et nous nous contenterons de ce qui vient d’être évoqué.

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L’unanimité a même été rapportée par plus d’un savant, concernant la permission de critiquer les témoins.

 

Ibn Rajab a dit dans Charh Al 3alal (1/348) :

 

"s’il évoque les défauts d’un homme et qu’il y a en cela un intérêt spécifique, comme la dénonciation d’un faux témoignage, alors c’est incontestablement permis. Lorsque l’intérêt (à critiquer ou dénoncer)  est bénéfique à l’ensemble des musulmans,  cela est d’autant plus prioritaire."

 

Je dis , au vu des paroles qui nous ont précédé, il nous apparaît clairement la différence entre :

 

-la critique qui est faîte en vue de conseiller les musulmans et la Religion, de préserver la législation et de la garder nette et pure

 

-la médisance interdite qui vise le rabaissement, le dénigrement et/ou le mépris de son frère dans ce qui ne concerne pas le conseil et la sauvegarde de la Religion.

 

Ahmed Ben Marwân El Mâlikî mentionne que AbdeLLAH ben Ahmad Ben Hambal rapporte: Abou Tourâb En-Nakhchabî s’est présenté à mon père et mon père s’est mis à dire :

 

"Untel est faible et Untel est crédible (ثقة).

Abou Ayyoub le repris et dit : Ô cheikh ne diffame pas les savants.

Mon père s’est retourné vers lui et dit : Malheur à toi ! Ceci est un conseil et non pas de la médisance."

 

Mohamed Ibn Bendâr As-Soubâkî Ad-Djardjânî rapporte: j’ai dit à Ahmed Ibn Hambal :

 

"Il m’est difficile de dire Untel est faible (dans la narration des ahâdith) et Untel est un menteur.

Ahmed a répondu : Si toi et moi nous nous taisons, comment l’ignorant va distinguer l’authentique du faible ?"

 

Isma3îl El Khatabi a dit : 3abdeLLAH ibn Ahmad rapporte qu’il dit à son père :

 

"que doit-on dire sur les gens du hadith qui s’orientent vers un cheikh qui fait parti soit des Murji’a, soit des Chîites ou qui a des contradictions avec la Sounnah ?

Je me tais ou dois-je mettre en garde contre eux ?

Mon père répondit : S’il appelle les gens à son innovation et qu’il est à la tête de celle-ci, alors oui tu dois mettre en garde contre lui."

 

Ibnoul Moubârak a dit au sujet de Al Mu3ala Ibn Hilâl lorsqu’il rapporte le hadith il ment.

 

"Une personne le reprit : Ô Aba 3abdeRAHMEN, tu médis ?

Il répondit : Tais-toi, si je ne clarifie pas (sa situation aux gens), qui va être capable de distinguer le vrai du faux ! Ou quelque chose de semblable."

 

(voir Charh Al 3alal 1/350-351 de Ibn Rajab)

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Pour finir, je vais raconter un débat qu’il y a eu entre moi et une personne dont j’ai mise en garde contre un innovateur.

 

S’y trouve les réponses à beaucoup de questions que peuvent se poser les gens.

 

Question :

 

Je voulais acheter une cassette de telle personne.

 

Réponse Cheikh Ramly :

 

Je ne te conseille pas d’écouter cette personne.

 

Question :

 

Pour quelle raison ?

 

Réponse Cheikh Ramly :

 

Car il s’est détourné de la croyance des pieux prédécesseurs sur de nombreux points.

 

Question :

 

Mais beaucoup de gens ont profité de lui (sa science).

 

Réponse Cheikh Ramly :

 

C’est ce qui me pousse à mettre en garde contre lui plus que les autres

 

Question :

 

Pourquoi ?

 

Réponse Cheikh Ramly :

 

Parce que les gens se sont laissés tromper par cette personne comme c’est le cas avec toi en raison de ce que je t’ai rapporté de lui.

 

Et ils sont arrivés au point de tout prendre de lui.

 

Il m’est donc obligatoire de mettre en garde contre lui afin que la Religion reste pure et nettoyée, et de conseiller les musulmans pour qu’ils ne dévient pas de leur Religion.

 

Question :

 

Dans ce cas, je n’ai qu’à l’écouter et prendre de lui ses paroles justes et délaisser ses erreurs.

 

Réponse Cheikh Ramly :

 

Il ne t’est pas permis de faire cela.

 

Question :

 

Pourquoi ?

 

Réponse Cheikh Ramly :

 

Car tu te trouves dans 2 cas de figure :

 

soit tu es un étudiant en science et tu connais le vrai du faux,

soit tu es incapable de distinguer le vrai du faux, et ceci est le cas de la plupart des gens.

 

Si tu n’es donc pas capable de faire cette distinction alors ta question n’a plus lieu d’être.

 

Par contre si tu es capable de le faire alors tu n’es pas certains de pouvoir maîtriser les ambiguïtés lancées dans le cœur.

 

Ce point est une affaire de religion et tu ne peux te permettre de prendre des risques.

 

Le bien qu’il possède tu le retrouves chez d’autres.

 

Ma3mar rapporte qu’Abou Tâous était assis et un homme parmi les Mu3tazila vint à lui.

Cet homme se mit à parler et Abou Tâous commença à introduire ses doigts dans ses oreilles et dit : " Ô mon fils mets tes doigts dans tes oreilles, et n’écoute aucune de ses paroles."

Ma3mar dit : voulant dire (par là que) le cœur est faible.

 

Abou Qilâbah qui a côtoyé plus d’un parmi les compagnons, a dit :

 

"ne t’assois pas avec les gens des passions car nous ne sommes pas à l’abri qu’ils vous entraînent dans leur égarement et qu’ils vous rendent confus ce que vous saviez déjà."

 

Deux hommes parmi les gens des passions sont venus voir Ibn Sîrîne et l’un d’eux lui dit :

 

"Ô Aba Bakr, puis-je te citer un hadith ?

Il répondit : Non.

L’homme demanda : puis-je te réciter un verset du Livre d’Allah, 3azza wa jal ?

Il répondit : Non. Soit tu t’en va, ou alors c’est moi qui m’en vais.

Les deux hommes se sont levés et sont partis.

Une des personnes (ayant assisté à la scène) demanda : Ô Aba Bakr (ibn Sîrîne), Il n’y avait pas de mal à ce qu’il te lise un verset du Livre d’Allah 3azza wa jal.

Il répondit : j’ai crains qu’il ne me le déforme et que cela s’installe dans mon cœur.

Puis il dit : Si je savais où j’en étais par rapport à l’Heure, c’est moi qui me serai levé pour les quitter."

(voir As-Sunnah de AbdeLLAH ibn Ahmed, El-Ibânah de Ibn Batta & Charhous-Sunnah de El Lâlakâ’i)

 

Question :

 

Pourtant je le vois comme quelqu’un de sincère dans ses actes et comme quelqu’un de pieux.

 

Réponse Cheikh Ramly :

 

La sincérité est une chose en rapport avec le cœur et personne ne peut la connaître.

 

Si tu avais vu les Khawâridj, ceux dont le Prophète صلى الله عليه وسلم a décrit comme faisant beaucoup de prières, lisant beaucoup le Coran en perfectionnant leur lecture au point ou tu mépriserais tes actes devant eux !

 

Malgré cela le Prophète صلى الله عليه وسلم a mis en garde contre eux et à enjoint à les combattre, alors qu’ils avaient les caractéristiques que tu viens toi-même de donner pour décrire ton compagnon (celui contre qui le cheikh met en garde) comme œuvres sincères et bénéfices apparents.

 

Admettons qu’il soit sincère, et bien cette sincérité sera profitable à sa propre personne auprès d’Allah, quant à nous, nous avons compris que l’Islam doit rester pur et nettoyé comme il a été révélé à Mohammed صلى الله عليه وسلم et que les gens doivent connaître la religion comme elle a été descendue.

 

جرح أهل البدع ، والفرق بينه وبين الغيبة

بسم الله الرحمن الرحيم
الحمد لله القائل في كتابه الكريم : { كُنْتُمْ خَيْرَ أُمَّةٍ أُخْرِجَتْ لِلنَّاسِ تَأْمُرُونَ بالمعروف وَتَنْهَوْنَ عَنِ المنكر } [ آل عمران : 110 ] ، وصل اللهم وسلم على القائل :" من رأى منكم منكرا فليغيره بيده فإن لم يستطع فبلسانه فإن لم يستطع فبقلبه وذلك أضعف الإيمان " ، و " الدين النصيحة ؛ لله ولكتابه ولرسوله ولأئمة المسلمين وعامتهم ".
أما بعد ؛
فنظراً لخلط كثير من الناس بين جرح أهل البدع والغيبة ، وعدم علمهم بخطر السكوت عن أهل البدع ؛ عزمت على كتابة مقالة أبين فيها بعض أدلة الكتاب والسنة على جواز الطعن في عدالة المسلم عند المصلحة المرجوة وفائدة ذلك على الدين.
تعريف جرح اللسان
جرح اللسان : هو الطعن في الشخص وعيبه ، ويقال : جرح الحاكمُ الشاهدَ ؛ إذا عثر على ما تسقط به عدالته من كذب وغيره (1
أدلة جواز الجرح
أدلة القرآن : قال الله تعالى : { إن جاءكم فاسق بنبإ فتبينوا } ، وقال

{ وأشهدوا ذوي عدل منكم }
هاتان الآيتان تقتضيان قبول خبر وشهادة العدل ، ورد خبر وشهادة الفاسق ، قال الأبناسي في " الشذا الفياح" (2/742 ، الرشد ) : " وقد أوجب الله الكشف والبيان عن خبر الفاسق بقوله تعالى : { إن جاءكم فاسق بنبإ فتبينوا }
قلت : ولا يمكن التفريق بين العدل والفاسق إلا بالاطلاع المباشر على أحوال الناس ، وهذا لا يتيسر في غالب الحالات ، أو بالجرح والتعديل ، وهو ما أجمع عليه العلماء كما سيأتي
أدلة السنة
أول من تكلم في أهل البدع وحذر منهم ؛ النبي صلى الله عليه وسلم
حديث أبي سعيد رضي الله عنه قال
بعث علي رضي الله عنه إلى النبي صلى الله عليه و سلم بذُهيبة فقسمها بين الأربعة : الأقرع بن حابس الحنظلي ثم المجاشعي ، وعيينة بن بدر الفزاري ، وزيد الطائي ثم أحد بني نبهان ، و علقمة بن علاثة العامري ثم أحد بني كلاب ؛ فغضبت قريش والأنصار ؛ قالوا : يعطي صناديد أهل نجد ويدعنا ؟! قال : " إنما أتألفهم " . فأقبل رجل غائر العينين مشرف الوجنتين ناتئ الجبين كث اللحية محلوق ؛ فقال : اتق الله يا محمد . فقال " من يطع الله إذا عصيت ؟ أيأمنني الله على أهل الأرض و لا تأمنونني " .فسأل رجل قتله - أحسبه خالد بن الوليد - فمنعه ، فلما ولى قال : " إن من ضئضئ هذا - أو في عقب هذا - قوم يقرؤون القرآن لا يجاوز حناجرهم ، يمرقون من الدين مروق السهم من الرمية ، يقتلون أهل الإسلام ويدعون أهل الأوثان ؛ لئن أنا أدركتهم لأقتلنهم قتل عاد " (2
قلت : حذر النبي صلى الله عليه وسلم في هذا الحديث من الرجل في غيبته ، وممن سيخرج من أصله وبين حالهم ولم يعتبر هذا غيبة له ولا لجماعته. و المراد في هذا الحديث الخوارج كما بين ذلك أهل العلم
حديث عائشة قالت
إن رجلا استأذن على النبي صلى الله عليه و سلم ، فلما رآه قال : " بئس أخو العشيرة وبئس ابن العشيرة " . فلما جلس تطلق النبي صلى الله عليه و سلم في وجهه وانبسط إليه ، فلما انطلق الرجل ؛ قالت عائشة : يا رسول الله ! حين رأيت الرجل قلت له كذا وكذا ، ثم تطلقت في وجهه وانبسطت إليه ؟! فقال رسول الله صلى الله عليه و سلم : " يا عائشة متى عهدتني فحاشا ؟ إن شر الناس عند الله منزلة يوم القيامة من تركه الناس اتقاء شره " (3).
قال الخطيب البغدادي رحمه الله في "الكفاية"(ص39) : " ففي قول النبي صلى الله عليه و سلم للرجل بئس رجل العشيرة دليل على أن أخبار المخبر بما يكون في الرجل من العيب على ما يوجب العلم والدين من النصيحة للسائل ليس بغيبة ؛ إذ لو كان ذلك غيبة لما أطلقه النبي صلى الله عليه و سلم
حديث فاطمة بنت قيس قالت
ذكرت للنبي صلى الله عليه وسلم أن معاوية بن أبي سفيان وأبا جهم خطباني ، فقال رسول الله صلى الله عليه و سلم : " أما أبو جهم فلا يضع عصاه عن عاتقه ، وأما معاوية فصعلوك لا مال له ؛ انكحي أسامة بن زيد " فكرهته ، ثم قال : "انكحي أسامة " ، فنكحته ، فجعل الله فيه خيرا ، واغتبطت (4
قال الخطيب البغدادي في الكفاية (ص40 ) : في هذا الخبر دلالة على إن إجازة الجرح للضعفاء من جهة النصيحة لتجتنب الرواية عنهم وليعدل عن الاحتجاج بأخبارهم ؛ لأن رسول الله صلى الله عليه و سلم لما ذكر في أبى جهم أنه لا يضع عصاه عن عاتقه وأخبر عن معاوية أنه صعلوك لا مال له عند مشورة استشير فيها لا تتعدى المستشير ؛ كان ذكر العيوب الكامنة في بعض نقلة السنن التي يؤدى السكوت عن إظهارها عنهم وكشفها عليهم الى تحريم الحلال وتحليل الحرام وإلى الفساد في شريعة الإسلام ؛ أولى بالجواز وأحق بالاظهار ؛ وأما الغيبة التي نهى الله تعالى عنها بقوله عز و جل { ولا يغتب بعضكم بعضا } وزجر رسول الله صلى الله عليه و سلم عنها بقوله " يا معشر من آمن بلسانه ولم يدخل الإيمان قلبه لا تغتابوا المسلمين ولا تتبعوا عوراتهم"(5) فهى ذكر الرجل عيوب أخيه يقصد بها الوضع منه والتنقيص له والازراء به فيما لا يعود الى حكم النصيحة وإيجاب الديانة من التحذير عن ائتمان الخائن وقبول خبر الفاسق واستماع شهادة الكاذب ، وقد تكون الكلمة الواحدة لها معنيان مختلفان على حسب اختلاف حال قائلها ؛ في بعض الأحوال يأثم قائلها وفى حالة أخرى لا يأثم
وقال ابن رجب في "شرح العلل" (1/348،الرازي) : وكذلك يجوز ذكر العيب إذا كان فيه مصلحة خاصة ، كمن يستشير في نكاح أو معاملة ، وقد دل عليه قول النبي صلى الله عليه وعلى آله وسلم لفاطمة بنت قيس : " أما معاوية فصعلوك لا مال له ، وأما أبو جهم فلا يضع العصا عن عاتقه". وكذلك استشار النبي صلى الله عليه وعلى آله وسلم عليًا وأسامة في فراق أهله ، لما قال أهل الإفك ما قالوا
ولهذا كان شعبة يقول : تعالوا حتى نغتاب في الله ساعة . يعني نذكر الجرح والتعديل
قلت : والأدلة على جواز الجرح للمصلحة كثيرة نكتفي بما ذكرنا ، وقد نقل غير واحد من أهل العلم الإجماع على جواز جرح الشهود
قال ابن رجب رحمه الله في " شرح العلل "(1/348) : فإن ذكر عيب الرجل إذا كان فيه مصلحة – ولو كانت خاصة كالقدح في شهادة شاهد الزور – جائز بغير نزاع ، فما كان فيه مصلحة عامة للمسلمين أولى
قلت : ومن كلام الخطيب المتقدم يتبن لنا الفرق بين الجرح الذي يقصد به النصيحة للدين وللمسلمين وحماية الشريعة وحفظها صافية نقية ؛ وبين الغيبة المحرمة التي يقصد بها الوضع من أخيه والتنقيص له والازراء به فيما لا يعود الى حكم النصيحة وحماية الدين
روى أحمد بن مروان المالكي ثنا عبد الله بن أحمد بن حنبل قال : جاء أبو تراب النخشبي إلى أبي ، فجعل أبي يقول : فلان ضعيف وفلان ثقة ، قال أبو أيوب : يا شيخ لا تغتب العلماء . قال : فالتفت أبي إليه . قال : ويحك ! هذا نصيحة ، ليس هذا غيبة
وقال محمد بن بندار السباك الجرجاني : قلت لأحمد بن حنبل : إنه ليشتد علي أن أقول : فلان ضعيف فلان كذاب ؟ قال أحمد إذا سكتَّ أنت وسكتُّ أنا فمتى يعرف الجاهل الصحيح من السقيم
وقال إسماعيل الخطبي : ثنا عبد الله بن أحمد قلت لأبي : ما يقول في أصحاب الحديث يأتون الشيخ لعله أن يكون مرجئاً أو شيعياً أو فيه شيء من خلاف السنة ، أيسعني أن اسكت عنه أم أحذر عنه ؟ فقال أبي : إن كان يدعو إلى بدعة وهو إمام فيها ويدعو إليها ، قال : نعم تحذر عنه
وقال ابن المبارك : المعلى بن هلال هو ، إلا أنه إذا جاء الحديث يكذب فقال له بعض الصوفية : يا أبا عبد الرحمن تغتاب ، قال : اسكت إذا لم نبين كيف يعرف الحق من الباطل ؟! ، أو نحو هذا(6
وأخيرا أذكر نقاشا حصل بيني وبين بعض الناس بعد أن حذرته من أحد المبتدعة ، وفيه إجابة عن أسئلة كثير من الناس
س / أريد أن أشتري شريطا لفلان ؟
ج / لا أنصحك بالسماع له
س/ لماذا ؟
ج / لأنه خالف عقيدة السلف الصالح في عدة مسائل
س/ ولكن انتفع الناس به كثيرا
ج / هذا ما يدعوني إلى أن أحذر منه أكثر من غيره
س/ لماذا ؟
ج / لأن الناس اغتروا به كما حصل معك ، بما ذكرتَه عنه ، وصاروا يأخذون عنه كل شيء ، فمن الواجب عليّ التحذير منه ليبقى الدين صافيا نقيا ، ولنصح المسلمين كي لا يزيغوا عن دينهم
س / إذا أسمع له وأختار من كلامه الحق وأترك الباطل
ج / لا يجوز لك أن تفعل ذلك
س / لماذا ؟
ج / لأن حالك لا يخلو من أمرين إما أن تكون طالب علم تعلم الحق من الباطل ، أو أنك لا تسطيع أن تفرق بين الحق والباطل وهذا الغالب على الناس ، فإن كنت لا تستطيع التفريق ؛ فلا يرد سؤالك هنا ، و إن كنت تستطيع التفريق فإنك لا تأمن على نفسك أن تسيطر الشبهة على قلبك ، والمسألة دين ، لا تحتمل المقامرة ، والخير الذي عنده تجده عند غير
قال معمر : كان ابن طاوس جالسا ، فجاء رجل من المعتزلة ، فجعل يتكلم قال : فأدخل ابن طاوس إصبعيه في أذنيه ، قال : وقال لابنه : أي بني ، أدخل إصبعيك في أذنيك ، واشدد ، ولا تسمع من كلامه شيئا ، قال معمر : يعني أن القلب ضعيف
وقال أبو قلابة وكان أدرك غير واحد من أصحاب رسول الله صلى الله عليه وسلم : لا تجالسوا أصحاب الأهواء - أو قال : أصحاب الخصومات - فإني لا آمن أن يغمسوكم في ضلالتهم أو يلبسوا عليكم بعض ما تعرفون . ودخل رجلان من أصحاب الأهواء على محمد بن سيرين فقالا : يا أبا بكر نحدثك بحديث قال : لا ، قالا : فنقرأ عليك آية من كتاب الله عز وجل ، قال : لا ، لتقومان عني أو لأقومن ، قال : فقام الرجلان فخرجا ، فقال بعض القوم : يا أبا بكر ما كان عليك أن يقرأ آية من كتاب الله عز وجل ، فقال محمد بن سيرين : إني خشيت أن يقرأا آية علي فيحرفانها فيقر ذلك في قلبي ، فقال محمد : لو أعلم أني أكون مثل الساعة لتركتهما (7
س / ولكنني أرى منه إخلاصا في عمله ، وتقوى
ج / الإخلاص أمر قلبي لا يعلمه أحد من الناس ، فلو أنك رأيت الخوارج الذين وصفهم النبي صلى الله عليه وسلم بكثرة الصلاة وقراءة القرآن مع اتقان قراءته حتى تحتقر عملك أمامهم ماذا كنت تقول ؟!! ومع ذلك حذر منهم النبي صلى الله عليه وسلم ، بل وأراد قتلهم أيضا ، مع وجود الأوصاف التي ذكرتها في صاحبك من العمل الصالح والنفع الظاهر ، ولو سلمنا بإخلاصه فإخلاصه لنفسه ينفعه عند الله تبارك وتعالى ، أما نحن فيهمنا أن يبقى الإسلام صافيا نقيا كما أنزل على محمد صلى الله عليه وسلم ، وأن يعرفه الناس كما نزل
(1)انظر "النهاية" (1/190) لابن الأثير ، و"لسان العرب" (2/234 ، مادة جرح ) لابن منظور ، و"المصباح المنير" (ص131 ، القلم) للفيومي
(2) أخرجه البخاري (3344) ، ومسلم (1064)
(3) أخرجه البخاري (6054) ، ومسلم (2591)
(4) أخرجه مسلم (1480)
(5) أخرجه أبو داود (4880)، وغيره، وصححه العراقي وغيره
(6) انظر "شرح العلل " لابن رجب (1/350، 351)
(7) انظر السنة لعبد الله بن أحمد ، والإبانة لابن بطة ، وشرح السنة للالكائي
قلت : ولا ينتهي عجبي من بعض طلبة العلم الذين يكثرون من مجالسة أهل الأهواء بحجة أنهم يناصحونهم ، فلا أدري هل أمنوا على أنفسهم وضمنوا قلوبهم ؟! أم أنهم رؤوا أنفسهم أكثر نصحا لأهل البدع من السلف الصالح رضي الله عنهم ؟! نسأل الله أن يثبتنا على السنة وأن يرزقنا الإخلاص في القول والعمل
م:الدين القيم

Titre original : جرح أهل البدع ، والفرق بينه وبين الغيبة
Traduction: AbdelMalik
copié de lamektaba.over-blog.com


Cheikh Abou Al-Hassan 'Ali Al-Ramly - الشيخ أبو الحسن علي الرملي

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2 choses qui brisent le dos des innovateurs !

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2 choses qui brisent le dos des innovateurs !

"J'ai certes vu deux choses qui brisent le dos des innovateurs :

 

-Le jarh wa ta3dil (la critique et l'éloge)

 

-La distinction (at-tamiyz) c'est à dire : se séparer d'eux (les innovateurs).

On ne s'assoit pas avec eux et on n'assiste pas à leurs conférences."

 

قال الشيخ مقبل الوادعي – رحمه الله

و قد رأيتُ أنَّ الذي يقسِم ظهور المبتدعة أمرين

الأمر الأول : الجرح و التعديل

الأمر الثاني : التميُّز أي : الانفصال عنهم , فلا يُجالسون , و لا يُحضَر محاضراتهم

(نبذة مختصرة من نصائح العلاّمة مقبل ص 61)

Noubdatoune moukhtassaratoune min nassa-ih p 61

Traduction Mounir Abou Ismael

 

Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

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La divergence sur les individus et la divergence dans les questions de jurisprudence (audio)

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La divergence sur les individus et la divergence dans les questions de jurisprudence (audio)

 

Question :

 

La divergence sur les individus est-elle du même ressort que la divergence dans les questions de jurisprudence ?


Réponse :

 

Il est vrai que si quelqu’un te présente une question de jurisprudence sur laquelle il y a divergence tu dois faire un choix dans cette divergence si tu en as les capacités.

 

Et tu démontres que telle parole est la plus authentique d’après les preuves, soit parce que la première est faible et l’autre est authentique ou bien la première est abrogée par la seconde et ainsi de suite.  

 

De la même manière, quelqu’un peut parler sur un individu et dire : « Je ne connais de lui que du bien. ».

 

Un autre dit : « Non, c’est un homme mauvais. » 

 

Celui qui dit que c'est un homme mauvais a une science en plus.

 

En réalité il n'y a pas de contradiction entre lui et le premier.

 

En effet, le premier n’a dit que ce qu’il connaissait.

 

Et le deuxième a ajouté des informations que le premier ne connaissait pas, il n’y a donc pas de contradiction entre eux. 

 

Malheureusement de nos jours, beaucoup de ceux qui parlent de ce sujet ne connaissent pas les livres de moustalah.

 

Et pire encore, certains de ceux qui savent que cela se trouve dans les livres de moustalah mais malgré cela, ils essaient de s’en servir pour défendre les gens de l'innovation.

 

Ce dernier est plus dangereux pour nous que l'ignorant.

 

Car l'ignorant apprend directement si tu lui enseignes.

 

Mais celui qui en a connaissance, mais veut altérer la voie des imams du hadith pour secourir les innovateurs, est encore pire et plus dangereux. 

 

Ibn Salah, ceux qui l’ont précédé et ceux qui leur ont succédé ont tous mentionné qu'il n'y avait pas de contradiction entre celui qui critique et celui qui recommande. 

 

Car celui qui recommande ne dit que ce qu’il sait.

 

C'est comme s'il te disait qu’il ne connaît que du bien (de la personne qu’il recommande).

 

Et celui qui critique lui répond qu’il sait des choses que lui ne sait pas.

 

Et moi j'ai une connaissance en plus de la tienne.

 

Il a une science en plus c’est pour cela qu’il est obligatoire d’accepter sa parole.

 

Il y a aussi un autre cas qu'ils ne cessent de marmonner en ce moment, nous devons donc en parler.

 

Ils disent que la parole d’un savant sur ses contemporains doit être mise de côté et qu’il ne faut pas la citer.

 

Cependant ceci ne s’applique pas dans toutes les situations.

 

Il n’est pas correct d’utiliser cette règle de manière générale. 

 

Les gens du hadith ne disent-ils pas que celui qui vit dans le pays d'une personne est plus savant à son sujet ?

 

Celui qui vit dans son pays, s'il parle sur lui et qu’il en est apte, ne font-ils pas prédominer sa parole ? 

 

Ceci est présent dans les livres de moustalah.

 

Ils disent que le fait qu’il habite dans le même pays que celui sur qui il parle est une cause pour mettre en avant sa parole.

 

Si quelqu’un de son pays le critique et qu'un autre, qui se trouve loin de lui, le recommande, la parole de celui qui habite dans son pays est prédominante.

 

Ils disent celui qui habite dans son pays est plus savant a son sujet. 

 

Donc où est passée la règle : la parole d’un savant sur ses contemporains doit être mise de côté et il ne faut pas la citer ?

 

Cette règle n'est applicable que dans un seul cas, celui où il est connu qu'il y a entre eux des affaires personnelles.

 

Mais s'il le critique d'une critique authentique pour la religion d'Allah, qu'il dit qu'il n'est pas fiable, qu’il ment, qu’il a une mauvaise mémoire, qu’il fait de grosses erreurs, qu’il est inattentif, qu’il est confus ou qu’il inverse les hadiths, personne n’utilise cette règle dans ce cas et cette personne est rejetée. 

 

De plus, si on se sert de cette règle de manière générale, il nous vient une autre règle qui est présente dans certains livres au sujet des individus. 

 

Dans le livre tahrif attaqrib (l’altération du taqrib), eux l'ont appelé tahrir attaqrib mais moi je l’appelle tahrif attaqrib (l’altération du taqrib), car ils ont altéré le taqrib du Hafiz Ibn Hajar.

 

Ils disent dans ce livre que si cela est dans le cas où celui qui a parlé sur un de ses contemporains, alors que diront-ils de la parole de ceux qui sont venus après lui et qui n’ont pas vécu à l’époque de cette personne

 

D’accord, donc d’après cette règle, que se passe-t-il ?

 

Toutes les critiques sont rejetées. Si tu parles sur un ancien ils disent que tu n'as pas vécu à son époque.

 

Et si tu parles sur un de tes contemporains ils disent que la parole d’un savant sur ses contemporains doit être mise de côté et qu’il ne faut pas la citer.

 

Alors que reste-t-il ?

 

Je vous pose cette question.

 

Et ceci est présent dans les livres. 

 

Ô mes enfants cette parole est fausse.

 

Par cette parole, ils ne veulent que détruire la religion.

 

Donc la règle disant que la parole d’un savant sur ses contemporains doit être mise de côté et qu’il ne faut pas la citer s’applique dans le cas que je vous ai cité.

 

Et ce si les savants du hadith et les spécialistes disent que ce qui l'a poussé à parler sont des affaires personnelles ou alors qu’il était énervé et a dit une parole qui n'est pas équitable.

 

C'est pour cela qu'ils ont cité comme conditions que celui qui critique doit être pieux pour qu'il puisse juger avec équité sans que sa colère ne l'emporte ou qu'il est un penchant vers ses passions.

 

Car sans cela, il sera doux avec celui qu'il aime et ne le critiquera pas alors qu'en réalité il mérite d'être critiqué.

 

Et il s’énervera contre celui qu'il n'aime pas le critiquera alors qu'il ne mérite pas d'être critiqué.

 

Ils ont cité cela comme condition pour celui qui critique qu’il soit apte à le faire et qu’il est une grande connaissance dans la science de la critique et l'éloge, des individus, de leurs cheikhs, leurs époques, leurs pays, leurs naissances, leurs morts, de qui ils ont écouté, ce qu’ils ont rapporté jusqu'à ce qu'ils mentionnent que tout cela devait être accompagné de la piété.

 

Il doit peser tout cela avec piété pour ne pas que sa colère ne l'emporte ou qu'il est un penchant à cause de ses passions. 

 

Car tout homme s’énerve et dit dans sa colère ce qu'il ne dit pas dans son agrément, à l’exception du Prophète (صلى الله عليه و سلم). 

 

Si l'on sait avec preuves que ceci est une parole qui est mise de côté et ne doit pas être prise en compte nous sommes d’accord.

 

Mais prononcer cette parole de manière générale, ceci est rejeté. Les gens du hadith et les étudiants du hadith, ceux qui ont connaissance des livres de la critique et l'éloge et du moustalah, et à qui Allah a accordé l’objectivité, ils sont tous d’accord sur cela.

 

Quant à celui qui a été aveuglé par ces passions, il n’a aucune clairvoyance et nous ne pouvons rien faire pour lui auprès d'Allah.

 

Ô toi mon frère qui interroge, sache qu’ils ne disent cette parole à notre époque que pour couvrir leurs leaders parmi les imams de l'innovation et les chefs des groupes déviés ainsi que ceux qui les soutiennent et qui marchent dans le même sens qu’eux.

 

Ils disent cela afin que tu ne parles pas sur leur leader et que tu portes le même jugement sur ses suiveurs.

 

Ceci est leur objectif et nous le savons depuis le premier jour.  (...)

 

Par Allah, ils sont devenus des ennemis de la Sunna et des gens de la Sunna, alors qu’ils étaient sur la Sunna, seulement parce qu’ils ont fréquenté les gens des passions.

 

Ils sont donc maintenant avec les gens des passions et de l'innovation.

 

Nous demandons à Allah qu'Il nous accorde le salut, qu'Il nous préserve et nous raffermisse sur la vérité et la guidée. 

 

traduit par forum.daralhadith-sh.com

 

السّؤال: وهذا يقول: هل الاختلاف في الرِّجال من جنس الاختلاف في المسائل الفقهيّة؟

الجواب: صح؛ هذا يأتي بمسألة فقهيّة وتجد الخلاف، وأنتَ تأتي وتُرجّح في الخلاف إذا كانت عندك إيش؟ المقدرة وتُبيّن أنّ هذا القول هُو الرّاجح بالدّليل: هذاك إمّا دليله ضعيف وهذا دليل صحيح؛ أو أنّ هذا دليله منسوخ وهذا دليله هُو النّاسخ وهكذا؛ نعم

هكذا الذي يتكلّم في الرّجل يقول: هذا ما أعلم إلاّ خير، الثّاني يقول: لا هذا رجل سوء، فالذي يقول رجل سوء معه زيادة علم بل لا تعارض بينه وبين الأوّل؛ لأنّ الأوّل غاية ما يقول: هذا الذي علمتُ؛ وأنت زدتَّ على ما عَلِم هُو فلا تعارض بينكم، لكن للأسف اليوم كثير ممّن يتكلّم في هذا الباب لا يعرف كُتب المصطلح بل وأشدّ من يعرِف من ذلك من يعرِف أو بعض من يعرف هذا في كتب المُصطلح ويُحاول أن ينصُر بها أهل البدع وهذا أشدُّ علينا من الجاهل؛ لأنّ الجاهل تُعلِّمه فيتعلّم مُباشرةً؛ لكن الذي عنده معرفة ويُريد أن يحرف طريق أئمّة الحديث لينتصر للمبتدعة هذا أخطر وأشدّ، ابن الصّلاح ومن قبله ومن بعده كلّهم يُقرِّر هذا أنّه لا تعارض بينَ الجارح والمُعدِّل لأنّ غاية ما عند الجارح أن يقول: هذا الذي علمتُ؛ قال: أنا ما أعلم كأنّه قال لك: أنا ما أعلم إلاّ خيرًا فهذا يقول: لا أنا علمت فوق الذي علمت؛ فهذا معه زيادة وجب المصير إليه

وهناك حالةٌ أخرى يُدندنون اليوم عليها ولابدّ من الكلام فيها (كلام الأقران يُطوى ولا يُروى!) هذا ما هو في كلّ حال غير صحيح ليس مُطلقًا، أهل الحديث يقولون: بلديُّ الرّجل أعلم به ولاّ لا؟ بلديّ الرّجل إلّي معه من بلدته؛ طيّب إذا تكلّم فيه وكان مُتأهِّلاً يُقدّمون قوله ولاّ لا؟! هذا موجود في كتب المصطلح يقولون: بلديُّ الرّجل من المُصطلحات أنّ الذي إذا تكلّم فيه جرحًا بلديّه وزكّاه البعيد فبلديُّهُ مُقدَّم، يقولون: بلديُّ الرّجل أعلم به؛ فين راحت قاعدة:(كلام الأقران يُطوى ولا يُروى!) هذه في حالة واحدة: إذا عُرف أنّ فيها إيش؟ أشياء شخصيّة، أمّا إذا كان يجرحه الجرح الصّحيح لدين الله تبارك وتعالى يقول: ضعيف؛ يكذب؛ سيّء الحفظ؛ فاحش الغلط؛ عنده غفلة؛ مختلط؛ مضطرب الحديث؛ هذا ما أحد يقوله فيه مردود

بل إذا أخذنا بهذه العبارة مُطلقًا ترد علينا عبارة أخرى وهي موجودة في بعض كُتب الرِّجال في كتاب:"تحريف التّقريب" أنا أُسمِّيه:"تحريف" بالفاء وهُو تحرير كتبوه:"تحرير التّقريب" وأنا أُسمِّيه:"تحريف" بالفاء حرّفوا فيه التّقريب للحافظ ابن حجر؛ يقول فيه هؤلاء مُقدّموه: إذا كان هذا المُتكلِّم في هذا الرّجل مُعاصرًا له فليتَ شعرنا ما عسى أن يكون كلام الذين جاؤوا من بعد وهم متأخرون ممّن لم يعايشوا هذا الرّاوي، طيّب؛ على هذا ماذا يصير؟! ضاع الجرح كلّه، إذا تكلّمت في مُتقدِّم قالوا: أنتَ ما عاصرته، وإذا تكلّمت في من عاصرت قالوا: (كلام الأقران يُطوى ولا يُروى!) ماذا بقي؟! أنا أسألكم الآن وهذا موجود في الكتب وهذا الآن موجود في الكتب، هذا الكلام يا أبنائي وأحبّتي وإخواني كلامٌ باطل وإنّما أراد به هؤلاء هدم الدِّين، فكلام الأقران الذي يُطوى ولا يُروى هُو الذي قلته لكم إذا رُئيَ منه عند أهل الحديث وأهل الشّأن أنّ الدّافع فيه إيش؟!الدّافع فيه أشياء شخصية؛ نعم، أو سببه: الغضب فيقول الإنسان قولاً يخرج عن العَدل ولهذا اجترحوا في الجارح الذي يتصدّر للجرح أن يكون ورعًا حتّى يحكُم بالعدل؛ قالوا: فلا يستفزُّه غضب ولا يستميله هوى فيغضّ الطّرف عمّن يُحبُّ وهو يستحقّ الجرح فلا يجرحه ويغضب على من لا يُحبُّ فيجرحه وهو لا يستحقُّ الجرح، قالوا: في الجارح المُتأهّل في الجرح لابدّ أن يكون مع علمه بما ذكروه في باب الجرح والتّعديل علمه بالرّواة وشيوخهم طبقةً بعد طبقةً وولاداتهم ووفياتهم وأصول سماعهم ومرويّاتهم إلى أن قالوا: وأن يرافق ذلك كلّه الورع؛ يزين هذا كلّه الورع حتّى لا يستفزّه غضب ولا يستميله هوى، فما من إنسان إلاّ ويغضب ويقول في الغضب ما لا يقول في الرّضا إلاّ النّبيّ –صلّى الله عليه وسلّم-، فإذا عرفنا بهذه الدّلائل والقرائن أنّ هذا الكلام يُطوى ولا يُروى نعم، أمّا أن تُجرّ الكلمة هكذا مطلقًا فهذا كلامٌ مردود وأهل الحديث وطلبة الحديث العارفين بكتب الجرح والتّعديل وكتب المصطلح كلّهم من رزقه الله التّجرّد يقول بهذا القول، وأمّا من أعماه هواه فلا حيلة فيه نحن لا نملك له من الله شيئًا، وإنّما يقولون هذه المقالة في هذا العصر أيّها الأخ السّائل ليُستِّروا بها على أسيادهم من أئمّة أهل البدع وقادات الأحزاب المُنحرفة نعم؛ ومن ينصرهم ويدور في فلكهم، حتّى لا تتكلّم في الأصل ولا تُلحِق الفرع به هذا هو المقصود، نحن عرفناها من أوّل يومٍ وهي شنشنة نعرفها من أخزم، وهؤلاء والله بسبب مجالستهم لأهل الأهواء عادوا بعد أن كان بعضهم على السُّنّة عادوا مُعادين للسُّنّة وأهلها وصاروا مع أهل الأهواء والبدع

فنسأل الله العافية والسّلام والثّبات على الحقّ والهُدى

Cheikh Mohamed Ibn Hady Al Madkhaly - الشيخ محمد بن هادي المدخلي

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Les gens de passions... cause de la discorde (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les gens de passions... cause de la discorde (vidéo)

... l'appel à l'épée, ce qui signifie [appelant] à la fitna.

 

Alors les combats se sont produit entre les muslims, la séparation de l'union, ceci n'est entré qu'à cause des gens de passions - des Mu'tazilah et Khawarij et d'autres qu'eux, les gens de passions. Ce sont eux qui ont causé la fitna.

 

Le Mu'tazilah, Khawarij, Rawafid, et d'autres qu'eux.

 

Les épreuves et les tribulations ne sont pas venus à l'exception de leur part.

 

Cela n'a pas été causé par autre qu'eux.

 

Qui a tué 'Uthman, qu'Allah soit satisfait de lui ?

 

Qui a tué Ali Bin Abi Talib, qu'Allah soit satisfait de lui ?

 

Qui a enclenché la fitna entre les musulmans après cela autres que les gens de passions ?

 

Qui ont incité Al-Ma'mûn et ceux qui sont venus après lui soumettre Ahl Sunna à des épreuves ?

 

Au point qu'ils ont tiré leur (Ahl-Sunnah) Imam Ahmad Bin Hanbal, qu'Allah lui fasse miséricorde, et ils l'ont battu et emprisonné.

 

[Qui] autre que les gens de passions ?

 

Qui a emprisonné Shaykh Al-Islam Ibn Taymiyyah, au point qu'il est mort en prison, puisse Allah lui accorder Sa miséricorde ?

 

[Qui], sauf les gens de passions ?

 

Il nous faut donc être prudent de leur part, car en fin de compte, leur mal conduit à la déchirure de l'unité des muslims et [mènent] à la révolte contre le gouverneur muslim et à la séparation de la communauté des muslims, cela devient alors des sectes et factions au lieu d'être une Oumma.

 

Na'am.

 

copié de minhaj sunna

 

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Ne te laisse pas tromper par le nombre !

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Ne te laisse pas tromper par le nombre !

Si tu trouves un seul homme parmi les gens de science qui cherche la preuve, s’y conforme et suit la vérité où elle soit et avec qui elle soit, l’aliénation disparaît et la familiarité prend place ; s’il est en désaccord avec toi, il te contredit, mais il t’excuse.

 

Par contre, l’être ignorant et injuste te contredit et t’excommunie ou te considère comme un hérétique sans raison valable, seulement parce que tu te détournes de sa mauvaise méthode et sa conduite blâmable.

 

Donc, ne te laisse pas tromper par la multitude de ce genre de personnes.

 

Des milliers d’entre eux ne valent une seule personne parmi les gens de science, alors qu’une seule personne parmi les gens de science équivaut à un nombre aussi important que le contenu de la terre de ces gens.

 

Voir I`lâm Al-Mouwaqqi`în d’Ibn Al-Qayyim (3/396).

Publié par ferkous.com

فإذا ظَفِرْتَ برجلٍ واحدٍ مِنْ أولي العلم طالبٍ للدليلِ مُحَكِّمٍ له مُتَّبِعٍ للحقِّ حيث كان وأين كان ومع مَنْ كان؛ زالَتِ الوحشةُ وحصلَتِ الألفةُ، ولو خالفك فإنَّه يخالفك ويعذرك، والجاهلُ الظالم يخالفك بلاحُجَّةٍ، ويكفِّرك أو يبدِّعك بلا حُجَّةٍ، وذنبُك رغبتُك عن طريقته الوخيمة وسيرته الذميمة؛ فلا تغترَّ بكثرةِ هذا الضرب؛ فإنَّ الآلاف المؤلَّفةَ منهم لا يُعْدَلُونَ بشخصٍواحدٍ مِنْ أهل العلم، والواحد مِنْ أهل العلم يُعْدَلُ بمِلْءِ الأرض منهم»

إعلام الموقِّعين - لابن القيِّم - ٣/ ٣٩٦

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Règles et conduite à adopter par le musulman en période de troubles (fitan) - ضوابط وقواعد يحتاجها المسلم في زمن الفتن

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Règles et conduite à adopter par le musulman en période de troubles (fitan) - ضوابط وقواعد يحتاجها المسلم في زمن الفتن

 

1

 

Ne suis pas les passions et restreins-les à la législation

 

لا تتبع العاطفة وقيِّدها بالشرع

 

2

 

Vérifie les informations et ne te précipite pas

 

التثبت في النقل وعدم التعجل

 

3

 

Prends-garde à l’ignorance et élance-toi vers la science et l’apprentissage

 

إيَّاك والجهل واحرص على العلم والتعلم

 

4

 

Lors de divergence, accroche-toi aux grands (savants) et prends-garde aux petits

 

عند الاختلاف، إياك والصغار والزم الكبار

 

5

 

Prends- garde aux choses nouvelles et cramponne-toi à la Sunnah

 

إياك والأمور الحادثة والزم السنة

 

6

 

Prends- garde à ne pas t’approcher de l’épreuve (fitna) et éloigne-toi d’elle

 

إياك أن تقترب من الفتنة وابتعد عنها

 

7

 

Empêcher l’épreuve d’arriver est plus facile qu’essayer de s’en débarrasser

 

منع الفتنة أسهل من رفعها

 

8

 

Méfie-toi des passions lorsque tu prends les fatwas et prends ce qui est clarifié à l’aide de preuves

 

احذر الهوى عندما تأخذ بالفتوى وخذ بما أضاءه الدليل

 

9

 

Si tu fais partie des gens de la masse, ne prends pas les fatwas en fonction des désirs mais adopte l’avis des plus savants

 

إن كنت عامياً لا تأخذ الفتوى بالتشهي وقلِّد الأعلم

 

10

 

Prends-garde aux manipulations et sois ferme dans la religion, à la lumière du Coran et de la Sunnah

 

إيَّاك والتقلب واثبت على الدين بنور القرآن والسنة

 

11

 

Ne cherche pas à extraire des textes ce qui est conforme à ce que tu désires, assure-toi plutôt que ce que tu désires est conforme aux textes

 

لا تنازع النصوص بما تريد واجعل ما تريد على وفق النصوص

 

12

 

Prends-garde à la division et accroche-toi au Groupe (Al Jamâ3ah)

 

احذر الفرقة والزم الجماعة

 

13

 

Prends-garde aux ténèbres, au mal et au châtiment, et attache-toi à la justice, au bien et à leurs partisans

 

إياك والظلمة والشر والعذاب والزم العدل وأهله والخير وأهله

 

14

 

Ne recherche pas les épreuves et demande à Allâh la protection contre ses maux

 

لا تتطلب الفتن واستعذ بالله من شرها

 

15

 

Ne sois pas trompé par les enjolivements des épreuves et regarde sa réalité avec l’œil du croyant

 

لا تغتر بزخرفة الفتن وانظر إلى حقيقتها ببصيرة المؤمن

 

16

 

Prends-garde à l’exagération et persiste dans la modération

 

احذر الغلو والزم الاعتدال

 

17

 

Prends-garde à respecter les droits de chacun et à t’en acquitter

 

احذر العقوق وأدي الحقوق

 

18

 

Prends-garde à ne pas être aveuglé et reconnais la vérité par ses fondements et ses traces.

 

احذر قصر النظر واعرف الحق بأصله وأثره

من شرح كتاب الفتن وأشراط الساعة من صحيح الإمام مسلم، الشريط24 – للشيخ سليمان بن سليم الله الرحيلي حفظه الله

Explication du chapitre des épreuves et des signes de l’Heure, du Sahih de l’Imam Mouslim, cassette 24.

Traduit par AbdelMalik

Publié par lamektaba.over-blog.com

Cheikh Souleyman Ben Salîm Allâh Ar-Ruheylî - الشيخ سليمان بن سليم الله الرحيلي

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La majorité n'est pas une preuve

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La majorité n'est pas une preuve

Dans le sharh de l'Imam Muhammad ibn Abdul-Wahhab رحمه الله :

 

Parmi leurs plus grande caractéristiques étaient qu'ils pouvaient être induit en ereur par la majorité, car ils l'utilisaient afin de déterminer la justesse d'une affaire.

 

Ils déterminaient aussi la fausseté de quelque chose si cela leur parraissait étrage et que ses adhérents étaient rares.

 

Donc Allah عز و جل leur amena l'opposé cela ainsi que sa clarification dans de nombreux endroits du Coran.

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Parmi les caractéristiques des gens durant les jours de l'Ignorance sont qu'ils voudraient voir la majorité(des gens) comme une preuve que quelque chose est le haqq et que la minorité comme une preuve que quelque chose est fausse.

 

Selon eux, peu importe ce sur quoi était la majorité des gens c'etait que ceci était la vérité.

 

Et peu importe ce sur quoi était la minorité des gens, cela n'était pas la vérité.

 

À leurs yeux, il s'agissait de la balance utilisée pour déterminer la vérité du faux.

 

Cependant, cela est faux, car Allah dit (traductions rapprochées) :

 

"Et si tu obéis à la majorité de ceux qui sont sur la terre, ils t'égareront du sentier d'Allah: ils ne suivent que la conjecture et ne font que fabriquer des mensonges" [Sourate Al-An'aam : 116]

 

"Mais beaucoup de gens ne savent pas." [Sourate Al-A'raaf : 187]

 

"Et Nous n'avons trouvé chez la plupart d'entre eux aucun respect de l'engagement, mais Nous avons trouvé la plupart d'entre eux pervers." [Sourate Al-A'raaf : 102]

 

Explication

 

Dès lors la balance n'est pas la majorité ou la minorité.

 

Au contraire, la balance est la vérité.

 

Celui qui est sur la vérité(même s'il est seul) il est donc celui qui est correcte et mérite d'être imité.

 

Et si la majorité des gens sont sur le mensonge, alors, il est obligatoire de les rejeter et de pas être trompés par eux. donc l'importance est donné à la verité.

 

C'est pourquoi les savants disent :

 

«la vérité n'est pas connue des hommes, mais plutôt les hommes sont connus par la voie de la vérité».

 

Quiconque est donc sur la vérité, alors il est celui qui nous devons suivre et imiter.

 

Allah عز و جل nous informe dans les histoires des premières nations, qu'il y aura toujours une minorité qui sera sur la vérité, car Allah dit (traduction rapprochée) :

 

"Or, ceux qui avaient cru avec lui étaient peu nombreux." [Sourate Houd : 40]

 

Et dans un hadith dans lequel les nations ont été présentées aux prophètes, il a dit qu'il a vu un prophète qui avait un petit groupe de suiveurs avec lui et un prophète qui avait un homme ou deux hommes avec lui et un autre prophète qui avait personne avec lui.

boukhari

 

Explication

 

Donc l'importance n'est pas donné à tel opinion ou tel avis qui a le plus de suiveurs.

 

Au contraire l'importance est donné a ce qui se distingue entre le haqq et le batil .

 

Tout ce qui est vrai, même si une minorité des gens ou bien meme personne n'est dessus assi longtemps que c'est la vérité alors elle doit être respectée, car en effet, c'est là que se trouve le salut.

 

Le faux n'est pas aidé par le fait qu'il a une majorité de personnes qu'ils le suivent, jamais !

 

Il s'agit d'une régle déterminante que les musulmans doivent toujours garder à l'esprit.

 

Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"l'Islam a commencé étrangé et il retournera étrangé comme il a commençé."

mouslim

 

Cela se produira à l'époque ou le mal, les calamités et les égarements augmenteront.

 

Afin que personne ne restera sur la vérité sauf pour les étrangés parmi les gens et ceux qui se soustrairont d'eux-mêmes leurs peuples (par souci de leur religion).

 

Ils deviendront alors des étrangers dans leur société.

 

Le prophète صلى الله عليه وسلم fut envoyé tandis que le monde entier était submergé dans la mécréance et l'égarement.

 

Et quand il a appelé son peuple, seulement un ou deux ont répondu à son appel.

 

C'était seulement plus tard qu'ils commencèrent a devenir nombreux.

 

La tribu des Qouraich, sans parler de l'ensemble de la péninsule arabique et du monde entier, étaient dans l'égarement.

 

Et le prophète صلى الله عليه وسلم était le seul à appeler les gens.

 

Ceux qui ont suivi étaient donc très peu comparé à l'ensemble du monde.

 

Donc l'importance n'est pas donnée à la majorité.

 

L'importance est donnée seulement à ce qui est correct et à l'accomplissement de la vérité.

 

Oui, si la majorité des gens est sur la vérité alors cela est bon.

 

Cependant, Allah azzawajell nous montre que la majorité des gens est toujours sur le faux.

 

(traductions rapprochées)

 

"Et la plupart de l'humanité ne croira pas même si vous le désirez avec ardeur." [Sourate Yousuf : 103]

 

"Et si tu obéis à la majorité de ceux qui sont sur la terre, ils t'égareront du sentier d'Allah: ils ne suivent que la conjecture et ne font que fabriquer des mensonges." [Sourate Al-An'aam : 116]

 

Sharh Masa'il-ul-Jahiliyyah p 60-62. 

traduit par twitter.com/Minhajsunna
 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Qui est la personne digne de confiance (الثقات - thiqât) ? (audio)

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Qui est la personne digne de confiance (الثقات - thiqât) ? (audio)

 

La voie de l'étudiant dans l'éloge et la critique est la transmission, et s'il atteint un certain âge et un certain niveau de savoir qui le rend apte pour l'éloge et la critique alors là il n'y a aucune objection.

 

Et la transmission ici veut dire qu'il entend lui même directement du savant, ou qu'un Thiqa précis l'informe, ce qui est devenu très rare de nos jours...

 

Tu lui dis : "Amrou" il l'entend "Zayd", le prononce "Khalid" et l'écrit "Bakr" !

 

Il est "Thiqa" du point de vue droiture, ce n'est pas un menteur, mais il n'est pas précis dans ce qu'il relate.

 

Il faut que celui qui a un caractère droit soit aussi précis.

 

Si tu lui dit "Zayd" il transmet "Zayd", "Omar" il rapporte "Omar".

 

Aujourd'hui, beaucoup de nos fils, tu ne l'accuses pas de mensonge, non par Allah, mais sa mémorisation est mauvaise, peut-être si tu te bases sur ce qu'il relate tu vas beaucoup détruire, et tu vas créer un grand mal.

 

Il est donc obligatoire d'être patient et de ne pas se précipiter.

 

C'est pour ce qui m'est arrivé et ce que j'ai enduré dernièrement que je dis :

 

Il faut absolument que la narration soit à la lettre et non pas par le sens, parce que par le sens aujourd'hui, tu lui dis "Zaid" il l'entend "Amr", le prononce "Khalid" et l'écrit "Bakr".

 

Il faut une narration à la lettre sinon beaucoup de corruption et de mal peuvent se produire.

 

Donc, la voie de l'étudiant c'est la transmission, et la louange à Allah maintenant les moyens sont facilités.

 

La transmission est possible par l'enregistrement ainsi que par la transcription.

 

Et je commence à craindre l'enregistrement car à ce qu'il parait il peut être amputé, il n'y a pas mieux que d'écrire et de signer.

 

C'est ce qui doit être fiable.

 

Nous devons nous documenter ce que nous rapportons d'un savant.

 

Parole précieuse de Cheikh Mohammad Ibn Hadi Al-Madkhali -hafidahu Allah- dans laquelle il confirme la nécessité de la vérification étant donné que, de nos jours, les vrais "Thiqat" se font de plus en plus rares

traduit par twitter.com/abousawsaine

 

Cheikh Mohamed Ibn Hady Al Madkhaly - الشيخ محمد بن هادي المدخلي

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L’ignorance et la thèse de « l’excuse de l’ignorance »

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L’ignorance et la thèse de « l’excuse de l’ignorance »

Louange à Allah, Seigneur de l’univers et que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur notre Prophète Muhammad, ainsi que sur sa famille et tous ses compagnons.

Ceci dit :

 

En ce moment on entend beaucoup de paroles relatives à l’excuse de l’ignorance, poussant ainsi les gens à faire preuve de laxisme envers la religion ; et il semblerait que tout le monde et n’importe qui fassent des recherches et écrivent sur le sujet, ce qui a causé une controverse et une attitude hostile chez certaines personnes vis-à-vis d’autres.

 

S'ils s’étaient référés au Livre d’Allah et à la Sounna de Son Messager et aux gens de science, alors toute confusion aurait disparu et la vérité leur serait apparu clairement comme Allah – Le Très Haut – dit (traduction rapprochée) :

 

« S'ils la rapportaient au Messager et aux détenteurs du commandement parmi eux, ceux d'entre eux qui cherchent à être éclairés, auraient appris (la vérité de la bouche du Prophète et des détenteurs du commandement). » [Sourate An-Nissa V.83]


Cela nous aurait épargné l’apparition de tous ces écrits et ces recherches démesurés qui soulèvent le désordre scientifique dont on se serait bien passé. 

 

Par définition, l’ignorance est un défaut de connaissance (science) et c’est ainsi que les gens étaient plongés dans l’ignorance, dans une ignorance profonde et un égarement aveugle avant la venue du Messager (paix et bénédictions d’Allah sur lui).

 

Ainsi, lorsqu’Allah envoya ce Messager et fit descendre ce Livre, l’ignorance qui est commune à tous les individus se dissipa et toute louange revient à Allah : 


Allah – Le Très Haut – dit (traduction rapprochée) :

 

« C'est Lui qui a envoyé à des gens sans Livre (les Arabes) un Messager des leurs qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu'ils étaient auparavant dans un égarement évident, » [Sourate An-Nissa V.83]


L’ignorance commune se dissipa après la venue du Messager (paix et bénédictions d’Allah sur lui), mais l’ignorance propre à l’individu présente chez certaines personnes existe encore, c’est la raison pour laquelle le Prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui) a dit ceci :

 

« Tu es un homme en qui il y a encore un caractère qui fait partie de la Jâhiliya (l’ignorance) ».

 [Al-Boukhari]
 

L’ignorance se divise en deux catégories : une ignorance simple et une autre complexe

 

-On entend par l’ignorance « simple », quelqu’un d’ignorant et il sait qu’il est ignorant, ainsi il est en quête de savoir et acceptera les bonnes recommandations. 

 

-On entend par l’ignorant « complexe », celui qui est ignorant de son ignorance (ou qui n’en est pas conscient), elle s’imagine même être savante et n’acceptera pas les bonnes recommandations ; et il s’agit-là de la pire des espèces d'ignorance.

 

On entend par cette thèse de « l’excuse de l’ignorance », la personne ignorante qui est dans l’incapacité de trouver une solution afin d’échapper à cette ignorance.

 

Elle est loin de la science et il n’y a personne pour la lui enseigner ; ainsi si cette personne meurt dans cet état alors elle sera comparable à celui qui meurt sur la Fatrah* (ceux qui n'ont pas eu connaissance du message divin), Allah – Le Très Haut – dit (traduction rapprochée) :

 

« Et Nous n'avons jamais puni (un peuple) avant de (lui) avoir envoyé un Messager. » [Sourate Al Isra V.15]


L’ignorance qui n’est pas excusable, concerne la personne qui peut sortir de cette ignorance si elle fournit tous les efforts pour cela, à l’exemple de celui qui a la capacité d’écouter et de lire le Coran car c’est un arabe qui connaît la langue du Coran ; celui-ci ne sera pas excusable s’il reste ainsi dans son ignorance.

 

S’il a la langue du Coran, il peut le lire en arabe et Allah – Le Très Haut – dit (traduction rapprochée) :

 

« Dis: "Qu'y a-t-il de plus grand en fait de témoignage?" Dis: "Allah est témoin entre moi et vous; et ce Coran m'a été révélé pour que je vous avertisse, par sa voie, vous et tous ceux qu'il atteindra.» [Sourate Al An’am V.19]


Celui à qui le Coran est parvenu et à qui on a fait le prêche et mis en garde contre le polythéisme majeur (Shirk Akbar), n’est plus excusable s’il persiste à commettre des actes de polythéisme ou s’il continu dans la fornication ou à pratiquer l’usure, rester dans l’inceste, ou bien manger la chair d'une bête morte et de la viande de porc, boire du vin, et abuser illégalement des biens des gens, ou encore délaisser la prière ou proscrire l’aumône légale ou encore de s’empêcher d’accomplir le pèlerinage alors qu’il en a la capacité, car toutes ces prescriptions là sont claires et leur interdiction ou leur obligation est sans équivoque.

 

Une personne est excusée (sur son acte) pour son ignorance uniquement sur des questions qui lui échappent jusqu'à ce qu’elle en soit informée sur son jugement (dans la religion). 

 

Ainsi, l’ignorance qui est excusable doit être détaillée : 

 

-Premièrement 

 

Toute personne est excusable pour son ignorance lorsqu’on ne lui a pas fait le prêche et lorsque le Coran ne lui est pas parvenu ; ainsi, son statut dans la religion est comparable à celui qui est sur la Fatrah* (ceux qui n'ont pas eu connaissance du message divin)

 

-Deuxièmement 

 

N’est pas excusable celui à qui on a fait le prêche et qui a été averti dans la langue du Coran au sujet de tous les interdits tels que le polythéisme et le fait de commettre des grands péchés car à celui-ci, l'établissement de la preuve a été faite et le message lui ai parvenu.

 

Il est donc dans la capacité d’apprendre et de questionner les gens de science sur tout ce qui peut lui paraître confus.

 

Il peut écouter le Coran, suivre les cours et les conférences disponibles à travers les moyens de communications. 

 

-Troisièmement 

 

Toute personne est excusable pour son ignorance sur des questions qui lui échappent jusqu'à ce qu’elle en soit informée sur son jugement (dans la religion) et c’est la raison pour laquelle le Prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui) a dit :

 

« En vérité, ce qui est licite est clair, et ce qui est illicite est clair ; et entre deux se trouvent des choses douteuses que peu de gens connaissent.

Celui qui s’éloigne des choses douteuses a certes préservé sa religion et son honneur, et celui qui tombe dans les choses douteuses, a commis l’interdit comme un berger qui mène ses bêtes autour d’un domaine défendu ; il se peut qu’à tout moment son troupeau vienne y paître.

En fait, chaque roi (ou propriétaire) possède un domaine défendu et en fait, le domaine défendu d’Allah est ses interdits. »

[Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim]

 

Ce qui est licite est donc clair et c’est une chose facile d'accès, et ce qui est illicite est également clair et doit être évité.

 

Pour tout ce qui est douteux, la personne doit s’en abstenir jusqu'à ce qu’elle en soit informée de son jugement (dans la religion) en faisant des recherches et en posant la question aux gens de science.

 

Ainsi, l’ignorant a pour obligation de solliciter les gens de science et ne sera pas excusé s’il demeure dans son ignorance alors qu’il y a des gens qui peuvent l’instruire, conformément à la parole d’Allah – Le Très Haut – qui dit (traduction rapprochée) :

 

« Demandez donc aux gens du rappel si vous ne savez pas. » [Sourate An-Nahl V.19]


L’ignorant a pour obligation de demander et le savant, quant à lui, a pour obligation d’informer et de ne rien taire car Allah – Le Très Haut – dit (traduction rapprochée) :

 

« Certes ceux qui cachent ce que Nous avons fait descendre en fait de preuves et de guide après l'exposé que Nous en avons fait aux gens, dans le Livre, voilà ceux qu'Allah maudit et que les maudisseurs maudissent, | sauf ceux qui se sont repentis, corrigés et déclarés: d'eux Je reçois le repentir. Car c'est Moi, l'Accueillant au repentir, le Miséricordieux. » [Sourate An-Nahl V.159-160]


Aussi, il n’appartient pas à la personne qui a appris seule Mouta’alim *, et on entend par là celui qui est ignorant de son ignorance (qui se distingue par une ignorance « complexe »), de parler de ces sujets sans connaissance.

 

Je demande à Allah de nous accorder à tous la science utile et les œuvres pieuses ainsi que la sincérité dans la parole et les actes. Que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur notre Prophète Muhammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons

 

* : Les gens de la Fatrah - أهل الفترة - Ahlou Al-Fatrah

: Mouta’alim est celui qui a appris seul sans les bases dans la science.

 

Traduction rapprochée : par AbuKhadidja Al Djazairy

copié de alghourabaa.com

 

الجهل والعذر به
الحمد لله رب العالمين والصلاة والسلام على نبينا محمد وعلى آله وصحبه أجمعين وبعد
فقد كثر في هذا الوقت الكلام في العذر بالجهل مما سبب في الناس تهاونًا في الدين، وصار كل يتناول البحث والتأليف فيه مما أحدث جدلًا وتعاديًا من بعض الناس في حق البعض الآخر
ولو ردوا هذه المسألة إلى كتاب الله وسنة رسوله وإلى أهل العلم لزال الإشكال واتضح الحق كما قال الله تعالى: (وَلَوْ رَدُّوهُ إِلَى الرَّسُولِ وَإِلَى أُوْلِي الأَمْرِ مِنْهُمْ لَعَلِمَهُ الَّذِينَ يَسْتَنْبِطُونَهُ مِنْهُمْ) [النساء: 83]، وإذًا لسلمنا من هذه المؤلفات والبحوث المتلاطمة التي تحدث الفوضى العلمية التي نحن في غنى عنها، فالجهل هو عدم العلم وكان الناس قبل بعثة الرسول صلى الله عليه وسلم في جاهلية جهلاء وضلالة عمياء، فلما بعث الله هذا الرسول وأنزل هذا الكتاب زالت الجاهلية العامة، ولله الحمد، قال تعالى: (هُوَ الَّذِي بَعَثَ فِي الأُمِّيِّينَ رَسُولاً مِنْهُمْ يَتْلُو عَلَيْهِمْ آيَاتِهِ وَيُزَكِّيهِمْ وَيُعَلِّمُهُمْ الْكِتَابَ وَالْحِكْمَةَ وَإِنْ كَانُوا مِنْ قَبْلُ لَفِي ضَلالٍ مُبِينٍ) [الجمعة: 7]، فالجاهلية العامة زالت ببعثته صلى الله عليه وسلم أما الجاهلية الخاصة قد يبقى شيء منها في بعض الناس ولهذا قال النبي صلى الله عليه وسلم: "إنك امرؤ فيك جاهلية"، والجهل على قسمين: جهل بسيط وجهل مركب فالجهل البسيط هو الذي يعرف صاحبه أنه جاهل فيطلب العلم ويقبل التوجيه الصحيح
والجاهل المركب هو الذي لا يعرف صاحبه أنه جاهل، بل يظن أنه عالم فلا يقبل التوجيه الصحيح وهذا أشد أنواع الجهل، والجهل الذي يعذر به صاحبه هو الجهل الذي لا يمكن زواله لكون صاحبه يعيش منقطعًا عن العالم لا يسمع شيئًا من العلم وليس عنده من يعلمه فهذا إذا مات على حاله فإنه يعتبر من أصحاب الفترة قال تعالى: (وَمَا كُنَّا مُعَذِّبِينَ حَتَّى نَبْعَثَ رَسُولاً) [الإسراء: 15]، والجهل الذي لا يعذر به صاحبه هو الجهل الذي يمكن زواله لو سعى صاحبه في إزالته مثل الذي يسمع أو يقرأ القرآن وهو عربي يعرف لغة القرآن فهذا لا يعذر في بقائه على جهله لأنه بلغة القرآن بلغته والله تعالى يقول: (قُلْ أَيُّ شَيْءٍ أَكْبَرُ شَهَادَةً قُلْ اللَّهُ شَهِيدٌ بَيْنِي وَبَيْنَكُمْ وَأُوحِيَ إِلَيَّ هَذَا الْقُرْآنُ لأُنذِرَكُمْ بِهِ وَمَنْ بَلَغَ) [الأنعام: 19]، فالذي بلغه القرآن ووصلت إليه الدعوة والنهي عن الشرك الأكبر لا يعذر إذا استمر على الشرك أو استمر على الزنا أو الربا أو نكاح المحارم أو أكل الميتة وأكل لحم الخنزير وشرب الخمر أو أكل أموال الناس بالباطل أو ترك الصلاة أو منع الزكاة أو امتنع عن الحج وهو يستطيعه لأن هذه أمور ظاهرة وتحريمها أو وجوبها قاطع وإنما يعذر بالجهل في الأمور الخفية حتى يبين له حكمها، فالعذر بالجهل فيه تفصيل
أولًا: يعذر بالجهل من لم تبلغه الدعوة ولم يبلغه القرآن ويكون حكمه أنه من أصحاب الفترة
ثانيًا: لا يعذر من بلغته الدعوة وبلغة القرآن في مخالفة الأمور الظاهرة كالشرك وفعل الكبائر لأنه قامت عليه الحجة وبلغته الرسالة، وبإمكانه أن يتعلم ويسأل أهل العلم عما أشكل عليه، ويسمع القرآن والدروس والمحاضرات في وسائل الإعلام
ثالثًا: يعذر بالجهل في الأمور الخفية التي تحتاج إلى بيان حتى تبين له حكمها ولهذا قال النبي صلى الله عليه وسلم: "إن الحلال بين والحرام بين وبينهما أمور مشتبهات لا يعلمهن كثير من الناس فمن اتقى الشبهات فقد ستبرأ لدينه وعرضه، ومن وقع في الشبهات وقع في الحرام كالراعي يرعى حول الحمى يوشك أن يقع فيه ألا وإن لكل ملك حمى ألا وإن حمى الله محارمه"، فالحلال بين يؤخذ والحرام البين يتجنب والمختلف فيه يتوقف فيه حتى يتبين حكمه بالبحث وسؤال أهل العلم
فالجاهل يجب عليه أن يسأل أهل العلم فلا يعذر ببقائه على جهله وعنده من يعلمه قال الله تعالى: (فَاسْأَلُوا أَهْلَ الذِّكْرِ إِنْ كُنْتُمْ لا تَعْلَمُونَ) [النحل: 13]، فيجب على الجاهل أن يسأل ويجب على العالم أن يبين ولا يكتم، قال الله تعالى: (إِنَّ الَّذِينَ يَكْتُمُونَ مَا أَنزَلْنَا مِنْ الْبَيِّنَاتِ وَالْهُدَى مِنْ بَعْدِ مَا بَيَّنَّاهُ لِلنَّاسِ فِي الْكِتَابِ أُوْلَئِكَ يَلْعَنُهُمْ اللَّهُ وَيَلْعَنُهُمْ اللاَّعِنُونَ* إِلاَّ الَّذِينَ تَابُوا وَأَصْلَحُوا وَبَيَّنُوا فَأُوْلَئِكَ أَتُوبُ عَلَيْهِمْ وَأَنَا التَّوَّابُ الرَّحِيمُ) [البقرة: 159-160]، ولا يجوز للمتعالم وهو الجاهل المركب أن يتكلم في هذه الأمور بغير علم، وفق الله الجميع للعلم النافع والعمل الصالح والإخلاص في القول والعمل وصلى الله وسلم على نبينا محمد وعلى آله وصحبه
   كتبه صالح بن فوزان الفوزان
                                                                             عضو هيئة كبار العلماء
                                                                             20 / 3 / 1432هـ

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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L'interdiction formelle de cacher la vérité par peur des gens

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L'interdiction formelle de cacher la vérité par peur des gens

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

 

لا يمنعن رجلا هيبة الناس أن يقول بحق إذا علمه أو شهده أو سمعه 

 

"Que la crainte des gens ne vous empêche pas de dire la vérité lorsque vous la voyez, en êtes témoins ou l'entendez" 

L’Imam Ahmed rahimahu Allah l'a rapporté dans son mousnad n°11017 et n°11498 du hadith de Abi Nadrata d'après Abi Sa3id...le Hadith.

 

Abi Zar رضي الله عنه a dit :

 

"Et Il (le prophète صلى الله عليه و سلم) m'a ordonné de dire la vérité, même si elle est amère, et m'a ordonné de ne craindre aucune réprimande de personne pour Allah"

(hadith 21556) sahiha de Cheikh Al Albani rahimahu Allah 

Commentaire de Cheikh Al Albani رحمه الله :

 

Dans ce hadith, il y a interdiction formelle de cacher la vérité par peur des gens, ou bien par convoitise d'une quelconque subsistance.

 

Donc toute personne qui cache la vérité en ayant peur qu'il puise subir quelque préjudice que ce soit comme : se faire frapper ou insulter, ou bien par peur de perdre une subsistance ou par peur qu'il perde le respect des gens envers lui etc... ; Et bien cette personne rentre dans l'interdiction du hadith et contredit le Prophète صلى الله عليه و سلم   .

 

Sous le hadith 168 de silsila sahiha (168)

 

Cheikh Al Albani رحمه الله a dit aussi :

 

Le jugement légiféré authentifié dans le Livre et la Sounnah affirment qu’il est interdit de dissimuler à la connaissance des gens une prescription divine.

 

Que ce soit sous prétexte de la corruption des mœurs ou sous quelque autre prétexte.

 

Les textes établissant cette interdiction de dissimuler le savoir ont en effet une portée générale, à l’exemple de la Parole d’Allâh (traduction rapprochée) :

 

« Certes ceux qui cachent ce que Nous avons fait descendre en fait de preuves et de guide après l’exposé que Nous en avons fait aux gens, dans le Livre, voilà ceux qu’Allâh maudit et que les maudisseurs maudissent » Coran, 2/159

 

Et la parole du Prophète  صلى الله عليه و سلم :

 

«Celui qui dissimule une connaissance, Allâh le marquera le Jour Dernier d’une marque de feu.»

Rapporté par Ibn Hibbân dans son « Sahîh », al-Hâkim et authentifié par adh-Dhahabî et d’autres textes, réprouvant également la dissimulation du savoir.

 

Kitâb « Djilbâb al-Mar’a al-Mouslima fîl-Kitâb was-Sounnah » du Cheikh Al Albani, p.26-28

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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La différence entre dire untel possède une innovation religieuse et de dire untel est un innovateur (vidéo)

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La différence entre dire untel possède une innovation religieuse et de dire untel est un innovateur (vidéo)

Question :

 

Notre cheikh : Qu’Allah vous récompense (en bien).

 

Y a-t-il une différence entre le fait de dire : untel possède une innovation (religieuse)

et de dire : untel est un innovateur ?

 

La réponse :

 

En fonction de ce que j’ai compris des gens de science c’est qu’il y a une différence entre les deux :

 

-Celui qui possède une innovation (religieuse) c’est comme (de dire) : il est tombé dans une innovation (religieuse)

 

-tandis que l’innovateur c’est celui contre lequel les preuves ont été dressées et a su que cela est une innovation (religieuse), que son acte est une innovation (religieuse) mais il s’est obstiné et s’est entêté.

 

Voilà.

 

copié de spfbirmingham.com

 

 

Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri - للشيخ عبيد بن عبد الله الجابري

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Prendre la science d'inconnus (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Prendre la science d'inconnus (audio)

Traduction simultanée arabe - français

par le frère 'Ammar abouabdirrahman

 

Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri - للشيخ عبيد بن عبد الله الجابري

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La critique et l'éloge sont-elles sujettes à divergence comme les questions de jurisprudence ? (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La critique et l'éloge sont-elles sujettes à divergence comme les questions de jurisprudence ? (audio)

 

Question :

 

Ce questionneur interroge et dit : Certains disent que les questions sur la critique et l’éloge ainsi que la mise en garde contre les contradicteurs sont des questions sujettes à la divergence comme les questions de jurisprudence ?

 

Réponse :

 

Non, cette compréhension n’est pas correcte.

 

La critique et l’éloge est une science parmi les sciences légitimes.

 

Son but est de purifier ce qui a été confirmé du Prophète (صلى الله عليه وسلم) parmi ses paroles, ses actes et ses œuvres et que ne soit pas attribuée au Messager (صلى الله عليه وسلم) une parole qu’il n’a pas prononcée ou un acte qu’il n’a pas fait ou n’a pas approuvé.

 

C’est là que vient le rôle de la critique et l’éloge.

 

Celui qui est juste, on accepte de lui ce qu’il rapporte de la sounna purifiée ainsi que ce qu’il explique parmi les règles.

 

Quant à celui qui est critiqué pour une chose portant atteinte à sa croyance ou son honneur, ou parce qu’il fait partie des ignorants, alors on n’accepte pas [de lui].

 

La critique et l’éloge sont donc une préservation et une protection de la révélation, afin que ne soit pas attribuée à Allah ou à Son Messager (صلى الله عليه وسلم) une chose qui n’est pas confirmée d’Allah, ni de Son Messager (صلى الله عليه وسلم).

 

C’est une science grandiose et bénéfique et les louanges sont à Allah.

 

Et en ce qui concerne les contradicteurs des gens de la Sounna et du groupe, ce sont les savants qui comprennent cela, ceux qui sont enracinés dans la science, ils comprennent ce qui est en contradiction et ce qui est en concordance.

 

Ainsi, celui qui contredit les gens de la Sounna sur un point de leurs croyances ou leur cheminement, ils éclaircissent cela et mettent en garde contre lui.

 

Quant aux divergences sur les questions de jurisprudence, c’est un autre sujet.

 

La divergence se produit entre les savants sur des branches, sur des questions liées aux œuvres et à la jurisprudence, selon leur capacité à déduire [des règles] des textes et selon leur compréhension.

 

Et ceci aussi doit être examiné.

 

On ne prend la parole de personne sauf de celui qui se conforme à la preuve.

 

Quant à celui qui la contredit, sa contradiction est alors rejetée.

 

Et s’il fait partie des gens de la Sounna, on l’excuse et on lui éclaircit la vérité.

 

Ceci est la méthodologie que nous connaissons.

 

 Traduit et publié par an-nassiha.com

 

سؤال: هناك من يقول: إن مسائل الجرح والتعديل والتحذير من المخالفين مسائل خلافية مثل مسائل الفقه ؟

فكان من جواب الشيخ - حفظه الله -: لا، هذا الفهم غير صحيح، الجرح والتعديل علم من العلوم الشرعية الغرض منه تصفية ما ثبت عن النبي-صلى الله عليه وسلم-من أقواله وأفعاله وأعماله، فلئلا ينسب إلى الرسول قولًا لم يقله، أو فعلًا لم يفعله ولم يقر عليه، جاء دور الجرح والتعديل

فمن كان عدلًا قبل منه ما يرويه في السنة المطهرة، وما يبينه من الأحكام

ومن كان مجروحًا بجارح يخل باعتقاده أو مروءته أو يكون من أهل الجهل فإنه لا يقبل

فالجرح والتعديل حماية وصيانة للوحي لئلا ينسب إلى الله أو إلى رسوله-عليه الصلاة والسلام-شيء لم يثبت عن الله ولا عن رسوله-عليه الصلاة والسلام-، وهو علم عظيم ونافع ولله الحمد

وأما ما يتعلق بالمخالفين لأهل السنة والجماعة: فهذا يفهمه العلماء الذين لهم قدم راسخة في العلم يفهمون المخالفة، والموافقة، فمن خالف أهل السنة في شيء من معتقداتهم، أو في شيء من سلوكهم، بينوه وحذروا منه

سؤال: هناك من يقول: إن مسائل الجرح والتعديل والتحذير من المخالفين مسائل خلافية مثل مسائل الفقه ؟

فكان من جواب الشيخ - حفظه الله -: لا، هذا الفهم غير صحيح، الجرح والتعديل علم من العلوم الشرعية الغرض منه تصفية ما ثبت عن النبي-صلى الله عليه وسلم-من أقواله وأفعاله وأعماله، فلئلا ينسب إلى الرسول قولًا لم يقله، أو فعلًا لم يفعله ولم يقر عليه، جاء دور الجرح والتعديل

فمن كان عدلًا قبل منه ما يرويه في السنة المطهرة، وما يبينه من الأحكام

ومن كان مجروحًا بجارح يخل باعتقاده أو مروءته أو يكون من أهل الجهل فإنه لا يقبل

فالجرح والتعديل حماية وصيانة للوحي لئلا ينسب إلى الله أو إلى رسوله-عليه الصلاة والسلام-شيء لم يثبت عن الله ولا عن رسوله-عليه الصلاة والسلام-، وهو علم عظيم ونافع ولله الحمد

وأما ما يتعلق بالمخالفين لأهل السنة والجماعة: فهذا يفهمه العلماء الذين لهم قدم راسخة في العلم يفهمون المخالفة، والموافقة، فمن خالف أهل السنة في شيء من معتقداتهم، أو في شيء من سلوكهم، بينوه وحذروا منه

سؤال: هناك من يقول: إن مسائل الجرح والتعديل والتحذير من المخالفين مسائل خلافية مثل مسائل الفقه ؟

فكان من جواب الشيخ - حفظه الله -: لا، هذا الفهم غير صحيح، الجرح والتعديل علم من العلوم الشرعية الغرض منه تصفية ما ثبت عن النبي-صلى الله عليه وسلم-من أقواله وأفعاله وأعماله، فلئلا ينسب إلى الرسول قولًا لم يقله، أو فعلًا لم يفعله ولم يقر عليه، جاء دور الجرح والتعديل

فمن كان عدلًا قبل منه ما يرويه في السنة المطهرة، وما يبينه من الأحكام

ومن كان مجروحًا بجارح يخل باعتقاده أو مروءته أو يكون من أهل الجهل فإنه لا يقبل

فالجرح والتعديل حماية وصيانة للوحي لئلا ينسب إلى الله أو إلى رسوله-عليه الصلاة والسلام-شيء لم يثبت عن الله ولا عن رسوله-عليه الصلاة والسلام-، وهو علم عظيم ونافع ولله الحمد

وأما ما يتعلق بالمخالفين لأهل السنة والجماعة: فهذا يفهمه العلماء الذين لهم قدم راسخة في العلم يفهمون المخالفة، والموافقة، فمن خالف أهل السنة في شيء من معتقداتهم، أو في شيء من سلوكهم، بينوه وحذروا منه

Cheikh Zayd Ibn Mohammed Al Madkhali - الشيخ زيد بن محمد بن هادي المدخلي

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