497 articles avec methodologie - المنهجية

Ainsi se réalise pleinement la sincérité

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Ainsi se réalise pleinement la sincérité
" L'homme ne doit pas se réjouir que les gens acceptent sa parole parce que c'est sa parole mais plutôt parce que c'est la vérité.
 
De même, il ne doit pas s'attrister que les gens rejettent sa parole parce que c'est sa parole- sa situation serait alors celle de quelqu'un qui appelle à sa propre personne- mais plutôt parce que c'est la vérité qui est rejetée.
 
Et ainsi se réalise pleinement la sincérité.

En effet, la sincérité est très difficile à acquérir, sauf s'il prend le chemin qui le conduit à Allah d'une manière véridique, en suivant la voie droite, car Allah l'aidera et lui facilitera. "

 

Explication de Kitab At Tawhid
Chapitre de la peur du chirk
 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Répondre à l'opposant fait partie d'ordonner le bien et d'interdire le mal

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Répondre à l'opposant fait partie d'ordonner le bien et d'interdire le mal
Il ne fait aucun doute que la complète législation islamique est venue pour mettre en garde contre l’exagération dans la religion, et elle ordonne d’appeler les gens vers le chemin de la vérité en usant de sagesse, de bonne exhortation et en discutant de la meilleur façon.

Mais elle n’a pas omis d’user de dureté et de brutalité, lorsque la gentillesse et le fait de discuter de la meilleur façon ne sont d’aucune utilité comme a dit Allah, glorifié soit-il dans la traduction rapprochée du sens des versets :

(Ô prophète ! Combats les mécréants et les hypocrites, et sois brutal avec eux ) ( Sourate 9, verset 123)

Allah, glorifié soit-il, a dit dans la traduction rapprochée du sens des versets :

(Ô vous qui croyez ! Combattez les mécréants qui sont prés de vous et qu’ils trouvent de la dureté en vous, etsachez qu’Allah est avec les pieux) (Sourate 9, verset 123)

Allah glorifié soit-il a dit , dans a traduction rapprochée du sens des versets :

(Et ne discutez avec les gens du livre que de la meilleure façon, excepté ceux d’entre eux qui sont injustes) (Sourate 29 verset 46 dans la totalité)

Mais si cela n'est d'aucune utilité et que l’injuste, le mécréant et le pervers persistent dans leurs comportements et qu’ils ne se soucient pas de celui qui tient un sermon et de celui qui donne de bons conseils, il faut l’empêcher et on doit se comporter avec lui avec dureté, et, on doit lui infliger ce qu’il mérite comme punition, blâme, menace et réprimande, jusqu'à ce qu’il connaisse ses limites.

Afin qu’il ne les dépasse point et, qu’il abandonne son erreur.

Le recueil des fatâwas et divers articles du Cheykh ‘Abdal ‘Aziz bnou Baz (3 /202-203).
Source : tiré du livre Les six perles parmis les bases des partisants du hadith aux éditions Al Houda
copié de assounnah.com
 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Autour des termes «mécréant» et «innovateur» (dossier-audio)

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Autour des termes «mécréant» et «innovateur» (dossier-audio)

Traduction partielle de la fameuse cassette de Cheikh Al-Albânî, qu’Allah lui fasse miséricorde :

 

من هو الكافر ومن هو المبتدع

"Man hua al kâfir wa man hua al mubtadi’"

(Qui est à considérer comme mécréant et qui comme innovateur).

copié de sounna.com

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Al-hajr - الهجر

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Al-hajr - الهجر

Question :

 

Quelles sont les preuves du Qur'an et de la sunna sur le fait de s'éloigner (hajr) de l'innovateur ?

 

Réponse de Shaikh Muqbil ibn Hâdi Al-Wâdi'î : 

 

En réalité, les contemporains ont été affectés par la pensée des khawarijs, la pensée de jamâ'at takfir, et ils ont étendu la question du hajr.

 
Et si nous lisons l'histoire de la vie du prophète (salallahu' alayhi wasalam), nous voyons que le hajr est très limité.

Le prophète (salallahu' alayhi wasalam) s'est écarté des trois qui n'ont pas pris part à la bataille de Tabûk, ils s'est écarté de ses femmes un mois afin de les éduquer (que cela leur serve de leçon), et il s'est écarté de peu de gens.

Il faut obligatoirement regarder s'il y a un bienfait dans le hajr.

Si cela aura un effet bénéfique et que la personne dont on s'est écarté revient à la vérité, il n'y a pas de mal à le pratiquer, mais si cela ne fait qu'augmenter son refus et son éloignement, alors non.

Tu t'écartes de ton enfant, ton frère, ton compagnon et il est pris par les groupes égarés et devient un des leurs.

Aujourd'hui, ces groupes s'appliquent à rassembler les gens, et ils n'hésitent pas à parcourir des kilomètres pour appeler à leurs groupes (c'est le sens de la parole du shaikh qui a cité des villes du Yémen) (...)

Pour ce qui est du hajr, je veux que tu étudies le Qur'an et la sunna et regarde ceux dont le prophète (salallahu' alayhi wasalam) s'est écarté.

Et je crains (que pour ces gens) le hajr ne soit que le suivi des passions (et pas fondé sur la science et le bienfait du hajr).

Quelqu'un t'a énervé alors tu dis : je m'écarte de lui pour Allah, alors que tu ne t'en écartes que parce qu'il t'a énervé soit sur une question relative aux groupes soit pour une chose de ce monde.

Il nous faut donc avertir contre la pensée de jamâ'at takfir, des khawarijs, et de beaucoup de jeunes qui s'accrochent avec fougue et ignorance à la religion.

 

Ghâratul-Ashritah (2/87-88)
Question :
 
Comment doit se comporter celui qui s'attache à sa religion avec celui qui commet des innovations ?

Peut-il s'écarter de lui ?
 
Réponse de shaikh Al-'Uthaymin :
 
L'innovation se divise en deux : celle qui fait sortir de la religion et celle qui n'en fait pas sortir.

Et nous devons appeler chacun de ces deux groupes de gens qui se réclament de l'islam vers la vérité, que leur innovation fasse sortir de la religion ou non.
 
Montrer la vérité sans s'attaquer directement à leurs erreurs tant que nous voyons qu'ils ne refusent pas la vérité, car Allah dit au prophète sallallahou 'alaihi wa sallam (traduction rapprochée) : 
 
« Et n'insultez pas ceux qu'ils invoquent en dehors d'Allah, de peur qu'ils insultent Allah par opposition et sans aucune science ».
 
Nous les appelons donc en premier lieu à la vérité, en exposant cette vérité avec ses preuves, et la vérité est acceptée par tous ceux qui sont encore sur la saine nature.

Mais si nous voyons le refus de la vérité alors nous montrons leurs faussetés, sans oublier qu'il faut montrer leurs erreurs même en dehors de tout débat avec eux.

Quant au fait de s'écarter d'eux, cela dépend du type d'innovation.

Si c'est une innovation qui fait sortir de la religion, il est obligatoire de s'en écarter, mais si ce n'est pas le cas, il faut étudier la situation : s'il y a un bienfait à s'écarter de lui, nous le faisons, sinon non.

Car la base est qu'il est interdit de s'écarter de son frère musulman d'après la parole du prophète : 

« Il n'est pas permis au musulman de s'écarter de son frère plus de trois jours ».
 
Il n'est donc pas permis de s'écarter d'un musulman, même si c'est un pervers, s'il n'y a pas de bienfait dans le fait de s'en éloigner.
 
Mais s'il y a un bienfait à le faire, nous le faisons, car le hajr est dans ce cas un remède.

Et s'il n'y a aucun bienfait et que cela ne va qu'empirer la désobéissance et le  refus, alors la règle est :
 
Ce en quoi il n'y a pas de bienfait, le bienfait consiste à le délaisser
 
Si quelqu'un demande : on rapporte pourtant que le prophète (salallahu' alayhi wasalam) s'est éloigner de Ka'b ibn Mâlik et des deux autres qui n'ont pas pris par à la bataille de Tabûk ?
 
Nous répondons que c'est l'acte du prophète (salallahu' alayhi wasalam) et qu'il a ordonné aux compagnons de s'écarter de lui car il y a eu un grand bienfait en cela, et ils se sont encore plus accrochés à ce sur quoi ils étaient, au point que Ka'b ibn Mâlik a reçu une lettre de Malik Ghassân qui lui disait  qu'il avait entendu que :

« ton compagnon (le prophète) t'as rejeté et tu ne mérites pas ce mépris et cette humiliation, joins-toi à nous, nous te consolerons ».

Ka'b s'est alors levé malgré sa situation difficile et la gêne qu'il éprouvait, il prit la lettre et la brûla dans le four.

Il y a donc eu un grand bienfait pour eux en cela, et ils ont obtenu quelque chose que rien n'égal et qui est qu'Allah a révéla à leur sujet une partie du Qur'an et cela sera lu jusqu'au Jour de la Résurrection, Allah dit (traduction rapprochée) : 
 
« Allah a accueilli le repentir du Prophète, celui des Emigrés et des Auxiliaires qui l'ont suivi à un moment difficile, après que les cœurs d'un groupe d'entre eux faillirent dévier. Puis Il accueillit leur repentir car Il est Clément et Miséricordieux envers eux. Et [Il accueillit le repentir] des trois qui étaient restés à l'arrière et (le regrettèrent par la suite), si bien que la terre, malgré son étendue, leur parut étroite. Ils furent à l'étroit dans leur corps (le cœur serré) et pensèrent qu'il n'y a pas d'autre refuge contre Allah qu'auprès de Lui. Puis Il agréa leur repentir afin qu'ils se repentent, car Allah est Celui qui accueille le repentir, le Miséricordieux ».
 
نتفرق وأن نكون أمة واحدة. قد يقول قائل: إذا كان المخالف صاحب بدعة فكيف نتعامل معه؟
 فأقول: إن البدع تنقسم إلى قسمين
القسم الأول: بدع مكفرة
القسم الثاني: بدع دون ذلك
وفي كلا القسمين الواجب علينا أن ندعو هؤلاء الذين ينتسبون إلى الإسلام ومعهم البدع المكفرة وما دونها إلى الحق ببيان الحق دون أن نهاجم ما هم عليه إلا بعد أن نعلم منهم الاستكبار عن قبول الحق لأن الله تعالى يقول للنبي، صلى الله عليه وسلم
  (وَلا تَسُبُّوا الَّذِينَ يَدْعُونَ مِنْ دُونِ اللَّهِ فَيَسُبُّوا اللَّهَ عَدْواً بِغَيْرِ عِلْمٍ)(سورة الأنعام، الآية: 108)
، فندعوا أولاً هؤلاء إلى الحق ببيان الحق وإيضاحه بأدلته والحق مقبول لدى ذي كل فطرة سليمة، فإذا وجد منهم العناد والاستكبار فإننا نبين باطلهم على أن بيان باطلهم في غير المجادلة معهم أمر واجب
 أما هجرهم فهذا يترتب على البدعة؛ فإذا كانت البدعة مكفرة وجب هجرهم، وإذا كانت دون ذلك فإننا ننظر فإن كان في هجرهم مصلحة فعلناه، وإن لم يكن فيه مصلحة اجتنبناه، وذلك أن الأصل في المؤمن تحريم هجره لقول النبي، صلى الله عليه وسلم: "لا يحل لرجل مؤمن أن يهجر أخاه فوق ثلاث" فكل مؤمن وإن كان فاسقاً فإنه يحرم هجره ما لم يكن في الهجر مصلحة فإذا كان في الهجر مصلحة هجرناه؛ لأن الهجر دواء، أما إذا لم يكن فيه مصلحة، أو كان فيه زيادة في المعصية والعتو فإن ما لا مصلحة فيه تركه هو المصلحة
وحل هذه المشكلة: أعني مشكلة التفرق – أن نسلك ما سلكه الصحابة رضي الله عنهم، وأن نعلم أن هذا الخلاف الصادر عن اجتهاد في مكان يسوغ فيه الاجتهاد لا يؤثر بل إنه في الحقيقة وفاق لنا لأن كل واحد منا أخذ بما رأى بناءً على أنه هو مقتضى الدليل، إذاً فمقتضى الدليل أمامنا جميعاً، وكل منا لم يأخذ برأيه إلا لأنه مقتضى الدليل فالواجب على كل واحد منا أن لا يكون في نفسه على أخيه شيء، بل الواجب أن يحمده على ما ذهب إليه لأن هذه المخالفة مقتضى الدليل عنده
 ولو أننا ألزمنا أحدنا أن يأخذ بقول الآخر لكن إلزامي إياه أن يأخذ بقولي ليس بأولى من إلزامه إياي أن آخذ بقوله، فالواجب أن نجعل هذا الخلاف المبني على اجتهاد أن نجعله وفاقاً حتى تجتمع الكلمة ويحصل الخير
 وإذا حسنت النية سهل العلاج، أما إذا لم تحسن النية وكان كل واحد معجباً برأيه ولا يهمه غيره فإن النجاح سيكون بعيداً
 وقد أوصى الله عباده بالاتفاق فقال تعالى
(يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اتَّقُوا اللَّهَ حَقَّ تُقَاتِهِ وَلا تَمُوتُنَّ إِلاَّ وَأَنْتُمْ مُسْلِمُونَ وَاعْتَصِمُوا بِحَبْلِ اللَّهِ جَمِيعاً وَلا تَفَرَّقُوا)
(سورة آل عمران، الآيتان: 102 – 103.)
فإن هذه الآية موعظة للإنسان أي موعظة
 أسأل الله تعالى أن يجعلني وإياكم من الهداة المهتدين والصلحاء المصلحين إنه جواد كريم. والحمد لله رب العالمين وصلى الله وسلم على نبينا محمد وعلى آله وصحبه أجمعين
copié de salafs.com

 

Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Les formes interdites et permises de taqlid - التقليد (le suivi aveugle)

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Les formes interdites et permises de taqlid - التقليد (le suivi aveugle)
La forme permise de taqlid
 
Shaykh Salih Al-Fawzan (hafidhahullah) a dit :

« Quant à la forme permise de suivi aveugle (at-taqlidul-mubah), elle concerne la personne commune ('ami) qui, s'il ne suit pas les gens de science, déviera du chemin.

Allah, le Puissant et Majestueux, a dit : 

« Demandez aux gens de science si vous ne savez pas. » [Sourate Nahl :43]
 
Et le taqlid n'est pas fait avec n'importe qui.

Plutôt il est fait avec celui qui a de la science et de la piété et est connu des gens pour cela. » [1]
 
Shaykhul-Islam Ibn Taymiya (rahimahullah) a dit :

« Quand un musulman fait face à une situation problématique, il doit chercher un verdict de celui dont il croit qu'il lui donnera un verdict basé sur ce qu'Allah et Son messager ont légiféré; quelle que soit l'école de pensée (madhab) à laquelle il appartient.

Il n'est obligatoire à aucun musulman de suivre aveuglément un individu particulier parmi les savants dans tout ce qu'il dit.

Il n'est non plus obligatoire à aucun musulman de suivre aveuglément un madhab particulier parmi les savants dans tout ce qu'il nécessite et informe.

Plutôt la parole de chaque personne est acceptée ou délaissée, sauf celle du messager d'Allah (sallallahu alayhi wa sallam) (qui est acceptée en toute situation).

Suivre le madhab d'un individu particulier à cause d'un manque de science sur ce qui a été légiféré, est permis mais pas obligatoire à chaque individu - s'il a la capacité de connaître ce qui a été légiféré sans ce chemin du "suivi aveugle" (taqlid).

Donc chaque individu doit craindre Allah autant qu'il le peut et rechercher la science de ce qu'Allah et Son messager ont ordonné; faire ce qui est commandé et s'éloigner de ce qui est interdit. » [2]
 
Shaykhul-Islam Ibn Taymiya a aussi dit :

« Quant à celui qui a la capacité de faire l'ijtihad, lui est-il permis de faire du taqlid ?

A ce sujet, il y a une divergence d'avis, l'avis correct est que cela est permis dans les cas où il est incapable de faire un ijtihad; en raison de la similarité des preuves, ou en raison d'une contrainte de temps pour pouvoir faire un ijtihad, ou parce que la preuve ne lui est pas apparente.

Ainsi dans ces cas où il est incapable, l'obligation de l'ijtihad est levée en raison de cette incapacité. » [3]
Les formes interdites de taqlid

Ibn Al-Qayim (rahimahullah) a dit à propos des formes interdites de taqlid :

« Elles sont de trois types :
  •  
    • Premièrement : se détourner totalement de ce qu'Allah a révélé, mais plutôt être satisfait du taqlid de leurs pères.
  •  
    • Deuxièmement : suivre aveuglément quelqu'un quand vous ne savez pas si cette personne fait partie de ceux dont on accepte la parole.
  •  
    • Troisièmement : faire du taqlid après que les preuves aient été établies et qu'il devienne apparent que la preuve contredit l'avis de celui qui est suivi aveuglément. » [4]

L'imam Ahmad ibn Hanbal (rahimahullah) a dit :

« Comme il est étrange que les gens qui connaissent la chaîne de narration d'un hadith ( isnad) et son authenticité, suivent toujours l'avis de Sufyan [ath-Thawri]; bien qu'Allah, le Glorifié, ait dit (traduciton rapprochée) :
 
« Que ceux, donc, qui s'opposent à son commandement prennent garde qu'une épreuve ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux. » [Sourate Nur :63].

Savez-vous ce qu'est la fitna ? La fitna c'est le shirk ! Car le rejet de certaines de ses paroles pourrait faire entrer un égarement dans le cœur et ainsi le détruire. » [5]

Shaykh Abdur-Rahman ibn Hassan (le petit-fils de Muhammad ibn Abdul-Wahab)  (rahimahullah) a dit :

« Dans les paroles de l'imam Ahmad (rahimahullah) il y a une indication que faire du taqlid avant que les preuves n'arrivent à la personne n'est pas blâmable. Plutôt celui qui doit être fustigé est la personne qui a reçu les preuves et s'y oppose en raison [de son adhésion] à la parole de son savant. » [6]
 

(1) Muntaqa min Fatawa (5/363).
(2) Majmu' Fatawa (20/208-209).
(3) Majmu' Fatawa (20/204).
(4) I'lamul-Muwaqqi'in (2/188).
(5) Rapporté par Ibn Batta dans Al-Ibanatul-Kubra (n°97). Attribuez aussi à Al-Masail (3/1355) d'Abdullah ibn imam Ahmad.
(6) Fathul-Majid (2/649).

Article tiré du site salafipublications.com
copié de salafs.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

 Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

 Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

 Imam Ahmed Ibn Hanbal - الإمام أحمد بن محمد بن حنبل

 Cheikh Abdel-Rahman Ibn Hassan Âli Ash Cheikh -  الشيخ عبد الرحمن بن حسن ابن الشيخ

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La divergence n'est pas une miséricorde (dossier)

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La divergence n'est pas une miséricorde (dossier)
"...Si la divergence était une miséricorde, alors l’union serait un châtiment et cela aucun musulman ne peut dire une chose pareille, en effet il n’y a que deux possibilités, l’union ou bien la divergence,  la miséricorde ou bien le châtiment..."
 
Ibn Hazm « al Ihkâm fî ousouli l-ahkâm » (5/64)

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Les livres de critiques durcissent les coeurs ? (audio-vidéo)

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Les livres de critiques durcissent les coeurs ? (audio-vidéo)

 
Question :

 

Quel est votre avis sur ceux qui disent que les livres de critiques (koutoub roudoud) durcissent les coeurs ?


 

Réponse :  

 

 

Non.

 

C'est le fait de laisser les critiques (roudoud) qui durcit les coeurs.

 

C'est-à-dire, les gens vivent dans l'erreur et dans l'égarement et leurs coeurs se durcissent.

 

Mais, quand on honore la vérité et qu'on réponde aux faux

 

Et bien ceci fait partie des choses qui rendent les coeurs tendres.
 
 
Il n'y a pas de doute là-dessus. 
 

السؤال : ما رأيكم في من يقول أن كتُب الردود تُقسي القلوب ؟
لا ترك الردود هو الذي يُقسي القلوب ، يعني الناس يعيشون على الخطأ وغلى الظلال وتقسوا قلوبهم
أما إذا بُجِل الحق ورُدَ الباطل فهذا مما يلين القلوب ، لا شك
 
نعم

 

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Dire une chose au sujet d’'Allah sans science, c’'est tomber dans ce qui équivaut au polythéisme

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Dire une chose au sujet d’'Allah sans science, c’'est tomber dans ce qui équivaut au polythéisme
Question :
 
Les avis juridiques [Fatwa] se sont répandus, et cela même jusqu'aux petits étudiants [as-Saghîr] qui se sont mis à donner des « fatwas ».

Quelles sont vos indications [sur cela] ?
 
Réponse :
 
Les anciens [as-Salafs] - rahimahum Allâh - repoussaient eux-mêmes les « fatwas » en raison de la grande affaire que cela représente, et de l'énorme responsabilité, ainsi que par crainte de dire sur Allâh une chose sans science.

Car certes, celui qui donne une « fatwa » est en réalité informé au sujet d'Allâh, en clarifiant sa législation.

Et dire une chose au sujet d'Allâh sans science, c'est tomber dans ce qui équivaut au polythéisme [Chirk].

Écoutez le dire d'Allâh -Ta'âla (traduction rapprochée) :
 
« Dis : « Mon Seigneur n'a interdit que les turpitudes (les grands péchés), tant apparentes que secrètes, de même que le péché, l'agression sans droit et d'associer à Allâh ce dont Il n'a fait descendre aucune preuve, et de dire sur Allâh ce que vous ne savez pas » [1]
 
Ainsi, Allâh - Subhânahu - a rendu égal le fait de parler sur Lui sans science et le polythéisme [Chirk].

Et Il -Subhânahu- a indiqué (traduction rapprochée) :
 
« Et ne poursuis pas ce dont tu n'as aucune connaissance. L'ouïe, la vue et le cœur : sur tout cela, en vérité, on sera interrogé. » [2]
 
La personne ne doit pas se précipiter à donner un avis juridique, elle se doit plutôt d'attendre, de réfléchir et de passer en revue [le sujet de la question].

Et si elle n'a que peu de temps, elle doit en revenir à une personne plus savante qu'elle, afin qu'elle se préserve de dire sur Allâh une chose sur laquelle elle n'a pas de science.

Si Allâh sait que l'intention [de cette personne] est sincère, et qu'elle veut le bien, alors cette personne atteindra le niveau qu'elle souhaite avec sa « fatwa ».

Celui qui a la crainte d'Allâh, [Allâh] Lui accordera le succès et l'élèvera.

Et celui qui donne une « fatwa » sans science est plus égaré que l'ignorant [al-Djâhil]. 
 
Car l'ignorant dit : « Je ne sais pas. »

Il se connaît dans ses possibilités [à répondre].

Alors que celui qui se compare à un véridique, il se peut même qu'il se mette au-dessus des savants [al-'Ulémâ], il peut se croire meilleur qu'eux et ce faisant, il s'égarera et commettra des erreurs sur des questions que même les plus petits des étudiants en science connaissent.

Ainsi le mal [de cette personne] est énorme et son danger est grand. [3]

 

[1] Coran, 7/33
[2] Coran, 17/36
[3] « Kitâb ul-'Ilm » de SHeikh Ibn 'Uthaymîn, p.164-165

 

copié de true.salaf.over-blog.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Comment les hizbiyines cassent les efforts de ceux qui montrent la vérité

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Comment les hizbiyines cassent les efforts de ceux qui montrent la vérité

Il est nécessaire que sachent nos éminents savants que les gens des passions et des sectes, ont des méthodes affreuses pour rassembler les jeunes, s'emparer d'eux et dominer leurs cerveaux et pour faire échouer les efforts des défenseurs connus du Minhaj Salafi et de ses adhérents. 


Parmi les méthodes fourbes :
 
-l'exploitation du silence de certains savants sur un tel et un tel, même si c'est un des plus égaré des gens.
 
Même si ceux qui critiquent avancent les plus fortes preuves sur son innovation et son égarement, il suffit à ces trompeurs pour anéantir le travail de ceux qui luttent pour le conseil  de poser ces questions:
 
"Et comment ça ce fait qu' un tel et un tel des savants se sont tu sur un tel et un tel?  si un tel était vraiment égaré ils ne se seraient pas tu sur son égarement". 
 
Et c'est ainsi qu'ils feintent la populace et même des gens instruits. 
 
Et la plupart des gens ne connaissent pas les règles de la chari3a (législation)  ni ses bases parmi lesquelles :  
 
Le fait d'ordonner le bien et d'interdire le mal fait partie des obligations kifaayaate. 
C'est-à-dire que si certain font la critique, les autres  sont exemptés de faire la critique. 

Et parmi leurs méthodes : 

-soutirer des éloges de quelques savants pour des gens, dont leurs écrits, leurs positions, leurs activités, les condamnent d'être loin du Minhaj Salafi, ainsi que leur haine pour les partisans (du minhaj ) et leur ralliement aux ennemis du Minhaj et d'autres choses encore.

Et la plupart des gens ne connaissent pas les règles de jarh wa ta3dil

Que la critique détaillée prévaut sur l'éloge, car celui qui fait des éloges fonde (son jugement) sur l'apparence extérieure et sur le bon sentiment.
Alors que celui qui critique, fonde son jugement sur la science et la réalité comme c'est connu chez les imams de la science du jarh wa ta3dil. 


Et avec ces deux méthodes et d'autres encore, ils rendent vains les efforts des conseillers  ceux parmi les savants qui conseil en montrant aux gens les gens déviés) et de ceux qui combattent (pour la vérité), en toute facilité.

Ils s'accaparent la populace et beaucoup d'intellectuel et font d'eux des soldats en guerre contre le Minhaj Salafi et ses gens et (en font) des défenseurs des imams de l'innovation et de l'égarement.
 
Page 144 " Minhaj ahl sunna wa al jamaa3a fi naqdi rijal wa al koutoub  wa al tawa'if"
 

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

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L'issue pour sortir des troubles

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L'issue pour sortir des troubles

Nous considérons nos jeunes comme étant au-dessus du suivisme aveugle et nous les poussons à rechercher les preuves, les arguments  et les témoignages.

 
Et nous ne prenons pas un  avis sans que nous ayons les preuves complètes de sa validité et de sa supériorité.
 
et Cheikh Al Islam Ibn Taymiya rahimahu Allah a une très belle parole et son sens est :
 
Quand il y a une divergence entre Savants, un prend parti pour un savant et l'autre prend parti pour l'autre savant.
 
Cheikh Ibn Taymiya dit :

" ceci n'est pas permis, interdit ! on ne doit pas prendre parti pour quelqu'un que quand on est sûr que ce dernier est sur la vérité avec des preuves et des arguments clairs".
 
C'est-à-dire, si des savants divergent et se divisent en deux parties toi tu choisis celui que tu veux ?

Ou  il est obligatoire pour toi d'étudier cette affaire et que tu  l'étudies en profondeur et ensuite si une des parties devient prépondérante pour toi avec les preuves évidentes tu penches vers cette vérité qui t'a convaincu tu la fais triompher et tu la montres aux gens ?
 
Ce qu'il t'es obligatoire c'est d'étudier et de ne pas prendre parti pour un côté ou l'autre ou pour une partie ou une autre, que lorsque tu as fait une étude approfondie, jusqu'à ce que la vérité devienne claire pour toi,  tu te mets de son côté, tu appelles à elle ( à la vérité qui t'es apparue), et tu la fais triompher.... etc.
 

cassette " al makhraj min al fitan" (l'issue pour sortir des troubles)

 

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

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Prendre la science d'inconnus (dossier)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Prendre la science d'inconnus (dossier)

Voici un article qui regroupe des fatawas de nos shouyoukhs - qu'Allah les préserve - sur le fait de ne pas prendre la science de n'importe qui.

Cheikh Mohammed Ibn Ramzane Al-Hadjiri - الشيخ محمد رمزان الهاجري

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Cheikh Hamad Ibn Ibrahim Al Outhmân - الشيخ حمد بن إبراهيم العثمان

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Celui qui sait est un argument face à celui qui ne sait pas (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Celui qui sait est un argument face à celui qui ne sait pas (audio)

 
Question :
 
Est -il une condition dans la réplique au contrevenant et la mise en garde contre lui que soient réunis dans cette mise en garde les gens de science ou un seul savant suffit ?

Réponse :

Voici en résumé une règle de jarh wa ta'dil :
 
Celui qui sait est un argument face à celui qui ne sait pas
 
Quand un savant connu pour sa droiture dans le suivi de la Sounna et pour sa taqwa met en garde contre un homme et amène les preuves que cet homme est une personne qui suit ses passions, nous acceptons sa parole et nous mettons en garde contre cette personne cela même si des centaines le contredisent, tant qu'il a amené les preuves de ce qu'il a avancé.
 
Ceci est notre devoir.

Dans le cas contraire, la Sounna disparaîtrait car le cas de beaucoup de Ahl Al Ahwa n'est pas connu pour la plupart des savants.

Ils ne peuvent pas les dévoiler pour plusieurs raisons, parmi elles :
 
Le mauvais entourage qui fait obstacle entre ce savant honorable, sunnite et fort et entre les informations qui permettraient de dévoiler ce grand joueur, ce ruseur, ce dupeur, ce machinateur.

 

Parmi elles :

Ce savant n'a pas de temps. Tout son temps est consacré à la science et à l'enseignement.

 

Parmi elles :

Ce savant se trouve loin de l'endroit où se trouve cet individu (innovateur ou autre). Aucune personne de confiance ne lui a transmis les informations nécessaires. Il ne connaît donc pas la situation de la personne concernée.

 

Parmi elles :

Ce savant est persuadé que cette personne est de confiance, qu'il suit la Sounna, qu'il appelle à Allâh. Devant lui il lui montre la Sounna, l'amour de Ahl As Sounna, l'invitation à la Sounna, et ce savant n'est pas au courant de ses complots.

Dans ce cas là que devons- nous faire ?

Nous prenons la parole du savant qui a amené les preuves qui obligent à prendre garde à cet homme.

Quant à ce savant honorable, on respecte sa valeur et on lui trouve des excuses, nous disons qu'il ne savait pas et que s'il avait su se que nous avons su il aurait adopté notre position ou une position plus dure.


copié de alminhadj.fr

 

 Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri - للشيخ عبيد بن عبد الله الجابري

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La bida'a d'al muwaazanah : Le fait de comparer entre les qualités et les defauts de celui qui est critiqué pour ses erreurs

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La bida'a d'al muwaazanah : Le fait de comparer entre les qualités et les defauts de celui qui est critiqué pour ses erreurs
Une voie innovée s'est répandue dans les rangs de Ahl As Sounna : Al Mouwâzanat (la balance juste). 
 
Son principe : si tu critiques un innovateur pour son innovation dans le but de mettre en garde les gens il te faut absolument citer ses points positifs afin de ne pas être injuste envers lui.
 
Ce principe est très dangereux car il n'a été mis en place que dans le but de défendre les innovateurs.

Comment ?

Par ses conséquences désastreuses : citer leurs « bons côtés » est une invitation à leurs innovations, amène à pencher vers eux, amène à oublier leurs innovations etc...
 
Al hamdou lillâh, les savants ont réfuté ce principe.

Nous allons commencer par lire les réfutations des savants à cette innovation.

Ensuite nous découvrirons ses effets néfastes.

Enfin nous verrons la réponse de cheikh Rabi' à une des ambiguïtés amenés par les partisans de ce principe.
Réfutations des savants à cette innovation

Cheikh 'Abdoulaziz Ibn Bâz

Question :

Concernant la méthodologie de Ahl As Sounna dans la critique de Ahl Al Bida' et de leurs livres : est-il une obligation de citer leurs bons côtés et leurs mauvais côtés ou faut-il ne citer que leurs mauvais côtés ?

Réponse :

Les savants critiquent et exposent les points négatifs et les erreurs afin de mettre en garde les gens.

Quant à ce qui est bon (les points positifs), c'est une chose connue et acceptée.

Le but recherché est de mettre en garde contre leurs fautes, les fautes des jahmia, des mou'tazilas etc...

S'il y a besoin d'exposer ce qu'ils ont comme vérité, on l'expose.

Si quelqu'un demande : « qu'ont-ils comme vérité ? Dans quels points sont-ils en concordance avec Ahl Al Sounna ? et si la personne interrogée connaît la réponse, il expose.

Mais le but majeur et le plus important est d'exposer leurs erreurs afin que le questionneur prenne garde à eux et qu'il ne penche pas vers eux. 

Question

Il y a des gens qui imposent Al Mouwâzanat : si tu critique un innovateur afin de mettre en garde contre lui, il t'est obligatoire de citer ses bonnes actions afin de ne pas être injuste contre lui. 

Réponse :

Non, ceci n'est pas nécessaire.

Si tu lis les livres de Ahl As Sounna tu trouveras que le but est de mettre en garde.

Non pas de dénombrer leurs bonnes actions.

Concernant celui qui a mécru, ses bonnes actions n'ont 'aucune valeur, celui que l'innovation a rendu mécréant.

Ses bonnes actions sont vaines.

Quant à celui que l'innovation n'a pas rendu mécréant, il est en danger.

Voir introduction du livre de cheikh Rabi' qu'Allâh le préserve

Cheikh Al 'Outhaymine

On questionna cheikh au sujet de la parole de l'innovateur 'Adnân 'ar'our : « C'est de l'équité et de la justice lors du conseil et de la mise en garde contre les innovations et ses partisans de citer les bonnes actions de ces derniers à coté de leurs mauvaises actions »

Réponse de cheikh :

Non, ceci est une erreur.
 
On lui demanda alors :
 
Quand tu cites les bons côtés de Ahl As Sounna c'est de l'équité et de la justice de citer également leurs mauvais côtés 
 
Réponse de cheikh :
 
Dans une situation de réplique, il ne convient pas de citer les bons côtés de la personne critiquée, sinon ma réplique serait faible. 

Question :

Même quand ça concerne Ahl As Sounna ? »

Réponse :

Que ça concerne ahl As Sounna ou non.
Comment puis-je répliquer à cette personne et me mettre à le louer ?
Ce n'est pas raisonnable ! 

Voir daf'ou baghyi 'Adnan 'ala 'oulama as Sounna wal Imân

Cheikh Sâlih Al Louhaydân

Question :

« Fait-il partie du manhâj de Ahl As Sounna Wal Jamâ'a dans la mise en garde contre Ahl Al Bida' le fait de citer les bonnes actions des innovateurs, de les vanter et de les élever sous le prétexte de l'équité et de la justice? »

Réponse :

« Qouraysh dans la Jâhilya et les imâms du polythéisme n'avaient-ils pas de bonnes actions à leurs actifs ?

Le Coran a-t-il cité une seule de leurs bonnes actions ?

La Sounna a-t-elle cité une seule de leurs vertus ?

Ils honoraient l'hôte, ils se préoccupaient du voisin, et malgré cela les vertus de ceux qui ont désobéi à Allâh n'ont pas été citées.

Il ne s'agit pas ici de dénombrer les bonnes et les mauvaises actions, il ne s'agit que de mettre en garde contre un danger.
 
Regardez les paroles des imâms tels Ahmad ibn Hanbal, Yahya ibn Ma'iin, etc.. lorsqu'ils qualifiaient quelqu'un de « kadhab » ( grand menteur) , disaient-ils de lui « cependant il a un comportement honorable, il est généreux, il fait beaucoup de prières dans la nuit » ? Non !
 
Ce principe vient de gens qui ignorent les règles du Jarh wa ta'diil, qui ignorent les causes qui amènent à l'obtention du profit et celles qui amènent à éloigner les gens de ce qui peut le faire perdre.
 
Source : k7 salâmatoul manhaj daliil al falâh
Les effets les plus néfastes de cette innovation (par cheikh Rabi' Al Madkhali)
 
Elle amène à dire que les salafs étaient des ignorants

Si ce principe avait une telle valeur on aurait vu les salafs se précipiter à l'appliquer.


Elle amène à dire que les salafs étaient injustes
 
Leurs livres débordent de critiques pures, dépourvues de mouwâzanat.

Qu'allons- nous dire d'eux, de leurs paroles et de livres ?

De deux choses l'une :
 
Ou bien nous disons que leurs critiques exemptes de la citation des bonnes actions sont basées sur la vérité, la justice, le bon conseil, la science, la crainte d'Allâh, etc...et dans ce cas là, cette innovation est réduite à néant, ne tient plus debout.
 
Ou bien nous disons que leurs critiques exemptes de la citation des bonnes actions sont basées sur l'injustice, que leurs méthodologie repose sur la tromperie, l'ignorance, le manque de crainte d'Allâh etc..., et dans ce cas là nous disons d'eux qu'ils étaient les plus injustes des créatures.
 
Non, ils n'étaient pas ainsi, et Allâh refuse cela ainsi que les croyants.
 
Elle amène à magnifier Ahl Al Bida'
 
Cette innovation n'a été mise en place que dans ce but.
 
Il n'y a aucun doute que celui qui observe le travail des salafs en adoptant cette innovation comme principe et l'utilise pour juger les gens, tout cela avec application, il sera obligatoirement amené à rabaisser les salafs et leurs manhaj, à les dénigrer eux, leurs jugements et leurs livres.
Une ambiguïté et sa réfutation


Les partisans du principe d'Al Mouawâzanat avancent des ambiguïtés afin de défendre cette innovation, toutes plus faibles que la toile de l'araignée.
 
Nous allons en voir une ainsi que sa réfutation par cheikh Rabi' al Madkhali.

Les partisans d'Al Mouwâzanat disent :

Allâh dit dans le Coran (traduction rapprochée) :

« Et parmi les gens du Livre, il y en a qui, si tu lui confies un qintâr, te le rend Mais il y en a aussi qui, si tu lui confies un dinar, ne te le rendra que si tu l'y contrains sans relâche. Tout cela parce qu'ils disent: "Ces (arabes) qui n'ont pas de livre n'ont aucun chemin pour nous contraindre." Ils profèrent des mensonges contre Allah alors qu'ils savent. »

Ils disent : « Allâh a blâmé les juifs d'une manière générale, mais il a en même temps montré que certains d'entre eux prenait soin de rendre le dépôt et de ne pas le trahir »

Réfutation de cheikh Rabi' :

Premièrement : personne n'a dit à ma connaissance, ni parmi les compagnons ( en sachant qu'il y a parmi eux le très grand savant ibn 'Abbas) ni parmi les interprètes que ce verset était une preuve légitimant l'équilibre entre les bons et les mauvais côtés ou quoi que ce soit allant dans ce sens.

Et il ne faut pas se soustraire à la compréhension des salafs.

Deuxièmement : ce qu'ont compris les savants du tafsir au sujet de ce verset est uniquement la mise en garde, ou bien d'une manière générale ou bien d'une manière précise.

D'une manière générale comme l'a compris Al Qourtoubi qui dit :

« Allâh a informé qu'il existe parmi les Gens du Livre des personnes traîtres et d'autres honnêtes. Etant donné que les croyants ne distinguent pas cela, il faut tous les éviter. Allâh a insisté sur les Gens du Livre, même si ces deux catégories existent chez les croyants, du fait que la traîtrise chez eux est majoritaire. »
 
D'une manière précise, comme on peut le comprendre de la parole d'Ibn Kathir sur ce verset.
Il m'apparaît que le commentaire de Al Qourtoubi est plus proche de la vérité.

Troisièmement : il y a dans le Coran et la Sounna beaucoup de textes qui blâment les juifs et les chrétiens sans aucune mouwâzanat.

Par exemple la parole d'Allâh au sujet de Banou Isrâ-il (traduction rapprochée) :

« Et ne mêlez pas le faux à la vérité. Ne cachez pas sciemment la vérité »

« Commanderez-vous aux gens de faire le bien, et vous oubliez vous-mêmes de le faire, alors que vous récitez le Livre ? Etes-vous donc dépourvus de raison? »

« Et (rappelez-vous) lorsque Moïse dit à son peuple: "Ô mon peuple, certes vous vous êtes fait du tort à vous-mêmes en prenant le Veau pour idole. Revenez donc à votre Créateur; puis, tuez donc les coupables vous-mêmes: ce serait mieux pour vous, auprès de votre Créateur!"... C'est ainsi qu'Il agréa votre repentir; car c'est Lui, certes, le Repentant et le Miséricordieux! »

Où se trouve l'équilibre entre les points positifs et les points négatifs ?

Ce principe va permettre aux juifs et autre mécréants de dénigrer Allâh, Son Messager, Son Livre, la Sounna de Son Messager, et les savants des musulmans dans tous ce qu'ils ont écrit concernant la critique des sectes, dans les domaines du jarh wa ta'dil. Et il y a une preuve en cela du caractère erronée de cette étrange méthodologie.

Citons d'autres exemples dans la Sounna :

Le Messager صلى الله عليه وسلم dit :

« Que la malédiction d'Allâh soit sur les juifs et les chrétiens : ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme des Massajid ».
( Sahih Al Boukhâri, hadith 3454)

Ibn 'Abbâss a dit : j'ai entendu dire 'Omar Ibn Al Khattâb dire : Qu'Allâh combatte telle personne ! Ne savait-il pas que le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

« Qu'Allâh maudisse les juifs ! les graissent leur étaient interdites et ils les ont enjolivé (maquillé) et vendu. »
(Sahih Al Boukhâri, hadith 3460)

Dans Sahih Mouslim : on informa 'Omar que Samoura vendit de l'alcool. 'Omar dit alors : « Qu'Allâh combatte Samoura ! ne savait-il pas que... » (Jusqu'à la fin du hadith)
 
Où se trouve l'équilibre entre les points positifs et les points négatifs dans la parole du Messager صلى الله عليه وسلم et celle de 'Omar ?

- Quatrièmement : ce verset est une preuve contre ce à quoi appellent les partisans d'Al Mouwâzanat.
 
En effet Il mentionne des personnes parmi les Gens du Livre qualifiés de « traîtres » et d'autres qualifiés d' « honnêtes ».

Si le but de ce verset était d'appliquer Al Mouwazanat, il aurait cité les bons côtés de la catégorie des traîtres et les mauvais côtés de la catégorie des honnêtes, ... ?

Où est donc ce soit disant équilibre entre les points positifs de ceux qui sont qualifiés de traîtres et les points négatifs de ceux qualifiés d'honnêtes ?
 
L'orientation que vous donnez à ce verset vers Al Mouwâzanat implique donc nécessairement qu'il nous est légiféré d'écrire et de parler des points positifs des mécréants et de se taire sur leurs points négatifs, ceci car les points négatifs de cette catégorie de juifs (les traîtres) n'ont pas été citées. Ceci est l'égarement même.
 
Al Mouwâzanat n'est ni obligée ni nécessaire, car Allâh veut mettre en garde les croyants contre le mal et la traîtrise de ces juifs.

Ceci est un but immense par lequel d'énormes profits se réalisent et d'énormes dégâts sont repoussés.

C'est une affaire que les raisons saines ainsi que les rites /lois islamiques immenses respectent, et ce principe de la Mouwâzanat ne réalise pas ce but.
 
Ce principe nous impose donc de ne parler des mécréants qu'en citant leurs bons côtés.

La parole d'Allâh (traduction rapprochée) :
 
« Que périssent les deux mains d'Abû-Lahab et que lui-même périsse. Sa fortune ne lui sert à rien, ni ce qu'il a acquis. Il sera brûlé dans un Feu plein de flammes, de même sa femme, la porteuse de bois, à son cou, une corde de fibres.»
 
aurait donc été injuste envers Abou Lahab et sa femme vu qu'elle n'aurait pas appliqué ce principe.

Il en est de même de Pharaon, Haman et tous les mécréants qu'Allâh a cités dans son livre.
 
traduit par Ayoub Abou Youssouf
Shaikh Salih al-Fawzaan à propos de la bid'ah
de la Muwaazanah (« équilibrage »)

Introduction

La Louange est à Allah.
Nous Le louons et implorons Son aide ainsi que Son pardon.
Nous nous réfugions auprès de Lui contre le mal de nos propres âmes et contre nos mauvaises actions.
Nul ne saurait égarer celui qu'Allah guide ou guider celui qu'Il a égaré.
J'atteste qu'aucune divinité n'est digne d'être adorée en dehors d'Allah, L'Unique et sans associé, et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Messager .
 
On demanda à Shaikh Salih al-Fawzaan : 

"Sommes nous tenus de mentionner les qualités de celui contre qui nous mettons en garde ?"

Le Shaikh répondit :

"Non, ne mentionnez pas leurs qualités.

Mentionnez seulement l'erreur dans laquelle ils sont tombés.

Vous n'êtes pas chargés de leur procurer une tazkiyah (recommandation).

Ce que vous êtes chargés de faire, c'est d'expliquer l'erreur dans laquelle ils sont afin qu'ils puissent s'en repentir, et afin que d'autres puissent s'en écarter.".

Source : Kitaab ul-Ajwibah al-Mufeedah fee al-Jadeedah As'ilatil-Manaahij (p. 13-14).

On demanda également à Shaikh Salih al-Fawzaan :

Question :

Selon une idée répandue chez les jeunes aujourd'hui, il serait obligatoire de contrebalancer qualités et défauts lorsque l'on critique une personne. Ils disent ainsi :

Lorsque l'on critique telle ou telle personne à cause d'une innovation et que l'on expose ses fautes, il est nécessaire de mentionner également ses qualités (ce à des fins de justice et d'équité).
Est-ce donc le manhaj (méthodologie) ?
Cette façon de critiquer est-elle correcte ?
Est-il nécessaire pour moi de citer les qualités quand je critique ?

Shaikh al-Fawzaan Salih :

Quand celui que l'on critique est d'Ahl us-Sunnah wal-Jamaa'ah et que ses erreurs ne sont pas relatives à la 3aqiida, alors oui... Ses bons cotés et ses qualités sont mentionnées.

Ses fautes et ses erreurs sont moindres comparées à l'aide qu'il apporte à la Sunnah.

Mais quand celui qui est critiqué fait partie des gens de l'égarement, des Gens de la déviation et des gens aux principes destructeurs et altérés, alors il ne nous est pas permis de mentionner leurs bons cotés - quand il y a des bons cotés - parce que les mentionner induit les gens dans l'erreur et les amène à se faire une bonne opinion de ce fourvoyé, de cet innovateur et de ce déviant ou de cette personne à l'esprit partisan (hizbiyy).

Il risque d'accepter les idées de ce fourvoyé ou de cet innovateur ou de cette personne à l'esprit partisan.

Et Allah jalla wa 'alaa en vilipendant les mécréants, les criminels et les hypocrites, n'a mentionné aucune de leurs qualités.

De même les gens de science parmi les salaf ont réfuté les idées des Jahmiyyah et Mu'tazilah et des gens de l'errance (égarement) sans jamais mentionner leurs bons cotés.

C'est parce que leurs bonnes actions sont supplantées par leur égarement, leur mécréance, leur déviation et leur hypocrisie.

Il ne sied donc pas de dénoncer un égaré qui fourvoie les gens, un innovateur, un déviant et ensuite de mentionner ses qualités et dire que c'est un homme de bien, qu'il a tel ou telle qualité mais qu'il a commis une erreur. 

Nous vous disons : le fait de vanter ses mérites a plus de poids que le fait de dénoncer son égarement car les gens s'attacheront à cette louange.

Donc lorsque vous vous faîtes les avocats de cet innovateur qui égare les gens et que vous vantez ses mérites, vous induisez alors les gens en erreur et cela ouvre la porte à l'acceptation des idées de ceux qui fourvoient les gens. » 

Il continua jusqu'à ce qu'il dise :

Quant aux sources de ce doute au sujet du fait de contrebalancer les défauts par les qualités lorsque l'on critique, un jeune s'est exprimé et a écrit un livre dans ce sens.

D'autres ont ensuite accueilli tout cela avec joie.

Je suis tombé sur ce livre dans lequel l'auteur argumente en faveur du fait de contrebalancer et j'ai également lu le travail de cheikh Rabee' bin Haadee al Madkhalee et il a réfuté de façon complète les thèses de ce livre dont l'auteur justifie l'usage du « contre-balancement », dévoilant ce que ce mot recouvre d'erreurs et de contre vérités, et expliquant la méthode employée par les salaf dans leurs réfutations : Ils critiquaient ceux qui fourvoyaient les gens, sans vanter, par ailleurs, leurs mérites, car cela aurait été contradictoire.  

Source : Kitaab ul-Ajwibah al-Mufeedah fee al-Jadeedah As'ilatil-Manaahij

Qu'en est-il, alors, d'un innovateur égaré qui dit ouvertement des paroles de Koufr (mécréance) et d'apostasie, qui rapporte des paroles de la plupart des sectes, tels les Rafidha (chiites), Ash'ariyyah, Mu'tazilah, Khawariij, Jahmiyyah etc..., qui jète l'anathème (takfiir) sur certains compagnons du messager d'Allah, sala Allah 3alayhi wa salam, qui se moque de l'un des messagers et diabolise Uthmaan, radhi Allah 3anhou, et appelle à un Jihad destructeur contre les musulmans et propage une ignorance importante ainsi qu'un égarement évident au sujet de l'islam - qu'en est-il quand il est élevé au rang de "Imam de la guidée" dans les écrits des néo-Qutubis tel Salman Al-3awdah, le premier à avoir revivifié cette bid'ah, après que les fondations de celle-ci furent établies par Hassan Al-Banna il y à quelques dizaines d'années de cela ? ! !
 
Et c'est dans cet état et sous ces conditions que se trouvent les néo-Qutubis et la secte de Abdur-Rahmaan Abdul-Khaaliq qui ont ouvert la porte de la tribulation, en y entrant au nom de Ahl us-Sunnah, qui ont fait la louange des innovateurs et des groupes de l'innovation en ayant montré de l'amour et de la fidélité pour leurs personnes.

Oui, et ces livres sont bien ceux que les extrémistes Murji'ah de notre époque, comme Cheikh Rabee3 les a lui-même nommés, essayèrent de discréditer, d'attaquer et de ridiculiser, dévoilant au grand jour leur ignorance évidente de cette affaire.

Et leurs collègues en occident, ceux qui sont empoisonnés par la doctrine néo-Qutubi, ont aussi rejoint les travaux de ceux qui ont inventé cette bid'ah de la "Muwaazanah", et ils ont également suivi leurs mentors et leaders dans la volonté de jeter le dédain sur Cheikh Rabee en l'accusant et en l'attaquant à tort.

Tiré de salafipublications.com
Traduit par Abou Ali et Abou Abdillah 

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Peut-on prendre la science des gens qui avaient un minhaj correct et qui se sont égarés par la suite ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Peut-on prendre la science des gens qui avaient un minhaj correct et qui se sont égarés par la suite ?

Question :

 
Ceux qui étaient autrefois considérés comme étant sur le Manhadj correct et ensuite en ont dévié, nous est-il permis d'écouter leurs cassettes et lire leurs livres qu'ils ont écrit auparavant et aussi d'assister à leurs conférences ? 

Réponse :

Je ne conseille pas que leurs livres soient lus ou leurs cassettes écoutées, et j'admire la grande parole de Cheikhoul Islam Ibn Taymiyyah, qu'Allah lui fasse miséricorde, quand il a dit :


« Si Allah n'avait pas créé Al-Boukhari et Mouslim, la religion aurait été perdue. »


Vraiment, Allah le Très-Haut préserve Sa religion.
Il, le Très-Haut a dit :
 
إِنَّا نَحْنُ نَزَّلْنَا الذِّكْرَ وَإِنَّا لَهُ لَحَافِظُونَ

 

-traduction relative et approchée-

«En vérité c'est Nous qui avons fait descendre le Dhikr, et c'est Nous qui en sommes Gardien.» (Sourate 15 verset 9)

Je conseille de prendre des distances par rapport au fait de lire leurs livres, d'écouter leurs cassettes et d'assister à leurs conférences, car ils sont dans le besoin de Daawah et de retourner au Livre d'Allah et à la Sounnah du Messager d'Allah -Prières et bénédiction d’Allah sur lui- et de se repentir à Allah le Très-Haut de ce qui a eu lieu à cause d'eux sur la question du Golfe et autre que cela. 

livre : « Tuhfatul-Mujeeb ‘an As’ilatil-Haadhir wal-Ghareeb, question no. 27»
copié de darwa.com
                                          
 Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

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La mise en garde reste du domaine des gens de science

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La mise en garde reste du domaine des gens de science

Question :

 
Est-ce que la mise en garde (tahdhîr) des voies opposées à la Voie des [Pieux] Prédécesseurs est obligatoire (wâdjib) ?
 
Réponse :
 
Oui, il nous est obligatoire de mettre en garde contre les voies (manâhidj) en contradiction (mukhâlifah) avec la Voie des [Pieux] Prédécesseurs [car] cela est le conseil pour Allâh, Son Livre, Son Messager, les Imâms (guides, responsables) des musulmans et l’ensemble [de la Communauté] [1].
 
Nous [devons] mettre en garde contre les gens du mal (ahlu-chchurûr), les voies opposées à la Voie de l’Islâm [des Premiers], de clarifier les inconvénients (madâr) de ces [oppositions] aux gens et les inciter à s’attacher (tamassuk) au Livre [d’Allâh] et à la Sunnah [Prophétique] ; cela est exigé [de nous].
 
Mais ceci [reste] l’affaire des Gens de science qui leur est sommé de s’ingérer dans ces sujets et d’éclairer les gens par une méthode convenable (lâ iqah), légiférée (machrû’ah) et couronné du succès (nâdjihah) avec la Volonté d’Allâh.
 
[1] Notes :
 
-Pour Allâh : Croire en Lui et à la perfection de Ses Attributs, l’unifier reconnaître sincèrement son Unicité et l’adorer en mettant Ses Ordres à exécution et s’éloigner de Ses Interdits, rendre véridique toutes Ses Informations, rejeter le polythéisme sous toutes ses formes…
 
-Son Livre : Croire qu’il est la Parole incréé et protégée du Seigneur descendu sur Son Serviteur englobant le juste et l’utile, l’apprendre, appliquer Ses Commandements et y appeler les gens, l’enseigner, méditer sur ses paraboles, revenir à lui en cas de différents…
 
-Son Messager : Croire qu’il est le dernier Envoyé du Seigneur à l’Humanité entière, rendre véridique ce avec quoi il est venu de la part de Son Maître, appliquer Sa Sunnah et y appeler les gens, l’aimer plus que soi-même, ses proches et ses biens, honorer sa famille et Compagnons...
 
-Les responsables des musulmans (ceux qui ont un pouvoir général (roi, président, émir, sultan…) et particulier (ministres, maires, père…) : Les assister dans la vérité et se ranger derrière eux, leur obéir dans le bien et appeler les gens à cela, l’interdiction de sortir contre eux par les armes, la parole, les conseiller avec sagesse et savoir s’ils fautent et patienter en temps d’injustice tout cela pour préserver l’unité de la Communauté…
 
-L’ensemble [de la communauté, des musulmans] : Respecter les âgés des musulmans et être miséricordieux envers les petits, aimer et détester pour eux ce qu’on aime et déteste pour soi-même, leur enjoindre le bon et réprimer le répréhensible avec douceur et sincérité, leur enseigner le bien… et comme l’a dit Chaykh Al-‘Uthaymîn – qu’Allâh lui fasse miséricorde – : « … et le premier qui entre dans « l’ensemble [de la communauté, musulmans]  » c’est la personne même c’est-à-dire qu’elle se conseille [en premier] … ».
 
Ceci est un résumé et vous pouvez lire, pour avoir un meilleur aperçu, un très bon livre intitulé : « charhu-larba’îna-nnawawîyyah – l’explication des quarante [ahâdîth] de Nawâwî » qui regroupe l’explication de l’Imâm An-Nawawî, Ibn Daqîq Al-‘Îd, As-Sa’dî et Al-‘Uthaymîn. Page 70 à 76.
 

Source de la fatwah : Tiré de « al-adjwibatu-lmufîdati ‘an as ilati-lmanâhidji-ldjadîdah » page 136 et question 53.

copié de mukhlisun.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Commander le convenable et proscrire le blâmable

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Commander le convenable et proscrire le blâmable
Le convenable, c'est tout ce que la Législation ordonne
Et le blâmable, c'est tout ce que la Législation proscrit


Les gens de la Sounnah et du groupe ordonnent le convenable et proscrivent le blâmable et appliquent ce que la Législation ordonne et proscrit, et sur cela ils ne sont pas négligents.
Ceci dit, commander le convenable et proscrire le blâmable requiert des conditions, comme le fait de savoir ce que la Législation indique et commande dans ce sens.

 

Parmi ces conditions, il y a :

 

-La première est qu'il faut connaître la Législation sur le jugement de ce qui est commandé et de ce qui est prohibé. On ne doit pas commander un ordre sans savoir que la Législation l'ordonne à la base.

 

Comme on ne doit pas proscrire une chose sans savoir que la Législation à la base la proscrit. Et cela ne doit pas être fait sur la base de doutes et de suspicions. Ceci en conformité à la parole d'Allâh - Ta'âla - qui a dit à Son Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) (traduction rapprochée) :

« Et ne poursuis pas ce dont tu n'as aucune connaissance. L'ouïe, la vue et le cœur : sur tout cela, en vérité, on sera interrogé. » [1]

Et 
(traduction rapprochée) :

« Et ne dites pas, conformément aux mensonges proférés par vos langues : « Ceci est licite, et cela est illicite », pour forger le mensonge contre Allâh. Certes, ceux qui forgent le mensonge contre Allâh ne réussiront pas. » [2]

Lorsque l'on voit une personne en particulier faire une chose considérée à la base comme permise, il n'est pas permis de l'interdire avant de savoir (par les preuves) que cela est interdit ou prohibé.

Si on voit une personne délaisser une chose que l'on pense être une adoration, il n'est pas permis de lui ordonner de la faire avant de savoir (par les preuves) que cela est légiféré et ordonné par la Législation.
  
-La deuxième condition est qu'il faut savoir ce qu'il en est concernant la situation des personnes à qui l'on ordonne une chose.

 

A savoir est ce qu'elle fait partie des personnes à qui l'on peut ordonner ou interdire une chose ?

Si on voit une personne en particulier et que l'on doute de savoir si elle est responsable (dotée de raison) ou pas, dans ce cas précis, on ne doit pas lui ordonner de faire une chose jusqu'à temps d'avoir éclairci la situation la concernant.
 
-La troisième condition est qu'il faut connaître la situation et la responsabilité de la personne à qui l'on commande une chose.

A-t-elle ou pas à appliquer cette chose ?

Si on voit une personne en particulier entrer dans la mosquée et puis s'assoir, et nous doutons de savoir si elle a prié ou pas les deux unités de prière de salutation de la mosquée, nous ne devons donc pas la condamner comme nous ne devons pas lui ordonner une chose jusqu'à temps d'avoir éclairci la situation.

La preuve à cela est que lorsque le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) faisait un jour le sermon du vendredi, un homme est entré à la mosquée et puis s'est assis.

Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) lui a dit : 

« As-tu prié les deux unités ? » 
L'homme a répondu non.
Et le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : « Lève-toi et prie ces deux unités. »
 [3]

C'est comme ce qui m'a été dit concernant certaines personnes qui disent que l'enregistrement audio du Qor'ân est interdit.

Car ils considèrent que cela est un manque de respect à l'égard du Qor'ân selon eux.

Et ils interdisent ainsi aux gens d'enregistrer le Qor'ân dans une cassette et blâment ceux qui s'y donnent. 

Nous leur disons : le blâmable serait ce que tu leur interdis alors que tu ne sais même pas si cela est blâmable !

Il est obligatoire que tu saches si cela est blâmable dans la religion d'Allâh.

Car cela n'est pas une adoration (l'enregistrement audio).

Et pour ce qui est de l'adoration, cela est quand nous voyons une personne qui adore par le biais d'une chose.

Et on ne sait pas si Allâh a ordonné ceci ou pas.

Dans ce cas, nous l'interdisons.

Car le fondement dans l'adoration, c'est l'interdiction [en l'absence d'une preuve précise le permettant].
 
-La quatrième condition est que la personne soit capable de mettre en application le commandement du convenable et la proscription du blâmable sans que cela ne lui cause du tort.

Si cela peut lui causer du tort, alors cela ne lui est pas obligatoire.

Mais si elle peut l'appliquer et en même temps patienter (face aux difficultés), et bien cela est meilleur.

Car l'ensemble des obligations sont conditionnées par la capacité et l'aptitude. Ceci en conformité à la Parole d'Allâh - Ta'âla - qui dit 
(traduction rapprochée) :

« Craignez donc Allâh autant que vous pouvez » [4]

Et 
(traduction rapprochée) :

« Allâh n'impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. » [5]

Si une personne craint d'être tuée si elle ordonne le convenable, il ne lui est pas obligatoire d'ordonner cela.

Car elle est, dans cette situation, incapable de le faire.

Bien plus, cela est interdit pour elle.

Certains savants ont dit : 
« Au contraire, il est obligatoire pour cette personne d'ordonner le convenable, et la menace de la mort n'est pas une limite l'empêchant d'agir. » 

Ceci dit, la parole la plus juste est la première.

Delà, s'il y a un quelconque tort, comme l'emprisonnement ou autre pour la personne qui s'y donne, elle doit délaisser le commandement du bien et l'interdiction du blâmable de crainte des conséquences.

Et cela jusqu'à ce qu'elle n'est plus de crainte pour sa personne.
 
-La cinquième condition est qu'il ne faut pas que l'ordre sur le commandement du bien et l'interdiction du blâmable engendre un mal plus grand que ce qu'il en est déjà.

Car si son ordre engendre cela, il n'est pas demandé de le faire.

Bien plus, il n'est pas permis dans ce cas d'ordonner le bien et de condamner le blâmable.
 
-La sixième condition est qu'il faut que celui qui ordonne ou condamne soit une personne qui soit ferme sur l'ensemble de ce qui est interdit - et cela sur la base de ce que voient certains savants sur la question. 

Et si elle n'est pas capable d'appliquer cela (d'être elle-même déjà ferme), alors elle ne doit pas ordonner le convenable et proscrire le blâmable.

Ceci en conformité à la Parole d'Allâh - Ta'âla - qui a dit aux enfants d'Israël 
(traduction rapprochée) :

« Commanderez-vous aux gens de faire le bien, et vous oubliez vous-mêmes » [6]

Si cet homme ne prie pas et bien il ne doit ordonner à personne d'autre que lui la prière, quand il consomme du vin, il n'interdit à personne d'autre que lui le vin. Et ces savants [soutenant cet avis] avancent des traditions et opinions supportant leur position.

Ceci dit, la majorité des savants contredisent cet avis et disent : 

« Il est obligatoire pour la personne d'ordonner le convenable même si elle ne l'applique pas elle-même. Et il est obligatoire de proscrire le blâmable même si elle ne l'applique pas elle-même. Et Allâh - Ta'âla - a réprimandé les enfants d'Israël, non pas pour le fait qu'ils ordonnaient la piété aux gens, mais pour les deux choses ensembles, à savoir le commandement de la piété et le fait de s'oublier soi-même ». 

Et cet avis - des savants - est l'avis le plus authentique. [7]

[1] Coran, 17/36
[2] Coran, 16/116
[3] Rapporté par al-Bukhârî
[4] Coran, 64/16
[5] Coran, 2/286
[6] Coran, 2/44
[7] Kitâb « Charh al-'Aqîdat al-Lawâssitiyyah » du SHeikh Ibn 'Uthaymîn, p.651-656

 
copié de manhajulhaqq.com
 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Les salafs face aux innovateurs

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les salafs face aux innovateurs

AlFodayl Ibn 'yad a dit :

 

"Je mangerai avec un juif ou un chrétien mais je ne mangerai pas avec une personne de l'innovation et j'aimerai qu'il y ait un mur de fer entre moi et la personne de l'innovation".

Charh assounnah - AlBarbahary

 

قال الفضيل بن عياض

آكل مع يهودي ونصراني ولا آكل مع مبتدع وأحب أن يكون بيني وبين صاحب بدعة حصن من حديد

 شرح السنة للبربهاري - ص 138 / 139

AlFodayl ben 'yad a dit :

 

"Ne restez pas avec les gens de l'innovation car je crains que ne descende sur vous la malédiction (d'Allâh)".

Charh assounnah - AlBarbahary

 

قال الفضيل بن عياض

لا تجلس مع صاحب بدعة فإني أخاف أن تنزل عليك اللعنة

شرح السنة للبربهاري

AlBarbahary a dit :
 

"Les gens de l'innovation sont comme les scorpions qui enfouissent leur têtes et leur corps dans la terre et laissent sortir leur dard, et s'ils leur arrivent d'avoir la possibilité de piquer ils le font. 

C'est la même chose pour les gens de la passion, ils se cachent parmi la masse de la population et s'ils arrivent à avoir la possibilité d'appeler à leur innovation ils le feront et propagent ce qu'ils veulent propager".

Tabaqât alhanâbal volume 2 page 41


قال البربهاري

مَثَل أصحاب البدع مَثَل العقارب يدفنون رؤوسهم وأبدانهم في التراب ويُخرجون أذنابهم فإذا تمكّنوا لدَغوا

وكذلك أهل البدع هم مختفون بين الناس فإذا تمكنوا بلغوا ما يريدون

طبقات الحنابلة - 2 / 41

 

 Publié par 3ilmchar3i.net

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