497 articles avec methodologie - المنهجية

Compiler les fautes des prédicateurs dans des cassettes (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Compiler les fautes des prédicateurs dans des cassettes (audio)

 

Question :

 
Certains étudiants poursuivent une a une les fautes de certains prédicateurs les compilent et les mettent dans des k7.

Ils réservent pour chaque prédicateur une k7 dans laquelle ils citent leurs fautes et ses (difficilement audible)

 
Est-ce que cela fait partie du bon manhaj ?
 

Réponse :
 

Si le but visé est d'exposer la vérité et d'exposer la faute alors c'est une bonne chose.
 
Cela fait partie de la daw'a à Allâh.

Il s'agit d'exposer les fautes afin que les gens ne tombent pas dedans.

Par contre si le but visé est de faire cela par pur plaisir ou pour se venger de la personne ou pour la dénigrer alors cela n'est pas permis. 


copié de alminhadj.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Partager cet article

A quoi reconnaît-on la hizbiya ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

A quoi reconnaît-on la hizbiya ?
Question : 
 
Comment mettre en garde les jeunes des groupes sectaires qui ne sont pas apparents, et [des groupes] contre lesquels seules quelques personnes mettent en garde ?

Et comment le jeune peut savoir qu'il diverge du manhaj des prédécesseurs en cela ?

 
Réponse :
 
Il le sait à l'alliance étroite.

Celui donc, qui est avec eux, ils l'honorent, et invitent les gens à [assister] à ses conférences et à se joindre autour de lui.

Et celui qui n'est pas avec eux, ils le considèrent comme leur ennemi.

Et comme les gens demandent aux savants pour la prière, le divorce, l'aumône, le pèlerinage, et les choses courantes, il convient d'interroger les Gens de science et de leur décrire les gens de l'alliance étroite.

Est-ce une affaire islamique ou pas?

Et comme dit Allah (عز وجل):
 
وَإِذَا جَاءَهُمْ أَمْرٌ مِنَ الْأَمْنِ أَوِ الْخَوْفِ أَذَاعُوا بِهِ وَلَوْ رَدُّوهُ إلَى الرَّسُولِ وَإِلَى أُولِي الْأَمْرِ مِنْهُمْ لَعَلِمَهُ الَّذِينَ يَسْتَنْبِطُونَهُ مِنْهُمْ
 
Et lorsque leur vient une affaire rassurante ou alarmante, ils la diffusent. Et s'ils la renvoyaient au messager et à ceux qui détiennent le commandement parmi eux, ceux d'entre qui cherchent [la vérité] auraient su. (4:83)

Et Il dit:
 
فَاسْأَلُوا أَهْلَ الذِّكْرِ إِنْ كُنْتُمْ لَا تَعْلَمُونَ
 
Demandez donc aux Gens du Rappel si vous ne savez pas! (16:43)

Et Il dit également:
 
وَتِلْكَ الْأَمْثَالُ نَضْرِبُهَا لِلنَّاسِ وَمَا يَعْقِلُهَا إِلَّا الْعَالِمُونَ
 
Et ces exemples, nous les donnons aux gens mais seuls les savants les comprennent. (29:43)

Et Il dit au sujet des compagnons de Qârûn lorsqu'il sortit dans son bel apparat:
 
فَخَرَجَ عَلَى قَوْمِهِ فِي زِينَتِهِ قَالَ الَّذِينَ يُرِيدُونَ الْحَيَاةَ الدُّنْيَا يَا لَيْتَ لَنَا مِثْلَ مَا أُوتِيَ قَارُونُ إِنَّهُ لَذُو حَظٍّ عَظِيمٍ (79) وَقَالَ الَّذِينَ أُوتُوا الْعِلْمَ وَيْلَكُمْ ثَوَابُ اللَّهِ خَيْرٌ لِمَنْ آمَنَ وَعَمِلَ صَالِحًا وَلَا يُلَقَّاهَا إِلَّا الصَّابِرُونَ

Il sortit à son peuple dans son bel apparat.

Ceux qui voulaient la vie présente dirent (traduction rapprochée) :

"Si seulement nous avions comme ce qui a été donné à Qârûn! Il a certes eu une immense part!" *

Et ceux qui avaient reçu la science dirent (traduction rapprochée) :

"Malheur à vous! La récompense d'Allah est meilleure pour celui qui croit et agit pieusement! Et seuls les endurants la recevront." (28:79)
 

Et prends garde de vendre ta religion et ta vie pour un peu d'argent dérisoire et éphémère car ils ont certes gâché leurs vies et leur religion en courant derrière les groupes sectaires que ce soit une hizbiyyah fermée ou apparente.

Et la hizbiyyah fermée apparaîtra lors des élections.

Muhammad Al Mahdî dit:  Qui me convaincra que je suis un hizbi ? 

Et ainsi sont les autres...

Et les Frères musulmans ont gâché leurs vies et ont perdu la confiance des gens envers eux.

Et s'ils étaient revenus au Livre et à la Sunnah et avaient fait les efforts qu'ils font dans la course [aux groupes sectaires] pour appeller au Livre et à la Sunnah, tu aurais vu les communistes, les ba'this, et les nassériens abandonnés et méprisés.

Mais ce sont eux qui les ont reconnus, et à cause de cela, c'est devenu irréparable.

Puis, après ceci, nous les entendons dire:  Les Gens de la Sunnah nous ont abandonné ! 

Je dis: Est-ce que nous gâcherions notre religion et nos vies comme eux?

S'ils délaissent [leur faux] et se soumettent au Livre et à la Sunnah, les Gens de la Sunnah sont prêts à ne pas les abandonner.

Le prophète (صلى الله عليه وعلى آله وسلم) a dit: 

« Le musulman est le frère du musulman, il n'est pas injuste envers lui, ne l'abandonne pas et ne le méprise pas. La piété (taqwâ) est ici. » en désignant sa poitrine à trois reprises. « Il suffit à la personne comme mal de mépriser son frère musulman. Tout le musulman est sacré au musulman: son sang, son bien et son honneur. » (1)

 

Qu'ils se soumettent donc au Livre et à la Sunnah et qu'ils disent: Nous mécroyons aux décisions du Conseil de sécurité!


Et aux décisions des Nations Unies et en la démocratie!

Et qu'ils soient véridiques en cela. Et nous seront avec eux une seule main contre les ennemis de l'Islam.

Quand à: Pourquoi ne nous brulons pas nous-mêmes car ils ont certes brulés, alors non!

Les gens n'ont eu confiance dans la da'wah des Gens de la Sunnah que parce qu'elle ne change pas !

(1) NdT: Rapporté par Muslim d'après Abû Huraïran 

 

(تحفة المجيب على أسئلة الحاضر والغريب) tome 1/88

 

Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

Partager cet article

Comment se propage le faux ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Comment se propage le faux ?
Allah dit (traduction rapprochée) :


« Et ceux qui ne savent pas disent : « Pourquoi Allah ne nous parle-t-Il pas, ou pourquoi un signe ne nous vient-il pas ? » Ceux qui sont venus avant eux disaient exactement la même chose. Leurs cœurs se ressemblent. Nous avons clairement exposé les signes pour les gens qui ont une foi ferme. » (Al-Baqarah, v.118)

« 
Se sont-ils transmis cette parole ? Ils sont plutôt des gens transgresseurs. » (Ad-Dhâriyât, v.53)

 

Ibn Al-Qayyim dit à propos des causes de la propagation du faux

 

- Première cause : Que l'adepte du Faux vienne en embellissant et en enjolivant ses propos, en inventant des sens, en se parant de l'habit de l'éloquence et de formules élégantes, et ainsi les esprits faibles se pressent de l'accepter, l'apprécier, l'adopter et de le suivre.

 

Il est semblable en cela à celui qui présente une marchandise embellie et trompeuse à celui qui n'en connaît ni la face cachée ni la réalité.
 
Il l'a lui embellie et l'a lui fait aimer, et c'est là ce sur quoi s'appuie toute personne voulant propager le Faux, car il ne peut le faire qu'en l'embellissant, en l'enjolivant, et en le présentant à celui qui en ignore la réalité. Allah dit (traduction rapprochée) :
 
« Ainsi avons-Nous attribué à chaque prophète un ennemi : des démons d'entre les hommes et les djinns qui s'inspirent trompeusement les uns aux autres des paroles embellies. Or, si ton Seigneur avait voulu, ils ne l'auraient pas fait. Laisse-les donc avec ce qu'ils inventent. » (Al-An'âm, v.112)
 
Allah a mentionné qu'ils s'aidaient dans la désobéissance aux prophètes en s'adressant des paroles enjolivées, égarant ainsi les ignorants et les esprits faibles.

Il a mentionné la cause de celui qui commettait l'acte et de celui qui l'acceptait.

Puis Il mentionna l'agitation de ces âmes ignorantes dans leurs inclinations, penchants et agréments en raison des enjolivements dont on les recouvre et qui trompe celui qui les écoute.

Lorsqu'elles se sont inclinées vers lui et l'ont accepté, elles commirent ce que cela implique comme fausseté en paroles et en actes.

Médite sur ces versets et le sens éminemment important qu'ils recouvrent, montrant les fondements du faux et mettant en garde contre le fait d'y tomber ou d'être trompé par lui.

Si tu médites sur les propos des adeptes du Faux tu verras qu'ils l'ont habillé d'expressions et ont choisi pour lui des termes élégants qui conduisent toute personne qui n'a aucune clairvoyance à l'accepter, et la plupart des gens sont ainsi.

Même les pervers donnent aux plus grandes turpitudes des noms qui n'attirent pas l'attention et vers lesquels penchent les natures.

 

- Deuxième cause : Extraire le sens qu'il veut nier par une fausse interprétation sous une forme laide faisant fuir les cœurs et attirant l'attention. 
 
Il choisit les termes les plus détestables et les moins à même de toucher le cœur, mais sont au contraire ceux qui les font le plus fuir.

Celui qui entend cela pense alors que le sens est celui indiqué par ces termes, et c'est ainsi qu'agissent les adeptes de l'innovation et de l'égarement de tous les groupes.

C'est essentiellement ainsi qu'ils font fuir de la vérité et appellent au Faux.

C'est pourquoi ils ont inventé des sobriquets infâmes pour les adeptes de la Sunna, en les nommant : les incohérents, les jeunots, les opposants, les fatalistes, les anthropomorphistes, les assimilateurs, et d'autres choses semblables.

 

Troisième cause : Que l'innovateur impute sa fausse interprétation et son innovation à une personne de haut rang, célèbre et sensée, un membre de la famille du Prophète (salallahu 'alayhi wasalam), ou une autre personne louée dans la Communauté et connue pour sa véracité, afin d'attendrir le cœur des ignorants et incultes.

 

Ceci car les gens vénèrent les propos de ceux qu'ils vénèrent, ils les acceptent et penchent vers eux, et plus cette personne est vénérable pour eux, plus ils acceptent ses propos, au point de les préférer à la parole d'Allah et de Son Messager.

Ils disent : « Il connaît mieux Allah et Son Messager que nous ! »
 
Si tu médites sur cette cause, tu constateras que c'est le cas pour la plupart des gens, et ils n'ont pour eux que leur bonne opinion de celui qui parle, sans aucune preuve venant d'Allah et aucun argument pour les amener à cela.

C'est là l'héritage du fanatisme de ceux qui ont opposé la religion des messagers à ce sur quoi étaient leurs pères et ancêtres.

C'est en raison de leur bonne opinion à leur égard et leur vénération pour eux qu'ils ont préféré ce sur quoi ils étaient à ce que les messagers leur ont apporté.

Ils étaient trop vénérables pour eux pour s'opposer à eux et témoigner de leur mécréance et égarement, et qu'ils étaient dans le Faux.

C'est le cas de toute personne qui imite aveuglément celui qu'elle vénère, en ce qui est opposé à la vérité, et ce jusqu'au Jour de la Résurrection.
 
- Quatrième cause : Que cette fausse interprétation ait été acceptée et agréée par un expert dans un métier ou une science petite ou grande, ainsi sa mention parmi les gens l'élève et fait grandir sa célébrité.

 

Ainsi, lorsque l'inculte ignorant entend sa fausse interprétation, son innovation et son avis, il a une bonne opinion de lui, adopte cette voie et l'accepte pour imam.

Il dit : « Il n'aurait pu choisir - avec l'excellence de son génie, son intelligence, la droiture de sa pensée, sa dextérité dans son domaine et sa distinction parmi ses pairs - que ce qui est le plus juste et le meilleur des croyances, le plus droit et le plus correct des interprétations, et qu'est mon avis face au sien ?

Ainsi, j'accepte pour moi ce qu'il accepte pour lui, car sa raison, sa pensée, et son génie lui indiquent ce qui est juste, de la même manière qu'ils lui ont indiqué ce qui échappait à d'autres dans son métier et sa science. »

Cette erreur a fait périr des communauté que seul Allah peut dénombrer, ils ont vu les philosophes se distinguer dans les sciences des mathématiques et de la médecine.

Ainsi ils ont déduit par leur raison, leur génie, et la droiture de leurs réflexions ce que la plupart des gens a été incapable d'apprendre, et plus encore de déduire.

Ils ont dit : « Les sciences et connaissances divines sont semblables. »

Ainsi, les gens les ont vus de la même manière quelles que soient les sciences !
 
Il n'y a de divinité digne d'adoration qu'Allah !

Combien de communautés cette épreuve a-t-elle fait périr, combien de maisons a-t-elle frappées, combien de bienfaits a-t-elle fait disparaître, et combien de châtiments a-t-elle amenés !

Elle a conduit de nombreuses personnes à renier les prophètes et les déclarer ignorants.

Mais les adeptes de cette ambiguïté ne savent pas qu'Allah peut accorder au plus ignorant des hommes au sujet d'Allah, de Ses Noms, de Ses Attributs, et de Sa Législation, une dextérité dans les sciences mathématiques et les créations étonnantes dont est incapable le plus savant des hommes au sujet d'Allah.

Le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a dit :

« Vous connaissez mieux votre monde que quiconque. »
[Muslim (2363/141)]

Et il a certes dit vrai, concernant les sciences mathématiques, de l'ingénieur, l'arithmétique, la musique, la géographie, la science de la traction des poids, la pesée des eaux, le creusement des rivières, la construction des citadelles, l'agriculture, la science des poisons et leurs types, la connaissance des urines, leur couleur, leur transparence et opacité et ce que cela indique, la science de la poésie, ses océans, ses fautes, et sa progression, la perspicacité, et d'autres sciences semblables, en tout cela ils sont plus savants et plus habiles.
 
Quant à la connaissance d'Allah, de Ses anges, de Ses Livres, de Ses Messagers, du Jour Dernier et des détails sur ces questions, cela revient aux Messagers.

Allah dit (traduction rapprochée) :

« C'est la promesse d'Allah. Allah ne manque jamais à Sa promesse mais la plupart des gens ne savent pas. Ils connaissent un aspect de la vie présente, tandis qu'ils sont inattentifs à l'au-delà. »
 
Un pieux prédécesseur a dit : « La connaissance de ce bas monde peut être telle qu'un d'eux peut taper un dirham de son ongle et en connaître le poids, alors qu'il ne connaît rien de sa religion ! »
 
Allah dit au sujet de leurs sciences et fourvoiement (traduction rapprochée) :

« Lorsque leurs messagers leur apportaient les preuves évidentes, ils se réjouissaient des connaissances qu'ils avaient. Et ce dont ils se moquaient les engloutit. » (Ghâfir, v.83)
 
Allah a établi de grandes différences entre Ses serviteurs en ce que leur esprit et pensée peuvent atteindre. La raison donne à celui qui la possède un bénéfice en ce quoi il s'attache, s'occupe et se tient, ce qu'elle ne donne pas ailleurs, même si cela est beaucoup plus facile.

De même qu'elle lui donne son ardeur et son génie dans le métier qui est le sien et auquel il se limite, ce qu'elle ne donne pas ailleurs.

On voit très souvent des personnes se distinguer sur des questions très subtiles de la science et de la réflexion, mais faire défaut sur des questions évidentes, il voit juste en ce qui est le plus confus et subtil, mais se trompe en ce qui est le plus évident et clair.

C'est une chose visible, alors que dire des sciences et connaissances des prophètes qui sont au-delà du stade de la raison !

Si la raison ne peut les cerner seule, elle ne peut les abuser, mais si on les lui rapporte elle confirme leur authenticité, se presse de les accepter et s'y soumet. Sache que la part des sciences [religieuses] que les gens ont acquises par leur pensée est plus petite que la science et la connaissance des enfants devant leurs sciences [profanes].
 
Cinquième cause : Surprendre les âmes par des sens singuliers qu'elles ne connaissaient pas avant et qui, si la raison parvient à les saisir, obtient une délectation semblable au fait d'attraper une bête sauvage qu'on n'espérait pas.

 

C'est ainsi que sont les âmes, elles se fient à toute chose étrange, qu'elles vont approuver, préférer et pour laquelle elles vont se concurrencer, jusqu'à ce que ces choses étranges se multiplient, soient moins précieuses et que les âmes en ont assez, elles s'en écartent, alors qu'elles sont plus utiles et meilleures pour elles.

Mais elles les délaissent en raison de leur baisse de valeur et du nombre de ceux qui les possèdent, car elles cherchent ce par quoi elles pourront se distinguer des autres dans la délectation de l'unicité et la spécificité.

Puis ils ont choisi pour ces sens singuliers, des termes plus singuliers encore qu'ils ont fait entendre aux gens, et ils ont dit : « Les connaissances rationnelles et les sciences certaines sont dessous. »

Les âmes se sont alors agitées pour chercher la compréhension des ces termes étranges et cerner ces sens, et ils sont tombés sur des cœurs vides de la réalité de la foi et de ce avec quoi Allah a envoyé Son Messager, et ils en ont pris le dessus.

Il fut alors difficile aux docteurs de la religion de les en sauver alors qu'ils contrôlaient [ces sciences], comme on dit :
 
Par Allah, jamais les passions n'ont capturé un amour
Sans qu'il ne soit difficile par la suite de l'en libérer
 
En raison du rang de la rareté et de l'acceptation par l'âme de toute chose singulière, les gens se sont passionnés pour les informations étranges, les créatures extraordinaires, les énigmes, les mystères, les formes étranges, même si les formes connues sont plus extraordinaires encore, meilleures et plus parfaites.

 

Sixième cause : Présenter des préambules avant la fausse interprétation qui agiront comme les cordes et piquets de la tente
 
parmi ceci :
 
♦ Blâmer les adeptes des sens apparents des textes, les condamner et les discréditer en disant qu'ils sont ignorants, n'ont aucune raison, et ne sont que des adeptes des sens apparents de Textes rapportés.
 
♦ Le fait qu'ils disent que les preuves du Coran et de la Sunna sont des preuves littérales qui n'apportent aucune science ou certitude, et que la science ne peut être tirée que des preuves rationnelles et des règles de la logique !
 
♦ Le fait qu'ils disent que lorsque la raison s'oppose aux Textes, la priorité est donnée à la raison sur les Textes !
 
Ces préambules et d'autres semblables sont les fondements des fausses interprétations, même si ces différentes causes s'englobent les unes les autres et se rapprochent.

Quelle épreuve pour le Coran et la Sunna !

Ces causes se sont introduites dans des cœurs dont elles ont pris le contrôle, amenant ainsi les fausses interprétations, les altérations, les modifications, les ellipses et synthèses. 


As-Sawâ'iq Al-Mursalah (2/401)

Source : Al-Isbâh
copié de salafs.com

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

Partager cet article

Les conditions pour la critique et l'éloge

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les conditions pour la critique et l'éloge
Sache que les Gens de Science ont cité des conditions que doit avoir celui qui désire entreprendre la critique et l'éloge. 
 
Parmi elles : 
 
-la science, 
-la crainte pieuse, 
-la continence, 
-la véracité, 
-la loyauté,
-l'éloignement du fanatisme (sectarisme), 
-la connaissance des causes de la critique et de l'éloge, 
qu'il soit attentif,
-capable de sortir ce que sa mémoire contient au moment voulu,
-revenir aux paroles de savants, être ferme de ce qui émane de lui pour ne pas tomber dans la contradiction, 
-être savant dans l'inflexion des mots pour ne pas changer (altérer) les paroles des gens et ainsi leur donner un sens qu'ils n'ont pas voulu donner, 
-ne pas être poussé par la haine personnelle dans la critique, 
-être doux et patient, 
-ne pas se mettre en colère si les gens parlent sur lui et qu'il ne les considère pas pour ce qu'ils ne sont pas réellement, 
-ne pas être poussé par l'affinité (proche parenté) à s'abstenir de dire la vérité sur le rapporteur. 
 
Les savants ont donné un formidable exemple sur ce sujet. 
 
Ibn Al Madini a dit à propos de son père: "Il est faible".
 
Mohammed Ibn Abi Sirriyy a dit concernant son frère Al Husseyn Ibn Abi Sirriyy: "N'écrivez rien qui provient de mon frère, car c'est un menteur."
 
Toujours à propos de lui, Ibn 'Oroba a dit: "C'est l'oncle de ma mère et c'est un menteur."  
 
Référence: charh moqadimat sahih muslim, volume 2, page 338.
Le commentaire de la préface de Sahih Muslim
 
Cheikh Mohamed ibn 'Aly ibn Adam al-Ithyoûby - الشيخ محمد بن علي بن آدم الأثيوبي

Partager cet article

La critique détaillée disparaît-elle avec l'éloge ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La critique détaillée disparaît-elle avec l'éloge ?

Question : 

 
Suffit-il de rapporter la parole des imams au sujet de la critique détaillée?
 
Réponse : 
 
Et comment ne suffirait-il pas ?!

Lorsque les imams rapportent la critique détaillée, nous n'acceptons pas ?!

Même si un seul imam rapporte la critique détaillée, ça nous suffit.

Et il a précédé que si une personne se fait critiqué par quelqu'un de considéré et que vient quelqu'un qui le contredit et qui fait l'éloge (tazkiyah) de ce critiqué, et bien [celui qui fait l'éloge] tombe et sa parole aussi.

 

السؤال: هل يكفي نقل كلام الأئمة في الجرح المفسر ؟

الـجــواب: الجواب : كيف لا يكفي ؟! إذا نقل الأئمة الجرح المفسر لا نقبل !ولو إمام واحد نقل الجرح المفسر يكفينا ,وتقدم لكم أنه لو جرح واحد بجارح معتبر وجاء من يعارضه ويزكي هذا المجروح أنه يسقط ويسقط كلامه

 

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

Partager cet article

Iqâmat el Hudja - إقامة الحجة (L'établissement de preuves)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Iqâmat el Hudja - إقامة الحجة (L'établissement de preuves)
Que les Prières et les Salutations d'Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !
 
Sheïkh el Islam ibn Taïmiya a dit :
 
« Quant à moi, - ceux qui s'assoient avec moi le savent très bien -, je compte parmi les gens qui défendent avec le plus d'acharnement de condamner une personne en particulier d'apostat, de pervers, ou de désobéissant sauf s'il devient certain que les arguments prophétiques ont été fournis à son encontre (Qâmat el Hudja e-Risâliya) de sorte que toute personne qui les contredit est condamnable d'être soit apostat, soit pervers, ou soit désobéissant.
 
J'ai par ailleurs établi qu'Allah pardonne les erreurs commises par les membres de cette communauté : cela concerne aussi bien les paroles et les questions théoriques que les questions pratiques. »(1) 

Il a expliqué ailleurs :
« Si nous citons sans restriction les textes concernant le sort de l'homme dans l'Au-delà (el Wa'd wa el Wa'îd) et si nous employons les termes d'apostat (Takfîr) et de pervers (Tafsîq), nous ne pouvons pas faire entrer une personne en particulier dans leur sens général avant d'établir à son encontre ce qu'ils impliquent de façon irréfutable. » (2) 
 
Il a dit également :
« Les textes divins concernant le mauvais devenir de l'homme (Wa'îd) et ceux provenant des grandes références sur les questions du Takfîr, du Tafsîq, et autres, n'impliquent pas qu'ils faillent les appliquer à une personne en particulier sauf si celle-ci répond aux conditions pour le faire et si toute restriction en est exclue. » (3) 
 
Sheïkh el 'Uthaïmîn a dit à ce sujet :

« Ainsi, il devient clair que les paroles et les actes peuvent relever de l'apostasie ou de la perversité, mais cela ne veut pas dire que leur auteur soit un apostat ou un pervers sauf dans la mesure où les conditions requises pour le faire soient rassemblées (Tawaffur e-Shurrout) et où toute restriction en soit exclue (Intifâ el mawâni'). » (4)
 
Par conséquent, avant de condamner une personne d'innovateur (Mubtadi'), il faut considérer les deux principes suivants qui correspondent aussi à la question du Takfîr :
 

l'énoncé explicite des Textes que telle parole ou telle action innovée soit effectivement un acte pervers.

 

Que le statut en question (Tabdî') soit applicable à une personne en particulier de sorte que les conditions du Tafsîq soient remplies et que toute restriction à le faire soit exclue. (5)


(1) Majmû' el Fatâwâ (229/3).
(2) Majmû' el Fatâwâ (28/500-501). 
(3) Idem. (10/372).
(4) El Qawâ'id el Muthla fi Sifât Allah wa Asmâihi (p.92).
(5) Voir : Mawqif ahll Sunna wa el Jamâra min Ahl el Ahwa wa el Bida' (1/233).

copié de alminhadj.fr
 

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Partager cet article

Les prédécesseurs et leur attitude quant à donner une fatwa

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les prédécesseurs et leur attitude quant à donner une fatwa

Sache - qu'Allah nous facilite ainsi qu'à tous les musulmans la voie vers ce qu'Il aime et ce qu'Il agrée - que le fait de donner des avis juridiques (Al-Futiyâ ou Al-Iftâ') est une chose de la plus grande importance. 

 
Les Pieux Prédécesseurs (As-Salaf) refusaient de donner des avis juridiques, ils étaient extrêmement stricts à ce sujet, et ils fuyaient cette responsabilité, contrairement à ce que font les savants à notre époque. 
 
-'Abdur-Rahmân ibn Abî Layla a dit : « J'ai connu cent vingt Compagnons du Messager d'Allah, prière et salut d'Allah sur lui, et lorsqu'on les interrogeait sur un sujet, ils se renvoyaient les uns vers les autres, jusqu'à ce que la personne revienne au premier Compagnon. »
 
Dans une autre version, ils ne citaient pas un hadith sans qu'ils n'aient souhaité que ce soit leur frère qui le cite à leur place, et ils ne prononçaient d'avis juridiques qu'en souhaitant que leur frère l'ait fait à leur place. 

 

-L'imam Ahmad et d'autres ont réprouvé ceux qui se précipitent pour donner leur avis sur une question en disant : « Le plus empressé de vous à donner des avis juridiques est le plus empressé à rentrer dans le Feu. » 
 
-L'imam Ahmad a dit aussi : « Il ne convient pas de répondre à tout ce sur quoi on est interrogé » ; il dit encore : « Il ne convient pas à quelqu'un de donner des avis juridiques tant qu'il ne possède pas cinq qualités :

 

La première : qu'il ait une intention pure, c'est-à-dire qu'il fasse cela pour Allah le Très-Haut uniquement, et qu'il ne le fasse pas pour qu'on lui confie une responsabilité ou autre, et s'il n'a pas une intention pure, il n'aura pas de lumière [pour se guider], et sa parole ne sera pas éclairée ;

 

La deuxième : qu'il soit sage et réfléchi (Halîm) (1), jouisse de respect (Waqqâr) et qu'il ait du sang-froid (Sakînah), sinon, il ne pourra pas assumer la tâche d'énoncer les avis juridiques ;

 

La troisième : qu'il soit fort dans son domaine et dans la connaissance, sinon, il s'expose à un grand danger ;

 

La quatrième : qu'il ne soit pas dans le besoin, auquel cas les gens le mépriseraient ; il aurait besoin d'eux et de ce qu'ils possèdent, et les gens subiraient de sa part un dommage (2) ;

 

La cinquième : qu'il connaisse la nature humaine, qu'il soit conscient des des ruses et des trahisons des gens, afin qu'il soit sur ses gardes, et qu'ils ne l'entraînent pas dans les actes interdits. » 


Prends donc bien ces choses en considération. 
 

-Al-Maymûnî rapporte que l'imam Ahmad, qu'Allah l'agrée, fut interrogé à propos d'un hadith, et il dit : « Demandez à ceux qui connaissent la signification des mots insolites (al-Gharîb), car pour ma part, je crains de me prononcer sur la parole du Messager d'Allah, prière et salut d'Allah sur lui, sans être sûr et de commettre une erreur. » 
 
-Abû Dâwûd At-Tayâlissî a dit : « J'ai entendu Shu'ba dire : « J'ai interrogé Al-Asma'î à propos de la parole du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui : « ... Cela couvre mon cœur ». Que veut dire « cela couvre » ? » Il [Al-Asma'î] répondit : « C'est à moi que tu poses la question sur le hadith du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui ? » Je lui dis : « Oui. » Il me dit alors : « Si tu m'avais posé la question sur autre chose que la parole du Messager d'Allah, prière et salut d'Allah sur lui, je te l'aurais expliqué, mais je n'ai pas l'audace de te répondre sur le Messager d'Allah, prière et salut d'Allah sur lui ». »  

 

-Al-Asma'î rapporte de Mu'tamir ibn Sulaymân, qui le tient de son père : « Ils (les savants ou les Salaf) craignaient d'expliquer le hadith du Messager d'Allah, prière et salut d'Allah sur lui, comme ils craignaient d'expliquer le Coran. » 
 
Al-Khallâl rapporte que l'imam Ahmad se rendait chez Abû 'Ubayd pour demander la signification de mots insolites (al-Gharîb). (3)
 
-Ibn 'Abbâs, qu'Allah l'agrée, a dit : « Lorsque le savant ne se prononce pas et dit : « Je ne sais pas », il est l'objet d'attaques, alors que, lorsque le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, le chef des musulmans et le meilleur des hommes était interrogé, il ne répondait qu'après que la révélation lui soit venue du ciel. » 
Ash-Sha'bî a dit : « Dire 'je ne sais' représente la moitié de la science. » 

-L'imam Ahmad a dit dans une version d'Al-Marwadhî : « [L'imam] Mâlik posait des questions, il changeait d'avis, s'assurait de la fiabilité des informations [avant de se prononcer], et ceux-là font des analogies par rapport à ce qu'il a dit et ils disent : « Mâlik a dit ». » 

-(L'imam) Ahmad a dit, dans une version d'Al-Marwadhî : « Il ne convient pas de se prononcer sur tout », et il a cité le hadith du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, qui disait lorsqu'il était interrogé : « Je ne sais pas, il faut que je demande à Jibrîl. » 

-'Abdullah (le fils de l'imam Ahmad) a dit : « J'ai entendu mon père dire : « Sufiyân (Ath-Thawrî) ne se prononçait presque jamais sur des affaires de divorce, et il demandait (aux gens de science de son entourage) : « Qui maîtrise cette question, qui maîtrise ce domaine ? ». » (4)

-Il a dit selon une version d'Al-Hârith : « J'aurais souhaité que personne ne me pose jamais aucune question », ou « Rien n'est plus pénible pour moi que ces questions [...]. » 

En particulier, les questions de divorce et d'adultère... Al-Athram rapporte de lui (Ahmad ou Thawrî ?) qu'il lui a posé une question, et il lui a dit : « Comment ? Tu connais bien cela ! » Il répondit : « Non, je ne connais pas cela, moi. » 

Je l'ai entendu dire : « Elle (il voulait dire la science) ne tombe pas du ciel. »  

-Et Sufiyân a dit : « Parmi les épreuves qui touchent la personne si elle est versée dans la science de la religion, est qu'elle aime parler plus que de se taire. » 


-Al-Marwadhî a dit : « J'ai dit à Abû 'Abdillah (l'imam Ahmad) : « Les gens croient que le savant sait tout. » et il m'a dit : « Ibn Mass'ûd, qu'Allah l'agrée, a dit : « Celui qui répond à toutes les questions que les gens lui posent est un fou. » et Abû 'Abdillah réprouva le fait de se précipiter dans les questions et les réponses. » 

-Et il (Al-Marwadhî) a dit : « J'ai entendu Abû 'Abdillah dire : « Que le serviteur (d'Allah) craigne Allah et qu'il fasse attention à ce qu'il dit et ce à propos de quoi il parle, car on lui demandera des comptes [le jour du Jugement]. »  

-Il (l'imam Ahmad) a dit : « Il ne convient pas que celui qui prononce des avis juridiques aux gens cherche à gagner les gens à ses opinions, et qu'il soit dur avec eux. » 

-Dans une version d'Al-Qâssim, il a dit : « Il convient plutôt qu'il leur recommande l'opinion claire, celle sur laquelle il n'y a aucun doute, et si seulement les gens, lorsqu'on leur recommande la chose authentique, [se contentaient de l'appliquer], sans en rajouter. » 

-Muhammad ibn Tâhir a rapporté que l'imam Ahmad fut interrogé sur une question de divorce, et il dit : « Demande à autre que moi, car je ne me prononce absolument pas sur les questions de divorce. » (5) 

-Dans une version d'Ibn Mansûr, (l'imam Ahmad a dit) : « Que l'humiliation et le rabaissement soit sur toi, le savant qui répond à tout ce sur quoi tu es interrogé. » 

-Il a dit aussi : « Celui qui informe les gens (ou se prononce) sur tout ce qu'il entend est un fou. » Ahmad a dit, dans une version d'Ahmad ibn 'Alî Al-Abâr : « Un homme dit à Ahmad : « Je te jure par Allah que je ne connais pas la réponse ! », et il lui répondit : « Si seulement, quand tu ne sais pas, moi, je savais ! »

-Dans une version d'Al-Marwadhî : « Celui qui prononce des avis juridiques aux gens endosse une responsabilité immense [...] Celui qui prononce des avis doit connaître les avis de ceux qui l'ont précédé, sinon qu'il s'abstienne d'émettre des décrets. » 

-Dans une version d'Al-Maymûnî, il a dit : « Celui qui parle dans une question dans laquelle personne ne l'a précédé, je crains qu'il tombe dans l'erreur. » 

-Ath-Thawrî a dit : « Nous continuerons d'apprendre tant que nous trouverons quelqu'un pour nous enseigner. »

-Ahmad a dit : « Jusqu'à présent, nous sommes en train d'apprendre. » Et Ishâq ibn Ibrâhîm lui a posé la question concernant la signification du hadith : « Le plus audacieux d'entre vous à prononcer des avis juridiques est celui qui craint le moins le Feu. », et Abû 'Abdillah a répondu : « Il se prononce sur une question qu'il n'a jamais entendu. » 

-Muhammad ibn Abî Harb a dit : « J'ai entendu que l'on a interrogé Abû 'Abdillah sur une personne qui prononce des avis sans science, et il a dit : « On rapporte d'Abû Mûssâ qu'il a dit : « Il sort de la religion. » 

-Al-Marwadhî a rapporté qu'un homme se prononça sur une chose et Abû 'Abdillah le désapprouva : « Ceci est dû à son amour pour ce bas monde : on l'interroge sur un domaine qu'il ne maîtrise pas et il répond quand même. » 

-Ibn Hammâd a dit : «  Je posais des questions à Ibrâhîm et il voyait à mon visage que je n'avais pas compris ; il recommençait son explication jusqu'à ce que je comprenne. » Rapporté par Al-Khallâl et d'autres. 

-Ibn Wahb a rapporté de Yûnus qui le rapporte d'Az-Zuhrî : « Abû Bakr As-Siddîq, qu'Allah l'agrée, cita un hadith à un homme ; celui-ci lui demanda plus d'explication. As-Siddîq dit alors : « Le hadith est tel que je te l'ai cité, et que je sois méprisé si je dis quelque chose à propos de quoi je ne sais rien. »

-On rapporte aussi d'Abû Hurayra de plusieurs sources, un hadith remontant au Prophète :

« Celui qui prononce des avis sans être sûr de ce qu'il dit, le péché retombe sur celui qui a donné l'avis. » (6) 

Et dans une autre version : « Celui qui prononce des avis sans science, le péché retombe sur celui qui a donné l'avis. »

Ces deux hadiths sont rapportés par Ahmad. Le premier est rapporté par Ibn Mâjah, et le second par Abû Dâwûd, et c'est un hadith Jayyid dont les voies sont citées dans Hawâshîl-Muntaqâ. 


-Az-Zuhrî a rapporté de Khâlid ibn Aslam qui a dit : « Nous étions avec Ibn 'Umar lorsqu'un bédouin lui demanda : « Est-ce la tante paternelle hérite ? » Il lui répondit : « Je ne sais pas. » Le bédouin lui dit : « Toi ? Tu ne sais ? » Ibn 'Umar dit : « Non, va voir les savants et pose-leur la question. » Lorsque l'homme partit, Ibn 'Umar embrassa sa main et dit : « C'est bien vrai ce qu'a dit Abû 'Abdir-Rahmân (Ibn Mass'ûd) : on lui a posé une question sur une chose qu'il ne savait pas et il a dit : 'Je ne sais pas'. » 

-Abû Hussayyin 'Uthmân ibn 'Âssim le Successeur (Tâbi'î) a dit : « Vous vous prononcez sur des questions qui, si elles avaient été posées à 'Umar, il aurait réuni tous les gens qui ont participé à la bataille de Badr [pour statuer dessus]. » 

-Al-Qâssim et Ibn Sirîn ont dit : « Il vaut mieux qu'un homme meure ignorant plutôt qu'il dise des choses sur lesquelles il n'a aucune science. »

-Mâlik rapporte d'Al-Qâssim ibn Muhammad a dit : « C'est une faveur que l'homme se fait à lui-même que de ne parler que dans la limite de ce qu'il connaît. »  

-Mâlik (ibn Anas) a dit : « C'est une preuve de la compréhension de la personne qu'elle dise : « Je ne sais. » Il se peut que grâce à cela, Allah lui facilite la voie vers le bien. »

-'Abdur-Razzâq ibn Mu'ammar a dit : « Un homme interrogea 'Amr ibn Dinâr à propos d'une chose et il ne répondit pas. L'homme dit alors : « J'ai cette affaire sur la conscience, alors réponds-moi. » Il ('Amr) dit : « Je préfère encore que tu aies cette affaire aussi grosse qu'Abû Qubays sur la conscience plutôt que de l'avoir sur ma conscience, ne serait-ce que de l'épaisseur d'un cheveu. » 

-Ibn Mahdî a dit : « Un homme interrogea l'imam Mâlik ibn Anas, et il tarda à lui répondre. L'homme insista et Mâlik dit : « Mâsha Allah, un tel ! Je ne me prononce que ce sur quoi je pense est bien, et je ne maîtrise pas la question que tu m'as posée. » »

-Ibn Wahb a dit : « J'ai entendu Mâlik dire : « L'empressement à se prononcer sur des avis juridiques est une sorte d'ignorance et de stupidité. » » 

-Yahiya ibn Sa'îd a dit : « Sa'îd ibn ul-Mussayib ne prononçait presque jamais d'avis ni ne parlait, sans qu'il ne dise : « Ô Allah ! Epargne-moi et épargne-les de moi. » Rapporté par Al-Bayhaqî et d'autres.

... C'est d'autant plus vrai lorsque la personne qui prononce les avis juridiques se connaît elle-même et sait bien qu'elle n'est pas capable de se prononcer, car elle ne réunit pas toutes les conditions, ou une chose l'en empêche, mais que les gens ne le savent pas.

Dans ce cas, il lui est interdit de donner des avis aux gens, sans aucun doute ; il va au devant de commettre l'interdit, d'autant plus, s'il est motivé par un intérêt de ce bas monde.

Quant aux Pieux Prédécesseurs, il délaissait cela par peur, en espérant que quelqu'un d'autre pourrait répondre à leur place, car il se peut que quelqu'un soit mieux placé qu'eux pour prendre cette responsabilité.


-Ibn Ma'în a dit : « Celui qui enseigne les hadiths alors qu'il y a dans la région quelqu'un qui est plus savant que lui dans le hadith est un imbécile. » 

-Mâlik a dit : « Je n'ai commencé à donner des avis juridiques qu'après que soixante-dix savants aient témoigné que j'en étais capable. » 

-Ibn 'Uyayna et Sahnûn ont dit : «  Les plus courageux à prononcer des avis juridiques sont ceux qui ont le moins de science. » Et Sahnûn a dit : « Les pires des gens sont ceux qui vendent (leur place) dans l'au-delà pour (un intérêt de) ce bas-monde (pris) à un autre. »

-Il a dit : « L'épreuve de répondre correctement est pire que d'être éprouvé par l'argent. » 

-Sufiyân a dit : « J'ai connu les savants (jurisconsultes) qui détestaient répondre aux questions et prononcer des avis. Ils ne se prononçaient que s'ils n'avaient pas trouvé d'autre issue. »

-Il a dit aussi : « Les gens les plus savants sur les avis juridiques sont ceux qui en disent le moins, et les plus ignorants sont ceux qui parlent le plus. » 

-Rabî'a pleurait et on lui demanda pourquoi il pleurait. Il dit alors : « On a interrogé une personne qui n'a pas de science (c'est-à-dire lui-même). »

-Il a dit aussi : « Certains parmi ceux qui donnent des avis méritent plus la prison que les voleurs ! » 

-Certains savants ont dit à des muftis : « Si on t'interroge, que ton souci ne soit pas de dégager celui qui te pose la question, mais plutôt de te dégager toi-même (de cette responsabilité). » 

-Lorsque Qatâda s'assit pour donner des avis juridiques, on lui demanda : « Sais-tu dans quelle situation tu t'es mis ? Tu t'es mis, ô Qatâda, entre Allah et ses créatures, pour dire : « Ceci est correct et ceci ne l'est pas. » » 

-Certains ont dit : « Le savant s'interpose entre Allah et ses créatures (7) ; prenez donc garde à la manière dont vous vous interposez entre eux. » 

-Lorsque l'on posait une question dans le licite et l'illicite à Ibn Sirîn, son visage changeait de couleur, et il se transformait à tel point que l'on aurait cru que ce n'était plus lui. 

-Quand on interrogeait (Ibrâhîm) An-Nakha'î, on pouvait lire la désapprobation sur son visage et il disait : « Tu n'as trouvé personne d'autre que moi à qui poser la question ? » 

-Sa'îd Ibn Jubayr a dit : « Malheur à celui qui dit quand il ne sait pas : « Je sais. » » 

-On rapporte de Mâlik que lorsqu'il se prononçait sur une question, c'est comme s'il était debout, entre l'Enfer et le Paradis. 

-An-Nakha'î a dit : « Je me suis prononcé mais si j'avais trouvé la moindre échappatoire, je ne l'aurais pas fait. Et l'époque où je serais le savant des gens de Kûfa sera une mauvaise époque. »

-Ibn 'Uyayna a dit : « Cette responsabilité n'est pas pour ceux qui veulent que les gens aient besoin d'eux, mais elle est plutôt pour ceux qui voudraient qu'il se trouve quelqu'un pour s'en occuper à leur place. » 

-On interrogea 'Umar ibn 'Abdil-'Azîz sur une question et il dit : « Je n'ai pas le courage de me prononcer. » 

Allah est le Plus Savant et la prière et salut d'Allah sont sur le Prophète, sa famille et ses Compagnons.

(1) Le trait de caractère (al-Hilm) est très complet car il signifie tout à la fois : maîtrise de soi, patience, indulgence, clémence, bonté et sagesse. C'était une des qualités fortes du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui.
(2) Car il leur donnerait l'avis juridique qui serait dans son intérêt matériel personnel.
(3) L'auteur veut dire par là que le savant qu'était l'imam Ahmad, malgré toute sa science, qui était certainement plus vaste que celle d'Abû 'Ubayd, n'hésitait pas à poser des questions et ne se fiait pas qu'à sa propre science. Cela montre aussi la modestie dont il faisait preuve.
(4) Alors qu'il était la référence de son époque dans le domaine de la science de la religion.
(5) J'ai entendu dire que cheikh 'Abdul-Muhsin Al-'Abbâd ne se prononce jamais sur des affaires de divorce. Le divorce est une question qui porte à conséquence car elle sépare des gens et brise des familles. Beaucoup de savants renvoient ces questions devant le juge qui tranche dans ce domaine, après avoir auditionné les deux parties.
(6) C'est-à-dire le péché qui va résulter de l'action qui est elle-même la conséquence de l'avis juridique erroné. Imaginez que quelqu'un dise à une personne de ne pas rattraper une prière ou un jour de jeûne, ou de ne pas rendre une somme d'argent, etc, alors que c'est le contraire qui est correct !
(7) C'est-à-dire qu'il explique la science d'Allah aux créatures.
(extraits de Îqâdh ul-Himam de cheikh Abdul-'Azîz As-Salmân - rahimahullah)

 

copié de fatwas.online.fr

 

Cheikh Abdul-'Azîz As-Salmân - الشيخ عبد العزيز بن محمد السلمان

Partager cet article

Cherche la preuve avant de croire, si tu crois avant celle-ci tu vas t'égarer (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Cherche la preuve avant de croire, si tu crois avant celle-ci tu vas t'égarer (audio-vidéo)

Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi - الشيخ أحمد بن يحيى النجمي

Partager cet article

Ecouter sciemment un innovateur c'est quitter la protection d'Allah

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Ecouter sciemment un innovateur c'est quitter la protection d'Allah
L' Imam Abu ' Abdullaah ibn Muhammad Ibn Battah Al-'Akbari Al-Hanbali (d. 387 A.H.) écrit dans son ' Ibaanatul-Kubra ' (2/460/no.443) : 
Abul-Qaasim Hafs ibn ' Umar nous rapporte que :
Abu Haatim ar-Raazi nous rapporte que :
Muhammad ibn ' Ubaadah ibn Al-Bakhtari relaté nous rapporte que :
' Ubaadah ibn Kulayb Abu Ghassan Al-Laythi nous rapporte que Muhammad ibn Nadr Al-Haarithee, a dit :
 
"Quiconque écoute quelqu'un de l'innovation en sachant que c'est quelqu'un de l'innovation - alors il est laissé à lui même et quitte la protection d'Allah."


al-Imaam al-Haafiz Abul-Qaasim Habatullaah ibn al-Hasan ibn Mansoor at-Tabaree al-Laalikaa'ee (d.418 A.H.) rapprté dans "Sharh Usool I'tiqaad Ahlis-Sunnah wal-Jamaa'ah" - Volume 1 Pages 135-136 No. 252

image724.gif

Sufyan ath-Thawri (rahima-hullah) mentionne :
 

"Quiconque écoute un innovateur a quitté la protection d'Allah et est confié à l'innovation"


Abu Nu'aym dans Al-Hilyah (7/26) et Ibn Battah (no 444)  

 

Traduit par Oum 'Ikrima

copié de fatwa-online.com

Partager cet article

Quand devons-nous donner à quelqu’un le bénéfice du doute ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Quand devons-nous donner à quelqu’un le bénéfice du doute ?

Question : 

 
Donner à la parole de quelqu'un un bon sens est devenu une excuse que plusieurs utilisent.

Notre question est :

Quelle est la règle à suivre quant au fait de prendre les paroles de quelqu'un dans le bon sens ?

Devons nous faire une distinction entre l'individu qui est Sounni Salafi et les autres à ce sujet ?
 
Réponse : 
 
Louange à Allah et paix et salut sur son serviteur et noble messager Mohammad صلى الله عليه وسلم , sa famille et ses compagnons. 
 
Ensuite :
 
La parole que nous devons prendre dans le bon sens - et la personne à qui nous devons donner le bénéfice du doute - est celle qui vient des gens de science Islamique et qui suivent la voie du Qor'an et de la Sounnah selon la bonne compréhension et qui s'accrochent et mordent fermement dedans avec leurs molaires et qui les défendent avec ce qu'Allah leur a donné comme capacité dans la connaissance et comme sagesse dans la Da'wah.

Ceux-là, lorsqu'on trouve dans leurs paroles, ou dans une partie de leurs paroles, quelque chose qui peut à la fois impliquer quelque chose d'acceptable et quelque chose d'inacceptable, alors dans ce cas, il faut la prendre dans le bon sens et donner à cette personne le bénéfice du doute.

Tout en faisant tout ce qui est en notre capacité pour clarifier l'affaire et pour que cette parole soit expliquée de façon détaillée, pour qu'il ne reste plus de confusion pour les gens.

Car la vérité est une chose unique qui ne se divise pas et pour cette catégorie de personnes, que ce soit des groupes ou des individus, hommes ou femmes, la parole d'Allah s'applique (traduction rapprochée) :

(Ô vous qui avez cru! Évitez de beaucoup de soupçons [sur autrui] car une partie des soupçons est péché.) Al-Houjouraat : 12.
 
En ce qui concerne ceux qui sont atteints de la maladie de l'ignorance, des doutes (Shoubouhaats) et des désirs (Shahaawaats), lorsque l'un d'entre eux dit quelque chose qui fait du tord à l'Islam et aux musulmans, parmi les Bid'ahs égarantes et les erreurs qui sont les résultats des passions qu'une personne suit ou parce qu'elle est éblouie par sa propre opinion ou parce qu'elle suit une méthodologie dans laquelle il y a plus de fautes que de positions valables et dont le mal est plus grand que le bien et dont l'égarement est plus apparent que la guidance.

Dans le cas d'individus de ce genre, il ne faut pas leur donner le bénéfice du doute, ni chercher à les excuser dans leurs erreurs, dans ce qu'ils ont écrit avec leur plume ou dans ce qu'il ont diffusé et fait parvenir aux oreilles et aux coeurs des gens pour leur mettre une Fitnah dans leur religion et amener du mal aux musulmans et à leurs enfants.

Parmi ceux-là, il y en a beaucoup à notre époque qui opposent la vérité (Al-Jamaa'ah) sur plusieurs questions reliées à la 'Aqidah et à l'adoration, à la science et dans la méthodologie de la Da'wah, du Jihaad et de la réforme (Al-Islaah).

Comme les gens qui font partie des organisations qui veulent détruire l'Islam, les sectes qui sont dans l'erreur, les programmes et les idéologies déviantes et les tendances partisantes (Hizbiyyah) qui contredisent le Manhaj de Ahlous-Sounnah wal-Jamaa'ah, qui sont les Salafs Salihs ainsi que ceux qui les suivent (qu'Allah soit satisfait d'eux).

A partir de cette présentation résumée, la distinction entre le Sounni Salafi et l'innovateur (Bi'di Khalafi) sera apparente pour le questionneur.

Et les paroles ambigues qu'on entend à notre époque, de la part de ceux qui sont à la tête des groupes de passions et de Bid'ahs, et de la part de ceux qui les suivent aveuglément, ne sont que des paroles d'ignorance et de ruse.

Parce qu'ils utilisent ces paroles pour justifier ce que leurs théoriciens et leur directeurs diffusent et qui contient des choses qui détruisent certaines Sounnah qui sont reliées à la clarification de la 'Aqidah Salafiyyah correcte et à la méthodologie scientifique Islamique pour les remplacer par les Bid'ahs égarées et égarantes.

Comme lorsqu'ils disent aux gens de la vérité : « Ayez une bonne pensée de vos frères ».

Ils veulent dire part ceci les frères Hizbiyyines qui sont tous organisés en groupes contre les savants Salafis qui ont réfuté et qui réfutent aux groupes leur pluralisme, leur division et le fait qu'ils s'accrochent à des méthodologies qu'ils ont pris des Kouffars et qui sont en opposition avec plusieurs des principes fondamentaux du Manhaj des Salafs.

Ils disent au sujet de leurs chefs lorsqu'ils diffusent des innovations : « Ce sont des Moujtahidouns. Celui d'entre eux qui a raison a deux récompenses, tandis que celui d'entre eux qui a tord a une seule récompense et il n'y a pas de problème. »

Et ils mentionnent comme preuve pour cela la parole du prophète صلى الله عليه وسلم :

« Lorsqu'un juge fait une Ijtihaad et qu'il a raison, il a deux récompenses. Mais s'il fait une Ijtihaad et qu'il se trompe, alors il n'a qu'une seule récompense et son erreur lui est pardonné. »

Et il n'échappe pas à ceux qui ont une bonne compréhension de la religion que leur utilisation de ce texte comme preuve pour justifier les Bid'ahs des gens de Bid'ahs et les erreurs des gens de l'erreur n'est pas à sa place !

Car ce texte concerne uniquement ceux qui font réellement partie des gens de l'Ijtihaad et qui font partie de ceux qui se désavouent sincèrement des gens de passions et de Bid'ahs.

En ce qui concerne celui qui n'entre pas dans cette description, alors il ne doit pas être classé parmi les savants Moujtahidines, ceux qui ont une grande part des sciences du Qor'an et de la Sounnah selon la compréhension correcte et qui sont sur l'application pratique de cette connaissance dans leurs paroles et leurs actions.

Que ce soit dans ce qui est caché ou apparent, intérieur ou extérieur. Et Allah sait mieux!

Tiré du livre Al-'Iqdoul-mounaddadou al-jadiid, publié par Dar Al-Minhaaj, volume 1, pages 67-69.
Traduit par Abou Hammaad Sulaiman Dameus Al-Hayiti.
Mardi 17 Mars 2009, Montréal, Québec, Canada

copié de salafidemontreal.com

 

Cheikh Zayd Ibn Mohammed Al Madkhali - الشيخ زيد بن محمد بن هادي المدخلي

Partager cet article

Règles importantes concernant le jarh wa ta’dil (la critique et l’attestation d’honorabilité)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Règles importantes concernant le jarh wa ta’dil (la critique et l’attestation d’honorabilité)

-Il y a règle chez les savants du Hadith qui est

 
« La critique expliquée (détaillée, démontrée) prévaut sur l'attestation d'honorabilité »
 
Car en tant que musulmans on doit, en premier lieu, avoir une bonne pensée de ses frères (car à l'origine chacun est innocent) et ce n'est qu'après, s'il y a des preuves, qu'on pourra dire le contraire (voir ce qui a été traduit sur « al Ghaïba- la médisance » de cheikh al Albani .)
 
Donc il ne faut pas dire comme certains disent par ignorance : « D'autres savants ne l'ont pas critiqué », « Untel a dit qu'il était bien », ou d'autres paroles...
 
Il faut savoir que le véritable savant qui craint son Seigneur ne parle que par science et ne dit que ce qu'il sait.  Par conséquent, tant qu'il n'a pas vu d'erreur chez cette personne, il n'ira pas en inventer.

Ceci n'empêche pas qu'il se pourrait qu'il ai vraiment des erreurs et que d'autres le sachent. 
 
-Il y a une seconde règle chez les savants qui dit
 
« Celui qui sait est une preuve sur celui qui ne sait pas »
 
Lorsque les savants critiquent, réfutent et démontrent la vérité, ce n'est pas par amusement, ni par amour pour parler pour ne rien dire, mais bien au contraire c'est un devoir sur lequel Allah les interrogera Le Jour de la Résurrection, qui est de ne pas cacher la vérité et de prendre la défense du chemin droit entreprit par le Prophète Paix et bénédiction d'Allah sur lui et ses compagnons.
 
Seulement, notre grave problème c'est que souvent nous parlons sans aucune science, et les conséquences de l'ignorance sur une personne sont pires que lorsqu'un un ennemi attrape son ennemi.
 
Nous prions Allah qu'Il guide les gens égarés vers le droit chemin, le chemin clair de nuit comme de jour.
 
Aussi nous gardons toujours espoir que ces personnes critiquées et réfutées reviennent à la vérité et se repentent d'un repentir sincère tant qu'ils sont en vie. 
 
copié de sounnah.free.fr

Partager cet article

Quelles sont les caractéristiques des savants qui sont un exemple à suivre ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Quelles sont les caractéristiques des savants qui sont un exemple à suivre ?

Question :


Quelles sont les caractéristiques des savants qui sont un exemple à suivre ?

 
Réponse :
 

Les caractéristiques des savants qui sont un exemple à suivre sont les gens de science en Allâh - Subhânahu wa Ta'âla - ceux qui ont la bonne compréhension [authentique] du Livre d'Allâh et de la Sounnah de l'Envoyé (sallallahu 'alayhi wa sallam).

 

Ils ont [ces savants] adopté comme fondement principal la science utile et les bonnes actions.

 

Et on ne prend pas comme exemple [à suivre] un savant qui n'œuvre pas conformément à sa science, comme on ne prend pas l'ignorant qui n'a pas de science.

 

On ne prend comme exemple que celui qui réunit ces deux choses :

 

 
-La science utile
 
Et
 
-Les bonnes actions
 

Et pour ceux qui dans notre pays sont des exemples à suivre et pour qui on prend de leurs cassettes ; ils sont nombreux - Et la Louange est à Allâh.

 

Ils sont connus auprès des gens et nul ne les ignore, ni dans les campagnes ni dans les villes, ni les grands ni les petits.

 

Ils sont eux responsables des affaires de cette communauté dans les avis juridiques, les tribunaux, dans les corps enseignants et autres.

 

Ils sont connus pour leur science, leur piété et leur crainte scrupuleuse.

 

Et à la tête de nos savants, il y a l'éminent SHeikh 'Abdel-'Azîz Ibn BâZ (rahimahullâh).

 

C'est une personne à qui Allâh a accordé une science abondante, des bonnes actions, l'appel à Allâh, la sincérité et la véracité et cela n'est méconnu de personne.

 

Et il a - Louange à Allâh - donné beaucoup en livres, œuvres, cassettes et cours.

 

Et dans le même sens, pour ceux parmi les savants qui sont des exemples à suivre dans l'émission radio « Noûr 'ala ad-Darb » [1] eux aussi [2] - Et la Louange est à Allâh - sont connus pour leurs excellents avis [juridiques] et leurs dires utiles le plus souvent.

 

De même pour ce qui est de leurs frères, nobles personnes, les grands juges, qui ne travaillent pas dans la justice sans que les gens ne leur accordent leur confiance totale, pour leurs biens, leur intimité [en la divulguant], que parce que cette confiance est basée sur leur science assurée.

 

Ils ont fait des efforts dans l'appel à Allâh et la sincérité, et ils repoussent ceux qui veulent détourner du vrai chemin de l'Islâm, que cela soit fait [par ces gens] volontairement ou involontairement.

 

Et ils [ces savants] ont l'expérience de la vérification des paroles, ainsi que la connaissance de l'authentique sur ce qui est faible.

 

Il est obligatoire de revenir à leurs cassettes et à leurs cours, et de tirer profit de cela.

 

Il y a en cela de grande leçon pour les musulmans, et nous n'avons pas trouvé auprès de tous ces savants des erreurs et déviances, ni dans leur vie ou dans leur pensée.

 

On peut donc prendre [ces savants] comme exemple [...] [3]

 
 
[1] Emission diffusée sur la chaîne de radio saoudienne
111

[2] Dans une des questions posées à SHeikh an-Najmî (rahimahullâh) il lui a été demandé :

 

Question :

 

Qui sont les prêcheurs de la « Da'wah Salafiyyah » au Royaume d'Arabie Saoudite, ceux auprès de qui il faut étudier ?

 

Réponse :

 

Parmi les Masha-îkhs de la Salafiyyah auprès de qui il faut étudier, et assister à leur cours, il y a :

 

-le SHeikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdallâh Ibn BâZ,

-le SHeikh Sâlih Ibn Fawzân al-Fawzân,

-le SHeikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdallâh Âli ash-SHeikh,

-le SHeikh 'Abdallâh Ibn 'Abder-Rahmân al-Ghoudayân,

-et les savants du comité des grands savants,

-et les savants de Médine,

  

il y aussi les savants qui viennent aux secours de la vérité, et affrontent les groupes, et pour cela, leurs œuvres indiquent qu'ils sont « Salafis », il faut donc s'asseoir avec eux et écouter leurs cassettes, assister à leur cours et être présent à leurs assises, voilà ce qu'il faut.

 

[3] Kitâb « Al-Ajwibat ul-Mufîdah 'an As-îlat il-Manâhidj al-Djadîdah » de SHeikh Sâlih al-Fawzân, p.251-253

 

copié de manhajulhaqq.com
 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi - الشيخ أحمد بن يحيى النجمي

Partager cet article

Quand doit-on considérer la personne comme innovatrice ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Quand doit-on considérer la personne comme innovatrice ?
Sur le jugement des gens de la Sounnah qui commettent des innovations, SHeikh Rabî' Ibn Hâdî al-Madkhalî (qu'Allâh le préserve) a expliqué que lorsqu'une personne est bien connus des gens de la Sounnah et de son engagement à la vérité, mais qui a commis une innovation sur laquelle elle est morte, il nous est interdit de la rendre innovatrice pour cela, bien au contraire, on ne rappelle d'elle que le bien.
 
Et si elle est vivante, nous devons tout d'abord la conseiller sans la considérer comme innovatrice.
 
Mais si elle persiste (dans son innovation) on la considèrera innovatrice.
 
SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) a dit : « Beaucoup parmi les Mudjtahid, aussi bien parmi les premières générations que parmi celles qui les suivirent, ont tenu des propos ou fait des actions qui étaient des innovations, sans qu'ils ne sachent que cela en étaient. Ils s'étaient fiés à des traditions faibles pensant qu'ils étaient authentiques. Ils avaient compris de certains versets coraniques ce qu'il n'en découlait pas, ou enfin avaient eu une opinion personnelle, alors qu'il existait sur la question des textes qui n'étaient pas venus à leur connaissance. Lorsque la personne craint Allâh autant qu'elle le peut, elle entre dans ce verset (traduction rapprochée) :

« Seigneur, ne nous châtie pas s'il nous arrive d'oublier ou de commettre une erreur. » 
[Coran, 2/286] »
 
En tout état de cause, il n'est pas permis d'appliquer les conditions de l'établissement des preuves sur les gens de l'innovation de manière globale et à tous, comme le fait de nier l'ordre à son application comme nous l'avons déjà évoqué.
 
Mon conseil (dit SHeikh) aux étudiants en science, est qu'ils s'attachent au Livre d'Allâh et à la Sounnah sur la base de la voie des anciens pieux en tous points parmi les points (et aspects) de leur religion.

Plus particulièrement concernant le chapitre de l'excommunion des gens (de l'Islâm), du fait de les considérer pervers et innovateurs.

Et cela afin d'éviter toute polémique et controverse sur le sujet.
 
Je conseil encore aux jeunes qui suivent la voie des anciens (Salafî) d'éviter les raisons (et causes) qui poussent à la division et à la divergence sur les affaires qui courroucent Allâh et ce sur quoi Il a mis en garde, ainsi que Son noble Envoyé (sallallahu 'alayhi wa sallam), ses nobles compagnons et les anciens pieux.

Ils se doivent de faire des efforts dans ce qui favorise  l'amitié et la fraternité entre eux dans les affaires qui sont aimées par Allâh et Son Envoyé (sallallahu 'alayhi wa sallam).
 
Et que le salut et la paix soit sur notre Prophète, sa famille et ses compagnons.
 
Tiré du site : www.rabee.net
copié de manhajulhaqq.com
 

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

Partager cet article

Ô Musulmans, ne soyez pas trompés, l'innovateur s'approchera toujours de vous avec un visage souriant...

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Ô Musulmans, ne soyez pas trompés, l'innovateur s'approchera toujours de vous avec un visage souriant...
Shaykhul-Islaam ath-Thaani Ibnul-Qayyim, qu'Allah lui fasse miséricorde a dit : 
 
"Et parmi ses (shaytan) combines et stratagèmes,il y a le fait qu'il invite l'esclave (d'Allah) avec bon caractère, gaiement et joyeusement aux différents types de péché et méchanceté. 
 
En conséquence, il rencontrera et le saluera (le sunni) avec ce qui l'empechera de se sauver de son mal en évitant de l'exposer à son mécontentement, en jetant un regard fâché et en se détournant de lui [par exemple]. 
 
Ainsi, l'ennemi agira avec bonté envers lui,en le saluant avec joie, en prenant un visage rayonnant et en adoptant un beau discours. 
 
Alors, il s attachera à lui et voudra se sauver de son emprise mais il en sera incapable. 
 
En conséquence, l'ennemi (Iblis) continuera à évoluer près de lui (celui qui a dévié, l'innovateur travaille pour Shaytaan et contre l'esclave sunnite ) jusqu'à ce qu'il atteigne le but désiré. 
 
Finalement, il entre dans l'esclave par le biais de ses complots en utilisant la voie du bon caractère et un visage lumineux. 
 
C'est pour cette raison, ' les Docteurs du Coeur ' nous ont conseillé de nous détourner des Gens de l'Innovation, de ne pas nous étendre vers eux en les saluant avec des visages heureux, rayonnants ou même en les se réunissant (du tout) avec eux à moins que cela soit avec un air sombre et sévére ! "
 
Extrait de Ighaathatul Lahfaan 1/140
Traduit par Oum 'Ikrima
copié de troid.org
 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

Partager cet article

A celui qui chasse l’auteur d’une innovation

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

A celui qui chasse l’auteur d’une innovation

SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (Rahimahullâh) fut intérrogé sur le sens de ces paroles :

 
« Celui qui chasse l'auteur d'une innovation, Allâh emplit son cœur de sécurité et de foi, et, le Jour de la plus grande frayeur, Il assure sa sécurité. » 
 
Ces propos et les propos semblables, il est bien connu que ce sont des paroles rapportés de Fudhayl Ibn 'Iyâdh [1].
 
L'innovation, c'est ce qui va à l'encontre du Livre [Qor'ân] et de la Sounnah, ou du consensus des anciens de cette Communauté, s'agissant des croyances et des actes d'adoration.
 
- Dans le premier cas, c'est comme les dires des Kharidjites, des Rafidhites, des Qadarites et des Djahmites.
 
- Dans le second cas, c'est comme les agissements de ceux qui se livrent à l'adoration en dansant et en chantant dans les mosquées et de ceux qui s'y livrent en se rasant la barbe, en mangeant du hashish.
 
Et autres espèces d'innovations par lesquelles se livrent à l'adoration des groupes de gens allant à l'encontre du Livre [Qor'ân] et de la Sounnah.

Et Allâh est le plus Savant ! [2]

[1] Grand savant Originaire de Samarcande m.187/803
[2] Madjmu' al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 18/160
 
copié de manhajulhaqq.com
 

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

Partager cet article

Le fait de citer les bons cotés des "innovateurs" (la bid’ah de la muwaazanah)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le fait de citer les bons cotés des "innovateurs" (la bid’ah de la muwaazanah)

On demanda à Shaikh Salih al-Fawzaan :

 
Sommes nous tenus de mentionner les qualités de celui contre qui nous mettons en garde ?
 
Le Shaikh répondit :
 
Non, ne mentionnez pas leurs qualités.
 
Mentionnez seulement l'erreur dans laquelle ils sont tombés.
 
Vous n'êtes pas chargés de leur procurer une tazkiyah (recommandation).
 
Ce que vous êtes chargés de faire, c'est d'expliquer l'erreur dans laquelle ils sont afin qu'ils puissent s'en repentir, et afin que d'autres puissent s'en écarter. [1]

On demanda également à Shaikh Salih al-Fawzaan :

Selon une idée répandue chez les jeunes aujourd'hui, il serait obligatoire de contrebalancer qualités et défauts lorsque l'on critique une personne.


Ils disent ainsi :« Lorsque l'on critique telle ou telle personne à cause d'une innovation et que l'on expose ses fautes, il est nécessaire de mentionner également ses qualités (ce à des fins de justice et d'équité) »
Est-ce donc le manhaj (méthodologie) ? 


Cette façon de critiquer est-elle correcte ? 


Est-il nécessaire pour moi de citer les qualités quand je critique ?

Shaikh al-Fawzaan Salih :

Quand celui que l'on critique est d' Ahl us-Sunnah wal-Jamaa'ah et que ses erreurs ne sont pas relatives à la 3aqiida, alors oui... Ses bons cotés et ses qualités sont mentionnées.

Ses fautes et ses erreurs sont moindres comparées à l'aide qu'il apporte à la Sunnah.

Mais quand celui qui est critiqué fait partie des gens de l'égarement, des Gens de la déviation et des gens aux principes destructeurs et altérés, alors il ne nous est pas permis de mentionner leurs bons cotés - quand il y a des bons cotés - parce que les mentionner induit les gens dans l'erreur et les amène à se faire une bonne opinion de ce fourvoyé, de cet innovateur et de ce déviant ou de cette personne à l'esprit partisan (hizbiyy).

Il risque d'accepter les idées de ce fourvoyé ou de cet innovateur ou de cette personne à l'esprit partisan.

Et Allah jalla wa 'alaa en vilipendant les mécréants, les criminels et les hypocrites, n'a mentionné aucune de leurs qualités.

De même les gens de science parmi les salaf ont réfuté les idées des Jahmiyyah et Mu'tazilah et des gens de l'errance (égarement) sans jamais mentionner leurs bons cotés.

C'est parce que leurs bonnes actions sont supplantées par leur égarement, leur mécréance, leur déviation et leur hypocrisie.

Il ne sied donc pas de dénoncer un égaré qui fourvoie les gens, un innovateur, un déviant et ensuite de mentionner ses qualités et dire que c'est un homme de bien, qu'il a tel ou telle qualité mais qu'il a commis une erreur. [2]

Nous vous disons : le fait de vanter ses mérites a plus de poids que le fait de dénoncer son égarement car les gens s'attacheront à cette louange.

Donc lorsque vous vous faîtes les avocats de cet innovateur qui égare les gens et que vous vantez ses mérites, vous induisez alors les gens en erreur et cela ouvre la porte à l'acceptation des idées de ceux qui fourvoient les gens. »   [3]


Il continua jusqu'à ce qu'il dise :

Quant aux sources de ce doute au sujet du fait de contrebalancer les défauts par les qualités lorsque l'on critique, un jeune s'est exprimé et a écrit un livre dans ce sens.

D'autres ont ensuite accueilli tout cela avec joie.

Je suis tombé sur ce livre dans lequel l'auteur argumente en faveur du fait de contrebalancer et j'ai également lu le travail de cheikh Rabee' bin Haadee al Madkhalee et il a réfuté de façon complète les thèses de ce livre dont l'auteur justifie l'usage du «  contre-balancement », dévoilant ce que ce mot recouvre d'erreurs et de contre vérités, et expliquant la méthode employée par les salaf dans leurs réfutations : Ils critiquaient ceux qui fourvoyaient les gens, sans vanter, par ailleurs, leurs mérites, car cela aurait été contradictoire. [4]

[1] Source : Kitaab ul-Ajwibah al-Mufeedah fee al-Jadeedah As'ilatil-Manaahij (p. 13-14).
[2] Qu'en est-il, alors, d'un innovateur égaré qui dit ouvertement des paroles de Koufr (mécréance) et d'apostasie, qui rapporte des paroles de la plupart des sectes, tels les Rafidha (chiites), Ash'ariyyah, Mu'tazilah, Khawariij, Jahmiyyah etc..., qui jète l'anathème (takfiir) sur certains compagnons du messager d'Allah, sala Allah 3alayhi wa salam, qui se moque de l'un des messagers et diabolise Uthmaan, radhi Allah 3anhou, et appelle à un Jihad destructeur contre les musulmans et propage une ignorance importante ainsi qu'un égarement évident au sujet de l'islam - qu'en est-il quand il est élevé au rang de "Imam de la guidée" dans les écrits des néo-Qutubis tel Salman Al-3awdah, le premier à avoir revivifié cette bid'ah, après que les fondations de celle-ci furent établies par Hassan Al-Banna il y à quelques dizaines d'années de cela ?!!.
[3] Et c'est dans cet état et sous ces conditions que se trouvent les néo-Qutubis et la secte de Abdur-Rahmaan Abdul-Khaaliq qui ont ouvert la porte de la tribulation, en y entrant au nom de Ahl us-Sunnah, qui ont fait la louange des innovateurs et des groupes de l'innovation en ayant montré de l'amour et de la fidélité pour leurs personnes.
[4] Oui, et ces livres sont bien ceux que les extrémistes Murji'ah de notre époque, comme Cheikh Rabee3 les a lui-même nommés, essayèrent de discréditer, d'attaquer et de ridiculiser, dévoilant au grand jour leur ignorance évidente de cette affaire. Et leurs collègues en occident, ceux qui sont empoisonnés par la doctrine néo-Qutubi, ont aussi rejoint les travaux de ceux qui ont inventé cette bid'ah de la "Muwaazanah", et ils ont également suivi leurs mentors et leaders dans la volonté de jeter le dédain sur Cheikh Rabee3 en l'accusant et en l'attaquant à tort.

 

Kitaab ul-Ajwibah al-Mufeedah fee al-Jadeedah As'ilatil-Manaahij

Tiré de salafipublications.com

copié de sounna.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Partager cet article

Les adeptes de l’innovation sont de plusieurs types

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les adeptes de l’innovation sont de plusieurs types

Premier type - comme l'a énoncé Ibn Al-Qayyim :" L'ignorant imitateur qui n'a aucune science.

 
Lui n'est pas déclaré mécréant ni pervers et on ne rejette pas son témoignage.
 
S'il n'est pas capable d'apprendre la droiture, le jugement porté sur lui est celui des faibles parmi les hommes, les femmes et les enfants incapables de voyager et ne trouvant aucun moyen. 


Voilà ceux à qui Allah pardonne.
Allah est Clément et Pardonneur.
 

Deuxième type : Celui qui est capable d'interroger, de rechercher la guidée et de connaître la vérité, mais qui délaisse cela en raison de sa préoccupation pour sa vie d'ici bas, son pouvoir, ses délectations, son existence et d'autres choses encore.
 
Celui-ci est négligent et mérite le châtiment, pécheur par son délaissement de ce qui lui est obligatoire de crainte d'Allah en fonction de ses capacités.

Le jugement porté sur lui est le même que celui de ses semblables qui délaissent certaines obligations.

Si ce qu'il a en lui d'innovations et de passions domine ce qu'il a en lui de Sunna et de guidée, son témoignage est rejeté ; et si ce qu'il a en lui de Sunna et de guidée domine, son témoignage est accepté.

 

Troisième type : Celui qui demande, recherche et auquel apparaît la droiture mais qui la délaisse par suivi aveugle, sectarisme, haine ou inimitié vis-à-vis de ses adeptes.
Celui-ci est au mieux pervers, et quant au fait de le déclarer mécréant cela demande un effort de recherche et des détails.

S'il expose cela au grand jour et y appelle, son témoignage est rejeté, de même que ses fatwas et règles, si cela est possible, et on ne doit accepter de lui témoignage, fatwa et règles qu'en cas de nécessité. Par exemple, lorsque la domination et le pouvoir leur appartient, que les juges, muftis et témoins sont issus d'eux ; le fait de rejeter dans cette situation leurs témoignages et règles comporte une grande corruption, et cela n'est pas possible, ainsi on les accepte par nécessité. Mâlik a mentionné que le témoignage des adeptes de l'innovation comme  Al-Qadariyyah et d'autres semblables n'est pas accepté, même s'ils prient comme nous et se dirigent vers notre Qibla. " [At-Turuq Al-Hukumiyyah (1/255)]
 
« Quant aux adeptes des innovations contraires au Livre et la Sunna, ils sont soit dans l'ignorance légère, soit dans l'ignorance avérée comme les mécréants. Pour ce qui est des premiers (traduction rapprochée) :
 
« Ou bien elles sont semblables aux ténèbres d'une mer profonde, recouvertes par des vagues les unes sur les autres et au-dessus desquelles se dressent d'épais nuages. Des ténèbres, les unes au-dessus des autres, si bien que celui qui tend la main, ne la distingue presque pas. Celui qu'Allah prive de lumière n'en aura aucune. » (An-Nûr, v.40)
 
Quant aux seconds (traduction rapprochée) :
 
« Quant à ceux qui ont mécru, leurs actions sont comme un mirage dans une plaine désertique que l'assoiffé prend pour de l'eau. Puis lorsqu'il y parvient, il n'y trouve rien, mais il trouve Allah qui lui rend compte de toutes ses actions, car Allah est prompt à rendre les comptes. » (An-Nûr, v.39)
 
Les adeptes de l'ignorance et de la mécréance légère ne connaissent pas la vérité et ne lui viennent pas en secours.

Quant aux adeptes de l'ignorance et de la mécréance avérée, ils croient savoir et connaître, mais ce qu'ils possèdent n'est pas une science mais une ignorance. » [ Dar' At-Ta'ârud (7/285)]
 
Point très important : Beaucoup de ceux qui qualifient de da'îf le hadith de la division rejettent qu'il puisse impliquer que la majorité de la Communauté soit menacée par l'Enfer, disant que cela est contraire à ce qui est mentionné dans les autres hadiths mentionnant que cette Communauté est la plus nombreuse au Paradis, et que ceux qui s'attachent au plus grand nombre sont ceux qui sont sauvés, comme cela est mentionné dans certaines transmissions.
 
Je dis en demandant à Allah la réussite : Aucun des grands savants de la Sunna n'a dit que les gens de la masse étaient concernés par le hadith de la division, mais au contraire tous admettent qu'il concerne les savants musulmans qui se sont égarés, de même qu'ils admettent que le groupe secouru et la secte sauvée désigne les savants, comme cela est rapporté de Ahmad, Al-Bukhârî et d'autres.

Quant aux gens de la masse, il faut établir une différence entre eux, comme cela a précédé dans les propos de Ibn Al-Qayyim.

Le premier type est le plus répandu parmi la masse des musulmans aujourd'hui, et ainsi on connaît l'application du hadith dans le contexte des musulmans aujourd'hui, et il concerne celui qui s'oppose en partie ou totalement aux pieux prédécesseurs, qu'Allah les agrée, en ce sur quoi ils étaient unanimes dans la croyance et la voie.

Ainsi, la plupart des appels contemporains qui ne se réclament des pieux prédécesseurs ni dans leur nom, ni dans la croyance, ni dans la voie font partie des groupes voués à la perte, menacés de l'Enfer.

Et Allah est plus savant.
 
Source : Al-Isbâh
copié de salafs.com
 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

Partager cet article

<< < 10 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 > >>