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Prendre la science auprès des grands savants... (audio)

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Prendre la science auprès des grands savants... (audio)

 
Question :
 
Votre Eminence [Sheikh], qu'Allah prolonge votre bienfaisance, une personne demande :
 
Chez certains frères, si on s'adresse à l'un d'entre eux en disant : 

« En période de sédition (fitan), on ne doit prendre sa science qu'auprès de grands Savants dont les cheveux sont devenus blancs en raison de leurs efforts dans la recherche de la science », il conteste ceci en disant : « il se peut que la personne, même plus jeune en age, fasse partie des grand savants à l'image de Sheikh Al Islâm Ibn Taymiyya ».

Votre éminence, quel est votre opinion à ce sujet ?
 
Réponse :
 
En effet, on ne doit prendre sa science qu'auprès des savants, en tout temps et en toute circonstance.

Que cela soit en période de sédition ou non.
On ne doit prendre sa science qu'auprès des gens de science [Ahl Al 'Ilm], sachant que le savant d'un âge plus avancé est préférable à celui qui est plus jeune d'âge car il a acquit la science et parachevé sa raison [athbatou].

En effet le savant d'un âge plus avancé a acquit la science, parachevé sa raison [athbatou].
 
Cependant, il y a parmi ceux qui sont plus jeunes, certains qui ont plus de mérite que ceux qui sont plus âgés qu'eux, à l'image de Sheikh Al Islâm Ibn Taymiyya à son époque.
 
Il n'y a aucun mal à cela, le plus important est que la science utile s'accomplisse en la personne et si les deux sont égaux (en connaissances), alors il est préférable dans ce cas de prendre sa science auprès du savant le plus âgé.

Mais si en revanche, il arrive qu'un savant se distingue par rapport à un autre, alors on doit prendre sa science auprès de celui qui est plus érudit, même s'il est plus jeune.
 
Source : www.alfawzan.ws
Fatawas n° 3928 - Sheikh Salih Ibn Fawzân Al Fawzân (hafidhahou Allah). 
Traduction rapprochée : Abu Hamza Al Djazairy 
 
أخذ العلم عن كبار العلماء

أحسن الله إليكم صاحب الفضيلة ، وهذا سائل يقول : إن بعض الإخوة إذا قلنا له : إن العلم في زمن الفتن يؤخذ من كبار العلماء ممن شابت رؤوسهم في العلم ، يحتج ويقول : إن الشخص قد يعد من كبار العلماء وهو صغير السن ، ويمثلون بشيخ الإسلام ابن تيمية ، فما رأي فضيلتكم؟

رقم الفتوى: 3928
 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Consulter les livres et cassettes des innovateurs

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Consulter les livres et cassettes des innovateurs
Question :
 
Quelle est la parole véridique concernant la lecture des livres des innovateurs [1] et l'écoute de leurs cassettes ?
 
Réponse :
 
Il n'est pas permis de lire les livres des innovateurs comme il est interdit d'écouter leurs cassettes, si ce n'est pour celui qui veut les réfuter et expliquer leur égarement. 
 
En ce qui concerne le débutant [en science], l'étudiant en science, la personne commune, ou la personne qui lit seulement pour voir ce qu'ils contiennent [ces ouvrages] et non pas pour la réfutation et l'explication de la situation [de cette affaire], il ne lui est pas permis de lire ces livres.

Ceci parce qu'ils pourraient avoir un effet sur son cœur, et le rendre confus et ainsi il sera affecté par leur mal.

Donc, il n'est pas permis de lire les livres des gens de l'égarement, à part les gens spécialistes en la matière parmi les gens de science, capables de réfuter ces livres et de mettre en garde contre eux.  [2]

SHeikh Muhammad Ibn 'Uthaymîn (rahimahullâh) a dit que l''éloignement dans la langue arabe, fait référence au délaissement.

Et ce qui est voulu dans l'éloignement des gens de l'innovation, c'est de s'éloigner d'eux, délaisser le fait de les aimer comme le fait de s'allier avec eux, de leur passer le salut [Sallam], délaisser le fait de les visiter, de fêter avec eux un évènement et tout ce qui y ressemble.

Le fait de s'éloigner des gens de l'innovation est une obligation, sur la base de la Parole d'Allâh - Ta'âla (traduction rapprochée) :

« Tu n'en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Allâh et au Jour dernier, qui prennent pour amis ceux qui s'opposent à Allâh et à Son Messager » [3]

Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) s'est éloigné de Ka'ab Ibn Mâlik ainsi que de ses compagnons lorsqu'ils se sont soustraits à l'expédition de Taboûk.

Ceci dit, s'il y a un intérêt à s'assoir avec eux, comme le fait de leur expliquer la vérité et de les mettre en garde contre l'innovation, pour cela il n'y a pas de mal.

Cela peut être même recommandé comme indiqué dans la Parole d'Allâh - Ta'âla 
(traduction rapprochée) :

« Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. » [4]

Et cela peut être fait par le biais d'assises ou de débats, comme cela est possible par le biais de lettres ou de livres.

Parmi le fait de s'éloigner des gens de l'innovation : Il y a le fait de délaisser la lecture de leurs livres de peur de la discorde que cela comporte et de les répandre entre les gens.

S'éloigner des situations favorisant l'égarement est une obligation, telle la parole du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) au sujet de ad-Dadjâl :

« Quiconque en entend parler, qu'il s'en éloigne, car je jure par Allâh, que si un homme considéré croyant, va le trouver, il finira par le suivre tellement sa force de persuasion est grande. »
Rapporté par Abû Dâwoud, et Sheikh al-Albânî dit que sa chaîne de transmission est authentique Sahîh.

Mais si le but dans le fait de consulter ces livres bien connu pour leurs innovations est d'y répliquer par la suite, il n'y a pas de mal à cela pour celui qui a un dogme authentique et souhaite protéger lorsqu'il a la force de leur répliquer.

Bien plus, il se peut que cela soit obligatoire, car certes le rejet de l'innovation est une obligation : [La règle dit] ce qui permet de compléter [une chose] obligatoire devient elle-même obligatoire.  [5]

P.-S :

Il est dit en annotation par 
SHeikh Djamâl Al-Hârithî :
En effet les narrations des anciens [Salafs] sur les mises en garde contre les gens de la passion et des innovations sont trop nombreuses pour êtres contestées (Tawâtirat). Ainsi, voici certaines de ces narrations que nous vous présentons, ô mon frère qui cherche la vérité :

Abû Qulâbah a dit : 
 
« Ne vous asseyez pas avec eux - les gens de l'innovation - et ne vous mélangez pas avec eux, car en vérité je crains qu'ils ne vous emportent tous dans leur égarement, ou qu'ils vous rendent confus concernant beaucoup de ce que vous savez. »

Ibrâhîm An-Nakha'î a dit : 
 
« Ne vous asseyez pas avec les gens de l'innovation et ne leur parlez pas, car en vérité je crains que vos cœurs ne tournent à l'apostat. »

Abû Qulâbah a dit : 
 
« ô Ayoûb - As-Sakhtiyânî - ne donne rien de ton écoute aux gens de la passion. »

Et Al-Fudhayl Ibn 'Iyâdh a dit : 
 
« Si vous voyez un innovateur sur la route, prenez une autre route. »

Et on a interrogé Abû Zar'a au sujet de Al-Hârith Ibn Assad Al-Muhâsibî et ses livres, il répondit à la personne : 
 
« Prends garde à ces livres. Ce sont des livres d'innovations et d'égarement. Garde-toi sur la voie des anciens [Salafs]. » Il lui a été aussi dit : « Dans ces livres il y a de bonne leçon. » - il a répondit : « Quiconque ne tire pas de bonne leçon dans le Livre d'Allâh, alors il n'y a aucune bonne leçon pour lui dans ces livres. » Il dit alors : « Comme les gens se précipitent rapidement vers les innovations. »

Al-Imâm Ahmad a porté une parole de vérité sur Al-Muhâsibî lorsqu'il fut interrogé à son sujet, et parmi ce qu'il a dit à la personne qui l'interrogeait est : 
 
« Ne soit pas trompé par « sa tête » [par sa piété], car en vérité c'est un homme mauvais... ne lui parle pas, et il ne doit y avoir aucun respect pour lui... et nous ne fermons pas les yeux sur lui. »

Voilà donc la méthodologie [Manhaj] des anciens pieux dans leur rapport avec les gens de l'innovation et leur position en ce qui concerne leurs livres et l'écoute de leurs paroles, donc mesurez cela en comparaison de leurs cassettes.

Et certes, leurs bavardages dans ces cassettes est bien plus dangereux.

O comme cela est sérieux. Notre jeunesse comprendra-t-elle ce Manhaj et évitera-t-elle les cassettes et les livres des gens de l'innovation et des passions de notre époque ?

[1] NDT : Il est important de faire la différence entre les gens de l'innovation, qui appellent à l'innovation, et ceux qui commettent des innovations par ignorance, ou pensant que cela est permis.
[2] Kitâb « Al-Ajwibat ul-Mufîdah 'an As-îlat il-Manâhidj al-Djadîdah » de SHeikh Sâlih al-Fawzân, p.125-127
[3] Coran, 58/22
[4] Coran, 16/125
[5] Madjmu' Fatâwa de SHeikh Ibn 'Uthaymîn, 5/89-90

 

copié de manhajulhaqq.com
 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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On aime les innovateurs pour ce qu'ils ont de bon en eux ! (audio)

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On aime les innovateurs pour ce qu'ils ont de bon en eux ! (audio)

 
Question :

Quel est le jugement sur un Salafi qui dit :
 
"Nous aimons les innovateurs pour ce qu'ils ont de bon (en eux) ?"
 
Réponse :
 
Celui qui dit que : "On aime les innovateurs pour ce quils ont de bon en eux"...
 
Qu'est-ce qu'il y a de bon chez un innovateur?
 
L'innovateur reste avec toi jusqu'à ce qu'il te tue avec son innovation !
 
Il n'y a pas de bon dans un innovateur, ni dans son innovation.
 
Et il n'y a pas de bon dans ceux qui leur font des éloges, comme c'est établi dans le Minhaj de Ahl sunna wa jama3a, le Minhaj des pieux précesseurs.

On dis donc sur lui : "Colles-le avec eux (les innovateurs) !".

C'est-à-dire : Mettez-le avec les innovateurs. 
 
Celui qui fait des éloges sur les innovateurs, et qu'il ne voit pas (dans le sens qu'il ne pense pas) que l'on doit les condamner ni les désavouer ; Alors mettez-le avec eux (les innovateurs), sans respect, sans regret.
 
Cheikh Jamal Ibn Farihan Al Harthy -  الشيخ جمال بين فريحان الحارثي

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Comment la personne ordinaire peut faire prévaloir l'avis d'un savant par rapport à un autre ?

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Comment la personne ordinaire peut faire prévaloir l'avis d'un savant par rapport à un autre ?
Question :

Que doit faire la personne ordinaire à propos d'un sujet sur lequel les savants ont divergés, et sur lequel il lui est difficile de trancher, par exemple : le Chaykh Ibnu Bâaz dit une chose et l'argumente par ses preuves, et le Chaykh al-Albânî émet un avis juridique opposé en l'argumentant aussi par ses preuves ; cette personne [ordinaire] doit-elle faire le choix de la précaution ou plutôt choisir le plus facile ? 
 
Réponse :

Bismi LLÂHi r-Rahmâni r-Rahîm

 
Les savants ont plusieurs opinions à ce sujet, et cette divergence concerne le cas où la personne ne peut faire prévaloir un avis par aucun des moyens utilisés pour cet effet : comme le fait d'examiner les arguments, ou d'observer le degré du Mufti en terme de science, de dévotion, etc.

Et les savants ont à ce sujet, en résumé, trois avis :

 
- le premier : que la personne choisisse l'avis le plus contraignant ;
le second : qu'elle choisisse le plus aisé ;
- le troisième : qu'elle sélectionne parmi les deux avis ou les opinions celui qui lui convient.
 
Et ce qui me paraît le plus juste, c'est :

que si la situation est telle qu'elle est décrite, la personne du commun/ordinaire peut choisir l'avis le plus aisé, car l'aisance est la base de la législation, ALLÂH le Très Haut dit (traduction rapprochée) :

 
{ALLÂH veut pour vous la facilité, IL ne veut pas la difficulté pour vous} [S.2/V.185] 

et le Prophète -çalla LLÂHu 'alayhi wa sallam- a dit :
 
"j'ai été envoyé avec la droiture aisée" 

comme cela a été rapporté dans le recueil "Masnad" de l'imâm Ahmad d'après le hadîth de 'Â-ichah (radiya LLÂHu 'anhâ) avec une chaîne de transmission convenable.

Et il a été rapporté aussi dans le "Masnad" avec une chaîne authentique, le hadîth du bédouin -anonyme- qui affirme avoir entendu le Prophète -çalla LLÂHu 'alayhi wa sallam- dire :

"la meilleure de vos qualités religieuses est son aisance"

De même que le Prophète -çalla LLÂHu 'alayhi wa sallam-, à chaque fois qu'il était amené à choisir entre deux options, choisissait la plus facile des deux comme cela est cité dans les deux recueils "Sahîhs" d'après 'Â-ichah (radiya LLÂHu 'anhâ.
 
TOUTEFOIS, il est important d'observer :

que cela concerne uniquement le cas où lui parviennent deux avis émis par des GENS DOUÉS DE SCIENCE, et qu'il n'arrive pas à trancher parmi ces deux opinions en appliquant les causes qui permettent d'en faire prévaloir un, comme nous venons de l'indiquer ; ceci afin qu'il ne commette pas l'erreur de la permissivité, au sujet de laquelle les savant sont unanimes sur son interdiction. Son devoir est plutôt de se conformer à la vérité autant que faire se peut. 
wa LLÂHu a'lam
 
Votre frère
Khâlid bnu 'Abdi LLÂH al-Muslih (1)
4/9/1424 H.
 
(1) Nommé (parmi ses élèves) par ach-Chaykh as-Sâlih al-'Uthaymîn -rahimahu LLÂH- pour lui succéder dans l'imamat et les sermons, ainsi que l'enseignement à la mosquée de 'Unayzah.
Qu'ALLÂH le préserve et l'assiste, et nous fasse profiter de sa science, âmîn
 
كيف يرجح العامي بين أقول العلماء
السؤال: ماذا يعمل الإنسان العادي في أمر اختلف فيه العلماء، وصعب فيه الترجيح، فمثلاً يقول الشيخ ابن باز شيئاً ويعلله بأدلته، ويفتي الشيخ الألباني بالعكس ويعلله بأدلته أيضاً، هل يختار الإنسان الأحوط أم الأيسر؟
 
الجواب: بسم الله الرحمن الرحيم
للعلماء في ذلك أقوال متعددة، ومحل الخلاف فيما إذا لم يتمكن من الترجيح بأي وجه من أوجه الترجيح، كالنظر إلى الأدلة، أو النظر إلى حال المفتي من العلم و الورع أو غير ذلك. وحاصل ما للعلماء في هذه المسألة ثلاثة أقوال:
الأول: يأخذ بالأشد.
الثاني: يأخذ بالأيسر.
الثالث: يتخير بين القولين أو الأقوال
والذي يظهر لي : أنه إذا كان الحال كما ذكر فإن للعامي أن يأخذ الأيسر من الأقوال؛ لأنه بناء الشريعة قال الله تعالى: ﴿يُرِيدُ اللَّهُ بِكُمُ الْيُسْرَ وَلا يُرِيدُ بِكُمُ الْعُسَْر﴾ (البقرة: 185) وقال النبي صلى الله عليه وسلم: (بعثت بالحنيفية السمحة) كما في مسند الإمام أحمد من حديث عائشة رضي الله عنها بسند لا بأس به. وروى في المسند أيضاً بسند صحيح حديث أعرابي لم يسمه أنه سمع النبي صلى الله عليه وسلم يقول: ((خير دينكم أيسره)). كما أن النبي صلى الله عليه وسلم لم يخير بين أمرين إلا اختار أيسرهما كما في الصحيحين من حديث عائشة
لكن ينبغي أن يلاحظ أن هذا فيما إذا بلغه قولان عن أهل العلم ولم يتمكن من الترجيح بينهما بنوع من المرجحات كما ذكرنا؛ لئلا يقع في مسألة تتبع الرخص التي أجمع أهل العلم على عدم جوازها، بل الواجب اتباع الحق حسب الإمكان. والله أعلم
أخوكم
خالد بن عبدالله المصلح
4/9/1424هـ
copié de alminhadj.fr
 
Khâlid bnu 'Abdi LLÂH al-Muslih - خالد بن عبدالله المصلح

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La mise en garde contre les gens de l'innovation et des passions est une des plus immenses piété

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La mise en garde contre les gens de l'innovation et des passions est une des plus immenses piété
Voici une fatwa de l'Imam Cheikh Ahmed Ibn Yahya aNajmy sur la place de la mise en garde des gens de l'innovation ( bid"a ) et des passions dans notre Dine ( religion ) et dans son jugement légiféré ... : 
 
La deuxieme question dit :
 
Il y a des gens , que lorsqu'il nous voient mettre en garde contre les gens de l'innovation ( bid"a ) et des passions , il nous dit : craignez Allah, 'azza wa jalla, et préoccupez vous dans la recherche de la science et laissez tomber ceci !

Y'a t'il une crainte ( ou piété ) pour Allah dans la diffusion des répliques et des mises en garde sur les gens de l'innovation ? 
 
Réponse du Cheikh :
 
La réplique sur les gens de l'innovation , ceci est une des plus grandes piété et un des plus grand jihad dans le sentier d'Allah , et ceux qui disent celà, ce sont des ignorants ou des gens qui ont des passions , voila ! 
 
السؤال الثاني يقول : من الناس من إذا رآنا نحذر من أهل البدع و الأهواء يقول لنا " اتقوا الله عز وجل , وعليكم بطلب العلم ودعوا عنكم الردود " فهل من تقوى الله عز وجل نشر الردود و التحذير من الأهل البدع ؟
جواب الشيخ : الرد على أهل البدع هذا من أعظم التقوى , ومن أعظم الجهاد في سبيل الله , والذين يقولون هذا , هؤلاء إما جهال , وإما ناس لهم هوى , نعم
 
référence  : sahab.net
copié de darwa.com

 

Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi - الشيخ أحمد بن يحيى النجمي

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Le conseil avant la réfutation (dossier)

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Le conseil avant la réfutation (dossier)
A ceux contre qui cheikh Rabi' a fait des mises en garde :
 
Vous ne pourrez pas dire qu'il ne vous a pas conseillé ou qu'il n' a pas patienté ! 

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Qui sont les thiqat ? (gens de confiance)

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Qui sont les thiqat ? (gens de confiance)
Question : 
 
Nous comprenons qu'accepter la narration d'un thiqah (personne digne de confiance) fait partie du Din, cependant comment savons-nous qui est thiqah et qui ne l'est pas ?

Beaucoup de personnes rapportent sur l'autorité de quelqu'un qui est 
thiqah, mais elles ne révèlent pas qui il est, probablement parce qu'ils doutent vraiment de sa fiabilité.

Et certaines personnes transmettent des informations sur Internet en disant : « 
Quelqu'un qui est un thiqah m'a dit » mais après enquête, ils avouent qu'ils ne connaissent vraiment rien de cette personne sauf son nom ou son surnom sur Internet.

Puisqu'ils ne les connaissent pas vraiment, il apparaît qu'ils ont seulement rapporté sur l'autorité d'un
 majhul (personne inconnue).

S'il vous plaît, noble shaykh, conseillez les jeunes sur cette question, sur la  transmission de gens inconnus et d'être trop souple dans le fait de déclarer quelqu'un 
thiqah, qu' Allah vous récompense par un bien.

Réponse :
 
Un thiqah est un musulman doué de raison, adulte, quelqu'un qui a un caractère droit et est connu pour la précision dans ce qu'il relate.

On connaît quelqu'un pour être un thiqah :

 

- par voie des déclarations positives de musulmans dignes de confiance et fiables qui sont bien connus pour leur honnêteté, précision et fiabilité dans la Religion, ou

 

- par sa position, qu'il est bien connu de tous les gens, qu'il est un savant, il est  thiqah, etc, de même que les positions des savants célèbres sont devenues connues de chacun.

 

Quant à d'autres que cela, la personne qui ne remplit pas ces conditions, il n'est pas un musulman doué de raison, adulte avec un caractère droit, ou personne n'a témoigné sa fiabilité, ou sa position n'est pas bien connue parmi les gens, alors il n'est pas un  thiqah, qu'Allah vous bénisse, même si quelqu'un dit : « un thiqah m'a dit... »

Même si As-Shafi'i disait : « un thiqah m'a dit ... » (sans le nommer) cela ne serait pas accepté de lui.

Par exemple, As-Shafi'i dit : «  un thiqah m'a dit ... », ensuite, qu'Allah vous bénisse, on constate qu'il transmettait d'Ibrahim ibn Yahya Al-Aslami, une des dernières personne à mériter d'être appelé thiqah, puisqu'il a été critiqué sur son Din, sa capacité à transmettre, sur tout !

Nous avons toujours une bonne opinion de As-Shafi'i ( rahimahullah) et des autres imams qui ont dit qu'ils transmettaient sur l'autorité d'unthiqah et il s'avère que d'autres savaient qu'il n'était pas thiqah.

Donc il est obligatoire que les gens sachent qui  est le thiqah quand quelqu'un dit : « un thiqah m'a dit ... » même s'il dit : « un imam m'a dit ... » cela ne sera jamais accepté de lui jusqu'à ce qu'il transmette le nom de la personne et que l'identité de ce thiqah devienne connue.

Alors, s'il est bien connu pour son honnêteté et précision, sa narration est acceptée.

Et si on ne le connaît pas pour son honnêteté et précision, alors sa narration ne doit pas être acceptée.

Les étudiants en science doivent connaîtrent ces questions, pour répandre la science, savoir comment agir avec les narrations des gens, les narrations qui viennent de narrateurs  thiqat, aussi bien que celles qui viennent d'autres que des narrateurs thiqat.

Article tiré du site bakkah.net
cassette enregistrée avec la connaissance et la permission du shaykh, fichier n°AARM008, daté 1423/9/3.
copié de salafs.com

 

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

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Parler sans science

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Parler sans science
Question :
 
Les avis juridiques se sont répandus, et cela même jusqu'aux petits étudiants qui se sont mis à donner des fatwas.
 
Quelles sont vos indications (sur cela) ?
 
Réponse :
 
Les anciens رحمهم الله repoussaient eux-mêmes les «fatwas» en raison de la grande affaire que cela représente, et de l'énorme responsabilité, ainsi que par crainte de dire sur Allâh une chose sans science.

Car certes, celui qui donne un «avis» est en réalité informé au sujet d'Allâh, en clarifiant sa législation.

Et dire une chose au sujet d'Allâh sans science, c'est tomber dans ce qui équivaut au polythéisme.
 
Écoutez le dire d'Allâh تعالى (traduction rapprochée) :
 
«Dis : «Mon Seigneur n'a interdit que les turpitudes (les grands péchés), tant apparentes que secrètes, de même que le péché, l'agression sans droit et d'associer à Allâh ce dont Il n'a fait descendre aucune preuve, et de dire sur Allâh ce que vous ne savez pas»» (Coran, 7/33)

Ainsi, Allâh
سبحانه a rendu égal le fait de parler sur Lui sans science et le polythéisme.
 
Et Il -Subhânahu- a indiqué (traduction rapprochée):


«Et ne poursuis pas ce dont tu n'as aucune connaissance. L'ouïe, la vue et le cœur : sur tout cela, en vérité, on sera interrogé.» (Coran, 17/36)

La personne ne doit pas se précipiter à donner un avis juridique, elle se doit plutôt d'attendre, de réfléchir et de passer en revue (le sujet de la question).


Et si elle n'a que peu de temps, elle doit en revenir à une personne plus savante qu'elle, afin qu'elle se préserve de dire sur Allâh une chose sur laquelle elle n'a pas de science.

Si Allâh sait que l'intention (de cette personne) est sincère, et qu'elle veut le bien, alors cette personne atteindra le niveau qu'elle souhaite avec sa « fatwa ».

Celui qui a la crainte d'Allâh, (Allâh) Lui accordera le succès et l'élèvera.

Et celui qui donne une «fatwa» sans science est plus égaré que l'ignorant.

Car l'ignorant dit : «Je ne sais pas.» 

 

Il se connaît dans ses possibilités (à répondre).


Alors que celui qui se compare à un véridique, il se peut même qu'il se mette au-dessus des savants, il peut se croire meilleur qu'eux et ce faisant, il s'égarera et commettra des erreurs sur des questions que même les plus petits des étudiants en science connaissent.

Ainsi le mal (de cette personne) est énorme et son danger est grand.

 

كتاب العلم - p.164-165

 Traduit et publié par manhajulhaqq.com

س : سئل فضيلة الشيخ رحمه الله: انتشرت الفتوى حتى صار الصغير يفتي، فما تعليقكم- غفر الله لكم-؟

فأجاب بقوله : كان السلف رحمهم الله  يتدافعون الفتوى لعظم أمرها ومسئوليتها، وخوفًا من القول على الله بلا علم؛ لأن المفتي مخبر عن الله مبين لشرعه، فإن قال على الله بلا علم فقد وقع فيما هو صنو للشرك، واستمع إلى قوله تعالى

قُلْ إِنَّمَا حَرَّمَ رَبِّيَ الْفَوَاحِشَ مَا ظَهَرَ مِنْهَا وَمَا بَطَنَ وَالْأِثْمَ وَالْبَغْيَ بِغَيْرِ الْحَقِّ وَأَنْ تُشْرِكُوا بِاللَّهِ مَا لَمْ يُنَزِّلْ بِهِ سُلْطَاناً وَأَنْ تَقُولُوا عَلَى اللَّهِ مَا لا تَعْلَمُونَ

( سورة الأعراف، الآية: 33)

فقرن سبحانه القول عليه بلا علم بالشرك، وقال سبحانه

وَلَا تَقْفُ مَا لَيْسَ لَكَ بِهِ عِلْمٌ إِنَّ السَّمْعَ وَالْبَصَرَ وَالْفُؤَادَ كُلُّ أُولَئِكَ كَانَ عَنْهُ مَسْئُولًا

(سورة الإسراء، الآية: 36)

فلا ينبغي أن يتسرع الإنسان في الفتوى، بل ينتظر ويتدبر ويراجع، فإن ضاق الوقت فيحول المسألة إلى من هو أعلم منه ليسلم من القول على الله بلا علم
وإذا علم الله من نيته الإخلاص وإرادة الإصلاح فسوف يصل إلى المرتبة التي يريدها بفتواه، فمن اتقى الله فسيوفقه الله ويرفعه
والذي يفتي بلا علم أضل من الجاهل، فالجاهل يقول: لا أدري ويعرف قدر نفسه، ويلتزم الصدق، أما الذي يقارن نفسه بأعلام العلماء بل ربما فضل نفسه عليهم فيضل ويضل ويخطئ في مسائل
يعرفها أصغر طالب علم فهذا شره عظيم وخطره كبير

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Qui est le « groupe victorieux » en islam, et l’obligation de prendre la vérité d’où qu’elle vienne !

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Qui est le « groupe victorieux » en islam, et l’obligation de prendre la vérité d’où qu’elle vienne !

Hudhayfa Ibn Al-Yamân (radhiallâhu 'anhu) a dit :

 

« Tandis que tout le monde interrogeait l'Envoyé d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam) sur le bien, moi, je l'interrogeais sur le mal par crainte d'en être atteint.


- « O Envoyé d'Allâh, lui dis-je, nous étions dans l'ignorance et dans le mal ; quand Allâh nous a envoyés ce bien [c.-à-d. l'Islâm]. Est-ce que, après ce bien le mal viendra-t-il de nouveau ? ».

- « Oui », répondit-il.

- « Et, repris-je, après ce mal, il y aura-t-il du bien ? ». - « Oui, mais il ne sera jamais pur ».

- « Qui le troublera ? ». - « Des gens qui suivront une autre Sounnah que la mienne et qui guideront vers une autre voie que ma bonne voie et dont tantôt vous approuverez les actes, tantôt vous les désapprouverez ».

- « Et après ce bien, y aura-t-il encore de mal ? ».

- « Oui, il y aura des annonciateurs aux portes de l'Enfer, qui appelleront à eux les gens et qui précipiteront dans l'Enfer ceux qui répondront à leur appel ».

- « O Envoyé d'Allâh, lui dis-je, décris-nous ces annonciateurs ».

- « Ils seront de notre race et ils parleront notre langue ». - « Que m'ordonnes-tu de faire si j'assiste à cela ? ».

- « Tu devras suivre la communauté des musulmans et leur dirigeant ».

- « Mais si [alors] les musulmans n'ont ni communauté, ni leader ? ».

- « Ecarte-toi de toutes ces sectes, devrais-tu pour cela ne manger que les racines d'un arbre et rester ainsi jusqu'à ce que la mort t'advienne »
.

 

[Rapporté par al-Bukhârî et Muslim]

fsf

Question :

Qu'en est-il de ceux qui disent que ces groupes islamiques sont parmis les fractions qui appellent les gens en enfer, et sur lesquelles le Prophète a commandé que nous nous éloignions d'elles ?

Est-ce que ces paroles sont authentiques ou pas ?


Réponse :

Ceux qui appellent au Livre d'Allâh et à la Sounnah de Son Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam) ne font pas partie des sectes égarées, bien au contraire, ils appartiennent au groupe victorieux comme mentionné dans le hadîth du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) :

« Les Juifs se sont divisés en soixante-et-onze fractions et les Chrétiens se sont divisés en soixante-douze fractions. Et ma communauté se divisera en soixante-treize fractions, toutes iront en Enfer à l'exception d'une seule. » Ils dirent [les compagnons] : « Qui sont-ils O Messager d'Allâh ? » Il dit : « Ce sur quoi nous sommes mes compagnons et moi-même aujourd'hui ». Et dans une autre version : « Ils sont la Djamâ'ah [Communauté]. »

Le sens significatif de : « Le groupe victorieux » c'est le groupe qui adhère fermement à la voie du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) et de ses Compagnons (radhiallâhu 'anhum), dans l'Unicité d'Allâh, dans l'obéissance à Ses ordres et dans le fait de délaisser Ses prohibitions, et d'adhérer avec droiture à ses dires, actions et croyance.

Ce sont les gens de la vérité, ceux qui appellent à la guidance, bien qu'ils puissent être éparpillés partout dans le monde, avec certains en péninsule Arabique, certains en Syrie, certains en Amérique, certains en Egypte, certains dans les pays africains, et certains en Asie.

Ils sont beaucoup de groupes, connus par leur Croyance et leurs actions, qui suivent le chemin de l'Unicité d'Allâh et de la croyance en Allâh et Son Messager, qui adhèrent fermement à la religion d'Allâh qui a été apportée par le Livre d'Allâh et la Sounnah de Son Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam), ils sont donc « Ahl us-Sounnah wal-Djamâ'ah » et le groupe victorieux, bien qu'ils puissent être éparpillés dans beaucoup de parties du monde.

Mais à la fin des temps, ils seront très peu en nombre.

Ceci dit, la règle concernant cette question est de savoir s'ils adhèrent ou pas à la vérité.

Si une personne ou un groupe appelle au Livre d'Allâh et la Sounnah de Son Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam) et qu'il appelle à l'Unicité d'Allâh tout en adhérant fermement à la Législation, alors il fait partie du groupe et du groupe victorieux .

Mais pour ceux qui appellent à autre que le Livre d'Allâh ou à autre que la Sounnah du Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam), alors ils ne font pas partie du Groupe ; Au contraire, ils appartiennent aux groupes égarés et perdus.

Car certes le groupe victorieux [firqat ul-Nâdjiyah] est ceux [qui appellent] au Qor'ân et à la Sounnah, bien qu'ils puissent être des groupes d'ici ou d'ailleurs.

Tant que leur but et leur croyance font un : Peu importe si l'un se nomme : « Ansâr as-Sounnah », et que l'autre se nomme « al-Ikhwân-al-Muslimîn » et ainsi de suite.

L'essentiel est que si leur croyance et leurs actions adhèrent résolument à la vérité et au Tawhîd d'Allâh, et qu'ils sont sincères vis-à-vis d'Allâh et suivent le Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam) dans les dires et actions, alors leurs noms importent peu dans cette affaire.

Cela dit, ils se doivent de craindre Allâh, et d'être véridiques dans cela.

Et que certains parmi eux se nomment : « Ansâr as-Sounnah » et que d'autres encore se nomment : « as-Salafiyyîn ou « al-Ikhwân-al-Muslimîn » ou encore qu'ils se nomment : Groupe untel, cela importe peu, tant qu'ils sont sincères et adhèrent résolument à la vérité en suivant le Livre d'Allâh et la Sounnah, et qu'ils jugent [leurs affaires] d'après ces deux références, et s'y accrochent résolument dans leur croyance, leurs paroles et actions.

Et quand un groupe se trompe sur quelque chose, alors il est obligatoire pour les gens de science de les prévenir et de les guider à la vérité quand l'évidence des preuves est claire.

Ce qui est visé par cela est qu'il faut l'entraide dans la droiture et la piété, et échanger nos problèmes avec connaissance, sagesse et bonnes manières.

Si des erreurs en une chose sont faites par ces groupes ou d'autres qu'eux, dans ce qui est lié à la Croyance, ou dans ce qui touche aux obligations d'Allâh, ou encore dans les interdictions d'Allâh, cela devrait être fait avec des preuves Légiférées par Allâh manifestes, de manière douce, sage et correcte, afin qu'ils suivent la vérité et l'accepte, afin qu'ils ne soient pas durs à leur égard.

Voilà l'obligation qui incombe aux musulmans, qu'ils s'entraident dans la droiture et la piété, qu'ils se conseillent mutuellement les uns à l'égard des autres ; et qu'ils ne devraient laisser [aucune personne] dans la dépravation afin d'empêcher que l'ennemi ne profite d'eux.  [1]

fsf

Question :

Beaucoup de jeunes en Islâm s'interrogent sur l'appartenance aux groupes islamiques et le choix dans le suivi d'une voie, d'un groupe spécifique ?

Réponse :


L'obligation qui touche tout un chacun et qu'il s'attache à la vérité, ce qui est :
« Allâh -'Azza wa Djal- a dit »
« Son Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit »


On ne doit pas choisir de manière catégorique le suivi d'un groupe spécifique ; qu'il s'agisse des Frères Musulmans ou des « Ansâr as-Sounnah » ou tout autre [groupes] encore.

Car l'on doit rester attaché à la vérité.

Si on s'attache aux « Ansâr as-Sounnah » et qu'on les aide à demeurer attachés à la vérité, et si c'est avec les Frères Musulmans et qu'on les aide à demeurer attachés à la vérité sans exagération ni laxisme, il n'y a là aucun mal.

Mais si c'est pour se référer exclusivement à leurs dires, alors cela est interdit.

Car il faut plutôt rester accroché à la vérité où qu'elle puisse se trouver : si la vérité se trouve avec les « Frères Musulmans » on l'a prend, et si elle se trouve avec les « Ansâr as-Sounnah » on l'a prend, et si elle est avec d'autres, on l'a prend de même.

Car il faut avec les autres groupes s'attacher à la vérité.

Ceci dit, il ne faut pas s'attacher à une doctrine déterminée de sorte à ne plus s'en éloigner, quand même elle s'avère être erronée.

Ceci est déplorable, et ce n'est pas permis.

Enfin, il faut que l'on soit avec le groupe dans la vérité, et qu'on s'en éloigne quand celui-ci se trompe.  [2]

fsf

Question :

Certains disent que les fractions qu'il faut fuir comme mentionné dans le hadîth de Hudhayfa, sont les groupes islamiques tels que les Salafiyîns, les Ikhwâns [Les frères musulmans] et les Tablîghs.

Que dites-vous, votre éminence, sur cela ?


Réponse :

Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a répondu à Hudhayfa quand il dit :

« O Envoyé d'Allâh, nous étions dans l'ignorance et dans le mal ; quand Allâh nous a envoyés ce bien [c-à-d l'Islâm]. Est-ce que, après ce bien le mal viendra-t-il de nouveau ? ». - « Oui », répondit-il. - « Et, repris-je, après ce mal, il y aura-t-il du bien ? ». - « Oui, mais il ne sera jamais pur ». - « Qui le troublera ? ». - « Des gens qui suivront une autre Sounnah que la mienne et qui guideront vers une autre voie que ma bonne voie et dont tantôt vous approuverez les actes, tantôt vous les désapprouverez ». - « Et après ce bien, y aura-t-il encore de mal ? ». - « Oui, il y aura des annonciateurs aux portes de l'Enfer, qui appelleront à eux les gens et qui précipiteront dans l'Enfer ceux qui répondront à leur appel ». - « O Envoyé d'Allâh, lui dis-je, décris-nous ces annonciateurs ». - « Ils seront de notre race et ils parlerontnotre langue ». - « Que m'ordonnes-tu de faire si j'assiste à cela ? ». - « Tu devras suivre la communauté des musulmans et leur dirigeant ». - « Mais si [alors] les musulmans n'ont ni communauté, ni leader ? ». - « Ecarte-toi de toutes ces sectes, devrais-tu pour cela ne manger que les racines d'un arbre et rester ainsi jusqu'à ce que la mort t'advienne ». 
Rapporté par al-Bukhârî et Muslim

Ce hadîth important nous explique que le musulman est obligé d'adhérer à la Groupe des musulmans et de leur apporter son aide là où ils sont, si ce groupe se trouve en Péninsule arabe, ou en Egypte, ou en Syrie, ou En Iraq, ou en Amérique, ou en Europe,ou où qu'elle soit.

Lorsque les musulmans découvrent un groupe qui appelle [les gens] à la vérité, ils se doivent de les aider et de les suivrent, ils doivent les assister et les encourager afin qu'ils demeurent fermes sur la vérité pure.

Et s'ils ne trouvent pas du groupe, alors ils doivent adhérer à la vérité : et celle-ci [la vérité] sera le groupe quand même elle se retrouve seule, comme l'a dit Ibn Mass'oûd (radhiallâhu 'anhu) à 'Amr Ibn Maymoûn :  « Le groupe est ce qui est conforme à la vérité, même si tu es seul. »

Le musulman se doit de chercher la vérité.

S'il trouve un centre islamique qui appelle à la vérité ou un groupe où qu'il soit qui appelle à la vérité, c'est-à-dire : au Livre d'Allâh et la Sounnah de Son Messager et pour une bonne croyance - cela en Europe ou Afrique ou en tout lieu où ils peuvent se trouver - alors il doit se joindre à eux et chercher la vérité, patienter avec eux et être avec les gens [de la vérité].

Et c'est ce qui est obligatoire pour tout musulman.

S'il ne trouve personne qui appelle à la vérité, un état ou un groupe, alors il doit adhérer seul à la vérité en étant dans la rectitude.

Dans ce cas là, il sera lui-même la « Djamâ'ah », comme l'a dit Ibn Mass'oûd (radhiallâhu 'anhu) à 'Amr Ibn Maymoûn.

Et à notre époque -  « Al-HamdouLLiLLeh » - il y a beaucoup de groupes qui appellent les gens à la vérité comme dans le gouvernement d'Arabie saoudite, le Yémen, le Golfe, l'Egypte, la Syrie, l'Afrique, l'Europe, l'Amérique, l'Inde, le Pakistan et dans d'autres parties du monde.

Il y a beaucoup de groupes, de centres islamiques, ainsi que des sociétés islamiques qui appellent les gens à la vérité et à proclamer le message, et préviennent contre ce qui s'oppose à cela.

Ainsi le musulman qui cherche la vérité en tout lieu, doit rechercher ces groupes, et quand il trouve un de ces groupes ou centre ou société qui appellent les gens au Livre d'Allâh et la Sounnah de Son Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam), il doit le suivre et adhérer à celui-ci, tel que les « Ansâr as-Sounnah » en Egypte et Soudan, « Djama'iyyat Ahl al-Hadîth » au Pakistan et en Inde, et d'autres groupes qui appellent les gens au Livre d'Allâh et la Sounnah de Son Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam), et consacrent sincèrement leur adoration à Allâh Seul, et n'implorent pas d'autres [que Lui] tels que les habitants des tombes et autres.  [3]

[1] Madjmu' Fatâwa de SHeikh Ibn BâZ, 8/181-183
[2] Madjmu' Fatâwa de SHeikh Ibn BâZ, 8/237
[3] Madjmu' Fatâwa de SHeikh Ibn BâZ, 8/179-181

 

copié de manhajulhaqq.com

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Juger de l’authenticité d’un hadith selon la logique

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Juger de l’authenticité d’un hadith selon la logique
Question :
 
Comment réfutons-nous l'innovation de celui qui dit : 
 
«Si le hadith est conforme à la logique, il est authentique ; sinon, il ne l'est pas.» ?
 
Réponse : 
 
Nous lui répondons que cette règle est nulle. 
 
Si nous jugeons par la logique pour déterminer l'authenticité du hadith, nous serions de ceux qui suivent leurs passions.

Avec quelle logique pouvons-nous juger les hadiths ?

Il se peut qu'une personne considère un hadith contraire à la logique, et qu'une autre le considère conforme à la logique.

La logique diffère d'une personne à l'autre.

La logique saine exempte de doutes et de passions est celle qui accepte ce qui a été authentifié du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, qu'elle en comprenne la sagesse ou non.

Celui qui tient de tels propos adore Allah avec ses passions, non pas avec la guidée d'Allah.

Recueil des Cours et Fatwas de la Mosquée de la Mecque, 1/389
Publié par fatawaislam.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Le statut de l'excuse par l'ignorance dans les affaires qui se rattachent à la croyance

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le statut de l'excuse par l'ignorance dans les affaires qui se rattachent à la croyance

Question :

 
Posée au très grand savant, érudit, imâm de la sounnah, et ex-moufti du Royaume d'Arabie saoudite et président du comité des grands savants d'Arabie saoudite et de l'ifta, son excellence :
 
Quelle est l'opinion de votre excellence en ce qui concerne la question de l'excuse par l'ignorance, particulièrement dans les affaires se rattachant à la croyance ?

Eclaircissez-nous sur cette question, qu'Allah vous récompense par un bien.
 
Réponse :
 
La croyance est la plus importante des affaires, et c'est la plus grande obligation, et son sens propre est :

La foi en Allah et Ses anges et Ses livres et Ses messagers, au jour du jugement, au destin et ce qu'il contient de bon ou de mal, et la foi qu'Il est Soubhânah celui qui mérite de se faire adorer, et qu'on Lui atteste cela, ce qui est l'attestation « lâ ilâha illa llah » le croyant témoigne qu'il n'y a pas de vrai adoré si ce n'est Allah soubhânahou wa ta'âlâ, ainsi que l'attestation que Mouhammad est le messager d'Allah, qu'Allah envoya pour les deux espèce :

Les jinns et les êtres humains, et il est le sceaux des prophètes, tout cela est impératif, ceci est le cœur même de la croyance.
C'est donc une chose impératif pour tous les hommes et les femmes, et c'est le fondement de la religion, le fondement de la croyance, tout comme il est obligatoire d'avoir foi en ce qu'informe Allah et Son messager en ce qui concerne le jour du jugement, le paradis, l'enfer, la récompense et le comptage, et que les feuilles seront déployées, qu'on prendra les gens par leur droite ou leur gauche, et que les actions seront pesées, etc...
Parmi ce qui est venu avec les versets coraniques et les hadîth.
L'ignorance dans ces choses là n'est pas une excuse, mais au contraire il lui est obligatoire d'apprendre ces choses et qu'il y réfléchisse. Et il n'est pas excusé par sa parole« Je suis ignorant de ces choses là ! » alors qu'il vit entre les musulmans, et que le Livre d'Allah et la sounnah de Son prophète -salla llahou 'alayhi wa sallam- lui sont parvenus, c'est ce qu'on appel un indifférent (mou'rid), insouciant, qui fait exprès de ne pas savoir (moutajâhil) cette chose très importante, alors il n'est pas excusé, comme Allah soubhânahou l'a dit (traduction rapprochée) :


"Ou bien penses-tu que la plupart d'entre eux entendent ou comprennent? Ils ne sont en vérité comparables qu'à des bestiaux. Où plutôt, ils sont plus égarés encore du sentier." (Sourate 25 verset 44)

et Allah soubhânahou a dit (traduction rapprochée):


"Nous avons destiné beaucoup de djinns et d'hommes pour l'Enfer. Ils ont des cœurs, mais ne comprennent pas. Ils ont des yeux, mais ne voient pas. Ils ont des oreilles, mais n'entendent pas. Ceux-là sont comme les bestiaux, même plus égarés encore. Tels sont les insouciants." (Sourate 7 verset 179)

Et Allah ta'âlâ a dit de leurs semblables (traduction rapprochée) :


"Il guide une partie, tandis qu'une autre partie a mérité l'égarement parce qu'ils ont pris, au lieu d'Allah, les diables pour alliés, et ils pensent qu'ils sont bien-guidés !" (Sourate 7 verset 30)

Et il y a d'autre versets comme ceux-ci dans les-quels Allah n'excusa pas les injustes pour leur ignorance et leur indifférence et leur insouciance.

Mais pour celui qui vit loin des musulmans, dans les fins fonts des pays dans les-quels il n'y a pas de musulmans et à qui n'est pas parvenu le Cor-an et la sounnah, celui-là est excusé, et son statut est celui des gens de la fitra, et s'il meurt ainsi, ils seront testés au jour de la résurrection, celui qui répondra et obéira à cet ordre entrera alors au paradis, quant à celui qui désobéira, il ira en enfer.

Pour ce qui est des questions qui sont quelques fois ignorées chez certaines personnes, comme par exemple certaines règles sur la prière, sur la zakât, sur le pèlerinage, dans ces choses là il se peut qu'on soit excusé par l'ignorance, et il n'y a aucun mal à cela, car beaucoup de gens n'y ont pas accès, et tout le monde n'a pas la capacité de les comprendre, cette affaire concernant ces questions est plus simple.

Ce qui est obligatoire au croyant, c'est qu'il apprenne et comprenne la religion, et qu'il interroge les gens de science, comme Allah soubhânahou le dit (traduction rapprochée) :


"Demandez donc aux gens du rappel si vous ne savez pas" (sourate 16 verset 43)

Et on rapporte du messager salla llahou 'alayhi wa sallam qu'il dit à des gens qui donnaient des fatwas sans science :

 

"Ne demandent-ils pas lorsqu'ils ne savent pas ? Certes, le remède de l'ignorance c'est le faite de le questionner." 

(Rapporté par Abou Dâwoud dans le livre de la purification n° 284)

 

Et il dit salla llahou 'alayhi wa sallam

 

" Celui à qui Allah veut un bien, Il lui fait comprendre la religion."

(Rapporté par Al Boukhârî et Mouslim)

 

Donc, l'obligatoire pour les hommes et les femmes parmi les musulmans est de comprendre la religion, et d'interroger au sujet de ce qui leur pose problème, et ne pas se taire au sujet de leur ignorance, et ne pas être indifférent, ni insouciant, car ils furent créés pour adorer Allah et pour Lui obéir, soubhânahou wa ta'âlâ, et il n'y a aucun autre moyen pour cela que la science, or la science ne vient pas par l'insouciance et l'indifférence, mais au contraire en demandant la science, il faut donc impérativement interroger les gens de science afin que l'ignorant apprenne.


Fatwa de Cheykh 'Abde'Azîz bnou 'Abdillah bnou Bâz, tirée du   majmou' fatâwâ wa maqâlât cheykhi ibnou Bâz  volume 9, de la page 398 à la page 400
copié de assounnah.com

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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La critique détaillée prévaut sur l'éloge (audio-vidéo)

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La critique détaillée prévaut sur l'éloge (audio-vidéo)

Voici quelques paroles de savants pour détailler cette régle 

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Question :
 
Est -il une condition dans la réplique au contrevenant et la mise en garde contre lui que soient réunis dans cette mise en garde les gens de science ou un seul savant suffit ? 
 
Réponse de Cheikh 'Obeyd Al-Jabiri :

Voici en résumé une règle de jarh wa ta'dil :
           
Celui qui sait est un argument face à celui qui ne sait pas.
 
Quand un savant connu pour sa droiture dans le suivi de la Sounna et pour sa taqwa met en garde contre un homme et amène les preuves que cet homme est une personne qui suit ses passions, nous acceptons sa parole et nous mettons en garde contre cette personne cela même si des centaines le contredisent, tant qu'il a amené les preuves de ce qu'il a avancé.
 
Ceci est notre devoir.
 
Dans le cas contraire, la Sounna disparaîtrait car le cas de beaucoup de Ahl Al Ahwa n'est pas connu pour la plupart des savants.
 
Ils ne peuvent pas les dévoiler pour plusieurs raisons,
 
Parmi elles :
 
Le mauvais entourage qui fait obstacle entre ce savant honorable, sunnite et fort et entre les informations qui permettraient de dévoiler ce grand joueur, ce ruseur, ce dupeur, ce machinateur.
 
Parmi elles :
 
Ce savant n'a pas de temps. Tout son temps est consacré à la science et à l'enseignement.
 
Parmi elles :
 
Ce savant se trouve loin de l'endroit où se trouve cet individu (innovateur ou autre). Aucune personne de confiance ne lui a transmis les informations nécessaires. Il ne connaît donc pas la situation de la personne concernée.
 
Parmi elles :
 
Ce savant est persuadé que cette personne est de confiance, qu'il suit la Sounna, qu'il appelle à Allâh. Devant lui il lui montre la Sounna, l'amour de Ahl As Sounna, l'invitation à la Sounna, et ce savant n'est pas au courant de ses complots. Dans ce cas là que devons- nous faire ?
 
Nous prenons la parole du savant qui a amené les preuves qui obligent à prendre garde à cet homme. Quant à ce savant honorable, on respecte sa valeur et on lui trouve des excuses, nous disons qu'il ne savait pas et que s'il avait su se que nous avons su il aurait adopté notre position ou une position plus dure.

 

س / هل يشترط في الرد على المخالف والتحذير منه على أن يجتمع على التحذير منه والكلام فيه أهل العلم أم يكفي عالماً واحداً فقط ؟
ج / هذه قاعدة الجرح والتعديل وملخصها أن ( من علم حجة علي من لا يعلم ) .. فإذا حذر عالم من رجل وقام عليه الدليل بأنه من أهل الأهواء أو من - الجهال - الذين لا يستحقون الصدارة في العلم والتعلم وكان هذا العالم معروفاً بين الناس بالسنة والاستقامة عليها وتقوي الله سبحانه وتعالي فإنا نقبل كلامه ونحذر ممن حذرنا منه وإن خالفه مئات ما دام أنه أقام الدليل وأقام البينة على ما قاله في ذلكم المحذر منه فهذا هو فرضنا والواجب علينا وإلا ضاعت السنة
فإن كثير من أهل الأهواء يخفي أمرهم على جمهرة أهل العلم ولا يتمكنون من كشف اعوارهم وهتك أستارهم لأسباب منها البطانة السيئة التي تحول بين هذا العالم السني الجليل القوي وبين وصول ما يهتك به ستر ذلك - اللعاب الماكر الغشاش الدساس - البطانة السيئة لا يمكن أن يصل إليه الشيخ حتى أنها تحول بينه وبين إخوانه الذين يحبهم في الله فلا يستطيع أن يقرأ كل شيء
ومنها أن يكون ذلك ليس عنده وقت بل وقته كله في العلم والتعلم ومنها أن يكون بعيداً عن هذه الساحة يكون هذا الشخص مثلاً في مصر أو الشام أو المغرب ( عندكم ما تزعلون علينا ) أو مثلا اليمن وهذا العالم الذي في السعودية لا يدري عما يجري في تلك الساحة ما بلغه ثقة بما يري في تلك الساحة أو الساحات . فهو جاهل بحالهم
ومنها أن يكون هذا العالم قد نمى إلي علمه وتعلق في فكره أن ذلك الرجل ثقة عنده فما استطاع أن يصل إلي ما اكتشفه غيره من أهل العلم للأسباب المتقدمة وغيرها لكن نمى إلي علمه سابقاً انه صاحب سنة أنه يدعوا إلي الله وكان أمامه يظهر السنة وحب أهل السنة والدعوة للسنة ويذكر قصصاً من حياته ومصارعته للأفكار الفاسدة والمناهج الكاسدة ويأتي له بكتب سليمة وما درى عن دسائسه .. فإذاً ماذا نصنع ؟
نعمل على كلام ذلك العالم الذي أقام ذلك الدليل وأقام البينة التي توجب الحذر من ذلك الرجل من كتبه وأشرطته وشخصه وأما ذلك العالم الجليل فهو علي مكانته عندنا لا نجرحه ولا نحط من قدره ولا نقلل من شأنه بل نعتذر له نقول ما علم هذا لو علم ماعلمنا لكان عليه مثلنا أو اشد منه

 

س / هل يشترط في الرد على المخالف والتحذير منه على أن يجتمع على التحذير منه والكلام فيه أهل العلم أم يكفي عالماً واحداً فقط ؟
ج / هذه قاعدة الجرح والتعديل وملخصها أن ( من علم حجة علي من لا يعلم ) .. فإذا حذر عالم من رجل وقام عليه الدليل بأنه من أهل الأهواء أو من - الجهال - الذين لا يستحقون الصدارة في العلم والتعلم وكان هذا العالم معروفاً بين الناس بالسنة والاستقامة عليها وتقوي الله سبحانه وتعالي فإنا نقبل كلامه ونحذر ممن حذرنا منه وإن خالفه مئات ما دام أنه أقام الدليل وأقام البينة على ما قاله في ذلكم المحذر منه فهذا هو فرضنا والواجب علينا وإلا ضاعت السنة
فإن كثير من أهل الأهواء يخفي أمرهم على جمهرة أهل العلم ولا يتمكنون من كشف اعوارهم وهتك أستارهم لأسباب منها البطانة السيئة التي تحول بين هذا العالم السني الجليل القوي وبين وصول ما يهتك به ستر ذلك - اللعاب الماكر الغشاش الدساس - البطانة السيئة لا يمكن أن يصل إليه الشيخ حتى أنها تحول بينه وبين إخوانه الذين يحبهم في الله فلا يستطيع أن يقرأ كل شيء
ومنها أن يكون ذلك ليس عنده وقت بل وقته كله في العلم والتعلم ومنها أن يكون بعيداً عن هذه الساحة يكون هذا الشخص مثلاً في مصر أو الشام أو المغرب ( عندكم ما تزعلون علينا ) أو مثلا اليمن وهذا العالم الذي في السعودية لا يدري عما يجري في تلك الساحة ما بلغه ثقة بما يري في تلك الساحة أو الساحات . فهو جاهل بحالهم
ومنها أن يكون هذا العالم قد نمى إلي علمه وتعلق في فكره أن ذلك الرجل ثقة عنده فما استطاع أن يصل إلي ما اكتشفه غيره من أهل العلم للأسباب المتقدمة وغيرها لكن نمى إلي علمه سابقاً انه صاحب سنة أنه يدعوا إلي الله وكان أمامه يظهر السنة وحب أهل السنة والدعوة للسنة ويذكر قصصاً من حياته ومصارعته للأفكار الفاسدة والمناهج الكاسدة ويأتي له بكتب سليمة وما درى عن دسائسه .. فإذاً ماذا نصنع ؟
نعمل على كلام ذلك العالم الذي أقام ذلك الدليل وأقام البينة التي توجب الحذر من ذلك الرجل من كتبه وأشرطته وشخصه وأما ذلك العالم الجليل فهو علي مكانته عندنا لا نجرحه ولا نحط من قدره ولا نقلل من شأنه بل نعتذر له نقول ما علم هذا لو علم ماعلمنا لكان عليه مثلنا أو اشد منه

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Question :

Certaines personnes rejettent les critiques des savants de la Sounna envers certains innovateurs prétextant que d'autres savants de la Sounna n'ont pas parlé sur ces personnes, disant :
 
« où est la parole de telle et telle personne, pourquoi ne parlent-ils pas ? Si c'était vrai ces savants auraient suivi ».
 
Donc est-il une condition dans la critique d'une personne qu'il faut que la plupart des savants ou la totalité l'ait critiqué ? 

Réponse de Cheikh Mouqbil :

Le problème c'est que ces gens n'ont pas lu le Moustalah (les règles de la science du hadith), ou qu'ils ont lu mais ils dupent les gens.

Ahmad Ibn Hanbal dit de telle personne que c'est un thiqa (digne de confiance) et Yahya Ibn Ma'in dit d'elle que c'est un grand menteur.
 
La parole de Yahya est une critique détaillée, il a vu ce que Ahmad Ibn Hanbal n'a pas vu.

Si un savant de ce siècle démontre l'égarement de Mouhamad Al Ghazali ou Al Qardawi ou le manhaj des ikhwan mouflissines, nous acceptons cela et c'est une obligation de l'accepter.
 
Allâh dit (traduction rapprochée) :

« Ô vous qui avez cru! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair (de crainte) que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait ».

Si une personne 'adil (honnête) nous amène une information, nous acceptons comme on le comprend de ce verset.

Donc où en êtes- vous de ce verset qui prouve que si un 'âdil nous vient avec une information nous acceptons et que si un pervers nous amène une information nous vérifions ?

Ces gens sont des dupeurs, ils contredisent nos savants, anciens et contemporains. 
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Cheikh Rabi' explique :

 

Concernant le Jarh wa Ta'dil :
 
il suffit au Jarh de venir de la part d'un seul savant et il suffit dans le Ta'dil qu'il vienne d'un seul savant.

Si deux savants véridiques, dignes de considération, qui ne suivent pas les passions, sont en divergence au sujet d'une personne, il est obligatoire aux autres gens de science de demander les preuves au savant qui a critiqué.

S'il les apporte, il leur est obligatoire de les accepter.
 
Si l'autre savant (celui qui dit du bien de la personne critiquée) ou un autre que lui s'oppose, l'honorabilité (al 'adala) de ce dernier tombe et on ne lui fait pas confiance concernant la religion d'Allâh .

Si un seul savant amène les preuves et que des dizaines de personnes le contredisent en utilisant le faux, le mensonge et la ruse, on ne les écoute pas.

Nous nous devons d'appliquer cette règle de jarh wa ta'dil lors de tels moments de troubles.
 
Des dizaines de savants critiquent un homme en ramenant les preuves de ses erreurs, égarements et troubles, ensuite certaines personnes ne les écoutent pas, prétextant qu'ils n'ont pas vu clairement la vérité, ceci est une chose qui n'est pas permise.

Dans ce cas, lisons les livres de jarh wa ta'dil et arrêtons- nous à chaque personne critiquée dans ces livres et disons:

« Par Allâh ! La vérité ne m'est pas apparue au sujet de cette personne ! » 

Et arrêtons- nous à chaque croyance critiquée et disons:

« Par Allâh ! La vérité ne m'est pas apparue ! ».

Cette méthode n'est pas acceptable.

Si deux personnes divergent parmi les salafis et que la preuve est avec l'un d'eux, il est obligé de se ranger du coté de celui qui a la preuve.

copié de alminhadj.fr

Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri - للشيخ عبيد بن عبد الله الجابري

Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

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L’obligation d’ordonner le convenable et de condamner le blâmable

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

L’obligation d’ordonner le convenable et de condamner le blâmable
Rissâla [Traités] sur le principe d'obligation d'ordonner le convenable et decondamner le blâmable [Al-Amr bil-Ma'roûf wal-nahî 'an al-Munkar] tiré du « Madjmu' al-Fatâwas » du SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh), ainsi que sur l'obligation d'obéir à ceux qui détiennent l'autorité.
 
A tout être sur la terre, il est essentiel de recevoir des ordres et des interdictions, et il est également essentiel d'ordonner et d'interdire.

Quant bien même se trouverait-il seul, il devrait se donner des ordres à lui-même et s'interdire le bien ou le mal selon les besoins, car Allâh - Ta'âla - dit 
(traduction rapprochée) :
 
« L'âme est certes instigatrice du mal » [1]
 
Ordonner consiste à demander [à une personne] quelque action, volontairement ; interdire consiste à demander [à une personne] l'abandon de quelque chose, volontairement.

Et il faut que chaque être vivant ait en lui-même une volonté et un dynamisme de demande grâce auxquelles il puisse se contraindre et contraindre autrui dans la mesure de ses possibilités, car l'homme est un être vivant que sa volonté fait agir.
 
Les Fils d'Adam ne peuvent vivre qu'en société/groupe ; dès que se réunissent deux hommes, et à plus forte raison davantage, ils doivent se plier à des ordres et des interdictions communes.

C'est pour cela que le minimum requis pour la Prière en commun est de deux croyants, selon le terme : 
« A partir de deux, une société se trouve constituée. » 

Mais, étant donné que cette société [cette ensemble de personne] n'a d'autre but que la Prière, dès que deux personnes se trouvent réunies, l'une dirige et l'autre se laisse diriger, selon la parole du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) à MâlikIbn al-Huwayrith et à son compagnon : 

« Lorsque vient l'heure de la Prière, faites l'appel, priez et que le plus âgé d'entre vous dirige la Prière. » [2].

Or ces deux hommes étaient égaux dans la lecture du Qor'ân.

Pour ce qui concerne ensuite les affaires courantes [Al-'Adiyat], il est dit dans les Sunans que le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : 

« Il n'est pas permis à trois hommes d'entreprendre un voyage sans désigner l'un des deux pour Emir. » [3]
 
Puisque l'ordre et l'interdiction sont une nécessité de l'existence des fils d'Adam, ceux qui n'ordonnent pas le bien comme Allâh et Son Prophète l'ont ordonné et qui n'interdisent pas le mal comme Allâh et Son Prophète l'ont interdit doivent donner et recevoir des ordres ou des interdictions, soit en opposition avec les ordres d'Allâh, soit d'une façon qui unit la vérité révélée et l'erreur non révélée.

Certes, agir ainsi en fait de religion, c'est en inventer une de toutes pièces. [...]
 
Allâh - Ta'âla - a ordonné dans son Livre de lui obéir, et d'obéir à Son Prophète et aux croyants qui détiennent l'autorité, selon Sa Parole (traduction rapprochée) :
 
« O les croyants ! Obéissez à Allâh, et obéissez au Messager et à ceux d'entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allâh et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation [et aboutissement]. » [4]
 
Les « détenteurs de l'autorité » sont ceux qui en disposent et en sont investis, et ce sont là ceux qui ordonnent.

En font partie ceux qui exercent le pouvoir de contrainte et de force, ainsi que ceux qui détiennent la science et le dogme.

C'est pourquoi les détenteurs de l'autorité se divisent en deux catégories : les savants ['Ulémas] et les Emirs [détenteurs du pouvoir].

Lorsqu'ils s'acquittent donc bien de leurs devoirs, les bienfaitssont généraux ; s'ils viennent à se corrompre, cela corrompe l'ensemble [des gens], ainsi que l'a dit Abû Bakr as-Siddîq (radhiallâhu 'anhu) à al-Ahmasiyyah qui lui avait demandé : 
« Combien de temps cet état heureux durera-t-il ? 
Aussi longtemps, répondit-il, que vos Imâms seront sur la voie droite. ».

Il faut comprendre par le terme de détenteurs de l'autorité les rois, les savants, et les personnes liées à l'administration et tout homme préposé à une fonction, car ils font partie de cette catégorie.

Chacun d'eux doit ordonner ce qu'Allâh - Ta'âla - a ordonné ainsi qu'interdire ce qu'Il a interdit ; chacun de ceux qui doivent leur obéir doit le faire lorsque eux-mêmes désobéissent à Allâh - Ta'âla.
 
C'est ce qu'a dit Abû Bakr as-Siddîq (radhiallâhu 'anhu) lorsque, mis à la tête des musulmans, il prononça cette allocution : 

« Ô gens ! Celui qui est fort parmi vous est faible à mes yeux tant que je ne lui ai pas fait observer la vérité. Celui qui est faible parmi vous est fort à mes yeux : je lui ferai obtenir la vérité. Obéissez-moi dans la mesure où j'obéirai moi-même à Allâh ! Si je désobéis à Allâh, vous ne me devez plus obéissance. »[5]
 
[1] Coran, 12/53
[2] Rapporté par Muslim dans son Sahîh
[3] Rapporté par L'imâm Ahmed dans son Mousnad
[4] Coran, 4/59
[5] Madjmu' al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, Vol-28

 

copié de manhajulhaqq.com
 

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

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La précipitation des gens à émettre la fatwa

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La précipitation des gens à émettre la fatwa

Question :

 
Lorsqu'une question sur un sujet religieux est posée dans une assemblée rassemblant des gens qui ne sont pas instruits, ceux-ci se précipitent afin de donner leur avis ou une réponse à la question, sans aucune science le plus souvent.

Quelles sont vos remarques au sujet de ce phénomène, éminent cheikh ?

Cela peut-il être considéré comme faire passer quelque chose avant [la parole d'] Allah et de Son Messager ?
 
Réponse :
 
On sait qu'il n'est pas permis aux gens de parler au sujet de la religion d'Allah sans science, car Allah, exalté soit-Il, dit (traduction rapprochée) :

 

« Dis : 'Mon Seigneur n'a interdit que les turpitudes (les grands péchés), tant apparentes que secrètes, de même que le péché, l'agression sans droit et d'associer à Allah ce dont Il n'a fait descendre aucune preuve, et de dire sur Allah ce que vous ne savez pas›. » (1)


Ce qui incombe aux gens, c'est de s'abstenir et de craindre de dire à propos d'Allah ce qu'ils ne savent pas.

La religion ne fait pas partie des affaires de ce bas monde dans lesquelles on peut employer la raison.

Même au sujet des affaires matérielles de ce bas monde dans lesquelles la raison joue un grand rôle, il convient à la personne de prendre des précautions, et de réfléchir posément, car il se peut que la réponse qu'elle a en tête soit donnée par une autre personne... et elle devient ainsi juge parmi ceux qui répondent, et son avis sera le dernier qui tranchera la question.

Très souvent, les gens émettent leurs avis - au sujet d'affaires non religieuses - et si la personne fait preuve de circonspection et de retenue, il lui apparaîtra des vérités qui ne lui étaient pas apparues auparavant, grâce à la multiplicité des avis.

C'est pourquoi je conseille à toute personne de faire en sorte qu'elle soit la dernière à donner son avis, afin d'être le juge entre les différentes opinions, et qu'il lui apparaisse - en scrutant les différents avis - ce qui peut-être ne lui était pas apparu avant de les avoir entendus.

Voilà pour ce qui est des affaires non religieuses.

Mais en ce qui concerne les affaires religieuses, il est strictement interdit à toute personne d'émettre un avis sauf s'il se base sur une science tirée du livre d'Allah, de la Sunna du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, ou des propos des savants.


(1) Al-A'râf, v. 33.

 

Alfâdh wa Mafâhîm fî Mîzân ish-Sharî'a, page 44-46.

copié de fatawaislam.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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La réfutation, à la lumière de la shari'a et de la raison, au correspondant anonyme (dossier)

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La réfutation, à la lumière de la shari'a et de la raison, au correspondant anonyme (dossier)
Ce livre :

"La réfutation, à la lumière de la Shari'a et de la raison, au correspondant anonyme"

est une réponse de l'éminent savant cheikh Ahmad Ibn Yahya An Najmi-qu'Allah lui accorde Sa miséricorde- à un individu qui lui a demandé, de manière cachée et via un proche du cheikh, de cesser de parler sur les groupes.

 
Il était important de traduire des passages de ce livre afin de bien comprendre les différentes ruses des innovateurs et ainsi de ne pas tomber dans leurs pièges. 

Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi - الشيخ أحمد بن يحيى النجمي

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Le pouvoir d’émettre une fatwa est réservé aux savants

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Le pouvoir d’émettre une fatwa est réservé aux savants

Question :


Une personne a-t-elle le droit de s'appliquer à donner des avis juridiques à d'autres personnes sachant qu'il n'y a pas parmi eux de personnes qualifiées pour émettre des avis juridiques ou parce que ces personnes n'ont pas eu la possibilité d'interroger les savants ? 
 
Réponse :
 
Si cette personne est ignorante, comment peut-elle donc s'appliquer à donner des avis juridiques ?!
 
Sur quelle base son effort de réflexion repose-t-il ? 
 
Celui qui ne connaît pas le jugement d'une chose doit se taire et si on l'interroge, il doit répondre : « Je n'ai pas de science ».
 
Lorsqu'Allah dit aux anges (traduction rapprochée) :
  
« Et dit : « Informez-Moi des noms de ces choses, si vous êtes véridiques. » (La vache, v.31) 


[Ils répondirent :] 
(traduction rapprochée) :
 
"Ils dirent : « Gloire à Toi ! Nous ne savons que ce que Tu nous as appris. Certes c'est Toi Celui Qui sait tout, le Sage. "(La vache, v.32)
 
Quant au fait de demander si cette parole :
 
« Si je ne trouve pas de savants qui ont la capacité d'émettre des avis juridiques alors je peux le faire » est juste ou pas ; nous répondons que cet acte est une faute et est interdit.

Ce qu'on doit impérativement répondre à celui qui nous pose une question d'ordre religieux est :
 
« Demande donc aux savants. »
 
De nos jours - Allah soit loué -, les moyens de communication sont très accessibles, la personne peut donc téléphoner [à un savant] ou lui envoyer un courrier par voie des airs ou de terre.
 
Fatwa n°102 tirée du livre intitulé « Le livre de la science »
copié de fatawaislam.com
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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La fatwa sans science

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La fatwa sans science

Question :


Que penser de certaines enseignantes qui émettent parfois des avis juridiques devant leurs élèves sans avoir de science à ce sujet ?

Réponse :

Nous adressons la réponse aux filles qui posent la question à leurs enseignantes, ainsi qu'aux enseignantes qui répondent.

En ce qui concerne les filles, il ne leur est pas permis d'adresser leurs questions aux hommes ou aux femmes, sauf si elles pensent que ceux-ci sont capables d'émettre des avis juridiques, c'est-à-dire qu'il faut qu'ils soient reconnus comme ayant de la science, car c'est la religion qui est concernée, et il faut donc prendre des précautions à ce sujet.

Ainsi, lorsqu'un homme veut voyager vers un pays quelconque, il ne se renseignera pas auprès de n'importe qui, mais recherchera plutôt le guide qui connaît les routes.

Il en est de même pour ce qui est de la route menant vers Allah qui est sa religion, on ne doit se référer qu'à ceux dont on sait - ou dont on est quasi-certains - qu'ils sont capables de donner des avis juridiques.

En ce qui concerne les enseignantes à qui ces questions sont posées, il ne leur est pas permis d'émettre des avis sans science, en raison de la parole d'Allah - Exalté soit-Il (traduction rapprochée) :

« Dis : 'Mon Seigneur n'a interdit que les turpitudes (les grands péchés), tant apparentes que secrètes, de même que le péché, l'agression sans droit et d'associer à Allah ce dont Il n'a fait descendre aucune preuve, et de dire sur Allah ce que vous ne savez pas'. » (1) 

Allah a rapproché le fait de parler à Son sujet sans science avec le polythéisme (Shirk). Et Allah - Exalté soit-il - a dit
 (traduction rapprochée) :


« Qui est donc plus injuste que celui qui invente un mensonge contre Allah pour égarer les gens sans se baser sur aucun savoir ? Allah ne guide pas les gens injustes. » (2) 

On rapporte authentiquement du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, qu'il a dit :

« Quiconque ment volontairement à mon sujet, qu'il prépare sa place en Enfer. » (3)

Il est donc du devoir de la personne à qui la question est posée de ne pas se prononcer, sauf si elle a quelque science à ce sujet, en faisant elle-même des recherches et en scrutant les preuves, si elle en est capable, ou en consultant un savant en qui elle a confiance... car ce domaine touche la religion, et celui qui émet des avis juridiques informe sur la religion d'Allah, Son décret et Sa loi.

Il est donc nécessaire de prendre de très grandes précautions à ce sujet. (4)

(1) 
Al-A'râf, v. 33.
(2) 
Al-An'âm, v. 144.
(3) Rapporté par Al-Bukhârî Chapitre El-'Ilm n°110 et Muslim en introduction n°3 d'après Abû Hurayra. Ce hadith a d'ailleurs été rapporté d'après plusieurs autres Compagnons.
(4) Cheikh Ibn 'Uthaymîn, Dalîl ut-Tâlibat ul-Mu'mina.


copié de fatwas.online.fr

 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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