498 articles avec methodologie - المنهجية

L'issue pour sortir des troubles

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

L'issue pour sortir des troubles

Nous considérons nos jeunes comme étant au-dessus du suivisme aveugle et nous les poussons à rechercher les preuves, les arguments  et les témoignages.

 
Et nous ne prenons pas un  avis sans que nous ayons les preuves complètes de sa validité et de sa supériorité.
 
et Cheikh Al Islam Ibn Taymiya rahimahu Allah a une très belle parole et son sens est :
 
Quand il y a une divergence entre Savants, un prend parti pour un savant et l'autre prend parti pour l'autre savant.
 
Cheikh Ibn Taymiya dit :

" ceci n'est pas permis, interdit ! on ne doit pas prendre parti pour quelqu'un que quand on est sûr que ce dernier est sur la vérité avec des preuves et des arguments clairs".
 
C'est-à-dire, si des savants divergent et se divisent en deux parties toi tu choisis celui que tu veux ?

Ou  il est obligatoire pour toi d'étudier cette affaire et que tu  l'étudies en profondeur et ensuite si une des parties devient prépondérante pour toi avec les preuves évidentes tu penches vers cette vérité qui t'a convaincu tu la fais triompher et tu la montres aux gens ?
 
Ce qu'il t'es obligatoire c'est d'étudier et de ne pas prendre parti pour un côté ou l'autre ou pour une partie ou une autre, que lorsque tu as fait une étude approfondie, jusqu'à ce que la vérité devienne claire pour toi,  tu te mets de son côté, tu appelles à elle ( à la vérité qui t'es apparue), et tu la fais triompher.... etc.
 

cassette " al makhraj min al fitan" (l'issue pour sortir des troubles)

 

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

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Prendre la science d'inconnus (dossier)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Prendre la science d'inconnus (dossier)

Voici un article qui regroupe des fatawas de nos shouyoukhs - qu'Allah les préserve - sur le fait de ne pas prendre la science de n'importe qui.

Cheikh Mohammed Ibn Ramzane Al-Hadjiri - الشيخ محمد رمزان الهاجري

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Cheikh Hamad Ibn Ibrahim Al Outhmân - الشيخ حمد بن إبراهيم العثمان

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Celui qui sait est un argument face à celui qui ne sait pas (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Celui qui sait est un argument face à celui qui ne sait pas (audio)

 
Question :
 
Est -il une condition dans la réplique au contrevenant et la mise en garde contre lui que soient réunis dans cette mise en garde les gens de science ou un seul savant suffit ?

Réponse :

Voici en résumé une règle de jarh wa ta'dil :
 
Celui qui sait est un argument face à celui qui ne sait pas
 
Quand un savant connu pour sa droiture dans le suivi de la Sounna et pour sa taqwa met en garde contre un homme et amène les preuves que cet homme est une personne qui suit ses passions, nous acceptons sa parole et nous mettons en garde contre cette personne cela même si des centaines le contredisent, tant qu'il a amené les preuves de ce qu'il a avancé.
 
Ceci est notre devoir.

Dans le cas contraire, la Sounna disparaîtrait car le cas de beaucoup de Ahl Al Ahwa n'est pas connu pour la plupart des savants.

Ils ne peuvent pas les dévoiler pour plusieurs raisons, parmi elles :
 
Le mauvais entourage qui fait obstacle entre ce savant honorable, sunnite et fort et entre les informations qui permettraient de dévoiler ce grand joueur, ce ruseur, ce dupeur, ce machinateur.

 

Parmi elles :

Ce savant n'a pas de temps. Tout son temps est consacré à la science et à l'enseignement.

 

Parmi elles :

Ce savant se trouve loin de l'endroit où se trouve cet individu (innovateur ou autre). Aucune personne de confiance ne lui a transmis les informations nécessaires. Il ne connaît donc pas la situation de la personne concernée.

 

Parmi elles :

Ce savant est persuadé que cette personne est de confiance, qu'il suit la Sounna, qu'il appelle à Allâh. Devant lui il lui montre la Sounna, l'amour de Ahl As Sounna, l'invitation à la Sounna, et ce savant n'est pas au courant de ses complots.

Dans ce cas là que devons- nous faire ?

Nous prenons la parole du savant qui a amené les preuves qui obligent à prendre garde à cet homme.

Quant à ce savant honorable, on respecte sa valeur et on lui trouve des excuses, nous disons qu'il ne savait pas et que s'il avait su se que nous avons su il aurait adopté notre position ou une position plus dure.


copié de alminhadj.fr

 

 Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri - للشيخ عبيد بن عبد الله الجابري

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La bida'a d'al muwaazanah : Le fait de comparer entre les qualités et les defauts de celui qui est critiqué pour ses erreurs

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La bida'a d'al muwaazanah : Le fait de comparer entre les qualités et les defauts de celui qui est critiqué pour ses erreurs
Une voie innovée s'est répandue dans les rangs de Ahl As Sounna : Al Mouwâzanat (la balance juste). 
 
Son principe : si tu critiques un innovateur pour son innovation dans le but de mettre en garde les gens il te faut absolument citer ses points positifs afin de ne pas être injuste envers lui.
 
Ce principe est très dangereux car il n'a été mis en place que dans le but de défendre les innovateurs.

Comment ?

Par ses conséquences désastreuses : citer leurs « bons côtés » est une invitation à leurs innovations, amène à pencher vers eux, amène à oublier leurs innovations etc...
 
Al hamdou lillâh, les savants ont réfuté ce principe.

Nous allons commencer par lire les réfutations des savants à cette innovation.

Ensuite nous découvrirons ses effets néfastes.

Enfin nous verrons la réponse de cheikh Rabi' à une des ambiguïtés amenés par les partisans de ce principe.
Réfutations des savants à cette innovation

Cheikh 'Abdoulaziz Ibn Bâz

Question :

Concernant la méthodologie de Ahl As Sounna dans la critique de Ahl Al Bida' et de leurs livres : est-il une obligation de citer leurs bons côtés et leurs mauvais côtés ou faut-il ne citer que leurs mauvais côtés ?

Réponse :

Les savants critiquent et exposent les points négatifs et les erreurs afin de mettre en garde les gens.

Quant à ce qui est bon (les points positifs), c'est une chose connue et acceptée.

Le but recherché est de mettre en garde contre leurs fautes, les fautes des jahmia, des mou'tazilas etc...

S'il y a besoin d'exposer ce qu'ils ont comme vérité, on l'expose.

Si quelqu'un demande : « qu'ont-ils comme vérité ? Dans quels points sont-ils en concordance avec Ahl Al Sounna ? et si la personne interrogée connaît la réponse, il expose.

Mais le but majeur et le plus important est d'exposer leurs erreurs afin que le questionneur prenne garde à eux et qu'il ne penche pas vers eux. 

Question

Il y a des gens qui imposent Al Mouwâzanat : si tu critique un innovateur afin de mettre en garde contre lui, il t'est obligatoire de citer ses bonnes actions afin de ne pas être injuste contre lui. 

Réponse :

Non, ceci n'est pas nécessaire.

Si tu lis les livres de Ahl As Sounna tu trouveras que le but est de mettre en garde.

Non pas de dénombrer leurs bonnes actions.

Concernant celui qui a mécru, ses bonnes actions n'ont 'aucune valeur, celui que l'innovation a rendu mécréant.

Ses bonnes actions sont vaines.

Quant à celui que l'innovation n'a pas rendu mécréant, il est en danger.

Voir introduction du livre de cheikh Rabi' qu'Allâh le préserve

Cheikh Al 'Outhaymine

On questionna cheikh au sujet de la parole de l'innovateur 'Adnân 'ar'our : « C'est de l'équité et de la justice lors du conseil et de la mise en garde contre les innovations et ses partisans de citer les bonnes actions de ces derniers à coté de leurs mauvaises actions »

Réponse de cheikh :

Non, ceci est une erreur.
 
On lui demanda alors :
 
Quand tu cites les bons côtés de Ahl As Sounna c'est de l'équité et de la justice de citer également leurs mauvais côtés 
 
Réponse de cheikh :
 
Dans une situation de réplique, il ne convient pas de citer les bons côtés de la personne critiquée, sinon ma réplique serait faible. 

Question :

Même quand ça concerne Ahl As Sounna ? »

Réponse :

Que ça concerne ahl As Sounna ou non.
Comment puis-je répliquer à cette personne et me mettre à le louer ?
Ce n'est pas raisonnable ! 

Voir daf'ou baghyi 'Adnan 'ala 'oulama as Sounna wal Imân

Cheikh Sâlih Al Louhaydân

Question :

« Fait-il partie du manhâj de Ahl As Sounna Wal Jamâ'a dans la mise en garde contre Ahl Al Bida' le fait de citer les bonnes actions des innovateurs, de les vanter et de les élever sous le prétexte de l'équité et de la justice? »

Réponse :

« Qouraysh dans la Jâhilya et les imâms du polythéisme n'avaient-ils pas de bonnes actions à leurs actifs ?

Le Coran a-t-il cité une seule de leurs bonnes actions ?

La Sounna a-t-elle cité une seule de leurs vertus ?

Ils honoraient l'hôte, ils se préoccupaient du voisin, et malgré cela les vertus de ceux qui ont désobéi à Allâh n'ont pas été citées.

Il ne s'agit pas ici de dénombrer les bonnes et les mauvaises actions, il ne s'agit que de mettre en garde contre un danger.
 
Regardez les paroles des imâms tels Ahmad ibn Hanbal, Yahya ibn Ma'iin, etc.. lorsqu'ils qualifiaient quelqu'un de « kadhab » ( grand menteur) , disaient-ils de lui « cependant il a un comportement honorable, il est généreux, il fait beaucoup de prières dans la nuit » ? Non !
 
Ce principe vient de gens qui ignorent les règles du Jarh wa ta'diil, qui ignorent les causes qui amènent à l'obtention du profit et celles qui amènent à éloigner les gens de ce qui peut le faire perdre.
 
Source : k7 salâmatoul manhaj daliil al falâh
Les effets les plus néfastes de cette innovation (par cheikh Rabi' Al Madkhali)
 
Elle amène à dire que les salafs étaient des ignorants

Si ce principe avait une telle valeur on aurait vu les salafs se précipiter à l'appliquer.


Elle amène à dire que les salafs étaient injustes
 
Leurs livres débordent de critiques pures, dépourvues de mouwâzanat.

Qu'allons- nous dire d'eux, de leurs paroles et de livres ?

De deux choses l'une :
 
Ou bien nous disons que leurs critiques exemptes de la citation des bonnes actions sont basées sur la vérité, la justice, le bon conseil, la science, la crainte d'Allâh, etc...et dans ce cas là, cette innovation est réduite à néant, ne tient plus debout.
 
Ou bien nous disons que leurs critiques exemptes de la citation des bonnes actions sont basées sur l'injustice, que leurs méthodologie repose sur la tromperie, l'ignorance, le manque de crainte d'Allâh etc..., et dans ce cas là nous disons d'eux qu'ils étaient les plus injustes des créatures.
 
Non, ils n'étaient pas ainsi, et Allâh refuse cela ainsi que les croyants.
 
Elle amène à magnifier Ahl Al Bida'
 
Cette innovation n'a été mise en place que dans ce but.
 
Il n'y a aucun doute que celui qui observe le travail des salafs en adoptant cette innovation comme principe et l'utilise pour juger les gens, tout cela avec application, il sera obligatoirement amené à rabaisser les salafs et leurs manhaj, à les dénigrer eux, leurs jugements et leurs livres.
Une ambiguïté et sa réfutation


Les partisans du principe d'Al Mouawâzanat avancent des ambiguïtés afin de défendre cette innovation, toutes plus faibles que la toile de l'araignée.
 
Nous allons en voir une ainsi que sa réfutation par cheikh Rabi' al Madkhali.

Les partisans d'Al Mouwâzanat disent :

Allâh dit dans le Coran (traduction rapprochée) :

« Et parmi les gens du Livre, il y en a qui, si tu lui confies un qintâr, te le rend Mais il y en a aussi qui, si tu lui confies un dinar, ne te le rendra que si tu l'y contrains sans relâche. Tout cela parce qu'ils disent: "Ces (arabes) qui n'ont pas de livre n'ont aucun chemin pour nous contraindre." Ils profèrent des mensonges contre Allah alors qu'ils savent. »

Ils disent : « Allâh a blâmé les juifs d'une manière générale, mais il a en même temps montré que certains d'entre eux prenait soin de rendre le dépôt et de ne pas le trahir »

Réfutation de cheikh Rabi' :

Premièrement : personne n'a dit à ma connaissance, ni parmi les compagnons ( en sachant qu'il y a parmi eux le très grand savant ibn 'Abbas) ni parmi les interprètes que ce verset était une preuve légitimant l'équilibre entre les bons et les mauvais côtés ou quoi que ce soit allant dans ce sens.

Et il ne faut pas se soustraire à la compréhension des salafs.

Deuxièmement : ce qu'ont compris les savants du tafsir au sujet de ce verset est uniquement la mise en garde, ou bien d'une manière générale ou bien d'une manière précise.

D'une manière générale comme l'a compris Al Qourtoubi qui dit :

« Allâh a informé qu'il existe parmi les Gens du Livre des personnes traîtres et d'autres honnêtes. Etant donné que les croyants ne distinguent pas cela, il faut tous les éviter. Allâh a insisté sur les Gens du Livre, même si ces deux catégories existent chez les croyants, du fait que la traîtrise chez eux est majoritaire. »
 
D'une manière précise, comme on peut le comprendre de la parole d'Ibn Kathir sur ce verset.
Il m'apparaît que le commentaire de Al Qourtoubi est plus proche de la vérité.

Troisièmement : il y a dans le Coran et la Sounna beaucoup de textes qui blâment les juifs et les chrétiens sans aucune mouwâzanat.

Par exemple la parole d'Allâh au sujet de Banou Isrâ-il (traduction rapprochée) :

« Et ne mêlez pas le faux à la vérité. Ne cachez pas sciemment la vérité »

« Commanderez-vous aux gens de faire le bien, et vous oubliez vous-mêmes de le faire, alors que vous récitez le Livre ? Etes-vous donc dépourvus de raison? »

« Et (rappelez-vous) lorsque Moïse dit à son peuple: "Ô mon peuple, certes vous vous êtes fait du tort à vous-mêmes en prenant le Veau pour idole. Revenez donc à votre Créateur; puis, tuez donc les coupables vous-mêmes: ce serait mieux pour vous, auprès de votre Créateur!"... C'est ainsi qu'Il agréa votre repentir; car c'est Lui, certes, le Repentant et le Miséricordieux! »

Où se trouve l'équilibre entre les points positifs et les points négatifs ?

Ce principe va permettre aux juifs et autre mécréants de dénigrer Allâh, Son Messager, Son Livre, la Sounna de Son Messager, et les savants des musulmans dans tous ce qu'ils ont écrit concernant la critique des sectes, dans les domaines du jarh wa ta'dil. Et il y a une preuve en cela du caractère erronée de cette étrange méthodologie.

Citons d'autres exemples dans la Sounna :

Le Messager صلى الله عليه وسلم dit :

« Que la malédiction d'Allâh soit sur les juifs et les chrétiens : ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme des Massajid ».
( Sahih Al Boukhâri, hadith 3454)

Ibn 'Abbâss a dit : j'ai entendu dire 'Omar Ibn Al Khattâb dire : Qu'Allâh combatte telle personne ! Ne savait-il pas que le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

« Qu'Allâh maudisse les juifs ! les graissent leur étaient interdites et ils les ont enjolivé (maquillé) et vendu. »
(Sahih Al Boukhâri, hadith 3460)

Dans Sahih Mouslim : on informa 'Omar que Samoura vendit de l'alcool. 'Omar dit alors : « Qu'Allâh combatte Samoura ! ne savait-il pas que... » (Jusqu'à la fin du hadith)
 
Où se trouve l'équilibre entre les points positifs et les points négatifs dans la parole du Messager صلى الله عليه وسلم et celle de 'Omar ?

- Quatrièmement : ce verset est une preuve contre ce à quoi appellent les partisans d'Al Mouwâzanat.
 
En effet Il mentionne des personnes parmi les Gens du Livre qualifiés de « traîtres » et d'autres qualifiés d' « honnêtes ».

Si le but de ce verset était d'appliquer Al Mouwazanat, il aurait cité les bons côtés de la catégorie des traîtres et les mauvais côtés de la catégorie des honnêtes, ... ?

Où est donc ce soit disant équilibre entre les points positifs de ceux qui sont qualifiés de traîtres et les points négatifs de ceux qualifiés d'honnêtes ?
 
L'orientation que vous donnez à ce verset vers Al Mouwâzanat implique donc nécessairement qu'il nous est légiféré d'écrire et de parler des points positifs des mécréants et de se taire sur leurs points négatifs, ceci car les points négatifs de cette catégorie de juifs (les traîtres) n'ont pas été citées. Ceci est l'égarement même.
 
Al Mouwâzanat n'est ni obligée ni nécessaire, car Allâh veut mettre en garde les croyants contre le mal et la traîtrise de ces juifs.

Ceci est un but immense par lequel d'énormes profits se réalisent et d'énormes dégâts sont repoussés.

C'est une affaire que les raisons saines ainsi que les rites /lois islamiques immenses respectent, et ce principe de la Mouwâzanat ne réalise pas ce but.
 
Ce principe nous impose donc de ne parler des mécréants qu'en citant leurs bons côtés.

La parole d'Allâh (traduction rapprochée) :
 
« Que périssent les deux mains d'Abû-Lahab et que lui-même périsse. Sa fortune ne lui sert à rien, ni ce qu'il a acquis. Il sera brûlé dans un Feu plein de flammes, de même sa femme, la porteuse de bois, à son cou, une corde de fibres.»
 
aurait donc été injuste envers Abou Lahab et sa femme vu qu'elle n'aurait pas appliqué ce principe.

Il en est de même de Pharaon, Haman et tous les mécréants qu'Allâh a cités dans son livre.
 
traduit par Ayoub Abou Youssouf
Shaikh Salih al-Fawzaan à propos de la bid'ah
de la Muwaazanah (« équilibrage »)

Introduction

La Louange est à Allah.
Nous Le louons et implorons Son aide ainsi que Son pardon.
Nous nous réfugions auprès de Lui contre le mal de nos propres âmes et contre nos mauvaises actions.
Nul ne saurait égarer celui qu'Allah guide ou guider celui qu'Il a égaré.
J'atteste qu'aucune divinité n'est digne d'être adorée en dehors d'Allah, L'Unique et sans associé, et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Messager .
 
On demanda à Shaikh Salih al-Fawzaan : 

"Sommes nous tenus de mentionner les qualités de celui contre qui nous mettons en garde ?"

Le Shaikh répondit :

"Non, ne mentionnez pas leurs qualités.

Mentionnez seulement l'erreur dans laquelle ils sont tombés.

Vous n'êtes pas chargés de leur procurer une tazkiyah (recommandation).

Ce que vous êtes chargés de faire, c'est d'expliquer l'erreur dans laquelle ils sont afin qu'ils puissent s'en repentir, et afin que d'autres puissent s'en écarter.".

Source : Kitaab ul-Ajwibah al-Mufeedah fee al-Jadeedah As'ilatil-Manaahij (p. 13-14).

On demanda également à Shaikh Salih al-Fawzaan :

Question :

Selon une idée répandue chez les jeunes aujourd'hui, il serait obligatoire de contrebalancer qualités et défauts lorsque l'on critique une personne. Ils disent ainsi :

Lorsque l'on critique telle ou telle personne à cause d'une innovation et que l'on expose ses fautes, il est nécessaire de mentionner également ses qualités (ce à des fins de justice et d'équité).
Est-ce donc le manhaj (méthodologie) ?
Cette façon de critiquer est-elle correcte ?
Est-il nécessaire pour moi de citer les qualités quand je critique ?

Shaikh al-Fawzaan Salih :

Quand celui que l'on critique est d'Ahl us-Sunnah wal-Jamaa'ah et que ses erreurs ne sont pas relatives à la 3aqiida, alors oui... Ses bons cotés et ses qualités sont mentionnées.

Ses fautes et ses erreurs sont moindres comparées à l'aide qu'il apporte à la Sunnah.

Mais quand celui qui est critiqué fait partie des gens de l'égarement, des Gens de la déviation et des gens aux principes destructeurs et altérés, alors il ne nous est pas permis de mentionner leurs bons cotés - quand il y a des bons cotés - parce que les mentionner induit les gens dans l'erreur et les amène à se faire une bonne opinion de ce fourvoyé, de cet innovateur et de ce déviant ou de cette personne à l'esprit partisan (hizbiyy).

Il risque d'accepter les idées de ce fourvoyé ou de cet innovateur ou de cette personne à l'esprit partisan.

Et Allah jalla wa 'alaa en vilipendant les mécréants, les criminels et les hypocrites, n'a mentionné aucune de leurs qualités.

De même les gens de science parmi les salaf ont réfuté les idées des Jahmiyyah et Mu'tazilah et des gens de l'errance (égarement) sans jamais mentionner leurs bons cotés.

C'est parce que leurs bonnes actions sont supplantées par leur égarement, leur mécréance, leur déviation et leur hypocrisie.

Il ne sied donc pas de dénoncer un égaré qui fourvoie les gens, un innovateur, un déviant et ensuite de mentionner ses qualités et dire que c'est un homme de bien, qu'il a tel ou telle qualité mais qu'il a commis une erreur. 

Nous vous disons : le fait de vanter ses mérites a plus de poids que le fait de dénoncer son égarement car les gens s'attacheront à cette louange.

Donc lorsque vous vous faîtes les avocats de cet innovateur qui égare les gens et que vous vantez ses mérites, vous induisez alors les gens en erreur et cela ouvre la porte à l'acceptation des idées de ceux qui fourvoient les gens. » 

Il continua jusqu'à ce qu'il dise :

Quant aux sources de ce doute au sujet du fait de contrebalancer les défauts par les qualités lorsque l'on critique, un jeune s'est exprimé et a écrit un livre dans ce sens.

D'autres ont ensuite accueilli tout cela avec joie.

Je suis tombé sur ce livre dans lequel l'auteur argumente en faveur du fait de contrebalancer et j'ai également lu le travail de cheikh Rabee' bin Haadee al Madkhalee et il a réfuté de façon complète les thèses de ce livre dont l'auteur justifie l'usage du « contre-balancement », dévoilant ce que ce mot recouvre d'erreurs et de contre vérités, et expliquant la méthode employée par les salaf dans leurs réfutations : Ils critiquaient ceux qui fourvoyaient les gens, sans vanter, par ailleurs, leurs mérites, car cela aurait été contradictoire.  

Source : Kitaab ul-Ajwibah al-Mufeedah fee al-Jadeedah As'ilatil-Manaahij

Qu'en est-il, alors, d'un innovateur égaré qui dit ouvertement des paroles de Koufr (mécréance) et d'apostasie, qui rapporte des paroles de la plupart des sectes, tels les Rafidha (chiites), Ash'ariyyah, Mu'tazilah, Khawariij, Jahmiyyah etc..., qui jète l'anathème (takfiir) sur certains compagnons du messager d'Allah, sala Allah 3alayhi wa salam, qui se moque de l'un des messagers et diabolise Uthmaan, radhi Allah 3anhou, et appelle à un Jihad destructeur contre les musulmans et propage une ignorance importante ainsi qu'un égarement évident au sujet de l'islam - qu'en est-il quand il est élevé au rang de "Imam de la guidée" dans les écrits des néo-Qutubis tel Salman Al-3awdah, le premier à avoir revivifié cette bid'ah, après que les fondations de celle-ci furent établies par Hassan Al-Banna il y à quelques dizaines d'années de cela ? ! !
 
Et c'est dans cet état et sous ces conditions que se trouvent les néo-Qutubis et la secte de Abdur-Rahmaan Abdul-Khaaliq qui ont ouvert la porte de la tribulation, en y entrant au nom de Ahl us-Sunnah, qui ont fait la louange des innovateurs et des groupes de l'innovation en ayant montré de l'amour et de la fidélité pour leurs personnes.

Oui, et ces livres sont bien ceux que les extrémistes Murji'ah de notre époque, comme Cheikh Rabee3 les a lui-même nommés, essayèrent de discréditer, d'attaquer et de ridiculiser, dévoilant au grand jour leur ignorance évidente de cette affaire.

Et leurs collègues en occident, ceux qui sont empoisonnés par la doctrine néo-Qutubi, ont aussi rejoint les travaux de ceux qui ont inventé cette bid'ah de la "Muwaazanah", et ils ont également suivi leurs mentors et leaders dans la volonté de jeter le dédain sur Cheikh Rabee en l'accusant et en l'attaquant à tort.

Tiré de salafipublications.com
Traduit par Abou Ali et Abou Abdillah 

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Peut-on prendre la science des gens qui avaient un minhaj correct et qui se sont égarés par la suite ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Peut-on prendre la science des gens qui avaient un minhaj correct et qui se sont égarés par la suite ?

Question :

 
Ceux qui étaient autrefois considérés comme étant sur le Manhadj correct et ensuite en ont dévié, nous est-il permis d'écouter leurs cassettes et lire leurs livres qu'ils ont écrit auparavant et aussi d'assister à leurs conférences ? 

Réponse :

Je ne conseille pas que leurs livres soient lus ou leurs cassettes écoutées, et j'admire la grande parole de Cheikhoul Islam Ibn Taymiyyah, qu'Allah lui fasse miséricorde, quand il a dit :


« Si Allah n'avait pas créé Al-Boukhari et Mouslim, la religion aurait été perdue. »


Vraiment, Allah le Très-Haut préserve Sa religion.
Il, le Très-Haut a dit :
 
إِنَّا نَحْنُ نَزَّلْنَا الذِّكْرَ وَإِنَّا لَهُ لَحَافِظُونَ

 

-traduction relative et approchée-

«En vérité c'est Nous qui avons fait descendre le Dhikr, et c'est Nous qui en sommes Gardien.» (Sourate 15 verset 9)

Je conseille de prendre des distances par rapport au fait de lire leurs livres, d'écouter leurs cassettes et d'assister à leurs conférences, car ils sont dans le besoin de Daawah et de retourner au Livre d'Allah et à la Sounnah du Messager d'Allah -Prières et bénédiction d’Allah sur lui- et de se repentir à Allah le Très-Haut de ce qui a eu lieu à cause d'eux sur la question du Golfe et autre que cela. 

livre : « Tuhfatul-Mujeeb ‘an As’ilatil-Haadhir wal-Ghareeb, question no. 27»
copié de darwa.com
                                          
 Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

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La mise en garde reste du domaine des gens de science

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La mise en garde reste du domaine des gens de science

Question :

 
Est-ce que la mise en garde (tahdhîr) des voies opposées à la Voie des [Pieux] Prédécesseurs est obligatoire (wâdjib) ?
 
Réponse :
 
Oui, il nous est obligatoire de mettre en garde contre les voies (manâhidj) en contradiction (mukhâlifah) avec la Voie des [Pieux] Prédécesseurs [car] cela est le conseil pour Allâh, Son Livre, Son Messager, les Imâms (guides, responsables) des musulmans et l’ensemble [de la Communauté] [1].
 
Nous [devons] mettre en garde contre les gens du mal (ahlu-chchurûr), les voies opposées à la Voie de l’Islâm [des Premiers], de clarifier les inconvénients (madâr) de ces [oppositions] aux gens et les inciter à s’attacher (tamassuk) au Livre [d’Allâh] et à la Sunnah [Prophétique] ; cela est exigé [de nous].
 
Mais ceci [reste] l’affaire des Gens de science qui leur est sommé de s’ingérer dans ces sujets et d’éclairer les gens par une méthode convenable (lâ iqah), légiférée (machrû’ah) et couronné du succès (nâdjihah) avec la Volonté d’Allâh.
 
[1] Notes :
 
-Pour Allâh : Croire en Lui et à la perfection de Ses Attributs, l’unifier reconnaître sincèrement son Unicité et l’adorer en mettant Ses Ordres à exécution et s’éloigner de Ses Interdits, rendre véridique toutes Ses Informations, rejeter le polythéisme sous toutes ses formes…
 
-Son Livre : Croire qu’il est la Parole incréé et protégée du Seigneur descendu sur Son Serviteur englobant le juste et l’utile, l’apprendre, appliquer Ses Commandements et y appeler les gens, l’enseigner, méditer sur ses paraboles, revenir à lui en cas de différents…
 
-Son Messager : Croire qu’il est le dernier Envoyé du Seigneur à l’Humanité entière, rendre véridique ce avec quoi il est venu de la part de Son Maître, appliquer Sa Sunnah et y appeler les gens, l’aimer plus que soi-même, ses proches et ses biens, honorer sa famille et Compagnons...
 
-Les responsables des musulmans (ceux qui ont un pouvoir général (roi, président, émir, sultan…) et particulier (ministres, maires, père…) : Les assister dans la vérité et se ranger derrière eux, leur obéir dans le bien et appeler les gens à cela, l’interdiction de sortir contre eux par les armes, la parole, les conseiller avec sagesse et savoir s’ils fautent et patienter en temps d’injustice tout cela pour préserver l’unité de la Communauté…
 
-L’ensemble [de la communauté, des musulmans] : Respecter les âgés des musulmans et être miséricordieux envers les petits, aimer et détester pour eux ce qu’on aime et déteste pour soi-même, leur enjoindre le bon et réprimer le répréhensible avec douceur et sincérité, leur enseigner le bien… et comme l’a dit Chaykh Al-‘Uthaymîn – qu’Allâh lui fasse miséricorde – : « … et le premier qui entre dans « l’ensemble [de la communauté, musulmans]  » c’est la personne même c’est-à-dire qu’elle se conseille [en premier] … ».
 
Ceci est un résumé et vous pouvez lire, pour avoir un meilleur aperçu, un très bon livre intitulé : « charhu-larba’îna-nnawawîyyah – l’explication des quarante [ahâdîth] de Nawâwî » qui regroupe l’explication de l’Imâm An-Nawawî, Ibn Daqîq Al-‘Îd, As-Sa’dî et Al-‘Uthaymîn. Page 70 à 76.
 

Source de la fatwah : Tiré de « al-adjwibatu-lmufîdati ‘an as ilati-lmanâhidji-ldjadîdah » page 136 et question 53.

copié de mukhlisun.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Commander le convenable et proscrire le blâmable

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Commander le convenable et proscrire le blâmable
Le convenable, c'est tout ce que la Législation ordonne
Et le blâmable, c'est tout ce que la Législation proscrit


Les gens de la Sounnah et du groupe ordonnent le convenable et proscrivent le blâmable et appliquent ce que la Législation ordonne et proscrit, et sur cela ils ne sont pas négligents.
Ceci dit, commander le convenable et proscrire le blâmable requiert des conditions, comme le fait de savoir ce que la Législation indique et commande dans ce sens.

 

Parmi ces conditions, il y a :

 

-La première est qu'il faut connaître la Législation sur le jugement de ce qui est commandé et de ce qui est prohibé. On ne doit pas commander un ordre sans savoir que la Législation l'ordonne à la base.

 

Comme on ne doit pas proscrire une chose sans savoir que la Législation à la base la proscrit. Et cela ne doit pas être fait sur la base de doutes et de suspicions. Ceci en conformité à la parole d'Allâh - Ta'âla - qui a dit à Son Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) (traduction rapprochée) :

« Et ne poursuis pas ce dont tu n'as aucune connaissance. L'ouïe, la vue et le cœur : sur tout cela, en vérité, on sera interrogé. » [1]

Et 
(traduction rapprochée) :

« Et ne dites pas, conformément aux mensonges proférés par vos langues : « Ceci est licite, et cela est illicite », pour forger le mensonge contre Allâh. Certes, ceux qui forgent le mensonge contre Allâh ne réussiront pas. » [2]

Lorsque l'on voit une personne en particulier faire une chose considérée à la base comme permise, il n'est pas permis de l'interdire avant de savoir (par les preuves) que cela est interdit ou prohibé.

Si on voit une personne délaisser une chose que l'on pense être une adoration, il n'est pas permis de lui ordonner de la faire avant de savoir (par les preuves) que cela est légiféré et ordonné par la Législation.
  
-La deuxième condition est qu'il faut savoir ce qu'il en est concernant la situation des personnes à qui l'on ordonne une chose.

 

A savoir est ce qu'elle fait partie des personnes à qui l'on peut ordonner ou interdire une chose ?

Si on voit une personne en particulier et que l'on doute de savoir si elle est responsable (dotée de raison) ou pas, dans ce cas précis, on ne doit pas lui ordonner de faire une chose jusqu'à temps d'avoir éclairci la situation la concernant.
 
-La troisième condition est qu'il faut connaître la situation et la responsabilité de la personne à qui l'on commande une chose.

A-t-elle ou pas à appliquer cette chose ?

Si on voit une personne en particulier entrer dans la mosquée et puis s'assoir, et nous doutons de savoir si elle a prié ou pas les deux unités de prière de salutation de la mosquée, nous ne devons donc pas la condamner comme nous ne devons pas lui ordonner une chose jusqu'à temps d'avoir éclairci la situation.

La preuve à cela est que lorsque le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) faisait un jour le sermon du vendredi, un homme est entré à la mosquée et puis s'est assis.

Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) lui a dit : 

« As-tu prié les deux unités ? » 
L'homme a répondu non.
Et le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : « Lève-toi et prie ces deux unités. »
 [3]

C'est comme ce qui m'a été dit concernant certaines personnes qui disent que l'enregistrement audio du Qor'ân est interdit.

Car ils considèrent que cela est un manque de respect à l'égard du Qor'ân selon eux.

Et ils interdisent ainsi aux gens d'enregistrer le Qor'ân dans une cassette et blâment ceux qui s'y donnent. 

Nous leur disons : le blâmable serait ce que tu leur interdis alors que tu ne sais même pas si cela est blâmable !

Il est obligatoire que tu saches si cela est blâmable dans la religion d'Allâh.

Car cela n'est pas une adoration (l'enregistrement audio).

Et pour ce qui est de l'adoration, cela est quand nous voyons une personne qui adore par le biais d'une chose.

Et on ne sait pas si Allâh a ordonné ceci ou pas.

Dans ce cas, nous l'interdisons.

Car le fondement dans l'adoration, c'est l'interdiction [en l'absence d'une preuve précise le permettant].
 
-La quatrième condition est que la personne soit capable de mettre en application le commandement du convenable et la proscription du blâmable sans que cela ne lui cause du tort.

Si cela peut lui causer du tort, alors cela ne lui est pas obligatoire.

Mais si elle peut l'appliquer et en même temps patienter (face aux difficultés), et bien cela est meilleur.

Car l'ensemble des obligations sont conditionnées par la capacité et l'aptitude. Ceci en conformité à la Parole d'Allâh - Ta'âla - qui dit 
(traduction rapprochée) :

« Craignez donc Allâh autant que vous pouvez » [4]

Et 
(traduction rapprochée) :

« Allâh n'impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. » [5]

Si une personne craint d'être tuée si elle ordonne le convenable, il ne lui est pas obligatoire d'ordonner cela.

Car elle est, dans cette situation, incapable de le faire.

Bien plus, cela est interdit pour elle.

Certains savants ont dit : 
« Au contraire, il est obligatoire pour cette personne d'ordonner le convenable, et la menace de la mort n'est pas une limite l'empêchant d'agir. » 

Ceci dit, la parole la plus juste est la première.

Delà, s'il y a un quelconque tort, comme l'emprisonnement ou autre pour la personne qui s'y donne, elle doit délaisser le commandement du bien et l'interdiction du blâmable de crainte des conséquences.

Et cela jusqu'à ce qu'elle n'est plus de crainte pour sa personne.
 
-La cinquième condition est qu'il ne faut pas que l'ordre sur le commandement du bien et l'interdiction du blâmable engendre un mal plus grand que ce qu'il en est déjà.

Car si son ordre engendre cela, il n'est pas demandé de le faire.

Bien plus, il n'est pas permis dans ce cas d'ordonner le bien et de condamner le blâmable.
 
-La sixième condition est qu'il faut que celui qui ordonne ou condamne soit une personne qui soit ferme sur l'ensemble de ce qui est interdit - et cela sur la base de ce que voient certains savants sur la question. 

Et si elle n'est pas capable d'appliquer cela (d'être elle-même déjà ferme), alors elle ne doit pas ordonner le convenable et proscrire le blâmable.

Ceci en conformité à la Parole d'Allâh - Ta'âla - qui a dit aux enfants d'Israël 
(traduction rapprochée) :

« Commanderez-vous aux gens de faire le bien, et vous oubliez vous-mêmes » [6]

Si cet homme ne prie pas et bien il ne doit ordonner à personne d'autre que lui la prière, quand il consomme du vin, il n'interdit à personne d'autre que lui le vin. Et ces savants [soutenant cet avis] avancent des traditions et opinions supportant leur position.

Ceci dit, la majorité des savants contredisent cet avis et disent : 

« Il est obligatoire pour la personne d'ordonner le convenable même si elle ne l'applique pas elle-même. Et il est obligatoire de proscrire le blâmable même si elle ne l'applique pas elle-même. Et Allâh - Ta'âla - a réprimandé les enfants d'Israël, non pas pour le fait qu'ils ordonnaient la piété aux gens, mais pour les deux choses ensembles, à savoir le commandement de la piété et le fait de s'oublier soi-même ». 

Et cet avis - des savants - est l'avis le plus authentique. [7]

[1] Coran, 17/36
[2] Coran, 16/116
[3] Rapporté par al-Bukhârî
[4] Coran, 64/16
[5] Coran, 2/286
[6] Coran, 2/44
[7] Kitâb « Charh al-'Aqîdat al-Lawâssitiyyah » du SHeikh Ibn 'Uthaymîn, p.651-656

 
copié de manhajulhaqq.com
 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Les salafs face aux innovateurs

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les salafs face aux innovateurs

AlFodayl Ibn 'yad a dit :

 

"Je mangerai avec un juif ou un chrétien mais je ne mangerai pas avec une personne de l'innovation et j'aimerai qu'il y ait un mur de fer entre moi et la personne de l'innovation".

Charh assounnah - AlBarbahary

 

قال الفضيل بن عياض

آكل مع يهودي ونصراني ولا آكل مع مبتدع وأحب أن يكون بيني وبين صاحب بدعة حصن من حديد

 شرح السنة للبربهاري - ص 138 / 139

AlFodayl ben 'yad a dit :

 

"Ne restez pas avec les gens de l'innovation car je crains que ne descende sur vous la malédiction (d'Allâh)".

Charh assounnah - AlBarbahary

 

قال الفضيل بن عياض

لا تجلس مع صاحب بدعة فإني أخاف أن تنزل عليك اللعنة

شرح السنة للبربهاري

AlBarbahary a dit :
 

"Les gens de l'innovation sont comme les scorpions qui enfouissent leur têtes et leur corps dans la terre et laissent sortir leur dard, et s'ils leur arrivent d'avoir la possibilité de piquer ils le font. 

C'est la même chose pour les gens de la passion, ils se cachent parmi la masse de la population et s'ils arrivent à avoir la possibilité d'appeler à leur innovation ils le feront et propagent ce qu'ils veulent propager".

Tabaqât alhanâbal volume 2 page 41


قال البربهاري

مَثَل أصحاب البدع مَثَل العقارب يدفنون رؤوسهم وأبدانهم في التراب ويُخرجون أذنابهم فإذا تمكّنوا لدَغوا

وكذلك أهل البدع هم مختفون بين الناس فإذا تمكنوا بلغوا ما يريدون

طبقات الحنابلة - 2 / 41

 

 Publié par 3ilmchar3i.net

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Compiler les fautes des prédicateurs dans des cassettes (audio)

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Compiler les fautes des prédicateurs dans des cassettes (audio)

 

Question :

 
Certains étudiants poursuivent une a une les fautes de certains prédicateurs les compilent et les mettent dans des k7.

Ils réservent pour chaque prédicateur une k7 dans laquelle ils citent leurs fautes et ses (difficilement audible)

 
Est-ce que cela fait partie du bon manhaj ?
 

Réponse :
 

Si le but visé est d'exposer la vérité et d'exposer la faute alors c'est une bonne chose.
 
Cela fait partie de la daw'a à Allâh.

Il s'agit d'exposer les fautes afin que les gens ne tombent pas dedans.

Par contre si le but visé est de faire cela par pur plaisir ou pour se venger de la personne ou pour la dénigrer alors cela n'est pas permis. 


copié de alminhadj.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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A quoi reconnaît-on la hizbiya ?

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A quoi reconnaît-on la hizbiya ?
Question : 
 
Comment mettre en garde les jeunes des groupes sectaires qui ne sont pas apparents, et [des groupes] contre lesquels seules quelques personnes mettent en garde ?

Et comment le jeune peut savoir qu'il diverge du manhaj des prédécesseurs en cela ?

 
Réponse :
 
Il le sait à l'alliance étroite.

Celui donc, qui est avec eux, ils l'honorent, et invitent les gens à [assister] à ses conférences et à se joindre autour de lui.

Et celui qui n'est pas avec eux, ils le considèrent comme leur ennemi.

Et comme les gens demandent aux savants pour la prière, le divorce, l'aumône, le pèlerinage, et les choses courantes, il convient d'interroger les Gens de science et de leur décrire les gens de l'alliance étroite.

Est-ce une affaire islamique ou pas?

Et comme dit Allah (عز وجل):
 
وَإِذَا جَاءَهُمْ أَمْرٌ مِنَ الْأَمْنِ أَوِ الْخَوْفِ أَذَاعُوا بِهِ وَلَوْ رَدُّوهُ إلَى الرَّسُولِ وَإِلَى أُولِي الْأَمْرِ مِنْهُمْ لَعَلِمَهُ الَّذِينَ يَسْتَنْبِطُونَهُ مِنْهُمْ
 
Et lorsque leur vient une affaire rassurante ou alarmante, ils la diffusent. Et s'ils la renvoyaient au messager et à ceux qui détiennent le commandement parmi eux, ceux d'entre qui cherchent [la vérité] auraient su. (4:83)

Et Il dit:
 
فَاسْأَلُوا أَهْلَ الذِّكْرِ إِنْ كُنْتُمْ لَا تَعْلَمُونَ
 
Demandez donc aux Gens du Rappel si vous ne savez pas! (16:43)

Et Il dit également:
 
وَتِلْكَ الْأَمْثَالُ نَضْرِبُهَا لِلنَّاسِ وَمَا يَعْقِلُهَا إِلَّا الْعَالِمُونَ
 
Et ces exemples, nous les donnons aux gens mais seuls les savants les comprennent. (29:43)

Et Il dit au sujet des compagnons de Qârûn lorsqu'il sortit dans son bel apparat:
 
فَخَرَجَ عَلَى قَوْمِهِ فِي زِينَتِهِ قَالَ الَّذِينَ يُرِيدُونَ الْحَيَاةَ الدُّنْيَا يَا لَيْتَ لَنَا مِثْلَ مَا أُوتِيَ قَارُونُ إِنَّهُ لَذُو حَظٍّ عَظِيمٍ (79) وَقَالَ الَّذِينَ أُوتُوا الْعِلْمَ وَيْلَكُمْ ثَوَابُ اللَّهِ خَيْرٌ لِمَنْ آمَنَ وَعَمِلَ صَالِحًا وَلَا يُلَقَّاهَا إِلَّا الصَّابِرُونَ

Il sortit à son peuple dans son bel apparat.

Ceux qui voulaient la vie présente dirent (traduction rapprochée) :

"Si seulement nous avions comme ce qui a été donné à Qârûn! Il a certes eu une immense part!" *

Et ceux qui avaient reçu la science dirent (traduction rapprochée) :

"Malheur à vous! La récompense d'Allah est meilleure pour celui qui croit et agit pieusement! Et seuls les endurants la recevront." (28:79)
 

Et prends garde de vendre ta religion et ta vie pour un peu d'argent dérisoire et éphémère car ils ont certes gâché leurs vies et leur religion en courant derrière les groupes sectaires que ce soit une hizbiyyah fermée ou apparente.

Et la hizbiyyah fermée apparaîtra lors des élections.

Muhammad Al Mahdî dit:  Qui me convaincra que je suis un hizbi ? 

Et ainsi sont les autres...

Et les Frères musulmans ont gâché leurs vies et ont perdu la confiance des gens envers eux.

Et s'ils étaient revenus au Livre et à la Sunnah et avaient fait les efforts qu'ils font dans la course [aux groupes sectaires] pour appeller au Livre et à la Sunnah, tu aurais vu les communistes, les ba'this, et les nassériens abandonnés et méprisés.

Mais ce sont eux qui les ont reconnus, et à cause de cela, c'est devenu irréparable.

Puis, après ceci, nous les entendons dire:  Les Gens de la Sunnah nous ont abandonné ! 

Je dis: Est-ce que nous gâcherions notre religion et nos vies comme eux?

S'ils délaissent [leur faux] et se soumettent au Livre et à la Sunnah, les Gens de la Sunnah sont prêts à ne pas les abandonner.

Le prophète (صلى الله عليه وعلى آله وسلم) a dit: 

« Le musulman est le frère du musulman, il n'est pas injuste envers lui, ne l'abandonne pas et ne le méprise pas. La piété (taqwâ) est ici. » en désignant sa poitrine à trois reprises. « Il suffit à la personne comme mal de mépriser son frère musulman. Tout le musulman est sacré au musulman: son sang, son bien et son honneur. » (1)

 

Qu'ils se soumettent donc au Livre et à la Sunnah et qu'ils disent: Nous mécroyons aux décisions du Conseil de sécurité!


Et aux décisions des Nations Unies et en la démocratie!

Et qu'ils soient véridiques en cela. Et nous seront avec eux une seule main contre les ennemis de l'Islam.

Quand à: Pourquoi ne nous brulons pas nous-mêmes car ils ont certes brulés, alors non!

Les gens n'ont eu confiance dans la da'wah des Gens de la Sunnah que parce qu'elle ne change pas !

(1) NdT: Rapporté par Muslim d'après Abû Huraïran 

 

(تحفة المجيب على أسئلة الحاضر والغريب) tome 1/88

 

Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

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Comment se propage le faux ?

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Comment se propage le faux ?
Allah dit (traduction rapprochée) :


« Et ceux qui ne savent pas disent : « Pourquoi Allah ne nous parle-t-Il pas, ou pourquoi un signe ne nous vient-il pas ? » Ceux qui sont venus avant eux disaient exactement la même chose. Leurs cœurs se ressemblent. Nous avons clairement exposé les signes pour les gens qui ont une foi ferme. » (Al-Baqarah, v.118)

« 
Se sont-ils transmis cette parole ? Ils sont plutôt des gens transgresseurs. » (Ad-Dhâriyât, v.53)

 

Ibn Al-Qayyim dit à propos des causes de la propagation du faux

 

- Première cause : Que l'adepte du Faux vienne en embellissant et en enjolivant ses propos, en inventant des sens, en se parant de l'habit de l'éloquence et de formules élégantes, et ainsi les esprits faibles se pressent de l'accepter, l'apprécier, l'adopter et de le suivre.

 

Il est semblable en cela à celui qui présente une marchandise embellie et trompeuse à celui qui n'en connaît ni la face cachée ni la réalité.
 
Il l'a lui embellie et l'a lui fait aimer, et c'est là ce sur quoi s'appuie toute personne voulant propager le Faux, car il ne peut le faire qu'en l'embellissant, en l'enjolivant, et en le présentant à celui qui en ignore la réalité. Allah dit (traduction rapprochée) :
 
« Ainsi avons-Nous attribué à chaque prophète un ennemi : des démons d'entre les hommes et les djinns qui s'inspirent trompeusement les uns aux autres des paroles embellies. Or, si ton Seigneur avait voulu, ils ne l'auraient pas fait. Laisse-les donc avec ce qu'ils inventent. » (Al-An'âm, v.112)
 
Allah a mentionné qu'ils s'aidaient dans la désobéissance aux prophètes en s'adressant des paroles enjolivées, égarant ainsi les ignorants et les esprits faibles.

Il a mentionné la cause de celui qui commettait l'acte et de celui qui l'acceptait.

Puis Il mentionna l'agitation de ces âmes ignorantes dans leurs inclinations, penchants et agréments en raison des enjolivements dont on les recouvre et qui trompe celui qui les écoute.

Lorsqu'elles se sont inclinées vers lui et l'ont accepté, elles commirent ce que cela implique comme fausseté en paroles et en actes.

Médite sur ces versets et le sens éminemment important qu'ils recouvrent, montrant les fondements du faux et mettant en garde contre le fait d'y tomber ou d'être trompé par lui.

Si tu médites sur les propos des adeptes du Faux tu verras qu'ils l'ont habillé d'expressions et ont choisi pour lui des termes élégants qui conduisent toute personne qui n'a aucune clairvoyance à l'accepter, et la plupart des gens sont ainsi.

Même les pervers donnent aux plus grandes turpitudes des noms qui n'attirent pas l'attention et vers lesquels penchent les natures.

 

- Deuxième cause : Extraire le sens qu'il veut nier par une fausse interprétation sous une forme laide faisant fuir les cœurs et attirant l'attention. 
 
Il choisit les termes les plus détestables et les moins à même de toucher le cœur, mais sont au contraire ceux qui les font le plus fuir.

Celui qui entend cela pense alors que le sens est celui indiqué par ces termes, et c'est ainsi qu'agissent les adeptes de l'innovation et de l'égarement de tous les groupes.

C'est essentiellement ainsi qu'ils font fuir de la vérité et appellent au Faux.

C'est pourquoi ils ont inventé des sobriquets infâmes pour les adeptes de la Sunna, en les nommant : les incohérents, les jeunots, les opposants, les fatalistes, les anthropomorphistes, les assimilateurs, et d'autres choses semblables.

 

Troisième cause : Que l'innovateur impute sa fausse interprétation et son innovation à une personne de haut rang, célèbre et sensée, un membre de la famille du Prophète (salallahu 'alayhi wasalam), ou une autre personne louée dans la Communauté et connue pour sa véracité, afin d'attendrir le cœur des ignorants et incultes.

 

Ceci car les gens vénèrent les propos de ceux qu'ils vénèrent, ils les acceptent et penchent vers eux, et plus cette personne est vénérable pour eux, plus ils acceptent ses propos, au point de les préférer à la parole d'Allah et de Son Messager.

Ils disent : « Il connaît mieux Allah et Son Messager que nous ! »
 
Si tu médites sur cette cause, tu constateras que c'est le cas pour la plupart des gens, et ils n'ont pour eux que leur bonne opinion de celui qui parle, sans aucune preuve venant d'Allah et aucun argument pour les amener à cela.

C'est là l'héritage du fanatisme de ceux qui ont opposé la religion des messagers à ce sur quoi étaient leurs pères et ancêtres.

C'est en raison de leur bonne opinion à leur égard et leur vénération pour eux qu'ils ont préféré ce sur quoi ils étaient à ce que les messagers leur ont apporté.

Ils étaient trop vénérables pour eux pour s'opposer à eux et témoigner de leur mécréance et égarement, et qu'ils étaient dans le Faux.

C'est le cas de toute personne qui imite aveuglément celui qu'elle vénère, en ce qui est opposé à la vérité, et ce jusqu'au Jour de la Résurrection.
 
- Quatrième cause : Que cette fausse interprétation ait été acceptée et agréée par un expert dans un métier ou une science petite ou grande, ainsi sa mention parmi les gens l'élève et fait grandir sa célébrité.

 

Ainsi, lorsque l'inculte ignorant entend sa fausse interprétation, son innovation et son avis, il a une bonne opinion de lui, adopte cette voie et l'accepte pour imam.

Il dit : « Il n'aurait pu choisir - avec l'excellence de son génie, son intelligence, la droiture de sa pensée, sa dextérité dans son domaine et sa distinction parmi ses pairs - que ce qui est le plus juste et le meilleur des croyances, le plus droit et le plus correct des interprétations, et qu'est mon avis face au sien ?

Ainsi, j'accepte pour moi ce qu'il accepte pour lui, car sa raison, sa pensée, et son génie lui indiquent ce qui est juste, de la même manière qu'ils lui ont indiqué ce qui échappait à d'autres dans son métier et sa science. »

Cette erreur a fait périr des communauté que seul Allah peut dénombrer, ils ont vu les philosophes se distinguer dans les sciences des mathématiques et de la médecine.

Ainsi ils ont déduit par leur raison, leur génie, et la droiture de leurs réflexions ce que la plupart des gens a été incapable d'apprendre, et plus encore de déduire.

Ils ont dit : « Les sciences et connaissances divines sont semblables. »

Ainsi, les gens les ont vus de la même manière quelles que soient les sciences !
 
Il n'y a de divinité digne d'adoration qu'Allah !

Combien de communautés cette épreuve a-t-elle fait périr, combien de maisons a-t-elle frappées, combien de bienfaits a-t-elle fait disparaître, et combien de châtiments a-t-elle amenés !

Elle a conduit de nombreuses personnes à renier les prophètes et les déclarer ignorants.

Mais les adeptes de cette ambiguïté ne savent pas qu'Allah peut accorder au plus ignorant des hommes au sujet d'Allah, de Ses Noms, de Ses Attributs, et de Sa Législation, une dextérité dans les sciences mathématiques et les créations étonnantes dont est incapable le plus savant des hommes au sujet d'Allah.

Le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a dit :

« Vous connaissez mieux votre monde que quiconque. »
[Muslim (2363/141)]

Et il a certes dit vrai, concernant les sciences mathématiques, de l'ingénieur, l'arithmétique, la musique, la géographie, la science de la traction des poids, la pesée des eaux, le creusement des rivières, la construction des citadelles, l'agriculture, la science des poisons et leurs types, la connaissance des urines, leur couleur, leur transparence et opacité et ce que cela indique, la science de la poésie, ses océans, ses fautes, et sa progression, la perspicacité, et d'autres sciences semblables, en tout cela ils sont plus savants et plus habiles.
 
Quant à la connaissance d'Allah, de Ses anges, de Ses Livres, de Ses Messagers, du Jour Dernier et des détails sur ces questions, cela revient aux Messagers.

Allah dit (traduction rapprochée) :

« C'est la promesse d'Allah. Allah ne manque jamais à Sa promesse mais la plupart des gens ne savent pas. Ils connaissent un aspect de la vie présente, tandis qu'ils sont inattentifs à l'au-delà. »
 
Un pieux prédécesseur a dit : « La connaissance de ce bas monde peut être telle qu'un d'eux peut taper un dirham de son ongle et en connaître le poids, alors qu'il ne connaît rien de sa religion ! »
 
Allah dit au sujet de leurs sciences et fourvoiement (traduction rapprochée) :

« Lorsque leurs messagers leur apportaient les preuves évidentes, ils se réjouissaient des connaissances qu'ils avaient. Et ce dont ils se moquaient les engloutit. » (Ghâfir, v.83)
 
Allah a établi de grandes différences entre Ses serviteurs en ce que leur esprit et pensée peuvent atteindre. La raison donne à celui qui la possède un bénéfice en ce quoi il s'attache, s'occupe et se tient, ce qu'elle ne donne pas ailleurs, même si cela est beaucoup plus facile.

De même qu'elle lui donne son ardeur et son génie dans le métier qui est le sien et auquel il se limite, ce qu'elle ne donne pas ailleurs.

On voit très souvent des personnes se distinguer sur des questions très subtiles de la science et de la réflexion, mais faire défaut sur des questions évidentes, il voit juste en ce qui est le plus confus et subtil, mais se trompe en ce qui est le plus évident et clair.

C'est une chose visible, alors que dire des sciences et connaissances des prophètes qui sont au-delà du stade de la raison !

Si la raison ne peut les cerner seule, elle ne peut les abuser, mais si on les lui rapporte elle confirme leur authenticité, se presse de les accepter et s'y soumet. Sache que la part des sciences [religieuses] que les gens ont acquises par leur pensée est plus petite que la science et la connaissance des enfants devant leurs sciences [profanes].
 
Cinquième cause : Surprendre les âmes par des sens singuliers qu'elles ne connaissaient pas avant et qui, si la raison parvient à les saisir, obtient une délectation semblable au fait d'attraper une bête sauvage qu'on n'espérait pas.

 

C'est ainsi que sont les âmes, elles se fient à toute chose étrange, qu'elles vont approuver, préférer et pour laquelle elles vont se concurrencer, jusqu'à ce que ces choses étranges se multiplient, soient moins précieuses et que les âmes en ont assez, elles s'en écartent, alors qu'elles sont plus utiles et meilleures pour elles.

Mais elles les délaissent en raison de leur baisse de valeur et du nombre de ceux qui les possèdent, car elles cherchent ce par quoi elles pourront se distinguer des autres dans la délectation de l'unicité et la spécificité.

Puis ils ont choisi pour ces sens singuliers, des termes plus singuliers encore qu'ils ont fait entendre aux gens, et ils ont dit : « Les connaissances rationnelles et les sciences certaines sont dessous. »

Les âmes se sont alors agitées pour chercher la compréhension des ces termes étranges et cerner ces sens, et ils sont tombés sur des cœurs vides de la réalité de la foi et de ce avec quoi Allah a envoyé Son Messager, et ils en ont pris le dessus.

Il fut alors difficile aux docteurs de la religion de les en sauver alors qu'ils contrôlaient [ces sciences], comme on dit :
 
Par Allah, jamais les passions n'ont capturé un amour
Sans qu'il ne soit difficile par la suite de l'en libérer
 
En raison du rang de la rareté et de l'acceptation par l'âme de toute chose singulière, les gens se sont passionnés pour les informations étranges, les créatures extraordinaires, les énigmes, les mystères, les formes étranges, même si les formes connues sont plus extraordinaires encore, meilleures et plus parfaites.

 

Sixième cause : Présenter des préambules avant la fausse interprétation qui agiront comme les cordes et piquets de la tente
 
parmi ceci :
 
♦ Blâmer les adeptes des sens apparents des textes, les condamner et les discréditer en disant qu'ils sont ignorants, n'ont aucune raison, et ne sont que des adeptes des sens apparents de Textes rapportés.
 
♦ Le fait qu'ils disent que les preuves du Coran et de la Sunna sont des preuves littérales qui n'apportent aucune science ou certitude, et que la science ne peut être tirée que des preuves rationnelles et des règles de la logique !
 
♦ Le fait qu'ils disent que lorsque la raison s'oppose aux Textes, la priorité est donnée à la raison sur les Textes !
 
Ces préambules et d'autres semblables sont les fondements des fausses interprétations, même si ces différentes causes s'englobent les unes les autres et se rapprochent.

Quelle épreuve pour le Coran et la Sunna !

Ces causes se sont introduites dans des cœurs dont elles ont pris le contrôle, amenant ainsi les fausses interprétations, les altérations, les modifications, les ellipses et synthèses. 


As-Sawâ'iq Al-Mursalah (2/401)

Source : Al-Isbâh
copié de salafs.com

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Les conditions pour la critique et l'éloge

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les conditions pour la critique et l'éloge
Sache que les Gens de Science ont cité des conditions que doit avoir celui qui désire entreprendre la critique et l'éloge. 
 
Parmi elles : 
 
-la science, 
-la crainte pieuse, 
-la continence, 
-la véracité, 
-la loyauté,
-l'éloignement du fanatisme (sectarisme), 
-la connaissance des causes de la critique et de l'éloge, 
qu'il soit attentif,
-capable de sortir ce que sa mémoire contient au moment voulu,
-revenir aux paroles de savants, être ferme de ce qui émane de lui pour ne pas tomber dans la contradiction, 
-être savant dans l'inflexion des mots pour ne pas changer (altérer) les paroles des gens et ainsi leur donner un sens qu'ils n'ont pas voulu donner, 
-ne pas être poussé par la haine personnelle dans la critique, 
-être doux et patient, 
-ne pas se mettre en colère si les gens parlent sur lui et qu'il ne les considère pas pour ce qu'ils ne sont pas réellement, 
-ne pas être poussé par l'affinité (proche parenté) à s'abstenir de dire la vérité sur le rapporteur. 
 
Les savants ont donné un formidable exemple sur ce sujet. 
 
Ibn Al Madini a dit à propos de son père: "Il est faible".
 
Mohammed Ibn Abi Sirriyy a dit concernant son frère Al Husseyn Ibn Abi Sirriyy: "N'écrivez rien qui provient de mon frère, car c'est un menteur."
 
Toujours à propos de lui, Ibn 'Oroba a dit: "C'est l'oncle de ma mère et c'est un menteur."  
 
Référence: charh moqadimat sahih muslim, volume 2, page 338.
Le commentaire de la préface de Sahih Muslim
 
Cheikh Mohamed ibn 'Aly ibn Adam al-Ithyoûby - الشيخ محمد بن علي بن آدم الأثيوبي

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La critique détaillée disparaît-elle avec l'éloge ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La critique détaillée disparaît-elle avec l'éloge ?

Question : 

 
Suffit-il de rapporter la parole des imams au sujet de la critique détaillée?
 
Réponse : 
 
Et comment ne suffirait-il pas ?!

Lorsque les imams rapportent la critique détaillée, nous n'acceptons pas ?!

Même si un seul imam rapporte la critique détaillée, ça nous suffit.

Et il a précédé que si une personne se fait critiqué par quelqu'un de considéré et que vient quelqu'un qui le contredit et qui fait l'éloge (tazkiyah) de ce critiqué, et bien [celui qui fait l'éloge] tombe et sa parole aussi.

 

السؤال: هل يكفي نقل كلام الأئمة في الجرح المفسر ؟

الـجــواب: الجواب : كيف لا يكفي ؟! إذا نقل الأئمة الجرح المفسر لا نقبل !ولو إمام واحد نقل الجرح المفسر يكفينا ,وتقدم لكم أنه لو جرح واحد بجارح معتبر وجاء من يعارضه ويزكي هذا المجروح أنه يسقط ويسقط كلامه

 

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

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Iqâmat el Hudja - إقامة الحجة (L'établissement de preuves)

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Iqâmat el Hudja - إقامة الحجة (L'établissement de preuves)
Que les Prières et les Salutations d'Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !
 
Sheïkh el Islam ibn Taïmiya a dit :
 
« Quant à moi, - ceux qui s'assoient avec moi le savent très bien -, je compte parmi les gens qui défendent avec le plus d'acharnement de condamner une personne en particulier d'apostat, de pervers, ou de désobéissant sauf s'il devient certain que les arguments prophétiques ont été fournis à son encontre (Qâmat el Hudja e-Risâliya) de sorte que toute personne qui les contredit est condamnable d'être soit apostat, soit pervers, ou soit désobéissant.
 
J'ai par ailleurs établi qu'Allah pardonne les erreurs commises par les membres de cette communauté : cela concerne aussi bien les paroles et les questions théoriques que les questions pratiques. »(1) 

Il a expliqué ailleurs :
« Si nous citons sans restriction les textes concernant le sort de l'homme dans l'Au-delà (el Wa'd wa el Wa'îd) et si nous employons les termes d'apostat (Takfîr) et de pervers (Tafsîq), nous ne pouvons pas faire entrer une personne en particulier dans leur sens général avant d'établir à son encontre ce qu'ils impliquent de façon irréfutable. » (2) 
 
Il a dit également :
« Les textes divins concernant le mauvais devenir de l'homme (Wa'îd) et ceux provenant des grandes références sur les questions du Takfîr, du Tafsîq, et autres, n'impliquent pas qu'ils faillent les appliquer à une personne en particulier sauf si celle-ci répond aux conditions pour le faire et si toute restriction en est exclue. » (3) 
 
Sheïkh el 'Uthaïmîn a dit à ce sujet :

« Ainsi, il devient clair que les paroles et les actes peuvent relever de l'apostasie ou de la perversité, mais cela ne veut pas dire que leur auteur soit un apostat ou un pervers sauf dans la mesure où les conditions requises pour le faire soient rassemblées (Tawaffur e-Shurrout) et où toute restriction en soit exclue (Intifâ el mawâni'). » (4)
 
Par conséquent, avant de condamner une personne d'innovateur (Mubtadi'), il faut considérer les deux principes suivants qui correspondent aussi à la question du Takfîr :
 

l'énoncé explicite des Textes que telle parole ou telle action innovée soit effectivement un acte pervers.

 

Que le statut en question (Tabdî') soit applicable à une personne en particulier de sorte que les conditions du Tafsîq soient remplies et que toute restriction à le faire soit exclue. (5)


(1) Majmû' el Fatâwâ (229/3).
(2) Majmû' el Fatâwâ (28/500-501). 
(3) Idem. (10/372).
(4) El Qawâ'id el Muthla fi Sifât Allah wa Asmâihi (p.92).
(5) Voir : Mawqif ahll Sunna wa el Jamâra min Ahl el Ahwa wa el Bida' (1/233).

copié de alminhadj.fr
 

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Les prédécesseurs et leur attitude quant à donner une fatwa

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Les prédécesseurs et leur attitude quant à donner une fatwa

Sache - qu'Allah nous facilite ainsi qu'à tous les musulmans la voie vers ce qu'Il aime et ce qu'Il agrée - que le fait de donner des avis juridiques (Al-Futiyâ ou Al-Iftâ') est une chose de la plus grande importance. 

 
Les Pieux Prédécesseurs (As-Salaf) refusaient de donner des avis juridiques, ils étaient extrêmement stricts à ce sujet, et ils fuyaient cette responsabilité, contrairement à ce que font les savants à notre époque. 
 
-'Abdur-Rahmân ibn Abî Layla a dit : « J'ai connu cent vingt Compagnons du Messager d'Allah, prière et salut d'Allah sur lui, et lorsqu'on les interrogeait sur un sujet, ils se renvoyaient les uns vers les autres, jusqu'à ce que la personne revienne au premier Compagnon. »
 
Dans une autre version, ils ne citaient pas un hadith sans qu'ils n'aient souhaité que ce soit leur frère qui le cite à leur place, et ils ne prononçaient d'avis juridiques qu'en souhaitant que leur frère l'ait fait à leur place. 

 

-L'imam Ahmad et d'autres ont réprouvé ceux qui se précipitent pour donner leur avis sur une question en disant : « Le plus empressé de vous à donner des avis juridiques est le plus empressé à rentrer dans le Feu. » 
 
-L'imam Ahmad a dit aussi : « Il ne convient pas de répondre à tout ce sur quoi on est interrogé » ; il dit encore : « Il ne convient pas à quelqu'un de donner des avis juridiques tant qu'il ne possède pas cinq qualités :

 

La première : qu'il ait une intention pure, c'est-à-dire qu'il fasse cela pour Allah le Très-Haut uniquement, et qu'il ne le fasse pas pour qu'on lui confie une responsabilité ou autre, et s'il n'a pas une intention pure, il n'aura pas de lumière [pour se guider], et sa parole ne sera pas éclairée ;

 

La deuxième : qu'il soit sage et réfléchi (Halîm) (1), jouisse de respect (Waqqâr) et qu'il ait du sang-froid (Sakînah), sinon, il ne pourra pas assumer la tâche d'énoncer les avis juridiques ;

 

La troisième : qu'il soit fort dans son domaine et dans la connaissance, sinon, il s'expose à un grand danger ;

 

La quatrième : qu'il ne soit pas dans le besoin, auquel cas les gens le mépriseraient ; il aurait besoin d'eux et de ce qu'ils possèdent, et les gens subiraient de sa part un dommage (2) ;

 

La cinquième : qu'il connaisse la nature humaine, qu'il soit conscient des des ruses et des trahisons des gens, afin qu'il soit sur ses gardes, et qu'ils ne l'entraînent pas dans les actes interdits. » 


Prends donc bien ces choses en considération. 
 

-Al-Maymûnî rapporte que l'imam Ahmad, qu'Allah l'agrée, fut interrogé à propos d'un hadith, et il dit : « Demandez à ceux qui connaissent la signification des mots insolites (al-Gharîb), car pour ma part, je crains de me prononcer sur la parole du Messager d'Allah, prière et salut d'Allah sur lui, sans être sûr et de commettre une erreur. » 
 
-Abû Dâwûd At-Tayâlissî a dit : « J'ai entendu Shu'ba dire : « J'ai interrogé Al-Asma'î à propos de la parole du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui : « ... Cela couvre mon cœur ». Que veut dire « cela couvre » ? » Il [Al-Asma'î] répondit : « C'est à moi que tu poses la question sur le hadith du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui ? » Je lui dis : « Oui. » Il me dit alors : « Si tu m'avais posé la question sur autre chose que la parole du Messager d'Allah, prière et salut d'Allah sur lui, je te l'aurais expliqué, mais je n'ai pas l'audace de te répondre sur le Messager d'Allah, prière et salut d'Allah sur lui ». »  

 

-Al-Asma'î rapporte de Mu'tamir ibn Sulaymân, qui le tient de son père : « Ils (les savants ou les Salaf) craignaient d'expliquer le hadith du Messager d'Allah, prière et salut d'Allah sur lui, comme ils craignaient d'expliquer le Coran. » 
 
Al-Khallâl rapporte que l'imam Ahmad se rendait chez Abû 'Ubayd pour demander la signification de mots insolites (al-Gharîb). (3)
 
-Ibn 'Abbâs, qu'Allah l'agrée, a dit : « Lorsque le savant ne se prononce pas et dit : « Je ne sais pas », il est l'objet d'attaques, alors que, lorsque le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, le chef des musulmans et le meilleur des hommes était interrogé, il ne répondait qu'après que la révélation lui soit venue du ciel. » 
Ash-Sha'bî a dit : « Dire 'je ne sais' représente la moitié de la science. » 

-L'imam Ahmad a dit dans une version d'Al-Marwadhî : « [L'imam] Mâlik posait des questions, il changeait d'avis, s'assurait de la fiabilité des informations [avant de se prononcer], et ceux-là font des analogies par rapport à ce qu'il a dit et ils disent : « Mâlik a dit ». » 

-(L'imam) Ahmad a dit, dans une version d'Al-Marwadhî : « Il ne convient pas de se prononcer sur tout », et il a cité le hadith du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, qui disait lorsqu'il était interrogé : « Je ne sais pas, il faut que je demande à Jibrîl. » 

-'Abdullah (le fils de l'imam Ahmad) a dit : « J'ai entendu mon père dire : « Sufiyân (Ath-Thawrî) ne se prononçait presque jamais sur des affaires de divorce, et il demandait (aux gens de science de son entourage) : « Qui maîtrise cette question, qui maîtrise ce domaine ? ». » (4)

-Il a dit selon une version d'Al-Hârith : « J'aurais souhaité que personne ne me pose jamais aucune question », ou « Rien n'est plus pénible pour moi que ces questions [...]. » 

En particulier, les questions de divorce et d'adultère... Al-Athram rapporte de lui (Ahmad ou Thawrî ?) qu'il lui a posé une question, et il lui a dit : « Comment ? Tu connais bien cela ! » Il répondit : « Non, je ne connais pas cela, moi. » 

Je l'ai entendu dire : « Elle (il voulait dire la science) ne tombe pas du ciel. »  

-Et Sufiyân a dit : « Parmi les épreuves qui touchent la personne si elle est versée dans la science de la religion, est qu'elle aime parler plus que de se taire. » 


-Al-Marwadhî a dit : « J'ai dit à Abû 'Abdillah (l'imam Ahmad) : « Les gens croient que le savant sait tout. » et il m'a dit : « Ibn Mass'ûd, qu'Allah l'agrée, a dit : « Celui qui répond à toutes les questions que les gens lui posent est un fou. » et Abû 'Abdillah réprouva le fait de se précipiter dans les questions et les réponses. » 

-Et il (Al-Marwadhî) a dit : « J'ai entendu Abû 'Abdillah dire : « Que le serviteur (d'Allah) craigne Allah et qu'il fasse attention à ce qu'il dit et ce à propos de quoi il parle, car on lui demandera des comptes [le jour du Jugement]. »  

-Il (l'imam Ahmad) a dit : « Il ne convient pas que celui qui prononce des avis juridiques aux gens cherche à gagner les gens à ses opinions, et qu'il soit dur avec eux. » 

-Dans une version d'Al-Qâssim, il a dit : « Il convient plutôt qu'il leur recommande l'opinion claire, celle sur laquelle il n'y a aucun doute, et si seulement les gens, lorsqu'on leur recommande la chose authentique, [se contentaient de l'appliquer], sans en rajouter. » 

-Muhammad ibn Tâhir a rapporté que l'imam Ahmad fut interrogé sur une question de divorce, et il dit : « Demande à autre que moi, car je ne me prononce absolument pas sur les questions de divorce. » (5) 

-Dans une version d'Ibn Mansûr, (l'imam Ahmad a dit) : « Que l'humiliation et le rabaissement soit sur toi, le savant qui répond à tout ce sur quoi tu es interrogé. » 

-Il a dit aussi : « Celui qui informe les gens (ou se prononce) sur tout ce qu'il entend est un fou. » Ahmad a dit, dans une version d'Ahmad ibn 'Alî Al-Abâr : « Un homme dit à Ahmad : « Je te jure par Allah que je ne connais pas la réponse ! », et il lui répondit : « Si seulement, quand tu ne sais pas, moi, je savais ! »

-Dans une version d'Al-Marwadhî : « Celui qui prononce des avis juridiques aux gens endosse une responsabilité immense [...] Celui qui prononce des avis doit connaître les avis de ceux qui l'ont précédé, sinon qu'il s'abstienne d'émettre des décrets. » 

-Dans une version d'Al-Maymûnî, il a dit : « Celui qui parle dans une question dans laquelle personne ne l'a précédé, je crains qu'il tombe dans l'erreur. » 

-Ath-Thawrî a dit : « Nous continuerons d'apprendre tant que nous trouverons quelqu'un pour nous enseigner. »

-Ahmad a dit : « Jusqu'à présent, nous sommes en train d'apprendre. » Et Ishâq ibn Ibrâhîm lui a posé la question concernant la signification du hadith : « Le plus audacieux d'entre vous à prononcer des avis juridiques est celui qui craint le moins le Feu. », et Abû 'Abdillah a répondu : « Il se prononce sur une question qu'il n'a jamais entendu. » 

-Muhammad ibn Abî Harb a dit : « J'ai entendu que l'on a interrogé Abû 'Abdillah sur une personne qui prononce des avis sans science, et il a dit : « On rapporte d'Abû Mûssâ qu'il a dit : « Il sort de la religion. » 

-Al-Marwadhî a rapporté qu'un homme se prononça sur une chose et Abû 'Abdillah le désapprouva : « Ceci est dû à son amour pour ce bas monde : on l'interroge sur un domaine qu'il ne maîtrise pas et il répond quand même. » 

-Ibn Hammâd a dit : «  Je posais des questions à Ibrâhîm et il voyait à mon visage que je n'avais pas compris ; il recommençait son explication jusqu'à ce que je comprenne. » Rapporté par Al-Khallâl et d'autres. 

-Ibn Wahb a rapporté de Yûnus qui le rapporte d'Az-Zuhrî : « Abû Bakr As-Siddîq, qu'Allah l'agrée, cita un hadith à un homme ; celui-ci lui demanda plus d'explication. As-Siddîq dit alors : « Le hadith est tel que je te l'ai cité, et que je sois méprisé si je dis quelque chose à propos de quoi je ne sais rien. »

-On rapporte aussi d'Abû Hurayra de plusieurs sources, un hadith remontant au Prophète :

« Celui qui prononce des avis sans être sûr de ce qu'il dit, le péché retombe sur celui qui a donné l'avis. » (6) 

Et dans une autre version : « Celui qui prononce des avis sans science, le péché retombe sur celui qui a donné l'avis. »

Ces deux hadiths sont rapportés par Ahmad. Le premier est rapporté par Ibn Mâjah, et le second par Abû Dâwûd, et c'est un hadith Jayyid dont les voies sont citées dans Hawâshîl-Muntaqâ. 


-Az-Zuhrî a rapporté de Khâlid ibn Aslam qui a dit : « Nous étions avec Ibn 'Umar lorsqu'un bédouin lui demanda : « Est-ce la tante paternelle hérite ? » Il lui répondit : « Je ne sais pas. » Le bédouin lui dit : « Toi ? Tu ne sais ? » Ibn 'Umar dit : « Non, va voir les savants et pose-leur la question. » Lorsque l'homme partit, Ibn 'Umar embrassa sa main et dit : « C'est bien vrai ce qu'a dit Abû 'Abdir-Rahmân (Ibn Mass'ûd) : on lui a posé une question sur une chose qu'il ne savait pas et il a dit : 'Je ne sais pas'. » 

-Abû Hussayyin 'Uthmân ibn 'Âssim le Successeur (Tâbi'î) a dit : « Vous vous prononcez sur des questions qui, si elles avaient été posées à 'Umar, il aurait réuni tous les gens qui ont participé à la bataille de Badr [pour statuer dessus]. » 

-Al-Qâssim et Ibn Sirîn ont dit : « Il vaut mieux qu'un homme meure ignorant plutôt qu'il dise des choses sur lesquelles il n'a aucune science. »

-Mâlik rapporte d'Al-Qâssim ibn Muhammad a dit : « C'est une faveur que l'homme se fait à lui-même que de ne parler que dans la limite de ce qu'il connaît. »  

-Mâlik (ibn Anas) a dit : « C'est une preuve de la compréhension de la personne qu'elle dise : « Je ne sais. » Il se peut que grâce à cela, Allah lui facilite la voie vers le bien. »

-'Abdur-Razzâq ibn Mu'ammar a dit : « Un homme interrogea 'Amr ibn Dinâr à propos d'une chose et il ne répondit pas. L'homme dit alors : « J'ai cette affaire sur la conscience, alors réponds-moi. » Il ('Amr) dit : « Je préfère encore que tu aies cette affaire aussi grosse qu'Abû Qubays sur la conscience plutôt que de l'avoir sur ma conscience, ne serait-ce que de l'épaisseur d'un cheveu. » 

-Ibn Mahdî a dit : « Un homme interrogea l'imam Mâlik ibn Anas, et il tarda à lui répondre. L'homme insista et Mâlik dit : « Mâsha Allah, un tel ! Je ne me prononce que ce sur quoi je pense est bien, et je ne maîtrise pas la question que tu m'as posée. » »

-Ibn Wahb a dit : « J'ai entendu Mâlik dire : « L'empressement à se prononcer sur des avis juridiques est une sorte d'ignorance et de stupidité. » » 

-Yahiya ibn Sa'îd a dit : « Sa'îd ibn ul-Mussayib ne prononçait presque jamais d'avis ni ne parlait, sans qu'il ne dise : « Ô Allah ! Epargne-moi et épargne-les de moi. » Rapporté par Al-Bayhaqî et d'autres.

... C'est d'autant plus vrai lorsque la personne qui prononce les avis juridiques se connaît elle-même et sait bien qu'elle n'est pas capable de se prononcer, car elle ne réunit pas toutes les conditions, ou une chose l'en empêche, mais que les gens ne le savent pas.

Dans ce cas, il lui est interdit de donner des avis aux gens, sans aucun doute ; il va au devant de commettre l'interdit, d'autant plus, s'il est motivé par un intérêt de ce bas monde.

Quant aux Pieux Prédécesseurs, il délaissait cela par peur, en espérant que quelqu'un d'autre pourrait répondre à leur place, car il se peut que quelqu'un soit mieux placé qu'eux pour prendre cette responsabilité.


-Ibn Ma'în a dit : « Celui qui enseigne les hadiths alors qu'il y a dans la région quelqu'un qui est plus savant que lui dans le hadith est un imbécile. » 

-Mâlik a dit : « Je n'ai commencé à donner des avis juridiques qu'après que soixante-dix savants aient témoigné que j'en étais capable. » 

-Ibn 'Uyayna et Sahnûn ont dit : «  Les plus courageux à prononcer des avis juridiques sont ceux qui ont le moins de science. » Et Sahnûn a dit : « Les pires des gens sont ceux qui vendent (leur place) dans l'au-delà pour (un intérêt de) ce bas-monde (pris) à un autre. »

-Il a dit : « L'épreuve de répondre correctement est pire que d'être éprouvé par l'argent. » 

-Sufiyân a dit : « J'ai connu les savants (jurisconsultes) qui détestaient répondre aux questions et prononcer des avis. Ils ne se prononçaient que s'ils n'avaient pas trouvé d'autre issue. »

-Il a dit aussi : « Les gens les plus savants sur les avis juridiques sont ceux qui en disent le moins, et les plus ignorants sont ceux qui parlent le plus. » 

-Rabî'a pleurait et on lui demanda pourquoi il pleurait. Il dit alors : « On a interrogé une personne qui n'a pas de science (c'est-à-dire lui-même). »

-Il a dit aussi : « Certains parmi ceux qui donnent des avis méritent plus la prison que les voleurs ! » 

-Certains savants ont dit à des muftis : « Si on t'interroge, que ton souci ne soit pas de dégager celui qui te pose la question, mais plutôt de te dégager toi-même (de cette responsabilité). » 

-Lorsque Qatâda s'assit pour donner des avis juridiques, on lui demanda : « Sais-tu dans quelle situation tu t'es mis ? Tu t'es mis, ô Qatâda, entre Allah et ses créatures, pour dire : « Ceci est correct et ceci ne l'est pas. » » 

-Certains ont dit : « Le savant s'interpose entre Allah et ses créatures (7) ; prenez donc garde à la manière dont vous vous interposez entre eux. » 

-Lorsque l'on posait une question dans le licite et l'illicite à Ibn Sirîn, son visage changeait de couleur, et il se transformait à tel point que l'on aurait cru que ce n'était plus lui. 

-Quand on interrogeait (Ibrâhîm) An-Nakha'î, on pouvait lire la désapprobation sur son visage et il disait : « Tu n'as trouvé personne d'autre que moi à qui poser la question ? » 

-Sa'îd Ibn Jubayr a dit : « Malheur à celui qui dit quand il ne sait pas : « Je sais. » » 

-On rapporte de Mâlik que lorsqu'il se prononçait sur une question, c'est comme s'il était debout, entre l'Enfer et le Paradis. 

-An-Nakha'î a dit : « Je me suis prononcé mais si j'avais trouvé la moindre échappatoire, je ne l'aurais pas fait. Et l'époque où je serais le savant des gens de Kûfa sera une mauvaise époque. »

-Ibn 'Uyayna a dit : « Cette responsabilité n'est pas pour ceux qui veulent que les gens aient besoin d'eux, mais elle est plutôt pour ceux qui voudraient qu'il se trouve quelqu'un pour s'en occuper à leur place. » 

-On interrogea 'Umar ibn 'Abdil-'Azîz sur une question et il dit : « Je n'ai pas le courage de me prononcer. » 

Allah est le Plus Savant et la prière et salut d'Allah sont sur le Prophète, sa famille et ses Compagnons.

(1) Le trait de caractère (al-Hilm) est très complet car il signifie tout à la fois : maîtrise de soi, patience, indulgence, clémence, bonté et sagesse. C'était une des qualités fortes du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui.
(2) Car il leur donnerait l'avis juridique qui serait dans son intérêt matériel personnel.
(3) L'auteur veut dire par là que le savant qu'était l'imam Ahmad, malgré toute sa science, qui était certainement plus vaste que celle d'Abû 'Ubayd, n'hésitait pas à poser des questions et ne se fiait pas qu'à sa propre science. Cela montre aussi la modestie dont il faisait preuve.
(4) Alors qu'il était la référence de son époque dans le domaine de la science de la religion.
(5) J'ai entendu dire que cheikh 'Abdul-Muhsin Al-'Abbâd ne se prononce jamais sur des affaires de divorce. Le divorce est une question qui porte à conséquence car elle sépare des gens et brise des familles. Beaucoup de savants renvoient ces questions devant le juge qui tranche dans ce domaine, après avoir auditionné les deux parties.
(6) C'est-à-dire le péché qui va résulter de l'action qui est elle-même la conséquence de l'avis juridique erroné. Imaginez que quelqu'un dise à une personne de ne pas rattraper une prière ou un jour de jeûne, ou de ne pas rendre une somme d'argent, etc, alors que c'est le contraire qui est correct !
(7) C'est-à-dire qu'il explique la science d'Allah aux créatures.
(extraits de Îqâdh ul-Himam de cheikh Abdul-'Azîz As-Salmân - rahimahullah)

 

copié de fatwas.online.fr

 

Cheikh Abdul-'Azîz As-Salmân - الشيخ عبد العزيز بن محمد السلمان

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