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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 14:13
شهر شعبان حكم وأحكام (dossier)

Cheikh Nadjîb Djelouah - الشيخ نجيب جلواح

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Mois de l'hégire et mois sacrés - الشهر
1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 09:57
Le mois de Al-Mouharram (dossier)

D’après Mouslim, selon Aboû Hurayra رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه وسلم a déclaré :

 

«Le meilleur mois pour jeûner après le mois du Ramadân, c’est le mois d’Allah que vous appelez el-Mouharram, et la meilleure prière que vous pouvez faire après celle de l’office, c’est la prière de la nuit.» [1]

 

Ce hadîth formule explicitement que le mois le plus propice au jeûne après celui du Ramadân est celui d’el-Mouharram.

 

Cela concerne probablement le fait de jeûner le mois en entier.

 

Quant à consacrer certains jours de jeûne facultatif, il est possible de trouver des jours à d’autres périodes de l’année où le jeûne est plus méritoire comme le jour de `Arafat, les dix premiers jours de Dhoû el-Hidja, les six jours de Chawwâl, etc.

 

Il est possible de faire remarquer cependant que le Prophète صلى الله عليه وسلم consacrait le mois de Cha`bân au jeûne mais rien ne prête à dire en regard des Textes qu’il jeûnait el-Mouharram en entier.

 

Les textes parlent seulement de ‘Ashûrâ.

 

Quant aux paroles qu’il a prononcé la dernière année de sa vie :

 

« Si je suis encore vivant l’an prochain, je jeûnerais également le neuvième jour » [2]

 

elles expriment qu’il ne l’a jamais fait auparavant. 

 

Certains savants ont cherché à résoudre cette énigme mais la plupart de leurs hypothèses sont peu satisfaisantes.

 

Il me semble plutôt, mais Allah Seul le sait, qu’il existe en fait deux sortes de jeûne surérogatoires : 

 

- Premièrement : le meilleur jeûne surérogatoire dans l’absolu se trouve au mois d’el-Mouharram de la même façon que la meilleure prière surérogatoire dans l’absolu, c’est la prière de la nuit. 

 

- Deuxièmement : quant au jeûne qui s’effectue avant ou après le mois de Ramadân, il ne fait pas partie des jeûnes surérogatoires dans l’absolu. Il est plutôt lié au jeûne obligatoire. Ainsi, les six jours de Chawwâm accompagnent le mois des jeûneurs, et ils permettent à celui qui les fait suivre à celui-ci d’avoir une récompense équivalente à un an de jeûne. En cela, ce jeûne est plus méritoire que la première sorte de jeûne. Concernant celle-ci exclusivement, il y a plus de mérite à jeûner au cours d’el-Mouharram. Ainsi, de la même façon que les prières liées à l’office (Rawâtib) sont plus méritoires que les prières surérogatoires dans l’absolu, les jours de jeûnes liés au mois prescrit sont plus méritoires qu’à n’importe quel autre moment de l’année. Par contre, il est plus méritoire de consacrer des jours de jeûne surérogatoire dans l’absolu au cours du mois de el-Mouharram de la même façon que la prière de la nuit constitue la meilleure forme de prière surérogatoire dans l’absolu ; elles viennent donc dans l’ordre d’importance, après celles qui s’effectuent avant ou après l’office. 

 

Toujours est-il que les savants divergent sur la question de savoir au cours de quel mois sacré il est plus méritoire de jeûner.

 

El-Hassan et d’autres anciens optent pour el-Mouharram, c’est d’ailleurs l’opinion d’une partie des savants des générations plus récentes.

 

Certains Châfi`ites assument néanmoins que Radjab prend la première place des mois sacrés, bien que cette tendance soit réfutable.

 

Au demeurant, les dix premiers jours de el-Mouharram concède un mérite particulier par rapport au reste du mois.

 

Quoi qu’il en soit, étant donné que les mois sacrés sont les mois après Ramadân où il est plus méritoire de jeûner dans l’absolu, il vaut mieux les jeûner en entier comme le Prophète صلى الله عليه وسلم  l’a prescrit.

 

L’un d’entre eux clôture l’année lunaire alors qu’un autre l’entame. Quiconque consacre Dhoû el-Hidja –en dehors des jours où il est interdit de jeûner – et el-Mouharram au jeûne, il aura terminé et commencé l’année par des actes d’adoration.

 

Il est à espérer dans ce cas de jouir de la récompense d’une année entière d’adoration ; celui qui commence et qui termine un événement par une adoration a le même statut que celui qui passe toute sa durée à adorer Allah.

 

Dans ce sens, ibn el-Moubârak a dit :

 

«Quiconque termine la journée à invoquer Allah, il lui sera écrit la récompense d’une journée entière d’invocation.»

 

Il veut dire que les œuvres ne valent que par la dernière d’entre elles.

 

Si la première et la dernière œuvre sont consacrées à l’évocation d’Allah, à fortiori la récompense englobera toute la période entre ces deux moments.

 

Il incombe ainsi de débuter l’année par un repentir sincère afin de se voir effacer les péchés des jours passés. 

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a nommé el-Mouharram le « mois d’Allah » pour exprimer son importance et sa considération.

 

Seules les plus nobles des créations d’Allah ont le privilège en effet de lui être affilier à l’exemple de Mouhammed, Ibrâhîm, Ishâq, Ya`qûb qui furent désigner comme Ses serviteurs, de Sa Maison, et de Sa chamelle.

 

Il convenait donc de réserver des jours de jeûnes à ce mois spécial. 

Sans titre 1-copie-5

Le jour de `Achoûra

 

D’après el-Boukhârî et Mouslim, selon ibn `Abbâs رضي الله عنه, ce dernier fut interrogé au sujet du jeûne du jour de `Achoûra.

 

Il répondit dès lors :

 

« Je n’ai pas vu de jour que le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم a consacré au jeûne, à la rechercher de ses mérites, en dehors de ce jour (c’est-à-dire : `Achoûra) et en dehors de ce mois (c’est-à-dire : Ramadân). » [3]

 

Or, le Prophète صلى الله عليه وسلم a connu quatre comportements différents vis-à-vis de ce fameux jour : 

 

- Premièrement : il jeûnait ce fameux jour lorsqu’il se trouvait encore à la Mecque sans toutefois imposer aux gens de le faire. 

 

D’après el-Boukhârî et Mouslim en effet, selon `A'icha رضي الله عنها :

 

« `Achoûra correspondait à un jour que les Quraychites consacraient au jeûne à l’ère païenne ; le Prophète صلى الله عليه وسلم y jeûnait aussi.

Quand il arriva à Médine, il lui consacra un jour de jeûne et il prescrivit à ses Compagnons de le faire.

L’année où le Ramadân fut prescrit par la Révélation, il se mit à jeûner au cours de ce mois et à délaisser le jour de `Achoûra.

Désormais, celui qui voulait jeûner pouvait le faire et celui qui ne voulait pas jeûner pouvait le faire. » [4]

 

Dans la version d’el-Boukhârî, le Prophète صلى الله عليه وسلم précise :

 

« Celui qui veut jeûner il en a le droit et celui qui ne veut pas jeûner il en a le droit. » 

 

- Deuxièmement : arrivé à Médine, le Prophète صلى الله عليه وسلم a trouvé que les juifs encensaient `Achoûra et qu’ils lui consacraient un jour de jeûne. il aimait à les imiter sur des rites où la loi était silencieuse, il s’est alors mis à jeûner et ordonna à ses Compagnons d’en faire autant.

Ces derniers allèrent jusqu’à faire jeûner leurs enfants en bas âge.

D’après el-Boukhârî et Mouslim, selon ibn `Abbâs, une fois arrivé à Médine, le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم trouva les juifs en train de jeûner le jour de `Achoûra. Dès lors, il  les interrogea en ces termes :

 

« Quel est ce jour que vous consacrez au jeûne ? 

- C’est un jour illustre, ont-ils répondu, il correspond au jour où Allah sauva Moûssâ et son peuple des mains de Pharaon et de son armée qu’Il fit périr sous les eaux. Moûssâ lui consacra alors un jour de jeûne par reconnaissance envers Allah, c’est pourquoi nous jeûnons ce fameux jour. 

- Nous sommes plus dignes et plus proche de Moûssâ que vous, leur a-t-il répondu. » 

Il se mit alors à jeûner et ordonna à ses Compagnons de le faire [5].

 

D’après el-Boukhârî et Mouslim, selon Salama ibn el Aqwa’ (radiya Allahou `anhou), le Prophète صلى الله عليه وسلم ordonna à un homme de la tribu Aslam d’héler au milieu des gens :

 

« Quiconque a déjà mangé qu’il s’abstienne de le faire jusqu’à la fin du jour et quiconque est à jeun doit jeûner car nous sommes le jour de `Achoûra. » [6]

 

toujours d’après el-Boukhârî et Mouslim, selon Rubayyi` bint Mu`awwidh,

 

« … dès lors, nous nous mirent à jeûner et nous faisions jeûner nos enfants en bas âge.

Nous nous rendions à la mosquée et nous leur faisions des jouets en laine.

Dès que l’un d’entre eux pleurait en raison de la faim, nous le faisions patienter avec jusqu’au moment de rompre le jeûne. » [7]

 

Or, les savants divergent sur la question de savoir si `Achoûra était un jour de jeûne obligatoire avant que le Ramadân soit institué ou bien était-il simplement « fortement recommandé ».

 

Il existe deux opinions connus sur la question.

 

selon la tendance d’Aboû Hanîfa, il était obligé de jeûner à cette époque ; cette tendance est visiblement conforme aux paroles de l’Imam Ahmed et d’Aboû Bakr el-Athram.

 

Châfi`î pour sa part estime qu’il était fortement recommandé d’y jeûner ; la plupart des savants de notre école et autres optent pour cette opinion. 

 

- Troisièmement : après que le jeûne du Ramadân fut prescrit aux musulmans, le Prophète صلى الله عليه وسلم cessa d’imposer celui de `Achoûra à ses Compagnons. D’après el-Boukhârî et Mouslim, selon ibn `Omar (radiya Allahou `anhou) :

 

« Le Prophète صلى الله عليه وسلم jeûnait le jour de `Achoûra et il ordonna à ses Compagnons de le faire mais quand le jeûne du Ramadân fut institué, il cessa de le faire. » [8]

 

D’après el-Boukhârî et Mouslim également, selon Mu`âwiya, j’ai entendu dire le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم :

 

« Voici le jour de `Achoûra ; Allah ne vous y a prescrit aucun jeûne mais moi je jeûne ; quiconque veut jeûner en a le droit et quiconque ne veut pas le faire il en a le droit. » [9]

 

Ces hadîth et tant d’autres démontrent que le Prophète صلى الله عليه وسلم n’imposaient plus à ses Compagnons de consacrer un jour de jeûner à l’occasion de `Achoûra après que le mois du Ramadân fut prescrit.

 

Il a plutôt laissé la chose à leur initiative.

 

Si avant cette période `Achoûra était obligatoire, la question qui se pose est de savoir si après son abrogation il reste recommander d’y jeûner.

 

Il existe sur cette question une fameuse divergence entre les savants.

 

Par contre, s’il était fortement recommandé d’y jeûner, après l’abrogation il devient simplement recommandé d’y jeûner.

 

Cela explique les paroles du Compagnon Qays ibn Sa`d : « Nous, nous préférons jeûner. » [10]

 

Tel est l’avis en tout cas de la plupart des savants. 

 

- Quatrièmement : le Prophète صلى الله عليه وسلم a projeté à la fin de sa vie de ne plus jeûner un jour seul à cette occasion.

 

Il a voulu en effet accompagner à `Achoûra un autre jour de jeûne, en vue de se distinguer des juifs.

 

D’après Mouslim, selon ibn `Abbâs (radiya Allahou `anhou), comme le Prophète صلى الله عليه وسلم jeûnait le jour de `Achoûra et ordonna d’y jeûner, ses Compagnons lui firent remarquer :

 

« Cher Messager d’Allah ! Les juifs et les chrétiens encensent ce jour ! 

- L’année prochaine in châ'a Allah, répondit-il, nous jeûnerons le neuf avant lui. » 

 

Cependant, il rendit l’âme avant l’année suivante [11].

 

D’après le Mousnad de l'Imâm Ahmed, selon Ibn `Abbâs رضي الله عنه également, le Prophète صلى الله عليه وسلم a précisé:

 

« Jeûnez le jour de `Achoûra mais distinguez-vous des juifs en jeûnant un jour avant et après. » [12]

 

Dans une autre version il est dit : « ou après » Ici « ou » signifie soit que la chose est laissé au choix soit que le rapporteur ne sait plus bien s’il s’agit d’avant ou après le dixième jour de el-Mouharram.

 

Ibn `Abbâs lui-même disait au sujet de `Achoûra qu’il fallait jeûner le neuvième et le dixième jour du mois en vue de se distinguer des juifs.

 

L’Imam Ahmed a pour sa part choisi cette opinion.

 

D’autres annales rapportent qu’ibn ‘Abbâs jeûnait ces deux jours par précaution afin de ne pas rater `Achoûra.

 

D’autres anciens choisissaient carrément de jeûner trois jours (du 9 au 11 el-Mouharram). 

 

Les juifs de Médine et de Khaybar prenaient `Achoûra à cette époque comme jour de fête en hommage à l’épisode qui s’est déroulé entre Mûsâ et pharaon.

 

Moïse aurait habillé ce jour-là de beaux vêtements en coton et il se serait maquiller les yeux avec de l’Ithmad (Kohol ndt.).

 

Les païens les ont ainsi imités dans cette coutume.

 

Ils habillaient la Ka`ba ce fameux jour.

 

Cependant, notre législation nous réclame de nous distinguer d’eux.

 

D’après el-Boukhârî et Mouslim, selon Abû Mûsâ, les juifs encensaient `Achoûra pour lequel ils réservaient un jour de fête.

 

Dès lors, le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

« Jeûnez donc ce fameux jour. » [13]

 

La version de Mouslim précise que les juifs de Khaybar jeûnaient à l’occasion de `Achoûra qu’ils considéraient comme un jour de fête au cours duquel ils faisaient habiller à leurs femmes leurs plus belles parures et leurs plus beaux vêtements.

 

Ce hadîth démontre qu’il est interdit de faire de ce jour un jour de fête.

 

Il est recommandé en outre de jeûner les jours de fête des païens en vue de se distinguer d’eux ; comme il est recommandé de jeûner un jour en plus comme nous l’avons vu afin de se distinguer des non musulmans à tous les niveaux. 

 

Toutes les annales qui parlent de mettre du Kohol, de se teindre la barbe ou les cheveux, et de faire la grande ablution ce fameux jour sont purement inventées.

 

Quant au hadîth :

 

« Allah fait des largesses durant le reste de l’année à quiconque fait des largesses à sa famille le jour de `Achoûra. »

 Sa chaîne narrative accuse certains éléments faibles.

 

Quant à consacrer à cette occasion un jour de deuil en hommage à el-Hussayn comme se complaisent à le faire les Rafidîtes, c’est faire preuve d’un grand égarement !

 

Les prophètes eux-mêmes n’ont droit à aucun jour de deuil… 

 

[1] Rapporté par Mouslim (1163). 

[2] Rapporté par Mouslim (1134). 

[3] Rapporté par el-Boukhârî (2006) et Mouslim (1132). 

[4] Rapporté par el-Boukhârî (2002) et Mouslim (1125). 

[5] Rapporté par el-Boukhârî (2004) et Mouslim (1130). 

[6] Rapporté par el-Boukhârî (2007) et Mouslim (1135). 

[7] Rapporté par el-Boukhârî (1960) et Mouslim (1136). 

[8] Rapporté par el-Boukhârî (1892) et Mouslim (1126). 

[9] Rapporté par el-Boukhârî (2003) et Mouslim (1129). 

[10] Voir el-Mousnad de l’Imâm Ahmed (3/422). 

[11] Rapporté par Mouslim (1134). 

[12] El-Mousnad de l’Imâm Ahmed (1/241). 

[13] Rapporté par el-Boukhârî (2005) et Mouslim (1131). 

 

Extraits de : Latâif el Ma’ârif fîmâ el ‘Am min el Wazhâif d’ibn Radjab. 

copié de dourous.free.fr

Imam Zayn ud-Deen Ibn Rajab al-Hanbali - الإمام زين الدين ابن رجب الحنبلي

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Mois de l'hégire et mois sacrés - الشهر
1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 10:10
Est-il vrai qu'Al-Houssayn a été assassiné le jour de 'achoura ? (audio)

 

Question :

 

Est-il vrai qu'Al-Houssayn رضى الله عنه a été assassiné le jour de 'achoura?

 

Réponse :

 

Ceci est répandu chez les rafidhas.

 

Et même s'il a été assassiné le jour de 'achoura, cela n'est pas grave, je pense que de nombreux compagnons sont morts en martyrs le jour de 'achoura ou d'autres jours.

 

Le fait que le meurtre ait eu lieu le jour de 'achoura, que ce soit le meurtre d'Al-Houssayn ou autre que lui, cela ne lui donne aucun privilège.

 

Les gens de la Sunna savent qu'Al-Houssayn رضي الله عنه ainsi que son frère Al-Hassan sont tous deux émirs des croyants, fils de l'émir des croyants (Ali Ibn Abi Talib) رضي الله عنهم أجمعين et qu'ils sont les plus nobles des jeunes du Paradis.

 

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

 هل صحيح أن الحسين – رضى الله عنه – قُتل يوم عاشوراء؟

السؤال : يقول السائل: هل صحيح أن الحسين – رضى الله عنه – قُتل يوم عاشوراء؟

الجواب : هذا متداول عند الرافضة , نعم وحتى لو قتل فى عاشوراء ما يضر, كثير من الصحابة استشهد أظن فى عاشوراء وفى غيرها  ليس له،  يعني القتل فى عاشوراء قتل الحسين وغيره ليس له مزية ، فالحسين – رضي الله عنه – يعلم أهل السنة أنه هو وأخوه الحسن أمير المؤمنين ابن أمير المؤمنين – رضي الله عنهم أجمعين – سيدا شباب أهل الجنة

Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri - للشيخ عبيد بن عبد الله الجابري

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Mois de l'hégire et mois sacrés - الشهر
13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 16:10
Le mariage durant le mois de chawâl

Question :

 

Je suis un jeune homme et je me suis fiancé à une fille, et après une période de nos fiançailles, j'ai décidé de conclure notre acte de mariage dans la période située entre les deux fêtes.

 

Mais, j'ai affronté un problème : les proches de ma fiancée ont propagé entre eux qu'il n'était pas permis de se marier pendant cette période.

 

Le père de ma fiancée a dû consulter l'imam d'une mosquée sur ce sujet.

 

Ce dernier lui a répondu qu'il n'était pas permis de le faire de point de vue de la charia.

 

Moi, de ma part, j'ai posé à un autre cheikh la même question et il m'a donné une réponse tout à fait contraire.

 

Je suis devenu alors déconcerté, voilà pourquoi je vous envoie ce message dans l'espoir d'avoir une réponse probante à ma question, une réponse qui soit étayée par les hadiths prophétiques et le consensus des ulémas pour que je puisse en convaincre la famille de ma fiancée, car j'ai la certitude qu'il est permis de se marier durant la période séparant les deux fêtes; mais je n'ai pas les preuves écrites à ce propos.

 

Réponse :

 

L'homme a le droit de conclure son acte de mariage et de consommer ce mariage à n'importe quel moment de l'année tant qu'il n'est pas en état de sacralisation ('Ihrâm), en vue d'accomplir la `Omra (petit pèlerinage) ou le Hadj (grand pèlerinage); car, il lui est interdit de se marier ou de conclure l'acte de mariage pour lui-même ou pour qui que ce soit, lorsqu'il est en cet état de sacralisation.

 

Quant à l'interdiction de conclure l'acte de mariage pendant la période située entre les deux fêtes ou tout autre jour, ceci est dénué de tout fondement dans la charia islamique.

 

Par contre, il est authentiquement rapporté que le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) s'était marié avec `A'îcha au mois de Chawwâl et a consommé son mariage avec elle au mois de Chawwâl (d'un autre an).

 

Ceci est manifeste dans le hadith rapporté par l'Imam Mouslim ainsi que par d'autres, d'après `Orwa (Qu'Allah soit satisfait de lui), d'après `A'îcha (Qu'Allah soit satisfait d'elle) qui a dit:

 

"Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) s'est marié avec moi au mois de Chawwâl et nous avons consommé le mariage au mois de Chawwâl. Laquelle des femmes du Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) était donc plus préférée par lui que moi-même. Et il ajouta: `A'îcha aimait que le mariage des femmes de ses proches, soit consommé au mois de Chawwâl"

Rapporté par At-Tirmidhî et par l'Imam Ahmad dans son Mousnad ainsi que par An-Nasâ'î et par Ibn Mâdja qui a rapporté un hadith semblable.

 

`A'îcha (Qu'Allah soit satisfait d'elle) aimait que le mariage des femmes parmi ses proches, soit consommé au mois de Chawwâl, conformément à la Sunna du Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam), annulant ainsi les traditions de l'ère préislamique ainsi que la conviction erronée de quelques ignorants et quelques gens du commun, selon laquelle, il est abhorré de conclure l'acte de mariage et de consommer ce mariage au mois de Chawwâl, ce qui représente une conviction nulle, dénuée de tout fondement, et qui fait partie des traditions préislamiques.

 

Les gens à l'ère préislamique croyaient que ce mois était de mauvais augure étant donné que son appellation arabe "Chawwâl" veut dire "ce qui enlève, ce qui ôte".

 

Ibn Sa`d dit dans son livre intitulé (At-Tabaqât): " Ils ont haï le mois de Chawwâl à cause d'une peste qui a eu lieu pendant ce mois".

 

Donc, ce mois leur inspirait du pessimisme et ils en tiraient mauvais augure.

 

Or, il incombe à l'homme de suivre ce qui est prescrit dans le Livre d'Allah et la Sunna de Son Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) ainsi que ce qu'ont fait les Compagnons du Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam); car le bien réside dans ces prescriptions.

 

L'on doit également s'écarter des traditions et des préjugés préislamiques qui vont à l'encontre des prescriptions de l'Islam tout en n'en faisant aucun cas.

 

Qu'Allah vous accorde la réussite et que la paix et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

 إجراء عقد النكاح بين العيدين

 س: أنا شاب في مقتبل العمر خطبت فتاة، وبعد فترة من الخطوبة عزمت على عقد الزواج في الفترة ما بين العيدين، لكنني لقيت مشكلة، حيث إن أقارب خطيبتي أذاعوا بينهم بأنه لا يجوز الزواج في هذه الفترة، فاضطر والد خطيبتي أن يسأل إمام مسجد، فأجابه هذا الأخير بأنه لا يجوز من ناحية الشرع، ومن جهتي سألت إمامًا آخر فأجابني بعكس ما أجاب الإمام الأول

وقد اختلطت علي الأمور فراسلتكم. وكلي أمل في أن ألقى جوابًا وافيًا لسؤالي، مدعمًا بأحاديث نبوية أو إجماع العلماء، حتى يتسنى لي أن أقنع به أهل الخطيبة، لأنني متأكد من جواز الزواج بين العيدين، لكن لا تتوفر لدي الأدلة الكتابية لذلك

ج: للإنسان أن يعقد على زوجته ويدخل بها في أي يوم من أيام السنة، ما لم يكن متلبسًا بإحرام لعمرة أو حج، فإنه يحرم عليه أثناء إحرامه النكاح وعقد الزواج له أو لغيره، أما منع عقد الزواج بين عيد الفطر وعيد الأضحى أو غير ذلك من الأيام فلا أصل له في الشرع، بل الثابت من فعل النبي -صلى الله عليه وسلم- أنه تزوج بعائشة في شوال، وبنى بها في شوّال، ويدل لذلك ما رواه الإمام مسلم وغيره، عن عروة رضي الله عنه، عن عائشة رضي الله عنها قالت:  تزوجني رسول الله -صلى الله عليه وسلم- في شوال، وبنى بي في شوّال، فأي نساء رسول الله -صلى الله عليه وسلم- كان أحظى عنده مني؟ قال: وكانت عائشة تستحب أن تدخل نساءها في شوال  وأخرج الترمذي والإمام أحمد في (مسنده

والنسائي وابن ماجه نحوه. وكانت عائشة رضي الله عنها تستحب أن تدخل نساؤها على أزواجهن في شوال؛ اتباعًا لسنة الرسول -صلى الله عليه وسلم- وإبطالا لما كانت عليه الجاهلية، وما يتخيله بعض العوام والجهلة من كراهية عقد الزواج والدخول في شوال فهو باطل، لا أصل له، بل هو من عادات الجاهلية، حيث كانوا يتطيرون بذلك؛ لما في اسم شوّال من الإشالة والرفع، وقال ابن سعد في الطبقات: إنهم كرهوا ذلك لطاعون وقع فيه، وذلك تشاؤمًا وتطيرًا من هذا الشهر. فينبغي للإنسان أن يتبع ما جاء في كتاب الله وسنة نبيه -صلى الله عليه وسلم- وصحابته من بعده، ففي ذلك الخير كله، ويترك ما خالف ذلك، ويبتعد عن عادات الجاهلية وأقوال الجهلة، ولا يلتفت إليها. وبالله التوفيق، وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم

(الجزء رقم : 19، الصفحة رقم: 160-161)

الفتوى رقم - 19802

La Fatwa numéro (19802)

(Numéro de la partie: 19, Numéro de la page: 160-161)

copié de alifta.net

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mois de l'hégire et mois sacrés - الشهر
1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 11:11
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mois de l'hégire et mois sacrés - الشهر
1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 21:59
La règle du jeûne du jour de 'Arafat (ou 'Achoura) s'il coïncide avec le samedi - حكم صيام يوم عرفة إذا صادف يوم السبت (audio)

Certes, toutes les louanges sont à Allah nous Le louons et nous Lui demandons aide et nous Lui demandons pardon.

 

Et nous demandons protection à Allah contre les méfaits de nos âmes et contre nos mauvaises œuvres celui qu’Allah guide personne ne peut l’égarer et celui qu’Il égare, personne ne peut le guider.

 

Et je témoigne qu’il n’y a de divinité (digne d’adoration) qu’Allah Seul, sans associés et que Mouhammad ي صلى الله عليه و سلم est Son adorateur et Son Messager.

 

A l’occasion du jeûne du jour de ‘Achoura et vu les divergences des calendriers et agendas pour le définir entre le samedi et le vendredi, mais le plus important ici ce n’est pas de chercher les causes de cette divergence car mes propos ou l’idée qui me vient à l’esprit vont traiter le sujet du jour de ‘Achoura s’il concorde avec un jour où il a été interdit de jeûner.

 

Et ceci, que le jour de ‘Achoura concorde avec le vendredi, qui a été interdit de jeûner seul, ou qu’il concorde avec le samedi, qui a été interdit de jeûner dans tous les cas, qu’il soit accompagné d’un jour avant lui ou après lui, si ce n’est dans le cas où Allah l’a ordonné.

 

Le hadith suivant fait partie de ce qu’a rapporté l’Imam Mouslim رحمه الله dans son sahih du hadith de Abi Qatada Al-Anssari رضي الله :

 

Que le Prophète  صلى الله عليه و سلم a été questionné sur le jeûne du jour de ‘Achoura et il  صلى الله عليه و سلم  a répondu :

 

« C’est un jour dont le jeûne expie les péchés de l’année passée. »

 

Et il صلى الله عليه و سلم  a été questionné sur le jeûne de ‘Arafat et il صلى الله عليه و سلم a dit :

 

« Qu’il expiait l’année passée et l’année qui suit. »

 

Et on lui a dit qu’est ce tu dis du jeûne du lundi et il صلى الله عليه و سلم  a dit :

 

« C’est le jour où je suis né et c’est le jour où j’ai été envoyé. »

 

Et dans une autre version :

 

« C’est le jour où le Coran a été descendu sur moi. »

 

Ce hadith englobe la stipulation du mérite de trois jours :

 

un qui est hebdomadaire  : le lundi.

et deux qui sont annuels :  ‘Achoura et ‘Arafat.

 

Ce qui m’est passé par l’esprit, c’est d’attirer l’attention que, par rapport à ces trois jours qui sont vertueux et méritoires, se pose une question s’ils coïncident avec un jour que Le Sage Législateur a interdit pour une raison.

 

Est-ce que on maintient la règle de base qui est qu’ils sont méritoires ou on délaisse ce mérite quand il s’oppose à un jour interdit pour une raison ?

 

C’est ici que se résout le problème auquel ne pense pas beaucoup de gens lors de ce type d’occasion.

 

Si le jour de ‘Achoura tombe un samedi, le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit à propos du samedi dans le hadith authentique :

 

« Ne jeûnez pas le samedi sauf ce qui vous a été rendu obligatoire.

Et si l’un d’entre vous ne trouve que l’écorce d’un arbre, alors qu’il la mâche. »

 

La preuve, c’est que le Prophète صلى الله عليه و سلم a interdit dans ce hadith authentique de jeûner le samedi quel que soit le cas.

 

A part s’il est obligatoire, et ceci ne peut avoir lieu que dans ce qu’Allah a rendu obligatoire tel que le jeune du mois de Ramadan, qu’il soit accompli à temps ou qu’il soit rattrapé, ou comme ce qu’un Mouslim s’est engagé envers Allah de jeûner, avec la possibilité qu’il y ait une divergence et un désaccord, s’il s’engage à jeûner un mois complet ou une semaine complète, il devient obligatoire pour lui et il devra jeûner ce mois ou cette semaine.

 

Mais quand à ce qui ne lui a pas été rendu obligatoire, tel que notre cas actuellement qui est le jeûne de ‘Achoura.

 

Comme vous le savez, il expie une année passée de péchés, mais il n’est pas obligatoire.

 

De même pour ‘Arafat.

 

‘Arafat coïncide parfois avec le samedi, est-ce qu’on le jeune ?

 

Non, on ne le jeûne pas, sauf dans ce qui vous a été ordonné, le hadith est explicite.

 

Si le lundi coïncide avec le jour de l’Aïd, comme le dernier ‘Aïd a coïncidé avec le jeudi, le jeudi étant aussi un jour de mérite que Le Sage Législateur a aussi incité de jeûner, alors si le jour de l’Aïd coïncide avec le lundi ou le jeudi, est-ce qu’on fait prévaloir le mérite ou l’interdit sur le mérite ?

 

Le problème se résout avec une règle scientifique de Oussoul Al-Fiqh (Fondements du fiqh) et qui est :

 

«Si une interdiction s’oppose à une autorisation, alors l’interdiction prévaut sur l’autorisation.»

 

Si deux textes s’opposent, et ceci est une règle très importante, dans lesquels il interdit ceci et il a fait ceci :

 

il interdit de se marier avec plus de quatre femmes et il s’est marié avec plus de quatre femmes;

 

Il interdit de boire debout et il a bu debout.

 

Beaucoup, et beaucoup de choses comme cela.

 

L’interdiction prévaut sur l’autorisation.

 

Maintenant, ici, face au problème, si le jour de ‘Achoura est un samedi on ne le jeune pas car il n’est pas obligatoire.

 

Ainsi, comme nous avons remédié au problème du lundi et du jeudi quand il coïncide avec le jour de l‘Aïd, on a fait prévaloir l’interdiction sur le mérite de le jeûner, car il s’oppose à l’interdit.

 

Nous avons dit :

 

« Nous ne jeûnons pas le lundi et le jeudi s’il coïncide avec le jour de l‘Aïd, de même nous ne jeûnons pas le samedi s’il concorde avec un jour méritoire. »

 

Nous sommes souvent questionnés à propos d’une personne qui fait le meilleur des jeûnes, tel qu’il est mentionné dans le hadith du Prophète صلى الله عليه و سلم qui est le jeûne de Daoud عليه السلام :

 

il jeûne un jour et il mange un jour.

 

Cela arrive qu’il coïncide avec le samedi, est-ce qu’il le jeûne ?

 

Nous lui disons : non, car il n’est pas obligatoire, donc délaisse-le.

 

Pareillement, si un des jours de pleine lune, le treize, le quatorze ou le quinze, coïncide avec le samedi, est-ce que nous le jeûnons ?

 

La réponse est : Non !

 

Et ainsi, prenez cette règle et reposez-vous :

 

ne jeûnez pas le samedi sauf pour ce qui vous a été rendus obligatoire.

 

Si un opposant émet une objection, renvoyez-le au cas de l’Aïd, et il ne pourra en aucun cas y échapper, et personne ne choisira de jeûner le jour de l’Aïd s’il coïncide avec un jour méritoire comme le lundi et le jeudi.

 

Qu’est-ce que l’opposant va faire ici si c’est un savant ?

 

Il reviendra sur ses pas, il dira nous ne le jeûnons pas. Pourquoi ?

 

Car le Prophète صلى الله عليه و سلم a interdit de jeûner le jour de l’Aïd.

 

Il aura donc fait passer l’interdiction avant l’œuvre méritoire.

 

Ceci est une règle absolue, ainsi reposez-vous.

 

C’est ce dont je voulais faire le rappel à l’occasion du hadith de Abou Qatada رضي الله dans lequel est rassemblé le mérite des trois jours.

 

Comment remédier à ses œuvres méritoires quand elles s’opposent à l’interdiction ?

 

L’interdiction prévaut sur le mérite.

 

Mais, j’ai précédemment fait le rappel, et je répète le rappel, car le rappel est bénéfique pour le croyant et avec ceci je termine cette assise en ce qui me concerne.

 

Ainsi je dis, il (le Prophète) صلى الله عليه و سلم a dit :

 

« Celui qui délaisse une chose pour Allah, Allah lui remplace par quelque chose de meilleur. »

 

Quand le Mouslim délaisse le jeûne du lundi ou le jeûne du jeudi, car il coïncide avec une interdiction, a-t-il délaissé le jeûne ce jour-là ou l’autre en vain ou par obéissance au Sage Législateur et à Son noble Prophète ?

 

Donc, il a délaissé le jeûne de ce jour pour Allah, alors est-ce qu’il est perdu en vain ?

 

La réponse est : Non ! Car le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

 

« Celui qui délaisse une chose pour Allah, Allah lui remplace par quelque chose de meilleur. »

 

J’espère que vous retiendrez de moi ces deux paroles, celui qui s’oppose à vous [en vous disant] :

 

« Comment délaisseras tu le jeûne de ‘Achoura alors qu’il expie une année passée et le jour de ‘Arafat alors qu’il expie deux années, à cause de ce hadith ?

Ô mon frère c’est un hadith étrange, c’est un hadith faible. »

 

Ce hadith est authentique et toute personne qui le rend faible, c’est lui qui est faible et affaibli, car il le rend faible sans science.

 

En bref, celui qui émet une objection, répondez lui :

 

« Pourquoi ne jeûnes-tu pas le lundi quand il tombe le jour de l’Aïd?»

 

Il répondra car il a été interdit de jeûner le jour de l’Aïd.

 

Notre réponse est exactement la même que la tienne.

 

Et retenez la deuxième chose qui est le hadith du Messager صلى الله عليه و سلم :

 

« Celui qui délaisse une chose pour Allah, Allah lui remplace par quelque chose de meilleur. »

 

Notre situation actuelle ou aujourd’hui, si ‘Achoura est le vendredi comme c’est le cas du calendrier jordanien, alors nous jeûnerons le vendredi car nous avons jeûné le jeudi et nous aurons eu une expiation d’une année.

 

Et si cela est comme cela nous a été rapporté de l’Arabie Saoudite, que ‘Achoura sera samedi, alors nous le délaisserons et nous n’aurons rien perdu.

 

Quoi qu’il en soit, comme il est dit dans le proverbe du Châm :

 

nous sommes comme la scie qui mange en remontant et en descendant, dans tous les cas nous sommes gagnants, que ‘Achoura soit demain ou après-demain, car si c’est demain, nous le jeûnerons car nous avons devancé avant le vendredi le [jeûne du] jeudi.

 

Et si c’est après-demain, nous le délaisserons pour Allah, et Allah nous le remplacera par quelque chose de meilleur.

 

Ceci est ce dont je voulais vous faire le rappel.

 

Et gloire et pureté à Toi, Ô Seigneur et à Toi la louange.

 

J’atteste qu’Il n’y a pas d’autre divinité (digne d’adoration) que Toi. Et je Te demande pardon et me repent à Toi.

 

Source : Tirée d’une cassette dont le titre est : الطــــائفـــة المنصــــورة « Le groupe sauvé »

Tiré du site www.sahab.net

Traduit par Abou Abdourrahmane Al Ifranni

copié de islam-nancy.com

 

 

حكم صيام يوم عرفة إذا صادف يوم السبت 
الشيخ الألبانى رحمه الله

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mois de l'hégire et mois sacrés - الشهر
1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 20:48
Est-il permis d'offrir des cadeaux aux enfants le jour de 'achoura ? (audio)

 

Question :

 

Qu'Allah vous bénisse, est-il permis d'offrir des cadeaux aux enfants à l'occasion du jour de 'achoura ?

 

Réponse :

 

Rien n'a été authentifié pour 'achoura en dehors du jeûne.

 

Et tout ce qui est évoqué concernant le fait de faire preuve de largesse envers les enfants ou se faire des cadeaux, aucune sunna n'est authentifiée du Prophète (صلى الله عليه و سلم) sur tout cela, ce sont donc des innovations.

 

traduit par forum.daralhadith-sh.com

 

ما حكم إهداء الهدايا للأولاد بمناسبة يوم عاشوراء ؟

السؤال : بارك الله فيكم يقول السائل ما حكم إهداء الهدايا للأولاد بمناسبة يوم عاشوراء؟

الجواب : لم يصح في عاشوراء إلا الصوم فقط وما ورد فيه من التوسعه على العيال والهدايا هذا كلها لم تصح فيها سنة عن النبي - صلى الله عليه وسلم - فإذاً هي من البدع والمحدثات

Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri - للشيخ عبيد بن عبد الله الجابري

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Mois de l'hégire et mois sacrés - الشهر
1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 17:46
Les mois sacrés

Question :

 

Quels sont les mois sacrés et pour quelle raison ont-ils été appelés ainsi ?

 

Sont-ils sacrés pour un pays particulier ou pour une chose particulière ?      

 

Réponse :

 

Les mois sacrés sont au nombre de quatre :

 

- Radjab,

- Dhoul Qi`da,

- Dhoul Hidja

- et Mouharram.

 

Les mois de Dhoul Qi`da, Dhoul Hidja et Mouharram se suivent alors que Radjab en est séparé.

 

Ils ont été appelés ainsi parce qu'Allah (Exalte soit-Il) y a prohibé le combat entre les gens.

 

Allah (Exalté soit-Il) a dit:  

 

"Le nombre de mois, auprès d'Allah, est de douze (mois), dans la prescription d'Allah, le jour où Il créa les cieux et la terre. Quatre d'entre eux sont sacrés" (9/36)

 

et dit:  Ils t'interrogent sur le fait de faire la guerre pendant les mois sacrés. - Dis: "Y combattre est un péché grave" (2/217)

 

Cela prouve que les combats au cours de ces mois y sont prohibés et ceci est une miséricorde accordée par Allah à Ses adorateurs pour qu'ils voyagent vers La Mecque, pour y accomplir le Pèlerinage et la `Omra.

 

Les Oulémas sont divergents sur la persistance ou non de la prohibition du combat.

 

L'ensemble des Oulémas affirment que la prohibition du combat a été annulée alors qu'un autre avis soutient qu'elle est toujours valable : cet avis est plus évident par rapport à la preuve.

 

(Numéro de la partie: 18, Numéro de la page: 433)

copié de alifta.net

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mois de l'hégire et mois sacrés - الشهر
1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 17:40
Jeûner le jour de 'achoura (audio)

 

Question :

 

Asalamou 'alaykoum.

 

Quel est le jugement de jeûner le jour de 'Achoura... ainsi que le jour d'avant et d'après (le jour de 'Achoura) ?

 

Deuxième question:

 

Quel est le jugement du sacrifice (al udhiya), et le jugement du sacrifice (al hadi) ?

 

Réponse :

 

Merci à vous, il questionne sur le fait de jeûner un jour avant et/ou après le jour de 'Achoura.

 

Jeûner le jour de 'Achoura est une Sunna fortement recommandé (as sunna mouhakkada) et il jeûne avec le jour d'avant tel que nous l'a ordonné le Prophète (prières et salutations sur Lui).

 

Et pour se différencier des juifs car les juifs jeûnent ce jour, Il nous a alors ordonné de jeûner pour se différencier d'eux.

 

En jeûnant un jour (avec) avant celui la, et selon une autre narration, un jour après celui là.

 

Ce qui est important c'est de ne pas le jeûner tout seul, ceci diminuera alors (la récompense).

 

Si alors la personne jeûne avec le jour d'avant, elle aura donc appliqué la Sunna auquelle nous a ordonné le Prophète (prières et salutations sur Lui).

 

traduit par minhaj sunna

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mois de l'hégire et mois sacrés - الشهر
1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 17:18
Le mérite de jeûner le mois sacré de al-mouharam et le jour de 'achoura

Le mois de al-Mouharram est le premier mois du calendrier de l'Hégire et l’un des quatre mois sacrés d’Allah.

 

A ce propos le Très-Haut dit (traduction rapprochée) :

 

« Le nombre de mois, auprès d’Allah, est de douze (mois), dans la prescription d’Allah, le jour où il créa les cieux et la terre. Quatre d’entre eux sont sacrés : telle est la religion droite. (Durant ces mois), ne faites pas de tort à vous-mêmes. Combattez les associateurs sans exception, comme ils vous combattent sans exception. Et sachez qu’Allah est avec les pieux.» (Coran, 9 : 36).

 

Al-Boukhary (3167) et Mouslim (1679) ont rapporté d’après Abou Bakrata que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit :

 

« Le temps a repris son cours tel qu’il était quand Allah créa les cieux et la terre : l’année compte douze mois dont quatre mois sacrés ; les trois se succèdent et ont pour nom Dhoul-Qa’ada, Dhoul-Hijja et al-Mouharram et le quatrième Rajab qui est intercalé entre Joumâda et Cha'baane.»

 

Il a été rapporté de façon authentique d’après le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) que le jeûne effectué pendant al-Mouharram est le meilleur après celui de ramadan.

 

A ce propos, Abou Hourayra a dit :« Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit :

 

« le meilleur jeûne après celui du ramadan est le jeûne effectué pendant le mois d’Allah al-Mouharram.

Et la meilleure prière faite après la prière obligatoire est celle effectuée dans la nuit»

 (rapporté par Mouslim, 1163).

 

Le fait d’annexer le mois à Allah (le mois d’Allah) montre l'importance de ce mois. Des savants interprétaient le hadith par le jeûne de tout le mois de al-Mouharram.

 

Cependant, il a été rapporté de façon authentique que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) n’a pas jeûné un mois complet en dehors du ramadan.

 

Ce qui permet de comprendre que le présent hadith nous incite à multiplier le jeûne au mois de al-Mouharram sans aller jusqu’à jeûner tout le mois.

 

Allah est le plus savant.

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Quelle est la date du jour d'Achoûrâ ?

 

Comme son nom l'indique, le jour d’‘Achoura ' (Achoura en arabe est une des formes du chiffre 10) correspond au 10ème jour du mois de al-Mouharram, le 1er mois du calendrier islamique.

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Comment ce jeûne a-t-il été institué ?

 

Selon un hadith de ‘Aïcha (qu’Allah l’agrée), les gens de la tribu de Quraysh jeûnaient le jour d'Achoûrâ' à la Mecque avant l'avènement de l'islam (Al-Boukhârî et Mouslim).

 

Puis, à son arrivée à Médine, le Prophète remarqua que les juifs jeûnaient ce jour ; il les interrogea à ce sujet et ils lui répondirent que c'était pour eux un jour de fête, car il correspond au jour où Allah a sauvé le prophète Moûssâ (Moïse) et son peuple, en lui ouvrant la mer et en noyant à sa suite, Pharaon et ses soldats.

 

Moûssâ le jeûna alors pour remercier Allah. Le Prophète (paix et salut d'Allah sur lui) ordonna alors de jeûner ce jour en rétorquant aux juifs :

 

« Nous sommes plus dignes de nous réclamer de Moussa que vous.».

 

Ainsi, il jeûna ce jour et ordonna de le jeûner.

 

Ce jeûne resta obligatoire jusqu'à ce que fût prescrit le jeûne du ramadan. Alors, le jeûne du ramadan devint obligatoire à la place du jeûne d'Achoûrâ' qui devint par la suite facultatif.

 

Ibn ‘Oumar rapporte du Prophète (paix et salut d'Allah sur lui) :

 

« ... Celui qui veut, jeûne et celui qui veut, mange [en ce jour]. »

 (Al-Boukhârî et Mouslim)

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Quelle est la meilleure manière de jeûner 'Achoura ?

 

Jeûner le 9 et le 10 du mois al-Mouharram est la manière la plus conseillée - si Allah le veut - selon le hadith du Prophète (paix et salut d'Allah sur lui), rapporté par Ibn ‘Abbâs :

 

« Si je suis encore vivant l'année prochaine, je jeûnerai le 9 (c’est-à-dire avec le 10). »

 Rapporté par Mouslim.

 

Mais le Prophète (paix et salut d'Allah sur lui) mourut avant cela.

 

Le Prophète a donc recommandé de jeûner le 9 (avec le 10), pour se différencier des juifs qui ne jeûnaient que le 10.

 

Cependant, la partie du hadith mentionnant ceci :

 

« Différenciez-vous des juifs, jeûnez un jour avant ou (dans une autre version, "et") un jour après [en plus du jour de ‘Achoûrâ']. » est faible.

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Le mérite de celui qui le jeûne

 

Selon le hadith d'Abû Qatâda, le Prophète a dit :

 

« Ce jeûne efface les péchés de l'année précédente. »

 (Mouslim)

 

Avec cela, nous espérons, en plus d'obtenir auprès d'Allah cette récompense, obtenir également la récompense de ce qui suit :

 

- faire revivre la Sunna, en se conformant aux recommandations et à l'exemple du Prophète ;

- Inviter les musulmans à pratiquer cette Sunna délaissée... et ceci fait partie des meilleures actions.

 

Traduit entre autre à partir de Zâd ul-Mâ’ad d'Ibn ul-Qayyim

copié

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mois de l'hégire et mois sacrés - الشهر