163 articles avec mort et funerailles - الموت والجنازة

La mort n’arrive pas qu’aux autres !

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La mort n’arrive pas qu’aux autres !
- Faire répéter l'attestation de l'unicité à un mourant
 
Il est légiféré de faire répéter « la ilâha illa lâh » au mourant conformément à la parole du Prophète - Prière et Salut sur lui - :

« Faites répéter « la ilâha illa lâh » à vos morts. »
Rapporté par Mouslim dans son recueil authentique.
 
« À vos morts » signifie : « aux mourants » ; ceux qui agonisent et dont les signes d'une mort proche sont percevables. 
 
- Lorsque l'on est assuré de sa mort
 
On lui ferme les yeux et on lui serre les mâchoires conformément à ce qui a été rapporté dans la sunnah.
 
- Il est obligatoire de laver le mort musulman sauf s'il est mort en plein champ de bataille
 
En effet, le martyre ne doit pas être lavé et on ne doit pas prier sur lui. On l'enterre dans ses habits.
Cela conformément aux actes du Prophète - Prière et Salut sur lui - lors de la bataille d'Ouhoud.
 
- Description du lavage du mort
 
On lui couvre ses parties intimes, on l'élève légèrement et on lui presse le ventre délicatement. 
 
Puis, celui qui est chargé de le laver s'enroule un tissu sur la main, ou quelque chose de semblable, et l'utilise pour lui nettoyer les parties intimes.
 
Puis, il lui fait les ablutions comme pour la Prière. Puis, il lui lave la tête et la barbe avec de l'eau et du jujubier (sidr), ou quelque chose de semblable. Puis il lui lave la partie droite du corps, puis la partie gauche, et répète ainsi l'opération une deuxième fois, puis une troisième fois en faisant passer à chaque fois sa main sur son ventre.
S'il en sort quelque chose, il le lave et bouche les orifices naturels avec du coton, ou autres.
S'il ne tient pas, on utilise de l'argile ou tout autre moyen médical moderne, tel un pansement adhésif, ou autre.
 
Ensuite, il lui refait les ablutions, si trois fois ne suffisent pas à le nettoyer, il le lave jusqu'à cinq ou sept fois.
Puis, il l'essuie avec une serviette et lui parfume les aisselles et les membres sur lesquels il se prosternait (visage, mains, genoux, pieds). Mais s'il lui parfume tout le corps, c'est encore mieux.
Il parfume également son linceul avec de l'encens. 
 
Si ses moustaches ou ses ongles sont trop longs, il les coupe. Il n'y a pas de mal s'il ne les coupe pas.
Il ne lui brosse pas les cheveux ni rase ses poils pubiens et ni le circoncit, car rien ne prouve ces actes. 
 
Quant à la femme, on lui noue les cheveux en trois tresses qu'on lui met ensuite derrière la tête.
 
L'enveloppement du corps dans un linceul
 
Il est préférable de l'envelopper dans trois pièces de tissu blanc dans lesquelles on l'enroule, sans chemise, ni turban conformément au linceul dans lequel a été enveloppé le Prophète - Prière et Salut sur lui.
Par ailleurs, s'il porte une chemise et un pagne, puis est enveloppé dans un grand drap, il n'y a pas de mal. 
 
Quant à la femme, elle est enveloppée dans cinq pièces de tissu : une chemise, un voile, un pagne et deux grands draps. Le petit garçon, lui, est enveloppé dans un linceul constitué d'un à trois tissus.
La petite fille, elle, est enveloppée dans une chemise et deux draps.
 
À tous, un linceul au minimum est obligatoire couvrant tout le corps. Par ailleurs, si le mort est en état de sacralisation, il sera lavé avec de l'eau et du jujubier (sidr), et sera enveloppé dans ses deux morceaux de tissus de l'ihram ou autres.
Sa tête et son visage ne seront pas couverts et il ne sera pas parfumé, car il sera ressuscité en prononçant la talbiya.
Ceci, conformément au hadith authentique rapporté du Prophète- Prière et Salut sur lui.
 
Quant à la femme en état de sacralisation, elle sera enroulée dans un linceul comme une femme ordinaire.
Toutefois, elle ne sera pas parfumée, son visage ne sera pas couvert d'un niqab et ses mains ne seront pas gantées.
Pour autant, son visage et ses mains seront entièrement couverts par son linceul comme il a été indiqué ci-dessus en parlant de l'enveloppement du corps d'une femme.
 
Les personnes prioritaires pour laver le défunt, prier sur lui et l'enterrer sont dans l'ordre :
 
Celui qu'il a recommandé dans son testament, puis son père, puis son grand-père, puis de proche en proche parmi les hommes agnats (parents qui descendent d'une même souche masculine).
 
- Les personnes prioritaires pour laver la défunte sont dans l'ordre :
 
Celle qu'elle a recommandée dans son testament, puis sa mère, puis sa grand-mère, puis de proche en proche parmi les femmes de sa famille.
 
Chacun des époux a le droit de laver son conjoint, car Abû Bakr El Siddîq - qu'Allah l'agrée - a été lavé par son épouse, et °Ali - qu'Allah l'agrée - a lavé son épouse Fâtima - qu'Allah l'agrée.
 
Description de la prière funéraire
 
Dire le Takbîr une première fois puis réciter la sourate « L'Ouverture » (El Fâtiha). Il est bon de la faire suivre par une courte sourate, ou un ou deux versets, car ceci est rapporté dans un hadith authentique d'Ibn °Abbâs - qu'Allah les agrée.
 
Puis dire le deuxième Takbîr puis réciter la prière sur le Prophète - Prière et Salut sur lui - comme dans le Tachahhoud.
 
 Puis dire le troisième Takbîr puis faire l'invocation suivante :
 
"Allah !
Pardonne à nos vivants et à nos morts, aux présents et aux absents, aux vieux et aux jeunes, aux hommes et aux femmes.
Ô Allah !
Celui d'entre nous que Tu maintiens en vie, fais-le vivre sur la voie de l'Islam, et celui d'entre nous dont Tu as pris l'âme, fais-le mourir dans la Foi.
Ô Allah !
Pardonne-lui, fais-lui miséricorde, accorde-lui le salut, efface-lui ses fautes, assure-lui une noble demeure et élargis-lui sa tombe.
Lave-le avec de l'eau, de la neige et de la grêle, et nettoie-le de ses péchés et de ses fautes, comme on nettoie le vêtement blanc des impuretés.
Donne-lui en échange une demeure meilleure que la sienne, une famille meilleure que la sienne et une épouse meilleure que la sienne.
Fais-le entrer au Paradis, et protège-le du châtiment de la tombe et du châtiment de l'Enfer.
Élargis sa tombe et illumine-la-lui.
Ô Allah !
Ne nous prive pas de sa récompense et ne nous égare pas après sa mort. »
 
Puis dire le quatrième Takbîr et saluer une seule fois sur sa droite.
 
Il est conseillé de lever les mains à chaque Takbîr.
 
Si le défunt est une femme, on dit : « Ô Allah ! Pardonne-lui (féminin)...  » 
[Lave-la, fais-la entrer, etc.]
 
S'ils sont deux, on dit :  « Ô Allah ! Pardonne-leur à tout deux (duel)... »
 
S'ils sont plusieurs, on dit : « Ô Allah ! Pardonne-leur (pluriel)... »
 
(C.-à-d. en accordant en genre et en nombre).
 
Mais s'il s'agit d'un enfant, en lieu et place de la demande de pardon, on dit :
 
« Ô Allah !
Fais qu'il soit un prédécesseur, une épargne et un intercesseur exaucé pour ses parents.
Ô Allah !
Alourdis par lui la balance de leurs bonnes actions et accrois leurs récompenses.
Réunis-le avec les croyants pieux et mets-le sous la tutelle d'Ibrâhîm - Prière et Salut sur lui - et protège-le par Ta miséricorde du châtiment de l'Enfer. »
 
Conformément à la Sunna, l'Imam se tient au niveau de la tête du défunt, si c'est un homme, et au niveau du milieu du corps, si c'est une femme.
 
S'il y a plusieurs défunts, on place le corps de l'homme juste devant l'Imam, et celui de la femme plus en avant en direction de la Qibla. 
 
S'il y a des enfants, on place le jeune garçon avant la femme, puis la femme, puis la jeune fille, en plaçant la tête du garçon au niveau de celle de l'homme, le milieu du corps de la femme au niveau de la tête de l'homme, puis la tête de la petite fille au niveau de la tête de la femme, et le milieu du corps de la petite fille au niveau de la tête de l'homme.
 
Ensuite tous ceux qui prient se tiennent derrière l'Imam, sauf si quelqu'un ne trouve pas de place derrière l'Imam, dans ce cas, il se tient à sa droite.
 
- Description de l'enterrement
 
Creuser profondément dans le sol ; une profondeur égale à la mi-hauteur d'un homme.
 
Faire des tombes latérales -Lahd- du côté de la qibla, on introduit le mort dans ce creux latéral sur son côté droit, on dénoue les liens du linceul qu'on laisse sur place.
 
On ne découvre ni le visage de l'homme ni de la femme.
 
Puis on bouche la fosse de briques naturelles (non cuites au feu) qu'on cimente avec de l'argile pour que le sable ne puisse s'introduire. S'il n'y a pas de briques, on bouche la fosse avec des planches de bois ou des pierres ou tout autre matériau. Ensuite, on couvre le trou avec de la terre.
 
À ce moment, il est recommandé de dire : « Au nom d'Allah ! Et selon la religion de l'Envoyé d'Allah » - « Bismillah wa 'alâ millati Rassoûli-lah » -
 
On surélève la tombe de la surface du sol d'un empan. Si c'est possible, on entrepose des cailloux par dessus et on asperge le dessus d'eau.
 
Il est recommandé à ceux qui assistent à un enterrement de se tenir debout près de la tombe et d'invoquer Allah pour le mort.

En effet, le prophète - Prière et Salut sur lui -, à la fin de l'enterrement du musulman, se tenait debout devant sa tombe et disait : 

« Priez pour l'absolution des péchés de votre frère, et demandez Allah de le raffermir, car il est en ce moment en train d'être questionné (par les anges) ».
 
- L'autorisation de prier sur un mort déjà enterré sur qui personne n'a prié
 
Si une personne est morte et personne n'a accompli la prière mortuaire sur elle, il est recommandé de la faire sur elle après l'enterrement, parce que le prophète - Prière et Salut sur lui -,  l'a faite, à condition que ce soit dans le mois qui suit son enterrement.
 
Si cette période est supérieure à un mois, on n'accomplit pas cette prière, car on n'a pas de preuve que le prophète - Prière et Salut sur lui, a fait la prière mortuaire sur quelqu'un enterré plus d'un mois.
 
- Il n'est pas légiféré que la famille du défunt prépare le repas aux gens
 
Il n'est pas légiféré que la famille du défunt prépare le repas aux gens, car le célèbre compagnon Jarir Ibn Abd Allah al Bajali -qu'Allah l'agrée - a dit : 

« Nous considérions (au temps du Prophète) que les réunions dans la maison de la famille du défunt et la préparation du repas après l'enterrement font partie de la lamentation prohibée. » 
Rapporté par l'Imam Ahmad avec une bonne chaîne de rapporteurs.
 
Quant à la préparation du repas pour la famille du défunt et pour leurs hôtes, elle est autorisée.

Et il est recommandé que les proches et les voisins du mort préparent le repas parce que lorsque le prophète - Prière et Salut sur lui, fût informé de la mort de Jaafar Ibn Abu Tâlib au Chêm, il demanda à ses épouses de préparer un repas pour la famille de Jaafar puis il dit : « Ce qui leur est arrivé les préoccupe suffisamment. »
 
Nul grief à la famille du défunt, s'ils veulent inviter leurs voisins ou d'autres personnes pour partager avec eux le repas qui leur a été offert.

D'après la législation islamique, il n'existe pas de limite de temps à ces invitations.
 
- Il est interdit à une femme de porter le deuil d'une personne plus de trois jours, sauf pour son mari pour lequel elle doit porter le deuil pendant quatre mois et dix jours.
 
Il est interdit à une femme de porter le deuil d'une personne plus de trois jours, sauf pour son époux pour lequel elle doit le porter durant quatre mois et dix jours.

Si la femme est enceinte, le deuil se termine à l'accouchement comme le prouvent les hadiths authentiques.
 
L'homme, quant à lui, n'a pas le droit de porter le deuil de quiconque, faisant partie de la famille ou pas.
 
- Il est autorisé aux hommes de visiter les cimetières, de temps à autre, pour invoquer en faveur du mort, pour implorer la miséricorde d'Allah et se rappeler de l'au-delà
 
Il est autorisé aux hommes de visiter les cimetières, de temps à autre, pour invoquer en faveur du mort, pour implorer la miséricorde d'Allah et se rappeler de l'au-delà.
 
Le prophète - Prière et Salut sur lui - a dit :

« Rendez visite aux morts, car cela vous rappelle l'au-delà. »
(Rapporté par l'Imam Mouslim).
 
Le prophète - Prière et Salut sur lui - a également appris aux compagnons, quand ils rendaient visite aux morts, de dire :

« Que le salut soit sur vous, habitants de ces demeures, croyants et musulmans. Bientôt, quand Allah le veut, nous vous rejoindrons. Nous implorons Allah de vous accorder, et à nous aussi, le Salut. Qu'Allah soit miséricordieux envers les premiers et les derniers d'entre nous. »
 
Les femmes, quant à elles, ne sont pas autorisées à visiter les cimetières, car le Prophète - Prière et Salut sur lui - a maudit les femmes qui visitent les cimetières et parce qu'on craint pour elles le polythéisme (Fitna) et le manque de patience. De même, il leur est interdit d'accompagner le convoi funèbre jusqu'au cimetière, car le Prophète - Prière et Salut sur lui - leur a interdit cela.
 
Cependant, elles sont autorisées à accomplir la prière mortuaire dans la mosquée ou dans un lieu de prière comme les hommes.
 
Remarque importante
 
L'avis authentique est que le lavage du mort n'annule pas les ablutions.

Ceci est l'avis de la majorité des savants, car il n'y a aucune preuve à ce sujet. Mais si celui qui lave un corps touche les parties intimes du mort, sans tissu, ni vêtement, il doit obligatoirement refaire les ablutions.
 
De même, toucher une femme n'annule jamais les ablutions, que ce soit avec plaisir ou non, d'après l'avis le plus authentique des savants, tant qu'aucun liquide n'est secrété, car le Prophète - Prière et Salut sur lui - embrassait certaines de ses épouses, puis il priait sans refaire ses ablutions.
 
Quant à la parole d'Allah Le Très Haut, dans le verset de la sourate « Les Femmes » et de la sourate « La Table servie » : {Ou si vous avez touché les femmes}
Sourate « Les Femmes » verset 43, sourate « La Table servie » verset 6., le sens voulu est en fait l'acte sexuel, et ceci d'après l'avis le plus authentique des savants. C'est également l'avis d'Ibn °Abbâs - qu'Allah l'agrée - ainsi qu'un groupe de prédécesseurs et de ceux qui les ont suivis.
 
Tiré du livre intitulé : 
Les leçons importantes pour toute la communauté
Dix-huitième Leçon : La préparation du mort,
la prière funéraire et l'enterrement
copié de salat-janaza.com
 
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Réciter le coran dans les cimetières (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Réciter le coran dans les cimetières (audio)
Question :
 
Le questionneur demande au sujet de la récitation de la Fatiha sur les morts dans les cimetières.
 
Réponse :
 
Cette chose est sans fondement.

La lecture du Coran sur les tombes n'est pas légiférée que ça soit la Fatiha ou une autre sourah.

La lecture sur les tombes ainsi que dans les cimetières est une innovation.
 
La Sounnah est de visites des tombes, de leur adresser le salam et de leur faire des invocations, conformément à la parole du Prophète, sallallahou 'alayhi wa sallem : 

« Visitez les tombes, elles vous rappelleront l'au-delà ».

Et il enseignait à ses compagnons, sallallaou 'alayhi wa sallem, qu'ils disent en visitant les tombes :
 

 

 السَّلامُ عَلَـيْكُمْ أَهْلَ الدِّيارِ مِنَ المؤْمِنيـنَ وَالْمُسْلِمين

وَإِنّا إِنْ شاءَ اللهُ بِكُـمْ لاحِقـون، نَسْـاَلُ اللهَ لنـا وَلَكُـمْ العـافِيَة

 

« Que le salam soit sur vous croyants et musulmans habitants des demeures.

Nous vous rejoindrons si Allah le veut.

Vous êtes nos prédécesseurs et nous vous suivrons.

Je demande à Allah de nous accorder le salut ainsi qu'à vous »

 

As-salâmu calaykum ahla d-diyâri mina-l-muminîna wa-l-muslimîna. Wa innâ in shâ'a l-lâhu bikum lâhiqûna [wa yarhamu l-lâhu-l-mustaqdimîna minnâ wa-l-musta'khirîna.] As'alu l-lâha lanâ wa lakumu-l-câfiyata.

 

La Sounnah est ainsi, les gens leur font des dou'a, ils demandent pour eux le pardon, ils leur adressent le salam, mais en ce qui concerne la lecture, cela n'a pas de fondements.

La lecture sur les morts et dans les cimetières n'est pas légiférée, le Prophète, sallallahou 'alayhi wa sallem ne l'a pas fait, ni aucun de ses compagnons, qu'Allah les agrée.
 
Traduit par l'equipe d'Assounnah
 
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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La présence aux obsèques d'un parent non-musulman

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La présence aux obsèques d'un parent non-musulman
Question :
 
Des gens dans ce pays se convertissent à l'islam, mais ils ont des parents qui sont toujours non musulmans.
 
Quand ce mécréant meurt, qu'est-ce que le musulman doit faire ?
 
Réponse :
 
Il doit y aller et assister à l'enterrement avec eux en raison de la preuve dans sunan Abi Dawud lorsqu' 'Ali رضي الله عنه est venu au Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم et lui a dit :
 
"Ton oncle qui n'a pas reçu la guidance est mort."
Ainsi il صلى الله عليه وسلم lui a dit : "Va et enterre-le." 
Il ('Ali) a dit : "Il est mort en tant que mushrik (polythéiste)."
Il a dit : "Va et enterre-le." 
Donc il est allé l'enterrer et il صلى الله عليه وسلم a dit : "Ne dis rien à moins que tu ne me le dises."
Donc il s'en occupa et ne dit rien."
 
Question :

Si le prêtre commence à faire un discours sur un sujet par exemple, parce que les chrétiens font (des déclarations) tout comme les gens de l'innovation ; Doit-il rester avec eux ou prendre congé ?
 
Réponse : 

S'il reste donc 
إن شاء الله il n'y a aucun mal, mais il doit détester cela dans son coeur :
 
"Quiconque parmi vous voit un acte abominable alors qu'il le changer de ses mains, s'il est incapable de le faire alors (qu'il le change) avec sa langue, s'il est incapable de faire avec sa langue alors (qu'il le change) avec son coeur..." 
 
S'il part alors c'est encore mieux إن شاء الله
 
Référence : Ar-rihlatul akheerah - Le dernier jour p212
Traduit par Oum 'Ikrima
 
بعض الناس يسلمون في هذه البلاد وما زال لهم أقارب كأب أو أم كافر فعند موت هذا الكافر ماذا يصنع هذا المسلم ؟
يذهب يواري الجنازة معهم ، بدليل ما جاء في سنن أبي داود أن عليا رضي الله عنه أتى النبي صلى الله عليه وسلم فقال
 إن عمك الضال قد مات قال : "اذهب فواره
قال : إنه مات مشركا
قال : اذهب فواره
، فذهب فواراه وقال
 لا تحدثن شيئا حتى تخبرني
ويحضر ولا يقول شيئا
. السؤال : إذا جاء القسيس وقال أشياء كالتلقين - مثلا - فإن عند النصارى تلقين مثل التلقين الذي عند المبتدعة ، فهل يبقى معهم أم يذهب ؟
الجواب: إن بقي فإن شاء الله لا بأس بذلك وينكره بقلبه
" من رأى منكم منكرا فليغيره بيده ، فإن لم يستطع فبلسانه ، فإن لم يستطع فبقلبه "
 وإن مشى فهو أفضل إن شاء الله
حضور جنازة الكافر القريب
المرجع: الرحلة الأخيرة - ص212
 
Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

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Organiser des séminaires pour enseigner le lavage du mort

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Organiser des séminaires pour enseigner le lavage du mort
Question :
 
Comment juger l'organisation de séminaires pour enseigner la manière de laver des morts
 
Réponse: 
 
Louange à Allah.
 
L'enseignement du lavage des morts est bon et institué et ne comporte aucun inconvénient.
 
Certains ne savent pas le faire malgré le besoin très ressenti de connaître la manière de laver les morts. 
 
Extrait de Madjmou' fatawa wa maqalat mutanawwia - Vol. 13, p. 118. 
Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Paroles des anciens sur la mort

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Paroles des anciens sur la mort

Hier, Yûsuf est parti. 

 
Il est revenu vers son Créateur, vers Celui qui l'a tiré des ténèbres vers la lumière et lui a fait aimé la voie des Pieux prédécesseurs. 
 
Il est parti et nous nous restons.
 
Nos cœurs sont tristes, nos yeux pleurent, mais nous ne disons que ce qui satisfait notre Seigneur. 
 
Pas un savant, pas un grand étudiant en science, mais simplement notre frère, notre ami, notre bien aimé. 
 
Nous entendons tous parler de la mort, tous les jours, aux quatre coins du monde, mais lorsqu'elle frappe les proches ce n'est plus pareil. (traduction rapprochée)
 
« Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et annonce la bonne nouvelle aux endurants qui disent, lorsqu'un malheur les atteint : « Nous sommes à Allah, et c'est à Lui que nous retournons. » (Al-Baqarah, v.155-156) 
 
Nos cœurs pleurent, signe peut être qu'ils ne sont pas encore tout à fait morts, et nous disons :
إن لله وإن إليه راجعون
« Nous sommes à Allah, et c'est à Lui que nous retournons. »
 
La mort, si elle est une épreuve, est aussi une miséricorde pour les croyants. 
 
Celui qui meurt revient vers son Seigneur et commence à goûter les fruits de ses efforts, et pour ceux qui restent elle est également une miséricorde car elle est un rappel de l'au-delà et du but de la création. 
 
Allah dit (traduction rapprochée) : 
 
« Et craignez le jour où vous reviendrez vers Allah. » 
 
Le Prophète (salallahu' alayhi wasalam) encourageait aussi les Compagnons à se souvenir de la mort lorsqu'il dit :

« Rappelez souvent de celle qui détruit les jouissances »

il dit aussi :

« Je vous interdisais de visiter les cimetières. Aujourd'hui visitez-les car ils vous rappellent la mort. »
 
Le Prophète (salallahu' alayhi wasalam) disait cela aux êtres les plus pieux et les plus détachés de ce monde après les prophètes et les messagers. 
 
Ainsi, la mort de notre frère doit être pour nous un rappel, et comme nous, vous êtes tous entourés d'êtres chers. 
 
La vie d'ici-bas, nos fausses certitudes nous font penser que la mort ne frappe que le vieillard, mais un jour l'Ordre d'Allah se réalise et frappe celui qu'on pensait épargné jusque là.
 
Dans nos sociétés, la mort est écartée, rejetée, rien n'est fait pour lui faire face et s'y préparer. 
 
Et ce n'est pas ainsi que vivaient nos pieux prédécesseurs, la mort était constamment dans leurs pensées et cela contribuait à augmenter leur foi et leur piété.

C'est pourquoi nous avons voulu, en guise de rappel, pour nous et nos frères et sœurs, rapporter quelques paroles des  salafs sur la mort.

Seulement, nous demandons une seule chose : ne lisez pas ces paroles comme on lit de la poésie.

Arrêtez-vous sur chacune d'elles, relisez-les plusieurs fois, méditez profondément sur leurs sens. Car ce sont là les dires de grands savants de la communauté qui nous donnent à voir des vérités qu'ils ont peut être mis une vie entière à réaliser et atteindre.

Donc craignez Allah et faites de ce que vous lirez une science utile qui changera votre vie.

Qu'Allah fasse miséricorde à notre frère et qu'Il nous accorde la constance et la rectitude dans la croyance et les œuvres.  Âmîn.

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- 'Amîr ibn Rabî'ah rapporte :
j'ai entendu 'Umar ibn Al-Khattâb prendre un fétu de paille et dire :
« J'aurais aimé être ceci, j'aurais aimé que ma mère ne m'enfante jamais, j'aurais aimé être totalement oublié. »
(Az-Zuhd d'Abû Dâwûd, p.89)


Abû Usâmah rapporte :
« Lorsque Sufyân At-Thawrî est tombé malade, j'ai apporté son urine à un docteur, et il me dit : « C'est là l'urine d'un homme dont la tristesse a fendu le foie, il n'y a aucun remède. »
(As-Siyar, 7/270).


Lorsqu'on demandait à Ar-Rabî' ibn Khuthaym :
« Comment te sens-tu ce matin ? » Il disait : « Nous nous sommes levé plein de péchés, nous mangeons notre subsistance et nous attendons notre Heure. »
(Al-Musannaf, 7/228)


On demanda à 'Atâ As-Sulaymî :
« Pourquoi es-tu si triste ? » Il dit : « Malheur à toi, la mort plane sur moi, la tombe sera ma demeure, la Résurrection sera mon lieu de rendez-vous, le pont de l'Enfer sera mon chemin et je ne sais ce que l'on fera de moi. »
(Sifah As-Safwah 3/327)


Ibrâhîm ibn 'Isâ rapporte :
« Je n'ai jamais vu quelqu'un de plus triste qu'Al-Hasan. A chaque fois que je le rencontrais je pensais qu'il venait d'être atteint d'un malheur. »
(Sifah As-Safwah 3/326)


Ibrâhîm At-Taymî a dit :
« Celui qui n'est pas triste doit craindre d'être parmi les gens de l'Enfer, car les gens du Paradis diront : « Louange à Allah qui a fait disparaître notre tristesse. » Et celui qui n'éprouve aucun compassion doit craindre d'être parmi les gens de l'Enfer, car les gens du Paradis diront : « Nous étions avant cela dans nos familles, plein de compassion. »


On demanda à Abû Hâzim :
« Comment se fait le retour vers Allah ? » Il dit : « Le retour du serviteur obéissant est comme celui de l'absent qui revient vers sa famille qui espère le revoir ; et le retour du désobéissant est comme le retour de l'esclave fugitif vers son maître en colère. »
(Latâ'if Al-Ma'ârif /135)


Un groupe de gens est rentré chez Abû 'Abd Ar-Rahmân As-Sulamî alors qu'il était malade et certains ont chercher à lui redonner espoir (de guérison). Il dit :
« J'espère (en la rencontre) de mon Seigneur, et pour lui j'ai jeûné 80 mois de Ramadan. »
(Husn Ad-Dhan billah /126)


Abû Ad-Dardâ dit :
« Ô gens de Damas ! Venez écouter le conseil d'un frère ! Qu'ai-je à vous voir construire des maisons que vous n'habitez pas, amasser des biens que vous n'utilisez pas, poursuivre des rêves que vous n'atteindrez pas ? Ceux d'avant vous ont bâti de grandes constructions, eu de grands rêves, amassé beaucoup de biens, mais leurs rêves les ont trompés, leurs biens sont devenus poussière et leurs demeures des tombes. »
(Qasr Al-Amal, Ibn Abî Ad-Dunyâ / 160)


Bakr ibn 'Abd Allah rencontra Abû Jamîlah et lui dit :
« Comment te sens-tu ? » Il dit : « Par Allah je suis comme un homme qui a tendu son cou sous une épée qui attend qu'on frappe son cou. »
(Qasr Al-Amal : 42)


Ismâ'îl ibn Zakariyyâ était le voisin de Habîb Abû Muhammad, et il dit :
« Au soir je l'entendais pleurer, au matin je l'entendais pleurer, je suis donc allé voir sa femme et lui ai dit : pourquoi pleure-t-il matin et soir ? Elle dit : « Par Allah ! Il craint lorsqu'il se couche de ne pas voir le matin, et lorsqu'il se lève de ne pas voir le soir. »
(Qasr Al-Amal : 63)


'Ubayd Allah ibn Shamît rapporte qu'il a entendu son père dire :
« Ô toi qui est trompé par ta santé, n'as-tu jamais vu quelqu'un mourir sans maladie ? Ô toi qui est trompé par la longueur de son existence, n'as-tu jamais vu quelqu'un mourir sans délai ? »
(Qasr Al-Amal : 67)


Lorsque Muhammad ibn Wâsi' voulait aller dormir il disait à sa famille :
« Je vous confie à Allah (l'invocation du voyageur), ce sera peut être le sommeil dont je ne reviendrais pas. » c'était là son habitude lorsqu'il voulait dormir.
(Qasr Al-Amal : 227)


Yazîd Ar-Ruqâshî disait :
« Jusque quand allons-nous dire : demain je ferais cela, à la rupture du jeûne je ferais ceci, en revenant de voyage je ferais cela ! As-tu oublié le long voyage qui t'attend et l'ange de la mort ? Ne sais-tu pas que chaque nuit beaucoup d'âmes disparaissent ? Ne sais-tu pas que l'ange de la mort n'attendra pas ? Ne sais-tu pas que la mort est la fin de toute chose ? »
(Qasr Al-Amal : 80)


Ibrâhîm An-Nakha'î pleurait auprès de son épouse et elle pleurait auprès de lui, et il disait :
« Aujourd'hui nos œuvres sont présentées à Allah. » (lundi et jeudi)
(Sifah As-Safwah, 2/673)


Lorsque Bakr ibn 'Abd Allah Al-Mazanî voyait un vieillard, il disait :
« il est meilleur que moi, il a adoré Allah avant moi. » Et lorsqu'il voyait un enfant, il disait : « il est meilleur que moi, il a accompli moins de péché que moi. »
(Muhâsabah An-Nafs /79)


Al-Fudhayl ibn 'Iyâdh disait :
« Pauvre de toi ! Tu fais le mal et pense être noble ! Tu es bête et tu penses être intelligent ! Ta vie est courte et tes espoirs sont grands ! »
(As-Siyar, 8/440)


'Abd Allah ibn Mas'ûd a dit :
« Le croyant ne trouve le repos que lorsqu'il rencontre Allah. »
(Az-Zuhd : 194)


Bilâl ibn Sa'd a dit :
« Un homme peut être trompé, il est joyeux, mange, bois et rit, alors que dans le Livre d'Allah il est écrit qu'il est un combustible de l'Enfer. »
(Sifah As-Safwah, 4/216)


Ahmad ibn Harb a dit :
« L'homme préfère (la fraîcheur) de l'ombre à (la chaleur) du soleil, puis il ne préfère pas le Paradis à l'Enfer ! »
(Al-Ihyâ, 4/568)


Mâlik ibn Dînâr a dit :
« Par Allah ! Si je pouvais ne pas dormir, je ne dormirais pas, de peur qu'un châtiment n'arrive alors que je dors. Par Allah ! Si je trouvais de l'aide parmi les hommes, je les éparpillerais sur terre en leur disant de dire aux gens : l'Enfer ! l'Enfer ! »
(Az-Zuhd / 387)


Salmân ibn Muslim Al-Khutalî rapporte que Ghazwân Ar-Ruqâshî regarda l'immense foule au jour du 'Id et il se mit à pleurer. Il dit :
« Je n'ai rien vu qui ressemble plus au Jour de la Résurrection. » puis il rentra chez lui malade. »
(As-Shu'ab, 3/3723)


Abû Nu'aym rapporte que lorsque Sufyân At-Thawrî se rappelait de la mort, il restait plusieurs jours sans qu'on puisse rien tirer de lui. Lorsqu'on l'interrogeait sur une chose, il disait :
« je ne sais pas, je ne sais pas. »
(Musnad Ibn Al-Ja'd : 284)


Lorsqu'on demandait à Muhammad ibn Wâsi' : comment vas-tu ? Il disait :
« Que penses-tu d' un homme qui avance chaque jour vers l'au-delà ? »
(Al-Hilyah, 6/348)


Ar-Rabî' ibn Badr passa à côté d'un groupe d'hommes alors qu'ils creusaient une tombe pour un mort. Il leur dit :
« Qui est cet étranger parmi vous ? » Ils dirent : Ce n'est pas un étranger mais un proche et bien aimé. Il dit :
« Et qui est plus étranger que le mort parmi les vivants ? » Et tous se mirent à pleurer. »
(Al-Hilyah, 6/297)


Muslim ibn Ibrâhîm rapporte que Hishâm Ad-Dustawâ'î n'éteignait pas sa lampe jusqu'au matin, et il disait :
« Lorsque je vois les ténèbres de la nuit, cela me rappelle les ténèbres de la tombe. »
(Al-Hilyah, 6/278)


Hamâd ibn Zayd rapporte que 'Atâ ne parlait pas, et lorsqu'il parlait il disait :
« 'Atâ demain à cette heure tu seras dans la tombe ! »
(Al
-Hilyah, 6/221)

'Umar ibn 'Abd Al-'Azîz dit à Abû Hazm :
« Fais-moi une exhortation (un rappel). »
Abû Hazm lui dit : « Allonge-toi, mets la mort auprès de ta tête et regarde ce que tu aimerais avoir auprès de toi à cet instant et fais-le maintenant, et regarde ce que tu détesterais trouver auprès de toi à cet instant et délaisse-le maintenant. »

(Al-Hilyah, 5/317)


Ibn Mubârak écrivit à son frère Sufyân qui se plaignait d'avoir perdu la vue :
« Ô mon frère ! J'ai bien compris dans ta lettre ce dont tu te plains auprès d'Allah. Souviens-toi de la mort, cela te rendra plus facile le fait d'avoir perdu la vue. Wa As-Salâm. »
(Al-Hilyah, 7/22)


Khalîd Al-'Asîrî a dit :
« Nous sommes tous convaincu de la venue de la mort, mais nous ne voyons personne s'y préparer. Nous sommes tous convaincu de l'existence du Paradis, mais nous ne voyons personne œuvrer pour cela. Nous sommes tous convaincu de l'existence de l'Enfer, mais nous ne voyons personne le craindre. Jusqu'où pensez-vous vous élever ? Quels espoirs attendez-vous ? La mort ? Elle est le premier annonciateur de votre Seigneur, en bien ou en mal. Ô mes frères ! Dirigez-vous comme il se doit vers votre Seigneur. »
(Qasr Al-Amal : 152)


Yahyâ rapporte que lorsqu'ils assistaient à un enterrement cela se voyait plusieurs jours sur leur visage. (Al-Musannaf, 7/205)

'Abd Allah ibn Amrû ibn Al-'Âs rapporte que lorsque son père agonisait, il disait :
« Ô Allah, Tu nous as ordonnés et interdits beaucoup de choses, et nous avons délaissé beaucoup de Tes commandements et sommes tombés dans beaucoup de Tes interdictions. Ô Allah, il n'y a de divinité digne d'adoration que Toi ! »
Puis il saisit son doigt et ne cessa de prononcer l'attestation de foi jusqu'à mourir.
(Al-Mutadhirîn / 201)


Lors de son agonie Yazîd Ar-Ruqâshî pleura et dit :
je pleure pour ce que je vais laisser de jeûne et de prière de nuit. Il pleura encore et dit : « Ô Yazîd ! Qui priera pour toi après ta mort ? Qui jeûnera pour toi ? Qui se rapprochera d'Allah par des œuvres pieuses pour toi ? »
(Latâ'if Al-Ma'ârif /519)


'Abd Al-'Azîz ibn Abî Rawwâd a dit :
« je suis entré chez Al-Mughîrah pendant la maladie qui a entraîné sa mort, et je lui dis : Conseille-moi ! Il me dit : « Œuvre pour cet instant. »
(Al-Hilyâh, 8/194)


Habîb Al-'Ajamî pleura lors de son agonie et dit :
« Je veux faire un voyage que je n'ai jamais fait et emprunter une route que je n'ai jamais empruntée. »
(Latâ'if Al-Ma'ârif /415)


Abû 'Isâ rapporte : « Nous sommes entrés chez Mâlik ibn Dînâr lors de son agonie, il regardait autour de lui et disait :
« C'est pour ce jour que Abû Yahyâ (càd lui-même) s'est préparé. »
(Al-Hilyâh, 2/382)


Abû Ja'far Al-Hanât rapporte : Nous avons assisté à la mort de 'Abd Allah ibn Ja'far et nous étions assis à ses côtés lorsqu'il dit :
« L'ange de la mort est arrivé ! Prends mon âme comme tu prendrais l'âme d'un homme qui a dit pendant 90 ans : j'atteste qu'il n'y a de divinité digne d'adoration qu'Allah et que Muhammad est Son serviteur et messager. »
(As-Siyar, 15/554)


'Abd Al-Mâlik ibn Marwân a dit lors de la maladie qui a entraîné sa mort :
Levez-moi ! Ils le levèrent jusqu'à ce qu'il puisse sentir l'air ambiant (le vent) et il dit :
« Ô vie d'ici-bas ! Comme tu es douce, mais la longueur de ton temps est bien courte ! Et ton abondance est bien vile et nous avons été trompé à ton sujet ! »
(As-Siyar, 4/250)


Al-Mazanî rapporte : Je suis entré chez As-Shâfi'î lors de la maladie qui a entraîné sa mort, et je lui ai dit : comment te sens-tu ? Il me dit :
« Je quitte cette vie, je me sépare de mes frères, je vais boire à la coupe du destin, je vais rencontrer mes mauvaises actions et revenir vers Allah, et je ne sais pas si mon âme se dirigera vers le Paradis afin que je la félicite ou si elle se dirigera vers l'Enfer afin que je lui présente mes condoléances. » puis il pleura. »
(As-Siyar, 5/99)

copié de salafs.com

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L'interrogatoire dans la tombe

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

L'interrogatoire dans la tombe

- L'interrogatoire a lieu peu de temps après l'enterrement

 

Selon 'Ali (رضي الله عنه) et Ibn Mas'ud (رضي الله عنه), l'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم), lorsqu'il avait fini d'enterrer un mort, s'est redressé et dit : 
 

"Demandez le pardon et l'affermissement pour votre frère dans son interrogatoire qu'il subit à cet instant".

 

- Les trois questions des deux anges
 

Deux anges viennent dans la tombe, font s'asseoir la personne

(Al-Bukhârî et Muslim)

 

D'après Anas (رضي الله عنه) le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : 

 

"Quand un fidèle serviteur est déposé dans sa tombe et que ses compagnons s'en vont et qu'il entend encore le bruit de leur souliers, deux anges se présentent à lui, le mettent assis et lui disent :
- "que dis-tu de cet homme (Muhammad)" ?
- "J'atteste qu'il est l'esclave d'Allah et Son Messager"
- "Regarde le siège qui t'était réservé en enfer. Allah te l'a remplacé par un siège au Paradis".

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : 

"Il voit les deux sièges.

Quant à l'infidèle ou l'hypocrite, l'un et l'autre répondra :
- Je ne sais pas. Je ne disais que ce que les gens disaient
- Puisses-tu ne rien savoir et ne rien lire ! 
Ensuite on lui assènera un coup de marteau entre les oreilles et il lancera un cri que ses voisins entendront à l'exception des hommes et des djinns". 

(Al-Boukhari n°1273)
 

Selon Al-Bara Ibn Azib (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : 

 

"Et puis son âme sera ramenée à son corps, et deux anges se présenteront à lui et le mettront debout et lui diront, 

- "Qui est ton Maître"
- "Allah est mon Maître"
- "Quelle est ta religion ?"
- "L'Islam est ma religion"
- "Qu'en est-il de cet homme qui vous a été envoyé ?"
- "Il est le Messager d'Allah (صلى الله عليه و سلم)"
- "Comment l'avez-vous su ?"
- "J'ai lu le livre d'Allah et y ai adhéré et cru en lui"
Une clameur dira depuis le ciel : "Mon serviteur a dit vrai. Préparez-lui un lit et des vêtements au Paradis. Ouvrez-lui une porte débouchant sur le Paradis de sorte qu'il pourra en recevoir l'avant-goût et la fraîcheur. On lui élargira sa tombe l'espace d'une vue d'œil"  [...]
Il (le Prophète ) poursuit :
"c'est alors que l'âme du défunt sera ramenée à son corps et les anges l'interrogeront en ces termes :
- "Qui est ton Maître ?"
- "Eh bien, eh bien. Je ne sais pas"
- "Quelle est ta religion ?"
- "Eh bien eh bien. Je ne sais pas."
Une clameur dira depuis le ciel : préparez-lui un lit et des vêtements en enfer. Ouvrez-lui une porte débouchant sur l'enfer. Chaleur et vent brûlant lui viendront de là et sa tombe sera rétrécie de sorte que ses côtes se croiseront".
(Abou Dawoud n°4753, Ahmad n°18063, jugé authentique par al-Albani dans Sahih al-Djami n°1676)
 

Abou Said al-Khoudri (رضي الله عنه) a dit : "J'ai assisté à un enterrement en compagnie du Messager d'Allah (صلى الله عليه و سلم) et il a dit :

 

"Ô gens ! Les membres de cette Umma subiront une épreuve dans leurs tombes.

Quand un homme est enterré et que ses compagnons l'ont quitté, un ange se présente à lui un marteau à la main et le met assis et lui dit :
- "Que disais-tu de cet homme (Muhammad) ? 
Si le mort était croyant, il dirait : 
- "J'atteste qu'il n'y a pas de divinité en dehors d'Allah et que Muhammad est Son esclave et Messager.
" Il lui dit :
- "Tu as dit vrai".
Et puis on lui ouvre une porte qui débouche sur l'enfer et lui dit : 
voilà la place que tu occuperais si tu n'avais pas cru en ton Maître. Maintenant que tu as cru en Lui, voici ta place au Paradis et on lui ouvre une porte qui débouche sur le Paradis. Il voudra se lever pour y aller, mais on lui dira : calme-toi. Et puis on élargira sa tombe. 
S'il est mécréant ou hypocrite l'ange lui dira :
- "que disais-tu de cet homme ?"  Il dira :
- "Je ne sais pas ; j'ai entendu les gens dire des choses ...
" L'ange lui dira :
- "Puisses-tu ne jamais rien savoir, ne rien lire et ne pas bénéficier de la guidance !"
Et puis on lui ouvrira une porte qui débouche sur le Paradis et lui dira : 
"voici la place que tu occuperais si tu avais cru en ton Maître. Maintenant que tu n'as pas cru en Lui, Allah, le Puissant et Majestueux te l'a remplacé par celui-ci et on lui ouvrira une porte qui débouche sur l'enfer puis on lui assènera un coup de marteau qu'entendra toutes les créatures d'Allah, exception faite des hommes et des djinns...".
Certaines personnes dirent : "Ô Messager d'Allah ! Personne ne voit un ange tenant un marteau à la main sans être paniqué"

 

Le Messager d'Allah (صلى الله عليه و سلم) a récité : 

 

{Allah raffermira ceux qui auront cru grâce à la parole stabilisante}
 
(Ahmad n°10577, vérifié par al-Albani dans Tahqiq Kitab as-Sunna d'Ibn Assim n°865)
copié de true.salaf.over-blog.com

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Le décès d’un enfant

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Le décès d’un enfant

Question :

 
Quel est le sort des enfants des musulmans ainsi que celui des associateurs lorsqu'ils meurent ? 
 
Réponse :
 
Le sort des enfants des croyants est le paradis car ils suivent leurs parents. Allah dit :
 
وَٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ وَٱتَّبَعَتۡہُمۡ ذُرِّيَّتُہُم بِإِيمَـٰنٍ أَلۡحَقۡنَا بِہِمۡ ذُرِّيَّتَہُمۡ وَمَآ أَلَتۡنَـٰهُم مِّنۡ عَمَلِهِم مِّن شَىۡءٍ۬‌ۚ كُلُّ ٱمۡرِىِٕۭ بِمَا كَسَبَ رَهِينٌ۬     

« Ceux qui auront cru et que leurs descendants auront suivis dans la foi, Nous ferons que leurs descendants les rejoignent. Et Nous ne diminuerons en rien le mérite de leurs œuvres, chacun étant tenu responsable de ce qu'il aura acquis. » (Sourate 'Et-Tur' verset 21)

En ce qui concerne les enfants des associateurs, ceux qui ont été élevé par des parents non musulmans, beaucoup de choses ont été dites sur eux.

Nous disons: Allah est le plus savant sur ce qu'ils auraient fait.

Donc en ce qui concerne les règles de la vie d'ici-bas, ils sont à la même place que leurs parents mais pour l'au-delà, Allah est le plus savant de ce qu'ils auraient fait, comme l'a dit le prophète (prière et paix d'Allah sur lui) Allah est le plus savant de leur devenir.

Et c'est ceci que nous disons car en vérité cela ne nous regarde pas énormément, mais ce qui nous concerne c'est leur jugement ici-bas aux enfants des associateurs nous ne les lavons pas, nous ne les recouvrons pas de linceul, nous ne prions pas sur eux et nous ne les enterrons pas dans les cimetières musulmans.

Et Allah est le plus savant.  

recueil de fatawas 
Question numéro 57 page 115 
copié de fatawaislam.com

 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Les signes d’une bonne fin - علامة على حسن الخاتمة

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Les signes d’une bonne fin - علامة على حسن الخاتمة

Dans les lois islamiques on trouve des signes clairs par lesquels nous nous argumentons pour dire qu'une personne a eu une bonne fin (qu'Allâh nous écrive du nombre de ses gens amine).

 

Toute personne qui meurt avec un de ces signes cela lui est une preuve de bonne fin.

 
-Premièrement : Citer l'attestation de foi (al-Shahada) avant de mourir


Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit : 

"Celui dont les dernières paroles avant de mourir seront : "Nulle divinité n'est digne d'adoration si ce n'est Allâh - lâ illâha illa llâh", entrera au Paradis''
.

Rapporté par Al-Hâkim et autres avec une bonne chaîne de narrateurs, selon Mu'âdh

 

 من كان آخر كلامه لا إله إلا الله دخل الجنة

 

-Deuxièmement : Mourir en suant du front


Conformément au hadith du Burayda b. Al-Khasîb (qu'Allâh l'agrée) qui dit :

"Alors qu'il était à Kharsân, il visita un de ses frères, alors qu'il était malade.

Il le trouva entrain de mourir, et il suait du front.

Il dit alors : "Allâh est grand ! J'ai entendu le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم dire :

"La mort du croyant est par la sueur du front''".

Rapporté par Ahmad, Al-Nasâ'î, Al-Tirmidhî, Ibn Mâjâ, Ibn Hibbân, Al-Hâkim, Al-Tayâlisî et Abû Nu'aym

 

أنه كان بخراسان فعاد أخا له وهو مريض فوجده بالموت وإذا هو يعرق جبينه فقال : الله أكبر سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول

موت المؤمن بعرق الجبين
 

-Troisièmement : Mourir le jour ou la nuit du vendredi


Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

"Tout musulman qui meurt la nuit ou le jour de vendredi, Allâh le protégera des supplices de la tombe''.
Rapporté par Ahmad - voir : "Tuhfatu al-Ahwadhî" et "Al-Mishkât'' 

 

ما من مسلم يموت الجمعة أو ليلة الجمعة إلا وقاه الله فتنة القبر

 

-Quatrièmement : Mourir pendant les affrontements de la guerre sainte


Allâh سبحانه وتعالى a dit :
 
 "وَلَا تَحْسَبَنَّ الَّذِينَ قُتِلُوا فِي سَبِيلِ اللَّهِ أَمْوَاتًا بَلْ أَحْيَاءٌ عِنْدَ رَبِّهِمْ يُرْزَقُونَ (169) فَرِحِينَ بِمَا آتَاهُمُ اللَّهُ مِنْ فَضْلِهِ وَيَسْتَبْشِرُونَ بِالَّذِينَ لَمْ يَلْحَقُوا بِهِمْ مِنْ خَلْفِهِمْ أَلَّا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلَا هُمْ يَحْزَنُونَ (170) يَسْتَبْشِرُونَ بِنِعْمَةٍ مِنَ اللَّهِ وَفَضْلٍ وَأَنَّ اللَّهَ لَا يُضِيعُ أَجْرَ الْمُؤْمِنِينَ
آل عمران : 169 - 171
 
(traduction rapprochée) : 

"Ne pense pas que ceux qui ont été tués dans le sentier d'Allâh, soient morts. Au contraire, ils sont vivants, auprès de leur Seigneur, bien pourvus - et joyeux de la faveur qu'Allâh leur a accordée, et ravis que ceux qui sont restés derrière eux et ne les ont pas encore rejoints, ne connaîtront aucune crainte et ne seront point affligés. - Ils sont ravis d'un bienfait d'Allâh et d'une faveur, et du fait qu'Allâh en laisse pas perdre la récompense des croyants" (Sourate 3 versets 169 à 171). 
 
Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

"Allâh a donné six mérites au martyr :
Ses péchés lui sont pardonnés à la première goutte de sang tombée,
Il voit sa place au Paradis,
Il est préservé des supplices de la tombe,
Il sera en sécurité au Jour du Jugement,
Il lui sera mit le collier de la foi'".
Il épousera des femmes du Paradis, il intercédera pour soixante dix de ses proches"
Rapporté par At-Tirmidhi, Ibn Mâjâ et Ahmad
 
 للشهيد عند الله ست خصال
 يغفر له في أول دفعة من دمه
 ويرى مقعده من الجنة،
ويجار من عذاب القبر
 ويأمن الفزع الأكبر
 ويحلى حلية الإيمان،
ويزوج من الحور العين
 ويشفع في سبعين إنسانا من أقاربه

 

-Cinquièmement : Celui qui meurt en combattant sur le chemin d'Allâh


Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

''Qui considérez-vous comme martyr ?''.

"Celui qui meurt sur le sentier d'Allâh, Ô Messager d'Allâh''. 

"Les martyrs de ma communauté sont peu nombreux alors !'', répliqua t-il صلى الله عليه وسلم.

Ils demandèrent : ''Qui sont alors les martyrs ? Ô Messager d'Allâh !''

Il dit صلى الله عليه وسلم : ''Celui qui est tué sur le sentier d'Allâh est un martyr. Celui qui meurt sur le sentier d'Allâh est un martyr. Celui qui meurt de la peste est un martyr. Celui qui meurt d'une maladie du ventre est un martyr. Celui qui meurt noyé est un martyr.''"

Rapporté par Muslim (6/51) et Ahmad (2/522) selon Abû Hurayra

 

 ما تعدون الشهيد فيكم ؟

قالوا : يا رسول الله من قتل في سبيل الله فهو شهيد قال : إن شهداء أمتي إذا لقليل

 قالو : فمن هم يا رسول الله قال

 من قتل في سبيل الله فهو شهيد ومن مات في سبيل الله فهو شهيد ومن مات في الطاعون فهو شهيد ومن مات في البطن

 فهو شهيد والغريق شهيد 

 

-Sixièmement : Mourir de la peste


Il y a plusieurs hadiths à ce sujet.

Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

''La peste est un martyr pour tout musulman''.

 

 الطاعون شهادة لكل مسلم

 

-Septièmement : Mourir suite à une maladie du ventre


Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit comme dans le hadith sus-cité :

''[...] Celui qui meurt d'une maladie du ventre est un martyr.''

 

ومن مات في البطن فهو شهيد

 

-Huitièmement et neuvièmement : Mourir noyé et sous les décombres


Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :

''Les martyrs sont aux nombres de cinq :

Celui qui meurt de la peste.

Celui qui meurt d'une maladie du ventre.

Celui qui meurt noyé.

Celui qui meurt sous les décombres.

Celui qui meurt martyr sur le sentier d'Allâh''.

Rapporté par Al-Bukhârî, Muslim, At-Tirmidhi et Ahmed

 

 الشهداء خمسة

المطعون والمبطون والغرق وصاحب الهدم والشهيد في سبيل الله

 

-Dixièmement : Le décès d'une femme lors de son accouchement


Conformément au hadith rapporté par ‘Ubâdat b. Sâmat qui dit que le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم visita ‘Abdullâh b. Rawâha :

"Il dit : ''Sais-tu qui sont les martyrs de ma communauté ?''.

Ils dirent : ''Le musulman tué est un martyr''.

''Les martyrs de ma communauté sont peu nombreux, alors'' répliqua t-il صلى الله عليه وسلم.

''Le musulman tué est martyr, celui qui meurt de la peste est martyr, la femme qui meurt suite à sa grossesse est martyr, (son fils la tirera par le cordon ombilical jusqu'au paradis).''

Rapporté par Ahmad, Al-Dârimî et Al-Tayâlisî et sa chaîne de narrateurs est authentique

 

 

 أن رسول الله صلى الله عليه وسلم عاد عبد الله بن رواحة قال : فما تحوز له عن فراشه فقال : أتدري من شهداء أمتي ؟ قالوا قتل المسلم شهادة قال

 إن شهداء أمتي إذا لقليل قتل المسلم شهادة والطاعون شهادة والمرأة يقتلها ولدها جمعاء شهادة يجرها ولدها بسرره  إلى الجنة
 

-Onzièmement et douzièmement : Mourir brûlé et par la plèvre


Il est rapporté plusieurs hadiths à ce sujet, le plus connu est celui rapporté par Jâbir b. ‘Atîk :

''En plus de celui qui meurt sur le sentier d'Allâh, il y a sept autres catégories de martyr :

Celui qui meurt de la peste.

Celui qui meurt noyé.

Celui qui meurt de la plèvre.

Celui qui meurt d'une maladie du ventre.

Celui qui meurt brûlé.

Celui qui meurt sous des décombres.

Celle qui meurt du à sa grossesse''.

 

 الشهداء سبعة سوى القتل في سبيل الله

المطعون شهيد والغرق شهيد وصاحب ذات الجنب شهيد والمبطون شهيد والحرق شهيد والذي يموت تحت الهدم شهيد والمرأة تموت بجمع شهيدة

 

-Treizièmement : Mourir de la tuberculose


Conformément à la parole du Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم qui dit :

"Celui qui est tué sur le sentier d'Allâh est un martyr, celle qui meurt en accouchant est martyr, celui qui meurt brûlé est martyr, celui qui meurt noyé est martyr, celui qui meurt de la tuberculose est martyr, celui qui meurt d'une maladie du ventre est martyr''.

Rapporté par Mâlik, Abû Dâwûd, Al-Nasâ'î, Ibn Mâjâ, Ibn Hibbân, Al-Hâkim et Ahmed

 

القتل في سبيل الله شهادة والنفساء شهادة ،والحرق شهادة والغرق شهادة، والسل شهادة ،والبطن شهادة

 

-Quatorzièmement : Celui qui meurt en défendant ses biens


Parmi les hadiths rapporté à ce sujet, il y a :

"Celui qui combat''
(et selon une autre variante :''Une personne qui est tuée en défendant ses biens, alors qu'on tenta de s'en emparer injustement,")

meurt martyr''.

Majmû' Al-Zawâ'id (2/317) et (5/301)

 

من قتل دون ماله

وفي رواية

من أريد ماله بغير حق فقاتل فقتل

فهو شهيد

 

-Quinzièmement et seizièmement : Celui qui meurt en défendant sa religion et sa personne


Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit : 

 

"Celui qui meurt en défendant ses biens meurt martyr, celui qui meurt en défendant sa famille meurt martyr, celui qui meurt en défendant sa religion meurt martyr, celui qui meurt en défendant sa personne meurt martyr''.

Rapporté par Abû Dâwud (2/275), Al-Nasâ'î, At-Tirmidhi et Ahmad selon Sa'îd b. Zayd et sa chaîne de narrateurs est authentique

 

من قتل دون ماله فهو شهيد ومن قتل دون أهله فهو شهيد ومن قتل دون دينه فهو شهيد ومن قتل دون دمه فهو شهيد

 

-Dix-septièmement : Celui qui meurt en faisant la garde sur le sentier d'Allâh, meurt martyr


Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

"Monter la garde un jour et une nuit est meilleur que jeûner et prier tout un mois, et s'il meurt, il lui sera compté les mêmes actions que celles qu'il effectuait ; Sa subsistance lui est dispensée et il est à l'abri de l'épreuve''.

Rapporté par Muslim (6/51), Al-Nasâ'î (2/63), At-Tirmidhî (18/3), Al-Hâkim (2/80), Ahmad (5/440 et 441) selon Salmân Al-Fârisî

 

رباط يوم وليلة خير من صيام شهر وقيامه ،وإن مات جرى عليه عمله الذي كان يعمله وأجري عليه رزقه وأمن الفتان

 

-Dix-huitièmement : Mourir durant l'accomplissement d'une bonne action


Conformément à la parole du Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم qui dit :

''Celui qui dit :
"Nulle divinité n'est digne d'adoration si ce n'est Allâh" en vue de plaire à Allâh et meurt ensuite, il entrera au Paradis''.

''Celui qui fait une aumône en vue de plaire à Allâh et meurt ensuite, il entrera au Paradis''.

Rapporté par Ahmad (5/391)

 

من قال : لا إله إلا الله ابتغاء وجه الله ختم له بها دخل الجنة ومن صام يوما ابتغاء وجه الله ختم له بها دخل الجنة ومن تصدق بصدقة ابتغاء وجه الله ختم له بها دخل الجنة

 

-Dix-neuvièmement : Celui qui est tué par un dirigeant oppresseur après lui avoir donné des conseils


Conformément à la parole du Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم qui a dit :

''Hamza b. ‘Abdul-Mutalab est le maître des martyrs, et aussi toute personne qui va chez un dirigeant oppresseur pour lui ordonner (le bien) et lui interdire (le blâmable) et qui ensuite se fait tuer''.

 

سيد الشهداء حمزة بن عبد المطلب ورجل قام إلى إمام جائر فأمره ونهاه فقتله


"Les règles funéraires - أحكام الجنائز'' 

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فقد جمع الشيخ الألباني- رحمه الله- في كتابه ( أحكام الجنائز) هذه العلامات من القرآن والسنة الصحيحة ، فوجدها تسع عشرة علامة، فإليك ما ذكره في ملخص كتابه
إن الشارع الحكيم قد جعل علامات بينات يستدل بها على حسن الخاتمة - كتبها الله تعالى لنا بفضله ومنه - فأيما امرئ مات بإحداها كانت بشارة له ويا لها من بشارة

الأول : نطقه بالشهادة عند الموت

وفيه أحاديث مذكورة في الأصل[1]، منها قوله: صلى الله عليه وسلم
(حسن)

من كان آخر كلامه لا إله إلا الله دخل الجنة

الثانية : الموت برشح الجبين

لحديث بريدة بن الخصيب رضي الله عنه

 (صحيح)

أنه كان بخراسان فعاد أخا له وهو مريض فوجده بالموت وإذا هو يعرق جبينه فقال : الله أكبر سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول : موت المؤمن بعرق الجبين

الثالثة: الموت ليلة الجمعة أو نهارها

(الحديث بمجموع طرقه حسن أو صحيح)

 لقوله صلى الله عليه وسلم

 ما من مسلم يموت الجمعة أو ليلة الجمعة إلا وقاه الله فتنة القبر

الرابعة : الاستشهاد في ساحة القتال

قال الله تعالى

وَلَا تَحْسَبَنَّ الَّذِينَ قُتِلُوا فِي سَبِيلِ اللَّهِ أَمْوَاتًا بَلْ أَحْيَاءٌ عِنْدَ رَبِّهِمْ يُرْزَقُونَ (169) فَرِحِينَ بِمَا آتَاهُمُ اللَّهُ مِنْ فَضْلِهِ وَيَسْتَبْشِرُونَ بِالَّذِينَ لَمْ يَلْحَقُوا بِهِمْ مِنْ خَلْفِهِمْ أَلَّا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلَا هُمْ يَحْزَنُونَ (170) يَسْتَبْشِرُونَ بِنِعْمَةٍ مِنَ اللَّهِ وَفَضْلٍ وَأَنَّ اللَّهَ لَا يُضِيعُ أَجْرَ الْمُؤْمِنِينَ

[آل عمران : 169 - 171]

(صحيح)

وقال صلى الله عليه وسلم : للشهيد عند الله ست خصال : يغفر له في أول دفعة من دمه، ويرى مقعده من الجنة، ويجار من عذاب القبر، ويأمن الفزع الأكبر، ويحلى حلية الإيمان، ويزوج من الحور العين، ويشفع في سبعين إنسانا من أقاربه

الخامسة : الموت غازيا في سبيل الله

(صحيح)

لقوله صلى الله عليه وسلم

ما تعدون الشهيد فيكم ؟

قالوا : يا رسول الله من قتل في سبيل الله فهو شهيد قال : ( إن شهداء أمتي إذا لقليل ) . قالو : فمن هم يا رسول الله قال : من قتل في سبيل الله فهو شهيد ومن مات في سبيل الله فهو شهيد ومن مات في الطاعون فهو شهيد ومن مات في البطن ( 1 ) فهو شهيد والغريق شهيد

 السادسة : الموت بالطاعون

(صحيح)

وفيه أحاديث ،منها قوله صلى الله عليه وسلم

 الطاعون شهادة لكل مسلم

السابعة : الموت بداء البطن

لقوله صلى الله عليه وسلم في الحديث المتقدم

 ومن مات في البطن فهو شهيد

الثامنة والتاسعة : الموت بالغرق والهدم

(صحيح)

لقوله صلى الله عليه وسلم

الشهداء خمسة : المطعون والمبطون والغرق وصاحب الهدم والشهيد في سبيل الله

العاشرة : موت المرأة في نفاسها بسبب ولدها

(صحيح)

لحديث عبادة بن الصامت : أن رسول الله صلى الله عليه وسلم عاد عبد الله بن رواحة قال

فما تحوز[2] له عن فراشه فقال : أتدري من شهداء أمتي ؟ قالوا : قتل المسلم شهادة قال : ( إن شهداء أمتي إذا لقليل قتل المسلم شهادة والطاعون شهادة والمرأة يقتلها ولدها جمعاء[3] شهادة [ يجرها ولدها بسرره [4] إلى الجنة

الحادية عشرة والثانية عشرة : الموت بالحرق وذات الجنب

[5]

وفيه أحاديث أشهرها عن جابر بن عتيك مرفوعا

(صحيح)

( الشهداء سبعة سوى القتل في سبيل الله : المطعون شهيد والغرق شهيد وصاحب ذات الجنب شهيد والمبطون شهيد والحرق شهيد والذي يموت تحت الهدم شهيد والمرأة تموت بجمع [6] شهيدة

الثالثة عشرة : الموت بداء السل

 (حسن)

لقوله صلى الله عليه وسلم

 القتل في سبيل الله شهادة والنفساء شهادة ،والحرق[7] شهادة والغرق شهادة، والسل شهادة ،والبطن شهادة

الرابعة عشرة : الموت في سبيل الدفاع عن المال المراد غصبه

وفيه أحاديث منها

(صحيح)

من قتل دون ماله

 وفي رواية : من أريد ماله بغير حق فقاتل فقتل

فهو شهيد

الخامسة عشرة والسادسة عشر : الموت في سبيل الدفاع عن الدين والنفس

(صحيح)

لقوله صلى الله عليه وسلم

 من قتل دون ماله فهو شهيد ومن قتل دون أهله فهو شهيد ومن قتل دون دينه فهو شهيد ومن قتل دون دمه فهو شهيد

السابعة عشرة : الموت مرابطا في سبيل الله

فيه حديثان أحدهما

(صحيح)

 رباط يوم وليلة خير من صيام شهر وقيامه ،وإن مات جرى عليه عمله الذي كان يعمله وأجري عليه رزقه وأمن الفتان

الثامنة عشرة : الموت على عمل صالح

لقوله صلى الله عليه وسلم

(صحيح)

من قال : لا إله إلا الله ابتغاء وجه الله ختم له بها دخل الجنة ومن صام يوما ابتغاء وجه الله ختم له بها دخل الجنة ومن تصدق بصدقة ابتغاء وجه الله ختم له بها دخل الجنة

التاسعة عشرة : من قتله الإمام الجائر لأنه قام إليه فنصحه

لقوله صلى الله عليه وسلم
( صحيح )

سيد الشهداء حمزة بن عبد المطلب ورجل قام إلى إمام جائر فأمره ونهاه فقتله
أخرجه الحاكم وصححه والخطيب

[8]

والله أعلم

[1]- يشير إلى أصل هذا المختصر ، وهو كتاب أحكام الجنائز وبدعها
[2] - بالحاء المهملة والواو المشددة، أي: تنحى
[3] - هي التي تموت، وفي بطنها ولد
[4] - السرة ما يبقى بعد القطع مما تقطعه القابلة، والسرر ما تقطعه، وهو السر بالضم أيضا
[5] - هي ورم حار يعرض في الغشاء المستبطن للاضلاع
[6] - في " النهاية ": " أي تموت وفي بطنها ولد، وقيل التي تموت بكرا، والجمع بالضم بمعنى المجموع، كذخر بمعنى المذخور، وكسر الكسائي الجيم، والمعنى أنها ماتت مع شئ مجموع فيها غير منفصل عنها من حمل أو بكارة " قلت: والمراد هنا الحمل قطعا بدليل الحديث المتقدم في " العاشرة " بلفظ " يقتلها ولدها جمعاء "
[7] - بفتحتين، وكذا (الغرق) ب، كما في " حاشية المسند " (ق 301 / 1) مكتبة شيخ الاسلام في المدينة
[8] - نقلا عن كتاب تلخيص أحكام الجنائز -الناشر : مكتبة المعارف – الرياض-الطبعة : الثالثة – سنة النشر1410ه-عدد الأجزاء : ، ص22، وما بعدها

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Quand vient la mort

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Quand vient la mort
-Le malade doit être satisfait de ce qu'Allah lui a destiné 

Il doit faire preuve de patience à l'égard de Son décret immuable et penser du bien de Son Seigneur. Tout cela constitue un bien pour lui. Le Messager d'Allah ( salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :

« Le cas du croyant est admirable. Tout est chez lui un bien, et ceci n'est accordé qu'au croyant et à personne d'autre. Si un bonheur le touche, il se montre reconnaissant et c'est un bien pour lui. Si, par contre, un mal le touche, il endure et c'est aussi un bien pour lui ».

Le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) a aussi dit :

« Qu'aucun d'entre vous ne meurt sans penser du bien d'Allah le Très Haut. »
(Muslim)


-Le malade doit être partagé entre la crainte et l'espoir

Il doit craindre le châtiment d'Allah pour ses péchés et espérer la miséricorde de son Seigneur selon le hadith d'Anas :

« Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) s'introduisit auprès d'un jeune homme qui agonisait. Il lui demanda : « Comment te sens-tu ? ». Le jeune homme répondit : « Par Allah, ô Messager d'Allah ! J'espère beaucoup d'Allah et je crains mes péchés ». Le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) dit : « Ces deux sentiments ne sont pas réunis dans le cœur d'un serviteur en pareille circonstance sans qu'Allah ne lui octroie ce qu'il espère et ne le protège de ce qu'il craint. »
(At-Tirmidhî)


-Quelle que soit la souffrance engendrée par la maladie, il ne lui est pas permis de souhaiter la mort

Selon le hadith d'Umm Al-Fa dhl : « Le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) rentra chez nous alors que cAbbâs, l'oncle paternel du Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) était malade. cAbbâs se mit à souhaiter la mort et le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) lui dit : « Ô mon oncle ! Ne souhaite pas la mort car si tu es quelqu'un de bienfaisant, il est préférable que l'heure de ta mort soit repoussée afin que tu augmentes tes bonnes œuvres ; et si tu es un homme qui a commis du mal, il est préférable pour toi que soit retardée l'heure de ta mort pour que tu puisses te faire pardonner tes méfaits. Ne désire donc pas la mort. »
Muslim, Al-Bukhârî, Al-Bayhaqî (3/377) et d'autres ont rapporté un hadith similaire qui est le hadith d'Anas, dont le texte est :

« Si l'individu ne peut faire autrement, qu'il dise : « Ô mon Dieu ! Garde-moi en vie tant que cela est mieux pour moi et fais-moi mourir si cela vaut mieux pour moi ».
Je l'ai référencé dans Al-Irwâ' (683).


-Si le malade doit s'acquitter de droits envers les autres, qu'il le fasse, si c'est possible 

Sinon, qu'il charge quelqu'un de le faire. Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit à ce sujet :

« Quiconque a commis une injustice touchant à l'honneur ou aux biens de son frère [musulman], qu'il la répare avant que ne vienne le jour de la Résurrection où ne seront acceptés ni dinar ni dirham. S'il a quelque bonne action, on les lui prendra pour les donner à la personne [lésée] et s'il n'a aucune bonne action, on prélèvera des mauvaises actions de la personne lésée pour les lui imputer. »
(Al-Bukhârî)

Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit aussi :

« Savez-vous qui est celui qui a tout perdu ? » Les Compagnons répondirent : « Celui d'entre nous qui a tout perdu est celui qui n'a ni argent, ni biens. » Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) rétorqua : « Celui de ma communauté qui a tout perdu est celui se présentera le jour de la Résurrection avec prière, jeûne et Zakât, alors qu'il aura insulté untel, calomnié untel, pris injustement les biens d'untel, versé le sang d'untel et frappé untel. On donnera alors à l'un et à l'autre de ses bonnes actions. Et si elles s'épuisent avant d'avoir terminé de régler ce qui lui incombe, on prélèvera de leurs péchés pour les lui imputer et le jeter ensuite dans le Feu. » (Muslim)

Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit également :

« Quiconque meurt endetté, ce ne sont ni les dinars ni les dirhams [qui serviront de réparation], mais les bonnes et les mauvaises actions. »
(Al-Hâkim)

Il a aussi été rapporté par At-Tabarânî dans Al-Mucjam ul-Kabîr en ces termes :

« La dette est de deux sortes : si quelqu'un meurt alors qu'il avait l'intention de régler ses dettes, je serai son garant ; et si quelqu'un meurt sans avoir eu l'intention de les régler, c'est à celui-là que l'on prélèvera de ses bonnes actions, le Jour du Jugement Dernier, où il n'y aura ni dinar, ni dirham. »

Jâbir ibn cAbdillah a dit :

« Lorsque la bataille d'Uhud eut lieu, mon père me convoqua en pleine nuit et dit : « Je me vois parmi les premiers Compagnons du Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) qui seront tués, et je ne laisse derrière moi rien de plus cher que toi excepté la personne du Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam). Or, j'ai une dette ; règle-la et comporte-toi convenablement envers tes frères. » Le lendemain, il fut parmi les premiers tués. »
(Al-Bukhârî)


-C'est une obligation de s'empresser de rédiger un pareil testament

Selon cette parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) :

« Le musulman qui veut recommander quelque chose [avant sa mort] n'a pas le droit de passer deux nuits consécutives sans avoir son testament écrit, près de sa tête. »

Ibn cUmar dit :

« Pas une nuit n'est passée depuis que j'ai entendu le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) dire cela sans que mon testament ne soit auprès de moi. »
(Al-Bukhârî et Muslim)


-Il doit établir un testament pour ses proches, si ceux-ci ne peuvent hériter de lui

Conformément à cette parole du Très Haut :

« On vous a prescrit, quand la mort approche de l'un de vous et s'il laisse des biens, de faire un testament en règle en faveur de ses parents et de ses proches. C'est un devoir pour les pieux. » (Al-Baqarah : 180)


-Il peut léguer le tiers de ses biens, et il ne lui est pas permis de dépasser cette proportion

Il vaut mieux d'ailleurs que son legs soit inférieur au tiers de ses biens, d'après le hadith de Sacd ibn Abî Waqqâs qui dit :

« J'étais avec le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) lors du pèlerinage d'adieu. J'étais si malade que je faillis en mourir. Le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) me rendit visite et je lui dis : « Ô Messager d'Allah ! J'ai en ma possession beaucoup de biens et je n'ai personne qui puisse hériter de moi exceptée ma fille. Puis-je distribuer les deux tiers de ma fortune ? » Il répondit : « Non ! » Je dis : « La moitié alors ? » Il répondit : « Non ! » Je dis : « Alors le tiers ? » Il dit : « Le tiers, et c'est encore trop. Ô Sacd ! Il vaut mieux que tu laisses tes héritiers riches plutôt que misérables tendant la main vers les gens [et il fit le geste de quémander avec sa main]. Ô Sacd ! Tu seras récompensé pour toute somme que tu donnes en aumône en désirant pour cela le Visage d'Allah le Très Haut, même pour la bouchée que tu introduis dans la bouche de ta femme. » [Sacd dit alors : « Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a donc permis de léguer le tiers des biens. » 
(Al-Bukhârî et Muslim)

Ibn cAbbâs dit :

« J'aurais aimé que les gens recom­mandent dans leur testament [de léguer] le quart de leurs biens plutôt que le tiers car le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Le tiers, et c'est encore trop. »
(Al-Bukhârî et Muslim)


-Deux hommes intègres et musulmans doivent être témoins des recom­man­dations testamentaires

Si l'on ne peut trouver de musulmans, alors deux hommes non musulmans peuvent être témoins à condition de s'assurer, dans le doute, de leur témoi­gnage en les liant par un pacte conformément à cette parole du Très Haut :

« Ô vous les croyants ! Quand la mort se présente à l'un de vous, que deux hommes intègres d'entre vous assiste (à l'écriture) du testament, ou deux autres, qui ne sont pas des vôtres, si vous êtes en voyage et que la mort vous frappe. Vous les retiendrez (les deux témoins), après la prière, et si vous avez des doutes, vous les ferez jurer par Allah : "Nous ne faisons aucun profit par cela, même s'il s'agit d'un proche, et nous ne cacherons point le témoignage d'Allah. Sinon, nous serions du nombre des pêcheurs". Si l'on découvre que ces deux témoins ont commis un pêché, que deux autres, parmi les proches (du mort)  prennent leur place et jurent par Allah : "Notre témoignage est plus véridique que leur témoignage, et nous ne transgressons point. Sinon, nous serions du nombre des injustes". C'est le moyen le plus sûr pour les inciter à donner le témoignage sous sa forme réelle ; ou leur faire craindre de voir d'autres serments se substituer aux leurs. Craignez Allah et écoutez. Allah  ne guide pas les gens pervers. » (Al-Mâ'idah : 106-108)


-Quant au testament destiné aux parents et aux proches qui héritent (déjà) du testateur, il n'est pas valable, car il est abrogé par le verset relatif à l'héritage

Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) l'a clairement évoqué lors de son sermon du pèlerinage d'adieu dans lequel il a dit :

« Allah a certes octroyé la part qui revenait à chacun des ayants droit. Nul testament donc pour celui déjà concerné par l'héritage. »
(At-Tirmidhî)


-Il est interdit, dans le testament, de porter préjudice à qui que ce soit, comme le fait que le testateur déshérite certains héritiers, ou qu'il privilégie untel au détriment d'un autre

Confor­mé­ment à cette parole d'Allah  [verset 7 de la sourate les Femmes] :

« Aux hommes revient une part de ce qu'ont laissé les parents et les proches...que ce soit peu ou beaucoup : une part fixée »  

... Et à la fin du verset 12 :

« ... Après exécution du testament ou paiement d'une dette, sans préjudice à quiconque. Telle est l'injonction d'Allah ! Et Allah est Omniscient et Clément. »...

Et conformément à cette parole du Prophète ( salallahu ‘alayhi wa sallam) :

« Ni mal, ni préjudice ; quiconque porte préjudice à autrui, Allah fera qu'un mal l'atteigne et quiconque s'oppose à quelqu'un avec véhémence, Allah s'opposera à lui. »
(Al-Hâkim)


-Le testament injuste est caduc et refusé 

D'après ce que le Prophète ( salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :

« Quiconque ajoute à notre religion une chose qui n'en fait pas partie verra son ajout rejeté. »
(Al-Bukhârî et Muslim)

... Et d'après le hadith de cImrân ibn Husayn :

« Un homme affranchit à sa mort six hommes [qui étaient tout ce qu'il possédait]. Ses héritiers qui étaient des bédouins vinrent [en] informer le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) de son geste. Le Prophète dit : « Comment a-t-il pu faire cela ?!  Si nous l'avions su, si Allah le veut, nous n'aurions pas prié sur lui ». Il tira alors au sort entre les hommes affranchis ; il en affranchit deux et rendit les quatre autres à leur condition d'esclavage. »
(Muslim)


-Comme il s'avère qu'à notre époque, beaucoup de gens ont tendance à innover dans leur religion et plus particulièrement en ce qui concerne les rites funéraires, le musulman doit laisser des instructions pour qu'il soit préparé et enterré suivant la Sunna  

En agissant conformément à cette parole du Très Haut :

« Ô vous les croyants ! Préservez vos personnes et vos familles d'un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres, [surveillé par] des Anges rudes, durs, ne désobéissant jamais à Allah en ce qu'Il leur commande et faisant strictement ce qu'on leur ordonne. » (At-Tahrîm : 6)

C'est pourquoi les Compagnons du Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) recom­man­daient cela. Les récits que nous en avons sont nombreux mais il n'y a pas de mal à ce que nous citions quelques-uns d'entre eux :
  • D'après cÂmir ibn Sacd ibn Abî Waqqâs, son père dit lors de la maladie qui précéda sa mort : « Creusez-moi une tombe et posez sur moi des briques (en argile séchées au soleil) comme on a fait pour le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam). » (Muslim)
  •  
  • Abû Burdah dit : « Abû Mûssâ fit une recommandation avant sa mort : « Lorsque vous transporterez ma dépouille, accélérez le pas et ne me suivez pas avec un encensoir. Ne mettez rien dans ma tombe qui soit une séparation entre moi et la terre, et ne construisez rien au-dessus de ma tombe. Je vous prends à témoin que je dégage ma responsabilité pour toute femme qui se raserait la tête en signe de deuil, se lamenterait et déchirerait ses vêtements. » Ils dirent : « As-tu entendu quelque chose à ce propos ? » Il répondit : « Oui ! Je l'ai entendu du Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam). » (Ahmad)
  •  
  • Hudhayfah a dit : « Lorsque je mourrai, n'informez personne de ma mort car je crains que cela ne soit une annonce de décès [prohibée]. En effet, j'ai entendu le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) interdire les annonces de décès [semblables à celles de la période anté-islamique]. » (At-Tirmidhî)
 
A propos de ce que nous avons vu précédemment, An-Nawawî a dit dans Al-Adhkâr :
 
« Il est fortement recommandé [au mou­rant] qu'il enjoigne [à ses proches] d'éviter toutes les inno­vations qui ont cours dans les coutumes locales en matière de rites funéraires, et qu'il obtienne d'eux cette assurance en les liant par un pacte. »
 
Source : Ahkâm Al-Janâ'iz (les rites funéraires -Shaykh Muhammad Nasir Ad-Dîn Al-Albânî)
Traduit par Abû Talhah
copié de salafs.com
 
Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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L'ange de la mort ne s'appelle pas 'Azarâ'il

Publié le par ام سلمة الفرنسية

L'ange de la mort ne s'appelle pas 'Azarâ'il
Question :
 
Qu'en est-il du nom "'Azarâ-îl" pour l'ange de la mort ?
 
Réponse de Cheikh Al-’Outheymine :
 
«L'Ange de Mort» : est bien connu par le nom 'Azarâ'îl (عزرائيل) ; Mais cela n'est pas correct, car cela provient plutôt des contes (récits) israélites.
 
Donc nous ne devrions pas croire en ce nom, et nous devrions appeler celui qui est nommé par la mort «l'Ange de Mort» comme Allâh عز وجل l'a nommé dans ce verset (traduction rapprochée) :


«Dis : «L'Ange de la mort (Malak ul-Mawt) qui est chargé de vous, vous fera mourir. Ensuite, vous serez ramenés vers Votre Seigneur» (Sourate as-Sajdah 32 verset11)

 

Madjmu' Fatâwa vol-3 p.161


ملك الموت : وقد اشتهر أن اسمه (عزرائيل) ، لكنه لم يصح ، إنما ورد هذا في آثار إسرائيلية لا توجب أن نؤمن بهذا الاسم فنسمي من وُكِّل بالموت بـ (ملك الموت) كما سماه الله عز وجل في قوله

(قل يتوفاكم ملك الموت الذي وكل بكم ثم إلى ربكم ترجعون)

اهـ

فتاوى ابن عثيمين 3/161

Réponse de Cheikh Al-Albany :

 

Quant à l'appellation "'Azrâ-îl - عزرائيل" qui est propagée au sein des gens, elle n'a aucun fondement.

 

C'est un récit israélite.

 

Explication de Al-'Aqidah al-Tahâwiyyah


وأما تسميته بـ "عزرائيل" كما هو الشائع بين الناس فلا أصل له ، وإنما هو من الإسرائيليات اهـ

شرح العقيدة الطحاوية

Ibn Kathîr :

 

"Son nom n'a ni été rapporté dans le Qur'ân ni dans les Ahadîths authentique mais on retrouve ('Azrâ-îl) dans certains Âthâr. Et Allâh est plus savant."

 

Tafsîr (3/604) ; al-Bidâyah wa an-Nihâyah (1/47)

Cheikh Fawzân comment en disant que le nom qui apparaît dans le Qur'ân (32:11) est « Malak al-Mawt »

Quant au nom 'Azrâ-îl il n'est pas rapporté de cette manière précise (Mu'ayyan) dans le Qur'ân ni dans la Sunna.


Charh Ussûl al-Imân (276)

 

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Imam Al-Hâfidh Abî al-Fadâ Ismâ-îl Ibn ‘Oumar Ibn Kathîr - الإمام ابن كثير

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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