163 articles avec mort et funerailles - الموت والجنازة

Le linceul - الكفن

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le linceul - الكفن

-Il est obligatoire d’envelopper le mort dans un linceul.

 

La valeur du linceul est payée par l’argent propre du défunt ; le Prophète sallallahou 'alaihi wa sallam a dit à propos de celui qui est mort en état de sacralisation :

 

« Enveloppez-le dans ses deux tissus. »

 

La valeur du linceul passe avant la dette, le testament et l`héritage.

 

-S`il ne possède pas la valeur du linceul, ceux qui sont tenus d’assurer ses dépenses d’entretien —nafaqa— doivent s’en charger ; à savoir ses propres ascendants —usûlih— et ses propres descendants qui sont son père ou son grand—père, son fils ou son petit fils. Sinon, c’est à la trésorerie —bayt al-mâl— de l’état de s’en occuper.

 

Autrement, n`importe quel musulman au courant de sa situation doit s’en charger.

 

-Pour s’acquitter de l’obligation concernant le linceul, il suffit d`envelopper le mort d’un tissu couvrant tout son corps.

 

-Il est préférable que le linceul soit formé de trois draps blancs, car le Prophète fut enveloppé dans trois draps blancs. (1)

 

-On parfumera les draps par des fumigations, on les étalera en couches superposées, on mettra un parfum spécial pour les morts -hunût- entre les draps et sur lesquels on étendra le mort sur son dos, puis on mettra du coton parfumé entre ses fesses pour qu’il n’en sorte pas une mauvais odeur.

 

-Il est préférable de mettre une serviette avec du coton dessus qu’on passera du bas ventre au derrière du défunt.

 

-Il est préférable de mettre le parfum -hunût- sur ses yeux, dans ses narines, sur ses lèvres, dans ses oreilles et sur les parties du corps qui touchent la terre quand on se prostene -sujûd-.

 

Il n’y a pas de mal à parfumer le corps en entier car certains compagnons l’ont fait.

 

Ensuite on mettra le bord du premier drap sur son côté droit, puis l’autre bord sur son côté gauche.

 

-On retirera la serviette qui couvre ses parties intimes .

 

On fera les nœuds, qui sont au nombre de sept, pour que les draps ne se dispersent pas.

 

-On nouera le surplus du linceul au niveau de la tête et au niveau des pieds.

 

On enlèvera les nœuds dans la tombe.

 

Nul grief si le nombre de nœud est inférieur à sept, du moment que le linceul tient bien autour du corps.

 

-On peut toutefois utiliser, comme linceul, une tunique et un pagne -izâr- seulement, mais il vaut mieux appliquer les consignes précitées.

 

(1) Unanimement accordé.

 

source : Pratiques funéraires : 40 Fatwas de Savant, 241 innovations émunérées par le Cheikh al-Albany

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Rappelle-toi la mort ! (audio-vidéo-dossier)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Rappelle-toi la mort ! (audio-vidéo-dossier)

 

Toute les louanges reviennent à Allâh ; Nous Le louons et demandons Son aide et nous cherchons refuge en Lui contre nos propres maux et contre nos mauvaises actions; celui qu’Allâh guide personne ne peut l’égarer et celui qu’Allâh égare personne ne peut le guider.

J’atteste qu’il n’y a de divinité adorée avec vérité qu’Allâh, Lui Seul : Il n’a aucun associé, et j’atteste que Mohammad صلى الله عليه وسلم est Son serviteur et Son Messager.

Que les Prières d’Allâh et Ses Salutations soient sur lui ainsi que sa famille et tous ses Compagnons.

 

Ô serviteurs d’Allâh !

 

Craignez Allâh le Très-Haut, craignez-Le de la crainte de celui qui sait que Son Seigneur l’entend et le voit.

 

Ô serviteurs d’Allâh !

 

Un événement d’une grande importance et une affaire très grave qui a été citée dans le Livre d’Allâh et a été citée maintes et maintes fois dans le Coran.

 

Beaucoup de gens sont insouciants par rapport à cet événement; négligents et nonchalants quant à la préparation pour cet événement.

 

Cet événement -Ô serviteurs d’Allâh !-: C’est la mort, qui te dira ce qu’est la mort et ce qu’il y a après la mort ?

 

Ô serviteurs d’Allâh!

 

La mort est un événement gravissime car il amène à la première demeure de l’Au-Delà.

 

Et celui qui meurt sa résurrection est arrivée et son jugement commence, ainsi que la récompense ou le châtiment.

 

Ô serviteurs d’Allâh !

 

La mort :

 

-c’est la séparation entre cette demeure et la demeure éternelle

-elle est la séparation entre le temps des actions et celui de la rétribution

-et c’est la démarcation, la limite qui sépare le temps de préparation des provisions et sa rétribution

 

Et après la mort -Ô serviteurs d’Allâh !- il n’y ni conciliation ni excuse.

 

Et il n’y pas moyen de retourner à cette vie après la mort.

 

Et en ce qui concerne les bonnes actions il n’y aucun moyen de les augmenter ni de les multiplier.

 

Et en ce qui concerne les péchés il n’y aucun moyen de demander le pardon ni de s’en repentir.

 

Ô serviteurs!

 

Après la mort il n’y a qu’un trou dans lequel est placé la personne qui sera pour elle soit un jardin parmi les jardins du Paradis ou un trou parmi les trous de l’Enfer où elle restera jusqu’au Jour du Jugement Dernier, Le Jour de La Rencontre avec Le Puissant, Le Grand Pardonneur.

 

Ô serviteurs d’Allâh !

 

La mort touchera chaque individu sans aucune échappatoire et viendra sans aucun doute.

 

La (traduction du sens de la) parole d’Allâh dit :

 

"Où que vous soyez, la mort vous atteindra, fussiez-vous dans des tours imprenables." Sourate An-Nisâ v.78.

 

Et la (traduction du sens de la) parole d’Allâh :

 

"Dis : la mort que vous fuyez va certes vous rencontrer. Ensuite vous serez ramenés à Celui qui connait parfaitement le monde invisible et le monde visible et qui vous informera alors de ce que vous faisiez." Sourate Al-Joumou’ah v.8

 

Ô serviteurs d’Allâh !

 

La mort a un temps précis et un terme compté. Si son temps arrive il n’y pas de délai possible ni d’avancement.

 

La (traduction du sens de la) parole d’Allâh dit :

 

"Quand leur terme arrive, ils ne peuvent ni le retarder d’une heure ni l’avancer." Sourate Younous v.49.

 

La (traduction du sens de la) parole d’Allâh :

 

"Chaque échéance à son terme prescrit". Sourate Ar-Ra’d v.38.

 

Ô serviteurs d’Allâh!

 

Allâh a chargé un seul ange de saisir les âmes:

 

La (traduction du sens de la) parole d’Allâh dit:

 

"Dis : l’ange de la mort qui est chargé de vous, vous fera mourir. Ensuite, vous serez ramenés vers votre Seigneur." Sourate As-Sajdah v.11.

 

Ô serviteurs d’Allâh!

 

La mort ne fait aucune différence entre le grand et le petit, ni entre le male et la femelle, ni entre le malade et celui qui est en bonne santé.

 

La mort peut entrer dans une maison dans laquelle se trouve une personne âgée, quelqu’un de malade mais elle saisit celui qui est le plus en bonne santé.

 

Personne ne connaît sa fin ni son terme.

 

Savoir quand la mort va venir, ceci est du domaine de l’invisible : n’en a la science qu’Allâh.

 

C’est pour cela qu’un docteur pourrait dire à propos d’un malade dont l’état s’est aggravé que son heure est proche et qu’il va bientôt mourir ; alors qu’Allâh a écrit que le malade va vivre et que le docteur, lui, va mourir.

 

Toute l’affaire revient à Allâh avant et après !

 

Celui qui meurt, meurt à son terme et quitte ce monde par le moyen qu’Allâh lui a écrit dans Sa Science Eternelle et qu’Il a écrit pour lui dans la Tablette Préservée et par le moyen qu’Allâh a ordonné à l’ange d’écrire lorsqu’il est encore dans le ventre de sa mère et ce quelle que soit la manière dont il meurt.

 

Ô serviteurs d’Allâh!

 

Ce gravissime événement, lorsque le serviteur s’en rappelle, cela l’incite à se préparer et à faire ses provisions pour le Jour de la Résurrection.

 

Et il est rapporté dans le hadîth authentique du Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم qu’il a dit :

 

"Rappelez-vous (Littéralement: de multiples fois) la trancheuse de désirs"

 

c’est-à-dire la mort.

 

Si le serviteur d’Allâh se rappelle la mort :

 

-sa situation se réforme

-son lien avec Allâh se renforce ainsi que sa préparation pour Le Jour où il rencontre son Seigneur

 

Ô serviteurs d’Allâh!

 

Il va arriver un temps où la mort elle-même sera égorgée. Après cela tout le monde vivra d’une vie sans mort.

 

Il est rapporté dans les deux Authentiques, l’Authentique d’Al-Boukhârî et l’Authentique de Mouslim, que le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Le Jour du Jugement Dernier la mort sera amenée sous la forme d’un “kabch amlah” (1) ce bélier va être placé entre le Paradis et l’Enfer : un crieur va appeler les gens du Paradis : Ô gens du Paradis ils lèvent la tête vers lui et regardent il leur sera dit : le connaissez-vous ?

Ils diront : oui nous le connaissons : C’est la mort.

Car ils l’ont tous vue".

 

Puis les gens de l’Enfer seront appelés :

 

Ô gens de l’Enfer !

 

Connaissez-vous celui-ci ?

 

Ils répondront : oui c’est la mort car ils l’ont tous vue.

 

Le bélier sera alors égorgé au vu de tous entre le Paradis et l’Enfer.

 

Il sera dit : Ô gens du Paradis ! L’éternité sans mort et Ô gens de l’Enfer ! L’éternité sans mort puis le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم a récité le verset (dont la traduction du sens est) :

 

"Et avertis-les du Jour du Regret, quand tout sera réglé ; alors qu’ils sont inattentifs (c’est-à-dire qu’ils sont attentifs dans ce monde en ce qui concerne la mort) et qu’ils ne croient pas." Sourate Maryam v.39.

 

Ô Allâh !

 

Donne nous le bénéfice de la guidance de Ton Livre et permet nous de suivre la Sunnah de ton Prophète Mohammad صلى الله عليه وسلم et aide-nous -Ô Seigneur- à nous préparer pour le Jour de la Résurrection.

 

Je dis ceci et je demande pardon à Allah pour moi et pour vous et pour tous les musulmans, pour tous les péchés.

 

Demandez-Lui le pardon car Il vous pardonnera, Il est certes le Pardonneur, le Très-Miséricordieux.

 

Ô serviteurs d’Allâh!

 

Craignez Allâh et sachez -qu’Allâh vous préserve- qu’il y a dans le fait de se rappeler de la mort beaucoup de bienfaits car en se rappelant de la mort :

 

-les cœurs insouciants se réveillent

-les cœurs morts reviennent à la vie

-l’adorateur se tourne plus vers Allâh

-en se rappelant la mort on n’est plus insouciant et on ne se détourne plus de l’obéissance à Allâh.

 

Ô serviteurs d’Allâh!

 

La (traduction du sens de la) parole d’Allâh dit:

 

"Toute âme goutera la mort. Mais c’est seulement au Jour de la Résurrection que vous recevrez votre entière rétribution. Quiconque donc est écarté du Feu et introduit au Paradis, a certes réussi. Et la vie présente n’est qu’un objet de jouissance trompeuse". Sourate Âli ‘Imrân v.185.

 

C’est une grave réalité que l’on se doit de comprendre et une affaire gravissime que l’on se doit de garder à l’esprit.

 

L’un de nos pieux prédécesseurs a voulu faire le rappel à un homme, il l’amena donc au cimetière et lui dit : "Ô toi ! Vois-tu cela ? Que souhaiterais-tu faire si tu étais à leur place ?".

L’homme répondit : "Je souhaiterais revenir à ce monde une deuxième fois pour faire les bonnes actions que je ne faisais pas".

Il dit : "Ô toi ! Tu es maintenant dans le temps que tu souhaiterais !"

 

Oui serviteurs d’Allâh ! Nous sommes dans le moment que nous souhaiterions !

 

Nous vivons maintenant cette vie en bonne santé, sains et saufs puis nous quitterons cette vie lorsque le terme, la mort arrivera. Ne nous préparerions-nous pas pour cela ?

 

Ô Allâh ! Réforme notre situation à tous.

 

Ô Allâh ! Réforme notre situation à tous et guide-nous vers le chemin de droiture qui mène à toi.

 

Et sachez -qu’Allâh vous préserve- que l’intelligent est celui qui se remet en question et travaille pour après la mort et le faible est celui qui laisse son âme suivre ses passions et a de fausses espérances.

 

Et sachez que la plus véridique des paroles est la parole d’Allâh et la meilleure des guidances est la guidance du Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم et que les pires des affaires sont celles qui sont innovées et toute chose innovée (dans la Religion) est une bid’ah, une innovation (religieuse) et toute innovation (religieuse) est un égarement et tout égarement est en Enfer et attachez-vous à la Jamâ’ah car la Main d’Allâh est avec la Jamâ’ah.

 

Qu’Allâh vous préserve !

 

Priez sur le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم et adressez lui vos salutations et multipliez cela et ce afin de mettre en application l’ordre d’Allâh (dont la traduction du sens est) :

 

"Certes Allâah et Ses anges prient sur le Prophète ; Ô vous qui croyez priez sur lui et adressez lui vos salutations." Sourate Al-Ahzâb v.56.

 

Ô serviteurs d’Allâh !

 

Si la mort devait laisser quelqu’un vivre elle aurait laissé le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم en vie mais la (traduction du sens de la) parole d’Allâh dit :

 

"En vérité tu mourras et ils mourront eux aussi" Sourate Az-Zoumar v.30.

 

(1) N.d.t : L’imam An-Nawawî -qu’Allâh lui fasse miséricorde- rapporte d’Al-Kisâî que amlah veut dire un bélier qui est noir et blanc mais dont la couleur va plus vers le blanc.

 

 Publié par spfbirmingham.com

Cheikh 'Abder Razzâq Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبد الرزاق بن عبد المحسن العباد البدر

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Souhaiter la mort

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Souhaiter la mort

Question :

 

Ma mère, gravement malade, était dans le coma à l'hôpital, et à son réveil elle ne pouvait plus bouger, elle était atteinte d'une paralysie partielle, elle a beaucoup pleuré et a dit :

"ô Seigneur je ne veux pas vivre dans cet état", et a demandé la mort à son Seigneur.

Le jour suivant elle est rentrée à la maison et est décédée le matin du jour d'après.

Est-ce que ma mère a péché en disant de tels propos et en demandant la mort à son Seigneur ?

Renseignez-moi sur cette question, qu'Allah vous rétribue.

 

Réponse :

 

Souhaiter la mort n'est pas permis, sauf si l'homme craint la tentation pour sa religion, le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit :

 

"Que l'un de vous ne souhaite pas la mort à cause d'un mal qui l'a frappé.

S'il doit absolument le faire, qu'il dise :

"Seigneur ! Laisse-moi en vie tant que la vie est pour moi un bien et fais-moi mourir si la mort est meilleure pour moi""

 

D'autres hadiths évoquent cette question.

 

Ce que votre mère a fait n'est pas permis, mais peut-être sera-t-elle pardonnée en raison de son ignorance.

 

Qu'Allah vous accorde la réussite et que les prières et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

La question 2 de la Fatwa numéro ( 18060 )

( Numéro de la partie: 2, Numéro de la page: 324)

copié de alifta.net

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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La vie dans la tombe et ce qui s’y rapporte

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La vie dans la tombe et ce qui s’y rapporte

SHeikh Ibn BâZ (rahimahullâh) a expliqué qu’en un premier temps, il est obligatoire de savoir que tout croyant et toute croyante se doit de croire véritablement aux informations données par Allâh dans Son livre ou par le biais de Son messager (sallallahu ’alayhi wa salam).

 

Ces choses concernent les affaires de l’au-delà et le règlement des comptes, ainsi que le paradis et l’enfer, la mort, le châtiment et les délices de la tombe, ainsi que toutes les affaires touchant le monde de l’invisible dans le Qor’ân ou l’authentique Sounnah purifiée.

 

Nous devons porter foi à cela, nous y soumettre et y croire sincèrement.

 

Car nous savons que notre Maître est véridique.

 

Ce qu’Il dit et rapporte est vrai comme Il l’a affirmé (traduction rapprochée) :

 

« Et quant à ceux qui ont cru et fait de bonnes œuvres, Nous les ferons entrer bientôt aux Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement. Promesse d’Allâh en vérité. Et qui est plus véridique qu’Allâh en parole ? » [Coran, 4/122 ]

 

Et (traduction rapprochée) :

 

« Où que vous soyez, la mort vous atteindra, fussiez-vous dans des tours imprenables. » [Coran, 4/78]

 

Nous savons aussi que le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa salam) est le plus véridique des hommes, et qu’il ne parlait pas sous l’impulsion de la passion et ne faisait que rapporter la révélation qu’il recevait.

 

Ce qui a été rapporté de lui dans des traditions authentiques est une chose à laquelle nous devons croire, même si nous n’en comprenons pas véritablement le sens.

 

Notre obligation est de croire à ce qu’il nous rapporte au sujet de l’au-delà : le paradis, l’enfer, les délices réservés aux gens du paradis et le châtiment infligé aux gens de l’enfer.

 

Le châtiment subi dans la tombe, les délices que l’on y reçoit et le retour de l’âme au corps du mort, tout cela est véridique et se confirme dans les textes.

 

L’adorateur [d’Allâh] doit l’accepter et ajouter foi à tout ce qu’il apprend dans le Qor’ân, dans la Sounnah authentique et dans le consensus des savants de l’Islâm.

 

Aussi, par le biais d’Allâh, si le croyant ou la croyante arrive à pénétrer la sagesse ou les secrets dans cela, ceci est un bien pour un bien [encore meilleur], lumière sur lumière, et une connaissance pour une science [encore meilleure].

 

Qu’il loue Allâh et rende grâce pour ce qu’Allâh lui a accordé en connaissance, en science, et perception qui lui ont permis d’accroître ses connaissances et renforcer sa tranquillité.

 

Concernant les questions dans la tombe et de l’état du mort à ce moment-là, ces questions sont une vérité.

 

Et l’on restitue au mort son âme. Des informations authentiques rapportées d’après le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) indiquent que le mort mène dans sa tombe une vie différente de celle d’ici-bas.

 

C’est une vie intermédiaire différente de celle que l’on avait déjà menée et pendant laquelle on avait besoin de manger et de boire et autres choses semblables.

 

C’est une vie particulière qui permet de comprendre des questions et d’y répondre.

 

Deux anges lui diront : « Qui est ton prophète ? Qui est ton Maître ? Quelle est ta religion ? »

Le croyant dira : « Mon Maître est Allâh, ma religion l’Islâm et mon prophète Muhammad ».

C’est de cette manière que seront questionné le croyant et la croyante et qu’ils répondront.

Et puis on dira à l’adorateur [d’Allâh] : « Que sais-tu de cet homme (Muhammad) ? »

- Il dira : « Il est le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) ; il nous a apporté la vérité et nous avons cru en lui et l’avons suivi ».

On lui dira alors : « Nous savons que tu étais croyant ».

Et on lui ouvrira une porte qui débouche sur le paradis et il en recevra le souffle et les bienfaits.

Et puis on lui dira : «tu resteras là jusqu’à ce qu’Allâh te ressuscite. »

Mais on lui montrera sa place en enfer et lui dira : «voilà la place que tu aurais occupée si tu n’avais pas cru en Allâh. Maintenant Allâh t’en a sauvé et tu es revenu au paradis. »

 

Quant au mécréant, si on l’interroge sur son Maître, sur sa religion et sur son prophète, il dit : « Hâ ! Hâ ! Je ne sais pas. J’ai entendu les gens dire des choses et j’en ai fait de même ».

On lui assènera un coup avec une barre de fer et il lancera un cri que tout être entendra à l’exception des djinns et des hommes.

Et puis on lui ouvrira une porte qui débouche sur l’enfer et on rendra sa tombe si étroite que ses côtes se croiseront.

Sa tombe se transformera en une fosse infernale et on lui ouvrira une porte d’où viendra un vent de l’enfer en guise de châtiment.

On lui dira : «voici ta place jusqu’à ce qu’Allâh te ressuscite. On lui ouvrira encore une porte qui débouche sur le paradis et lui dira : ceci serait ta place si Allâh t’avait bien guidé ».

 

Cela permet de savoir que la tombe peut être soit un des jardins, des jardins du paradis, soit un des fossés, des fossés de l’enfer.

 

Le châtiment et le bienfait s’appliquent dans la tombe aussi bien au corps qu’à l’âme.

 

Et il en est de même dans l’au-delà au paradis ou en enfer.

 

Quant à celui qui meurt noyé, brûlé ou dévoré par un fauve, son âme recevra sa part de châtiment ou de bonheurs.

 

Cette part l’atteindra sur terre ou en mer ou dans le ventre des fauves ou dans n’importe quel autre endroit, en fonction de la volonté d’Allâh.

 

Mais la majeure partie du châtiment ou des délices qui touchent l’âme seront subit éternellement, que ce soient les délices, ou que ce soit le châtiment.

 

L’âme du croyant va au paradis.

 

Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) a dit :

 

« l’âme du croyant est un oiseau qui perche sur les arbres du paradis et se nourrit de leurs fruits. Et l’âme du mécréant ira en enfer ».

 

L’obligation qui incombe à tout musulman et à toute musulmane est d’accepter avec soumission les informations données par Allâh - ’Azza Wa Djal - et par Son Messager (sallallahu ’alayhi wa salam).

 

Ils doivent y croire de la manière voulue par Allâh - ’Azza Wa Djal - même si un côté de leur signification n’est pas clair pour l’adorateur [d’Allâh].

 

Car la sagesse parfaite appartient à Allâh - Subhânahu. 

 

Madjmu’ Fatâwa du SHeikh Ibn BâZ, 8/338

copié de manhajulhaqq.com

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Prendre salaire en échange du lavage des morts

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Prendre salaire en échange du lavage des morts

Question 1:

 

Quel est l'avis religieux sur le fait de prendre un salaire en échange de la toilette mortuaire, que ce salaire soit prévu à l'avance ou pas ?

 

Réponse 1:

 

Oui, cela est permis.

Cependant, la primauté est donnée à un volontaire si cela est possible.

Qu'Allah vous accorde la réussite et prière et salut sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

La première question de la Fatwa numéro ( 7502 )

copié de alifta.com

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Le lavage d'un défunt dont le corps a été coupé suite à un accident

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le lavage d'un défunt dont le corps a été coupé suite à un accident

Question :

 

Doit-on faire la toilette mortuaire d'un accidenté de voiture.

Sa mort était vraiment terrible, son corps était presque déchiqueté, pouvons-nous le laver ou non ?

 

Réponse :

 

S'il est quasiment impossible de faire sa toilette mortuaire, il convient de lui faire les ablutions sèches suivant la généralité de Sa parole (Exalté soit-Il) suivante (traduction rapprochée) :

 

"Craignez Allah, donc autant que vous pouvez"

 

Allah, Exalté soit-Il, a légiféré le Tayamoum (Ablution sèche) pour se purifier de l’état d’impureté majeure et mineure, lorsqu'il n'y a pas d'eau ou lorsque son usage est difficile ou lorsqu'il y a un risque encouru par son utilisateur.

 

Qu'Allah vous accorde la réussite et prière et salut sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

(Numéro de la partie: 8, Numéro de la page: 371)

La première question de la Fatwa numéro (2177)

copié de alifta.net

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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La profession de foi à l'agonie

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La profession de foi à l'agonie

Lorsque l'homme sent l'imminence de la mort, il se doit de prononcer la formule de profession de foi :

 

" Il n'y a point de divinité en dehors d'Allah"

"لا إله إلا الله"

 

et de charger quelqu'un de la lui rappeler s'il venait a l'oublier, de sorte que sa derniere parole soit :

 

" Il n'y a point de divinité en dehors d'Allah"

"لا إله إلا الله"

 

D'aprés Abu Said, le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم dit :

 

" Rappelez a vos mourants de dire : Il n'y a de divinité en droit d'etre adorée qu'Allah."

[hadith rapporté exclusivement par Muslim]

 

Muslim rapporte un autre hadith similaire d'aprés Abu hurayra, également de façon exclusive.

 

De même, rapporte-t-il, d'aprés Uthman que le Prophete صلى الله عليه وسلم dit :

 

" Qui meurt en sachant qu'il n'y a de divinité en droit d'etre adorée qu'Allah ira au paradis."

 

Mu'âdh rapporte avoir entendu le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم dire :

" Qui prononce comme dernieres paroles :

" Il n'y a de divinité en droit d'etre adorée qu'Allah " , ne pourra qu'aller au Paradis."

[Hadith rapporté par Ahmad]

 

Jâbir ibn 'Abdullah rapporte avoir entendu Talha dire a 'Umar :

J'ai entendu le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم  dire :

 

" Je connais une parole que nul mourrant ne prononce sans que son ame n'exhale une odeur agréable en quittant son corps et qu'elle ne l'éclaire au jour de la Retribution."

J'ai, hélas, omis de m'en enquérir auprés du Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم qui ne nous en a pas informés.

'Umar dit alors : " Je la connais, quant a moi."

" Dieu soit loué, s'exclama Talha, qu'elle est-elle ?"

" Il sagit, expliqua 'Umar, de la parole qui recommanda a son oncle : Il n'y a de divinité en droit d'etre adorée qu'Allah."

" C'est bien cette parole.", confirma Talha.

[hadith rapporté par Ahmad]

 

Meditations sur la mort, p67, Maktaba, ibn Al Jawzy  

copié de alhouda.forumactif.com

 

Imam Jamal Ad-Din Abu al-Faraj Ibnoul Jawzih - الإمام أبي الفرج عبد الرحمن بنُ عليّ بن الجوزي

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Inhumation du musulman dans le cimetière chrétien

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Inhumation du musulman dans le cimetière chrétien

Question :

 

Mon père est mort depuis dix-huit ans et il est enterré avec des Chrétiens en France.

 

M'est-il permis de le sortir de ce cimetière pour l'enterrer dans un cimetière de musulmans ?

 

Sachant qu'il m'a recommandé, avant de mourir, de l'enterrer en Algérie.

 

Et à cette époque, je n'avais ni les moyens ni aucune possibilité de le faire.

 

Réponse :

 

Il n'est pas permis d'enterrer un musulman dans un cimetière de mécréants, et s'il est arrivé qu'une personne ait été enterrée dans leur cimetière, il convient de la déterrer et de la transférer vers un cimetière de musulmans s'il y en a ou à défaut, de la transférer dans n'importe quel autre endroit où il n'y a pas de tombes de mécréants, si cela est possible.

 

Qu'Allah vous accorde la réussite et que les prières et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

La Fatwa numéro (16057)

(Numéro de la partie: 7, Numéro de la page: 392)

copié de alifta.net

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Fléchir devant la mort

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Fléchir devant la mort

Nombreux sont ceux qui fléchissent devant la mort.

 

Certains, ébranlés dès le début de la maladie, omettent de réparer les actes répréhensibles commis par le passé auxquels ils ajoutent, de surcroit, une injustice dans l'etablissement de leur testament.

 

D'autres abdiquent soudainement au moment critique de l'agonie, par l'impiété qu'ils commettent ou l'indignation et la contestation qu'ils manifestent a l'égard de la volonté divine.

 

Nous implorons Allah de nous en préserver.

 

C'est bien là le sens de fin malheureuse.

 

A savoir qu'au moment de rendre l'âme, le coeur est gagné par le scepticisme et l'incrédulité, ou encore à une degré moindre par l'indignation contre les décrets divins.

 

Et l'âme est ainsi recueillie. 

 

Hâtim rapporte qu'Abu Ja'far dit :

 

" J'allais à la campagne rendre visite à un homme agonisant chez lui et lui dis : " Dis : Il n'y a point de divinité en dehors d'Allah."

" Hélas, répondit-il, j'en suis incapable."

 

Un sheykh de Bassora raconté : Ayant rendu visite à un homme qui rendait l'âme, je le trouvais qui disait :

 "N'est ce pas absurde que celle qui brûle de fièvre. S'en va auprés de l'ardente chaleur du brasier ?!"

 

J'ai moi même entendu un homme très assidu au jeûne et la dévotion fléchir sous l'effet de la douleur et dire :

" Il (Allah) m'a fait subir tout genre d'epreuves. Que même s'Il me donne le Paradis en contrepartie, il ne compensera pas ma souffrance."

Puis il continua à délirer encore plus en disant : " Cette épreuve est dénuée de sens. Il peut bien me faire mourrir. Mais à quoi bon cette torture ?!".

 

J'ai entendu un autre dire également sous l'intensité de la douleur : " Mon Seigneur m'opprime."

 

Il s'agit d'une situation extrême où l'on encourt la perdition si l'on ne recele pas la fermeté requise grâce à Allah.

 

D'ailleurs, Sufyân al-Thawri redoutait cette situation.

Il disait à ce propos : " Je crains que les tourments deviennent insoutenables pour moi. Puis, voyant me refuser le soulagement, je flechit et m'égare."

 

sufyân al-Thawrî venait trouver Ibrahim ibn Adham le prier :

" O Ibrahim, invoque Allah de nous garder la foi integre quand Il nous rappellera à Lui.

" Ensuite, quand il fut parvenu au terme de sa vie, il dit : "Je crains de perdre la foi avant de mourir."

 

Meditations sur la Mort, p69.71, Ibn al Jawzy, Maktaba

copié de alhouda.forumactif.com

 

Imam Jamal Ad-Din Abu al-Faraj Ibnoul Jawzih - الإمام أبي الفرج عبد الرحمن بنُ عليّ بن الجوزي

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Annoncer la mort d'une personne dans les forums (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Annoncer la mort d'une personne dans les forums (audio)

Selon Houdhayfa Ibn el Yamân رضي الله عنه a dit :

 

"Lorsque je mourrai, n'annoncez à personne (ma mort) de peur que cela soit du "na3y - النَّعْيِ (annoncer un décès)", car j'ai certes entendu le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a interdit l'annonce du décès (na3y -  النَّعْيِ ).»

Sunnan atTirmidhî , Ibn Mâdjah et Ahmed رحمه الله rendu authentique par l'Imâm Cheikh el Albâny رحمه الله dans son livre "Ahkâm el Janâïz , page/44

 

عن حذيفةَ بنِ اليَمَانِ رضي الله عنه أنه قال

إِذَا مِتُّ فَلاَ تُؤْذِنُوا بِي أَحَدًا، فَإِنِّي أَخَافُ أَنْ يَكُونَ نَعْيًا، وَإِنِّي سَمِعْتُ رَسُولَ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ وَسَلَّمَ يَنْهَى عَنِ النَّعْيِ

Cheikh Khâlid adhDhafîrî (un des responsables du site Sahab) حفظه الله nous informe en disant :

 

J'ai interrogé notre professeur, le grand Savant Cheikh Rabî3, qu'Allâh le garde sur le jugement d'annoncer les décès dans les forums.

Est-ce que cela rentre dans l'annonce du décès qui est interdit ?

 

Il a dit :

 

Oui, cela fait partie de l'annonce du décès (النعي) !

 

Je lui ai donc dit :

 

Alors c'est préférable de le délaisser ?

 

Il a dit :

 

Bien plus, c'est une obligation de délaisser cela.

 

سألت شيخنا العلامة الشيخ ربيع رعاه الله عن حكم إعلان الوفاة في المنتديات وهل هو داخل في النعي المنهي عنه

فقال : نعم هو من النعي

فقلت له : إذن الأولى تركه

فقال : بل الواجب تركه

Annoncer la mort des savants (et autres) par internet et les médias

 

 

Question :

 

Quel est le jugement de l'annonce de la mort des savants et autres par internet et les médias ?

 

Cela rentre-t-il dans l'annonce du décès interdite (النعي) ou non ?

 

Réponse de Cheikh Al Fawzan :

 

Informer de la mort du savant ou du musulman afin que les gens invoquent pour lui et prient sur lui, il n'y a pas de mal en cela, ça ne rentre pas dans l'annonce du décès interdite. 

 

Lorsque An-Najachi رضي الله عنه est mort en Éthiopie (habacha), le Prophète صلى الله عليه و سلم a informé ses compagnons de sa mort, puis est sorti avec ses compagnons et à accomplit sur lui la prière de l'absent. 

 

Donc, informer de la mort du défunt dans les journaux, les mosquées, ou sur ce que vous appelez internet dans le but d'invoquer pour lui et de prier sur lui, il n'y a pas de mal dans cela.

 

Également si cela est dans le but d'informer celui qui a un droit ou une dette afin qu'il récupère son droit, il n'y a pas de mal dans cela.

 

Quant à informer de celle-ci dans le but de s'infliger ou autre, ceci n'est pas permis, c'est de la niaha. 

 

السؤال  : ما حكم إعلان وفاة العلماء وغيرهم عبر الانترنت وعبر وسائل الإعلام هل هذا نعي أم لا ؟

الجواب : الإخبار عن وفاة المسلم لأجل أن يدعى له ويصلى عليه لا بأس به وليس هو من باب النعي المحرم لأن النبي صلى الله عليه وسلم لما مات النجاشي رضي الله عنه أخبر أصحابه بأنه مات وخرج هو وأصحابه وصلى عليه صلاة الغائب فالإخبار عن موت ميت سواء في الصحف أو في المساجد أو في الانترنت الإخبار عنه بغرض الدعاء له والصلاة عليه لا بأس به أو بغرض إن كان له حق أو دين يأتي ويستوفي حقه لا بأس بذلك أما الإخبار عنه من باب الجزع هذا لا يجوز لأنه نياحة

 من محاضرة مسؤولية العلماء والدعاة للشيخ صالح الفوزان حفظه الله ، بواسطة كتاب الإجابات المهمة في المشاكل الملمة - 2/1

Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Se rassembler chez la famille du défunt

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Se rassembler chez la famille du défunt

Question :

 

Dans certains pays, lorsqu’une personne décède, les gens se rassemblent dans la maison du défunt trois jours [au cours desquels] ils prient et invoquent [Allâh pour le mort].

 

Quel est le statut [religieux] de cet [agissement] ?

 

Réponse :

 

La réunion (idjtimâ’) dans la demeure du défunt pour manger, boire et lire le Coran est une innovation [en matière de Religion] (bid’ah) de même, qu’y accomplir les prières [prescrites] n’est pas autorisé.

 

Plutôt, les hommes doivent les accomplir à la mosquée avec la communauté (djamâ’ah).

 

Et contrairement [à ce qui est fait], on se rend auprès de la famille du défunt seulement pour les consolations (ta’ziyah), pour leur invoquer Allâh et implorer [la] Miséricorde sur leur mort.

 

Mais de là, à se réunir pour y célébrer des funérailles (ma- tam) [1] [innovées] par une lecture et des invocations spécifiques [2] et autres… cela [constitue] une innovation et si en cette pratique se trouve un quelconque bien (khayr) alors nos Pieux Prédécesseurs nous auraient anticipé [dans ces pratiques].

 

Le Messager d’Allâh - Prière et Salut d’Allâh sur lui - n’a pas agit [de la sorte] : ont été assassiné Dja’far bn Abî Tâlib, ‘Abd-llâh bn Rawâhah et Zayd bn Hârithah - l’Agrément d’Allâh sur eux- dans la bataille de « Muatah » et vînt [au Prophète] - Prière et Salut d’Allâh sur lui - la nouvelle par la Révélation (wahî).

 

Il annonça et informa les Compagnons de leur mort.

 

Il fut satisfait d’eux et invoqua [Allâh] en leur faveur et ne pris [aucune initiative pour réaliser] des funérailles.

 

De même, les Compagnons après lui, n’ont rien fait de cela… [Abû Bakr] le Véridique - l’Agrément d’Allâh sur lui - mourut, ‘Umar - l’Agrément d’Allâh sur lui - fut assassiné [puis enterrés] sans funérailles [3] ; les gens ne se sont pas rassemblés pour lire le Coran.

 

Plus tard, ‘Uthmân et ‘Alî - l’Agrément d’Allâh sur eux - furent [à leur tour] assassinés sans que les Compagnons leur fasse quelque chose de cela…

 

Mais la Sunnah c’est [que les gens] préparent à manger à la famille du défunt parmi ses proches et ses voisins et qui le leur envoie comme la fait le Prophète - Prière et Salut d’Allâh sur lui - lorsque l’annonce [de la mort] (na’y) de Dja’far lui vînt.

 

Il dit à sa [propre] Famille :

« Préparez à la famille de Dja’far de la nourriture [car] ils sont préoccupés par ce qu’il leur arrive »

(Rapporté par les cinq (Ahmad 1754, At-Tirmidhî 998, Abû Dâwûd 3132, Ibn Mâdjah 1610) hormis An-Nasâ î ).

 

C’est ce qui est légiféré (machrû’) et de là, se mettre à supporter [avec eux] leur affliction (balâ-) et être chargé de poser la nourriture aux gens, [alors,] c’est [un acte] contraire à la Sunnah et une innovation d’après ce que nous avons cité précédemment et la parole de Djarîr Ibn ‘Abd-llâh Al-Badjalî –l’Agrément d’Allâh sur lui- [qui a dit] :

 

« Nous considérions la réunion chez la famille du défunt et la préparation de la nourriture après sa mort comme étant des lamentations (niyâhah). »

(Rapporté par l’Imâm Ahmad 6866, Ibn Mâdjah 1612 avec une chaîne de transmission authentique).

 

Et « an-niyâhah » (lamentations), c’est l’élévation (raf’) de la voix accompagnée de pleurs et elle est interdite (muharramah) et le mort est châtié dans sa tombe à cause des lamentations [des gens] sur son compte [4] comme l’a affirmé la Sunnah du Prophète –Prière et Salut d’Allâh sur lui- : il faut donc faire attention à cela quant aux pleurs (bukâ-) [seulement], il n’y a pas de mal [tant qu’il s’agit] de larmes (dam’) uniquement sans gémissements d’après la parole du Prophète - Prière et Salut d’Allâh sur lui - [qui a dit] au moment de la mort de son fils Ibrâhîm :

 

« L’œil pleur, le cœur s’attriste mais nous disons que ce que notre Seigneur agrée et par ton départ, ô Ibrâhîm nous sommes affligés. »

(Al-Bukhârî 1303 et Muslim 2315).

 

[1] : Les funérailles permises sont celles décrites dans les ahâdîth authentiques comme le lavage rituel, l’embaumement, le drapage, le transport à la mosquée, la prière funérair, les invocations et l’enterrement suivant la Sunnah… c’est cela les véritables funérailles (pour plus de détails retourner au livre intitulé : « ahkâmu-ldjanâ iz – les Règles Funéraires » du Chaykh Al-Albânî - qu’Allâh lui fasse miséricorde -). D’après le « Robert », les funérailles, sont un « ensemble des cérémonies accomplies pour rendre les derniers devoirs à la dépouille de qqn. »

[2] : C’est le cas par exemple chez beaucoup de familles d’Afrique du Nord (Algérie, Maroc…) : lorsqu’un proche décède, la famille amène ce qu’ils appellent « at-tulbah » (c’est un groupe de « lecteur ») pour lire le Coran avec des sourates précises (comme « al-mulk – la Royauté », « yâsîn » …). Ils viennent se remplissent le ventre, lise du Coran et prennent de l’argent à la fin… c’est vraiment honteux !

[3] : A part ce qui est permis en Islâm.

[4] : Ceci concerne la personne qui laissait apparaître de son vivant ce qui est faux et non pas le croyant sincère.

 

copié de mukhlisun.com

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Organiser un repas le 40ème jour après la mort d'une personne

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Organiser un repas le 40ème jour après la mort d'une personne

Une pratique qui est fortement répandues en Algérie est le fait d'organiser un repas, ou autre, en souvenir d'une personné décédée, une sorte de commémoration, qui a lieu le 40è jour....

 

Voici les propos de cheikh Ibn Baz rahimahullah sur le sujet :

 

-Premièrement, c’est une pratique d’origine pharaonique.

Les pharaons l’avaient initiée et propagée au sein des autres (peuples).

C’est une innovation condamnable, sans fondement en Islam, et contraire à ce qui a été rapporté de façon sûre d’après le Prophète صلى الله عليه وسلم à savoir qu’il a dit : 

 

« quiconque introduit dans notre affaire quelque chose qui lui est étranger le verra rejeter » 

(rapporté par Al Boukhari, 2697 et par Muslim 1718)

 

-Deuxièmement, rendre hommage au mort dans le cadre d’une oraison funèbre prononcée en public et entachée d’exagération, comme c'est le cas de nos jours, n’est pas permis.

 

Ceci s’atteste dans ce qui a été rapporté par Ahmad et Ibn Madja et vérifié par al-Hakim d’après un hadith d’Abd Allah ibn Abi Awfa selon lequel : 

 

« Le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم a interdit les hommages (exagérés) rendus aux morts » 

 

C’est parce que cela revient à évoquer des qualités pour lesquelles le défunt était souvent honoré, à réanimer les douleurs et à accentuer la tristesse.

 

Quant à l’hommage spontané que l’on rend à quelqu’un au passage du cortège funèbre dans le but de faire connaître les grandes œuvres du défunt, il ressemble aux élégies que certains compagnons avaient dédiées aux tués d’Uhud.

 

Et cela est permis, en vertu de ce qui a été rapporté de façon sûre d’après Anas ibn Malick radhiallahu aanhu : 

 

« Ils (les Compagnons) étaient passés près de la dépouille mortelle de quelqu’un et avaient dit du bien de lui.

A quoi le Prophète صلى الله عليه وسلم avait répondu en disant : « C’est confirmé ».

Et puis ils étaient passés près d’une autre dépouille mortelle et en avaient dit du mal.

A quoi le Prophète صلى الله عليه وسلم avait répondu en disant : « C’est confirmé ».

Alors, Omar ibn al-Khattab radhiallahu aanhu a dit : « qu’est ce qui est confirmé ? »

Le Prophète صلى الله عليه وسلم lui dit : « Quand vous aviez dit du bien du premier mort, on a confirmé son accession au paradis et quand vous aviez dit du mal du second on a confirmé son entrée en enfer, puisque vous êtes les témoins d’Allah sur terre » 

(rapporté par al-Boukhari et par Mouslim).

 

Majmu' fatawa wamaqalaat mutanawwia vol. 13, p. 398.

copié de darwa.com

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Toujours rêver d'une personne décédée

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Toujours rêver d'une personne décédée

Question :

 

Quelle est l'interprétation du fait de toujours rêver du décédé ? 

 

Réponse :

 

Si l'on voit en rêve un décédé et qu'il en bonne condition cela apporte l'espoir qu'il est dans une bonne situation.

 

Si on le voit dans un autre état, il se pourrait que ce soit simplement un shayatine prenant la forme de la personne.

 

Les shayatines prennent la forme des gens d'une façon détestable pour faire de la peine aux vivants.

 

Ceci, parce que les shayatines aiment beaucoup faire des choses qui apportent la peine, l'inquiétude et la tristesse aux croyants. (Al Moujadalah verset 10)

 

Donc si quelqu'un voit en rêve, concernant un mort, quelque chose de shitanesque, il doit chercher refuge en Allah contre le mal du Satan et le mal de ce qu'il a vu. Il ne doit pas parler de ce rêve à qui que ce soit.

 

En fait, a chaque fois que quelqu'un voit en rêve quelque chose de dérangeant , il doit chercher refuge en Allah contre le mal de Satan et contre le mal de ce qu'il a vu.

 

Ensuite il doit cracher trois fois sur sa gauche, puis se retourner.

 

S'il fait ses ablutions et prie cela est meilleur et supérieur.

 

Il ne doit pas parler de ce rêve à quiconque et dans ce cas il ne sera pas blessé par ce rêve.

 

copié de darwa.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Les condoléances et ses règles

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les condoléances et ses règles

Les condoléances (dans la langue arabe) font référence à la piété.

 

C’est-à-dire, la piété dont doit faire preuve la personne, en cas de malheur, en patientant face à cela.

 

Ceci ne doit pas être fait dans les apparences et sensations, mais plutôt, dans le rappel et la piété en sachant qu’il n’y a pas un mal qui touche sans que cela ne soit décrété, et qu’il n’y a pas un mal évité sans que cela ne soit décrété [1].

 

SHeikh Ibn BâZ (rahimahullâh) a expliqué que pour ce qui est des condoléances à l’égard de la famille du défunt, il n’y a pas de jour précis pour les offrir.

 

Cela est permis depuis le moment ou la personne rend son âme, avant la prière mortuaire, comme après.

 

Il n’y a pas de moment précis pour cette pratique, le jour ou la nuit ; que ce soit dans la maison, ou dans la rue, ou dans la mosquée, ou dans le cimetière, ou dans d’autres lieux encore [2].

 

SHeikh Ibn ‘Uthaymîn (rahimahullâh) dit qu’il n’y a pas de doute sur le fait que les condoléances pour des défunts proches comme pour les autres, sont des choses recommandées et légiférées en Islâm.

 

Ceci dit, les réunions faites dans une maison pour les condoléances font parties des innovations.

 

Et si à cela s’ajoutent des repas dans cette demeure, cela est considéré comme des lamentations sur le mort.

 

Ibn ‘Uthaymîn ajoute que ces condoléances doivent être données en toutes circonstances, et non pas comme les gens font en prenant place dans les maisons, ouvrant leur porte (aux gens pour cette circonstance) et ce qui y ressemble, tout cela fait partie des innovations religieuses.

 

Les gens ne doivent pas faire cela, car ceci n’a pas été fait à l’époque des anciens pieux. [3]

 

Les condoléances faites dans la maison de la famille du défunt n’ont pas de fondement dans la Sounnah.

 

Cependant, si la personne est un proche, et qu’elle craint qu’en ne s’y rendant pas, elle risque de couper les liens proches, elle s’y rend, il n’y aura pas de mal à cela ; mais elle ne doit pas prendre place dans la maison.

 

Car certains anciens pieux considéraient cette pratique comme des lamentations sur le mort.

 

Ils ne doivent pas ouvrir leur maison à cela [4].

 

Les condoléances peuvent être données aux musulmans comme aux non-musulmans.

 

Et le rassemblement dans les maisons pour cette occasion est une innovation qui n’a ni été faite à l’époque du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam), ni à celle des compagnons.

 

Ils ont fermé cette porte, c’est-à-dire, les portes de leurs défunts à ces condoléances.

 

Ce n’est que quand ils se rencontraient dans les marchés, ou la mosquée, que les gens présentaient leurs condoléances.

 

Il n’était pas connu à l’époque des compagnons que les gens se réunissaient chez la famille du défunt afin de présenter les condoléances, si ce n’est qu’ils assistaient (aidaient la famille du défunt) seulement pour la nourriture dans la maison.

 

Car le fait de réunir les gens pour cette occasion est considéré comme de la lamentation sur le mort.

 

Et la lamentation fait partie des grands péchés. [5]

 

A voir notamment sur le sujet, l’avis des anciens pieux cités par Ibn Qudâma dans al-Moughnî [6].

 

[1] Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn ’Uthaymîn, 17/350

[2] Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn BâZ, 13/379

[3] Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn ’Uthaymîn, 17/345

[4] Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn ’Uthaymîn, 17/342-343

[5] Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn ’Uthaymîn, 17/348-349

[6] Al-Moughnî de Ibn Qudâma, 3/485-487

 

copié de manhajulhaqq.com

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Le lavage du défunt qui s'est suicidé

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le lavage du défunt qui s'est suicidé

Question 2 :

 

Est-il permis de faire le lavage mortuaire à un suicidé puis de prier sur lui ?

 

Réponse 2 :

 

Oui, il est permis de faire le lavage mortuaire à un musulman suicidé, de prier et d'invoquer Allah pour lui comme il est permis aussi de le faire pour tout musulman insubordonné, de leur accorder le salut et le pardon.

 

Qu'Allah vous accorde la réussite et prière et salut sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

La question 2 de la Fatwa numéro ( 8632 )

(Numéro de la partie: 8, Numéro de la page: 361)

copié de alifta.com

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Réciter du coran après l’enterrement d’une personne

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Réciter du coran après l’enterrement d’une personne

Question :

 

Quel est le jugement concernant le fait de lire la sourate « Yassin » après l’enterrement d’une personne ?

 

Réponse :

 

Réciter la sourate « Yassin » près de la tombe du défunt est une innovation qui n’a aucun fondement religieux.

 

De la même manière, la récitation du Qor’ân après l’enterrement d’une personne ne fait pas partie de la Sounnah, bien plus, cela est une innovation.

 

A ce sujet, lorsque le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) participait à un enterrement, il se tenait devant le défunt et disait : 

 

« Demandez le pardon pour votre frère, et demandez pour lui l’apaisement, car certes, il est en ce moment même interrogé. »

 

Et il n’a pas été rapporté de lui qu’il récitait sur la tombe, ou qu’il ait pu ordonner cela.

 

Madjmu’ Fatâwa de Ibn ‘Uthaymîn, 17/222

copié de manhajulhaqq.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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La prière sur le mort est prescrite à l'homme et à la femme

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La prière sur le mort est prescrite à l'homme et à la femme

Question :

 

La femme prie-t-elle sur le mort ?

 

Réponse :

 

La prière funèbre est prescrite à tout le monde, aux hommes comme aux femmes.

 

Que la femme effectue la prière funèbre à la maison ou à la mosquée, il n'y a aucun mal à cela.

 

`A`îcha (Qu'Allah soit satisfait d'elle) et les femmes prièrent sur Sa`ad ibn Abî Waqqâs (Qu'Allah soit satisfait de lui) à la mort de ce dernier dans la mosquée du Messager d'Allah, (Salla Allahou `Alaihi Wa Sallam).

 

Ce qui veut dire que la prière funèbre est prescrite à tout le monde.

 

Ce qui est interdit aux femmes, c'est la visite des tombes et le fait de suivre le cortège funèbre et non la prière sur le mort, chez elles ou à la mosquée.

 

Il n'y a aucun mal à cela. Les femmes effectuèrent la prière funèbre derrière le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) et derrière les califes biens guidés. Allah est le Garant de la réussite.

fsf

Question :

 

La question est posée par la sœur musulmane nommée, Maslama, depuis Riyad qui, réalisant que la femme ne participait pas à la prière funèbre, demande l'éminent cheikh si cela est interdit par la Charia ?

 

Réponse :

 

La prière funèbre est prescrite aussi bien aux femmes qu'aux hommes, selon cette parole du Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) :

 

" Quiconque suit un convoi funèbre jusqu'à ce qu'on fasse la prière du défunt, sera rétribué d'un carat. Celui qui restera jusqu'à ce que le mort soit enseveli, sera rétribué de deux carats".

 

On demanda au Prophète qu'elle était la valeur de ces deux parcelles, il répondit :

 

"Ils équivalant à deux énormes montagnes." , c'est-à-dire celle de la récompense. Le hadith est rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim.

 

Cependant les femmes ne doivent pas suivre le convoi funèbre jusqu'au cimetière, car cela leur est interdit conformément au hadith que rapportent Boukhârî et Mouslim d'après Omm `Attiyya (Qu'Allah soit satisfait d'elle) qui dit : On nous a défendu de suivre le convoi funèbre, sans toutefois que cette interdiction ne soit catégorique .

 

La prière mortuaire quant à elle, ne leur est pas interdite que ce soit à la mosquée ou chez elles ou encore dans l'oratoire.

 

Les femmes effectuaient la prière funèbre derrière le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) dans sa mosquée et même après sa mort.

 

La visite des tombes à son tour est propre aux hommes, tout comme l'accompagnement du défunt à sa dernière demeure, car le Messager d'Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) maudit les visiteuses des tombes.

 

La sagesse en serait - Allah est Omniscient - les tentations qu'on redoute de leur compagnie dans le convoi et pendant la visite des tombes, mais aussi parce que le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) à dit : 

 

"Je ne laisserai après moi aucune tentation plus funeste aux hommes que les femmes".

Rapporté unanimement par Al-Boukhârî et Mouslim.Qu'Allah nous accorde le succès. 

 

Fatwa de cheikh Ben Baz tirée de son recueil de fatwa:  Tome 13, page 133-134

copié de salat-janaza.com

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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