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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 22:13
Passer le «salâm» dans une mosquée vide ? (vidéo)

Question :

 

Fait il parti de la sunna pour celui qui entre dans la mosquée de passer le salaam s'il y a quelqu'un dedans ou non, parce que nous avons entendu que quiconque pénètre dans la mosquée, c'est une obligation qu'il passe le salaam aux anges?

 

Réponse :

 

Passez le salaam si il y a quelqu'un à l'intérieure, il voit quelqu'un à l'intérieure et ensuite passe le salaam.

 

Quant au cas ou la mosquée est vide, il n'y a aucune raison de passer le salâm.

 

copié de minhaj sunna

 

 
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mosquée - appel à la prière - مسجد و الاذان
3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 08:43
La séparation entre les hommes et les femmes à la mosquée est-elle légiférée ? (vidéo)

Question :

 

Ô Cheikh, le hadith présent dans le Sahih Mouslim, où le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit, dans le sens :

 

"Le pire des rangs pour les femmes est le premier et le meilleur d'entre eux est le dernier."

 

Alors maintenant, est-ce que le jugement, comme l'indique ce qui est apparent du hadith, est le même dans des pièces fermées qui sont mis en place pour cela. 

 

Dans le sens dans ces lieux fermés, car les femmes sont maintenant totalement séparées des hommes, et il est bien connu que lorsque les savants ont parlé de l'explication du hadith ils ont mentionné que la raison sous-jacente pour laquelle les premières rangées étaient le pire d'entre elles, c'est qu'elles sont les plus proches des hommes, tels que mentionnés par an-Nawawi.

 

Cheikh Al Albani :

 

Oui ? 

 

Questionneur :

 

Alors, ce qui est apparent du hadith s'applique-t-il à ces lieux fermés maintenant ?

 

Cheikh :

 

Selon ma croyance, je ne suis pas capable de répondre à cette question, parce que je pense que le questionneur consent cet enfermement comme étant quelque chose de légiféré, alors que je n'ai pas cet avis.

 

Questionneur :

 

Oui.

 

Cheikh :

 

Parce que c'est une innovation.

 

Enfermer les femmes loin, ou en les cloîtrant dans les mosquées, en particulier dans les mosquées spacieuses, à cause de la corruption dans la société, et les confiner dans une pièce où les mouvements de l'imam leur seront cachés, de sorte qu'ils sont parfois de nature à rendre leur prière déficiente, jusqu'à atteindre le stade de nulle et vacante.

 

Donc, dans ma croyance cloîtrer les femmes loin, dans des salles qui leur sont spécifiques dans les mosquées, est identique comme la ligne coupée en ayant une minbar allongée. 

 

Ces deux éléments sont des affaires nouvellement introduites.

 

Donc, il est obligatoire pour nous de revenir sur quoi étaient les premiers Salafs.

 

Nous avons discuté de cette question en détail hier.

 

Oui, le frère était présent avec nous... 

 

Le frère était avec nous. 

 

Donc, il est dit : Les femmes d'aujourd'hui sont différentes des femmes d'hier, et il peut être ajouté à cela : c'est quelque chose dont nous sommes témoin.

 

Alors cette parole résulte dans la conclusion qu'il est donc digne que nous devions limiter les femmes à ces pièces, afin que les hommes ne viennent pas à voir de ce qui devrait rester caché d'elles.

 

J'ai donc donné une réponse relativement longue, et le temps est court, donc je l'ai dit, dans le cadre d'une longue discussion : que la limitation des femmes à ces pièces ne relève pas d'un cas de masaalihoul-moursalah légiféré (questions établies pour le bien-être des musulmans), car la raison de ce confinement est due à un échec de la société islamique et cela comprend les femmes, pour mener à bien les obligations légiférées .

 

Donc, si les femmes sont entrées dans les mosquées revêtant le jilbab légiféré, alors ceux qui construisent ces pièces, l'idée ne leur viendrait pas à l'esprit de confiner les femmes dans celles-ci. 

 

Cependant, ils ont été témoins.

 

Malheureusement, certaines femmes entrent, certaines peuvent être vêtues d'une veste, ou d'une "tunique", ou ce qu'ils appellent un "jilbab" aujourd'hui, et ce n'est pas un jilbab, descendant mi mollets, ou parfois portant des collants transparents de couleur, et ainsi de suite, de sorte que le regard des hommes était de nature à voir quelque chose qui doit être caché.

 

Ainsi donc, ils ont dit : Nous allons séparer les femmes des hommes dans la mosquée.

 

Alors je dis : Non !  

 

C'est plutôt à nous de mettre en œuvre l'islam, et que nous changions la société islamique dans son ensemble, et pas des parties d'elle, vers ce qu'était la pratique dans le premier temps.

 

Donc nous soutenons la société actuelle (en faisant cela).

 

Nous voulons que les musulmans retournent ainsi que leurs savants, leurs étudiants et leurs gens de la masse, à ce sur quoi étaient les Salaf , de ne pas suivre aveuglements les madhab, mais plutôt : "Allah a dit .., Son Messager a dit ..."

 

Il n'y aura pas de prévention en ayant differents avis, tout comme cela était au commencement, mais nous ne voulons pas qu'il y est un suivi aveugle restrictif des madhab.

 

Nous voulons que les sociétés, l'élite et le peuple en général, reviennent ce sur quoi était les salaf, comme dans le cas des mosquées.

 

Nous ne voulons pas qu'il y est de minbars allongés.

 

Nous ne voulons pas qu'il y est de minbars allongés en forme de ruse pour échapper aux interdictions prévues par la législation. 

 

Ils ont réalisé que les anciens minbar rompaient les rangs (pour la prière), ainsi maintenant, ils viennent à nous à partir d'un minbar où il pénètre par le mihraab, et il monte et il apparaît alors aux gens sur une petite plate-forme surélevée. 

 

Pourquoi tout cette contorsion et détournement ? 

 

Tout ce qui est nécessaire, c'est trois marches, et Allah a suffit aux croyants afin qu'ils n'aient pas besoin de combattre.

 

La meilleure guidée est la guidée de Muhammad صلى الله عليه وسلم.

 

Combien de dirhams et de dinars a coûté pour permettre au prêcheur de monter sur cette plate-forme ?

 

Sur la base de la revendication : "Nous ne voulons pas rompre les rangs."

 

Cette revendication est une bonne chose. 

 

C'est le cas.

 

Cependant, il peut être atteint sans tous ces efforts inutiles : prendre un minbar comprenant trois marches et le problème touche à sa fin.

 

De même, nous ne voulons pas qu'il y ait toute cette décoration.

 

Et enfin, nous ne voulons pas de ces pièces pour les femmes.

 

Nous voulons pour les femmes ce que nous voulons pour les hommes : ce qui était déjà présent : que les femmes entrent revêtant le hijab, et les hommes avancent vers les premières rangées.

 

Alors dans ce cas le hadith précédent s'appliquera :

 

"Le meilleur des rangs pour les femmes est le dernier, et le pire d'entre eux est le premier."

 

Nous ne voulons pas annuler l'indication du hadith en raison de l'aberration qui est apparue avec la construction de ces pièces dans les mosquées.

 

traduit par minhaj sunna

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mosquée - appel à la prière - مسجد و الاذان
1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 19:54
La précipitation et la course pour rattraper la prière

Question :

 

Beaucoup de musulmans accordent une grande importance à ne pas rater ne serait-ce qu’une partie de la prière en groupe ;

 

C’est pourquoi, lorsqu’ils s’approchent de la mosquée et qu’ils entendent l’imam accomplir la prière, ils se mettent à courir et à se précipiter vers la mosquée afin de rattraper la prière.

 

Qu’en est-il de ce comportement ?

 

Réponse :

 

La précipitation et la course sont des actes détestables qu’il ne convient pas de faire, car le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :

 

« Lorsque vous vous rendez à la prière, allez-y au pas, et faites preuve de quiétude et de calme. Accomplissez (avec le groupe) ce qu’il vous reste de la prière et complétez ce que vous avez manqué. » [1]

 

Et selon une autre version :

 

« Ne vous rendez pas (à la prière) en vous précipitant et faites preuve de quiétude et de calme. Accomplissez (avec le groupe) ce qu’il vous reste de la prière, et complétez ce que vous avez manqué. » [2]

 

La Sunna est de se rendre à la mosquée en marchant avec humilité, sans précipitation, en marchant tranquillement comme d’accoutumée jusqu’à atteindre le rang.

 

C’est cela la Sunna.

 

[1] Rapporté par Al-Bukhârî, chapitre de l’appel à la prière, n°635 et Muslim, chapitre des mosquées n°603.

[2] Rapporté par Al-Bukhârî, chapitre de l’appel à la prière, n°636 et Muslim, chapitre des mosquées n°602.

 

Fatâwâ Islâmiyya, vol. 1 pages  218 et 219.

copié de fatawaislam.com

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mosquée - appel à la prière - مسجد و الاذان
1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 15:24
L'autorisation pour une femme de donner (ou prendre) des cours à des soeurs à la mosquée (audio)

Chaykh Ibnou 'Outhaymine ,qu'Allah lui fasse miséricorde parle longuement de l'égalité de l'homme et de la femme dans l'obligation de propager l'Islam puis il dit :

 

"Donc la femme appelle à Allah le très Haut dans les cercles feminins et non dans les cercles masculins .

 

Ainsi , elle prêche dans les assemblées où elle peut le faire qui doit être un milieu de femmes ; que cela se passe dans les écoles ou dans les mosquées."

 

"Fatawas importantes pour les femmes"

 

 فالمرأة تدعو الى الله تعالى في المجتمع النسائي وليس في المجتمع الرجالي فهي تدعو في الحقل الذي يمكنها ان تدعو به وهو مجتمع النساء سواء كان في المدارس او المساجد

المصدر فتاوى تهم المرأة

bfgb

Question :

 

Quel est le jugement de l'Islam sur le fait qu'une femme qui dispose des moyens pour étudier la science chez elle sorte malgré cela à la mosquée pour rencontrer ses soeurs en Allah ou pour transmettre ce qu'elle a comme science ?

 

Réponse de Chaykh Mouqbil El Wadi'i :

 

Il n'y a pas de mal à cela si elle se rend à la mosquée et qu'elle ne craint pas la tentation pour elle-même ni de la part des hommes qui lui sont étrangers alors c'est une bonne oeuvre même si elle est plus préservée si les femmes viennent à elle chez elle.

 

En tout cas, c' est un devoir immensement important qu'accomplissent les femmes vertueuses et la responsabilité qu'elles portent sur leurs épaules est vraiment immense.

 

En effet, par la femme, une grande décadence s'est introduite dans nos sociétés islamiques.

 

C'est ainsi que les ennemis de l'Islam ont appellé la femme à se devoiler et à s'exhiber sous pretexte de progrès et de modernité (...)

 

Ainsi, nous conseillons le sérieux et l'effort et nous demandons à Allah de vous faire réussir et que vous soyez utiles à l'Islam et aux musulmans."

 

cassette "questions des soeurs algériennes"

 

فتوى الشيخ مقبل الوادعي-رحمه الله تعالى

السؤال: ما حكم الإسلام في المرأة توفرت لها كل شروط طلب العلم في البيت ولكن رغم ذلك تخرج إلى المسجد للالتقاء بأخوات لها في الله أو تبلغ ما لديها من العلم؟

الجواب: لا بأس بهذا إن كانت تخرج إلى المسجد وتأمن على نفسها الفتنة وتأمن على الرجال الأجانب الفتنة فهذا عمل طيب وإن أتى النساء إليها في بيتها فهو أصون لها وعلى كل حال فالأمر واجب عظيم الذي يقوم به النسوة الصالحات المسؤولية على كواهلهن عظيمة جدا لأنه بواسطة المرأة دخل فساد كبير على المجتمعات الإسلامية فدعاها أعداء الإسلام إلى التبرج والسفور باعتبار التطور والتقدم إلى غير (...)فأنصح بالجد والاجتهاد ونحن أيضا نسأل الله أن يوفقكن وأن ينفع بكن الإسلام والمسلمين

المصدر: شريط أسئلة الأخوات الجزائريات ج/2

bfgb

 

Chaykh Mouhammed Ibnou Hadi El Madkhali répond :

 

السؤال : ما حكم أن تدرس المرأة مع النساء في مسجد في مكان خاص بهن دون إختلاط بالرجال ؟

الجواب : لا بأس بذلك إذا حضرت مثل هذه الدروس وتكون في مثل هذه الشرفة لا نراهن ولهن بابٌ ومخرج غير المخرج الذي نخرج منه ، والأبواب التي نخرج منها ، فلا بأس بذلك ، وهذه المجالس ينتفع فيها الناس 

bfgb

Nous avons posé la question à Cheikh Zayd Al Madkhali le 03 mai 2006 lors de ses cours journaliers sur paltalk

 

Question :

 

Nous sommes des soeurs qui apprenons la 'aquida (dogme) et l'arabe dans la mosquée.

 

Est-ce que cela est permis ou pas ?

 

Réponse :

 

Oui, cela est permis en se cachant des hommes.

 

Il faut aussi que la femme ne soit pas être en état de menstrue, si elle l'est, elle ne doit pas rester dans la mosquée. 

 

(Donc), si elle sont exempts des menstrues, recouvertes et cachées, alors il n'y a pas de mal à ce qu'elles s'assoient dans la mosquée et qu'elles apprennent la 'aquida, la pureté (tahara), la prière (salat) et les règles de jurisprudence (fiqh). 

bfgb

Nous avons posé la question à Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi (le chaykh de chaykh Rabi') le 03 avril 2006 lors de ses cours journaliers sur paltalk

 

Question :

 

Nous sommes des soeurs qui apprenons la 'aquida (dogme) et l'arabe dans la mosquée.

 

Est-ce que cela est permis ou pas ?

 

Réponse :

 

Oui, cela est permis.

 

Seulement, ne doit pas entrer dans la mosquée une femme en état de menstrue.

 

Et si les menstrues se produisent alors qu'elle est dans la mosquée, elle devra sortir.

bfgb

Question :

 

Est-ce autorisé pour moi d'enseigner à mes soeurs dans la partie réservée aux femmes de la mosquée voisine de mon domicile car ce dernier est trop petit et se trouve au quatrième étage?

 

Réponse de Cheikh Mouhamed Ibn Abdelwahab Al-Yamani Al-Wassabee :

 

Oui sans problème.

 

Mais il ne faudrait pas pendant la période des menstrues, ni pour l'enseignante, ni pour l'élève.

 

Mais seulement en période de purification.

 

هل يجوز أن أدرس أخواتي في قسم النساء في المسجد بجوار بيتي لأن بيتي ضيق وفي الدور الرابع؟

الجواب : نعم لا حرج ، ولكن لا يكون في وقت الدورة ، في وقت الحيض ، لا المدرسة و لا الطالبة ، إنما يكون في وقت الطهر

 

Source :olamayemen.com

 

      Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

Cheikh Mohamed Ibn Hady Al Madkhaly - الشيخ محمد بن هادي المدخلي

Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi - الشيخ أحمد بن يحيى النجمي

Cheikh Mouhamed Ibn Abdelwahab Al-Wassabee - الشيخ محمد بن عبد الوهاب الوصابي

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mosquée - appel à la prière - مسجد و الاذان
1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 14:28
Qui est prioritaire pour diriger la prière ? (vidéo)

Question :

 

Qui est prioritaire pour diriger la prière ?

 

Celui qui a mémorisé entièrement le coran ou bien celui qui a mémorisé moins que cela mais a connaissance de la sounna ?

 

Réponse :

 

Le deuxième est plus apte car il a connaissance de la sounna et de la jurisprudence.

 

Il est donc plus apte.

 

 

Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri - للشيخ عبيد بن عبد الله الجابري

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mosquée - appel à la prière - مسجد و الاذان
28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 23:06
Autour de la question concernant la prière derrière les innovateurs et dans leurs mosquées

Le noble Cheikh et Imaam °Abdal°Azîz ibn °Abdillaah ibn Baaz -qu'Allaah lui fasse miséricorde- fut interrogé en ces termes:

 

"Quel est le jugement au sujet de celui qui réside dans un pays dont les habitants sont de fervents adeptes de l'innovation [religieuse. ar.:al bid°ah], est-il correct qu'il prie avec eux la prière du Vendredi [ar.: al jumu°ah]et les [autres] prières en groupes ou bien doit-il prier tout seul, ou se voit-il dispensé de l'obligation d'effectuer la prière du Vendredi?

 

Et si le nombre des partisans de la Sunnah [ar.: ahl us sunnah] dans un pays est inférieur à 12 personnes, l'accomplissement de la prière du Vendredi leur est-il obligatoire ou non?"

 

La réponse du Cheikh -qu'Allaah lui fasse miséricorde-:

 

"Certes l'accomplissement de la prière du Vendredi est une obligation, et ce, derrière tout imaam, pieux soit-il ou pervers.

 

Si l'imaam qui guide la prière du Vendredi se rend coupable d'une innovation [ar.: bid°ah] qui ne l'exclut pas de l'Islaam, alors la prière s'effectue derrière lui.

 

L'Imaam Abû Ja°far At Tahaawî  -qu'Allaah lui fasse miséricorde- dit dans sa célèbre épître sur la croyance (1) [ar.: al °aqîdah]:

 

(et nous sommes d'avis que la prière s'effectue derrière tout individu, pieux ou pervers, tant que celui-ci est musulman [ar.:min ahl al qiblah], de même que la prière mortuaire s'effectue sur quiconque meurt parmi eux) fin de sa parole.

 

Le commentateur de cette épître, qui est un des savants vérificateurs (2) [ar.: min al °ulamaa' al muhaqqiqîn], dit en commentant cette phrase:

 

"Le Prophète -qu'Allaah fasse ses éloges et lui accorde le salut- dit:

 

(priez derrière quiconque, qu'il soit pieux ou pervers)

 

ceci est relaté par Makhûl qui le rapporte d'Abû Hurayrah -qu'Allaah soit satisfait de lui- et est recensé par Ad Daaraqutnî qui dit: Makhûl n'a jamais rencontré Abû Hurayrah, de même, il se trouve dans sa chaîne de transmission quelqu'un du nom de Mu°aawiyyah ibn Saalih qui fait l'objet de critiques, bien que Muslim l'ait accepté en tant que rapporteur dans son recueil authentique [ar.: As Sahîh].

 

Ad Daaraqutnî a également recensé, ainsi qu'Abû Daawûd, un autre récit, toujours relaté par Makhûl qui le rapporte d'Abû Hurayrah -qu'Allaah soit satisfait de lui- qui dit: le Messager d'Allaah -qu'Allaah le couvre de Ses éloges et lui accorde le salut- a dit :

 

(La prière vous est obligatoire avec tout musulman, qu'il soit pieux ou pervers, même s'il commet de grands péchés. Et le Jihaad vous est obligatoire avec tout dirigeant, qu'il soit pieux ou pervers, même s'il commet de grands péchés).

 

Et Al Bukhaarî a cité dans son recueil authentique [ar.: As Sahîh] que °Abdullaah ibn °Umar -qu'Allaah soit satisfait de lui et de son père- priait derrière Al Hajjaaj ibn Yûssuf Ath Thaqafî, de même que priait derrière celui-ci Anas ibn Maalik, malgrès le fait qu'Al Hajjaaj était pervers et auteur d'injustices.

 

Et, toujours dans son recueil authentique, Al Bukhaarî relate que le Prophète -que les éloges et le salut d'Allaah soient sur lui- a dit:

 

(ils [les imaams] guident votre prière, s'ils agissent de manière correcte, alors vous parvient la récompense de votre prière [ainsi qu'à eux], et s'ils sont fautifs, alors à vous la récompense de la prière et sur eux revient leur méfait.).

 

Et d'après °Abdullaah ibn °Umar -qu'Allaah soit satisfait de lui- le Messager d'Allaah -qu'Allaah le couvre de Ses éloges et lui accorde Son salut- a dit:

 

(priez derrière celui qui dit la ilaaha illaAllaah [nul ne mérite d'être adoré à part Allaah] et priez sur celui qui meurt parmi les partisans de laa ilaaha illaAllaah)

 

ce dernier récit est recensé par Ad Daaraqutnî selon diverses voies de transmissions qu'il a toutes jugées faibles.

 

Sache -qu'Allaah te fasse miséricorde ainsi qu'à nous-mêmes- qu'il est permis à l'homme de prier derrière celui dont il ignore s'il commet des innovations ou des péchés et ceci à l'unanimité des savants, et il n'incombe pas à celui qui est guidé dans sa prière de connaître la croyance de son imaam, ni ne lui incombe de le mettre à l'épreuve en lui demandant: quelle est ta croyance? Au contraire, il effectue sa prière derrière celui dont la situation est ignorée [rien n'apparaît ouvertement concernant son cas.].

 

Et s'il est amené à prier derrière un innovateur qui appelle à son innovation et en fait la promotion, ou derrière un pervers qui commet ouvertement ses péchés, et que celui-ci est l'imaam nommé et désigné, sans qu'il ne lui soit possible de prier si ce n'est derrière lui, comme l'imaam de la prière du Vendredi, ou des deux fêtes [ar.: al °îdayn], ou encore l'imaam durant le pélerinage à °Arafah...ou dans d'autres cas semblables, alors, dans ce cas-là, la personne effectue sa prière derrière lui, tel est l'avis de la grande majorité des anciens [ar.: as salaf] et des contemporains [ar.: al khalaf].

 

De même que celui qui délaisse la prière en groupe, ou la prière du Vendredi, derrière cet imaam pervers est considéré comme innovateur [ar.: mubtadi°] par la plupart des savants, tout comme l'avis correct stipule qu'il effectue la prière sans avoir à la refaire par la suite.

 

Ceci, car les compagnons [ar.: as sahaabah] accomplissaient la prière du Vendredi et la prière en groupe derrière les imaams pervers sans la refaire ultérieurement, à l'instar de °Abdullaah ibn °Umar -qu'Allaah soit satisfait de lui- qui priait derrière Al Hajjaaj ibn Yûssuf, de même que Anas ibn Maalik -qu'Allaah soit satisfait de lui-, comme nous l'avons déjà cité précédemment.

 

C'est aussi le cas de °Abdullaah ibn Mas°ûd -qu'Allaah soit satisfait de lui-, et d'autres, qui priaient derrière Al Walîd ibn °Uqbah ibn Abî Mu°ayt, alors que celui-ci était connu pour sa consommation d'alcool.

 

Il en arriva par ailleurs, un jour, à effectuer avec eux la prière du matin [ar.: subh] en quatre unités [ar.: rak°aat],  pour ensuite leur dire: "je vous en rajoute?",  alors Ibn Mas°ûd lui répliqua: "nous ne cessons d'être dans le rajout avec toi aujourd'hui!".

 

En outre, il est rapporté dans le récit authentique: lorsque °Uthmaan -qu'Allaah soit satisfait de lui- s'est retrouvé assiégé, un homme prit la guidance de la prière.

 

Quelqu'un interrogea alors °Uthmaan en lui disant:

 

"tu es certes l'imaam du groupe [à la tête du peuple et reconnu comme tel] alors que celui qui nous a guidé en prière est un imaam perturbateur [fauteur de trouble]."

 

Uthmaan lui dit: "Ô mon neveu! Sans aucun doute, la prière est parmi les meilleures oeuvres que les gens puissent accomplir.

S'ils se montrent ainsi bienfaisants, joins-toi donc à eux dans cette bienfaisance, et lorsqu'ils se montrent malfaisants, alors évitent leur malfaisance et éloigne-t'en!"

 

La prière du pervers, ainsi que celle de l'innovateur, est en soi valide, si donc quelqu'un vient à prier derrière lui, sa prière à lui ne peut à son tour s'en trouver annulée.

 

Cependant, la raison qui a poussé certains à détester le fait de prier derrière ceux-ci [le pervers et l'innovateur] n'est autre que le caractère obligatoire que revêt l'injonction du convenable et la réprobation du blâmable.

 

Et parmi les manières de s'acquitter de cette obligation, sans aucun doute, se trouve le fait de ne pas permettre que celui qui manifeste une innovation ou une perversité soit désigné en tant qu'imaam pour les musulmans.

 

En effet, un tel individu mérite plutôt d'être réprimandé afin qu'il se repente, et s'il est possible de le mettre en quarantaine [s'isoler de lui. Ar.: hajruhu], alors ceci est une bonne chose.

 

De même, si le fait que certaines personnes délaissent la prière derrière lui, pour prier derrière quelqu'un d'autre, a un impact contribuant à la réprobation du blâmable, de sorte que cela l'incite à se repentir, ou que cela entraîne le fait qu'il soit démis de sa fonction d'imaam ou encore, que cela dissuade les gens de commettre son péché; si de telles personnes délaissent la prière derrière lui, tout cela constitue certes un bénéfice encouragé et préconisé par la législation.

 

D'autant plus que, dans un tel cas, la personne n'est pas amenée à laisser la prière en groupe lui échapper, ni celle du Vendredi.

 

Par contre, si délaisser la prière derrière lui [l'innovateur ou le pervers] implique de laisser s'échapper la prière du Vendredi ou la prière en groupe, alors celui qui délaisse la prière derrière lui, dans ce cas, n'est autre qu'un innovateur [ar.: mubtadi° ], allant à l'encontre de la voie des compagnons -qu'Allaah soit satisfait d'eux-. Aussi, s'il se trouve qu'un tel imaam ait été désigné par des responsables, et qu'il n'y a dans le fait de délaisser la prière derrière lui aucun profit ni bénéfice encouragé par la législation, alors la prière derrière celui-ci ne doit pas être délaissée, nous dirons même qu'à ce moment-là, la prière derrière lui est préférable.

 

S'il est, en outre, dans la capacité de la personne d'empêcher quiconque manifeste ouvertement le blâmable de prendre la position d'imaam, alors ceci lui est certes obligatoire.

 

Par contre, si ce dernier fut désigné par quelqu'un d'autre, sans que rien ne lui permette de l'écarter de la position d'imaam, ou bien sans que cela ne lui soit possible si ce n'est qu'en engendrant un dégât plus important que le dégât déjà effectif et présent dans la manifestation ouverte de celui-ci du blâmable, ici, il n'est certes pas permis de repousser le moindre mal au moyen de ce qui représente un mal plus important, ni de repousser la moins importante, parmi deux nuisances, en provoquant la plus importante d'entre-elles.

 

Tout ceci, car les règles de la législation ont certes été établies avec pour but de réaliser les profits et les compléter, et de faire disparaître les torts et les amoindrir, autant que faire se peut. Ainsi, le fait de laisser s'échapper la prière du Vendredi, et les prières en groupe, représente certes un tort plus important que le fait de les effectuer sous la guidance d'un pervers, et ceci, à fortiori lorsque le fait de s'y absenter ne repousse aucun mal, car alors, cela représente la stricte annulation du profit visé par la législation sans même que cela ne repousse le tort présent [engendré par la guidance du pervers ou de l'innovateur].

 

Quant au cas dans lequel il est possible d'accomplir les prières du Vendredi et le restant des prières en groupe derrière un [imaam] pieux, ceci prévaut au fait de les accomplir derrière un [imaam] pervers et est à privilégier.

 

Prier, dans un tel cas, derrière le pervers sans excuse, est le point sur lequel les savants, dans leur effort respectif de compréhension, divergent: parmi eux, certains soutiennent l'avis que la personne se doit de réitérer [sa prière], d'autres, quant à eux, disent qu'il n'a pas à [la] recommencer.

 

Les détails à propos de cette question se trouvent dans les livres traitant des règles de la législation islamique."

 

ici s'achève la parole du commentateur (3).

 

[Après cette longue citation, la parole est maintenant celle du Cheikh Ibn Baaz] Et par rapport à ce dernière question, l'avis le plus correct est qu'il ne lui incombe pas de réitérer [sa prière], ceci compte tenu des preuves citées précédemment, et également car la règle veut qu'en principe [la prière] n'a pas à être réitérée, et il n'est donc pas permis d'imposer à quiconque sa réitération sans preuve claire stipulant explicitement cela et le rendant obligatoire. Et il n'existe, à notre connaissance, aucune preuve à ce sujet.

 

Et Allaah est Celui qui accorde la réussite.

 

Enfin, concernant votre seconde question, nous y répondrons comme suit: ce sujet est certes l'objet de divergences connues entre les gens de science, et l'avis correct stipule qu'il est permis d'établir la prière du Vendredi à partir de trois personnes et plus, si ceux-ci sont résidants dans une contrée où nul n'établit cette prière.

 

Quant à émettre comme condition le fait qu'ils doivent être quarante ou douze, soit moins soit plus, afin de pouvoir établir la prière du Vendredi, nous ne connaissons aucune preuve valable pour appuyer ceci.

 

La seule obligation est de veiller à ce que cette prière soit effectuée en groupe, et l'effectif minimum constituant un groupe est trois personnes. Il s'agit de l'avis d'un ensemble de gens de science, c'est aussi pour celui-ci qu'a opté Cheikh al Islaam Ibn Taymiyyah, et il représente l'avis correct, comme nous l'avons déjà mentionné."

 

(1) Cette célèbre épître est généralement connue sous le nom de "Al °Aqîdah At Tahaawiyyah" ou simplement "At Tahaawiyyah"

(2) Il s'agit de l'Imaam °Alî ibn °Alî ibn Muhammad ibn Abî Al °Izz Al Hanafî Ad Dimashqî (731-792 h.)

(3) Cette citation de l'Imaam ibn Abî Al °Izz Al Hanafî est telle un résumé d'une parole de Cheikh Al Islaam Ibn Taymiyyah, reprenant parfois les formulations exactes de celui-ci telles que l'on peut les trouver dans "Majmû° Fataawaa Cheikh al Islaam" v.23/p.342-345.

 

voir également sur le même sujet dans le même ouvrage: v.3/p.280-281, 286-288.

 

Cette fatwa fut publiée dans le journal de l'Université Islamique de Médine, n°4 de la quatrième année. Elle se trouve également au sein du recueil des fataawaa du Cheikh °Abdul°azîz ibn Baaz, vol.4.

 

حكم الصلاة مع المتمسكين بالبدعة

ما حكم المقيم في بلد أهله متمسكون بالبدعة هل يصح له أن يصلي معهم صلاة الجمعة والجماعة أو يصلي وحده أو تسقط عنه الجمعة ، وإذا كان أهل السنة ببلد أقل من اثني عشر فهل تصح لهم الجمعة أم لا ؟

إن إقامة صلاة الجمعة واجبة خلف كل إمام بر أو فاجر ، فإذا كان الإمام في الجمعة لا تخرجه بدعته عن الإسلام فإنه يصلى خلفه ، قال الإمام أبو جعفر الطحاوي رحمه الله في عقيدته المشهورة : ( ونرى الصلاة خلف كل بر وفاجر من أهل القبلة وعلى من مات منهم ) انتهى ، قال الشارح لهذه العقيدة وهو من العلماء المحققين في شرح هذه الجملة : قال صلى الله عليه وسلم ((صلوا خلف كل بر وفاجر)) رواه مكحول عن أبي هريرة رضي الله عنه وأخرجه الدارقطني وقال : مكحول لم يلق أبا هريرة ، وفي إسناده معاوية بن صالح متكلم فيه وقد احتج به مسلم في صحيحه ، وخرجه الدارقطني أيضا وأبو داود عن مكحول عن أبي هريرة رضي الله عنه قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم ((الصلاة واجبة عليكم مع كل مسلم برا كان أو فاجرا وإن عمل بالكبائر والجهاد واجب عليكم مع كل أمير برا كان أو فاجرا وإن عمل الكبائر)) وفي صحيح البخاري أن عبد الله بن عمر رضي الله عنهما كان يصلي خلف الحجاج بن يوسف الثقفي وكذا أنس بن مالك ، وكان الحجاج فاسقا ظالما ، وفي صحيحه أيضا أن النبي صلى الله عليه وسلم قال : ((يصلون لكم فإن أصابوا فلكم وإن أخطئوا فلكم وعليهم)) وعن عبد الله بن عمر رضي الله عنه أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال : ((صلوا خلف من قال لا إله إلا الله ، وصلوا على من مات من أهل لا إله إلا الله)) أخرجه الدارقطني من طرق وضعفها . 

اعلم رحمك الله وإيانا أنه يجوز للرجل أن يصلي خلف من لم يعلم منه بدعة ولا فسقا باتفاق الأئمة وليس من شرط الائتمام أن يعلم المأموم اعتقاد إمامه ولا أن يمتحنه فيقول : ماذا تعتقد ؟ بل يصلي خلف المستور الحال ، ولو صلى خلف مبتدع يدعو إلى بدعته أو فاسق ظاهر الفسق وهو الإمام الراتب الذي لا يمكنه الصلاة إلا خلفه كإمام الجمعة والعيدين والإمام في صلاة الحج بعرفة ونحو ذلك - فإن المأموم يصلي خلفه عند عامة السلف والخلف ، ومن ترك الجمعة والجماعة خلف الإمام الفاجر فهو مبتدع عند أكثر العلماء ، والصحيح أنه يصليها ولا يعيدها ، فإن الصحابة رضي الله عنهم كانوا يصلون الجمعة والجماعة خلف الأئمة الفجار ولا يعيدون ، كما كان عبد الله بن عمر رضي الله عنه يصلي خلف الحجاج بن يوسف وكذلك أنس بن مالك رضي الله عنه كما تقدم ، وكذلك عبد الله بن مسعود رضي الله عنه وغيره يصلون خلف الوليد بن عقبة بن أبي معيط وكان يشرب الخمر ، حتى إنه صلى بهم الصبح مرة أربعا ثم قال : أزيدكم . فقال له ابن مسعود : ( ما زلنا معك منذ اليوم في زيادة ) وفي الصحيح أن عثمان رضي الله عنه لما حصر صلى بالناس شخص ، فسأل سائل عثمان إنك إمام عامة وهذا الذي صلى بالناس إمام فتنة فقال : ( يا ابن أخي إن الصلاة من أحسن ما يعمل الناس ، فإذا أحسنوا فأحسن معهم وإذا أساءوا فاجتنب إساءتهم ) . 

والفاسق والمبتدع صلاته في نفسها صحيحة ، فإذا صلى المأموم خلفه لم تبطل صلاته ، لكن إنما كره من كره الصلاة خلفه . لأن الأمر بالمعروف والنهي عن المنكر واجب . 

ومن ذلك : أن من أظهر بدعة وفجورا لا يرتب إماما للمسلمين فإنه يستحق التعزير حتى يتوب ، فإن أمكن هجره حتى يتوب كان حسنا وإذا كان بعض الناس إذا ترك الصلاة خلفه وصلى خلف غيره أثر ذلك في إنكار المنكر حتى يتوب أو يعزل أو ينتهي الناس عن مثل ذنبه ، فمثل هذا إذا ترك الصلاة خلفه كان في ذلك مصلحة شرعية ولم تفت المأموم جمعة ولا جماعة . 

وأما إذا كان ترك الصلاة خلفه يفوت المأموم الجمعة والجماعة فهنا لا يترك الصلاة خلفه إلا مبتدع مخالف للصحابة رضي الله عنهم ، وكذلك إذا كان الإمام قد رتبه ولاة الأمور وليس في ترك الصلاة خلفه مصلحة شرعية فهنا لا يترك الصلاة خلفه بل الصلاة خلفه أفضل . 

فإذا أمكن للإنسان أن لا يقدم مظهرا للمنكر في الإمامة وجب عليه ذلك ، لكن إذا ولاه غيره ولم يمكنه صرفه عن الإمامة ، أو كان لا يتمكن من صرفه عن الإمامة إلا بشر أعظم ضررا من ضرر ما أظهر من المنكر فلا يجوز دفع الفساد القليل بالفساد الكثير ولا دفع أخف الضررين بحصول أعظمهما ، فإن الشرائع جاءت بتحصيل المصالح وتكميلها وتعطيل المفاسد وتقليلها بحسب الإمكان ، فتفويت الجمع والجماعات أعظم فسادا من الاقتداء فيهما بالإمام الفاجر ، لا سيما إذا كان التخلف عنها لا يدفع فجورا فيبقى تعطيل المصلحة الشرعية بدون دفع تلك المفسدة . 

وأما إذا أمكن فعل الجمعة والجماعة خلف البر فهذا أولى من فعلها خلف الفاجر ، وحينئذ فإذا صلى خلف الفاجر من غير عذر فهو موضع اجتهاد العلماء ، منهم من قال يعيد ، ومنهم من قال لا يعيد ، وموضع بسط ذلك في كتب الفروع . انتهى كلام الشارح . والأقرب في هذه المسألة الأخيرة عدم الإعادة للأدلة السابقة . ولأن الأصل عدم وجوب الإعادة فلا يجوز الإلزام بها إلا بدليل خاص يقتضي ذلك ، ولا نعلم وجوده والله الموفق . 

وأما السؤال الثاني : فجوابه أن يقال : هذه المسألة فيها خلاف مشهور بين أهل العلم ، والصواب في ذلك : جواز إقامة الجمعة بثلاثة فأكثر إذا كانوا مستوطنين في قرية لا تقام فيها الجمعة ، أما اشتراط أربعين أو اثني عشر أو أقل أو أكثر لإقامة الجمعة فليس عليه دليل يعتمد عليه فيما نعلم ، وإنما الواجب أن تقام في جماعة وأقلها ثلاثة وهو قول جماعة من أهل العلم واختاره شيخ الإسلام ابن تيمية رحمه الله وهو الصواب كما تقدم . 

نشرت بمجلة الجامعة الإسلامية بالمدينة العدد الرابع السنة الرابعة- مجموع فتاوى ومقالات متنوعة الجزء الرابع

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Le noble Cheikh et érudit Rabî° ibn Haadî ibn °Umayr Al Madkhalî -qu'Allaah le préserve- fut aussi interrogé en ces termes:

 

"Quel est le jugement concernant le fait de prier dans une mosquée des partisans de l'innovation [ar.: ahl al bida°], et comment effectuer la prière dans le cas où nous ne trouvons pas de mosquée tenue par des partisans de la Sunnah [ar.: ahl as Sunnah] dans ce village, et ma prière est-elle valide si je prie chez moi, en compagnie de mon épouse ?"

 

Voici la réponse du Cheikh -qu'Allaah le préserve-:

 

"Non, s'il y a une mosquée alors prie dans celle-ci (1), même avec des partisans de l'innovation [ar.: ahl al bida°].

 

Ibn °Umar -qu'Allaah soit satisfait de lui- a prié derrière Najdah le Khaarijî [adepte d'une secte innovée appelée firqat al khawaarij], et [l'Imaam] Al Bukhaarî s'est servi de ce fait et l'a fait valoir dans son argumentation.

 

En outre, la prière en groupe est une affaire d'une extrême importance, elle ne doit en aucun cas être délaissée pour ce genre de raison.

 

Ensuite, [il faut savoir que] parmi les partisans de l'innovation se trouvent des gens dont la situation n'apparaît pas [ils ne manifestent pas ouvertement leur innovation].

 

Si tel est le cas, alors prie derrière lui, et s'il t'apparaît qu'il est innovateur, expose-lui la vérité.

 

-Et dans le cas où son innovation représente une mécréance [ar.: bid°ah kufriyyah] et qu'il persiste et refuse de l'abandonner, alors ne prie pas derrière lui, car après que la preuve lui ait clairement été exposée il devient mécréant.

 

Autrement dit, il commet une innovation qui rend son auteur mécréant, [par exemple:] il invoque autre qu'Allaah, il sacrifie pour autre qu'Allaah, il implore le secours d'autre qu'Allaah, il nie les attributs [d'Allaah]... il commet une quelconque innovation [parmi celles] qui engendre la mécréance de son auteur, et toi tu as débattu avec lui sur le sujet, et tu lui as éclairci la vérité en te basant sur les paroles d'Allaah, les paroles de Son Messager -que les éloges d'Allaah soient sur lui ainsi que Son salut- et les paroles des anciens [ar.: as salaf], puis lui ne fait que persister et s'entêter, à ce moment-là, ne prie pas derrière lui.

 

-Quant au cas dans lequel il ne manisfeste pas son innovation et qu'il ne se rend pas coupable de ce genre d'innovations, [celles] qui excluent leur auteur de l'Islaam et l'entraînent dans l'égarement, alors prie derrière lui." 

 

 

السؤال: ما حكم الصلاة في مسجد أهل البدع وكيف أصلي إذا ما وجدنا مسجدا لأهل السنة في هذه القرية، وهل تصح الصلاة إذا صليت مع زوجتي في بيتي ؟

الـجــواب: لا؛ إذا كان يوجد مسجد صلّ فيه ولو مع أهل البدع،كان ابن عمر رضي الله عنه يصلي وراء نجدة الخارجي واستشهد بذلك البخاري

والجماعة أمر عظيم لا تُتْرك لمثل هذا، ثم أهل البدع منهم المستور، فإذا كان مستورا فأنت صلّ وراءه وإذا تبين لك أنه مبتدع بيِّن له الحق وإذا كانت بدعته كفرية وأصرّ عليها فلا تصلّ وراءه لأنه بعد قيام الحجة يكفر؛ يعني عنده بدعة مكفِّرة، يدعو غير الله ويذبح لغير الله ويستغيث بغير الله، يعطِّل الصفات، عنده شيء من البدع المكفرة وناظرته وبينت له الحق من كلام الله وكلام رسوله وكلام السلف فأصر وعاند فحينئذ لا تصلّ وراءه، أما وهو مستور وليس عنده هذه البدع المكفِّرة والضالة فصل وراءه

 

(1) Ici, il me paraît pertinent de citer d'autres éléments sur lesquels le Cheikh lui-même a attiré l'attention et insisté dans une autre fatwaa.

Ceci lorsqu'il fut interrogé sur le jugement concernant le fait de prier dans une mosquée tenue par des soufis [qui comptent incontestablement parmi les partisans de l'innovation!], le Cheikh a alors débuté sa réponse par une question en disant: "Y a-t-il une tombe dans la mosquée? S'il y a une tombe dans la mosquée, qu'il n'y prie pas! Dans le cas où il n'y a pas de tombe et qu'il ne trouve pas de mosquée tenue par des partisans de la Sunnah, alors il se doit d'y prier tout en mettant en garde les gens du commun contre leurs innovations, car ceux-ci peuvent être trompés en le voyant prier avec eux [c.-à-d: avec les soufis]. Dis-leur par exemple: prie et sors aussitôt, et ne prête pas l'oreille à leurs innovations!..."

 

Traduction et notes de bas de page réalisées par Abû Ismaa°îl Daawûd Al Andalussî

(03/1434 h. - 02/2013 g.)

copié de sounnah-publication.com

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mosquée - appel à la prière - مسجد و الاذان
28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 12:03
Marcher à petit pas en allant à la mosquée

-L'imam Muslim a rapporté dans son Sahîh (1466), d'après Abou Hurayrah :

 

« Le Prophète, que les prières et le salut d'Allah soient sur lui, a dit:

 

« Quiconque fait ses ablutions dans sa demeure, puis se rend vers une maison parmi les maisons d'Allah pour y accomplir une prière parmi les prières obligatoires, aura pour chacun de ses pas un péché effacé, et pour l'autre une élévation en degré ».

 

Le compagnon Zayd Ibnou Thâbit  a déduit de cette information, le fait de rapprocher les pas (faire des petits pas) afin que la récompense soit multipliée.

 

-Ibn Abi Chaybah a dit dans le Musnaf :

 

« Thâbit rapporte :

 

« Anas m'a saisit par la main puis s'est mis à marcher en faisant des petits pas, pour accomplir la prière (à la mosquée).

Puis il s'est retourné vers moi et dit : «C'est ainsi que Zayd ibn Thâbit marchait afin d'augmenter le nombre de pas ».

 

Tout les rapporteurs de cette chaîne sont des rapporteurs de confiance.

 

-Al Bayhaqî a dit dans As-Shurbah (2869):

 

« Thâbit El Binânî a dit: Je marchais en compagnie de Anas Ibnou Mâlik lorsque survint le petit appel à la prière (el iqâmah).

Il s'est mis à rapprocher ses pas et me dit: « Ne m'interroges-tu pas sur les raisons de cet acte? ».

Je dit: « Et pourquoi donc fais-tu cela? ».

Il répondit: « afin que nos pas soient multipliés ».

 

Cette chaîne de transmission est également forte.

 

Que les prières d'Allah et Son salut soient sur notre Prophète Mohammed, sa famille et ses compagnons.

 

Source: alwaraqat.net

copié de lamektaba.over-blog.com

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mosquée - appel à la prière - مسجد و الاذان
5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 19:45
Appeler Mekka : «مكة المكرمة - al mukarraamah» et Médine : «المدينة المنورة - al munawwarrah» (vidéo)

Question :

 

Est-ce que le mot "Al-mukarramah" est une description de La Mecque et "Al-munawwaaarah", une description de Médine 

 

Ces mots sont-ils des innovations ?

 

Est-il préférable de dire "La Mecque Al-mukarramah" et "Médine An-nabaweeyah" ?

 

Qu'Allah vous récompense abondamment !

 

Réponse :

 

Je ne connais pas dans les paroles des prédecesseurs, que La Mecque soit décrite par "mukarramah".

 

Ils avaient seulement l'habitude de dire "La Mecque'.

 

La même chose est valable pour Médine.

 

Ils ne l'ont pas décrite par "Al-munawwaaarah" ; Ils l'appelaient "Médine".

 

Toutefois, récemment, ces mots ont été utilisés pour décrire ces 2 villes.

 

Allah a appelé La Mecque en toute sécurité et a nommé une ville sacrée dans son verset (traduction rapprochée) :

 

"Il m'a seulement commandé d'adorer le Seigneur de cette ville (La Mecque) qu'Il a sanctifié" (27/91)

 

Nul doute que Médine est la ville du prophète, paix et bénédictions soient sur lui, et elle est pure, comme il, paix et bénédictions soient sur lui, l'a appelé.

 

Les gens ont fait une norme d'appeler Médine : "Al-munawwaaarah" et La Mecque : "Al-mukarramah".

 

Si seulement ils pouvaient dire La Mecque et Médine !

 

Nous ne pouvons pas exalter et glorifier ces 2 villes mieux que nos salafs.

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mosquée - appel à la prière - مسجد و الاذان
1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 19:27
Collecter les dons et vendre des livres islamiques dans les mosquées

Question :

 

Est-il permis de faire la collecte de l'argent dans les mosquées de France pour les projets de charité ?

 

Est-il permis de vendre les livres islamiques dans les mosquées de France ?

 

Réponse :

 

Il est permis de collecter les dons financiers dans la mosquée au profit des associations de bienfaisance, vu que cela est une marque d'entraide dans l'accomplissement des bonnes actions et le bien.

 

Allâh (l'Exalté) a dit (traduction rapprochée) :  

 

"Entraidez-vous dans l'accomplissement des bonnes œuvres et de la piété" (sourate al-ma'ida 2)

 

Quant à la vente des livres islamiques dans les mosquées, elle n'est pas permise, que cela ait lieu en France ou ailleurs, selon cette parole du Prophète صلى الله عليه وسلم:  

 

"Si vous voyez quelqu’un vendre à l’intérieur de la mosquée, alors dites-lui :

"Qu'Allâh ne te fasse pas profiter de ton commerce."

 

En plus, c'est une façon de transformer les mosquées en marchés, or, elles ne sont pas construites pour cela, mais, plutôt pour adorer Allâh, l'invoquer, s'instruire, etc..

 

On doit donc les préserver de tout ce qui implique le vacarme et l'élévation des voix et de tout ce qui peut susciter la dispute et le conflit à cause des affaires mondaines.

 

Par contre, on peut les vendre à l'extérieur aux portes de la mosquée.

 

Qu'Allâh vous accorde la réussite et prière et salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

La question 4 de la Fatwa numéro (6364)

(Numéro de la partie: 6, Numéro de la page: 293)

Publié par alifta.com

 

جمع التبرعات في المساجد
س4: هل يجوز جمع الأموال للمشاريع الخيرية وبيع الكتب الإسلامية في المساجد بفرنسا ؟
ج4
: يجوز جمع التبرعات المالية في المسجد للجمعيات الخيرية؛ لما في ذلك من التعاون على البر والخير، وقد قال الله تعالى:  وَتَعَاوَنُوا عَلَى الْبِرِّ وَالتَّقْوَى  فأما بيع الكتب الإسلامية بالمساجد فلا يجوز، سواء كان هذا في فرنسا أم غيرها؛ لقول النبي صلى الله عليه وسلم:  إذا رأيتم من يبيع في المسجد فقولوا: لا أربح الله تجارتك  ، ولما في ذلك من اتخاذها أسواقًا، وهي لم تبن لذلك، إنما بنيت لعبادة الله وذكر الله وتعليم العلم ونحو ذلك، فينبغي أن تصان عما فيه صخب ورفع الأصوات ومثار الجدل والنزاع في شئون

الدنيا، ويجوز بيعها خارجه عند أبوابه
وبالله التوفيق وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم

السؤال الرابع من الفتوى رقم - 6364

(الجزء رقم : 6، الصفحة رقم: 297)

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mosquée - appel à la prière - مسجد و الاذان
13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 09:01
Douleurs dans les coeurs en ce qui concerne les sons musicaux dans les mosquées (audio-vidéo)

 

Je commence donc le cours d’aujourd’hui en parlant d’une douleur dans les cœurs de beaucoup de musulmans dans les mosquées, les demeures d’Allah –qu’Il soit glorifié-, concernant une chose qui se multiplie lors de toutes les prières, voir même durant toute inclinaison et prosternation, une chose qui nuit beaucoup aux musulmans durant leurs prières et adorations, qui fait disparaitre leur concentration en direction d’Allah -qu’Il soit glorifié-.

 

Il se peut que certaines personnes n’y fassent pas attention et sente une indifférence, alors que par Allah c’est une chose très dangereuse.

 

La discussion -chers frères- concerne les sons musicaux qui se sont multipliés dans les mosquées à un point où il n’y a pas une prière voir une inclinaison ou une prosternation sans que l’on entende ces sons musicaux !

 

Sommes-nous arrivés nous communauté de l’Islam à utiliser ces répréhensibles et mauvais sons musicaux dans les Demeures d’Allah -qu’Il soit glorifié- ?!

 

Où est passé la sacralité des mosquées ?

 

Où est passé la place importante de ces mosquées dans nos cœurs ?!

 

Où est passé notre attention envers les droits de nos frères qui prient ?

 

Où est passé notre crainte d’Allah -qu’Il soit glorifié- ?

 

Où est passé notre exaltation des injonctions sacrées d’Allah -qu’Il soit glorifié- si tel est notre état d’une manière constante !!

 

Sachant que toute personne entrant à la mosquée avec un téléphone peut très bien l’éteindre ou encore le mettre en mode silencieux ; mais beaucoup de personne ne font pas attention à cela et n’y donne aucune importance, par conséquent, les prieurs entendent de la musique et cela de manière constante alors qu’ils sont prosternés, inclinés, dans leurs prières, dans leurs invocations et glorifications.

 

Et alors que le prieur glorifie et invoque Allah, il y a ce son très bruyant et très fort qui retenti ici et là, dans les mosquées !

 

Les mosquées sont sacrées !

 

ذَلِكَ وَمَن يُعَظِّمْ شَعَائِرَ اللَّهِ فَإِنَّهَا مِن تَقْوَى الْقُلُوبِ

 

(traduction rapprochée)

 

« Et quiconque exalte les injonctions sacrées d’Allah, s’inspire en effet de la piété des cœurs. » [Sourate Alhajj, V.32]

 

Les prieurs doivent être respectés et ils ont des droits, si il n’est pas permis d’élever la voix en récitant le Qour’aan pour ne pas déranger ton frère alors que dire de ces sons mauvais et répréhensibles ?!

 

Il s’agit donc chers frères d’une chose très douloureuse, et très regrettable, et ceci prouve la faiblesse de la Foi ainsi que le manque de religion et le manque de respect et d’attention envers les demeures d’Allah -qu’Il soit glorifié- et leur sacralité.

 

Et l’obligation pour celui dont Allah a doté d’un téléphone portable qui est un grand bienfait avec lequel la personne contacte sa famille, ses proches, ses enfants, l’utilise pour ses besoins ; est de le remercier en l’utilisant dans Son Obéissance.

 

Et celui qui l’utilise dans l’Obéissance d’Allah ne doit pas avoir de mauvais contenu, et ces sons musicaux dans les téléphones sont interdits en toutes circonstances ; il convient plutôt de choisir des sons non musicaux, et cela est encore plus dangereux quand ces sons musicaux se répandent dans les demeures d’Allah -qu’Il soit glorifié-.

 

Les Demeures d’Allah -qu’Il soit glorifié- doivent être respectées et elles ont leur sainteté ; et si à l’époque du Prophète -que la Prière et le Salut soit sur lui- une personne est venu dans la mosquée pour demandé après une chose qu’il avait perdu, le Prophète -que la Prière et le Salut soit sur lui- lui a dit :

 

«لاَ رَدَّ اللَّهُ عَلَيْكَ ضَالَّتَكَ   »

« Qu’Allah ne te rende pas ce que tu as perdu. »

 

Alors que dire de ce grand mal que sont ces sons musicaux.

 

Qu’on craigne Allah chers frères, et qu’on fasse attention à ce qui amène la colère d’Allah et Son châtiment.

 

Et l’obligation pour chacun d’entre nous est de craindre Allah -qu’Il soit glorifié- dans ces mosquées, et dés qu’on entre dans une mosquée que l’on dise :

 

 «باسم الله والصلاة والسلام على رسول الله، أعوذ بالله العظيم وبوجهه الكريم وبسلطانه القديم من الشَّيطان الرَّجيم »

« Bismi Llah,wa Ssalaatou wa ssalaamou ‘alaa rasouli Llah, a’oudhou bi Llahi l’aDhiim wa bi wajhihi lkariim wa bi soulTaanihi lqadiim mina shaytaani rrajiim »

 

On entre en respectant la demeure d’Allah, en ne laissant aucune présence a ces sons musicaux dans les demeures d’Allah -qu’Il soit glorifié-.

 

Nous demandons à Allah par ses Noms Parfaits et attributs d’améliorer nos situations, qu’Il nous accorde la réussite en ce qui concerne le respect des demeures d’Allah -qu’Il soit glorifié-, qu’Il nous classe parmi ceux qui exaltent les injonctions sacrées d’Allah, qu’Il nous préserve de l’utilisation de ces téléphones dans ce qui Le rend -qu’Il Soit Glorifié- en colère, et qu’Il améliore toute nos affaires, Il est certes celui qui Entend l’invocation et Celui dont on a Espoir et Il Nous suffit et quel Bon Défenseur

 

أَلَمٌ فِي الْقُلُوبِ حَوْلَ سَمَاعِ الْمُوسِيقَى فِي الْمَسَاجِد

الشيخ عبدالرزاق بن عبدالمحسن العباد حفظهما الله

الحمد لله ربِّ العالمين ، وأشهد أن لا إلٰه إلَّا الله وحده لا شريك له ، وأشهد أنَّ محمَّدًا عبده ورسوله ؛ صلَّى الله وسلَّم عليه وعلى آله وأصحابه أجمعين ، أمَّا بعدُ :

فأبدأ درس اليوم بحديثٍ عن ألمٍ في قلوب كثير من المسلمين في المساجد بيوت الله تبارك وتعالى في أمرٍ يتكرَّر في كلِّ صلاة ، بل في كلِّ ركوع وسجود ، في أذًى عظيم للمسلمين في صلاتهم وعبادتهم ، وإذهابٍ لخشوعهم وإقبالهم على ربهم تبارك وتعالى من أناسٍ ربَّما بلغ الأمر بهم مبلغ اللامبالاة وعدم الاكتراث ؛ مع أنَّ الأمر – إي والله – جدُّ خطير .

الحديث -أيُّها الإخوة- على أصوات الموسيقى التي أصبح سماعها في المساجد متكرِّرًا ؛ بل لا تكاد تخلو صلاة أو ركوع أو سجود من سماع هٰذه الموسيقى ، أبَلَغَ الحال بنا أمَّة الإسلام أن تُضرب هٰذه الموسيقى المنكرة السَّيِّئة في بيوت الله ؟! أين حرمة المساجد ؟ أين مكانتها في قلوبنا ؟! أين مراعاتنا لحقوق إخواننا المصلين ؟ أين تقوانا لله عزَّ وجل ؟ أين تعظيمنا لشعائر الله جل وعلا إذا كانت حالنا بهذه الصِّفة في أمر متكرِّر !! مع أنَّ كلَّ من يحمل هاتف الجوال يستطيع كلَّ مرَّة يدخل فيها المساجد أن يغلق جواله أو أن يجعله على الوضع الصَّامت ؛ لٰـكِـن كثير من النَّاس أصبح لا يبالي ولا يكترث بهذا الأمر ، وأصبح المصلُّون وبشكل مستمر يسمعون الموسيقى وهم سجود وهم ركَّع ، وهم في صلاتهم ، وهم في دعائهم ، وهم في تسبيحهم ، بينما المسبِّح والذَّاكر لله تبارك وتعالى وإذا بهذا الصَّوت الصَّاخب العالي يضرب هنا وهناك داخل المساجد !! المساجد لها حرمة ﴿ وَمَنْ يُعَظِّمْ شَعَائِرَ اللَّهِ فَإِنَّهَا مِنْ تَقْوَى الْقُلُوبِ﴾[الحج:32] ، المصلُّون لهم احترام ولهم حق ؛ إذا كان لا يجوز داخل المسجد أن ترفع صوتك بالقرآن على أخيك ، فكيف بهذه الأصوات السيئة المنكرة ؟!

فالأمر – أيُّها الإخوة الكرام – أمرٌ في غاية الإيلام ، وأمرٌ مؤسف للغاية ، وهٰذا يدل على ضعف الإيمان ونقص الدين وضعف الاحترام لبيوت الله تبارك وتعالى ومراعاة الحرمة لها ، والواجب على هٰذا الذي أكرمه الله جلَّ وعلا بهاتف الجوَّال أن يجعل من شكر الله تبارك وتعالى له على هٰذه النِّعمة التي سهَّل الله له بها الاتصال على أهله وقرابته وأبنائه وقضاء مصالحه وحاجاته أن يستعملها في طاعة الله ، ومن استعمالها في طاعة الله تبارك وتعالى أن لا تحتوي على منكر ؛ ولهٰذا فإنَّ الموسيقى في الجوَّالات هي محرَّمة في كلِّ حال ، بل ينبغي عليه أن يختار لجواله أصواتًا ليست بأصوات الموسيقى ، ويزداد الأمر خطورة عندما يكون هٰذا الصَّوت المنكر داخل بيوت الله تبارك وتعالى ، فبيوت الله تبارك وتعالى محترمة ولها حرمتها ، وإذا كان ذاك الذي أخذ يسأل عن حاجته في المسجد قال عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ: « لاَ رَدَّ اللَّهُ عَلَيْكَ ضَالَّتَكَ » فكيف الأمر بهذا المنكر العظيم الشَّنيع !!.

فلنتق الله – أيها الإخوة – ولنحذر من موجبات سخط الله وعقابه سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى ، والواجب على كلِّ واحد منَّا أن يتقي الله جل وعلا في هٰذه المساجد ، وبمجرَّد ما يدخل مع باب المسجد يقول: «باسم الله والصلاة والسلام على رسول الله، أعوذ بالله العظيم وبوجهه الكريم وبسلطانه القديم من الشَّيطان الرَّجيم » ويدخل بيت الله محترماً لبيت الله ، ولا يجعل لهٰذه الأصوات المنكرة أيَّ وجود في بيوت الله تبارك وتعالى .

نسأل الله عزَّ وجل بأسمائه الحسنى وصفاته العليا أن يصلح أحوالنا أجمعين ، وأن يوفقنا جميعًا لاحترام بيوت الله تبارك وتعالى ، وأن يجعلنا ممن يعظِّم شعائر الله ، وأن يعيذنا جميعًا من استعمال هٰذه الأجهزة في أي أمرٍ أو مجالٍ يسخط الله تبارك وتعالى ، وأن يصلح لنا شأننا كلَّه ، إنَّه تبارك وتعالى سميع الدُّعاء وهو أهل الرَّجاء وهو حسبنا ونعم الوكيل.

 

Traduction : Abou ‘abdiLlah arriifii

Source de l’original en arabe : www.al-badr.net, site de Shaykh ‘abd Arrazaaq حفظه الله

copié de salafiyah.fr

Cheikh 'Abder Razzâq Ibn Abdelmohsin Al 'Abbâd Al Badr -  الشيخ عبد الرزاق العباد البدر

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