Qu'en est-il d'Allâh concernant tout ce qui se passe ?
Pourquoi ne secoure-t-IL pas l'opprimé et ne se venge-t-IL pas de l'oppresseur ?
Quel est le crime des enfants qui se font tuer et dépecer lors des événements funestes ou expéditions punitives ?
Questions que beaucoup posent de cette manière à chaque calamité qui survient en général.
La réponse étant longue, je la résumerai en quelques mots, si tu en veux une plus ample, à toi de t'instruire afin que tu ne sois pas éprouvé dans ta religion en raison de ton manque de science.
Premièrement : tu es croyant, c'est-à-dire que tu as la foi en la sagesse d'Allâh, et dans le fait qu'Allâh ne fait rien dans cet univers, si ce n'est selon une sagesse dont nous connaissons une partie et en ignorons beaucoup.
Alors quoi que nous atteignions en rationalité, l'esprit demeure limité, nous ne saisissons par celui-ci que ce que Allâh تبارك وتعالى nous permet.
Tout ce qui se produit donc comme oppression de l'oppresseur, et la survenance de l'oppression sur l'opprimé, et les tueries d'enfants, se produisent selon une sagesse immense qui Lui تبارك وتعالى appartient, y compris l'épreuve et l'examen adressés à l'oppresseur et à l'opprimé, au père et à la mère et à d'autres qu'eux, afin que se distingue le véridique du menteur.
Nous nous trouvons donc dans une demeure d'épreuves et d'examens, tandis que le moment du procès sera le Jour des Comptes.
Alors Allâh secourera l'opprimé soit dans le bas-monde, soit dans l'au-delà, mais en tout état de cause, celui-ci prendra son droit et la fin heureuse est pour ceux qui craignent.
Et Allâh ne t'a pas promis de secourir l'opprimé directement ni forcément dans le bas-monde au point où tu poses cette question.
Et puis, tu n'es pas plus précieux ni plus noble auprès d'Allâh que les prophètes et les messagers, alors qu'ils ont certes été opprimés et ont été exposés à des adversités dont tu n'as vu qu'une infimité, et bien plus encore, les fils d'Israël tuaient les prophètes, et le secours d'Allâh à l'égard de Ses prophètes ayant été tués aura lieu le Jour de la Résurrection.
Et médite sur le jeune enfant qu'El Kidhr a tué, et considère-toi présent à cet instant-là, voyant El Kidhr tuer l'enfant, qu'aurais-tu dit ?
Tu aurais réprouvé cela comme l'a réprouvé Moussâ - que le salut soit sur lui.
Mais lorsque la sagesse de cela fut connue, alors tout le monde saisit que tuer l'enfant renfermait un bien pour l'enfant qui n'avait pas encore atteint la puberté et qui, s'il l'avait atteinte, il l'aurait atteinte en étant alors mécréant, et un bien pour ses parents, car sinon, il les aurait accablés par rébellion et mécréance.
Qatâda a dit :
"Ses parents se sont réjouis de lui au moment de sa naissance, et se sont attristés pour lui lorsque qu'il fut tué, et s'il serait resté, alors il aurait comporté en lui leur perte à tous les deux.
Alors que l'Homme soit satisfait du décret d'Allâh, le décret d'Allâh envers le croyant dans ce que celui-ci déteste est assurément meilleur pour lui que Son décret dans ce qu'il aime"
fin de citation.
Et pour finir, rappelle-toi constamment : que tout ce qui se produit est un test qui t'est adressé émanant d'Allâh, une expiation des péchés, et qu'Allâh n'est pas interrogé au sujet de ce qu'IL fait, mais nous sommes interrogés.
Et rappelle-toi tes péchés et repens-t'en, ils sont en effet des causes de la descente du châtiment et une obstruction à l'exaucement de l'invocation.
Et si tu fais partie de ceux qui posent ces questions par colère envers Allâh, alors sache que tu as échoué à l'examen, il t'incombe donc de te repentir sincèrement et ne pas revenir à cela, et patiente.
D'après Khabbâb bin El-Aratti qui a dit :
"Nous nous sommes plaints au Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم alors qu'il était à l'ombre de la Ka3bah avec sa burdah (1) en guise d'oreiller, nous lui avons dit : ne vas-tu pas demander (à Allâh) le secours en notre faveur ?
Ne vas-tu pas invoquer Allâh pour nous ?
Il répondit : il y avait des hommes parmi ceux qui vous ont précédés, pour qui on creusait dans la terre, on les y plaçait et on amenait la scie que l'on posait sur leur tête et qu'on coupait en deux, et cela ne les a point détournés de leur religion ; puis, avec des peignes de fer, on leur brossait ce qu'il y avait sous leur chair, entre les os et les nerfs, et cela ne les a pas détournés pas de leur religion.
Par Allâh, cette religion s'accomplira certainement au point où le voyageur cheminera de Sana3a (2) jusque Hadramawt (2), n'ayant peur que d'Allâh ou du loup vis-à-vis de ses moutons.
Mais vous êtes hâtifs".
Ndlt :
(1) vêtement à rayure
(2) villes du Yémen
Publié sur le compte Telegram de Cheikh en date du 3 rabî3 eth-thânî 1445h (correspondant au 18 octobre 2023g)
Traduit par la chaîne Telegram غيث القلوب - @ghaithqolob
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