Don du sang

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Don du sang

Question :

 

Quel est le jugement sur le fait de soigner quelqu'un avec le sang d'un autre ?
 
Réponse : 
 
S'il y a une nécessité à utiliser le sang de quelqu'un d'autre, il n'y a aucun mal à ce que quelqu'un fasse don de son sang à son frère, sous la surveillance du docteur et l'assurance qu'il n'y aura aucun mal pour le donneur de sang.

Ceci parce qu'Allâh, le Très-Haut dit (traduction rapprochée) :
 
« Alors qu'Il vous a détaillé ce qu'Il vous a interdit, à moins que vous ne soyez contraints d'y recourir » [sourate Al-An'am  :119]
 
Et le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

« Le musulman est le frère du musulman.
Il ne l'opprime pas et ne l'abandonne pas non plus.
Quiconque pourvoit au besoin de son frère, Allâh pourvoira à son besoin. » 

Ce hadith est unanimement reconnu authentique (c'est-à-dire rapporté par Al-Bukhari et Muslim dans leur Sahih), d'après un hadith rapporté par Ibn 'Umar رضي الله عنه et les ahadith ayant cette signification sont nombreux.
Question :
 
Un musulman qui donne du sang à un homme qui n'est pas musulman devient-il son frère ?
 
Réponse : 
 
Le musulman donne du sang à d'autres parmi les musulmans et les mécréants qui ne combattent pas les musulmans, cela ne fait pas de lui un frère de cette personne et n'en fait non pas non plus un mahram (parent que l'on ne peut jamais épouser) si la personne qui a reçu le sang était une femme.

Cependant, il (le donneur musulman) est récompensé pour ce que cela contient de bonté, même si le destinataire du sang est un mécréant. Ceci en raison de la Parole d'Allâh, le Puissant et Majestueux (traductions rapprochées) :
 
« Et faite le bien. Car Allâh aime les bienfaisants » [sourate Al-Baqara :195]
 
« Allâh ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allâh aime les équitables. » [sourate Al-Mumtahana :8]
 
Aussi en raison de la parole du prophète صلى الله عليه وسلم : 

« Allâh aide le serviteur (c'est-à-dire la personne) tant que le serviteur aide son frère. »
 
Et il صلى الله عليه وسلم a dit : 

« Quiconque pourvoit au besoin de son frère, Allâh pourvoit à son besoin. »
 
Et ces deux hadith concernent le musulman.

Aussi, dans les deux Sahih (Al-Bukhari et Muslim) il est fait rapport sous l'autorité d'Asma ibn Abi Bakr رضي الله عنهما que le prophète صلى الله عليه وسلم lui a permis de s'associer avec sa mère et sa mère était une mécréante.

Et c'était pendant un temps de trêve entre le prophète صلى الله عليه وسلم et les gens de Makka.

Cependant, en ce qui concerne les mécréants qui combattent les musulmans, il n'est pas permis de les aider de n'importe quelle façon.
Plutôt, les aider contre les musulmans fait partie des choses qui annulent l'islam.

Ceci en raison de la parole d'Allâh, le Très-Haut (traduction rapprochée) :
 
« Ô les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d'entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allâh ne guide certes pas les gens injustes. » [sourate Al-Ma'ida :51]
 

Article tiré du site assalafi.com

Al-Fatawa min Kitabid-Da'wa, Vol. 1, pg.257-261

Traduit par Abu Sumaya

 Publié par salafs.com

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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40 bonnes raisons de prier sur le prophète صلى الله عليه وسلم

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40 bonnes raisons de prier sur le prophète صلى الله عليه وسلم
- Lorsque l'individu prie sur le Prophète صلى الله عليه وسلم, il se soumet avant tout au commandement du Seigneur سبحانه و تعالى.
 

-  Il s'inspire de son Seigneur bien que Sa Prière sur le Prophète صلى الله عليه وسلم soit différente de la nôtre ; la Sienne consiste à lui faire les honneurs et les éloges et la nôtre consiste à prier et à invoquer en sa faveur.


Il suit les traces des anges.


Il obtient dix prières de la part d'Allah pour chaque prière qu'il prononce.


- Allah l'élève de dix degrés à chaque fois.


- Il lui sera inscrit dix récompenses. 

 

- Il lui sera effacé dix péchés.


- S'il accompagne sa Prière à ses invocations, elles seront plus favorablement reçues par le Seigneur étant donné que cette fameuse Prière permet de les faire monter au ciel. Sans cela, ses invocations risquent de rester suspendues entre le ciel et la terre.

 

-C'est aussi un moyen d'obtenir l'intercession du Prophète صلى الله عليه وسلم .


- C'est un moyen de se faire pardonner les péchés.


- C'est un moyen par lequel Allah soulage la détresse de Son serviteur.

 

- C'est un moyen de se rapprocher de Son Seigneur سبحانه و تعالى  le Jour de la Résurrection.

 

- La Prière sur le Prophète صلى الله عليه وسلم se substitue à l'aumône envers les personnes en difficulté.

 

- Elle lui permet de mener ses affaires à bien.


- Elle lui permet de recevoir les Prières d'Allah et celles des anges.


- Elle lui permet de se purifier et de se mettre en valeur.


- Elle lui permet de se voir annoncer le Paradis avant sa mort.


- Elle lui permet de s'épargner les douloureux événements de la Résurrection.

 

- Elle lui permet de recevoir en réponse les Prières et les Salutations du Prophète صلى الله عليه وسلم .

 

- Elle lui permet de se rappeler les choses qu'il a oubliées.


- Elle lui permet d'embellir ou de purifier ses assemblées et de faire que celles-ci ne soient pas un sujet de regret le Jour de la Résurrection.


- Elle permet de repousser la pauvreté.

 

- Il s'épargne ainsi de prendre le nom d'avare que mérite toute personne se privant de prier sur le Prophète صلى الله عليه وسلم au moment où ce dernier est évoqué.

 

- Il ne sera pas concerné ainsi par l'invocation destinée contre tous ceux qui s'abstiennent de prier sur lui صلى الله عليه وسلم à l'écoute de son nom.

 

- Elle lui permet de se maintenir sur le chemin du Paradis contrairement à celui qui ne prie pas sur lui صلى الله عليه وسلم.


- Il s'épargne ainsi des assemblées impures dans lesquelles il n'est consacré aucun éloge ni aucune attention à Allah et à Son Messager.

 

- Elle permet de rendre parfait un discours au début duquel les louanges sont consacrées au Seigneur et les Prières consacrées au Prophète صلى الله عليه وسلم.

 

- Elle lui permet d'acquérir une lumière durant la traversée du Pont jeté au-dessus de la Géhenne (le Sirât).


- Elle le préserve de la dureté du cœur (ou de l'abandon du Seigneur).

 

- Elle lui permet d'entretenir les éloges qu'Allah réserve à l'auteur d'une telle prière et qu'Il communique aux occupants de la terre et des cieux. En priant sur le Prophète صلى الله عليه وسلم en effet, le serviteur réclame au Très-Haut de lui réserver les éloges et les honneurs. Il méritait par conséquent de jouir relativement en retour de ces éloges en sachant que la récompense est de même nature que les actes.

 

- Elle lui rapporte la bénédiction dans ses œuvres, sa durée de vie, et ses différentes affaires. Comme il implore en effet la bénédiction en faveur du Prophète صلى الله عليه وسلم et de sa famille, il méritait en retour d'être comblé de la même faveur en sachant que ses propres invocations en faveur du Prophète صلى الله عليه وسلم sont automatiquement exaucées et que la récompense est de même nature que les actes.


- Elle permet d'obtenir la Miséricorde divine qui peut prendre le sens de prière -selon une certaine tendance - bien que selon la meilleure tendance, la prière est un effet de la Miséricorde divine. Quoi qu'il en soit, dans les deux cas, il reçoit la cette Miséricorde.

 

- Elle lui permet d'entretenir et d'augmenter les sentiments qu'il éprouve vis-à-vis du Prophète صلى الله عليه وسلم, en sachant que l'amour du Prophète صلى الله عليه وسلم est un acte de foi incontournable. Plus l' « être » est bien-aimé, plus ses qualités et ses caractéristiques attirantes sont évoquées et présentes à l'esprit et plus les sentiments à son égard augmentent. Son souvenir à l'ardeur grandissante anime et envahit tout le cœur. Lorsque ce sentiment n'est pas entretenu, il perd de son intensité. La chose la plus attirante à la vue, c'est de contempler son bien-aimé et la chose la plus attirante au cœur, c'est de se remémorer ses qualités. ce sentiment intense se manifeste à travers les paroles en faisant incessamment ses éloges.

 

- Elle lui permet d'obtenir en retour l'amour du Prophète صلى الله عليه وسلم de la même manière qu'elle permet d'entretenir l'amour du Prophète صلى الله عليه وسلم.

 

- Elle est un moyen de le guider sur le bon chemin et de vivifier son cœur. Plus il prie sur lui صلى الله عليه وسلم en effet, plus son cœur se remplit d'amour de sorte qu'il n'éprouve plus aucune réticence vis-à-vis de ses commandements et de ses enseignements qui vont s'imprégner en lui comme l'encre s'imprègne sur une feuille. Ils sont toujours présents avec lui et l'orientent constamment sur le chemin du savoir et du bonheur. Sa clairvoyance et son savoir ainsi accrus le pousseront à prier sur lui صلى الله عليه وسلم davantage.

 

- Toutes les fois qu'il prie sur le Prophète صلى الله عليه وسلم, son nom lui est transmis par les anges ; cet honneur suffit à lui-même !

 

- Elle permet de lui raffermir le pas au moment de traverser le Sirât.

 

- Prier sur le Prophète صلى الله عليه وسلم est le moindre des droits que nous lui devons. C'est une façon de lui exprimer notre reconnaissance pour tous les bienfaits qu'Allah nous a procurés par son intermédiaire. Bien qu'il soit impossible de lui être pleinement reconnaissant, dans Son infinie Générosité, Allah se contente de peu de la part de Ses serviteurs.

 

- Cela implique d'évoquer le Seigneur et de Le remercier pour avoir envoyé un tel Prophète aux hommes. Cette prière implique notamment d'invoquer le Seigneur de récompenser Son Messager à sa juste valeur. Allah nous fait connaître à travers la Révélation Ses Noms et Attributs et Il nous guide sur le chemin qui mène à Son Agrément. Il nous fait connaître également quels agréments nous attendent une fois arrivés au bout de ce chemin et une fois parvenus à Sa rencontre. Ainsi, nous croyons à l'Existence de notre Seigneur, à Son Savoir, à son écoute, à Sa Puissance, à Sa Volonté, à Ses Attributs et à Sa Parole. Nous avons foi également aux enseignements du Prophète صلى الله عليه وسلم qu'Il a envoyé et à qui nous vouons un amour parfait. Ce Prophète que nous aimons et à qui nous croyons nous a fait découvrir ces différents fondements de la foi. Prier sur lui constitue donc l'une des œuvres les plus méritoires.

 

- La prière sur le Prophète صلى الله عليه وسلم est une forme d'invocation en sachant qu'il existe deux sortes d'invocations ; premièrement : le serviteur invoque en sa propre faveur et deuxièmement : il fait les éloges de l'Ami proche et du Bien-Aimé d'Allah. Ainsi, pour plaire à Dieu, il privilégie de prier sur Son Messager صلى الله عليه وسلم au dépend de prier pour lui-même. Il préfère plaire à Allah et à Son Messager et se sacrifier que de chercher à résoudre ses propres affaires. En récompense à celui qui Le privilégie à Ses créatures et à ses propres besoins, Allah le privilégie à Ses autres créatures étant donné que la récompense est de même nature que les actes...


Que les Prières et les Salutations d'Allah soient sur notre Maître Mohammed ainsi que sur sa famille ses compagnons !

 

Extrait du livre intitulé : Jalâ el Afhâm fî Fadhl e-Salât wa e-Salâm 'ala Mohammed khaïr el Anâm d'ibn el Qayyim el Jawziya 
(p. 612-626). 

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Importante est la foi et qu'elle est grandement bénéfique !

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Importante est la foi et qu'elle est grandement bénéfique !
Le savantissime Muhammad Ibn Salih Al 'Outhaymine (rahimahou Allah) a dit à propos du verset suivant (traduction rapprochée) :

« "Seigneur! Tu étends sur toute chose Ta miséricorde et Ta science. » (Sourate Ghafir - verset 07)
 
Voilà ce que disent les anges (traduction rapprochée) :

« Ceux (les Anges) qui portent le Trône et ceux qui l'entourent célèbrent les louanges de leur Seigneur, croient en Lui et implorent le pardon pour ceux qui croient : "Seigneur ! Tu étends sur toute chose Ta miséricorde et Ta science. Pardonne donc à ceux qui se repentent et suivent Ton chemin et protège-les du châtiment de l'Enfer. » (Sourate Ghafir - verset 07)
 
Les Anges qui entourent le Trône et qui le portent prient Allah pour les croyants.
 
D'après la parole d'Allah (traduction rapprochée) : « "Seigneur ! Tu étends sur toute chose Ta miséricorde et Ta science. », Cela signifie que toute chose est incontestablement liée à la science d'Allah, elle englobe toute chose de même que Sa miséricorde, car Allah a semble-t-il fait le rapprochement entre les deux quant à leurs ordonnances (traduction rapprochée) : « "Seigneur ! Tu étends sur toute chose Ta miséricorde et Ta science. »
 
Cette miséricorde est d'ordre général et celle-ci englobe vraisemblablement toutes les créatures d'Allah, même ceux qui ont mécru, parce qu'Allah en a fait le rapprochement avec la science.

Tout ce qui est atteint par la science d'Allah, alors que la science d'Allah englobe absolument toute chose, est finalement touché de la même façon par Sa miséricorde.

Allah connaît parfaitement le mécréant de la même façon qu'Il lui accorde incontestablement Sa miséricorde.

 
Par contre la miséricorde d'Allah qui touche le mécréant n'est qu'une miséricorde liée à ce corps, à cette enveloppe charnelle et organique, pour cette vie terrestre et qui est manifestement bien éphémère en comparaison avec celle accordée au croyant.

Celui qui accorde Ses bienfaits au mécréant est certainement Allah, celui qui lui attribue de la nourriture et de la boisson ainsi que le vêtement et le logis, l'apparié et bien d'autres choses.
 
En ce qui concerne les croyants, la miséricorde dont ils jouissent est toute particulière et d'une plus grande importance, car elle est directement liée à la Foi et la religion [d'Allah] pour cette vie terrestre. 
 
C'est pour cette raison que le croyant se trouve communément dans une situation plus commode que celle du mécréant, même en ce qui concerne la vie d'ici-bas, car Allah dit (traduction rapprochée) :

« Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne œuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie... » (Sourate An-Nahl - verset 97).

Cette « bonne vie » est absente chez le mécréant.

Leur vie ressemble davantage à celle des bestiaux ; une fois repu elle (la bête) se met à rejeter ses déjections et dans le cas contraire, elle se couche pour brailler.

Voilà donc le comportement de ces mécréants une fois rassasiés, s'ils le sont alors, ils se vautrent dans la luxure sinon ils se mettent à brailler sans profiter finalement de leur vie ici-bas. 
 
En revanche le croyant, si un bien l'atteint et qu'il se montre reconnaissant, alors cela lui est bénéfique deçà et là, son cœur s'ouvre et il se sent plus apaisé toujours en accord avec son destin bon ou mauvais, pas d'angoisse en cas d'épreuve, pas de luxure dans son plaisir et il se montre plutôt raisonnable, droit et modéré.

C'est cette distinction qui caractérise la miséricorde accordée à l'un et celle accordée à l'autre. 
 
Néanmoins, O mes frères, c'est avec un grand regret de dire qu'il y a parmi nous des milliers de gens qui souhaitent regagner le convoi des mécréants dans cette vie d'ici-bas au point où ils en ont fait (de cette vie) leur centre d'intérêt.

S'il leur est donné, les voilà contents ; mais s'il ne leur est pas donné, les voilà pleins de rancœur et quel que soit le haut degré de luxe qu'ils ont pu atteindre de cette vie, ils vivent un enfer et ne goutterons jamais au bonheur de la véritable vie.

Celui qui y goûtera, c'est celui qui a cru en Allah et fait le bien.
 
C'est pour cela que certains parmi les Salafs disaient :

« Par Allah, si les souverains et leurs enfants connaissaient la réalité de notre situation, ils en converseraient avec nous en tenant des sabres (pour servir notre cause) ».

C'est-à-dire qu'un voile s'est tout simplement glissé entre eux et entre les bienfaits dont ils jouissent à l'image de leur perversité, de leur désobéissance, mais aussi de leur inclinaison pour la vie d'ici-bas qui est devenu leur plus grand centre d'intérêt et toute la portée de leur savoir. 
 
Livre la croyance du juste milieu - Al 'Aquida Al Wassitiya de Sheikh Al Islam Ibn Taymiyya 
Traduit par Ibn Hamza 
 Publié par 3ilmchar3i.net
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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La prière de consultation (al-Istikhâra) (vidéo)

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La prière de consultation (al-Istikhâra) (vidéo)

Prière de consultation - Salat al istikhara

"Jâber Ibn 'Abdullah - qu'Allah les agrée tous les deux - a rapporté :
 
«Le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم nous enseignait la consultation dans toutes les décisions à prendre comme il nous enseignait le Coran.»
 
Il disait : «Lorsque l'un de vous décide de faire quelque chose, qu'il fasse deux rak'ât autres que les prières obligatoires, puis qu'il dise :
 
Ô Seigneur ! Je Te consulte de par Ta connaissance et je T'implore de m'accorder le pouvoir de Ton pouvoir et je Te demande de Ton immense générosité. Car Tu es certes capable et je suis incapable, Tu sais tout tandis que moi je ne sais pas, et c'est Toi le Grand Connaisseur de tout ce qui est inconnu. Ô Seigneur ! Si Tu sais que cette chose - et il nomme clairement la chose en question - est une source de bien pour moi dans ma religion, dans ma vie présente et dans ma vie future (ou il dit : ici-bas et dans l'au-delà) destine-la-moi et facilite-la-moi puis bénis-la-moi. Et si Tu sais que cette chose est pour moi une source de mal dans ma religion, dans ma vie présente et dans ma vie future (ou il dit : ici-bas et dans l'au-delà) détourne-la de moi et détourne-moi d'elle et prédestine-moi le bien là où il se trouve puis rends-moi satisfait de cette décision.
 
N'éprouvera jamais de remords celui qui consulte son Seigneur et prend conseil auprès des hommes croyants vertueux et agit avec détermination dans toutes ses affaires, Allah le Glorieux a dit : «Et consulte-les à propos des affaires, puis une fois que tu t'es décidé, confie-toi donc à Allah.»"
 

En arabe


اللّهُـمَّ إِنِّـي أَسْتَخيـرُكَ بِعِاْـمِك، وَأسْتَقْـدِرُكَ بِقُـدْرَتِـك، وَأَسْـألُـكَ مِنْ فَضْـلِكَ العَظـيم، فَإِنَّـكَ تَقْـدِرُ وَلا أَقْـدِر، وَتَـعْلَـمُ وَلا أَعْلَـم، وَأَنْـتَ عَلاّمُ الغُـيوب، اللّهُـمَّ إِنْ كُنْـتَ تَعْـلَمُ أَنَّ هـذا الأمْـرَ- وَيُسَـمِّي حاجَتَـه - خَـيْرٌ لي في دينـي وَمَعـاشي وَعاقِـبَةِ أَمْـري، فَاقْـدُرْهُ لي وَيَسِّـرْهُ لي ثـمَّ بارِكْ لي فيـه، وَإِنْ كُنْـتَ تَعْـلَمُ أَنَّ هـذا الأمْـرَ شَـرٌ لي في دينـي وَمَعـاشي وَعاقِـبَةِ أَمْـري، فَاصْرِفْـهُ عني وَاصْرِفْني عَنْـهُ وَاقْـدُرْ لي الخَـيْرَ حَيْـثُ كانَ ثُـمَّ أَرْضِـني بِـه

 

En phonétique

Allâhumma innî astakhîruka bi-cilmika wa astaqdiruka bi-qudratika, wa as-aluka min fadlika-l-cazîmi. Fa-innaka taqdiru wa lâ aqdiru, wa taclamu wa lâ aclamu, wa anta callâmu-l-ghuyûbi. Allâhumma in kunta taclamu anna hâdhâ-l-amra (que l'on explicite) khayrun lî fî dînî wa macâshî, wa câqibati amrî (ou : câjilihi wa âjilihi) fa-qdurhu lî, wa yassirhu lî, thumma bârik lî fîhi. Wa in kunta taclamu anna hâdhâ-l-amra (que l'on explicite) sharrun lî fî dînî wa macâshî, , wa câqibati amrî (ou : câjilihi wa âjilihi) fa-srifhu cannî, wa srifnî canhu, wa qdur lî-l-khayra haythu kâna thumma arddinî bihi.

Dua al Istikhaarah - Invocation de la prière de consultation

 

 

 

Publié par 3ilmchar3i.net

Publié dans Prière - الصلاة

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Les soupçons

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Les soupçons

Question :

 
Est-ce que les soupçons sont, dans tous les cas, illicites ?
 
Je souhaite entendre (la réponse à cette question), qu'Allâh vous récompense.  


Réponse :

Allâh Le Très-Haut dit :

 

يَـٰٓأَيُّہَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ ٱجۡتَنِبُواْ كَثِيرً۬ا مِّنَ ٱلظَّنِّ إِنَّ بَعۡضَ ٱلظَّنِّ إِثۡمٌ۬‌

 

(traduction rapprochée)

 

«Ô vous qui avez cru, évitez beaucoup de conjectures [sur autrui]. Certes, une partie des conjectures est péché.» (Les Appartements, v. 12)


Mais toutes les conjectures ne sont pas des péchés.

 
Ainsi il n'y pas de mal à avoir des soupçons basés sur des indications proches de la certitude.

 

Quant aux conjectures basées sur des illusions, elles ne sont pas permises

 

Si nous supposons qu'un homme en voit un autre accompagné d'une femme, et que ce dernier soit en apparence un homme droit, alors il n'est pas licite de l'accuser du fait que cette femme soit une étrangère pour lui, car ceci fait partie des soupçons qui sont comptés comme péchés.

 

En revanche, si ce soupçon a une cause légitime, alors il n'y a pas de mal, et il n'y a pas de gêne à l'éprouver.

 

Les savants disent :

 

يحرم ظن السوء بمسلم ظاهره العدالة

 

«Il est illicite d'avoir des soupçons à l'égard d'un musulman qui, en apparence, est droit»

 

Et Allâh est Plus Savant.

 

Fatâwâ Islâmiyya, tome 4 page 537

 Traduit et publié par fatawaislam.com

حكم ظنه السوء بمسلم ظاهرة العدالة ؟

س : هل الظن السيء حرام كله ؟ أرجو بهذا الافادة جزاكم الله خيراً ؟

ج : قال الله تعالى

{يا أيها الذين آمنوا اجتنبوا كثيراً من الظن أن بعض الظن إثم}

وليس كل الظن إثما ، فالظن المبني على قرائن تكاد تكون كاليقين لا بأس به ، وأما الظن الذي بمجرد الوهم فإن ذلك لا يجوز، فلو فرضنا أن رجلا رأى مع رجل آخر امرأة ، والرجل هذا ظاهره العدالة ، فإنه لا يحل له أن يتهمه بأن هذا المرأة أجنبية منه ، لأن هذا من الظن الذي يأثم به الإنسان
أما إذا كان لهذا الظن سبب شرعي فإنه لا بأس به ولا حرج على الإنسان أن يظنه
والعلماء قالوا

{يحرم ظن السوء بمسلم ظاهره العدالة}

والله أعلم

الكتاب : فتاوى إسلامية جـ4 صـ537

D'après Abou Houreira رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

«Prenez garde au soupçon car certes le soupçon est le plus mensonger des propos».

Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°6064 et Mouslim dans son Sahih n°2563

 

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه وسلم

إياكم والظن فإن الظن أكذب الحديث

رواه البخاري في صحيحه رقم ٦٠٦٤ و مسلم في صحيحه رقم ٢٥٦٣

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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La patience : la solution pour les peines de la vie (dossier)

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La patience : la solution pour les peines de la vie (dossier)
Extrait de Fath ul-Majid de l'Imâm 'AbdurRahmân ibn Hasan Ali Shaikh (rahimahullah), chapitre :
 

"Patienter face aux décrets divins est une partie de la foi en Allah"

Sommaire

-Les vertues de la patience
-La signification de la patience
-La guidance pour les coeurs
-Se plaindre du décrêt d'Allah
-Tendres coeurs et larmes de compassion
-Les épreuves qu'affrontent les croyants
-Les récompenses sont proportionnelles aux afflictions
-Parvenir à une tranquillité 

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Abdel-Rahman Ibn Hassan Âli Ash Cheikh -  الشيخ عبد الرحمن بن حسن ابن الشيخ

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Le Coran a été révélé pour être médité

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Le Coran a été révélé pour être médité
Pour ce qui est de la méditation du Coran, elle consiste à concentrer le cœur sur ses significations, à concentrer l'esprit et la réflexion pour le comprendre, tel est le but de sa révélation et non pas seulement dans la simple récitation de son texte sans compréhension ni réflexion. Allâh - Ta'âla - a dit (traduction rapprochée) :
 
«[Voici] un Livre béni que Nous avons fait descendre vers toi, afin qu'ils méditent sur ses versets et que les doués d'intelligence réfléchissent !» [Coran, 38/29]
 
Et (traduction rapprochée) :
 
«Ne méditent-ils pas sur le Coran ? Où y a-t-il des cadenas sur leurs cœurs ?» [Coran, 47/24]
 
Et (traduction rapprochée) :
 
«Ne méditent-ils donc pas sur la parole (le Coran) ?» [Coran, 23/68]
 
Et Il - Ta'âla - dit (traduction rapprochée) :
 
«Nous en avons fait un Coran arabe afin que vous raisonniez.» [Coran, 43/3]
 
Al-Hassan a dit : 

«Le Coran a été révélé pour qu'on le médite et qu'on agisse en conséquence. Faites donc de sa lecture une pratique.»

C'est-à-dire, que rien n'est plus bénéfique pour l'adorateur [d'Allâh] dans sa vie de tous les jours, dans la préparation de son retour final et dans l'obtention de son salut, que de réfléchir sur le Coran, de méditer longuement sur son texte et de concentrer l'esprit sur le sens de ses versets.

Car cela fait découvrir à l'adorateur tous les sentiers du bien et du mal, leurs ramifications, leurs causes, leurs débouchés et leurs fruits ainsi que les issues pour ceux qui les pratiquent, et il met dans sa main les clés des trésors de la félicité et des sciences bénéfiques, ce qui est de nature à fortifier les bases de la foi dans son cœur, à construire son édifice et à assurer ses piliers.
 
En effet, la méditation du Coran fait voir au serviteur dans son cœur l'image du bas monde, de la vie future, du Paradis et de l'Enfer, lui inculque des enseignements exemplaires, lui fait contempler la justice d'Allâh et Ses faveurs, lui fait connaître Son Essence, Ses noms, Ses attributs et Ses actes, ce qu'Il aime et ce qu'Il déteste, Sa voie droite qui mène à Lui, les obligations de l'itinérant sur ce chemin et les difficultés ainsi que les calamités qui menacent sur cette voie.

Elle lui fait connaître également l'âme et ses caractéristiques, ce qui corrompt les œuvres et ce qui les améliore.

Elle lui fait connaître aussi les gens du Paradis et les gens de l'Enfer ainsi que leurs œuvres, leurs états et leurs marques, ainsi que les rangs des gens heureux et des réprouvés, et la répartition des créatures.

En un mot, elle lui fait connaître le Seigneur vers lequel il est appelé, la voie qui mène à Lui, et la félicité qu'il aura en accédant auprès de Lui.


Kitâb « Madâradj as-Sâlikîn » de Ibn al-Qayyîm, 2/34-36

 Publié par manhajulhaqq.com

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Comment conseille-t-on les gouverneurs ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Comment conseille-t-on les gouverneurs ?
Un nombre considérable d'imams, qu'Allah nous guide et les guide, sont en totale contradiction avec la sounnah lorsqu'il s'agit de traiter du sujet du conseil aux gouverneurs.
 
L'un d'eux les dénigre ouvertement sur le minbar le jour de la prière du vendredi, l'autre joue avec la corde sensible des pulsions (hamas) de nos frères et soeurs pour ancrer dans leurs coeurs la haine de nos gouverneurs, qu'ils sachent que ceci est contraire à la sounnah de notre prophète, 'alayhi salat wa salam, ainsi que celle de ses compagnons, radhi Allahou 'anhoum, qu'ils craignent Allah dans leurs paroles.
 
Voici, une question qui a été posée à Cheikh Ibn Baz, raHimahoullah, à ce sujet et lisons ce que fut sa réponse :
 
Question :
 
Est-ce que dénigrer les gouverneurs du haut des chaires (manâbir) fait partie de la voie laissée par les pieux prédécesseurs (As-salaf) ? Et comment ces derniers conseillaient les gouverneurs ?
 
Réponse :
 
Evoquer au grand jour les défauts des gouverneurs du haut des chaires ne fait pas partie de la voie de nos pieux prédécesseurs en ce sens que ce comportement mène à l'anarchie, à la désobéissance aux gouverneurs dans ce qui est convenable et à une situation qui n'est d'aucune utilité.

S'isoler avec les gouverneurs dans le but de les conseiller en tête-à-tête, les conseiller par l'écriture et se servir des savants pour qu'ils entrent en contact avec eux dans le but de les guider vers le bien, telle était la voie qu'empruntaient nos pieux prédécesseurs.

Désapprouver un acte blâmable se fait sans en évoquer son auteur car il suffit de désapprouver et de mettre en garde contre l'acte blâmable sans pour autant dénoncer la personne responsable de cet acte, fut-ce un gouverneur ou non.
 
Certaines personnes à l'époque de 'Uthmân, qu'Allah soit satisfait de lui, au moment de la période de désordre (al fitnah), dirent à Usâma bni zayd, qu'Allah l'agrée :

Ne désapprouves-tu pas 'Uthmân ?!" Il répondit : " vais-je me comporter de cette façon auprès des gens ?! Je lui ferai part de ma désapprobation en tête-à-tête car je ne veux pas être responsable de l'ouverture d'une porte qui mène au mal auprès d'eux "
(Muslim : 2989).

Lorsque cette porte fut ouverte à l'époque de 'Uthmân et que les gens commencèrent à le désapprouver en public, il s'est alors passé l'inévitable, à savoir la "fitnah", la tuerie et le désordre, dont nous en subissons toujours les conséquences aujourd'hui. Une "fitnah" d'une telle intensité qu'elle mit en opposition 'Ali et Mu'âwiyah .

C'est à cause de celle-ci que 'Uthmân et 'Ali, qu'Allah les agrée, furent tués, ainsi qu'un nombre important de compagnons, qu'Allah les agrée, et d'autres, tout cela en raison de la désapprobation au grand jour et l'évocation des défauts en public jusqu'à ce que les gens détestèrent leurs gouverneurs au point de les tuer et nous demandons à Allah le bien-être.

"Al fatâwa al muhima fi tabsîr al umah", Chapître : Takfîr Al Hukâm, page 17.
Auteur : Sheikh Ibn Baz
Traducteur : Abou Abdillah.

copié de sounna.com
 
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Zakat al fitr (l'aumône de la rupture du jeûne)

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Zakat al fitr (l'aumône de la rupture du jeûne)

L'aumône de la rupture du jeûne est une obligation (Wajiba) Pour chaque musulman.

 

La preuve est tirée du Hadith : d'après Ibn 'Omar ( Qu'Allah l'agrée) : 

 
« Le Messager d'Allah ( Paix et bénédictions sur lui ) a rendu obligatoire l'aumône de la rupture du jeûne par un saa' de dattes ou un saa' d'orge, pour chaque esclave ou personne libre, mâle ou femelle, petit et grand parmi les musulmans. 
Puis il a ordonné qu'elle soit remise avant que les gens ne se rendent à la prière (de l'Aïd) » (1)
  
La sagesse de zakat el fitr
 

D'après Ibn 'Abbass (Qu'Allah l'agrée) :


« Le Messager d'Allah ( Paix et bénédictions sur lui ) a imposé l'Aumône de la rupture du jeûne, car elle purifie le jeûneur des paroles futiles et indécentes, de même qu'elle est une nourriture pour les pauvres. 
Celui qui l'accomplit avant la prière, elle sera une Zakat acceptée, quant à celui qui la donne après la prière, elle ne sera qu'une aumône parmi les aumônes » (2) 
Pour qui la zakat el fitr est-elle obligatoire ?

 

Elle est un devoir pour tout musulman libre, qui a de quoi se nourrir, lui et sa famille pour au moins un jour et une nuit et qui dispose d'un surplus de nourriture.

Celui-ci se doit de la sortir pour lui et tous ceux qui sont à sa charge, tels que sa femme, ses enfants, ses employés... Bien sûr, à condition que ceux-là soient musulmans. (3)  
 
La mesure de zakat el fitr


Il doit sortir pour chaque personne à sa charge, la quantité de ½ saa' de blé (Qamh) ou 1 saa' de dattes, ou 1 saa' d'orges ou 1 saa' de lait desséché ou d'autres aliments que mangent les gens du pays, tels que le riz, les graines, les raisins secs... 

[ Soulignons que le ½ saa' est spécifique au  blé]


La preuve est tirée du Hadith de Abou Saïd Al Khoudri (Qu'Allah l'agrée) :

  
« (Du temps du Prophète ( Paix et bénédictions sur lui ) nous sortions la Zakat El Fitr d'1 saa' de nourriture,ou bien 1 saa' d'orge, ou 1 saa' de dattes, ou 1 saa' de lait desséché, ou 1 saa' de raisins secs ».(4)    

Quant au blé, la preuve se trouve dans le Hadith rapporté par l'imam Tahaoui, Vol 2 P42.  

Qu'est-ce qu'1 saa' ?

C'est une mesure qui équivaut à environ 3 Kg (entre 2.5 Kg et 3 Kg) . (5) 
 
La nature de Zakat el fitr

Il est très important de savoir que la majorité des juristes (Fouqaha) n'ont pas permis de sortir l'Aumône de la rupture du jeûne par son équivalent (El Quima), c'est-à-dire en argent ou autres. 

Quant à abou Hanifa, il l'a permis (6).

Toutefois, la parole d'abou Hanifa ne peut être prise en considération, avec tout le respect et l'amour que nous avons pour nos Imams et nos Savants d'Ahl us-Sounnah. 

Nous allons répondre en 10 points à ceux qui se fanatisent sur cet avis. En cas de divergence comme c'est le cas ici, Allah nous dit - Traduction relative et approchée :

 "Puis si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah et à Son Messager (7)... " S4 V59 


- L'avis d'Abou Hanifa (Qu'Allah l'agrée) est un effort de réflexion de sa part, donc cela l'expose soit à tomber juste ou bien à se tromper, mais dans les deux cas il a une récompense, car c'est un « Moujtahid » (8).

 

Quant à la récompense, elle est tirée du Hadith :

 « Lorsque le juge fait un effort (dans un jugement), s'il tombe juste il aura deux récompenses et s'il se trompe il n'a qu'une récompense » (9) 

- La majorité des juristes s'est limitée à ce qui a été rapporté dans la Sounnah quant au fait de la sortir en nourriture. 

- A travers les Hadiths que nous avons cités, nous voyons que c'est le Prophète ( Paix et bénédictions sur lui ) qui a ordonné de la sortir en nourriture et Allah a dit dans le Coran - Traduction relative et approchée :

 "Ô vous qui avez cru, ne devancez pas Allah et Son Messager  (10)" S49 V 1.     

A partir de ce moment, il ne nous est pas permis de devancer une parole sur celle d'Allah et de Son Prophète ( Paix et bénédiction sur lui ) Allah  nous dit - Traduction relative et approchée :

 "...Ce que le Messager vous donne prenez-le et ce qu'il vous interdit abstenez-vous en et craignez Allah car Il est dur en punition "S59 V7


- Quant à ceux qui disent que notre époque est différente, il faut savoir que le Coran est valable pour tous les temps et tous les lieux.

De même, nous pouvons ajouter à cela que l'argent existait déjà du temps du Prophète( Paix et bénédiction sur lui ) et l'on constate cela à travers le troisième pilier de l'Islam qui est la « Zakat » dont l'une de ses catégories est l'argent.

- S'il avait été préférable de donner la Zakat El Fitr en argent au lieu de la nourriture, les compagnons du Prophète (Qu'Allah les agrées) qui étaient les meilleurs hommes que la terre n'ait jamais porté, l'auraient autorisé.

- Si cela était permis, Allah  nous l'aurait légiféré, or Allah nous dit - Traduction relative et approchée : 


"Et ton Seigneur n'oublie point " S19 V64


- Donner la Zakat El Fitr en nourriture, c'est faire revivre la Sounnah du Prophète (Paix et bénédiction sur lui ) 

- Le Prophète( Paix et bénédiction sur lui ) a dit : 

« Celui qui fait une œuvre non conforme à nos enseignements, elle sera rejetée » (11)

- L'avis qui dit qu'il est permis de donner la Zakat El Fitr en argent est un effort de réflexion tiré de la raison (Ray), quant à l'avis qui dit que l'on doit la sortir en nourriture, c'est une révélation (Wahy) et Allah a dit au sujet du Prophète (Paix et bénédiction sur lui) - Traduction relative et approchée : 

« Et il ne prononce rien sous l'effet de la passion ; Ce n'est rien d'autre qu'une révélation inspirée » S53 V3&4 


- Il ne faut pas oublier qu'Allah a dit - Traduction relative et approchée : 

« ...Vous avez dans le Messager d'Allah un excellent modèle [ à suivre] pour quiconque espère en Allah et au jour dernier ...» S33 V21 

 

Parmi les contemporains qui soutiennent cet avis, il y a le cheikh Mouqbel (12), savant du Hadith au Yémen, Le grand juriste cheikh Ibn Baz (13), le grand cheikh Ibn 'Otheimine (14) et beaucoup d'autres parmi les savants de Ahl us-Sounnah.

 

Bien sûr, cette liste de noms a été citée en tant que témoignage et non pas par fanatisme envers ces hommes, car ce qui nous importe, c'est le Coran, la Sounnah et la voie des compagnons uniquement. (15)

Quand doit-on sortir la zakat el fitr ?

 

D'après le Hadith d'Ibn 'Omar (Qu'Allah l'agrée) :  

« Le Messager ( Paix et bénédiction sur lui ) nous a ordonné de sortir la Zakat El Fitr et de la donner avant que les gens ne sortent pour la Salaat » (16)

On peut également la donner un ou deux jours en avance, mais pas au-delà. La preuve de cela est tirée du Hadith d'après Nafée' qui dit qu'Ibn 'Omar (Qu'Allah l'agrée) la donnait à ceux qui en avaient le droit. 
 
Il leur remettait un ou deux jours avant la rupture ( fin du mois de Ramadhan) (17).

Par contre, il n'est pas permis de la retarder après ce temps légal, sans aucune excuse. Comme cela est spécifié dans le Hadith cité plus haut : 

« ...Celui qui l'accomplit avant la prière, elle sera une Zakat acceptée... ».
À qui doit-on donner la Zakat El Fitr ?


Elle doit être donné aux pauvres, d'après le Hadith d'Ibn 'Abbass (Qu'Allah l'agrée) cité plus haut : 


« ... et elle est aussi une nourriture pour les pauvres ...».

Elle peut être donnée à un proche qui est dans le besoin ou à tout nécessiteux.
 
Cela concerne la personne ayant juste de quoi subvenir aux besoins de sa famille ou moins que cela.

 ...Et Allah est plus Savant
 
(1) Rapporté par Al Boukhari, Mouslim, Tirmidhi, Abou Daoud, Nassaï et Ibn Maja.  
(2) Hadith hassan (bon) rapporté par Ibn Maja et Abou Daoud  
« ...une aumône parmi les aumônes » : C'est à dire une Sadaqat.  
(3) Ceci est tiré du Hadith d'ibn 'Omar (Qu'Allah l'agrée) rapporté par al Bayhaqui et Daraqoutni, Hadith classé Sahih.  
(4) Rapporté par Al Boukhari, Mouslim, Tirmidhi, Abou Daoud, Ibn Maja et Nassaï.
(5) Tiré du livre Foussoul Fi Siyam wa Tarawih wa zakat, voir P30-31, chapitre zakat El Fitr .   
(6) Ceci est évoqué dans le commentaire du Sahih Mouslim par le savant An-Nawawi, Vol 7 P60.
(7) « ...Allah et à Son Messager » : C'est à dire au Coran et à la Sounnah (Extrait du tafsir d'Ibn Kathir) .  
(8) « Al Moujtahid »[8] : C'est celui qui a un niveau très élevé dans la science et qui est en mesure de tirer des lois à partir des textes, pour les détails consultez Oussoul min 'Ilm Al Oussoul de Cheikh Ibn 'Otheimine.
(9) Rapporté par Al Boukhari N°7352 et Mouslim N°1716  
(10) « ...ne devancez pas Allah et Son Messager » :C'est à dire dans vos décisions et vos initiatives.  
(11) Rapporté par Al Boukhari et Mouslim   
(12) Voir Ijabat El Saïline P 125
(13) voir Fatawa Zakat P 76-77
(14) voir Foussoul fi Siyam wa Tarawih wa Zakat P30-31
(15) voir Kitab Irchadou Sary Hibadatou El Bariy P22.  
(16) Rapporté par Al Boukhari et Mouslim et autres.
(17) rapporté par Al Boukhari.

 

Ouvrages de références :

Fiqh as Sounnah de Saïd Sabaq
Ijabat Assaïline de cheikh Mouqbel Al Wadi'i
Al Wajiz fi Fiqhi Sounnati wal Kitabou al 'Aziz
Boulough al Maram d'Ibn Hajr al 'Asqualani
Fatawi Zakat d'ibn Baz, ibn Otheimine et Lajnatou Daïma lil IFTA
Irchadou Sary Hibadatou el Bary du cheikh Abou Malik, Mouhammad Ibrahim al Chaqrah
Foussoul Siyam wa Tarawih wa Zakat de cheikh ibn 'Otheïmine

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Le rattachement aux salafs

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Le rattachement aux salafs

Imam al-Asbahani (d.535H) - rahimahoullah - a dit : 

«  Le signe d'Ahlous-Sounnah est qu'ils suivent les Salafous-Salih et abandonnent tout ce qui est innové et récemment introduits dans la religion » . 
[Al-Hujjah fi Bayaanil Mahajjah 1/364]
Abou Hanifah (d. 150H) - rahimahoullah a dit :

«Adhérez au récit (al Athar) et au chemin (at-Tariqa) des Pieux Prédécesseurs (Salafs) et méfiez vous des choses récemment inventées car tout cela est innovation».  
[ Rapporté par as-Souyouti dans Sawn al Mantaq wal-Kalaam p.32]   
lbn Taymiyyah (d.728H) - rahimahoullah - a dit : 

« Il n'y a aucune critique contre celui qui proclame le chemin (madh-hab) des Salafs qui s'y attache et s'y réfère. Plutôt, c'est obligatoire de l'accepter par un accord unanime (Ittifâq) parce que le chemin (madh-hab) des Salafs n'est rien sauf la Vérité (Haqq) ». 
[Majmou al-Fataawaa 4:149]   
Imam Adh-Dhahabi (d.748H) - rahimahoullah - a dit :
 
« Il est rapporté authentiquement par ad-Daraqoutni qui a dit : Il n'y a rien de plus méprisé par moi que l'innovation de la parole et des rhétoriques (' ilmoul-kalâm). Je dis: Aucune personne ne devrait entrer dans ' Ilmoul-kalâm, ni argumenter. Plutôt, il devrait être Salafi (un partisan des Salafs) ».
[Siyar 16/457]   
As-Sam'âni (d.562H) a dit dans al-lnsâb (3/273) :
 
As-Salafi c'est un rattachement aux Salafs et le suivie de leurs chemins, dans ce qui est rapporté d'eux".
lbn al-Athir (d.630H) a dit dans "al-Loubab fi Tahdhiboul-lnsâb" (2/162), commentant la parole précédente de as-Sam'aani :

...Et un groupe était connue pour ce rattachement ". 
C'est-à-dire que le terme Salafi, et son rattachement à eux, était une chose connue de l'Imam as-Sam'ani, ou de ceux avant lui. 

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Le commerce de la cigarette et le regard de la religion sur le fait de fumer

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Le commerce de la cigarette et le regard de la religion sur le fait de fumer
La cigarette et son commerce


Question :

 

Quel est le regard de la religion sur le fait de fumer ou d'en faire le commerce ?

 

Réponse :

 

La cigarette est interdite, car elle est un mal et contient des substances nocives.

 

En effet, Allah, qu'Il soit exalté, a rendu licite pour Ses serviteurs ce qui est bon parmi les nourritures, les boissons et autres, et en a interdit le mauvais (Khabîth).

 

Allah, qu'Il soit exalté, a dit (traduction rapprochée) :

 

« Ils t'interrogent sur ce qui leur est permis. Dis : « Vous sont permises les bonnes nourritures ». » (1)

 

Il dit aussi, qu'Il soit exalté, en décrivant Son prophète, prière et salut d'Allah sur lui, dans la sourate Al-Acrâf, v.157 (traduction rapprochée) :

 

« Il leur ordonne le convenable, leur défend le blâmable, leur rend licite les bonnes choses, leur interdit les mauvaises. »

 

La cigarette, quelle qu'elle soit, ne fait pas partie des bonnes choses, mais c'est plutôt  une chose nuisible.

 

Il en est de même pour toutes les boissons enivrantes ; il n'est pas permis de fumer la cigarette et d'en faire le commerce, comme c'est le cas pour le vin.

 

Il incombe donc à celui qui fume la cigarette ou en fait le commerce de s'empresser à se repentir et de revenir à Allah, qu'Il soit exalté, le plus tôt possible, de regretter de l'avoir fait et de prendre la décision ferme de ne pas recommencer.

 

A celui qui se repent sincèrement, Allah Tout-Puissant dit (traduction rapprochée) :

 

« Et repentez-vous devant Allah, ô croyants, afin que vous récoltiez le succès. » (2)

 

Allah, qu'Il soit exalté, dit aussi (traduction rapprochée) :

 

« Et Je suis Grand Pardonneur à celui qui se repent, croit, fait bonne œuvre, puis se met sur le bon chemin. » (3) et (4)
 

Regard de la religion sur le fait de fumer
 

Question :

 

Quel est le regard de la religion sur le fait de fumer, et quelles sont les preuves de son interdiction ?

 

Réponse :

 

Fumer est interdit conformément au contenu clair du Coran, de la Sunna et du raisonnement clair.

 

Dans le Coran, Allah dit (traduction rapprochée) : 

 

« Et ne vous jetez pas par vos propres mains dans la destruction. » (5)

 

C'est-à-dire, ne faites pas quelque chose qui cause votre destruction.

 

La preuve en est que fumer la cigarette est similaire au fait de se jeter de ses propres mains vers la destruction.

 

D'autre part, dans la Sunna, on rapporte de source authentique que le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, a interdit le fait de gaspiller l'argent.

 

Gaspiller l'argent, c'est le dépenser dans des choses inutiles.

 

Il est clair que dépenser de l'argent pour acheter des cigarettes est encore pire qu'une dépense inutile, car c'est une dépense dans une chose nuisible.

 

Parmi les preuves de la Sunna, il y a aussi le hadith du Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم :

 

« Il ne faut pas se faire du tort, ni faire du tort. »

 

Donc, se faire du tort est interdit dans la religion, que ce soit au corps, à la raison ou dans ses biens.

 

Il va de soi que fumer la cigarette constitue un tort pour le corps et l'argent.

 

Selon le raisonnement rationnel, la preuve de l'interdiction de fumer est que le fumeur cause des dommages à son âme, l'expose à une anxiété et à une fatigue nerveuse, et celui qui est conscient n'agrée pas ce tort pour lui-même.

 

Combien est difficile la situation du fumeur quand il n'a pas la cigarette, et combien lui est pénible le jeûne et les autres adorations, car cela l'empêche de fumer ; plus insupportable pour lui encore est la fréquentation des gens pieux devant lesquels il ne peut pas fumer.

 

Il est angoissé de s'asseoir avec eux et de les fréquenter. Toutes ces observations montrent que fumer est interdit.

 

Mon conseil pour mes frères musulmans qui ont été éprouvés par la cigarette est de demander l'aide d'Allah, qu'Il soit exalté, et de décider d'abandonner, car, avec l'aide d'Allah, puis de la bonne volonté, l'espoir d'obtenir Sa Récompense et de éloigner de Son Châtiment il peut s'arrêter.

 

Un autre conseil est de ne pas s'asseoir avec les fumeurs, afin de ne pas y être tenté.

 

D'autre part, il retrouvera, avec l'aide d'Allah, un dynamisme dans son corps et une vitalité qu'il avait perdu lorsqu'il fumait.

 

Si quelqu'un dit qu'il ne trouve pas de texte clair qui interdit la cigarette dans le Livre d'Allah ou dans la Sunna de Son Messager, la réponse est que les textes du Coran et de la Sunna sont de deux catégories :

 

La première regroupe les preuves générales, dont on déduit des règles et des normes (d'autorisation ou d'interdiction) dont découlent beaucoup de choses, jusqu'au Jour de la Résurrection.

 

La deuxième catégorie regroupe des preuves qui désigne textuellement (l'autorisation ou l'interdiction) de la chose.

 

Par exemple, pour la première catégorie, on peut citer le verset et les deux hadiths qui prouvent par leur généralité, l'interdiction de la cigarette, même si elle n'est pas mentionnée textuellement.

 

Pour la deuxième catégorie, on peut citer par exemple, les paroles d'Allah (traduction rapprochée) :

 

« Vous sont interdits la bête trouvée morte, le sang, la chair de porc, ce sur quoi on a invoqué un autre nom que celui d'Allah » (6)

 

ou  (traduction rapprochée)

 

« Ô les croyants ! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu'une abomination, œuvre du Diable. Écartez-vous en »  (7)

 

Que les textes soient de la première ou de la deuxième catégorie, les serviteurs d'Allah sont contraints de les appliquer. (8)

 

(1) La Table Servie, v.4.

(2) La Lumière, v. 31.

(3) Tâ-hâ, v. 82.

(4) Kitâb ud-Dacwa, Ibn Bâz, p. 236.

(5) La Vache, v. 195.

(6) La Table Servie, v. 3.

(7) La Table Servie, v. 90.

(8) Nur calâ ad-darb, Fatawa cheikh Ibn cUthaymîn.

 

Publié par fatwas.online.fr

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Les récompenses sont proportionnelles aux afflictions

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Les récompenses sont proportionnelles aux afflictions
-Le prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) a dit :
 
« La grandeur de la récompense va de pair avec la grandeur de l'épreuve. Allah le Très-Haut, quand Il aime un peuple, l'éprouve. Celui qui accepte l'épreuve avec abnégation aura la satisfaction d'Allah, et celui qui lui oppose son mécontentement, Allah sera mécontent de lui »
Hasan : Rapporté par at-Tirmidhi (n. 2398) et Ibn Mâjah (n. 4021) de Anas . Il a été
authentifié par Al Albani dans as-Sahîhah (n. 146)

-De plus, le Prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) a aussi dit :
 
« Quand Allah aime un peuple, Il l'éprouve. Quiconque fait preuve de patience, fait partie des patients et quiconque s'en indigne, fait partie des indignés »
Sahîh : Rapporté par Ahmad (5/427) de Mahmûd Ibn Lubayd . Il a été authentifié par al-
Mundharî dans at-Targhîb wat-Tarhîb (4/283), al-Haythamî Majma'uz-Zawâ'id (2/291) et Ibn Hajar
dans Fathul-Bârî (10/108).

La signification du premier hadith est :
 
plus l'affliction est grande et plus la récompense est importante.
 
Il est dit :
 
En effet, les malheurs sont une source de récompense, ainsi qu'une expiation des péchés. 

L'avis le plus juste pour Ibn ul- Qayyim est que la récompense est juste l'expiation des péchés, sauf si elle est une cause pour oeuvrer dans le bien, comme la patience, l'acceptation (du malheur), le repentir et la demande de pardon. Il est donc récompensé pour ce qui en aura résulté. 

En raison de cela, il a été dit que le sens du hadith est :
 
En effet, la récompense est proportionnelle au malheur, à condition qu'il y ait patience et espoir de la récompense.

De même que dans le hadith de Sa'd , « le prophète (salla Allahu 3alayhi wa salam) fut questionné, 

« Quels sont ceux qui subissent les épreuves les plus difficiles ? ». Il dit : Ceux qui ont les épreuves les plus difficiles sont les prophètes, puis ceux qui les suivent le mieux, puis ceux qui les suivent ; l'homme est éprouvé selon sa religion ; s'il tient bien à sa religion, son épreuve est plus difficile ; et s'il est souple dans sa religion, il est éprouvé selon sa religion ; et le serviteur ne cesse d'être soumis à l'épreuve jusqu'à ce qu'il marche sur terre sans avoir aucun péché (comme les anges »
Sahîh : Rapporté par Ahmad (1/172), at-Tirmidhi (n. 2398) et Ibn Mâjah (n. 4023). Il a été authentifié par Al-Albani dans As-Sahîhah (n. 143).

Ce hadith et ceux qui lui ressemblent, sont des preuves du Tawhid.
 
Puisque si un individu sait que les Prophètes et les awliyya (les alliés d'Allah) ont eux-mêmes été éprouvés de calamités et qu'elles sont en réalité une miséricorde (rahmah) et que nul ne peut ôter ces malheurs excepté Allah, alors ils sauront qu'ils ne peuvent ni provoquer, bénéficier ou éviter le mal pour eux-mêmes - alors comment pourraientils éviter le mal pour d'autres ? 

Ainsi, plutôt que de se tourner vers les Prophètes et les gens pieux pour ôter le mal, ou les soulager de soucis ou d'une peine, l'individu doit se tourner directement vers Allah Seul - Celui qui est capable d'accomplir cela.
 
Publié par al-bayan.fr

 

Cheikh Abdel-Rahman Ibn Hassan Âli Ash Cheikh -  الشيخ عبد الرحمن بن حسن ابن الشيخ

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