53 articles avec compagnons et tabi'un - صحابة و التابعون

J'étais en train de cueillir de l'arak

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J'étais en train de cueillir de l'arak

D'après Ibn Massoud رضي الله عنه :

 

"Je cueillais de l'arak (*) pour le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم.

Il (Ibn Massoud) dit : L'assemblée (présente) rit alors de la minceur de mes jambes.

Alors le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : «De quoi riez-vous ?».

Ils répondirent : «Nous rions de la minceur de ses jambes».

Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم dit alors : «Par celui qui détient mon âme dans Sa main, elles sont certes plus lourdes dans la balance qu'ouhoud»."

Rapporté par Ahmed et authentifié par Cheikh Albani dans Silsila Sahiha n°2750

 

(*) L'arak est l'arbre dont ils utilisaient des morceaux de branche comme siwak

 

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عن ابن مسعود رضي الله عنه قال

كنت أجتني لرسول الله صلى الله عليه وسلم من الأراك

قال : فضحك القوم من دقة ساقي

فقال النبي صلى الله عليه وسلم : مم تضحكون ؟

قالوا : من دقة ساقيه

فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : والذي نفسي بيده لهي أثقل في الميزان من أحد

رواه أحمد و صححه الشيخ الألباني في السلسلة الصحيحة رقم ٢٧٥٠

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Hassan Al-Basri : la description d'un croyant (dossier)

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Hassan Al-Basri : la description d'un croyant (dossier)

«Al-Hassan Al-Basri» [1]

 

Il disait -qu’Allah lui fasse Miséricorde- :

 

«Satisfaire le besoin d’un frère musulman m’est préférable à une retraite spirituelle d’un mois !»

 

Un homme le questionna au sujet du bon comportement.

 

Il répondit :

 

«C’est la générosité, le pardon et la tolérance.»

 

«Si Allâh, Puissant et Grand, avait voulu, IL aurait fait de vous des gens riches sans aucun pauvre parmi vous, et s’IL avait voulu, IL aurait fait de vous des gens pauvres sans aucun riche parmi vous.

 

Mais, Il a voulu vous éprouver les uns par les autres, afin de voir votre comportement, puis Il a indiqué à Ses serviteurs les vertus morales en leur disant (traduction rapprochée) :

 

«Ils les préfèrent à eux-mêmes, même s’ils sont dans le besoin. Et quiconque se garde de sa propre avidité, les voilà alors ceux qui réussissent !» (sourate Al-Hasr verset 9)

 

«Nous considérions comme avare celui qui prêtait de l’argent à son frère (c'est-à-dire : qui n’était pas assez généreux pour lui donner).

Je jure par Allâh qu’il y avait, parmi ceux que j’ai vu et fréquenté, celui qui déchirait sa cape et donnait la moitié à son frère, et qui gardait ce qui en restait.

Certes, il y avait avant vous, celui qui jeûnait, et qui, au moment de rompre son jeûne, allait chez l’un de ses frères et lui disait :

« aujourd’hui j’ai jeûné pour Allâh, et je veux, si Allâh l’accepte de moi, que tu en ais une part (en me donnant de quoi rompre mon jeûne).

La personne lui apportait alors ce qu’elle avait en eau et en dattes et il rompait son jeûne avec cela, désirant ainsi lui faire acquérir une récompense, même s’il pouvait se passer de ce que ce dernier possédait.»

 

« J’ai vécu à l’époque de personnes parmi lesquelles il y avait celui qui remplaçait son frère auprès de la famille et des enfants de ce dernier, durant quarante ans après sa mort » (c'est-à-dire : leur assurait leur subsistance) !

 

Les larmes d'Al-Hassan Al-Basri  

 

Nous fîmes la prière du vendredi avec Al-Hassan Al-Basri -qu’Allâh lui fasse Miséricorde-, et lorsque nous terminâmes, nous nous regroupâmes autour de lui ; il se mit alors à pleurer d'une manière intense, on lui demanda : 

 

«Que t'arrive-t-il - qu'Allah te fasse miséricorde - alors que durant ton sommeil le Paradis t'a été annoncé 

 

Ses pleurs devinrent plus intenses et il dit :

 

«Et comment ne pleurerais-je pas alors que si l'un des compagnons du Prophète صلى الله عليه وسلم, entrait par cette porte de la mosquée, il ne reconnaîtrait que la direction vers laquelle [on se tourne pour prier].»

 

Puis il ajouta :

 

«Loin s'en faut !

 

Les souhaits ont fait périr les gens, ont donné des propos sans actes, une connaissance sans patience et une foi sans certitude ; pourquoi vois-je des hommes et ne vois-je pas d'esprit, et entends-je des bruits légers et ne vois-je ni monture ni compagnon ?

 

Par Allâh !

 

Les gens sont entrés puis sont sortis, ils ont su et ils ont blâmé, ils ont interdit puis ils ont rendu licite.

 

Certes, la religion de l'un d'entre vous est [semblable à un] brin de paille sur sa langue, si on lui demandait:

 

Crois-tu au Jour de la rétribution ?

 

Il répondrait : Oui ! Par le Maître du Jour de la rétribution !  Il ment.

 

Certes, parmi les comportements du croyant, il doit avoir une force dans la religion, une fermeté accompagnée d'une douceur, une foi accompagnée d'une conviction, une science accompagnée d'une indulgence, une indulgence accompagnée d'une science, une intelligence accompagnée d'une douceur, une belle apparence tout en étant pauvre, une richesse accompagnée d'une modération, des dépenses accompagnées d'une sollicitude, une miséricorde envers celui qui est essoufflé, l'acquittement des droits [d'autrui], une rectitude accompagnée d'une équité ; il n'est pas injuste envers celui qu'il hait, il ne commet pas de péchés afin d'aider celui qu'il aime, il ne calomnie pas, il ne fait pas de clins d'œil, il ne dénigre pas, il ne tient pas de propos futiles, il ne se divertit pas et il ne s'amuse pas, il ne sème pas la discorde, il ne convoite pas ce qui ne lui appartient pas, il ne nie pas les droits qui sont à sa charge, il ne dépasse pas la limite dans les quantités, il ne se réjouit pas de la turpitude dont est atteint autrui et il n'éprouve pas de plaisir lorsqu'un malheur atteint autrui.

 

Le croyant fait preuve de recueillement dans sa prière, il s'empresse de s'acquitter de l'aumône légale.

Ses propos sont une guérison, sa patience est une piété, son silence est une réflexion, son regard est une leçon.

Il fréquente les savants afin d'apprendre, il se tait lorsqu'il est avec eux, afin d'être sain et sauf.

Il parle afin de rapporter un butin, s'il se comporte bien, il se réjouit, et s'il se comporte mal, il demande pardon [à Allâh].

Si on lui fait des reproches, il cherche à contenter, si on se moque de lui, il fait preuve d'indulgence, s'il subit une injustice, il patiente, si on l'opprime, il s'éloigne, il ne cherche de protection qu'auprès d'Allâh, il ne demande l'aide que d'Allâh.

Il est posé lorsqu'il est en public, il est très reconnaissant lorsqu'il est seul, il est satisfait de ce qu'il possède, il loue [Allâh] pour l'aisance.

C'est un patient lors des malheurs, le désespoir ne l'atteint pas et il n'est pas vaincu par l'avarice.

S'il s'assoit avec ceux qui font du vacarme, on l'inscrit parmi ceux qui invoquent [Allâh], et s'il s'assoit avec ceux qui invoquent [Allâh], on l'inscrit parmi les insouciants.

 

Le croyant a un visage souriant, un bon comportement, il est bienfaisant et généreux, il est clément et entretient ses liens de parenté ; on coupe les liens de parenté avec lui et lui, il les entretient, on lui fait du mal et il supporte, on l'humilie et il honore, il est un grand patient lors des malheurs et il supporte les différents préjudices ; la vie terrestre n'a aucune valeur pour lui, c'est pour cela qu'il n'y construit pas de demeure et qu'il n'y change pas de vêtements, il a une bonne confiance [en Allâh] et il ne pense pas du mal d'Allâh.

 

Le croyant est paisible, tendre, pieux, pur, vertueux, satisfait, il ne se fait pas piquer deux fois par un même terrier [2], il est pâle, il a les cheveux ébouriffés, il convoite peu, il est intelligent en ce qui concerne sa religion, et il est niais en ce qui concerne sa vie terrestre.

 

Le croyant est très respectueux, généreux avec son voisin, il obéit au Tout-Puissant, il fuit les châtiments de l'Enfer, son âme témoigne de la science d'Allâh, ses membres invoquent Allâh, sa main est tendue vers le bien, il se fatigue à faire son examen de conscience et les gens sont à l'abri de lui.

 

Le croyant est franc s'il promet, il agrée rapidement, il est loin de la colère, il apprend si on l'instruit, il comprend si on lui explique ; celui qui le prend pour ami est à l'abri, celui qui le fréquente y gagne, il a la raison complète, il œuvre beaucoup, il a peu d'espoir, il a un bon comportement, il dissimule sa colère. »

 

Puis il pleura et fit pleurer.

 

Il a dit :

 

«C´est ainsi qu' étaient les compagnons du Prophète صلى الله عليه وسلم les uns après les autres, jusqu'à ce qu'ils rejoignirent Allâh, subhanahu wa ta'ala.

 

C´est ainsi qu'étaient les musulmans parmi vos pieux prédecesseurs, mais cela a changé lorsque vous avez changé.»

 

Puis il lu la parole d'Allâh :

 

له معقبات من بين يديه ومن خلفه يحفظونه من أمر الله إن الله لا يغير ما بقوم حتى يغيروا ما بأنفسهم وإذا أراد الله بقوم سوء فلا مرد له وما لهم من دونه من وال

 

"En vérité, Allâh ne change pas l´état d´un peuple, tant que les individus qui le composent, ne changent pas ce qui est en eux même, et lorsque Allâh veut infliger un mal à un peuple, nul ne peut le repousser, ils n'ont aucun protecteur en dehors de Lui." (sourate 13 verset 11)

 

Puis, al-Hassan dit :

 

«Ô Allâh !

Notre Seigneur, prie sur notre chef Muhammad, ainsi que sur sa pure famille, et accorde-nous ce que Tu as accordé à Tes sincères serviteurs, eux, les pieux, car tu as le pouvoir sur toute chose, Tu aides pour tout le bien et Allâh nous suffit, et Il est notre meilleur garant.»

 

[1] Al-Hassan Al-Basrî (642 - 728 ou 737), surnommé Abû Sa'îd, était le serviteur de Zayd Ibn Thâbit.

Sa mère s'appelait Khayra et elle était la servante d'Oum Salama qu'Allâh l'agrée l'épouse du Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم.

On rapporte qu'Oum Salama qu'Allâh l'agrée l'allaita lorsqu'il était petit, d'où le fait que la tradition rapporte que sa sagesse et sa connaissance sont dues à cela.

Il n'a pas connu l'Envoyé d'Allâh صلى الله عليه وسلم, mais il a connu ses illustres compagnons et c'est d'eux qu'il tira ses connaissances et sa sagesse bien légendaire.

On rapporte que 'Umar Ibnou Al-Khattâb qu'Allâh l'agrée implora la bénédiction divine en sa faveur de la sorte :

"Seigneur fais-lui don de la compréhension de la religion et fais qu'il soit aimé des gens"

[2]  Probablement une référence au très célèbre hadith du Prophète صلى الله عليه وسلم :

"Le Croyant ne doit pas se laisser piquer deux fois (par un animal) sortant d'un même trou"

(rapporté par al-Bukhârî n°5668 ; Muslim n°5317 ; Abû Daoud n°4220 ; Ahmad n°8572 ; ad-Dârimî n°2662) c'est-à-dire qu'il ne tombe pas deux fois dans le même piège.

 

Source le livre : Al Hassan al Basrî, de ibn al jawzi. Page 168 et 170

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Imam Jamal Ad-Din Abu al-Faraj Ibnoul Jawzih - الإمام أبي الفرج عبد الرحمن بنُ عليّ بن الجوزي

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Avoir le degré de foi des compagnons

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Avoir le degré de foi des compagnons

Question :

 

Est-il possible que le musulman de cette époque arrive à atteindre le niveau des Compagnons au point de vue de leur respect de la religion ?

 

Réponse :

 

Atteindre le niveau de piété des Compagnons n’est pas possible, car le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui a dit :

 

« La meilleure génération est celle de mon époque, puis celle qui suit, puis celle qui suit. » 1

 

Par contre, essayer de réformer la communauté musulmane pour que son état actuel s’améliore est possible.

 

Allah est Capable de toute chose.

 

Il a été rapporté du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, qu’il a dit :

 

«Un groupe de ma communauté ne cessera d’être dans la vérité. Ceux qui les trahissent et ceux qui les contredisent ne pourront leur nuire. Il en sera ainsi jusqu’à ce que l’Heure vienne. » 2

 

Nul doute que la communauté musulmane est actuellement dans un état lamentable, éloignée de ce qu’Allah veut d’elle c’est-à-dire l’union et la force dans la religion, car Allah dit (traduction rapprochée) :

 

« Cette communauté, la vôtre, est une seule communauté, tandis que je suis votre seigneur.Craignez-moi donc. » 3

 

1 Rapporté par Al-Bukhârî, chapitre des témoignages (n°2652) et Muslim, chapitre des vertus des Compagnons (n°2533).

2 Rapporté par Muslim, chapitre du gouvernement selon Thawbân (n°1920).

3 Les Croyants, v. 52. 

 

 

Recueil de Fatwas et d’Articles Divers, fatawa wa rassaïl volume 3 page 51.

copié de fatawaislam.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Les dix compagnons promus au paradis - العشرة المبشرون بالجنة

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Les dix compagnons promus au paradis - العشرة المبشرون بالجنة

-Aboû-Bakr As-Siddik -  أبو بكر بن أبي قحافة  عبد الله بن أبي قحافة عثمان بن كعب التيمي القريشي

-Omar Ibn Al-khâtab - عمر بن الخطاب بن نُفيل العَدَوِي القريشي

-Othmân Ibn 'Afâne - عثمان بن عفان بن أبي العاص الأُمَوِي القريشي

-Ali Ibn Abî Tâlib - علي بن أبي طالب بن عبد المطلب الهاشمي القريشي 

-Talha Ibn 'ObaydAllah -  طلحة بن عبيد الله  بن عثمان التَيْمِي القريشي 

-Zubeyr Ibn Al 'Awâm -  الزبير بن العوام بن خُوَيْلِد الأَسَدِي القريشي

-Sa'ad Ibn Abî Waqâs - سعد بن أبي وقاص  بن وُهَيْب الزُ هري القريشي

-Sa'yd Ibn Zayd - سعيد بن زيد بن عمرو العَدَوِي القريشي

-Aboû 'Obayda 'Amir Ibn Jarâh - أبوعبيدة بن الجراح عامر بن عبد الله بن الجرّاح الحارثي القريشي

-'Abderrahmane Ibn 'Aoûf -  عبد الرحمن بن عوف بن عبد عوف الزُهْرِي القريشي

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Les paroles des sahabas font parti de la sunna

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Les paroles des sahabas font parti de la sunna

Salih ibn kisan رحمه الله a dit :

 

"J'étais en compagnie d'al zouhri tandis que nous recherchons le savoir, nous avions convenu de retranscrire les traditions.

 

Nous écrivimes donc ce qui a été transmis du prophète صلى الله عليه وسلم.

 

Puis, il déclara: " écrivons ce qui a été transmis par ses compagnons, car cela fait partie de la sunna ".

 

Mais je répondis que cela ne faisait pas partie de la sunna, " nous ne devons pas les écrire ", répliquai-je. 

 

Ainsi, il les retranscrit tandis que moi non, il connu la réussite tandis que moi je perdis ".

 

(rapporté par ibn sa'd dans tabaqat, abou nou'aym dans al hilya, khattib al baghdadi dans taqyid al 'ilm, avec un sanad sahih)

 

copié de forum-alminhadj.com

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Le rang élevé des combattants de Badr

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Le rang élevé des combattants de Badr

Le Prophète sal Allahu aleyhi wa salam a dit à ´Umar : 

 

 « Qui te permet [d'affirmer que Hâtib mérite la mort? ] Sache qu'Allah a considéré les combattants de Badr et leur a dit : « Faites ce que vous voulez car Je vous ai pardonné. » » (1)

 

Le sens de ce hadith a posé problème à de nombreuse personnes, car en apparence il autorise les combattants de Badr à faire ce qu’ils veulent et comme bon leur semble.

 

Or ceci est irrecevable.

 

Un groupe [de savants] parmi lesquels Ibn Al-Jawzî (2) a dit :

 

[Dans ce hadith] « faites ce que vous voulez  » ne désigne pas le futur mais le passé.

 

Le sens est alors : Quoi que vous ayez commis dans le passé, Je vous ai pardonné. [Ibn Al-Jawzî] a dit :

 

« Deux éléments indiquent ce choix :

 

-Premièrement : si cela désignait le futur, la réponse [dans le hadith] aurait été : Je vous pardonnerai.

 

-Deuxièmement : si le futur était désigné, cela signifierait que les péchés leur sont absolument permis, ce qui est impossible.

 

En d’autres termes, le sens véritable du hadith est le suivant : « Par votre participation à cette bataille, Je vous ai pardonné vos péchés passés. »

 

Mais cette argumentation est faible pour deux raisons :

 

-La première : l’expression « faites ce que vous voulez » indique le futur et non le passé, car rien n’implique nécessairement qu’il y ait une concordance de temps avec « Je vous ai pardonné ». Au contraire « Je vous ai pardonné » vient souligner la réalisation de ce pardon dans le futur, comme dans Sa parole (3) (traduction rapprochée) :

 « L’Ordre d’Allah arrive. » (4) « Lorsque ton Seigneur viendra ainsi que les ange, rangs par rangs »

Et d’autres versets semblables encore. » (5)

 

-La deuxième : le hadith lui-même rejette [cette interprétation], car cette parole du Prophète  salaallahu aleyhi wa salam vient après [avoir découvert que Hâtib ibn Abî Balta´ah] avait transmis des informations stratégique [aux Qurayshites], et ce péché eut lieu après la bataille de Badr et non avant. C’est la cause de ce hadith et son sens seul.

 

Notre avis sur cette question -et Allah est plus savant- est que cette parole s’adresse à des gens dont Allah a su qu’ils n’abandonneraient jamais leur religion et qu’ils mourraient fidèles à l’islam, mais qu’ils pourraient, au même titre qu’au d’autres, commettre des péchés.

 

Cependant, Allah ne les laissera pas persister dans le péché, et au contraire leur accordera un repentir sincère pour ces péchés, une demande de pardon et de bonnes actions qui viendront en effacer les traces. Leur spécificité [par rapport à d’autres] sur cette question, est que cela s’est réellement réalisé pour eux et qu’ils sont pardonnés.

 

[Cette promesse] n’empêche pas que ce pardon se réalise par certaines causes qu’ils provoqueraient eux-mêmes, de même que cela n’implique pas qu’ils délaissent les obligations en comptant uniquement sur le pardon d’Allah. Si [ce pardon] s’était réalisé sans avoir à respecter les commandements [d’Allah], ils n’auraient plus eu besoin après cela d’accomplir la prière, le jeûne, le pèlerinage, le djihad ou de s’acquitter de la Zakât ! Mais cela est aberrant !

 

Le repentir après le péché compte parmi les plus impératives des obligations, et l’assurance du pardon n’implique pas que l’on en abandonne les causes.

 

Un cas semblables à celui-ci apparaît dans un autres hadith : 

«  Un serviteur commit un péché et dit : « Ô Seigneur ! J’ai commis un péché, alors pardonne-moi ! » 

Allah lui pardonna alors et le serviteur resta ainsi autant qu’Allah le voulut, puis il commit un autre péché.

Il dit : « Ô Seigneur ! J’ai commis un péché, alors pardonne-moi » 

Allah lui pardonna et le serviteur resta ainsi autant qu’Allah le voulut,  puis il commit un autre péché.

Il dit : « Ô Seigneur ! J’ai commis un péché, alors pardonne-moi ! »

Allah dit alors : « Mon serviteur a su qu’il avait un Seigneur qui pardonnait et pouvait châtier pour un péché [commis]. J’ai pardonné à Mon serviteur, qu’il fasse donc ce qu’il veut. » (6)

 

Cela signifie aucunement une permission générale d’Allah de commettre des péchés ou des crimes, mais cela montre uniquement que tant que le serviteur agit de la sorte –il commet un péché et se repent –Allah lui pardonne.

 

Cette spécificité accordée à ce serviteur qui a su qu’il ne devait pas persister dans le péché et de devait se repentir à chaque fois qu’il en commettait un, touche en fait toute personne dans cette situation.

 

Mais pour le serviteur [désigné dans le hadith] cela s’est accompli de manière définitive, de la même manière que pour les combattants de la bataille de Badr.

 

De même, personne parmi les Compagnons à qui le Prophète salaallahu aleyhi wa salam a annoncé le Paradis ou le pardon des péchés n’a compris qu’il pouvait commettre tous les péchés qu’il voulait et qu’on lui pardonnerait de délaisser les obligations.

 

Au contraire, ils ont fait plus d’efforts encore, étaient plus attentifs et craignaient Allah plus encore après avoir reçu cette bonnes annonce, comme les célèbres dix compagnons promis au Paradis.

 

Le Véridique [Abû bakr] faisait très attention et craignait beaucoup Allah, de même que ´Umar, car ils ont su que cette bonne annonce était restreinte par la pratique de ses conditions jusqu’à la mort, et par le délaissement de tout ce qui s’y oppose.

 

Aucun d’entre eux n’a compris qu’il s’agissait d’une permission de faire ce qu’ils voulaient.

 

(1) Al-Bukhâri (4274), Muslim (2494). Hâtib Ibn Abî balta´ah était un compagnon  qui avait envoyé une lettre à ses proches résidant à la Mecque, pour les avertir du fait que le Prophète salaallahu aleyhi wa salam comptait attaquer la ville sainte pour la libérer de l’emprise des polythéistes de Quraych. Hâtib ne cherchait par là qu’à protéger ses proches, sachant qu’ils n’avaient personne pour les défendre, et ce n’était donc pas un acte de trahison, comme a pu le penser ´Umar qui le menaça de mort. D’où la réponse du Prophète salaallahu aleyhi wa salam.

(2) Abû Al-Faraj, ´Abd Ar-Rahmân Ibn ´Alî. Éminent savant, prédicateur et historien de   Bagdad (509-597).

(3) Dans les deux extraits de versets suivants, le temps utilisé est le passé, mais l’action indiquée se produira dans le futur, cela marque donc l’insistance. [NdT]

(4) Sourate An-Nahl, v.1.

(5) Sourate Al-Fajr, v.22.

(6) Al Bukhâri(7507), Muslim(2758).

 

« Les Méditations » d’Ibn Al-Qayyim. N°3 page 49, Editions Tawbah

copié de rappel01.fr

Imam Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Oum Soulaym رضي الله عنها un exemple pour nos soeurs

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Oum Soulaym رضي الله عنها un exemple pour nos soeurs
Roumayssa ou Oum Souleym était la mère d'Anas Ibn Malek.
 
Le Prophète صلى الله عليه وسلم dit a son sujet :
 
«Je suis entré au Paradis et j'ai entendu quelqu'un bouger.
C'était Al-Roumaysa la fille de Milhane.»
(Rapporté par Boukhari).
 
Elle offrit son fils unique pour servir le Prophète Mohammed صلى الله عليه وسلم.
 
Elle combattit par sa personne et par ses biens dans la voie d'Allah. 
 
L'Envoyé d'Allah صلى الله عليه وسلم lui a prédit le Paradis... 
 
Selon Anas رضي الله عنه
 
«Les femmes des Ansars et parmi elles Oum Souleym, combattirent avec le Prophète صلى الله عليه وسلم.
Elles donnèrent à boire aux combattants assoiffés et soignèrent les blessés.»
 
Selon Kaâb ibn Malek رضي الله عنه : 
 
«J'ai vu Oum Souleym Bint Milhane ainsi que Aïcha رضي الله عنهما avec des outres pleines d'eau sur leur dos, le jour de la bataille d'Ohoud.
Le Jour de la bataille de Hounaïne, Oum Souleym désirait la récompense divine en accompagnant le Prophète صلى الله عليه وسلم.
Elle portait un poignard sous sa ceinture et son époux Abou Talha l’a vu.
Il s’est rendu chez le Prophète صلى الله عليه وسلم et lui a dit : «Est-ce que tu as vu Oum Souleym portant un poignards ?»
Le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a alors dit à Oum Souleym : «Que comptes-tu faire avec ça, désignant le poignard, Ô ! Oum Salim ?»
Elle a répondu : «Si un des infidèles voudrait te tuer, je le poignarderais.» 
 
Qu'Allah soit satisfait d'Oum Souleym et de la famille d'Abou Talha... 
 
Son mariage avec Abou Talha (qu'Allah l'agrée)
 
D'après Anas (qu'Allah l'agrée), Malick Ibn Anas dit à sa femme, Oum Soulaym, la mère d'Anas : 
 
"Cet homme (le Prophète) interdit le vin".
Et puis il regagna la Syrie où il périt. Par la suite Abou Talha s'adressa à Oum Soulaym, histoire de lui demander sa main.
La dame répondit en ces termes : "Abou Talha, un homme comme toi ne peut pas être éconduit, mais tu es encore mécréant et moi je suis musulmane, ce qui rend notre mariage impossible".
- "Dis, quel en est le coût ?"
- "De quel coût s'agit-il ?"
- "De l'or et de l'argent."
- "Je ne veux ni or ni argent, mais je veux que tu deviennes musulman. Si tu te convertis, je m'en contenterai à titre de dot et je ne veux rien d'autre."
- "Comment m'y prendre (c'est-à-die qui va m'aider à le faire) ?"
- "le Messager d'Allah."
Abou Talha alla sur le champ retrouver le Messager d'Allah au milieu d'un groupe de ses compagnons. Quand le Messager le vit venir, il leur dit : "Voilà Abou Talha qui arrive le visage éclairé par l'Islam".
 
Abou Talha lui raconta ce qu'Um Soulaym avait dit et il la lui donna en mariage.
 
La mort de son enfant et sa patience dans cette épreuve
 
Thait al-Banani (l'un des rapporteurs du hadith d'après Anas) a dit : 
 
"Nous ne sachions pas une dot fût plus importante que la sienne puisqu'il se contenta de l'adhésion à l'Islam (de son homme).
Cette épouse était de petite taille aux yeux charmants.
Elle resta auprès de son mari qui l'aimait très fort et ils eurent un enfant.
Ensuite celui-ci tomba gravement malade.
Ce qui toucha Abou Talha profondément.
Abou Talha se levait à l'aube, faisait ses ablutions et se rendait auprès du Prophète صلى الله عليه وسلم pour prier avec lui et restait en sa compagnie jusqu'au milieu de la journée. Et puis il rentrait chez lui pour manger et se reposer.
Après avoir accompli la prière du zuhr, il repartit pour rejoindre le Prophète صلى الله عليه وسلم et ne revenait qu'après la prière du crépuscule.
Une fois Abou Talha alla retrouver le Prophète صلى الله عليه وسلم dans la soirée [à la mosquée] et l'enfant décèda (pendant son absence).
Oum Soulaym se dit : personne n'informera Abou Talha du décès de son fils avant moi. Elle prépara le corps de l'enfant et le couvrit et le plaça dans un coin de la maison comme s'il s'endormait. Abou Talha revint de chez le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم en compagnie d'un groupe de ses compagnons et co-utilisateurs de la mosquée.
- "Comment va mon fils ?" Dit-il.
- "Ô Abou Talha, il est aujourd'hui plus calme qu'il ne l'a jamais été depuis le début de sa souffrance et j'espère qu'il s'est reposé." Dit-elle.
Et puis elle servit le dîner et ils mangèrent. Puis les gens prirent congé de lui. Et Il alla se coucher. Sa femme se mit dans sa meilleure toilette. C'est-à-dire qu'elle se para pour être plus belle.
Elle vint se coucher à côté de lui. Dès qu'il sentit l'odeur du parfum, il fit avec elle ce qu'un homme fait à sa femme.
Vers la fin de la nuit, elle dit : "Abou Talha, dis-moi ! Si des gens prêtaient à d'autres un objet et venaient le leur réclamer ensuite, les emprunteurs pourraient-ils refuser la restitution de l'emprunt ?"
- "Non."
- "Allah le Puissant, le Majestueux t'avait prêté ton fils et Il l'a repris. Sois patient et espère en être compensé par Allah."
Il fut furieux et lui dit : "Tu me laisses faire ce que j'ai fait (les rapports intimes) puis tu m'annonces le décès de mon fils ?!"
Et puis il dit : "Nous appartenons à Allah et c'est à Lui que nous retournerons" et loua Allah.
Au matin, il prit un bain, se rendit auprès du Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم, pria avec lui et l'informa de ce qui s'était passé.
Le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم dit : "Puisse Allah faire de la nuit dernière une nuit bénie pour vous".
 
Cette prière prophétique profita à Oum Soulaym et elle conçut un enfant.
 
La naissance de son nouveau fils
 
Elle accompagnait le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم dans ses voyages et ne le quittait nulle part.
 
Le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم dit : 
 
"Si elle accouche, amenez-moi l'enfant."
Une fois, elle l'accompgnait dans un voyage et le Prophète صلى الله عليه وسلم avait l'habitude, à son retour à Médine, de ne pas y entrer en pleine nuit. Quand ils arrivèrent à proximité de Médine, Oum Soulaym commença le travail d'accouchement. Abou Talha alla s'occuper d'elle tandis que le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم poursuivait son voyage.
Abou Talha dit : "Ô Maître, tu sais qu'il me plaît de sortir avec ton Prophète et de rentrer avec lui. Mais voilà que je me trouve retenu par ce que Tu vois..".
Oum Soulaym lui dit : "Abou Talha, je ne sens plus ce que je sentais".
Le couple reprit son voyage et la femme ne recommença son travail d'accouchement qu'après leur arrivée à Médine. Elle eut un garçon et dit à son fils Anas : "Anas, je ne l'allaiterai que quand tu l'aurais montré au Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم et elle lui remit des dattes avec le bébé".
Anas dit : "Le bébé pleura toute la nuit et je m'en occupais jusqu'au matin. Puis je le portai au Messager d'Allah que je trouvai vêtu d'un manteau et entrain de marquer des chameaux et des moutons (il s'agissait du marquage des chameaux issus de la zakat pour éviter leur perte). Quand il regarda le bébé, il dit :- "Est-ce que la fille de Malhane a accouché ?"
- "Oui" Lui dit Anas.
- "Attends que je sois entièrement à vous." Et puis il jeta ce qu'il avait en main, saisit le bébé et dit : "Est-ce qu'il est venu avec quelque chose ?"
- "Oui, des dattes" Lui dirent-ils.
Et puis, le Prophète صلى الله عليه وسلم prit quelques dattes, les mit dans sa bouche pour les mouiller avec sa salive. Puis il ouvrit la bouche du bébé, y introduisit les dattes et les fit passer à la partie supérieure de la bouche Le bébé se mit à lécher les dattes et les sucer. Ainsi la première nourriture reçue par l'estomac de ce bébé fut mélangée avec la salive du Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم
Celui-ci dit : "Voyez comment les Ansars aiment les dattes !"
Anas dit : je lui dit : Ô Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم donne-lui un nom.
Il massa son visage et l'appela 'Abdoullah. Aucun jeune des Ansars n'était meilleur que lui. Il eut beaucoup de descendants et subit le martyr pendant la conquête de la Perse par les Musulmans. Ceci fait partie des effets de la prière bénie du Prophète صلى الله عليه وسلم."
(Al-Boukhari, Mouslim, Ahmad, at-Tayalissi)
 
Publié par el-ilm.net

"دخلت الجنة فسمعت خشفة بين يدي فقلت: ما هذه الخشفة؟ فقيل: الغميصاء بنت ملحان"
صحيح "حم م ن" عن أنس مختصر مسلم 1678، الصحيحة 1405

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Notre croyance vis-à-vis des compagnons (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Notre croyance vis-à-vis des compagnons (audio)

Cette belle série audio de notre frère AbdelMalik explique ce qu`est  la croyance des gens de la sunnah vis-à-vis des compagnons du Prophète, salallahou `alayhi wa salam, qu'Allah les agrée tous.

En ces jours où des sectes égarées comme les chiites n'ont plus honte de dénigrer, haut et fort, une grande partie des compagnons du Prophète,salallahou `alayhi wa salam, il est de notre devoir d'éclaircir le musulman sincère comment doit-il se comporter envers les meilleures personnes que cette terre a portées après les prophètes.

Cette série tirée du livre "les repères de la sunna" a le mérite de poser les bonnes questions à ce sujet et surtout d'y répondre efficacement en s'appuyant sur des preuves irréfutables du Coran, de la sunna et des dires de nos pieux savants.

Parce qu'Allah et son Prophète les ont aimés, il est de notre devoir de montrer leurs mérites, de les aimer à notre tour et de repousser tout mal les visant.

Qu'Allah fasse qu'on soit ressuscités avec eux le jour dernier...

 

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Notre croyance vis-à-vis des compagnons (04 cours)

 

 Cours n°1 : Notre croyance vis-à-vis des compagnons  (49 min : 34)

 Cours n°2 : Notre croyance vis-à-vis des compagnons  (44 min : 00)

 Cours n°3 : Notre croyance vis-à-vis des compagnons  (37 min : 38)

 Cours n°4 : Notre croyance vis-à-vis des compagnons  (54 min : 06)

 

Sujet du cours : Explication par Abou Adam Abdelmalik Al-Fransi. 

Source : Le livre du Sheikh Hafidh Al-Hakamy - rahimahou Allah - intitulé "les repères de la Sounnah" 

 

Cheikh Ibn Ahmad Al-Hakamy - الشيخ بن أحمد الحكمي

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الإصابة‏ في تمييز الصحابة (dossier en arabe)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

الإصابة‏ في تمييز الصحابة (dossier en arabe)

Auteur :

 

الإمام الحافظ أحمد بن علي بن حجر العسقلاني

Chihab a-dine Ahmed ibn 'Ali al-'Asqalaniyi connu sous le surnom de Ibn Hajar.

Né en 773 et mort en 852 de l'hégire

Catégorie : Histoire - biographie

Sujet :

 

Ouvrage dont le but est de rassembler tous les noms des compagnons (1) suivis d`une brève biographie (son affiliation, ses illustres élèves, quelques informations comme les batailles auxquelles il a participées, les événements importants de sa vie) pour la plupart d'entre eux et de les différencier de ceux qui n`en font pas partie (2).
 
Méthode :
 
-L'auteur commence par citer les compagnons connus par leurs noms puis ceux connus par leur surnom (kouniya) puis les femmes connues par leurs noms puis celles connues par leur surnom.

- Le livre est ordonné suivant quatre catégories :
 
  • Les compagnons qui ont été connu comme tel par le biais de diverse transmission (riwayat), qu`elle soit authentique, acceptable ou faible.

  • Les enfants qui sont nés des compagnons durant la vie du prophète, prière et salut d'Allah sur lui, puis qui sont décédés alors qu`ils avaient atteint l'âge de discerner.

  • Ceux qui se sont convertis que se soit durant le vivant du prophète, prière et salut d'Allah sur lui, ou après, mais dont rien n'a attesté qu'ils l'ont rencontré ou vu. Ceux-là ne sont pas considérés comme compagnons et cela suivant le consensus des gens du hadith.

  • Ceux qui ont été cités comme étant des compagnons dans différents livres mais qui, après études, ne font pas partie d'eux et donc ont été classés parmi eux par erreur.
     


-En préliminaire, l'auteur a rédigé trois chapitres qui sont :

 

  • La définition d'un compagnon.

  • Les méthodes d'authentification d`un compagnon.

  • La mise en évidence du statut des compagnons qui reposent sur la fiabilité totale.


(1) Le nombre de biographie dans ce livre est de 12296 (suivant l'édition al-Badjawoui du Caire) ce qui représente uniquement le dixième des compagnons, pour preuve cette parole de Abou Zou`a a-Razi : " Le prophète, paix et bénédictions d'Allah sur lui, est mort et ceux qui l'ont vu et l 'ont entendu parmi les hommes et femmes dépassaient les cent milles, tous ont rapporté de lui directement ou indirectement" (a-taqyid wa al-idah P-263) .
(2) L'auteur a rédigé cet ouvrage durant une trentaine d'années

Publié par 3ilmchar3i.net

 

 Imam Ibn Hadjar al-’Asqalânî - الإمام ابن حجر العسقلاني

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Les compagnons ayant rapporté le plus de hadith

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Les compagnons ayant rapporté le plus de hadith

Nom du compagnon

Nombre de ahâdith rapportés de lui

Abou Hourayra (رضي الله عنه)

5374

'Abdoullâh Ibn 'Omar (رضي الله عنهما)

2630

Anas Ibn Mâlik (رضي الله عنه)

2286

'Aïcha (رضي الله عنها)

2210

Jâbir (رضي الله عنه)

1540

Abou Sa'îd Al-Khoudri (رضي الله عنه)

1170

'Abdoullâh Ibn 'Abbas (رضي الله عنهما)

1160

Oum Salama (رضي الله عنها)

378

Abou Moûsa (رضي الله عنه)

360

Souhayb Ar-Roûmi (رضي الله عنه)

307

Al-Barâ Ibn 'Azab (رضي الله عنه)

305

Abou Dharr (رضي الله عنه)

281

Sa'd Ibn Abi Waqqâs (رضي الله عنه)

270

'Imrân Ibn Housayn (رضي الله عنه)

180

Oubay Ibn Ka'b (رضي الله عنه)

164

Mou'âdh (رضي الله عنه)

157

Abou Ayyoûb (رضي الله عنه)

155

'Othmân (رضي الله عنه)

146

Abou Bakr (رضي الله عنه)

142

Al-Moughîra Ibn Chou'ba (رضي الله عنه)

136

Mou'âwiya (رضي الله عنه)

130

Ousâma Ibn Zayd (رضي الله عنهما)

128

An-Nou'mân Ibn Bachîr (رضي الله عنه)

114

Samoura Ibn Joundoub (رضي الله عنه)

100

 

Publié par mouslim.over-blog.org

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Les compagnons du Prophète صلى الله عليه وسلم aimaient la saison d'hiver

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Les compagnons du Prophète صلى الله عليه وسلم aimaient la saison d'hiver
Hassan Al Basri a dit : 
 
نعم زمان المؤمن الشتاء، ليله طويل يقومه، ونهاره قصير يصومه
 
"Quelle bonne saison pour le croyant que l'hiver.
Ses nuits sont longues, il prie [durant celles-ci] et ses journées sont courtes, il jeûne [durant celles-ci]".
Latâ-if al-Maʿârif, p. 326 
 
● Quand l'hiver venait, 'Ubeyd ibn 'Umayr disait : 
 
إذا جاء الشتاء يا أهل القرآن قد طال الليل لصلاتكم ، وقصر النهار لصيامكم
 
"Ô gens du Coran, vos nuits se sont allongées pour vos lectures, lisez donc.
Vos journées se sont raccourcies pour votre jeûne, jeûnez donc." 
حلية الأولياء - ص: 268
 
Yahya ibn Mouhaadh a dit : 
 
الليل طويل فلا تقصره بمنامك، والنهار نقي فلا تدنسه بآثامك
 
"Les nuits sont longues, ne les raccourcis pas par ton sommeil.
L'islam est pur, ne l'entache pas par la souillure de tes pêchés." 
Sifah As-Safwah - 4/94

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La croyance des ahl sounna au sujet des compagnons

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La croyance des ahl sounna au sujet des compagnons
Les mérites des Sahabas, la croyance nécessaire à leur sujet et l’attitude des Ahl-Sunna Wal Jamâ’a sur ce qui s’est passé entre eux.
 
La signification du terme Sahabah et la croyance nécessaire à leur sujet

Sahâbah (Compagnons) est le pluriel du mot Sahâbî, qui signifie une personne qui a rencontré le Prophète (صلى الله عليه وسلم), a cru en lui, et est mort croyant.

Il est nécessaire de croire que les  Sahâbas sont les meilleures personnes de la communauté musulmane, et la meilleure des générations, car ils sont les premiers à avoir accepté l’Islam et parce qu’ils ont eu l’honneur d’accompagner le Prophète (صلى الله عليه وسلم), en participant au Djihad à ses côtés, et en transmettant sa Shari’a à ceux qui les ont succédés.

Allah, Exalté soit Il, les a comblés d’éloges dans des versets explicites de Son Livre.

Allah, Exalté soit Il, a dit (traduction rapprochée) :

"Les tout premiers ( croyants ) parmi les Emigrés et les Auxiliaires et ceux qui les ont suivis dans un beau comportement, Allah les agrée, et ils L’agréent. Il a préparé pour eux des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, et ils y demeureront éternellement. Voilà l’énorme succès ! " [1]

Et Il a dit 
(traduction rapprochée) :

« Muhammad est le Messager d’Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux ; Tu les vois inclinés, prosternés, recherchant d’Allah grâce et agrément. Leurs visages sont marqués par la trace laissée par la prosternation. Telle est leur image dans la Thora. Et l’image que l’on donne d’eux dans l’Evangile est celle d’une semence qui sort sa pousse, puis se raffermit, s’épaissit, et ensuite se dresse sur sa tige, à l’émerveillement des semeurs. (Allah) par eux ( les croyants) remplit de dépit les mécréants. Allah promet à ceux d’entre eux qui croient et font les bonnes œuvres, un pardon et une énorme récompense." [2]

Et Il a dit 
(traduction rapprochée) :

"( Le butin appartient aussi ) aux émigré besogneux qui ont été expulsés de leurs demeures et de leurs biens ( de La Mecque), tandis qu’ils recherchaient une grâce et un agrément d’Allah, et qu’ils portaient secours à ( la cause d’ ) Allah et à Son Messager. Ceux-là sont les véridiques. Il ( appartient également) à ceux qui, avant eux, se sont installés dans le pays ( Médine) et dans le foi, qui aiment ceux qui émigrent vers eux, et ne ressentent dans leurs cœurs aucune envie pour ce que ( ces émigrés) ont reçu, et qui ( les) préfèrent à eux-mêmes, même s’il y a pénurie chez eux. Quiconque se prémunit contre sa propre avarice, ceux-là sont ceux qui réussissent." [3]

Dans les versets ci-dessus, Allah, Exalté soi Il, loue les  Muhâjirîn (Les Emigrés de La Mecque) et les Ansâr ( Auxiliaires, habitants de Médine).

Il les décrit comme des gens se précipitant à accomplir de bonnes actions, certifiant qu’Il est satisfait d’eux, et qu’Il leur prépare des jardins paradisiaques.

Il les décrit comme étant cléments entre eux et durs envers les mécréants.

Il les décrit aussi comme des gens qui s’inclinent et se prosternent souvent, ayant des cœurs d’une grande pureté.

Ils sont reconnaissables par les signes d’obéissance et de foi.

Les versets ci-dessus nous renseignent aussi sur le fait qu’Allah les a choisis pour accompagner Son Prophète ( صلى الله عليه وسلم) afin d’enrager ses ennemis, les mécréants.

Allah a aussi décrit les  Muhajirîn comme des personnes ayant quitté leurs demeures et propriétés pour la cause d’Allah et pour le soutien de Sa religion, recherchant Sa miséricorde et Satisfaction, et comme des personnes véridiques et sincères dans leurs actes.

D’autre part, Allah décrit les  Ansâr comme habitants de la ville de la Hijrah (Hégire, exode de la Mecque vers Médine), et comme des personnes alliées de la vérité et de la foi sincère.

Il les a caractérisés par leur amour porté à leurs frères émigrants, en les préférant à eux mêmes, en leur fournissant ce dont ils avaient besoin, et comme étant purs de toute avarice... et c’est ainsi qu’ils ont atteint le succès.

Voilà donc quelques-uns de leurs mérites généraux, bien qu’il existe aussi des mérites particuliers inhérents à chaque compagnon, chacun d’eux occupant une place différente des autres.

Qu’Allah les agrée et ce en fonction de leur ancienneté dans l’Islam, dans le Djihad et la  Hijrah.

Et les meilleurs des  Sahâbas sont les quatre Califes : Abû Bakr‘Umar‘Uthmân et ‘Ali, suivi par le reste des dix qui ont reçu la promesse du paradis, qui sont : Talha Ibn ‘UbaydAllah, Zoubayr Ibn Al-‘Awwam‘Abder-Rahman Ibn ‘AwfAbou ‘Ubaydah Ibn Al-JarrahSa’d Ibn Abi WaqqasSa’id Ibn Zayd.

Et les  Muhâjirins sont supérieurs aux Ansârs, puis viennent ceux qui ont combattu à Badr, ensuite ceux qui étaient présents lors du serment d’allégeance d’Ar-Ridwan.

Et en général, ceux qui ont accepté l’Islam avant la conquête de la Mecque et ont participé au Jihad avec le Prophète (صلى الله عليه وسلم) sont supérieurs à ceux qui l’ont accepté plus tard.
 

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Les causes des troubles

 

Les juifs ont comploté contre l’Islam et les musulmans, par le biais d’un homme abominable et maléfique, dont le nom était ‘Abdallah Ibn Saba’, un juif du Yémen, qui prétendait - par mensonge et fausseté - être musulman. Il commença à insuffler haine et poisons contre le troisième Calife bien guidé, ‘Uthman Ibn ‘Affan ([ra]).

Des accusations fabriquées de toutes pièces furent dirigées à l’encontre du Calife.

Des gens ignorantes et bornées, possédant une foi très faible, et aimant les troubles, se sont ralliées au juif, ce qui a abouti à l’assassinat injuste du calife  ‘Uthman Ibn ‘Affan , qu’Allah l’agrée.

Suite à cela, la désunion et les disputes ont émergé chez les musulmans, discorde initiée et nourrie par ce Juif et ses adeptes, qui aboutirent aux luttes entre les  Sahabas par effort d’interprétation (Idjtihâd).
 
Le commentateur de "At-Tahawiyia" ( Ibn Abil ‘Izz Al-Hanafi ) a dit : " Le concept de Rafdh (ou rejet) a été inventé par un hypocrite hérétique qui voulait détruire l’Islam et porter atteinte au Messager (صلى الله عليه وسلم), comme l’ont affirmé les savants. 

‘Abdallah Ibn Saba’, en prétendant adhérer à l’Islam, recherchait par ce moyen à abimer l’Islam à travers ses stratagèmes et sa traîtrîse, comme l’a fait Paul à l’égard du Christianisme.

Il manifestait une fausse piété, prétendait encourager le bien et interdire le mal, jusqu’à créer les troubles qui aboutirent à l’assassinat de  ’Uthman. Lorsqu’il se rendit à Koufa‘Abdallah Ibn Saba’ promu des croyances déifiant ‘Ali, et recruta des partisans pour accomplir son but précité. Lorsque ‘Ali entendit cela, il ordonna que ’Abdallah ibn Saba’ soit exécuté, mais celui-ci s’enfuit vers Qarqis.

Et ces détails sont connus dans les livres d’histoires."

Shaykh Al-Islam Ibn Taymiyah, a dit :

"Lorsque ‘Uthman, qu’Allah l’agrée, a été assassiné, il y a eu une fissure dans la communauté, et les musulmans ont souffert de grands maux et soucis ; les mauvaises gens prévalaient et les pieux ne dominaient pas. Ceux qui par le passé étaient dans l’incapacité de faire du mal, ont profité des troubles, alors que ceux qui désiraient le bien et la réforme ont été dépassés par les événements.

Les gens ont prêté serment d’allégeance au Chef des Croyants (Amîr Al Mu’minîn), ‘Ali Ibn Abî Tâlib, qui était celui qui le méritait le plus et le meilleur des Sahâbas restants. Cependant, les coeurs étaient désunis et le feu de la discorde était toujours ardent. C’est pourquoi, l’unité fut difficile a établir, et la solidarité disparut.

Par conséquent, Le Calife et les autres éminences de la communauté ne purent accomplir tout le bien qu’ils voulaient. Divers groupes de gens entrèrent alors dans la divergence et la discorde, et il se produisit ce qui arriva" 
 [4]

Shaykh Al-Islam Ibn Taymiya a clarifié les excuses des deux parties belligérantes, qui se sont combattues dans la lutte confrontant ‘Ali et Mou’awiya disant :

" Et Mu’âwiyah n’a manifesté aucune ambition pour le califat, et personne ne lui avait prêté serment d’allégeance comme Calife lorsqu’il combattit ‘Ali. D’ailleurs il ne combattait pas pour devenir Calife, ou parce qu’il pensait le mériter. Et c’est ce que Mu’âwiyah affirmait lorsqu’on l’interrogeait à ce sujet. De même, Mu’âwiyah et ses partisans n’ont jamais pensé à initier le combat contre ’Ali et ses alliés ou à le rabaisser. Cependant, étant donné que ’Ali (qu’Allah l’agrée) - ainsi que ses alliés - pensaient qu’il était nécessaire pour Mu’âwiyah et ses adeptes d’obéir (à ’Ali) et lui prêter serment d’allégeance - car il ne peut exister qu’un seul Calife pour les musulmans - ; et compte tenu du fait que ces derniers étaient rebelles à son autorité, refusaient de lui obéir et représentaient une certaine force militaire, ’Ali décida de les combattre afin qu’ils se soumettent, et que l’obéissance et l’entente règnent.

Quant à 
Mu’âwiyah et ses alliés, ils affirmaient : "Cette obéissance ne nous est pas obligatoire, et si on nous combat pour cette raison ce serait nous faire injustice. En effet,’Uthmân a été tué injustement - chose sur laquelle tous les musulmans sont d’accord - ; or les assassins de ce dernier - nombreux et armés - se sont infiltrés dans les rangs de l’armée de ’Ali, et par conséquent, si nous refusons le combat, ces assassins s’attaqueraient à nous et nous oppresseraient. De plus, ’Ali ne pourrait les en empêcher, de la même façon qu’il n’a pu empêcher l’assassinat de ’Uthmân. C’est pourquoi nous ne prêterons allégeance qu’à un Calife capable d’être juste avec nous."

Et l’attitude des  Ahl Sunnah Wal Djamâ’ah concernant cette dispute et les troubles qui ont conduit aux luttes entre les Sahabas peut être résumée en deux points principaux :

Premièrement : ils s’abstiennent de discuter ou de rentrer dans les détails des troubles et disputes qui se sont déroulés entre Sahabas, car c’est la voie la plus sure concernant ce sujet, et les Ahl Sunnah Wal Djamâ’ah disent (traduction rapprochée) : 

"« Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la foi ; et ne mets dans nos coeurs aucune rancoeur pour ceux qui ont cru. Seigneur, Tu es Compatissant et Très Miséricordieux »" Sourate 59 : Al-Hasr (L’EXODE) ; V 10]]

Deuxièmement : ils répondent à toutes les traditions qui énumèrent leurs erreurs et cela pour plusieurs raisons :

La première raison : certaines de ces traditions sont forgées contre les Sahabas par leurs ennemis et ce afin de nuire à leur réputation.

La deuxième raison : certaines de ces traditions ont subi retraits et ajouts et le sens en a été altéré, et par conséquent le mensonge s’y est introduit. En d’autres termes, elles ont subi des distorsions et ne doivent pas être prises en considération.

La troisième raison : Les traditions authentiques à ce sujet sont peu nombreuses, et - dans tous les cas - les Sahabas sont excusés à ce sujet, car ils sont soit desMujtahidûns ( i.e. ils ont fait un effort d’interprétation) qui ont atteint la vérité, soit desMujtahidûns qui ont manqué au bon jugement.

Dans les deux cas, ils seront récompensés, d’après le Hadith du Messager d’Allah ( صلى الله عليه وسلم) : 

« Si un juge fait un effort et atteint le bon jugement, il aura deux récompenses, et si il fait un effort et manque le bon verdict, il aura une bonne récompense. » [5]

La quatrième raison : les Compagnons sont des êtres humains capables de commettre des erreurs, car ils ne sont pas infaillibles en tant qu’individus, et pour les choses qu’ils ont pu commettre, ils bénéficient de nombreuses causes d’expiation, dont : 

 
  • 1) Ils se sont repentis, et le repentir efface tous les péchés, quels qu’ils soient, conformément aux preuves claires.
 
  • 2) Leurs passés glorieux et leurs mérites engendrent le pardon d’Allah concernant leurs erreurs - si erreur il y a - car Allah, L’Exalté, a dit : 

    « Les bonnes œuvres dissipent les mauvaises. » [6]
 
  • 3) Leurs bonnes actions sont bien plus multipliées que celles des autres musulmans, et personne ne les égalera jamais en excellence et mérites.

    Car il a authentiquement été rapporté du Prophète ( صلى الله عليه وسلم) qu’il les a décrits comme étant la meilleure génération de musulmans, et que la valeur d’une poignée de nourriture donnée en aumône par l’un d’eux est plus grande encore que l’équivalent en or du mont Uhud donné en aumône par un autre musulman.

    Qu’Allah les agrée et les comble de satisfaction.

Shaykh Al-Islam Ibn Taymiyah (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit :

Les Ahl Sunnah Wal Djamâ’ah et les Imams de l’Islam ne croient pas en l’infaillibilité desSahabas, ni en celle de la famille du Prophète (صلى الله عليه وسلم), ni des premiers musulmans, ni de quelqu’un d’autre.

Ils affirment plutôt qu’il est possible qu’ils aient commis des pêchés, et Allah, L’Exalté, leur pardonne leurs péchés par leur repentir et élève leur rang, et Il pardonne aussi leurs pêchés pour leurs actions méritoires , ou pour tout autre raison semblable.


Allah le Très Haut a dit (traduction rapprochée) :

« Tandis que celui qui vient avec la vérité et celui qui la confirme, ceux-là sont les pieux. Ils auront tout ce qu’ils désireront auprès de leur Seigneur ; voilà la récompense des bienfaisants, afin qu’Allah leur efface les pires de leurs actions et les récompense selon ce qu’ils auront fait de meilleur » [7]

Et Il a dit - Elevé soit Il - (traduction rapprochée) :

« ...Puis quand il atteint ses pleines forces et atteint quarante ans, il dit : « O Seigneur ! Inspire-moi pour que je rende grâce au bienfait dont Tu m’as comblé ainsi qu’à mes père et mère, et pour que je fasse une bonne action que Tu agrées. Et fais que ma postérité soit de moralité saine. Auprès de Toi je me repens et je suis du nombre des soumis ( musulmans). Ce sont ceux-là dont Nous acceptons le meilleur de ce qu’ils œuvrent et passons sur leurs méfaits, ( ils seront ) parmi les gens du Paradis, selon la promesse véridique qui leur était faite. » [8] [9]

Les ennemis d’Allah utilisent les événements qui se sont produits entre les  Sahabas au moment des troubles, disputes et combats comme moyen pour les dénigrer et ternir leur honneur.

Or, certains écrivains contemporains - qui parlent de choses dont ils n’ont aucune connaissance - ont suivi ce stratagème maléfique consistant à critiquer les  Sahabas du Prophète (صلى الله عليه وسلم).

Ils se sont établis comme arbitres pour juger les  Sahabas du Messager d’Allah, classant certains d’entre eux comme ayant raison et d’autres tort, sans aucune preuve si ce n’est l’ignorance et le suivi des passions.

Ils ont répété les allégations des orientalistes haineux et de leurs adeptes au point de semer le doute dans la jeunesse musulmane possèdant une connaissance superficielle de l’histoire glorieuse de leur communauté, et de leurs pieux prédécesseurs, qui sont les meilleures générations.

Par ce moyen, ils cherchent à dénigrer l’Islam, à semer la discorde parmi les musulmans, et à planter les racines de la haine dans les cœurs des générations contemporaines à l’encontre des premières générations, alors qu’ils devraient suivre leurs pieux prédécesseurs en appliquant le verset 
(traduction rapprochée) :

" Et ( il appartient également) à ceux qui sont venus après eux de dire : « Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la foi ; et ne mets dans nos cœurs aucune rancœur pour ceux qui ont cru. Seigneur, Tu es Compatissant et Très Miséricordieux. » " [10]
 
tadj
 
De l’interdiction d’insulter les Compagnons

La pureté de coeur et de langue à l’égard des Compagnons du Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) est un des fondements des Ahl Sounna Wal Djamâ’ah, car Allah - le Très Haut - les a décrits ainsi dans Sa Parole (traduction rapprochée) :

"Et [il appartient également] à ceux qui sont venus après eux en disant : "Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la foi ; et ne mets dans nos coeurs aucune rancoeur pour ceux qui ont cru. Seigneur, Tu es Compatissant et Très Miséricordieux." [11]

Ainsi que par obéissance au Prophète ( صلى الله عليه وسلم) qui a dit : 

"N’insultez pas mes Compagnons ! Car je jure par Celui qui détient mon âme entre Ses Mains, si l’un d’entre vous donnait en aumône l’équivalent en or de la montagne de Uhud, cela n’équivaudrait pas à une poignée - ou une demi-poignée - donnée en aumône par l’un d’eux"  [12].

Et les Ahl Sounna wal Djamâ’ah se désolidarisent de la voie des  Râfidah (Chiites Imâmites) et des Khawâridjs qui insultent les Compagnons (qu’Allah les agrée), les détestent et nient leurs mérites tout en considérant comme apostats la majorité d’entre eux.

De même les  Ahl Sounna acceptent ce qui émane du Coran et de la Sounna au sujet de leurs mérites et croient au fait qu’ils sont la meilleure des générations comme l’a dit le Prophète (صلى الله عليه وسلم) : 

"Les meilleurs d’entre vous sont ma génération"
[Bukhârî et Muslim].

Et lorsque le Prophète ( صلى الله عليه وسلم) mentionna la division de sa communauté en 73 sectes dont une seule sera sauvée de l’Enfer, on le questionna au sujet de cette dernière et il répondit : 

"Ce sont ceux qui sont sur ma voie et celle de mes Compagnons" [13].

Abû Zar’ah - un des plus grands maîtres de l’Imâm Muslim - a dit :

"Si tu vois une personne dénigrer un des Compagnons du Prophète (صلى الله عليه وسلم), sache que c’est un hérétique (Zindîq), car le Coran est vérité, et le Messager est Vérité, et ce avec quoi il est venu est vérité.

Et ce sont les Compagnons qui nous ont transmis tout cela.

Quiconque donc les dénigre cherche à annuler la légtimité du Coran et de la Sounna. Cette personne est donc plus en droit d’être dénigrée, et elle est plus à même d’être considérée comme hérétique et égarée."


Le grand savant  Ibn Hamdân a dit dans Nihâyat-ul-Mubtadi’în :

"Quiconque insulte les Compagnons en considérant qu’il est permis de le faire est un mécréant.S’il ne considère pas cela permis, c’est un pervers."

Il a d’ailleurs aussi rapporté de lui qu’il considérait mécréante toute personne insultant les Compagnons (qu’elle considère cela permis ou non).

Et quiconque traite les Compagnons de pervers, doute de leur piété ou les excommunie est un mécréant.  [14].

 
tadj
 
De l’interdiction d’insulter les Imâms de la guidée parmi les savants de cette communauté

Les Imâms de la guidée parmi les Tâbi’îns et leurs successeurs durant les premières générations bénies ainsi que ceux qui les ont suivis en prenant comme exemple les Compagnons avec perfection succèdent à ces derniers en mérite, honneur et degré, comme l’a dit Allah le Très Haut (traduction rapprochée) : 

" Les tout premiers [croyants] parmi les Emigrés et les Auxiliaires et ceux qui les ont suivis dans un beau comportement, Allah les agrée, et ils l’agréent." [15]. 
 
Il n’est donc pas permis de les rabaisser ou des le insulter, car ce sont les repères de la guidée. Allah le Très Haut a dit (traduction rapprochée) :

"Et quiconque fait scission d’avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors Nous le laisserons comme il s’est détourné, et le brûlerons dans l’Enfer. Et quelle mauvaise destination !" [16]

Le commentateur du Crédo de l’Imâm Tahawî (Ibn Abi-l-’Izz Al-Hanafî) a dit : 

"Il est donc nécessaire pour tout musulman - après avoir pris Allah et Son Messager comme alliés - d’adopter les croyants en tant qu’alliés, comme l’a cité le Coran.

Et en particulier les héritiers des Prophètes, qu’Allah a élevé au niveau des étoiles par le moyen desquelles on trouve son chemin dans l’obscurité de la terre ou dans la pénombre de la mer.

En outre, il y a consensus de la part des musulmans concernant leur guidée et leur compréhension.

En effet, ce sont les successeurs du Prophète dans sa communauté, et les revivificateurs de ce qui s’est éteint de sa Sounna.

C’est par eux que le Coran s’éleva et par lui qu’ils s’élevèrent.

Et chacun d’entre eux est d’accord d’une façon certaine qu’il est obligatoire de suivre le Prophète (
صلى الله عليه وسلم).

Cependant, s’il s’avère que l’opinion de l’un d’entre eux soit en désaccord avec un hadith authentique, ce savant a donc nécessairement une excuse valable concernant le délaissement de ce hadith."


Et ces excuses sont de trois sortes :

Ce savant ne croit pas au fait que le Prophète ( صلى الله عليه وسلم) ait dit ce hadith

 
  • Il pense que ce hadith n’a rien à voir avec le problème posé
  • Il pense que ce hadith a été abrogé

Ils ont plus de mérites que nous, nous leur devons beaucoup et ils nous ont précédés dans le bien, la transmission du message du Prophète (صلى الله عليه وسلم) et l’explication de ce qui en était ambigu.

Qu’Allah les agrée et les satisfasse (traduction rapprochée) :

"Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la foi ; et ne mets dans nos coeurs aucune rancoeur pour ceux qui ont cru. Seigneur, Tu es Compatissant et Très Miséricordieux" [17].

Et le fait de rabaisser l’honneur des savants en raison d’une erreur d’ Idjtihâd (effort d’interprétation) de leur part fait partie de la voie des innovateurs, et c’est une planification des ennemis de la communauté afin de remettre en cause l’Islam, de semer la discorde dans les rangs de la communauté, d’éloigner les musulmans contemporains de leurs prédecesseurs et de provoquer la scission entre la jeunesse musulmane et les savants comme c’est le cas aujourd’hui.

Que prennent garde donc les étudiants débutants qui se permettent de rabaisser le rang des juristes et de la jurisprudence islamique, délaissant son étude et refusant de tirer profit de la vérité et de la justesse qui s’y trouvent.

Qu’ils soient donc fiers de leur jurisprudence et qu’ils respectent leurs savants, sans être dupes des prétentions égarées et fausses.

Et c’est d’Allah que provient l’aide.
 
[1] Sourate 9 At-tawbah (Le désaveu ou Le repentir ; V.100
[2] Sourate 48 Al-Fath (la Victoire éclatante) ; V.29
[3] Sourate 59 : Al-Hasr (L’EXODE) ; v 8-9
[4] Majmû’ El Fatâwâ » vol 25 p 304-305
[5] Rapporté par Bukhari et Muslim d’après ’Amru ibn El ’Âs
[6] Sourate 11 : HOUD ; v 114
[7] Sourate 39 : AZ-ZUMAR (LES GROUPES) ; v 33-35
[8] Sourate 46 : AL-AHQAF ; v 15-16
[9] Voir Madjmû’ Al Fatâwâs 35/69
[10] Sourate 59 : Al-Hasr (L’EXODE); v 10
[11] Sourate 59 : Al-Hasr (L’EXODE) ; v.10
[12] Rapporté par Bukhârî et Muslim
[13] Rapporté par l’Imâm Ahmad et d’autres
[14] Sharh ’Aqîdat As-Safârînî (2/388-389)
[15] Sourate 9 : AT-TAWBAH (LE DÉSAVEU ou LE REPENTIR) ; v.100
[16] Sourate 4 : AN-NISA’ (LES FEMMES) ; v.115
[17] Sourate 59 : Al-Hasr (L’EXODE) ; V 10
 
Source : Kitâb At-Tawhîd
Publié par sounna.com
 
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Les anciens sont meilleurs que les contemporains

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les anciens sont meilleurs que les contemporains

Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : 
 

« Les meilleurs des gens sont ceux de ma génération, ensuite ceux qui les suivent et ceux encore qui suivent ces derniers.

Puis il viendra un temps ou des gens attesteront (en témoins) avant qu'on leur demande de le faire. » [1]
 
L'éminent savant SHeikh Sâlih al-Fawzân (qu'Allâh le préserve) a expliqué que les meilleurs de cette communauté sont les compagnons du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam).
 
Bien plus encore, ils sont les meilleurs des gens de manière générale.
 
Et dans ce hadîth, nous avons ce qui permet de rejeter ceux qui diminuent le rang des compagnons, ou les commandements provenant d'eux, ou ceux encore qui les méprisent de quelque façon que ce soit.
 
Car les compagnons du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) sont la meilleure des générations.
 
Nous avons dans ce hadîth la preuve du bienfait des trois premières générations : la génération des compagnons, ceux qui les ont succédés et ceux qui ont succédé à ceux-là.


Car dans ces générations, on y trouve plus de science et de savants.
 

On trouve bien plus de savants dans ces générations comme les quatre imâms et d'autres encore, tous présents dans ces générations bénites, à qui Allâh a accordé des traces persistantes et une empreinte de véracité dans cette communauté.
 
Dans ces trois premières générations bénites, nous trouvons beaucoup de science et peu d'innovation. 
 
Et de ce qui était présent en innovation chez eux à leur époque, ils la condamnèrent sévèrement.

Bien plus encore, ils combattaient les prêcheurs de l'innovation et de l'égarement.

A la différence de ceux qui sont venus après eux, qui ne condamnaient que très peu les innovations.

Ceux qui sont venus plus tard après eux ont beaucoup plus d'innovations à leur époque qu'ils ne blâment que très peu, à la différence des générations bénites.

Les gens de l'innovation sont obscurs, discrets, et ils ne laissent pas apparaître leur mal.
 
Dans ce hadîth, nous avons notamment le bienfait des anciens sur les contemporains.

Et chez les anciens, nous avons les meilleures générations, et ils sont considérés comme meilleurs que les contemporains, que ce soit dans la science, les actions, leur voie, leur comportement.

Ceci nous permet de rejeter la parole de ceux qui disent : « La voie des anciens mérite le respect. Mais la voie des contemporains est plus savante et connaisseuse des règles. » 

Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a fait l'éloge des anciens et a méprisé ceux qui venaient après eux (dans le hadîth).

Et certes, le salut (la réussite) pour ceux qui viennent après est dans le suivi du Prophète par leur biais et leur exemple dans la pratique.

Il n'y a pas de salut dans les contemporains si ce n'est pour ceux qui suivent la voie des anciens et empruntent leur méthodologie.

Et celui qui diverge de leur voie ira à sa perte. Car (comme Ibn Taymiyyah l'a dit) : La voie des anciens est plus savante, connaisseuse des règles et respectable. [2]
 
[1] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim
[2] Kitâb « I'ânat ul-Moustafîd bi-Charh Kitâb it-Tawhîd » du SHeikh Sâlih al-Fawzân, 2/384

 

copié de manhajulhaqq.com
 
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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