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Les maris qui désertent leurs épouses et leurs enfants les laissant sans dépenses ni prise en charge

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Les maris qui désertent leurs épouses et leurs enfants les laissant sans dépenses ni prise en charge

La question :

 

Quel est le jugement concernant les maris qui désertent leurs épouses et leurs enfants et les laissent sans dépenses ni prise en charge ?

 

Sachant que cette situation pourrait durer plusieurs années.

 

Et quel est le jugement concernant les maris qui laissent leurs épouses en suspens (ni divorcées ni mariées) et cela dure quelquefois jusqu’à la mort de l’un des conjoints.

 

La réponse :

 

Louange à Allâh, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu'Allâh عزّ وجلّ a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.

Ceci dit :

 

Les oulémas sont d’accord qu’il est obligatoire aux époux de pourvoir aux dépenses de leurs épouses si elles sont majeures sauf celles qui leur désobéissent, conformément au verset où Allâh تعالى dit :


وَعَلَى الْمَوْلُودِ لَهُ رِزْقُهُنَّ وَكِسْوَتُهُنَّ بِالْمَعْرُوفِ- البقرة : 233

Traduction du sens du verset :
 
﴾Le père de l'enfant est tenu de pourvoir à la nourriture et à l’habillement de la mère d’une manière convenable﴿ [El-Baqara (La Vache) : 233].
 

Allâh عزّ وجلّ dit également: 
 

أَسْكِنُوهُنَّ مِنْ حَيْثُ سَكَنْتُمْ مِنْ وُجْدِكُمْ وَلَا تُضَارُّوهُنَّ لِتُضَيِّقُوا عَلَيْهِنَّ وَإِنْ كُنَّ أُولاَتِ حَمْلٍ فَأَنْفِقُوا عَلَيْهِنَّ حَتَّى يَضَعْنَ حَمْلَهُنَّ - الطلاق : 6

Traduction du sens du verset :
 
﴾Gardez les femmes répudiées dans vos propres demeures et traitez-les selon vos moyens, mais sans leur nuire en les faisant vivre à l’étroit. Si elles sont enceintes, assurez leur entretien jusqu’à l’accouchement﴿ [Et-Talâq (Le Divorce) : 6].
 

Et Il dit :


لِيُنْفِقْ ذُو سَعَةٍ مِنْ سَعَتِهِ وَمَنْ قُدِرَ عَلَيْهِ رِزْقُهُ فَلْيُنْفِقْ مِمَّا آتَاهُ اللهُ لاَ يُكَلِّفُ اللهُ نَفْسًا إِلاَّ مَا آتَاهَا - الطّلاق : 7
 

Traduction du sens du verset :
 
﴾Que celui qui est aisé dépense de sa fortune; et que celui dont les biens sont restreints dépense selon ce qu'Allâh lui a accordé. Allâh n'impose à personne que selon ce qu'Il lui a donné﴿ [ Et-Talâq (Le Divorce) : 7].
 
Plusieurs hadiths sont également rapportés à ce propos, parmi eux, le hadith du Prophète صلى اللهُ عليه وآله وسَلَّم lors du Pèlerinage d’Adieu :
 
«
Soyez bienveillants à l’égard des femmes, car vous les prenez en tant qu’épouses par un pacte que vous concluez au Nom d’Allâh, et vous vous permettez d’avoir des rapports avec elles au Nom d’Allâh.

Vous êtes en droit d’exiger qu’elles refusent à ceux qui vous déplaisent l’autorisation d’entrer dans vos demeures.
Si elles font cela, frappez-les sans les brutaliser.
En revanche, vous devez leur assurer leur nourriture et leur habillement dans la mesure de votre capacité»
[1]
 
et dans le hadith rapporté par l’intermédiaire de `Âicha رضي الله عنها à propos de Hind Bint `Outba à laquelle le Prophète صلى اللهُ عليه وآله وسَلَّم dit :
 
«Prends ce qui est convenable et qui suffit à toi et à tes enfants»
[2].
 
Sur ce, pour que la pension soit du droit de la femme, il faut que le mariage soit valable, qu’elle permette à son époux d’avoir des rapports avec elle, qu’elle ne refuse pas de se déplacer avec lui là où il veut et qu’il jouisse d’elle.
 
Si l’une des précédentes conditions n’est pas respectée, la dépense ne sera pas obligatoire pour l’époux.
 
Par conséquent, l’homme doit garder sa femme et la traiter avec égards, sinon il la libère sans lui causer aucun préjudice.
 
Allâh عزّ وجلّ dit : 


فَإِمْسَاكٌ بِمَعْرُوفٍ أَوْ تَسْرِيحٌ بِإِحْسَانٍ- البقرة : 229

Traduction du sens du verset :
 

﴾Alors, c’est soit la reprise conformément à la bienséance, ou la libération avec gentillesse﴿ [El-Baqara (La Vache) : 229].
 

En outre, ne pas subvenir à ses dépenses contredit la reprise conformément à la bienséance, et la femme subit un dommage si on ne subvient pas à ses besoins.
 
Allâh عزّ وجلّ dit : 


وَلا تُمْسِكُوهُنَّ ضِرَارًا لِتَعْتَدُوا - البقرة : 231

Traduction du sens du verset :
 
﴾Mais ne les retenez pas pour leur faire du tort﴿ [El-Baqara (La Vache) : 231].
 

Le Prophète صلى اللهُ عليه وآله وسَلَّم dit :
 
«Pas de nuisance, ni à soi-même ni à autrui» [3].
 
Pour cette raison, il est permis à la femme de demander au juge musulman d’enlever le tort et l’oppression, vu que son mari ne subvient pas à ses besoins étant donné son absence non justifiée, qui, de conséquence, lui porte préjudice.
 
La femme pourrait également demander au juge musulman de se séparer de son époux s’il ne donne pas signe de vie même s’il lui laisse de quoi dépenser.
 
Ceci est l’opinion de Mâlik et d’Ahmed رحمهما الله.

 

La femme demande alors la séparation à cause du tort qu’on lui inflige en raison de l’éloignement de son mari, pas en raison de son absence.
 
De plus, même si les savants ont des opinions divergentes sur la durée dans laquelle on peut dire que la femme subit du tort et se sent en solitude et craint de commettre des interdits, et bien que Mâlik رحمه الله pense que la durée doit être estimée à une année lunaire, la durée minimale pour qu’il soit permis à la femme de demander la séparation est de six mois, qui est la durée maximale que la femme pourrait supporter sans la présence de son mari.
 
Ceci est l’avis de `Omar Ibn El-Khattâb et de Hafsa رضي الله عنهما.
 
Il est aussi adopté par Ahmed رحمه الله.
 
Ceci dit, laisser les femmes en suspens, sans leur donner leurs droits, est contraire au Livre et à la Sunna qui enjoignent d’être bienveillant avec les épouses.
 
Allâh تعالى dit :


وَعَاشِرُوهُنَّ بِالْمَعْرُوفِ - النساء: 19

Traduction du sens du verset :
 
﴾Et comportez-vous convenablement envers elles﴿ [En-Nissâ' (Les Femmes) : 19].
 

Le Prophète صلّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم dit :
 
«Le meilleur d’entre vous est celui qui le mieux ménage son épouse» [4].
 
Entretenir de bons rapports avec ses femmes requiert de donner à la femme ses droits quant à la dépense et à la jouissance ainsi que d’autres droits.   
 
En effet, négliger ces droits aboutit à commettre l’oppression et la nuisance prohibées.
 
Ainsi, il est du devoir du juge d’enlever le tort et d’éradiquer l’oppression à la demande de la personne lésée.  
 
Le savoir parfait appartient à Allâh عزّ وجلّ, et notre dernière invocation est qu'Allâh, Seigneur des Mondes, soit Loué et que paix et salut soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.
 
[1] Rapporté par Mouslim, chapitre du « Hadj » (hadith 3009), par Abou Dâwoûd, chapitre des « Rites » et par Ibn Madjah, chapitre des « Rites », par l’intermédiaire de Djâbir رضي الله عنه   .
[2] Rapporté par El-Boukhâri, chapitre des « Dépenses » (hadith 5364), par Mouslim, chapitre des « Jugements » (hadith 4574), par Abou Dâwoûd, chapitre de la « Rente » (hadith 3534), par En-Nassâ'i, chapitre des « Jugements » (hadith 5437), par Ibn Mâdjah, chapitre des « Commerces » (hadith 2381) et par Ahmed (hadith 248454), par l’intermédiaire de `Âicha رضي الله عنها.
[3] Rapporté par Ibn Mâdjah, chapitre des « Jugements » (hadith 2430) et par Ahmed (hadith 23462), par l'intermédiaire de `Oubâda Ibn Es-Sâmit رضي الله عنه. Ce hadith est jugé authentique par El-Albâni dans Irwâ' El-Ghalîl (hadith 896).
[4] Rapporté par Et-Tirmidhi, chapitre des « Mérites » (hadith 4269), par Ed-Dârimi (hadith 2315), par El-Bayhaqi (hadith 16117), par l’intermédiaire de `Âicha رضي الله عنهاet par Ibn Mâdjah, chapitre du « Mariage » (hadith 2053), par l’intermédiaire d’Ibn `Abbâs رضي الله عنهما. Ce hadith est jugé authentique par El-Albâni dans Sahîh El-Djâmi` (hadith 3314), Es-Silsila Es-Sahîha  (hadith 285) et Âdâb Ez-Zifâf  (page 197).  
 

Alger, le 26 El-Mouharram 1426 H Correspondant au 7 mars 2005 G
 Traduit et publié par ferkous.com

 

في حكم تعليق النساء
السؤال: 
ما هو الحكم الشرعيُّ في بعض الأزواج الذين يذهبون عن أزواجهم وأبنائهم ويتركونهم بدون نفقةٍ أو كفالةٍ، وقد يستمرُّ هذا الأمرُ عدَّةَ سنواتٍ؟
وما هو الحكم الشرعيُّ في الأزواج الذين يعلِّقون زوجاتِهم (لا هي مطلَّقةٌ ولا هي متزوِّجةٌ)، ويستمِرُّ هذا الأمرُ أحيانًا إلى وفاةِ أحَدِ الزوجين؟ وجزاكم الله خيرًا.

الجواب: الحمدُ لله ربِّ العالمين، والصلاة والسلام على مَن أرسله اللهُ رحمةً للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدِّين، أمَّا بعد
فقَدِ اتَّفق العلماءُ على وجوبِ نفقاتِ الأزواج على أزواجهنَّ إذا كانوا بَالِغين إلَّا الناشزَ منهنَّ لقوله تعالى

وَعَلَى ٱلۡمَوۡلُودِ لَهُۥ رِزۡقُهُنَّ وَكِسۡوَتُهُنَّ بِٱلۡمَعۡرُوفِۚ - البقرة: ٢٣٣

 ولقوله تعالى

أَسۡكِنُوهُنَّ مِنۡ حَيۡثُ سَكَنتُم مِّن وُجۡدِكُمۡ وَلَا تُضَآرُّوهُنَّ لِتُضَيِّقُواْ عَلَيۡهِنَّۚ وَإِن كُنَّ أُوْلَٰتِ حَمۡلٖ فَأَنفِقُواْ عَلَيۡهِنَّ حَتَّىٰ يَضَعۡنَ حَمۡلَهُنَّۚ - الطلاق: ٦

 وقولِه تعالى

لِيُنفِقۡ ذُو سَعَةٖ مِّن سَعَتِهِۦۖ وَمَن قُدِرَ عَلَيۡهِ رِزۡقُهُۥ فَلۡيُنفِقۡ مِمَّآ ءَاتَىٰهُ ٱللَّهُۚ لَا يُكَلِّفُ ٱللَّهُ نَفۡسًا إِلَّا مَآ ءَاتَىٰهَاۚ - الطلاق: ٧

 وفي ذلك أحاديثُ كثيرةٌ منها: قولُه صلَّى الله عليه وسلَّم في حَجَّة الوداع

فَاتَّقُوا اللهَ فِي النِّسَاءِ؛ فَإِنَّكُمْ أَخَذَتْمُوهُنَّ بِأَمَانِ اللهِ، وَاسْتَحْلَلْتُمْ فُرُوجَهُنَّ بِكَلِمَةِ اللهِ؛ وَلَكُمْ عَلَيْهِنَّ أَنْ لَا يُوطِئْنَ فُرُشَكُمْ أَحَدًا تَكْرَهُونَهُ؛ فَإِنْ فَعَلْنَ ذَلِكَ فَاضْرِبُوهُنَّ ضَرْبًا غَيْرَ مُبَرِّحٍ؛ وَلَهُنَّ عَلَيْكُمْ رِزْقُهُنَّ وَكِسْوَتُهُنَّ بِالمَعْرُوفِ

(١)

، وفي حديثِ عائشةَ رضي الله عنها في قصَّةِ هندٍ بنت عتبة قال لها رسولُ الله صلَّى الله عليه وسلَّم

خُذِي مَا يَكْفِيكِ وَوَلَدِكِ بِالمَعْرُوفِ

(٢)
هذا، ومِن شروطِ استحقاقِ النفقة: صحَّةُ عَقْدِ الزواج، وتمكينُه مِن الاستمتاع بها، وعدَمُ امتناعها مِن الانتقال حيث يريد الزوجُ، وأن تكون مِن أهلِ الاستمتاع؛ فالإخلالُ بشرطٍ مِن الشروط السابقةِ يجعل النفقةَ غيرَ واجبةٍ
وبناءً عليه، فالزوج مُكلَّفٌ بأن يُمْسِك زوجتَه بالمعروف أو يُطلِّقها بإحسانٍ لقوله تعالى

فَإِمۡسَاكُۢ بِمَعۡرُوفٍ أَوۡ تَسۡرِيحُۢ بِإِحۡسَٰنٖۗ - البقرة: ٢٢٩

، وتركُ النفقة عليها ينافي الإمساكَ بالمعروف، والمرأةُ تتضرَّر بترك الإنفاق، واللهُ تعالى يقول

وَلَا تُمۡسِكُوهُنَّ ضِرَارٗا لِّتَعۡتَدُواْۚ - البقرة: ٢٣١

 والنبيُّ صلَّى الله عليه وسلَّم يقول

لَا ضَرَرَ وَلَا ضِرَارَ

(٣)

؛ لذلك يجوز للمرأة أن تطلب مِن القاضي أن يرفع الضررَ ويزيل الظلمَ لِعَدَمِ الإنفاق عليها بسبب غياب الزوج عنها لغيرِ عُذْرٍ مقبولٍ وتضرُّرِها مِن غيابه. ولها أن تطلب ـ أيضًا ـ مِن القاضي التفريقَ إذا غاب عنها زوجُها ولو كان له مالٌ تُنْفِق منه، وهو مذهبُ مالكٍ وأحمدَ رحمهما الله، وتطلب التفريقَ للضرر الواقعِ عليها لبُعْدِ زوجها عنها لا لغيابه. والعلماءُ وإن اختلفوا في المدَّةِ التي يتحقَّق فيها الضررُ بالزوجة وتشعر فيها بالوحشة وتخشى الوقوعَ في المحظور ـ وإن كان التقديرُ عند مالكٍ رحمه الله هو سنةً هلاليةً ـ إلَّا أنَّ أدنى مدَّةٍ يجوز للمرأةِ أن تطلب فيها التفريقَ بعدها ستَّةُ أَشْهُرٍ، وهي أقصى مُدَّةٍ تستطيع المرأةُ فيها الصبرَ على غياب زوجها، وبهذا قال عمر بن الخطَّاب وحفصةُ رضي الله عنهما، وبه أَخَذَ أحمد ـ رحمه الله ـ
هذا، وتعليقُ الأزواج للزوجات مِن غيرِ أداءٍ لحقوقهنَّ مخالِفٌ للكتاب والسُّنَّة فيما أُمِرُوا به مِن حُسْنِ معاشَرة الأزواج، قال تعالى

وَعَاشِرُوهُنَّ بِٱلۡمَعۡرُوفِۚ - النساء: ١٩

 وقال صلَّى الله عليه وسلَّم

خَيْرُكُمْ خَيْرُكُمْ لِأَهْلِهِ

(٤)

، والمعاشَرةُ بالمعروف تستلزم إعطاءَ المرأةِ حَقَّها مِن النفقة والاستمتاعِ وغيرِهما مِن الحقوق، وإهمالُ ذلك يُفْضي إلى الظلم والضرر المنهيِّ عنهما، الأمرُ الذي يستوجب مِن القاضي دَفْعَ الضرر وإزالةَ الظلم بطلبٍ مِن المتضرِّر
والعلمُ عند الله تعالى، وآخِرُ دعوانا أنِ الحمدُ لله ربِّ العالمين، وصلَّى الله على محمَّدٍ وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدِّين، وسلَّم تسليمًا
الجزائر في: ٢٦ مِن المحرَّم ١٤٢٦ﻫ
الموافق ﻟ: ٠٧ مارس ٢٠٠٥م

(١) أخرجه مسلمٌ في «الحجِّ» (١/ ٥٥٦) رقم: (١٢١٨)، وأبو داود في «المناسك» باب صفةِ حجَّةِ النبيِّ صلَّى الله عليه وسلَّم (١٩٠٥)، وابن ماجه في «المناسك» باب حجَّةِ رسول الله صلَّى الله عليه وسلَّم (٣٠٧٤)، مِن حديث جابرٍ رضي الله عنه
(٢) أخرجه البخاريُّ في «النفقات» باب: إذا لم يُنْفِقِ الرجلُ فللمرأة أن تأخذ بغير عِلْمِه ما يكفيها وولدَها بالمعروف (٥٣٦٤)، ومسلمٌ في «الأقضية» (٢/ ٨١٩) رقم: (١٧١٤)، وأبو داود في «الإجارة» بابٌ في الرجل يأخذ حقَّه مَن تحت يده (٣٥٣٢)، والنسائيُّ في «الأقضية» باب قضاءِ الحاكم على الغائب إذا عَرَفَه (٥٤٢٠)، وابن ماجه في «التجارات» بابُ ما للمرأة مِن مال زوجها (٢٢٩٣)، وأحمد (٢٤٢٣١)، مِن حديث عائشة رضي الله عنها
(٣) أخرجه ابن ماجه في «الأحكام» بابُ مَن بنى في حقِّه ما يضرُّ بجاره (٢٣٤٠)، وأحمد (٢٢٧٧٨)، مِن حديث عُبادة بن الصامت رضي الله عنه. وأخرجه ابن ماجه في «الأحكام» بابُ مَن بنى في حقِّه ما يضرُّ بجاره (٢٣٤١)، وأحمد (٢٨٦٥)، مِن حديث ابن عبَّاسٍ رضي الله عنهما. والحديث صحَّحه الألبانيُّ في «الإرواء» (٨٩٦) وفي «السلسلة الصحيحة» (٢٥٠)
(٤) أخرجه الترمذيُّ في «المناقب» باب فضلِ أزواج النبيِّ صلَّى الله عليه وسلَّم (٣٨٩٥)، والدارميُّ (٢٣١٥)، والبيهقيُّ (١٦١١٧)، مِن حديث عائشة رضي الله عنها، وابن ماجه في «النكاح» بابُ حُسْن معاشرة النساء (١٩٧٧)، مِن حديث ابن عبَّاسٍ رضي الله عنهما. وصحَّحه الألبانيُّ في «صحيح الجامع» (٣٣١٤) و«السلسلة الصحيحة» (٢٨٥) و«آداب الزفاف» ص ١٩٧

 

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

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La femme ne trouve pas beau son prétendant...

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La femme ne trouve pas beau son prétendant...

Question :

 

Je suis une jeune fille de 16 ans et un jeune homme consciencieux dans sa religion qui exerce comme Muezzin dans une certaine mosquée m'a demandé en mariage.

 

Cependant je ne veux pas me marier avec lui.

 

Il ne me plait pas.

 

Au contraire, j'éprouvais déjà de la répugnance à son égard bien avant qu'il ne demande ma main.

 

Suis-je fautive en refusant sa demande alors qu'on peut l'inclure dans la catégorie de ceux dont on agrée la religiosité ?

 

Que dit la religion à ce sujet, qu'Allâh vous récompense par un bien

 

Réponse :

 

Si tu ne souhaites pas te marier avec un homme, tu ne commets aucun péché.

 

Même si cet homme est pieux.

 

Le mariage est basé sur le choix d'un époux vertueux et auprès duquel on trouve le repos pour son âme.

 

Maintenant, si ta répugnance envers lui est due à sa pratique religieuse, dans ce cas-là, on peut avancer que tu es fautive à plus d'un titre, c'est-à-dire pour avoir éprouvé de la haine envers un croyant et envers quelqu'un attaché à sa religion.

 

Or, il est obligatoire d'aimer un croyant pour Allâh.

 

Néanmoins, même si tu te dois de l'aimer du point de vue religieux, cela ne saurait t'obliger à l'épouser si tu ne ressens rien pour lui sur le plan affectif.

 

Et Allâh est le plus Savant.

 

Am muntaqa fatawa (3/226-227)

Tiré du livre le guide du mariage edition dar al muslim page 24/25

 Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Les solutions possibles avant d’en arriver au divorce

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les solutions possibles avant d’en arriver au divorce

Question  :

 

L’Islam n’a institué le divorce que comme dernier recours afin de mettre un terme aux discordes entre les deux époux .

 

Il a prévu des solutions envisageables avant d’en arriver au divorce .

 

Votre éminence, pourriez vous nous indiquer ces solutions prévues par l’islam pour mettre fin aux conflits ménagers et éviter la répudiation ?

 

Réponse :

 

Allah nous a prescrit la réconciliation entre les deux époux et nous a ordonnés de tout mettre en oeuvre pour rétablir l’entente entre eux et écarter le spectre de la répudiation.

 

Parmi ces moyens, nous trouvons l’exhortation et l’abandon du lit conjugal, et en cas d’inefficacité de ces deux moyens, on aura recours au fait de frapper sa femme de manière douce.

 

A cet égard Allah سبحانه a dit (traduction rapprochée) :

 

"Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez les, éloignez vous d’elles dans leurs lits et frappez les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand" (sourate An Nisa’ verset 34)

 

Un autre moyen de reconciliation est le fait de désigner deux arbitres, l’un de la famille de l’époux, et l’autre, de la famille de l’épouse qui se chargeront de dissiper le malentendu entre les deux époux .

 

Cela est conforme à l’ordre d’Allah سبحانه, que renferme le verset suivant (traduction rapprochée) :

 

"Si vous craignez le désaccord entre les deux (époux), envoyez alors un arbitre de sa famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle. Si les deux veulent la réconciliation, Allah rétablira l’entente entre eux. Allah est certes, Omniscient et Parfaitement Connaisseur." (sourate An Nisa’ verset 35)

 

Lorsque tous ces moyens s’avèrent inefficaces pour parvenir à une entente et que la discorde s’éternise , Allah a permis au mari de répudier sa femme s’il le désire vraiment.

 

Au cas ou c’est la femme qui veut divorcer et que son mari refuse, Allah lui a permis d’obtenir son divorce contre compensation, conformément aux enseignements de ce verset coranique (traduction rapprochée) :

 

"Le divorce est permis pour seulement deux fois. Alors, c’est soit la reprise conformément à la bienséance, ou la libération avec gentillesse. Et il ne vous est pas permis de reprendre quoi que ce soit de ce que vous leur aviez donné , à moins que tous deux ne craignent de ne point pouvoir se conformer aux ordres imposés par Allah. Si donc vous craignez que tous deux ne puissent se conformer aux ordres d’Allah, alors ils ne commettent aucun péché si la femme se rachète avec quelque bien." (sourate Al Baqarah verset 229)

 

Il est de fait que la séparation d’une manière convenable est meilleure que la continuité de la vie conjugale dans les désaccord et les conflicts  ce qui est contraire aux objectifs pour lesquels le mariage a été prescrit et encouragé .

 

C’est pour cette raison que le Tout Glorieux a dit (traduction rapprochée) :

 

"Si les deux se séparent, Allah de par Sa Largesse , accordera à chacun d’eux un autre destin . Et Allah est plein de Largesses et Parfaitement Sage" (sourate An Nisa’ verset 130)

 

Dans la Sunna prophètique, on rapporte de manière authentique un hadith cité par Al Bukhârî dans son sahih, et selon lequel :

 

"L’épouse de Thâbit ibn Qays Al Ansari رضي الله عنهما, ne pouvait plus rester avec lui et a demandé le divorce auprès du prophète صلى الله عليه وسلم, et qu’elle était disposée à lui restituer le jardin qu’il lui avait offert comme dot .

Alors le prophète صلى الله عليه وسلم a ordonné à Thâbit de récupérer son jardin et de la répudier, ce que Thâbit a fait".

 

Et Allâh Seul accorde le succès .

 

Paix et bénédiction d’Allâh sur notre prophète Muhammad, sur sa famille et sur tous ses compagnons .

 

فتاوى علماء البلد الحرام - ص 494 ، 495

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

وقد سئل الشيخ عبد العزيز بن باز رحمه الله : الإسلام لم يضع الطلاق إلا كحل أخير للفصل بين الزوجين ، ووضع حلولاً أوليَّة قبل اللجوء إلى الطلاق ، فلو تحدثنا يا سماحة الشيخ عن هذه الحلول التي وضعها الإسلام لفض النزاع بين الزوجين قبل اللجوء إلى الطلاق ؟

فأجاب : قد شرع الله الإصلاح بين الزوجين واتخاذ الوسائل التي تجمع الشمل وتبعد شبح الطلاق ، ومن ذلك : الوعظ ، والهجر ، والضرب اليسير إذا لم ينفع الوعظ والهجر ، كما في قوله سبحانه

وَاللاَّتِي تَخَافُونَ نُشُوزَهُنَّ فَعِظُوهُنَّ وَاهْجُرُوهُنَّ فِي الْمَضَاجِعِ وَاضْرِبُوهُنَّ فَإِنْ أَطَعْنَكُمْ فَلاَ تَبْغُواْ عَلَيْهِنَّ سَبِيلاً إِنَّ اللّهَ كَانَ عَلِيًّا كَبِيرًا - النساء/34
ومن ذلك : بعث الحكمين من أهل الزوج وأهل الزوجة عند وجود الشقاق بينهما للإصلاح بين الزوجين ، كما في قوله سبحانه

وَإِنْ خِفْتُمْ شِقَاقَ بَيْنِهِمَا فَابْعَثُواْ حَكَمًا مِّنْ أَهْلِهِ وَحَكَمًا مِّنْ أَهْلِهَا إِن يُرِيدَا إِصْلاَحًا يُوَفِّقِ اللّهُ بَيْنَهُمَا إِنَّ اللّهَ كَانَ عَلِيمًا خَبِيرًا - النساء/35
فإن لم تنفع هذه الوسائل ولم يتيسر الصلح واستمر الشقاق : شرع للزوج الطلاق إذا كان السبب منه ، وشرع للزوجة المفاداة بالمال إذا لم يطلقها بدون ذلك إذا كان الخطأ منها أو البغضاء لقول الله سبحانه

الطَّلاَقُ مَرَّتَانِ فَإِمْسَاكٌ بِمَعْرُوفٍ أَوْ تَسْرِيحٌ بِإِحْسَانٍ وَلاَ يَحِلُّ لَكُمْ أَن تَأْخُذُواْ مِمَّا آتَيْتُمُوهُنَّ شَيْئًا إِلاَّ أَن يَخَافَا أَلاَّ يُقِيمَا حُدُودَ اللّهِ فَإِنْ خِفْتُمْ أَلاَّ يُقِيمَا حُدُودَ اللّهِ فَلاَ جُنَاحَ عَلَيْهِمَا فِيمَا افْتَدَتْ بِهِ تِلْكَ حُدُودُ اللّهِ فَلاَ تَعْتَدُوهَا وَمَن يَتَعَدَّ حُدُودَ اللّهِ فَأُوْلَئِكَ هُمُ الظَّالِمُونَ - البقرة/229

ولأن الفراق بإحسان خير من الشقاق والخلاف ، وعدم حصول مقاصد النكاح التي شرع من أجلها ، ولهذا قال الله سبحانه

وَإِن يَتَفَرَّقَا يُغْنِ اللّهُ كُلاًّ مِّن سَعَتِهِ وَكَانَ اللّهُ وَاسِعًا حَكِيمًا  - النساء/130

وصح عن رسول الله صلى الله عليه وسلم

أنه أمر ثابت بن قيس الأنصاري رضي الله عنهما لما لم تستطع زوجته البقاء معه لعدم محبتها له وسمحت بأن تدفع إليه الحديقة التي أمهرها إياها أن يقبل الحديقة ويطلقها تطليقة ففعل ذلك

رواه البخاري في الصحيح

 والله ولي التوفيق

 وصلى الله وسلم على نبينا محمد وآله وصحبه أجمعين

فتاوى علماء البلد الحرام - ص 494 ، 495

فتاوى علماء البلد الحرام - ص 494 ، 495
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Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Est-ce que la femme est obligée de servir son mari ? (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Est-ce que la femme est obligée de servir son mari ? (audio-vidéo)

Question :

 

Est-ce qu’une femme est obligée de servir son mari, sachant que la majorité, plutôt les quatre imams, ont statué qu’il n’y a pas d’obligation ?

 

Réponse :

 

Les Gens de science ont divergé sur ce point.

 

La majorité ont statué son non-obligation.

 

Ce qui est correct, c’est qu’elle est obligée de prendre soin de la famille, selon ses limites (capacités).

 

Lorsque Fatima رضي الله عنها s’est plainte au Prophète صلى الله عليه وسلم de la fatigue causée par le travail du grain (marques au niveau des mains et les avaient abîmé), alors le Prophète صلى الله عليه وسلم lui a dit :

 

«T’indiquerais-je ce qui est meilleur que ce que tu m’as demandé ?».

 

Et il صلى الله عليه وسلم lui a mentionné de prononcer, lorsqu’il faut s’apprêter à dormir, le dikhr de tasbih (سبحان الله), tahmid (الحمد لله) et takbir (الله أكبر).

 

Et il صلى الله عليه وسلم ne lui a pas dit que ce n’est pas obligatoire pour toi.

 

A l’époque des Compagnons رضي الله عنهم, leur société fut bâtie dans l’entraide.

 

Et aussi ce fut bâti avec la femme qui servait son mari dans la maison selon sa capacité.

 

Et c’est ce qui est correct, si Allâh le Veut.

 

 Publié par minhaj sunna

Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

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La polygamie, la vraie...

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La polygamie, la vraie...

La polygamie, la vraie : Le scrupule de Mu’adh ibn Jabâl

 

« Il avait deux épouses.

 

Quand il se trouvait dans la maison de l’une, il ne buvait pas de l’eau chez l’autre.

 

En d’autres mots, lorsque c’était le tour de l’une, il lui accordait entièrement son jour et sa nuit.

 

S’il lui arrivait de passer par la maison de la co-épouse, il ne buvait pas chez elle même s’il avait soif.

 

Il attendait d’être chez la première afin de ne pas diminuer sa part.

 

A leur mort, il tira au sort pour savoir laquelles des deux il devait mettre en premier dans la tombe.

 

Cela signifie que les deux décédèrent le même jour de la peste.

 

Il tira au sort au moment de l’ensevelissement, afin qu’Allah ne lui demande pas pourquoi il avait mis l’une avant l’autre dans la tombe ».

 

« Histoires des Compagnons et des Pieux Prédécesseurs » – Ibn l-Jawzi

copié de da3wasalafiya.wordpress.com

 

Imam Jamal Ad-Din Abu al-Faraj Ibnoul Jawzih - الإمام أبي الفرج عبد الرحمن بنُ عليّ بن الجوزي

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Pourquoi ne te maries-tu pas ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Pourquoi ne te maries-tu pas ?

Ibn ‘Awn rapporte que Muhammad Ibn Sirin disait à Ayyûb :

 

«Pourquoi ne te maries-tu pas ?»

 

Il s’en plaint auprès de moi et dit :

 

«Si je me marie, d’où trouverais-je de quoi dépenser (pour ma famille) ?»

 

J’ai rapporté cela au fils de Muhammad, Abd Allah, qui l’a dit à son père.

 

Celui dit alors :

 

«Lui accordera sa subsistance Celui qui l’accorde à l’oiseau dans le ciel.»

 

Et il pointal du doigt (le ciel).

 

Ayyûb se maria, et j’ai ensuite vu du poulet à sa table.

 

Shu'ab al-Imaan de l'imam al-Bayhaqi (2/1281)

Publié par citationssalafssalih.com

ابن عون قال

كان محمد ـ يعني ابن سيرين ـ يقول لأيوب : ألا تزوج ؟ ألا تزوج ؟

فشكي ذلك إلي فقال

إذا تزوجت فمن أين أنفق ؟

قال فقلت لابن محمد عبد الله، فقال لأبيه ، فقال

يرزقه الذي يرزق الطير من السماء

و أشار بإصبعه. قال : فتزوج .قال فقد رأيت بعد ذلك في سُفرته الدجاج

شعب الإيمان للبيهقي ـ 1281

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Le rôle de l’épouse dans la protection du foyer conjugal et dans l’entretien des bons rapports

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le rôle de l’épouse dans la protection du foyer conjugal et dans l’entretien des bons rapports

Quant à la femme musulmane, elle doit savoir que le bonheur, l’affection et la bonté ne seront réalisés que si elle est une femme chaste et pieuse.

 

Cela n’est possible qu’en prenant connaissance de ses droits, dès lors, elle n’ira pas au-delà et n’outrepassera pas les limites qui lui sont autorisées.

 

Elle répondra ainsi à l’appel de son mari qui détient autorité sur elle, en la protégeant, en prenant soin d’elle et en pourvoyant à ses besoins.

 

De ce fait, elle doit lui obéir et protéger son honneur et ses biens, mais elle doit également être soigneuse dans tout ce qu’elle entreprend, en étant à la disposition de son mari, en prenant soin d’elle et de sa maison : elle est une femme pieuse et une mère compatissante, elle préserve le foyer de son mari et en est responsable.

 

Elle est reconnaissante envers son époux et ne dénie point ses bienfaits et sa bonne compagnie.

 

Le prophète, que la paix et le salut d’Allâh soient sur lui, a mis en garde contre ce reniement en disant :

 

« On m’a fait voir l’enfer et la plupart de ses habitants sont des femmes, car elles renient », on lui dit : « renient-elles Allâh ? »

Il répondit : « Non, elles renient les bienfaits de leurs maris : tu es bienfaisant envers une d’elles durant toute ta vie, puis lorsqu’elle aperçoit en toi une erreur, alors elle dit : « Je n’ai jamais rien vu de bon provenant de toi. »

Rapporté par Al-Boukhâri dans son recueil authentique (Hadith n°5197).

 

Il incombe donc de pardonner les erreurs et les faux pas…

 

Ne sois pas malfaisante envers lui lorsqu’il est présent et ne le trahis pas lorsqu’il est absent.

 

C’est ainsi que l’entente est obtenue, que la vie conjugale perdure et que l’attachement, l’affection et la bonté prédominent.

 

« Toute femme qui meurt, alors que son mari est satisfait d’elle, rentrera au paradis. »

Rapporté et authentifié (chaîne de transmission considérée comme bonne) par Tirmidhi (Hadith 1161) et rapporté également par Ibn Mâjah (Hadith 1854), et Al-Hakim qui dit : « sa chaîne de transmission est authentique » (4/173).

 

(Note du webmaster : Lien Ce hadith n° 286 de Ryâdh As-Sâlihin a été rendu faible par Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany  car sa chaîne comporte deux rapporteurs inconnus. Voir Adh-Dhaîfa (1426). )

 

Craignez Allâh, ô communauté de l’islam, et sachez qu’avec l’harmonie (dans le couple) le bonheur se concrétise et une bonne atmosphère se crée.

 

Cette dernière facilite l’éducation et le développement de l’enfant au sein d’un foyer accueillant et débordant d’affection et de bonne entente… entre la tendresse maternelle et la bienveillance paternelle, loin du tumulte des discordes et des divergences et l’empiétement des uns sur les autres.

 

Plus aucune division ni désaccord ne seront observés et plus aucun tort ne sera fait aux proches parents comme à ceux éloignés (traduction rapprochée) :

 

{ Et qui disent : « Seigneur ! Accorde- nous, en nos épouses et nos descendants, la réjouissance et la tranquillité, et fais de nous des exemples pour les pieux. » } (Le discernement – 74)

 

tiré du " Le foyer bienheureux et le désaccord conjugal "

traduit par AbdelMalik Abou Adam Al Firanci

Publié par dourouss-abdelmalik.com

 

Cheikh Saleh Ibn Abdallah Ibn Houmaid - الشيخ صالح بن عبد الله بن الحميد

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La relation conjugale

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La relation conjugale

Serviteurs d'Allah !

 

Craignez Allah ; craignez-Le d'une crainte véritable et ne mourez qu'en étant musulmans [soumis à Allah] (traduction rapprochée) :

 

{Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement}.

 

Et sachez, serviteurs d'Allah, qu'Allah (le Puissant et le très Haut) nous donne de Ses bienfaits, nous rappelle Ses dons, et Il nous expose Ses signes qui indiquent Sa générosité et Sa bienfaisance, Il a dit (qu'Il soit glorifié et exalté) (traduction rapprochée) :

 

{Et parmi Ses signes, Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l'affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent}.

 

Dans ce verset, Allah (le Puissant et le très Haut) mentionne un grand bienfait dont Il a comblé Ses serviteurs : c'est la relation conjugale, avec laquelle l'intimité est obtenue, la joie est complétée, et la paix et la tranquillité dans cette vie sont réalisées.

 

Le serviteur doit donc prendre bien soin de cette relation, il ne doit pas être la cause de sa disparition et de sa séparation après qu'elle fut solide.

 

Serviteurs d'Allah !

 

Allah a créé Ses serviteurs différents les uns des autres et rivalisant de mérite les uns avec les autres dans la façon d'arranger les choses et de se comporter dans les affaires de la vie, et dans les moyens d'obtenir le bonheur dans la vie ici-bas et dans l'autre monde.

 

Et à cause de cette différence, Allah a fait que les créatures soient partagées entre gouverneur et gouverné, Il a donc choisi des gouverneurs qui s'occupent des affaires de leurs nations ; et Il a fait que l'homme soit le gouverneur [le responsable] dans sa famille et que la femme soit responsable de la maison de son mari.

 

La famille est le pilier de la vie, le maintien du bonheur, la tranquillité et la stabilité des âmes ; et elle ne peut être bonne que si l'homme accomplit son devoir, arrange les affaires de sa famille et se comporte bien avec eux.

 

Et il en est de même en ce qui concerne l'épouse, la femme musulmane doit s'occuper de ses enfants et de son mari, car la maison est la première école de la vie, elle est la base pour la correction des enfants par la grâce d'Allah, elle leur donne une bonne éducation islamique qui les guide vers la vie agréable et le bonheur dans les deux mondes.

 

Serviteurs d'Allah !

 

Beaucoup de gens ont été éprouvés de nos jours par la négligence en ce qui concerne le divorce, ce qui l'a rendu une affaire facile ; certains divorcent de leurs épouses pour les causes les plus futiles en oubliant tout bienfait à leur égard ; ils sont alors injustes envers elles, envers eux-mêmes et envers leurs enfants.

 

Ensuite, ils regrettent ce qui s'est passé.

 

Et la cause est souvent la colère et l'irritation trop rapide, et le mauvais comportement ; alors, la maison s'effondre et la famille se disperse.

 

L'homme doit donc se maîtriser et la femme ne doit pas l'irriter ; et dans les moments de colère intense, l'homme doit changer la position dans laquelle il se trouve comme le Protégé (qu'Allah prie sur lui et le salue) a indiqué, en s'asseyant s'il est debout, en se couchant s'il est assis, ou en sortant de la maison jusqu'à ce que les affaires se calment, la colère s'en aille, et qu'il reviennent à la raison ; il doit aussi se rappeler la parole du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) et sa recommandation concernant la femme, comme dans le hadith rapporté par Mouslim selon Abou Houréïra (qu'Allah soit satisfait de lui) : le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

 

(Soyez bons envers les femmes, car la femme a été créée d'une côte [d'un os recourbé], et la chose la plus recourbée de la côte est le haut ; donc, si tu veux la redresser, tu la casseras ; et si tu la laisses, elle restera toujours recourbée ; donc, soyez bons envers les femmes).

 

Et il a dit (qu'Allah prie sur lui et le salue) :

 

(Un croyant ne doit pas détester une croyante ; s'il déteste un de ses comportements, il sera satisfait d'un autre).

 

Cette directive prophétique est parmi les causes les plus importantes pour avoir un bon comportement et une bonne relation.

 

Il doit donc remarquer les bonnes qualités de son épouse et les choses qui lui conviennent, puis il doit les opposer [les comparer] aux qualités qu'il déteste.

 

Et si le mari réfléchit aux bonnes qualités de son épouse et aux comportements qu'il aime, et qu'il regarde la cause qui l'a poussé à être ennuyé et à avoir une mauvaise relation avec elle, s'il est équitable, il baissera les yeux sur ses défauts qui disparaîtront devant ses bonnes qualités.

 

Et la personne douée de raison doit savoir que la perfection est impossible ; et si le mari réfléchissait à ses qualités et pensait à lui-même, il trouverait en lui-même des défauts plus nombreux que ceux de la femme ou des défauts semblables ; et qu'il se rappelle la parole d'Allah (le Puissant et le très Haut) (traduction rapprochée) :

 

{Et comportez-vous convenablement envers elles. Si vous avez de l'aversion envers elles durant la vie commune, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose où Allah a déposé un grand bien}.

 

Serviteurs d'Allah !

 

La raison saine, la nature pure et la conscience morale équitable, s'éloignent du fait de léser l'épouse de ses droits ; et une âme noble n'accepte pas d'être injuste envers une femme faible qui a grandi loin d'elle, puis ils furent unis par la relation conjugale et ils trouvèrent la tranquillité l'un avec l'autre, comme Il a dit (qu'Il soit glorifié) (traduction rapprochée) :

 

{Et parmi Ses signes, Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l'affection et de la bonté}.

 

Et avec cette affection et cette bonté, elle est sous l'obéissance de son mari, elle s'occupe des affaires de chez elle, elle est l'objet de sa satisfaction ; et après cela, il ose lui nuire ou lui rendre la vie difficile ou l'humilier ou la léser de ses droits ou la frapper, puis la séparation et le divorce.

 

O Toi, la femme à qui Allah a accordé la gloire, l'honneur, la protection et la chasteté, et a fait qu'elle soit une éducatrice et une gouvernante dans la famille !

 

Protège ton bienfait en ayant de bonnes qualités et un bon comportement avec ton mari, car le droit de l'époux est très important ; espère recevoir la récompense auprès d'Allah en lui obéissant [le mari], en étant à son service, en t'occupant bien de lui, en patientant s'il a un mauvais comportement, en étant indulgente face aux choses qui ne sont pas nuisibles à la religion ni à la grandeur d'âme, en t'éloignant des mauvaises pensées, des fausses accusations et des expressions nuisibles ; et tire des leçons de ce que tu entends concernant les problèmes conjugaux et leurs conséquences qui sont la séparation et la dispersion des enfants.

 

Epoux et épouses !

 

Chacun de vous doit préserver la bonne compagnie, être patient et endurant face aux mauvais comportements, et avoir de bonnes qualités et une bonne relation conjugale ; et si l'un d'entre vous voit ce qu'il déteste de l'autre, il doit être indulgent et pardonner;  vous devez reconnaître vos mérites et vous rappellerez que les deux époux ont des droits l'un envers l'autre qui doivent être respectés, comme Allah (le Puissant et le Haut) a dit (traduction rapprochée) :

 

{Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. Mais les hommes ont cependant une prédominance sur elles}.

 

Donc, serviteurs d'Allah !

 

Craignez Allah, soyez patients et indulgents, baisser les yeux sur certaines choses car la perfection est impossible et le pardon fait partie des qualités des gens nobles.

 

Je cherche protection auprès d'Allah contre satan le maudit (traduction rapprochée) :

 

{Et comportez-vous convenablement envers elles. Si vous avez de l'aversion envers elles durant la vie commune, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose où Allah a déposé un grand bien}.

 

Deuxième sermon

 

Serviteurs d'Allah !

 

Craignez Allah, craignez-Le d'une crainte véritable et ne mourez qu'en étant musulmans.

 

Et sachez qu'Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) a favorisé certains moments à d'autres; et Il a honoré certains mois, certains jours et certaines nuits par rapport à d'autres, et Il a fait qu'ils soient un commerce pour Ses serviteurs.

 

Parmi ces moments les plus importants et les plus honorables, le mois de Ramadan au cours duquel le Coran fut révélé.

 

Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) a fait qu'il soit un mois béni et une grande période parmi les périodes des bienfaits, pendant laquelle le Seigneur (qu'Il soit glorifié et exalté) est très généreux envers Ses serviteurs en leur élevant leurs degrés et en leur pardonnant leurs péchés.

 

Et voilà que ce mois approche, accueillez-le donc avec joie et gaieté (traduction rapprochée) :

 

{Voilà de quoi ils devraient se réjouir. C'est bien mieux que ce qu'ils amassent}.

 

Dans ce mois, se trouve une nuit qui est meilleure que mille mois ; Allah a rendu obligatoire le jeûne de ce mois, et les prières accomplies la nuit sont surérogatoires.

 

Quiconque donne à un jeûneur de quoi rompre son jeûne, ses péchés lui seront pardonnés, il sera affranchi de l'enfer et il aura la même récompense que lui sans que cela ne diminue en rien la récompense du jeûneur.

 

C'est un mois dont le début est la miséricorde, le milieu est le pardon et la fin est l'affranchissement de l'enfer.

 

Quiconque rassasie un jeûneur pendant ce mois, Allah lui donnera à boire du bassin de Son prophète une gorgée grâce à laquelle il n'aura plus jamais soif jusqu'à ce qu'il entre au Paradis (traduction rapprochée) :

 

{Le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. Donc, quiconque d'entre vous est présent en ce mois, qu'il jeûne ! Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu'il jeûne un nombre égal d'autres jours. – Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous, afin que vous en complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d'Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants !}.          

 

Vendredi 28/8/1424 (23/10/2003)

copié de alharamainsermons.org

 

Cheikh Mouhammed As-Soubayyal - للشيخ محمد السبيل

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Le divorce conforme à la sounnah

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le divorce conforme à la sounnah

Question :

 

Pouvez-vous nous montrer comment se fait le divorce conforme à la sunnah car ici nous divergeons beaucoup à ce sujet ?

 

Informez-nous qu’Allah vous récompense !

 

Et que la louange soit à Allah.

 

Réponse :

 

Le divorce conforme à la sunnah est que l’homme divorce, en un seul énoncé, avec sa femme quand celle-ci est dans un état de pureté dans lequel il n’a pas eu de rapport sexuel avec elle.

 

Comme Allah le Très-Haut le dit :

 

يَـٰٓأَيُّہَا ٱلنَّبِىُّ إِذَا طَلَّقۡتُمُ ٱلنِّسَآءَ فَطَلِّقُوهُنَّ لِعِدَّتِہِنَّ وَأَحۡصُواْ ٱلۡعِدَّةَ‌

 

« Ô Prophète ! Quand vous répudiez les femmes, répudiez –les conformément à leur période d’attente prescrite » Sourate 65: ‘ Le divorce’ - verset 1

 

Et le prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) a dit à Omar (qu’Allah soit satisfait de lui) quand son fils Abdallah avait divorcé avec sa femme alors que celle-ci avait ses menstrues :

 

« Qu’il la reprenne jusqu'à ce qu’elle se purifie et qu’elle a ses règles et se purifie de nouveau.

Puis s’il veut, il la garde ou il la divorce avant d’avoir de rapport sexuel avec elle.

C’est donc la période pendant laquelle Allah a ordonné de divorcer la femme »

Rapporté par al Bukhârî

 

Et c’est d'Allah que vient le succès, que la prière d’Allah et son salut soient sur notre prophète Mohamed, sa famille et ses compagnons.

 

copié de fatawaislam.com

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Mariage forcé (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Cheikh 'Ali Redâ Ibn 'Abd Al-Aziz Ibn 'Ali Redâ - الشيخ علي رضا بن عبد الله بن علي رضا

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Pourquoi le droit de divorcer a été octroyé aux hommes ?

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Pourquoi le droit de divorcer a été octroyé aux hommes ?

Question :

 

Pourquoi est-ce que l'islam accorde au seul mari le pouvoir de divorcer sa conjointe ?

 

Et, quel est l'avis religieux s'il est impossible de vivre avec l'époux qui est vraiment insupportable.

 

Dans ce contexte, comment dit-on que l'islam a établi l'égalité entre l'homme et la femme ?

 

Réponse :

 

Premièrement

 

Allah a accordé le pouvoir de divorcer à l'homme seul, pour maintes raisons importantes, dont :

 

1- La grande aptitude de l'homme au raisonnement, sa bonne volonté, ses vastes connaissances et sa considération des conséquences des faits, tandis que la femme ne jouit pas de ces qualités.

 

2- Etant chargé d'assumer les dépenses, il dirige la famille et a le dernier mot en toute affaire.

Il est le pilier de la maison et le responsable de la famille.

 

3- C'est lui qui paye la dot, et c'est la raison pour laquelle le divorce est soumis à son pouvoir; pour que la femme ne devienne pas avide.

Il se peut qu'en se mariant, elle prend la dot, puis divorce d'avec son mari, pour épouser un autre et avoir une nouvelle dot, et ainsi de suite, et cela peut ruiner le mari.

 

Allah a rapporté ce sens dans Ses versets (traduction rapprochée) :  

 

"Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu'Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu'ils font de leurs biens." (sourate an-nisa  verset34)

 

Deuxièmement

 

Si l'épouse ne peut pas supporter de vivre avec son mari, elle peut recourir au tribunal.

 

Troisièmement

 

Allah a établi des dispositions propres aux hommes, et d'autres propres aux femmes, comme Il a établi d'autres dispositions propres aux deux.

 

Il faut donc se référer à la charia dans ce contexte.

 

Qu'Allah vous accorde la réussite et que les prières et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

La question 3 de la Fatwa numéro (4497)

(Numéro de la partie: 20, Numéro de la page: 9.10)

traduit par alifta.net

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Pour une vie de couple réussie... (audio-vidéo)

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Pour une vie de couple réussie... (audio-vidéo)

En ce qui concerne la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم :

 

"Celle qui a de la beauté."

 

C'est une preuve dans ce hadith du Messager صلى الله عليه وسلم :

 

"Celui qui, lorsqu'il la regarde, il éprouve de la joie."

 

Donc la joie de l'homme lorsqu'il regarde sa femme vient de la beauté de son visage et la beauté de son apparence.

 

C'est la preuve du sens général de rechercher celle qui est belle, car l'intention derrière le mariage et de garder sa chasteté.

 

Par conséquent, s'il choisit une femme qui ne lui plait pas physiquement, il ne pourra alors peut-être pas rester chaste s'il se marie avec elle.

 

Il a été rapporté que l'imam Ahmad a dit :

 

"Il est du devoir de l'homme, s'il souhaite se marier, à ce qu'il questionne sur la beauté de la femme, et ensuite s'il est attiré par cela, de demander à propos de sa religion.

S'il est attiré il devra alors l'accepter et sinon il ne la prend pas (en mariage).

De sorte qu'il accepte ou pas selon sa religion."

 

Cependant, les jeunes d'aujourd'hui font le contraire, ils s'assurent de la religion, alors si elle a une bonne religion, fait bien ses prières, jeûne etc...

Ensuite, ils s'intéressent à la beauté et ils disent : "Par Allâh, elle est bien, elle est 50/50".

Ensuite, il la quitte.

 

Son accord et rejet étaient donc basés sur quoi ?

 

Sur la beauté (ceci n'est pas correct).

 

L'imam Ahmed enseignait aux gens qu'il ne faut pas faire comme ça, (il leur enseignait) de s'assurer de sa beauté en premier lieu, car la beauté est quelque chose qui est requis.

 

Demande à propos de sa beauté, et cela te plaît, tu demandes ensuite à propos de sa pratique religieuse, et si cela te plait, alors marie-toi avec elle.

 

Et si sa religion ne t'attire pas, alors délaisse-la.

 

Ce qui veut dire que l'acceptation et le rejet fut basé sur sa religion (après être attiré par son physique).

 

Ceci est une preuve venant de l'imam Ahmed que la beauté est quelque chose qui est requis et cela fait partie de la fitra (nature saine) que c'est quelque chose que nous désirons.

 

Cependant, il y a deux choses que vous devez faire attention :

 

Le premier point

 

Fais attention à une beauté extrême qui pourrait te distraire de ton travail, ta vie et adoration, une beauté qui distrait l'homme.

 

C'est ce qui est rapporté d'abou Bakr as Siddiq ou 'Omar ibn al Khattâb, qu'il a ordonné à l'un de ses fils de divorcer de sa femme, (lorsqu'on lui a demandé pourquoi) il a répondu :

 

"car elle distrayait avec sa beauté"

 

Le garçon ne veut pas s'asseoir excepté à côté d'elle, il ne veut pas bouger à droite ou à gauche, mais il veut être avec elle.

 

Lorsque le père a témoigné de la condition de son fils, pourquoi il lui ordonnerait de la divorcer ?

 

Il aurait peur de la pratique religieuse de son fils à cause de la distraction qu'elle engendrerait du fait de sa beauté et cela prouve que rechercher la beauté ne veut pas dire que tu recherches le plus haut degré.

 

Spécialement les jeunes d'aujourd'hui !

 

À cette époque, il y a beaucoup de chaînes télévisées perverses qui montrent des belles femmes.

 

Alors le jeune homme se met dans la tête une de ces femmes et ensuite recherche une femme à marier telle que celle qu'il a vue dans telle chaîne ou image.

 

Ceci est une erreur et ce n'est pas voulu.

 

Ce qui est bénéfique pour le jeune, c'est qu'il recherche une femme d'une belle apparence, belle et non blâmable ou déplaisante au regard, ou mauvaise, ou une femme avec un défaut à l'oeil ou celle qui a des défauts tel et tel etc...

 

Les gens doivent faire attention à ce point.

 

Il n'est pas voulu des savants, lorsqu'ils mentionnent la beauté, le type de beauté que les femmes possèdent qui font distraire, ni d'une beauté qui fait tenter la personne, l'éloignant des adorations.

 

Deuxième point

 

Ceux qui ont de l'expérience et savent la condition de la femme, et dit : "Par Allâh, vivre (avec une femme) et avoir une bonne relation avec elle fera tout changer."

 

Comment ?

 

Il dit :

"Je me suis marié à une femme qui possédait une extrême beauté, cependant lorsque j'ai vécu avec elle, j'ai vu en elle de l'arrogance et de la vantardise (venant d'elle) et elle ne s'occupe pas de la maison.

Elle n'agit pas avec moi d'une bonne manière ni ne dit des paroles qui me plaisent.

J'ai commencé à la détester et lorsque je voyais sa beauté, j'ai détesté"

 

Il expliqua :

"Je n'ai pas ressenti du plaisir venant du mariage ni un bonheur marital ni avoir le plaisir d'être un mari ayant une femme jusqu'à ce que je divorça d'elle et me marier avec une femme moins belle qu'elle plutôt dans la moyenne, cependant je ressentais du confort et de la tranquilité tel qu'il y est mentionné dans le Qur'an concernant les relations entre l'homme et la femme."

 

Troisième point

 

La réelle beauté se trouve dans la beauté de l'intéraction, la beauté des bonnes manières et le parfait accomplissement des devoirs de chacun mari/femme.

 

Si une personne avait à choisir une femme d'allure moyenne qui lui garantira, par la grâce d'Allâh, une bonne compagnie avec ses bonnes manières et l'accomplissement de ses devoirs, ce qui fait qu'il ressent envers elle de la joie.

 

Cependant, l'autre homme qui avait une belle femme a dit, après quelque temps :

"Quand je la regardais, je ressentais de la contrariété et de la colère. 

 Elle ne me satisfaisait pas et ne me sentait non plus dans le confort."

 

La vraie beauté qu'une personne doit rechercher réside donc dans le comportement et la religion accompagnée d'une beauté dans la moyenne.

 

Ne pas exagérer et ne pas se faire tromper par ce que l'on voit dans les images (Tv, Net...) et rechercher une femme tel que celle qui est dans ces images.

 

Ceci est en opposition avec le Qur'an et la Sunna.

 

Certains pieux prédécesseurs (salafs), lorsque le père voyait leur fils préoccupé par la beauté de leur femme, il leur ordonnait de divorcer d'elle.

 

Car dès qu'il devient préoccupé avec sa beauté c'est fini, il ne veut plus travailler davantage et ne pas participer à la guerre sainte (jihad) lorsque l'heure du jihad arrive ; Donc pourquoi un père veut de son fils ce type de femme?

 

Il l'ordonnait de la divorcer car elle le distrayait, est-ce clair ?

 

Pour cette raison, nous disons que ce qui est attendu du mariage est la beauté dans la moyenne, une femme qui ne comporte pas de défauts, c'est-à-dire une femme qui n'a pas de défauts ('uyub) en elle.

 

Car s'il y avait une femme qui a un beau visage, mais a un mauvais caractère, elle va alors faire fuir l'homme.

 

Fais donc attention au troisième point.

 

Quelle est la beauté qui reste dans la personne ?

 

Est-ce la beauté qui réside dans le visage ou la beauté des manières et des interactions ?

 

C'est ce qu'il reste, la beauté du caractère et des bonnes relations.

 

Tu dois donc considérer ces questions en relation avec la femme (que tu recherches pour te marier).

 

Publié par minhaj sunna

Cheikh Mouhammad Ibn 'Omar Bâzmoul - الشيخ محمد بن عمر سالم بازمول

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Le retrait avec la permission de l'épouse

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le retrait avec la permission de l'épouse

Question :

 

Dans quels cas est-il permis à la femme de prendre des pilules contraceptives, et dans quels cas ceci lui est-il interdit ?

 

Y a-il un texte clair ou un avis juridique statuant sur la limitation des naissances ?

 

Est-il permis à un musulman de pratiquer le retrait sans raison pendant le rapport sexuel ?

 

Réponse :

 

Les musulmans doivent faire leur possible pour accroître leur progéniture, car c’est une recommandation du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, quand il a dit :

 

« Épousez la femme douce et féconde, car je serai fier de votre grand nombre [le Jour du Jugement]. » [1]

 

La multiplication du nombre des naissances contribue à accroître la communauté, et sera ainsi la cause de sa puissance.

 

C’est ce qu’a rappelé Allah aux fils d’Israël (les juifs) lorsqu’Il leur a dit :

 

« Et Nous vous fîmes [un peuple] plus nombreux. » [2]

 

Sur le même point, le Prophète Shucayb a dit à son peuple :

 

« Rappelez-vous quand vous étiez peu nombreux et qu’Il vous a multipliés en grand nombre. » [3]

 

Personne ne peut nier que le grand nombre d’une communauté est la cause de sa puissance et de sa force, non pas de sa pauvreté ou sa faim comme peuvent le penser les gens de mauvaise opinion.

 

Si une communauté est nombreuse, qu’elle est confiante en Allah le Très-Haut et qu’elle croit en Sa promesse lorsqu’Il dit :

 

« Il n’y a point de bête sur terre dont la subsistance n’incombe à Allah » [4]

 

Alors Allah lui facilitera ses affaires et l’enrichira par Sa grâce.

 

Sur la base de ce qui précède, nous déduisons que la réponse à la question posée est qu’il ne convient à la femme d’utiliser les pilules contraceptives qu’à deux conditions :

 

La première : est qu’elle soit dans la nécessité de le faire.

C’est le cas, par exemple, d’une femme malade ou trop faible au point de ne pas pouvoir supporter de grossesse tous les ans.

Il peut y avoir aussi d’autres raisons l’empêchant d’être enceinte chaque année.

 

La deuxième : est la permission du mari qui a le droit de procréer et d’avoir des enfants.

Il faut en outre consulter un médecin avant de prendre ces pilules pour avoir son avis sur leur nocivité éventuelle.

 

Si ces deux conditions sont satisfaites, alors il n’y a pas de mal à prendre ces pilules contraceptives.

 

Néanmoins, cela doit être temporaire, pour que ces pilules ne constituent pas un moyen de contraception en vue de limiter le nombre de naissances [mais seulement un moyen de les espacer].

 

La réponse à la deuxième question est la suivante :

 

La limitation du nombre d’enfants n’est pas possible dans la réalité.

 

En effet, l’avènement ou non d’une grossesse dépend entièrement de la volonté d’Allah le Tout-Puissant.

 

Il se peut qu’une personne se limite à un nombre précis d’enfants, et que ceux-ci soient affectés par une maladie qui les fait périr tous la même année.

 

Il restera alors seul, sans enfants ni progéniture.

 

Par conséquent, la limitation des naissances ne se pose pas dans la Loi musulmane, mais on peut parler uniquement de contraception en cas de nécessité comme cela a été expliqué dans le premier paragraphe.

 

Le troisième volet de la question concerne le retrait pratiqué sans raison lors des rapports sexuels.

 

L’avis le plus correct des savants est qu’il n’y a pas de mal à le pratiquer car Jâbir, qu’Allah l’agrée, a dit :

 

« Nous pratiquions le retrait alors que le Coran était révélé » [5]

 

C'est-à-dire du vivant du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui. Si cet acte était interdit, Allah l’aurait sûrement proscrit [par révélation].

 

Cependant, les savants ajoutent que l’homme doit avoir la permission de la femme libre pour pouvoir faire le retrait.

 

Celle-ci a d’une part le droit d’avoir des enfants, et d’autre part, le retrait diminue sa jouissance.

 

En effet, la jouissance complète de la femme n’a lieu qu’après l’éjaculation.

 

C’est pour ces deux raisons que nous avons posées comme condition que l’homme doit demander la permission de sa femme pour pratiquer le retrait qui la prive de la jouissance complète et de son droit d’avoir des enfants.

 

[1] Le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, sera fier du grand nombre de sa communauté le Jour du Jugement devant les autres communautés. Ce hadith est rapporté par Abû Dâwûd dans le chapitre du mariage (n°2050), et par An-Nassâ’î dans le chapitre du mariage (n°6/65,66).

[2] Le Voyage Nocturne, v. 6.

[3] Al-Acrâf, v. 86.

[4] Hûd, v. 6.

[5] Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre du mariage (n°5207-5209), et par Muslim dans le chapitre du mariage également (n°1440).

 

Fatwas Concernant les Femmes, pages 51 et 52.

 Publié par fatawaislam.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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