La plaisanterie bienveillante (audio-vidéo)

D’après Anas ibn Mâlik رضي الله عنه :
Un homme parmi les Bédouins du nom de Zâhir avait l’habitude d’offrir au Prophète صلى الله عليه وسلم un présent en provenance du désert, et le Prophète صلى الله عليه وسلم lui fournissait des provisions lorsqu’il voulait s’en retourner.
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Zâhir est notre désert, et nous autres sommes sa ville ».
Il صلى الله عليه وسلم l’aimait beaucoup, quoiqu’il fût laid.
Un jour, le Prophète صلى الله عليه وسلم vint à lui tandis qu’il vendait sa marchandise.
Il l’enlaça par derrière sans qu’il ne puisse Le voir.
Il (Zâhir) dit alors : « Qui est-ce ? Lâche-moi ! »
Puis, il se retourna et reconnut le Prophète صلى الله عليه وسلم.
Il tâcha alors de serrer son dos contre la poitrine du Prophète صلى الله عليه وسلم aussitôt qu’il L’eût reconnu.
Le Prophète صلى الله عليه وسلم se mit ensuite à dire : « Qui veut acheter cet esclave ? »
Il dit : « Ô Messager d’Allâh, dans ce cas, par Allâh, je serais une marchandise sans valeur ! ».
Le Prophète صلى الله عليه وسلم dit : « Auprès d’Allâh toutefois, tu n’es point sans valeur. » ou bien a-t-Il صلى الله عليه وسلم dit : « Tu es précieux auprès d’Allâh. ».
عن عَبْد الرَّزَّاقِ، حَدَّثَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ ثَابِتٍ الْبُنَانِيِّ، عَنْ أَنَسٍ
رجلا من أهل البادية كان اسمه زاهرا ، وكان يهدي إلى النبي - صلى الله عليه وسلم - الهدية فيجهزه رسول الله - صلى الله عليه وسلم - إذا أراد أن يخرج
فقال رسول الله - صلى الله عليه وسلم - : إن زاهرا باديتنا ونحن حاضروه
وكان النبي - صلى الله عليه وسلم - يحبه
وكان [ رجلا ] دميما ، فأتى النبي - صلى الله عليه وسلم - يوما وهو يبيع متاعه
فاحتضنه من خلفه وهو لا يبصره
فقال : أرسلني من هذا ؟
فالتفت فعرف النبي - صلى الله عليه وسلم - فجعل لا يألو ما ألصق ظهره بصدر النبي - صلى الله عليه وسلم - حين عرفه ، وجعل النبي - صلى الله عليه وسلم - يقول : من يشتري العبد ؟
. فقال : يا رسول الله ، إذا والله تجدني كاسدا
فقال النبي - صلى الله عليه وسلم - : لكنك عند الله لست بكاسد
أو قال : [ لكن ] عند الله أنت غال
رواه أحمد ، وأبو يعلى ، والبزار ، ورجال أحمد رجال الصحيح

Commentaire de Cheikh 'Abder Razzâq Ibn Abdelmohsin Al 'Abbâd Al Badr حفظه الله :
Il a dit : « Un jour, le Prophète صلى الله عليه وسلم vint à lui tandis qu’il vendait sa marchandise. Il l’enlaça par derrière » c’est-à-dire qu’Il صلى الله عليه وسلم l’a pressé contre Sa poitrine,
« sans qu’il ne puisse Le voir. », c’est-à-dire qu’il ne voit pas et ne sait pas qui l’a étreint par derrière.
« Il dit alors : « Qui est-ce ? » Zâhir dit : «Qui est-ce ?» Qui m’a saisi par derrière ?
« Lâche-moi ! » Laisse-moi ! Qui est-ce ? Laisse-moi !
« Puis, il se retourna et reconnut le Prophète صلى الله عليه وسلم. »
Son صلى الله عليه وسلم étreinte par derrière est un genre de plaisanterie.
On en tire l’enseignement que la plaisanterie peur revêtir la forme d’une parole - une parole sympathique et aimable - mais également un geste.
Tu peux égayer ton frère et l’amuser par une parole, mais aussi par un geste qui lui procure de la joie et du bonheur, ou même par un signe.
Ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne les jeunes enfants.
Un mouvement de la main, de la langue ou une caresse dans les cheveux de l’enfant suscitent en lui une grande joie.
Tu peux ne pas lui adresser un mot, mais un simple geste de ta part à son égard le rendra très heureux et demeurera fixé dans son cœur.
Il صلى الله عليه وسلم plaisantait avec les enfants.
Les ahâdith dans ce chapitre sont nombreux et certains ont été abordés (ndt : durant la série de cours dont est tiré cet extrait).
Ainsi, la plaisanterie peut se faire avec des paroles, mais aussi avec des actes.
Ici, dans le chapitre de la plaisanterie avec les enfants, je me vois contraint d’insister sur le point suivant : tant que la plaisanterie reste dans les limites de la bienveillance.
Parfois, la plaisanterie de certains avec les jeunes enfants les mène jusqu’aux limites de la malfaisance, voire jusqu’à faire mal à l’enfant.
Et ces mêmes personnes soutiennent vouloir seulement plaisanter ou rigoler.
Certains individus viennent au jeune enfant, lui agrippent les cheveux et les lui tirent vers le haut, puis l’enfant se met à crier « Il rigole avec lui » soi-disant.
Ou bien, ils attrapent le petit enfant âgé d’un ou deux ans et le lance au plafond.
Son cœur est alors saisi d’effroi, il a peur, peut-être même qu’il souffrira d’une phobie qui le suivra durant une longue période de sa vie.
« Il rigole avec lui » soi-disant.
Il en est ainsi des autres actions tout aussi chaotiques pratiquées par certaines personnes sous prétexte de plaisanter avec l’enfant, alors qu’en réalité, elles lui causent plutôt du tort et blessent son cœur.
Il est possible que le cœur de l’enfant en soit effrayé, apeuré, terrorisé.
Il est possible qu’une maladie psychologique l’atteigne en raison de ce genre de « plaisanteries ».
Ou bien, par exemple, la personne hurle fort dans son oreille, ou ce qui s’apparente à cela.
Tout ceci n’est pas permis.
Ceci n’est que nuisance et préjudice.
Or la règle de la législation bien connue de Lui صلى الله عليه وسلم indique que :
« Tout préjudice est illégal, qu’il soit volontaire ou involontaire. »
Ce n’est pas permis, même dans le but de plaisanter et rigoler.
Traduit par la chaîne Telegram - Farâ'id Al-Fawâ'id - @faraidfawaidfr
✅ Publié par 3ilmchar3i.net
Cheikh 'Abder Razzâq Ibn Abdelmohsin Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبد الرزاق بن عبد المحسن العباد البدر
/image%2F1400209%2F20250812%2Fob_63f765_la-plaisanterie-bienveillante.jpg)