Gagner de l'argent et que l'être humain doit s'efforcer dans cette vie d'acquérir des biens, pour construire une maison, avoir un certain capital, de sorte que lorsque Allâh عز وجل le rappelle à lui, et qu'il laisse une descendance, il la laisse dans quelle situation ?
Il ne la laisse pas dans la pauvreté, ayant besoin des gens et mendiante après son départ.
Il a dit :
"Je suis tombé malade, j'ai alors envoyé quelqu'un chercher le Prophète صلى الله عليه وسلم, il est venu me voir.
Cette maladie l'avait frappé à la Mecque après le pèlerinage.
Il n'avait à cette époque qu'une seule fille, et il possédait beaucoup de biens.
Il a craint que cette maladie ne soit celle de la mort.
Il a alors dit : "Laisse-moi distribuer mes biens comme je veux."
C'est-à-dire, qu'il voulait distribuer la totalité de ses biens (mais le Prophète صلى الله عليه وسلم a refusé).
J'ai dit : "La moitié, alors, la moitié de mes biens ? (Il a dit : Le Prophète a refusé.)
J'ai dit : "Le tiers, alors ?"
Il a dit : il s'est tu après (cette discussion), le tiers fut considéré comme permis.
Car le Prophète صلى الله عليه وسلم, lui avait dit, comme cela est confirmé dans une autre version du hadith :
"Le tiers et le tiers, c'est beaucoup."
Et dans la même situation, il lui a également dit une parole grandiose et importante.
Il lui a dit :
"Il est meilleur pour toi de laisser tes héritiers riches, que de les laisser indigents, tendant la main aux gens."
Cette phrase : "Il est meilleur pour toi de laisser tes héritiers riches, que de les laisser indigents, tendant la main aux gens."
Qu'en tire-t-on comme enseignement ?
Concernant le riche : il ne doit pas léguer la totalité de ses biens par testament, comme le Prophète صلى الله عليه وسلم l'a interdit.
Au contraire, s'il souhaite faire un testament, il ne doit pas dépasser le tiers (de ses biens.)
Il laisse les deux tiers de ses biens, et ce qui dépasse cela (c'est-à-dire les deux tiers) revient aux héritiers, afin qu'ils vivent après lui dans l'aisance.
Cela concerne le riche.
Mais ce hadith concerne-t-il aussi l'homme pauvre ?
Oui.
"Il est meilleur pour toi de laisser tes héritiers riches, que de les laisser indigents, tendant la main aux gens."
Cela contient une indication sur l'importance de gagner de l'argent, et que l'être humain doit s'efforcer de gagner de l'argent.
Dans quel but ?
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
"Il est meilleur pour toi de laisser tes héritiers riches, que de les laisser indigents, tendant la main aux gens."
Il y a donc un encouragement à gagner sa vie, gagner de l'argent et que l'être humain doit s'efforcer dans cette vie d'acquérir des biens, de construire une maison, d'avoir un certain capital, de sorte que lorsqu'Allâh عز وجل le rappelle à Lui, et qu'il laisse une descendance, il les laisse dans quelle situation ?
Il ne les laisse pas dans la pauvreté, ayant besoin des gens et mendiant après son départ.
Il ne se contente donc pas de subvenir aux besoins quotidiens ou de travailler uniquement pour assurer les besoins quotidiens et les dépenses courantes.
Au contraire, il travaille jusqu'à avoir des biens, de sorte que lorsqu'Allâh عز وجل le rappelle à Lui, il laisse ses enfants dans l'aisance.
Il a dit :
"Il est meilleur pour toi de laisser tes héritiers riches, que de les laisser indigents (c’est-à-dire pauvres, dans le besoin) tendant la main aux gens (en mendiant)."
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D'après Sa'd Ibn Abi Waqas (qu'Allah l'agrée) :
J'ai dit au Prophète صلى الله عليه وسلم :
Est-ce que je peux faire une wasiya de tout mon argent ?
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Non ».
J'ai dit : De la moitié alors ?
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Non ».
J'ai dit : Le tiers ?
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
"Alors le tiers et le tiers, c'est beaucoup.
Que tu laisses tes héritiers riches vaut mieux que tu les laisses pauvres et réduits à tendre la main aux gens...".
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2742 et Mouslim dans son Sahih n°1628)
عن سعد بن أبي وقاص رضي الله عنه قال
قلت : يا رسول الله ! أُوصي بمالي كلّه ؟
قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : لا
قلت : فالشطر ؟
قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : لا
قلت : الثُلُث ؟
قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : فالثلث والثلث كثير إنّك إن تدع ورثتك أغنياء خير من أن تدعهم عالة يتكفّفون الناس في أيديهم
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٧٤٢ و مسلم في صحيحه رقم ١٦٢٨)
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Cheikh 'Abder Razzâq Ibn Abdelmohsin Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبد الرزاق بن عبد المحسن العباد البدر
Abou Nou’aym a rapporté dans son livre « Hilya Al-Awliyaa’ » qu’Al-Ashja’i a dit :
« La mère de Miss’ar ibn Kidam (qui faisait partie des gens de science) lui demanda une fois de l’eau en pleine nuit, il partit alors en chercher et revint avec une gourde pleine, mais à son retour, il la trouva endormie.
Il se tint alors debout auprès d’elle, la gourde à la main, jusqu’au matin ! ».
Abou Nou’aym a rapporté également qu’Abou Bakr ibn ‘Ayyash, qu’Allâh lui fasse miséricorde, a dit :
« Il m’arrivait parfois d’être avec Mansour ibn Al-Mou’tamir (qui faisait partie des grands savants), nous étions assis chez lui, et sa mère, qui était une femme dure et sèche, se mettait à lui crier dessus en disant : « Ô Mansour ! Ibn Houbayra veut te nommer juge et toi, tu refuses ? ».
Il collait alors sa barbe contre sa poitrine sans lever les yeux vers elle ».
L’érudit Ad-Dhahabi, dans son livre « Siyar A’alam An-Noubalaa’ », a mentionné la parole de Mohammed ibn Al-Mounkadir :
« ‘Omar, mon frère, a passé la nuit à prier, tandis que moi, je l’ai passée à masser les pieds de ma mère.
Et pour rien au monde, je n’aurais souhaité échanger ma nuit contre la sienne ! ».
Et Ad-Dhahabi, qu’Allâh lui fasse miséricorde, a rapporté, toujours d’ibn Al-Mounkadir (le grand savant ascète), qu’il posait sa joue au sol puis disait à sa mère :
« Lève-toi et viens mettre ton pied sur mon visage ! ».
Quels exemples incroyables !
Quelles magnifiques histoires !
Si elles n’avaient pas été rapportées authentiquement, on les aurait pensées inventées !
Alors qu’à l’inverse, nous voyons, dans nos sociétés, des histoires humiliantes et douloureuses.
Ô combien il nous attriste, aujourd’hui, d’entendre des actes d’ingratitude (envers la mère) qui font rougir de honte : boycott, grossièretés, agressions verbales et, parfois même, physiques, manifestation d’agacement, de mécontentement, de colère et d’insatisfaction.
Au point où beaucoup de jeunes de cette époque accordent plus d’importance à leurs amis qu’à leurs parents !
Certains d’entre eux placent la satisfaction de leurs épouses devant la satisfaction de leurs parents.
Et il se peut même qu’ils fassent pleurer leur mère pour sécher les larmes de leurs enfants !
Ô fils !
Est-ce ainsi que l’on doit traiter sa mère, qui t’a porté dans la douleur et t’a enfanté dans la douleur, et qui a frôlé la mort pour toi à diverses reprises ?
Est-ce ainsi que tu récompenses celle qui t’a allaité, t’a éduqué, t’a nourri et a pris soin de toi ?
Pauvre de toi !
Pauvre de toi, ô ingrat !
Tu dors profondément et tu laisses tes parents, faibles, avaler tant bien que mal ton ingratitude !
Toi qui es négligent envers ta mère, pense au jour où tu te réveilleras sans elle !
Pense au moment où tu entreras chez elle et que tu n’entendras plus sa voix et que tu ne la verras plus ni elle ni ses vêtements !
Pense au jour où tu couvriras sa tombe de terre !
Pense au jour où les gens viendront te présenter leurs condoléances pour son décès !
C’est ce jour-là où tu prendras conscience de l’importance de ta mère !
C’est à ce moment-là où tu réaliseras ce que tu viens de perdre, de la porte que l’on t’aura claqué au nez et du bien dont tu auras été privé !
Demande à celui qui a perdu sa mère : combien le goût de la vie a changé depuis qu’il l’a laissée au cimetière, ne trouvant plus personne pour le soutenir, ni invoquer pour lui et partager ses soucis !
Et personne ne connaît cela si ce n’est celui qui l’a vécu !
Alors repens-toi dès maintenant, satisfais tes parents, rattrape ce qui reste, corrige ton passé et oblige-toi à être bienfaisant envers eux tant que tu es vivant et tant qu’ils le sont !
Allâh a enjoint le respect des droits des parents, d’agir avec bienfaisance envers eux et Il a exposé les causes pour lesquelles il est obligé d’être reconnaissant envers eux et de reconnaître leur droit.
● Il a indiqué les souffrances de la mère, celle dont Allâh t’a prescrit de la traiter avec bienfaisance, Sa Parole :
حَمَلَتْهُ أُمُّهُ وَهْنًا عَلَىٰ وَهْنٍُ
{Sa mère l’a porté [subissant pour lui] peine sur peine} (sourate Luqman, verset 14)
C’est-à-dire : faiblesse sur faiblesse, elle est de constitution faible et les douleurs, les problèmes et les difficultés de la grossesse telles que les nausées, les vertiges, les envies soudaines etc… Ne font qu’aggraver son état, ce sont douleurs et épreuves.
● Puis après cela, viennent les douleurs de l’accouchement, Sa Parole :
حَمَلَتْهُ أُمُّهۥ كُرْهًا وَوَضَعَتْهُ كُرْهًا
{Sa mère l’a péniblement porté, et en a péniblement accouché} (sourate Al-Ahqaf, verset 15)
C’est une épreuve, une fatigue, des dangers et elle peut même en mourir.
● Ensuite, elle t’élève et veille sur toi, puis Allâh transforme son sang en lait maternel de sorte qu’elle puisse t’allaiter, et la meilleure chose pour élever l’enfant et que son corps se développe, c'est qu’il soit allaité du lait de sa mère.
Il y a eu grossesse et accouchement, une grossesse dans la peine, la faiblesse, l’épreuve et de même pour l’accouchement.
● Puis après cela vient l’éducation, la garde, les soins, les veillées tardives, la fatigue, les pleurs et les douleurs, alors tu te dois de la récompenser, c’est pour cela qu’Allāh a joint la reconnaissance envers eux à la reconnaissance envers Lui, Sa Parole :
Nous Le louons, nous demandons Son assistance et Son pardon et nous Le sollicitons pour nous protéger des maux de nos âmes et de nos mauvais actes.
Quiconque Allâh guide, nul ne peut l’égarer, et quiconque Il égare, nul ne peut le guider.
Et je témoigne qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allâh, et que Mouhammad est Son Serviteur et Messager.
Cela dit :
La meilleure parole est celle d’Allâh et la meilleure voie est celle de Mouhammed صلى الله عليه وسلم.
Les pires choses sont les inventions en religion, toute chose inventée en religion est une hérésie, toute hérésie est un égarement et tout égarement conduit à l’enfer.
Quand les gens parlent de la relation entre l’épouse et sa belle-famille, il semblerait qu’une guerre réelle oppose les deux parties.
C’est ce que pensent beaucoup de gens qui sont près de se marier, et c’est ce à quoi certaines femmes s’attendent.
Cette illusion est due à certains concepts erronés que la jeune fille apprend ou puise dans son environnement avant de se marier.
C’est ce qui la prépare à mener une guerre féroce après le mariage.
La relation de l’épouse avec sa belle-mère – en particulier – compte parmi les relations les plus mal conçues.
Les gens la comprennent de façon inexacte.
On évoque à son propos des proverbes ridicules et des anecdotes.
On invente des histoires dans lesquelles on présente la belle-mère comme une envieuse, une trompeuse pleine de perfidie, voire une magicienne et sorcière !
Au point que beaucoup de gens pensent et croient que toute jeune fille près de se marier est inévitablement sur le point d’engager une bataille contre sa belle-mère – qu’elle s’en rende compte ou pas – une bataille où ni vainqueur ni vaincu ne sont connus.
Pour cela, il nous incombe de chuchoter quelques mots utiles à l’oreille de toute femme mariée ou de toute jeune fille proche de se marier, dans l’espoir qu’elle chasse cette illusion de son esprit.
Ainsi, elle s’efforcera d’améliorer sa relation avec autrui, se conduira avec eux sagement, bienveillamment et sans arrière-pensées.
Aussi saura-t-elle que le mariage n’est pas seulement une union entre deux époux, mais aussi une relation entre deux familles et que le bon comportement de l’épouse envers sa belle-famille est l’une des clefs de la réussite de la vie conjugale.
Nous profitons de cette occasion pour adresser certains conseils et recommandations à la femme musulmane.
Si elle les applique, elle gagnera l’amour de sa belle-famille, conquerra leurs cœurs, assurera à elle et à son mari paix et stabilité et vivra – avec les autres – dans le bonheur et la quiétude.
Nous lui dirons alors :
Ô honorable épouse musulmane !
● Honore ton mari qui n’a ménagé aucun effort pour te réjouir et te rendre heureuse.
Rends-lui ne serait-ce qu’une partie, minime soit-elle, des faveurs qu’il t’a faites.
Il est de ton devoir envers lui que tu traites le mieux les membres de sa famille, notamment ses parents, que tu leur pardonnes s’ils t’offensent, que tu l’aides à faire preuve de piété filiale et que tu lui recommandes d’entretenir ses liens de parenté.
Ne l’informe pas de tout ce qui se passe à la maison pendant son absence.
Fais preuve de patience par rapport à la nuisance que ses proches pourraient te porter.
Grâce à cela, son amour et son attachement pour toi grandiront, et il s’assurera de ton indulgence, de ta sagesse et de ton bon comportement.
C’est ce qui le réjouira, le satisfera et c’est ce qui renforcera l’amour et la clémence entre vous deux.
Et puisque l’enfant est enjoint dans l’islam d’entretenir les relations d’amitié de son père, en guise de consolidation des liens entre les musulmans, conformément au hadith où le Messager صلى الله عليه وسلم dit :
« La meilleure forme de piété filiale est que l’homme entretienne les relations d’amitié de son père. »(1)
la femme est, à plus forte raison, enjointe d’entretenir sa relation avec les proches de son mari, afin de renforcer sa relation conjugale.
● Rapproche-toi des membres de ta belle-famille.
Évite les manières affectées avec eux, afin que tu sois une des leurs.
Ne les laisse pas sentir que tu es une étrangère et une intruse, qui est venue – de l’extérieur – pour s’emparer de leur fils, à elle seule !
● Sois sûre que parmi les facteurs de la réussite de ta vie conjugale est la réussite de ta relation avec ta belle-famille.
En les honorant, tu l’honores.
Fais en sorte que ton mari ressente que tu as apporté un plus à sa vie, un plus qui le réjouit et le met à l’aise.
N’agis pas de telle sorte qu’il ressente que tu es venue mettre fin à sa relation avec sa famille, notamment ses parents.
● Essaye – de temps à autre – d’inviter les parents de ton mari et ses proches qui sont Mahram (comme ta belle-sœur) – notamment quand il est ailleurs – afin que ces derniers ressentent réellement que tu es comme leur fille.
● Adresse-toi aux proches de ton mari avec des paroles douces et des manières raffinées.
Traite-les convenablement, afin que tu gagnes leur amour : Traite les gens bienveillamment, tu gagneras leurs cœurs.
Le traitement bienveillant est, pour les êtres, fascinateur.
Allâh ﺗﻌﺎﻟﻰ ordonne [aux musulmans] de bien traiter les gens en général, en disant :
وَقُولُواْ لِلنَّاسِ حُسۡنً۬ا - اﻟﺒﻘﺮة .٨٣
Traduction du sens du verset : « Dites aux gens de bonnes paroles. » [Al-Baqara (La Vache) : 83].
Sens du verset :« Dis à mes serviteurs qu’ils profèrent de bonnes paroles. » [Al-Isrâ' (Le Voyage Nocturne) : 53].
Outre les droits que les proches du mari ont, au même titre que les musulmans en général, ils ont un droit en plus qui incombe à l’épouse, celui découlant de l’alliance par le mariage.
Le Messager صلى الله عليه وسلم commande à toute personne de bien traiter les gens qui sont liés à elle par le mariage.
Mouslim rapporte (hadith n0 2543) qu’Abou Dhar dit :
« Le Messager صلى الله عليه وسلم dit : “Certes, vous conquerrez l’Égypte, une terre où Al-Qîrât est la monnaie courante.
Quand vous la conquerrez, traitez ses habitants convenablement, car ils ont [notre] protection et sont liés [à nous] par le sang”.
Dans une autre version, il dit : “Ils ont [notre] protection et sont liés [à nous] par alliance…”. »
Cela prouve que le bon traitement des gens liés par alliance est recommandé et prescrit dans l’islam.
● Informe-toi des nouvelles de ta belle-famille et des membres de la famille qui sont partis ailleurs.
Contacte-les, du moins par téléphone.
Exhorte ton mari à maintenir ses liens avec eux et à les contacter.
Al-Bayhaqi rapporte dans son œuvre Chou`ab Al-`Îmân (hadith n0 7602), par l’intermédiaire de Souayd Ibn `Âmir que le Messager صلى الله عليه وسلم dit :
« Maintenez vos liens du sang ne serait-ce que par le salut [islamique]. »(2)
Rends visite à leur malade s’il est possible.
Demande de leurs nouvelles, afin que tu puisses les féliciter dans le bonheur et les consoler dans le malheur.
De cette façon, ils ressentiront que tu es une partie intégrante d’eux.
● Offre-leur des cadeaux à eux en particulier – même si les cadeaux sont modestes – tels que des gâteaux, de la nourriture…etc., car le cadeau a un effet remarquable sur le cœur.
Il est un moyen de répandre l’amour et l’affection entre les gens.
Al-Boukhâri rapporte dans son œuvre Al-Adab Al-Moufrad (hadith n0 594), par l’intermédiaire d’Abou Hourayra ﻋﻧﮫ ﷲ رﺿﻲ que le Messager صلى الله عليه وسلم dit :
« Offrez-vous des cadeaux les uns les autres, vous vous aimerez. »(3)
● Efforce-toi de ne dire des membres de la famille de ton mari que du bien, que ce soit devant eux ou en leur absence, car cela leur donnera la certitude que ton respect pour eux, ton estime et ton amour sont sincères.
Laisse ton mari sentir que ton appartenance à lui est liée à ton appartenance à sa famille.
Et sache que le fait d’agir avec bienfaisance envers ta belle-famille fait partie de la cohabitation conjugale convenable.
● Enracine dans l’esprit de tes enfants l’amour, le respect et l’estime des proches de ton époux.
Apprends-leur à les servir et à les aider en cas de besoin.
Ordonne-leur de faire preuve de piété filiale envers les grands-parents – en particulier – et préviens-les de ne pas leur porter atteinte par la parole ou par l’acte.
● Aborde la famille de ton mari – toujours – avec un visage gai et un sourire sincère.
En fait, le sourire a un effet extraordinaire dans l’entretien de l’affection entre les gens et de la dissipation de la froideur, de la tension et de la haine qui pourraient exister entre eux, d’autant plus qu’il compte parmi les actes de charité, pour lesquels la personne est récompensée.
At-Timidhi rapporte (hadith n0 1956) qu’Abou Dhar dit :
« Le Messager صلى الله عليه وسلم dit : “Ton sourire à ton frère est une charité que tu as à ton actif”. » (4)
● Laisse à ton mari un espace de temps à passer – seul – avec les membres de sa famille.
Respecte la particularité de sa relation avec eux.
Ne lui impose pas de t’emmener avec lui chaque fois qu’il veut leur rendre visite.
S’il chuchote des mots à l’oreille de sa mère ou de sa sœur, ou vice versa, ne tiens pas à savoir ce qu’il a dit ou ce qu’on lui a dit, car [le Messager صلى الله عليه وسلم dit] :
« Parmi les signes de la bonne foi d’un musulman, le fait qu’il ne se mêle pas de ce qui ne l’intéresse pas. »(5)
● Ne te plains pas outre mesure des proches de ton mari auprès de ce dernier.
Ne critique pas leurs comportements, notamment sa mère.
Méfie-toi de dire du mal d’elle ! Mets-toi à sa place : elle a été éprouvée dans l’éducation de son fils – qui est actuellement ton époux.
Elle l’a porté en subissant peine sur peine.
Sa naissance a été dure.
Elle l’a allaité, nourrit et s’est efforcée de faire de lui un homme.
Et puis, quand elle a espéré qu’il lui rende un peu du bien qu’elle lui avait fait, tu es venue et tu l’as pris, à toi seule.
● Ne raconte pas à ton époux tout ce qui se passe entre toi et ta belle-mère, en pleurnichant pour conquérir son cœur et susciter son émotion, de sorte qu’il perçoive sa mère comme un despote injuste.
Ainsi, la froideur s’infiltre dans son cœur et il pense à se venger d’elle et à lui nuire.
Il tombera, par conséquent, dans la désobéissance aux parents.
● N’oublie pas que l’époux avec lequel tu jouis d’une belle et heureuse vie appartient bien à sa mère.
Cette mère qui l’a bien éduqué et lui a inculqué les bonnes moralités.
Tu lui es redevable de cette dette qui est difficile à payer.
La malheureuse, c’est au prix de sa vie qu’il est devenu un bon époux.
Donc, ne sois pas ingrate envers elle.
Plutôt, traite-la convenablement, sois bienveillante à son égard et fais preuve de patience par rapport aux erreurs qu’elle commet.
● Traite ta belle-mère comme tu aimes que ton mari traite ta propre mère.
Normalement, tu n’acceptes pas qu’il dise du mal de ta mère.
C’est la même chose pour lui. Et si tu veux qu’il dise du bien de ta mère, dis du bien de la sienne.
Ainsi, ce que tu n’agrées pas pour toi, ne le fais pas aux autres.
Garde-toi de lui nuire en méprisant sa mère ou en manquant à ses droits.
Sinon, il te détestera et se détournera de toi.
● Sache bien que l’homme qui fait preuve de piété filiale et aime ses proches est un homme digne de respect.
Car il est un être pieux, honorable et vertueux.
Tandis que celui qui est contraire à celui-là, on ne peut que s’attendre à son mal et on ne saurait espérer du bien de sa part.
Car, s’il se comporte d’une mauvaise manière avec ses parents et les personnes les plus proches de lui, comment sa femme espérera-t-elle ou son enfant attendra-t-il jouir du bien de sa part ?
Pour cela, tu ne dois pas t’opposer à lui s’il veut faire du bien à ses parents ou à ses proches, par exemple en faisant une donation ou en offrant un cadeau à sa mère.
Bien au contraire, aide-le et incite-le à l’abonder de cadeaux et de faveurs, si tu es pieuse et sage.
Et si tu acceptes de voir ton mari maltraiter ses parents ou leur désobéir, et tu te réjouis quand il les malmène – ou malmène l’un d’entre eux – accepterais-tu alors que tes parents soient traités de la même manière ?!
Quelle serait ta réaction si tu voyais tes belles-sœurs (les épouses de tes frères) se comporter mal avec ta mère ?!
Je pense que ta réponse à cette question est évidente et connue.
● Si ta belle-mère est dure de mentalité et de cœur, et a une langue affilée, imagine-la comme ta propre mère avec ces mêmes défauts.
Quelles seraient ta position et ta réaction envers elle ?!
Sans doute, tu vas faire montre de patience par rapport à elle et te dire : « Quel que soit le cas, c’est ma mère, qui m’a mise au monde. Je dois quand même lui pardonner et supporter ses [mauvais] caractères. »
Donc, mets ta belle-mère à la place de ta propre mère, en la traitant comme tu traites ta mère.
● Sois indifférente aux histoires et aux on-dit.
Ignore les paroles blessantes que les proches de ton époux te diraient, notamment lorsque tu sais que ce ne sont que des inventions et des mensonges, et que leur objectif consiste à te provoquer et à te mettre en colère.
Ne te laisse pas prendre au piège.
Ne rends pas le mal pour le mal.
Rends plutôt le bien pour le mal, et ce, afin qu’ils soient tes bien-aimés.
Efforce-toi toujours de mettre en application le verset où Allâh ﺗﻌﺎﻟﻰ dit :
Sens du verset : « La bonne action est la mauvaise ne sont point pareilles. Rends donc la bonne action pour la mauvaise. Et s’il y a inimitié entre toi et un autre, considère-le alors comme un ami intime.
En effet, seule la personne gratifiée de patience et d’un avantage inestimable méritera cette qualité.
Et si Satan t’insinue quoi que ce soit, demande protection auprès d’Allâh. Certes, il est Celui qui écoute et Omniscient. » [Foussilat (Les Versets Détaillés) : 34-35 et 36].
● Sache que ta relation avec les proches de ton mari demande beaucoup de tolérance par rapport à leurs erreurs et à la froideur avec laquelle certains d’entre eux te traitent.
Elle demande aussi à ce que tu fermes les yeux sur les choses banales qui proviennent d’eux.
En effet, la femme pieuse et sage est celle qui ne tient pas aveuglément à son opinion, de peur qu’elle ne provoque un fossé ou une brèche dans sa relation avec les proches de son mari.
Elle veille plutôt à accorder les opinions, et à éviter tout ce qui conduit à la divergence, au désaccord et au conflit.
● Montre à ta belle-mère que sa manière de parler, d’arranger son appartement et de préparer la cuisine, son ménage et autres te plaisent.
Cela consolide votre relation.
● Si tu es accablée de conflits et de critiques et tu ne supportes plus les mensonges portés contre toi, informe ton mari, d’une bonne et sage manière.
Fais-lui assumer la responsabilité de vous remettre à nouveau d’accord et de rendre justice à chacun.
Car, le rôle de ton mari à faire régner la concorde entre toi et ses proches est important.
Méfie-toi d’utiliser les paroles déplacées et blessantes, et garde-toi de dramatiser et d’exagérer les faits et les choses.
● Dans ta relation avec les proches de ton mari, il y a des limites : ne te mêle pas de leurs propres affaires.
● Si un désaccord – même négligeable – se produit entre toi et ton mari, et s’il se trompe en se comportant désagréablement avec toi, veille à ce que cela ne dépasse pas ton foyer et le seuil de ta porte, et ce, de peur que les proches de ton époux ne s’ingèrent dans tes affaires privées.
S’il advient qu’un différend se produit entre toi et ton époux en présence de ses proches, tâche vite de mettre fin au sujet devant eux, afin de ne pas leur accorder l’occasion d’intervenir, ce qui pourrait aggraver la situation.
Car ainsi, tu mettras ton époux dans l’embarras et dans la position du coupable qui doit se défendre.
Il se peut aussi qu’il se mette en colère contre toi et te critique devant eux.
Les deux cas ont des conséquences fâcheuses, pouvant compromettre votre vie conjugale.
● Ne mentionne pas les erreurs de ton mari devant sa mère, car elle n’agrée pas qu’il soit critiqué ou sous-estimé.
Aussi, méfie-toi de te plaindre de ton mari auprès de sa mère, même si cette dernière se montre compatissante envers toi.
Car, quel que soit le cas, il s’agit de son fils, la chair de sa chair.
C’est elle qui a contribué en partie au comportement et aux moralités qu’il détient.
En critiquant son fils, elle penserait que tu critiques implicitement son éducation pour lui et que tu remets en cause indirectement sa famille.
De cette façon, tu perdras la bonne opinion qu’elle a de toi, sa compassion et son amour.
Elle pourrait se dire : « Elle a dit cela devant moi alors que je suis sa mère, que dirait-elle alors de lui devant une autre personne ? »
Cela pourrait avoir de plus graves conséquences.
Ainsi, au lieu de te faire justice et intervenir pour te soutenir, elle pourrait te quereller, être hostile envers toi et tenter de rompre votre relation conjugale.
Par conséquent, tu perdras les deux, et ton malheur doublera.
● Garde-toi de porter atteinte aux proches de ton mari, quelle que soit la gravité des choses et des situations.
En cas de conflit entre ton mari et ses proches, ne prends jamais parti : ne sois ni du côté de ton mari ni du côté de ses proches.
Interviens plutôt en réconciliatrice et en conseillère.
Et si le conflit s’accentue entre eux, et les voix s’élèvent, fais semblant d’être occupée, retire-toi du lieu et dispose calmement – après t’être excusée.
Et si ton mari veut se venger de ses proches ou leur porter atteinte – lorsqu’il est en conflit avec eux ou en colère contre eux – ne le laisse pas faire.
Plutôt, apaise-le, essaye d’absorber sa colère et rappelle-lui les droits de sa famille envers lui.
N’en profite pas pour probablement assouvir ta haine en révélant ce que tu dissimulais à leur encontre, en te mettant à évoquer leurs lacunes et défauts.
Par conséquent, ton mari regrettera ta réaction et sentira alors que tu es étrangère à lui et à eux.
Et sois sûre que le conflit de ton mari avec sa famille est passager, il ne tardera pas à être oublié et à disparaître.
Néanmoins, tes propos déplacés et tes jugements durs – au sujet de sa famille – resteront gravés dans son cœur, enracinés dans son âme et présents dans son esprit.
● Si ta belle-mère te demande ou t’ordonne une chose que tu ne peux pas faire, fais-lui plaisir et satisfais-la aussi longtemps que tu es chez elle.
Fais-lui sentir qu’elle est une maîtresse dont les ordres sont obéis, notamment si elle est une femme âgée qui a fourni beaucoup d’efforts et a peiné pour ses enfants.
Il n’est pas sage de la contredire au moment même où elle te demande quelque chose.
Cependant, tu peux lui parler – même plus tard – de ce qui t’a empêché d’exécuter son ordre ou de satisfaire sa demande.
● Évite de parler avec ta belle-mère à propos des questions qui font habituellement objet de divergence entre vous deux.
Si son point de vue ou son idée ne te plaît pas, essaye de changer le cours de la discussion sans qu’elle ne s’en rende compte.
Et garde-toi du débat infructueux, lequel est inutile et préjudiciable.
● Veille à obéir à ton époux s’il t’ordonne de ne parler à personne au sujet des conflits qui se produisent à la maison, que ce soit entre vous deux ou entre toi et sa famille.
Grâce à cela, sa confiance en toi grandira.
Et sans doute, le fait de ne pas divulguer les informations ayant trait à ces conflits contient un intérêt et un bien majeur, dépassant le fait que l’épouse se soulage et assouvisse sa haine en évoquant les défauts et les erreurs de la famille de son époux.
Car si de telles informations sont répandues et que n’importe qui commence à en parler, la chose devient plus grave, notamment si la famille du mari s’en rend compte.
La solution serait alors plus difficile, la réconciliation impossible et la déchirure trop grande pour être reprisée.
Sache – enfin – que si tu traites convenablement les proches de ton époux et tu veilles à gagner leurs cœurs, ils te considéreront comme une des leurs.
Ainsi, ils veilleront à ton intérêt et à te défendre, même contre leur propre fils.
Également, n’oublie pas – ô honorable épouse – que lorsque tes os seront affaiblis et quand tes cheveux blanchiront, tu seras une belle-mère.
Donc, traite ta belle-mère comme tu voudras que ta belle-fille te traite.
En effet, La rétribution est proportionnée à l’action.
Et Comme tu fais aux autres, on te fera (6).
Cela dit, nous ne manquerons pas de signaler que si l’épouse se met au service des parents de son époux – ou l’un d’entre eux – s’y porte volontaire et espère être récompensée pour cela, Allâh la récompensera.
C’est ce qui consolide d’ailleurs sa relation conjugale et sa relation avec sa belle-famille.
Al-Boukhâri (hadith n0 4052) et Mouslim (hadith n°715) rapportent que Djâbir dit :
« Le Messager صلى الله عليه وسلم me demanda :
- Es-tu marié, ô Djâbir ?
- Oui, je lui répondis.
- Laquelle, une jeune fille ou une femme déjà mariée ? me demanda-t-il.
- Plutôt une femme déjà mariée, lui répondis-je.
- Pourquoi pas une jeune fille, qui te caresse ? me dit-il.
- Ô Messager d’Allâh ! Je lui dis, mon père fut tué dans la bataille de Ouhoud, laissant neuf filles, qui sont toutes mes sœurs. Je ne voulais pas joindre à elles une jeune fille maladroite, comme elles ; mais une femme qui peigne leurs cheveux et les prend en charge.
- Tu as bien fait ! me dit-il. »
Al-`Irâqi ﷲ رﺣﻣﮫ dit :
« Il est indiqué dans ce hadith qu’il est recommandé à la femme de servir son époux, ses enfants, ses sœurs et les membres de sa famille, et qu’il n’y a pas de mal à ce que l’homme choisisse sa femme pour cette raison, quoique ce service n’incombe pas à elle : elle le fait de son propre gré. » (7)
La divergence entre l’épouse et sa belle-famille
Causes et solutions
Les différends qui se passent entre l’épouse et la famille du mari sont multiples et variés.
Pour remédier à un différend quelconque, il faut en examiner les causes et les motifs :
● Le différend pourrait être dû – parfois – à la nature des proches du mari, qui pourraient être mauvais de nature et habitués à faire du mal à autrui - qu’Allâh nous protège de ceux-là - ; qui dramatisent les choses banales, et Font - comme on dit - d’une graine un dôme.
Tu trouves certaines mères - qu’Allâh les guide - traiter leurs belles-filles durement et d’une mauvaise manière, en révélant leurs défauts, en se taisant sur leurs bonnes qualités, en se réjouissant quand elles sont éprouvées d’un malheur, en interprétant mal leurs paroles et en inventant des histoires sur elles.
Ce type - de créature - ne provoque pas seulement des conflits avec l’épouse de son proche, mais aussi avec l’ensemble des gens.
Il porte atteinte à tout le monde, qu’ils soient des proches ou non, des personnalités importantes ou des communs des gens.
Pour remédier à ce problème : Les époux ont vraiment besoin de faire preuve de patience, fournir beaucoup d’efforts et de bons offices, entre autres, en apprenant aux proches du mari ce qui leur profite, en les mettant en garde contre ce qui leur nuit, en les exhortant à faire les bonnes actions et à éviter les mauvaises actions, en les instruisant sur les bonnes et sublimes moralités et en leur faisant détester les mauvaises et basses moralités.
Aussi, déconseille-t-on à l’épouse – en particulier – de se heurter aux proches de l’époux.
Si la vie [ensemble] devient impossible et la conciliation trop difficile, on recommande alors – si possible – de s’installer dans une maison à part.
En outre, nous n’oublions pas le rôle du mari – dans ce cas – qui sait mieux que quiconque la nature de ses proches.
Il ne doit pas écouter tout ce que ses proches disent de sa femme.
Plutôt, il lui incombe de veiller à corriger leurs défauts, à défendre sans faille sa femme – si elle a raison – à la consoler et l’apaiser quand elle se sent sujette à l’injustice.
On recommande également au mari de faire preuve de bienveillance envers ses proches, et de s’efforcer d’obéir à ses parents – notamment après le mariage – afin de ne pas accorder l’occasion aux démons humains et aux démons des djinns de semer la corruption sur terre, en rompant les liens de parenté.
● Parfois, la cause du conflit est la négligence de l’épouse à être au service de son époux, ce que les proches remarquent, le manque de soin qu’elle accorde aux enfants ou le mauvais entretien de la maison.
C’est ce qui les indigne contre elle.
Ils excitent alors l’époux contre elle.
Le conflit se produit, la relation se détériore et des conséquences fâcheuses surviennent.
Par exemple : La belle-mère ou la belle-sœur donne un conseil à l’épouse, un conseil dans son intérêt et pour se corriger.
Cette dernière, au lieu de les remercier, s’indigne et entretient une mauvaise opinion à leur égard, prenant le conseil pour un scandale, la recommandation et l’orientation pour une injure.
Pour remédier à cette cause : D’abord, l’épouse devrait reconnaître sa négligence et le fait qu’elle n’est pas parfaite.
Puis, elle s’excuse pour ses erreurs commises et garde une bonne opinion de sa belle-famille.
Elle s’applique à corriger ses erreurs, ses défauts et ses lacunes.
En effet, ce remède est facile et aisé, pour ceux à qui Allâh ﺗﻌﺎﻟﻰ l’a rendu facile.
● Le conflit peut être dû aussi à la jalousie excessive, dont les effets sur la famille du mari sont très mauvais, notamment s’ils constatent que leur fils s’attache à sa femme et l’aime trop.
Cette jalousie prend diverses formes.
Par exemple :
1- L’époux a une sœur qui jouit d’une place importante dans la famille.
Quand son frère se marie, l’épouse la concurrence, prend sa place et s’attire les regards ; notamment si l’épouse et la belle-sœur ont presque le même âge et que cette dernière n’est pas mariée.
Sa jalousie s’intensifie et sa haine grandit contre l’épouse.
Ainsi, elle se met à comploter contre elle, à la critiquer excessivement et à lui désirer le mal et la perte, pas le bien et le bonheur.
Pour remédier à cette jalousie : Le mari ne devrait pas négliger sa sœur après le mariage, notamment s’il la fréquentait souvent avant de se marier, et ne pas l’abandonner après qu’elle ait été parmi les plus proches personnes de lui.
Quant à l’épouse, elle devrait aider son mari à remédier à cette jalousie, en lui rappelant de prendre soin de sa sœur, de lui accorder plus d’importance et de passer quelque temps avec elle.
Également, l’épouse devrait inviter sa belle-sœur – de temps à autre – et la traiter avec bienfaisance.
De cette façon, elle gagne son amitié et son amour, et l’ardeur de la jalousie de sa belle-sœur s’éteint.
2- Parfois, ce sont certaines mères – qu’Allâh les guide vers la bonne voie – qui éprouvent de la jalousie.
La mère qui pourrait avoir de la peine à trouver une bonne femme qui convient à son fils, son fils qu’elle aime beaucoup et veille à ce qu’il soit heureux.
Après de grands efforts fournis et une longue recherche, elle atteint son objectif.
Mais son malheur ne fait que commencer, dès que son fils consomme le mariage.
Quand elle le voit heureux et réjoui avec sa femme, elle s’enflamme de jalousie, puisqu’elle ressent que son fils est pris de ses mains, qu’il ne l’aime plus et que son cœur appartient dorénavant à son épouse.
Elle tâche alors – à tout prix – de recouvrir l’amour perdu.
Ainsi, elle commence à faire des complots, en remplissant le cœur de son fils de haine contre sa femme et en tentant de la lui faire détester et de le détourner d’elle.
Elle peut même le tenter de la divorcer, tout en lui promettant de trouver une autre femme, meilleure et plus belle.
Mais la malheureuse ne se rend pas compte que – à cause de cette mauvaise manière d’agir et de son insouciance des conséquences – elle est en train de détruire le foyer de son fils et d’apporter nuisance et mal, à lui et à elle-même.
Pour remédier à ce phénomène : Il ne faut pas que l’époux montre son attachement excessif à sa femme, ni révéler ses sentiments pour sa femme devant sa mère (à lui), ni se mettre à évoquer les bonnes qualités de sa femme sans tenir compte des sentiments de ses proches.
De plus, il doit accorder plus d’importance et de soin à ses proches et se rapprocher d’eux en les abondant de cadeaux, sans oublier d’invoquer Allâh beaucoup et avec sincérité afin de faire disparaître la jalousie du cœur de sa mère.
Aussi, il n’est pas permis à l’épouse de profiter de la faiblesse de sa belle-mère et de sa jalousie intense pour lui porter plus de nuisance et de blessure morale, et ce, en se parant devant elle, en se montrant fière des cadeaux que son époux lui accorde et en abusant de rire avec lui [en sa présence], tout cela afin d’éviter que sa jalousie ne soit avivée.
Et dans le but d’atténuer cette vive jalousie qui enflamme le cœur de la belle-mère, il est recommandé – par exemple – de l’inscrire dans l’un des cercles d’apprentissage du Coran tenus dans les mosquées, avec d’autres mères de son âge.
En faisant cela, elle se réjouit et échange des discussions utiles avec elles.
Elle pourrait dissiper les illusions qui lui viendraient à l’esprit, s’occuperait de moins en moins de sa belle-fille – du moins pour un certain temps – et s’intéresserait à ce qui lui serait utile et la rendrait meilleure.
Enfin, nous tenons à souligner que le fait que nous nous adressons – dans ces lignes – à l’épouse musulmane avec ces conseils et recommandations ne veut pas dire que nous lui attribuons la responsabilité de tous les différends et les conflits qui se produisent à la maison.
Nous sommes plutôt motivés par l’espoir et l’ambition de voir cette honorable femme musulmane nous aider à réaliser ce que nous avons écrit ci-dessus, et à bâtir un foyer plein de sociabilité, d’amour et de quiétude.
Cela ne veut pas dire – aussi – que nous admettons les erreurs et les défauts de la belle-mère.
À son intention, également, nous adressons des conseils et des recommandations, cette fois-ci en termes concis, en disant :
Ô honorable mère !
Qui aime beaucoup son fils, et souhaite qu’il jouisse du bonheur, de la paix et de la quiétude, ce n’est pas ainsi qu’on bâtit un foyer ! Méfie-toi de cette vive jalousie qui enflamme ton cœur, qui s’est transformée en un enfer qui brûle l’atmosphère familiale.
Ne te laisse pas aller à tes imaginations, en entretenant des idées infondées, puis tu y crois et tu tâches, sans relâche, de les répandre et de persuader autrui de leur validité, ce qui entraine le conflit et aggrave le désaccord.
Ne considère pas – ô honorable mère – ta belle-fille comme une coépouse.
Considère-la comme ta fille, elle te considérera comme sa mère.
Traite-la comme tu traites l’une de tes filles.
C’est Allâh qui a décrété que cette fille étrangère vit avec ton fils.
Alors, considère-la comme l’un des membres de ta famille.
Et comme tu souhaites que ta propre fille jouisse d’une vie belle, paisible et honorable, que rien ne trouble, il est de ton devoir aussi de désirer pour ta belle-fille ce que tu désires pour ta propre fille.
Al-Boukhâri rapporte (hadith n0 13) et Mouslim (hadith n0 45) par l’intermédiaire d’Anas que le Messager صلى الله عليه وسلم dit :
« Personne d’entre vous ne croira [parfaitement] s’il n’aime pas pour son frère ce qu’il aime pour soi-même. »
Et si tu constates que ta belle-fille s’est trompée, sachant que : « Tout être humain est faillible. » (8), ne manque pas de lui donner des conseils, en toute douceur et bienveillance, car : « La bienveillance n’est jamais associée à une chose sans qu’elle ne l’embellisse, et n’est jamais ôtée d’une chose sans qu’elle ne l’enlaidisse. » (9)
À ce moment-là, tu mèneras une vie sereine, tu te réjouiras de ton fils et tu le réjouiras également.
Et Allâh t’accordera sa protection.
Nous demandons à Allâh de nous rendre meilleurs, de nous faire accepter la vérité, de faciliter nos affaires, de faire à ce que nos dernières actions dans cette vie soient bonnes et durables et de nous aider à accomplir nos devoirs envers nos parents et nos proches, à les honorer et à être bienveillants envers eux.
Il est certes Munificent et Généreux.
Que prière et salut soient sur notre Messager Mouhammed, sur sa Famille et sur tous ses Compagnons.
Notre dernière invocation est louange à Allâh, Seigneur de l’univers.
(1) Rapporté par Mouslim (hadith n0 2552), par l’intermédiaire d’Ibn `Omar
.رﺿﻲ ﷲ ﻋﻧﮭﻣﺎ
(2) Ce hadith est jugé comme Hassan (fiable). Voir Silsilat Al-Ahâdîth As-Sahîha d’Al-Albâni (hadith n0 1777).
(3) Ce hadith est jugé comme Hassan dans l’œuvre Sahîh Al-Adab Al-Moufrad [d’Al-Albâni] (hadith n0 463).
(5) Ce hadith est rapporté par At-Tirmidhi (hadith n0 2317), par l’intermédiaire d’Abou Hourayra U. Il figure aussi dans l’œuvre Sahîh Al-Djâmi` [d’Al-Albâni] (hadith n0 5911).
(6) Ce dit est rapporté comme étant un hadith, ce qui n’est pas authentique. Voir Silsilat Al-Ahâdîth Ad-Dha`îfa d’Al-Albâni (hadith n0 1576).
(7) Voir Tarh At-Tathrîb (v.7/p.12).
(8) Extrait d’un hadith rapporté par At-Tirmidhi (hadith n0 2499) et par Ibn Mâdja (hadith n0 4251). Ce hadith est jugé comme Hassan par Al-Albâni dans Sahîh At-Targhîb Wa At-Tarhîb (hadith n0 3139).
(9) Rapporté par Mouslim (hadith n0 2594), par l’intermédiaire de la Mère des Croyants `Â'icha ﻋﻧﮭﺎ ﷲ رﺿﻲ.
Quel est votre conseil pour un fils qui a tourné le dos à sa mère, ne lui parle plus depuis des semaines, parce qu'elle l'a énervée ?
Réponse :
Si l'on m'avait questionné à propos d'un homme qui a tourné le dos à un autre homme musulman 5 jours, car il l'a énervé, j'aurais vu cela comme une chose grave et abjecte !
Qu'en est-il alors, s'il s'agit d'un fils qui tourne le dos à sa mère ?!
Par Allâh, fils !
Que tu sois âgé ou non…
Quelle que soit la chose que ta mère t'a faite.
Par Allâh, que son accouchement suffit pour que le bien qu'elle ait fait occupe une place honorable à tes yeux.
Il ne s'agit même pas du fait qu'elle t'a énervé, par Allâh, quelle que soit la chose qu'elle t'a faite...
Par Allâh, qu'une seule de ses contractions et ses douleurs couvrent toutes ces mauvaises choses.
Qu'en est-il alors que la mère est aimante ?
Par Allâh, que même si elle commettait une chose qui met en colère, sache qu'elle s'attriste plus que toi.
Et prends garde à dire : "Ma mère, elle est dure".
Par Allâh qu'au fond d'elle la mère n'est pas dure.
La mère est un bienfait !
Par Allâh, le plus grand bienfait humain parmi les vivants sur toi, c'est ta mère.
Un bienfait plus grand que ta femme, tes enfants, tes frères, tes camarades, des enseignants.
Seule la personne qui a perdu ce bienfait en a conscience.
Un bienfait de la part d'Allâh.
Profites-en !
Veille à t'assoir devant elle, à côté de ses pieds.
Tu te réjouis de son sourire, de ses rires, de ses paroles.
Tu lui tournes le dos une semaine ou deux car elle t'a énervé ?!
Je cherche refuge auprès d'Allâh, quel est ce cœur ?!
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
"Il n'est pas permis au musulman de s'écarter de son frère au-delà de trois nuits, ils se rencontrent et celui-là s'écarte et l'autre s'écarte.
Et le meilleur des deux est celui qui dit le Salâm en premier."
Qu'en est-il alors de la mère ?!
Nul doute que cela n'est pas permis !
Et il t'incombe de te repentir à Allâh.
Et de retourner voir ta mère, de gagner son agrément, de t'asseoir avec elle.
Et si elle t'a énervé, alors supporte-la, et n'élève pas la voix sur elle.
Et si elle dit quelque chose qui ne te satisfait pas dit : "In shâa Allâh maman, je vais voir, il n'y aura que du bien", même si tu ne veux pas faire la chose.
Reviens mon frère, reviens !
Par Allâh, avant que tu meures ou qu'elle meurt, et tu regretteras toute ta vie !
L'un d'entre nous est vivant, il marche à la vue de tous, puis soudain, on apprend qu'il est mort.
Et toi, tu dis : "Le matin, je vais aller la voir...", "plus tard..."
Allâh est plus savant, mon frère.
Crains Allâh !
Et sois bon envers ta personne en consolidant le lien avec ta mère.
Profite de ce bienfait et cherche refuge auprès d'Allâh contre le fait de tourner le dos à ta mère quelle que soit la chose qu'elle a faite.
Et sache que l'agrément d'Allâh se trouve dans l'agrément de ta mère, et que le Paradis se trouve là où elle pose ses pieds.
Effectivement, il n'a pas été rapporté de manière authentique dans les textes que "le paradis se trouve sous le pied des mères", par contre, on retrouve ce sens dans plusieurs hadiths authentiques.
Un savant parmi les pieux prédécesseurs avait pour habitude d'arriver en retard aux cours avec ses élèves, on lui fit la remarque et s'expliqua en disant : "Je me délassais au Paradis !", il s'asseyait auprès de sa mère.
Donc, craignez Allâh vis-à-vis des parents, les frères, ils sont un bienfait !
Et la mère, plus grand bienfait encore.
Quiconque Allâh a comblé du bienfait d'avoir son père à ses côtés, par Allâh même s'il est alité, a reçu le plus grand bienfait !
Donc qu'il fasse preuve de bonté et de bienfaisance envers son père, qu'il l'honore, et par miséricorde, qu'il soit modeste et conciliant envers lui.
Quiconque Allâh a comblé du bienfait d'avoir sa mère a certes reçu un bienfait énorme !
Et si Allâh a comblé la personne du bien fait d'avoir les deux, il aura certes reçu un bienfait énorme !
Et à notre époque, nous sommes en capacité de pouvoir maintenir les liens ainsi que de faire preuve de bonté, même avec le téléphone.
Toi, tu es à Médine et ta mère est en Algérie, en Libye, en Indonésie, au Nigeria, au Togo... N'importe où !
Tu es en capacité de prendre le téléphone et de l'appeler, tu la mets de bonne humeur avec quelques mots : "Maman, maman, aujourd'hui, j'ai invoqué pour toi au masjid An-Nabawi."
Elle va être contente la pauvre, son cœur se réjouit et s'apaise, et ainsi de suite, les frères...
Craignez Allâh concernant les pères et mères !
Par Allâh qu'ils sont un bienfait.
N'en connaît la valeur que la personne qui l'a perdue.
Donc, prenez garde à faire partie de ceux qui prennent conscience de sa valeur après sa disparition.
Tirez leçon des situations d'autrui, et ne soyez pas des leçons pour autrui.
✅Publié sur la chaîne Youtube La Croyance des Salafs
Cheikh Souleyman Ben Salîm Allâh Ar-Ruheylî - الشيخ سليمان بن سليم الله الرحيلي
"Le meilleur d'entre vous est le meilleur avec sa famille et je suis le meilleur d'entre vous en cela"
Il faut donc savoir que le bonheur conjugal ne s'obtient pas par la violence, l'imposition de la domination, ainsi que par la croyance qu'il (l'homme) a le statut du sultan et que la femme chez lui a le statut du soldat le plus bas, car ceci est une erreur.
Par contre, l'homme devrait la considérer comme sa femme, son épouse, la mère de ses enfants, et la gardienne de sa maison.
Donc, il la respecte comme il aimerait qu'elle le respecte aussi.
La femme doit également connaître le droit du mari, et savoir qu'il a un grand droit sur elle, elle doit donc s'efforcer de faire ce qui engendrera son agrément et sa réjouissance, afin qu'il y ait entre eux une union, de l'affection et de l'amour.
Nour 'alã Al-darb 19/2.
Traduit par Muhammad Wora - @muhammadwora
✅ Publié par la chaîne Telegram - Fawā-id Muhammad Wora
وقال [النبي صلى الله عليه وسلم]
(خيركم خيركم لأهله وأنا خيركم لأهلي)
وليعلم أن سعادة الزوجية لا تأتي بالعنف وفرض السيطرة واعتقاد أنه سلطانٌ عالي المنزلة وأن المرأة عنده في منزلة أدنى جندي فإن هذا من الخطأ ولكن ينظر إليها على أنها زوجته وقرينته وأم أولاده وراعية بيته فيحترمها كما يحب أن تحترمه كما أن على الزوجة أيضاً أن تعرف حق الزوج وأن له حقاً عظيماً عليها وأن تحاول جاهدةً لفعل ما يحصل به رضاه وسروره حتى تحصل الألفة بينهما والمودة والمحبة.
المصدر: نور على الدرب ٢/١٩
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-'Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Votre Éminence, comment pouvons-nous être bienfaisants envers nos parents alors que nous vivons dans un pays et eux dans un autre pays, et si le père ou la mère font la salât, mais n'y sont pas assidus en son temps, ou bien qu'ils la prient très vite.
Que devons-nous faire alors que nous sommes loin d'eux ?
Réponse :
Il revient à l'enfant de prodiguer le conseil aux parents et d'être bienfaisant envers eux selon sa capacité, en raison de la parole d'Allâh تعالى :
{فَاتَّقُوا اللَّهَ مَا اسْتَطَعْتُمْ}
"Craignez Allâh, donc, autant que vous pouvez" [At-Taghâboûn 16]
S'il est présent, (qu'il prodigue le conseil et soit bienfaisant) par la bonne parole et par le bel agissement, et s'il est absent par écrit, par téléphone,
{فَاتَّقُوا اللَّهَ مَا اسْتَطَعْتُمْ}
"Craignez Allâh, donc, autant que vous pouvez" [At-Taghâboûn 16]
Il conseille, il lui passe le salam, il invoque pour lui, par écrit, par téléphone, et s'il est présent, il invoque pour lui et le remercie pour ses bons agissements.
Et s'il voit chez lui de la négligence dans la salât ou dans d'autre chose, il le conseille avec la bonne parole et avec douceur comme dit Allâh سبحانه وتعالى:
"Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu'envers tes parents. Vers Moi est le retour* Et si tous deux te forcent à M’associer ce dont tu n’as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas;" [Louqmân 14-15]
Puis. Il a dit après :
{وَصَاحِبْهُمَا فِي الدُّنْيَا مَعْرُوفًا}
"mais reste avec eux ici-bas de façon convenable", alors qu'ils sont tous deux mécréants.
Il a dit ﷻ :
{وَصَاحِبْهُمَا فِي الدُّنْيَا مَعْرُوفًا}
"mais reste avec eux ici-bas de façon convenable."
Il a donc ordonné à l'enfant qu'il reste avec ses parents de façon convenable même s'ils sont tous deux mécréants, qu'en est-il alors s'ils sont tous deux des mouslims ?!
Il est donc du devoir de l'enfant, qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme, qu'il craigne Allâh et qu'il soit bienfaisant envers ses parents par l'acte et par la parole.
S'ils sont pauvres et qu'il a la capacité, il dépense pour eux, s'ils lui ordonnent, il leur obéit dans le convenable, s'il entre chez eux, il leur passe le salam, aussi, il les respecte et invoque pour eux.
Et s'ils sont absents, il leur envoie par écrit ou par téléphone, il invoque pour eux et leur passe le salam.
Ainsi, il fait des efforts dans les différentes sortes de bien, et s'ils sont dans le besoin et qu'il a la capacité, il dépense pour eux, car Allâh dit :
{فَاتَّقُوا اللَّهَ مَا اسْتَطَعْتُمْ}
"Craignez Allâh, donc, autant que vous pouvez" [At-Taghâboûn 16]
Un homme a dit :
"Ô Messager d'Allâh ! Qui est le plus digne de ma bienfaisance ?",
il répondit صل الله عليه وسلم : "Ta mère",
il dit: "Qui ensuite ?",
il répondit صل الله عليه وسلم : "Ta mère",
il dit : "Qui ensuite ?",
il répondit صل الله عليه وسلم : "Ta mère",
il dit : "Qui ensuite ?",
il répondit صل الله عليه وسلم : "Ton père, puis les plus proches et ainsi de suite".
Et dans une version, il dit :
"Ô Messager d'Allâh ! Quelle est la personne la plus en droit de ma bonne compagnie ?",
il répondit صل الله عليه وسلم : "Ta mère",
il dit : "Qui ensuite ?",
il répondit صل الله عليه وسلم : "Ta mère",
il dit : "Qui ensuite ?",
il répondit : "Ta mère",
il dit : "Qui ensuite ?",
il répondit : "Ton père".
Le croyant fait donc des efforts dans la bienfaisance envers ses parents et il accorde à sa mère davantage d'attention, puis les plus proches et ainsi de suite parmi ses enfants, ses frères, ses oncles paternels, ses tantes paternelles, ses oncles maternels, ses tantes maternelles, puis les plus proches et ainsi de suite.
✅ Publié par la chaîne Telegram - Paroles Précieuses فوائد - @parolesprecieuses
السؤال : المستمعة التي رمزت لاسمها بـ (م. م) تقول في هذا السؤال: سماحة الشيخ! كيف نكون بارين بوالدينا ونحن نعيش في بلد، وهم في بلد آخر؟ وإذا كان الوالد، أو الوالدة يصلون، ولكنهم لا يحافظون عليها في وقتها، أو يصلونها بسرعة جدًا، فماذا علينا ونحن بعيدين عنهم؟
الجواب : على الولد النصيحة لوالديه، وبرهما حسب الطاقة؛ لقول الله تعالى:
فَاتَّقُوا اللَّهَ مَا اسْتَطَعْتُمْ [التغابن:16]
إن كان حاضرًا بالكلام الطيب، والفعل الطيب، وإن كان غائبًا بالمكاتبة بالهاتف -التلفون
فَاتَّقُوا اللَّهَ مَا اسْتَطَعْتُمْ [التغابن:16]
ينصح، يسلم عليه، يدعو له، في الكتابة، في التلفون، وإذا حضر يدعو له، ويشكره على أعماله الطيبة، وإذا رأى منه تقصيرًا في الصلاة، أو غيرها؛ نصحه بالعبارة الطيبة، وبالرفق، كما قال الله -جل وعلا
فأمر الولد أن يصحب أبويه بالمعروف، وإن كانا كافرين، فكيف إذا كانا مسلمين؟
فالواجب على الولد ذكرًا كان، أو أنثى أن يتقي الله، وأن يبر والديه بالفعل والقول، إن كانا فقيرين وهو قادر؛ أنفق عليهما، وإذا أمراه أطاعهما في المعروف، وإذا دخل عليهما؛ سلم عليهما، واحترمهما، ودعا لهما، وإذا كانا غائبين؛ راسلهما بالمكاتبة، أو من طريق الهاتف، يدعو لهما، ويسلم عليهما.. وهكذا، يجتهد في أنواع الخير، وإذا كانا محتاجين؛ أنفق عليهما وهو قادر؛ لأن الله يقول
فَاتَّقُوا اللَّهَ مَا اسْتَطَعْتُمْ [التغابن:16]
وقال رجل
يا رسول الله! من أبر؟ قال: أمك. قال: ثم من؟ قال: أمك. قال: ثم من؟ قال: أمك. قال: ثم من؟ قال: أباك، ثم الأقرب فالأقرب
وفي رواية قال
يا رسول الله! من أحق الناس بحسن صحبتي؟ قال: أمك قال: ثم من؟ قال: أمك قال: ثم من؟ قال: أمك قال: ثم من؟ قال: أبوك
فالمؤمن يجتهد في بر والديه، ويخص الأم بمزيد عناية، ثم الأقرب فالأقرب، من أولاده، وإخوته، وأعمامه، وعماته، وأخواله، وخالاته، ثم الأقرب فالأقرب. نعم
المقدم : جزاكم الله خيرًا سماحة الشيخ
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Quelle est la raison du fait que l’homme soit bienfaisant et aimable envers ses amis et ses camarades, mais ne le soit pas avec ses parents et sa famille ?
Réponse :
Les savants ont signalé la raison claire à cela, et c’est que s’il ne se comportait pas de cette manière [avec bienfaisance et amabilité] envers ses amis, alors ils l’auraient certainement fui et délaissé et se seraient éloignés de lui.
Quant à sa mère, même s’il se comporte ainsi [avec ingratitude] envers elle, elle ne le fuit pas, [elle dit plutôt] : « ô mon fils !… » etc, avec attendrissement et affection et gentillesse.
Et il ne cesse d’être ingrat envers elle, et elle se montre malgré tout miséricordieuse, tendre et gentille avec lui.
La personne qui a un mauvais comportement échange, donc, cette bienfaisance continue provenant de sa mère par de l’ingratitude !
Et il se montre aimable devant ses amis, car il a déjà essayé : s’il se comportait durement envers l’un d’entre eux, ils s’enfuiraient de lui et le laisseraient parce qu’ils n’ont pas besoin de lui.
Quant à sa mère, non !
Elle ne cesse d’être avec lui ; malgré sa dureté, sa rudesse et sa méchanceté ; douce, gentille et tendre envers lui, [lui disant] : « ô mon fils ! ô mon fils !… » etc, elle l’honore, elle se montre bienfaisante envers lui, et voit son affection envers lui augmenter, car il est son fils, il fait partie d’elle.
Beaucoup d’entre eux voient cette tendresse venant de leur mère, mais comme ils ont habitué leur âme à l’ingratitude, alors ils continuent à suivre ce chemin. qu’Allâh nous en préserve !
Comment peux-tu rendre cette immense bienfaisance ?!
Alors que tu n’étais qu’une goutte de sperme, puis une adhérence, puis un morceau de chair, puis un ensemble d’os, puis un enfant, puis un jeune, puis un vieux, tes parents ont toujours été bienfaisants envers toi.
Par Allâh !
La bonté des parents ne s’arrête jamais jusqu’à leur mort.
Jamais !
Prenez cela comme règle, ô mes frères bien-aimés !
La bienfaisance de tes parents envers toi ne s'arrête qu'à leur mort !
Et il se peut même qu’elle persiste après leur mort.
Comment cela, ô mes frères bien-aimés ?
S’ils t’ont donné une éducation islamique et t’ont appris cette Religion, alors tout ce qu’Allâh t’impose, si tu l’accomplis, c’est parce que leur éducation t’a été profitable.
Leur bienfaisance envers toi continue donc même après leur mort !
Et c’est pour cela que cette bienfaisance doit être, ô mes frères bien-aimés, récompensée par de la bienfaisance.
Celui qui a un bon comportement et une noble conduite récompense la bienfaisance de ses parents par de la bienfaisance.
Lors de ton enfance, ta jeunesse et ta vieillesse, combien de fois tes parents ont été bons envers toi matériellement et sentimentalement :
Matériellement, en dépensant leur argent pour toi, en t’éduquant et en prenant soin de toi.
Et sentimentalement en invoquant pour toi.
En effet, ô mes frères bien-aimés, l’invocation du père pour son enfant n’est jamais rejetée.
Combien de fois, qu’Allâh te préserve, tu étais dans une difficulté et Allâh t’en a soulagé sans aucune raison visible.
Sans cause !
Tu ne sais pas !
Tu ne vois pas d’où cela provient !
Et d’un coup, Allâh t’en a soulagé !
Mais une raison se cache derrière cela : une invocation de tes parents qui a été acceptée !
Combien de fois !
Surtout le jeune !
Lorsqu’il dort, ne sait pas qu’il y a une vieille personne qui lève ses mains, invoquant pour lui à la fin de la nuit.
Plus la difficulté se resserre sur toi, plus tes parents multiplient les invocations en ta faveur sans que tu ne t’en rendes compte.
Si tu tombes malade, tes parents invoquent en ta faveur en s’oubliant eux même.
Si tu te trouves dans une difficulté, une grande tristesse, une détresse, des épreuves, tu vois directement tes parents se préparer jour et nuit à invoquer Allâh pour toi.
Alors, Allâh accepte leur invocation en ta faveur, te soulage de cette difficulté, t’accorde la réussite dans ton chemin et tes épreuves et met fin à ta détresse.
Et tout cela sans que tu ne t’en rendes compte !
N'est-ce pas de la bienfaisance que cela ?
La bienfaisance ne doit-elle pas être rendue par de la bienfaisance ?
Sans aucun doute !
Ô mes frères bien-aimés !
La rétribution de la bienfaisance est la bienfaisance elle-même !
Mais qui ne prie pas, peut-on dépenser et travailler pour elle ou non ?
Réponse :
Oui, même si elle ne fait pas la prière, il est de ton devoir d'être bienfaisant envers elle, de lui être dévoué et de lui tenir compagnie convenablement jusqu'à ce qu'Allah la fasse mourir.
Cependant, avec cela, conseille-la beaucoup, enjoins-lui la prière et apprends-lui que l'affaire de la prière est importante, qu'elle est le pilier de l'Islam et que celui qui la délaisse a mécru.
Il se pourrait qu'Allah la guide.
Sois correct envers elle, dans le convenable, par la bonne parole, par un réconfort financier, il convient d'agir ainsi, car Allah Le Très Haut a recommandé la bienfaisance envers les parents même s'ils sont mécréants, et Il a recommandé envers eux le bien et la bienveillance, et la bienfaisance peut être une cause pour sa guidée et pour qu'elle accomplisse la prière.
Sois donc bienfaisant envers elle et patiente sur elle, et adresse-toi à elle de la meilleure manière et conseille-la, il se pourrait qu'Allah la guide.
✅ Traduit et publié par La chaine Telegram -Paroles Précieuses - @parolesprecieuses
حكم الإحسان إلى الوالدة التي لا تصلي
السؤال : أيضاً يقول: لي والدة حنون وعطوف ومحبة لي، وهي لا تصلي، هل يمكنني الإنفاق عليها وخدمتها أم لا؟
الجواب : نعم، وإن كانت لا تصلي، الواجب عليك الإحسان إليها، وبرها ومصاحبتها بالمعروف حتى يتوفاها الله، ولكن مع هذا تنصحها كثيراً وتوصيها بالصلاة، وتعلمها أن الصلاة أمرها عظيم وأنها عمود الإسلام، وأن من تركها كفر، لعلها تهتدي تحسن إليها بالمعروف.. بالكلام الطيب.. بالمواساة.. بالمال، هكذا ينبغي؛ لأن الله جل وعلا أوصى بالوالدين وإن كانا كافرين، أوصى بهما خيراً وإحساناً، والإحسان قد يكون سبباً لهدايتها وقيامها بالصلاة، فعليك بالإحسان إليها والصبر عليها ومخاطبتها بالتي هي أحسن ونصيحتها لعل الله يهديها. نعم
Il me parvient même - et le refuge est auprès d'Allâh - qu'il y a des enfants qui coupent les liens avec leur père à cause de ce bas-monde, à cause d'argent - je cherche refuge auprès d'Allâh !
Que vas-tu faire de toi-même ?
Où vas-tu aller ?!
Sais-tu ce que tu perds ?!
Sais-tu ce que tu vas t'attirer comme malheurs ?!
Alors que si tu reviens et que tu débutes par le "Salâm", c'est alors un témoignage du Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم que tu es le meilleur.
Certaine personne, nous lui disons : "Ô mon frère, réconcilie-toi avec ton frère."
Alors, il dit : "C'est moi qui ai raison ! Je suis le plus grand ! Ma dignité ! Ma fierté !"
SoubhanAllâh Ô mon frère, un témoignage du Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم :
"Et le meilleur d'entre-eux est celui qui débute par le "Salâm"."
Traduit par Morjane Abu Dawud
✅Publié sur la chaîne Telegram - MorjaneAbuDawud - @morjaneabudawu
Cheikh Souleyman Ben Salîm Allâh Ar-Ruheylî - الشيخ سليمان بن سليم الله الرحيلي
Nous avons coupé nos relations avec notre oncle paternel pour de multiples raisons.
Certaines de ces raisons sont des désobéissances à Allâh, et d'autres sont des choses en rapport aux liens de sangs, au partage de l'héritage et des choses de ce genre.
Je voudrais donc, de votre éminence, que vous nous orientiez quant à la position juste à adopter vis-à-vis de notre oncle paternel.
Qu'Allâh vous rétribue en bien.
Réponse :
Au nom d'Allâh le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, et que les prières et le salut d'Allâh soient sur le Messager d'Allâh, sa famille, ses compagnons, et ceux se conformant à sa guidée.
Ensuite,
Il est obligatoire au croyant de préserver les liens de sang avec ses proches, son père, ses grands-parents, ses enfants, ses frères, ses oncles et autres, chacun selon sa proximité.
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit dans le hadith authentique :
"Celui qui préserve véritablement les liens de parenté n'est pas celui qui se contente de les préserver avec ceux qui ne les coupent pas, mais c'est celui qui, lorsque les liens sont rompus, il les renoue."
Et il a dit صلى الله عليه وسلم :
"Quiconque rompt les liens de parenté n'entrera pas au paradis."
Et il a dit صلى الله عليه وسلم :
"Quiconque désir que sa subsistance soit abondante et que sa vie soit allongée, qu'il préserve donc ses liens de parenté."
Donc, si votre oncle paternel a coupé les liens, ne les coupez pas à votre tour, car l'oncle paternel à la place du père.
Il vous est donc obligatoire de préserver les liens de sang et d'être bon envers lui, en lui disant de bonnes paroles, en lui passant le selem, en l'aidant s'il est pauvre et que vous en avez les moyens...
Et s'il fait des péchés, conseillez-le, orientez le vers le bien, enseignez lui ce qui lui sera profitable.
"La religion, c'est le bon conseil", conseillez-le, démontrez lui l'interdiction de son acte si vous avez le savoir nécessaire.
Pour le conseiller, aidez-vous de vos bons frères, parmi ses voisins, ses amis, ou ses frères ; peut-être qu'il acceptera, qu'il délaissera ce qu'Allâh a interdit, et vous aurez la même récompense que lui.
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
"Celui qui appelle vers une guidée aura la même récompense que ceux qui le suivent."
Et il a dit صلى الله عليه وسلم :
"Quiconque appelle vers un bien a la même récompense que celui qui le met en pratique."
Vous êtes donc sur un bien, conseillez-le, orientez-le, et préservez les liens de sang.
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
"L'oncle paternel est un père."
(Hadith déclaré bon pour l'imam Al Albani)
Al Manâwi dit en commentaire à ce hadith :
""l'oncle paternel est un père"c'est-à-dire qu'il a le rang du père dans l'obligation de le respecter et de l'honorer, car ils sortent d'une même base.
Cela est venu en guise de réprimande et d'interdiction de lui désobéir (de ne pas le respecter "3ouqouq")."
Traduit par Menassri Fayçal
✅ Publié par 3ilmchar3i.net
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حكم قطيعة العم
سئل الإمام ابن باز رحمه الله
أخونا يقول: لنا عم نقاطعه لأسباب متعددة، منها ما هو معصية لله، ومنها أشياء أخرى تتعلق بصلة الرحم وتتعلق بقسمة الميراث وما أشبه ذلك، ويرجو من سماحتكم التوجيه بصدد موقفهم هذا مع عمهم كيف يكون على الطريقة الصحيحة جزاكم الله خيراً؟
الجواب: بسم الله الرحمن الرحيم، الحمد لله، وصلى الله وسلم على رسول الله وعلى آله وأصحابه ومن اهتدى بهداه
أما بعد: فالواجب على المؤمن صلة الرحم مع أقاربه، أبيه وأجداده وأولاده، وإخوته وأعمامه وغيرهم، الأقرب فالأقرب، يقول النبي ﷺ في الحديث الصحيح
ليس الواصل بالمكافي، ولكن الواصل الذي إذا قطعت رحمه وصلها
ويقول عليه الصلاة والسلام
لا يدخل الجنة قاطع رحم
ويقول عليه الصلاة والسلام
من أحب أن يبسط له في رزقه وأن ينسأ له في أجله فليصل رحمه، فإذا كان عمكم قد قطع الرحم، فلا تقطعوه؛ لأن العم بمنزلة الأب
فالمشروع لكم بل الواجب عليكم صلة الرحم والإحسان إليه، بالكلام الطيب والسلام ومواساته إن كان فقيراً وأنتم قادرون، وإذا كان عنده معصية انصحوه ووجهوه إلى الخير وعلموه ما ينفعه فـ الدين النصيحة، انصحوه وبينوا له تحريم ما فعل إذا كنتم على بصيرة، وتعاونوا مع إخوانكم الطيبين من جيرانه أو بأحبابه أو إخوانه في نصيحته لعله يستجيب لكم، ويدع ما حرم الله عليه، ولكم مثل أجره، يقول النبي ﷺ
من دعا إلى هدى كان له من الأجر مثل أجور من تبعه
ويقول عليه الصلاة والسلام
من دل على خير فله مثل أجر فاعله
فأنتم على خير انصحوه ووجهوه وصلوا الرحم، نعم
انتهى كلامه
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قال صلى الله عليه وسلم
العم والد
حسنه الشيخ الألباني في صحيح وضعيف الجامع الصغير
قال المناوي في فيض القدير
العم والد أي هو نازل منزلته في وجوب الاحترام والإعظام لتفرعهما عن أصل واحد، وهذا خرج مخرج الزجر عن عقوقه
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
À vrai dire, les coeurs parlent avant les langues dés lors que le propos porte sur le droit des pères et des mères en raison de l'immensité de leur bienfaisance, de leur mérite et de leur droit.
[...]
Ta mère t'a porté péniblement et accouché de toi péniblement.
Elle t'a porté en subissant peine sur peine.
Tu t'es développé dans ses entrailles, tu as mangé sa chair et absorbé son sang.
Tandis qu'elle est, dans tout cela, ravie et heureuse.
Elle se retourne la nuit pour permettre ton repos.
Il se peut qu'elle ait dormi sur un flanc qu'elle déteste pour ton repos.
Il se peut qu'elle ait dormi assise pour que tu puisses te reposer.
Il se peut qu'elle se soit levée la nuit en tournant pour ton repos corporel : à chaque fois qu'elle sent un mouvement de toi dans son ventre, elle s'arrondit, se lève ou s'assied pour ton repos, alors que tu n'es qu'un nouveau-né et que tu n'as aucune conscience de cela.
[...]
Elle t'a porté, subissant peine sur peine, affaiblissement sur affaiblissement.
À chaque fois que ton corps s'est renforcé, le sien s'est affaibli.
À chaque fois que ta gestation s'est rallongée, sa souffrance s'est rallongée.
[...]
Ta gestation se fait péniblement, ta mise au monde également.
Les médecins disent : l'enfant ne sort pas de sa mère sans que celle-ci ne ressente la mort.
Si ce n'était l'oubli, aucune femelle n'aurait porté la vie.
Mais elle oublie... Puis son instinct et son amour à l'égard de l'enfant lui font oublier.
Aucune femme n'a donné naissance à son enfant sans ressentir la mort.
Et parmi elles, certaines sont mortes.
Et combien de mères y ont laissé la vie ?
Beaucoup... Beaucoup de mères sont mortes lors de l'accouchement, tout en étant endurantes...
Puis, après l'accouchement, elle assume tout ce qu'elle assume : la grossesse suivie de l'allaitement puis de l'éducation.
Elle prend en charge tout ce qu'elle prend en charge.
Elle accueille la nuisance favorablement, d'une âme satisfaite, confiante, apaisée, aimante, attendrie.
حقوق الوالدين والاقارب الشيخ محمد بن عبد الوهاب العقيل
L’imam Abu Abdillah Muhammad Ibn Isma3il Al-Bukhârî -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- rapporte au chapitre : بَابُ الوَالِدَاتُ رَحِيمَاتٌ - Les mères sont Compatissantes
89. D’après Muslîm ibn Ibrahim a dit : D’après Abû Fadhala a dit : Bakr ibn ‘Abdillah al Mouzani a dit : D’après Anas ibn Malik -qu’Allâh les agrées- :
"Une femme se présenta à ‘Aîsha رضي الله عنها, alors ‘Aîsha رضي الله عنها lui donna 3 dattes.
La femme en donna une à chacun de ses enfants et en garda une pour elle.
Les deux filles mangèrent leur datte puis regardèrent leur mère qui mordit la datte et la coupa en deux.
Elle en donna à chacun une moitié.
Le Prophète صلى الله عليه وسلم vint, alors ‘Aîsha رضي الله عنها lui rapporta de cela,
Il lui dit صلى الله عليه وسلم : "Qu’est ce qui t’étonnes en cela ?"
Allâh جل وعلا lui fit miséricorde pour la miséricorde dont elle fit preuve pour ses enfants".
إسناده صحيح / Chaîne de transmission Authentique
Explication
Il y a dans ce Hadîth une incitation à s’attacher à faire l’aumône de ses biens même si les biens sont en petite quantité, et que l’aumône que l’on donne est en quantité minime.
Chacun donne en fonction de ce qu’il possède, et cela est meilleur que de repousser celui qui demande en raison de la petite quantité que l’on est en mesure de donner.
Et deuxièmement : Il y a la compassion de la mère pour ses enfants, garçons comme filles en leur donnant priorité sur elle en toute situation.
Bien plus : Il se peut que la mère veille la nuit pour que son fils dorme, tout comme il se peut qu’elle reste affamée afin que son enfant lui soit repu.
Il se peut qu’elle ait de l’inquiétude et de la crainte pour lui alors que lui est en sécurité et serein, et tout un tas de chose où la mère se sacrifie pour ses enfants en les faisant passer avant elle.
Elle préférerait tomber malade plutôt que son enfant.
Ceci est un instinct que l’on retrouve dans le coeur des mères, des pères aussi mais de façon moindre.
Et La législation est venue soutenir cet instinct maternel et l’affirmer, et combien est la rétribution pour cela.
Il a été fortement rapporté du Prophète Muhammad صلى الله عليه وسلم que :
"La femme qui meurt ayant eu deux enfants, ils seront pour elle un voile et une barrière contre le feu, et ceci n’est qu’en raison du droit dont elle dispose et pour l’amour qu’elle portait pour son enfant ainsi que parce qu’elle donnait sans cesse priorité à son enfant sur elle."
Explication de "Al-Adab Al-Moufrad" de l'Imam Al-Bukhârî - 1 / page 120
✅ Publié par la chaîne Telegram قناة كونـي سلفيّة على الجادة - @kounisalafiya
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عون الأحد الصمد شرح الأدب المفرد
للإمام أبي عبد الله محمد بن إسماعيل البخاري رحمه الله
للعلامة زيد بن محمد بن هادي المدخلي رحمه الله تعالى ١/١٢٠
Cheikh Zayd Ibn Mohammed Ibn Hâdy Al Madkhali - الشيخ زيد بن محمد بن هادي المدخلي