274 articles avec enfants - education et enseignement - الأطفال

Sommaire : الأطفال - Enfants, éducation et enseignement

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La naissance, l'allaitement de l'enfant

Les enfants sont une tentation (audio)

La fitna des enfants (audio-vidéo)

Appeler son fils : «Mahdi» (audio-vidéo)

Annoncer la naissance de mon bébé sur internet ou Facebook ?

La différence entre l'urine du petit garçon et l'urine de la petite fille (audio)

La diversification alimentaire du bébé

La femme qui n'allaite pas ses enfants est-elle fautive ?

Qu’en est-il d’allaiter un adulte ?

Faire le adhan dans l'oreille du nouveau-né (vidéo)

Il n’est pas légiféré de faire l’adhan dans l’oreille droite du nouveau-né, encore moins l’iqama dans l’oreille gauche (audio)

Les félicitations à l'occasion d'une naissance (audio)

La recommandation du frottement du palais de l’enfant avec une datte à sa naissance

Frotter les gencives et le palais du nouveau-né avec une datte - تحنيك الأطفال (audio)

La femme qui allaite son enfant plus de 2 ans (vidéo)

L'allaitement d'un autre enfant que le sien

La récompense d'élever trois filles

Le bienfait d'avoir des filles (audio)

Offrir un cadeau à l'occasion d'une naissance

L'allaitement devant les autres femmes

Fin de la période d'allaitement

L'emmaillotage

Pourquoi l'enfant ressemble à l'un ou l'autre de ses parents ?

Hadith expliquant la raison des cris du bébé à la naissance

Le mari peut-il obliger sa femme à allaiter son bébé ?

Les enfants décédés en bas âge

Après la naissance (dossier)

Les bienfaits d’avoir des filles

Maculer la tête du nouveau-né avec du safran

Les incisions faites aux jeunes filles pour protéger leur virginité

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Sommaire : L'éducation des enfants - تعليم الطفل

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La nécessité de l’éducation islamique authentique face aux idéologies contemporaines

Préserve-les ! (audio-vidéo)

L'éducation des enfants (dossier)

 Un environnement vertueux pour nos enfants

Principes fondamentaux dans l'éducation des enfants - ركائز تربية الأولاد (audio)

Les jeunes d'aujourd'hui ont besoin de compassion (audio)

Ton meilleur investissement (audio-vidéo)

La meilleure méthode pour éduquer un enfant vertueux (audio-vidéo)

Conseil aux familles recomposées pour l'éducation des enfants

La bonne manière d'éduquer ses enfants

Celui qui éduque mal ses enfants prend une part de leur péché !

Dire à son enfant des paroles comme : «Si seulement je ne t'avais pas enfanté !» (audio-vidéo)

Soyez indulgents et compatissants envers vos enfants ! (audio-vidéo)

Manière de faire taire les enfants

Les conditions permettant au père de prendre l'argent de son enfant sans sa permission (audio)

Parmi les choses dont il incombe de se méfier...

L'invocation en faveur des enfants

Les enfants, s’ils sont pieux, sont considérés comme un bienfait (audio)

Préserve ton enfant et éloigne-le du mauvais oeil et de l'envie !

Les enfants ont une place privilégiée dans le cœur de leurs parents (audio)

N'éduque pas l'enfant sur l'illicite (audio-vidéo)

L'interdiction de laisser entrer le jeune garçon impubère auprès des femmes (audio-vidéo)

Enseigner les signes de la puberté aux jeunes garçons et filles (audio)

Qu'Allâh fasse miséricorde à celui qui aide ses enfants à atteindre la piété ! (audio)

Acheter aux enfants des vêtements qui ressemblent à ceux des mécréants, troués/déchirés et très peu couvrants

Ne sois pas telle une caméra de surveillance avec ton enfant

L’enfant qui touche le Coran sans avoir les ablutions

Sache que l’enfant est un dépôt auprès de ses parents…

Traiter l'épouse convenablement fait partie de la bonne éducation de l'enfant (audio)

Reliez les agissements de vos enfants à la sunna et à la biographie du Prophète صلى الله عليه وسلم et enseignez-leur les nobles hadiths !

Les profits du pleur de l'enfant

Éduquez vos enfants avec les invocations !

Si vous êtes éprouvés par les chaînes télévisées et internet dans vos foyers...

Fermer les yeux sur certains manquements de nos enfants, par sagesse... (audio)

Comment se comporter avec un enfant grossier ? (audio-vidéo)

Dirige tes enfants vers les mosquées ! (audio-vidéo)

Les parents sont la cause de la perte de leur enfant

Surveillez vos enfants ! (audio-vidéo)

Quelques recommandations pour l'éducation des enfants

Le jugement des parcs d'attractions (audio)

Conseil en or pour tous ceux qui ont des enfants (audio-vidéo)

Un père ordonne la prière à ses enfants, dès 9 ans jusqu'à ce qu'ils atteignent 15 ans et après cela, ses enfants n'obéissent plus à leur père (audio)

L'éducation des enfants face à leur venue dans les mosquées (audio)

Une erreur commise par les parents ayant des enfants intelligents (audio)

Parmi les causes de l'atteinte de l'enfant par le djinn

Ces parents qui se plaignent que leur enfant ne prie pas, à qui la faute ? (audio)

Comment pouvons-nous réaliser les droits de notre chair et notre sang ?

Ce qu'il faut dire quand le petit éternue

Le bénéfice dans l'éducation des enfants

L'éducation par la récompense

À partir de quel âge rend-on des comptes à Allâh ?

L’éducation des enfants en France

Mon conseil aux pères et mères...

Comment éduquer nos enfants ? (audio-dossier)

Est-il permis de sortir les enfants après le maghreb en cas de besoin ? (audio)

Éduquer son enfant

Invoquer contre ses enfants

Le petit lexique de oumi (dossier)

Enseignement des sourds-muets

L'importance du modèle dans l'éducation

L'éducation des enfants

Est-il permis au père de contrôler les téléphones et les ordinateurs de ses enfants ? (audio-vidéo)

Élever la voix sur les enfants (vidéo)

La déviance des jeunes

À partir de quel âge faut-il ordonner à l'enfant de prier ?

L’éducation des enfants et les bases de leur formation

Laisser l'enfant seul à la maison

Je n'arrive pas à réveiller mes enfants pour la salât al-fajr (vidéo)

Protection des enfants et des maisons

Leurs yeux sont liés aux tiens

Les poupées faites grossièrement

La fabrication des poupées

L'enseignant demande à l'élève de dessiner un être vivant et il contraint l'élève à le faire

Conseils aux parents

Séparer les enfants du même lit

Les enfants touchent au Saint Coran

Le pantalon au-dessus des chevilles pour les enfants (audio)

L'éducation des enfants depuis leur tendre jeunesse

Porter des vêtements courts devant ses enfants

À qui reviennent les oeuvres des enfants ?

Comment éduquer nos enfants ? (dossier)

Les «contes» musulmans pour enfants

Préparer les dirigeants chevaliers en délaissant les méfaits écoliers

Punir son enfant en interdisant son repas

Acquisition de jouets pour enfants

Les jouets avec des yeux

L’islam et la protection familiale

Nudité d'un enfant de 2 ans

Les droits [et devoirs] du père à l’égard de son enfant

Nos enfants sont l’avenir

L'éducation et la famille musulmane (dossier)

Est-il permis aux enfants de jouer au père et à la mère ?

Le fait d'appeler sa mère «mama»

Un enfant désobéissant (vidéo)

L'éducation des enfants dans le minhaj

Envoyer les enfants dans des mosquées dirigées par des groupes déviés pour y apprendre le coran et la langue arabe

Le comportement vis-à-vis de ses enfants doit être équitable

Les photos et dessins sur les vêtements des enfants

Donner à l’enfant les solutions et alternatives ! (audio-vidéo)

Parmi les conseils et orientations adressés aux pères et mères dans l'éducation des garçons et des filles

Les personnes les plus en droit de ta bienfaisance et de ton obligeance sont tes enfants...

L’éducation des enfants

Applaudir l’élève et se lever pour l’instituteur

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Sommaire : L'apprentissage de nos enfants

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Comment le père procède-t-il pour enseigner le tawhid à ses enfants ? (audio)

Comment faire aimer la mémorisation du Noble Coran à nos enfants ? (audio-vidéo)

Parmi les méthodes incitant les enfants à mémoriser le Coran (audio-vidéo)

Conseil aux parents concernant leur préoccupation envers la scolarité de leur enfant, et leur négligence dans leur instruction religieuse (audio)

Séries de leçons d'apprentissage de la croyance authentique pour les petits enfants

Faire instruire sa fille de 9 ans et plus dans les écoles mixtes (audio-vidéo)

20 cartes d’invocations pour enfants ! (dossier)

L'âge propice pour commencer à faire mémoriser le Coran aux enfants et le jugement des anachids pour les enfants (audio)

Ebook pour enfants en arabe, sur la aquida sous forme de questions/réponses - العقيدة لأشبال الإسلام (dossier)

Fiche de vocabulaire pour commencer à dialoguer avec votre enfant en arabe (dossier)

Mon calendrier quotidien ajustable de prières (dossier)

Ne laisse personne te devancer dans l’apprentissage de la sourate Al-Fatiha et du rappel d'Allâh à ton enfant ! (audio)

Les établissements de cours par correspondance chrétiens

Jeu pour enfants : «Fatha Kasra Damma» (dossier)

Les étudiantes qui se lèvent pour l'enseignante

Questions-réponses pour les enfants sur la 'aquidah

Livre à faire mémoriser aux enfants : منهاج المسلم الصغير (dossier)

Faire avec les enfants une activité avec de «la pâte à sel»

Programme religieux pour enfants - 3 à 5 ans (dossier)

Conseil en or pour nous, nos femmes et nos enfants

Je vais être grande soeur inshâaLlah ! (dossier)

Livre de coloriage français - arabe : «Apprenons les hadiths» (dossier)

Mohamed صلى الله عليه وسلم, le messager d'Allah (dossier)

Inscrire ses enfants dans des établissements scolaires non-musulmans

Apprendre aux enfants les 3 points essentiels

L'islam, la religion universelle (dossier)

Méthode pour apprendre à nos enfants l'alphabet arabe (dossier)

Mon lapbook : Description de l'ablution et de la prière rituelle (dossier)

Cher frère instituteur, chère sœur institutrice

L'enfance du Prophète صلى الله عليه وسلم  (dossier)

L'arbre de la prière pour la semaine - شجرة الصلاة الأسبوعية (dossier)

Un bouquet à colorier pour apprendre juzz 'amma - باقة سور جزء عم (dossier)

Le livret pour enfants sur le Ramadan (dossier)

Cahier d'activités pour enfants pour le mois de Ramadan (dossier)

Le hadj expliqué aux enfants (dossier)

Livret de coloriage spécial rappels (dossier)

L'arbre du jeûne (dossier)

La méthode Montessori pour l'éducation des enfants

Petits imagiers en arabe (dossier)

Frise lettres arabes avec illustrations (dossier)

Les droits des enfants

Les invocations quotidiennes en image (dossier)

Les piliers de l’islam expliqués enfants - أركان الإسلام (dossier-audio)

Animation flash pour enfant (dossier en arabe)

Mon comportement à la maison (dossier enfant)

L'arbre mensuel de la prière pour les enfants (dossier)

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La nécessité de l’éducation islamique authentique face aux idéologies contemporaines

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

La nécessité de l’éducation islamique authentique face aux idéologies contemporaines

L'athéisme, la laïcité, le libéralisme, les idéologies qui en découlent, et les autres croyances et idéologies qui contredisent l'Islâm, se sont mises à être propagées parmi les enfants des musulmans, et la cause en est qu'il y a une expansion de l'ignorance concernant leur religion parmi eux, qu'ils se laissent leurrer par la culture occidentale, et qu'il existe un grand soutien dans la propagation de ces idéologies parmi eux via diverses voies.

 

Et la meilleure chose que chacun d'entre nous puisse faire, est de veiller à éduquer ses enfants selon une éducation islamique, authentique, de juste milieu, basée sur la voie des pieux prédécesseurs, et de surveiller leur éducation et d'où ils tirent leurs informations.

 

Rien qu'en apprenant la science authentique, il (l'enfant) acquerra une très forte immunité contre ces idéologies dévastatrices.

 

Tweet datant du 29 chawwâl 1445h (correspondant au 8 mai 2024g)

Traduit par la chaîne Telegram غيث القلوب - @ghaithqolob

Publié par 3ilmchar3i.net

الإلحاد والعلمانية والليبرالية والأفكار النابعة عنها، وغيرها من العقائد والأفكار المناقضة للإسلام؛ أخذت تنتشر بين أبناء المسلمين، والسبب في ذلك: فشو الجهل بدينهم بينهم، واغترارهم بالحضارة الغربية، ووجود دعم كبير لنشر هذه الأفكار بينهم بشتى الطرق
وأفضل ما يقوم به كل واحد منا، أن يعتني بتربية أبنائه تربية إسلامية صحيحة معتدلة على منهج السلف الصالح، ويراقب تربيتهم، ومن أين يتلقون المعلومة، فبمجرد أن يتعلم العلم الصحيح ستحصل عنده مناعة قوية جدا ضد هذه الأفكار الهدامة

Cheikh Abou Al-Hassan 'Ali Al-Ramly - الشيخ أبو الحسن علي الرملي

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Préserve-les ! (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Préserve-les ! (audio-vidéo)

Sachez que vous vivez dans une époque dangereuse !

 

Une époque très dangereuse, pleine de tentations et de maux !

 

Prenez garde comme Allâh, Exalté soit-Il, vous l’a ordonné !

 

Les mécréants rusent contre les musulmans, et (traduction rapprochée) :

 

«ils ne cesseront de vous combattre jusqu’à vous faire renier, s’ils le peuvent, votre religion» s.02 : v.217

 

Et le combat qu’ils nous mènent ne se limite pas aux armes, mais ils nous combattent également en diffusant leurs pensées déviantes, en pervertissant les esprits, en corrompant les corps jusqu’à ce que les jeunes musulmans n’aient plus aucune valeur.

 

Jusqu’à ce qu’ils deviennent victimes de cette bataille diabolique !

Faites attention à vous !

Faites attention à vos enfants !

 

Ils nous combattent avec leurs idées déviantes qu’ils diffusent à travers les médias audiovisuels et la presse, par des moyens développés qui accompagnent la personne partout et sur lesquels apparaissent toutes sortes d’ignominies et de pensées malsaines.

 

Elles sont enregistrées et diffusées sur les écrans, elles lui apparaissent et pervertissent sa raison, son comportement et son corps.

 

Ils ne cessent de dépenser tous leurs efforts afin de réduire en miettes les musulmans, partout et en particulier dans ce pays dans lequel la révélation est descendue et la religion est née, et duquel le prêche islamique s’est élancé.

 

Ce pays qui est le cœur du monde islamique, dans lequel se trouvent les deux mosquées sacrées pour lesquelles les cœurs des musulmans de toutes parts battent et viennent accomplir le pèlerinage ainsi que la ‘Omra.

 

Il est véritablement le cœur du monde musulman, et c’est pour cela que les mécréants se concentrent sur lui plus que sur les autres pays.

 

Ils se concentrent dessus afin de pervertir les croyances et diffuser la laïcité vicieuse et perverse, la mécréance, l’athéisme et la liberté animale.

 

Ils s’attachent de toutes leurs forces à corrompre les jeunes musulmans, car c’est sur eux, après Allâh, que les musulmans comptent.

 

Ils se concentrent alors sur les enfants des musulmans, garçons et filles, et font tout pour les corrompre afin d’anéantir le monde islamique !

 

Aujourd’hui, comme vous pouvez l’entendre et le voir, ils combattent les pays arabes et musulmans !

 

Ils les détruisent ! Ils les détruisent avec les mains de leurs habitants ! Ils les détruisent au nom de la liberté, au nom de la revendication des droits comme ils disent !

 

Et leur but, à travers cela est d’anéantir les pays musulmans afin qu’il ne reste aux musulmans et aux arabes aucune force. Voilà ce qu’ils veulent !

 

Vous êtes au courant des diverses cargaisons de drogues qu’ils nous importent.

 

On vous les présente dans les médias afin que vous fassiez attention et que vous connaissiez vos ennemis.

 

Ces cargaisons immenses sont destinées à vos enfants, filles et garçons.

 

Leur objectif est de les détruire, anéantir leurs esprits, leurs pensées, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien de l’islam.

 

Craignez Allâh ô serviteurs d’Allâh !

Prenez garde !

Prenez garde !

 

Le ministère de l’Intérieur veille à exposer ces cargaisons qui nous sont importées dans les médias, non pas uniquement pour être vue, mais plutôt pour vous mettre en garde.

 

Afin que vous voyiez ce qui se tisse contre vous, afin que vous voyiez la bataille qui vous est menée.

 

Préservez vos enfants, ô serviteurs d'Allâh !

 

Préservez-les de la perte !

Préservez-les !

Préservez leurs esprits !

Préservez leurs corps des drogues !

Préservez leur religion en tout premier lieu !

 

Ce sujet n’est pas des plus faciles ! 

 

Par Allâh, ce n’est pas un sujet facile qui peut être pris à la légère !

 

Prenez garde et mettez en garde !

Préservez vos enfants !

Surveillez-les !

Ne les délaissez pas !

 

Dans le passé, ce pays était propre et pur, les jeunes étaient à l’abri.

 

S’ils allaient ici ou là-bas, ils étaient en sécurité, car ils vivaient dans une société pure avec des frères sains.

 

Tandis qu’aujourd’hui, la situation a changé.

 

S’ils sortent de leur maison, ils se font attraper par les pensées malsaines, par les infiltrés mal intentionnés, par les prédicateurs du mal, par les saboteurs de pensées et d’honneur.

 

Vous êtes dans un immense danger à l’instar de celui qui fait paître ses moutons sur le territoire des fauves.

 

Prenez donc garde à vous-même ainsi qu’à vos enfants !

 

Préservez-les !

Assurez-leur une véritable protection !

Préservez-les encore plus que vos biens et que vos comptes en banque !

 

Préservez-les !

Ils sont votre réel commerce !

Ils sont votre capital !

Assurez-leur une réelle protection !

Surveillez-les !

 

Aujourd’hui, de plus en plus de personnes propagent cela, garçons et filles, petits et grands.

 

Ils diffusent ces idées au nom de l’enseignement, de la vie de luxe.

 

Mais, en réalité, vos enfants sont une proie aux pensées malsaines.

 

Les mains les arrachent, les arment se dirigent vers eux, ils sont chassés et piégés de partout !

 

C’est pour cela qu’en général, lorsque l’enfant rentre chez lui, il rentre avec des pensées déviantes, infimes ou nombreuses, et le peu finit par devenir conséquent, en dehors de celui à qui Allâh a fait miséricorde !

 

Craignez Allâh ô serviteurs d’Allâh !

Prenez garde et mettez en garde !

Prenez vos précautions !

 

Allâh, Exalté soit-Il, a dit (traduction rapprochée) :

 

« Et prenez garde » s.04 : v.102.

 

Prenez garde à tout moment !

 

Et à cette époque, il faut prendre encore plus de précautions, car le mal s’y est multiplié, comme le Prophète صلى الله عليه وسلم nous a informé au sujet des tentations qui auront lieu à la fin des temps…

 

…et qui seront

 

«semblables à des parties d’une nuit sombre.

L’homme s’y trouvera croyant le matin et mécréant le soir, ou croyant le soir et mécréant le matin.

Il vendra sa religion pour les biens éphémères de ce bas-monde »

 

ou, comme cela se passe aujourd’hui, pour assouvir des désirs illicites.

 

Craignez Allâh ô serviteurs d’Allâh !

 

Soyez attentifs, car nous ne sommes pas dans une époque où il faut être laxiste et négligent !

 

Préservez vos enfants !

Et ce même à l’intérieur de vos maisons !

 

Protégez-les des réseaux sociaux malsains et destructeurs qui sont en leur possession, à savoir internet et les téléphones vicieux à travers lesquels se propagent le mal et le poison !

 

Craignez pour vos enfants, garçons et filles, même lorsqu’ils sont à l’intérieur de vos demeures !

 

Et, lorsqu’ils se rendent à l’école, en promenades, en excursion ou autres, ils sont en danger, car l’ennemi est aux aguets et les suit n’importe où, afin de leur insuffler ces pensées destructives !

 

Traduit et publié par Salafiya Traduction

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Traduction en Anglais

 

Traduction en Espagnol

 

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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L'éducation des enfants (dossier)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

L'éducation des enfants (dossier)

Introduction de l’auteur

 

Louange à Allâh, nous Le louons, nous Lui demandons assistance, nous sollicitons Son pardon et Lui demandons de nous protéger contre les maux de nos propres âmes.

 

Quiconque Allâh guide nul ne peut l’égarer, quiconque Il égare nul ne peut le guider, et je témoigne que nul de mérite d’être adoré en dehors d’Allâh et que Mouhammed est Son Serviteur et Messager.


يَـٰٓأَيُّہَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ ٱتَّقُواْ ٱللَّهَ حَقَّ تُقَاتِهِۦ وَلَا تَمُوتُنَّ إِلَّا وَأَنتُم مُّسۡلِمُونَ

 

Traduction du sens du verset :

 

«Ô croyants ! Craignez Allâh comme Il se doit d’être craint, et ne mourez qu’en pleine soumission à Lui»  [Âl-`Imrân (La famille d’Imram) : 102].

 

يَـٰٓأَيُّہَا ٱلنَّاسُ ٱتَّقُواْ رَبَّكُمُ ٱلَّذِى خَلَقَكُم مِّن نَّفۡسٍ۬ وَٲحِدَةٍ۬ وَخَلَقَ مِنۡہَا زَوۡجَهَا وَبَثَّ مِنۡہُمَا رِجَالاً۬ كَثِيرً۬ا وَنِسَآءً۬‌ۚ وَٱتَّقُواْ ٱللَّهَ ٱلَّذِى تَسَآءَلُونَ بِهِۦ وَٱلۡأَرۡحَامَ‌ۚ إِنَّ ٱللَّهَ كَانَ عَلَيۡكُمۡ رَقِيبً۬ا

 

Sens du verset :

 

«Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Allâh au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allâh vous observe parfaitement» [An-Nissâ' (Les Femmes) : 1].

 

يَـٰٓأَيُّہَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ ٱتَّقُواْ ٱللَّهَ وَقُولُواْ قَوۡلاً۬ سَدِيدً۬ا ( ٧٠ ) يُصۡلِحۡ لَكُمۡ أَعۡمَـٰلَكُمۡ وَيَغۡفِرۡ لَكُمۡ ذُنُوبَكُمۡۗ وَمَن يُطِعِ ٱللَّهَ وَرَسُولَهُ ۥ فَقَدۡ فَازَ فَوۡزًا عَظِيمًا 


Sens du verset :

 

«Ô croyants ! Craignez Allâh et parlez avec droiture, afin qu’Il améliore vos actions et vous pardonne vos péchés. Quiconque obéit à Allâh et à Son Messager aura certes une grande réussite»  [Al-Ahzâb (Les Coalisés) : 70-71].

 

Ceci dit, les propos suivants sont un modeste essai en vue de démontrer, et selon les enseignements de l’islam, ce qu’il incombe aux parents envers leurs enfants, entre autres la prise en charge et la bonne éducation.

 

En effet, le besoin de traiter ce type de sujet est pressant, notamment en notre époque, où la décadence morale en particulier s’est terriblement répandue dans nos sociétés.

 

Ce qui aggrave encore la situation, c’est la négligence de certains parents et le manquement à ce devoir religieux.

 

En vérité, ces propos sont une série d’articles éducatifs parus dans notre estimable revue d’« Al-Islah », en trois parties, et dont le titre était (en arabe) : «Qurratou `Ayn Al- Abawayn Fi Ri`âyat Wa Tarbiyat Al-Banât Wal Banîn» (Littéralement : La prunelle des yeux des parents est dans la prise en charge et l’éducation des filles et garçons).

 

Quand certaines personnes honorables les ont lus, elles m’ont proposé de les assembler, puis les publier sous forme d’épître, afin de les mettre à profit.

 

J’ai accueilli favorablement cette suggestion.

 

Ces lignes se veulent alors un rappel et une orientation à toute personne qui les lira, car : «La religion est le [bon] conseil».

 

Je ne manque pas également de souligner que certains de nos frères respectables ont jugé qu’il serait mieux d’opter pour un titre concis, autre que celui choisi pour les articles dans la revue, afin qu’il soit plus attirant.

 

Le titre de l’épître est devenu - après le changement - comme il est indiqué sur la maquette : «L’éducation des enfants».

 

Je demande à Allâh سبحانه وتعالى d’agréer nos bonnes actions, et de faire à ce qu’elles soient vouées exclusivement à Lui.

 

Je Lui demande également de mettre le contenu de cette épître au profit de son auteur et de celui qui la lit, et de récompenser abondamment toute personne qui a participé à sa diffusion et son impression.

 

Il en est Garant et Capable.

 

Et il n’est de force et de puissance que par Allâh, le Très-Haut, le Plus Grand.

Les enfants, une grâce d’Allâh

 

Les enfants sont l’une des grâces majeures qu’Allâh nous accorde.

 

Ils font grand plaisir à nos yeux, à nos coeurs et à nos âmes.

 

Ils sont la parure de la vie d’ici-bas, sa fleur odoriférante et ils sont la chair de la chair.

 

Allâh سبحانه وتعالى dit :

 

ٱلۡمَالُ وَٱلۡبَنُونَ زِينَةُ ٱلۡحَيَوٰةِ ٱلدُّنۡيَا‌ۖ وَٱلۡبَـٰقِيَـٰتُ ٱلصَّـٰلِحَـٰتُ خَيۡرٌ عِندَ رَبِّكَ ثَوَابً۬ا وَخَيۡرٌ أَمَلاً۬ 

 

Sens :

 

«Les biens et les enfants sont la parure de la vie d’ici-bas, alors que les actions bonnes et durables sont,
auprès de ton Seigneur, meilleures en récompense et donnent plus d’espérance.»
[Al-Kahf (La Caverne) : 46].

 

Néanmoins, cette grâce ne l’est réellement que si les parents s’en chargent convenablement et s’occupent des
enfants et les éduquent de la meilleure manière qui soit.

 

Les enfants sont un moyen de profit aux parents : dès que l’homme meurt, il ne pourra plus être récompensé, et : «Ne profitera que des effets de ses bonnes actions accomplies en vie.» (1)

 

Et puisque l’enfant est l’apport de son père (2), ce dernier en profitera.

 

Ainsi, l’enfant est excepté des actions qui prennent fin à la mort du parent.

 

De plus, la récompense de l’enfant pour les bonnes actions qu’il fait est inscrite aussi en faveur du parent - même après sa mort - sans diminuer tant soit peu la récompense de l’enfant, et ce, à condition que son parent l’appelle au bien durant sa vie ; car celui qui montre le bien à autrui est comme celui qui le fait (3).

 

La prise en charge des enfants par les parents compte parmi les bonnes actions dont la récompense ne cessera de leur profiter, comme la charité durable.

 

Abou Hourayra رضي الله عنه rapporta que le Messager صلى الله عليه وسلم dit :

 

«Quand l’homme meurt, ses actions prennent fin, exceptées trois d’entre elles : une charité durable, un savoir profitant aux gens et un enfant pieux qui fait des invocations en sa faveur.» (4)

 

En effet, l’enfant n’est - habituellement - pieux que si ses parents lui donnent une bonne éducation, une conduite exemplaire et des moralités vertueuses.

 

Les croyants sincères implorent le Seigneur humblement afin de les gratifier de la pieuse descendance et d’en faire une source de sérénité.

 

Allâh سبحانه وتعالى dit en relatant la parole de Son messager Zakariyya (Zacharie) :

 

هُنَالِكَ دَعَا زَڪَرِيَّا رَبَّهُ ۥ‌ۖ قَالَ رَبِّ هَبۡ لِى مِن لَّدُنكَ ذُرِّيَّةً۬ طَيِّبَةً‌ۖ إِنَّكَ سَمِيعُ ٱلدُّعَآءِ

 

Sens :

 

«Ô mon Seigneur ! Gratifie-moi de Ta part d’une bonne progéniture.» [Âl-`Imrân (La Famille d’Imram) : 38].

 

C'est-à-dire : «[Une progéniture] ayant de pures et d’excellentes moralités, afin que, grâce à elle, la grâce religieuse et mondaine s’accomplisse.» (5)

 

C’est ce que les serviteurs du Tout-Miséricordieux recherchent.

 

Allâh سبحانه وتعالى dit :

 

وَٱلَّذِينَ يَقُولُونَ رَبَّنَا هَبۡ لَنَا مِنۡ أَزۡوَٲجِنَا وَذُرِّيَّـٰتِنَا قُرَّةَ أَعۡيُنٍ۬ وَٱجۡعَلۡنَا لِلۡمُتَّقِينَ إِمَامًا

 

Sens :

 

«Et ceux qui disent : “Ô notre Seigneur ! Fais que nos épouses et progénitures nous soient une source de sérénité”.»  [Al-Fourqân (Le Discernement) : 74].

 

C'est-à-dire : «Ceux qui demandent à Allâh de faire à ce que leurs enfants et leur descendance Lui obéissent et
L’adorent sans Lui attribuer d’associés.»
(6)

 

Ibn Abi Ad-Dounya rapporta que Hazm dit :

 

«J’ai entendu Kathîr (Ibn Ziyâd) questionner Al-Hassan (Al-Basri) :

- Ô Abou Sa`îd ! Le verset où Allâh سبحانه وتعا لى dit :

"Et ceux qui disent : ‘Ô notre Seigneur ! Fais que nos épouses et progénitures nous soient une source de sérénité’"

concerne-t-il la vie d’ici-bas ou celle de l’au-delà ?

- Non, répondit-il, il s’agit bien de la vie d’ici-bas.

- Comment cela ? le questionna encore Kathîr.

- Quand le croyant voit sa femme et son enfant obéir à Allâh تعالى , répondit Al-Hassan.

- Et d’ajouter : Et quelle meilleure source de sérénité pour le croyant de voir sa femme et son enfant obéir à Allâh تعالى ! »

(7)

 

La prise en charge des enfants - que ce soit en tenant compte de leurs besoins, en les conseillant et en les orientant - est un attribut digne des croyants [sincères] et des serviteurs vertueux d’Allâh.

 

Voici le Messager d’Allâh Ya`qoûb (Jacob) qui n’oublie pas, même en mourant, de conseiller ses enfants de se tenir à la croyance saine.

 

Allâh تعالى dit :

 

أَمۡ كُنتُمۡ شُہَدَآءَ إِذۡ حَضَرَ يَعۡقُوبَ ٱلۡمَوۡتُ إِذۡ قَالَ لِبَنِيهِ مَا تَعۡبُدُونَ مِنۢ بَعۡدِى قَالُواْ نَعۡبُدُ إِلَـٰهَكَ وَإِلَـٰهَ ءَابَآٮِٕكَ إِبۡرَٲهِـۧمَ وَإِسۡمَـٰعِيلَ وَإِسۡحَـٰقَ إِلَـٰهً۬ا وَٲحِدً۬ا وَنَحۡنُ لَهُ ۥ مُسۡلِمُونَ

 

Sens :

 

 

«Ou étiez-vous présents quand la mort vint à Ya`koûb ? Quand il dit à ses enfants : “Qu’adorerez-vous après ma mort” Ils dirent : “Nous adorerons ton Dieu (Allâh) et le Dieu de tes parents Ibrâhîm (Abraham), Ismâ`îl (Ismaël) et Is’hâq (Isaac) ; un Dieu unique et nous nous y soumettons”.» [Al-Baqara (La Vache) : 133].

 

Voici également Louqmân - qu’Allâh gratifia de sagesse :

 

«Conseille son fils envers qui il éprouve le plus de clémence et qu’il aime le plus parmi les gens.

En effet, il est propre à lui accorder le meilleur de ce qu’il connaît.» (8)

 

Il lui donne un conseil compréhensif et utile, lui commande d’adorer Allâh seul, le met vivement en garde contre l’attribution d’associés à Allâh alors qu’Il l’a créé, et lui démontre la gravité du Chirk.

 

Allâh تعالى dit :

 

وَإِذۡ قَالَ لُقۡمَـٰنُ لِٱبۡنِهِۦ وَهُوَ يَعِظُهُ ۥ يَـٰبُنَىَّ لَا تُشۡرِكۡ بِٱللَّهِ‌ۖ إِنَّ ٱلشِّرۡكَ لَظُلۡمٌ عَظِيمٌ 


Sens :

 

«Et quand Louqmân dit à son fils en l’admonestant : "Ô mon fils ! Ne commets pas de Chirk, car le Chirk est une injustice majeure".» [Louqmân : 13]

 

Puis, il lui recommande de mettre en application les hautes et vertueuses moralités et de s’agripper aux liens solides en disant :

 

يَـٰبُنَىَّ أَقِمِ ٱلصَّلَوٰةَ وَأۡمُرۡ بِٱلۡمَعۡرُوفِ وَٱنۡهَ عَنِ ٱلۡمُنكَرِ وَٱصۡبِرۡ عَلَىٰ مَآ أَصَابَكَ‌ۖ إِنَّ ذَٲلِكَ مِنۡ عَزۡمِ ٱلۡأُمُورِ

 

Sens :

 

«Ô mon fils ! Accomplis la prière, recommande ce qui est louable, condamne ce qui est blâmable et fais preuve de patience par rapport à ce qui t’éprouve ; certes, cela relève des affaires requérant une résolution majeure.» [Louqmân : 17]

 

Ensuite, il le met en garde contre les mauvaises et basses moralités en disant :

 

وَلَا تُصَعِّرۡ خَدَّكَ لِلنَّاسِ وَلَا تَمۡشِ فِى ٱلۡأَرۡضِ مَرَحًا‌ۖ إِنَّ ٱللَّهَ لَا يُحِبُّ كُلَّ مُخۡتَالٍ۬ فَخُورٍ۬ (١٨) 

وَٱقۡصِدۡ فِى مَشۡيِكَ وَٱغۡضُضۡ مِن صَوۡتِكَ‌ۚ إِنَّ أَنكَرَ ٱلۡأَصۡوَٲتِ لَصَوۡتُ ٱلۡحَمِيرِ (١٩)

 

Sens :

 

«Ne sois pas arrogant envers les gens ; ne marche pas fièrement, car Allâh déteste toute personne hautaine et fière ; aie une allure modeste et baisse ta voix (en parlant), car les voix les plus hideuses sont celles des ânes.» [Louqmân : 18-19].

 

Donc :

 

«Louange à Allâh qui nous gratifie d’enfants, nous facilite toutes les voies du droit chemin et de piété et [nous] met en garde contre toutes les voies de corruption… faites preuve de reconnaissance pour la grâce qu’Il vous accorde, les enfants en l’occurrence.

 

Et sachez que les enfants sont un test pour l’homme : soit ils seront une source de sérénité dans la vie et dans l’au-delà, procurant la joie du coeur et la paix de l’âme et aidant [les parents] à faire face aux dures épreuves de la vie et, une fois devenus pieux, leur piété les exhortera au bien de la vie et de l’au-delà.

 

En conséquence, les parents et les enfants se réunissent dans cette vie sur la base de l’obéissance à Allâh, et se réuniront le Jour de la Résurrection dans le paradis.

 

Allâh تعالى dit :

 

وَٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ وَٱتَّبَعَتۡہُمۡ ذُرِّيَّتُہُم بِإِيمَـٰنٍ أَلۡحَقۡنَا بِہِمۡ ذُرِّيَّتَہُمۡ وَمَآ أَلَتۡنَـٰهُم مِّنۡ عَمَلِهِم مِّن شَىۡءٍ۬‌ۚ كُلُّ ٱمۡرِىِٕۭ بِمَا كَسَبَ رَهِينٌ۬

 

Sens :

 

«Et ceux qui croient et dont la progéniture les suit.» [At-Toûr : 21]» (9)

 

«Ce verset prouve qu’Allâh تعالى joint les enfants des croyants à leurs parents dans le paradis, et ils seront dans la même position qu’eux, quoique l’on ne doit pas s’imaginer que ce sont les parents qui descendront à la position des enfants, car Allâh ne diminue pas des actions des parents.

 

Plutôt, Il élève leurs enfants à leur position, tout en les favorisant en récompense.» (10)

 

Et puisque les enfants seront les hommes de demain, son modèle escompté est la base sur laquelle la société sera fondée, l’observance de leurs droits de manière parfaite comme Allâh تعالى le veut - en termes de prise en charge, d’éducation et d’enseignement - revêt une importance capitale et majeure.

 

L’accomplissement de ce devoir majeur à la charge des parents requiert une prise de conscience réelle, afin de s’en charger convenablement.

 

`Abd Allâh Ibn `Omar رضي الله عنهما rapporta qu’il entendit le Messager صلى الله عليه وسلم dire :

 

«Vous êtes tous responsables et vous serez donc jugés au sujet de ce dont vous êtes responsables : le gouvernant qui mène les gens en est responsable et sera jugé à leur sujet ; l’homme est responsable de son foyer et sera jugé à son sujet ; la femme est responsable du foyer de son mari et de ses enfants et sera jugée à leur sujet ; le serviteur est responsable des biens de son maître et sera jugé à leur sujet.

Donc, vous êtes tous responsables et vous serez jugés au sujet de ce dont vous êtes responsables.» (11)

 

Ce hadith souligne que les parents sont responsables de leurs enfants.

 

`Outhmân Al-Hâtibi rapporta qu’il avait entendu Ibn `Omar dire à un homme :

 

«Éduque ton enfant, car tu en es responsable et tu seras jugé au sujet de ce que tu lui enseignes et de son éducation.

Lui aussi est enjoint de faire preuve de piété filiale et de t’obéir.» (12)

 

Et malgré la grandeur de cette responsabilité, beaucoup de parents - aujourd’hui - la négligent et ne lui accordent pas l’importance qu’elle mérite, en négligeant leurs enfants, croyant que leur prise en charge se limite à leur assurer alimentation, habit et logement, oubliant de les pourvoir d’éducation, de discipline et d’orientation.

 

Et puis quand leurs enfants dévient de la bonne conduite, se révoltent et leur désobéissent, ils se montrent ennuyés et mécontents et se plaignent constamment.

 

Ils ne savent pas alors qu’ils ont été à l’origine de cette révolte et de cette désobéissance.

 

Ils ont semé les graines de la déviance de leurs enfants de leurs propres mains et n’ont récolté que son effet.

 

Qui sème des épines ne récoltera pas des raisins.

 

Si nous réfléchissons à la décadence morale que nous vivons dans nos sociétés, à l’apparition des interdits, à la
déviance en croyance et à la négligence des prescriptions, nous trouverons que cela est dû à la négligence de
l’éducation à temps.

 

Ibn Abi Ad-Dounya rapporta qu’Abou At-Tayyâh rapporta que son père dit :

 

«Nous entendions que des gens sont menés à la perte à cause de la négligence de leurs familles.» (13)

 

Ibn Al-Qayyim رحمه الله dit :

 

«Ce dont l’enfant a particulièrement besoin est d’être pris en charge moralement.

 

En effet, il s’habitue à ce que l’éducateur lui donne dans son enfance, entre autres la colère, le prisme de la passion, l’empressement, la légèreté, la dureté du caractère, l’avidité…etc. des caractères difficiles à éviter en devenant grand.

 

Ces moralités deviennent des attributs ancrés en la personne.

 

Et même si elle tâche ardemment de les éviter, ils la mettront à nu - assurément - un jour.

 

Pour cela, tu trouves que beaucoup de gens ont des moralités déviantes, à cause de leur mauvaise éducation

 

Nombreux sont ceux qui ont infligé de la souffrance à leurs enfants, la chair de leur chair, ici-bas et dans l’au-delà en les négligeant et en les abandonnant à leurs passions.

 

Ils prétendent, cependant, qu’ils les honorent alors qu’ils les humilient, qu’ils leur font miséricorde alors qu’ils leur font injustice et les frustrent.

 

En agissant ainsi, le parent ne profitera pas de son enfant et ratera à cause de lui son lot de bien ici-bas et dans l’au-delà…et si tu réfléchis sur la déviance des enfants, tu verras qu’elle est due souvent aux parents…donc, il n’est de facteur responsable de la déviance des enfants qui soit plus important que l’insouciance, la négligence des parents et leur prise en charge à la légère.

 

La majorité des parents adoptent vis-àvis de leurs enfants ce qu’adopte le pire ennemi à l’endroit de son ennemi sans s’en rendre compte.

 

Et nombreux sont les parents qui privent leurs enfants et les mettent en péril aussi bien dans la vie d’ici-bas que dans l’au-delà.

 

Cela n’est que la conséquence du manquement des parents à leurs devoirs envers leur Seigneur et leur renoncement au savoir obligatoire utile et aux bonnes actions, ce qui les empêche de profiter de leurs enfants et ces derniers de profiter d’eux.

 

Tout cela constitue une punition pour les parents.» (14)


Les textes des deux sources de la Révélation, le Coran et la Sounna, sont venus pour établir la meilleure manière qui soit pour une meilleure éducation des enfants.

 

Cela comprend la préservation des enfants - grâce à la charia - des ambiguïtés et des désirs, des péchés et des interdits et de leur commander de s’agripper aux choses de la religion, que ce soit en ce qui concerne le dogme, la parole ou l’acte.

 

La négligence des parents et le manquement aux devoirs envers les enfants sont une erreur flagrante, un danger, un mal des plus pesants.

 

Ils ne peuvent être sans conséquence dramatique.

 

Mieux vaut que les parents perdent leurs biens et fortunes que de perdre la foi de leurs enfants et leurs moralités.

 

Allâh سبحانه وتعالى dit :

 

يَـٰٓأَيُّہَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ قُوٓاْ أَنفُسَكُمۡ وَأَهۡلِيكُمۡ نَارً۬ا وَقُودُهَا ٱلنَّاسُ وَٱلۡحِجَارَةُ عَلَيۡہَا مَلَـٰٓٮِٕكَةٌ غِلَاظٌ۬ شِدَادٌ۬ لَّا يَعۡصُونَ ٱللَّهَ مَآ أَمَرَهُمۡ وَيَفۡعَلُونَ مَا يُؤۡمَرُونَ

 

Sens :

 

«Ô croyants ! Protégez-vous et protégez votre famille d’un enfer dont le combustible est les gens et les pierres, [un enfer] surveillé par des anges durs et rudes, ne désobéissant pas à Allâh et exécutant ce qu’Il leur ordonne.» [At-Tahrîm (L’Interdiction) : 6]

 

C'est-à-dire :

 

«Ordonnez-leur les choses louables, interdisezleur les choses blâmables et ne les laissez pas à l’abandon, de peur que l’enfer ne les dévore - le Jour de la Résurrection.» (15)

 

Al-Baghawi dit :

 

«L’inculcation des enseignements de l’islam aux enfants constitue une protection pour eux de l’enfer.» (16)

 

L’un des gens de science a dit :

 

«Allâh تعالى jugera le parent au sujet de son enfant - le Jour de la Résurrection - avant de juger l’enfant au sujet de son parent.

 

Car comme le parent a un droit envers son enfant, l'enfant a également un droit envers son parent, comme Allâh تعالى dit :

 

وَوَصَّيۡنَا ٱلۡإِنسَـٰنَ بِوَٲلِدَيۡهِ حُسۡنً۬ا‌ۖ وَإِن جَـٰهَدَاكَ لِتُشۡرِكَ بِى مَا لَيۡسَ لَكَ بِهِۦ عِلۡمٌ۬ فَلَا تُطِعۡهُمَآ‌ۚ إِلَىَّ مَرۡجِعُكُمۡ فَأُنَبِّئُكُم بِمَا كُنتُمۡ تَعۡمَلُونَ

 

Sens :

 

«Nous avons enjoint à l'homme de faire preuve de piété filiale envers ses parents.» [Al-`Ankaboût (L'Araignée) : 8].

 

Allâh تعالى dit aussi :

 

يَـٰٓأَيُّہَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ قُوٓاْ أَنفُسَكُمۡ وَأَهۡلِيكُمۡ نَارً۬ا وَقُودُهَا ٱلنَّاسُ وَٱلۡحِجَارَةُ

 

Sens :

 

«Protégez-vous et protégez votre famille d’un enfer dont le combustible est les gens et les pierres.» [At-Tahrîm (L'Interdiction) : 6].» (17)


Ô clément père !

 

Puisque tu veilles à protéger ton enfant et tu crains énormément qu'il soit dévoré par le feu de la vie d'ici-bas, qui ne constitue qu'une partie de soixante-dix autres du feu de l'enfer (18), comment se fait-il alors que tu abandonnes la chair de ta chair et tu la précipites dans le feu de l'enfer avec ta mauvaise éducation ?!

 

Comment se fait-il que tu admettes qu'il s'éloigne des enseignements de l'islam, sous-estime ses prescriptions et commette les interdits insouciamment.


Et si tu me demandes : Comment pourrais-je protéger mon enfant de l’enfer ?

 

Je te réponds : La protection de ton enfant se fait [d’une part] en lui montrant la vérité, tout en lui ordonnant de s’y conformer et de la mettre en application, et [d’autre part] en lui montrant la fausseté et ses méfaits, tout en le mettant en garde contre elle.

 

Elle se fait également en veillant à l’habituer aux actes d’adoration, à les lui faire aimer et à lui faire détester le péché et à l’en détourner, notamment pendant qu’il est petit, car l’éducation à l’enfance persiste comme une sculpture sur la roche.

 

À partir des textes susmentionnés, il est évident que l’éducation des enfants doit s’appuyer sur l’islam et la bonne moralité, puisque les enfants sont une responsabilité à la charge des parents.

 

Le Messager صلى الله عليه وسلم dit :

 

«Certes Allâh demandera compte à tout responsable par rapport à la responsabilité qui lui est confiée, s’il l’a honorée ou l’a déshonorée ? Jusqu’à ce qu’Il demande compte à l’homme par rapport à sa famille.» (19)

 

«On a argué de ce hadith pour dire que la personne est tenue responsable en cas de négligence envers ceux qui sont à sa charge.» (20)


Et certes, ceux qui méritent le plus du bien de la part du parent sont ses enfants.

 

La meilleure chose qu’il pourrait leur offrir est la bonne éducation, qui relève de leurs droits envers lui.

 

Le Messager صلى الله عليه وسلم dit :

 

«Et certes ton enfant a des droits envers toi.» (21)

 

«Dans ce hadith, il est établi que le parent est enjoint de dispenser une bonne éducation à son enfant et de lui
apprendre les enseignements de la religion dont il a besoin.

 

Cet apprentissage incombe au parent et à tous les tuteurs avant que l’enfant n’atteigne la puberté.

 

Cela est l’opinion d’Ach-Châfi`i et de ses disciples.

 

Ils dirent :

“Il incombe aux mères - également - de prendre en charge cet apprentissage si le père fait défaut ; car il relève de l’éducation.

En effet, elles ont un rôle à jouer dans ce sens.

Cet apprentissage se paye de l’argent de l’enfant.

S’il n’en a pas, le payement incombe à celui qui est tenu de le prendre en charge.

Et le savoir parfait appartient à Allâh”.» (22)


Djamâl Ad-Dîn Al-Qâssimi dit :

 

«L’enfant est une charge confiée à ses parents.

 

Son coeur pur est une perle précieuse et naïve, elle est une feuille blanche…

 

Si on l’habitue au bien et on le lui apprend, il s’y habituera et jouira du bonheur dans cette vie et dans l’au-delà.

 

De même, ses parents et tout autre instituteur qui prendraient part à son éducation seraient récompensés au même titre que lui.

 

Et si on l’habitue au mal et on le laisse à l’abandon comme une bête, il souffrira et périra.

 

Celui qui le prend en charge aura par conséquent sa part de péchés.» (23)

 

Par ailleurs, et après avoir parlé en général de l’éducation des enfants et de leur prise en charge, je passerai en revue de manière détaillée ce que les parents doivent connaître et apprendre à leurs enfants.

 

Je dis - en demandant à Allâh de me prêter assistance - ce qui suit :

La première chose à inculquer à l’enfant est la croyance saine

 

Les parents doivent inculquer à leurs enfants la croyance pure et saine, leur apprendre l’expression du Tawhîd (Lâ Ilâha Illa Lâh : Il n’est d’adoré digne d’adoration qu’Allâh) dès leur prime enfance, leur faire savoir qu’Allâh sait tout ce qu’ils font et les éduquer de manière à Le craindre en public et en privé.

 

Ils doivent leur apprendre aussi qu’Allâh est dans le ciel, qu’Il écoute leur discussion, voit l’endroit où ils sont et sait leur confidence, ainsi que les autres questions de la croyance facile convenant à leur âge et à leur niveau, et
ce, afin qu’ils s’instruisent à connaître Allâh, à Lui vouer un culte exclusif et à observer Ses prescriptions.

 

En conséquence, ils Le sollicitent et l'invoquent dans l'aisance et dans la difficulté.

 

Il est recommandé également d’ambitionner les enfants, de les préparer avec des paroles douces et d’attirer leur attention sur l’importance de ce qui leur est enseigné, tout en leur faisant croire qu’il est facile à saisir et à apprendre.

 

Tout cela d’une manière abrégée, compréhensive et claire, afin que cela trouve son effet dans leurs âmes.

 

C’est sur quoi Louqmân, le sage, a insisté quand il a exhorté son fils.

 

Il a commencé par lui interdire de commettre le Chirk - ce qui implique la prescription du Tawhîd.

 

Allah تعالى dit :

 

وَإِذۡ قَالَ لُقۡمَـٰنُ لِٱبۡنِهِۦ وَهُوَ يَعِظُهُ ۥ يَـٰبُنَىَّ لَا تُشۡرِكۡ بِٱللَّهِ‌ۖ إِنَّ ٱلشِّرۡكَ لَظُلۡمٌ عَظِيمٌ۬


Sens :

 

«Ô mon fils ! Ne commets pas de Chirk, car le Chirk est une injustice majeure.» [Louqmân : 13]

 

C’est ce qui paraît clairement aussi dans le conseil du Messager صلى الله عليه وسلم pour son cousin `Abd Allâh Ibn `Abbâs, qui était alors un enfant.

 

Ce dernier raconta :

 

«Un jour, j’ai monté en croupe avec le Messager صلى الله عليه وسلم.

Il me dit : “Ô petit enfant ! Je t’apprends des paroles : préserve [les prescriptions d’] Allâh, Il te préservera ; préserve [les prescriptions d’] Allâh, tu le trouveras au côté de toi ; si tu demandes [quoi que ce soit], demande-le à Allah ; si tu sollicites un secours [quelconque], sollicite-le auprès d’Allâh.

Et sache que si les gens tout entiers s’unissent pour t’apporter un quelque effet de profit, ils ne te profiteront que dans la mesure où Allâh te l’a déjà prédestiné ; et s’ils s’unissent pour te porter un quelque effet de nuisance, ils ne te nuiront que dans la mesure où Allâh te l’a déjà prédestiné.

Les plumes sont levées et les feuilles sont sèches”.» (24)


Ibn Qayyim Al-Djawziya dit :

 

«Quand ils (les enfants) commencent à parler, qu’on leur apprenne « Lâ Ilâha Illa Llâh, Mouhammad Rassoûl Allâh » (Il n’y a de dieu digne d’adoration qu’Allâh, et Mouhammad est Messager d’Allâh).

Que les premières choses qui atteignent leurs oreilles soient la connaissance d’Allâh تعالى et le fait de Lui vouer un culte exclusif ; qu’Il est تعالى au-dessus de Son Trône, qu’Il les regarde, qu’Il écoute leurs paroles et qu’Il est avec eux où qu’ils soient.» (25)

 

Aussi, que l’enseignement du Tawhîd aux enfants soit avant toute autre science, même avant l’apprentissage du
Coran.

 

Djoundoub Ibn `Abd Allâh رضي الله عنه dit :

 

«Nous étions de jeunes enfants vigoureux en compagnie du Messager.

Il nous apprenait la foi avant de nous apprendre le Coran, grâce auquel notre foi grandit ; tandis que vous enseignez - aujourd’hui - le Coran avant la foi.» (26)

 

Cela est donc la voie que nos Pieux Prédécesseurs ont adoptée.

 

Ils s’intéressaient à la croyance de leurs enfants.

 

Dès l’enfance, ils leur apprenaient le Tawhîd.

 

Ils les mettaient en garde contre la fréquentation des personnes hérétiques et déviantes, à cause des conséquences graves qui en découlent sur leur croyance.

 

Sa`îd Ibn Djoubayr رضي الله عنه dit :

 

«Mieux vaut que mon fils fréquente un homme pervers et fourbe, qui suit la Sounna, que de fréquenter un homme dévoué à l’adoration, mais hérétique.» (27)

 

Ils leur choisissaient les instituteurs dévoués à la Sounna, qui sont intègres et détiennent les bonnes moralités ; et prévenaient [les gens] de les confier aux instituteurs hérétiques.

 

En fait, combien sont nombreuses les déviances acquises par l’enfant sur le plan de la moralité et de la croyance qui sont dues à l’instituteur !

 

Abou Is’hâq Al- Djoubnayâni dit :

 

«N’enseignez à vos enfants qu’auprès d’un homme dont la croyance est saine, car l’enfant suit la croyance de son instituteur.» (28)

L’apprentissage du Coran à l’enfant

 

L’islam exhorte [les hommes] à l’apprentissage et à l’enseignement du Coran.

 

Le Messager صلى الله عليه وسلم dit :

 

f«Le meilleur d’entre vous est celui qui apprend le Coran et l’apprend [à autrui].» (29)

 

Cela comprend à la fois l’enseignement de ses termes - à travers la récitation et la mémorisation - et de ses sens - à travers - l’exégèse et l’interprétation.

 

Cela implique aussi que le père doit lui dispenser cet enseignement.

 

S’il est incapable ou empêché de lui apprendre le Coran, qu’il charge quelqu’un d’autre pour ce faire - même moyennant argent.

 

S’il ne fait pas cela par avarice, son acte sera considéré comme blâmable.

 

Par ailleurs, la charia prévoit une récompense pour cet enseignement, notamment pour le parent.

 

Le Messager صلى الله عليه وسلم dit :

 

«Quiconque récite le Coran, l’apprend et le met en application, sera vêtu le Jour de la Résurrection d’une couronne en lumière comme la lumière du soleil.

Ses parents seront vêtus de deux habits plus grands que ce monde.

Ils diront : “Par quoi sommes-nous vêtus ?!”

On leur dira : “Grâce à l’apprentissage du Coran par votre enfant”.» (30)

 

C’est cette manière d’enseigner que les Pieux Prédécesseurs ont adoptée.

 

Par conséquent, leurs enfants ont appris le Coran.

 

Ibn Abi Moulayka dit :

 

«J’ai entendu Ibn `Abbâs dire :

“Vous pouvez me questionner au sujet de la sourate An-Nissâ', car j’ai appris le Coran en étant enfant”.» (31)

 

Bien plus, parmi ces enfants - ayant eu six ou sept ans - il y avait ceux qui menaient les adultes en prière, grâce à leur mémorisation du Coran, comme `Amr Ibn Salima رضي الله عنه   

(32)

Le commandement de la prière à l’enfant

 

Le tuteur de l’enfant doit lui ordonner la prière et l’y habituer.

 

Il est du droit de l’enfant envers lui.

 

Allâh تعالى dit :

 

وَأۡمُرۡ أَهۡلَكَ بِٱلصَّلَوٰةِ وَٱصۡطَبِرۡ عَلَيۡہَا‌ۖ لَا نَسۡـَٔلُكَ رِزۡقً۬ا‌ۖ نَّحۡنُ نَرۡزُقُكَ‌ۗ وَٱلۡعَـٰقِبَةُ لِلتَّقۡوَىٰ 

 

Sens :

 

«Et ordonne la prière à ta famille et fais preuve de patience par rapport à son accomplissement.» [Tâha : 132].

 

C’est la coutume qu’entretenaient les Messagers envers leurs familles.

 

Allâh dit au sujet de Son Messager Ismâ`îl عليه السلام :

 

وَكَانَ يَأۡمُرُ أَهۡلَهُ ۥ بِٱلصَّلَوٰةِ وَٱلزَّكَوٰةِ وَكَانَ عِندَ رَبِّهِۦ مَرۡضِيًّ۬ا 

 

Sens :

 

 

«Il ordonnait la prière et la zakat à sa famille et il était auprès de son Seigneur estimable.» [Maryam (Marie) : 55].

 

Allâh dit aussi sur Ibrâhîm (Abraham), le Bien-aimé du Miséricordieux, ce qui suit :

 

رَبِّ ٱجۡعَلۡنِى مُقِيمَ ٱلصَّلَوٰةِ وَمِن ذُرِّيَّتِى‌ۚ رَبَّنَا وَتَقَبَّلۡ دُعَآءِ

 

Sens :

 

«Seigneur ! Fais que j’accomplisse la prière, ainsi que ma progéniture.» [Ibrâhîm (Abraham) : 40].

 

C’est également la coutume des hommes vertueux avec leurs enfants.

 

Le voilà Louqmân, le Sage, qui s’adresse à son enfant - en l’admonestant :

 

يَـٰبُنَىَّ أَقِمِ ٱلصَّلَوٰةَ

 

Sens :

 

«Ô mon fils ! Accomplis la prière.» [Louqmân : 17]

 

Le Messager صلى الله عليه وسلم commande aux tuteurs des enfants de les habituer à la prière tôt, car la prière est le fondement majeur après les deux témoignages de foi [Lâ Ilâh Illa Llâh, Mouhammad Rassoûl Allâh (Il n’y a de dieu digne d’adoration qu’Allâh, et Mouhammad est Messager d’Allâh)].

 

`Amr Ibn Chou`ayb rapporta par l’intermédiaire de son père que son grand-père dit :

 

« Le Messager صلى الله عليه وسلم dit :

"Ordonnez la prière à vos enfants à l’âge de sept ans, frappez-les à l’âge de dix ans s’ils la négligent et séparez-les dans les couches".» (33)

 

Ibn Hadjar رحمه الله dit :

 

«Les enfants ne sont pas religieusement responsables.

Donc, l’obligation n’incombe pas à eux.

Il incombe plutôt aux tuteurs de leur apprendre cela.

C’est de cette façon qu’il incombe aux enfants.» (34)

 

Le Messager صلى الله عليه وسلم souligne deux points importants dans l’éducation des enfants :

 

Le premier : l’inculcation de la prière aux enfants depuis leur prime enfance, afin de s’y entraîner et de s’y habituer une fois qu’ils sont devenus grands.

Le fait qu’on le frappe avant la puberté s’il la néglige prouve que le châtiment est dur s’il la néglige après la puberté.

 

Le second : l’enracinement de la vertu et de la chasteté en eux, afin qu’ils s’éloignent de toute perversité et turpitude.

 

An-Nawawi dit :

 

«Ach-Châfi`i dit dans son oeuvre Al-Moukhtassar :

“Il incombe aux pères et aux mères d’éduquer leurs enfants, de leur apprendre [les règles de] la purification et la prière et de les frapper s’ils négligent cela quand ils atteignent l’âge de distinction”.

Nos compagnons dirent :

“Son tuteur doit lui commander d’assister à la prière en groupe, d’utiliser le cure-dents et toutes les choses de la religion.

Il doit lui faire connaître l’interdiction de la fornication, de la sodomie, de l’alcool, du mensonge, de la médisance…etc.”.» (35)

 

Il incombe au tuteur également de veiller sur l’enfant : en se demandant s’il accomplit sa prière ou s’il la néglige.

 

S’il l’accomplit, qu’il l’encourage pour progresser.

 

S’il la néglige, qu’il lui fasse des rappels, qu’il le mette en garde et qu’il le fasse craindre, de peur qu’il s’habitue à la négliger ou à l’abandonner.

 

Ibn `Abbâs رضي الله عنهما a dit :

 

«J’ai passé une nuit chez ma tante Maymoûna :

- L’enfant a-t-il fait la prière ? dit le Messager صلى الله عليه وسلم quand vint le soir.

- Oui ! On répondit.

Puis, il se coucha.

Pendant la nuit, il se leva, fit ses ablutions et fit sept ou cinq unités de prière qu’il acheva avec une seule unité.

Et il n’a pas fait la salutation qu’après cette dernière.» (36)


Donc, la première chose par laquelle le Messager صلى الله عليه وسلم commença - après être rentré à la maison - fut de demander : «L’enfant a-t-il fait la prière ?», ce qui démontre ce que nous avons cité.

 

En outre, si le gouvernant musulman apprend que certains parents négligent ce devoir religieux, qu’il les pénalise, afin de ne pas le réitérer.

 

Chaykh Al-Islâm Ibn Taymiya dit :

 

«…De plus, celui qui abandonne la prière est pire que le voleur, le fornicateur, le buveur et celui qui prend du hachich.

Aussi, tout tuteur doit ordonner la prière à son sujet, même les petits qui n’ont pas atteint la puberté, car le Messager صلى الله عليه وسلم dit :

“Ordonnez la prière à vos enfants à l’âge de sept ans, frappez-les à l’âge de dix ans s’ils la négligent et séparez-les dans les couches”.

Et si un homme est tuteur d’un serviteur petit, d’un orphelin ou d’un enfant, et ne lui commande pas la prière, il encourra la punition et mérite d’être blâmé sévèrement ; car il désobéit dans ce cas à Allah et à son Messager.» (37)

 

Les Pieux Prédécesseurs tenaient à ordonner la prière à leurs petits, les punissaient s’ils la négligent, retardent son accomplissement à temps ou la ratent en groupe.

 

On rapporta que `Abd Al-`Azîz Ibn Marwân :

 

«Envoya son fils `Omar Ibn `Abd Al-`Azîz à Médine pour s’y instruire.

Il écrivit à Sâlih Ibn Kaysân pour se charger de son instruction.

Ce dernier le contraignait à faire ses prières.

Un jour, il tarda à assister à la prière :

- Qu’est-ce qui t’a empêché ? lui demanda-t-il.

- Ma coiffeuse était en train de me peigner les cheveux, répondit-il.

- Ton amour pour tes cheveux a été tel que tu les as préférés à la prière !? le blâma-t-il.

Sâlih Ibn Kaysân écrivit alors à `Abd Al-`Azîz Ibn Marwân pour l’informer.

Ce dernier dépêcha un messager qui ne lui dit mot avant de lui raser les cheveux. » (38)

 

Le père ne doit pas se limiter à ordonner la prière à son petit.

 

Il doit lui apprendre ses règles, sa manière, les ablutions et la façon de l’accomplir, comme le Messager صلى الله عليه وسلم la faisait.

 

La meilleure façon de réaliser cela consisterait à ce que le père fasse la prière devant son enfant, qui finira par l’apprendre - en paroles et en acte.

 

Également, il doit l’habituer à l’accomplir tout en remplissant ses conditions, ses piliers et ses obligations.

 

Ibn Radjab Al-Hambali dit :

 

«…Quant au fait qu’il est interdit au petit d’accomplir la prière sans ablutions, les savants en sont tous d’accord.» (39)

 

En outre, il est au parent de corriger son enfant à chaque fois qu’il constate un manquement à la prière.

 

Il peut le frapper pour le corriger, et non pas pour le faire souffrir ; et seulement quand il commence à raisonner.

 

Ibn Mouflih dit :

 

«Ismâ`îl Ibn Sa`îd dit : “J’ai demandé à Ahmad Ibn Hambal si on frappe l’enfant :

- On le frappe pour l’éduquer, répondit-il.

- Je l’ai questionné aussi si on le frappe s’il néglige la prière

- S’il atteint dix ans” répondit-il.

Hambal dit : “Abou `Abd Illâh [Ahmad Ibn Hambal] dit :

‘L’orphelin doit être discipliné et frappé légèrement’”.

Al-Athram dit : “On questionna Abou `Abd Illâh [Ahmad Ibn Hambal] si l’instituteur frappe les enfants :

- Selon leurs erreurs, répondit-il ; d’autant plus qu’il doit s’efforcer d’éviter de les frapper ; et si l’enfant ne raisonne pas encore, il ne doit pas le frapper”.» (40)

L’apprentissage du savoir religieux à l’enfant

 

Après l’inculcation de la croyance saine et l’apprentissage du Coran à l’enfant, le parent se mettra à lui enseigner les fondements de l’islam et les sciences religieuses valables pour lui, qui lui permettent d’accomplir les bonnes actions.

 

Ainsi, il connaîtra les règles de la prière, du jeûne, du hadj… etc.

 

Et puisque le savoir religieux revêt une importance capitale et majeure, le Messager صلى الله عليه وسلم récompensa celui qui le servit en invoquant Allah de lui accorder la compréhension de la religion.

 

Ibn `Abbâs رضي الله عنهما raconta :

 

«Le Messager alla une fois faire ses besoins.

Je mis de l’eau à sa disposition :

- Qui a mis cela ? dit-il.

- On lui dit que ce fut moi.

- Ô Seigneur ! Accorde-lui la compréhension de la religion, dit-il alors.» (41)

 

Cela dit, il incombe à l’instituteur d’enseigner à l’enfant graduellement.

 

Il ne doit pas le surmener, de peur qu’il se lasse et abandonne.

 

Ach-Châfi`i رحمه الله conseilla Abou `Abd As-Samad - l’éducateur des enfants de Hâroûn Ar-Rachîd - en lui disant :

 

«…et ne passe à une autre discipline de savoir que lorsqu’ils maîtrisent la présente discipline, car la surabondance de paroles sur l’oreille pourrait entraîner l’incompréhension.» (42)

 

Si l’éducateur enseigne à l’enfant convenablement, ce dernier apprendra bien le savoir une fois devenu grand.

 

`Abd Allâh Ibn `Oubayd Ibn `Oumayr rapporta :

 

«On tenait là - derrière la Ka`ba - un cercle de savoir.

Une fois, `Amr Ibn Al-`Âs رضي الله عنه passa en circumambulation.

Quand il termina la circumambulation, il vint au cercle de savoir et dit :

"Pourquoi avez-vous éloigné ces enfants-là de votre assemblée ?!

Ne faites pas cela !

Laissez-leur place, rapprochez-les et faites-leur comprendre la science du hadith.

Car ils sont aujourd’hui les petits de la nation, et ils en seront prochainement les grands, comme nous qui en étions les petits et nous en sommes devenus les grands”.» (43)

 

Ibn Mouflih dit - en commentant ladite parole d’Ibn `Abbâs رضي الله عنهم :

 

«Cela est sans doute vrai.

Le savoir à l’enfance s’enracine mieux.

Donc, il incombe de tenir compte des petits étudiants, notamment ceux doués d’intelligence, qui s’intéressent à l’acquisition du savoir.

Leur petitesse, pauvreté ou faiblesse ne doivent pas être un prétexte pour les négliger.» (44)

 

Cependant, si le père manque de dispenser à l’enfant le savoir qu’il lui incombe de connaître, il est alors en faute, à cause de son manquement au devoir.

 

Ibn Qayyim Al-Djawziyya رحمه الله dit :

 

« J’ai entendu notre cheikh (Ibn Taymiyya) رحمه الله dire :

“Un homme et sa femme disputèrent un enfant et saisirent un juge pour trancher entre eux.

Le juge donna à l’enfant à choisir entre son père et sa mère.

Il choisit son père :

- Demande-lui pourquoi il choisit son père ? dit la mère.

- Ma mère m’envoie quotidiennement à l’école, et l’instituteur me frappe ; tandis que mon père me laisse jouer avec les enfants, dit l’enfant.

- Tu le mérites plus que lui, le juge dit en tranchant pour la mère”.

 

Notre cheikh a dit aussi :

 

“Si l’un des parents néglige d’enseigner à l’enfant et néglige le devoir qui lui incombe d’acquitter, il sera alors en faute. Il ne sera plus son tuteur.

Bien plus, tout homme qui n’accomplit pas son devoir n’est pas considéré comme tuteur.

Donc, soit il renonce au tutorat et on le remplace par un autre pour ce faire ; soit on charge quelqu’un d’autre pour partager ce devoir avec lui, étant donné que l’objectif est d’obéir à Allâh et à Son Messager autant que possible [en se chargeant de l’enfant]”. » (45)

Entraîner et habituer l’enfant au jeûne

 

Les actes d’adoration et les prescriptions ne sont pas obligatoires envers l’enfant avant la puberté.

 

Néanmoins, les parents sont récompensés s’ils entraînent et habituent l’enfant aux actes d’adoration, tel que le jeûne, et ce, afin qu’il puisse l’accomplir quand il grandira, quand ce sera une prescription pour lui.

 

Les Pieux Prédécesseurs ordonnaient le jeûne aux enfants dès qu’ils pouvaient le faire, et les y entraînaient depuis leur prime enfance.

 

Le rôle de la femme dans ce sens est non négligeable.

 

Elle peut [par exemple] occuper ses enfants avec des jouets permis, pour s’abstenir de manger jusqu’au coucher du soleil.

 

Ar-Roubayi` Bint Mou`awidh dit :

 

«Le Messager صلى الله عليه وسلم dépêcha [un messager] le matin du jour de `Achoura pour dire aux Ansâr (Auxiliaires) (46) :

“Quiconque s’est alimenté ce matin après s’être réveillé s’abstienne de s’alimenter pour le reste de la journée ; tandis que quiconque ne s’est pas alimenté mène à terme son jeûne”.»

 

Et d’ajouter :

 

«Nous le jeûnions dès lors, et nous faisions jeûner nos enfants. Nous leur faisions des poupées en laine.

Si l’un d’entre eux pleurait à cause de la faim, nous lui donnions une d’entre elles, jusqu’au moment de la rupture du jeûne. » (47)


Ibn Djouraydj et Ma`mar rapportèrent que Hichâm Ibn `Ourwa dit :

 

«Mon père ordonnait la prière aux enfants dès qu’ils commençaient à raisonner.»

Apprendre à l’enfant les bonnes moralités et manières islamiques

 

Il incombe au tuteur d’apprendre à son petit les bonnes manières et de le doter de bonnes moralités, étant donné qu’elles sont l’ornement de l’enfant. Abou Moûssa Al-Ach`ari رضي الله عنها dit :

 

« Le Messager صلى الله عليه وسلم dit :

“Quiconque a une servante, l’instruit et l’éduque convenablement, puis l’affranchit et l’épouse, aura une double
récompense…”. »
(48)

 

Si tant de récompenses - le double - est accordé à celui qui instruit et éduque une servante, il n’est pas à écarter que la personne qui instruit et éduque son propre enfant n’ait pas une récompense pareille.

 

La double récompense est fort espérée pour lui, car la grâce d’Allah est très abondante.

 

`Ali Ibn Abi Tâlib رضي الله عنه dit ce qui suit à propos du verset suivant :

 

يَـٰٓأَيُّہَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ قُوٓاْ أَنفُسَكُمۡ وَأَهۡلِيكُمۡ نَارً۬ا

 

Sens :

 

«Protégez-vous et protégez vos familles d’un enfer.» [At-Tahrîm (L’Interdiction) : 6] : «Instruisez-les et éduquez-les.» (49)
 


L’apprentissage des bonnes moralités et de toute vertu à l’enfant est un droit de ce dernier envers son père.

 

Ibn Al- Moubârak dit :

 

«Soufyân Ath-Thawri disait :

Le droit de l’enfant envers son père consiste à lui donner un beau nom, à le marier quand il est pubère et à lui donner une bonne éducation.» (50)

 

Fait partie également de cela son éducation à respecter les grands - en âge et en savoir - à les honorer, à connaître leurs droits et à leur accorder la position qu’ils méritent.

 

Anas Ibn Mâlik رضي الله عنه rapporta :

 

«Un vieil homme vint voir le Messager صلى الله عليه وسلم.

Les gens tardèrent à lui laisser place.

Le Messager dit alors :

“N’est pas des nôtres quiconque ne fait pas miséricorde à nos petits et ne respecte pas nos grands”.» (51)

 

Dans une autre version de ce hadith : «Et ne connaît pas le droit de nos grands.» (52)

 

Aussi, parmi les bonnes manières que les parents doivent inculquer aux petits est de saluer les grands en premier.

 

Cela se fait en guise de modestie, car le droit du grand est plus considérable, et le petit est censé le respecter.

 

Abou Hourayra رضي الله عنه rapporta que le Messager صلى الله عليه وسلم dit :

 

«Il incombe au petit de saluer le grand, au passager de saluer l’assis et au petit nombre de gens de saluer le grand nombre.» (53)

 

Aussi, ils doivent leur apprendre à ne pas parler avant les grands, conformément au hadith où le Messager صلى الله عليه وسلم dit :

 

«Accorde la priorité au plus grand - ou - Que le plus grand commence.» (54)

 

Le tuteur doit apprendre à l’enfant la Sounna du Messager en toute chose, entre autres comment se coucher, se réveiller, s’habiller, faire ses besoins, voyager, pratiquer l’hospitalité, rendre visite à autrui, comment se comporter dans les diverses assemblées, comment évoquer Allâh, saluer autrui et la demande de la permission, comme dans le verset suivant :
 

يَـٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ لِيَسۡتَـٔۡذِنكُمُ ٱلَّذِينَ مَلَكَتۡ أَيۡمَـٰنُكُمۡ وَٱلَّذِينَ لَمۡ يَبۡلُغُواْ ٱلۡحُلُمَ مِنكُمۡ ثَلَـٰثَ مَرَّٲتٍ۬‌ۚ مِّن قَبۡلِ صَلَوٰةِ ٱلۡفَجۡرِ وَحِينَ تَضَعُونَ ثِيَابَكُم مِّنَ ٱلظَّهِيرَةِ وَمِنۢ بَعۡدِ صَلَوٰةِ ٱلۡعِشَآءِ‌ۚ ثَلَـٰثُ عَوۡرَٲتٍ۬ لَّكُمۡ‌ۚ لَيۡسَ عَلَيۡكُمۡ وَلَا عَلَيۡهِمۡ جُنَاحُۢ بَعۡدَهُنَّ‌ۚ طَوَّٲفُونَ عَلَيۡكُم بَعۡضُڪُمۡ عَلَىٰ بَعۡضٍ۬‌ۚ كَذَٲلِكَ يُبَيِّنُ ٱللَّهُ لَكُمُ ٱلۡأَيَـٰتِ‌ۗ وَٱللَّهُ عَلِيمٌ حَكِيمٌ۬

 

Sens :

 

«Ô croyants ! Que vos serviteurs et les impubères parmi vous vous demandent la permission (d’entrée) en trois moments : avant la prière de l’aube, quand vous ôtez vos habits après-midi et après la prière du soir ; trois moments d’intimité pour vous.» [An-Noûr (La Lumière) : 58]

 

Il doit lui apprendre en outre les manières de manger et de boire, en l’asseyant avec lui à table et en observant ses mouvements et gestes.

 

S’il constate des choses ou des gestes qui sont religieusement faux, il y attire son attention en toute bienveillance, et ce, afin qu’il grandisse sur la base d’une bonne éducation et moralité.

 

En effet, celle-ci était la coutume du Messager صلى الله عليه وسلم envers les serviteurs et les enfants, et à plus forte raison à l’égard des grands.

 

Abou Hafs `Omar Ibn Abi Salama - le beau-fils du Messager صلى الله عليه وسلم rapporta :

 

«J’étais un petit enfant dans le giron du Messager صلى الله عليه وسلم alors que je mettais la main à tort et à travers dans le plat :

“Ô petit ! Dis « Bismillâh » (Par le nom d’Allâh), mange avec ta main droite et mange de ton côté”, me dit-il.

Cette manière de manger est devenue dès lors mon habitude.» (55)

Ordonner les bonnes actions à l’enfant et lui interdire les mauvaises actions

 

Le tuteur doit condamner toute mauvaise action que l’enfant commet, lui éviter les interdits et le protéger des maux comme il le fait avec un adulte.

 

Il lui incombe aussi de l’aider à suivre la voie du bien et de la piété et non pas celle du péché et de la transgression, et ce, en débarrassant la maison des outils et moyens de dépravation et d’immoralité, ceux particulièrement destructifs.

 

Il doit également lui éviter les causes de la déviance morale, en le protégeant de lire les histoires d’amour et de regarder les revues obscènes, afin de garder sa nature et sa moralité saines.

 

S’il lui défend un comportement ou lui interdit une action blâmable, il doit lui démontrer la raison de l’interdiction après, ce qui est de nature à l’inciter à y répondre favorablement.

 

De cette façon, il grandit sur la base du savoir, tout en s’éloignant des interdits dès sa prime enfance.

 

Car, habitude de jeunesse, habitude de vieillesse.

 

Celui qui veut un exemple, qu’il observe la vie du Messager صلى الله عليه وسلم dans ce sens, qui entraînait les petits à accomplir les actes d’adoration et à éviter les interdits dès leur bas âge.

 

Abou Hourayra رضي الله عنه dit :

 

«Al-Hassan Ibn `Ali [Ibn Abi Tâlîb] رضي الله عنه prit une fois une datte de charité dans la bouche :

“Rejette-la !”, lui dit le Messager صلى الله عليه وسلم.

Et d’ajouter : “Ne sais-tu pas que nous ne mangeons pas de la charité”.» (56)

 

Dans une autre version du hadith, Abou Hourayra dit :

 

«On apporta des dattes de charité au Messager صلى الله عليه وسلم et il en décida.

Puis, il prit Al-Hassan ou Al-Houssayn sur ses épaules.

La salive de ce dernier se mit à couler sur lui. Il le regarda alors qu’il mâcha une datte.

Il lui fit remuer la joue et lui dit : “Rejette-la ô mon fils ! Rejette-la ô mon fils ! Ne sais-tu pas que la famille de Mouhammad ne mange pas de la charité ?!”.» (57)

 

Il est à tirer de ce hadith une note éducative :

 

l’éducateur enseigne le petit moyennant la parole, tout en la faisant suivre par la démonstration de la raison de cette interdiction et le motif de l’éducation, afin de lui faire savoir son erreur pour l’éviter.

 

Si cette méthode n’apporte pas le fruit souhaité, alors il passe à lui défendre l’interdit par l’acte.

 

Cela devient évident quand on concilie les deux versions du hadith susmentionné, où le Messager صلى الله عليه وسلم s’adressa à Al-Hassan - d’abord - en lui disant : « Rejette-la ! », et puis quand il insista, il a ôté la datte de sa bouche (58)
 


On peut tirer de ce hadith - aussi - que :

 

«Le parent ne doit pas laisser son enfant prendre ce qui est interdit de manger, ou de manger ce qui lui est particulièrement interdit dans la charia, même s’il est petit et n’est pas encore religieusement responsable ; car son parent en est responsable.» (59)

 

Ibn Hadjar dit :

 

«Ce hadith indique… qu’il est permis d’emmener les enfants à la mosquée, de leur apprendre ce qui leur profite, de leur éviter ce qui leur nuit et de leur défendre de manger les choses interdites - même s’il ne sont pas religieusement responsables - afin qu’ils s’entraînent à cela.»

 

Certains tirèrent de ce hadith :

 

«Que le parent doit interdire à sa fille - une fois devenue pubère - de se parer, qu’il incombe d’établir la raison de l’interdiction [d’une chose] et qu’on peut s’adresser à une personne mineure pour faire entendre quelque chose à une personne majeure ; puisqu’Al-Hassan était alors un enfant.» (60)

 

Dans ce même sens aussi, il incombe d’empêcher les petits de sortir après le coucher du soleil, de peur qu’ils soient lésés, puisqu’à cette heure-ci les démons se répandent.

 

Djâbir Ibn `Abd Allâh رضي الله عنه rapporta que le Messager صلى الله عليه وسلم dit :

 

«À la tombée de la nuit, empêchez vos enfants de sortir, car les démons se répandent alors ; et quand un certain moment de la nuit passe, laissez-les sortir...» (61)

 

Dans une autre version :

 

«Et retenez vos enfants de sortir à la tombée de la nuit, car les djinns se répandent et pourraient les happer.» (62)

 

Il est du devoir du tuteur également de faire en sorte que ses enfants détestent la musique. Il lui incombe en conséquence de détruire tout instrument de musique qui pourrait se retrouver chez eux, de ne pas leur permettre de les utiliser et de ne pas se montrer tolérant envers eux en ce sens.

 

Ach`ath Ibn `Abd Ar-Rahmân Ibn Zoubayd rapporta :

 

«J’ai observé mon grand-père [une fois] regarder une jeune fille qui portait une flûte en roseau qu’il prit et trancha.

[Une autre fois], il vit une jeune fille qui portait un tambour qu’il prit et cassa.» (63)

 

Abou Hafs Al-Oumawi `Omar Ibn `Abd Allâh rapporta :

 

«`Omar Ibn `Abd Al-`Azîz écrit à l’éducateur de son fils - son serviteur Sahl - ce qui suit :

“Et que la première chose qu’il apprenne de tes bonnes manières soit la répugnance des jouissances (interdites), dont l’origine est Satan et dont la conséquence est le courroux du Clément (Allâh) ; car j’ai appris de savants dignes de confiance que le fait d’assister, d’écouter et d’être attaché aux chansons fait pousser l’hypocrisie dans le coeur comme l’eau qui fait pousser l’herbe”.» (64)

 

Je n’oublie pas de souligner aux éducateurs, qu’ils soient des parents ou autres, de faire preuve de douceur et de bienveillance dans l’enseignement et l’orientation des enfants et de ne pas dramatiser leurs erreurs.

 

Un usage auquel se tenait le Maître des hommes صلى الله عليه وسلم avec les gens.

 

Ceux qui reçurent ses conseils et recommandations témoignèrent de cela.

 

De plus, cette clémence et bienveillance dans l’enseignement fait gagner à l’éducateur l’amour de l’enfant et son amabilité, grâce auxquels il accepte ses conseils et orientations.

 

Car L’homme obéit à celui qu’il aime.

 

Et ce, contrairement à la brutalité et la dureté constantes, qui provoquent répugnance et détestation, à cause desquelles l’enfant peut rejeter tout conseil et toute obéissance.

Observer l’habit et la tenue du garçon, et habituer la fille au voile, à la pudeur et la défendre de montrer ses charmes

 

Il incombe au parent de défendre tous ses enfants, garçons ou filles, de chercher à se ressembler les uns les autres.

 

C'est-à-dire, il n’admet pas que les filles portent les habits des garçons et vice versa.

 

Abou Hourayra رضي الله عنه dit :

 

«Le Messager صلى الله عليه وسلم a maudit l’homme qui porte l’habit de la femme et la femme qui porte l’habit de l’homme.» (65)

 

Également, il doit interdire à ses enfants garçons de porter des habits en soie ou de l’or, même s’ils ne sont pas encore religieusement responsables.

 

Sa`d Ibn Ibrâhîm rapporta que son père dit :

 

«`Abd Ar-Rahmân Ibn `Awf رضي الله عنه entra chez `Omar Ibn Al-Khattâb رضي الله عنه avec son fils qui portait un habit en soie, lequel `Omar déchira.» (66)

 

Djâbir Ibn `Abd Allâh رضي الله عنه dit :

 

«Nous l’enlevions [l’habit en soie] aux garçons et nous laissions les filles le porter.» (67)


Al-Imâm Mâlik رحمه الله dit :

 

«Je juge interdit que les garçons mettent l’habit en soie et de l’or, et je le juge interdit aux hommes.» (68)

 

Ibn `Abd Al-Barr رحمه الله dit :

 

«Quant au fait de mettre une bague en or, je ne connais qu’un seul savant qui l’autorise aux hommes ; comme ils l’interdisent tous aux garçons, car les parents sont enjoints d’adorer Allah en faisant ce qu’il faut aux enfants.» (69)

 

Il est cité dans les textes des ouvrages de l’École d’Abou Hanîfa :

 

«Il est interdit de mettre de l’or à l’enfant ou de le vêtir en soie, de peur qu’il s’y habitue.

Le péché de l’avoir éventuellement mis sera encouru par la personne qui le lui fait porter.

Comme l’alcool, le faire boire à un enfant est interdit de la même manière qu’il est interdit de le boire ; et comme aussi, il est interdit de manger de la bête morte et du sang de la bête.

Ne vois-tu pas qu’on lui commande le jeûne et la prière et on lui interdit de boire de l’alcool, et ce, afin de l’accoutumer à faire les bonnes choses et à délaisser les mauvaises ; idem pour cela.

Le péché retombe sur celui qui le lui fait porter, étant donné qu’il en est l’auteur.» (70)
 


Ibn Al-Qayyim رحمه الله dit :

 

«Il (le parent) lui défend de mettre des habits en soie, car cela le corrompt et effémine sa nature… et quoique l’enfant n’est pas religieusement responsable, son parent l’est et ne doit pas le laisser commettre l’interdit, car il s’y habitue et il lui sera difficile de l’abandonner.

Cela est l’opinion prépondérante de deux opinions des savants.

Ceux qui ne le jugent pas interdit arguent qu’il n’est pas religieusement responsable, comme la bête, et il lui est donc permis de porter des habits en soie.

Cela est une comparaison complètement invalide, car même si l’enfant n’est pas religieusement responsable, il est prédisposé à le devenir.

Pour cela, on ne le laisse pas [par exemple] faire la prière sans les ablutions, nu ou impure ni prendre de l’alcool, ni s’adonner aux jeux de hasard ou à la sodomie.» (71)

 

En outre, il incombe au tuteur de l’enfant d’observer sa tenue et son apparence. Ainsi, il ne le laisse pas porter les tenues propres aux mécréants et aux perverses personnes.

 

Al-Âdjourri رحمه الله dit :

 

«Les parents doivent interdire à leurs enfants de porter les habits des pervers ou de les fréquenter.» (72)

 

Il ne le laisse pas se raser une partie de ses cheveux sans se raser l’autre partie de même, ce qui est appelé Qaza`.

 

Ibn `Omar رضي الله عنه rapporta :

 

«Le Messager صلى الله عليه وسلم vit un enfant dont une partie des cheveux est rasée et l’autre partie n’est pas rasée. Il leur (les Compagnons) défendit cela en disant :

“Rasez toutes les parties des cheveux également ou laissez-les toutes”.» (73)

 

Il ne doit pas également laisser sa fille porter des habits courts, de peur qu’elle s’y habitue.

 

Il doit lui interdire de se dévoiler, car ces comportements corrompent le caractère de l’enfant et l’induisent à l’immoralité.

 

Il se doit par contre de l’éduquer de manière à ce qu’elle fasse preuve de décence et de chasteté, de pudeur et de bonne moralité ; et doit lui commander de ne pas sortir sans son voile parfaitement mis, de crainte qu’elle soit un sujet de tentation et une cause de corruption (74).

Le bon exemple

 

Parmi les questions importantes dans l’éducation des enfants, l’éducation par le bon exemple.

 

Pour cela, il incombe aux parents de donner le bon exemple pour leurs enfants.

 

Ils doivent mettre en application tous les conseils et toutes les orientations qu’ils émettent, de peur que leur action ne contredise leur parole.

 

Donc, l’éducation et le conseil n’ont de valeur que dans la mesure où le bon exemple est joint à eux.

 

Son effet sur l’âme de l’enfant est majeur, étant donné qu’il grandit selon ce à quoi son parent ou son éducateur l’accoutume.

 

Un poète dit :

 

L’enfant d’entre nous grandit

Selon ce que son parent l’instruit

Il ne devient pas religieux de sa propre intelligence

Mais ce sont les proches qui l’y incitent par accoutumance.

 

Les petits imitent souvent les parents.

 

Ils sont à même de produire en eux les meilleurs effets et qualités, à travers l’observation de ce qu’ils font. Ibn `Abbâs raconte un évènement qui lui fut arrivé - quand il était petit - qui est resté gravé dans son esprit et qui était à l’origine de son encouragement au bien et à l’accomplissement de la prière, étant donné qu’il observait la prière du Messager صلى الله عليه وسلم.

 

Il dit :

 

«Une fois, j’ai passé une nuit chez ma tante Maymoûna.

Le Messager صلى الله عليه وسلم se coucha et se leva au milieu de la nuit. Il fit ses ablutions légèrement à partir d’une outre usée suspendue.

Puis, il se mit debout et commença à prier.

Moi aussi, je me levai et fis mes ablutions de la même manière qu’il les fit. Je vins à lui et je me mis debout à son côté gauche.

Il me changea de position et me passa à son côté droit.

Puis, il pria ce qu’il pria…» (75)

 

Abou Sa`îd Al-Achadj dit :

 

«Ibrâhîm Ibn Waki` nous rapporta ceci :

“Quand mon père faisait la prière, tous les membres de notre maison priaient également, même notre servante noire”.» (76)

 

Ach-Châfi`i recommanda ce qui suit à Abou `Abd As-Samad - l’éducateur des enfants de Hâroûn Ar-Rachîd :

 

«Que la première chose par laquelle tu commences dans l’éducation des enfants du commandant des croyants soit ta propre éducation, car leur manière de voir les choses dépend de la tienne : la bonne chose pour eux est ce que tu considères comme étant la bonne chose, et la mauvaise chose pour eux est ce que tu délaisses.» (77)

 

Et parmi les erreurs communes qu’on commet au vu et au su des enfants, les péchés et les actions blâmables, tels que le blasphème à l’encontre d’Allah et de l’islam, le fait de regarder les films et les séries télévisées immorales, la prononciation de paroles obscènes et déplacées par les parents, et de façon récurrente.

 

Cela fait d’eux un mauvais exemple, qu’ils s’en rendent compte ou pas.

 

`Abd Allâh Ibn `Âmir dit :

 

«Une fois, ma mère m’appela alors que le Messager صلى الله عليه وسلم fut chez nous :

- Viens, que je te donne quelque chose ! me dit-elle.

- Qu’est-ce que tu as l’intention de lui donner ? , lui demande le Messager ? صلى الله عليه وسلم

- Je lui donne des dattes, répondit-elle.

- Certes, si tu ne lui donnes pas quelque chose, un mensonge serait inscrit contre toi ! lui dit-il alors.» (78)

 

«Cela prouve que le mensonge est considéré comme tel même s’il est dit aux enfants.

On ne doit pas dire que cela est une affaire aisée, et que le mensonge est nuisible uniquement quand il s’agit des adultes.

Plutôt, on doit habituer les petits à dire la vérité, et pas le mensonge. » (79)

 

Sur ce, il incombe à nous de savoir que les enfants sont une responsabilité pesante sur nous.

 

Quiconque la néglige est en faute envers Allâh سبحانه وتعالى et supportera la conséquence de son péché devant son Seigneur le Jour de la Résurrection.

 

Que nous sachions - également - que :

 

«Quiconque fait preuve de crainte d’Allah envers ses enfants, ces derniers de même feront preuve de crainte d’Allah envers lui ; tandis que quiconque néglige leurs droits, ils négligeront, eux aussi, ses droits quand il aura besoin d’eux.» (80)

 

En effet, la rétribution est proportionnée à l’action.

 

Nous demandons à Allâh de nous accorder la bonne progéniture, et de nous aider à l’éduquer de la meilleure manière qui soit.

 

Enfin, louange à Allâh et que paix et salut soient sur notre Messager Mouhammad, sa Famille et ses Compagnons.

Concernant le fait de frapper l’enfant

 

Allâh nous a accordé plusieurs et d’inestimables grâces, parmi lesquelles figure la grâce des enfants et des descendants.

 

Il dit :

 

وَٱللَّهُ جَعَلَ لَكُم مِّنۡ أَنفُسِكُمۡ أَزۡوَٲجً۬ا وَجَعَلَ لَكُم مِّنۡ أَزۡوَٲجِڪُم بَنِينَ وَحَفَدَةً۬ وَرَزَقَكُم مِّنَ ٱلطَّيِّبَـٰتِ‌ۚ أَفَبِٱلۡبَـٰطِلِ يُؤۡمِنُونَ وَبِنِعۡمَتِ ٱللَّهِ هُمۡ يَكۡفُرُونَ

 

«Allâh vous accorde à partir de vous-mêmes des épouses, de vos épouses des enfants et de petits-enfants et vous accorde de très bonnes choses. Croient-ils alors au faux et renient-ils la grâce d’Allah ?» [An-Nahl (Les Abeilles) : 72]

 

Ainsi, il est de notre devoir de faire preuve de reconnaissance par rapport à cette grâce, en prenant en charge la responsabilité de l’éducation des enfants conformément à l’islam.

 

À défaut, nous serons les premiers à payer cher le prix de [cette négligence].

 

Que nous sachions également que nous sommes responsables devant le Seigneur Glorieux à ce propos.

 

Le Messager صلى الله عليه وسلم dit :

 

«L’homme est responsable dans sa famille et il sera jugé au sujet de ce dont il est responsable ; la femme est responsable dans le foyer de son mari et elle sera jugée au sujet de ce dont elle est responsable.» (81)
 


Par ailleurs, le sujet de l’éducation des enfants est très vaste.

 

Cette fois-ci, j’aborde en particulier l’un des détails qui s’y rapporte, qui est longtemps et souvent sujet à divergence et à débat.

 

Les gens sont, vis-à-vis de ce détail, soit excessifs soit négligents, se joignant aux deux extrêmes.

 

Il s’agit du fait de frapper l’enfant.

 

Nous entendons – ces derniers jours – certaines voix appelant à annuler le fait de frapper l’enfant en guise de
punition dans les écoles et dans les établissements d’enseignement.

 

Cependant, l’application de cela pourrait avoir un impact négatif sur la vie des enfants, que ce soit sur le plan instructif ou éducatif.

 

Car beaucoup d’entre eux ne peuvent avoir une conduite correcte sans la punition ou la menace d’être puni.

 

Ibn `Abbâs rapporte :

 

«Le Messager صلى الله عليه وسلم dit : “Accrochez le fouet où les gens de la maison le voient ; il est ainsi une discipline pour eux”.» (82)

 

Pour cela, les éducateurs musulmans admettent et reconnaissent l’importance de la punition, étant donné son rôle efficace dans la correction de la conduite de l’enfant et son orientation vers ce qui est valable pour lui, à condition que ce soit nécessaire et tout en tenant compte de la nature de la punition et de son degré.

 

Néanmoins, ce qu’il incombe à nous de savoir dans ce sens est, qu’en principe, on fait preuve de bienveillance et de douceur dans l’orientation et l’éducation des petits.

 

On commence - d’abord - par les inciter au bien, les encourager, les louer, les récompenser et se rapprocher d’eux moyennant des cadeaux.

 

`Â'icha رضي الله عنها rapporte que le Messager صلى الله عليه وسلم dit :

 

«Certes, la bienveillance n’est jamais associée à une chose sans qu’elle ne l’embellisse, et n’est jamais ôtée à une chose sans qu’elle ne l’enlaidisse.» (83)

 

C’est cette voie même toute droite que suivait notre premier éducateur, que les meilleurs prières et saluts soient sur lui.

 

Il était le meilleur exemple à suivre, par sa clémence, sa tendresse, sa douceur envers les petits, sa bonne manière de conseiller et d’orienter.

 

Écoute Mou`âwiya Ibn Al-Hakam As-Soulamiy, quand il décrit l’effet que produisit l’orientation du Messager صلى الله عليه وسلم sur lui, après avoir parlé pendant la prière par ignorance, en disant :

 

«Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour lui ! Je n’ai jamais vu un instructeur, ni avant ni après lui, dont l’enseignement est meilleur que son enseignement. Par Allâh, il ne m’a ni brusqué, ni frappé, ni insulté.» (84)

 

Cela ne veut pas dire que le parent traite ses enfants à la légère, en faisant montre de douceur là où il faut être sévère et ferme, car Utiliser la force à la place de la douceur est mauvais, comme il est mauvais d’utiliser la douceur à la place de la force.

 

Plutôt, la sagesse : consiste à mettre chaque chose à sa place, et à faire ce qu’il faut au moment opportun, avec la manière qu’il faut.

 

C’est pour cette raison qu’il incombe au parent d’être doux lorsqu’il faut l’être, et d’être également sévère lorsqu’il faut l’être, comme Allâh dit en décrivant le Messager صلى الله عليه وسلم et ses Compagnons :

 

مُّحَمَّدٌ۬ رَّسُولُ ٱللَّهِ‌ۚ وَٱلَّذِينَ مَعَهُ ۥۤ أَشِدَّآءُ عَلَى ٱلۡكُفَّارِ رُحَمَآءُ بَيۡنَہُمۡ‌ۖ

 

«Mouhammed est le Messager d’Allâh, et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, cléments entre eux.» [Al-Fat’h (La Victoire) : 29]

 

Qu’ils sont bien dits (85) les vers suivants :

 

Il a fait preuve de sévérité

Afin qu’ils se dissuadent

Que celui qui est ferme soit parfois sévère

Envers ceux pour qui il éprouve de la clémence

 

Donc, l’éducateur commence d’abord par conseiller les enfants d’une manière bienveillante et les traiter en douceur.

 

Il ne les frappe pas au premier abord, notamment lorsque l’un d’entre eux commet l’erreur pour la première fois.

 

Si cette étape apporte ses fruits escomptés, c’est bon, sinon il fait preuve d’une certaine sévérité, les prive de certaines choses qu’ils aiment et qu’il désire.

 

Quant à la dureté et à la sévérité, il les laisse en dernier lieu.

 

Car Aux grands maux les grands remèdes.

 

Ainsi, on y recourt que lorsque les premiers moyens sont épuisés.

 

Al-`Iz Ibn `Abd As-Salâm dit :

 

«Tant que la discipline est possible au moyen de la moindre parole ou du moindre acte…on ne recourt pas à la parole ou à l’acte le plus dur.

Car cela est un méfait, donc inutile, étant donné que l’objectif est réalisable par moins que cela.» (86)


Or, il est permis dans l’islam de frapper la femme désobéissante, conformément à des critères précis, dans des cas particuliers, dans le but de la discipliner.

 

Allâh سبحانه وتعالى dit :

 

ٱلرِّجَالُ قَوَّٲمُونَ عَلَى ٱلنِّسَآءِ بِمَا فَضَّلَ ٱللَّهُ بَعۡضَهُمۡ عَلَىٰ بَعۡضٍ۬ وَبِمَآ أَنفَقُواْ مِنۡ أَمۡوَٲلِهِمۡ‌ۚ فَٱلصَّـٰلِحَـٰتُ قَـٰنِتَـٰتٌ حَـٰفِظَـٰتٌ۬ لِّلۡغَيۡبِ بِمَا حَفِظَ ٱللَّهُ‌ۚ وَٱلَّـٰتِى تَخَافُونَ نُشُوزَهُنَّ فَعِظُوهُنَّ وَٱهۡجُرُوهُنَّ فِى ٱلۡمَضَاجِعِ وَٱضۡرِبُوهُنَّ‌ۖ فَإِنۡ أَطَعۡنَڪُمۡ فَلَا تَبۡغُواْ عَلَيۡہِنَّ سَبِيلاً‌ۗ


«Quant aux femmes dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les [à l’obéissance], sinon abandonnez-les [dans le lit conjugal], sinon frappez-les [légèrement]. Si elles vous obéissent, ne cherchez pas de voie contre elles.» [An-Nissâ' (Les Femmes) : 34].


Également, le Messager صلى الله عليه وسلم ordonne aux parents de taper leurs enfants en disant :

 

«Ordonnez la prière à vos enfants à l’âge de sept ans, frappez-les à l’âge de dix ans s’ils la négligent et séparez-les dans les lits.» (87)


Sur ce, il apparaît clairement que le fait de frapper l’enfant – avec ses critères et restrictions – est un moyen de discipline islamique, cité dans le Coran et dans la Sounna.

 

Et parmi nos erreurs qui sont – souvent – la cause de notre échec à bien éduquer nos enfants est que nous ne respectons pas ce système éducatif et nous ne tenons pas compte de cette progression importante, puisque la majorité d’entre nous s’empressent à l’étape dernière – le fait de frapper l’enfant en l’occurrence – et commence par elle, peut-être même sans recourir aux autres moyens qui la précèdent.

 

Parmi les mauvais effets de cette voie de discipline est que l’enfant s’habitue à être frappé après chaque erreur commise.

 

Cela devient normal pour lui.

 

C’est ce qui rend ce moyen infructueux et inefficace. Par conséquent, ni prêche, ni condamnation, ni mise à l’écart, ni privation ne lui seront utiles.

 

Aussi, ce qui fait beaucoup mal aux âmes est de savoir que certains parents se montrent très durs envers leurs
enfants et les rouent de coups pour des raisons des plus banales.

 

Parfois pour des raisons mondaines ne méritant pas toute cette rudesse et dureté.

 

Tandis qu’il est vraiment rare de voir quelqu’un punir son enfant à cause de la prononciation de choses religieusement interdites, telles que l’injure et l’insulte, ou le délaissement des prescriptions islamiques, telles que la prière…etc.

 

Et même s’il est permis en islam de frapper l’enfant, cela sert à le discipliner et non à le torturer.

 

Que l’objectif soit la correction de l’enfant, le redressement de sa conduite et son détournement de l’erreur.

 

Ce ne doit être ni une vengeance ni un assouvissement [de la colère]. Sinon, cela deviendra interdit.

 

En outre, le fait de frapper l’enfant, de la façon dont il est permis en islam, obéit à des critères et à des restrictions, à des règles et à des points à noter, lesquels nous résumons comme suit (88) :


● Premièrement :

C’est l’éducateur lui-même qui frappe l’enfant.

 

Il ne charge pas une autre personne, tel que le frère (de l’enfant) – par exemple – sinon les frères se voueront de la haine et de l’inimitié les uns les autres.

 

● Deuxièmement :

Il ne le frappe pas d’une façon violente :

 

de manière à le rendre infirme, à le défigurer, à lui casser les dents ou les os, à lui faire perdre ses sens, tels que l’ouïe ou la vision, ou à lui infliger d’autres agressions physiques pouvant handicaper son mouvement ou sa marche.

 

● Troisièmement :

Il évite de le frapper dans le visage.

 

C’est ce que l’homme a de plus honorable, contenant la majeure partie des sens.

 

Abou Hourayra رضي الله عنه rapporte que le Messager صلى الله عليه وسلم dit :

«Si l’un d’entre vous frappe, qu’il évite le visage» (89)

 

Qu’il évite aussi de frapper la tête, le ventre et les parties sensibles du corps.

 

● Quatrièmement :

les frappes ne doivent pas aller au-delà de dix.

 

Abou Bourda رضي الله عنه dit :

 

«Le Messager صلى الله عليه وسلم disait :

“On ne dépasse pas les dix coups de fouet que dans [l’application de] l’une des peines qu’Allâh a instituées”.» (90)


● Cinquièmement :

 

Il frappe l’enfant loin des yeux des gens, afin de ne pas le toucher dans sa dignité. Il se sentirait alors humilié et abaissé.

 

Sauf s’il commet l’erreur devant ses frères.

 

Dans ce cas-là, il le punit devant eux.

 

Ce sera un exemple pour les autres.

 

En effet, La personne intelligente est celle qui tire profit des erreurs d’autrui.

 

● Sixièmement :

 

L’éducateur ne procède pas à frapper l’enfant pendant qu’il est énervé, car il peut ne pas maîtriser sa colère, ce qui entraîne des conséquences fâcheuses.

 

● Septièmement :

 

Il le frappe juste après avoir commis l’erreur, afin que l’enfant la reconnaisse et l’évite dans le futur.

 

Il y a lieu de signaler – ici – qu’on ne frappe que l’enfant qui a atteint l’âge où il distingue entre le bon et le mauvais, et où il reconnaît la raison et la morale d’être tapé, afin qu’il se dissuade.

 

Cependant, frapper le petit enfant qui ne comprend rien de ces choses-là n’a pas de sens.

 

Bien au contraire, cela aura des effets négatifs sur lui.

 

C’est pour cette raison que certains gens de science ont dit :

 

«Si on ne frappe pas l’enfant pour avoir abandonné la prière – qui est le plus important des piliers de l’islam après l’attestation de foi – que lorsqu’il atteint dix ans, comment se fait-il qu’on le frappe pour une autre raison avant d’atteindre dix ans ?! »


Al-Hattâb Al-Mâliki dit :

 

«Quant à la punition, c’est après dix ans.» (91)


Ibn Mouflih dit :

 

«Ismâ`îl Ibn Sa`îd dit :

“J’ai demandé à Ahmad Ibn Hambal si on frappe l’enfant :

- On le frappe pour l’éduquer, répondit-il.

- Je l’ai questionné aussi si on le frappe s’il néglige la prière.

- S’il atteint dix ans” répondit-il.

 

Hambal dit :

“Abou `Abd Illâh [Ahmad Ibn Hambal] dit : ‘L’orphelin doit être discipliné et frappé légèrement’”.

 

Al-Athram dit :

“On questionna Abou `Abd Illâh [Ahmad Ibn Hambal] si l’instituteur frappe les enfants :

- Selon leurs erreurs, répondit-il ; d’autant plus qu’il doit s’efforcer d’éviter de les frapper ; et si l’enfant ne raisonne pas encore, il ne doit pas le frapper”.» (92)

 

Il incombe à nous de savoir – enfin – que l’habitude qu’ont certains parents, qui consiste à frapper violemment
leurs enfants, en utilisant – parfois – les outils de torture, tels que les chaînes et les fils de fer, n’est jamais une voie de correction ou de redressement.

 

Les conséquences et les effets,qui en découlent sur l’avenir de l’enfant sont désastreux et très mauvais.

 

Il suffit de mentionner comme méfaits, entre autres, le fait qu’il détestera l’éducation, deviendra dur, s’obstinera et se corrompra davantage.

 

Il peut même souhaiter la mort de son père et invoquer Allâh afin qu’il le fasse périr.

 

Aussi, il pourrait attendre jusqu’à ce que son père vieillisse et faiblisse, pour lui rendre la mesure double.

 

Nous demandons à Allâh de nous aider à bien éduquer nos enfants et de nous guider ainsi qu’eux vers la bonne voie.

 

Il en est garant et seul capable de le faire. Il n’est de force et de puissance que par Allâh, le Très-Haut, le Très-Grand.

(1) Voir Al-Fatâwa Al-Koubra de Chaykh Al-Islâm Ibn Taymiyya (v.4/p.257)

(2) Il s’agit du hadith rapporté par An-Nassâ'i (hadith n°4449) et par Ibn Mâdjah (hadith n°2137), par l’intermédiaire de `Â'icha رضي الله عنها qui dit :

«Le Messager صلى الله عليه وسلم dit : “La meilleure chose dont un homme pourrait bénéficier est son apport ; et son enfant en fait partie”.»

Il figure également dans Sahîh Sounan An-Nassâ'i d’Al-Albâni (hadith n°4144)

(3) Il s’agit du hadith Marfoû` (tout propos, acte ou approbation attribué au Messager par un Compagnon) rapporté par At-Tirmidhi (hadith n°2670), par l’intermédiaire d’Anas Ibn Mâlik où le Messager صلى الله عليه وسلم dit :

«Celui qui montre le bien à autrui est comme celui qui le fait.»

Il figure également dans Silsilat Al-Ahâdîth As-Sahîha d’Al-Albâni (hadith n°1660)

(4) Rapporté par Mouslim (hadith n°1631)

(5) Voir Taysîr Al-Karîm Ar-Rahmân Fi Tafsîr Kalâm Al-Manân du cheikh As-Si`di (p.129)

(6) Voir Tafsîr Al-Qour'ân Al-`Adhîm d’Ibn Kathîr (v.6/p.132)

(7) Voir Al-`Iyâl, concernant la piété de l’enfant (v.2/p.617)

(8) Voir Tafsîr Al-Qur'ân Al-`Adhîm d’Ibn Kathîr (v.6/p.336)

(9) Voir Adh-Dhiyâ' Al-Lâmi` Min Al-Khoutab Al-Djawâmi` du cheikh Mouhammad Ibn Sâleh Al-`Outhaymîn (p.612)

(10) Voir Tarîq Al-Hidjratayn Wa Bab As-Sa`âdatayn d’Ibn Al-Qayyim (p.586)

(11) Ce hadith est rapporté par Al-Boukhâri (hadith n°2554) et par Mouslim (hadith n°1829)

(12) Ce passage est rapporté par Al-Bayhaqi dans As-Sounan Al-Koubra (hadith n°5301) et dans Chou`ab Al-Îmân (hadith n°8295)

(13) Voir Al-`Iyâl (v.2/p.622)

(14) Voir Touhfat Al-Mawdoûd Bi Ahkâm Al-Mawloûd (p.240-241)

(15) Voir Tafsîr Al-Qour'ân Al-`Adhîm d’Ibn Kathîr (v.5/p.240)

(16) Voir Charh As-Sounna (v.2/p.408)

(17) Extrait de Touhfat Al-Mawdoûd Bi Ahkâm Al Mawloûd d’Ibn Al-Qayyim (p.231).

(18) Il s’agit du hadith rapporté par Al-Boukhâri (hadith n°3265) et par Mouslim (hadith n°2843) - les termes du hadith sont ceux de Mouslim - par l’intermédiaire d’Abou Hourayra رضي الله عنه où le Messager صلى الله عليه وسلم dit : «Votre feu que le fils d’Adam allume n’est qu’une partie de soixante-dix autres du feu de l’enfer :

- Par Allâh, il est déjà assez brulant, dit-on.

- Certes, le feu de l’enfer est soixante-neuf fois plus ardent que votre feu ; toute partie du premier égale au second en intensité, ajouta le Messager.»

 (19) Ce hadith est rapporté par An-Nassâ'i dans As-Sounan Al-Koubra (hadith n°9129) et par Ibn Hibbân dans son recueil authentique (hadith n°4493).

Ce hadith figure aussi dans As-Silsila As-Sahîha d’Al-Albâni (hadith n°1636).

(20) Extrait de Fat’h Al-Bâri d’Ibn Hadjar (v.13/p.113)

(21) Ce hadith est rapporté par Mouslim (hadith n°1159)

(22) Extrait de Charh Sahîh Mouslim d’An-Nawawi (v.8/p.43)

(23) Voir Maw`idhat Al-Mou'minîn (p.278)

(24) Rapporté par At-Tirmidhi (hadith n°2516). Il figure également dans Sahîh Sounan At-Tirmidhi d’Al-Albâni (hadith n°2043)

(25) Voir Touhfat Al-Mawdoûd Bi Ahkâm Al-Mawloûd (p.231)

(26) Rapporté par Ibn Mâdjah (hadith n°61) et par Al-Bayhaqi dans As-Sounan Al-Koubra (hadith n°5075). Les termes de ce hadith sont ceux utilisés par Al-Bayhaqi. Il figure également dans Sahîh Sounan Ibn Mâdjah d’Al-Albâni (hadith n°52)

(27) Extrait de Al-Ibâna As-Soughra d’Ibn Batta (p.89)

(28) Voir Tartîb Al-Madârik Wa Taqrîb Al-Massâlik d’Al-Qâdhi `Iyyâd (v.1/p.450)

(29) Ce hadith est rapporté par Al-Boukhâri (hadith n°5027), par l’intermédiaire de `Outhmân Ibn `Affân .رضي الله عنه

(30) Ce hadith est rapporté par Al-Hâkim (hadith n°2086), par l’intermédiaire de Bourayda رضي الله عنه 

Il figure également dans As-Silsila As-Sahîha [d’Al-Albâni] (hadith n°2829)

(31) Rapporté par Al-Hâkim dans Al-Moustadrak (hadith n°3178)

Il a dit : «Ce hadith est authentique selon les conditions requises par Al-Boukhâri et par Mouslim, quoiqu’ils ne l’ont pas rapporté.»

(32) Voir le hadith numéro 4302 dans Sahîh Al-Boukhâri

(33) Ce hadith est rapporté par Abou Dâwoûd (hadith n°495). Il figure aussi
dans Sahîh Sounan Abi Dâwoûd d’Al-Albâni (hadith n°466)

(34) Voir Fat’h Al-Bâri [d’Ibn Hadjar] (v.9/p.348)

(35) Voir Al-Madjmou` Charh Al-Mouhadhab (v.3/p.11)

(36) Ce hadith est rapporté par Abou Dâwoûd (hadith n°1356). Il figure dans Sahîh Sounan Abi Dâwoûd d’Al-Albâni (hadith n°1208)

(37) Voir Madjmou` Al-Fatâwa d’Ibn Taymiyya (v.22/p.50-51)

(38) Extrait de Târîkh Dimachq d’Ibn `Assâkir (v.45/p.136)

(39) Voir Fat’h Al-Bâri [d’Ibn Hadjar] (v.5/p.299)

(40) Voir Al-Âdâb Ach-Char`iyya (v.1/p.477)

(41) Rapporté par Al-Boukhâri (hadith n°143)

(42) Cité par Abou Nou`aym Al-Asbahâni dans Hilyat Al-Awliyâ' Wa Tabaqât Al-Asfiyâ' (v.9/p.147) et par Al-Khâtîb Al-Baghdâdi dans Târîkh Baghdâd (v.3/p.187).

(43) Rapporté par Al-Bayhaqi dans Al-Madkhal Ila As-Sounan Al-Koubra (p.631)

(44) Voir Al-Âdâb Ach-Char`iyya (v.1/p.244)

(45) Voir Zâd Al-Ma`âd Fi Hady Khayr Al-`Ibâd (v.5/p.475)

(46) Les Auxiliaires: Al-Ansâr, les Médinois musulmans qui accueillirent et soutinrent bien volontiers les réfugiés mecquois

(47) Rapporté par Al-Boukhâri (hadith n°1960) et par Mouslim (hadith n°1136)

(48) Rapporté par Al-Boukhâri (hadith n°5083)

(49) Rapporté par Ibn Djarîr At-Tabari dans son exégèse (v.28/p.165) et par `Abd Ar-Razzâq dans son oeuvre Al-Moussannaf (hadith n°4741)

(50) Rapporté par Al-Marwaziy dans son oeuvre Al-Bir Wa As-Sila (hadith n°155)

Le vérificateur de cette oeuvre dit : «Les hommes qui figurent dans la chaîne de narration de cette citation sont fiables.»

(51) Rapporté par At-Tirmidhi (hadith n°1919)

Il figure aussi dans Sahîh Sounan At-Tirmidhi d’Al-Albâni (hadith n°1565)

(52) Rapporté par Abou Dâwoûd (hadith n°4943), par l’intermédiaire de `Abd Allâh Ibn `Amr رضي الله عنه.

Il figure aussi dans Sahîh Sounan Abi Dâwoûd d’Al-Albâni (hadith n°4134)

(53) Rapporté par Al-Boukhâri (hadith n°6231)

(54) Rapporté par Al-Boukhâri (hadith n°6898) et par Mouslim (hadith n°1669)

Les termes du hadith sont ceux utilisés par Mouslim, par l’intermédiaire de Khadîdj et Sahl Ibn Abi Hathma.

Ce hadith est dit dans le contexte d’une histoire. Il est rapporté également par Al-Boukhâri dans Al-Adab Al-Moufrad (hadith n°359), chapitre : le grand parle d’abord et utilise le cure-dents avant le petit

(55) Rapporté par Al-Boukhâri (hadith n°5061) et par Mouslim (hadith n°2022)

(56) Rapporté par Al-Boukhâri (hadith n°1491) et par Mouslim (hadith n°1069)

(57) Rapporté par Ahmad dans Al-Mousnad (hadith n°9267)

(58) Voir Mir`ât Al-Mafâtih Charh Michkât Al-Massâbîh d’Al-Moubârakfoûri (v.6/p.214)

(59) Extrait de Charh Bouloûgh Al-Marâm du cheikh `Atiyya Sâlim, cours audio paru sous forme d’écrit

(60) Voir Fat’h Al-Bâri d’Ibn Hadjar (v.3/p.355)

(61) Rapporté par Al-Boukhâri (hadith n°3304) et par Mouslim (hadith n°2012)

(62) Rapporté par Al-Boukhâri (hadith n°3316)

(63) Rapporté par Abou Nou`aym Al-Asbahâni dans son oeuvre Hilyat Al-Awliyâ' Wa Tabaqât Al-Asfiyâ' (v.5/p.32)

(64) Rapporté par Ibn Abi Ad-Dounya dans son oeuvre Dham Al-Malâhi (p.51)

(65) Rapporté par Abou Dâwoûd (hadith n°4098). Il figure aussi dans Sahîh Sounan Abi Dâwoûd d’Al-Albâni (hadith n°3454)

(66) Rapporté par Ibn Abi Chayba dans son oeuvre Al-Moussannaf (hadith n°24657)

(67) Rapporté par Abou Dâwoûd (hadith n°4059). Il figure aussi dans Sahîh Sounan Abi Dâwoûd d’Al-Albâni (hadith n°3424)

(68) Voir Al-Moudawwana Al-Koubra (v.1/p.462)

(69) Voir Al-Istidhkâr Al-Djâmi` Limadhâhib Fouqahâ' Al-Amsâr (v.8/p.303)

(70) Voir Al-Ikhtiyâr Lita`lîl Al-Moukhtâr de `Abd Allâh Ibn Mahmoûd Al-Mawsili (v.4/p.170) et Madjma` Al-Anhour Fi Charh Moultaqa Al-Abhour de Chikhi Zâdah (v.4/p.198-199)

(71) Voir Touhfat Al-Mawdoûd Bi Ahkâm Al-Mawloûd (p.242)

(72) Voir Dham Al-Liwât (p.24)

(73) Rapporté par Abou Dâwoûd (hadith n°4195) et par An-Nassâ'i (hadith n°5048). Il figure également dans Silsilat Al-Ahâdîth As-Sahîha (hadith n°1123) d’Al-Albâni

(74) Voir la fatwa numéro 4246 de Fatâwa Al-Ladjna Ad-Dâ'ima Lilbouhouth Al-Ilmiyya Wa Al-Ifta'

(75) Ce hadith est rapporté par Al-Boukhâri (hadith n°859)

(76) Voir Siyar A`lâm An-Noubalâ' d’Adh-Dhahabi (v.17/p.156)

(77) Rapporté par Abou Nou`aym dans Al-Hilya (v.9/p.147) et par Al-Khatîb Al-Baghdâdi dans Târîkh Baghdâd (v.3/p.187)

(78) Rapporté par Abou Dâwoûd (hadith n°4991). Il figure également dans As-Silsila As-Sahîha d’Al-Albâni (hadith n°748)

(79) Extrait de Charh Sounan Abi Dâwoûd du cheikh `Abd Al-Mouhsin Al-`Abbâd

(80) Extrait de Charh Riyâd As-Sâlihîn du cheikh Ibn `Outhaymîn (v.2/p.200)

(81) Rapporté par Al-Boukhâri (hadith n0 893) et par Mouslim (hadith n°1829), par l’intermédiaire d’Ibn `Omar

(82) Rapporté par At-Tabarâni dans Al-Mou`djam Al-Kabîr (hadith n°10671). Il est jugé Hassan (valide) par Al-Albâni dans Silsilat Al-Ahâdîth As-Sahîha (hadith n°1447)

(83) Rapporté par Mouslim (hadith n°2594)

(84) Rapporté par Mouslim (hadith n°537)

(85) Ce vers est dit par Abou Tammâm Ibn Aws At-Tâ'i

(86) Voir Qawâ`id Al-Ahkâm Fi Massâlih Al-Anâm (v2/p.75)

(87) Ce hadith est rapporté par Abou Dâwoûd (hadith n°495). Il figure aussi dans Sahîh Sounan Abi Dâwoûd d’Al-Albâni (hadith n°466)

(88) Voir Al-Djâmi` Fi Ahkâm Wa Âdâb As-Sibyân de `Âdil Al-Ghâmidi.

Dans cette oeuvre, on trouve des textes et des citations utiles dans ce sens

(89) Hadith rapporté par Abou Dâwoûd (hadith n0 4493). Il est jugé comme Hassan (valable) par Al-Albâni dans Sahîh Al-Djâmi` (hadith n°674).

(90) Rapporté par Al-Boukhâri (hadith n0 6848) et par Mouslim (hadith n°1708)

(91) Voir Mawâhib Al-Djalîl Li Charh Moukhtassar Al-Khalîl (v.2/p.55)

(92) Voir Al-Âdâb Ach-Char`iyya (v.1/p.477)

Traduit par Salim Bouzidi, relu par Tahar Melka

Publié par la chaîne Telegram - Enseignements du Cheikh Nadjîb Djelouâh حفظه الله تعالى - @abouaymendjelouahFR

 

Cheikh Nadjîb Djelouah - الشيخ نجيب جلواح

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Vos enfants sont un dépôt dont vous devrez rendre compte (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Vos enfants sont un dépôt dont vous devrez rendre compte (audio-vidéo)

Le père, comme la mère, doivent s'entraider dans l'éducation des enfants.

 

La mère doit s'occuper davantage de l'éducation des filles en ce qui concerne les bonnes mœurs, le fait qu'elles doivent se couvrir, la pudeur.

 

Et le père doit s'occuper davantage de son fils en l'habituant à la virilité et aux comportements que doit avoir un homme afin qu'il soit un membre vertueux qui lui sera profitable avec la permission d'Allâh durant sa vie et après sa mort.

 

La droiture des enfants ne s'obtient pas sans fatigue, forcément, il y aura de la fatigue, il faudra de la patience, de la volonté et de la surveillance, sans quoi cette famille va se perdre comme c'est le cas actuellement dans de nombreux foyers.

 

Notamment à notre époque dans laquelle les fitan (les troubles), les maux, et le détournement (des gens) de la vérité se sont multipliés, où sont les pères ?

 

Où sont les mères ?

 

Les pères sont occupés avec leur dunyâ (bas-monde), ils la recherchent activement de jour comme de nuit derrière les assemblées qui veillent sur les on-dit, voire sur ce qui est pire encore.

 

Et les mères sont occupées à se promener dans les rues, dans les rassemblements, sous prétexte qu'elles apprennent ou étudient ou en raison du travail.

 

Et les enfants sont jetés soit chez les nourrices, soit dans les crèches, comme s'ils étaient des orphelins, des bâtards.

 

Où est le dépôt, ô gens ?

 

Où est le dépôt (al amânah) des enfants accrochés à vos cous ?

 

Craignez Allâh !

 

Car vos enfants sont une amânah accroché à vos cous et vous êtes responsables d'eux, ils sont votre troupeau.

 

Traduit et publié par La chaine Telegram -Paroles Précieuses - @parolesprecieuses

فيتعاون الأب والأم على تربية الأولاد، والأم تعتني أكثر بتربية البنات على الأخلاق الطيبة وعلى الستر وعلى الحياء، الوالد يعتني بابنه أكثر يعوده على الرجولة، وعلى آداب الرجال حتى يخرج عضوا صالحا ينفعه بإذن الله في حياته وبعد مماته، وصلاح الذرية لا يحصل بدون تعب، لابد من تعب، لابد من صبر، لابد من استعداد ومراقبة، وإلا فإن هذه العائلة ستضيع كما هو الواقع الآن في كثيرٍ من البيوت، لاسيما في زماننا الذي كثره فيها الفتن والشرور والصوارف فأين الآباء؟ أين الأمهات؟

الآباء مشغلون بدنياهم يلهثون وراء الدنيا ليلا ونهارا، ويلهثون وراء المجالس الساهرة على القيل والقال، أو ما هو أشد من ذلك

والأمهات مشغولات بالتجوال في الشوارع، والتجمعات بحجة التعلم والدراسة أو بحجة الوظيفة

والأولاد يرمون إما على المربيات وإما في دور الحضانة كأنهم أيتام كأنهم لقطاء، يرمون في دور الحضانة، أين الأمانة أيها الناس؟

أين أمانة الأولاد الذين في أعناقكم؟
اتقوا الله، فإن أولادكم أمانة في أعناقكم، وأنتم مسئول عنهم، هم رعيتكم

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Éducation des enfants : Les manquements (audio-vidéo)

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Éducation des enfants : Les manquements (audio-vidéo)

Parmi les erreurs commises par les épouses : les manquements dans l'éducation des enfants.

 

En effet, la mère est "la première école" de l'enfant.

 

De plus, le foyer est une brique qui, avec ses paires, constitue la société .

 

Dans les familles vertueuses qui respectent les limites établies par Allâh, celles qui mettent en pratique les principes d'amour, d'affection, de philanthropie, d'entraide dans la bonté et la piété, ...

 

C'est de ces familles vertueuses que naissent les grands hommes de la oummah (communauté), les grandes femmes, les leaders, et autres personnes éminentes.

 

L'enfant est éduqué par son foyer et sa famille avant même de l'être par l'école et la société.

 

La bonne conduite de l'enfant est donc fortement liée à celle de ses parents.

 

Aussi, les parents ont une grande part de responsabilité si l'enfant se met à dévier et faire preuve de manquements.

 

Et malgré l'importance de cette responsabilité, beaucoup de gens y sont négligents…

 

Ils sous-estiment son importance et ils ne l'observent pas comme il se doit.

 

Et de ce fait, ils condamnent leurs enfants à la perdition et négligent leur éducation.

 

Ensuite, si les parents voient de la part de leurs enfants de la rébellion ou de la déviance, ils se mettent à se plaindre !

 

En ne sachant pas qu'ils sont la cause principale de ce problème !

 

Parmi ses manquements dans l'éducation des enfants, on retrouve : Éduquer ses enfants sur la lâcheté, l'inanition (accablement moral) et la frayeur face à tout et n'importe quoi.

 

Aussi, éduquer ces enfants en leur apprenant à avoir la langue pendue dans le mal et à manquer de respect aux autres.

 

Mets encore, éduquer ces enfants en leur inculquant le chaos, l'impertinence, l'amour pour l'opulence et le luxe.

 

Éduquer ces enfants sur la rudesse qui dépasse les limites, comme la privation et l'extrême parcimonie.

 

Aussi, on retrouve parmi les choses qui mènent à l'égarement des enfants : Le fait que les parents donnent le mauvais exemple à leurs enfants.

 

Que dire alors d'une fille qui voit sa mère négliger la prière, introduire des choses illicites à la maison, une mère qui exhibe ses charmes lorsqu'elle sort de chez elle ?

 

Et parmi les erreurs commises : l'excès de problèmes conjugaux.

 

Aussi, que des servantes s'occupent de l'éducation des enfants.

 

Parmi les manquements, il y a aussi le fait que la mère travaille hors de la maison, et qu'elle passe une grande partie de son temps loin de ses enfants et son mari, sans faire le nécessaire pour pouvoir allier travail et devoirs liés au foyer.

 

Et ceci constitue un véritable dérèglement, surtout si la mère ne se trouve pas dans le besoin de travailler ou surtout si ses enfants et son mari subiront de sa part un abandon total.

 

Cette mère sort donc travailler pour augmenter ses capacités financières et de ce fait, faire des dépenses superflues !

 

Ô combien les appels à ce que les femmes sortent travailler sont nombreux, tout comme les appels à l'égalité homme-femme !

 

Comme ils le prétendent...

 

Et ils ont oublié... Plutôt, ils ont fait semblant d'oublier que la femme, lorsqu'elle travaille, est contrainte de se mêler aux hommes !

 

Ils ont oublié que ceci causera l'épuisement de la femme et que les conséquences frapperont directement son foyer et son bonheur.

 

Voilà pourquoi l'islam a confié à l'homme la tâche de subvenir aux besoins de la famille, et à la femme le fait de s'occuper de son foyer.

 

C'est d'ailleurs quelque chose d'inné.

 

En islam, la femme est "un berger" dans le foyer de son époux, elle est responsable de "son troupeau".

 

Cette responsabilité dont la femme est chargée implique donc l'éducation de ses enfants ainsi que le fait de prendre soin d'eux.

 

Il incombe donc à la femme d'éduquer ses enfants sur de nobles caractères tout en les écartant de ce qui pourrait nuire à ceci.

 

Traduit et publié par la chaîne Telegram - Ceci est notre croyance - @ceci_est_notre_croyance

Cheikh Muhammad Sa’îd Raslân - الشيخ محمد سعيد رسلان

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Un environnement vertueux pour nos enfants

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Un environnement vertueux pour nos enfants

Procurer à vos enfants un environnement vertueux à vivre dans le foyer afin de ne pas les perdre.

 

Les plaintes me provenant des enfants indiquent que les pères et mères sont préoccupés par leurs propres problèmes et que les enfants se voient imposés ce que les pères et les mères aiment, même si cela se fait aux dépens du bien-être psychologique des enfants avant le bien-être physique.

 

Par surcroît, l’absence d’intérêt pour les problèmes des fils et des filles, et la méconnaissance de leurs préoccupations.

 

Il s’agit d’une chose qui mène à d’importants méfaits et corruptions pesant sur les enfants, dont la quête de ce qui remplacera la place des parents à l’extérieur du foyer.

 

Et particulièrement lorsque le désaccord naît entre les parents et qu’il s’intensifie.

 

Dans de nombreux cas qui me sont exposés, le divorce les concernant est alors plus clément pour les enfants et plus facile que de s’accrocher à un mariage qui transforme le foyer en enfer pour les fils et les filles.

 

Tweet datant du 25 safar 1447h (correspondant au 19 août 2025g)

Traduit par la chaîne Telegram غيث القلوب - @ghaithqolob

Publié par 3ilmchar3i.net

وفروا لأبنائكم بيئة صالحة للعيش في البيت حتى لا تفقدوهم
الشكاوى التي تصلني من الأبناء تدل على انشغال الآباء والأمهات بمشاكلهم، وإلزام الأولاد بما يهوى الآباء والأمهات حتى لو كان على حساب راحة الأبناء النفسية قبل الجسدية
فضلا عن عدم الاهتمام بمشاكل الأبناء والبنات ومعرفة همومهم
وهذا أمر يؤدي إلى أضرار ومفاسد كبيرة على الأولاد
ومنها البحث عمن يشغل مكان الوالدين خارج البيت
وخصوصا إذا اشتعل الخلاف بين الوالدين واشتد
كثير من الحالات التي تُعرض عليّ يكون الطلاق فيها أرحم على الأولاد وأهون من التمسك بزواج يُحوِّل البيت إلى جحيم على الأبناء والبنات

Cheikh Abou Al-Hassan 'Ali Al-Ramly - الشيخ أبو الحسن علي الرملي

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Les premiers mots des enfants

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Les premiers mots des enfants

Lorsqu’ils [les enfants] approchent de l’âge de parler, et que l’on souhaite leur faciliter la parole, qu’on leur frotte la langue avec du miel et du sel Dharani [un sel blanc éclatant], car ces deux substances aident à éliminer l’humidité épaisse qui empêche la parole.

 

Puis lorsque vient le moment où ils commencent à dire leurs premières paroles, qu’on leur enseigne la parole :

 

لا إله إلا الله محمد رسول الله

"La ilaha illa Allâh, Muhammad RassuluLlah" 

"Il n’y a de divinité digne d’adoration, si ce n’est Allâh et Muhammad est le Messager d’Allâh"

 

Que la première chose qui frappe leurs oreilles soit la connaissance d’Allâh, Son unicité [Tawhid], qu’ils sachent qu’Il est au-dessus de Son Trône, qu’Il les observe, entend leurs paroles, et qu’Il est avec eux [par Sa science] où qu’ils soient.

 

Tuhfat Al-Mawdud bi Ahkam Al-Mawlud, p.339.

Traduit et publié par la chaîne Telegram - Avec science بعلم - @avecscience

Cliquer pour agrandir

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Les enfants sont une tentation (audio)

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Les enfants sont une tentation (audio)

إِنَّمَآ أَمۡوَٰلُكُمۡ وَأَوۡلَٰدُكُمۡ فِتۡنَةٌ [...]" (١٥)"

15. "Vos biens et vos enfants ne sont qu'une tentation, [...]"

(Sourate 64 verset 15 - traduction rapprochée)

Que tu aimes tes enfants, il n'y a rien de mal à cela, il s'agit d'une chose qu'Allâh a établie (innée).

 

Mais est-ce que tu leur inculques l'obéissance à Allâh ?

 

Fais-tu preuves de patiences avec eux dans cela ? 


Est-ce que tu leur ordonnes d'accomplir la prière lorsqu'ils atteignent l'âge de 7ans ?

 

Est-ce que tu leur enseignes la religion lorsqu'ils acquièrent la capacité du discernement ?

 

Tu te montres patients, tu leur imposes l'accomplissement de la prière, ou est-ce qu'au contraire, tu fais preuve de laxisme en disant : "Par Allâh je les aime je ne vais donc pas me montrer stricte avec eux."

 

Ainsi, tu es tombé dans la tentation

 

Traduit et publié par la chaîne Telegram - Rappelle toi ton din - @rappelle_toi_ton_din

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Principes fondamentaux dans l'éducation des enfants - ركائز تربية الأولاد (audio)

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Principes fondamentaux dans l'éducation des enfants - ركائز تربية الأولاد (audio)

Au Nom d’Allâh, le tout-Miséricordieux, le très-Miséricordieux

 

Le premier sermon

 

Certes, la louange est à Allâh, nous le louons, implorons son secours et lui demandons le pardon.

Nous nous protégeons par Allâh contre le mal de nos propres âmes et contre les maux engendrés par nos mauvaises actions.

Celui qu’Allâh guide, nul ne pourra l’égarer, et celui qu’Il égare, nul ne pourra le guider.

Et j’atteste qu’il n’y a point d’adoré à part Allâh, Seul sans aucun associé, et j’atteste que Mouhammed est Son serviteur et Messager, qu’il est Son Élu et Son bien-aimé, Son fiable Prophète à qui Il a confié Sa Révélation, le transmetteur de Sa religion aux gens.

Il n’a point laissé un bien sans l’avoir indiqué à la Nation, comme il n’a pas laissé de mal sans l’y avoir mise en garde.

Que les prières d’Allâh et Son salut soient sur lui, sur sa famille et tous ses compagnons!

 

Cela étant dit, Ô croyants, serviteurs d’Allâh !

 

Craignez Allâh -Très-Haut-, et observez Son commandement, en secret et en apparence, autant dans les choses relevant de l’invisible et du visible.

 

Une observance de celui qui sait parfaitement que son Seigneur l’entend et le voit.

 

Ô croyants, serviteurs d’Allâh !

 

Il est certainement des devoirs grandioses desquels l’homme doit obligatoirement prendre soin, des dépôts immenses qui lui incombent de s’en préoccuper et de s’en charger : l’assistance que l’on doit apporter aux enfants, en leur inculquant une bonne éducation et discipline, et en leur prodiguant aussi de meilleurs conseils et orientations.

 

Car il s’agit, en fait, communauté des croyants, d’un dépôt énorme, d’une responsabilité et d’une obligation grandissimes.

 

En effet, Allâh -Béni et Très-Haut soit-Il- dit (traduction rapprochée) :

 

﴾Ô les croyants ! Ne trahissez pas Allâh et le Messager. Ne trahissez pas sciemment la confiance qu’on a placée en vous. Et sachez que vos biens et vos enfants ne sont qu’une épreuve et qu’auprès d’Allâh il y a une énorme récompense.﴿ El Anfêl (Le Butin), v. 27-28.

 

Le sens de ce verset, est qu’Allâh -Exalté et Très-Haut- a donné ces enfants aux parents pour les tester et les éprouver.

 

Il a confié ces enfants au père et Il a placé en lui la confiance de les élever, en leur attribuant des droits à réaliser.

 

Ainsi quand le père aura concrétisé et appliqué les droits de ses enfants, tel qu’il lui a été ordonné de le faire, il obtiendra certes une énorme rétribution auprès d’Allâh, et aura une récompense immense.

 

Par contre, s’il aura négligé de réaliser ces droits, il se sera effectivement exposé au châtiment d’Allâh, en fonction de sa négligence.

 

C’est pourquoi Allâh -Majestueux et Très-Haut- dit (traduction rapprochée) :

 

﴾Ô vous qui avez cru ! Préservez vos personnes et vos familles d’un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres, surveillé par des Anges rudes, durs, ne désobéissant jamais à Allâh en ce qu’Il leur commande, et faisant strictement ce qu’on leur ordonne.﴿ At-Tehrîm (L’Interdiction), v. 6.

 

Ce verset est un fondement extrêmement important au sujet de la discipline et de l’éducation des enfants, que c’en est un devoir et une obligation incombant aux pères.

 

Et dans les deux Sahîhs (Authentiques), d’après le hadith d’Ibn ‘Oumar -qu’Allâh les agrée-, le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit :

 

«Vous êtes tous des bergers, et chacun de vous sera interrogé sur ses responsabilités.

Le gouverneur est un berger, et il sera interrogé sur ses sujets; et l’homme est un berger dans sa famille, et il sera interrogé sur les tiens, et la femme est une bergère dans le foyer de son époux, et elle sera interrogée sur les tiens, le domestique est aussi un berger dans les biens de son maître, et il sera interrogé sur ses responsabilités.

Vous êtes tous des bergers, et vous serez interrogés sur vos responsabilités.» [1] 

 

Et dans une autre version, il est dit :

 

«Vous êtes tous des bergers et chacun de vous sera interrogé sur ses responsabilités.

Le commandant est un berger, l’homme est aussi un berger des gens de son foyer, et la femme est une bergère du foyer de son mari et de ses enfants; vous êtes tous des bergers, et vous serez trous interrogés sur vos responsabilités.» [2] 

 

Les sens voulu ici par le mot interrogé est que l’homme, quand il se dressera entre les Mains d’Allâh -Tout-Majestueux dans Sa Transcendance-, Il le questionnera sur ces choses.

 

Certains savants ont dit que le Jour de la Résurrection, Allâh -Tout-Majestueux dans Sa Transcendance- interrogera le parent sur ses enfants avant même d’interroger ces derniers sur leurs parents [3].

 

Car tout comme Allâh a enjoint aux enfants de se comporter avec bienfaisance et piété envers leurs père et mère, Il a également enjoint aux parents de bien éduquer et discipliner leurs enfants.

 

En effet, Allâh, au même titre qu’Il a dit (traduction rapprochée) :

 

﴾Et Nous avons enjoint à l’homme de bien traiter ses père et mère﴿ El ‘Ankaboût (L’Araignée), v. 8

 

Il a aussi dit (traduction rapprochée) :

 

﴾Allâh vous enjoint au sujet de vos enfants…﴿ An-Nicê’ (Les Femmes), v. 11

 

et Il a également dit (traduction rapprochée) :

 

﴾Préservez vos personnes et vos familles d’un Feu﴿ At-Tehrîm (L’Interdiction), v. 6.

 

Oui assemblée des croyants !

 

C’est très certainement une responsabilité grandissime, et un dépôt gravissime !

 

Il est ainsi une obligation à tout parent de craindre pieusement Allâh au sujet de ses enfants.

 

Il se doit de tâcher de bien les discipliner, de bien les élever et les éduquer, conformément aux croyances de la religion et aux pratiques de l’islam et ses prestigieuses règles d’éthique.

 

Le parent doit s’atteler à donner aux enfants une bonne éducation, fondée sur la crainte pieuse d’Allâh -Tout-Puissant-, et établie sur la pratique de Ses droits -Tout-Majestueux dans Sa Transcendance-.

 

Serviteurs d’Allâh !

 

L’éducation des enfants se fonde en fait sur de sublimes principes, elle s’établit sur des bases trop importantes, qu’il incombe de bien considérer, afin que sera concrétisé à l’homme ce magnifique objectif et cette requête grandement noble, qui est la bonne éducation de l’enfance.

 

Un de ces très importants principes en est l’invocation. 

 

Invoquer Allâh pour eux, d’abord avant même qu’ils viennent au monde, mais aussi après leur venue.

 

Avant leur naissance, les parents prieront Allâh de les pourvoir d’une progéniture pieuse.

 

Et après leur naissance, ils l’invoqueront de bien guider leurs enfants et de leur accorder la piété.

 

Puis une fois que les enfants auront accrus vers la jeunesse dans la guidée et la piété, les parents prieront pour eux afin qu’ils soit droits et persisteront à l’être.

 

Il est ainsi des prières des Prophètes à ce sujet, l’invocation du bien-aimé d’Allâh, Ibrâhîm (Abraham) -sur lui le salut- (traduction rapprochée) :

 

﴾Seigneur, fais-moi don d’une progéniture d’entre les vertueux﴿ As-Sâffêt (Les Rangs), v. 100

 

Il est aussi de ses prières (traduction rapprochée) : 

 

﴾et préserve-moi ainsi que mes enfants de l’adoration des idoles.﴿ Ibrâhîm (Abraham), v. 35

 

et fait également partie de ses invocations (traduction rapprochée) :

 

﴾Ô mon Seigneur ! Fais que j’accomplisse assidûment la salât ainsi qu’une partie de ma descendance﴿ Ibrâhîm (Abraham), v. 40

 

et il est aussi des invocations du Prophète Zakariyya (Zacharie) -sur lui le salut- (traduction rapprochée) :

 

﴾Ô mon Seigneur, donne-moi venant de Toi, une excellente descendance. Car Tu es Celui qui entend bien la prière.﴿ Êl ‘Imrân (La Famille d’Imran), v. 38

 

de même que les serviteurs du Tout-Miséricordieux, il y a de leurs invocations, telles qu’elles sont mentionnées à la fin de la sourate El Fourqân (Le Discernement) (traduction rapprochée) :

 

﴾notre Seigneur ! Donne-nous, en nos épouses et nos descendants, la joie des yeux, et fais de nous un guide pour les pieux.﴿ El Fourqân (Le Discernement), v. 74

 

Et que l’on sache, communauté des croyants, que l’invocation que le parent fait à son enfant est exaucée, elle n’est point rejetable, tel que cela a été confirmé dans le hadith du Messager d’Allâh -prière et salut sur lui-, qui a dit  :

 

«Trois invocations sont sans aucun doute exaucées :

L’invocation d’une personne injustée,

l’invocation du parent

et l’invocation du voyageur.» [4] 

 

Et que le père ou la mère fassent trop attention dans ce contexte, celui des invocations, à ne pas se précipiter à prononcer une prière maléfique, notamment lors d’un état d’énervement.

 

Car celle-ci pourrait en effet être répondue, et ceci leur entraînera certes après un remord ardent, alors qu’Allâh dit (traduction rapprochée) :

 

﴾L’homme invoque le mal  comme il invoque le bien, car l’homme est très hâtif.﴿ El Isrâ’ (Le Voyage Nocturne), v. 11.

 

Croyants !

 

Il fait également part de ces extrêmement importants principes dans l’éducation et la discipline des enfants, l’équité entre eux, et l’évitement de toute forme d’iniquité, de frustration et d’injustice. 

 

Car en effet, si le père ne réalise pas la justice entre ses enfants, il provoquera entre eux l’inimitié, l’envie et la haine.

 

Et si, au contraire, il concrétise la justice entre eux, cela sera une des plus grandes causes d’affection et d’amour réciproques entre eux, comme cela sera aussi une des principales raisons pour que ces enfants soient pieux envers leurs parents.

 

Dans ce sens, il est rapporté dans les deux Authentiques [5], d’après An-Nou’mên Ibn Bachîr -qu’Allâh l’agrée-, quand son père lui a offert un cadeau et que sa mère a exigé que le Messager d’Allâh -sur lui le salut- y soit témoin, ainsi, quand il est venu voir le Prophète -sur lui la prière et le salut-, il lui a dit :

 

«As-tu donné un cadeau pareil à tous tes enfants ?»

Il lui a dit «Non.»

Et le Prophète -sur lui le salut- lui a alors dit : «Mais craignez Allâh et instaurez l’équité entre vos enfants !» [6] 

 

Et il est cité dans une autre version : «Je ne témoigne pas à une injustice !» [7] 

 

Et aussi dans une autre version dans l’Authentique de Mouslim, le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit :

 

«T’intéresses-tu à ce qu’ils te soient tous pareils dans l’obéissance ?»

Il lui a dit:  «Oui !»

Le Prophète lui a alors dit : «Donc non !» [8] 

 

Pour le mettre en garde à l’injustice entre les enfants.

 

Car cela engendre la désobéissance et la malfaisance aux parents, et la rupture et l’ostracisme entre les frères.

 

Ô croyants, serviteurs d’Allâh, parmi aussi les principes dans l’éducation des enfants, la douceur envers eux, et le fait de les traiter avec clémence, gentillesse et bienfaisance. 

 

De même que de s’éloigner du rigorisme, de la dureté et de la rudesse.

 

Parce qu’en vérité, la douceur n’a jamais été émise dans une affaire, sans qu’elle ne l’embellie; et elle n’a aussi jamais été ôtée d’une affaire, sans qu’elle ne l’enlaidisse.

 

Ainsi ce comportement de clémence, de gentillesse et de douceur devrait être engagé avec les enfants depuis leur bas âge, et devra les accompagner continûment et de manière ininterrompue, de sorte à ce que les parents soient très indulgents et tendres envers leurs petits.

 

Dans ce même rapport, il a été rapporté dans les deux Sahîhs (Authentiques), d’après le hadith d’Aboû Houreyra, que le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a un jour embrassé [son petit fils] El Hacèn Ibn ‘Alî, alors qu’El Aqra’ Ibn Hêbis était assis avec lui, il lui dit : 

 

«J’ai dix enfants, mais je n’ai jamais embrassé un d’eux !», le voyant ainsi, le Prophète -sur lui le salut- lui répondit : «Celui qui ne fait pas miséricorde aux autres, Allâh ne la lui fera pas non plus.» [9] 

 

Et dans également les deux Authentiques, d’après le hadith de ‘Â’icha -qu’Allâh l’agrée-  :

 

Un bédouin est venu une fois au Messager -prière et salut d’Allâh sur lui- et lui dit : «Embrassez-vous les enfants ? Mais nous, nous ne le faisons pas !» 

Le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- lui dit alors : «Mais je ne peux rien pour toi, si Allâh a ôté la miséricorde de ton cœur !» [10]

 

En effet, cette miséricorde et cette douceur, communauté des croyants, sont une des grandes causes faisant que les enfants soient proches de leurs parents et les aiment.

 

De là, quand le rapprochement et l’amour prennent place entre les enfants et leurs père et mère, ceux-ci pourront de fait bien les orienter, les conseiller et leur mettre les choses de la vie au clair, et les enfants, à leur tour, accepteront complètement de leurs parents et s’intéresseront à leurs directives.

 

Serviteurs d’Allâh !

 

Il y a également parmi les principes fondamentaux dans la discipline et l’orientation des enfants, l’attention accrue du parent à les orienter et les conseiller, de même que de toujours leur recommander de s’intéresser aux entreprises suprêmes. 

 

Ils leur enjoindront ainsi de s’appliquer aux majestueuses croyances de la religion, aux devoirs de l’islam et ses obligations très consistantes.

 

Il leur interdira aussi de perpétrer les actes illicites, et les mettra en garde contre les péchés.

 

Font ainsi part des plus expressives et meilleures recommandations des parents à leurs enfants, les excellentes recommandations que Louqmên le sage a adressées à son fils afin de l’exhorter.

 

Allâh -Béni et Très-Haut- les a citées tel un modèle dans Son Glorieux Livre, dans la sourate Louqmên; elles sont un exemple précieux à suivre dans la recommandation du bien aux enfants, dans leur éducation suivant les règles d’éthique vertueuses et les caractères louables et parfaits.

 

Dans ce contexte, la meilleure méthode qu’il faudrait adopter, et de tâcher à inculquer une bonne éducation aux enfants dès le début de leur croissance.

 

Les former en leur apprenant la croyance islamique authentique, allant de la foi en Allâh et la foi à tous les ordres qu’Il a intimés à Ses serviteurs, et leur enseigner aussi de Lui vouer le culte de l’Unicité (tewhîd) et de la sincérité dans la religion.

 

Allâh -Très-Haut- a dit (traduction rapprochée) :

 

﴾Et c’est ce qu’Abraham recommanda à ses fils, de même que Jacob : «Ô mes fils, certes Allâh vous a choisi la religion: ne mourrez point, donc, autrement qu’en soumis (à Allâh) !﴿ El Baqara (La Vache), v. 132

 

et dans les débuts des recommandations de Louqmên à son fils (traduction rapprochée) :

 

﴾«Ô mon fils, ne donne pas d’associé à Allâh, car l’association [à Allâh] est vraiment une injustice énorme»﴿ Louqmên, v. 13

 

Ensuite après cela, après avoir recommandé l’unicité et la foi, viendra la recommandation des glorieux devoir de l’islam, de ses obligation fermes, de l’interdiction de l’illicite et de la mise en garde aux péchés.

 

Dans ce rapport même, l’une des plus tâches qu’il est extrêmement important d’enjoindre aux enfant en est la salât (la prière), ﴾Et commande à ta famille la salât (prière), fais-la avec persévérance.﴿ Tâha, v. 132

 

Et dans Le Mousned de l’imam Ahmed, et aussi dans Les Sounèn d’Aboû Dêwoud, il est rapporté de la part du Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- :

 

«Ordonnez à vos enfants de pratiquer la prière (salât) à l’âge de sept ans, et frappez-les [s’ils se refusent à la faire] à l’âge de dix ans.» [11]

 

Ô croyants !

 

Il est aussi des principes fondamentaux dans la discipline et l’éducation des enfants, l’assistance à leur apporter concernant la compagnie et la fréquentation. 

 

Car le compagnon tire à coup sûr son camarade et l’influence.

 

Le parent devrait, dans ce cas, éclairer à ses enfants l’excellent exemple que le Prophète -prière et salut sur lui- a cité en guise de démontrer l’effet du compagnon sur son pair, que ce soit en bien ou en mal.

 

Il est rapporté dans les deux Sahîhs d’après le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui-:

 

«L’exemple du bon compagnons et du mauvais compagnon est pareil au vendeur du musc et au forgeron.

Le vendeur de musc, soit il t’en donne, soit il t’en vend et soit tu sentira une bonne odeur se dégageant de lui.

Le forgeron, cependant, soit il brûlera tes vêtements et soit tu en trouveras une mauvaise odeur.» [12] 

 

De plus, le Prophète -sur lui la prière et le salut- a dit :

 

«L’homme se conforme certes à la religion de son ami.

Que l’un de vous fasse bien le choix de celui qu’il prend pour ami.» [13]

 

Aussi, serviteurs d’Allâh, au sujet des compagnons et des personnes avec lesquelles l’on s’assoient, il y a à notre époque un autre type bien particulier, qui jadis n’existait pas.

 

Il s’agit des chaînes télévisées satellitaires et des sites Internet et d’autres moyens modernes, qui entrent aisément dans les maisons des gens et passent entre leurs mains [14].

 

C’est pourquoi, il appartient aux parents de suivre leurs enfants dans ce type de «compagnons», car ils ont une grande influence sur eux, voire ils représentent une gravité certaine pour la raison, la religion, le comportement et l’éthique.

 

En effet, combien malheureusement de jeunes garçons et de jeunes filles sont perdus à cause de ces moyens.

 

Ils sont entrés dans des affaires dangereuses et dans des épreuves immenses, que Seul Allâh -Béni et Très-Haut- en connaît parfaitement l’ampleur.

 

Ô croyants, serviteurs d’Allâh, il y a également de ces principes fondamentaux dans l’éducation des enfants et leur discipline, le fait que le parent soit un exemple pour ses enfants; non de leur ordonner le bien alors que lui ne le fait pas, ni de leur interdire le mal que lui-même fait !

 

Ainsi il sera un mauvais exemple à ses enfants, et son invitation et sa discipline seront alors dans une très grande contradiction et dans un écart assez évident.

 

Ses propos seront dans une situation tout à fait en hétérogénéité avec ses actes.

 

Ce qui pousse les enfants à avoir une éducation contradictoire et troublée.

 

Le parent ayant effectivement eu une très mauvaise influence sur ses enfants.

 

C’est pour cela qu’il est obligatoire aux parents, quand ils élèvent leurs enfants, de toujours se rappeler de la Parole d’Allâh -Béni et Très-Haut- (traduction rapprochée) :

 

﴾Commandez-vous aux gens de faire le bien, et vous oubliez vous-mêmes de le faire, alors que vous récitez le Livre ?﴿ El Baqara (La Vache), v. 44

 

ainsi que le dire du Prophète Chou’eyb -sur lui le salut- (traduction rapprochée) :

 

﴾Je ne veux nullement faire ce que je vous interdis.﴿ Hoûd, v. 88.

 

Ô croyants, les père et mère, tout en prenant soin de ces principes grandioses concernant l’éducation de leurs enfants, il se doivent tout aussi de ne pas s’y attacher de façon à ce que leurs cœurs soient accrochés à ces causes.

 

Ils doivent plutôt se remettre à Allâh, en plaçant leur confiance en Lui, et tout en espérant également en Lui Seul -Tout-Puissant- de réformer leurs enfants, de les préserver par ce dont Il préserve Ses pieux serviteurs.

 

Ô Allâh, notre Seigneur !

 

Nous nous orientons vers Toi à cette heure bénie, et en ces nobles moments, et nous Te demandons, notre Seigneur, par Tes Noms Sublimes et Tes Attributs Suprêmes, et par le fait que Tu es Allâh, ô Détenteur de la Toute-Majesté et de la Gratification, Ô Vivant qui établit la vie, ô Seigneur de l’univers, nous Te prions de faire que tous nos enfants soient pieux.

 

Ô Allâh, accorde-leur la piété, la guidée, la droiture et la justesse; et fais-leur éviter, ô notre Seigneur, la corruption, l’avilissement et la perdition !

 

Ô Allâh !

 

Nous n’espérons cela en quiconque à part Toi, et nous ne plaçons notre confiance qu’en Toi, en cela et en toute autre chose, c’est à Toi Seul que nous recourons et c’est en Toi que nous mettons notre confiance, et il n’y a de puissance, ni de force que par Allâh, le Très-Haut, le Glorieux !

 

Le second sermon

 

Louange abondante à Allâh.

Et je témoigne que nul n’est digne d’être adoré à part Allâh, Seul, sans aucun associé, et je témoigne que Mouhammed et Son serviteur et Son Messager prière et salut d’Allâh suer lui.

Ceci dit,

 

Serviteurs d’Allâh, craignez pieusement Allâh -Très-Haut- et observez Son commandement, comme le ferait celui qui sait que son Seigneur l’entend et le voit.

 

Ô Croyants, que l’on sache, dans ce rapport, qu’une fois le père et la mère auront réussi dans l’éducation et l’orientation de leurs enfants, qu’ils auront enduré dans cela, qu’Allâh les aura gratifiés par la piété de leurs enfants, cette piété et cette éducation impliquera des effets très louables et des gains bénis, que le parent récoltera durant sa vie, dans sa tombe et à l’au-delà, le Jour où il rencontrera Allâh -Béni et Très-Haut-, il en aura des bienfaits indénombrables.

 

Mais, dans le cas contraire, celui de la négligence, si le parent néglige de bien éduquer ses enfants et de les discipliner, dans cet état il sera certes exposé à des fins gravissimes, à des fruits très amers, ici-bas et dans l’au-delà.

 

Craignons alors Allâh au sujet de nos enfants !

 

Observons-Le Très-Haut soit-Il dans l’éducation de nos enfants.

 

Faisons incessamment des invocations pour qu’Allâh bonifie nos enfants et les guide, pour qu’Il leur fasse éviter les chemins de la perte et de la corruption.

 

Faisons très attention à leur discipline, à bien les orienter, à bien prendre soin d’eux, tout en demandant l’aide d’Allâh Seul -qu’Il soit Très-Haut- !

 

Et priez, qu’Allâh vous assiste, pour Mouhammed Ibn ‘Abd Allâh, tel qu’Allâh vous a ordonné de le faire dans Son Livre en disant (traduction rapprochée) :

 

﴾Certes, Allâh et Ses Anges prient sur le Prophète; ô vous qui croyez, priez sur lui et appelez sur lui le salut !﴿ El Ahzêb (Les Coalisés), v. 56

 

et le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit :

 

«Celui qui me fait une seule prière, Allâh en lui fera dix.»

 

Ô Allâh !

 

Prie sur Mouhammed et sur sa famille, comme Tu as prié sur Ibrâhîm (Abraham) et sur la famille d’Ibrâhîm ; Tu es certes Très-Loué et Très-Glorieux.

 

Et Bénis Mouhammed et la famille de Mouhammed, comme Tu as Béni Ibrâhîm et la famille d’Ibrâhîm. Tu es certes Très-Loué et Très-Glorieux.

 

Et sois Satisfait, ô Allâh, des califes droits et des imams bien-guidés : Aboû Bekr, ‘Oumar, ‘Outhmên et ‘Alî; et sois aussi Satisfait, ô Allâh, de tous les autres compagnons, de leurs suiveurs et de tous ceux qui les ont suivis de la meilleure manière, jusqu’au Jour de la Résurrection, et de nous aussi, avec eux, par Ta Grâce, Ta Générosité et Ta Bienfaisance, ô plus Généreux de tous les généreux !

 

Ô Allâh, accorde la puissance à l’islam et aux musulmans, ô Allâh accorde la puissance à l’islam et aux musulmans, ô Allâh accorde la puissance à l’islam et aux musulmans !

 

Ô Allâh venge-Toi des ennemis de la religion, car ils ne t’en rendent point incapable, ô Allâh, nous Te plaçons dans leurs gorges, et nous nous réfugions auprès de Toi contre leurs maux !

 

Ô Allâh, nous Te demandons d’accorder la victoire et l’assistance aux musulmans affaiblis partout où ils se trouvent, ô Seigneur de l’univers.

 

Ô Allâh, protège-les, aide-les, guide-les et ajuste-les, ô Détenteur de Majesté et de Générosité !

 

Ô Allâh, accorde-nous la sécurité dans nos pays, réforme nos gouverneurs, et fais que notre autorité soit dans les mains de ceux qui Te craignent pieusement et suivent Ta Satisfaction, ô Seigneur de l’univers !

 

Ô Allâh, accorde la réussite à notre gouverneur, dans tout ce que Tu aimes et agrée, tant dans les paroles justes et les œuvres pieuses, ô Détenteur de Majesté et de Générosité !

 

Ô Allâh, fais que les musulmans où qu’ils soient aient les plus bons d’entre eux pour gouverneurs, et fais-leur éviter les mauvais d’entre eux, ô Seigneur de l’univers !

 

Ô Allâh, fais-nous éviter les tentations, tant apparentes et cachées.

 

Ô Allâh, accorde la piété à nos propres âmes, et purifie-les, Tu es certes le Meilleur à les avoir purifiées, Tu es leur Allié et leur Seigneur !

 

Notre Seigneur, pardonne-nous, ainsi que nos parents, et aux musulmans et musulmanes, et aux croyants et croyantes, tant les vivants et les morts !

 

Notre Seigneur, accorde-nous une bonne rétribution ici-bas et à l’au-delà, et préserve-nous du Feu.

 

Et notre dernière invocation et Louange à Allâh, Le Seigneur de l’univers!

 

[1] Hadith rapporté par El Boukhârî, n° 893, et cette formule est la sienne; et par Mouslim, n° 1829.

[2] Hadith rapporté par El Boukhârî, n° 5200.

[3] Ces propos sont relatés par Ibn El Qayyim -qu’Allâh lui fasse miséricorde-  dans Touhfet El Mewdoûd, p. 229, d’après certains gens de science qu’il n’a pas nommés.

[4] Hadith rapporté par Ahmed, n° 10196; par Aboû Dêwoud, n° 1536; par At-Tirmidhî, n° 1905; et par Ibn Mêdja, n° 3862, et il est jugé bon par El Elbênî, dans Sahîh Et-Terghîb wa At-Terhîb, n° 3132.

[5] Rapporté par El Boukhârî, n° 2586; et par Mouslim, n° 1623, et à sa fin est cité «Ainsi il l’a renvoyé.»

[6] Cet ajout est émis dans une autre version de ce hadith rapportée par El Boukhârî, n° 2587.

[7] Rapporté par El Boukhârî, n° 2650; et par Mouslim, n° 1623.

[8] N° 1623.

[9] Rapporté par El Boukhârî, n° 5997; et par Mouslim, n° 2318.

[10] Rapporté par El Boukhârî, n° 5998; et par Mouslim, n° 2317.

[11] Hadith rapporté par Ahmed, n° 6689; par Aboû Dêwoud, n° 495; par At-Tirmidhî, n° 1905; et El Elbênî a dit à son sujet dans At-Themr El Moustètâb : «C’est un hadith qui est bon ou authentique avec ses deux voies.»

[12] Rapporté par El Boukhârî, n° 5534; et par Mouslim, n° 2628, d’après Aboû Moûcê.

[13] Hadith rapporté par Aboû Dêwoud, n° 4833; par At-Tirmidhî, n° 2378 avec cette formule : «L’homme se conforme…», d’après Aboû Houreyra; et par Ahmed, n° 8028, avec la formule citée en haut, et jugé bon par El Elbênî, dans Sahîh El Djêmi’, n° 5858.

[14] Notamment les résaux sociaux tels que Facebook et Twitter et les outils de haute technologie de connexion, comme les Smartphones, les tablettes, etc. Ce qui signifie que les parents doivent faire trop attention à leur enfants, et vérifier constamment leur manipulation des ces moyens. NDT.

 

Traduit de l'arabe par Aboû Fahîma 'Abd Ar-Rahmên AYAD

Publié par kabyliesounna.com

ركائز تربية الأولاد

الخطبة الأولى :

إنَّ الحمد لله؛ نحمده ونستعينه ونستغفره ونتوب إليه، ونعوذ بالله من شرور أنفسنا وسيئات أعمالنا؛ من يهده اللهُ فلا مضلَّ له، ومن يضلل فلا هادي له.

وأشهد أن لا إله إلا اللهُ وحده لا شريك له، وأشهد أن محمداً عبده ورسوله، وصفيُّه وخليلُه، وأمينه على وحيه، ومبلِّغ الناس شرعه، ما ترك خيرًا إلا دلَّ الأمة عليه، ولا شرًا إلا حذَّرها منه؛ فصلوات الله وسلامه عليه وعلى آله وصحبه أجمعين. أمَّا بعد:أيها المؤمنون -عباد الله-: اتقوا الله -تعالى- وراقبوه في السر والعلانية، والغيب والشهادة، مراقبة من يعلم أن ربَّه يسمعُه ويراه. أيها المؤمنون -عباد الله-: إن من الواجبات الجسيمة التي يجب على العبد رعايتها، والأمانات العظيمة التي يلزم الاهتمام بها ورعايتها: العناية بالأبناء، تربيةً وتأديبا، ونصحًا وتوجيها.فإنها -يا معاشر المؤمنين-: أمانةٌ عظيمة، ومسؤوليةٌ جسيمة، وواجبٌ كبير، يقول الله -تبارك وتعالى-:

(يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تَخُونُوا اللَّهَ وَالرَّسُولَ وَتَخُونُوا أَمَانَاتِكُمْ وَأَنْتُمْ تَعْلَمُونَ * وَاعْلَمُوا أَنَّمَا أَمْوَالُكُمْ وَأَوْلَادُكُمْ فِتْنَةٌ وَأَنَّ اللَّهَ عِنْدَهُ أَجْرٌ عَظِيمٌ)[الأنفال: 27-28].والمعنى: أن الله -سبحانه وتعالى- وهب الآباء هؤلاء الأبناء امتحانًا وابتلاءا، وأتمن الأب على أبنائه وأتمن الوالد على أولاده وجعل لأولاده حقوقا، فإذا قام بها وأدَّاها كما أُمر، فإن له عند الله أجرًا عظيما، وثوابًا جزيلا، وإذا فرَّط عرض نفسه للعقوبة بحسب تفريطه. ولهذا يقول الله -جل وعلا-:

(يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا قُوا أَنْفُسَكُمْ وَأَهْلِيكُمْ نَارًا وَقُودُهَا النَّاسُ وَالْحِجَارَةُ عَلَيْهَا مَلَائِكَةٌ غِلَاظٌ شِدَادٌ لَا يَعْصُونَ اللَّهَ مَا أَمَرَهُمْ وَيَفْعَلُونَ مَا يُؤْمَرُونَ)[التحريم: 6]

والآية أصل عظيم في تأديب الأولاد وتربيتهم، ووجوب ذلك، وتحتُّمه على الآباء. وفي الصحيحين من حديث ابن عمر -رضي الله عنهما- أن النبي -صلى الله عليه وسلم- قال:

"كُلُّكُمْ رَاعٍ وَكُلُّكُمْ مَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ؛ الإِمَامُ رَاعٍ وَهُوَ مَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ، وَالرَّجُلُ رَاعٍ فِي أَهْلِهِ وَهُوَ مَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ، وَالمَرْأَةُ رَاعِيَةٌ فِي بَيْتِ زَوْجِهَا وَهِيَ مَسْئُولَةٌ عَنْ رَعِيَّتِهَا، وَالخَادِمُ رَاعٍ فِي مَالِ سَيِّدِهِ وَهُوَ مَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ، أَلا كُلُّكُمْ رَاعٍ وَكُلُّكُمْ مَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ"

وفي رواية:

"كُلُّكُمْ رَاعٍ وَكُلُّكُمْ مَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ، وَالأَمِيرُ رَاعٍ، وَالرَّجُلُ رَاعٍ عَلَى أَهْلِ بَيْتِهِ، وَالمَرْأَةُ رَاعِيَةٌ

عَلَى بَيْتِ زَوْجِهَا وَوَلَدِهِ، فَكُلُّكُمْ رَاعٍ وَكُلُّكُمْ مَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ".ومعنى مسئول: أي أن العبد إذا وقف بين يدي الله -جل في علاه- سأله عن ذلك.وقد قال بعض العلماء: إن الله -جل وعلا- يوم القيامة يسأل الوالد عن ولده قبل أن يسأل الولد عن والده، فإنه سبحانه كما أوصى الأبناء بالآباء برًا وإحسانا، فقد أوصى الآباء بالأبناء تربيةً وتأديبا؛ فإنه جل في علاه؛ كما أنه قال:

(وَوَصَّيْنَا الْإِنْسَانَ بِوَالِدَيْهِ حُسْنًا)[العنكبوت: 8]

فإنه قال جل في علاه:

(يُوصِيكُمُ اللَّهُ فِي أَوْلَادِكُمْ)[النساء: 11]

وقال:

(قُوا أَنْفُسَكُمْ وَأَهْلِيكُمْ نَارًا)[التحريم: 6]

نعم -يا معاشر المؤمنين-: إنها مسئوليةٌ جسيمة، وأمانةٌ عظيمة.فالواجب على كل والد أن يتقي الله في أولاده، وأن يعمل على تأديبهم وتربيتهم وتنشئتهم على عقائد الدين، وأعمال الإسلام، وآدابه العظيمة.وأن يعمل على تنشئتهم النشأة الصالحة على أساسٍ من تقوى الله -جل وعلا-، والقيام بحقوقه جل في علاه.عباد الله: وتربية الأبناء تقوم على ركائز عظيمة، وأسسٍ مهمة، لابد من العناية بها؛ ليتحقق للعبد هذا المقصود الجليل، والمطلب العظيم النبيل.

ومن هم هذه الركائز: الدعاء لهم من قبل مجيئهم ومن بعدهم؛ من قبل مجيئهم بالهبة الصالحة، ومن بعده بالهداية والصلاح، ثم إذا شبُّوا على الهداية والصلاح يُدعى لهم بالاستقامة والثبات. ومن دعوات النبيين في هذا الباب: دعاء خليل الرحمن -عليه السلام-:

(رَبِّ هَبْ لِي مِنَ الصَّالِحِينَ)[الصافات: 100]

ومن دعائه:

(وَاجْنُبْنِي وَبَنِيَّ أَنْ نَعْبُدَ الْأَصْنَامَ)[إبراهيم: 35]

ومن دعائه:

(رَبِّ اجْعَلْنِي مُقِيمَ الصَّلَاةِ وَمِنْ ذُرِّيَّتِي)[إبراهيم: 40]

ومن دعوات زكريا -عليه السلام-:

(رَبِّ هَبْ لِي مِنْ لَدُنْكَ ذُرِّيَّةً طَيِّبَةً إِنَّكَ سَمِيعُ الدُّعَاءِ)[آل عمران: 38]

.ومن دعاء عباد الرحمن كما في أواخر سورة الفرقان:

(رَبَّنَا هَبْ لَنَا مِنْ أَزْوَاجِنَا وَذُرِّيَّاتِنَا قُرَّةَ أَعْيُنٍ وَاجْعَلْنَا لِلْمُتَّقِينَ إِمَامًا)[الفرقان: 74]

وليُعلم -يا معاشر المؤمنون-: أن دعوة الوالد لولده مستجابةٌ لا ترد، كما ثبت بذلكم الحديث عن رسول الله -صلى الله عليه وسلم-.وليُحذر أشد الحذر في هذا المقام أن يتعجَّل الوالد بدعوةٍ، ولاسيما في حال غضب على ولده بالشر، ثم تستجاب دعوته تلك فيندم على ذلك ندامة شديدة، والله يقول:

(وَيَدْعُ الْإِنْسَانُ بِالشَّرِّ دُعَاءَهُ بِالْخَيْرِ وَكَانَ الْإِنْسَانُ عَجُولًا)[الإسراء: 11]

أيها المؤمنون: وإن من الركائز العظيمة في تربية الأبناء وتأديبهم: العدل بينهم، والبُعد عن الجور والحيف والظلم؛ فإن الأب إذا لم يعدل بين أبنائه أوجد بينهم العداوة والتحاسد والتباغض، وإذا عدل بينهم كان عدله من أعظم أسباب توادهم ومحبتهم، ومن أعظم أسباب برهم أجمعين له، وفي الصحيحين عن النعمان بن بشير -رضي الله عنه- عندما نحله والده نحلة وطلبت أمه أن يُشهد على ذلك رسول الله -صلىعليه وسلم      -، فلما أتى رسول الله -صلى الله عليه وسلم- قال له عليه الصلاة والسلام:

"أَكُلَّ وَلَدِكَ نَحَلْتَهُ مِثْلَ هَذَا؟"

فَقَالَ: لَا، فَقَالَ عليه الصلاة والسلام:

"فَاتَّقُوا اللَّهَ وَاعْدِلُوا بَيْنَ أَوْلاَدِكُمْ"

وفي رواية

"لاَ أَشْهَدُ عَلَى جَوْرٍ"

.وفي رواية في صحيح مسلم: أن النبي -صلى الله عليه وسلم- قال له:

"أَيَسُرُّكَ أَنْ يَكُونُوا إِلَيْكَ فِي الْبِرِّ سَوَاءً؟"

قَالَ: بَلَى، قَالَ: "فَلَا إِذًا".تحذيرًا منه صلوات الله وسلامه عليه من عدم العدل بين الأبناء، لما يورثه من عقوقٍ وعدم برٍ وإحسان، وتقاطعٍ وتهاجر بين الإخوان. أيها المؤمنون -عباد الله-: ومن ركائز تربية الأبناء: الرفق بهم، ومعاملتهم بالرحمة واللطف والإحسان، والبعد عن الغلظة والشدة والجفاء؛ فإن الرفق ما دخل في شيء إلا زانه ولا نُزع من شيء إلا شانه.وتبدأ هذه الرحمة وهذا التلطف، وهذا الرفق مع الأولاد منذ صغرهم ونعومة أظفارهم، وتمضي معهم دائمةً مستمرة رفقًا وحنوًّا وعطفًا من الآباء على أبنائهم، وقد جاء في الصحيحين من حديث أبي هريرة أن النبي -صلى الله عليه وسلم- قبَّل الحسن ابن علي، والأقرع بن حابس جالسٌ عنده، فقال: إِنَّ لِي عَشَرَةً مِنَ الوَلَدِ مَا قَبَّلْتُ مِنْهُمْ أَحَدًا، فَنَظَرَ إِلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ -صلى الله عليه وسلم- وقَالَ:

"مَنْ لاَ يَرْحَمُ لاَ يُرْحَمُ"

وفي الصحيحين من حديث أم المؤمنين عائشة -رضي الله عنها- قالت: جاء أعرابي إلى رسول الله -صلى الله عليه وسلم- وقال: تُقَبِّلُونَ الصِّبْيَانَ؟ فَمَا نُقَبِّلُهُمْ؟ فَقَالَ النَّبِيُّ -صلى الله عليه وسلم-:

"أَوَ أَمْلِكُ لَكَ أَنْ نَزَعَ اللَّهُ مِنْ قَلْبِكَ الرَّحْمَةَ"

فإن هذه الرحمة -يا معاشر المؤمنين-: والرفق بالأبناء سببٌ لقرب الأبناء من آبائهم، ومحبتهم لهم؛ فإذا وُجد هذا القرب ووُجدت هذه المحبة تمكن الأب من التوجيه والنصح والبيان، مع تقبُّلٍ تام من الأبناء، واهتمامٍ بتوجيهات الآباء. عباد الله: ومن الركائز العظيمة في تأديب الأبناء وتوجيههم: أن يحرص الأب دائمًا على التوجيه والنصح، والوصية بمعالي الأمور ورفيعها؛ وصيةً بالعقائد الدينية العظيمة، وفرائض الإسلام وواجباته المتينة، والنهي عن الحرام، والتحذير من الآثام.وإن من بليغ وعظيم ونافع وصايا الآباء للأبناء؛ تلك الوصايا العظيمة، والمواعظ المسدَّدة؛ للقمان الحكيم، وهو يعظ ابنه، وقد ذكرها الله -تبارك وتعالى- في كتابه العظيم في سورة لقمان أنموذجًا رفيعًا، ومثالًا عليًّا، لتوصية الأبناء وتربيتهم وتأديبهم بالآداب الفاضلة، والأخلاق الكاملة. وإن من أعظم ما يكون في هذا المقام تربية الأبناء منذ أول النشأة، وبداية الأمر، على الاعتقاد الصحيح، إيمانًا بالله، وبكل ما أمر عباده بالإيمان به وتوحيده جل في علاه، وإخلاص الدين له، قال الله -تعالى-:

(وَوَصَّى بِهَا إِبْرَاهِيمُ بَنِيهِ وَيَعْقُوبُ يَا بَنِيَّ إِنَّ اللَّهَ اصْطَفَى لَكُمُ الدِّينَ فَلَا تَمُوتُنَّ إِلَّا وَأَنْتُمْ مُسْلِمُونَ)[البقرة: 132]

وفي أوائل وصايا لقمان لابنه:

(يَا بُنَيَّ لَا تُشْرِكْ بِاللَّهِ إِنَّ الشِّرْكَ لَظُلْمٌ عَظِيمٌ)[لقمان: 13]

ثم من بعد ذلك -من بعد الوصية بالتوحيد والإيمان- تأتي الوصية بفرائض الإسلام العظيمة، وواجباته المتحتمة، والنهي عن الحرام، والتحذير من الآثام.ومن أعظم ما يكون في هذا الباب وصية الأبناء بالصلاة"

(وَأْمُرْ أَهْلَكَ بِالصَّلَاةِ وَاصْطَبِرْ عَلَيْهَا)[طه: 132]

وفي المسند وسنن أبي داود عن النبي -صلى الله عليه وسلم- أنه قال:

"مُرُوا أَوْلَادَكُمْ بِالصَّلَاةِ وَهُمْ أَبْنَاءُ سَبْعِ سِنِينَ، وَاضْرِبُوهُمْ عَلَيْهَا وَهُمْ أَبْنَاءُ عَشْرٍ"

وفي رواية:

"مُرُوا صِبْيَانَكُمْ بِالصَّلَاةِ لِسَبْعٍ، وَاضْرِبُوهُمْ عَلَيْهَا لِعَشْرٍ"

.أيها المؤمنون: وإن من الركائز العظيمة في تأديب الأبناء وتربيتهم: تعاهدهم في باب الجليس والصاحب؛ فإن الصاحب ساحبٌ ومؤثر في جليسه ولابد، ويبين لهم ذلك المثال الرفيع الذي ذكره النبي -عليه الصلاة والسلام- في بيان تأثير الصاحب على صاحبه في الخير أو الشر، ففي الصحيحين عن النبي -صلى الله عليه وسلم- أنه قال:

"مَثَلُ الْجَلِيسِ الصَّالِحِ وَالْجَلِيسِ السَّوْءِ كَحَامِلِ الْمِسْكِ، وَنَافِخِ الْكِيرِ، فَحَامِلُ الْمِسْكِ: إِمَّا أَنْ يُحْذِيَكَ، وَإِمَّا أَنْ تَبْتَاعَ مِنْهُ، وَإِمَّا أَنْ تَجِدَ مِنْهُ رِيحًا طَيِّبَةً، وَنَافِخُ الْكِيرِ: إِمَّا أَنْ يُحْرِقَ ثِيَابَكَ، وَإِمَّا أَنْ تَجِدَ رِيحًا خَبِيثَةً"

وقد قال عليه الصلاة والسلام:

"الْمَرْءُ عَلَى دِينِ خَلِيلِهِ فَلْيَنْظُرْ أَحَدُكُمْ مَنْ يُخَالِلْ"

ثم -عباد الله- في هذا الباب -باب الأصحاب والجلساء- لقد استجدَّ في زماننا هذا نوعٌ من الأصحاب والجلساء لم يكن له وجودٌ في زمن سابق؛ ألا وهو عباد الله مجالسة القنوات الفضائية، ومواقع الأنترنت، ونحو ذلك من خلال الوسائل الحديثة التي استجدَّت في بيوت الناس، وفي أيديهم، في زماننا هذا؛ ولهذا يلزم الآباء متابعة أبنائهم في هذا النوع من الأصحاب؛ لأن له تأثيرا بالغا، وخطورةً عظيمة، على العقول والأديان والأخلاق والآداب.فكم تاه من الشباب والشابات بسبب هذه الوسائل في أمورٍ عظيمة، وبلايا جسيمة، لا يعلم مداها إلا الله -تبارك وتعالى-.أيها المؤمنون -عباد الله-: وإن من الركائز العظيمة في تأديب الأبناء وتربيتهم: أن يكون الوالد قدوةً لأبنائه، لا أن يأمرهم بالخير فلا يأتيه، ولا أن ينهاهم عن الشر فيأتيه؛ فيكون قدوة سيئة لأولاده، وتكون دعوته وتأديبه لهم في تناقض عظيمٍ، وتبايُن عجيب، فلسان حاله في واد وفعاله في وادٍ آخر؛ فينشأ الأبناء تحت مثل هؤلاء الآباء نشأةً متناقضة مضطربة، فيكون تأثيرهم على أبنائهم تأثيرًا وخيما.ولهذا يجب على الوالد، وهو يؤدِّب أبناءه ويوجه أولاده أن يتذكر دومًا وأبدا، قول الله -تبارك وتعالى-:

(أَتَأْمُرُونَ النَّاسَ بِالْبِرِّ وَتَنْسَوْنَ أَنْفُسَكُمْ وَأَنْتُمْ تَتْلُونَ الْكِتَابَ)[البقرة: 44]

وقول شعيب -عليه السلام- لقومه:

(وَمَا أُرِيدُ أَنْ أُخَالِفَكُمْ إِلَى مَا أَنْهَاكُمْ عَنْهُ)[هود: 88]

أيها المؤمنون: ومع عناية الوالد بهذه الأمور العظيمة في تأديبه لأبنائه وتوجيهه لأولاده، فعليه ألا يعلِّق قلبه بهذه الأسباب، وأن يفوض أمره إلى الله، متوكلا عليه، معتمدا عليه، راجياً منه وحده جل في علاه أن يصلح له أولاده، وأن يحفظهم بما يحفظ به عباده الصالحين. اللهم يا ربنا نتوجه إليك في هذه الساعة المباركة وفي هذه اللحظات الكريمة، ونسألك يا ربنا بأسمائك الحسنى، وصفاتك العليا، وبأنك أنت الله يا ذا الجلال والإكرام، يا حي يا قيوم يا رب العالمين أن تصلح لنا أولادنا أجمعين.اللهم منَّ عليهم بالصلاح والهداية والاستقامة والسداد، وجنِّبهم يا ربنا الفساد والردى والهلاك.اللهم لا نرجو ذلك إلا منك، ولا نتوكل في ذلك، وفي أي أمر من أمورنا إلا عليك؛ فأنت وحدك المستعان وعليك التكلان، ولا حول ولا قوة إلا بالله العلي العظيم.

الخطبة الثانية :

الحمد لله كثيرا، وأشهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له، وأشهد أنَّ محمداً عبده ورسوله؛ صلى الله وسلَّم عليه وعلى آله وصحبه أجمعين. أما بعد:عباد الله: اتقوا الله -تعالى- وراقبوه مراقبة من يعلم أن ربَّه يسمعُه ويراه. أيها المؤمنون: ولنعلم في هذا المقام أن الوالد إذا وُفِّق في هذا الباب -باب تربية الأبناء وتوجيههم- وصبر على ذلك، ومنَّ الله عليه بصلاح أبنائه، فإنه يترتب على هذا الصلاح، وعلى هذه التربية والتأديب من الآثار الحميدة، والعوائد المباركة، التي يجنيها الوالد في دنياه وفي قبره، ويوم لقاء الله -تبارك وتعالى- أمورًا، لا حصر لها. وكذلك في مقام التفريط، إذا فرَّط الوالد في تربية أبنائه، وتأديبهم، فإنه يتعرض بذلك إلى عواقب وخيمة، وآثار جسيمة، في دنياه وأخراه. ألا فلنتقِ الله في أولادنا، ولنراقبه جل في علاه في أبنائنا، ولنلحَّ عليه بالدعاء أن يصلحهم، وأن يهديهم، وأن يسدِّدهم، وأن يجنِّبهم مسالك الردى والفساد، ولنُعنى بحسن تأديبهم، وجميل توجيههم، وحُسن رعايتهم، مستمدين في ذلك كله العون من الله وحده =جل في علاه-. وصلُّوا -رعاكم الله- على محمد بن عبد الله كما أمركم الله بذلك في كتابه، فقال:

(إِنَّ اللَّهَ وَمَلَائِكَتَهُ يُصَلُّونَ عَلَى النَّبِيِّ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا صَلُّوا عَلَيْهِ وَسَلِّمُوا تَسْلِيماً)[الأحزاب: ٥٦]

وقال صلى الله عليه وسلم:

"مَنْ صَلَّى عَلَيَّ صَلَاةً صَلَّى الله عَلَيْهِ بِهَا عَشْرًا"

اللهم صلِّ على محمدٍ وعلى آل محمد كما صلَّيت على إبراهيم وعلى آل إبراهيم إنَّك حميدٌ مجيد، وبارك على محمدٍ وعلى آل محمد كما باركت على إبراهيم وعلى آل إبراهيم إنَّك حميدٌ مجيد. وارضَ اللهمَّ عن الخلفاء الراشدين الأئمة المهديين؛ أبى بكرٍ وعمرَ وعثمانَ وعلي، وارضَ اللهمَّ عن الصحابة أجمعين، وعن التابعين ومن تبعهم بإحسانٍ إلى يوم الدين، وعنَّا معهم بمنِّك وكرمك وإحسانك يا أكرم الأكرمين. اللهم أعزَّ الإسلام والمسلمين، اللهم أعزَّ الإسلام والمسلمين، اللهم أعزَّ الإسلام والمسلمين، اللهم وعليك بأعداء الدين فإنهم لا يعجزونك، اللهم إنا نجعلك في نحورهم، ونعوذ بك اللهم من شرورهم. اللهم إنا نسألك النصر والمعونة لإخواننا المسلمين المستضعفين في كل مكان يا رب العالمين، اللهم كن لهم حافظًا ومُعِينا وهاديًا ومسدِّدًا يا ذا الجلال والإكرام.اللهم آمِنَّا في أوطاننا، وأصلح أئمتنا وولاة أمورنا، واجعل ولايتنا فيمن خافك واتقاك واتبع رضاك يا رب العالمين.

اللهم وفِّق ولي أمرنا لما تحبه وترضاه من سديد الأقوال وصالح الأعمال يا ذا الجلال والإكرام. اللهم ولِّ على المسلمين أينما كانوا خيارهم، واصرف عنهم شرارهم يا رب العالمين، اللهم وجنبنا والمسلمين الفتن ما ظهر منها وما بطن. اللهم آت نفوسنا تقواها، زكِّها أنت خير من زكاها، أنت وليُّها ومولاها. ربنا اغفر لنا ولوالدينا وللمسلمين والمسلمات، والمؤمنين والمؤمنات، الأحياء منهم والأموات. ربنا آتنا في الدنيا حسنة وفي الآخرة حسنة وقنا عذاب النار. وآخر دعوانا أن الحمد لله رب العالمين.

Cheikh 'Abder Razzâq Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبد الرزاق بن عبد المحسن العباد البدر

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Les jeunes d'aujourd'hui ont besoin de compassion (audio)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Les jeunes d'aujourd'hui ont besoin de compassion (audio)

Je ne pense pas que le jeune homme à l'époque du Prophète صلى الله عليه وسلم ait rencontré autant de tentations que celles auxquelles les jeunes sont confrontés aujourd'hui.

 

C'est pourquoi le jeune a besoin... (pleurs du Cheikh)

 

C'est pourquoi le jeune a besoin à cette époque de la compassion venant des gens du bien, qu'ils soient bienveillants envers lui, qu'ils lui montrent de l'affection... (pleurs du Cheikh)... et qu'ils invoquent sincèrement pour lui.

 

Traduit par Abdullah al Albani

Publié sur la chaîne Youtube - @Abdullahalalbani

Cheikh 'Abder Razzâq Ibn Abdelmohsin Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبد الرزاق العباد البدر

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Comment le père procède-t-il pour enseigner le tawhid à ses enfants ? (audio)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Comment le père procède-t-il pour enseigner le tawhid à ses enfants ? (audio)

Question :

 

Comment le père procède-t-il pour enseigner le tawhid (l’unicité d’Allâh) à ses enfants ?

 

Réponse :

 

Il le leur enseigne de la même manière qu’il leur enseigne les autres affaires de la religion.

 

Et l’une des meilleures choses en la matière : l’épître “les 3 principes fondamentaux” du Cheikh Al Islam Muhammed ibn ‘Abdil Wahab رحمه الله.

 

S’ils la mémorisent par cœur et qu’ils la leur expliquent d’une façon qui convienne à leur compréhension et leur raison, alors il en découlera un grand bien, car cette épître est rédigée sous forme notamment de questions réponses, avec l’emploi de termes simples, sans complication.

 

Puis, il leur montre certains signes d’Allâh pour mettre en application ce qui est mentionné dans cette épître tels que le soleil, la lune, les étoiles, la nuit, le jour et ils les interrogent :

 

Le soleil, qui l'a créé ?...

Allâh.

 

La lune, qui l'a créé ?...

Allâh.

 

Et la nuit ?...

Allâh.

 

Le jour ?...

Allâh.

 

Toutes ces choses-là, Allâh عز وجل les a créés.

 

Ils leur répètent afin d’arroser, de nourrir l’arbre de la nature innée présent dans leurs coeurs (ndt : le Cheikh رحمة الله a ici employé une belle métaphore pour décrire le fait que de cette manière, le père éveille et maintient et fortifie la nature innée de l’enfant concernant l’existence de son créateur et notamment le fait que seul lui mérite d’être adoré).

 

Ceci, car l’être humain possède en lui-même cette nature innée d’unifier et d’adorer Allâh عز وجل, comme nous l’a indiqué le prophète صلى الله عليه وسلم :

 

“Tout nouveau-né naît sur la nature innée et saine et ce sont ces parents qui en font un juif, un chrétien ou un majouss (ndt : adorateurs du feu).”

[Rapporté par al Boukhari, n°1358]

 

De la même façon, il leur enseigne les ablutions en les pratiquant.

 

Il leur dit : “Voilà comment on fait les ablutions” puis il les accomplit devant eux.

 

Idem pour la prière, et tout cela en recherchant l’aide d’Allâh, en lui demandant de les guider.

 

Également, il évite toute parole qui s’oppose au bon comportement devant eux, ou tout acte prohibé.

 

Il ne les habitue pas au mensonge ni à la tromperie, ou encore aux comportements frivoles, même si lui est éprouvé par ces choses-là.

 

Si par exemple, il est éprouvé par le fait de fumer la cigarette, il ne le fait pas devant eux, sinon ils s’y habitueront et ce sera quelque chose de banal pour eux.

 

Et qu’il sache que le chef du foyer est responsable des gens de sa maison selon la parole d’Allâh تعالى :

 

“Ô vous qui croyez, préservez-vous et vos familles d’un feu…” [sourate at tahrim, v.6]

 

Et nous ne pouvons les protéger du feu qu’en les habituant à accomplir les oeuvres pieuses et à délaisser les mauvaises actions.

 

Et le prophète صلى الله عليه وسلم a appuyé là-dessus dans sa parole :

 

“Et l’homme est le berger de sa famille, le responsable de ceux qui sont à sa charge”.

[Rapporté par al Boukhari, n°893 ]

 

Que le père sache également que la droiture de ses enfants lui est d’un grand intérêt dans ce bas-monde et pour l’au-delà.

 

Car les enfants les plus proches de leurs pères et mères sont les enfants vertueux, qu’ils soient garçons ou filles, comme l’a mentionné le prophète صلى الله عليه وسلم :

 

“Lorsque l’individu meurt, alors ses œuvres s’interrompent à l’exception de 3 choses :

Une aumône continue, une science dont les autres tirent profit et un enfant vertueux qui invoque en sa faveur”.

 

Nous demandons à Allâh son aide et son assistance au sujet des dépôts qu’il nous a confiés et notre responsabilité envers eux.

 

Fatawa nour ‘ala d darb /p. 28 à 30

Traduit et publié par SalafIslam.fr

كيف يعلم الأب أبناءه التوحيد ؟

السائل : كيف يعلّم الأب أبناءه التوحيد؟

الشيخ : الحمد لله رب العالمين وأصلي وأسلم على نبيّنا محمد وعلى ءاله وأصحابه ومن تبعهم بإحسان إلى يوم الدين، يعلّمهم التوحيد كما يعلّمهم غيره من أمور الدين ومن أحسن ما يكون في هذا الباب: كتاب "ثلاثة الأصول" لشيخ الإسلام محمد بن عبد الوهاب، إذا حفظوه عن ظهر قلب وشرح لهم معناها على الوجه المناسب لأفهامهم وعقولهم صار في هذا خير كثير لأنها مبنية على السؤال والجواب وبعبارة واضحة سهلة ليس فيها تعقيد ثم يُريهم من ءايات الله ليُطبّق ما ذُكِر في هذا الكتاب الصغير، الشمس يقول: من الذي جاء بها؟ القمر النجوم الليل النهار ويقول لهم: الشمس من الذي جاء بها؟ الله، القمر؟ الله، الليل؟ الله، النهار؟ الله، كلها جاء بها الله عز وجل حتى يسقي بذلك شجرة الفطرة لأن الإنسان بنفسه مفطور على توحيد الله عز وجل كما قال النبي صلى الله عليه وعلى ءاله وسلم

"كل مولود يولد على الفطرة، فأبواه يهوّدانه أو ينصّرانه أو يمجّسانه"

وكذلك يعلّمهم الوضوء كيف يتوضؤون بالفعل يقول الوضوء هكذا ويتوضأ أمامهم وكذلك الصلاة مع الاستعانة بالله تعالى وسؤاله عز وجل الهداية لهم وأن يتجنّب أمامهم كل قول مخالف للأخلاق أو كل فعل محرّم فلا يعوّدهم الكذب ولا الخيانة ولا سفاسف الأخلاق حتى وإن كان مبتلى بها كما لو كان مبتلى بشرب الدخان فلا يشربه أمامهم لأنهم يتعوّدون ذلك ويهون عليهم
وليُعلم أن كل صاحب بيت مسؤول عن أهل بيته لقوله تبارك وتعالى

{ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ ءامَنُوا قُوا أَنفُسَكُمْ وَأَهْلِيكُمْ نَارًا }

ولا يكون وقايتنا إياهم النار إلا إذا عوّدناهم على الأعمال الصالحة وترك الأعمال السيّئة ورسول الله صلى الله عليه وعلى ءاله وسلم أكّد ذلك في قوله

"الرجل راع في أهله ومسؤول عن رعيته"

وليعلم الأب أن صلاحهم مصلحة له في الدنيا والأخرة فإن أقرب الناس إلى ءابائهم وأمهاتهم هم الأولاد الصالحون من ذكور وإناث و "إذا مات الإنسان انقطع عمله إلا من ثلاث: صدقة جارية، أو علم ينتفع به، أو ولد صالح يدعو له" ، أسأل الله تعالى أن يعيننا جميعا على ما حمّلنا من الأمانة والمسؤولية

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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La meilleure méthode pour éduquer un enfant vertueux (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

La meilleure méthode pour éduquer un enfant vertueux (audio-vidéo)

Question :

 

Qu'Allâh vous bénisse et soit bienfaisant envers vous, ô Cheikh.

 

Quelle est la méthode idéale pour ce qui est de l'éducation des enfants, en indiquant si l'on doit ou non les contraindre à porter le vêtement légiféré depuis leur plus jeune âge ?

 

Réponse :

 

Le premier moyen de les éduquer est d'invoquer abondamment pour eux.

 

La première cause de la vertu des enfants est la multiplication des invocations en leur faveur, pendant la nuit et aux extrémités du jour.

 

(Traductions rapprochées)

 

"Ô mon Seigneur ! Fais que j'accomplisse assidûment la salâh ainsi qu'une partie de ma descendance."

 

"Et préserve-moi ainsi que mes enfants de l'adoration des idoles."

 

Après leur avoir choisi une mère vertueuse, et non pas une mère belle.

 

Ton enfant, peu lui importe que sa mère soit jolie ou laide, il ne s'en soucie aucunement.

 

Elle est sa mère, ça ne fait pas de différence.

 

Mais si elle est vertueuse, alors il s'en montrera très fier.

 

"Tâche donc de choisir celle qui a la religion, tu en seras ainsi gagnant".

 

Vous avez compris ?

 

Ensuite, il s'agit de les accompagner étroitement.

 

L'éducation repose sur ces deux aspects, sans qu'il n'y en ait de troisième :

 

premièrement, les nombreuses invocations,

deuxièmement, l'accompagner continuellement.

 

Suis-le matin et soir, ne le laisse pas, pas même une heure.

 

Tu restes à ses côtés : lorsqu'il s'amuse, tu le fais avec lui ; lorsqu'il se montre sérieux, tu le fais avec lui.

 

Et prends garde de l'empêcher de se distraire.

 

Il a besoin de se divertir, de jouer, il en a besoin.

 

En revanche, tu ne le laisses pas jouer avec les shayâtîn, mais tu joues toi-même avec lui.

 

Voilà donc les deux piliers de l'éducation.

 

Multiplier les invocations en leur faveur pendant la nuit et aux extrémités du jour d'une part, et les accompagner constamment d'autre part, et que tu sois pour lui un exemple vertueux.

 

Il en est ainsi, ... [terme inaudible, non traduit].

 

Quant à ordonner à tout-va sans mettre en application... "fais ceci", "ne fais pas cela", "ne fais pas ceci", "ne fais pas cela", "ne sors pas", "ne rentre pas", "ne joue pas", "n'écoute pas"...

 

Qu'est-ce donc ?

 

Non, ce n'est pas correct.

 

Ceci n'est pas correct.

 

Reste auprès de lui.

 

Joue avec lui, amuse-toi avec lui, voyage avec lui, assieds-toi avec lui, lève-toi avec lui...

 

Tu fais tout avec lui.

 

Ainsi, l'enfant en sera influencé et deviendra vertueux par la permission d'Allâh.

 

Nous implorons Allâh de nous guider ainsi qu'eux.

 

Traduit par Oum Suhayl

 Publié par la page Telegram - Farâ'id al-fawâ'îd - @faraidfawaidfr

Cheikh Mohammad Ibn 'Abdul-Wahhaab Al-'Aqil -  الشيخ محمد بن عبد الوهاب العقيل

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