Les récits prophétiques sur la protection et la santé :
L'usage le plus célèbre de la datte Ajwa dans la tradition islamique concerne la préservation contre les maux occultes et physiques.
● Sa’d ibn Abi Waqqas rapporte que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
«Celui qui déjeune le matin avec sept dattes de l'Ajwa, rien ne pourra lui nuire ce jour-là, ni poison ni sorcellerie.»
(Rapporté par Al-Bukhari et Muslim)
● Aïcha رضي الله عنها rapporte que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
«Il y a certes dans l'Ajwa d'Al-Aliya (hauteurs de Médine) une guérison, et elle est un antidote (contre le poison) lorsqu'elle est prise au début de la matinée.»
(Rapporté par Muslim)
Les propriétés physiques et vertus médicinales (consommation) :
L'Imam explique que la datte possède un tempérament chaud au deuxième degré et sec au premier degré (selon certains avis).
Il précise que l'Ajwa est : « la plus complète, la meilleure et la plus noble des dattes ».
Voici ses bienfaits lorsqu'elle est ingérée :
● Système digestif :
Elle renforce l'estomac froid et le réchauffe. Elle adoucit la nature (le transit) et coupe les résidus nuisibles qui s'accumulent dans les intestins.
● Contre les poisons :
L'Imam Ibn al-Qayyim souligne que l'Ajwa est un remède spécifique contre les poisons froids. La chaleur intense et la force de l'Ajwa agissent comme un antidote naturel qui combat la froideur du poison.
● Nutrition et Vitalité :
Elle est l'aliment qui nourrit le plus le corps et génère un sang dense et pur. Elle fortifie la chaleur innée (l'énergie vitale) du corps.
● Vertu spirituelle :
L'Imam rappelle qu'elle est une variété issue du Paradis, ce qui lui confère une propriété curative spéciale (Khasiya) qui dépasse la simple médecine physique.
Zad al-Ma'ad fi Hadyi Khayri al-'Ibad, Tome 4.
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فوائد تمر العجوة حسب الإمام ابن القيم الجوزية
يُعتبر تمر العجوة، سيد تمور المدينة، دواءً وغذاءً ذا فوائد علاجية عظيمة عند استهلاكه. وقد فصل الإمام ابن القيم في المجلد الرابع من كتابه منافعه للبدن والروح
: الأحاديث النبوية في الحفظ والشفاء
إن أشهر استخدام للعجوة في التراث الإسلامي يتعلق بالتحصين ضد السموم والسحر
عن سعد بن أبي وقاص رضي الله عنه أن النبي ﷺ قال:● «مَنْ تَصَبَّحَ بِسَبْعِ تَمَرَاتٍ عَجْوَةً، لَمْ يَضُرَّهُ ذَلِكَ الْيَوْمَ سُمٌّ وَلاَ سِحْرٌ» (رواه البخاري ومسلم)
وعن عائشة رضي الله عنها أن النبي ﷺ قال ● «إِنَّ فِي عَجْوَةِ الْعَالِيَةِ شِفَاءً، أَوْ إِنَّهَا تِرْيَاقٌ أَوَّلَ الْبُكْرَةِ» (رواه مسلم)
: الخصائص الطبية والمنافع - عند الأكل
أوضح الإمام أن التمر حار في الدرجة الثانية يابس في الأولى. وعن العجوة خاصة، ذكر أنها
"من ألين التمر وأطيبه وألذه"
: ومن منافعه عند الاستهلاك
الجهاز الهضمي ●
تقوي المعدة الباردة وتسخنها، وتلين الطبع (الأمعاء)، وتقطع الفضلات الرديئة المجمعة في البطن
مضاد للسموم ●
ذكر ابن القيم أن العجوة نفعها عظيم في دفع السموم الباردة، لما فيها من القوة والحرارة التي تضاد فعل السم، فهي ترياق مجرب
الغذاء والقوة ●
هي من أكثر الأغذية نفعاً وتسميناً للبدن، وتولد دماً غليظاً محموداً، وتقوي الحرارة الغريزية
الخاصية الروحية ●
ذكر الإمام أنها من الجنة، مما يعطيها خاصية وشفاء لا يدركه أطباء الأبدان
الإمام ابن القيم الجوزية، كتاب زاد المعاد في هدي خير العباد، المجلد الرابع
Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya -الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية
L'oliban, également appelé "Luban", est une résine aux vertus thérapeutiques majeures lorsqu'elle est consommée.
Dans le quatrième volume de son ouvrage, l'Imam Ibn al-Qayyim détaille ses bénéfices pour le corps et l'esprit.
Les récits des Compagnons sur la mémoire et l'intellect :
L'usage le plus célèbre de l'oliban dans la tradition islamique concerne la fortification du cerveau.
● Ali ibn Abi Talib a conseillé à un homme qui se plaignait de ses oublis :
«Utilise l'oliban, car il raffermit le cœur et fait disparaître l'oubli.»
● Ibn Abbas mentionne que la consommation d'oliban mélangé à du sucre, bus à jeun le matin, est un remède efficace contre les problèmes urinaires et les pertes de mémoire.
● Anas ibn Malik, sollicité par un homme souffrant de troubles de la mémoire, lui donna ce protocole de consommation :
«Prends de l'oliban, fais-le tremper dans de l'eau durant toute la nuit, puis au matin, bois cette infusion à jeun. C'est un remède excellent contre l'oubli.»
Les propriétés physiques et vertus médicinales (consommation) :
L'Imam explique que l'oliban possède un tempérament chaud au deuxième degré et sec au premier degré.
Voici ses bienfaits lorsqu'il est ingéré :
● Système digestif :
Il réchauffe et renforce l'estomac lorsqu'il est faible. Il aide également à expulser les gaz intestinaux.
● Système respiratoire :
Il est très efficace pour assécher les excès de glaires (le flegme) et les mucosités qui encombrent la poitrine.
● Santé oculaire :
Il clarifie la vue et améliore l'acuité visuelle, qu'il soit consommé ou utilisé de manière externe.
● Hémorragies :
Il aide à stopper les saignements et les hémorragies internes.
Zad al-Ma'ad fi Hadyi Khayri al-'Ibad, Tome 4.
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Ibn Al Qayyim رحمه الله a dit concernant la clarification des personnes les plus exposées à la sorcellerie :
"Le plus souvent, la sorcellerie affecte :
● Les femmes
● Les enfants
● Les ignorants
● Les campagnards
● Ceux dont leur part de religiosité, de confiance en Allâh et de Tawhid est faible
● Ceux qui n'ont aucune part dans les évocations d'Allâh, les invocations et les formules de protection prophétiques."
Zad al-Ma'ad : (4/127)
قال ابن القيِّم رحمه الله في بيان أكثر الناس عرضة للسحر
غالب ما يؤثر -أي : السحر-
في النساء
والصبيان
والجهال
وأهل البوادي،
ومَن ضعف حظُّه مِن الدين والتوكل
والتوحيد ومَن لا نصيبَ له من الأوراد الإلهية، والدَّعَوات والتعوذات النبوية
زاد المعاد : (٤ / ١٢٧)
Beaucoup d'histoires de personnes éprouvées par la sorcellerie ou soupçonnées de l'être nous parviennent de différentes sources (des récits plus tristes les uns que les autres).
Avant tout, nous demandons à Allâh جل جلاله qu'Il guérisse nos malades, nous préserve de tout mal et facilite grandement ceux qui sont touchés par ces maux.
Les conseils que l'on peut donner sont les suivants :
Ô toi qui es éprouvé par cette maladie, patiente et sache qu'Allâh جل جلاله, Le Miséricordieux ne veut pour toi par ce décret que ton propre intérêt : soit en t'élevant en degré, soit en t'expiant tes péchés, remercie-le donc pour ce bien immense et pour tous les autres bienfaits apparents et cachés qu'Il t'a accordés.
● Renforce ton Tawhid
● Place ta confiance, ton espoir et ta certitude de guérison en Allâh جل جلاله
● Demande lui régulièrement la guérison, la fermeté et le pardon de tes grands et petits péchés.
● Crains Allâh جل جلاله, accroche-toi à son Livre par sa lecture quotidienne, son écoute et sa méditation (Al-Fatiha, Al-Baqara, trois dernières sourates, versets sur la sorcellerie et la jalousie, etc.)
● Récite quotidiennement tes invocations du matin et du soir, les invocations protectrices ainsi que Ayat el Koursi.
● Accroche-toi à l'obéissance d'Allâh
● Augmente ta science religieuse quotidiennement par l'écoute de cours profitables et délaisse la perte de temps
● Pratique régulièrement la Roqya sur toi ainsi que la coranisation de l'eau
● Préserve tes prières à l'heure surtout le Fajr et le 'Icha
● Et autres parmi les causes légiférées connus...
En faisant cela, tu guériras certainement sur le cours ou long terme et deviendras meilleur auprès d'Allâh جل جلاله qu'avant ton épreuve إن شاء الله.
Quant à celui qui n'a pas été éprouvé par cela :
Qu'il remercie grandement Allâh جل جلاله, car c'est un grand bienfait de Sa part sans penser être à l'abri de cette épreuve tristement répandue, qu'il se préserve en maintenant les évocations du matin et du soir, une relation solide avec le Coran, et toutes les causes permettant de rester ferme dans l'obéissance d'Allâh جل جلاله.
Et c'est Allâh جل جلاله qui accorde la réussite.
Rédigé par Abdelkarim Abou Assiyah (حفظه الله).
Étudiant en Sciences religieuses en Égypte depuis 2014, Recommandé par Cheikh Abou Hazim el-Qahiri (حفظه الله)
C'est-à-dire que rien n'a été dit/rapporté à ce sujet
Cheikh :
Non, il n'y a rien en particulier
Questionneur :
Par exemple :
"Ayat Al Kursi"
ou bien la fin de sourate "Albaqarah"
ou "Al Mu’awwidhat" (Sourate Al-Falaq et Sourate An-Nas, Numéro 113 et 114)
Cheikh :
Il n'y a pas de verset particulier avec cette spécificité.
"Ayat Al Kursi" est bien connu.
(ndt : le hadith est en entier pour la compréhension)
"Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم m’a confié (à Abu Houreyra) la garde des aumônes du mois du jeûne (Ramadan).
Un voleur est venu en prendre quelque chose.
Je l’ai saisi et lui ai dit :
« Je vais certainement te livrer à la justice du Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم. »
Il a dit :
« Je suis dans le besoin, j'ai une famille à nourrir et je souffre d'une grande indigence. »
Je l’ai laissé partir et, le lendemain matin, le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم m'a dit :
« Ô Abu Houreyra ! Qu'a fait hier ton prisonnier ? »
Je lui ai dit :
« Ô Messager d'Allâh ! Il s'est plaint d'une grande indigence et d'une famille à sa charge, si bien que j'eus pitié de lui et le laissai partir. »
Il صلى الله عليه وسلم a dit qu’en réalité, il m’avait menti et qu’il était revenu.
J’ai su, d’après l’affirmation du Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم, qu’il était effectivement revenu.
Je me suis mis aux aguets et il est encore venu voler de la nourriture.
Je lui ai dit :
« Cette fois, je vais certainement te soumettre à la justice du Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم. »
Il m'a dit :
« Laisse-moi en liberté, car je suis dans le besoin et j'ai une famille à nourrir. Je te promets de ne plus revenir. »
J’ai eu pitié de lui et je l’ai laissé partir.
Le lendemain matin, le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم m'a dit :
« Ô Abu Houreyra ! Qu'a fait hier ton prisonnier ? »
J'ai dit :
« Ô Messager d'Allâh ! Il s'est plaint d'un grand besoin et d'une famille à nourrir. J'eus pitié de lui et le laissai partir. »
Il صلى الله عليه وسلم a dit :
« Il t'a menti et il reviendra. »
Je me suis mis, pour la troisième fois, aux aguets et il est revenu voler de la nourriture.
Je l’ai saisi et lui ai dit :
« Cette fois, je vais bien te livrer à la justice du Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم.
C'est la troisième fois que je t'y prends. À chaque fois, tu promets de ne plus revenir et tu reviens ! »
Il a dit :
« Laisse-moi partir cette fois encore et je t'apprendrai des paroles qui t'attirent la bonté d'Allâh. »
Je lui ai dit :
« Que sont donc ces paroles ? »
Il a dit :
« Quand tu entres dans ton lit, récite le verset du Trône. Ce verset ne cessera pas de te protéger par ordre d'Allâh et le Diable ne t'approchera pas jusqu'au lendemain matin. »
Je l’ai lâché comme convenu et, le lendemain matin, le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم m'a dit :
« Qu'a fait hier ton prisonnier ? »
J'ai dit :
« Ô Messager d'Allâh ! Il a prétendu m'apprendre des paroles qui m'attirent la bonté d'Allâh et je le lâchai. »
Il صلى الله عليه وسلم a dit :
« Et que sont ces paroles ? »
J'ai dit :
« Il m'a dit : “Quand tu entres dans ton lit, récite le verset du Trône du début à la fin”, et il ajouta : “Ce verset ne cessera pas de te protéger par ordre d'Allâh, aucun être humain ou diable ne t'approchera jusqu'au matin.” »
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« Il t'a effectivement dit la vérité, bien que ce soit un très grand menteur. Sais-tu, ô Abu Houreyra, à qui tu avais affaire durant ces trois nuits ? »
J'ai dit :
« Non. »
Il صلى الله عليه وسلم a dit :
« Cet homme est un démon. »"
Il ne fait aucun doute que cette sourate ou ce verset s'y trouve un bénéfice d'éloignement des djinns
Autre questionneur :
Avec le libellé :"aucun être humain"
Cheikh :
Avec le libellé ?
Autre questionneur :
Tu as mentionné le hadith avec le libellé :"aucun être humain ou diable"
Cheikh :
Oui
Autre questionneur :
C'est-à-dire dans le sens qu'aucun diable ne t'approchera ?
Cheikh :
Non, il y a plusieurs narrations avec cette spécificité, même si certains contemporains aujourd'hui, malheureusement, ont essayé d'affaiblir ce hadith bien qu'il soit dans Al Boukhâri.
Et ils ont ignoré les autres narrations qui s'ajoutent les unes aux autres.
Traduit par Abdoullaah Abu Edem
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السائل : في آيات مخصوصة في هذا الأمر
الشيخ : لا
السائل : ما ورد يعني
الشيخ : لا ما في شيئ معين
السائل : مثل آية الكرسي أو أواخر البقرة أو المعوذات
الشيخ : ما في آية معينة بهذا الخصوص آية الكرسي معروف
أن الجن الذي قبض عليه أبو هريرة ولما رآه يريد أن يسرق من تمر بيت المال أول ليلة وثاني ليلة وثالث ليلة وكل مرة يحكي للرسول ويقول أنه جن وسيعود إليك في ثالث مرة ألقى القبض عليه فتدخل وأشفق عليه أبو هريرة قال له لما أصرّ أنه يأخذه إلى الرسول عليه السلام قال دعني وأعلمك آية في القرآن الكريم
يرحمك الله
إذا أنت قرأتها حينما تضع جنبك للنوم لا يقربك في تلك الليلة إنس ولا جان
فكأنه اطمأن لهذا الجواب فأطلقه ولما أصبح ذكر في الصباح ذكر ذلك للرسول قال عليه السلام صدقك وهو كذوب لاشك أن هذه السورة أو هذه الآية تفيد لإبعاد الجن
سائل آخر : بلفظ إنس
الشيخ : بلفظ؟
سائل آخر : إنس ولا جان ذكرت
الشيخ : نعم
سائل آخر : ولا ولا يقربك شيطان يعني في معناه
الشيخ : لا في روايات متعددة في هذا الخصوص حتى بعض المعاصرين اليوم مع الأسف حاول تضعيف هذا الحديث مع كونه في البخاري وتجاهل الروايات الأخرى التي يزيد بعضها على بعض
Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني
Toutes les louanges reviennent de droit à Allâh seul et que les éloges et le salut recouvrent le seau des Prophètes.
Cela étant dit :
L'évocation d'Allâh تعالى apaise le cœur est l'âme.
Elle dissipe les soucis et l'inquiétude.
Comme l'a dit Allah سبحانه (traduction rapprochée) :
"Ceux qui croient, et dont les cœurs s'apaisent à L'évocation d'Allâh". Et c'est par l'évocation d'Allâh Seul que s'apaisent les cœurs [des croyants]." (Sourate Ar-Ra'd verset 28)
Le véritable apaisement du cœur, la disparition des soucis, des inquiétudes et de la tristesse ne peuvent être atteints qu'en évoquant Allâh, en Le glorifiant et en submergeant le cœur de la Foi en Allâh تعالى.
Ainsi, il est rapporté de nombreuses invocations du Prophète صلى الله عليه وسلم, indiquant à celui qui est touché par l'affliction, les soucis ou l'inquiétude, de se réfugier vers elles, de s'y attacher et les répéter avec constance afin qu'il se voie libéré de ce qui l'a touché.
Pour que sa douleur disparaisse ainsi que ses soucis et ses inquiétudes.
En effet, il est rapporté de nombreux hadith traitant de ce sujet.
● Parmi ceux-ci : Al-Boukhâri et Mouslim rapportent dans leurs authentiques respectifs, selon une narration d'ibn 'Abbâs رضي الله عنه que le Prophète صلى الله عليه وسلم disait lors d'afflictions :
Nulle divinité n'est digne d'être adorée en dehors d'Allâh,
l'Immense, le Longanime
Nulle divinité n'est digne d'être adorée en dehors d'Allâh,
le Seigneur du Trône immense.
Nulle divinité n'est digne d'être adorée en dehors d'Allâh,
le Seigneur des Cieux, le Seigneur de la Terre, le Seigneur du vaste Trône.
● Également, Abou Dâwoud rapporte dans ses sounans ainsi qu'ils Mâdjah, avec une chaîne de transmission authentique, qu'Asmâ Bint 'Oumaïs رضي الله عنها relate que le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :
"Ne t'enseignerai-je pas des paroles que tu prononcerais lors de l'affliction ?
Tu dis :
اللهُ, اللهُ رَبِّي لَا أُشْرِكُ بهِ شَيْئاً
Allâh, Allâh est mon seigneur, je ne lui attribue aucun associé.
● Également, Abou Dâwoud rapporte dans ses sounans avec bonne chaîne de transmission, qu'Abou Bakrah رضي الله عنه relate que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
"Les supplications pour la personne affligée sont :
اللّهُـمَّ رَحْمَتَـكَ أَرْجـو
فَلا تَكِلـني إِلى نَفْـسي طَـرْفَةَ عَـيْن
وَأَصْلِـحْ لي شَأْنـي كُلَّـه
لَا إِلَهَ إِلَّا أنْـت
Ô Allah ! Tous mes espoirs sont placés en Ta miséricorde
Ne me laisse pas livré à moi-même ne serait-ce le temps d'un clin d'œil.
Améliore ma situation de tout point de vue.
Nulle divinité n'est digne d'être adorée en dehors de Toi.
● At-Tirmidhi rapporte dans ses sounans avec une chaîne de transmission authentique, que Sa'd Ibn Abi Waqqâs رضي الله عنه relate que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
"Lorsque Dhoû-n-Noûn (Younous) se trouva dans le ventre du poisson, il invoqua en ces termes :
Nulle divinité n'est digne d'être adorée en dehors de Toi !
Gloire et pureté à Toi
J'étais certes du nombre des injustes.
Il n'est pas un musulman qui invoque de la sorte sans qu'Allâh ne l'exauce."
Ces quatre Hadith revêtent une grande importance, ils sont tous rapportés authentiquement du Prophète صلى الله عليه وسلم, et chacun constitue un véritable remède face à l'affliction qui peut frapper une personne.
Ils renferment une guérison contre les soucis, la tristesse et l'inquiétude.
Celui qui les prononce en méditant leur sens et en concrétisant leurs objectifs verra son cœur débarrassé de tout souci et de toute inquiétude.
Ces évocations sont un remède des plus bénéfiques, un traitement béni et une guérison des poitrines.
Mais il est essentiel que le musulman, lorsqu'il prononce ces évocations bénies, médite leur sens, connaisse leurs significations et œuvre par ce qu'elles renferment.
Auquel cas, s'il prononce ces évocations et d'autres invocations légiférées sans avoir connaissance de leurs sens, ni même comprendre leur signification, leurs effets ne seront que dérisoires et n'apporteront que très peu de bénéfices.
Lorsque l'on médite sur ces quatre évocations, dont le Prophète صلى الله عليه وسلم affirma qu'elles sont un traitement à l'affliction lorsque l'on médite leur contenu, on remarque qu'elles ont toutes un point commun : Concrétiser le Tawhid, qui est la raison même de la création du serviteur et dont la réalisation est le but de son existence.
Ce Tawhid, qui consiste à vouer un culte exclusif à Allâh, Lui vouer la religion à Lui seul تعالى, car il (le Tawhid) est assurément le refuge du musulman lorsqu'il est touché par l'affliction ou par toutes sortes de peines et d'inquiétude.
Ces peines et inquiétudes ne pourront se dissiper que lorsque le serviteur concrétisera le Tawhid, se réfugiera auprès d'Allâh et Lui vouera un culte exclusif.
Voilà donc le hadith d'Ibn 'Abbâs رضي الله عنه qui relate que le Prophète صلى الله عليه وسلم disait lors de l'affliction :
"Nulle divinité n'est digne d'être adorée en dehors d'Allâh, l'Immense, le Longanime
Nulle divinité n'est digne d'être adorée en dehors d'Allâh, le Seigneur du Trône immense.
Nulle divinité n'est digne d'être adorée en dehors d'Allâh, le Seigneur des Cieux, le Seigneur de la Terre, le Seigneur du vaste Trône."
Lorsque la personne affligée prononce cette évocation bénie, qu'elle médite sur ses sens et qu'elle s'arrête un instant sur sa signification, elle ravive dans son cœur le Tawhid d'Allâh.
En effet, il n'a été créé que pour vouer un culte exclusif à Allâh, il est venu au monde pour concrétiser ce Tawhid.
Il occupe son cœur par la parole : لا إله إلا الله - Lâ ilâha illâ Allâh, afin que ce soit sa plus grande préoccupation, son plus grand centre d'intérêt.
Effectivement, il n'a été que pour cela, il n'a vu le jour que pour le concrétiser.
C'est là la finalité de la création, le fondement de l'existence humaine.
"Je n'ai créé les Djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent."
(Sourate Adh-Dhariyat verset 56)
Le sens de : لا إله إلا الله - Lâ ilâha illâ Allâh, est : Nulle divinité n'est digne d'être adorée en dehors d'Allâh.
Elle renferme une négation et une affirmation :
La négation au droit à l'adoration à tout autre qu'Allâh et l'affirmation que toute l'adoration dans tous les sens de termes revient de droit à Allâh.
Ainsi, celui qui prononce : لا إله إلا الله - Lâ ilâha illâ Allâh avec véracité :
n'adressera ses demandes qu'à Allâh
n'implorera le secours que d'Allâh
ne se réfugiera qu'auprès d'Allâh
ne s'en remettra qu'à Allâh
ne placera sa confiance qu'en Allâh
Il ne demandera la guérison de ses soucis, ses inquiétudes et ses tristesses qu'à Allâh.
Lorsqu'il dit : "Nulle divinité n'est digne d'être adorée en dehors d'Allâh, l'immense, le longanime"
Il évoque l'immensité d'Allâh, qu'Allâh est le plus Grand, le Sublime, l'Élevé et l'Immense.
Il évoque Sa puissance parfaite, Sa capacité absolue, Sa science complète de Sa création.
Rien de tout ce que contiennent les Cieux et la Terre ne peut Le rendre impuissant.
Il évoque également Son immense longanimité : "Nulle divinité n'est digne d'être adorée en dehors d'Allâh, l'immense, le longanime."
Lorsqu'il dit : "Nulle divinité n'est digne d'être adorée en dehors d'Allâh, le Seigneur du Trône immense.
Nulle divinité n'est digne d'être adorée en dehors d'Allâh, le Seigneur des Cieux, le Seigneur de la Terre, le Seigneur du vaste Trône."
Il évoque la création d'Allâh du Trône, cette créature qui est la plus immense de toute la création et la plus vaste.
Pour cette raison, il fut décrit dans cette évocation comme étant immense et vaste.
Le terme utilisé ici "Karim" renvoie à la vastité.
Ainsi le Trône est la plus vaste des créatures et la plus immense.
La personne qui prononce cette évocation se remémore l'immensité d'Allâh en se rappelant l'immensité de Sa création qu'Il a façonnée تبارك وتعالى.
Il évoque également Sa création des Cieux et de la Terre.
Il cite ces sublimes sens en répétant ces paroles majestueuses, afin que son cœur soit pris par la glorification de son Créateur de la perfection de Celui qui l'a créé.
Afin que son cœur soit pris par la concrétisation de Son Unicité et se brise littéralement.
Quelle place restera-t-il alors pour les soucis, les inquiétudes, et la tristesse lorsque le cœur est captivé de la sorte ?
Voici donc le hadith d'Ibn 'Abbâs رضي الله عنه qui relate que le Prophète صلى الله عليه وسلم disait lors de l'affliction :
"Nulle divinité n'est digne d'être adorée en dehors d'Allâh, l'Immense, le Longanime
Nulle divinité n'est digne d'être adorée en dehors d'Allâh, le Seigneur du Trône immense.
Nulle divinité n'est digne d'être adorée en dehors d'Allâh, le Seigneur des Cieux, le Seigneur de la Terre, le Seigneur du vaste Trône."
Et qu'Allâh couvre d'éloges et salue notre Prophète Mouhammed ainsi que sa famille et l'ensemble de ses compagnons
✅ Publié par la chaîne Youtube - Ceci est notre croyance
Cheikh Muhammad Sa’îd Raslân - الشيخ محمد سعيد رسلان
Est-ce qu’utiliser du dentifrice compense l’utilisation du siwâk ?
Et sommes-nous récompensés pour son utilisation avec l’intention de purifier la bouche, c'est-à-dire : Est-ce que cela est équivalent au siwâk concernant la récompense à laquelle à encourager le Messager صلى الله عليه وسلم pour celui qui utilise le siwâk ?
Réponse :
Oui, l’utilisation de la brosse à dents et du dentifrice dispense du siwâk.
C’est également plus purifiant et nettoyant, donc lorsque la personne l’utilise, elle a alors accompli la sounnah car ce n’est pas l’instrument utilisé qui est pris en considération, mais plutôt l’acte et son résultat.
Et l’utilisation de la brosse à dents avec le dentifrice permet d’obtenir un meilleur résultat que l’utilisation du siwâk seul.
Cependant, devons-nous dire qu’il convient d’utiliser la brosse à dents et le dentifrice à chaque fois qu’il est recommandé d’utiliser le siwâk ou dire : ceci fait partie de l’exagération et du gaspillage et il se peut que cela nuise à l’haleine de la bouche ou provoque des saignements ou autre, à propos de ceci, il faut observer ce qui est le mieux et être vigilant.
Nour ‘Ala ad Darb / vol.3 – p.41 n.1345
✅ Traduit et publié par SalafIslam.fr
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-'Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Les évocations [adhkâr] et invocations protectrices (mentionnées dans les textes) font partie des plus grands moyens pour se protéger du mal de la sorcellerie et autres parmi les maux pour celui qui les récite constamment :
● avec sincérité,
● foi,
● pleine confiance en Allâh,
● en s'en remettant à Lui,
● le cœur ouvert à ce qu'elles signifient.
Et elles figurent également parmi les plus grandes armes pour retirer la sorcellerie après qu'elle se soit produite :
● tout en multipliant les supplications à Allâh
● et Lui demandant - Gloire et pureté à Lui - d'ôter la nuisance et retirer le mal.
Recueil de fatwas et articles du Cheikh Ibn Bâz 3/247
الأذكار والتعوذات (المأثورة) من أعظم الأسباب في اتقاء شر السحر وغيره من الشرور لمن حافظ عليها بصدق وإيمان وثقة بالله واعتماد عليه وانشراح صدر لما دلت عليه، وهي أيضًا من أعظم السلاح لإزالة السحر بعد وقوعه، مع الإكثار من الضراعة إلى الله وسؤاله سبحانه أن يكشف الضرر ويزيل البأس
مجموع فتاوى ومقالات الشيخ ابن باز 3/ 274
(Ndt : Le Cheikh lit et postillonne sur le malade)
C'est à Lui qu’appartient ce qu’Il a repris comme ce qu’Il a donné, et toute chose auprès de Lui est fixée à un terme déterminé et j’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allâh, seul, sans associé, et j’atteste que Mohammed est Son serviteur et Son Messager.
Qu’Allâh prie sur lui, sur sa famille et sur l’ensemble de ses compagnons, et qu’Il leur accorde le salut.
Ceci étant dit :
Allâh a certes promis aux endurants de leur accorder leur récompense sans compter, comme Il – exalté soit-Il – a dit (traduction rapprochée) :
﴾Les endurants auront leur pleine récompense sans compter.﴿ [ Az-Zumar : 10 ]
Al-Awzāʿī – qu’Allâh lui fasse miséricorde – a expliqué :
« Il ne sera pas établi pour eux de pesée ni de mesure ; la récompense leur sera plutôt accordée de manière abondante. »
Et je pense — sans pour autant prétendre purifier quiconque auprès d’Allâh — que ma noble et précieuse sœur, Nūrah bint ʿAbd al-Muḥsin al-Badr, née dans la ville d’az-Zulfi, le troisième jour du mois de Shaʿbān de l’année 1379 (1) de l’hégire, fait partie des croyantes patientes, comptant sur la récompense d’Allâh, et espérant ce qu’Il y a auprès de Lui.
Or, ce qu’Il y a auprès de Lui ‒ exalté soit-Il ‒ est meilleur et plus durable.
Les épreuves et douleurs de la maladie l’ont atteinte il y a plus de vingt ans.
Durant toute cette période, elle fut éprouvée par des tumeurs cancéreuses qui se déplaçaient dans son corps : chaque fois qu’elle traitait une zone avec les traitements chimiques destructeurs et qu’elle en guérissait, la maladie réapparaissait ailleurs, jusqu’à ce qu’à la fin de sa vie, elle atteigne sa tête de manière si étendue que les médecins se trouvèrent sans recours ni traitement possible, si ce n’est la prescription d’antalgiques pour atténuer l’intensité de la douleur et apaiser quelque peu sa souffrance.
Tout au long de cette période, elle fut patiente, pleine d’espoir en la récompense, sans jamais s’affliger ni manifester de mécontentement face au décret d’Allâh.
Parmi les choses étonnantes la concernant : elle réconfortait ceux-là mêmes qui venaient la consoler, et elle apaisait ceux qui souffraient pour son état et compatissaient à sa condition.
Je pense – et Allâh est plus Savant – qu’elle possédait une immense certitude en Allâh, et une profonde confiance en Sa promesse faite à celui qui place en Lui son espoir et son attente.
Dans ses derniers jours, alors qu’elle était au comble de la douleur, elle aperçut l’une de ses filles souffrante [de la voir ainsi], et lui dit : « Tout ce qui arrive au croyant est un bien. »
Elle réconfortait aussi ceux qui étaient à son chevet, en disant : « Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit (concernant le croyant) : "Même l’épine qui le pique, Allâh expie par elle une part de ses fautes." »
L’une de ses filles l’entendit un jour – au plus fort de sa maladie, alors qu’elle allait et venait entre inconscience et éveil – réciter (traduction rapprochée) :
﴾N’est-ce pas Lui qui répond à l'homme en détresse quand il L’invoque, et qui enlève le mal, et qui vous fait succéder sur la Terre, génération après génération.﴿ [ An-Naml : 62 ]
Puis elle perdit connaissance un moment, avant de reprendre ses esprits et d’achever le verset, en répétant (traduction rapprochée) :
﴾Y a-t-il donc une divinité avec Allâh ? C’est rare que vous vous rappeliez !﴿. [ An-Naml : 62 ]
Elle multipliait les louanges et les éloges envers Allâh, et L’implorait sans cesse de lui offrir une belle fin et de la faire mourir alors qu’Il est satisfait d’elle.
Abū Dāwūd rapporte dans ses Sunan, et Aḥmad dans son Musnad, que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« Lorsqu’Allâh a destiné à un serviteur un rang qu’il ne peut atteindre par ses œuvres, Il l’éprouve dans son corps, dans ses biens, ou dans ses enfants, puis Il lui accorde la patience jusqu’à ce qu’Il le fasse parvenir au rang qu’Il lui avait destiné. »
Et j’espère d’Allâh, le Très- Généreux, qu’elle occupe auprès de Lui une position élevée dans les Jardins des délices.
Elle était dévouée envers ses parents et bienfaisante à leur égard, entretenant avec eux des liens constants.
Elle veillait à leur rendre visite régulièrement, même au plus fort de sa maladie, et, lorsqu’elle en était empêchée, elle les appelait, prenait de leurs nouvelles, suivait de près leur état de santé, recommandait à ses frères et sœurs de prendre soin d’eux, et exprimait le souhait sincère d’être proche d’eux.
Parmi les marques de bienfaisance qu’elle leur a témoignées : elle avait recommandé, avant sa mort, d’être transportée à Médine pour qu’on y accomplisse la prière funéraire sur elle, ceci afin de ne pas imposer à ses parents le fardeau du voyage après son décès.
Elle savait bien qu’ils n’auraient jamais renoncé à sa prière mortuaire, malgré les difficultés que cela leur aurait causées.
Et Allâh lui a facilité ce qu’elle avait souhaité, et son transfert s’effectua d’une manière étonnamment aisée.
En effet, son décès survint après la prière du ʿAṣr, et la prière funéraire fut accomplie sur elle à la mosquée du Prophète صلى الله عليه وسلم après la prière du Fajr.
Elle fut ensuite portée jusqu’à sa tombe — une tombe de bien, de miséricorde, de bienfaisance et d’agrément, avec la permission d’Allâh —, accompagnée par une foule nombreuse parmi les témoins d’Allâh sur Sa terre.
Le premier à l’avoir accompagnée fut son père, qui s’approcha de sa tombe porté sur son fauteuil roulant, participa à son inhumation, puis se tourna vers Allâh pour invoquer en sa faveur le pardon, la miséricorde et le raffermissement.
À son arrivée à Médine, au milieu de la nuit, nous l’avons conduite au domicile de ses parents, et nous l’y avons laissée un temps, pour qu’ils puissent l’embrasser, lui faire leurs adieux, et la contempler une toute dernière fois, un adieu que nous espérons, par la permission d’Allâh, être suivi d’une rencontre et d’un rassemblement dans les hauteurs du Firdaws (traduction rapprochée) :
﴾Ceux qui auront cru et que leurs descendants auront suivis dans la foi, Nous ferons que leurs descendants les rejoignent. Et Nous ne diminuerons en rien le mérité de leurs œuvres﴿ [At-Tur : 21 ]
J’étais auprès d’elle au moment de son décès.
Immédiatement après avoir rendu l’âme, son visage s’éclaircit et s’illumina, affichant un doux sourire et une lueur admirable.
En le regardant, on ne pouvait qu’être émerveillé.
C’était comme s’il n’avait jamais connu la fatigue, la peine ou l’épreuve.
Je pense que cela est un signe de la bonne nouvelle faite aux croyants, lorsque les anges descendent vers eux au moment de la mort (traduction rapprochée) :
﴾N’ayez pas peur et ne soyez pas affligés mais ayez la bonne nouvelle du Paradis qui vous était promis.﴿ [Fussilat : 30 ]
Plus d’un exégète a dit : « Cela se produit au moment de la mort. »
Dans le long hadith d’al-Barāʾ ibn ʿĀzib qu’Allâh l’agrée, il est rapporté que les anges disent à l’âme du croyant :
« Sors, ô toi l’âme pure, qui étais dans un corps pur.
Sors en étant louée, et reçois la bonne nouvelle de la miséricorde, des parfums (du Paradis), et d’un Seigneur qui n’est pas en colère contre toi. »
Parmi les anecdotes : Notre père — qu’Allâh le préserve — avait l’habitude de la taquiner souvent à l’âge adulte, en lui disant : « Récite-nous la sourate al-Fajr ! »
Car lorsqu’elle était une petite fille, elle récitait sa fin de cette manière [enfantine] : « wa-dḥalī fī ʿibādī, wa-dḥalī dannatī » [au lieu de : « wa- dkhulī fī ʿibādī, wa-dkhulī jannatī »].
J’espère d’Allâh, le Très-Généreux, Seigneur du Trône sublime, Détenteur de l’immense faveur et du don abondant, qu’Il réalise pour elle ce qu’elle a récité de Sa Parole, dans son enfance comme à l’âge adulte, dans l’espoir de la miséricorde de son Seigneur, et dans l’ardent désir d’obtenir Sa grâce.
Elle n’a pas pu suivre une scolarité académique durant son enfance ; elle a plutôt étudié dans des écoles traditionnelles coraniques, où elle a appris à lire et à écrire.
Dès son plus jeune âge, elle lut et mémorisa une partie du Coran.
Elle a d’ailleurs été mon enseignante, puisque c’est avec elle que j’ai appris la lecture et l’écriture ; elle me traçait des points que je devais relier avec mon stylo afin d’apprendre à former les lettres et les mots.
Je n’ai cessé depuis d’apprendre à ses côtés, profitant de son expérience et de sa sagesse.
Je lui disais souvent : « Tu es ma première maîtresse et ma première enseignante. »
Quant à son attention portée à l’instruction et à l’éducation de ses enfants, c’était là une chose vraiment admirable.
Il y avait entre elle et moi des concertations ainsi que des échanges de conseils et de rappels.
Elle me confiait ses préoccupations et me consultait dans ses affaires les plus personnelles.
Nous n’avons jamais cessé de rester en contact, et chaque fois que je me rendais à Riyad pour une affaire ou un besoin, j’allais chez elle ; je ne dormais là-bas que dans sa maison.
Je lui disais toujours : « Ta maison est pour moi un pilier, une référence. Je ne peux venir à Riyad sans y passer. »
Elle est décédée avant ses parents.
Lorsque la nouvelle de sa mort parvint à notre mère — qu’Allâh la préserve —, celle-ci dit : « Ma fille m’a devancée. »
Mais elle a remporté — oui, par Allâh ! — leurs invocations, leurs supplications insistantes auprès d’Allâh جل جلاله afin qu’Il lui accorde Son agrément, qu’Il la comble de Son pardon, et qu’Il l’élève aux plus hauts degrés du Paradis.
Et l’invocation d’un parent en faveur de son enfant est exaucée.
Félicitations à elle, encore et encore, pour l’obtention de ce bien, de cette grâce et de cette générosité divine !
J’atteste, quant à moi, qu’elle est morte alors que ses deux parents étaient satisfaits d’elle, l’aimaient profondément et ressentaient une grande compassion à son égard.
Et après sa mort, ils n’ont cessé d’invoquer en sa faveur.
Notre mère tenait à lui rendre visite lorsque sa maladie s’aggrava, mais ma sœur disait : « Efforcez-vous de l’en dissuader », par compassion envers elle, de peur qu’elle ne la voie dans un état de souffrance extrême et de difficulté intense.
En réalité, lorsque sa maladie s’intensifia, elle n’autorisait plus que ses fils, ses filles, son époux et son frère ʿAbd ar-Razzāq à entrer auprès d’elle, à l’exclusion des petits- enfants.
L’une de ses filles — par bienfaisance — lui rappelait le [mérite du] pardon envers les gens et l’immense récompense de ceux qui pardonnent auprès d’Allâh.
Elle l’écoutait alors, oscillant entre évanouissement et conscience.
Puis elle perdit connaissance.
À son réveil, elle dit (traduction rapprochée) :
﴾Mais quiconque pardonne et réforme, son salaire incombe à Allâh﴿ [As-Shura : 40 ]
Qu’Allâh, par ce pardon, l’élève en honneur et en degré auprès de Lui.
Durant les dernières semaines, je lui rendais visite régulièrement, et je ne la voyais préoccupée par rien d’autre que ses enfants, — qu’Allah les réforme, les bénisse et leur accorde la bienfaisance envers leur mère après sa mort, comme Il leur avait accordé de le faire de son vivant, et même davantage —
Il arrivait qu’elle me demande de rester seul avec elle, alors que la maladie s’intensifiait, pour me consulter, me demander conseil, et surtout me confier ses recommandations les concernant.
Ils occupaient dans son cœur un amour profond, une place immense et une attention toute particulière.
Je pense — qu’Allâh augmente leur réussite — qu’ils sont à un haut niveau de bonté et de bienfaisance.
Je lui ai dit un jour, alors que la maladie s’était intensifiée et que je voyais la grande attention que ses filles lui portaient : « Félicitations à toi ‒ mā shāʾ Allāh ‒ pour ces filles ! »
Elle répondit aussitôt : « Et les garçons ?! Louange à Allâh, ils sont tous un bien et une faveur. »
Elle persévérait beaucoup, dans les derniers jours de sa vie, à répéter les cinq formules du monothéisme (tawḥīd) mentionnées dans le hadith rapporté par Ibn Mājah dans ses Sunan, d’après al-Agharr Abū Muslim, qui témoigna avoir entendu Abū Hurayrah et Abū Saʿīd — qu’Allâh les agrée — témoigner que le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :
« Lorsque le serviteur dit : “Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allâh, et Allâh est le Plus Grand (Lâ ilâha illa Allâh, wa-Allâhu Akbar)”,
Allâh — Puissant et Majestueux— dit : “Mon serviteur a dit vrai : il n’y a de divinité digne d’adoration que Moi, et Je suis Allah, le Plus Grand.”
Et lorsqu’il dit : “Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allâh Seul (Lâ ilâha illa Allâhu waḥdah)”,
Allâh dit : “Mon serviteur a dit vrai : il n’y a de divinité digne d’adoration que Moi seul.”
Et s’il dit : “Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allâh, et Il n’a point d’associé (Lâ ilâha illa Allâh, lâ sharîka lah)”,
Il dit : “Mon serviteur a dit vrai : il n’y a de divinité digne d’adoration que Moi, et Je n’ai point d’associé.”
Et s’il dit : “Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allâh, à Lui la royauté et à Lui les louanges (Lâ ilâha illa Allâh, lahu al-mulku wa lahu al-ḥamd)”,
Il dit : “Mon serviteur a dit vrai : il n’y a de divinité digne d’adoration que Moi, à Moi la royauté et à Moi les louanges.”
Enfin, s’il dit : “Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allâh, et il n’y a de force ni de puissance qu’en Lui (Lâ ilâha illa Allâh, wa lâ ḥawla wa lâ quwwata illâ bi-Llâh)”,
l dit : “Mon serviteur a dit vrai : il n’y a de divinité digne d’adoration que Moi, et il n’y a de force ni de puissance qu’en Moi.” »
Abū Isḥāq rapporte ensuite qu’al-Agharr dit une chose qu’il ne comprit pas.
Il demanda donc à Abū Jaʿfar [qui était également présent lorsqu’al-Agharr rapporta ce hadith] : « Qu’a-t-il dit ? » Et il lui répondit : « Celui à qui ces paroles sont accordées au moment de sa mort, le Feu ne le touchera pas. »
Ce hadith a également été rapporté par at-Tirmidhī dans le chapitre : Ce que dit le serviteur lorsqu’il est malade, avec la formulation suivante : « Il disait : Quiconque les prononce pendant sa maladie, puis meurt, le Feu ne le touchera pas. »
Et an-Nassāʾī l’a rapporté avec l’ajout suivant : « Il les comptait au nombre de cinq avec ses doigts. »
Et dans une autre version, il est dit : « Allâh atteste de la véracité du serviteur au sujet de cinq paroles qu’il prononce. »
Puis il les mentionna toutes.
Al-Mubārakfūrī ‒ qu’Allah lui fasse miséricorde ‒ a dit dans Al-Mirʿāt :
« Dans ce hadith, il y a une preuve que si le serviteur prononce les paroles qui y sont mentionnées durant sa maladie, et qu’il meurt de cette maladie sur ces paroles — c’est-à-dire qu’elles furent ses derniers mots prononcés, en pleine conscience et de manière volontaire —, alors le Feu ne le touchera pas, ses péchés antérieurs ne lui nuiront pas, et ces paroles expieront toutes ses fautes. »
Je lui avais envoyé, quelque temps auparavant, un de mes articles intitulé : « Cinq paroles : celui à qui elles sont accordées au moment de sa mort, le Feu ne le touchera pas. »
Elle porta alors une grande attention à ces paroles, et les répéta abondamment durant ses derniers jours.
Ce furent précisément ces paroles qui scellèrent sa vie.
Les dernières paroles que l’on entendit d’elle furent : « Ô mon Seigneur… ! (Yā Rabbī)» Mais ce qu’elle demanda ne fut pas entendu.
J’espère qu’il s’agit là d’un bien immense réservé pour elle auprès du Très Généreux, le Donateur, le Bienfaiteur, Celui qui comble de Ses bienfaits.
Ô Allâh !
Pardonne-lui, élève son degré, élargis sa tombe et éclaire-la.
Prends soin de sa famille après elle.
Inscris-la auprès de Toi parmi les bienfaisants.
Place son livre dans le registre des vertueux [ʿIlliyyīn].
Ne nous prive pas de sa récompense, ne nous éprouve pas après elle.
Et rassemble-nous avec elle, ainsi qu’avec nos parents, dans le plus haut degré du Firdaws.
Elle avait demandé à ses enfants dévoués — garçons et filles — d’écrire quelque lignes retraçant sa vie, son parcours, sa maladie, ses épreuves, sa patience, et ce qu’ils avaient pu observer d’étonnant dans ses états et son comportement.
Ils ont écrit ce qui suit : « Louange à Allâh qui a fait de la mort et de la vie une épreuve, comme Il l’a dit dans Son Livre parfaitement clair :
﴾afin de vous éprouver et de savoir qui de vous est le meilleur en œuvre﴿ [Al-Mulk : 2 ]
Louange à Allâh, qui accorde à Ses serviteurs le raffermissement et la patience, qui a fait des épreuves une porte vers la récompense et le pardon, et du malheur un moyen d’élévation en degrés, comme l’a dit le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم :
« L’ampleur de la récompense est à la mesure de celle de l’épreuve.
Et lorsqu’Allâh aime un peuple, Il l’éprouve : celui qui s’en montre satisfait obtiendra l’agrément, et celui qui s’en irrite subira la colère. »
Que les prières soient sur le Prophète élu, lui qui vécut orphelin, enterra ses propres filles, vit périr ses proches bien- aimés, et endura tant d’épreuves...
Il patienta pour Allâh sans jamais fléchir !
Et que les prières soient également sur sa famille et l’ensemble de ses compagnons.
Cela étant dit :
C’est donc avec des cœurs croyants, satisfaits du décret d’Allâh et de Sa prédestinée, que nous avons fait nos adieux à notre chère défunte et noble mère, Nūrah bint ʿAbd al- Muḥsin al-Badr, qui s’en est allée rejoindre la proximité d’Allâh l’Immense, après une existence pleine de patience, d’agrément et d’un cœur croyant au décret d’Allâh et en Son destin.
Elle laisse dans le cœur de ses proches un vide impossible à combler, et une blessure qui ne se refermera jamais…
Et comment les larmes ne couleraient-elles pas pour celle qui fut si bienfaisante en tant que mère, si dévouée en tant que fille, si tendre en tant que sœur, celle qui a laissé dans chaque cœur une empreinte dont le souvenir ne s’éteindra jamais ?
Notre consolation est qu’elle a laissé derrière elle une vie empreinte de noblesse, et qu’elle est partie vers Celui qui est plus miséricordieux envers elle que nous-mêmes, vers le Reconnaissant, qui récompense Ses serviteurs vertueux, vers Celui qui a dit dans Son Livre :
﴾vraiment Nous ne laissons pas perdre la récompense de celui qui fait le bien.﴿ [Al-Kahf:30 ]
Nous écrivons ces mots avec une bonne opinion d’Allâh جل جلاله, sans pour autant prétendre la purifier auprès de Lui.
Nous traçons ces lignes par loyauté, non par faiblesse ; pour préserver son souvenir, non par tristesse ; afin qu’elles soient un témoignage utile et béni en sa faveur, une évocation de sa noble vie et dans l’espoir qu’elles pèsent en sa faveur dans la balance de ses bonnes actions.
Qu’il plaise au Miséricordieux de l’envelopper de Sa miséricorde, de faire que ce qu’elle a enduré soit une cause d’élévation en degrés auprès de Lui, et de nous réunir avec elle dans la demeure de Sa miséricorde.
Nous l’avons connue patiente et pleine de gratitude.
Elle fut éprouvée au début de l’année 1425 de l’hégire (2), et Allâh, dans Sa miséricorde, fit descendre sur elle la patience, le raffermissement et la véritable confiance en Lui (tawakkul).
Cela se manifestait clairement dans ses paroles.
Sa maladie était à son quatrième stade, le plus critique, et les médecins estimaient qu’il ne lui restait pas plus de six mois à vivre.
Malgré cela qu’Allâh lui fasse miséricorde, elle s’employait à recourir à toute cause licite : traitements médicaux de diverses sortes, ruqyas légiférées, aumônes discrètes, et invocations insistantes...
Sa certitude quant à la guérison ne faiblissait jamais, et sa bonne opinion d’Allâh ne cessait de l’accompagner !
À chaque nouveau rendez-vous médical, elle répétait avec assurance et patience : « Allâh rend les causes bénéfiques, mais nous ne plaçons notre confiance qu’en Lui, le Très- Généreux. »
Elle compléta le jeûne du mois de Ramadan, et s’efforça de rattraper les jours qu’elle avait manqués tout en suivant son traitement.
Elle les fit suivre du jeûne des six jours de Shawwāl, malgré nos tentatives de l’en dissuader, en raison de son extrême fatigue causée par la maladie.
Mais elle refusait toute discussion à ce sujet et mettait immédiatement fin à la conversation.
Elle fut admise à l’hôpital le 17 Shawwāl (3), jusqu’à ce que son âme s’élève vers son Seigneur, le samedi 4 Dhū al-Ḥijjah (4).
Qu’Allâh lui pardonne et lui fasse miséricorde, qu’Il élève sa mention, fasse de ses épreuves une purification et une élévation en degrés, et qu’Il lui accorde le plus haut degré du Firdaws, sans compte à rendre ni châtiment préalable.
Au cours des trois derniers mois de sa vie, la maladie s’aggrava et l’éprouva durement…
Pourtant, elle demeura un modèle de patience et de fermeté : elle n’exprima aucune plainte, et ne laissa échapper aucun gémissement…
Nous lisions l’intensité de sa souffrance sur les traits de son visage, lorsqu’elle tournait la tête à droite et à gauche, et levait les yeux vers le ciel, comme pour s’entretenir avec son Seigneur et Lui exposer sa plainte…
Jamais elle ne nous demandait quoi que ce soit ; son cœur était entièrement attaché à Allâh.
Même le médecin nous recommandait d’interpréter les expressions de son visage afin de comprendre si elle avait besoin de calmants, car, même dans la douleur, elle ne disait rien !
Et lorsque la douleur s’intensifiait, son cœur de mère se réveillait et elle oubliait sa propre personne pour alléger notre tristesse.
Parfois, elle nous rappelait les paroles du Prophète صلى الله عليه وسلم adressées à Abū Bakr dans la grotte :
﴾“Ne t’afflige pas, car Allâh est avec nous.”﴿ [At Tawba :40 ]
D’autres fois, elle répétait le hadith : « Étonnante est l’affaire du croyant… », et réconfortait son âme ainsi que ceux qui l’entouraient par le Coran.
Et lorsque l’épreuve pesante descendait sur elle, elle levait son index et répétait, avec une méditation qui touchait les cœurs et les ravivait :
﴾N’est-ce pas Lui qui répond à l'homme en détresse quand il L’invoque﴿. [ An-Naml : 62 ]
Quand on lui demandait comment elle allait, elle répondait : « Tout ce qui arrive au croyant est un bien ! « Même l’épine qui le pique, Allâh expie par elle une part de ses fautes. » Alors que dire de mon état, avec cette maladie et cette douleur ?! »
Il arrive que l’épreuve, lorsqu’elle s’intensifie, détourne le serviteur du rappel d’Allâh, et de l’engagement qu’Il a pris : lui accorder le soulagement et d’exaucer ses invocations, tant le diable exerce une forte pression sur lui en ces instants.
C’est pourquoi je lui rappelais souvent : « Combien d’angoisses as- tu traversées, dont Allâh t’a délivrée par Sa miséricorde et Sa grâce ? »
Et alors elle se mettait à les énumérer avec moi, le cœur apaisé et serein.
Une fois, alors qu’elle était en soins intensifs, nous lui avons rappelé ce qu’elle nous avait enseigné sur la confiance en Allâh.
Elle répondit, d’une voix affaiblie mais avec un cœur apaisé :
﴾ Et quiconque place sa confiance en Allâh, Il [Allâh] lui suffit. ﴿ [ At Talaq : 3 ]
Les médecins furent souvent impressionnés par sa patience, car elle ne se plaignait que de fatigue et de manque de sommeil. Ils lui disaient : « Mā shāʾ Allâh, tu es patiente, Nūrah ! »
Même avec les infirmières de l’hôpital, lorsque certaines étaient un peu brusques dans leurs gestes, elle leur disait avec douceur : « Doucement, je suis fatiguée et malade… »
Tous furent touchés par son comportement et sa résilience, voyant qu’elle ne s’agaçait pas, et répétait sans cesse : « J’ai l’impression de leur causer trop de travail, ma fille ! »
Je lui répondais alors : « C’est leur travail et leur devoir. »
L’une d’elles demanda un jour : « Depuis combien de temps est-elle malade ? »
Je ne répondis rien et, tandis que ma mère gardait les yeux fermés, elle leva deux doigts !
L’infirmière demanda alors : « Deux ans ? » Ma mère répondit « Non… vingt. »
Nous l’avons connue comme une ombre bienveillante dans l’épreuve, et nous avons souvent été émerveillés par sa tendresse au cœur même de la douleur !
Même alitée, elle nous regardait avec l’œil d’une mère et un cœur chaleureux ; elle caressait nos têtes, serrait dans ses bras celui qui avait besoin de réconfort, diffusait en nous la sérénité et raffermissait notre force…
Et lors d’une nuit de patience, elle vit l’un d’entre nous retenir ses larmes en lui faisant ses adieux, et elle ne put fermer l’œil jusqu’à l’aube, puis elle dit : « Annoncez à untel que je vais bien et que je suis en forme. »
Et lorsque, une autre fois, une de ses filles entra auprès d’elle, retenant difficilement ses larmes sous l’effet de la peur et de l’inquiétude, elle lui dit, de sa voix éraillée, après avoir retiré son masque à oxygène : « Ô ma tendre fille, tout ce qui arrive au croyant est un bien ! »
Elle avait interdit les visites de ses petits- enfants et de ses proches, malgré son profond désir de les voir et ses questions répétées à leur sujet.
Elle justifiait cela en disant : « Je ne veux pas que leurs cœurs se serrent à cause de moi, et je n’aime pas qu’ils me voient dans cette faiblesse. »
Nous l’avons connue profondément attachée à Allâh et à Sa Parole !
La maladie l’avait clouée au lit, mais jamais elle ne faiblissait dans le rappel d’Allâh جل جلاله.
Son occupation constante était de dire : « Subḥâna- Llâh (Gloire à Allâh) » (tasbīḥ) et « Al-ḥamdu li- Llâh (Louange à Allâh) » (taḥmīd), et elle répétait avec certitude : « Al-ḥamdu li-Llâh, ḥamda adh-dhâkirīn ash-shâkirīn (Louange à Allâh, telle que la Lui adressent ceux qui L’évoquent et Le remercient). »
À mesure que la maladie s’aggravait à la fin de sa vie, ses paroles se faisaient rares ; elle n’était alors plus que dans l’invocation ou le rappel d’Allâh.
Elle nous demandait de lui réciter les versets parlant de la sérénité, de lui rappeler les invocations à dire lors des épreuves, et de lui faire répéter les formules de proclamation de l’unicité (Lâ ilâha illa-Llâh).
Une fois, alors que l’une de ses filles lui récitait le Coran, elle reprit conscience, retira son masque à oxygène, et demanda à réciter les versets avec elle.
Une autre nuit, elle demanda l’heure, et nous l’informâmes que nous étions dans le dernier tiers de la nuit, un moment dédié à l’invocation et à la demande de pardon.
Elle s’enquit alors de la direction de la qiblah, orienta son regard vers elle, puis ferma les yeux…
Allâh est bien plus miséricordieux envers elle que nous-mêmes, et plus Savant de ce que contenait son cœur.
C’est Lui le Proche, l’Audient, Celui qui exauce [les prières].
Après avoir repris connaissance alors qu’elle était en soins intensifs, elle demanda avec empressement : « Quelle heure est-il ? Comment puis-je savoir les heures des prières ? » car il n’y avait ni lumière ni horloge dans la pièce.
Nous l’avons connue avec un cœur pur et une conduite empreinte de douceur.
Elle s’empressait vers le bien, partageait avec les pauvres la subsistance de son propre foyer, assistait aux cercles de rappel malgré la fatigue, et s’efforçait d’entretenir des liens sincères avec les gens du Coran.
Elle veillait à maintenir les liens familiaux, et laissa d’ailleurs une empreinte bénie en initiant un rassemblement familial régulier.
Elle honorait également les personnes âgées parmi ses proches, ainsi que les proches de ses enfants.
Un jour, lors d’un rassemblement familial, et tandis que l’on servait le café, elle préféra en faire profiter un malade.
Elle tendit alors le café à son fils et lui demanda d’aller rendre visite à son oncle — qu’Allâh lui pardonne — à l’hôpital, et de boire le café avec lui.
Elle lui dit : « Prends le café avec lui, et ne reste pas assis ici avec moi ! »
Trois jours avant son décès, elle fut atteinte d’une forte fièvre qui l’épuisa au point de ne plus pouvoir parler ni bouger.
Nous lui appliquions des compresses fraîches et tentions d’apaiser sa douleur quand elle releva soudain la tête avec difficulté, et dit d’une voix affaiblie :
﴾Mais quiconque pardonne et réforme, son salaire incombe à Allâh﴿ [As-Shura : 40 ]
Puis elle reposa sa tête…. et ferma les yeux….
Nous implorons Allâh qu’Il élève son rang, qu’Il lui accorde une haute station, et qu’Il la récompense de la meilleure des rétributions qu’Il accorde à Ses serviteurs patients, en quête de Sa récompense, et qu’Il la fasse demeurer dans le plus haut degré du Firdaws, au Paradis, sans jugement ni châtiment préalable.
Si ce n’était la certitude d’une seconde rencontre, nos cœurs se seraient brisés de douleur, toutefois nous plaçons notre espoir dans le Bienfaiteur, le Très Miséricordieux, afin qu’Il fasse pleuvoir sur sa tombe Son pardon et Sa miséricorde, et qu’Il nous réunisse avec elle dans la demeure de Sa clémence.
Et c’est Lui, le Donateur, le Tout- Miséricordieux.
Fin de la lettre.
Louange à Allâh, Seigneur des mondes, et que les prières et les salutations d’Allâh soient sur Son serviteur et Messager, notre Prophète Mohammed, ainsi que sur sa famille et l’ensemble de ses compagnons.
(1) Le 3 Chaʿbān 1379 de l’hégire correspond au 1er février 1960.
(2) Correspond à l’année 2004
(3) Correspond au mardi 1 avril 2025
(4) Correspond au samedi 31 mai 2025
✅ Publié par la chaîne Telegram قناة كونـي سلفيّة على الجادة - @kounisalafiya
● La première de ces 2 erreurs qui comportent de l'exagération est l'exagération dans la roqya concernant les diagnostics.
Et certes les imams ont blâmé cela !
Il a effectivement été rapporté d'un imam parmi les imams : Malik Ibn Anas, "la lanterne de Médine", au sujet de qui est descendue la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم comme rapportée par Al Tirmidhi et d'autres :
"Les gens se mettront presque à essouffler leurs montures uniquement pour venir voir le savant de Médine."
Il est rapporté de l'imam Malik qu'un homme est venu lui dire qu'untel pratique la roqya sur les gens et lorsqu'il fait la roqya aux gens, il leur dit :
- "ô untel tu es touché par un mauvais œil",
- et "ô untel tu es touché par une sorcellerie",
- puis "ô untel tu es possédé",
l'imam Malik se mit alors dans la plus grande des colères et dit : "Bid'a (innovation) ! Bid'a ! Bid'a !"
Où se trouve cela dans le Livre d'Allâh عز وجل ?!
Où est-ce ?!
Il n'y a pas dans le Livre d'Allâh عز وجل un seul signe concernant l'une de ces 3 choses !
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a seulement dit :
"le mauvais œil est une vérité."
(Rapporté par Al Boukhari et Mouslim)
Et Allâh عز وجل a montré clairement que la sorcellerie est une vérité :
"et (les deux anges) n'enseignaient (la sorcellerie) à personne sans qu'ils n'aient d'abord dit : "nous ne sommes qu'une épreuve, alors ne deviens pas mécréant فلا تكفر !" Les gens apprenaient d'eux le moyen de séparer l'homme de son épouse, mais ils ne pouvaient nuire à personne si ce n'est par la permission d'Allâh."
(S2 V102 - Traduction du sens)
De même que pour les autres maladies spirituelles !
Et c'est pour cela que parmi les choses les plus dangereuses, il y a le fait que l'homme s'étende sur les diagnostics.
Et le premier diagnostic est qu'il diagnostique la maladie comme si c'était un docteur ou un spécialiste, à tel point que je ne vous dis pas que "j'ai entendu" mais plutôt qu'un homme lui-même, m'a dit qu'il était allé voir un raqi, puis le raqi lui a dit :
- "tu as 99 djinns qui sont entrés en toi",
- ou bien, il dit concernant la sorcellerie : "untel est ensorcelé et celui qui l'a ensorcelé est untel",
- ou bien, il dit : "le type de sorcellerie est telle chose",
- ou bien, il prononce des paroles de charlatans et de sorciers,
et tout ceci n'est pas autorisé, c'est interdit !
Ceci fait partie des pires des dangers !
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a été ensorcelé (عليه الصلاة والسلام), et il n'a dit qu'il était ensorcelé qu'après que lui soit parvenue la révélation.
Et c'est pour cela que ce raqi plonge les gens dans l'illusion et fait que les gens s'imaginent des choses qui n'existent pas, que ce soit concernant le type de maladie qui l'a touché, ou celui qui lui a provoqué !
Et c'est pour cela qu'il se peut que cet homme soit une cause de division :
"ils séparaient par ce moyen (la sorcellerie) entre l'homme et son épouse."
(S2 V102 - Traduction du sens)
Combien de foyers ?
Et tout le monde en connaît sans exception !
Combien de foyers ont connu en leur sein des ruptures ?
Et combien d'hommes ont divorcé leur épouse ?
Et combien d'hommes ont subi de nombreux problèmes à cause de la tromperie de ce raqi envers lui comme quoi, il serait touché par une de ces maladies puis il se fait des illusions à cause de ce raqi ou d'un autre et croit que celui qui lui a provoqué cela est untel ou untel, et ceci n'est pas autorisé.
Tout ceci n'est pas autorisé !
Et c'est interdit !
Et c'est parmi les pires des dangers !
Donc ce premier point est un danger de manière catégorique !
● Le deuxième point concerne le diagnostic.
Lorsque certaines personnes diagnostiquent cette maladie, il s'en suit une autre maladie qui est la description du remède.
Il dit alors :
- "pour tel cas, on lit sur lui telle chose 7 fois",
- et "pour telle chose, tu lis sur lui tel verset et rien d'autre",
- puis "pour le troisième cas, on lit dans la journée ceci et dans la nuit cela",
et ceci n'est pas autorisé !
En effet, les hommes de science disent qu'il est autorisé à l'homme de se mettre en place un wird (programme quotidien d'invocations) spécifique à lui qu'il lira durant sa journée et sa nuit.
Et c'est ce que les savants des pieux prédécesseurs ou les premiers savants ont nommé "les versets de protection - آيات الحَرْص ".
Certains les ont regroupés, et il y a eu des impressions de certains livres anciens qui les ont mentionnés.
Cependant, il ne t'appartient pas de dire : "ceci est la Sounna" ou de dire aux gens : "cette chose pratiquez-la !"
Et c'est cela qui a poussé certaines personnes à s'accrocher à des versets spécifiques en dehors des autres lors de la lecture, et ceci est interdit !
Car c'est comme si tu avais attribué à ce Coran une spécificité ou un bénéfice qu'il n'a pas.
Les savants disent :
"Certes le Coran et le reste des invocations : s'ils sont spécifiés par un moment, ou un endroit, ou un nombre, ou un mérite, alors il est obligatoire de s'abstenir (tawqif, c'est-à-dire un texte du Coran ou de la Sounna qui le prouve)."
Donc si on ne s'abstient pas (tawqif), ceci est une pratique sans preuve et donc une innovation non légiférée !
Et ces roqat (gens qui font la roqya), beaucoup d'entre eux leur mettent en place un wird (programme d'invocations) pour d'autres qu'eux et leur ordonnent de les pratiquer, et ceci est extrêmement dangereux !
Jusqu'à ce que j'aie entendu l'un d'eux — sachant qu'il est montré du doigt (car réputé) dans ce domaine — dire : "certes il y a pour chaque sourate du Coran un gardien parmi les djinns qui l'accompagne", et ceci est dangereux et je vais avertir contre cela juste après, si Allâh عز وجل veut.
- Donc ce point est important : le fait que l'homme s'éloigne des diagnostics aussi bien concernant le type (de maladie) qu'il pense avoir ou qu'il s'imagine.
- Et le deuxième point concernant le type de remède qui est la récitation ou les invocations.
● Le troisième point : que (le raqi) s'abstienne d'interdire ce qui va avec (comme médicaments).
Et beaucoup de ceux qui font la roqya disent : "N'utilise pas les médicaments ! Délaisse tels médicaments, c'est moi qui fais la roqya tout seul afin qu'il n'y ait pas de contradiction !"
Où se trouve cela dans le Livre d'Allâh ?!
Ce n'est pas autorisé !
Ce n'est pas autorisé !
Toi tu es entrain de nuire à cet homme !
Pire encore, les propos que tu tiens là s'opposent à la Législation !
Car la Législation dit : "certes le remède tourne autour de ce qui est licite et ce qui s'en rapproche", alors comment peux-tu interdire et dire : "cette chose autorisée ou recommandée est interdite et va à l'encontre du Coran" ?!
Le sens de tes propos est qu'ici il y a une contradiction et une opposition entre le Coran et ce point, et ceci est extrêmement dangereux !
Avant que je ne passe à la seconde question par laquelle je terminerai mon propos, et je m'excuse d'avoir été long, il y a la question de ce diagnostic : beaucoup de gens prétendent qu'ils ont été diagnostiqués en fonction de ce qui s'est produit en eux ou en fonction de ce que lui a raconté son qarin (compagnon djinn), et par conséquent cet homme a regroupé 2 catastrophes immenses en plus de la catastrophe dans laquelle il se trouve avec cette innovation !
Et celui qui fait cela : il est interdit d'aller le voir, et il est interdit de le questionner, et celui-ci est un devin, si ce n'est un sorcier !
Et concernant le fait d'aller voir un devin : le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit à ce sujet :
"celui qui va voir un devin et l'interroge, sa prière ne sera pas acceptée de lui pendant 40 jours".
(Rapporté par Mouslim).
Donc le devin qui sème dans son esprit et dans sa personne :
- "untel a en lui telles maladies",
- ou que lui vient, comme il le prétend, son qarin (compagnon djinn) et dit : "il y a en toi telle chose",
celui-là il n'est pas autorisé d'aller le voir !
Je dis cela pourquoi ?
Parce qu'il s'est maintenant répandu et particulièrement sur les sites YouTube, certains qui font la roqya qui ramènent des choses étonnantes.
Et le nombre de vues qu'ils font, je ne dis pas qu'il atteint les milliers, mais qu'il a dépassé les centaines de milliers !
Ce qui montre à quel point les gens se précipitent à tomber dans les innovations !
Et à quel point ils se précipitent à tomber dans l'égarement !
Et il a certes été rapporté d'Abdoullah ibn Mass'oud (qu'Allâh l'agréé) qu'il a évoqué le Faux Messie et l'a démenti et décrit comme un grand menteur, puis il est rentré chez lui, alors qu'il était l'émir d'al Kouffah.
Il entendit alors certaines personnes présentes qui avaient entendu son hadith, mentionner le Faux Messie et dire :
"s'il sortait nous le frapperions avec des sandales("pierres" dans la version du athar) !"
Ibn Mass'oud sortit alors vers eux et dit : "par Allâh, si le Faux Messie sortait à Babil, vous vous plaindriez, pieds nus, pris de précipitation !"
(Majma' az-zawa-id 7/354, Al Haythami)
Ainsi, ô combien les gens se précipitent à tomber dans les filets des grands menteurs !
Et ô combien ils se précipitent à les croire !
C'est pour cela que la Législation est venue fermer la porte des chemins de peur de tomber dans leurs objectifs.
Et combien d'hommes qui étaient à l'abri dans leur religion ont entaché leur tawhid en ouvrant une porte qu'ils pensaient être un remède, mais s'est avérée être une cause menant à son contraire !
✅ Traduit et publié par l'équipe 3ilmchar3i.net
Cheikh 'Abdussalâm Ash-Shuway'ir - الشيخ عبد السلام الشويعر
On rapporte que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
"Si je ne craignais d’imposer une difficulté à ma Communauté, je leur aurais ordonné l’usage du Siwâk pour chaque prière."
(Al-Bukhârî – 887 et Muslim – 252.)
On rapporte également que lorsqu’il se levait la nuit, il nettoyait sa bouche avec un Siwâk.
(Al-Bukhârî – 889 et Muslim – 225.)
Il dit aussi :
"Le Siwâk nettoie la bouche et amène la satisfaction du Seigneur."
(Sahîh At-Targhrîb wa-t-Tarhîb – 209.)
On rapporte que :
"lorsque le Prophète rentrait chez lui, il commençait par utiliser le Siwâk."
(Muslim – 253.)
Et on trouve de nombreux hadiths à ce sujet. Il est authentifié qu’avant de mourir il utilisa le Siwâk de ‘Abd Ar-Rahmân Ibn Abî Bakr (Al-Bukhârî – 4438) et qu’il dit : "Je vous ai beaucoup parlé du Siwâk"(Al-Bukhârî – 888)
Le meilleur Siwâk est celui des bois d’Arâk (Salvadora Perscia dont on utilise les racines et les branches comme siwâk.) ou d’autre semblable.
Il ne faut pas prendre d’un arbre inconnu qui peut être un poison.
Il faut également l’utiliser avec modération, car si on exagère dans son utilisation, cela peut dissiper la beauté et l’éclat des dents, et les rendre aptes à recevoir les vapeurs et saletés qui remontent de l’estomac.
Si on l’utilise avec modération, il nettoie les dents, renforce les racines, libère la langue, empêche la carie, rafraîchît l’haleine, purifie le cerveau et donne de l’appétit.
Le meilleur est celui qui est imbibé d’eau de roses, et parmi les plus bénéfiques, celui qui est tiré des racines de noyers.
L’auteur de At-Taysîr a dit :
"On prétend que celui qui l’utilise tous les cinq jours, cela nettoie la tête, affine les sens et affûte l’esprit."
Le Siwâk compte de multiples bienfaits : il parfume la bouche, renforce la gencive, stoppe la pituite, clarifie la vue, empêche la carie, assainit l’estomac, purifie la voix, aide à la digestion des aliments, facilite la parole, encourage la lecture, l’invocation et la prière, repousse le sommeil, satisfait le Seigneur, étonne les anges et multiplie les bonnes actions.
Il est recommandé à tout moment, surtout pour la prière, les ablutions, le réveil, et lorsque l’haleine change.
Il est recommandé à celui qui jeûne ou non, à tout moment en raison de la globalité des hadiths à ce sujet et du besoin qu’en éprouve le jeûneur, et parce qu’il amène l’agrément du Seigneur, et Son agrément est plus encore demandé pendant le jeûne ; de même qu’il purifie la bouche, et la purification pour le jeûneur compte parmi les meilleurs des actes.
Extrait tiré du livre : L’authentique de la médecine prophétique - Pages 305/306 – Éditions Tawbah
✅ Traduit et publié par salafislam.fr
سواك : في " الصحيحين " عنه صلى الله عليه وسلم : ( لولا أن أشق على أمتي لأمرتهم بالسواك عند كل صلاة )
وفيهما : أنه صلى الله عليه وسلم ، ( كان إذا قام من الليل يشوص فاه بالسواك )
وفي " صحيح البخاري " تعليقا عنه صلى الله عليه وسلم : ( السواك مطهرة للفم مرضاة للرب )
وفي " صحيح مسلم " : أنه صلى الله عليه وسلم ( كان إذا دخل بيته ، بدأ بالسواك )
والأحاديث فيه كثيرة ، وصح عنه من حديث أنه ( استاك عند موته بسواك عبد الرحمن بن أبي بكر ، ) وصح عنه أنه قال : ( أكثرت عليكم في السواك )
وأصلح ما اتخذ السواك من خشب الأراك ونحوه ، ولا ينبغي أن يؤخذ من شجرة مجهولة ، فربما كانت سما ، وينبغي القصد في استعماله ، فإن بالغ فيه ، فربما أذهب طلاوة الأسنان وصقالتها ، وهيأها لقبول الأبخرة المتصاعدة من المعدة والأوساخ ، ومتى استعمل باعتدال ، جلا الأسنان ، وقوى العمود ، وأطلق اللسان ، ومنع الحفر ، وطيب النكهة ، ونقى الدماغ وشهى الطعام
وأجود ما استعمل مبلولا بماء الورد ، ومن أنفعه أصول الجوز ، قال صاحب : التيسير
زعموا أنه إذا استاك به المستاك كل خامس من الأيام ، نقى الرأس ، وصفى الحواس ، وأحد الذهن
ويستحب كل وقت ، ويتأكد عند الصلاة والوضوء ، والانتباه من النوم ، وتغيير رائحة الفم ، ويستحب للمفطر والصائم في كل وقت لعموم الأحاديث فيه ، ولحاجة الصائم إليه ، ولأنه مرضاة للرب ، ومرضاته مطلوبة في الصوم أشد من طلبها في الفطر ، ولأنه مطهرة للفم ، والطهور للصائم من أفضل أعماله
Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية