Épuiser son mari par des réclamations sans fin

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Épuiser son mari par des réclamations sans fin

Certaines épouses ont l'art de fatiguer leurs maris par le grand nombre de réclamations qu'elles leur adressent sans prendre en considération leurs moyens financiers.

 

Elles désirent s'habiller comme telle amie ou telle proche, et veulent avoir autant de parures et de meubles.

 

Les occasions de consommation sont très nombreuses : chaque mariage est un prétexte pour se procurer un habit neuf, lorsque la mode change, il faut suivre la tendance et avoir des vêtements dernier cri, dès qu'une proche ou une amie a un enfant, l'épouse s'empresse d'acheter un cadeau très coûteux et si un de ses proches se marie, elle se hâte d'offrir des cadeaux à sa femme.

 

Ce genre de femmes a les yeux rivés sur les classes aisées et s'efforce de rivaliser avec leurs membres dans l'étalage du faste et de la fortune.

 

Mais si elles continuent sur cette voie, ces femmes s'exposent à deux périls.

 

Dans le premier cas, si elles ont épousé un homme étourdi ou velléitaire, elles l'épuiseront par leurs dépenses et lui enlèveront sa dignité à force de contracter des crédits, car celui qui dépense sans avoir les moyens connaîtra la misère, la ruine et la perte de la dignité.

 

Dans le second cas, si le mari est fermé et s'oppose à ses désirs afin de préserver sa dignité face aux gens, l'épouse pensera que son époux est dur envers elle, tout cela parce qu'il n'exauce pas ses désirs.

 

Que pouvons-nous espérer d'un couple dont l'un des membres pense que cette union est une source de malheur et de tourment ?

 

Pouront-ils faire un bout de chemin de vie ensemble dans le bien-être et la sérénité ?

 

Cette maladie courante parmi les femmes pourrait être une des causes qui détournent les jeunes du mariage car le jeune célibataire craint d'être éprouvé par une épouse qui l'accablera de demandes et d'envies excessives : soit elle l'épousera malgré ses faibles moyens, soit elle cherchera à le quitter, soit elle restera avec lui mais sans éprouver d'affection véritable à son égard.

 

On ne niera pas non plus, dans ce contexte, que certains maris se montrent avares concernant les dépenses qu'ils font en faveur de leurs femmes, malgré leur aisance financière, mais ce n'est pas le sujet ici.

 

L'Islam a donné des droits à la femme dont le mari refuse de subvenir correctement à ses besoins en habits et nourriture alors qu'il en a les moyens : elle peut prendre de son argent sans son accord car il a pour obligation de l'entretenir matériellement.

 

Ibn Qudama a dit : « Les dépenses d'entretien (nafaqa) de l'épouse sont obligatoires selon le Qur'an, la Sunnah et le consensus des savants de l'islam » (1)

 

As-Sarkhasi a dit : « Les dépenses d'entretien de l'épouse sont obligatoires dans la limite du nécessaire et on tient compte de l'usage à ce sujet, c'est au-dessus de la parcimonie et en dessous du gaspillage » (2)

 

D'après le Sahih Al Bukhari et le Sahih Muslim, il est rapporté d'après Aïcha, qu'Allâh l'agrée, que Hind a dit :

 

« Ô Messager d'Allâh, Abu Sofiane est un homme avare, il ne me donne pas assez de nafaqa (d'argent) pour moi et mes enfants sauf ce que je prends de son argent sans qu'il le sache, suis-je blâmable à ce sujet ? »

Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم répondit : « Prends de son argent avec mesure ce qui te suffit à toi et à tes enfants » (3)

 

Mais si le refus du mari concerne des dépenses futiles ou supérieures à ses moyens, l'épouse n'a pas le droit de l'exposer et d'exposer son foyer à la pauvreté et à l'humiliation.

 

En résumé, l'épouse doit prendre en considération le pouvoir d'achat de son mari, elle ne doit pas l'accabler s'il est pauvre, ni dépenser son argent de façon exagérée et irréfléchie, ni l'épuiser par des demandes, surtout si elles sont futiles, car cela lui est préjudiciable : d'une part, il ne pourra pas réaliser ces demandes et d'autre part, il lui sera difficile d'apparaître devant elle comme un incompétent, incapable de réaliser ses désirs.

 

Il est louable que la femme accompagne son époux dans la vie avec résignation, qu'elle ne regarde pas les autres et qu'elle ne cherche pas à rivaliser avec les plus riches dans l'obtention des compléments superficiels.

 

Au contraire, elle doit sauvegarder la dignité de son mari et suivre l'exemple des mères des croyants, qu'Allâh les agrée, dont la vie se limitait au strict nécessaire, il arrivait même qu'il n'y ait aucune nourriture chez elles. (4)

 

Si la situation ne lui permet pas d'être complaisante envers les proches et les connaissances et de leur offrir des cadeaux par exemple, qu'elle se contente de leur adresser des mots agréables, une carte chaleureuse, il y a des chances que de telles attentions soient mieux accueillies qu'un cadeau donné avec orgueil et arrogance, dont on se prévaut et qui finalement humilie autrui.

 

La femme doit se dire que, de la même manière que certaines personnes ont plus de moyens qu'elle, elle aussi a plus de moyens que beaucoup d'autres personnes.

 

Elle doit alors élargir sa vision des choses et ne pas se contenter des seules apparences.

 

(1) Al Mughni 11/347, voir aussi Al Mabsut d'As-Sharkhasi 5/180, Bidayat-Ul Mujtahid d'Ibn Ruchd 2/53, Hachiyat Ibn Abidayn 3/572 et Ar-Rawda d'An-Nawawi 9/40

(2) Al Mabsut d'As-Sharkhasi 5/181

(3) Al Bukhari (2211) et Muslim (1714)

(4) Voir Rasa'il Al Islah 1/176, Akhlaquna Al Ijtima'iyya p.125 et Awdatul Hijab 2/493

 

Les erreurs commises par les épouses

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Cheikh Mohammad Ibn Ibrahîm al Hamad - الشيخ محمد بن إبراهيم الحمد

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