Le manque de fraternité religieuse (audio-vidéo)
Selon Abi Hurayrah رضي الله عنه, il dit :
"L'un d'entre vous voit la brindille dans l'œil de son frère tandis qu'il oublie le tronc (الجذل - al-jidhl) [ou bien, il a dit : Le tronc (الجذع - al-jidh')] au travers du sien."
Rapporté par Ahmad dans 'Az-Zouhd" et Al-Bukhârî dans "Al-Adab Al-Moufrad' avec une chaîne de transmission authentique.
Il fut également rapporté et attribué au Prophète صلى الله عليه وسلم mais l'authenticité n'est pas établie.
Ceci renferme ce que l'on compte parmi les choses empêchant le serviteur de patauger dans le marécage des défauts d'autrui, le rappel de la fraternité religieuse.
Celui qui sait que celui dont il veut mentionner le défaut est son frère en religion, il s'abstiendra d'évoquer son défaut.
Lorsque la fraternité religieuse faiblit entre les musulmans, les uns se mettent alors à rechercher les défauts des autres.
Telle est la situation (que nous vivons) aujourd'hui.
Lorsque le lien de la fraternité religieuse a faibli entre les musulmans, les étudiants en science y compris, certains se sont mis à vouloir dévoiler les défauts de leurs frères.
Alors que si l'alliance qu'il voue à ceux-ci par la fraternité religieuse avait été assez forte, il aurait certes su que ces défauts comptent parmi les secrets des musulmans, que les secrets doivent être cachés et non divulgués et qu'il ne faut pas les afficher et les dévoiler.
Lorsque la fraternité religieuse est affermie dans le cœur, le serviteur s'abstient de faire mention publique des défauts des gens et de les scruter.
Car les fautes dans lesquelles ils tombent sont censées lui faire de la peine. Il ne devrait pas trouver son cœur empli de joie suite à l'émanation d'un défaut de la part d'untel.
Et il ne devrait pas faire de cela un tremplin pour élever sa propre personne et rabaisser autrui !
Voilà une maladie immense qui s'est immiscée chez les étudiants en sciences et dont l'origine est la faiblesse de la fraternité religieuse.
Ceci, car les gens aujourd'hui subissent le joug du matérialisme et se lient par intérêt.
Lorsque quelqu'un sert ses intérêts, il fait tout ce qu'il désire, en revanche, s'il ne lui est d'aucune utilité, alors il lui nuit.
Lorsque le profit est présent, les défauts se changent en qualités, les vilenies en noblesses, et les imperfections en perfections.
Mais lorsqu'il n'y a pas de profit, la perfection se change en imperfection et la noblesse se change en vilenie.
Ceci est un mal immense qu'il s'est répandu au sein des étudiants en science.
Comme est parfois grand l'éloge fait par certains au sujet d'autres, ainsi que les compliments que certains adressent à d'autres, tout ceci en raison du lien de profit qui existe entre eux.
Le plus répugnant est lorsque cet intérêt est dissimulé derrière le prétexte du secours porté à la législation et à la sounnah.
La législation et la sounnah ne peuvent être secourues que par la législation et la sounnah.
Quant à la prétention selon laquelle ces liens les renforcent dans le secours qu'ils apportent à la législation et à la sounnah, cela est impossible !
Les secoureurs de la législation et de la sounnah sont ceux qui sont discrets et pieux, ceux qui font de leur lien avec les créatures ce qu'Allâh aime et agrée.
Ils aiment tout un chacun parmi les musulmans, même s'il ne devaient tirer aucun profit de leur part.
Leur sincérité religieuse est telle que, même si l'un d'entre eux leur voulait du mal, eux ne lui voudrait aucun mal.
Et ceci, car ce sont les serviteurs d'Allâh, non les serviteurs des postes/fonctions, des statuts, des badges, ni des attestations.
Que l'étudiant en science prenne garde à cette catastrophe immense qui s'est propagée [en leur sein].
Il ne doit pas légitimer cela en se cachant derrière des illusions sataniques laissant apparaître le faux sous une apparence enjolivée et trompeuse.
Mais qu'il chemine plutôt en s'inspirant de la vie de ceux qui ont précédés, parmi les adeptes de la science, du mérite, de la sounnah et de l'exemplarité.
Les perfections sur lesquelles ils se tenaient sont celles qui les ont prémunis contre de nombreux maux.
Et parmi les plus importantes, la fraternité religieuse entre eux pour Allâh.
Il n'est pas condition dans la fraternité religieuse qu'untel connaissent untel, ou qu'untel visite untel ou qu'untel fasse l'éloge d'untel.
Plutôt, la condition de leur fraternité religieuse était qu'à partir du moment où untel était sur le athâr, il était sur la voie même s'ils ne l'avaient jamais vu.
S'ils n'entendaient et ne connaissaient de lui que du bien, ils le comptaient parmi les adeptes du bien.
✅ Publié par la chaîne Youtube - Sabil Al-Haqq
Cheikh Salih Ibn Abdillah Ibn Hamadin Al Oussaymy - الشيخ صالح بن عبدالله بن حمد العصيمي
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