Le Prophète صلى الله عليه وسلم était au service de sa famille (audio)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Le Prophète صلى الله عليه وسلم était au service de sa famille (audio)

Question :

 

Existe-t-il une règle concernant le service que l’homme rend à son épouse à la maison ?

 

Et quel est le sens du fait que le Prophète صلى الله عليه وسلم était "au service de sa famille" et de sa parole :

 

"Le meilleur d’entre vous est celui qui est le meilleur envers sa famille, et je suis le meilleur d’entre vous envers ma famille" ?

 

Certains hommes balayent, cuisinent ou encore arrangent les meubles et disent : "Nous suivons l’exemple du Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم, car il aidait sa famille, lavait la vaisselle et balayait la maison."

 

Tandis que d’autres disent : "Je ne mange pas avec ma femme", ou bien : "Je ne dors avec elle qu’au moment des rapports."

 

Beaucoup tombent dans l’excès ou dans la négligence à ce sujet.

 

Quel est donc le juste comportement ?

 

La réponse :

 

Je dis : Allâh a établi une règle juste en disant :

 

{وَعَاشِرُوهُنَّ بِٱلۡمَعۡرُوفِۚ}

 

(traduction rapprochée) :

 

{Et comportez-vous convenablement envers elles}

 

Il a dit aussi :

 

{وَلَهُنَّ مِثۡلُ ٱلَّذِی عَلَیۡهِنَّ بِٱلۡمَعۡرُوفِۚ}

 

(traduction rapprochée) :

 

{Elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance}

 

Mais Allâh تعالى a ensuite coupé court à toute prétention d’égalité totale entre l’homme et la femme.

 

Car, après avoir dit (traduction rapprochée) : {Elles ont des droits équivalents à leurs obligations}, une femme aurait pu s’enorgueillir et dire : « Je suis l’égale de l’homme en tout. »

 

C’est alors qu’Allâh dit :


{وَلِلرِّجَالِ عَلَیۡهِنَّ دَرَجَةࣱۗ وَٱللَّهُ عَزِیزٌ حَكِیمٌ}

 

(traduction rapprochée) :

 

{Mais les hommes ont un degré de plus sur elles}

 

Ainsi, il n’y a pas égalité parfaite entre l’homme et la femme, sauf là où la sagesse veut qu’ils soient égaux.

 

Je dis donc : la question dépend de la coutume.

 

Si celle-ci veut que l’épouse serve son mari dans le ménage, la cuisine, la lessive et même le travail aux champs, cela ne pose aucun problème.

 

L’épouse de Zubayr ibn al-‘Awwâm, par exemple, transportait les noyaux de dattes depuis Médine jusqu’au verger de son mari en dehors de la ville.

 

Dans les temps que nous avons connus, c’était la femme qui préparait la maison, balayait, lavait la vaisselle, trayait la vache, cuisinait et faisait tout le reste, tandis que la responsabilité de l’homme était d’assurer la subsistance.

 

Voilà le principe de base.

 

Cependant, il n’y a aucun mal à ce que l’homme aide son épouse, afin de gagner son affection et se rapprocher d’elle, et cela comporte un grand bien.

 

Quant à l’image que certains se font en disant qu’Aïcha, mère des croyants, dormait pendant que le Prophète صلى الله عليه وسلم soufflait sur le feu et cuisinait, c’est faux et mensonger.

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم trouvait sa nourriture déjà prête et demandait parfois : « Avez-vous de quoi manger ? »

 

Une fois, il arriva alors qu’un récipient de viande cuisait déjà sur le feu, et il demanda ce que c’était.

 

En revanche, il est vrai qu’il aidait sa famille, qu’il raccommodait ses chaussures et reprenait ses vêtements صلى الله عليه وسلم.

 

Mais la description exagérée donnée par certains, relève soit de l’ignorance, soit d’une mauvaise compréhension.

 

En tout état de cause, la religion islamique l'a évoqué (versets précédents).

 

L’homme doit donc suivre la coutume.

 

Celle-ci peut varier de notre époque à celle d’avant : autrefois, la femme portait une grande partie des charges domestiques, bien plus qu’aujourd’hui.

 

De nos jours, beaucoup de femmes réclament une servante et, lorsqu’elles sortent avec leur mari, elles lui disent : « Porte l’enfant, je te suis ! », voire : « Porte l’enfant et je marche derrière toi ! ».

 

Cela existe, mais est-ce une imitation du Prophète صلى الله عليه وسلم et de ses Compagnons ?

 

Non.

 

C’est plutôt une imitation des nations occidentales.

 

Ainsi, nous devons préserver nos coutumes tant qu’aucune autre meilleure, du point de vue religieux, ne vient les remplacer.

 

Je ne dis pas qu’il faille s’attacher à une mauvaise habitude, mais tant qu’on n’a pas trouvé une pratique meilleure dans la religion ou dans la vie quotidienne, il n’y a pas de mal à suivre la coutume.

 

Publié par la chaîne Telegram - Fawaid Islamyia (فوائد إسلامية) - @Fawaidislamya

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-'Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :