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Le mérite des 10 premiers jours de Dhul-Hijja et quelques règles concernant le sacrifice

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Le mérite des 10 premiers jours de Dhul-Hijja et quelques règles concernant le sacrifice
Le mérite des 10 (premiers) jours de Dhul-Hijja
 
(12ème mois du calendrier musulman, le mois du Pèlerinage)
 
Allah dit (traduction du sens des versets) :

« Par l'Aube, et par les dix nuits. » [l’Aube, v. 1 et 2] 
 
Ibn Kathîr - qu’Allah lui fasse miséricorde - a dit :

« Cela fait référence aux 10 (premiers) jours de Dhul-Hijja.» 

Allah a dit aussi (traduction du sens des versets) :

« … Et pour invoquer le nom d’Allah aux jours fixés… » [Le Pèlerinage, v. 28]
 
Ibn ‘Abbâs a dit à propos de l’explication de ce verset :

« Ce sont les dix jours [de Dhul-Hijja]. »
 
Ibn 'Abbâs a dit aussi :

« Le Prophète - Paix et salut d’Allah sur lui - a dit :
« Il n’y a pas d’oeuvres meilleures que celles faites en ces 10 jours. »
Les Compagnons dirent : « Même pas le Jihâd ? »
Il dit : « Même pas le Jihâd, sauf un homme qui sortirait risquant sa vie et ses biens et qui ne reviendrait avec rien (càd. qu’il y perdrait sa vie et sa fortune). »

Rapporté par Al-Bukhârî.
Ce qui est recommandé de faire pendant ces 10 jours
 
Il est recommandé de faire des efforts dans les actes d’adoration comme la prière, le rappel d’Allah, les contacts avec la famille, les aumônes, le fait de recommander le bien et d’interdire le mal, selon ses possibilités. 
 
Il existe des textes qui donnent des précisions sur des actes à faire en particulier
 
- Prononcer les formules de rappel :

Dire « Allâhu Akbar » (Takbîr), « Lâ Ilâha Illallâh » (Tahlîl), « Al-Hamdu Lilâh» (Tahmîd), car selon le hadith d’Ibn ’Umar - qu’Allah l’agrée - le Prophète - Paix et salut d’Allah sur lui - a dit :

« Il n’y a pas de jours plus importants auprès d’Allah - exalté soit-Il - et au cours desquels les oeuvres sont plus aimées de Lui, que durant ces 10 jours.
Donc, dans cette période, répétez les formules « Allâhu Akbar », « Lâ Ilâha Illa'llâh », « Al-Hamdu Lilâh ». »

Rapporté par At-Tabarânî dans son Mu’jam ul-Kabîr.
 
L’imam Al-Bukhârî - qu’Allah lui fasse miséricorde - a dit :

« Ibn ‘Umar et Abû Hurayra - qu’Allah les agrée- allaient au marché pendant les 10 jours et ils répétaient « Allâhu Akbar » et les gens répétaient derrière eux."
(chacun pour soi, car il n’existe aucune preuve qui prouve qu’il faut dire cette formule en groupe, d’une seule voix).
 
Une formule acceptée est : 
 
« Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, Lâ Ilâha Illa'Llâh... Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, Wa Lilâhil-Hamd. »
 
Et Ibn ‘Umar répétait le Takbîr à Mina pendant ces 10 jours, après les prières, au moment de se coucher, dans sa tente, dans ses assemblées et lors de ses promenades.

Il est recommandé de dire le Takbîr à haute voix, selon ce qu’ont fait ‘Umar, son fils et Abû Hurayra.
 
- Le jeûne : certaines femmes du Prophète - salut et prière d’Allah sur lui - rapportent :

« Le Prophète - paix et salut d’Allah sur lui- jeûnait les 9 (premiers) jours de Dhul-Hijja, le jour d’Achoura, et trois jours par mois. »
Rapporté par l’imam Ahmad, Abû Dâwûd et An-Nassâ’î.
 
- Le jeûne du jour d’Arafat (9ème jour de Dhul-Hijja): jeûner ce jour est une Sunna confirmée pour celui qui n’effectue pas le pèlerinage, selon le hadith du Prophète - Paix et salut d’Allah sur lui :

« J’espère la récompense d’Allah que ce jeûne efface tes péchés de l’année écoulée et ceux de l’année à venir. »
Rapporté par Muslim. 
 
- Le Hajj et la ‘Umra : Abû Hurayra rapporte du Prophète - Paix et salut d’Allah sur lui - qu’il a dit : 
« Accomplir la ‘Umra efface les péchés entre cette ‘Umra et la dernière, et un Hajj accepté (d’Allah) n’a d’autre récompense que le paradis. »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.
Quelques règles se rapportant au sacrifice
 
C’est une Sunna confirmé et il est détestable de la délaisser si l’on a les moyens de la faire, selon le hadith d’Anas - qu’Allah l’agrée - que le Prophète - Paix et salut d’Allah sur lui - a sacrifié deux béliers cornus de couleur grisâtre ; il les égorgea lui-même en disant :

« Bismillâh Wallâhu Akbar. »
 
Si une personne a l’intention de sacrifier et qu’il rentre dans les 10 premiers jours de Dhul-Hijja, il lui est interdit de se couper les cheveux, les ongles et la peau jusqu’à ce qu’il sacrifie sa bête, car, selon Um Salama, le Prophète a dit :

« Lorsque vous entrez dans les 10 jours (de Dhul-Hijja) et que l’un d’entre vous veut sacrifier une bête, qu’il s’abstienne de se couper les cheveux et les ongles. » 
Que faut-il sacrifier ?
 
La bête à sacrifier doit être soit un chameau ou une vache (à partager entre plusieurs personnes) soit un ovin selon la parole d’Allah (traduction du sens des versets) :

« Pour qu’ils rappellent le nom d’Allah sur ce qu’Il leur a octroyés des bêtes de troupeaux. » [Le Pèlerinage, v. 34]
 
La condition pour que la bête soit bonne à sacrifier est qu’elle soit exempte de défauts apparents, selon la parole du Prophète - Paix et salut d’Allah sur lui :

« Quatre (défauts) font que le sacrifice n’est pas accepté : la bête borgne de manière apparente, la bête visiblement malade, la bête boiteuse de manière évidente et la bête maigre que l’on ne peut récupérer. »
Rapporté par At-Tirmidhî.
Le moment propice pour égorger la bête
 
Le moment propice débute après la prière de l’Eid, selon le hadith du Prophète - Paix et salut d’Allah sur lui :

«Celui qui égorge avant la prière a sacrifié pour lui-même, et celui qui égorge après la prière a parfait son sacrifice et a accompli la Sunna des musulmans. »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.
 
Il est Sunna pour qui sait égorger, d’égorger sa bête soi-même en disant :

« Bismillah wallâhu Akbar, ô Seigneur, ceci est de la part d’untel » (et il se nomme lui-même ou la personne qui lui a recommandé d’offrir ce sacrifice) car le Prophète - Paix et salut d’Allah sur lui - a égorgé un bélier en disant : « Bismillah wallâhu Akbar, ô Seigneur, ceci est de ma part et de la part de tous ceux de ma communauté qui n’ont pas sacrifié. »
Rapporté par Abû Dâwûd et At-Tirmidhî.
Il est recommandé à celui qui ne sait pas sacrifier de tout de même assister.
La répartition (de la viande) du sacrifice
 
Il est Sunna pour la personne qui sacrifie de manger une partie de la viande de la bête sacrifiée (et la première chose dont le Prophète mangeait le jour de l’Eid était le foie du mouton), d’en distribuer aux proches de la famille et aux voisins, et d’en faire aumône d’une partie aux pauvres.
 
Allah dit (traduction du sens des versets) :

« Mangez-en et donnez-en à manger aux misérables, les pauvres... » [Le Pèlerinage, v. 28]
 
Certains Pieux Prédécesseurs (Salaf) aimaient à partager la viande en trois : un tiers pour eux-mêmes, un tiers en cadeau et un tiers en aumône pour les pauvres.

Et on ne donne pas à la personne qui a abattu la bête de cette viande comme salaire pour son travail.
 
Allah est le Plus Savant.
 
Traduit par Abou Younes - Dhul Qaada 1421
 Publié par fatwas.online.fr

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Les règles des fêtes (Aïd) et leurs traditions - أحكام العيد و سننه

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Les règles des fêtes (Aïd) et leurs traditions - أحكام العيد و سننه

Premier point

La prière du ‘aid

 

L’Imam An Nawawî رحمه الله dit dans al majmou’ 5/5 :

 

"Il y a consensus des savants sur le caractère légiféré de la prière du ‘aid." 

 

Et Cheikh Al Islam Ibn Taymiya a dit concernant cette prière, comme cela est mentionné dans le majmou al fatawas 23/161 : 

 

"Elle fait partie des rites les plus important de l’ Islam."

 

Le caractère légiféré de cette prière est confirmé par la sounnah moutawatira, le prophète صلى الله عليه وسلم et ses successeurs ont continué de la célébrer, et il n’a jamais été rapporté qu’elle fut délaissée à aucun moment. 

 

Al Boukhari (962) et Mouslim (884) ont rapporté (l’énoncé étant de Mouslim) d’ après Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما qui a dit :

 

"J’ ai assisté à la prière de la rupture du jeûne avec le prophète صلى الله عليه وسلم ainsi qu’avec Abou Bakr, Omar et Othman." 

 

Et même, les femmes assistaient à cette prière :

 

Al Boukhari (971) (l’ énoncé étant de lui) et Mouslim (890) ont rapporté d’après Oum ‘Atiyâ رضي الله عنها qui a dit :

 

"Il nous été ordonné de sortir le jour de al-‘aïd et de faire sortir les vierges cachées aux regards, ainsi que les femmes indisposées.

Ces dernières restaient en arrière, elles prononçaient le takbir avec le takbir des autres, invoquait avec leurs invocations et espéraient la bénédiction de ce jour-là ainsi que sa pureté." 

Deuxième point

La recommandation d’effectuer le lavage le jour du ‘aid 

 

Il est confirmé d’après al firyabi dans "les règles des deux fêtes" (15) d’après Nafi’ que Ibn ‘Omar "se lavait pour les deux fêtes", de même qu’il fut confirmé (16) d’après Jou’d Ibn ‘AbdelRahman qui dit : j’ai vu As Sa’ib Ibn Yazid رضي الله عنه se laver avant de se rendre au lieu de prière (moussalla).

 

Ibn ‘AbdelBarr et Ibn Rouchd ainsi que d’ autres ont cité le consensus sur son caractère recommandé. (c’est-à-dire concernant le lavage pour l’aïd) 

Troisième point

Le moment du lavage pour le ‘aïd 

 

Le mieux est de l’effectuer après la prière du matin et avant de se rendre au lieu de prière et cela est apparemment prouvé par les narrations d’après les compagnons.

 

Et il fut confirmé dans mousnad d’Al-Harith ibn Abi Oussama d’après Ibn Ishaq qui dit :

 

"Je dis à Nafi’ : "Comment est-ce que Ibn ‘Omar رضي الله عنه célébré la prière du ‘aid ?3 

Il répondit : "Il s’acquittait de la prière du matin avec l’Imam puis il revenait chez lui et se lavait comme on effectue les ablutions majeures, ensuite, il mettait ses meilleurs habits, se parfumait avec le meilleur parfum qu’ il possède et se rendait au lieu de prière."

 

Et si la personne se lave avant la prière du matin à cause du manque de temps pour pouvoir arriver plus tôt au lieu de prière, il n’ y a pas de mal à cela chez la plupart des gens de science. 

Quatrième point

Recommandation de s’embellir par les plus beaux habits pour le ‘aïd 

 

Al-Boukhari (948) et Mouslim (2068) rapportent d’après ‘AbdAllâh Ibn ‘Omar qui dit : 

 

"‘Omar Ibn Al Khattab رضي الله عنه trouva au marché un habit en brocart à la vente, il le prit et le donna au prophète صلى الله عليه وسلم en disant : "Prends cet habit et embellis-toi en le portant pour le ‘aïd et lors de l’ accueil de délégations."

 

Al-Hafidh Ibn Rajab رحمه الله dit dans "Fateh Al Barî" (6/67) après ce hadith :

 

"C’est une preuve sur le fait de s’ embellir pour al-‘aïd et que cela était connu entre eux."

 

Al-Hafidh Ibn Rajab رحمه الله dit aussi (6/72) :

 

"Le fait de s’embellir est valable aussi pour celui qui se rend au lieu de prière que pour ceux qui restent à la maison comme les femmes et les enfants."

 

Pour la femme, elle sort au lieu de prière sans s’embellir, ni se parfumer, ni qu’elle découvre ses charmes et son visage car cela leur est interdit lorsqu’elles sortent. 

 

Recommandation de se parfumer pour al-‘aïd

 

Al Firyabî rapporte dans "Ahkam al ‘aydayn" (17) d’après Nafi’ que Ibn ‘Omar رضي الله عنه se lavait et se parfumer pour le ‘aid. (sa chaîne est authentique) 

 

L’ Imam Malik a dit comme cité précédemment :

 

"J’ai entendu les gens de science recommander le parfum pour chaque aïd."

Cinquième point

Le caractère recommandé de manger quelques dattes avant de sortir pour rejoindre le lieu de prière le jour de la prière de la fête de rupture du jeûne 

 

Al-Boukhari (953) rapporte d’après Anas Ibn Malik رضي الله عنه qui dit : 

 

"L’envoyé d’Allâh صلى الله عليه وسلم ne sortait le matin de la fête de rupture du jeûne qu’ après avoir mangé quelques dattes." 

 

Il est confirmé dans le "Moussanaf" d’AbderRazaq d’après Ibn ‘Abbas رضي الله عنه qui a dit :

 

"Si vous êtes capable de ne sortir le jour de la rupture du jeûne qu’ après avoir mangé alors faites-le !"

 

Et d’après Ibn Abi Cheyba (1/485) d’après Cha’by que cela fait partie de la sounnah. 

Sixième point

Il est préférable quand on se rend à la salle de prière de l’aïd d’y aller à pieds et de prendre un chemin à l’aller et un autre différent au retour

 

Il est rapporté dans le Mousnaf de Ibn Abi Chayba (1/486) d’après Zar qui a dit : 

 

"’Omar Ibn Al Khattab est sorti le jour de l’aïd ou le jour de Douha couvert d’un habit en coton en marchant."

 

Et il est aussi rapporté de lui selon Dja’far Ibn Bourqâne qu’il a dit : 

 

"’Omar Ibn Abdel ‘Aziz nous a écrit (la chose suivante) :

"Celui d’entre vous qui a la possibilité d’aller à (la prière de) l’aïd à pieds, qu’il le fasse.""

 

Et At-Tirmidhi a dit dans son Sounane (2/410) : 

 

"Et sur cela, la majorité des gens de science préfèrent que la personne sorte le jour de l’aïd en marchant." 

 

Et Al-Boukhari a rapporté (986) selon Djabir Ibn Abdillâh qui a dit : 

 

"Le Prophète صلى الله عليه وسلم prenait deux chemins différents le jour de l’aïd." 

Septième point

Dire "Allâhou Akbar" le jour de l’aïd al-fitr 

 

Il y a plusieurs points à ce sujet : 

 

Premièrement : Sa législation

 

Allâh a dit à la fin du verset sur le jeûne de Ramadan dans la Sourate Al-Baqara (traduction rapprochée) : 

 

"afin que vous en complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d'Allâh" 

 

Ibn Kathir a dit dans son tafssir (1/307) sur ce verset : 

 

"Et c’est pour cela que beaucoup de savants ont considéré que le fait de dire "Allâhou Akbar" était légiféré lors de l’aïd al-fitr en se basant sur ce verset." 

 

Et dire "Allâhou Akbar" le jour de l’aïd al-fitr est rapporté d’Ibn ’Omar, et d’un certains nombres de tabi’yne (ceux qui ont suivi les compagnons) et de ceux après eux.

 

Et il est rapporté de Abi ’Abderrahmane As-Salamî qui a dit : 

 

"Ils disaient "Allâhou Akbar" le jour de l’aïd al-fitr surtout lors du douha." 

 

Rapporté par Ad-Daraqoutni (2/44) et la majorité des savants parmi les savants et ceux après eux le considéraient comme préférable (moustahab, celui qui le fait est récompensé, celui qui le délaisse ne commet pas de péché). 

 

Deuxièmement : Le moment où cela commence 

 

Il commence le jour de l’aïd à la sortie vers le lieu de prière de l’aïd.

 

L’Imam An-Nawawi a dit dans son madjmou’ (5/48) : 

 

"Et la majorité des savants ont dit :

"On ne dit pas Allahou Akbar la nuit de l’Aïd, mais on dit Allahou Akbar lorsqu’on se rend à la prière de l’Aïd, Ibn Al-moundhir l’a rapporté de plusieurs savants.

Il a dit : "Et c’est mon avis."" 

 

Troisièmement : Le moment où cela s’achève

 

Il est rapporté de Ibn ’Omar, selon Al-Fariyâbî dans Ahkâm Al-’aiydayine (43) selon Nâfi’, que : 

 

"Ibn ’Omar sortait le jour de l’aïd à la salle de prière et il disait "Allâhou Akbar" et élevait la voix jusqu’à ce que l’imam arrive." 

 

Et dans une autre version (46-48) : 

 

"Il disait "Allâhou Akbar" jusqu’à ce qu’il arrive à la salle de prière, et il disait "Allâhou Akbar" jusqu’à ce que l’imam arrive." 

 

Et Az-Zou’rî a dit : 

 

"Les gens disaient "Allâhou Akbar" à partir du moment où ils sortaient de leurs maisons jusqu’à ce qu’ils arrivent au lieu de prière et que l’imam sorte.

Ainsi, s’il sortait, ils se taisaient, et s’il disait "Allâhou Akbar", ils disaient "Allâhou Akbar"."

Rapporté par Al-Faryâbî (59) avec un isnad authentique. 

 

Et c’est l’avis de la majorité des savants. 

 

Quatrièmement : La législation du fait d’élever la voix (en disant "Allâhou Akbar")

 

Cheikh Al Islam Ibn Taymiya a dit : 

 

"Et il est légiféré à chacun d’élever la voix en disant "Allâhou Akbar" en sortant de la maison.

Et il y a unanimité des 4 savants à ce sujet."

 

Cinquièmement : Dire "Allâhou Akbar" pour les femmes

 

Il a précédé dans le premier point le hadith de Oum ‘Atiya rapporté par Al-Boukhari et Mouslim et il y avait dedans : 

 

"Elles prononçaient le takbir (le fait de dire "Allâhou Akbar") avec le takbir des autres." 

 

Et Al-Hafidh Ibn Radjab a dit dans "al-fath" (6/130) : 

 

"Il n’y a pas de divergence sur le fait que les femmes disent "Allâhou Akbar", mais elles baissent leur voix en disant "Allâhou Akbar"."

 

Sixièmement : Sa description

 

Il est rapporté par Ibn Abi Chayba (1/489) selon Ibn ’Abbas qu’il disait : 

 

"Allâhou Akbar Kabirane, Allâhou Akbar Kabirane, Allâhou Akbar wa Adjal, Allâhou Akbar Wa lillahi-l-Hamd." 

 

Al-Hadfih Ibn Hadjar a dit dans Fath Al-Bari (2/462) : 

 

"Quand à la façon de faire le takbir, ce qui est le plus authentique parmi ce qui a été rapporté c’est ce qu’a rapporté ’Abderrazaq (avec un isnad authentique) selon Salmân qui a dit : 

"Dites Allâhou Akbar : Allâhou Akbar, Allâhou Akbar, Allâhou Akbar Kabîrane"

 

Et Al-Lajna Da-ima est du même avis. 

Huitième point

Lever les mains lors du takbir al-ihram (quand on dit "Allâhou Akbar" au début de la prière) de la prière de l’aïd et dans le reste des takbir 

 

’Abderrazaq a rapporté (3/297) selon Ibn Djarîh qui a dit : 

 

"J’ai dit à ’Ata : "Est-ce que l’imam lève ses mains à chaque fois qu’il dit Allâhou Akbar dans les takbir supplémentaires de la prière de l’Aïd al fitr ?" 

Il répondit : "Oui, et les gens les lèvent aussi.""

(Son isnad est authentique) 

 

Et c’est l’avis de Abou Hanifa, Malik dans une version, Chafi’i, Ahmad, Al-Awouzâ’î et beaucoup d’autres savants.

Et Ibn Al-Moundhir, Ibn Al Qaiym Al Djawziya, Ibn Baz et Ibn ’Outaymine ont considéré cela comme l’avis le plus juste. 

Neuvième point

Les félicitations lors de l’aïd 

 

Al-Hafidh Ibn Hadjar a dit dans Fath Al-Bari (2/446) :

 

"Il nous a été rapporté dans Al-Mouhamaliyâte avec un isnad bon, selon Djabir Ibn Nafîr qui a dit : 

"Quand les compagnons du Messager d’Allâh se rencontraient le jour de l’aïd, ils disaient les uns aux autres :

"Taqabalou llahou minâ mink." "

 

Et Mouhammad Ibn Ziyâd a dit : 

 

"J’étais avec Abi Oumâma et d’autres compagnons du Prophète.

Et quand ils revenaient (de la prière de l'aïd), ils se disaient les uns aux autres :

"Taqabalou llahou mini wa mink.""

 

L’imam Ahmad a dit : "Son isnad est authentique" 

 

Et qu’Allâh prie et salue notre Prophète Mouhammad, ainsi que sa famille et tous ses compagnons.

 

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أحكام العيد و سننه
المسألة الأولى : صلاة العيد
قال الأمام النووي رحمه الله في المجموع (5/5):5
أجمع العلماء على أن صلاة العيد مشروعة أهـ
و قال شيخ الإسلام ابن تيميه رحمه الله كما في مجموع فتاواه 23/161
 أنها من أعظم شعائر الإسلام أهـ و مشر
وعيته ثابتة بالسنة المتواترة , و كان النبي صلى الله عليه و سلم و الخلفاء من بعده يداومون عليها , و لم يأت عنهم تركها البته في عيد من الأعياد
و خرج البخاري (962) و مسلم (884) و اللفظ له عن ابن عباس رضي الله عنهما أنه قال
 شهدت صلاة الفطر مع نبي الله صلى الله
بل حتى النساء يشهدنها فقد خرج البخاري (971) و اللفظ له و مسلم (890) عن أم عطية رضي الله عنها أنها قالت
كنا نأمر أن نخرج يوم العيد ,حتى نخرك البكر من خدرها , حتى نخرج الحيض فيكن خلف الناس فيكبرن بتكبيرهم و يدعون بدعائهم , يرجون بركة ذلك
وثبت عن الفريابي في أحكام العيدين (15) عن نافع ابن عمر رضي الله عنهما " كان يغتسل للعيدين " و ثبت عنه أيضا (16) عن الجعد ابن عبد الرحمن قال : رأيت السائب بن يزيد رضي الله عنه يغتسل قبل أن يخرج إلى المصلى
و نقل ابن عبد البر و ابن رشد و غيرهما الإجماع على استحبابه
المسألة الثالثة : وقت الاغتسال في العيد
الأفضل أن يكون بعد الصبح و قبل الذهاب إلى المصلى , و عليه يدل ظاهر أثار الصحابة فقد ثبت في المسند الحارث بن أبي أسامة عن محمد بن إسحاق أنه قال
قلت لنافع : كيف كان ابن عمر يصلي العيد ؟ قال : كان يشهد صلاة الفجر مع الإمام ثم يرجع إلى بيته فيغتسل غسله من الجنابة و يلبس أحسن ثيابه و يتطيب بأحسن ما عنده ثم يخرج حتى يصلي
و إن اغتسل قبل الصبح لضيق الوقت و حتى يتمكن من التبكير إلى المصلى فلا بأس به عند أكثر أهل العلم
المسألة الرابعة : استحباب التجمل بأجمل الثياب في العيد
خرج البخاري (948) ومسلم (2068) عن عبد الله بن عمر أنه قال
 وجد عمر بن خطاب حلة من إستبرق تباع في السوق فأخذها فأتى بها رسول الله صلى الله عليه و سلم فقال : يا رسول الله ابتع هذا فتجمل بها للعيد و الوفود
قال الحافظ ابن رجب رحمه الله عقبه في "فتح الباري" 6/67
وقد دل هذا الحديث على التجمل للعيد و أنه كان معتاد بينهم أهـ
وقال الحافظ ابن رجب في فتح الباري 6/72
وهذا التزين في العيد يسوي فيه الخارج إلى الصلاة و الجالس فف بيته حتى النساء و الأطفال أهـ
أما المرأة : فتخرج في العيد غير متجملة و لا متطيبة و لا متبرجة و لا سافرة لأنها منهية عن ذلك حال الخروج
استحباب التطيب في العيد
أخرج الفريابي في أحكام العيدين (17) عن نافع أن أبن عمر كان يغتسل و يتطيب يوم الفطر
( إسناده صحيح )
وتقدم قول الإمام مالك
سمعت أهل العلم يستحبون الطيب في كل عيد أهـ
المسألة الخامسة : استحباب أن يطعم تمرات قبل خروجه إلى المصلى في عيد الفطر
أخرج البخاري (953) عن أنس رضي الله عنه أنه قال
 كان رسول الله صلى الله عليه و سلم لا يغدو يوم الفطر حتى يأكل تمرات
وثبت في مصنف عبد الرزاق (5734) عن ابن عباس أنه قال
 إن استطعتم أن لا يغدوا أحدكم يوم الفطر حتى يطعم فليفعل
وعند أبي شيبة (1/485) عن الشعبي أنه من السنة
المسألة السادسة : استحباب المشي عند الذهاب إلى مصلى العيد و يكون الذهاب عن طريق و الرجوع من طريق أخر
ثبت في مصنف أبن أبي شيبة (1/486) عن زر أنه قال
خرج عمر ابن خطاب في يوم الفطر أو في يوم الضحى , خرج في ثوب قطن متلبباً به يمشي
وثبت عنه أنه أيضا أن جعفر بن برقان قال
كتب إلينا عمر ابن عبد العزيز : من استطاع منكم أن يأتي العيد ماشياً فليفعل
قال الترمذي في سننه 2/410
و العمل في هذا عند أكثر أهل العلم يستحبون أن يخرج الرجل يوم العيد ماشياً أهـ
و خرج البخاري (986) عن جابر ابن عبد الله رضي الله عنهما أنه قال
 كان النبي صلى الله عليه و سلم إذا كان يوم عيد خالف الطريق
المسألة السابعة : التكبير عند الفطر
فيه مسائل هي
الأولى / مشروعيته
قال الله تعالى في ختام أية وجوب صيام رمضان في سورة البقرة
 ولتكملوا العدة ولتكبروا الله على ما هداكم
قال ابن كثير في تفسيره (1/307) عن هذه الآية
ولهذا أخذ كثير من العلماء مشروعية التكبير في عيد الفطر في هذه الآية أهـ
و التكبير في الفطر ثابت عن ابن عمر و ثبت عن عدد من التابعين و ن بعدهم و ثبت عن أبي عبد الرحمن السلمي أنه قال
كانوا في التكبير في الفطر أشد منهم في الضحى
خرجه الدار قطني (2/44) و قد ذهب إلى استحبابه أكثر أهل العلم من السلف و الخلف
الثانية / وقت ابتداؤه
يبدأ من يوم العيد حين الخروج إلى مصلى العيد , قال الإمام النووي في المجموع 5/48
: و قال جمهور العلماء : لا يكبر ليلة العيد إنما يكبر عند الغدو إلى صلاة العيد , حكاه ابن المنذر عن أكثر العلماء . قال : و به أقول أهـ
الثالثة / وقت نهايته
ثبن عن أبن عمر عن الفريابي في أحكام العيدين (43) عن نافع أن ابن عمر
كان يخرج يوم العيد إلى المصلى فيكبر و يرفه صوته حتى يأتي الإمام
و في لفظ 46-48
فيكبر حتى يأتي المصلى , و يكبر حتى يأتي الإمام
وقال الزهري
 كان الناس يكبرون من حين يخرجون من بيوتهم حتى يأتوا المصلى حتى يخرج الإمام فإذا خرج سكتوا و إذا كبر كبروا
أخرجه الفريابي (59)  سنده صحيح
و إليه ذهب جمهور أهل العلم
الرابعة / مشروعية الجهر به
قال الشيخ ابن تيميه
و يشرع لكل أحد أن يجهر بالتكبير عند الخروج إلى العيد . و هذا باتفاق الأئمة الأربعة أهـ و ثبت عن أبن عمر أنه يجهر به كما عند الدارقطني
الخامسة / تكبير النساء
تقدم عند المسألة الأولى حديث أم عطية عند البخاري و مسلم و فيه
 فيكبرون بتكبيرهم
قال الحافظ ابن رجب في الفتح 6/130
لا خلاف في أن النساء يكبرن .. ولكن تخفض صوتها بالتكبير أهـ
السادسة / صفته
ثبت عند ابن أبي شيبة (1/489) عن ابن عباس أنه كان يقول
الله أكبر كبيرا , الله أكبر كبيرا , الله أكبر و أجل , الله أكبر و لله الحمد
قال الحافظ ابن حجر في فتح الباري 2/462
: وأما صيغة التكبير فأصح ما ورد فيه ما أخرجه عبد الرزاق ( بسند صحيح ) عن سلمان قال
 كبروا الله : الله أكبر الله أكبر الله أكبر كبيرا أهـ
ووافقته اللجنة الدائمة
المسألة الثامنة :رفع اليدين في تكبيرة الإحرام من صلاة العيد و في سائر التكبيرات
أخرج عبد الرزاق (3/297) عن ابن جريج قال
 قلت لعطاء : يرفع الإمام يديه كلما كبر هذه تكبيرة الزيادة في صلاة الفطر ؟ قال : نعم , و يرفع الناس أيضاً
 ( إسناده صحيح )
و هو مذهب أبي حنيفة و مالك في رواية و الشافعي و أحمد الأوزاعي و أكثر أهل العلم , و رجحه ابن المنذر و ابن القيم الجوزية و ابن باز و ابن عثيمين
المسألة التاسعة : التهنئة في العيد
قال الحافظ ابن حجر في فتح الباري 2/446
:وروينا في : المحامليات : ( بإسناد حسن ) عن جبير بن نفير قال :" كان أصحاب رسول الله صلى الله عليه و سلم إذا التقوا يوم العيد يقول بعضهم لبعض : تقبل الله منا منك
وقال محمد ابن زياد
: كنت مع أبي أمامة و غيره من أصحاب النبي صلى الله عليه و سلم فكانوا إذا رجعوا يقول بعضهم لبعض : تقبل الله من و منك
وقال الإمام أحمد : إسناده جيد
وصلى الله وسلم على نبينا محمد وعلى آله وصحبه أجمعي

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A propos du ‘Id (audio)

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A propos du ‘Id (audio)
-Son obligation
 
La prière du ‘Id est obligatoire pour les hommes et les femmes, car le Prophète (salallahu’ alayhi wa salam) l’a constamment accomplie et qu’il a ordonné aux femmes de sortir de chez elles pour y assister.

Umm ‘Atiyyah rapporte :

« On nous a ordonné de faire sortir les vieilles femmes ainsi que les jeunes filles. »
(Al-Bukhârî et Muslim)
 
Hafsah bint Sîrîn rapporte :

« Nous interdisions à nos jeunes filles de sortir pour se rendre à la prière du ‘Id.
Une femme vint et elle s’installa à la citadelle de 
Banî Khalf.
Je me rendis auprès d’elle et elle m’informa que le mari de sa soeur avait participé à douze batailles avec le Prophète (
salallahu’ alayhi wa salam), et que sa sœur était avec lui dans six de ces batailles.
Elle lui dit : « Nous nous occupions des malades et des blessés. »
Elle dit : « Ô Messager d'Allah ! Y a-t-il un mal à ce que l’une d’entre nous ne se rende pas à la prière du ‘
Id si elle ne trouve pas de Jilbab ? »
Il dit : « 
Qu’une de ses sœurs la vêtisse d’un de ses jilbabs, et qu’elles assistent au bien et aux invocations des croyants. »
(Al-Bukhârî et Muslim)
 
-Son temps

Zayd ibn Khumayr Ar-Rahabî rapporte : « ‘Abd Allah ibn Bisr, le compagnon du Messager d'Allah (salallahu’ alayhi wa salam) sortit en compagnie des gens le jour du ‘Id de la rupture (du jeûne) ou du sacrifice et il réprouva le retard de l’imam. Il dit : « A cette heure, nous avions déjà fini (à l’époque du Prophète) » Et c’était lorsque le soleil se levait clairement dans le ciel (At-Tasbîh). » (Sahîh Abû Dâwûd)
 
-Accomplir la prière à la Musallâ (plutôt qu’à la mosquée)

Les hadiths précédents nous montrent que le lieu d’accomplissement de la prière du ‘Id est un lieu vaste en dehors de la ville (Al-Khalâ’) et non la mosquée.

Le Prophète (salallahu’ alayhi wa salam) l’accomplissait là-bas, lui et ceux qui l’ont suivi.
 
-Fait-on l’adhan et l’iqâmah ? 

Ibn ‘Abbâs et Jâbir ibn ‘Abd Allah rapportent :

« On ne faisait l’adhân ni le jour de la rupture (du jeûne), ni le jour du sacrifice. »
(Al-Bukhârî et Muslim)

Jâbir rapporte :

« Le jour de la rupture (du jeûne), il n’y a pas d’adhân lorsque l’imam arrive, ni après qu’il soit arrivé. Il n’y a pas non plus d’iqâmah, d’appel ou quoi que ce soit, ni appel ni iqâmah »
(Muslim)
 
-Description de la prière

La prière du ‘Id est composée de deux Raka’ât dans lesquelles on prononce douze takbîr (Allahu Akbar) : sept dans la première, après le takbir d’ouverture et avant la lecture, et cinq dans la deuxième avant la lecture :
 
‘Amr ibn Shu’ayb rapporte d’après son père, d’après son grand-père que le Prophète (salallahu’ alayhi wa salam) a prononcé sept takbîr dans la première raka’a et cinq dans la deuxième.
(Sahîh Ibn Mâjah)
 
‘A’ishah rapporte :

« Pour (les prières) de la rupture (du jeûne) et du sacrifice, le Prophète (salallahu’ alayhi wa salam) a prononcé sept et cinq takbir, sans compter les deux takbir de l’inclinaison. »
(Al-Irwâ, 639)
 
-Que doit-on y réciter ? 

An-Nu’mân ibn Bashîr rapporte :

« Le Messager d'Allah lisait pour les prières des deux ‘Id et du vendredi, (les sourates) Al-‘Alâ et Al-Ghâshiyah. »
(Al-Irwâ, 644)
 
‘Ubayd Allah ibn ‘Abd Allah rapporte :

« ‘Umar sortit pour la prière du ‘Id et il envoyait quelqu’un demander à Abû Wâqid Al-Laythî : Que récitait le Prophète en ce jour ? Il dit : « (Les sourates) Qâf et Al-Qamar. »
(Al-Irwâ, 3/118)
 
-Le sermon se fait après la prière (au contraire de la prière du vendredi)

Ibn ‘Abbâs rapporte :

« J’ai assisté à la prière du ‘Id avec le Messager d'Allah, Abû Bakr, ‘Umar et ‘Uthmân, et tous priaient avant le sermon. »
(Al-Bukhârî et Muslim)
 
-Prier avant et après

Ibn ‘Abbâs rapporte :

« Le Prophète (salallahu’ alayhi wa salam) accomplit deux raka’ât le jour de la rupture (du jeûne), sans prier ni avant ni après. »
(Al-Bukhârî et Muslim)
 
-Les actes recommandés

1) Prendre un bain (Ghusl) :

On interrogea ‘Alî à propos du  Ghusl, il dit :

« [Il est bon de l’accomplir) le vendredi, le jour de ‘Arafah, le jour de la rupture (du jeûne), et le jour du sacrifice. »
(Al-Bukhârî et Muslim)
 
2) Porter de beaux vêtements :

Ibn ‘Abbâs rapporte :

« Au jour du ‘Id, le Messager d'Allah portait une tunique rouge. » (As-Sahîhah)
 
3) Manger avant de se rendre à la prière le jour de la rupture (du jeûne) :

Anas rapporte :

« Au jour de la rupture (du jeûne), le Messager d'Allah (salallahu’ alayhi wa salam) ne sortait pas sans avoir mangé des dattes. »
(Sahîh At-Tirmidhî)
 
4) S’abstenir de mangerle jour du sacrifice, jusqu’à revenir (de la prière) et manger ensuite de la bête sacrifiée :

Abû Buraydah rapporte 

« qu’au jour de la rupture du jeûne, le Messager d'Allah (salallahu’ alayhi wa salam) ne sortait pas sans avoir mangé, et au jour du sacrifice il ne mangeait pas jusqu’à avoir sacrifié. » 
(Sahîh At-Tirmidhî)
 
5) Emprunter deux chemins :

Jâbir rapporte :

« Au jour du ‘Id, le Prophète (salallahu’ alayhi wa salam) empruntait deux chemins différents (pour se rendre et revenir de la prière). »
(Al-Mishkâh)
 
6) Prononcer le takbîr :
 
Allah dit (traduction rapprochée) :

« afin que vous en complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants ! » (Al-Baqarah, 185)

Et cela concerne le jour de la rupture (du jeûne). 

Et concernant le jour du sacrifice, Il dit (traductions rapprochées):

« Invoquez Allah pendant un nombre de jours déterminés » (Al-Baqarah, 203)

« Ainsi vous les a-t-Il soumis (les animaux), afin que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés » (Al-Hajj, 37)
 
Au jour de la rupture (du jeûne), le takbîr débute lorsqu’on sort pour se rendre à la Musallâ (ou à défaut à la mosquée) et on le prononce jusqu’à ce qu’on accomplisse la prière :
 
Ibn Abî Shaybah rapporte d’après Zayd ibn Hârûn, d’après Ibn Abî Dhi’b, d’après Az-Zuhrî :

« Le Messager d'Allah se rendait à la prière le jour de la rupture (du jeûne) et il prononçait le takbîr jusqu’à arriver à la Musallâ et accomplir la prière. Lorsqu’il l’avait accomplie, il cessait de prononcer le takbîr. »
(As-Sahîhah)

[…]
 
Au jour du sacrifice, le takbîr débute à l’aube du jour de ‘Arafah et dure jusqu’au ‘Asr du dernier jour de tashrîq (3 jours après le ‘Id). Cela est rapporté authentiquement de ‘Alî, Ibn ‘Abbâs et Ibn Mas’ûd.
 
Quant à la manière de prononcer ce takbîr, il y a une certaine largesse en cela,

« On a rapporté d’Ibn Mas’ûd qu’il le prononçait deux fois (de cette manière) : Allahu Akbar, Allahu Akbar, Lâ ilâha Illallah, Allahu Akbar, Allahu Akbar, wa Lillahi Al-Hamd. » […] on rapporte également qu’il le prononçait trois fois : Allahu Akbar, Allahu Akbar, Allahu Akbar, Lâ ilâha Illallah, Allahu Akbar, Allahu Akbar, Allahu Akbar, wa Lillahi Al-Hamd. »
(Al-Irwâ, 3/125).
 
Source : Al-Wajîz, p.156-160.
Quiconque médite sur la manière dont une grande partie des musulmans pratiquent leur religion constate qu’il y a un décalage évident entre les Textes et leur application.

C’est particulièrement le cas pour les deux ‘Id que la plupart des gens considèrent comme des fêtes alors qu’elles sont avant tout des actes d’adorations dont l’élément principal est l’accomplissement de la prière.
 

 
Question :

En ce qui concerne le fait de fêter le jour du ‘Id.
Je vous rappelle le hadith de ‘Aishah dans lequel le Prophète (
 salallahu’ alayhi wa salam) est entré chez elle et qu’elle avait auprès d’elle deux petites filles qui chantaient. 

Réponse :

Premièrement, dire « fêter le ‘ Id » n’est pas une expression islamique.

Il n’y a pas de fête (dans le sens de festivités), c’est une chose importée en islam, il n’y a qu’un ‘ Id comme l’a dit le Prophète (salallahu’ alayhi wa salam) à Abû Bakr dans l’histoire à laquelle tu as fait référence :

« Laisse-les Abû Bakr. Chaque communauté a son ‘Id, et ce jour est notre ‘Id. »

Avant toute chose, les musulmans doivent s’attacher à accomplir la prière du ‘ Id à la Musallâ si cela est possible, et s’ils ne le peuvent pas, alors à la mosquée, en fonction de leur possibilités.

Quant aux choses permises, elles le sont à tout moment et en tout lieu.

Mais par Sa grande sagesse, le Seigneur a permis de jouer uniquement du  Duff (tambour ne produisant qu’un son) et rien d’autre pour les mariages et le jour du ‘Id.

Mais cela ne veut pas dire que nous devons organiser des fêtes comme le font les Européens et comme nous avons pu le constater sur les places publiques : ils amènent des instruments de musique, des orchestres et d’autres choses semblables, ils dansent, ils jouent de la musique et d’autres choses encore.

Il n’y a rien de tout cela en islam.

Cette permission qu’a donnée le Prophète ( salallahu’ alayhi wa salam) est une permission individuelle, comme tu as pu le lire dans le hadith des deux petites filles.

Le Prophète ( salallahu’ alayhi wa salam) n’a pas fêté, Abû Bakr n’a pas fêté, ‘Umar n’a pas fêté, si on peut utiliser ce terme de « fête ».

Seulement, si une petite fille veut jouer du  Duff, et uniquement du Duff, il n’est pas permis aux adultes de le lui interdire.

Voilà ce qui s’est passé, ce qui doit être accepté et qu’il n’est pas permis de réfuter.

Mais de là à en tirer que l’on peut organiser des fêtes, jouer de la musique, et d’autres choses encore, c’est là une exagération qui n’est pas légiférée, et ce à l’unanimité des savants. »

Une des actes les plus répandus est sans doute celui qu’évoque shaykh Al-Albânî dans le passage suivant :
 

 

« Nous disons, le fait que les vivants visitent les morts (spécifiquement le jour du ‘Id) est une innovation, mais il n’y a aucun Texte sur cela dans la Sunna et encore moins dans le Coran qui dise (textuellement) :

« le fait que les vivants visitent les morts, spécifiquement le jour du ‘Id, est une innovation », il n’y a rien de tout cela.

Et on peut dire cela de toutes les innovations.

Et malheureusement, bien que le Prophète ( salallahu’ alayhi wa salam) ait dit : « toute innovation est un égarement », on ne trouve pas un seul texte dans lequel le Prophète (salallahu’ alayhi wa salam) aurait dit d’une chose qu’elle est une innovation.

Malgré tout, les savants sont unanimes pour dire qu’il y a des milliers d’innovations apparues après le Prophète ( salallahu’ alayhi wa salam).

Comment pouvons-nous dire qu’il s’agit d’une innovation alors que nous n’avons pas de texte disant (textuellement) que c’est une innovation ou interdit ?

Par cette courte phrase indiquée par de nombreuses preuves du Coran et de la Sunna et qui est : « Si c’était un bien, ils (le Prophète et les compagnons) nous auraient précédé en cela. »

Parmi les preuves, (on peut citer) la Parole d’Allah 
(traduction rapprochée) :

« Et quiconque rentre en désaccord avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un autre sentier que celui des croyants, alors Nous le laisserons comme il s’est détourné, et le brûlerons en Enfer. Et quelle mauvaise destination ! » (An-Nisâ, v.115)

Ce n’est pas la voie des croyants que de visiter les tombes le jour du ‘ Id, et puisqu’il en est ainsi, nous résumons cette preuve et d’autres pour les gens afin qu’ils s’éloignent de toute chose inventée en disant :

« Si c’était un bien, ils (le Prophète et les compagnons) nous auraient précédé en cela. »

La visite des tombes en soi est un bien, et il n’y a aucun doute en cela, mais la coutume des gens venus après les compagnons, en spécifiant cette visite au jour du ‘ Id parmi tous les jours de l’année, a fait de cette visite une innovation  dans la religion à laquelle nous opposons cette phrase bénie : « Si c’était un bien, ils (le Prophète et les compagnons) nous auraient précédé en cela. ».

Ainsi, il est légiféré à la base que les vivants visitent les morts, et nul besoin d’en rappeler les preuves.

Et de la même manière, il est légiféré que les vivants visitent les vivants, il n’y a aucune divergence sur cela.

Lorsque quelqu’un vient aux gens et leur rappelle la voie du Prophète( salallahu’ alayhi wa salam) et des salafs qui l’ont suivi à la perfection, en leur disant : « Le fait que les vivants visitent les vivants le jour du ‘Id est en tout point semblable au fait que les vivants visitent les morts le jour du ‘Id. »

Si tu demandes une preuve sur cela, nous te rappelons la preuve de ce que nous venons d’évoquer et qui est : le fait que les vivants visitent les morts le jour du ‘Id est une innovation.

Et je pense que maintenant nous sommes tous d’accord sur ce point et totalement convaincus par cette règle que nous venons de rappeler.

Nous ne pouvons délaisser cette règle et nous en détourner, car par habitude nous sommes étrangers (à la voie des croyants) et suivons les coutumes d’une manière semblable à la coutume que nous réprouvons ici et qui est que nous avons pris l’habitude de visiter les musulmans à l’occasion du ‘ Id

Nous disons donc avec une fermeté et une conviction totale que le fait que les vivants visitent les vivants au jour du ‘ Id est en tout point semblable au fait que les vivants visitent les morts je jour du ‘Id.

Si quelqu’un dit : ô mon frère, le fait de se visiter le jour du ‘ Id est légiféré, et comme il a été rappelé aujourd’hui (plus tôt dans la conversation), pour maintenir les liens de parenté et il est possible qu’ils ne se soient pas visités depuis un ou deux ans.

Cette seule chose suffit pour montrer le mal de cette visite, car ils attendent l’un sur l’autre et négligent l’accomplissement de leur obligation, qu’il s’agisse de l’obligation de visiter les morts qui adoucit les cœurs et rappelle l’au-delà, qu’ils n’accomplissent que le jour du ‘ Id.

De la même manière pour le maintien des liens de parenté pour lesquels ils attendent le ‘ Id, (en disant) la visite le jour du ‘Id est meilleure, car la visite est en soi légiférée et le jour du ‘Id est méritoire.

Pas du tout ! « Si c’était un bien, ils (le Prophète et les compagnons) nous auraient précédé en cela. » Tout ce qui confirme la première innovation (la visite des morts le jour du ‘ Id) confirme la deuxième innovation (visiter les vivants spécifiquement le jour du ‘Id).

Tous ceux qui condamnent la première innovation doivent condamner la deuxième innovation.

Tous ceux qui doutent du caractère innové de la deuxième innovation, doutent nécessairement de l’innovation de la première, sinon ils se contredisent. »


 Publié par salafs.com

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Des actes et des paroles le jour des fêtes

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Des actes et des paroles le jour des fêtes

Question :

 

Le jour d’al-'îd que ce soit « al-fitr » ou « al-adhâ », nous constatons que de nombreuses personnes s’étreignent (se font l’accolade) en ce jour et s’échangent entre elles des formules de félicitations (de bénédictions) tel que : « mabrûk ‘alayka al-’îd »/« Bénis soit pour toi ce jour » ou alors : « kullu ‘âm wa antum bikhayr »/« Puisses-tu te porter bien en toute nouvelle année » et autres, parmi les expressions [répandues]…

Est-ce que cela est conforme à la Guidée (hadyu) 
[1] du Prophète – Prière et Salut d’Allâh sur lui –, de ses Compagnons (as-sahâbah), ou de [leurs] Suiveurs [loyaux] (at-tâbi'în), pour quiconque faisant cela ?

Et quelle était la Guidée du Prophète – Prière et Salut d’Allâh sur lui –, le jour d’al-îd que ce soit « al-‘îd al-fi
tr » ou « al-‘îd al-adhâ » ?
 
Réponse :
 
Louange à Allâh.
 
Il n’y a rien pour affirmer cela en ces jours [venant] du Prophète – Prière et Salut d’Allâh sur lui –, durant le jour d’al-‘îd.

Mais il y avait certains parmi les salafs (pieux Prédécesseurs) qui le faisaient et certains d’entre eux se disaient les uns aux autres : « taqabbala-llâhu minka »/« Qu’Allâh accepte de toi » ou [autres expressions] ressemblant à cela.

L’imâm Ahmad disait :
« Je ne commence [pas à le dire à une personne], mais si une personne commence à me le dire alors je lui répondrai. » [2]. Et Allâh est Omniscient.
 
[1] : La Guidée/al-hadyu : Manière ; façon ; conduite. On dit : « hadâ hadyahu » ; il imita sa façon d’agir. En l’occurrence ici, il s’agit d’imiter notre Prophète – Prière et Salut d’Allâh sur lui –.
[2] : Voir : « al-mughnî ma’a-chcharhi-lkabîr. » (2/250).
 

 Publié par mukhlisun.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Les règles concernant la prière de fête de rupture ainsi que les traditions qui y sont liées

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Les règles concernant la prière de fête de rupture ainsi que les traditions qui y sont liées
Question :
 
Quelles sont les règles concernant la prière de fête de rupture ainsi que les traditions qui y sont liées ?
 
Réponse :
 
Allâh a disposé plusieurs règles sur « al-’Aîd »
 
1 Qu’il est fortement recommandé que les gens fassent le «takbîr» [glorification d’Allâh] pendant la nuit de «al-’Aîd», du coucher du soleil du dernier jour de Ramadhân jusqu’à ce que l’imâm vienne accomplir la prière
 
La façon de faire le «takbîr» se présente comme suit :
 
«ALLâhu Akbar, ALLâhu Akbar, La ilaha illa ALLâh, ALLâhu Akbar, ALLâhu Akbar, wa LiLLeh il-Hamd» [1]
 
Ou dire trois fois comme ceci :
 
«ALLâhu Akbar, ALLâhu Akbar, ALLâhu Akbar, La ilaha illa ALLâh, ALLâhu Akbar, ALLâhu Akbar, ALLâhu Akbar, wa LiLLeh il-Hamd»
 
Et tout cela est permis.
 
Et il leur est demandé que les voix soient élevées pour ceux qui récitent ce «Dhikr», dans les marchés, les mosquées et les maisons, mais les femmes ne doivent pas élever leurs voix.
 
2 Qu’il mangent un nombre impair de dattes avant de sortir pour la prière de «al-’Aîd»
 
Car le Prophète صلى الله عليه وسلم n’a pas entamé le jour de «al-’Aîd» jusqu’à ce qu’il eût mangé un nombre impair de dattes.
 
Il doivent se limiter à un nombre impair comme le Prophète صلى الله عليه وسلم l’a fait.
 
3 Ils doivent porter leurs meilleurs vêtements, et cela est pour les hommes
 
Quant aux femmes, elles ne doivent pas porter de beaux vêtements quand elles sortent pour le lieu de prière de «al-’Aîd», car le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
 
«Laissez-les sortir de manière décente» [2]
 
Cela veut dire : dans des vêtements habituels [coutumiers] qui ne sont pas des vêtements extravagants.
 
Il est interdit [Harâm] pour elles de sortir parfumées et maquillées.
 
4 Il est recommandé selon certains savants que les gens fassent le «Ghousl» [les grandes ablutions] pour la prière de «al-’Aîd», parce qu’il est raconté sur le sujet que certains anciens l’ont fait
 
Les grandes ablutions pour «al-’Aîd» est recommandé, comme il est prescrit pour le la prière du vendredi parce que l’on va rencontrer des gens.
 
Et si les gens font le «Ghousl» pour cette occasion, alors cela est bon.
 
5 La prière de « al-’Aîd »
 
Les Musulmans se sont unanimement consentis sur le fait que la prière de «al-’Aîd» est légiférée.
 
Certains parmi eux disent : c’est une Sounnah.
 
D’autres disent : c’est une obligation communautaire.
 
Et d’autres encore parmi eux disent : c’est une obligation individuelle, et que celui qui l’a délaisse est un pécheur.
 
Ils ont cité comme principe le fait que le Prophète صلى الله عليه وسلم a ordonné aux femmes vierges et [les femmes] célibataires, ce qui veut dire, celles qui ordinairement ne sortait pas, d’assister à la prière de «al-’Aîd», mais que celles qui avaient leurs règles [al-Haydh] devaient rester loin du lieu de prière, car il n’est pas permis [à une femme] ayant ses règles de rester dans la mosquée ; il lui est certes permis de traverser [la mosquée] mais pas de s’y installer.
 
Ce qui me semble le plus évident sur la base de preuve, c’est que [la prière de « Aîd »] est une obligation individuelle, et qu’il est obligatoire à chaque homme d’assister à la prière de «al-’Aîd» à l’exception de ceux qui ont une excuse valable.
 
Et cela est aussi la position de Cheikh al-Islâm Ibn Taymiyyah رحمه الله.
 
[...]
 
L’imâm récite dans la première rak’ah : «Sabbih isma rabbika al-A’ala» [3] et dans la deuxième rak’ah : «Hal atâka hadîth ul-ghâchiyah» [4].
 
Ou il peut réciter la Sourate «Qaf» dans la première Raka’ah et la Sourate «al-Qamar» dans la seconde.
 
Les deux choix ont été authentifiés dans des traditions provenant du Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم.
 
6 Quand la prière du vendredi et «al-’Aîd» tombent le même jour, la prière de «al-’Aîd» doit être maintenue, comme doit être maintenue la prière de «al-Djoumou’ah»
 
Comme l’indique le sens apparent du hadîth de an-Nou’mân Ibn Bashîr rapporté par Muslim dans son Sahîh.
 
Ceci dit, ceux qui assistent à la prière de «al-’Aîd» avec l’imâm peuvent aussi assister à [à la prière] du «Djoumou’ah» s’ils le souhaitent, ou ils peuvent prier la prière du zénith.
 
7 Parmi les règles de la prière de «al-’Aîd», et cela d’après un grand nombre de gens de science, si une personne vient au lieu de prière de «al-’Aîd» avant que l’imâm ne vienne
 
Il doit s’asseoir et il ne doit pas prier deux Raka’ah, car le Prophète صلى الله عليه وسلم a prié «al-’Aîd» en deux Raka’ah, et il n’a pas fait de prière ni avant ni après. [5]
 
D’autres parmi les gens de science sont d’avis que quand une personne vient [à la prière de la fête] elle ne doit pas s’asseoir avant d’avoir accomplit deux raka’ah, car le lieu de prière de « al-’Aîd » est une mosquée, c’est la preuve de l’interdiction pour les femmes qui ont leurs menstrues [de s’y rendre], donc cela relève du même jugement que pour la mosquée, ce qui indique que [le lieu de prière de la fête] est une mosquée.
 
Ce qui entre dans la signification générale de la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم : 
 
«Si l’un de vous entre dans la mosquée, qu’il ne s’assoit pas avant d’effectuer deux Raka’ah». [6]
 
Quant au fait que le Prophète صلى الله عليه وسلم n’a pas fait de prière ni avant ni après la prière de «al-’Aîd», cela est dû au fait qu’il arrivait quand la prière [de la fête] avait commencé.
 
Ainsi donc, il est démontré que nous devrions prier les deux unités de prière de salutation de la mosquée sur le lieu de prière de «al-’Aîd», comme pour ce qui est du cas de toutes les mosquées, car si nous supposons du hadîth qu’il n’y a pas de prière de salutation de la mosquée pour le jour de «al-’Aîd», alors nous dirions qu’il n’y a pas pour la prière du Vendredi de prière de salutation de la mosquée, car quand le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم est arrivé à la mosquée du vendredi, il faisait le sermon ensuite il priait les deux Raka’ah, et puis il priait la Sounnah régulière du Vendredi dans sa maison, il n’a donc pas fait de prière ni avant ni après [à la mosquée].
 
Ce qui paraît vraisemblablement le plus juste est que nous devrions prier sur le lieu de prière de «al-’Aîd» les deux Raka’ah comme salutation de la mosquée, et avec cela nous ne devrions pas réprouver untel ou untel sur cette question, car c’est une question sur laquelle existe des divergences [de la part des savants].
 
Il ne doit pas y avoir de blâme sur les questions qui sont matière à divergence [de la part des savants], à moins qu’il y ait un texte clair fait de toute clarté.
 
De ce fait, nous ne devrions pas réprouver celui qui prie la salutation de la mosquée, comme nous ne devrions pas réprouver celui qui s’assied sans prier.
 
8 Parmi les règles du jour de «al-’Aîd», il y a «’Aîd al-Fitr» où l’on doit donner, en ce jour, «Zakât al-Fitr»
 
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a ordonné qu’elle devrait être sortit avant la prière de «al-’Aîd».
 
Il est permis de la sortir un ou deux jours avant cela, sur la base du hadîth de Ibn ’Oumar رضي الله عنه rapporté par al-Bukhârî :
 
«[...] Il la donnait un ou deux jours avant la fête de rupture [al-’Aîd].» [7].
 
Et si celle-ci est sortit après la prière de «al-’Aîd», elle n’est pas considérée comme «Sadaqat al-Fitr», sur la base du hadîth de Ibn ’Abbâs : 
 
«Quiconque la paie avant la prière, c’est une Zakât al-Fitr, et quiconque la paie après la prière, c’est une aumône parmi les aumônes.» [8].
 
Il est interdit de reporter cette «Zakât al-Fitr» jusqu’à après la prière de «al-’Aîd».
 
Si celle-la est reporté sans excuse, c’est une Zakâh qui n’est pas acceptée, mais si la personne à une excuse valable tel que le voyage, et qu’elle n’a rien à donner ou personne à qui donner, ou qu’elle attend que sa famille la paie et qu’ils [sa famille] attendent qu’elle la paie, dans ce cas elle devrait la sortir quand cela s’avère être facile pour elle, quand même cela serait fait après la prière, et il n’y a aucun péché sur elle, car elle a une excuse.
 
9 Les gens doivent se féliciter les uns les autres
 
Mais le plus souvent cela se traduit par des comportements interdit de la part de beaucoup de personnes, au point que quand des hommes entrent dans les maisons, ils serrent la mains aux femmes dévoilées sans la présence de mahrâm [personne avec qui la femme ne peut se marier].
 
Certaines choses blâmables peuvent être pires que d’autres encore.
 
Nous voyons certaines personnes dénoncer ces gens là en refusant de serrer la main à ceux qui ne sont pas leurs mahrâms, mais ce sont bien eux [ceux qui serrent la main] qui sont injustes non pas ces personnes [qui refusent de serrer la main].
 
Et ce sont eux [ceux qui serrent la main] qui créer cette fracture, non pas ces autres personnes.
 
Mais il leur est obligatoire d’expliquer et de leur dire d’interroger des personnes de confiance parmi les gens de science [afin qu’ils vérifient ces actions].
 
Elles doivent leur dire ne pas se mettre en colère et de ne pas suivre les coutumes de leurs pères et aïeux, car ce n’est pas une interdiction permise ni même une permission interdite.
 
Elles se doivent de leur expliquer que si elles font cela, elles seront comme pour qui Allâh à dit (traduction rapprochée) :
 
«Et c’est ainsi que Nous n’avons pas envoyé avant toi d’avertisseur en une cité, sans que ses gens aisés n’aient dit : Nous avons trouvé nos ancêtres sur une religion et nous suivons leurs traces.» [9]
 
Certaines personnes ont comme habitude de sortir au cimetière le jour de «al-’Aîd» afin de passer les félicitations aux occupants des tombes, mais les occupants des tombes n’ont aucun besoin de toutes ces félicitations, car elles jeûnent pas ni ne prient.
 
La visite des tombes n’est pas spécifique au jour de «al-’Aîd» ou au vendredi ou tout autre jour.
 
Il a été prouvé que le Prophète صلى الله عليه وسلم a visité les tombes le soir, comme mentionné dans le hadîth de ’Âisha rapporté par Muslim.
 
Et le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
 
«Visitez les tombes car elles vous rappelleront l’Au-delà.» [10]
 
[...]
 
La visite des tombes est un acte d’adoration, et les actes d’adoration n’ont pas lieu d’être à moins qu’ils soient conformes à la Loi Islamique.
 
Certes le Prophète صلى الله عليه وسلم n’a pas spécifié le jour de «al-’Aîd» pour la visite des tombes, donc nous ne devons pas le spécifier non plus.
 
10 Que les hommes le jour de « al-’Aîd » s’embrassent les uns les autres
 
Il n’y a pas de mal à cela.
 
Que les femmes embrassent leurs «Mahrâms» [personnes avec qui elles n’ont pas le droit de se marier] il n’y a pas de mal.
 
Cependant, des savants le désapprouvent si ce n’est pour la mère que l’homme embrasse sur la tête ou le front, de même pour sa fille.
 
En dehors de ces deux catégories de personnes parmi les «Mahrâms» l’embrassade doit se faire sur les joues, cela est plus saint.
 
11  Il est prescrit pour celui qui sort pour la prière de «al-’Aîd» d’aller par un chemin et de revenir par un autre
 
En suivant l’exemple du Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم
 
[11] Cette Sounnah [tradition] ne s’applique pas aux autres prières, ni pour le vendredi ou pour toute autre prière, elle est spécifique à «al-’Aîd».
 
Certains savants voient que cela est aussi légiféré pour la prière du vendredi.
 
Ceci dit, la règle en la question est que : 
 
«Toutes actions qui trouve sa raison à l’époque du Prophète صلى الله عليه وسلم et qu’il n’a pas fait, et qui est prise comme un acte d’adoration est considérée comme une innovation parmi les innovations.»
 
[1] Qui veut dire : «Allâh est le plus Grand, Allâh est le plus Grand, Nulle divinité n'est digne d'adoration si ce n’est Allâh, Allâh est le plus Grand, Allâh est le plus Grand, et toutes les louanges sont à Allâh»
[2] Rapporté par l’Imâm Ahmad, Abû Dâwoud
[3] Coran, 87
[4] Coran, 88
[5] Rapporté par al-Bukhârî - n°964
[6] Rapporté par al-Bukhârî - n°444
[7] Rapporté par al-Bukhârî - n°1511
[8] Rapporté par Abû Dâwoud et al-Hâkim qui a dit : « C’est un hadîth authentique selon les conditions de al-Bukhârî » et authentifié par Cheikh al-Albânî dans « Sahîh Abî Dâwoud - n°1420 » qu’il considère comme bon.
[9] Coran, 43/23
[10] Rapporté par Muslim - n°978
[11] Rapporté par al-Bukhârî - n°986
 
Madjmu’ Fatâwa de Ibn ’Uthaymîn, 16/216-222
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ما أحكام العيد، وما هي السنن التي فيه؟

السؤال: ما هي أحكام العيد، وما هي السنن التي فيه ؟

الإجابة: جعل الله في العيد أحكاماً متعددة، منها

أولاً: استحباب التكبير في ليلة العيد من غروب الشمس آخر يوم من رمضان إلى حضور الإمام للصلاة، وصيغة التكبير: الله أكبر الله أكبر، لا إله إلا الله، الله أكبر، الله أكبر ولله الحمد. أو يكبر ثلاثاً فيقول: الله أكبر، الله أكبر، الله أكبر، لا إله إلا الله، الله أكبر، الله أكبر، ولله الحمد. وكل ذلك جائز. وينبغي أن يرفع الإنسان صوته بهذا الذكر في الأسواق والمساجد والبيوت، ولا ترفع النساء أصواتهن بذلك

ثانياً: أن يأكل تمراتٍ وتراً قبل الخروج للعيد؛ لأن النبي صلى الله عليه وسلم كان لا يغدو يوم الفطر حتى يأكل تمرات وتراً، ويقتصر على وتر كما فعل النبي صلى الله عليه وسلم

ثالثاً: يلبس أحسن ثيابه، وهذا للرجال، أما النساء فلا تلبس الثياب الجميلة عند خروجها إلى مصلى العيد؛ لقول النبي صلى الله عليه وسلم

"وليخرجن تفلات"

أي في ثياب عادية ليست ثياب تبرج، ويحرم عليها أن تخرج متطيبة متبرجة

رابعاً: استحب بعض العلماء أن يغتسل الإنسان لصلاة العيد؛ لأن ذلك مروي عن بعض السلف، والغسل للعيد مستحب، كما شرع للجمعة لاجتماع الناس، ولو اغتسل الإنسان لكان ذلك جيداً

خامساً: صلاة العيد. وقد أجمع المسلمون على مشروعية صلاة العيد، ومنهم من قال: هي سنة. ومنهم من قال: فرض كفاية. وبعضهم قال: فرض عين ومن تركها أثم، واستدلوا بأن النبي صلى الله عليه وسلم أمر حتى ذوات الخدور والعواتق ومن لا عادة لهن بالخروج أن يحضرن مصلى العيد، إلا أن الحيض يعتزلن المصلى، لأن الحائض لا يجوز أن تمكث في المسجد، وإن كان يجوز أن تمر بالمسجد لكن لا تمكث فيه. والذي يترجح لي من الأدلة أنها فرض عين، وأنه يجب على كل ذكر أن يحضر صلاة العيد إلا من كان له عذر، وهو اختيار شيخ الإسلام ابن تيمية ـ رحمه الله ـ، وإذا فاتت الإنسان سقطت لأنها كالجمعة، والجمعة إذا فاتت الإنسان سقطت، ولو أن الوقت وقت جمعة لقلنا لمن فاتته الجمعة لا تصلِّ الظهر، لكن لمّا فاتته الجمعة وجبت صلاة الظهر؛ لأنه وقت الظهر، أما صلاة العيد فليس لها صلاة مفروضة غير صلاة العيد وقد فاتت. وذهب بعض أهل العلم إلى أنه يسن قضاؤها، فإذا أتيت صلاة العيد والإمام يخطب، تصلي العيد على الصفة التي صلاها الإمام. ويقرأ الإمام في الركعة الأولى: {سبح اسم ربك الأعلى}، وفي الثانية: {هل أتاك حديث الغاشية}، أو يقرأ سورة {ق} في الأولى، وسورة القمر في الثانية، وكلاهما صح به الحديث عن رسول الله صلى الله عليه وسلم

سادساً: إذا اجتمعت الجمعة والعيد في يوم واحد، فتقام صلاة العيد، وتقام كذلك صلاة الجمعة، كما يدل عليه ظاهر حديث النعمان بن بشير الذي رواه مسلم في صحيحه، ولكن من حضر مع الإمام صلاة العيد إن شاء فليحضر الجمعة، ومن شاء فليصل ظهراً

سابعاً: ومن أحكام صلاة العيد أنه عند كثير من أهل العلم أن الإنسان إذا جاء إلى مصلى العيد قبل حضور الإمام فإنه يجلس ولا يصلي ركعتين؛ لأن النبي صلى الله عليه وسلم صلى العيد ركعتين لم يُصلِّ قبلهما ولا بعدهما. وذهب بعض أهل العلم إلى أنه إذا جاء فلا يجلس حتى يصلي ركعتين؛ لأن مصلى العيد مسجد، بدليل منع الحيض منه، فثبت له حكم المسجد، فدل على أنه مسجد، وإلا لما ثبتت له أحكام المسجد، وعلى هذا فيدخل في عموم قوله عليه الصلاة والسلام

"إذا دخل أحدكم المسجد فلا يجلس حتى يصلي ركعتين"

. وأما عدم صلاته صلى الله عليه وسلم قبلها وبعدها فلأنه إذا حضر بدأ بصلاة العيد. إذن يثبت لمصلى العيد تحية المسجد كما تثبت لسائر المساجد، ولأننا لو أخذنا من الحديث أن مسجد العيد ليس له تحية لقلنا: ليس لمسجد الجمعة تحية؛ لأن رسول الله صلى الله عليه وسلم كان إذا حضر مسجد الجمعة يخطب ثم يصلي ركعتين، ثم ينصرف ويصلي راتبة الجمعة في بيته، فلم يصل قبلها ولا بعدها. والذي يترجح عندي أن مسجد العيد تصلى فيه ركعتان تحية المسجد، ومع ذلك لا ينكر بعضنا على بعض في هذه المسألة؛ لأنها مسألة خلافية، ولا ينبغي الإنكار في مسائل الخلاف إلا إذا كان النص واضحاً كل الوضوح، فمن صلى لا ننكر عليه، ومن جلس لا ننكر عليه

ثامناً: من أحكام يوم العيد ـ عيد الفطر ـ أنه تفرض فيه زكاة الفطر، فقد أمر النبي صلى الله عليه وسلم أن تخرج قبل صلاة العيد، ويجوز إخراجها قبل ذلك بيوم أو يومين لحديث ابن عمر رضي الله عنهما عند البخاري

"وكانوا يعطون قبل الفطر بيوم أو يومين"

، وإذا أخرجها بعد صلاة العيد فلا تجزئه عن صدقة الفطر لحديث ابن عباس

"من أداها قبل الصلاة فهي زكاة مقبولة، ومن أداها بعد الصلاة فهي صدقة من الصدقات"

، فيحرم على الإنسان أن يؤخر زكاة الفطر عن صلاة العيد، فإن أخرها بلا عذر فهي زكاة غير مقبولة، وإن كان بعذر كمن في السفر وليس عنده ما يخرجه أو من يخرج إليه، أو من اعتمد على أهله أن يخرجوها واعتمدوا هم عليه، فذلك يخرجها متى تيسر له ذلك، وإن كان بعد الصلاة ولا إثم عليه؛ لأنه معذور

تاسعاً: يُهنئ الناس بعضهم بعضاً، ولكن يحدث من المحظورات في ذلك ما يحدث من كثير من الناس، حيث يدخل الرجال البيوت يصافحون النساء سافرات بدون وجود محارم. وهذه منكرات بعضها فوق بعض. ونجد بعض الناس ينفرون ممن يمتنع عن مصافحة من ليست محرماً له، وهم الظالمون وليس هو الظالم، والقطيعة منهم وليست منه، ولكن يجب عليه أن يبين لهم ويرشدهم إلى سؤال الثقات من أهل العلم للتثبت، ويرشدهم أن لا يغضبوا لمجرد اتباع عادات الاۤباء والأجداد؛ لأنها لا تحرم حلالاً، ولا تحلل حراماً، ويبين لهم أنهم إذا فعلوا ذلك كانوا كمن حكى الله قولهم

{وكذلك مآ أرسلنا من قبلك فى قريةٍ من نّذيرٍ إلاّ قال مترفوهآ إنّا وجدنآ ءابآءنا علىٰ أمّةٍ وإنّا علىٰ ءاثـٰرهم مّقتدون}

ويعتاد بعض الناس الخروج إلى المقابر يوم العيد يهنئون أصحاب القبور، وليس أصحاب القبور في حاجة لتهنئة، فهم ما صاموا ولا قاموا. وزيارة المقبرة لا تختص بيوم العيد، أو الجمعة، أو أي يوم، وقد ثبت أن النبي صلى الله عليه وسلم زار المقبرة في الليل، كما في حديث عائشة عند مسلم. وقال النبي صلى الله عليه وسلم

"زوروا القبور فإنها تذكركم الاۤخرة"

. ولو قيدها البعض بمن قسى قلبه لم يكن بعيداً، لأن الرسول صلى الله عليه وسلم علل الأمر بالزيارة بأنها تذكرة الاۤخرة، فكلما ابتعدنا عن الاۤخرة ذهبنا إلى المقابر، لكن لم أعلم من قال بهذا من أهل العلم، ولو قيل لكان له وجه. وزيارة القبور من العبادات، والعبادات لا تكون مشروعة حتى توافق الشرع في ستة أمور منها الزمن، ولم يخصص النبي صلى الله عليه وسلم يوم العيد بزيارة القبور، فلا ينبغي أن يخصص بها

عاشراً: ومما يفعل يوم العيد معانقة الرجال بعضهم لبعض، وهذا لا حرج فيه، وتقبيل النساء من المحارم لا بأس به، ولكن العلماء كرهوه إلا في الأم فيقبل الرجل رأسها أو جبهتها وكذلك البنت، وغيرهما من المحارم يبعد عن تقبيل الخدين، فذلك أسلم

الحادي عشر: ويشرع لمن خرج لصلاة العيد أن يخرج من طريق ويرجع من آخر اقتداء برسول الله صلى الله عليه وسلم، ولا تسن هذه السنة في غيرها من الصلوات، لا الجمعة ولا غيرها، بل تختص بالعيد، وبعض العلماء يرى أن ذلك مشروع في صلاة الجمعة، لكن القاعدة

"أن كل فعل وجد سببه في عهد النبي صلى الله عليه وسلم ولم يفعله فاتخاذه عبادة يكون بدعة من البدع"

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Le jugement de l’abandon de la prière en commun et celle du vendredi

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Le jugement de l’abandon de la prière en commun et celle du vendredi

Question :

 

Il nous est parvenu, dans un hadith, dans lequel Ibn Abâs a été questionné sur un homme qui se lève pour la prière de la nuit et jeûne le jour, mais qui n´assiste pas à la prière du vendredi ni à celle en commun (à la mosquée).

 

Il répondit : «Il est en enfer».

 

Quel est l´authenticité de ce hadith ?  

 

Réponse : 

 

Ce athar (vestige) d´Ibn Abâs رضي الله عنهما est reconnu comme véridique.

 

Il nous informe que le fait de délaisser la prière du vendredi et celle en commun fait partie des raisons qui mèneront l´homme en enfer (qu´Allâh nous en préserve).

 

Il a également été authentifié que le messager d´Allah صلى الله عليه وسلم a dit :

 

«Que les gens cessent de rater la prière du vendredi de peur qu´Allâh ne scelle leur cœur et qu´ils ne soient du nombre des inconscients.»

Rapporté par Muslim 1432

 

Le messager d´Allâh عليه الصلاة والسلام a dit :

 

«celui qui a délaissé la prière du vendredi trois fois, Allâh scellera son cœur.»

Rapporté par Abou Daoud 888

 

Le messager d´Allâh عليه الصلاة والسلام a également dit : 

 

«Celui qui entend l´appel à la prière et ne s'y joint pas, sa prière ne sera pas acceptée sauf avec une excuse.»

Rapporté par Ibn Majâh 785

 

Il est donc obligatoire pour le musulman, de s´empresser de répondre à l´appel de la prière du vendredi et de celle en commun (à la mosquée ),et qu´il ne tarde pas.

 

Car s´il s´attarde sans aucune raison valable, il sera promis à l´enfer même s'il jeûne le jour et se lève pour prier la nuit.

 

Nous implorons Allâh de nous donner ainsi qu´à tous les musulmans la paix et la bonne santé de tout mal.

 

Tome 10 page 252

Publié par fatawaislam.com

ما صحة حديث ابن عباس عن رجل يقوم الليل ويصوم النهار ولا يشهد الجمعة والجماعة؟

ورد في الحديث: سُئِل ابن عباس رضي الله عنهما عن رجل يقوم الليل ويصوم النهار، ولكنه لا يشهد الجمعة والجماعة، فقال: هو في النار، ما صحة هذا الحديث الشريف؟

هذا الأثر معروف عن ابن عباس، وصحيح عنه رضي الله عنهما، وهو يدل على أن إضاعة الجمعة والجماعة من أسباب دخول النار، والعياذ بالله

وقد صح عن رسول الله صلى الله عليه وسلم أنه قال

لينتهين أقوام عن تركهم الجُمُعات أو ليختمن على قلوبهم، ثم ليكونن من الغافلين

 أخرجه مسلم في كتاب الجمعة، باب التغليظ في ترك الجمعة برقم 1432

خرجه مسلم في صحيحه عن أبي هريرة وابن عمر رضي الله عنهم، وخرج أبو داود بإسناد  صحيح عن النبي صلى الله عليه وسلم أنه قال عليه الصلاة والسلام

 من ترك ثلاث جمع تهاوناً بها طبع الله على قلبه

 أخرجه أبو داود في كتاب الصلاة، باب التشديد في ترك الجمعة برقم 888

 وقال عليه الصلاة والسلام

من سمع النداء ولم يأت فلا صلاة له إلا من عذر

أخرجه ابن ماجه في كتاب المساجد، باب التغليظ في التخلف عن الجماعة برقم 785

فالواجب على المسلم البدار بإجابة النداء للجمعة والجماعة، وأن لا يتأخر عن ذلك، ومتى تأخر عن ذلك بغير عذر شرعي - كالمرض والخوف - فهو متوعد بالنار ولو كان يصوم النهار ويقوم الليل. نسأل الله لنا ولجميع المسلمين السلامة والعافية من كل سوء

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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La fête des mères ?

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La fête des mères ?

Question :

 

Quel est le statut religieux en ce qui concerne "la fête des mères" ?

 

Réponse de Cheikh Al-’Outheymine :

 

Certes, toutes les fêtes qui ne sont pas en conformité avec les fêtes légiférées par Allah relèvent des fêtes innovées.

 

Elles n'étaient pas connues à l'époque de nos pieux prédécesseurs (As-salaf Assâlih). 

 

Il se peut même que leurs origines proviennent des non-musulmans, auquel cas viendrait s'y ajouter l'innovation de la volonté de ressembler aux ennemis d'Allah, Exalté soit-Il. 

 

Les fêtes légiférées par Allah sont connues auprès des gens de l'Islam : 

 

« 'idu-l-fitr » (fête suivant la fin du mois de ramadhan). 

« 'idu-l-adha » (jour du sacrifice de la bête).

« 'idu-l-ousbou' » (fête hebdomadaire soit le vendredi). 

 

et en dehors de ces trois fêtes-là, il n’existe aucune autre fête. 

 

Toutes les fêtes innovées en dehors de ces fêtes-là sont donc rejetées à la face de celui qui les a initiées et n'ont aucune valeur (fausses) dans la religion d'Allah, Exalté soit-Il, conformément à la parole du prophète صلى الله عليه وسلم :

 

"Celui qui a initié un acte innové ne faisant pas partie de notre religion est rejeté" 

Bukhâri, 1297

 

rejeté signifiant non accepté auprès d'Allah et dans une autre version : 

 

"Celui qui fait un acte ne faisant pas partie de notre religion est rejeté". 

 

Suite à cela, il est donc interdit de célébrer la fête qui est mentionnée dans la question, à savoir la fête des mères.

 

Il n'y est pas autorisé d'exprimer des sensations propres aux fêtes, tels que la joie, le fait d'offrir des cadeaux et tout ce qui ressemble à cela

 

Il est obligatoire à tout musulman d'être fier de sa religion, et de s'arrêter aux limites qu'Allah, le Très-Haut, ainsi que Son messager صلى الله عليه وسلم lui ont fixées.

 

Rien ne doit être ajouté, ni enlevé dans cette noble religion qui est agréée auprès d'Allah, le Très-Haut.

 

Il est également du devoir de tout musulman de ne pas se comporter comme une girouette qui se dirige en fonction du vent comme il est de son devoir de former sa propre personnalité en fonction de ce qu'implique la religion d'Allah, le Très-Haut, de sorte qu'il soit suivi et non pas un suiveur, qu'il soit un exemple et non pas un imitateur car la religion d'Allah, et la louange est à Lui, est parfaite à tous les égards. 

 

Allah, Exalté soit-Il, nous dit dans le Coran (traduction rapprochée) : 

 

«Aujourd'hui, j'ai parachevé pour vous votre religion et accompli sur vous Mon bienfait. Et j'agrée l'Islam comme religion pour vous» (Sourate Al-Mâidah, verset 3) 

 

S'il y a une personne qui mérite qu'on lui accorde plus qu'un seul jour de fête dans l'année, c'est bien la mère.

 

Plus encore, les mères ont des droits sur leurs enfants, notamment le fait qu'ils doivent prendre soin d'elles, se préoccuper d'elles et de leur obéir quand ceci ne mène pas à la désobéissance à Allah, et ceci quelque soient le temps ou le lieu.

 

Fatawa arkân al-islâm, Question 90, Page 174.

Traduit par Abou Abdillah.

Publié par sounna.com

ما حكم الاحتفال بما يسمى عيد الأم؟

السؤال: ما حكم الاحتفال بما يسمى عيد الأم؟

الإجابة: إن كل الأعياد التي تخالف الأعياد الشرعية كلها أعياد بدعٍ حادثة لم تكن معروفة في عهد السلف الصالح، وربما يكون منشؤوها من غير المسلمين أيضاً، فيكون فيها مع البدعة مشابهة أعداء الله سبحانه وتعالى. والأعياد الشرعية معروفة عند أهل الإسلام، وهي عيد الفطر، وعيد الأضحى، وعيد الأسبوع "يوم الجمعة" وليس في الإسلام أعياد سوى هذه الأعياد الثلاثة، وكل أعيادٍ أحدثت سوى ذلك فإنها مردودة على محدثيها وباطلة في شريعة الله سبحانه وتعالى، لقول النبي صلى الله عليه وسلم

"من أحدث في أمرنا هذا ما ليس منه فهو رد"

، أي مردود عليه غير مقبول عند الله، وفي لفظ

"من عمل عملاً ليس عليه أمرنا فهو رد"

. وإذا تبين ذلك فإنه لا يجوز في العيد الذي ذكر في السؤال والمسمى عيد الأم، لا يجوز فيه إحداث شيء من شعائر العيد؛ كإظهار الفرح والسرور، وتقديم الهدايا وما أشبه ذلك، والواجب على المسلم أن يعتز بدينه ويفتخر به وأن يقتصر على ما حدَّه الله تعالى ورسوله صلى الله عليه وسلم، في هذا الدين القيم الذي ارتضاه الله تعالى لعباده فلا يزيد فيه ولا ينقص منه. والذي ينبغي للمسلم أيضاً أن لا يكون إمعة يتبع كل ناعق، بل ينبغي أن يكون شخصيته بمقتضى شريعة الله تعالى حتى يكون متبوعاً لا تابعاً، وحتى يكون أسوة لا متأسياً، لأن شريعة الله والحمد لله كاملة من جميع الوجوه كما قال الله تعالى

اليوم أكملت لكم دينكم وأتممت عليكم نعمتي ورضيت لكم الإسلام ديناً فمن اضطرّ في مخمصةٍ غير متجانفٍ لإثمٍ فإنّ اللّه غفورٌ رّحيمٌ

. والأم أحق من أن يحتفي بها يوماً واحداً في السنة، بل الأم لها الحق على أولادها أن يرعوها، وأن يعتنوا بها، وأن يقوموا بطاعتها في غير معصية الله عز وجل في كل زمان ومكان

 مجموع فتاوى و رسائل الشيخ محمد صالح العثيمين المجلد السادس عشر - باب صلاة العيدين

Le Comité permanent - qu'Allah honore ses membres - a dit : 

 

Il n'est pas permis de célébrer ce que l'on appelle la «fête des mères», ni d'autres (fêtes) semblables parmi les fêtes innovées selon la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم : 

 

«Celui qui accomplit un acte non-conforme à notre commandement est rejeté»

Rapporté par Mouslim. 

 

Et célébrer la fête des mères ne fait pas partie de ses actes صلى الله عليه وسلم, ni de ceux de ses Compagnons, ni de ceux des prédécesseurs de la communauté.

 

Il s'agit plutôt d'une innovation et d'une ressemblance aux mécréants. 

 

Les fataawaa du comité permanent, 3/86. 

 Traduit et publié par l'équipe al Miirath - @al_miirath

‎لا يجوز الاحتفال بما يسمى: عيد الأم، ولا نحوه من الأعياد المبتدعة؛ لقول النبي صلى الله عليه وسلم

من عمل عملا ليس عليه أمرنا فهو رد

رواه مسلم

، وليس الاحتفال بعيد الأم من عمله صلى الله عليه وسلم ولا من عمل أصحابه رضي الله عنهم ولا من عمل سلف الأمة، وإنما هو بدعة وتشبه بالكفار

‎فتاوى اللجنة الدائمة 3/86

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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La prière du vendredi pour la femme

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La prière du vendredi pour la femme

Question :

 

Quel est l'avis religieux au sujet de la prière de vendredi pour une femme ?

 

Lui revient-il de la faire avant ou après la prière faite par les hommes ou simplement de l'effectuer avec eux ?

 

Réponse 2 :

 

La prière du vendredi n'est pas obligatoire pour une femme.

 

Cependant, la prière de vendredi qu'elle fait à la mosquée est valable.

 

Si en revanche, elle effectue la prière dans sa demeure, il lui incombe de faire la prière de Zhouhr en effectuant quatre rak`as et ce après l'entrée en vigueur du moment de la prière prescrite, c’est-à-dire après le soleil ait quitté le zénith.

 

Il ne lui est pas permis de faire la prière du vendredi chez elle pour les raisons invoquées.

 

Qu'Allâh vous accorde la réussite et prière et salut sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

La question 2 de la Fatwa numéro (4147)

Publié par alifta.net

الجمعة في القرية

س: ما حكم أداء المرأة لصلاة الجمعة، وهل تكون قبل أو بعد صلاة الرجال أو معهم؟

ج2: لا تجب الجمعة على المرأة لكن إذا صلت المرأة مع الإمام صلاة الجمعة فصلاتها صحيحة، وإذا صلت في بيتها فإنها تصلي ظهرًا أربعًا، ويكون بعد دخول الوقت، أي بعد زوال الشمس، ولا يجوز أن تصلي الجمعة لما تقدم.وبالله التوفيق وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم

السؤال الثاني من الفتوى رقم - 4147

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Fêter les anniversaires

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Fêter les anniversaires
Cheikh a été questionné :
 
Quel est le jugement au sujet des anniversaires ?
 
Réponse :
 
D'après ce qui ressort de la question, c'est que ce qui est voulu (par) «'îdu-lmîlâd» c'est (l'anniversaire de) l'homme.
 
Chaque fois q'une année s'écoule (à compter du jour de) sa naissance, (les gens lui) innovent une fête au cours de laquelle se rassemblent les membres de la famille autour d'un grand ou petit festin.
 
Et mon avis en cela, c'est (son) interdiction car, en Islâm, il n'y a pas de fête ('îd) pour une quelconque occasion hormis :
 
-la fête du sacrifice عيد الأضحى,
-celle de la rupture du jeûne de Ramadân عيد الفطر,
-et l'évènement hebdomadaire qui est le jour du vendredi يوم الجمعة.
 
Et dans les «Sunan» de Nisâ î, d'après Anas Ibn Mâlik رضي الله عنه, les gens de l'époque de l'ignorance avaient deux jours dans l'année durant lesquels ils se divertissaient et lorsque arriva le Prophète صلى الله عليه وسلم à Médine il dit :
 
«Vous aviez deux jours durant lesquels vous vous divertissiez mais (désormais,) Allâh vous les a changé en mieux que cela : La fête de la rupture et celle du sacrifice.»
 
Et (fêter les anniversaires,) risque d'ouvrir une porte à l'innovation (bid'ah) comme ce qui pourrait être dit :

«Si fêter l'anniversaire du nouveau-né est permis alors sa permission pour le Messager d'Allâh
صلى الله عليه وسلم est prioritaire.»
 
Et toute chose dont on ouvre la porte et qui mène à une interdiction est (elle-même) interdite.
 
Et c'est Allâh qui accorde la Succès.
 
Madjmû' fatâwâ wa rasâ il fadîlat 355
 Publié par 3ilmchar3i.net
 

 

حكم أعياد الميلاد

‏ سئل فضيلة الشيخ ‏:‏ عن حكم أعياد الميلاد‏ ؟‏

فأجاب بقوله ‏:‏ يظهر من السؤال أن المراد بعيد الميلاد عيد ميلاد الإنسان ، كلما دارت السنة من ميلاده أحدثوا له عيداً تجتمع فيه أفراد العائلة على مأدبة كبيرة أو صغيرة‏
وقولي في ذلك أنه ممنوع لأنه ليس في الإسلام عيد لأي مناسبة سوى عيد الأضحى ، وعيد الفطر من رمضان ، وعيد الأسبوع وهو يوم الجمعة وفي سنن النسائي عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال ‏:‏كان لأهل الجاهلية، يومان في كل سنة يلعبون فيهما فلما قدم النبي ، صلى الله عليه وسلم، المدينة قال ‏

كان لكم يومان تلعبون فيهما وقد بدلكم الله بهما خيراً منهما يوم الفطر ويوم الأضحى‏

‏ولأن هذا يفتح باباً إلى البدع مثل أن يقول ‏:‏ قائل ‏:‏ إذا جاز العيد لمولد المولود فجوازه لرسول الله ، صلى الله عليه وسلم ، أولى وكل ما فتح باباً للمنوع كان ممنوعاً ‏

والله الموفق

 مجموع فتاوى ورسائل فضيلة

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Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Quelle est la règle religieuse concernant les sermons (khoutba) dans une autre langue que l’arabe ? (audio)

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Quelle est la règle religieuse concernant les sermons (khoutba) dans une autre langue que l’arabe ? (audio)

Ce qui est vrai dans ce cas-là, c'est qu'il n'est pas autorisé à la personne qui fait le sermon du vendredi de parler dans une langue qui n'est pas comprise par les personnes présentes en dehors de lui.

 

Par exemple, si les personnes présentes ne sont pas Arabes et ne comprennent pas la langue arabe alors la personne qui fait le sermon doit le faire dans leur langue car cette dernière est le moyen de leur expliquer la religion.

 

Car le but du sermon est de montrer les limites d'Allâh سبحانه وتعالى aux gens, de les exhorter et leur montrer la voie.

 

Par contre, les versets du Coran doivent impérativement être dits en langue arabe et l'explication (tafsir) doit être fait dans la langue des gens présents.

 

Et ce qui indique que la personne qui fait le prêche du vendredi doit s'exprimer dans la langue des gens présents se trouve dans la parole d'Allâh تعالى (traduction rapprochée) :

 

"Et Nous n'avons envoyé de Messager qu'avec la langue de son peuple, afin de les éclairer" (Sourate Ibrahim, verset 4)

 

Allâh تعالى a donc indiqué que le moyen de montrer aux gens à qui la personne qui fait le sermon s'adresse peut se faire par la langue qu'ils comprennent.

 

Traduction partielle de l'audio (de 00mn18s à 01mn18s) par Abu Abdillah

Publié par sounna.com

 الصحيح في هذه المسألة أنه يجوز لخطيب الجمعة أن يخطب باللسان الذي لا  يفهم الحاضرون غيره، فإذا كان هؤلاء القوم ليسوا بعرب ولا يعرفون اللغة العربية فإنه يخطب بلسانهم؛ لأن هذا هو وسيلة البيان لهم، والمقصود من الخطبة هو بيان حدود الله سبحانه وتعالى للعباد ووعظهم وإرشادهم، إلا أن الآيات القرآنية يجب أن تكون باللغة العربية، ثم تفسر بلغة القوم. يدل على أنه يخطب بلسان القوم ولغتهم قوله تعالى

وما أرسلنا من رسول إلا بلسان قومه ليبين لهم

فبين الله تعالى أن وسيلة البيان إنما تكون باللسان الذي يفهمه المخاطبون

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Le «sacrifice de l' ’aîd», une obligation ou une sounnah ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le «sacrifice de l' ’aîd», une obligation ou une sounnah ?

C'est une Sounnah fortement recommandée, car le Prophète صلى الله عليه وسلم a poursuivi (cette pratique) dans le sacrifice pendant 10 ans.

 

Il a encouragé à cette pratique jusqu'à ce qu'il dise : 

 

من كان له سعة ولم يضح فلا يقرب مصلانا

 

«Celui qui a les moyens (de sacrifier) et qui ne le fait pas, qu'il n'approche pas nos lieux de prière.»

Rapporté par Ahmad, Ibn Mâdjah, ad-Darâqutnî, al-Hâkim selon Abî Hurayra - Considéré comme bon par L'Imâm al-Albânî dans « Sahîh at-Targhîb »

 

Il nous fait voir à travers cela que c'est une pratique légiférée, il sortait avec les bêtes à sacrifier jusqu'au lieu de prière, et les immolait en ce lieu.

 

Et c'est pour cela qu'ont divergé les Savants sur son caractère obligatoire ou fortement recommandé.

 

Abû Hanîfa رحمه الله et ses compagnons ont opté pour son obligation, et celui qui en avait les capacités sans pour autant le faire est pêcheur.

 

Cheikh al-Islâm (Ibn Taymiyyah) a penché pour cet avis.

 

Car cette pratique claire est comparable à la prière tels que les dires d'Allâh تعالى :

 

فَصَلِّ لِرَبِّكَ وَٱنۡحَرۡ

 

(traduction rapprochée)

 

«Accomplis la Salât pour ton Seigneur et sacrifie.» (Sourate al-Kawthar, v-2)

 

Et :

 

قُلۡ إِنَّ صَلَاتِى وَنُسُكِى وَمَحۡيَاىَ وَمَمَاتِى لِلَّهِ رَبِّ ٱلۡعَـٰلَمِينَ

 

(traduction rapprochée)

 

«Dis : En vérité, ma Salât, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allâh, Seigneur de l'Univers.» (Sourate al-An'âm, v-162)

 

Et l'opinion qui affirme l'obligation pour celui qui en a les capacités est forte.

 

Car beaucoup de preuves indiquent l'attention qu'Allâh a porté à cette pratique, et l'importance qu'Il lui a donné.

 

Ach-Charh ul-Moumti' 'ala Zâd il-Moustaqni' - الشرح الممتع على زاد المستقنع 7/328

 Publié par manhajulhaqq.com

وقوله: "سنة" ، أي: سنة مؤكدة جداً؛ لأن النبي صلّى الله عليه وسلّم داوم عليها وضحى عشر سنوات، وحث عليها حتى قال

"من وجد سعة ولم يضح فلا يقربن مصلانا"

، وكان يظهرها على أنها شعيرة من شعائر الإسلام، حتى إنه يخرج بأضحيته إلى المصلى، ويذبحها بالمصلى، ولهذا اختلف العلماء هل هي سنة مؤكدة لا يكره تركها، أو سنة يكره تركها للقادر، أو واجبة؟
فذهب أبو حنيفة - رحمه الله - وأصحابه إلى أنها واجبة، وأن القادر يأثم إذا لم يضح، ومال شيخ الإسلام - رحمه الله - إلى هذا؛ لأنها شعيرة ظاهرة قرنها الله تعالى بالصلاة في قوله

فَصَلِّ لِرَبِّكَ وَانْحَرْ - الكوثر

 وفي قوله

قُلْ إِنَّ صَلاتِي وَنُسُكِي وَمَحْيَايَ وَمَمَاتِي لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ - الأنعام

 الشرح الممتع على زاد المستقنع 7/328

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Lire la sourate al kahf (la caverne) le vendredi (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Lire la sourate al kahf (la caverne) le vendredi (audio)

 

Question :


A quel moment s'effectue la sounnah de la lecture de sourate al kahf du jour de vendredi ?
  

ponse :


Elle s'effectue dans la journée du vendredi, et il est connu que la journée s'étend du lever du soleil (Salat al fajr) au coucher du soleil ( Salat al maghreb).
 

Abou Sa'îd Al-Khoudrî, qu'Allah soit satisfait de lui, a rapporté que le Messager d'Allah – prière et salut sur lui - a dit: 

 


 Publié par ahloulhadith.typepad.com

 

Cheikh Zayd Ibn Mohammed Al Madkhali - الشيخ زيد بن محمد بن هادي المدخلي

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Célébrer les fêtes innovées et non-musulmanes

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Célébrer les fêtes innovées et non-musulmanes
Concernant la participation aux fêtes et cérémonies non musulmanes
 
Quiconque commet une chose pareille, c'est-à-dire - la participation à leurs cérémonies, est un pécheur, qu'il le fasse par courtoisie ou par affection ou par timidité ou pour d'autres raisons, parce qu'il s'agit de faire des concessions dans la religion d'Allah et parce que c'est un moyen de remonter le moral aux mécréants et de les rendre fiers de leur religion.
 
Madjmou fatawa Ibn Outhaymine, 3/110
Concernant les fêtes musulmanes
 
En dehors de ces trois fêtes-là, il n’existe aucune autre fête :

- « 'idu-l-fitr » (fête suivant la fin du mois de ramadhan).
-  « 'idu-l-adha » (jour du sacrifice de la bête).
-  « 'idu-l-ousbou' » (fête hebdomadaire soit le vendredi).
 
Toutes les fêtes innovées en dehors de ces fêtes-là sont donc rejetées à la face de celui qui les a initiées et n'ont aucune valeur (fausses) dans la religion d'Allah, Exalté soit-Il, conformément à la parole du prophète, صلى الله عليه وسلم :

"Celui qui a initié un acte innové ne faisant pas partie de notre religion est rejeté" [1]

rejeté signifiant non accepté auprès d'Allah et dans une autre version : 

"Celui qui fait un acte ne faisant pas partie de notre religion est rejeté".
 
[1] Bukhâri, 1297
 
Fatawa arkân al-islâm, Question 90, Page 174. 
 Publié par avertissement.over-blog.net
 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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L'immolation de la bête le jour de 'aîd

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L'immolation de la bête le jour de 'aîd
Il a été demandé à Sheikh Al-islam Ibn Taymiya (rahimahu Allah ) :
 
Quelles paroles devons-nous prononcer au moment d'immoler une bête ?
 
Comment l'égorger et comment la partager ?
 
Il a répondu :
 
Louanges à Allah.
 
En ce qui concerne "Al-Odhiya" (la bête à immoler), on la dirige vers la qibla, étendue sur le côté gauche, et on dit :
 
«Bismillah wa Allahu akbar, Allahomma taqabbal minni, kama taqabbalta min Ibrahim khaliluka»
 
«Au nom d'Allah, et Allah est le Plus Grand, Ô Allah accepte cela de moi comme tu l'as accepté d'Ibrahim ton ami intime (khalil)»
 
Et après l'avoir immolée, on dit:
 
إِنِّي وَجَّهْتُ وَجْهِيَ لِلَّذِي فَطَرَ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضَ حَنِيفًا ۖ وَمَا أَنَا مِنَ الْمُشْرِكِينَ
 
« Je tourne mon visage exclusivement vers Celui qui a créé (à partir du néant) les cieux et la terre; et je ne suis point de ceux qui Lui donnent des associés.» (Sourate al an'am, verset 79)
 
قُلْ إِنَّ صَلَاتِي وَنُسُكِي وَمَحْيَايَ وَمَمَاتِي لِلَّـهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ
لَا شَرِيكَ لَهُ ۖ وَبِذَٰلِكَ أُمِرْتُ وَأَنَا أَوَّلُ الْمُسْلِمِينَ
 
« Dis: "En vérité, ma Salât, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l'Univers, A Lui nul associé! Et voilà ce qu'il m'a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre.". »
(Sourate al an'am, verset 162-163)
 
En ce qui concerne le partage, il offre en guise d'aumône (sadaqa) le tiers de la bête.

Ensuite il offre tout simplement le deuxième tiers pour qu'au final lui revienne le derniers tiers. 

 
Mais s'il le souhaite, il peut soit offrir cette bête dans son intégrité, soit la manger dans son intégrité ou alors la cuisiner dans son intégrité en invitant des gens par la suite, tout cela lui est légiféré. 
 
Il rémunère le boucher par ses propres moyens. 
 
Concernant la peau de la bête, soit il l'utilise ou alors il l'offre.
 
Wallahou 3a'lam (et Allah est le plus savant),
 
Majmou' al fatawa

 Publié par alminhadj.fr

 

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

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