La patience devant les passions est plus facile que la patience devant son châtiment !

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La patience devant les passions est plus facile que la patience devant son châtiment !

La patience devant les passions est plus facile que la patience devant ce que t'apportent celles-ci !

 

Soit elles t'apportent douleur et châtiment soit elles te coupent un plaisir meilleur, soit elles te font perdre du temps dont la perte serait un regret et une déception, ou bien elles vont discréditer un honneur dont la sauvegarde est plus profitable pour le serviteur !

 

Elles vont [sinon] gaspiller un bien dont l'épargne est plus bénéfique !

 

Elles vont rabaisser un rang et un pouvoir desquels l'élévation est bien meilleur que son rabaissement !

 

Elles retirent un bienfait dont le maintien est plus bon et plus délicieux que d'assouvir un plaisir, ou bien elles donnent une opportunité à une personne sans valeur [de te rabaisser] et qu'elle n'aurait pas eu auparavant !

 

Ou elles entraîneront un souci, un chagrin, une tristesse et une peur qui ne va pas pas équivaloir à elles !

 

Elles font oublier une science dont le rappel serait plus délicieux que le plaisir !

 

Elles vont apaiser un ennemi et attrister un allié, ou bien elles coupent le chemin à une grâce qui va survenir !

 

Elles vont engendrer un défaut qui deviendra un attribut ininterrompu, car certes des actes héritent les attributs et les caractères !

 

traduction tirée de kitab "fawa'id" de ibnou al -Qayyim jawzyia  avec Tahqiq, ta'liq et takhlij al hadith de cheikh Salim ben 'Aid Al-Hilâlî , Maktaba Ar-rouchd (Ryad), 1ère édition 1422, p.206

copié de darwa.com

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Les signes de ceux qui sont sincères

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Les signes de ceux qui sont sincères

Parmi les signes de celui qui est sincère et véridique ce qui suit :

Il doit aimer la religion et s’appliquer à recommander la vérité et à endurer les difficultés.

 

Et, si on lui propose de choisir entre deux choses : une pour la cause d’Allâh (‘azza wa jal) et une autre relavant des affaires de ce bas monde ; Il choisira celle qui lui procurera la récompense d’Allâh (‘azza wa jal).

 

Il la préférera à la vie présente parce qu’elle est éphémère alors que la vie dernière est éternelle.

 

Il sait bien que la dernière est meilleure.

 

Dans ce sens, Allâh (‘azza wa jall) dit (Le sens du verset) :

 

«La vie dernière t’est, certes, meilleure que la vie présente» (ed-Dhouha, le Jour Montant : 4) 

 

Il dit également (Le sens du verset) :

 

«… alors que l’au-delà est meilleur est plus durable» (El-A’lâ, Le Très Haut : 17) 

 

Comme Il énonce aussi  (Le sens du verset) :

 

«Dis : « La jouissance d’ici-bas est éphémère, mais la vie future est meilleure pour quiconque craint pieusement (Allâh)» (En-Nissâ, Les Femmes : 77)

Il accepte la parole de vérité, qu’elle soit en sa faveur ou contre lui.

 

À l’opposé, il se met en colère à cause d’une parole injuste, qu’elle soit pour ou contre lui.

 

Il n’agit pas dans l’intérêt de se satisfaire soi-même, mais de satisfaire, plutôt, son Seigneur (‘azza wa jall).

 

Même s’il risque que les gens s’indignent contre lui, perd leur estime et sa valeur se réduit à leurs yeux.

 

Cela dans le but d’améliorer la relation qu’entretient son cœur à l’égard d’Allâh (‘azza wa jall).

 

En effet, «La rétribution est proportionnée à l’action», et : «Celui ayant une mauvaise intention sera traité à l’opposé de son intention».

 

Le Prophète (sallallâh’alayhi wa salam) dit :

 

«Quiconque recherchant l’agrément d’Allâh même si en soulevant la colère des gens ; Allâh le protégera des gens.

Et quiconque mettant en courroux Allâh afin de satisfaire les gens, Allâh l’abandonnera alors aux gens» (1)

 

Ibn El-Qayyim (rahimahoullah) a dit :

 

«Comme celui qui fait parade de ce qu’il ne détient pas n’est pas sincère, il montre aux gens une chose tout en dissimulant ce qui s’y oppose : Allâh l’a traité donc à l’encontre de sa visée.

 

Certes, le fait de punir par le contraire du (mauvais) dessein de l’homme est une chose établie par la religion et le destin.

 

Tandis que la personne qui est sincère se réjouira tôt, en guise de récompense, de l’amour et l’estime des gens, celle qui se pare de choses qu’elle n’a pas sera châtiée par l’avilissement des gens ; car elle s’est avilie intérieurement auprès d’Allâh.

 

Les Noms sublimes et les Attributs suprêmes d’Allâh ainsi que sa sagesse de Son décret imposent cette conséquence.» (2)

Il déteste que quelqu’un soit au courant des bonnes œuvres qu’il fait, où qu’elles lui soient attribuées.

 

Ech-Châfi’i (rahimahoullah) a dit :

 

 J’aurais aimé que les gens apprennent le savoir sans qu’ils m’attribuent aucune lettre». (3)

Il voudra aussi -dans le domaine de l’enseignement du bien et l’émission de fatwas suivant la vérité- que cette tâche soit prise en charge par autrui.

 

Mais s’il se trouve contraint à le faire, il s’appliquerait à observer la vérité, tout en détournant le dos aux avidités de l’âme et en s’élevant au-dessus de la passion et de ses emprises.

S’il entre dans un débat avec quelqu’un, il ne tenterait pas de le vaincre en usant des ambiguïtés et des arguments faux.

 

Il sait bien  que cela ne fait partie ni de la piété ni de la sincérité.

 

Le Prophète (salallâh’alayhi wa salam) dit :

 

«Quiconque dispute (dans une affaire) de faux, tout en ayant connaissance, demeure exposé au courroux d’Allâh jusqu’à ce qu’il en cesse». (4)

Il désirera plutôt qu’Allâh (azza wa jall) révèle la vérité du côté de son adversaire.

 

Ech-Châfi’i (rahimahoullah) a dit :

 

"Je n’ai jamais tenu un débat avec quelqu’un sans que j’aime qu’il soit assisté et bien guidé (par Allâh).

Et je n’ai jamais polémiqué avec une personne sans que je sois indifférent au fait qu’Allâh révèle la vérité sur ma langue ou sur la sienne». (5)

 

Aboû Hâmid Al-Ghazzâlî ـ رحمه الله ـ a cité d’autres signes qui renseignent sur la sincérité et la véracité en disant :

 

« Sache que cela comprend des signes :

1– Quand une personne meilleure que lui en ce qui concerne le prêche et le savoir brille et attire les gens vers elle, il ne doit pas l’envier. Il doit plutôt être heureux…

2– Lorsque les notables viennent assister à sa séance de science, il ne change point son discours. Il doit rester im­muable, car les gens doivent être, à ses yeux, au même point d’égalité.

3– C’est aussi un individu qui n’aime pas que les gens le suivent dans les rues, ou marchent derrière lui dans les marchés. Et il existe beaucoup d’autres signes dont le recensement sera trop long. » (6)

 

(1) Rapporté par Ibn Hibbâne, chapitre de la «gouvernance» (hadith 1541), concernant celui qui recherche l’agrément d’Allâh même en soulevant la colère des gens et par El-Baghawi dans Charh Es-Sounna, chapitre de «L’adoucissement des cœurs» (14/412), concernant le verset suivant :

le sens du verset :

«Et ne craignez pas les gens mais craignez Moi» (el-Mâ’ida, la table servie : 44), d’après ‘Â’icha (qu’Allâh l agrée).

Ce hadith est jugé authentique par El-Albâni dans Es-Silsila Es-Sahîha (5/392), (hadith 2311).

(2) Voir : I’lâm El-Mouwaqqi’îne d’IBN El-Qayyim (2/180).

(3) Voir : Hilyat El-Awiliyâ d’El-Asfahâni (9/88), El-Ihyâ d’El-Ghazzâli (1/26), Sifat Es-Safwa d’ibn El-Djawzi (2/251)  et Djâmi’ El-‘Ouloûm Wal-Hikam d’Ibn Radjab (I/23).

(4) Rapporté par Abou Dâwoûd, chapitre des « Sentences » (4/23)), concernant celui qui supporte quelqu’un dans un débat sans qu’il sache le sujet de divergence, par El-Hâkim dans El-Moustadrak (2/27), par El-Bayhaqi dans Es-Sounnane El-koubra (6/82) et dans Chou’ab El-Îmâne (5/304) et par Ahmad sans El-Mousnad (2/70), d’après ‘Abd Allâh Ibn’Omar (qu’Allâh l’agrée). Ce hadith est jugé authentique par El-Albâni dans Es-Silsila Es-Sahîha (I/2/178) (hadith 438) et dans Shîh Sounane Abi Dâwoûd (2/396) (hadith 3597)

(5) Voir : Hilyat El-Awliyâ’ d’El-Asfahâni (9/88), El-Ihyâ’ d’El-Ghazzâli (I/26), sifat Es-safwa d’ibn El-Djawzi (2/51) et Faydh El-Qadîr d’El-Manâwi (3/90).

(6)   Cf. : Ihyâ’ ‘Ouloûm Ad-Dîne d’Al-Ghazzâlî (3/329).

 

Traduit et publié par ferkous.com

سِمَة محقق الإخلاص

هذا، ومِنْ علامات مُحقِّق الإخلاص والصدق

أن يُحِبَّ الدِّينَ ويعملَ على التواصي بالحقِّ والصبر عليه، وإذا ما خُيِّر بين أمرين عُرِضَا عليه: أحَدُهما لله والآخَرُ للدنيا؛ اختار نصيبَه مِنَ الله وآثَرَه على الدنيا لفَنائها وبقاءِ الآخرة، وهو يعلم أنَّ الباقية خيرٌ مِنَ الفانية

وَلَلۡأٓخِرَةُ خَيۡرٞ لَّكَ مِنَ ٱلۡأُولَىٰ - ٤ الضحى

وَٱلۡأٓخِرَةُ خَيۡرٞ وَأَبۡقَىٰٓ - ١٧ الأعلى

قُلۡ مَتَٰعُ ٱلدُّنۡيَا قَلِيلٞ وَٱلۡأٓخِرَةُ خَيۡرٞ لِّمَنِ ٱتَّقَىٰ - النساء: ٧٧

أَنْ تُرْضِيَهُ كلمةُ الحقِّ له أو عليه، وتُغْضِبَهُ كلمةُ الباطل له أو عليه؛ فهو لا يعمل لنَفْسِه، وإنما يسعى لإرضاءِ ربِّه سبحانه، ولو أدَّى ذلك إلى سخطِ الناس عليه وسقوطِ قَدْرِه في قلوبهم، وصِغَرِه في أَعْيُنِهم مِنْ أجلِ إصلاحِ قلبه مع الله تعالى، و«الجَزَاءُ مِنْ جِنْسِ العَمَلِ»، و«المُعَامَلَةُ بِنَقِيضِ القَصْدِ»؛ قال صلَّى الله عليه وسلَّم: 

«مَنْ أَرْضَى اللهَ بِسَخَطِ النَّاسِ كَفَاهُ اللهُ، وَمَنْ أَسْخَطَ اللهَ بِرِضَا النَّاسِ وَكَلَهُ اللهُ إِلَى النَّاسِ»

(1)

، قال ابنُ القيِّم ـ رحمه الله ـ

لَمَّا كان المتزيِّنُ بما ليس فيه ضِدَّ المُخْلِصِ ـ فإنه يُظْهِرُ للناس أمرًا وهو في الباطن بخلافه ـ عَامَلَهُ اللهُ بنقيضِ قَصْدِه؛ فإنَّ المُعاقَبةَ بنقيضِ القَصْدِ ثابتةٌ شرعًا وَقَدَرًا، ولَمَّا كان المُخْلِصُ يُعجَّل له ـ مِنْ ثوابِ إخلاصِه ـ الحلاوةُ والمحبَّةُ والمَهابةُ في قلوب الناسِ عُجِّل للمتزيِّن بما ليس فيه مِنْ عقوبته أَنْ شَانَهُ اللهُ بين الناسِ؛ لأنَّه شَانَ باطِنَه عند الله، وهذا مُوجَبُ أسماءِ الربِّ الحُسنى وصِفاتِه العُلْيَا وحِكمتِه في قضائِه وشرعِه

(2)

أَنْ يكره المُخْلِصُ أَنْ يطَّلِعَ غيرُه على عَمَلِه أو يُنْسَبَ إليه، قال الشافعيُّ ـ رحمه الله ـ

«وَدِدْتُ أنَّ الخَلْقَ يتعلَّمون هذا العلمَ ولا يُنْسَبُ إليَّ منه شيءٌ»

(3)

وأَنْ يَوَدَّ ـ في ميدان تعليم الناسِ الخيرَ وإفتائِهم بالحقِّ ـ أَنْ يَكْفِيَه غيرُه مؤونةَ الفتوى والبيان، وإذا استوجبَ المَقامُ تَصَدِّيَه للفتوى والتوجيهِ حَرَصَ على تَجرُّده للحقِّ بسلوكِ سبيلِه، مُعْرِضًا عن حظوظ النفس والاعتزاز بها، مترفِّعًا عن الهوى وشَرَكِهِ

وإِنْ خاصَمَ غيرَهُ فلا يعملُ على غَلَبةِ خَصْمِه بالشُّبُهات والباطل؛ لأنه يعلم أنه ليس مِنَ التقوى والإخلاص؛ قال صلَّى الله عليه وسلَّم

«مَنْ خَاصَمَ فِي بَاطِلٍ ـ وَهُوَ يَعْلَمُهُ ـ لَمْ يَزَلْ فِي سَخَطِ اللهِ حَتَّى يَنْزِعَ عَنْهُ»

(4)

وإنما يتمنَّى أَنْ يُظْهِرَ اللهُ الحقَّ على لسانِ مُنَاظِرِهِ، قال الشافعيُّ ـ رحمه الله ـ

ما ناظَرْتُ أحَدًا قطُّ إلَّا أحبَبْتُ أَنْ يُوفَّقَ ويُسدَّدَ ويُعانَ، ويكونَ عليه رعايةٌ مِنَ اللهِ وحفظٌ، وما ناظَرْتُ أحَدًا إلَّا ولم أُبَالِ بَيَّنَ اللهُ الحقَّ على لساني أو لسانِه

(5)

وذَكَرَ أبو حامدٍ الغزَّاليُّ ـ رحمه الله ـ علاماتٍ أخرى للصادق المُخْلِصِ حيث قال

فاعْلَمْ أنَّ لذلك علاماتٍ:

               إحداها: أنه لو ظَهَرَ مَنْ هو أَحْسَنُ منه وَعْظًا أو أَغْزَرُ منه عِلْمًا والناسُ له أَشَدُّ قبولًا فَرِح به ولم يَحْسُدْه

              والأخرى: أنَّ الأكابر إذا حَضَروا مَجْلِسَهُ لَمْ يتغيَّر كلامُه، بل بقي كما كان عليه؛ فينظر إلى الخَلْق بعينٍ واحدةٍ

               والأخرى: أَنْ لا يحبَّ اتِّباعَ الناسِ له في الطريق، والمشيَ خَلْفه في الأسواق؛ ولذلك علاماتٌ كثيرةٌ يطول إحصاؤُها

(6)

(1)  أخرجه ابنُ حبَّان (٢٧٧)، والبغويُّ في «شرح السُّنَّة» ١٤/ ٤١٢()، مِنْ حديثِ عائشة رضي الله عنها. والحديث صحَّحه الألبانيُّ في «السلسلة الصحيحة» ٥/ ٣٩٢() برقم: (٢٣١١).

(2) «أعلام الموقِّعين» لابن القيِّم (٢/ ١٨٠).

(3)   انظر: «حلية الأولياء» للأصفهاني (٩/ ١١٨)، و«الإحياء» للغزَّالي (١/ ٢٦)، و«صفة الصفوة» لابن الجوزي (٢/ ٢٥١)، و«جامع العلوم والحِكَم» لابن رجب (١/ ٢٣).

(4)   أخرجه أبو داود في «الأقضية» بابٌ فيمَنْ يُعينُ على خصومةٍ مِنْ غيرِ أَنْ يعلم أَمْرَها (٣٥٩٧) مِنْ حديثِ عبد الله بنِ عمر رضي الله عنهما. والحديث صحَّحه الألبانيُّ في «سلسلة الأحاديث الصحيحة» (١/ ٢/ ٧٩٨) برقم: (٤٣٧) وفي «الإرواء» (٧/ ٣٤٩) برقم: (٢٣١٨).

(5) «حلية الأولياء» للأصفهاني (٩/ ١١٨)، و«الإحياء» للغزَّالي (١/ ٢٦)، و«صفة الصفوة» لابن الجوزي (٢/ ٥١)، و«فيض القدير» للمُناوي (٣/ ٩٠).

(6)  «إحياء علوم الدين» للغزَّالي (٣/ ٣٢٩).

 

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Ferkous - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

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Conseil à ceux qui stationnent leurs véhicules bloquant le voisinage (audio-vidéo)

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Conseil à ceux qui stationnent leurs véhicules bloquant le voisinage (audio-vidéo)

 

Question :

 

Qu’Allah vous comble de ses bienfaits et vous récompense.

 

Nous avons beaucoup de questions et avant de vous les exposer, un groupe de voisins se plaint de personnes qui leur bloquent l’accès à leurs maisons, notamment certains habitants du sud.

 

Réponse :

 

Nous vous avons dit plus d’une fois, ne stationnez pas les voitures devant les portes des gens.

 

Les gens veulent rentrer et souvent ils sont chargés, alors ne nuisez pas aux gens qu’Allah vous accorde son bien.

 

Il n’est pas indispensable de te stationner à côté de la mosquée, stationne dans un autre endroit même s’il est loin de la mosquée.

 

Ne faite de mal à personne et ne gênez personne.

 

Oui !

 

نصيحة الشيخ لمن يوقفون سياراتهم أمام أبواب الجيران ويسدون عليهم

أحسن الله إليكم صاحب الفضيلة وجزاكم الله خيرا ، وهذه أسئلة كثيرة قبل أن أعرضها على فضيلتكم ، مجموعة من الجيران أيها الأخوة يشكون ممن يسدون عليهم أبواب بيوتهم وقد تشكى في الأوراق عدد منهم لا سيما في الجهة الجنوبية

تعليق الشيخ : نحن قلنا لكم أكثر من مرة ، لا توقفوا السيارات أمام أبواب الناس ، الناس يريدون يدخلون ويطلعون ويحمّلون أشياء ، فلا تؤذوا الناس جزاكم الله خيرا ليس لازما أن توقف سيارتك عند المسجد ، أوقفها في مكان ولو بعيدا عن المسجد ، لا تؤذ أحداً ولا تضايق أحداً . نعم

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Réfléchis avant de parler

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Réfléchis avant de parler

Voici la khoutbah de Joumou'ah donnée aujourd'hui dans la mosquée de l'Arbresle (69) par votre frère Sulaymân Abu-Maryam le très nécessiteux envers le pardon et la guidance de son Seigneur, il s'agit d'une explication d'un hadith prophétique dans lequel le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

من كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآخِرِ فَلْيَقُلْ خَيْرًا أَوْ لِيَصْمُتْ

"Quiconque croit en Allâh et au jour dernier qu'il dise du bien ou qu'il se taise."

 

Les enseignements de ce hadith sont tirés d'une conférence du Shaykh 'Abder-Razzâq Al 'Abbâd qu'Allâh le préserve.

 

Qu'Allâh nous facilite la mise en pratique de ce hadîth

Publié par ahloul-hadith.fr

 

Cheikh 'Abder Razzâq Ibn Abdelmohsin Al 'Abbâd Al Badr -  الشيخ عبد الرزاق العباد البدر

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Se marier avec une fille non voilée qui portera le voile après le mariage

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Se marier avec une fille non voilée qui portera le voile après le mariage

Question :

 

Quel est le jugement pour un mariage d'une fille qui ne porte pas le voile mais qui le portera lorsqu'elle se mariera ?

 

Réponse :

 

[...] En ce qui concerne la demande en mariage de cette fille, il faut savoir que le Prophète صلى الله عليه وآله وسلم a dit :

 

تنكح المرأة لأربع : لمالها ، ولحسبها ، ولجمالها ، ولدينها . فاظفر بذات الدين تربت يداك

 

"On épouse en général une femme pour une de ses quatre raisons: pour sa richesse, pour son rang social, pour sa beauté et pour sa religion.

Choisis donc la femme se conformant à la religion !"

 

En outre, il est évident qu'une femme qui ne porte pas le voile et qui va ainsi dans les marchés est une femme dont la religion est défaillante.

 

Choisis donc une femme meilleure que celle-ci.

 

Mariage Islamique en questions-réponses par les plus grands savants

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

السؤال : ما حكم الزواج من فتاة تتبرج أي لا تغطي وجهها، وإذا تزوجت ستلتزم بالحجاب الشرعي؟

الجواب : الواجب على هذه الفتاة أن تتقي الله -عز وجل- في نفسها، وفي بنات جنسها؛ لأنها إذا تبرجت صارت مفتاح سوء، وصارت ممن قال فيهم النبي صلى الله عليه وسلم

(من سن في الإسلام سنة سيئة؛ فعليه وزرها ووزر من عمل بها إلى يوم القيامة)

والواجب على وليها منعها من أن تخرج إلى الأسواق كاشفة وجهها أو متبرجة بزينة.والمرأة إذا رأت من ولي أمرها الحزم والقوة والنشاط، فإنها تخضع له، أما إذا رأت منه التهاون فإنها سوف تفعل ما تشاء

أما بالنسبة لخطبة هذه المرأة فإن رسول الله صلى الله عليه وآله وسلم يقول

(تنكح المرأة لأربع لمالها وحسبها وجمالها ودينها، فاظفر بذات الدين تربت يداك)

والمرأة التي تتبرج وتخرج إلى الأسواق متبرجة لا شك أنها ناقصة الدين

فليختر امرأة تكون خيراً من هذه المرأة

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-'Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Lire le coran pendant le tarawih (audio-vidéo)

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Lire le coran pendant le tarawih (audio-vidéo)

Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Quelques notions se rapportant au jeûne du mois de ramadan

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Quelques notions se rapportant au jeûne du mois de ramadan

Son statut

 

Le Jeûne de mois de Ramadan est un des piliers de la Soumission « Al Islam » ainsi qu’une de ses prescriptions obligatoires (Fardh)

 

Allah Le très Haut dit (traduction rapprochée) :

 

« Ô vous qui avez cru le Jeûne vous a été prescrit comme il a été prescrit à ceux avant vous… »  [1]

 

D’après Ibn Omar qu’Allah soit satisfait de lui qui dit : « le Messager d’Allahصلى الله عليه وسلم a dit :

 

« La Soumission (Al Islam) est bâtie sur cinq piliers : l’attestation qu’il n’y a pas de vraie divinité en dehors d’Allah, et que Mouhammed est le messager d’Allah, accomplir la prière (Salât), s’acquitter de l’aumône légale (Zakat), accomplir le pèlerinage à la maison Sacrée (Hajj) et jeûner le mois de Ramadhan ».

 

Il y a un consensus (Ijma’) de la communauté sur le fait que le Jeûne du mois de Ramadhan est obligatoire, qu’il est un des piliers de la Soumission (Al Islam) connu sans équivoque comme faisant partie de la religion, de telle sorte que celui qui le rejette est un mécréant qui est sorti de la religion. [2]

Pour qui le jeûne est-il obligatoire ?

 

Il y a un consensus des savants sur le fait que le Jeûne est obligatoire pour celui qui est soumis (mouslim) qui a sa raison, qui est pubère et qui n’est pas en voyage. Il est interdit de jeûner pour la femme qui est en période de menstruation et dans les quarante jours qui suivent un accouchement.

 

En ce qui concerne la personne âgée ou le malade chronique :

 

La personne âgée (homme et femme) qui n’est pas capable de jeûner ou le malade chronique, doit nourrir un pauvre pour chaque jour non jeûné sans pour autant le rattraper.

La femme enceinte et celle qui allaite

 

Si elle éprouve de la difficulté ou craint pour elle ou pour son enfant, elle doit alors rompre son jeûne et nourrir un pauvre pour chaque jour non jeûné sans pour autant le rattraper.

 

Le compagnon Ibn Abbas qu’Allah l’agrée a dit :

 

« Si la femme enceinte craint pour elle, et si celle qui allaite craint pour son enfant pendant le mois de Ramadhan, alors elles doivent rompre le jeûne, et nourrir pour chaque jour un pauvre sans pour autant le rattraper ».

Les piliers du jeûne

 

-l’intention

 

Allah dit Il ne leur a été cependant ordonné que d’adorer Allah en purifiant pour Lui la religion.

 

Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

« Les actes ne valent que par les intentions, et chacun se verra rétribuer selon son intention. »

 

Il est obligatoire que son intention soit formulée avant l’aube conformément au hadith de Hafsah qui dit « le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم a dit :

 

« Quiconque n’a pas mis l’intention de jeûner avant l’aube (fajr) , son jeûne alors ne lui est pas compté. » »

 

-S’abstenir de tout ce qui annule le jeûne à partir du lever du soleil (Salât el fadjr) jusqu’au coucher du soleil (Salât el maghreb).

 

Il faut savoir que « al imsak » que l’on trouve dans les calendriers ne fait pas partie de la religion et n’est surtout pas à prendre en compte pour commencer le jeûne.

 

Il t’est donc permis de manger jusqu’à l’heure de la prière du Fajr conformément au hadith du prophète صلى الله عليه وسلم :

 

« Si l’un d’entre vous entend « al adhan  » [3] alors qu’il a un récipient (de l’eau par ex.) dans sa main, qu’il le termine s’il en éprouve le besoin ».

 

Allah le très haut dit (traduction rapprochée) :

 

« Coïtez donc avec elles maintenant et cherchez ce qu’Allah a prescrit en votre faveur (comme progéniture). Mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue pour le fil blanc (la clarté) de l’aube du fil noir (l’obscurité de la nuit). Puis accomplissez le Jeûne jusqu’à la tombée de la nuit ». [4]

Les choses qui annulent le jeûne

 

-Manger ou boire volontairement

-Les injections ou perfusions nutritives

-Avoir des rapports charnels

-Ejaculation avec désirs [5]

-Vomir volontairement

-Sortie du sang des menstrues ou avant l’accouchement.

 

Celui qui, par oubli, boit ou mange, son jeûne est valide.

Les actes autorisés pendant le jeûne

 

-Se lever en état d’impureté

-Se brosser les dents avec le Siwak

-Se rincer la bouche et aspirer de l’eau par les narines (sans exagérer)

-Faire prise de sang et injections non nutritives

-La saignée (el hijama)

-Goûter de la nourriture tant qu’elle n’atteint pas la gorge

-Mettre du Khol, et tout ce qui s’administre dans l’oeil

-Se rafraîchir en se versant de l’eau froide sur le corps (ou se laver)

-Se parfumer

-Appliquer des crèmes

-L’attouchement et le baiser (le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم l’a refusé pour les jeunes).

Ce qui est recommandé de faire pendant le jeûne

 

-S’empresser de le rompre

-Le rompre avec une datte sinon avec des gorgées d’eau

-Prendre le repas de fin de nuit (Sahûr), le prophète صلى الله عليه وسلم a interdit de l’abandonner, et il est préférable de le retarder

-Nourrir le jeûneur

-Multiplier les bonnes actions (aumône, lecture et étude du Coran, bon comportement, etc…).

L’invocation à dire au moment de rompre le jeûne

       

ذَهَبَ الظَّمَأُ وَ ابْتَلَتِ العُرُوقُ وَ ثَبَتَ الأَجْرُ إِنْ شَاءَ الله

« Dhahaba zzama’u wa btalati l’urûq wa thabata l’ajru in shâ’ Allah »

« la soif est étanchée, les veines sont alimentées et la rétribution est assurée si Allah le veut »

 

Il faut éviter le mensonge ainsi que le faux-témoignage de même que les propos futiles et obscènes.

 

Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

« Celui qui n’abandonne pas le mensonge et sa pratique, Allah n’a pas besoin qu’il délaisse sa nourriture et sa boisson. »

 

Il est interdit de jeûner le jour du doute

Allah est plus Savant

 

En espérant qu’Allah accepte notre jeûne et nous pardonne nos péchés apparents et cachés. Amine

 

[1] Sourate Al baqara (La vache), verset 183.

[2] Fiqh Sounnah T 1 p 366

[3] L’appel à la prière

[4] Sourate Al baqara (La vache), verset 187.

[5] Si il y éjaculation pendant le sommeil, la personne doit refaire les grandes ablutions et son jeûne est valide.

 

Diffusé par La Maktaba Salafyia et l’association « La Source »

Ouvrages : El wajiz fi fiqh sounnah wa el kitab el aziz de AbdelAzhim ibn badawi

Fatawa arkane el islam de cheikh ibn Outhèymine

 Publié par sounna.com

ذَهَبَ الظَّمَأُ وَ ابْتَلَتِ العُرُوقُ وَ ثَبَتَ الأَجْرُ إِنْ شَاءَ الله

 

« Dhahaba zzama’u wa btalati l’urûq wa thabata l’ajru in shâ’ Allah »

« la soif est étanchée, les veines sont alimentées et la rétribution est assurée si Allah le veut »

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La barbe - اللحية

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La barbe - اللحية

● D'après Ibn Omar (qu'Allâh les agrée), le Prophète (que la prière d'Allâh et son salut soient sur lui) a dit :

 

«Différenciez-vous des associateurs : laissez pousser la barbe et taillez vos moustaches».

 (Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°5892 et Mouslim dans son Sahih n°259)

 

عن ابن عمر رضي الله عنهما قال رسول الله صلى الله عليه وسلم

خالفوا المشركين : وفروا اللحى ، وأحفوا الشوارب 

 

● D'après Abou Houreira (qu'Allâh l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allâh et son salut soient sur lui) a dit:

 

«Taillez la moustache et laissez pousser la barbe. Différenciez-vous des mazdéens (*)».

 (Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°260)

(*) Les mazdéens sont des associateurs qui adorent le feu.

 

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم

جزوا الشوارب وأرخوا اللحى . خالفوا المجوس 

 

● D'après Abou Oumama (qu'Allâh l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allâh et son salut soient sur lui) a dit :  

 

«Laissez pousser vos barbes et taillez vos moustaches, différenciez-vous des gens du livre (*)».

(Rapporté par Ahmed et authentifié par Cheikh Albani dans Silsila Sahiha n°1245)

(*) Les gens du livre sont les juifs et les chrétiens.

 

عن أبي أمامة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم

وقروا عنانينكم و قصروا سبالكم وخالفوا أهل الكتاب

 

● D'après Abou Houreira (qu'Allâh l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allâh et son salut soient sur lui) a dit :

 

«Fait partie de la fitra (*) de l'islam : le ghousl du vendredi, utiliser le siwak, tailler la moustache et laisser pousser la barbe.

Certes les mazdéens laissent pousser leurs moustaches et coupent leurs barbes ainsi différenciez vous d'eux : taillez vos moustaches et laissez pousser vos barbes».

 (Rapporté par Ibn Hibban et authentifié par Cheikh Albani dans Silsila Sahiha n°3123)

 (*) C'est à dire les comportements innés sur lesquels Allâh a créé les gens.

 

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : من فطرة الإسلام

الغسل يوم الجمعة ، والاستنان ، وأخذ الشارب ، وإعفاء اللحى . فإن المجوس تعفي شواربها وتحفي لحاها فخالفوهم : خذوا شواربكم وأعفوا لحاكم 

 

● D'après Abou Houreira (qu'Allâh l'agrée), les deux messagers de Kisra (*) se sont rendus auprès du Prophète (que la prière d'Allâh et son salut soient sur lui).

 

Lorsqu'il a vu leurs moustaches longues et leurs joues rasées il leur a reproché cela et a dit :

«Malheur à vous, qui vous a ordonné cela ?».

Ils ont dit : C'est notre Seigneur. Il voulait dire par cela Kisra.

Alors le Prophète (que la prière d'Allâh et son salut soient sur lui) a dit :

«Moi, mon Seigneur m'a plutôt ordonné de laisser pousser ma barbe et de tailler ma moustache».

 (Rapporté par Ibn Sa'd et authentifié par cheikh Albani dans Fiqh Sira p 389)

 (*) C'est à dire Chosroes.

 

عن أبي هريرة رضي الله عنه دخلا رسولا كسرى إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم

فلما رأى شواربهما مفتولة و خددودهما محلوقة أشاح عنهما و قال: ويحكما من أمركما بهذا ؟

قالا: أمرنا ربنا ! يعنيا كسرى

قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : لكني أمرني ربي عز وجل أن أعفي لحيتي، وأن أحفي شاربي

Remarque n°1

 

Les savants sont en consensus sur l'interdiction pour le musulman de raser sa barbe.

 

L'imam Ibn Hazm (mort en 456) a dit dans son ouvrage Maratib Al Ijma p 182 :

 

«Les savants sont en consensus sur le fait qu'il est interdit de raser l'ensemble de la barbe».

 

Il a utilisé le terme «raser l'ensemble» car la majorité des savants voient qu'il est permis de couper de la barbe ce qui dépasse du poing, mais ils sont tous d'accord sur l'interdiction de couper ce qui se trouve dans le poing.

 

C'est-à-dire que la plupart des savants disent que si l'homme attrape sa barbe avec son poing en dessous de son menton il lui est permis de couper ce qui est en dessous de son poing.

Remarque n°2

 

Quelques citations des savants des quatre écoles juridiques sur le sujet.

 

● L'école Hanafite

 

L'imam Ibn 'Abidin (mort en 1252) a dit dans Hachiya Ibn 'Abidin vol 3 p 398 :

 

«Par contre, le fait de couper de la barbe ce qui ne dépasse pas du poing comme le font certains occidentaux et certains hommes efféminés, ceci n'a été permis par personne».

 

● L'école Malikite 

 

L'imam Al Qortobi (mort en 656) a dit dans Al Moufhim Lima Achkala Min Talkhis Kitab Mouslim vol 1 p 512 :

 

«Il n'est pas permis de raser la barbe».

 

● L'école Chafi'ite

 

L'imam Mohamed Ibn Idris Chafi'i (mort en 204) a dit dans son ouvrage Al Oum (vol 7 p 203) lorsqu'il parle du fait de couper les cheveux :

 

«Et s'il s'agit de la barbe, ceci n'est pas permis».

 

● L'école Hanbalite

 

Cheikh Al Islam Ibn Taymiya (mort en 728) a dit dans Al Ikhtiyarat Al Fiqhiya p 6 :

 

«Et il est interdit de raser la barbe».

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La sécrétion de liquide blanc

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La sécrétion de liquide blanc

Question :

 

Parfois, pendant la prière même, un liquide blanc sort de moi.

 

Dois-je arrêter ma prière et refaire mes ablutions ou bien puis-je poursuivre la prière ?

 

Est-ce que ce liquide est considéré impur et il me faut faire al ghoussl pour m’en purifier, ou bien je m’en purifie tout simplement, car il s’écoule de moi. Dois-je ainsi changer mes vêtements ou non ?

 

Est-ce que ce liquide pourrait nuire à ma santé, car il s’écoule à tout moment, avant et après les menstruations, et ce, durant des jours successifs ?

 

Des fois, après avoir pris le bain de propreté, au jour du vendredi, et que je me dirige vers la mosquée pour faire la prière, je sens ce liquide couler.

 

Que dois-je faire dans ce cas ?

 

Est-ce que je ne pénètre à la mosquée ni accomplis la prière ou bien je rentre pour écouter le discours mais sans faire la prière ?

 

Veuillez me donner une fatwa sur les pertes blanches.

 

Réponse :

 

Louange à Allah et prière et salut sur le Prophète, sa famille et ses compagnons. Après ce préambule :

 

Ce liquide est impur, et est du même ordre que les urines, et vous devez refaire vos ablutions après Al 'Istindjâ' (nettoyage des parties intimes avec de l'eau après la miction ou la défécation).

 

Mais, il n'est pas nécessaire de faire Al Ghousl (bain rituel suivant une impureté rituelle majeure), dans le cas où il est sorti sans désir.

 

Cependant, vous devez laver la partie touchée de votre corps et vos vêtements.

 

Il vous est permis de rentrer à la mosquée et écouter le prêche mais sans faire la prière avec les gens, car vous devez faire Al Istindjâ', refaire vos ablutions, et laver les parties touchées de votre corps et vos vêtements.

 

Nous demandons à Allah de nous garder en bonne santé, nous et vous, et de nous préserver de tout mal.

Qu'Allah vous accorde la réussite et prière et salut sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

La question 2 de la Fatwa numéro 8322

(Numéro de la partie: 5, Numéro de la page: 279)

copié de alifta.net

 

خروج الماء الأبيض
س 2: في بعض الأوقات ينزل مني ماء أبيض، وفي بعض الأحيان وأنا أصلي، فهل أقطع الصلاة وأتوضأ أم أكمل صلاتي، وهل هذا الماء يكون نجسًا ويجب علي الاستحمام منه أم أطهر نفسي فقط فهو في حين نزوله يخرج خارج مني، فهل أغير ملابسي أم لا؟ وهل هذا الماء به ضرر لي؟ فهو ينزل مني قبل الحيض وبعده وفي أيام متصلة ببعضها، وفي أي وقت، فهو ينزل مني وإن كنت ذاهبة إلى المسجد وقد اغتسلت غسل الجمعة، حين أمشي وأكون ذاهبة إلى المسجد لأصلي فهو ينزل مني، فماذا أفعل: هل لا أدخل المسجد وأصلي، أم أدخل لكي أستمع إلى الخطبة ولا أصلي، فماذا تفتي بهذا الماء الأبيض؟
جـ 2: الحمد لله وحده، والصلاة والسلام على رسوله وآله وصحبه.. وبعد
هذا الماء نجس في حكم البول، وعليك الوضوء منه بعد الاستنجاء، ولا يلزم منه الغسل إذا كان خروجه عن غير شهوة، وعليك غسل ما أصاب بدنك وملابسك منه، ولا بأس بدخول المسجد وسماع الخطبة، لكن ليس لك أن تصلي مع الناس حتى تستنجئ منه وتتوضئي منه وضوء الصلاة، وتغسلي ما أصاب بدنك وملابسك منه. نسأل الله لنا ولك العافية من كل سوء
وبالله التوفيق، وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم

(الجزء رقم : 5، الصفحة رقم: 279)
السؤال الثاني من الفتوى رقم - 8322

 

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Mérite du jeûne et du qiyâm (prière nocturne) pendant le mois de ramadan

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Mérite du jeûne et du qiyâm (prière nocturne) pendant le mois de ramadan

Communiqué de la part de 'Abd-Al-`Azîz ibn `Abd-Allah ibn Bâz à celui qui le lira parmi les musulmans, qu’Allah fasse que j’emprunte, ainsi que les musulmans, le sentier de la foi, et qu’Il m’accorde, ainsi qu’à eux, la compréhension approfondie de la Sunna et du Coran. ‘Amîn.

 

Que la paix, la miséricorde et la bénédiction d’Allah soient sur vous. 

 

Tel est un conseil concis au sujet du mérite du jeûne et du Qiyâm du mois de Ramadan, et celui de l’empressement à y accomplir des œuvres pies; et ce par le biais de l’élucidation de quelques jugements importants qui pourraient échapper à certains.

 

Il fut authentiquement prouvé que le Messager d’Allah, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam, annonçait à ses compagnons la bonne nouvelle de l’arrivée du mois de Ramadan, tout en leur indiquant que les portes de la miséricorde et du Paradis demeuraient ouvertes pendant ce mois, que les portes de l’Enfer étaient closes et que les diables y restaient enchaînés.

 

A ce sujet, Le Prophète, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam, dit :

 

« Lors de la première nuit de Ramadan, les portes du Paradis s’ouvrent et on n’en ferme aucune, les portes de l’Enfer se ferment et on n’en ouvre aucune, et les diables sont enchaînés. Un héraut appelle : «O toi qui veux le bien, avance! O toi qui veux le mal, recule! ». Allah a des affranchis de l’Enfer, et ceci a lieu chaque nuit »

 

A cet égard, Le Prophète, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam, dit également :

 

« Le mois de Ramadhan vous est venu, c’est un mois de bénédiction, pendant lequel Allah vous comble (de Ses grâces). Il fait descendre la miséricorde, absout les péchés et exauce les invocations. Pendant ce mois, Allah observe votre concurrence dans l’accomplissement des bonnes actions et S’en vante auprès de Ses Anges. Montrez à Allah le meilleur de vous-mêmes, et certes l’infortuné est celui qui est privé (pendant ce mois) de la miséricorde d’Allah. »

 

Le Prophète, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam, dit de même : 

 

« Quiconque accomplit la prière nocturne pendant le Ramadan, avec une foi sincère et en toute pureté d’intention, se verra pardonnées ses fautes antérieures; et quiconque accomplit la prière nocturne pendant la Nuit d’Al-Qadr, avec une foi sincère et en toute pureté d’intention, se verra pardonnées ses fautes antérieures »

 

Il dit aussi, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam, à ce sujet: 

 

« Allah, Tout-Puissant, dit: « Toute œuvre du fils d’Adam lui appartient, la bonne action est récompensée entre dix et sept-cent fois sa valeur. A l’exception du jeûne, car il M’appartient et c’est à Moi d’en fixer la récompense. Il a certes délaissé ses désirs charnels, sa nourriture, et sa boisson pour Moi. Le jeûneur connait deux joies : la première lors de la rupture du jeûne, et la seconde lorsqu’il rencontre son Seigneur. Et certes l’haleine du jeûneur est plus aimé auprès d’Allah que l’odeur du musc»

 

En effet, les Hadîths relatifs au mérite du jeûne de Ramadan, du Qiyâm, et du jeûne en général sont bien nombreux.

 

Ceci dit, il convient au croyant de saisir cette occasion dont Allah lui fit grâce, celle d’atteindre le mois de Ramadan, et de s’empresser à son tour à accomplir des actes témoignant de son obéissance, à s’éloigner des péchés et à s’évertuer à observer les consignes d’Allah, notamment les cinq prières qui constituent le pilier de l’Islam et l’obligation la plus éminente après les deux attestations de foi.

 

Il incombe à tout musulman et à toute musulmane de tâcher à les observer et à les accomplir aux heures prescrites avec recueillement et quiétude.

 

A cet égard, il est à noter que parmi les consignes les plus importantes qui se rapportent à la prière et que les hommes en particulier doivent observer, la prière collective qui doit être accomplie dans les mosquées, lesquelles furent qualifiées par Allah, Exalté soit-Il de (traduction rapprochée) :

 

« maisons qu’Allah a permis que l’on élève, et où Son Nom est invoqué»

 

A cet égard, Allah,Exalté soit-Il, dit  (traduction rapprochée) :

 

« Et accomplissez la Salât, et acquittez la Zakât, et inclinez-vous avec ceux qui s’inclinent. »

 

 Allah, le Très Haut, dit également  (traduction rapprochée) : 

 

« Soyez assidus aux Salâts et surtout la Salât médiane; et tenez-vous debout devant Allah, avec humilité. »

 

Allah, Exalté soit-Il, dit de même, à ce sujet (traduction rapprochée) : 

 

« Bienheureux sont certes les croyants, ceux qui sont humbles dans leur Salât…, jusqu’au verset où il dit, Exalté soit-Il: …et qui observent strictement leur Salât »

 

Ce sont eux les héritiers, qui hériteront le Paradis pour y demeurer éternellement.

 

A ce sujet, le Prophète, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam dit : 

 

« Le pacte qu’il y a entre nous et eux, c’est la prière, et celui qui la délaisse aura certes mécru. »

 

L’obligation la plus importante après la prière est l’acquittement de la Zakat (l’aumône légale) tel que le confirme Allah, Exalté soit-Il par ce verset  (traduction rapprochée) : 

 

« Il ne leur a été commandé, cependant, que d’adorer Allah, Lui vouant un culte exclusif, d’accomplir la Salât et d’acquitter la Zakât. Et voilà la religion de droiture ».

 

Allah, le Très Haut, l’étaye également par ce verset  (traduction rapprochée) : 

 

« Accomplissez la Salât, acquittez la Zakât et obéissez au messager, afin que vous ayez la miséricorde ». 

 

En effet, le Livre d’Allah et la Sunna de Son Messager, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam, indiquent que quiconque ne s’acquitte pas de la Zakat de ses biens sera châtié le Jour de la Résurrection pour son inobservance de cette obligation

 

Ensuite, se manifeste une des obligations les plus importantes en Islam après l’accomplissement de la prière et l’acquittement de la Zakat, à savoir: le jeûne du mois de Ramadan.

 

D’ailleurs, cette obligation constitue un des cinq piliers de l’Islam définis dans le Hadith du Prophète, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam : 

 

« L’Islam est bâti sur cinq piliers: l’attestation que nul ne mérite d’être adoré en dehors d’Allah et l’attestation que Mohammad est le Messager d’Allah, l’acquittement de la prière, le versement de la Zakât (l’aumône légale), le jeûne du mois de Ramadan et l’accomplissement du Hadj (le pèlerinage à la Maison Sacrée) ».

 

Ceci dit, il incombe au musulman de préserver son jeûne et son Qiyâm contre toute parole ou actions qu’Allah, Exalté soit-Il, prohiba.

 

C’est que l’essence même du jeûne consiste à faire preuve d’obéissance à Allah, Exalté soit-Il, à prendre en haute considération les limites sacrées d’Allah, et à lutter contre les tentations de l’âme, et ce en s’abstenant de se laisser aller aux passions de celle-ci, en l’entraînant à se plier aux ordres de son Seigneur, et en la forgeant par le biais de la patience vis-à-vis de ce qu’Allah a interdit.

 

Le jeûne ne se limite donc pas à la simple abstention de manger, de boire ou d’accomplir tout ce qui est de nature à l’annuler.

 

C’est justement ce que le Prophète, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam, indiqua dans le Hadith Sahîh (authentique) où il dit : 

 

« Le jeûne est (comparable à) un bouclier ; lorsque l’un de vous jeûne qu’il s’abstienne d’être grossier et de se comporter tel un ignorant, et s’il est insulté ou provoqué, qu’il dise : « Je jeûne. » .

 

A ce sujet, il fut également authentiquement rapporté que le Prophète, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam, dit : 

 

« Quiconque ne s’abstient pas de donner de faux témoignages, d’agir en fonction de ces mensonges et de se permettre des impertinences, Allah n’a pas besoin qu’il s’abstienne de manger ou de boire. »

 

Il s’avère donc bien manifeste, d’après ces textes aussi bien que d’autres, qu’il incombe au jeûneur de se mettre en garde contre tout ce qu’Allah, Exalté soit-Il, lui a prohibé et d’observer tout qu’Il lui consigna.

 

C’est ainsi qu’il verra ses péchés pardonnés, son jeûne et son Qiyâm agrées et il se verra lui-même affranchi de l’Enfer.

 

Or, l’on assiste à cet égard à quelques sujets qui échappent à certains comme, entre autres:

 

- Qu’il incombe à tout musulman de jeûner avec une foi sincère et en toute pureté d’intention, et non par ostentation, ou par désir de s’en vanter, ou par imitation des gens, ou par soumission aveugle aux coutumes de sa famille et de ses compatriotes. Le motif qui le pousse à jeûner doit être exclusivement sa foi en ce qu’Allah, Exalté soit-Il, lui a prescrit et son désir de la récompense de son Seigneur.

 

Ceci s’applique de même au Qiyâm que le musulman est appelé à accomplir en Ramadan avec une foi sincère et en toute pureté d’intention. D’ailleurs, c’est justement ce que le Prophète, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam, étaya par ce Hadith : 

 

« Quiconque accomplit la prière nocturne pendant le Ramadan, avec une foi sincère et en toute pureté d’intention, se verra pardonnées ses fautes antérieures; et quiconque accomplit la prière nocturne pendant la Nuit d’Al-Qadr, avec une foi sincère et en toute pureté d’intention, se verra pardonnées ses fautes antérieures. »

 

Notons aussi parmi les jugements de la Charia qui risquent d’être ignorés par certains : 

 

Tout ce qui risque d’atteindre le jeûneur comme blessure, saignement de nez, vomissement, ou tout ce qui pourrait s’infiltrer à sa gorge malgré lui comme l’eau, l’essence, etc.. , tous ces faits accidentels n’annulent pas le jeûne. Par contre, quiconque se fait vomir délibérément, son jeûne est alors annulé, et ce en vertu du Hadith du Prophète, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam :

 

 « Quiconque n’a pu s’empêcher de vomir, n’a pas à s’acquitter d’un jour de jeûne, tandis que celui qui l’a fait intentionnellement le doit."

 

S’ajoute également à ces jugements :

 

l’ajournement du Ghosl (bain rituel) de la Djanâba (rapport charnel) jusqu’à l’aurore, de même pour celui que les femmes doivent entreprendre après les menstrues ou les lochies et qu’elles remettent jusqu’à l’aurore.

 

Si la femme s’assure que ses menstrues ou ses lochies sont arrêtées avant l’aube, elle doit jeûner, et il n’y aura aucun inconvénient si elle accomplit son ghosl après l’aube.

 

Cependant, elle n’est pas autorisée à le remettre jusqu’au lever du soleil, car elle doit se laver et accomplir la prière de Fadjr avant le lever du soleil.

 

Ceci s’applique également à quiconque ayant entrepris des rapports charnels, il ne lui est pas permis d’ajourner son Ghosl jusqu’au lever du soleil, il lui incombe de se laver et accomplir la prière de Fadjr avant le lever du soleil.

 

A cet égard, l’homme est particulièrement tenu, à fortiori, de s’empresser à se laver afin de rejoindre la prière collective de Fadjr à la mosquée.

 

Parmi les faits qui n’invalident pas le jeûne, notons : 

 

la prise de sang pour faire des analyses et l’injection non nutritive. Cependant, il serait mieux, à plus forte raison, de les remettre jusqu’à la nuit, si cela est possible, et ce afin de se plier au Hadith du Prophète, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam:

 

« Laisse ce qui provoque en vous le doute, pour ce qui ne provoque en vous aucun doute » 

 

aussi bien qu’à l’autre Hadith où il dit, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam: 

 

« Celui qui se garde de l’équivoque purifie sa foi et son honneur. »

 

Parmi les jugements que certains ignorent, notons:

 

L’absence de quiétude pendant la prière, que celle-ci soit obligatoire ou surérogatoire.

 

En effet, maints Hadiths jugés Sahîhs (authentiques) indiquent que, selon le Prophète, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam, la quiétude constitue un des piliers de la prière, faute de quoi elle devient invalide.

 

Cette quiétude se manifeste dans la tranquillité que ressent la personne pendant la prière, son recueillement et l’absence de toute sorte d’empressement, et ce jusqu’à ce que chaque vertèbre revienne à sa place.

 

Or, nombreux sont ceux qui accomplissent en Ramadan la prière de Tarâwiyyh sans y concentrer ni ressentir cette quiétude.

 

D’ailleurs, en s’empressent à l’achever, ils sont comparables, selon le Messager d’Allah, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam, à un corbeau picorant sa nourriture. Une telle prière est jugée invalide et celui qui l’accomplit a commis ainsi un péché et ne mérite pas de récompense.

 

Notons aussi parmi les jugements qui échappent à certains:

 

L’idée que quelques musulmans ont de la prière de Tarâwiyyh. Ils estiment que le nombre de Rak`as de cette prière ne doit aucunement être inférieur à vingt Rak`as.

 

D’autres croient, par contre, que ce nombre ne doit pas excéder onze ou treize Rak`as.

 

Or, tout ceci s’inscrit dans le cadre des suppositions injustifiées, voire des erreurs qui vont à l’encontre des arguments puisés dans la Charia.

 

A cet égard, les Hadiths Sahîhs du Messager d’Allah, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam, indiquent que toute expansion quant au nombre de Rak`as de la prière nocturne est admissible, elle ne connaît pas de limite déterminée qui ne doit pas être dépassée. Au contraire, il a été authentiquement prouvé que le Prophète, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam, accomplissait, pendant la prière nocturne, tantôt onze Rak`as, tantôt treize et tantôt un nombre inférieur à ceux-ci, et ce aussi bien pendant Ramadan que lors des autres mois de l’année.

 

En effet, lorsque le Prophète, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam, fut interrogé au sujet de la prière nocturne, il dit:

 

« Les Rak`as de cette prière se font deux par deux. Si l’un de vous craint d’être surpris par l’heure de la prière de Fadjr (de l’aube), qu’il accomplisse une seule Rak`a qui rendra impair le nombre des Rak`as qu’il vient de faire .»

(Rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim).

 

Il ne détermina aucun nombre précis pour cette prière ni en Ramadan, ni en aucun autre mois de l’année. D’ailleurs, c’est ce qui explique pourquoi les Compagnons, qu’Allah soit satisfait d’eux, accomplissaient, à l’époque de `Omar, qu’Allah soit satisfait de lui, tantôt vingt trois Rak`as et tantôt onze. Tout ceci fut authentiquement prouvé, d’après `Omar, qu’Allah soit satisfait de lui, et les Compagnons à son époque.

 

A cet égard, il est à noter que certains de nos Salafs (pieux prédécesseurs) allaient jusqu’à accomplir pendant le mois de Ramadan trente-six Rak`as, outre les trois du Witr.

 

D’autres en accomplissaient quarante et une. Ceci fut rapporté par le cheikh de l’Islam Ibn Taymiya, Qu’Allah lui fasse miséricorde aussi bien que par d’autres Oulémas.

 

Selon lui, les Rak`as de cette prière étaient susceptibles d’être multipliées. Il indiqua aussi qu’il valait mieux pour celui qui prolonge la récitation du Coran, les Rokou`s (inclinaisons) et les Sodjouds (prosternations) de diminuer le nombre de Rak`as. Quant à celui qui opte pour l’allègement de la récitation du Coran, des Rokou`s (inclinaisons) et des Sodjouds (prosternations), il fera mieux de multiplier le nombre de Rak`as. Tel est le sens de ses propos à ce sujet, (Qu’Allah lui fasse miséricorde).

 

D’ailleurs, celui qui médite sur la Sunna du Prophète, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam, réalisera que la meilleure option à cet égard est d’accomplir onze ou treize Rak`as, aussi bien pendant Ramadan qu’en tout autre mois; et ce afin de suivre le modèle du Prophète, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam, qui accomplissait ce nombre dans la plupart des nuits.

 

En effet, ceci est moins contraignant pour les musulmans et favorise plus de recueillement et de quiétude lors de la prière. Cependant, il n’y aurait aucun inconvénient à excéder ce nombre, ceci ne serait pas blâmable tel que préalablement indiqué.

 

Il vaut mieux également pour quiconque ayant prié avec l’Imam pendant la prière nocturne en Ramadan de ne quitter la mosquée qu’avec ce dernier.

 

L’on tire argument à cet égard du Hadith où le Prophète, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam, dit: 

 

« Quiconque accomplit la prière nocturne avec l’Imam, jusqu’à ce qu’il termine de prier, Allah lui écrit en rétribution l’équivalent d’une nuit veillée en prière ».

 

Finalement, il est légiféré pour l’ensemble des musulmans de s’évertuer à accomplir toute sorte de pratiques cultuelles dans ce mois béni, comme le fait d’accomplir les prières surérogatoires, de réciter le Coran avec méditation et raisonnement, et de répéter fréquemment les formules:

 

« Subhân Allah » (Gloire à Allah) !

Al-Hamdulillah (Louange à Allah) !

Lâ Ilâha Illa Allah (Nul n’est digne d’être adoré en dehors d’Allah) !

Allahou ‘Akbar (Allah est le plus Grand) !,

Astaghfir Allah (j’implore le pardon d’Allah)

 

aussi bien que toutes les invocations puisées dans la Charia.

 

Tout musulman est appelé également à commander le bien, à interdire le blâmable, à appeler les gens vers le sentier d’Allah, Exalté soit-Il, à faire preuve de compassion à l’égard des pauvres et des nécessiteux, à mettre du zèle à se parer de piété filiale, à maintenir ses liens de parenté, à être bienveillant à l’égard du voisin, à rendre visite aux malades, etc… outre bien entendu tous les autres genres de bienfaits.

 

L’on tire argument à cet égard du Hadith du Prophète, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam:

 

« Pendant ce mois, Allah observe votre concurrence dans l’accomplissement des bonnes actions et S’en vante auprès de Ses anges. Montrez à Allah le meilleur de vous-mêmes, et certes l’infortuné est celui qui est privé (pendant ce mois) de la miséricorde d’Allah »

 

Et aussi de son Hadith, où il indique Salla Allahou `Alaihi wa sallam:  

 

« Quiconque cherchera les faveurs d’Allah, lors de ce mois, par une des actions méritables, sera comme celui qui aura accomplis une obligation au cours d’un autre mois. Et quiconque aura accomplis, lors de ce mois, une obligation sera comme celui qui aura accomplis soixante-dix obligations au cours d’un autre mois ».

 

et également de son Hadith, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam: 

 

« Une ‘Omra (petit pèlerinage) faite au cours de Ramadhan équivaut à un Hajj (grand pèlerinage) en ma compagnie. »

 

En effet, nombreux sont les Hadiths et les propos témoignant de la légitimité de l’empressement et la concurrence quant à l’accomplissement des différentes sortes d’œuvres pies au cours de ce mois béni.

 

C’est Allah, Exalté soit-Il, que nous implorons pour qu’Il nous guide, ainsi que l’ensemble des musulmans, vers tout ce qu’Il agrée; pour qu’Il accepte notre jeûne et notre Qiyâm, pour qu’Il réforme nos conditions et nous protège contre les tentations qui mènent à l’égarement, pour qu’Il ramène les commandants des musulmans vers le Droit Chemin, et pour qu’Il les rassemble tous autour de la parole de la Vérité.

 

Allah, Exalté soit-Il, en est certes Le Meilleur Garant et l’Omnipotent.

 

Que la paix, la miséricorde et la bénédiction d’Allah soient sur vous.

 

Source : Fatâwas – Volume 15 – Le livre du jeûne.

Numéro de la page : 26-27

Publié par islamlinks.fr

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Sachons accueillir Ramadan

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Sachons accueillir Ramadan

Question :

 

Quelle est la sagesse derrière l’obligation du jeûne ?

 

Réponse :

 

Si nous lisons la Parole d’Allah (traduction rapprochée) ;

 

« Ô vous les croyants ! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, pour que vous atteigniez la piété » (Al-Baqarah : 123)

 

nous voyons quelle est la sagesse dans l’obligation du jeûne, et c’est d’atteindre la piété (taqwâ) et d’adorer Allah.

 

At-Taqwâ consiste à délaisser ce qui est interdit, et plus généralement elle englobe le fait d’accomplir ce qui est ordonné et de laisser ce qui est interdit.

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

« Celui qui ne laisse pas le mensonge, sa mise en pratique et l’ignorance, Allah n’a pas besoin qu’il laisse sa nourriture et sa boisson. »

(Al-Bukhârî)

 

Cela confirme l’ordre pour le jeûneur d’accomplir les obligations et de s’éloigner des choses interdites, paroles et d’actes.

 

Il ne doit pas calomnier les gens, mentir, chercher à causer des différents entre eux, réaliser de ventes illicites, et s’éloigner de tous les interdits.

 

S’il fait cela durant tout le mois, son âme se rectifiera pour le restant de l’année.

 

Mais il est regrettable de voir que la plupart des jeûneurs ne font pas la différence entre leurs jours de jeûne et leurs jours de rupture.

 

Ils restent sur leurs habitudes de délaissement des obligations, d’accomplissement des interdits.

 

On ne voit même pas qu’ils jeûnent, et bien que ces choses n’annulent pas le jeûne, elles en diminuent la récompense, et il se peut même (que leur poids) dépasse celui de la récompense du jeûne, et ainsi ils en perdront la récompense.

Question :

 

Quel est le comportement à adopter pendant le jeûne ?

 

Réponse :

 

Fait partie du bon comportement à adopter pendant le jeûne : le fait de craindre Allah en accomplissant Ses ordres et en s’éloignant de Ses interdits, d’après Sa Parole (traduction rapprochée) :

 

« Ô vous les croyants ! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, pour que vous atteigniez la piété »

 

et la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

« Celui qui ne laisse pas le mensonge, sa mise en pratique et l’ignorance, Allah n’a pas besoin qu’il laisse sa nourriture et sa boisson. »

 

Aussi fait partie du bon comportement le fait de donner beaucoup l’aumône, d’être bon (obéissant envers ceux qui ont autorité sur nous), d’être bienfaisant envers les gens.

 

Surtout pendant Ramadan, car le Prophète était le plus généreux des hommes, et il était plus généreux encore pendant Ramadan, lorsqu’il rencontrait Jibrîl qui lui enseignait le Coran (Al-Bukhârî).

 

Aussi, le fait de s’éloigner de ce qu’Allah a interdit comme mensonge, insulte, tricherie, tromperie, regard interdit, écoute interdite, et d’autres choses encore parmi les actes interdits dont le jeûneur et les gens (en général) doivent s’éloigner, mais plus encore pour le jeûneur.

 

Aussi, le fait de prendre le repas de fin de nuit (sahûr), et de le repousser au dernier moment, d’après la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم  :

 

« Prenez le sahûr car il contient une bénédiction. »

(Al-Bukhârî, Muslim).

 

Aussi, le fait de rompre avec des dattes fraîches, s’il n’en trouve pas alors des dattes sèches, et s’il n’en trouve pas alors avec de l’eau.

 

Et qu’il se presse de rompre le jeûne dès que le coucher du soleil est confirmé ou qu’il pense fortement qu’il est couché, d’après la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم  :

 

« Les gens ne cesseront d’être dans le bien tant qu’ils se presseront de rompre le jeûne… »

(Al-Bukhârî, Muslim).

 

Fatâwâ Arkân Al-Islâm p.451/485-486

 Publié par salafs.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Commercer avec sa femme purifiée après ses règles, puis après le bain, elle revoit le sang

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Commercer avec sa femme purifiée après ses règles, puis après le bain, elle revoit le sang

Question :

 

Quel est l'avis religieux qui s'applique lorsqu'une femme prend le bain rituel après le cycle mensuel, a un rapport avec son mari et ensuite aperçoit du sang après le rapport ?

 

A noter que la période de ses règles est de sept jours et qu'elle l'a complétée.

 

Veuillez nous éclairer qu'Allah vous rétribue.

 

Réponse :

 

-Si la réalité est telle que vous venez de citer, que le mari a eu un rapport avec sa femme après sa période des menstrues, sa purification et son bain rituel, il n'y a pas de mal et le sang aperçu après le rapport ne nuit pas.

 

En effet, le sang vu en dehors du cycle est un saignement vaginal, sauf si cela se reproduit le mois suivant, dans ce cas, elle doit conclure que son cycle a changé, à condition que la période ne dépasse pas quinze jours.

 

-Par contre, s'ils ont eu un rapport avant de voir la matière blanche et avant la purification totale des menstrues, en se basant uniquement sur le nombre de jours, ce rapport a eu lieu durant la période des menstrues.

 

Dans ce cas, ils doivent se repentir à Allah, et ne plus refaire cela.

 

Il y a lieu de souligner que la période peut changer, elle peut devenir plus longue ou plus courte.

 

Chacun d'eux doit faire une expiation, à raison d'un dinar ou d'un demi-dinar à donner aux pauvres, soit quatre septièmes d'une livre saoudienne.

 

Si la valeur d'une livre saoudienne est de 70 rials, chacun d'eux doit donc donner 20 ou 40 rials, ou l'un des deux donnera cette somme et cela sera suffisant.

 

Qu'Allah vous accorde la réussite et que les prières et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

La première question de la Fatwa numéro (19611) 

(Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 206)

copié de alifta.net

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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