315 articles avec medecine prophetique - exorcisme الطب النبوي

Les bienfaits du henné

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Les bienfaits du henné

Le henné est froid au premier degré et sec au deuxième degré.

 

La force de cet arbuste et de ses branches est tirée d'une force de dissolution acquise d'un élément aquatique, modérément chaud, et d'une force de rétention acquise d'un élément terrestre et froid.

 

Parmi ses bienfaits est qu'il dissout et est utile en cas de brûlure causée par le feu. Il contient une force qui convient au nerf, si on l'applique dessus en pansement.

 

Il est aussi bénéfique, si on le mâche, pour les plaies de la bouche, les aphtes et les candidoses [1] qui touchent les enfants.

 

Appliquer un pansement avec du henné est utile dans les œdèmes chauds enflammés, et il a le même effet sur les plaies que la résine de dragonnier de Socotra [2] (Damm al-Akhawayn), si on mélange ses fleurs avec de la cire pure et de l'huile de roses, il est utile aux douleurs provoquées par la pleurésie.

 

Parmi ses propriétés est que lorsque la varicelle débute chez l'enfant, et qu'on applique du henné sur la partie inférieure de ses jambes, ses yeux ne seront pas touchés par les boutons.

 

Cela est authentique et éprouvé, et il n'y a aucun doute sur cela.

 

Ses fleurs, placées dans les plis des habits en laine, les parfumeront et en éloigneront les vers.

 

Si on trempe ses feuilles dans l'eau, puisqu'on les presse, et qu'on en boit les filtrations pendant quarante jours, d'une quantité de vingt dirhams par jour accompagnés de dix dirhams de sucre, et qu'on se nourrit de viande d'agneau, cela sera bénéfique en cas d'apparition de la lèpre, en raison d'une de ses propriétés étonnantes.

 

On raconte qu'un homme avait les ongles fendus et qu'il promit de l'argent à qui le soignerait, mais il ne trouva personne.

 

Un jour, une femme lui prescrit de boire du henné pendant dix jours, mais il n'eut pas le courage de le faire.

 

Puis il fit des infusions de henné qu'il but, il guérit et ses ongles reprirent leur beauté.

 

Si on applique une pâte de henné sur les ongles, cela sera bénéfique et leur rendra leur beauté.

 

Si on utilise de la pâte de henné mélangée au beurre rance comme pansement pour les œdèmes chauds qui laissent suinter un liquide jaune, cela sera bénéfique.

 

De même que cela sera très utile au traitement de la gale ulcérée et chronique.

 

En outre, il fait pousser, renforce, et embellit les cheveux.

 

Il renforce la tête, et il est utile en cas d'abcès et de boutons sur les jambes, pieds et sur tout le corps.

 

[1] Qu'on appelle couramment le muguet buccal et se manifeste par des petites tâches blanches sur la langue, l'intérieur des joues et parfois les gencives.

[2] Arbre dont on utilise la résine comme colorant ou pour ses vertus médicinales.

 

L'Authentique de la Médecine Prophétique – pages 96-97

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Rouqya et salaire

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Rouqya et salaire

Lorsqu’il a mentionné ces paroles du Prophète صلى الله عليه وسلم :

 

"Certes, le plus digne de ce que vous avez pris en récompense est le livre d’Allah."

Il dit : "Et le salaire était la guérison du malade et non la récitation."

 

Il dit aussi :

 

"Certes, le salaire concernait la guérison, non la récitation, c'est-à-dire que le salaire était le prix, et que la guérison en était seulement la condition."

 

(Fin de citation)

 

Ce que font les gens de nos jours va à l’encontre des pratiques de pieux prédécesseurs, ils prennent un salaire sur la récitation que cela se fasse directement sur le malade ou sur les médicaments en augmentant le prix dû à leur récitation.

 

Tout ceci n’a rien à voir avec le hadith, le salaire est payé au raqui après la guérison du malade, c'est ce que l’on retire du hadith, l’exorcisme fut pratique et conditionné à la guérison.

 

Ce que l’on voie aujourd’hui comme pratique de la part des raquis, ils prennent l’argent des gens sans que la guérison s'ensuive.

 

Certains pour un soufflement dans une bouteille d’eau exigent un prix élevé comme s’il était un bienfaiteur guérissant toutes les maladies, tout ceci, c'est dévorer l’argent des gens en pur mensonge.

 

Qu’ils sachent ceux qui font du Coran une profession, un moyen de subsistance, qu’ils sont en contradiction avec les pieux prédécesseurs de cette oumma, que leurs exemples sont les prophètes et les envoyés d’Allah, Allah nous informe qu’ils ne demandaient aucune récompenses aux gens quant à la propagation de la religion de leur Seigneur.

 

Allah dit (traduction rapprochée) : (Au sujet de Nouh)

 

Ô mon peuple, je ne vous demande pas de richesse en retour. Mon salaire n'incombe qu'à Allah. (11/29)

 

(traduction rapprochée) (Au sujet de Houd)

 

Ô mon peuple, je ne vous demande pas de salaire pour cela. Mon salaire n'incombe qu'à Celui qui m'a créé. Ne raisonnez-vous pas ? (11/51)

 

(traduction rapprochée) (Au sujet de Salih)

 

Je ne vous demande pas de salaire pour cela, mon salaire n'incombe qu'au Seigneur de l'univers. (26/145)

 

Ainsi tous les envoyés n’ont jamais demandé de salaire, ou de récompense pour avoir prêché les gens et de les avoir sauvés du feu, ils ne souhaitaient de salaire et de récompense que de la part d’Allah.

 

Médite l’exemple de Dhoul-Qarnayn lorsqu'un peuple lui proposa une récompense afin qui leur construisent un barrage, réfléchie bien à sa réponse et médite-la :

 

Ils dirent :

 

«Ô Zul-Qarnayn, les Yajuj et les Majuj commettent du désordre sur terre.

Est-ce que nous pourrons t'accorder un tribut pour construire une barrière entre eux et nous ? »

Il dit : «Ce que Mon Seigneur m'a conféré vaut mieux (que vos dons). Aidez-moi donc avec force et je construirai un remblai entre vous et eux. » 

 (18/94/95)

 

Voilà le comportement des gens pieux d’autres fois, alors qu’aujourd’hui la religion et devenu une occasion de s’enrichir tout se monnaye, la rouqia ainsi devenue une profession, ainsi la course à la Dounia et la seule préoccupation de ces gens, et d’amasser des grandes sommes d’argent.

 

On questionna AbdAllah Ibn al-Moubarak sur les gens ignobles ?!

 

Il dit : 

 

"C'est celui qui mange par sa religion."

 (Cha'ab al-Iman 6934)

 

Soufian al-Thawri dit :

 

"Certes le plus vil des désirs c'est que tu demandes ce bas monde par la science de l'au-delà." (Cha'ab al-Iman 6937)

 

Majmou’ fatawa (128/18)

 Publié par rouqia-chariya.blog4ever.com

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

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L'eau de mer

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

L'eau de mer

Le Prophète صلى الله عليه وسلم avait dit concernant la mer : 

 

"Son eau est purificatrice et ses animaux qui y sont trouvés morts, sont licites" 

 

Allâh عز وجل a rendu l'eau de mer salée, saumâtre et fortement amère pour l'intérêt des créatures vivantes : les humains et les bestiaux.

 

L'eau de mer est stagnante et renferme une infinité d'animaux qui y périssent sans être inhumés.

 

Si l'eau de mer était douce elle aurait était fétide à cause de sa stabilité et de sa faune maritime qui meurt en elle.

 

L'air enveloppant le monde aurait été touché par cette odeur puante et le monde se serait détérioré.

 

Allâh عز وجل a rendu par Sa sagesse, l'eau de mer pareille à une saline : si toutes les charognes et toutes les moisissures du monde y sont jetées, elles ne l'altéreront aucunement et ne l'affecteront guère depuis sa création jusqu'à ce qu'Allâh fasse périr ce monde.

 

Telle est la cause finale de sa salinité.

 

L'agent collaborateur est le fait que son sol est salin.

 

Se laver avec de l'eau de mer pallie plusieurs fléaux qui émergent à la surface de la peau alors que son absorption et son utilisation extérieure est nuisible car elle provoque la diarrhée et l'émaciation et déclenche la démangeaison, la gale, la flatulence et la soif. 

 

Celui qui est contraint à la boire devra procéder à des méthodes qui permettent de repousser sa nocivité :

 

placer l'eau de mer dans un récipient sur lequel seront déposés des roseaux couverts de laine ébouriffée.

Le récipient sera placé sur le feu jusqu'à ce qu'à la vapeur de l'eau atteigne la laine.

Si la vapeur est intense, on essore la laine jusqu'à ce qu'on obtienne de l'eau en quantité suffisante. 

La laine acquerra une vapeur pure et ne restera dans le récipient que l'eau amère.

 

Un autre moyen préventif consiste à :

 

perforer sur la plage un grand trou dans lequel l'eau salée s'infiltrera.

Un autre trou sera creusé à proximité du premier qui permettra à l'eau de mer de s'y infiltrer.

Un troisième trou sera créé jusqu'à ce que l'eau salée devienne douce.

 

Si le besoin incite un individu à boire l'eau trouble, il devra y jeter des noyaux d'abricots ou un morceau de bois de teck ou une braise qui sera eteinte ou de l'argile arménienne ou de la farine fine de froment et sa boue se déposera au fond.

 

Livre de la Medecine Prophétique par Ibn Qayyim al Jawziyya page 378

Publié par alhouda.forumactif.com

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Bonne annonce aux malades

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Bonne annonce aux malades

"Le jour de la résurrection, ceux qui étaient en bonne santé dans la demeure d' ici-bas, lorsqu' ils verront la récompense des gens éprouvés (par la maladie), ils aimeraient, ce jour-là, que leur peau eut été découpée par des cisailles ici-bas." 


Rapporté par l' Imam Tirmidhy selon Jabir Ibn AbAllah Al Ansari. Hadith numéro 2402 sous le chapitre "al zouhd". 

 

Cheikh Al Albani rahimahou Allah l' a jugé authentique (sahih) dans Al Jami3 Alsahih numéro 8177. 

 

يود أهل العافية يوم القيامة حين يعطى أهل البلاء الثواب ، لو أن جلودهم كانت قرضت في الدنيا بالمقاريض
الراوي: جابر بن عبدالله المحدث: الألباني - المصدر: صحيح الجامع - الصفحة أو الرقم: 8177
خلاصة حكم المحدث: صحيح

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Al-hijâmah (الحجامة)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Al-hijâmah (الحجامة)

-Concernant Al-Hijâmah, Anas Ibn Mâlik rapporte que le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

 

« Pendant mon Voyage Nocturne, je ne suis pas passé devant un groupe sans qu’ils ne me disent : « Ô Muhammad ! Ordonne à ta communauté de pratiquer Al-Hijâmah. » » 

[Sahîh Al-Jâmi’ (5671)]

 

-Ibn ‘Abbas rapporte dans une autre version de ce même hadith :

 

« Attache-toi à la pratique de Al-Hijâmah, Ô Muhammad ! » 

[As-Sahîhah(2263)]

 

-Ibn ‘Abbâs rapporte :

 

« Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) se fit faire une Hijâmah et il paya celui qui la lui pratiqua. »

[Al-Bukhârî (5691) et Muslim (1202)]

 

-Anas rapporte que Abû Taybah pratiqua Al-Hijâmah au Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam).

Il ordonna qu’on lui donne deux ‘ de nourriture, il parla à ses maîtres afin qu’il cessent de trop le charger et dit :

 

« Le meilleur de vos remèdes est Al-Hijâmah. » 

[Al-Bukhârî (5696) et Muslim (1577)]

 

-Ibn ‘Abbâs rapporte que le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

 

« Quel bon serviteur que celui qui pratique Al-Hijâmah. Il évacue le sang, allège le dos et clarifie la vue. »

 

-Lorsqu’on éleva le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam), il ne passa pas devant un groupe sans qu’on ne lui dise : « Attache-toi à Al-Hijâmah. »

 

-Et il dit : « Les meilleurs jours où vous pouvez pratiquer Al-Hijâmah, sont les 17e, 19e et 21e jour [du mois lunaire]. Les meilleurs de vos remèdes sont As-Sacût, Al-Ladûd [1]Al-Hijâmah, et Al-Mashiyy [2]. »

 

-On força le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) à prendre un remède par le coin de la bouche.

Lorsqu’il se remit, il dit :

 

« Qui m’a forcé à prendre ce remède par le coin de la bouche ?

– Tout le monde se tut

– Que tous ici prennent ce remède en coin de bouche, et je vous regarde, sauf Al-‘Abbâs car il n’était pas présent avec vous. » 

[At-Tirmidhî (2053)]

 

-Concernant les bienfaits de Al-Hijâmah, elle purifie la partie superficielle du corps, plus que la saignée (Al-Fasd) qui est meilleure pour les profondeurs du corps. 

Al-Hijâmah extrait le sang de la surface de l’épiderme.

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Je dis : la vérité est que Al-Hijâmah et Al-Fasd diffèrent suivant le temps, le lieu, les âges et les humeurs, les pays chauds, les temps chauds, les humeurs chaudes dont le sang l’individu est à maturité, et en ce cas Al-Hijâmah est plus avantageuse que Al-Fasd, car le sang mûrit, se liquéfie et se dirige vers la couche superficielle du corps.

 

C’est pourquoi Al-Hijâmah parvient à extraire ce que ne peut atteindre Al-Fasd, et qu’elle elle est meilleure pour les jeunes et ceux qui ne supportent pas Al-Fasd.

 

Les médecins ont établi que Al-Hijâmah, dans les pays chauds, était meilleure que Al-Fasd.

 

Il est préférable que cela soit pratiqué au milieu du mois ou dans sa deuxième moitié, et plus précisément dans le troisième quart du mois.

 

Au début du mois, le sang ne s’est pas encore agité, à la fin il sera calmé, alors qu’au milieu ou peu après, il sera à son augmentation maximale.

 

L’auteur de Al-Qânûn a dit : « On commande de pratiquer Al-Hijâmah, non en début de mois, car les humeurs ne se sont pas encore agitées ; ni même à la fin, car elles auront à ce moment diminué, mais au milieu du mois où les humeurs sont agitées et de volume maximal en raison de l’augmentation de la lumière sur le quartier de lune.

 

On rapporte que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « Les meilleurs de vos remèdes sont Al-Hijâmah et Al-Fasd. » et dans un autre hadith : « Le meilleur remède est Al-Hijâmah et Al-Fasd. »[3]

 

Sa parole (salallahu ‘alayhi wasalam: « Le meilleur de vos remèdes est Al-Hijâmah. » désigne les habitants du Hijâz et des pays chauds, car leur sang est très fluide et penche plus vers la surface du corps en raison de l’attraction de la chaleur extérieure, ce qui fait qu’il s’accumule sous la peau, et parce que leurs pores sont larges, et que leurs forces sont défaillantes.

 

Ainsi Al-Fasd est plus dangereux pour eux, alors que Al-Hijâmahest un drainage qui entraîne une pleine extraction des veines, surtout les veines sur lesquelles on pratique peu souvent Al-Fasd et qui en tirent un grand bénéfice.

 

La saignée (Al-Fasd) pratiquée sur l’artère brachiale [4] est utile pour remédier à la chaleur du foie, de la rate, aux inflammations constituées de sang, aux œdèmes pulmonaires, ballonnements, pleurésies [5], et toutes les maladies sanguines survenant du bas du genoux jusqu’à la hanche.

 

La saignée pratiquée sur l’artère médiane [6] est bénéfique au trop-plein survenant dans tout le corps, s’il est sanguin, de même si le sang s’est altéré dans tout le corps.

 

La saignée pratiquée sur la veine radiale [7] est bénéfique aux maux de tête et de cou causés par l’abondance ou l’altération du sang.

 

La saignée pratiquée sur les veines jugulaires externes [8] est utile aux douleurs de la rate, à l’asthme, et aux douleurs au niveau du front.

 

Al-Hijâmah pratiquée sur la veine jugulaire postérieure [9] est utile aux douleurs du bras et de la gorge.

 

Al-Hijâmah pratiquée sur les veines occipitales [10] est utile pour les maladies de la tête et de ses différentes parties comme le visage, les dents, les oreilles, les yeux, le nez et le cou, si ces maux sont le résultat de l’abondance, de la corruption du sang, ou des deux.

 

Anas rapporte :

 

« Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) pratiquait Al-Hijâmah sur les veines occipitales et la veine jugulaire postérieure. » 

[As-Sahîhah (908)]

 

Il rapporte également :

 

« Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) pratiqua Al-Hijâmah sur son crâne, alors qu’il était en état de sacralisation, en raison d’une migraine. » 

[Al-Bukhârî (6598)]

 

On rapporte également que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) pratiquait Al-Hijâmah à trois endroits : sur la veine jugulaire postérieure, et sur les deux veines occipitales. »

 

‘Alî rapporte que Jibrîl a révélé au Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) Al-Hijâmah  sur les deux veines occipitales et sur la veine jugulaire postérieure. 

[Ibn Mâjah (3482), la chaîne de transmission de ce hadith est faible]

 

Jâbir rapporte : « Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) pratiqua Al-Hijâmah sur sa hanche en raison d’une douleur. » [Sahîh Abû Dâwud(3864)]

 

Les médecins ont divergé concernant la pratique Al-Hijâmah sur  le trou occipital [à la base de la nuque] :

 

Abû Nu’aym mentionne dans son ouvrage « La médecine prophétique » un hadith attribué au Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) : «  Attachez-vous à pratiquer Al-Hijâmah  sur l’occiput [11], car cela guérit de cinq maladies.» [Al-Jâmic As-Saghîr, Qualifié de faible par Al-Arnâ’ût] parmi lesquelles il mentionna la lèpre.

 

Et dans un autre hadith : «  Attachez-vous à pratiquer Al-Hijâmah  sur l’occiput, car cela guérit de soixante-douze maladies. »

 

Certains l’ont acceptée et ont dit qu’elle est utile en cas d’exophtalmie [12] et diverses tuméfactions et maux de l’œil, comme la lourdeur des sourcils et des paupières, et elle est bénéfique à qui la pratique.

 

On rapporte que Ahmad Ibn Hanbal en eut besoin, et pratiqua Al-Hijâmah sur les deux côtés de sa nuque, mais pas sur le trou occipital.

 

Parmi ceux qui l’ont réprouvée figure l’auteur de Al-Qânûn qui dit : « Elle entraîne réellement la perte de mémoire, comme l’a dit notre maître et porteur de notre Législation, Muhammad (salallahu ‘alayhi wasalam), car la partie postérieure du cerveau est le lieu de la mémorisation, et Al-Hijâmah la fait disparaître. »

 

D’autres l’ont contredit en disant que le hadith n’est pas authentique, et s’il était authentique concernant Al-Hijâmah, elle n’affaiblit la partie postérieure du cerveau que si elle est pratiquée sans nécessité.

 

Mais si elle est pratiquée en raison de l’abondance de sang dans cette partie, elle est utile tant du point de vue médical que religieux.

 

Il est authentifié que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a pratiquéAl-Hijâmah en de nombreux endroits de sa nuque, en fonction de la situation, et il a pratiqué Al-Hijâmah en d’autres endroits que la nuque, en fonction du besoin.

 

La pratique de Al-Hijâmah sous le menton est utile pour soulager le mal de dents, du visage et de la gorge, si elle est pratiquée en son temps, et elle purifie la tête et les mâchoires.

 

La pratique de Al-Hijâmah sur le dos du pied remplace la saignée (Al-Fasd) de la veine saphène qui se trouve au niveau de la cheville [13], et elle est utile pour soigner l’ulcère des cuisses et des jambes, le retard de règles, et les démangeaisons au niveau des testicules.

 

Quant à la pratique de Al-Hijâmah au bas de la poitrine, elle est utile contre les abcès, pustules et boutons de la cuisse, de même que les crises de goutte [14], les hémorroïdes, l’éléphantiasis [15] et les démangeaisons du dos.

 

Ibn Abbas rapporte que le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

 

« Les meilleurs jours où vous pouvez pratiquer Al-Hijâmah, sont les 17e, 19e et 21e jour [du mois lunaire]. » 

 

Anas rapporte :

 

« Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) pratiquait Al-Hijâmah sur les veines occipitales et la veine jugulaire postérieure. Et il la pratiquait les 17e, 19e et 21e jour [du mois lunaire]. »

 

Anas rapporte que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

 

« Celui qui veut pratiquer Al-Hijâmah, qu’il cherche  les 17e, 19e et 21ejour [du mois lunaire], afin que le sang ne s’agite [16] pas au point ce que cela le tue. »

[As-Sahîhah (2747)]

 

Abû Hurayrah rapporte que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

 

« Celui qui pratique Al-Hijâmah les 17e, 19e et 21e jour [du mois lunaire], cela sera pour lui une remède contre tous les maux. »

 

C’est à dire, tout mal causé par l’abondance du sang.

 

Tous ces hadiths sont conformes à l’unanimité des médecins disant que Al-Hijâmah pendant la deuxième moitié du mois et les jours qui suivent du troisième quart sont meilleurs que le début ou la fin du mois.

 

Mais si elle est pratiquée en cas de nécessité, elle est bénéfique à tout moment, que ce soit au début ou la fin du mois.

 

Hanbal rapporte que Abû ‘Abd Allah Ahmad Ibn Hanbal pratiquait Al-Hijâmah à chaque fois que son sang s’agitait, à toute heure.

 

L’auteur de Al-Qânûn a dit :

 

« Ses temps fixés pendant la journée sont : la deuxième ou troisième heure. Il ne faut pas la pratiquer après le hammam, sauf celui dont le sang est épais et qui doit se rendre au hammam, attendre une heure, puis pratiquer Al-Hijâmah. »

 

Selon eux, il est détestable de pratiquer Al-Hijâmah lorsqu’on est repu, car elle peut entraîner une occlusion et d’autres maladies mauvaises, surtout si la nourriture était mauvaise et lourde.

 

Il est dit : « Al-Hijâmah à jeun est un remède, après satiété une maladie, et au dix-septième jour [du mois lunaire] une guérison. »

 

Le choix de ces temps pour la pratique de Al-Hijâmah concerne ce qui est fait par sécurité, précaution contre les nuisances et protection de la santé.

 

Mais pour le traitement des maladies, on l’emploie quand cela est nécessaire.

 

Sa parole : « afin que le sang ne s’agite pas au point ce que cela le tue »en est la preuve, et nous avons déjà mentionné que  l’imam Ahmad pratiquait Al-Hijâmah à tout moment où il en ressentait le besoin dans le mois. 

 

Quant au choix des jours de la semaine pour pratiquer Al-Hijâmah, Al-Khallâl rapporte dans Al-Jâmi’ d’après Harb Ibn Ismâ’îl : « J’ai demandé à Ahmad : y a-t-il un jour où la pratique de Al-Hijâmah est détestable ? Il me dit : « Mercredi et samedi. »

 

Al-Husayn Ibn Hassân rapporte qu’il demanda à Abû ‘Abd Allah (l’imam Ahmad) concernant Al-Hijâmah : « Quel jour est détestable ? » Il répondit : « Samedi et mercredi » et d’autres disent le vendredi. »

 

Abû Hurayrah rapporte que le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : 

 

«Celui qui pratique Al-Hijâmah, mercredi ou samedi, et se voit atteint de vitiligo [17]ou de lèpre, ne doit blâmer que lui-même. » 

[Al-Hâkim (4/409), qualifié de faible par Al-Arna’ût]

 

Al-Khallal rapporte également d’après Muhammad Ibn ‘Alî Ibn Ja’fâr que Ya’qûb Ibn Bukhtân leur a dit : « On a interrogé Ahmad à propos de l’épilation et Al-Hijâmah, samedi et mercredi, et il a réprouvé cela.

Il dit : « J’ai appris qu’un homme avait pratiqué une épilation et Al-Hijâmah – c’est-à-dire mercredi – et qu’il fut touché par la lèpre. »

Je lui  dis : « Comme s’il avait négligé le hadith ? »

 Il me répondit : « Oui. »

 

Dans son livre Al-Afrâd, Ad-Dâraqutnî rapporte d’après Nâfi’ : «  ‘Abd Allah Ibn ‘Umar me dit : « Mon sang s’agite, cherche-moi quelqu’un pour pratiquer Al-Hijâmah, qui ne soit ni un jeune ni un vieillard, car j’ai entendu le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) dire : « Al-Hijâmah augmente la mémoire du mémorisateur et la raison de l’homme sensé, alors pratiquez Al-Hijâmah au Nom d’Allah, mais pas jeudi, vendredi, samedi et dimanche. Pratiquez Al-Hijâmah plutôt lundi, car la lèpre n’arrive que mercredi. » Ad-Dâraqutnî dit : il est également rapporté par Ayyûb d’après Nâfi’ et il dit : « Pratiquez Al-Hijâmah lundi et mardi, mais pas mercredi.» [Ibn Mâjah (3487), qualifié de faible par Al-Arna’ût]

 

Abû Bakrah réprouvait la pratique de Al-Hijâmah mardi, et il rapporta que le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) dit :

 

« Mardi est le jour du sang, au cours duquel il y a une heure où le sang ne coagule pas. » 

[Ad-Dacîfah (2251)]

 

Les hadiths précédents comportent :

 

- une recommandation de se soigner,

- une recommandation de pratiquer Al-Hijâmah sur différents endroits selon le cas,

- la permission pour celui qui est en état de sacralisation de pratiquer Al-Hijâmah, et s’il est besoin de couper des cheveux, cela est permis,

-  la permission pour le jeûneur de pratiquer Al-Hijâmah, ainsi on rapporte que Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) pratiqua Al-Hijâmah alors qu’il jeûnait. [Al-Bukhârî (1939)]

 

Mais cela rompt-il le jeûne ou non, c’est une autre question.

 

Ce qui est juste est que Al-Hijâmah rompt le jeûne, comme cela est rapporté authentiquement du Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam), sans aucune protestation.

 

Et le meilleur argument qu’on puisse opposer est le hadith qui montre qu’il a pratiqué Al-Hijâmah alors qu’il jeûnait, mais il ne montre que cela ne rompt pas le jeûne qu’après quatre choses :

 

- La première : il s’agissait d’un jeûne obligatoire.

- La deuxième : il était résident.

- La troisième : il ne souffrait d’aucune maladie qui nécessite la pratique de Al-Hijâmah.

- La quatrième : ce hadith vient après sa parole :

« Celui qui applique Al-Hijâmah et celui qui se la fait appliquer ont tous deux rompu leur jeûne. » [Sahîh At-Tirmidhî (774)]

 

Si ces quatre postulats sont vérifiés, on peut argumenter par sa pratique pour dire que Al-Hijâmah ne rompt pas le jeûne.

 

Sinon, qu’est-ce qui empêche que ce jeûne ait été surérogatoire qu’il est permis de rompre par Al-Hijâmah ou autre ?

 

Ou que cela ait été pendant Ramadan, mais en voyage ?

 

Ou aussi, qu’il ait été résident, mais que cela ait été nécessaire de la même manière que la maladie permet de rompre le jeûne ?

 

Ou encore que cela ait été un jeûne obligatoire du mois de Ramadan, alors qu’il était résident, mais que cela soit conforme à la règle de base et que sa parole « Celui qui applique Al-Hijâmah et celui qui se la fait appliquer ont tous deux rompu leur jeûne. »ne soit venue après ?

 

Il n’est possible d’affirmer aucun de ces quatre postulats, alors que dire de l’ensemble ?

 

Cela indique également la permission de payer le médecin ou autre sans contrat de travail, mais en lui donnant le salaire de ses semblables ou ce qui le satisfera.

 

Cela indique aussi la permission de tirer profit de la pratique de Al-Hijâmah, même s’il n’est pas bon à l’homme libre d’en prendre un salaire, sans pour autant que cela lui soit illicite.

 

Le Prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) lui a donné son salaire et ne lui pas interdit de le dépenser, et le fait qu’il ait qualifié ce salaire de mauvais et comparable au fait qu’il ait dit que l’ail et l’oignon étaient mauvais, sans que cela n’implique qu’ils soient illicites

 

Cela indique encore qu’il est permis de demander chaque jour un gain déterminé à son servant, en fonction de ses capacités, et que le servant peut disposer de l’excédent.

 

Et si on le lui interdisait, tout ce qu’il gagne serait une imposition (de son maître) et il n’y aurait aucune utilité à en fixer la valeur.

 

Au contraire, l’excédent est considéré comme une chose que son maître lui donne, et il peut en disposer comme il le veut. Et Allah est plus savant.

 

[1] En arabe, les remèdes portent des noms différents selon leur mode d’utilisation. Ainsi, As-Sa'ût désigne ce qui est pris par le nez, etAl-Ladûd ce qui est pris du coin de la bouche.

[2] Ce terme désigne tout liquide consommé qui a des vertus laxatives. Il est dérivé du verbe Mashâ/Yamshî (marcher) car il amène celui qui le consomme à se rendre fréquemment aux toilettes.

[3] Al-Arnâ’ût montre qu’aucun hadith ne fait mention conjointement des deux, mais que plusieurs hadiths authentiques mentionnent : « Le meilleur de vos remèdes est Al-Hijâmah. » (1577).

[4] Al-Bâsilîq : artère du bras.

[5] Œdème au niveau de la plèvre (membrane qui entoure les poumons).

[6] Al-Akhal : artère du bras.

[7] Al-Qayqâl : veine du bras.

[8] Al-Wadjayn : veines du cou.

[9] Al-Kâhil : située à la base de la nuque entre les épaules.

[10] Al-Akhdacyn : veines de la partie postérieure du cou. Nombreux sont ceux qui ont été d’avis qu’elles désignaient la même chose queAl-Wadjayn, mais il semble qu’elles soient tout de même distinctes.

[11] Qui forme la jointure entre la tête et le cou

[12] Lorsque l’œil déborde de son orbite.

[13] As-Sâfin : elle naît sur le dos du pied, puis longe le tendon d’Achille pour remonter vers une veine profonde au creux du genou.

[14] Maladie qui cause de grandes douleurs aux articulations, notamment le gros orteil.

[15] Maladie dont les symptômes sont une augmentation du volume d’un membre ou d’une partie du corps causée par un œdème, qui est épanchement de la lymphe en dehors du système lymphatique.

[16] L’agitation du sang (Tabayyugh Ad-Damm) désigne ce que nous connaissons aujourd’hui sous le nom d’hypertension.

[17] Maladie de l’épiderme qui se caractérise par des tâches blanches

 

Source : L’authentique de la médecine prophétique

copié de salafs.com

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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La ruse du sorcier - كيد ساحر (vidéo)

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La ruse du sorcier - كيد ساحر (vidéo)

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Le traitement de la colère

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Le traitement de la colère

Le traitement de la colère comporte deux volets :

 

- Le traitement préventif

- et le traitement curatif

 

Le traitement préventif

 

Consiste à éviter tous les canaux susceptibles de mener à la colère, tels que :

 

- la prétention,

l'orgueil,

- l'arrogance,

- l'avidité,

la plaisanterie incongrue

- et la légèreté ainsi que tout ce qui s'y apparente.

 

Le traitement curatif

 

Se résume aux quatre points suivants :

 

Se protéger contre le Démon, en prononçant notamment la formule suivante :

 

" أعوذ بالله من الشيطان الرجيم "

"A 'UDHOU BILLAHI MINA SHAYTANI RRAJIM"

"Je cherche la protection d'Allah contre le Démon lapidé"

 

- Faire ses ablutions.

 

- Changer d'attitude ou de lieu: s'assoire, s'allonger, sortir, se taire; etc....; en cas d'accès de colère.

 

- Faire en sorte de se rappeler la récompense due à celui qui maitrise sa colère et les conséquences encourues par celui qui laisse éclater sa colère. 

 

copié de roquia-sunna.phpbb3gratuit.com

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La vitamine D

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La vitamine D

À la fois vitamine (= apport extérieur) et prohormone (= précurseur hormonal produit par notre corps), la vitamine D est vitale pour la santé car elle joue un rôle essentiel dans le métabolisme du calcium dans l’organisme.

 

« Calciférol=qui porte le calcium » est l’un des autres noms de la vitamine D.

 

On distingue par ailleurs l’ergocalciférol (vitamine D2 – forme végétale) et le cholécalciférol (vitamine D3 – forme chez l’Homme et l’animal).

 

Elle équilibre le taux de calcium dans le sang en améliorant son absorption par les intestins et en diminuant son élimination dans l’urine.

 

Elle participe aussi au dépôt et au retrait du calcium des os, selon les besoins de l’organisme.

 

On comprend alors qu’une carence en vitamine D peut conduire à une carence en calcium.

 

Il faut savoir que notre corps peut produire directement la vitamine D par la peau grâce au soleil.

 

Ainsi, sous l’effet des rayons ultraviolets du soleil (les UVB), notre corps produit le cholécalciférol (vitamine D3) qui va subir une réaction chimique dans le foie puis au niveau du rein pour donner sa forme définitive et active, le 1,25 dihydroxycholecalciférol ou 1,25 OH vitamine D3.

 

Cependant, pour certaines personnes, la quantité de vitamine D dans le sang peut être plus faible que la normale.

 

Il est alors nécessaire de combler cette carence par un apport complémentaire comme dans les catégories de population suivantes:

 

-les personnes âgées présentent souvent une ostéoporose (= baisse de la densité de l’os) qui expose à un risque élevé de fracture.

 

Ceci est dû à une baisse de production de vitamine D avec l’âge. Ainsi, un complément quotidien de vitamine D + calcium est recommandé.

 

-les personnes dont la peau est très pigmentée (=foncée) comme la population africaine ou indo-pakistanaise ont aussi, très souvent, une carence en vitamine D.

 

Ceci est lié à la pigmentation de la peau qui limite le passage des rayons UVB du soleil et au faible ensoleillement des pays occidentaux (cela varie également suivant les régions).

 

-les femmes voilées (hijab, jilbab voire sitar) sont également plus sujettes à une carence de par leur tenue vestimentaire.

 

Certaines se plaignent d’être souvent fatiguées ou de tomber fréquemment malade.

 

Une carence en vitamine D peut ainsi être mise en cause.

 

Il faut savoir qu’une étude a été réalisée aux Emirats arabes unis (EAU) en 1998 sur des échantillons de femmes entre 19 et 44 ans.

 

Cette étude a montré que les femmes « émiratiennes » avaient un taux de vitamine D jusqu’à 5 fois plus faible que les européennes qui vivent aux EAU.

 

Une étude similaire en Turquie en 2005 montrait sur un échantillon de jeunes adolescentes que celles qui étaient voilées présentaient un taux de vitamine D 2 fois plus faible que celles qui n’étaient pas voilées.

 

La conclusion de ces études est que l’ensoleillement, même satisfaisant (comme aux EAU) ne suffit pas à assurer les besoin en vitamine D.

 

Encore faut-il que les femmes puissent s’exposer occasionnellement au soleil et avoir un apport alimentaire en vitamine D. Nous reviendrons à la fin de l’article sur ces 2 dernières notions.

 

-les femmes enceintes et celles qui allaitent sont également concernées par la supplémentation mais celle-ci est essentiellement destinée à prévenir la carence en calcium chez le nourrisson.

 

En effet, les besoins nutritionnels des femmes enceintes ou qui allaitent sont couverts par une alimentation variée et équilibrée.

 

Rappelons ici qu’une carence en vitamine D peut engendrer une carence en calcium qui est beaucoup plus marquée et fréquente chez le nourrisson.

 

Ainsi, chez le nourrisson, la survenue d’une hypocalcémie néo-natale (=manque de calcium à la naissance) est associée à un risque élevée de crise d’épilepsie, de maladie cardiaque et aussi de mort subite.

 

La carence en calcium peut être responsable d’une maladie appelée le rachitisme (=carence prolongée en calcium).

 

Elle provoque des déformations osseuses et des faiblesses musculaires pouvant être responsables d’un retard à la marche et de difficultés respiratoires.

 

Des troubles au niveau des défenses de l’organisme peuvent aussi apparaître et occasionner des infections.

 

Pour pallier à cette problématique,le ministère de la santé français a autorisé, par un arrêté, le 13 février 1992, l’ajout de vitamine D dans les laits pour nourrissons.

 

Ainsi, il est recommandé de maintenir une supplémentation quotidienne de vitamine D jusqu’au sevrage pour un allaitement exclusif au sein, qui n’a donc pas recours à ces laits enrichis ou si l’apport de lait artificiel est inférieur à 500ml/j.

 

Afin de prévenir le risque d’hypocalcémie néonatale, rappelons qu’il est fortement recommandé de prendre une supplémentation en vitamine D vers le 6ème-7ème mois de grossesse.

 

Il s’agit d’une ampoule buvable en une dose unique.

 

Pour le reste de la population, une autre mesure a été adoptée suite à la circulaire du 11 octobre 2001 qui autorise l’utilisation des laits et produits laitiers frais, de consommation courante, supplémentés en vitamine D.

 

Cependant, cela s’est avéré insuffisant comme le révèle un communiqué officiel de 2003.

 

Dans ce sens, une supplémentation reste recommandée au moins jusqu’à l’adolescence.

 

Au delà, c’est du cas par cas selon les groupes plus à risques cités plus haut (population noire, femmes voilées, personne âgée…)

 

D’après un rapport de l’Organisation mondiale de la santé publié en 2008 sur l’évaluation de l’exposition solaire sur la production de vitamine D, il a été estimé que l’exposition au soleil peut procurer jusqu’à 90 % de la vitamine D nécessaire.

 

Ainsi, une simple exposition des avant-bras et du visage pendant 5 à 10 minutes entre 10 h et 15 h, à raison de deux ou trois fois par semaine, suffit à assurer un apport convenable en vitamine D à un adulte en bonne santé.

 

Pour les peaux foncées ou si l’ensoleillement est faible (temps nuageux par exemple), il est possible d’aller jusqu’à 30min d’exposition.

 

Rappelons que les UVB sont filtrés par les fenêtres.

 

Une exposition prolongée par rapport à celle recommandée ne permettra pas de produire davantage de vitamine D car il existe un mécanisme de régulation dans notre corps qui permet d’éviter une accumulation toxique.

 

De plus, un temps d’exposition plus long aux UVB est associé à un risque augmenté de cancer de la peau.

 

De cette façon, d’avril à octobre environ, l’organisme pourra fabriquer et stocker assez de vitamine D pour l’hiver, période où l’ensoleillement se raréfie davantage.

 

Par ailleurs, certains aliments présentent une source de vitamine D tel que les huiles de poissons (huile de foie de morue) et les poissons (saumon, sardine et thon en boite) mais aussi le beurre, les céréales, les oeufs, les foies d’animaux et un peu le lait (cf plus haut).

 

En conclusion, nous devons veiller à nos stocks de vitamine D.

 

Pour cela, n’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant afin d’assurer, aux populations les plus à risque, les apports complémentaires nécessaires.

 

sources: American academy of pediatric (Académie américaine de pédiatrie) 2008

Agence française de sécurité sanitaire des aliments(Afssa) 2005, « recommandation sur la supplémentation en vitamine D »

Ministère de la santé 2003, « stratégie d’action efficace ou recommandée concernant la vitamine D »

Société française de pédiatrie 1995, « intérêt d’une supplémentation en vitamine D »

 

Dr Ait m’hammed Moloud - Médecin généraliste et auteur du livre : « La Hijama, fondements-techniques-conseils » aux éditions Tawbah
copié de muslim.sante.free.fr


Dr Ait M’hammed Moloud

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Rouqiya selon le Coran et la sounna pour toi et ta famille (dossier)

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Rouqiya selon le Coran et la sounna pour toi et ta famille (dossier)

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الرقية الشرعية لك ولأهلك للشيخ الخضيري

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Parmi les intérêts de la rouqiya

 

-Elle permet de se rapprocher davantage d'Allah et augmente la confiance [At-tawakul] en lui 

 

-Elle Barre la voie aux devins et aux charlatans et le recours à eux 

 

-Elle constitue le traitement le plus efficace contre les maladies contemporaines tels que l'anxiété, la tristesse, l'inquiétude et le souci. 

-Elle constitue une aide et un service, le messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a dit : 

"Quiconque peut aider son frère le fasse " 


-Elle est une Sunnah en effet la mère des croyantes Aicha رضي الله عنها rapporte : 

" Lorsque le messager d'Allah se plaignait d'un mal Jibril l'exorcisé. "

 

-Elle empêche le croyant de délaisser le Quran, Ibn l-Qayim disait : 

"Rentre dans le fait de délaisser le Qoran, le fait de ne pas s'en servir comme traitement pour la recherche de la guérison ". 

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Les règles de bienséances de la rouqiya

 

Concernant le Raqi (Celui qui exerce la Roqiya)

 

-Il doit Purifier son intention et faire preuve de sincérité envers Allah dans La roqiya, dans son apprentissage et dans sa mise en pratique. 

 

-Il doit Avoir une forte certitude [Yaqine] en Allah et placer véritablement sa confiance en lui. 

 

-Il doit faire preuve de droiture au niveau de sa religion et de sa 'Aqida [son dogme] 

 

-Il doit avoir la certitude que c'est Allah qui accorde la guérison, et que ce qu'il fait n'est seulement qu'une cause et rien d'autre. 

 

-Il doit accorder un vif intérêt au fait de ne s'alimenter que de nourriture licite conformément au Hadith :

«Certes Allah, Très Haut est Pureté. Il n`accepte que ce qui est pur. Il ordonne aux croyants ce qu'il a ordonné à Ses Envoyés. Or, Il a dit: ‹Ô Messagers! mangez de ce qui est permis et agréable et faites du bien.› (23:51), dit aussi: ‹Ô les croyants! mangez des (nourritures) licites que Nous vous avons attribuées.› (2:172). "

 

Là-dessus, le Prophète fit allusion à l`homme qui prolonge ses voyages (pieux), qui a des cheveux longs et poudreux et tend les mains vers le ciel, disant : «O Seigneur, O Seigneur», et cependant il se nourrit de choses défendues, boit des liquides défendus, se revêt d`habits défendus, et il a été nourri de choses défendues. «Comment donc pourrait-il être exaucé?». 

 

-s'éloigner des choses interdites parmi les paroles et les actes, et prendre garde aux invocation contraire au coran et la Sunnah. 

 

-Il doit Rechercher les moments favorables et ou les invocations sont exaucées 

 

-Il doit Utiliser les versets du Qoran et les invocations rapportés appropriés 

 

-Il doit être dans un état agrée par Allah, c'est à dire en état d'ablutions et de propreté, et débarrasser le lieu de ce qui peut empêcher les anges d'entrer tel que les chiens ou les Images. 

 

-Il doit Lire la Roqiya avec méditation et concentration, tout en respectant la conduite a adopter lorsqu'on invoque Allah. 

 

-Il doit Cacher les secrets, en effet en pratiquant la Roqiya à d'autres on peut être amener à connaitre certains de leurs secrets. 

 

-Il doit faire preuve de douceur et de miséricorde à l'égard du malade, et surveiller son état psychologique et physique. 

 

-Il ne doit pas employer la dureté durant la lecture 

 

Concernant le Malade 

 

-Il doit avoir la certitude que la guérison vient d'Allah, par conséquent la Roqiya, le Raqiy, le médecin et le traitement ne sont que des causes. 

 

-Il doit chercher à ressentir la magnificence du coran et le fait qu'il est une guérison pour toutes les maladies. 

 

-Il ne doit pas suivre le traitement par la Roqiya, tout en consultant les charlatans. 

 

-Il doit s'en remettre véritablement à Allah, placer sa confiance en lui et avoir une certitude complète en la parole d'Allah (sens du verset) : ".. et quand je suis malade, c'est Lui qui me guérit ". s26 v80 

 

-Il doit se repentir de ses péchés, et reconnaitre sa négligence. 

 

-Il doit multiplier les invocations et persister dans sa recherche de la guérison. 

 

-Il doit continuer le traitement par la Roqiya durant sa maladie ainsi que la lecture des invocations journalières que l'on récite matin et soir. 

 

-Il doit multiplier les aumônes. 

 

Concernant la Roqiya

 

-Elle doit être fait avec le Coran, Allah dit (sens du verset) : 

" Et nous faisons descendre du Qoran ce qui est une guerison et une miséricorde pour les croyants" 

 

-Ou Alors à l'aide des noms et des attributs d'Allah (sens du verset) :

"C'est à Allah qu'appartient les plus beaux noms. Invoquez-le par ses noms." 

 

-Ou Alors à l'aide de ce qui a été rapporté de manière authentique dans la Sunnah : 

" Il n y a aucun mal à recourir à la Roqiya tant que cela n'est pas du Shirk " 

 

-Elle doit être fait en langue arabe, Ibn Hajar a dit dans Fath Al Bari : " Les savants sont unanimes quant au fait que le Roqiya n'est permise que lorsqu'elle remplie les trois conditions suivantes : 

 

  1.  
    1. Être fait avec la parole d'Allah (Le Quran) ou avec ses noms et attributs,
    2. Etre réalisé en langue Arabe, 
    3. Elle doit être compréhensible par autrui. 

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Parmi Les Causes de la maladie

 

-Le fait de faire peu de Dhikr et de ne pas réciter [régulièrement] les Invocations de protection tirées de Quran et de la Sunnah. 

 

-La propagation de la jalousie, du mauvais œil et de la sorcellerie entre les gens. 

 

-Le fait de s'être montré injuste envers des Jinn ou de les avoir nuit dans leurs lieux d'habitations. Par exemple : Verser de l'eau chaude sans mentionner le nom d'Allah ou uriner dans un trou (ou grotte etc....) 

 

-La peur soudaine et forte, l'extrême colère, la grande tristesse ainsi que la joie extrême. 

 

-La prolifération des causes permettant l'entrée des Jinn et diables dans les maisons ceci par l'existence de choses ou d'objets empêchant l'entrée des anges tels que la présence de chiens, d'images d'êtres animées, des nombreux péchés et du non accomplissement des prières. 

 

-Le fait de se dénudé sans mentionné le nom d'Allah, ceci d'après la parole du prophète صلى الله عليه وسلم :

" Le voile qui empêche les yeux des djinns de voir les parties intimes des humains réside dans le fait de dire "Bismillah"" avant de se déshabiller". [At-tabarani] 

 

-Le non accomplissement des Nawafil et autres prières surérogatoires dans la maison, le messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a dit :

"Faites des prières dans vos maisons et n'en faites pas un cimetière" 

L'Imam an-nawawi a dit au sujet de l'ordre du prophète mentionné dans ce hadith : Le messager d'Allah ordonné ceci afin qu'Allah bénisse cette maison, qu'il y fasse descendre la miséricorde ainsi que les anges et que les diables fuient. 

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Traitement par la rouqya, versets et invocations à réciter - آيــات و دعاء الــرقـية الشـرعـية (dossier-audio)

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Traitement par la rouqya, versets et invocations à réciter - آيــات و دعاء الــرقـية الشـرعـية (dossier-audio)

« أَعُوذُ بِاللَّهِ مِنَ الشَّيْطَانِ الرَّجِيمِ مِنْ هَمْزِهِ وَنَفْخِهِ وَنَفْثِهِ  »

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Se frotter les dents avec le siwak lors de l’agonie...

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Se frotter les dents avec le siwak lors de l’agonie...

Le fait de se frotter les dents avec ce morceau de bois d’Araq, ramène de très nombreux bienfaits tels que la propreté et l’hygiène. Le Siwak purifie l’haleine de la bouche, permet d’obtenir une récompense, de suivre le Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui-et de satisfaire Allah. 

Sheykh 'Abd Al 'Aziz Ar-Râjihî [dans son Charh Sahih Al Boukhari] mentionne que les savants ont mentionnés que l’utilisation du Siwak comporte plus de 1OO bienfaits, parmi ces bienfaits il y’a le fait que l’utilisation du Siwak aide a prononcer l’attestation de foi avant de mourir.
 

Dans un autre cours, la question suivante lui fut posée : 

Question :

Noble Cheikh, vous avez mentionnez dans le cours précédent quelques bienfaits que comporte l’utilisation du Siwak, vous aviez dit que son utilisation aide à prononcer l’attestation de foi lors de l’agonie, ceci est-il authentique et confirmé ? 

Réponse :

Oui, les savants ont mentionnés que parmi les bienfaits de son utilisation, il y’a le fait que cela aide le musulman à prononcer l’attestation de foi avant de mourir.

 

Ceci est ce que les savants ont mentionnés, ils ont affirmés que cela fait partie des bienfaits de son utilisation et que ceci est confirmé. 

 

فضيلة الشيخ، ذكرتم في الدرس الماضي بعض فوائد السواك ، وذكرتم أنه يساعد في النطق بالشهادة في حالة الاحتضار ، فهل هذا ثابت وصحيح ؟

 نعم ذكر العلماء أن من فوائده أنه يذكر الشهادة عند الموت ؛ هذا ذكره أهل العلم قالوا: إن هذا من فوائده ، وإنه ثابت . نعم

Cheikh ‘Abdel‘Azîz Bnou ‘Abdillah Ar-Râjihî - الشيخ عبد العزيز بن عبد الله الراجحي

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La cure de la migraine

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La cure de la migraine

Ibn Majah a rapporté dans ses "sounans" ces paroles dont la validité est incertaine :

 

"Lorsque le prophète avait la migraine il se couvrait la tète de henné et disait : il apaise la migraine si Allah le permet."

 

La migraine est une douleur siégeant d’un seul coté de la tète.

 

Si elle persiste, on l’appelle dans ce cas "chaqiqa" c'est-à-dire une douleur qui n’attaque qu’un seul coté.

 

Si elle englobe toute la tète comme un casque qui la couvre, elle s’appelle alors un mal de tête.

 

Cette douleur peut atteindre également soit le front, soit l’occiput.

 

La migraine revêt plusieurs formes et remonte à des causes différentes.

 

Elle consiste en un échauffement de la tête dû à la vapeur qui tend à en sortir.

 

Ne trouvant aucun accès lui permettant de s’extérioriser, elle cause la migraine, de même que le contenu d’un récipient le fait s’il se réchauffe et désire en sortir.

 

Tout élément humide réchauffé requiert un espace plus vaste que son espace originale.

 

Si cette vapeur s’étend dans toute la tête et se trouve incapable de se diffuser et de se décomposer, elle circule dans la tête et prend la nomination de "vertige".

 

La migraine résulte de plusieurs causes (1) parmi lesquelles on cite :

 

La suprématie de l’un des quatre caractères.

 

L’existence de lésions dans l’estomac qui entraînent la migraine résultant de l’enflure car le nerf qui descend de la tête est liée à l’estomac.

 

 Un gaz gastro-intestinal épais de l’estomac qui remonte à la tête lui causant la migraine.

 

 L’enflure des veines de l’estomac qui engendre le mal de tête corrélé au mal de l’estomac en raison du lien entre le deux.

 

 La réplétion qui fait que les aliments descendent alors qu’une part de ces aliments demeure crue, ce qui entraîne le mal de tête, causant une lourdeur accablante.

 

 La migraine se manifeste après le coït en raison de l’affaiblissement du corps à ce moment, ce qui permet à l’air chaud d’y accéder excessivement.

 

 La migraine qui se déploie après le vomissement en raison de la prépondérance de la siccité ou bien la montée des vapeurs provenant de l’estomac.

 

 La migraine qui résulte de l’ardeur de la chaleur et du réchauffement de l’air.

 

 La migraine due à l’intensité du froid, la concentration des vapeurs dans la tête et sa non-décomposition.

 

La migraine qu’engendrent la veille et l’insomnie.

 

 La pression exercée sur la tête et tout corps lourd qui y est posé.

 

 Parler beaucoup cause la migraine, car ceci amoindrit la force du cerveau.

 

 L’intensité du mouvement et le sportif excessif.

 

 Les symptômes psychologiques tels que : le souci et l’attristement, le chagrin et la hantise ainsi que les idées obscures.

 

 La faim intolérable qui fait que les vapeurs, ne trouvant rien pour y diffuser leurs effets, se multiplient et remontent au cerveau, l’accablant d’une douleur cuisante.

 

 L’enflure localisée dans le péritoine du cerveau de façon à ce que le soufrant ressente qu’on lui assène des coups de marteau sur la tête.

 

 La fièvre qui s’enflamme dans la tête, lui causant une douleur languissante. Et Allah est omniscient.

 

 La cause de la migraine dite "chaqiqa" qui attaque un côté de la tête remonte à la présence d’une matière entre les veines de la tête qui s’y produit ou qui y accède.

 

Le côté faible de la tête l’accueille.

 

Cette matière est vaporeuse ou bien consiste-t-elle en une humeur chaude ou froide.

 

Sa caractéristique est l’élancement des artères, surtout sanguinaire.

 

Si on parvient à la normaliser par les bandages empêchant ainsi l’élancement, la douleur s’apaise sur le champ.

 

Abou Na’ima a mentionné dans le livre "la médecine du prophète" que ce genre de migraine affectait le prophète.

 

Il demeurait ainsi un ou deux jours, ne sortant guère.

 

Ce même livre rapporte d’après Ibn Abass :

 

"Le prophète, nous a prononcé un discours alors que sa tête était bandée."

 

Dans le sahih est indiqué que :

"Mohammed a dit alors qu’il endurait la maladie de sa mort : Oh, ma tête ! Et il bandait sa tête durant sa maladie."

 

Le bandage de la tête atténue la migraine dite (chaqiqa) ainsi que d’autres maux de tête.

 

Le remède de la migraine varie en fonction de son genre et de ses causes.

 

Certaines migraines sont traitées :

 

par le vomissement,

 

d’autres par l’absorption de certains aliments,

 

par la sérénité et la quiétude,

 

par les compresses,

 

par le refroidissement, 

 

par le réchauffement

 

ou enfin par l’évitement d’entendre les sons ou de percevoir les mouvements.

 

Le traitement de la migraine par le henné, conformément au hadith précité, est partiel et non total.

 

C’est la cure appropriée à l’un des genres de migraine.

 

La migraine qui résulte d’une chaleur ardente alors que toute matière nécessitant le vomissement est absente, pourra être sensiblement apaisée par le henné.

 

Pulvérisé et mélangé au vinaigre, il pallie la migraine s’il est frictionné sur le front. Le henné renferme une force concevable au nerf qui atténue ses douleurs lorsqu’il y est appliqué.

 

Ceci ne concerne pas exclusivement la tête, mais tous les organes.

 

Le henné est préhenseur et resserre les organes.

 

Il allège la tumeur chaude et enflamme lorsqu’il y est appliqué.

 

AlBoukhari a rapporté dans son livre (l’histoire) de même que Abou dawoud dans son livre (al-sounan) que le Prophète a conseillé tout souffrant d’un mal à la tête et qui s’est plaint auprès de lui de s’appliquer des ventouses.

 

Il a de même recommandé à celui qui souffre d’un mal aux pieds de se teindre au henné.

 

At-tirmidhi a rapporté ces paroles de salma Oum Rafé’, servante du prophète (À chaque fois que le prophète était atteint d’ulcère ou de panaris, il y appliquait le henné.

 

Le henné est froid au premier degré et sec au deuxième degré.

 

La force de l’arbre de henné et de ses branches est formée d’une force décomposée acquise à partir d’une essence liquide et modérément chaude et d’une force préhenseuse acquise à partir d’une essence terrestre et froide.

 

Parmi ses utilités, on cite qu’il est un décomposant qui pallie les brûlures.

 

Il contient une force correspondante eu nerf s’il y est appliqué.

 

Mâché, il est d’un effet bénéfique dans la lutte contre les ulcères de la bouche et les pustules qui apparaissent à la racine de la langue.

 

Il guérit l’aphte siégeant sur la muqueuse de la bouche des garçons.

 

Son utilisation en compresses remédie aux tumeurs chaudes et enflammées et exerce sur les abcès le même effet qu’exercice le sang dragon.

Si les fleurs sont mélangées à la cire clarifiée et à l’essence de roses, elles remédient aux douleurs du flanc.

 

Parmi ses traits spéciaux : si on en enduit sur la partie inférieure du pied d’un garçon manifestant les symptômes de la variole, le henné empêche ce mal d’atteindre les yeux.

Ceci est indubitablement correct et prouvé.

 

Les fleurs de henné déposées entre les plis des habits en laine les embaument et les préservent contre les mites.

 

Il préserve miraculeusement de la lèpre si on en boit durant quarante jours l’essence de son eau en raison de vingt portions par jour accompagnées de dix portions de sucre.

 

L’essence de ce breuvage est obtenue en laissant macérer les feuilles de henné dans de l’eau limpide, submergeante puis en les essorant et les mettant à part.

 

En marge de ceci, on devra se nourrir de viande de mouton.

 

Il a été relaté qu’un homme dont les ongles des doigts de la main se sont fendillés a déclaré qu’il récompenserait toute personne capable de le guérir, mais en vain.

 

Une femme lui prescrit alors de boire le henné durant les dix jours mais il s’en abstint.

 

Il le macéra dans de l’eau et l’absorba.

 

Il s’en trouva rétabli et ses ongles reprirent leur belle forme.

 

Le henné appliqué en pâte sur les ongles, les embellit.

 

Mélangé au beurre et déposé en compresses sur les restes d’une tumeur chaude qui suinte une eau jaune, il lui est utile, de même qu’il remédie à la gale ulcérée et chronique de façon efficace.

 

Le henné laisse pousser les cheveux en les fortifiant et les embellissant et tonifie la tête.

 

Il traite les ampoules et les pustules accidentelles qui se manifestent dans les jambes, les pieds et le reste du corps.

 

(1) La migraine est une douleur qui n’affecte qu’un côté de la tête.

 

Ses causes sont très variées de sorte qu’il nous est impossible de les limiter dans ce domaine.

 

 Parmi les causes de la migraine :

 

Les cas de fièvre : la migraine s’étend dans la tête entière.

 

La sinusite nasale : la migraine frappe la partie antérieure de la tête, surtout le matin.

 

La tumeur cérébrale : la migraine est profonde et interne, permanente et croissante.

 

La faiblesse de la vue : la migraine affecte la partie antérieure de la tête après avoir affaibli la vue.

 

L’augmentation de la tension artérielle : la migraine atteint alors la partie postérieure de la tête.

 

La migraine névralgique : la migraine est alors partielle, s’active le matin et s’accompagne de vomissement.

 

Il existe plusieurs autres causes.

 

La cure de la migraine se fait par le traitement de sa cause provocatrice. Son lénifiant le plus utilisé pour l’apaiser temporairement est l’aspirine.


La médecine Prophétique - page 85 Chapitre XIV

 Publié par alhouda.forumactif.com

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Les soins de la mer morte (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les soins de la mer morte (audio)

La mer morte, n'est autre qu'une étendue d'eau recouvrant le peuple de Loth, les sodomes. 

 

Ils furent châtiés de leurs actes pervers malgré que Loth leur a été envoyé comme guide.

 

Djibril (A3leihi salam) retourna de fond en comble la cité, et Allah taala envoya sur eux des pierres !

 

Puis suivis à cela une forte pluie qui créa un lac, l'actuelle "mer morte". Une mer que beaucoup de gens fréquentes pour des cures de balnéothérapie ou tout simplement se baigner. Ils passent matin et soir devant ce lac sans connaître l'histoire de ce lac maudit !

 

Cheikh Al Albany (rahimahuLlah) a interdit de se rendre à la mer morte, car il y a toujours le châtiment d'Allah taala. (Châtiment envoyé au peuple de Loth a3leihi salam).

 

(Traduction rapprochée)

 

"Elle (cette ville) se trouvait sur un chemin connu de tous" (S.15/V.76)


C'est à dire sur une route connue de tous et empreintée jusqu'à aujourd’hui, comme il est dit (Traduction rapprochée) :

 

"Et vous passez certainement auprès d’eux, le matin et la nuit. Ne raisonnez-vous donc pas ?" (S.37/V.137-138).


Il taala dit également (Traduction rapprochée) 

 

"Et certainement nous avons laissé (des ruines de cette cité) un signe (d'avertissement) évident pour des gens qui comprennent". (S.29/V35) 

 

divider-copie-1

ما حكم شد الرحل لزيارة البحر الميت ؟

 

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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