Il fait partie de la nature humaine d’oublier, comme le poète arabe a dit :
وما سمي الإنسان إلا لإنسه *** ولا القلب إلا أنه يتقلب
Il est seulement appelé l'homme (insan) à cause de son oubli (nasiyaan)
et il est seulement appelé le cœur (Al-qalb) parce qu'il change si rapidement (yataqallib).
Dans le passé il a été dit que le premier à oublier (awwal nasin) était le premier homme (awwal Al-nas), c’est à dire Adam (‘alayhi salam).
L’oubli est quelque chose qui varie d’une personne à l’autre selon la nature de chaque individu; certains peuvent être plus distraits que d'autres.
Certaines des choses qui peuvent aider à combattre l’oubli sont :
- Se tenir loin du péché, parce que les mauvais effets des péchés aboutissent à une mauvaise mémoire et à l'incapacité de retenir la connaissance.
L'obscurité du péché ne peut pas coexister avec la lumière de la connaissance.
Les paroles suivantes ont été attribuées à Al-Shafi'i, qu’Allah lui fasse miséricorde :
« Je me suis plaint [à mon shaykh] Waki’ de ma mauvaise mémoire et il m'a enseigné de me tenir loin du péché.Il a dit que la connaissance d'Allah est une lumière et on ne donne pas la lumière d'Allah au pécheur. »
Al-Khatib a rapporté dans Al-Jami' (2/387) que Yahya ibn Yahya a dit :
« un homme a demandé à Malik ibn Anas : Ô Abu ' Abd-Allah ! Y a-t-il quelque chose qui améliorera ma mémoire ?
Il a dit : si quelque chose peut l'améliorer, c’est de renoncer au péché. »
Quand une personne commet un péché, cela le submerge et cela mène à l'inquiétude et la douleur qui le tiennent occupé à penser à ce qu'il a fait.
Cela engourdi ses sens et le distrait de beaucoup de choses avantageuses, y compris de la recherche de la science.
- Evoquer fréquemment Allah, qu’Il soit glorifié, en faisant du dhikr, tasbih (subhanallah), tahmid (al-hamdu lillah), tahlil (la ilaha illallah) ettakbir ('allahu akbar), etc.
Allah dit (dans le sens du verset) : "…et invoque ton Seigneur quand tu oublies …" [Al-Kahf 18:24]
- Ne pas trop manger, parce que trop manger amène la personne à trop dormir et à devenir paresseux et cela engourdi les sens, en plus de l'exposition au risque de maladies physiques.
La plupart des maladies que nous voyons résultent de l'alimentation et de la boisson.
- Certains des savants ont mentionné que certains produits alimentaires augmentent la mémoire, comme boire du miel, manger des raisins secs et mâcher certaines sortes de résine de gomme.
L’imam Al-Zuhri a dit : « vous devriez manger du miel parce que c'est bon pour la mémoire. »
Il a aussi dit : « qui veut retenir les hadith doit manger des raisins secs. » (Dans Al-Jami' de Al-Khatib, 2/394).
Ibrahim ibn [nom omis] a dit : « Vous devriez mâcher la gomme de résine, parce qu'elle donne de l'énergie au cœur et débarrasse de la distraction." (Dans Al-Jami' de Al-Khatib, 2/397).
Comme ils l’ont mentionné, une alimentation trop acide est une des causes de paresse et de faible mémoire.
- Une autre chose qui peut aider la mémoire et réduire la distraction est la saignée (hijamah) au niveau de la tête (ndt : la nuque), comme cela est bien connu par expérience.
(Pour plus d'information voir Al-Tibb Al-Nabawi de Ibn Al-Qayim).
L’imam Malik ibn Anas est né à Médine, la ville du Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) ; il grandit en aimant la science, en allant vers elle et en la recherchant malgré sa pauvreté.
La mère de l’imam Malik dirigea bien son fils, elle vint lui dire :
“Va voir Rabîa et apprend ses bons comportements avant sa science”.
Cette mère a compris son rôle dans la vie, et son importance pour l’éducation et la préparation de la génération.
Elle a su que les bons comportements sont attachés avec la science ; et la science n’a aucune valeur sans les bons comportements, qui doivent être présents au début de la recherche de la science et pendant la recherche de la science.
Cette femme a fait un homme qui a fait une communauté.
Le rôle de la mère n’est pas seulement de nourrir les corps et de les protéger contre les maladies, mais c’est un rôle beaucoup plus grand et plus important; son rôle est de renforcer la foi, de construire la personnalité, d’aider au développement du cerveau et d’encourager à avoir de grands buts ; et elle n’atteindra pas cela jusqu’à ce qu’elle laisse les soucis de ce monde et qu’elle s’occupe du souci de l’éducation.
La parole de sa mère a fait de la vie de Malik une réalité et non une parole, ainsi qu’une vérité et non une illusion ; donc il fut une école dans le bon comportement ; ses élèves profitaient de son apparence et de ses qualités ; et la communauté a tiré profit de sa vie.
Malik a dit à un jeune de Quouraïch :
“Apprend le bon comportement avant d’apprendre la science”.
Ibn Wahb a dit :
“nous avons appris plus du bon comportement de Malik que de sa science”.
Et ils ont appris beaucoup de science avec lui. Yahya ibn Yahya At-Tamimi a dit :
“Je suis resté avec Malik ibn Anas pendant un an après avoir appris la science avec lui. J’apprenais sa personnalité et ses qualités ; et j’ai trouvé que ses qualités étaient celles des compagnons et des Tabiînes”
La façon moderne d’enseigner ne donne pas d’importance parfois au bon comportement et aux bonnes qualités.
C’est pourquoi la science a perdu sa beauté, son effet et son épanouissement.
Si la science est séparée du bon comportement, quel que soit la quantité de la science et la richesse des connaissances, nous trouverons une grande faiblesse en ce qui concerne l’effet de la science sur les qualités, le comportement, la pureté des actions et la piété du cœur.
Et il n’y a aucun bien dans la science de quelqu’un qui n’a pas acquis les bons comportements et les bonnes qualités.
La séparation entre la science et le bon comportement provoque des maladies comme :
● s’attaquer aux savants,
● parler des gens de bien en mal,
● les mauvaises qualités,
● les mauvais comportements,
● ne pas être obéissants aux parents,
● l’imitation aveugle dans l’apparence et les vêtements,
● de même que s’attaquer aux professeurs et aux éducateurs par la parole et les actes.
La ville de Médine a eu un effet sur la construction de la personnalité de l’imam Malik ; elle était remplie de savants et de Tabiînes qui enseignaient dans la plus grande université et la première école, la mosquée du Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue).
Un savant enseignait dans chaque assemblée de science dans cette mosquée.
Ceux qui veulent donner une bonne éducation à leurs enfants, doivent les mettre dans des assemblées sûres pour la religion et bonnes pour le comportement ; ceci pour que l’enfant grandisse en ayant une vie pure et un cœur sain.
Sachez que le mauvais environnement détruit et ne construit pas ; que reste-t-il après que l’enfant reçoit le matin l’enseignement des instructions de l’Islam, ensuite le soir, il va avec des mauvais compagnons qui corrompent les qualités que ses parents lui ont enseignées ?
Que reste-t-il après que l’on enseigne au garçon les bons comportements pendant des années, ensuite, ses parents l’envoient dans des environnements pollués dans des pays qui ne pratiquent pas l’Islam, alors qu’il est encore jeune, pour que sa croyance soit détruite, sa foi s’affaiblisse et que ses bons comportements et ses bonnes qualités disparaissent ?
L’imam Malik s’est assis pour la fatwa, et il n’a pu obtenir ce rang qu’après que soixante-dix personnes parmi les gens de la science ont reconnu qu’il en était capable ; il y a une différence entre celui qui dit qu’il est capable de quelque chose, et celui que les gens de la science et du bien témoignent qu’il est capable.
L’imam Malik a dit :
“Ce n’est pas tous ceux qui veulent s’asseoir dans la mosquée pour enseigner et donner la fatwa qui peuvent s’asseoir, jusqu’à ce que l’on prenne l’opinion des gens de la science et des gens de bien. S’ils jugent qu’ils sont capables, ils peuvent enseigner ; et je ne me suis pas assis jusqu’à ce que soixante-dix personnes parmi les gens de la science ont reconnu que j’en étais capable”
L’imam Malik a dit :
“Parfois, je me trompe et parfois, j'ai raison, donc regardez mon opinion, ce qui correspond à la Sounna, prenez-le…”.
Qu’Allah fasse miséricorde à Malik, car il disait :
“J’ai rencontré des gens dans la ville de Médine qui n’avaient pas de défauts, puis ils ont parlé des défauts des gens, donc les gens leur ont donné des défauts ; Et j’ai rencontré des gens dans la ville de Médine qui avaient des défauts, ils n’ont pas parlé des défauts des gens, donc les gens n’ont pas parlé de leurs défauts”.
Extrait du Sermon : La vie d’Anas ibn Malik de Cheikh Abdel Bari At-Thoubéïti
Vendredi 26/6/1422h (14/9/2001)
✅ Publié par 3ilmchar3i.net
Cheikh Abdel-Baari At-Thoubéïti - الشيخ عبد الباری الثبیتي
●Que le participant ait l’intention sincère de bénéficier dans sa pratique de la religion.
●Abaisser son regard quand nous marchons dans les lieux publics à tout moment car l’un des éléments qui assistera l’étudiant dans sa quête de science est la taqwa.
●Acheter tout le matériel nécessaire (livres, cahier, stylo, enregistreur etc….) avant d’assister à la conférence.
●Trouver un groupe d’individus sérieux pour revoir les cours pendant les pauses et pendant la nuit.
●Ne pas se rassembler avec autrui excepté s'il y a des bénéfices religieux qui y soit mentionnés.
●Essayer de s’asseoir le plus proche possible de l’enseignant ; comme cela est encouragé dans le fameux hadith de Jibril (alayhi Salam).
●Si vous vous sentez somnoler pendant un cours, changez de place.
●Les sœurs avec enfants pourrait s’échanger les tours de garde.
Par exemple, 4 sœurs (A-B-C-D) veulent participer à un cours mais toutes ont des enfants.
Elles pourraient diviser les cours de la journée.
La sœur A prend tous les enfants pendant que les sœurs B-C-D suivent le cour ainsi de suite à tour de rôle.
Et inchaa Allah, toutes bénéficieront, puis le soir venu quand les enfants sont couchés, toutes les sœurs peuvent ce rassembler et partager leur notes.
(Des ajustements peuvent être accordé à cette suggestion selon des besoins spécifique).
●Les étudiants devrait revoir les informations enseignées avant de se coucher la nuit puis au matin.
Ceci aidera la personne à se souvenir de ce qu'elle a entendu pendant la journée.
Il a été aperçu que beaucoup de gens passent la nuit à parler avec leur amis ce qui est un obstacle et une entrave majeur dans la voie du talab al ‘ ilm et ce qui est aussi une raison pour laquelle une personne trouve difficile de prier la prière du fajr en congrégation.
●Après que la conférence soit achevée et que la personne soit rentrée chez elle il est important que dans les prochains jours ou semaines à venir, l’étudiant revoit les cours dispensés pendant la conférence, le cahier de note ne doit pas être placé sur une étagère et y rester jusque l’année suivante sans être révisée.
La seule manière que l’étudiant ait de bénéficier réellement est de revoir les informations passées de manière efficace.
Tiré du livre Al Wasaya Al Jaliyah li-l-istifada min ad-dourous-l-3ilmiya ✅ Publié parforum-alminhadj.com
Cheikh Sâlih Ibn ‘Abdel-‘Azîz Âli Ash-Cheikh - الشيخ صالح بن عبد العزيز آل الشيخ
Quelle est la méthode à suivre pour acquérir le savoir et demander la science ?
Réponse :
Rechercher la science et s'y consacrer totalement pour l'acquérir, ceci est l'obligation première qui est demandé aux jeunes avant toute chose.
S'éloignant ainsi de tout ce qui les amèneraient à occuper leur temps dans les querelles politiques du type : "on dit que, untel a dit" et des discours politiques actuels.
Car les propos politiques d'aujourd'hui, ne sont pour la plupart que des inspirations qui n'ont rien d'islamiques, mais plutôt une forme de politique partisane, une politique de rivalités menée par des hizbiyyins
Au lieu de passer leur temps à organiser des rassemblements et des meetings politiques, que ces gens-là le consacrent plutôt dans l'acquisition de la science.
L'étudiant en religion doit commencer son apprentissage par l'étude des livres élémentaires et des abrégés qu'il doit apprendre par coeur.
Qu'il débute par les livres : "al oussoul ath-thalatha", le livre "kitab tawhid", et "al bayqouniya", ou encore par "al wasitiyya" et "ar-rahabiya".
Qu'il apprenne de ces ouvrages les abrégés, aussi le livre de grammaire "al ajroumiya" et aussi "lamiyatou al af3al" pour ce qui est de la conjugaison.
Il doit débuter son apprentissage par ces livres élémentaires pour pouvoir ensuite exposer ce qu'il a acquit aux enseignants, aux savants.
Il n 'est pas acceptable que le petit étudiant se contente de prendre la science seulement dans les livres.
Mais il doit s'instruire auprès d'un professeur afin qu'il expose ce qu'il a appris et prenne la science de la bouche des hommes et s'instruire auprès des savants de manière à compléter son instruction.
La science, comme il est fréquent de l'entendre dire :
"Si tu te consacres totalement à l'apprentissage de la science, cette dernière t'en donnera qu'une partie"
Il est donc obligatoire de focaliser toute son attention à l'apprentissage de la science.
Quant à dire que la science n'est qu'un supplément et que l'on doit y consacrer que son temps libre et occuper la majorité de son temps à l'organisation d'événements politiques ou par des chants (anachid) ou encore par le football ou bien d'autres occupations alors cela n'est pas la recherche de la science.
Mais avant tout cela, tous les jeunes étudiants en religion, doivent commencer par apprendre le Livre d'Allah et ce qui leur est possible d'apprendre des nombreux récits prophétiques.
Ils doivent s'instruire auprès des savants qui suivent la sounnah, car leur accompagnement et leur attache, rendra la compréhension des livres à étudier plus facile.
Ecartes-toi de la polémique et de la chamaillerie, par ce biais là tu pourras enfin acquérir la science incha Allah !
Retranscription par Amatulhaqq - Katia (@chaboulix) رحمها الله
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Cheikh Mouhammad Âman bnou 'Alî al Jâmî - الشيخ محمد أمان بن علي الجامي
Les Sciences sont nombreuses, c'est pourquoi il faut commencer par les sciences les plus importantes.
Comme l'a dit le poète :
Personne ne pourra jamais maîtriser toutes les sciences
Même s'il étudie plus de mille ans
Les sciences sont comparables à un océan plein de trésors
Choisis donc les trésors les plus précieux
Acquérir la science est - par Allah ! - mieux que d'amasser les richesses et les biens de ce bas monde comme l'a dit notre Seigneur dans son noble Livre (traduction rapprochée) :
"Voilà de quoi ils devraient se réjouir. C'est bien mieux que tout ce qu'ils amassent." Yûnus V58
Nasîhatî linnisâ - Umm 'Abdillah Al Wadi'iyya - Page 320
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Cheikha Umm ‘Abdillah Al-Wadi’iya - الشيخة أم عبد الله الوادعية
Lorsqu'une étudiante à la mosquée rentre chez elle, elle doit revoir ce qu'elle a appris.
Cela demande beaucoup de temps en plus du ménage qui l'attend, elle doit aider sa mère.
Le ménage prend tout le temps, or la quête du savoir nécessite qu'on s'y consacre totalement.
Si elle travaille à la maison, elle n'acquerra pas beaucoup de science.
Comment concilier ceci avec le fait de se consacrer au savoir ?
Réponse :
Si elle peut se soustraire aux tâches terrestres, elle le fera, c'est ce que je lui conseille à condition bien entendu que ceci n'entraîne pas la colère d'un des deux parents ou des deux, surtout si elle apprend ses obligations "collectives".
Ceci ne doit pas non plus comporter de désobéissance au mari ou de négligence de son droit ou du droit des enfants.
Si elle n'est pas capable,elle doit organiser son temps et en consacrer la plus grande partie à la recherche de la science et une partie aux travaux de ce monde.
Nul ne peut acquérir le savoir à moins que la vie d'ici-bas ne soit subordonnée à la science.
Si par contre, la science passe après la vie d'ici-bas, alors non.
Et c'est d'Allâh que nous implorons l'aide.
Recueil des Fatwas concernant les femmes
✅ Publié par 3ilmchar3i.net
Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i -الشيخ مقبل بن هادي الوادعي
« Je suis allé voir Safwan Bin ‘Assâl al-Muradî (Radi Allahou anh) qui me dit :
« Qu’est-ce qui t’amène ? ».
Je dis : « Je viens puiser du savoir ».
Il dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sal Allahou ‘Aleyhi wa asalam) dire :
« Chaque fois qu’une personne sort de chez elle en quête de savoir, les anges lui déploient leurs ailes,par signes d’agréments pour ce qu’il fait. »
[At-Tirmidhi, Ibn Maja, Ibn Hibban et Al-Hakim]
●Abû Umâma (Radi Allahou anh)rapporte que le Prophète (sal Allahou ‘Aleyhi wa asalam) a dit :
« Toute personne qui se rend à la mosquée uniquement dans le but d’apprendre le bien ou de l’enseigner aura la récompense d’un pèlerin (hajj) dont le pèlerinage est parfait. »
[At-Tabarani]
●Abû Hurayra (Radi Allahou anh)rapporte : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sal Allahu ‘aleyhi wa asalam) dire :
« Toute personne se rendant à ma mosquée-ci, dans le seul but d’apprendre le bien ou de l’enseigner, aura le même rang que le Mujâhid [personne combattant pour la cause d’Allah] ; Quant à celui qui s’y rend dans un autre but, il est au rang de celui qui regarde les biens d’autrui. »
[Ibn Maja, Al-Bayhaqy]
●Anas (Radi Allahou anh)rapporte que le Messager d’Allah (sal Allahou ‘aleyhi wa asalam) a dit :
« Toute personne qui sort de chez elle en quête de savoir, est dans le sentier d’Allah(fî sabil-Ilah) jusqu’à ce qu’il revienne. »
[At-Tirmidhi]
Le Savoir : son Statut et ses Mérites / p.28-30
✅ Publié parrappel01.fr
Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني
Certains livres portent la mention : "copyright (reproduction interdite)".
Est-ce qu'il est tout de même permis de faire une photocopie ou de scanner ce livre pour une sœur qui ne peut pas se procurer ce livre (par manque de moyens financiers ou elle vit dans un pays qui ne vend pas ce livre) et qui en a besoin pour étudier sa religion ?
Réponse :
La plupart des savants disent que si quelqu'un écrit sur son livre que il a les droits d'auteur, dans ce cas c'est interdit à toute autre personne d'en faire une photocopie, surtout si il a l'intention de la vendre ; Ça c'est clair.
Mais certains seulement ont permis de faire une photocopie si c'est pour usage personnel quand çà à rapport avec le din.
Ils ont cité le dalil que personne dans le din n'a le droit d'écrire quelque chose et dire : "çà doit être seulement en mon nom et c'est pour moi".
Le din est le din d'Allâh سبحانه وتعالى, personne n'a le droit de le restreindre sur lui.
Tu écris quoi que ce soit, c'est pour Allâh, c'est pour les gens, c'est pour que les gens apprennent, c'est pour ouvrir les yeux des gens.
Tu as le droit de vendre ce que tu as écrit et de ne pas le donner à tout le monde.
Mais si quelqu'un veut le lire seulement pour lui, faire une photocopie pour le lire, juste lui, ce n'est pas pour le vendre ou le donner aux gens ; Dans ce cas, ils ont dit que Allâh ta'ala 'alam, c'est permis.
Ils ont donc mis 2 conditions :
● La première est que c'est seulement pour usage personnel, pour apprendre.
● La deuxième, pour le din si c'est autre chose, une autre science, ils ont dit que ce n'est pas permis.
Allâhou 'alam
Retranscription par une soeur de l’équipe du site 3ilmchar3i.net
✅ Publié par 3ilmchar3i.net
Note du frère Samir aboû Billel (admin et élève du Cheikh Tchalabi) :
Notre Cheikh M’hamed Tchalabi, qu'Allâh le préserve, parle ici uniquement de l'usage strictement personnel d'une photocopie, notamment lorsqu’une personne ne peut pas se procurer le livre pour étudier sa religion.
Cela ne signifie en aucun cas qu'il autorise de partager publiquement des livres en PDF sur internet ou sur les réseaux sociaux si les maisons d’édition qui détiennent leurs droits ne l’autorisent pas.
Cheikh Abou Abdillah Mohamed Tchalabi Al Djazairy - الشيخ أبو عبد الله محمد تشلابي
Le savoir est défini par les docteurs en sciences fondamentales de la jurisprudence - usûliyyûn (أصوليين ) - comme étantla connaissance catégorique (d'une chose) d'une connaissance conforme (à la réalité).
En effet :
● ne pas connaître est de l'ignorance
● ne pas être catégorique sur la connaissance (d'une chose), c'est du doute - shakk (شك) -
● et d'être sûr de connaître (une chose) sans que cette connaissance ne soit conforme (à la réalité) est de la double ignorance - jahlun muakkab (جاهلون موكب) -
Si on demande à quelqu'un en quelle année a eu lieu la bataille de Badr* et qu'il répond :
"Peut-être la deuxième ou la troisième année de l'hégire", il s'agit-là d'un doute - shakk (شك) -.
S'il répond : "La cinquième année de l'hégire", il s'agit-là d'une double ignorance - jahlun murakkab (جاهلون موكب) -.
* La bataille de Badr a eu lieu la deuxième année de l'hégire.
"Commentaire du verset al-Kursî (le Trône) et des sourates...", de Cheikh Ibn Al 'Uthaymîn, Edition Almadina, pp. 75-76
✅ Publié par rappel01.fr
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Ô vous qui croyez, si vous craignez Allah, Il vous donnera le discernement... [8:29]
C'est à dire ce par quoi vous différencierez entre la vérité et le faux, entre l'innovation et la Sunnah, entre la science utile et celle qui ne l'est pas, etc...
Il dit (تعالى):
وَاتَّقُوا اللَّهَ وَيُعَلِّمُكُمُ اللَّهُ
Craignez Allah et Il vous enseigne [2:282]
●Placer sa confiance en Allah (tawakkul) au sujet de la subsistance afin que ça ne te détourne pas de l'étude de la science.
●Avoir une grande ambition.
●S'assoir avec ceux qui désirent (la science) et ceux qui ont profité (de la science et dont on profite).
●S'éloigner des problèmes.
●Lire la vie des prédécesseurs.
●Préserver ta santé t'aidera à préserver (garder) le Coran. Quant à la maladie, elle te fait oublier certaines sciences apprises...
✅ Publié par 3ilmchar3i.net
Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i -الشيخ مقبل بن هادي الوادعي
Ibnul Qayyim a dit, « Il y a six étapes à la connaissance :
-Premièrement : Poser des questions d'une bonne façon
-Deuxièmement : Demeurer silencieux et écouter attentivement
-Troisièmement : Bien comprendre
-Quatrièmement : Mémoriser
-Cinquièmement : Enseigner
-Sixièmement : Et c'est son résultat : Agir sur la science et observé sa limite.»[2]
Résultat de l'humilité
Ibnul Qayyim a dit :
« Un des salafs (pieux prédécesseur) à dit : « En effet, le serviteur commet un péché par lequel il entre au paradis ; et un autre fait une bonne action par laquelle il entre en enfer. »
Il lui a été demandé : Comment cela ?
Ainsi il a répondu : Celui qui a commis le péché, pense constamment à cela ; ce qui lui cause la crainte et le regret de cela ; en pleure et se sent honteux enface de son Seigneur le Très Haut - à cause de cela. Il se tient en présence d'Allah, navré de douleur et avec sa tête abaissée dans l'humilité. Ainsi ce péché lui est plus salutaire que de faire des actes d'obéissance, puisqu'il lui a fait avoir de l'humilité etde la soumission - qui mène au bonheur et au succès du serviteur - dans la mesure ou ce péchédevient la cause pour lui d'entrer au paradis.
Quant au faiseur de bien, alors il ne considère pas cebien comme une faveur de son Seigneur sur lui.Plutôt, il devient arrogant et impressionner par lui-même, disant : J'ai réalisé ceci et cela, et tels et tels.Ainsi cet accroissement de lui dans l'auto adulation, la fierté et l'arrogance, deviennent la cause poursa destruction. »[3]
Purifier le coeur
Ibnul Qayyim a dit :
« Il n'y a pas de doute que le coeur devient couvert de rouille, comme le plat en métal, l'argent, et leurs semblable - devenus rouillé.
Ainsi la rouille du coeur est polie par le dhikr (rappel d'Allah), pour que le dhikr polisse le coeur jusqu'à ce qu'il devienne semblable à un miroir brillant.
Cependant, quand le dhikr est abandonné, la rouille reviens ; et quand cela recommence alors le coeur de nouveau commence à être nettoyé.
Ainsi, le coeur devenu rouillé est dû à deux choses :
Les péchés et ghaflah (négligence du rappel d'Allah).
De même il est nettoyé et polie par deux choses :
istighfaar (la recherche du pardon d'Allah) et le dhikr. »[4]
Jihaad contre l'ego
« Jihaad (effort) contre l'âme a quatre étapes :
-Premièrement : S'efforcer dans l'apprentissage et la religion de vérité, il ne peut y avoir aucun bonheur vrai, ni n'importe quel plaisir en ce monde et dans l'au-delà, excepté par elle.
-Deuxièmement : S'efforcer d'agir sur ce qui a été appris, puisque la connaissance sans l'action n'est pas bénéfique, plutôt cela cause la mal.
-Troisièmement : S'efforcer d'inviter d'autres vers lui et d'enseigner à ceux qui ne savent pas,autrement il pourra être considéré de ceux qui cachent ce qu'Allah a révélé de guidance et d'explication clair. Puisque la science ne peut ni profiter ni sauver une personne de la punition d'Allah.
-Quatrièmement : S'efforcer d'être patient et de persévérer contre ceux qui s'opposent à cette da'wah (appel) à Allah et ceux qui cherche à causé le mal - supporter patiemment toutes les difficultés pour Allah.
Quand ces quatre étapes sont complétées, alors une telle personne est considérée comme parmi les Rabbaaniyyeen.
Les salafs ont convenu qu'un disciple ne méritera pas le titre de Rabbanee jusqu'à cequ'il reconnaisse et comprenne la vérité, agit sur elle, et l'enseigne aux autres.
Ainsi quiconque à la connaissance, agit sur elle, et enseigne cette science aux autres, est considéré parmi les Rabbaniyyeen. » [5]
Épreuves du coeur
Ibnul Qayyim a dit, tout en commentant le hadith suivant :
« Des épreuves et des tourments seront présentés aux coeurs, comme une natte de roseau entre laçant le bâton par le bâton.
N'importe quel coeur qui observe ces épreuves aura une marque noir en lui.
Cependant, n'importe quel coeur qui les rejette aura une marque blanche mise en lui.
Le résultat est que les coeurs seront de deux sortes : Un blanc semblable à une pierre blanche, qui ne sera nuie par des épreuves aussi longtemps que les cieux et la terre supporterons ; et l'autre sombre et rouillé, comme un navire retourné ; incapable d'identifier le bon, ni rejeter le mal, mais plutôt étantabsorbé avec ses passions. »[6]
« Les fitan (épreuves) qui sont présentées aux coeurs - et qui sont la cause de sa faiblesse - sont :
-Les épreuves concernant le shahwah (faux désir)
-Les épreuves concernant la shubhah (doute)… Ainsi, le premier cause l'intention et le désir d'être corrompu, tandis que le second provoque lacorruption de la connaissance et de la croyance. » [7]
Parlant au sujet de telles épreuves, il dit, « Les coeurs - une fois exposé à de telles fitan (épreuves) -sont de deux types :
-Premier type : Un coeur une fois exposé a de telles épreuves, les absorbent comme une éponge qui imbibe l'eau vers le haut, laissant en elle une tâche noire.
Un tel coeur continuera à imbiber vers lehaut les diverses épreuves qui lui sont présentées, jusqu'à ce qu'il deviennent foncé et corrompu -c'est ce qui est signifié par « un navire retourné », ainsi quand ceci ce produit, deux danger et maladies mortelles s'emparent de lui le plongent dans la destruction
Premièrement : Confondre le bon avec le mal, ainsi il ne reconnaît ni le bon, ni ne rejette le mal.Cette maladie peut s'emparer de lui à tel point qu'il croit le bon être le mal ; et le mal être le bon, lasunnah être la bid'ah (innovation) ; et l'innovation être la sunnah, et la vérité être le faux, et le faux être la vérité.
Deuxièmement : Juger par ses caprices et ses passions, au dessus et contre ce que le messager d'Allah est venu - étant asservi par ses caprices et désirs et étant mené par eux également.
-Second type : Un coeur blanc dans lequel la lumière de l'imaan est éclatante et son éclat est illuminée.
Ainsi quand des épreuves sont présentées à un tel coeur, elles sont rejetées et tourne loinde lui.
Cela fera augmenter sa lumière, son illumination et sa force.
Quatre principes d'adoration
« (La ayaah),« C'est toi seul que nous adorons » [S al-Fatiha V5] est construit sur quatreprincipes : S'assurant que Allah et Son messager aiment et sont satisfait
-des paroles du coeur et
-de la langue ; et
-l'action du coeur et
-des membres.
Ainsi Al-'Uboodiyyah (servitude et soumission à Allah) est un terme global pour toute ces quatre étapes.
Celui qui les réalise a en effet réalisé, « C'est toi seul que nous adorons »
-La parole du coeur : C'est l'i'tiqaad (croyance) dans ce qu'Allah - Le plus Parfait - à informé au sujet de Lui-même, concernant Ses noms, Ses attributs, Ses actes, Ses anges, et tout ce qu'Il a envoyé par la langue du messager .
-La parole de la langue : Elle doit informer et transmettre (ce qu'Allah a révélé), appeler àcela, le défendre, en expliquant les fausses innovations qui s'oppose à cela, en établissant sonrappel et en transmettant ce qui est ordonné.
-L'action du coeur : Tel que l'amour pour Lui, la confiance en Lui, se repentir à Lui, avoir lacrainte et l'espoir en Lui, accomplir la religion purement et sincèrement pour Lui, avoir de lapatience dans ce qu'Il ordonne et interdit, avoir de la patience dans ce qu'Il décrète et êtresatisfait de cela, avoir de l'allégeance et de l'hostilité dans Son bénéfice, se soumettre devant Lui, devenir apaisé avec Lui et autre que cela, des actions du coeur qui sont joint à l'action desmembres… et les actions des membres sans actions du coeur ont peu de bénéfice, si ce n'estaucun bénéfice du tout.
-L'action des membres : Comme la prière et le jihaad, s'occuper de la jama'ah et être avec le jama'ah, aider ceux qui sont dans l'impossibilité et manifester de la bonté et de l'amabilité àla création, et autre que ceci ». [8]
[1] Ce qui suit sont quelques points de bénéfices - extrait à partir des divers travaux du cheikh -concernant la purification des âmes et le traitement des maladies du coeur.
Ceci est une traduction vulgarisé du livre (charh al oussoul min 'ilm al-Oussoul) de Cheikh Al Outheimin رحمه الله. J'y ai rajouté des paroles d'autres savants dont j'indique les noms entre parethèse à la fin du paragraphe.
Les cinq prescriptions (ou jugements) applicables aux actes
Les cinq prescriptions sont : l’obligatoire, l’interdit, le préférable,le détestable, le permis.
- l’Obligatoire
Définition :
Citation
C’est ce que le législateur a ordonné en l’imposant.
Explication de la définition
« le législateur » : c’est Allah ou son prophète صلى الله عليه وسلم. Allah est le législateur suprême, tandis que le messager transmet ce qui provient d’Allah tout en étant un législateur pour les adorateurs d’Allah.
« ce que le législateur a ordonné » : on appelle « obligation légal » ou « obligation religieuse » toute obligation formulé par le législateur, par opposition à l’obligation non religieuse formulé par un autre que le législateur.
Ex : ton grand frère t’ordonne de faire quelque chose. Ceci n’est pas une obligation légale (religieuse) [1].
Exception faite de l’ordre formulé par un chef. C’est une obligation légale tant qu’elle n’est pas une désobéissance car il nous a été ordonné d’obéir à ceux qui détiennent le commandement.[2]
« en l’imposant » : ceci permet de distingué l’obligatoire du préférable.
Les implications de l’obligatoire
Citation
Son auteur est récompensé s’il le fait par obéissance,
et il mérite le châtiment s’il le délaisse.
Explication
S’il ne le fait pas avec l’intention d’obéir à Allah, il ne reçoit pas de récompense.
« il mérite le châtiment », nous n’avons pas dit « il est châtié » car Allah peut très bien lui pardonner [3]. Il mérite le châtiment. Puis il ce peut qu’il soit châtié et il ce peut qu’il ne le soit pas.
Remarque :
On peut reconnaître le caractère obligatoire d’une chose par le fait qu’il est stipulé que son auteur mérite tel ou tel châtiment s’il le délaisse.
- le Préférable
Définition
Citation
C’est ce que le législateur a ordonné sans l’imposé.
Explication de la définition
L’obligatoire et le préférable se distinguent dans la deuxième moitié de la définition. Les cinq prières quotidiennes sont obligatoires, tandis que les deux unité de prières (rak’a) après le dohr son préférables. On dit aussi qu’elles sont Sounnah.
Les implications du préférable
Citation
Son auteur est récompensé s’il le fait par obéissance,
et il n’est pas châtié s’il le délaisse.
Le mot Sounnah
Il faut faire attention avec ce terme car dans le langage technique et moderne il désigne le préférable, tandis que le prophète صلى الله عليه وسلم et les compagnons l’utilisaient aussi bien pour désigner un acte obligatoire qu’un acte préférable.
Ex : dans Al Boukharie , d’après Talha bni abdillah bni ‘awf qu’Allah l’agrée : « j’ai prié la prière funèbre derrière ibn Abbass. Il récita la Fatiha à haute voix. Puis il dit : j’ai fait cela afin que vous sachiez que la Fatiha est une Sounnah. »
C'est-à-dire que la Fatiha est une obligation.
La Sounnah Mou-akkada
Ce n’est pas une obligation, mais le législateur a insisté dessus de sorte que celui qui ne l’accomplie perd une grande récompense, sans toutefois commettre un péché.
- Le proscrit
Définition
Citation
C’est ce que le législateur a interdit d’accomplir en l’imposant.
Explication
« Ce que le législateur a interdit » : l’interdiction – comme nous le verrons plus loin – est une demande autoritaire de délaissé une chose.
L’implication de l’interdit
Citation
Son auteur mérite le châtiment,
tandis que s’il le délaisse par obéissance, il sera récompensé.
Explication
« Son auteur mérite le châtiment», en effet, le châtiment n’est pas automatique. Allah peut lui pardonner, comme il peut le châtié.
« S’il le délaisse par obéissance », s’il le délaisse par habitude et non par obéissance, il ne sera pas récompensé. S’il le délaisse parce qu’il n’a pas pu le faire mais a exprimé son intention, il ne sera pas récompensé et recevra des péchés.
- Le Détestable
Définition
Citation
C’est ce que le législateur a interdit d’accomplir sans toutefois l’imposer.
Explication de la définition
Le prophète صلى الله عليه وسلم nous a interdit de prendre une chose ou de la donner en utilisant la main gauche.
Cette interdiction a pour jugement : « Détestable ».
C'est-à-dire qu’il est détestable de donner ou de prendre par la main gauche.
Tandis que boire et manger de la main gauche est proscrit.
« Sans l’imposer » : C’est ce qui permet de distinguer le détestable du proscrit.
L’implication du détestable
Citation
Son auteur ne sera pas châtié,
tandis que s’il le délaisse par obéissance, il sera récompensé.
Explication
« Son auteur ne sera pas châtié », on ne doit pas se laissé trompé par cette prescription, car si le législateur a demandé de le délaisser, c’est qu’il y a une raison : la chose détestable peut être un pont vers la chose interdite. Le législateur ne nous a pas imposé son délaissement afin de ne pas charger la communauté. Les petites désobéissances peuvent mener au grande qui à leur tour peuvent mener au « Koufr » (mécréance).
« S’il le délaisse par obéissance, il sera récompensé. », s’il le délaisse par habitude et non par obéissance, il ne sera pas récompensé. S’il le délaisse parce qu’il n’a pas pu le faire mais a exprimé son intention ou a agit dans ce but, il ne sera pas récompensé et recevra des péchés.
Le terme Makrouh
Le détestable est exprimé en arabe par le terme makrouh. Cependant certain Savant parmi les prédécesseurs l’utilisaient avec le sens de « proscrit ». C’est le cas de l’Imâm Ahmad et l’imâm Châfi’i. Le mot est utilisé aussi dans le Coran avec ce sens (sourate 17 versets 38).
- Le permis
Définition
Citation
C’est ce sur quoi n’est appliqué aucun ordre ni aucune interdiction de quelque manière que ce soit.
Explication de la définition
« aucun ordre », permet d’exclure l’obligatoire et le préférable
« aucune interdiction », permet d’exclure le proscrit et le détestable.
« de quelque manière que ce soit », par opposition au choses qui sont en eux même permis mais qui ont fait l’objet d’une interdiction parce qu’elles mènent vers des interdit ou d’un ordre parce qu’elles sont indispensable à l’accomplissement d’une obligation.
Règles Fondamentales
La règle de base
Citation
Les moyens ont les mêmes prescriptions que leur fin.
Explication
« Les moyens », en arabe « waçâ-il » qui est le pluriel de « wacîlat ». Les savants d’Oussoul Al Fiqh l’on définit comme suite :
Citation
On appelle « wacîlat » tout moyen menant inexorablement
- ou a de forte probabilité de mener- à une finalité déterminée.
« Ont les mêmes prescriptions que leur fin » : toute choses menant à un interdit est lui-même interdit. De même pour le détestable.
Ex : Je veux vendre mon walkman à une personne sur lequel je sais pertinemment qu’il écoutera de la musique. La vente du Walkman à cette personne m’est interdite.
De même, si c’est un moyen menant à une chose détestable, il est alors lui-même détestable. En lui-même le Walkman ne fait l’objet d’aucune interdiction de la part du législateur puisqu’il n’existait pas à l’époque du prophète صلى الله عليه وسلم. Il est donc considéré par défaut comme permis. Mais s’il est utilisé à des fins illégales, il devient illégal. [4] (albâni)
Si un acte obligatoire ne peut être réalisé qu’en passant par un autre acte, alors ce dernier devient obligatoire. De même pour le détestable.
Exemple : Il est obligatoire pendant les ablutions que l’eau touche la peau. Frotter énergiquement les bras pendant les ablutions est un acte préférable. Mais si la personne qui accompli les ablutions possède beaucoup de poils et que ceux-ci empêchent l’eau de toucher la peau, Alors le frottement devient pour lui obligatoire. (Al-'awâicha)
Exemple 2 : Acheter l’eau est un acte permis. Accomplir les ablutions pour la prière est un acte obligatoire. Si la personne qui s’apprête à faire la prière ne trouve pas d’autre source d’eau que la petite fille qui vend sont eau, alors il devient obligatoire pour lui d’acheter cette eau. (al-outheimin)
Remarque : le législateur n’a pas étayé la prescription de toute choses de manière explicite, mais nous a donnée des outils qui nous permettent de donner à chaque chose sa prescription religieuse.
Ces outils consistent en des règles générales tirés du Coran et de la Sounnah.
Ceci est l’explication de la parole d’Allah : « Et nous avons expliqué toute chose de manière détaillé » [17 :12], ainsi que la parole du prophète صلى الله عليه وسلم« Il ne reste rien de ce qu’Allah vous ait ordonné que je ne vous ai ordonné et il ne reste rien de ce qu’Allah vous a interdit que je ne vous ai interdit ».
Donc l’explication se fait tantôt au moyen de règles générales qui s’appliquent à énormément de cas, comme par exemple la parole du prophète صلى الله عليه وسلم«Toute innovation est égarement » : les innovations sont innombrables.
C’est la définition générale de l’innovation qui va nous permettre de les reconnaître. Et tantôt au moyen d’une explication direct de la chose qui nous dispense de revenir à ces règles générales. Comme par exemple l’héritage qui est détaillé dans le Coran. [5] (albâni)
Les implications du permis
Citation
Tant que le permis conserve son état « permis »,
il n’est attaché à aucune récompense, ni à aucun châtiment.
Explication
« Tant que le permis conserve son état « permis » », c'est-à-dire tant que la chose permise ne fait pas l’objet d’un ordre ou d’une interdiction à cause de l’une des raisons que nous avons évoqué plus haut.
« Il n’est attaché à aucune récompense, ni à aucun châtiment. », Si une personne mange sans aucune intention particulière, il ne reçoit alors aucune récompense, ni aucun péché. Mais si sont intention est de préserver son corps et de goûter aux bienfaits d’Allah, alors il sera récompensé.
Le permis est appelé « Halal ». C’est le terme le plus employé dans le Coran.
Résumé des règles
Lorsque le permis est un moyen menant à l’interdit, il devient alors lui-même interdit.
Lorsque le permis est un moyen menant au détestable, il devient alors lui-même détestable.
Lorsque le permis est le seul moyen menant à l’obligatoire, il devient alors lui-même obligatoire.
Lorsque le permis est le seul moyen menant au préférable, il devient alors lui-même préférable.
Les prescriptions d’état
Définition
Citation
Ce sont les caractéristiques définit par le législateur et qui permettent de distinguer l’acte valide du Caduc, le jugement établie de celui qui ne l’est pas.
Elles sont au nombre de cinq :
Le valide, le Nul (ou caduc), la Condition, la cause, l’entrave.
- Le valide dans les actes d’Adoration
Citation
C’est ce qui permet de s’acquitter de la dette envers le législateur
et fait cessé la demande d’accomplissement de l’adoration.
Explication
Une adoration peut être valide si l’adorateur le croit sincèrement, même si dans la réalité il n’a pas fait tout ce qui fallait.
Exemple : Une personne fait la prière en pensant que ses habits sont propres. Sa prière est valide. Même si en réalité ses vêtements sont souillés. Mais parce qu’il ne le sait pas, et qu’il pense sincèrement avoir fait tout ce qu’il fallait, sa prière est valide. Le législateur ne lui demande pas de recommencer la prière. Nous disons qu’il s’est acquitté de sa dette.
« S’acquitter de la dette envers le législateur », « fait cessé la demande d’accomplissement de l’adoration. ». Nous distinguons ces deux notion car la demande d’accomplissement se divise en deux catégorie : l’obligatoire et le préférable.
En accomplissant l’obligatoire, l’adorateur s’acquitte d’une dette.
En accomplissant le préférable, l’adorateur exécute une simple demande.
On peut dire que dans l’obligatoire, il exécute aussi une demande, mais on ne peut pas dire dans le préférable qu’il s’acquitte d’une dette.
Règle
Citation
Une chose n’est valide qu’après avoir accompli toutes ses conditions
et avoir écarté tout se qui entrave sa validité.
- La condition
Citation
C’est ce qui par son absence entraîne l’inexistence et par sa présence n’entraîne pas forcément l’existence
.
Explication
Ex : les ablutions sont une condition pour la validité de la prière, car si on ne les fait pas (leur absence), alors la prière n’est pas valide, c’est comme si on ne l’avait pas prié (inexistence de la prière).
Est-ce que le fait de faire les ablutions valide forcément la prière ?
Réponse : Non ! Car il se peut qu’il face les ablutions mais ne prie pas.
- L’entrave (ou l’obstacle)
Citation
C’est ce qui, par sa présence, entraîne l’inexistence,
et par son absence n’entraîne pas forcément l’existence.
Explication
Ex : une personne décide de faire une prière surérogatoire (sans raisons particulière) pendant les heures interdites. Il prie avec concentration et dévotion. Est-ce que sa prière est valide ? Non ! Elle ne l’est pas parce qu’il y a une entrave à sa validité : l’existence d’une interdiction. Sa présence entraîne l’inexistence de la prière. Mais sont absence ne garanti pas l’existence de la prière. Il peut très bien ne pas prié au moment ou cela est permis.
S’il est au courant de l’interdiction, il mérite des péchés.
- Le Caduc (le Nul)
Citation
C’est ce qui ne permet pas de s’acquitter de la dette envers le législateur
et ne fait pas cessé la demande d’accomplissement de l’adoration.
Règle
Citation
Toute adoration, contrat, et toute condition non valide est interdit
Car cela revient à transgresser les limites établies par d’Allah et à prendre en dérision ses versets. Et il est interdit d’ériger des conditions là ou il n’y en à pas.
Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « qu’ont’ils donc à émettre des conditions qui ne se trouvent pas dans le livre d’Allah »(Al boukharie)
Et il a dit : « Toute conditions qui ne se trouve pas dans le livre d’Allah est Null. Même s’il y en avait des centaines. L’ordre d’Allah à plus le droit d’être appliqué… » (mouslim)
- La cause (sabab)
Citation
C’est ce qui par sa présence va entraîné l’existence et qui par son absence entraîne l’inexistence.
on l’appelle aussi ‘illa, et est utilisé afin d’établir un jugement sur une chose.
Il est permis en voyage de raccourcir la prière. La cause de cette permission, c’est le fait d’être en voyage.
La permission existe car la cause existe, et elle n’existe plus si la cause disparaît.
- L’Ordre
Définition
Citation
C’est une parole, énoncé de manière autoritaire, exprimant une demande d’accomplir une chose.
Explication
« Une parole », le simple geste n’est pas considéré comme un ordre chez les savants de cette science.
« Énoncé de manière autoritaire », par opposition à la demande polie comme par exemple : « s’il te plait, donne moi ceci !».
« une demande d’accomplir une chose », il demande d’accomplir une chose, un acte par la parole ou par le geste. Il peut demander de réalisé l’exécution de l’acte ou son absence : ex « annule ton rendez-vous ». c’est un ordre.
Règle fondamentale
Citation
L’ordre énnoncé par le prophète صلى الله عليه وسلم est considéré par défaut comme une obligation, jusqu'à ce que vienne une preuve qui démontre le contraire.
Citation
Un ordre doit être exécuté le plus rapidement possible, sauf s’il existe une preuve qu’il peut être retarder.
- L’interdiction
Définition
Citation
C’est une parole, énoncé de manière autoritaire, exprimant une demande de délaisser une chose en utilisant la formule « ne…pas ».
Explication
« Une parole », le simple geste n’est pas considéré comme un ordre chez les savants de cette science.
« Énoncé de manière autoritaire », par opposition à la demande polie comme par exemple : « s’il te plait, ne fais pas ça !».
« Une demande de délaisser une chose en utilisant la formule « ne…pas »», en effet, si je dit « délaisse cette chose ! » c’est un ordre et non pas une interdiction.
Règle fondamentale
Citation
L’interdiction énoncée par le prophète صلى الله عليه وسلم sur une chose rend par défaut cette chose proscrite, jusqu'à ce que vienne une preuve qui démontre le contraire.
Citation
Une interdiction doit être délaissé sur le champ.
Citation
L’interdiction entraîne la nullité de l’action sur laquelle elle est appliquée.
Elle entraîne aussi son annulation si l’interdiction vise une condition de l’acte.
Explication de la troisième règle
Exemple : couvrir les parties intimes est une condition de la prière. Si je porte un « Qamiss » en soie, alors ma prière avec ce « Qâmiss » n’est pas valide car porté de la soie est interdit pour l’homme. L’interdiction ici porte sur une condition de la prière (couvrir les parties intimes).
Si je fait la prière avec un « ‘imâmat » (couvre tête) en soie, ma prière est valide, car se couvrir la tête n’est pas une condition de la prière.
Qui donc est concerné par les ordres et les interdictions ?
Le Moukallaf : celui qui est doué de raison et a atteint l’âge de la pubèrté.
« doué de raison » par opposition au fou.
« l’age de la pubèrté » par opposition à l’enfant.
Les signes de la puberté (l’existence de l’un d’entre eux suffit):
les rêves érotiques (consensus des savants)
avoir 15 ans
les poils au pubis
les menstrues
On peut ordonné à l’enfant de faire les adorations par entraînement
on interdit à l’enfant et au fou ce qui peut nuire autrui ou bien être en sois inconvenable.
Les ordres et les interdictions sont destiné aux musulmans et au mécréants : si un mécréant fait un acte d’adoration, elle ne sera pas valide car il n’aura pas cru auparavant. On ne demande pas au mécréant de rattraper les adorations qu’ils n’ont pas faites. L’enfant est récompensé lorsqu’il accompli une adoration.
- Les entraves à la responsabilité
l’ignorance
l’oublie
la contrainte
Règles
Citation
1. toutes personnes commettant un interdit par ignorance est excusé et ne doit pas rattraper l’adoration dans laquelle l'interdit a été effectuée.
exemple de l'homme qui a parlé pendant la prière en comun. Le prophète صلى الله عليه وسلم lui a enseigné l'interdiction mais ne lui a pas demandé de recommencer la prière.
Citation
2. lorsqu’un acte obligatoire dans une adoration limité dans le temps à été délaissé par ignorance, puis qu’on apprend l’obligation après son temps, alors on ne doit pas le rattraper. Si l’heure n’est pas passée alors il recommence l’acte d’adoration.
exemple de l'homme qui ne faisait pas de pause entre chaque geste de la prière : le prophète صلى الله عليه وسلم lui a demandé de recommencer la prière actuelle mais pas les prière passé
- Le général et le particulier
Le générale (ou l’universel) et le particulier (ou l’exception) sont deux notions très importantes en Islam. Elles constituent les piliers des outils que le prophète صلى الله عليه وسلم nous a enseigné pour comprendre la législation.
Le général (ou l’universel)
Définition
Citation
C’est un énoncé ayant une portée générale,
englobant ainsi Toute les choses d’un groupe.
Explication
Si je dis : « toutes les roses sont noires », c’est un énoncé générale car il vise toute les roses. Si je dis : « deux mille roses sont noir », ce n’est pas un énoncé générale car il y a une restriction numérique. Si je dis : « abdallâh est sortie de la maison », ce n’est pas un énoncé générale, car on parle d’une personne déterminé.
Les énoncés généraux se divisent en deux groupes :
Ceux qui ne comportent aucune exception.
Ex : « Vos mères vous sont interdite » [sourate les femmes verset 23].
« Vos mères » a une portée générale, c'est-à-dire toute vos mères sans exception.
Ceux qui comportent des exceptions : « La charogne vous est interdite » [la table servie verset 3]
Elle comporte une exception : le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :« deux charognes et deux sangs nous sont permis, les deux charognes sont le poissons et le criquets, tandis que les deux sangs sont le foie et la rate. » [ hadith rapporté par ibn majah d’après ibn omar].
Les formules qui permettent de reconnaître un énoncé général
les mot clé tel que : « tous » (à l’affirmative) et « aucun » (à la négative), « la totalité », « l’ensemble »…
le genre défini lorsque le contexte permet de montrer qu’il a une valeur générale.
le terme « ceux » dans une phrase conditionnel : « ceux qui n’iront pas en cour, le regretterons »
etc…
Règle fondamentale
Citation
On doit appliqué l’énoncer générale en tenant compte de son caractère globale jusqu'à se que parvienne une preuve introduisant une restriction (ou exception).
Preuve :
Hadith 1213 dans « ryadh assâlihîn. »
après que le prophète صلى الله عليه وسلم ait fait l’éloge du cheval, il fut interrogé au sujet de l’âne.
Il répondit : « Rien ne m’a été révélé au sujet des ânes si ce n’est ce verset unique et générale : « celui qui fait dans le bien le poids d’un grain de poussière le verra et celui qui fait dans le mal le poids d’un grain de poussière, le verra ».
De cette règle dérive une autre règle qui fait l’objet d’un chapitre et qui est
Citation
Les énoncés doivent être pris dans leur sens premier
jusqu'à ce qu’une preuve nous incite à l’interpréter
(définition de l'interprétation dans un prochain chapitre)
Dans le Hajj, le prophète a exécuté le va-et-vient entre Safâ et marwa en commençant par Safa. Il s’est appuyer pour celaصلى الله عليه وسلم sur le verset : « « As-Safâ et Al-Marwa sont vraiment parmi les lieux sacrés d' Allah. » [S2, V158].
En effet il a dit : « je commence par ce par quoi Allah a commencé » (mouslim 1218).
Règle fondamentale
Citation
Lorsqu’un énoncé général a pour cause un événement particulier, alors seul l’énoncé général doit être pris en compte.
Sauf si une preuve venait introduire une restriction limitant la portée de l’énoncé aux situations ressemblant à celle qui fut la cause de l’énoncé.
Cette règle est déduite du caractère universel du message : « Qu' on exalte la Bénédiction de Celui qui a fait descendre le Livre de Discernement sur Son serviteur, afin qu' il soit un avertisseur à l' univers ».
Si un verset descend à cause d’un individu particulier à l’époque du prophète صلى الله عليه وسلم, le verset ne sera pas restreint à cet individu, mais englobera tout les individu.
Exemple 1: « 1- Allah a bien entendu la parole de celle qui discutait avec toi à propos de son époux et se plaignait à Allah. Et Allah entendait votre conversation, car Allah est Audient et Clairvoyant.2- Ceux d' entre vous qui répudient leurs femmes, en déclarant qu' elles sont pour eux comme le dos de leurs mères... alors qu' elles ne sont nullement leurs mères, car ils n' ont pour mères que celles qui les ont enfantés. Ils prononcent certes une parole blâmable et mensongère. Allah cependant est Indulgent et Pardonneur.3- Ceux qui comparent leurs femmes au dos de leurs mères puis reviennent sur ce qu' ils ont dit, doivent affranchir un esclave avant d' avoir aucun contact (conjugal) avec leur femme. C' est ce dont on vous exhorte. Et Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites4- Mais celui qui n' en trouve pas les moyens doit jeûner alors deux mois consécutifs avant d' avoir aucun contact (conjugal) avec sa femme. Mais s' il ne peut le faire non plus, alors qu' il nourrisse soixante pauvres. Cela, pour que vous croyiez en Allah et en Son messager . Voilà les limites imposées par Allah. Et les mécréants auront un châtiment douloureux. » [ Sourate 58 verset 1-4] .
Ce verset est descendu sur Awss bni çâmat qui avait dit à sa femme ; « tu est comme le dos de ma mère », expression qui était considéré à l’époque préislamique comme un divorce. Nous ne disons pas que le verset est descendu uniquement pour régler le problème de ce couple. Non, il s’applique à tout ceux qui sont dans la même situation.
Exemple 2 : La parole du prophète صلى الله عليه وسلم « il n’est pas bien de jeûner en voyage ». La cause de cette parole est que le prophète صلى الله عليه وسلم était en voyage, il a vue une foule et un homme qu’on protégeait du soleil. Il dit : « qu’a-t-il donc ? », ils répondirent : « Il jeûne !». Il dit : « il n’est pas bien de jeûner en voyage » (boukharie et mouslim).
Si nous prenons l’énoncé général de ce hadith du point de vu de la situation et des personnes, alors il faudrait dire que jeûner en voyage n’est pas bien pour tout le monde et dans toutes les situations. Mais il existe une preuve que la généralité ne concerne que les individus et non les situations. En effet l’énoncé ne concerne que les gens qui sont dans la même situation que cet individu. Cet homme était en difficulté et malgré cela il jeûne. La preuve est : « d’après abou dardâ qu’Allah l’agrée : Nous somme sortie en voyage avec le messager d’Allah pendant le moi de Ramadan dans une journée très chaude au point que certains d’entre nous couvrait leur tête avec les mains. Personne ne jeûnait en dehors du messager d’Allah et de Abdallah bni rawâha. » (boukharie et mouslim). Ce hadith nous prouve que la parole du prophète صلى الله عليه وسلم « il n’est pas bien de jeûner en voyage » ne vise pas ceux pour qui le jeûne ne constitue pas une chose pénible.
Le particulier (khâss)
Citation
C’est un énoncé dont la porté atteint un ou plusieurs éléments d’un groupe sans couvrir sa totalité.
- la restriction (Takhcisse)
Citation
C’est le fait d’exclure un ou plusieurs éléments d’une généralité. (cas particulier, exception)
Explication :
Nous disons « exclure » et non pas « évoquer ».
Si je dis : « Il faut faire les prières à l’heure en jama’aa » puis je dis « Il faut faire la prière du Asr à l’heure en Jama’aa ». Le premier énoncé est général, le deuxième est particulier mais ne constitue par une restriction. Il ne constitue pas une restriction car je n’est pas dis qu’il ne fallait pas faire la prière du Asr à l’heure en jama’aa. Le deuxième énoncé constitue une insistance et non une exception. On pourrait regrouper les deux énoncés en une seule phrase : « Il faut faire les prières à l’heure en jama’aa surtout la prière du Asr ». C’est la signification du verset : « Soyez assidus aux Salâ et surtout la Salâ médiane; et tenez- vous debout devant Allah, avec humilité. » [Sourate 2 verset 238]. Il y aurait eut exception et donc restriction si on avait pu mettre à la place de « surtout » le terme « Sauf ».
Si je dis : « Zayd s’est levé », c’est un énoncé particulier. Si je dis : « les élèves se sont levés sauf zayd » c’est une restriction car nous l’avons exclu de la généralité. Dans le premier cas il n’y avait pas d’énoncé général pour pouvoir parler de restriction.
On a donc trois choses :
l’énoncé général qui subi la restriction
l’énoncé particulier qui sera l’agent de la restriction
la restriction qui est l’action d’exclure le particulier du général.
Deux type de restrictions :
la restriction continue
La restriction discontinue
La restriction continue
Définition
Citation
On appelle restriction continue, une restriction dans laquelle l’énoncé particulier ne peut en aucun cas âtre détaché de l’énoncé générale
.
Exemple : « 1- Par le Temps!2- L’homme est certes, en perdition,3- sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres, s’enjoignent mutuellement la vérité et s’enjoignent mutuellement l’endurance. » [Sourate Al Asr]. L’énnoncé particulier ne peut être détaché de l’énoncé générale, la phrase n’aurait plus de sens : « sauf ceux qui croient… » n’a pas de sens si on ne lui met pas le début de la phrase.
La restriction discontinue
Définition
Citation
On appelle restriction discontinue, une restriction opéré par un énoncé particulier détaché de l’énoncé générale.
Exemple : « La charogne vous est interdite » [la table servie verset 3]. Elle comporte une exception : le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : «deux charognes et deux sangs nous sont permis, les deux charognes sont le poissons et le criquets, tandis que les deux sangs sont le foie et la rate. » [ hadith rapporté par ibn majah d’après ibn omar].
Deux énoncé indépendant on permis de constituer une restriction que nous pouvons réunir en une seule phrase : « toute les charognes sont interdites sauf le poisson et le criquets ».
Règle évoqué par cheikh Al-Albânî lors de sa divergence avec cheikh ibn bas sur la position de la main apés le roukou'.
Citation
On ne dois appliqué la généralité d'un texte traitant des actes d'adorations et ayant une portée générale que si et seulement si cette généralité fut appliquée par les Salafs.
donc ici cheikh Al-Albâni a introduit une exeption à la règle cité par cheikh al-Outheimin que nous avons vu auparavan , et qui est :
Citation
On doit appliqué l’énoncer générale en tenant compte de son caractère globale jusqu'à se que parvienne une preuve introduisant une restriction (ou exception).
dans les actes d'adoration, le cheikh Al-Albânî introduit une exeption : la porté globale de l'énnoncé générale ne dois être appliqué que si les Salafs l'on appliqué.
Cette règle est déduite de l'étude du sujet de la "Bid'a".
[1] Il faut donc se méfier des expressions tel que « il faut faire ceci » dans les cercles de discussion religieuses car cette formule exprime l’obligation légale.
[2]« Obéissez à Allah, obéissez au Messager et à ceux qui détienne le commandement parmi vous» [Sourate 4, verset 59]
[3]« Allah ne pardonne pas qu’on lui donne des associés et pardonne ce qui est en dessous » [sourate 4, verset 48]
[4] Ce paragraphe est une restitution d’une partie de cassette de cheikh Al-AlBânî et non une traduction littérale. Le cheikh al outheïmîn a ramené l’exemple de celui qui veut louer un local à un coiffeur qui rase la barbe. Ceci est interdit. De même qu’il est interdit de vendre du raisin à une personne dont on sait qu’il va en faire de l’alcool.
[5] Voir le petit ouvrage de cheikh Al-Albânî « comment devons nous comprendre le Coran » page 8
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Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين