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Les gens du Yémen

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Les gens du Yémen

Chapitre (21) :

La supériorité des gens de la foi les uns par rapports aux autres et la prééminence de la foi des Yéménites

باب تَفَاضُلِ أَهْلِ الإِيمَانِ فِيهِ وَرُجْحَانِ أَهْلِ الْيَمَنِ فِيهِ‏

 

Selon Abû Mas'ûd 'Uqba Ibn 'Amr رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه وسلم pointa le Yémen du doigt et déclara :

 

أَلاَ إِنَّ الإِيمَانَ هَا هُنَا وَإِنَّ الْقَسْوَةَ وَغِلَظَ الْقُلُوبِ فِي الْفَدَّادِينَ عِنْدَ أُصُولِ أَذْنَابِ الإِبِلِ حَيْثُ يَطْلُعُ قَرْنَا الشَّيْطَانِ فِي رَبِيعَةَ وَمُضَرَ

 

«Certes, la foi réside là-bas (1) !

La rudesse et la dureté des cœurs se trouvent chez les pripriétaires des chameaux qui braillent leurs bêtes, chez les tribus de Rabî'a et de Mudâr (2), là où se dressent les deux cornes du diable. (3)»

Source : Sahîh Muslim (51)

 

Selon Abû Hureyra رضي الله عنه, le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a dit:

 

جَاءَ أَهْلُ الْيَمَنِ هُمْ أَرَقُّ أَفْئِدَةً الإِيمَانُ يَمَانٍ وَالْفِقْهُ يَمَانٍ وَالْحِكْمَةُ يَمَانِيَةٌ ‏

 

«Les gens du Yémen sont venus.

Ce sont eux qui ont les cœurs les plus tendres.

La foi, la compréhension (Fiqh) et la sagesse (Hikma) sont toutes yéménites. »

Source : Sahîh Muslim (52)

 

(1) Ceci désigne ceux d’entre-eux qui vivaient à cette époque, non pas tous les Yéménites à toutes époques, car les termes n’indiquent pas cela.

 

L’Imâm Nawawî :

 

«Les savants ont donné trois explications : 

 

-Il voulait désigner Mekka par cette parole, car la Mecque est de la terre de Tihama (تهامة) et Tihama est une terre du Yémen. 

 

-Il voulait désigner Mekka et Medine car lorsqu'il a dit cette parole il était à Tabouk donc à ce moment-là il y a entre lui et Mekka et Medine le Yémen, donc en désignant la direction du Yémen, c’est Mekka et Medine qui étaient visées, là où la foi a commencé. 


-Il voulait désigner les Ançars habitants de Medine dont l'origine était le Yémen.»

 

 

Cheikh Rabî’e al-Madkhalî :

 

«Les gens du Yémen, tu y trouveras beaucoup parmi eux qui ont un discernement que tu ne trouves pas chez les autres, tu y trouveras des gens qui ont délaissé cette vie d'ici-bas pour la croyance et la foi, beaucoup d'entre eux sont accrochés à la sunna tout en étant ascètes et il en est de même pour les gens du Hijaz, beaucoup sont accrochés à la foi, au Tawhîd et à la Sunna.»

Source: al-Minhâj (158) ; Minnat al-Mun’im (1/84-85) ; Charh Sahîh Muslim (1/219) Dâr al-Ma’rifah - Beyrût Lubnân ; al-Ibtihâj Bi Chary Kitâb al-Imân Min Sahîh Muslim 

 

(2) Il s’agit de deux tribus desquelles proviennent les autres résidents de ces terres d’Orient.

Source: Minnat al-Mun’im (1/85)

 

(3) Il s’agit des deux côtés de sa tête.

On dit aussi qu’il s’agit de ses deux troupes, qu’il incite à égarer les gens.

On parle encore de ses deux partis parmi les mécréants.

Ceci démontre la particularité de l’Orient où l’emprise du diable et de la mécréance est plus grande...

Source: Minnat al-Mun’im (1/85)

 

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Passer le salam au singulier quand il s'agit d'une seule personne

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Passer le salam au singulier quand il s'agit d'une seule personne

Cheikh Al Outhaymin

 

Explique dans son Char de Ryadh Salihin que la Sounnah est de passer le salam au singulier quand il s'agit d'une seule personne.
 
Et qu'il n'est pas correct de le passer au pluriel pour une personne et c'est un Idjtihad (effort personnel) de certains savants qui disent qu'il est permis mais la sounnah est de passer le salam au singulier s'agissant d'une seule personne.
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Cheikh Salih Al Cheikh

 

Dans une k7 intitulé [Ma'a Wassaya Abu Darda Face B] explique que la plupart du temps les Salafs utilisaient la formule : 
 
" Salam Alayka (ou ki à la fin si c'est une femme ) " pour saluer une seule personne.
 
Il précise cependant qu'il n' y a aucun mal à saluer 1 personne par la formule : " Salam Alaykoum ", toutefois utiliser " Salam Alayka " est préférable.
 
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Cheikh Salih Al Otheimine

 

Dans son commentaire de Ryad As-salihine vol 2 p 631 et Vol 3 P 18] explique les Savants ont donnés deux avis :
 
-Un groupe affirme qu'il est préférable d'utiliser "As-salam Alaykoum" lorsqu'on salue une personne, en désirant par là saluer la personne et les anges qui sont avec elle. 
 
-Quant aux autres savants ils affirment, que ce qui est préférable, c'est d'utiliser le singulier c'est à dire : " As-salam Alayka", lorsqu'on salue une seule personne.
 
L'avis que Cheikh Otheimine estime être le plus authentique et qu'il convient d'utiliser "As-salam Alayka" lorsqu'on salue une seule personne.
 
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Question :
 
Lorsqu'on salue qu'une seule personne doit-on dire "Salam Allaykoum (que la paix soit sur vous)" ou bien plutôt " Salam Alayka (ou Salam Alayki si l'on salue une femme) "

Réponse de Cheikh Otheimine :
 
[Charh Ryad Salihine vol 3 p 18] mentionne que ceci fait l'objet d'une divergence entre les savants, mais l'avis qui lui semble authentique c'est de dire salam Alayka (ou salam alayki) lorsqu'on salue 1 seule personne, car ce qui est confirmé par la Sunnah de notre prophète (صلى الله عليه و سلم) 

Quant au fait de dire Salam Alaykum a une personne en mettant l'intention derrière cela de saluer les 
anges, le Cheikh explique qu'il ne connait pas de preuve concernant cela. 

 
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Cheikh Salih Al Cheikh

 

[Ma'a Wassaya Abu Darda Face A] explique que les salafs la plupart du temps employé le terme " Salam Alayka" quand ils saluaient une seule personne.

Cependant il est permis d'utiliser " Salam Alaykoum" toutefois salam Alayka (ou ki si la personne que l'on salue est une femme) est préférable. 

 
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Quelles sont les preuves ?

Parmi les preuves tirés de la Sunnah sur lesquelles se basent Cheikh Otheimine pour affirmer qu'il convient de dire Salam Alayka ou Salam Alayki (Quand on salue une femme), on peut mentionner le Hadith suivant : 

Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit :

"Quand Allâh glorifié soit-Il créa Adam, Il lui dit : "Va saluer ceux-là - un petit groupe d'
Anges assis à proximité - écoute bien par quelle formule ils vont te saluer et ce sera votre façon de saluer, toi et ta descendance"

Il leur dit : "Paix et salut sur vous! (Salam Alaykoum)" Ils dirent : "Paix et salut sur toi ainsi que la miséricorde de Allâh ( Wa Alayka Salam Wa rahmatoullah)". Ils lui ont donc ajouté : "Ainsi que la miséricorde d'Allâh". 
[Al-Boukhâri, Mouslim]

Cheikh Otheimine affirme après avoir mentionné ce Hadith :


" Parmi les enseignements de ce Hadith, il y'a le fait que la Sunnah lors de la Salutation consiste à dire " Salam Alayka" lorsqu'on salue une seule personne.
Par contre lorsque l'on salue un groupe de personne, l'on doit dire : "Salam Alaykoum". 

Et cela parceque quand on parle a une seule personne on doit employer un discours s'adressant à une seul individu et lorsqu'on parle à un groupe de personnes on emploie un discours s'adressant à un groupe de personnes. " 


On peut aussi mentionner le Hadith N°6251 rapporté par Boukhari au Chapitre : " Celui qui repond dit Wa Alayka Salam " 

Dans ce long Hadith, le prophète était assis dans la mosquée puis un homme entra est pria, lorsque cet homme a terminé sa prière il se dirigea vers le prophète et le salua. Le prophète lui repondit : 

"Wa Alayka Salam, retourne prier car tu n'a pas prier" 

L'homme retourna prier puis est revenue vers le prophète et le salua de nouveau. Le prophète lui donna la même réponse : 

"Wa Alayka Salam, retourne prier car tu n'a pas prier" 

A chaque fois que l'homme s'en allait prier puis qu'il revenait, le prophète lui redonnait chaque fois la même réponse. Puis, après l'avoir interrogé, le prophète lui expliqua qu'il accomplissait la prière d'une mauvaise manière. 


Dans le commentaire de ce Hadith Cheikh Abdel Aziz Ar-rajahi [Charh Sahih Al Boukhari] explique qu'il contient la preuve qu'il est tout à fait permis de repondre au salut d'une personne par : " Wa Alayka Salam" 

Parmi les preuves du fait de dire à une personne " as-salamou 3alayka ", il y a le hadith suivant : 

 

عن أبي جري الهجيمي رضي الله قال :أتيت النبي صلى الله عليه وآله وسلم فقلت :
عليك السلام يا رسول الله قال (لاتقل عليك السلام , فإن عليك السلام تحية الميت قل السلام عليك
رواه أبو داوود برقم (4084)و (5209 
وصححه الألباني وذكره أيضاً في الصحيحة برقم(1109
Abou Djouray Al 'Oudjaymi رضي الله عنه a dit : 
 
« J'ai été chez le Prophète 
صلى الله عليه وسلم et je lui ai dit : « 3Alayka assalam Ô Messager d'Allah ! »
Il me dit : « Ne dit pas « 3Alayka salam », car certes, 3alayka salam est le salut adressé aux morts. 
Dit (plutôt) : « As-Salam 3alayka » 
(Abou Dawoud n° 4084 et 5209) 

Et Cheikh Al-Albani
 l'a authentifié et l'a aussi cité dans son livre Silsilat al ahadith as sahiha au n° 1109. 

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Le vrai sens de l'amour en Allâh

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le vrai sens de l'amour en Allâh

Celui qui pose la question : 

 

Celui qui aime quelqu'un en Allâh doit-il lui dire je t'aime pour Allâh ?

 

Cheikh :

 

Oui mais l'amour pour Allâh a un prix très élevé, peu s'en acquitte, est-ce que vous savez quel est le prix de l'amour en Allâh, est-ce qu'il y a parmi vous quelqu'un qui connaît son prix ?

 

Qui connaît et donne la réponse?

 

Quelqu'un dans l'assistance :

 

Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

 "7 seront ombragé sous l'ombre d'Allâh le jour où il n'y aura pas d'ombre que la sienne..." 

 

parmi lesquels deux hommes s'aimant en Allâh se réunissant pour cela et se séparant pour cela.

 

Cheikh :

 

Cette parole est bonne en elle-même mais ce n'est pas la réponse à la question, ceci est la définition a peu près de l'amour en Allâh mais ce n'est pas la définition complète.

 

Ma question à moi est : Quel est le prix que doit s'acquitter l'un envers l'autre, deux personnes qui s'aiment pour Allâh ?

 

Et je ne veux pas dire la récompense de l'au -delà, je veux dire dans ma question quel est la preuve scientifique concernant l'amour d'Allâh entre deux personnes qui s'aiment.

 

Ce peut être deux hommes qui s'aiment mais leur amour est formel, il n'est pas véridique.

 

Alors quel est la preuve de l'amour véridique ?

 

Quelqu'un dans l'assistance :

 

Qu'il aime pour son frère ce qu'il aime pour lui-même ?

 

Cheikh :

 

Ça c'est la description de l'amour ou quelque une d'elles.

 

Quelqu'un dans l'assistance :

 

(traduction rapprochée) :

 

"Dis : "Si vous aimez vraiment Allâh, suivez-moi, Allâh vous aimera…" (sourate Al-imran verset 31)

 

Cheikh :

 

Ça c'est la bonne réponse à une autre question.

 

Quelqu'un dans l'assistance :

 

La réponse peut se trouver dans le hadith sahih :

 

"Trois choses si quelqu'un les a en lui trouvera le sucré de la foi"..parmi lesquels les deux qui s'aiment pour Allâh" ??

 

Cheikh :

 

Ça c'est le résultat de l'amour en Allah, c'est à dire, le fait de trouver la douceur (le sucré) de la foi dans son coeur.

 

Quelqu'un dans l'assistance :

 

(traduction rapprochée) :

 

"Par le Temps ! L'homme est certes en perdition, sauf ceux qui croient, accomplissent les bonnes œuvres, s'enjoignent mutuellement la vérité et s'enjoignent mutuellement l'endurance." (sourate Al-asr)

 

Cheikh :

 

C'est bien, c'est la réponse, et l'explication est que :

 

Si je t'aime vraiment pour Allâh je te suis en te conseillant et toi aussi tu dois faire pareil avec moi. 

 

Et cette façon de se suivre dans le conseil est très rare chez ceux qui prétendent s'aimer en Allâh, car cet amour-là (l'autre) il peut y avoir un peu de sincérité mais il n'est pas complet, car chacun ménage l'autre de peur qu'il ne s'énerve ou qu'il s’en aille, ainsi de suite...

 

A partir de là, le prix de l'amour en Allâh c'est que nous soyons sincères envers l'autre et ceci par le conseil. il lui ordonne le bien et lui interdit le blâmable tout le temps, sans arrêt il le suit dans son conseil plus que son ombre.

 

Et c'est pour cela, il est véridique ce qui a été rapporté sur la façon de faire des compagnons lorsqu'ils se séparaient, que l'un lisait à l'autre (traduction rapprochée) : 

 

"Par le Temps! L'homme est certes, en perdition, sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres, s'enjoignent mutuellement la vérité et s'enjoignent mutuellement l'endurance". (sourate al asr)

 

Référence : المصدر: الحاوي من فتاوى الألباني . ص 165-166

Publié par salafyat.com

 
 
سائل: الذي يحب في الله يجب أن يقول له أحبك في الله ؟
الشيخ : نعم ، ولكن الحب في الله له ثمن باهظ ، قَـلّ من يدفعه ، أتدرون ما هو الثمن في الحب في الله ؟ هل أحد منكم يعرف الثمن ؟ من يعرف يعطينا الجواب
أحد الحضور : يقول رسول الله صلى الله عليه وسلم
 سبعة يظلهم الله في ظله يوم لا ظل إلا ظله
،... منهم رجلا تحابا في الله اجتمعا على ذلك وافترقا على ذلك
الشيخ : هذ كلام صحيح في نفسه ، ولكن ليس جواباً للسؤال ، هذا تعريف للحب في الله تقريباً وليس بتعريف كامل ، أنا سؤالي ما الثمن الذي ينبغي أن يدفعه المتحابان في الله أحدهما للآخر ، ولا أعني الأجر الأخروي ، أريد أن أقول من السؤال ما هو الدليل العملي على الحب في الله بين اثنين متحابين ؟ فقد يكون رجلان متحابان ، ولكن تحاببهما شكلي ، وما هو حقيقي فما الدليل على الحب الحقيقي؟
أحد الحضور : أن يحب لأخيه ما يحبه لنفسه
الشيخ : هذا صفة الحب أو بعض صفات الحب
أحد الحضور : قال تعالى
قل إن كنتم تحبون الله فاتبعوني يحببكم الله -  آل عمران 31
الشيخ : هذا جواب صحيح لسؤال آخر
أحد الحضور : الجواب قد يكون في الحديث الصحيح
 ثلاث من كن فيه وجد في حلاوة الإيمان
.... من ضمنه الذين تحابا في الله.
الشيخ : هذا أثر المحبة في الله ، ما هو ، حلاوة يجدها في قلبه
أحد الحضور : قال تعالى
 والعصر إن الإنسان لفي خسر إلا الذين ءامنوا وعملوا الصالحات وتواصو بالحق وتواصوا بالصبر
الشيخ : أحسنت ، هذا هو الجواب ، وشرح هذا إذا كنتُ أنا أحبك في الله فعلاً تابعتك بالنصيحة ، كذلك أنت تقابلني بالمثل ، ولذلك فهذه المتابعة في النصيحة قليلة جداً بين المدعين الحب في الله ، الحب هذا قد يكون فيه شيء من الإخلاص ، ولكن ما هو كامل ، وذلك لأن كل واحد منا يراعي الآخر ، بيخاف يزعل ، بيخاف يشرد ....إلى آخره ، ومن هنا الحب في الله ثمنه أن يخلص كل منا للآخر وذلك بالمناصحة ، يأمره بالمعروف وينهاه عن المنكر دائماً وأبداً فهو له في نصحه أتبع له من ظله ، ولذلك صح أنه كان من دأب الصحابة حينما يتفرقون أن يقرأ أحدهما على الآخر
 والعصر إن الإنسان لفي خسر إلا الذين ءامنوا وعملوا الصالحات وتواصو بالحق وتواصوا بالصبر
المصدر: الحاوي من فتاوى الألباني . ص 165-166

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Faire la tête à son frère ou à sa soeur fillah

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Faire la tête à son frère ou à sa soeur fillah
Question :
 
Que fait-on dans une situation ou certains frères disent :
 
«Nous n'irons pas à tel et tel endroit car un tel et un tel y seront» ?
 
En d'autres mots, quelles sont les lignes de conduite à tenir en regard du fait d'accomplir le boycott/éloignement en ce qui concerne la déviance ?
 
Réponse :
 
Premièrement, sachez que cela n'est pas permis envers celui qui est croyant.
 
Aucun croyant n'a le droit d'être boycotté [de manière absolue] même s'il est un fornicateur ou un voleur ou un buveur ou un criminel car rien de tout cela ne le fait sortir de la foi.
 
Ainsi qu'Allâh - Ta'âla - le dit (traduction rapprochée) :
 
«Si deux partis parmi les croyants se combattent, alors réconciliez-les et si l'un des deux insiste à combattre l'autre, alors combattez celui qui persiste jusqu'à ce qu'il se soumette à l'ordre d'Allâh, et s'ils cessent, réconciliez-les avec justice et soyez équitables car certes Allâh aime les équitables. Certes les croyants sont des frères. Etablissez la concorde entre vos frères.» [Coran 49/9  - Sourate les Appartements]
 
Ainsi il n'est pas permis des boycotter le croyant.
 
Il n'est pas permis à un homme de boycotter un autre croyant pendant plus de trois jours.
 
Si les deux se rencontrent, le meilleur est celui qui va initier le  « Sallâm » [Salut de paix].
 
Est-ce que vous comprenez ?
 
Cela n'est pas permis sauf s'il y a un bénéfice au-delà du boycott.
 
A savoir que cela entraîne l'individu boycotté à abandonner son péché pour lequel il est boycotté.
 
Dans ce cas-là, le boycott est un remède.
 
Si cela peut être un remède pour la maladie, alors que cela soit ainsi, mais si ce n'est pas le cas, alors éloignez-vous-en.
 
Quelque fois le boycott peut être une cause pour l'accroissement de l'égarement et de la perte de la personne.
 
Si cependant vous passez le «Sallâm» à la personne et lui souriez, il sera plus doux et reviendra à la vérité.
 
Boycotter car il coupe sa barbe ou fume des cigarettes ou fait du commerce avec intérêt n'est pas correct.
 
Il est quand même toujours croyant.
 
Le mécréant est celui auquel nous ne précédons pas à dire le « Sallâm », mais qu'en est-il s'il nous passe le « Sallâm » ?
 
Nous sommes obligés de le lui rendre, selon la parole d'Allâh - Ta'âla (traduction rapprochée) :
 
«S'il vous salue, saluez-les d'un salut meilleur ou au moins retournez-le»
 
Nous ne restons pas à l'écart, or cet individu est un mécréant.
 
Ces points-là en vérité sont spécifiques, et sont ce dans quoi il ne nous est pas permis de juger selon nos émotions.
 
Nous devons toujours retourner au juge, c'est-à-dire retourner au Coran et à la Sounnah, et aux actes des pieux prédécesseurs.
 
Questions/Réponses sur la divergence 
Publié par manhajulhaqq.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Pas plus de trois nuits sans que deux frères se saluent

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Pas plus de trois nuits sans que deux frères se saluent

D'après 'Abû 'Ayyûb Al-'Ansârî (qu'Allah soit satisfait de lui) :

 
L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :
 
"Il n'est pas licite qu'un homme rompt avec son coreligionnaire au-delà de trois nuits et que quand ils se rencontrent, chacun se détourne de l'autre ;

Cependant que c'est le meilleur d'eux est celui qui salue l'autre le premier".
 
Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 4643

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Les dangers de la participation de la femme dans le monde des hommes

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Les dangers de la participation de la femme dans le monde des hommes

Louange à Allah, que Ses Prières et Son Salut soient sur Son fidèle Messager, ainsi que sur ses proches, et tous ses compagnons.

 
Les revendications qui prônent la participation de la femme aux fonctions de l'homme (entraînant la mixité des se
xes de façon implicite ou non) sous prétexte de se soumettre aux exigences de l'époque et des besoins du modernisme, sont très dangereuses.
 
Ses implications sont aussi périlleuses que ses fruits sont amers et les conséquences ne sont pas minimes.
 
Sans compter qu'elles vont à l'encontre des Textes sacrés enjoignant à la femme de rester chez elle et de se vouer aux tâches qui lui incombent dans son foyer ou autre.

Pour se rendre compte de la portée des inconvénients qu'engendre la mixité, il suffit de contempler l'état des sociétés éprouvées par cette calamité, que ce soit de leur propre initiative ou non.

La personne objective et juste constatera que la situation est lamentable au niveau individuel et collectif et se désolera que la femme ait pu délaisser sa maison, en provoquant ainsi l'éclatement de la famille.

Ce bilan est avoué sans détour par la plume d'un bon nombre d'écrivains et même par les médias. La raison est que ce fléau a pour vocation de désintégrer la société et de saper ses fondations.

Par ailleurs, les preuves explicites venant démontrer l'interdiction de s'isoler avec une femme étrangère, ou ne serait-ce de la regarder, ou d'avoir recours à tout moyen faisant exposer l'individu au péché, sont nombreuses.
Elles sont incontestables concernant l'aspect prohibé de la mixité compte tenu des conséquences non louables qu'elle engendre.

Faire sortir la femme de son giron qui est à la fois son royaume et sa source de vie revient à la sortir de son milieu naturel conforme à sa nature innée qu'Allah lui a décrétée.

Par conséquent, les slogans prônant la participation de la femme à la vie active dans les domaines exclusifs aux hommes sont des slogans pour le moins téméraires pour la nation musulmane.

Parmi les plus grands inconvénients de ce phénomène, c'est qu'il est l'un des plus grands moyens à l'origine de l'adultère.

Source de dégradation pour la collectivité, il pulvérise les bons principes et les mœurs.

Il est notoire que le Seigneur a octroyé à la femme une morphologie spécifique littéralement différente de celle de l'homme. Sa fonction est donc au foyer au sein duquel elle évolue, entourée des autres membres de son sexe. Autrement dit, immiscer la femme dans une fonction consacrée à l'homme, c'est la forcer à sortir de son élément naturel conforme à ses compétences physiologiques.

Vouloir ainsi supprimer sa personnalité, est un crime odieux attenté à la femme.

Les nouvelles générations filles et garçons seront les premières victimes de cette métamorphose ayant perdues l'affection maternelle et une tendre éducation.

Ce rôle appartient en effet, à la mère qui s'est malheureusement désistée de son propre domaine : le cocon familial. Pourtant, elle ne peut trouver le repos, la sérénité, et la stabilité que dans son intérieur. Les sociétés sombrées dans cet abîme ne peuvent que parvenir à ce constat.

L'islam a donc réparti les responsabilités des uns et des autres en attribuant à chacun une fonction définie dans le but de contribuer à l'élaboration de la société à l'intérieur et à l'extérieur de la maison.

L'homme pour sa part doit subvenir aux besoins budgétaires et vestimentaires du foyer.

La femme doit s'occuper de ses enfants dans un climat d'affection et de tendresse ; elle allaite et élève les enfants en bas âge. Il lui convient en outre tout travail spécifique aux femmes comme l'enseignement des filles, les différentes fonctions dans les écoles, la médecine, les services hospitaliers, etc.

Lorsqu'elle délaisse sa fonction à la maison, elle néglige ainsi son foyer et ses membres. Cela engendre à terme l'éclatement de la cellule familiale tant du point de vue matériel que du point de vue psychologique.

Dès lors, la société se fonde sur des apparences et devient artificielle. Démunie de sens, elle n'a plus aucune réalité tangible.

Le Seigneur a révélé (traduction rapprochée) :
 
"Les hommes ont l'autorité sur les femmes, pour les faveurs qu'Allah confère les uns sur les autres, et pour les dépenses provenant de leur argent". [1]

Conformément à la loi universelle d'Allah dans sa création, l'homme a l'autorité sur la femme et lui est supérieur comme le formule ce noble verset.

Allah a également ordonné à la femme de rester chez elle, tout en lui interdisant de se parer, c'est-à-dire de se mélanger aux hommes. Cela concerne les rencontres en un même lieu entre des hommes et des femmes étrangères dans les domaines aussi différents que le travail, le commerce (achat/vente), les loisirs, les voyages, etc. si la femme en effet, s'investit dans ce domaine, elle est susceptible de tomber dans les interdits.

En se comportant ainsi, elle va à l'encontre des commandements d'Allah et se voit négliger les droits que la religion musulmane a offerts à la femme.

Le Coran et la Sunna sont formels sur l'interdiction de la mixité et de tous les moyens y faisant parvenir à travers le verset suivant  (traduction rapprochée) :
 
"Restez dans vos demeures, et ne vous parez pas comme les païennes de la première époque. Observez la prière, verser l'aumône, et obéissez à Allah et à Son Messager. Allah veut seulement vous épargner de la souillure O gens de la maison (prophétique) ! Et vous purifier. Evoquez aussi les versets d'Allah et la Sagesse que l'on vous récite dans vos demeures. Allah est Certes Bienveillant et Avisé". [2]

Allah a donc enjoint aux mères des croyants -le discours concerne par là même toutes les musulmanes - de rester dans leur foyer pour les préserver et les éloigner des moyens menant à la perversion. Les sorties en effet, incitent à la parure et sont susceptibles d'être à l'origine de la dépravation. Ensuite, Il leur a ordonné de se vouer aux œuvres pieuses éloignant de la perversité et de la dépravation. Elles consistent à observer la prière, de verser l'aumône, et d'obéir à Allah et à Son Messager. 

Puis, Il les a orientées vers des pratiques qui leur reviennent en bien ici-bas et dans l'au-delà ; elles doivent rester en contact permanent avec le noble Coran et la pure Tradition prophétique. Ils sont à même de dissiper la souillure de leurs cœurs, et de les purifier des impuretés, tout en les guidant à la vérité et à la probité.

Allah a révélé  (traduction rapprochée) :
 
"O Prophète ! Dis à tes femmes, tes filles et aux femmes musulmanes de ramener sur elle leur tunique ; en se faisant ainsi reconnaître, elles ne se feront pas ennuyer ; Allah est vraiment Absoluteur et Miséricordieux". [3]

Il a ordonné à Son Envoyé l'ambassadeur de la Révélation, d'avertir ses épouses, ses filles et les femmes croyantes en général de rabattre sur elles leur tunique. Ainsi, ce long voile leur garantit de couvrir le corps entier, au moment des sorties éventuelles et les préserve du harcèlement des individus dont le cœur est malade.
 
Or, que dire si la femme s'immisce dans le monde du travail qui est purement masculin, en se mélangeant avec le sexe opposé et en dévoilant sa dépendance vis-à-vis des hommes, sous le prétexte du travail. Elle doit consentir à beaucoup de sa féminité pour s'arroger à sa hauteur. Elle doit perdre aussi énormément de sa pudeur pour réaliser cette fusion entre deux sexes pourtant opposés dans le fond et la forme. Allah a révélé  (traduction rapprochée) :
 
"Dis aux croyants de baisser le regard et de préserver leur pudeur, Allah est certainement avisé de leurs œuvres. Dis aux croyantes de baisser le regard, de préserver leur pudeur, et de ne montrer de leur atout que ce qui en paraît, et qu'elles rabattent leur voile sur leur poitrine". [4]

Allah commande à Son Prophète de faire savoir aux croyants et croyantes de se résigner à baisser les yeux et de préserver leurs parties intimes (pudeur). Ensuite, Il a précisé que ce comportement était plus enclin à la pureté. Il est notoire qu'il n'est possible de préserver sa pudeur de la perversité que si l'on s'éloigne des moyens qui y font parvenir. 

Indubitablement, laisser traîner le regard au milieu d'une ambiance mixte, dans un cadre professionnel ou autre, constitue l'un des moyens les plus propices menant à la perversité. Il est impossible pour le croyant de mettre en pratique ces deux commandements si dans son lieu de travail, il s'entoure d'une femme étrangère qu'il considère comme une collègue ou une associée. Lorsque la femme affronte la vie active et que l'homme doit la supporter dans son propre milieu, il devient très difficile de garder sa chasteté et a fortiori de baisser les yeux ; comment dans ces conditions peut-on purifier son âme et l'élever ?!

De la même façon, le Seigneur a enjoint aux femmes de baisser les yeux, de garder leur chasteté, et de ne pas exhiber leurs attraits, à l'exception de leur aspect extérieur.

Il leur a sommé également de ramener leur voile sur leur col impliquant de se couvrir la tête et le visage étant donné que le col (la gorge) se situe à l'endroit de la tête et du visage.

Comment peut-on donc garder les yeux baissés, sa chasteté et cacher ses apparats dans un tel contexte alors que la mixité garantit de passer outre ces obstacles ?

Comment aussi la femme musulmane peut-elle baisser le regard alors qu'elle se trouve côte à côte avec un étranger sous prétexte de l'associer dans son travail et d'être son équivalent dans ses différentes tâches ?
 
L'Islam par prévention, interdit formellement tous les moyens menant aux interdits. C'est pourquoi, il est interdit aux personnes féminines de s'entretenir avec leurs homonymes masculins d'une voix douce, car cela risque de l'attirer vers elle comme le verset l'affirme (traduction rapprochée) :

"O femme du Prophète ! Vous n'êtes pas des femmes comme les autres si vous craignez Allah ; n'adoucissez point la voix car cela peut tenter l'homme au cœur malade, parlez-leur plutôt décemment". [5]

Autrement dit, l'homme qui est affecté par ses passions. Comment peut-elle ainsi se prémunir ou se maîtriser dans une telle ambiance ? Il est élémentaire qu'en exerçant la même profession, qu'elle soit obligée de parler à son collègue masculin ou l'inverse. Elle va immanquablement adoucir sa voix comme il va adoucir la sienne. Sans oublier la présence de Satan qui trame derrière ce manège ; il embellit la perversité aux yeux de l'homme et l'encourage dans son initiative à faire succomber sa proie.

 

Allah est Sage et Omniscient lorsqu'Il préconise à la femme de se voiler, étant donné que les êtres humains ont des comportements différents ; il existe des bons et des mauvais, des gens chastes et des débauchés. Le voile est donc par la Volonté d'Allah un rempart aux tentations et il fait obstacle à ses causes. Il est un moyen idéal pour purifier les cœurs des hommes et des femmes, et les protège de la suspicion comme le verset le recommande (traduction rapprochée) :

 

"Si vous leur demandez un bien, faites-le de derrière un voile". [6]

 

Or, le meilleur voile pour la femme après celui de son visage et de son corps, ce sont les murs de sa maison. La religion musulmane a donc immunisé la femme contre toutes tentations qui règnent au milieu des inconnus, qu'elle soit directement en cause ou non. Elle doit rester chez elle et ne pas sortir si ce n'est en cas de besoin, en veillant à le faire selon les règles de la pudeur.

 

Allah a considéré que la place de la femme à la maison est une demeure.

 

Le choix de ce terme revêt les sens les plus éminents, car ils sous-entendent la stabilité de l'âme, le repos du cœur, et l'épanouissement intérieur.

 

Sortie de son cocon, elle devient perturbée, le cœur serré, l'intérieur en ébullition, sans compter qu'elle s'expose à des situations dont les conséquences sont peu louables.

 

Par ailleurs, la religion musulmane interdit formellement de s'isoler avec une femme étrangère, si ce n'est en présence d'un mahram (toute personne masculine et pubère interdite au mariage, NDT).

 

L'Islam n'autorise pas non plus à une femme de voyager sans mahram pour la préserver de la débauche, fermer ainsi la porte à la faute et parer à tous les moyens conduisant au mal. L'objectif, c'est de protéger l'espèce humaine contre les ruses d'Iblis.

 

C'est pourquoi, le Messager d'Allah (pais et bénédictions d'allah sur lui) a dit de façon certifiée :

 

« Je n'ai pas laissé après moi de tentation (Fitna) plus grande pour les hommes que celle des femmes.»

Rapporté par Bukhârî et Mouslim.

 

Il est certifié également qu'il a dit :

 

« Craignez ce bas monde et craignez les femmes, la première tentation ayant touchée les tribus d'Israël fut celle des femmes. »

 

Certains partisans de la mixité, il est vrai, se sont imprégnés de certains Textes divins qu'ils ont utilisés littéralement sans en pénétrer la profondeur ou la portée contrairement aux personnes auxquelles le Seigneur a illuminé les cœurs (inspirées des sciences théologiques, elles ont combiné les arguments entre eux pour s'en faire une représentation globale et cohérente sans les dissocier les uns des autres).

 

Ces derniers se sont inspirés notamment des voyages que le Prophète a effectués en compagnie de certaines de ses épouses, dans le cadre de ses expéditions.

 

En réponse, nous disons que non seulement ces femmes ont voyagé pour des intérêts éminents, mais qu'elles étaient en présence d'un proche.


La foi et leur piété n'étaient donc pas mises en danger.

Elles étaient à la fois protégées par un tuteur en la personne de leur mari et recouvertes de leur voile comme leur a enjoint la révélation. Leur situation est donc par essence, complètement différente de celle de bon nombre de leurs coreligionnaires des Temps modernes. Est-il utile de préciser que d'aller au travail tous les matins n'est pas du tout comparable aux sorties occasionnelles que faisaient les épouses du Prophète en sa présence, lors de ses expéditions . Un tel amalgame consiste à comparer l'incomparable !
 
D'autre part, il nous faut connaître la réaction des pieux prédécesseurs plus à même de pénétrer le sens des Textes et plus prompt par là même à les appliquer.

La question pertinente serait de se demander : que nous est-il rapporté à leur sujet à travers les temps ?

Ont-ils élargi cet entendement aux aspirations des partisans de la mixité prônant qu'il faille laisser la femme travailler dans n'importe quel domaine de la vie active, quitte à se mélanger sans scrupule avec des hommes ?

Ou bien en ont-ils compris autrement pour s'être rendu compte que ce cas particulier n'échappait pas à la règle ?
 
Si nous passons en revue les conquêtes islamiques et les expéditions musulmanes à travers l'histoire, nous pourrons constater que ce phénomène est inexistant.

Quant aux partisans de l'émancipation de la femme des Temps modernes, ils revendiquent sa participation aux activités militaires en lui faisant porter l'uniforme et les armes au même titre que n'importe quel homme.

Ce moyen est tout désigné pour dégrader et divertir les troupes.

La nature de l'homme et de la femme les pousse foncièrement à commettre s'ils se trouvent dans un endroit isolé, ce qui se produit entre les deux sexes en telle situation.

Autrement dit, ils vont éprouver un penchant l'un envers l'autre. Il s'installe dès lors entre eux un climat d'intimité qui va rendre la conversation aisée, en sachant que les événements s'enchaînent les uns après les autres. Il est plus préventif de fermer d'emblée la porte aux tentations, pour ne pas sombrer dans l'irréparable, qui est une source à l'avenir de profonds remords.
 
La dernière révélation incite fortement à privilégier les avantages dans une question donnée au dépend des inconvénients en parant à tout moyen à l'origine d'un mal.

La mixité au travail est un facteur inéluctable à l'origine de la dégradation de la société comme nous l'avons déjà souligné. Si nous nous penchons sur l'analyse historique des civilisations passées et des raisons de leur effondrement à l'instar des Grecs et des romains, nous pourrons constater que la présence de la femme en dehors de ses murs et de son milieu naturel, dans l'ambition d'étendre son domaine à celui de son compagnon et de l'encombrer, est l'un des plus grands facteurs menant à la chute.

Dans une telle conjoncture, l'homme ainsi corrompu perd sa lucidité et les moyens d'atteindre les plus hauts sommets de la civilisation et de la vertu, de la prééminence matérielle et morale.

L'activité de la femme hors de son contexte familial engendre l'oisiveté chez certains hommes.

A terme, la société se dégrade à cause des fléaux tels que l'éclatement de la cellule familiale, la perte des valeurs morales et la mauvaise éducation des enfants.

Cela conduit la société à s'insurger contre les Lois universelles d'Allah établissant la supériorité de l'homme sur la femme en inversant ainsi l'ordre des choses.
 
L'Islam a donc veillé à éloigner la femme de tout facteur qui porte atteinte à sa condition. Il lui a fait renoncer aux fonctions de gouverneur, de juge et à toute initiative en rapport avec l'autorité suprême de l'état de manière générale conformément au Propos prophétique :
 

« Un peuple ayant une femme à sa tête, ne peut réussir. »
Rapporté par Bukhâri dans son recueil Sahîh.

 

En allant à l'encontre des textes, la femme renonce tout bonnement à sa nature, qui lui garantit pourtant le bonheur et la stabilité.

L'Islam a donc interdit à la femme de s'investir dans un autre domaine que le sien.

Les diverses expériences confirment elles-mêmes -surtout dans les contrées où règne la mixité - qu'il existe une différence entre l'homme et la femme dans leur nature respective et intrinsèque ; et cela, avant de se référer à la formulation explicite des Textes du Coran et de la Sunna au sujet de ce principe.

Les partisans de l'égalité entre d'une part le sexe faible qui, élevé dans la parure n'a aucun répondant dans les litiges et le sexe fort d'autre part, oublient ou font semblant d'oublier qu'ils sont fondamentalement différents.

Nous avons démontré de façon suffisamment convaincante pour toute personne en quête de vérité, en s'inspirant pour cela des textes, mais aussi des faits concrets, que la mixité et la participation de la femme dans les domaines exclusifs à l'homme ne sont basées sur aucun fondement.

 
En bref, si la femme se maintient à la maison pour remplir son rôle de gestion du foyer, qui vient après ses obligations religieuses, elle aura accompli un devoir conforme à sa nature, sa condition et son milieu. Cela relève de son intérêt, celui de la société et des nouvelles générations. Si celle-ci a du temps perdu, elle peut toujours avoir une activité dans un cadre féminin comme nous l'avons déjà signalé à l'exemple de l'enseignement des filles, la médecine, les services infirmiers, etc. Dans ces domaines exclusifs aux femmes, elle a amplement de quoi s'occuper.

Elle aidera ainsi les hommes dans les tâches de la société et contribuera à son évolution ; dans un environnement où chacun remplit la fonction qui lui correspond.
 
Il ne faut pas oublier en cette occasion d'évoquer le rôle des « mères des croyantes » et celui des femmes fidèles à leur exemple, qui ont joué un rôle dans l'instruction de la nation, l'orientation et les recommandations qu'elles ont pu rapporter des paroles du Coran et du prophète de l'Islam.

Nous implorons Allah de les en récompenser de la meilleure façon, qu'Il multiplie les exemples à notre époque de ces femmes qui se couvrent de leur voile et de leur toit, en restant à l'écart des hommes et des domaines qui leur sont propres.

 
Allah est celui que l'on implore afin qu'il éclaire chacun sur ses devoirs respectifs, en aidant chacun à les remplir de la façon qu'Il consent. Qu'Il nous épargne tous des instruments de la tentation, des causes de la perversion et des ruses du Diable. Il est certes Généreux et Prodigue. 
 
Que les Prières d'Allah et Son Salut soient sur Son serviteur et Messager, notre Prophète Mohammed, ainsi que sur ses proches, et ses compagnons.
 
[1] Les femmes ; 34
[2] Les coalisés ; 33-34
[3] Les coalisés ; 59
[4] La lumière ; 30-31
[5] Les coalisés ; 32
[6] Les coalisés ; 53

 

traduction copiée 

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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La sincérité et le conseil sincère

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

La sincérité et le conseil sincère

Tamim ad-dari (radhiAllahu 'anhu) a dit :
 

"Le prophète (sallallahou 'aleyhi wa sallam) a dit (3 fois) :

"La religion est nasihah (sincèrité et conseil sincère)."

Nous dîmes : "à qui ? 

Il dit : "à Allah, son livre, son messager, et aux gouverneurs des musulmans et les gens en général." 
Rapporté par Muslim (no. 55)
Sans titre 1-copie-1
Commentaire

L'imam an Nawawi (d.676H) -rahimahullah- a dit :

-Cela concerne la sincérité envers Allah -Le Plus haut

 

donc sa signification fait référence au fait d'avoir d'avoir l'iman (la foi) en Allah, et à la dénégation de l'ilhad [1] en ce qui concerne Ses Attributs.

 

Le décrire Lui -LeTrés Haut- avec les qualités d'intégrité, de perfection, et de grandeur en Le déclarant totalement exempt de tout défaut ou déficience.

 

Eviter la désobéissance envers Lui.

 

Aimer pour Lui et détester pour Lui.

 

Garder de bonnes relations avec ceux qui sont obéissants envers Lui et avoir de l' inimitié envers ceux qui Lui désobéissent.

 

Accomplir le Jihad contre ceux qui mécroient en Lui.

 

Reconnaître Ses faveurs et Le remercier pour cela.

 

Etre sincère dans chaque affaire.

 

Appeler à tout ce que nous avons mentionné, et y encourager.

 

Montrer de la gentillesse envers tout le monde, tous ceux envers qui vous pouvez, dans cet appel.

 

L'imam al-Khattabi (d.388H) - rahimahoullah- a dit :

 

"La réalité de cette attachement se réfère au servant étant sincère envers lui même, puisque Allah -Le Plus Haut- n'a pas besoin de la sincérité de celui qui l'accomplit."

-Concernant la sincérité envers le messager d'Allah صلى الله عليه وسلم

 

il s'agit de témoigner de la vérité avec laquelle il a été envoyé. Lui obéir dans ce qu'il a ordonné et interdit.

 

L'aider et l'assister dans la vie et la mort.

 

Eprouver de la haine envers ceux qui sont ses ennemis.

 

S'aligner avec ceux qui lui ont porté allégeance.

 

Respecter ses droits et son honneur. 

 

Raviver sa voie et sa Sunnah.

 

Répandre sa Da'wah (prêche), et sa shari'ah (loi).

 

Rejeter tout doute soulevé à son encontre.

 

S'intéresser aux sciences du Hadith.

 

Acquérir la compréhension de son sens, et d'appeler à cela.

 

Avoir de la douceur et de la bonté en l'apprenant et en l'enseignant.

 

Donner la place et l'importance qui lui est due.

 

Exposer les bonnes manières en le lisant.

 

Eviter d'en parler sans le savoir qui lui est dû.

 

Eprouver le respect qui est dû à ses gens pour leur attachement à cela.

 

Prendre en compte ses manières et son comportement.

 

Aimer Ahlul Bayt (la famille du Prophète صلى الله عليه وسلم, et ses Compagnons.)

 

Eviter ceux qui introduisent des bida' (innovations) dans la Sunnah, et éviter ceux qui attaquent ne serait ce qu'un seul de ses Compagnons.

-La sincérité envers les gouverneurs est de les aider dans la verité

 

Les exhorter par son biais. Les rappeler et les conseiller avec bonté et douceur.

 

Les rappeler dans ce sur quoi ils sont étourdis et négligents.

 

Les aider à donner aux musulmans des droits qu'ils n'avaient pas auparavant.

 

Ne pas se rebeller contre eux. Faire que les cœurs des gens soient attachés à l'obéissance envers les gouvernants. 
 
L'imam al Khattabi -rahimahoullah- dit : 

 

" fait partie de la sincérité envers eux la prière derrière eux, le Jihad à leurs côtés, leur donner la zakat (l'aumône), et de ne pas se rebeller contre eux avec l'épée lorsque vous subissez une injustice ou un mauvais traitement de leur part. Et de ne pas les louér avec de fausses louanges, et faire des dou'a (invocations) afin qu'ils soient droits." 
 
Tout cela est basé sur le fait qu'être le gouverneur des musulmans veut dire être Calife, ou être un des administrateurs autres que lui, qui prennent en charge les affaires des musulmans. 
 
L'imam al Khattabi cite aussi cela, et dit : 

 

" Et il a été également rapporté de se référer aux imams - qui sont les savants de la Religion. Et que la sincérité envers eux inclut aussi le fait d'accepter ce qu'ils apportent ou transmettent, de les suivre en ce qui concerne les lois, et d'avoir de bonnes pensées à leur sujet."

-La sincérité envers les musulmans en général

 

à part les gouverneurs et les savants, consiste à les guider vers ce qui est bénéfique pour eux, que ce soit dans l'Au-Delà ou dans cette vie.

 

Les garder loin du mal pour leur enseigner ce sur quoi ils sont ignorants en ce qui concerne la Religion. Les aider par les mots et les actions.

 

Cacher leurs fautes et satisfaire leurs besoins et leurs désirs .

 

Enlever ce qui est maléfique pour eux, et apporter ce qui est bénéfique pour eux.

 

Leur ordonner le bien et leur interdire le mal, avec douceur, sincérité, et compassion envers eux.

 

Avoir du respect pour leur âge avancé, et du respect pour leur jeune âge .

 

Leur donner de bons conseils, ne pas agir en les trompant. Aimer les bonnes choses pour eux, qu'on aimerait pour soit même.
Détester les mauvaises choses pour eux, qu'on détesterait pour soit mêmes.

 

Protéger leur richesse, et réputation, et d'autres choses, avec les paroles et les actions.

 

Les encourager à prendre en compte tout ce que nous avons mentionné, de tous les types de sincérité.
Et d'animer leur sentiment pour des actes d'obéissance.

 

Il y avait quelques Salafs (radhiAllah 'anhum) dont le conseil était si important, qu'il a causé un mal sévère aux affaires terrestres -wa Allahu a'lem." [2]

[1] Nier ou altérer les sens des Noms et Attributs d'Allaah.
[2] Sharh Saheeh Muslim (2/38)

 

Source :www.theclearpath.com
auteur :l'Imam Abou Zakariyya an-Nawawi
Traduction :Ummu Wassim, revu et corrigé par ummissa
copié de sounna.com
 
Cheikh Saleh Ibn Muhammad Al Louhaydane - الشيخ صالح اللحيدان

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Les droits du voisin

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Les droits du voisin

Les droits du voisinage et son mérite dans la sounna authentique...

 

-L'interdiction de porter préjudice à son voisin

 

Abu hourayra rapporte que le prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) a dit :

 

"N'entre pas au paradis celui dont le voisin n'est pas à l'abri de son mal"

(boukhari,muslim...)

 

-Etre bienveillant à l'égard des voisins

 

Mon grand ami m'a fait une recommandation :

 

"Quand tu prépare un ragout, augmente son eau puis cherche une famille de tes voisins et donnes-lui en un peu avec gentillesse"

(rapporté par abou daoud et al boukhari)

 

-Le voisin vertueux fait partie du bonheur

 

Sa'd b.abi waqqas rapporte que le messager d'Allah (sallallahou 'alaihi wa sallam) a dit :

 

"4 choses font parties du bonheur :

    -la femme(l'épouse) vertueuse

   -une maison spacieuse

   -le voisin vertueux

   -et la bonne monture

 

Et 4 choses, du malheur :

   -le mauvais voisin

   -la mauvaise femme(epouse)

   -la maison etroite

   -et la mauvaise monture."

(rapporté par Ibn Hibban (1232) et al Khatib (13/99) avec une chaine de narrateurs authentique)

 

copié de darwa.com

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Le moyen de réveiller les musulmans

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Le moyen de réveiller les musulmans

Question :


Est-ce que les musulmans sont dépassés ?

Pourquoi ?

Comment est-il possible de les réveiller ?
 
Réponse :
 
Aucun croyant n'est satisfait de la situation actuelle des musulmans.

Ils ont pris beaucoup de retard à cause de leur manquement à la responsabilité que leur a confiée Allâh.

Ils ont aussi négligé la propagation de cette religion et l'appel de l'humanité vers Allâh, glorifié soit-Il.
 

Ils ont négligé la préparation de la force qu'Allâh leur a ordonné de préparer, comme Il le dit (traduction rapprochée) :  
                                      

«Et préparez [pour lutter] contre eux tout ce que vous pouvez comme force et comme cavalerie équipée, afin d'effrayer l'ennemi d'Allâh et le vôtre» (1)


Ils ont fait preuve de laxisme dans le fait de prendre garde à leur ennemi alors qu'Allâh dit  (traduction rapprochée) :

                                                                                                     

«Cependant, prenez garde.» (2)


Allâh dit aussi (traduction rapprochée) :      

                                      

«Ô vous qui croyez, ne prenez pas de confidents en dehors de vous-mêmes. [car] Ils ne manqueront pas de vous bouleverser. Ils souhaiteraient que vous soyez en difficulté.» (3)


 Il dit encore (traduction rapprochée) :        

 

«Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas pour alliés les juifs et les chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres» (4)


Ces points qu'ils ont négligés ont engendré cette arriération.

Nous demandons à Allâh de les retirer de cette situation et de les renvoyer vers la bonne voie, celle que le Prophète, prière et salut d'Allâh sur lui, a tracée :


«Je vous ai laissé sur la voie limpide, sa nuit est aussi claire que le jour» (5)


dans une autre parole :


«Je laisse parmi vous deux choses ; si vous vous y attachez, vous ne vous égarerez jamais : le Livre d'Allâh et ma Sunna». (6)


La raison de l'arriération des musulmans est qu'ils n'ont pas agi selon les recommandations d'Allâh et du Messager d'Allâh en ce qui concerne l'attachement à leur religion, au Livre d'Allâh et à la Sunna de leur Prophète.

Aussi, ils n'ont pas pris de précautions afin de se mettre à l'abri du stratagème de leurs ennemis.


Malgré tout cela, nous ne prétendons pas qu'il n'y a plus de bien et qu'il n'y a plus d'occasions de le faire. Il y aura toujours du bien dans cette communauté quoiqu'elle atteigne comme niveau de faiblesse.

 

Le Prophète, prière et salut d'Allâh sur lui, dit : 


«Un groupe de ma communauté ne cessera d'être sur la vérité, victorieux, ne les nuit pas ceux qui les trahissent, ni ceux qui s'opposent à eux jusqu'au Jour du Jugement Dernier.» (7)


Peu importe le niveau de faiblesse qu'atteint la communauté, le bien n'en sera jamais exempt.

Il y aura toujours en elle ceux qui appliquent la religion d'Allâh, même si c'est en nombre restreint.
 

(1) Le Butin, v. 60.
(2) Les Femmes, v. 102.
(3) La Famille d'Imrân, v. 118.
(4) La Table Servie, v. 51.
(5) Rapporté par Ibn Mâjah dans son introduction (43) et Ahmad (4/126).
(6) Rapporté par l'imam Mâlik dans Al-Muwatta, chapitre du destin (899).
(7) Rapporté par Muslim, chapitre du gouvernement (1920), selon Thawbân ; et le hadith a été rapporté par de nombreux Compagnons dans des termes similaires.

 

Kitâb ud-Da'wa (7), 2/166-167

Publié par fatawaislam.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Et l’amour en Allâh entre nous … ?

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Et l’amour en Allâh entre nous … ?
Question :

Qu'Allâh vous bénisse.

[Le] questionneur [aux initiales] F. M. 'A. CH. dit : 
 
« Honorable Chaykh, comment l'amour (mahabbah) en Allâh peut se concrétiser [entre musulmans] ?
 
Je souhaite de votre part [une réponse] profitable ? »
 
Réponse :

L'amour en Allâh a lieu lorsque tu aimes un homme parce qu'il est [un fervent] adorateur [d'Allâh] ('âbid), pieux (sâlih) et non pas parce qu'il est ton proche (qarîb), a des biens (mâl) ou parce que sa personnalité (khalq) et son apparence (manzar) te plaisent et tout ce qui peut être similaire à ce [genre de fausses raisons].

Tu dois l'aimer seulement pour sa religiosité (dîn) et sa piété (taqwah).

Ce [véritable] amour en Allâh [poussera] chacun de vous deux à enjoindre l'autre, l'obéissance d'Allâh et il a été certainement affirmé dans le hadîth authentique, d'après Abî Hurayrah - l'Agrément d'Allâh sur lui -, que le Prophète - Prière et Salut d'Allâh sur lui et sa Famille - a dit : 

« Sept personnes seront à l'ombre d'Allâh le Jour où il n'y aura plus d'ombre que la Sienne :

le souverain équitable ; 

Le jeune homme qui a éteint l'ardeur de sa jeunesse dans l'adoration d'Allâh ;

l'homme dont le cœur est attaché aux mosquées (qui tient à s'y rendre et à y attendre la prière) ; 

deux hommes qui, s'aimant en Allâh, se réunissent pour Allâh et se séparent selon Son décret (par la mort) ;

l'homme qui refuse l'invitation à la fornication offerte par une belle femme de haute naissance, en disant : « Je crains Allâh » ;

l'homme qui fait l'aumône en secret au point que sa main droite ignore ce que vient de dépenser sa main gauche ;

et l'homme, en retraite spirituelle, qui invoque Allâh et a, par attendrissement, les larmes aux yeux. » 
(Muslim : 1712)

Le repère ici, c'est sa parole [- Prière et Salut d'Allâh sur lui -] : 

«... deux hommes qui, s'aimant en Allâh, se réunissent pour Allâh et se séparent selon Son décret (par la mort) ... » 

Je [tiens à] mettre en garde à l'extrême surtout les femmes sur le fait que cet amour  pour Allâh devienne un amour avec Allâh car certaines gens, tombent dans [un] amour abusif (gharâm) de leur frère ou sœur en Allâh au point que dans son cœur, l'amour de cette personne devient plus intense que l'amour à l'égard d'Allâh car elle [a fini par devenir] la seule [personne] qui est toujours dans son cœur [au point que] lorsqu'elle s'endort, elle l'a toujours dans sa pensée de même lorsqu'elle se réveille, sort et rentre [jusqu'à ce que] son rappel [surpasse celui] d'Allâh - à Lui la Puissance et la Gloire - et ceci constitue un polythéisme (chirk) dans l'amour.

[En effet,] Allâh le Très-haut dit (traduction rapprochée) :

"165. Parmi les hommes, il en est qui prennent, en dehors d'Allâh, des égaux à Lui, en les aimant comme on aime Allâh. ..." (Coran : Al-Baqarah - la Vache/s. n°02, v. n°165) 
 
Et effectivement, le mal (chakwâ) [qui peut] résulter à ce sujet [est que par exemple, une] femme aime sa consœur (zamîlah) ou son enseignante [d'] un amour intense (chadîd).

[Celui-ci,] s'emparera de son cœur (qalb), sa pensée (fikr) ainsi que sa raison ('aql) jusqu'à que cette dernière sera tout le temps dans son esprit (bâl) et oubliera, par elle, le rappel d'Allâh.

Ceci est une faute (kha ta-) et [quelque chose] de dangereux (khatar) et ce qui est obligatoire pour la personne atteinte de cette maladie (dâ-) c'est d'essayer de trouver un remède autant qu'elle peut mais lequel ?  
 
Vu le stade (manzilah) [avancé] de la situation (hâl).

[En vérité,] le remède c'est qu'elle se rappelle, premièrement, que l'amour d'Allâh le Très-haut est au-dessus de toute chose d'une part et d'autre part, [elle devra oeuvrer à] rénover son cœur sur l'amour d'Allâh et sur ce qui consolidera ce dernier dans le cœur du serviteur [comme] la continuité (dawâm) du rappel d'Allâh, la multiplication (kathrah) de la lecture du Coran et des bonnes œuvres ainsi que le détournement des désirs (chahawât) et passions (hawâ-) de l'âme (nafs).

Deuxièmement, [elle devra s'] éloigner (ibti'âd) de certaines choses qui ont touchés son cœur jusqu'à ce degré [excessif d'] amour et [ainsi que s'] adonner à autre chose [de licite].

Si cela n'est pas profitable [pour le bon état de son cœur, alors,] il sera [nécessaire qu'] elle s'éloigne d'elle définitivement (nihâ iyyan) et de couper les liens ( silah) avec elle jusqu'à ce que cet amour s'atténue, que [son] ardeur disparaisse et s'apaise.

[Finalement, si cela fonctionne, qu'elle aime d'un] amour normal ('âdiyah).

Et [c'est] à cause de ces nombreux maux (chakwâ) que j'ai voulu avertir pour que l'amour en Allâh cesse de progresser jusqu'à ce qu'il soit aux côtés d'Allâh car c'est un type (naw') du polythéisme dans l'amour.       
 
Fatâwâ nûrun 'alâ-ddarb
 Publié par mukhlisun.over-blog.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-'Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Dire «bonjour» (audio)

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Dire «bonjour» (audio)

Question :

 

Il arrive que les mécréants nous saluent en premier sans que nous leur passions le salâm.

 

Mais est-ce que nous pouvons commencer, nous, à les saluer sans leur passer le salâm ?

 

Et devons-nous (dans la rue) les acculer dans la partie la plus étroite du chemin conformément au hadith, sachant que nous vivons en Angleterre, ou bien cela dépend-il des bienfaits et méfaits (de la situation) ?

 

Réponse :

 

Ce qui m'apparaît, c'est que le fait de les acculer à la partie la plus étroite du chemin s'applique dans un pays gouverné par les lois des musulmans, et cela ne s'applique pas sur vous, car ce sont eux qui vous dirigent.

 

Vous vivez sous leur responsabilité et vous devez montrer les bienfaits de l'islam : la véracité, le respect de la promesse, du dépôt, le bon voisinage.

 

Vous devez les appeler avec sagesse et bonne parole et discuter avec eux de la meilleure manière, et fait partie de cela le fait de les saluer par les salutations du matin, du soir, et d'autres salutations en dehors du salâm.

 

Sauf si vous arrivez dans un endroit où il y a des musulmans et des mécréants, alors, vous passez le salâm, et celui-ci sera pour les musulmans.

 

Et c'est Allâh qui accorde le succès.

 

 Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri - للشيخ عبيد بن عبد الله الجابري

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Le comportement du messager d'Allah صلى الله عليه وسلم lorsqu'il serrait la main

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Le comportement du messager d'Allah صلى الله عليه وسلم lorsqu'il serrait la main
Anas رضي الله عنه rapporte :
 
" Lorsque le messager d'Allah صلى الله عليه وسلم serrait la main à un homme, il صلى الله عليه وسلم ne retirait pas sa main tant que l'homme ne retirait pas la sienne . " 
 
Rapporté par At-tirmidhi n°2490 et authentifié par Sheikh Al Albani dans As-sahihah qui a donné comme titre a ce hadith, "Le comportement du messager d'Allah صلى الله عليه وسلم lorsqu'il serrait la main". 
 
Sheikh Al Albani mentionne dans As-sahiha que ce que nous avons rapporté fait partie des enseignements de ce hadith, en effet il dit : 
من فوائد الحديث
 من هدي النبي صلى الله عليه و سلم في المصافحة أنه كان إذا صافح رجلا لم يترك يده ، حتى يكون هو التارك ليد رسول الله صلى الله عليه و سلم

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Les droits du musulman vis-à-vis du musulman

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Les droits du musulman vis-à-vis du musulman
La Ummah Musulmane a de nombreux droits sur chaque Musulman.
 
Quelques uns de ces droits ont été mentionnés dans ce hadith : 

« Un Musulman a six devoirs à accomplir à l'égard de son frère : s'il le rencontre, qu'il le salue (que la paix soit sur toi), s'il l'invite, qu'il accepte (l'invitation), s'il recherche un conseil, alors qu'il le conseille, s'il éternue et qu'il loue Allah (en disant alhamdulillah), alors Shammit'h (en disant YarhumakAllah-que la miséricorde d'Allah soit sur toi), s'il tombe malade, qu'il lui rende visite et s'il meurt, qu'il le suive (pour ses funérailles). » [1] 

Le premier droit est de dire Salam à ton frère quand tu le rencontres.
 
Le Salam est une Sunnah que le prophète صلى الله عليه وسلم a ordonné aux Muslims.
Il suscite de l'affection dans le coeur des croyants.
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : 

« Par Allah vous n'entrerez pas au Paradis jusqu'à ce que vous croyiez et vous ne croirez pas tant que vous ne vous aimerez pas les uns les autres. Puis-je vous parler d'une action que si vous la faites, vous vous aimerez les uns les autres (grâce à elle) : « Propagez le Salam entre vous. » [2] 
 
Le Prophète صلى الله عليه وسلم avait l'habitude de passer le Salam même aux enfants qu'il rencontrait. Il passait le Salam en premier quand il rencontrait quelqu'un. 
 
La Sunnah veut que le jeune passe le Salam aux plus vieux, le petit nombre au plus grand, et celui qui monte un animal à celui qui marche.
Si la Sunnah n'est pas appliquée dans cet ordre, le Salam doit quand même être passé.

Amar Ibn Yasir a dit : 

« Trois qualités complètent la croyance de celui qui les possède : Etre juste même envers toi-même, passer le Salam à chaque personne, et dépenser (ton argent pour Allah) même si tu es dans le besoin. » [3] 
 
Passer le Salam est une Sunnah, mais répondre est une obligation.
Une personne peut répondre pour un groupe. De plus, le Salam doit être rendu d'une manière égale ou meilleure que le Salam qui a été donné.
Allah a dit (traduction rapprochée) : 

« Si on vous fait une salutation, saluez d'une façon meilleure ; ou bien rendez-la (simplement). Certes, Allah tient compte de tout. » [4] 
 
Si une personne dit « AsSalâmu'Alaykum » , on doit alors répondre : « Wa'alaykumussalam » La meilleure manière de dire le Salam est « AsSalamu'Alaykum Wa Rahmatullahi Wa Barakatuhu (Wa Maghfiratuhu) » 
 
Le deuxième droit est d'accepter les invitations des autres Musulmans.
 
Si un musulman t'invite chez lui alors tu dois accepter son invitation pour augmenter les relations amicales et fraternelles entre musulmans.
Les invitations de mariage doivent être acceptées, sauf si du mal est fait ou dit à la fête de mariage.
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : 

« Et quiconque n'accepte pas (une invitation à un mariage) désobéit à Allah et à Son Messager. » [5] 
 
Répondre aux invitations peut aussi vouloir dire répondre à un appel à l'aide. Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : 

« Et s'il t'invite (ou t'appelle), accepte. » 
 
si ton frère musulman t'appelle pour l'aider dans une quelconque affaire licite, alors tu es dans l'obligation de répondre à son appel. 
 
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit en décrivant les croyants qu'ils sont : 

« Comme les constructions, chaque partie supportant l'autre. » [6] 
 
Le troisième droit est de conseiller ton frère quand il en a besoin.
 
Conseiller fait partie de cette religion. Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : 

« La Religion (l'Islam) est Nasihah (qui signifie sincérité ou donner des conseils) pour la face d'Allah et Son Livre, pour Son Messager et les dirigeants des Musulmans et le commun des Musulman. » 
 
Si on ne te demande pas de conseil, alors tu es autorisé à ne pas en donner.
Cependant, tu dois conseiller ton frère si ce qu'il va faire est mal ou nuisible. Interdire le mal est le droit de la nation sur les Musulmans. 
 
Le quatrième droit est de dire le Tashmit « YarhamakAllah » (qu'Allah te fasse miséricorde) quand ton frère éternue et loue Allah.
 
S'il ne loue pas Allah, alors tu ne dois pas dire le Tashmit.
 
Dire le Tashmit est une obligation, et répondre est aussi une obligation. Pour répondre au Tashmit, on doit dire « YahdikumAllah wa Yuslih Balakum » (Qu'Allah te guide et améliore ta situation).
 
Si ton frère éternue plus d'une fois, alors au bout de la troisième fois, on doit lui dire « A'afakumullah » (Qu'Allah te guérisse) 
 
Le cinquième droit est de visiter ton frère s'il est malade.
 
Visiter le malade est un devoir pour les Musulmans, surtout les proches et les voisins.
 
Si la personne malade a besoin de plus de visites, cela est aussi son droit.
 
Aussi, lorsque quelqu'un visite le malade, il doit demander à Allah de guérir son frère, et lui faire rappeler Allah et lui dire qu'Allah diminue les mauvaises actions pour chaque maladie ou épreuve qui arrive à un Musulman.
 
De plus, on doit rappeler au malade d'invoquer le pardon Allah et de ne pas cesser de se rappeler d'Allah. 
 
Le sixième droit est de suivre les funérailles de ton frère.
 
Allah garantit une grande récompense pour celui qui fait cela.
 
Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : 

« Quiconque suit un convoi funèbre jusqu'à ce qu'il participe à la prière mortuaire (janâzah), acquerra un qîrât (de récompense), et quiconque le suit jusqu'à son enterrement, acquerra deux qîrât". Comme on demandait au Prophète quelle était la valeur de ces deux qîrât, il répondit : "Ils équivalent à deux énormes montagnes ». [7] 
 
Le septième droit est de ne pas nuire aux Musulmans d'une manière ou d'une autre.
 
C'est un grand pêché que de faire du mal aux Musulmans.
 
Allah a dit (traduction rapprochée) : 

« Et ceux qui offensent les croyants et les croyantes sans qu'ils l'aient mérité, se chargent d'une calomnie et d'un péché évident. » [8] 
 
Allah venge le mal infligé aux Muslims dans cette vie. Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : 

« Ne vous détestez pas les uns les autres et ne vous évitez pas, soyez O Serviteurs d'Allah, comme des frères. Le musulman est le frère du Musulman, il n'est pas injuste envers lui, il ne l'ignore pas (lorsqu'il demande de l'aide) et il ne le méprise pas. Mépriser son frère est un pêché. Il est interdit au Musulman de violer le sang, l'argent et l'honneur de son frère. » [9] 
 
Il y a plein d'autres droits des que les Musulmans ont sur leurs frères. Ce qui pourrait être un résumé de ces droits est le Hadith : 

« Le Musulman est le frère du Musulman ! » 

Chaque fois qu'un Musulman mettra cela en application, la communauté musulmane sera heureuse et unie. 
 
[1] Muslim 
[2] Muslim 
[3] Al-Bukhari 
[4] Sourate 4, verset 86 
[5] Al-Bukhari et Muslim 
[6] Al-Bukhari et Muslim 
[7] al-Bukhari et Muslim 
[8] Sourate 33, verset 58 
[9] Muslim 

Les droits basiques de la nature humaine sont affirmés par la Loi Divine. Pages 22-25 
 Publié par al-bayan.fr
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Avoir honte des habits de musulmans dans les pays des mécréants

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Avoir honte des habits de musulmans dans les pays des mécréants

Question :

 
Il y a des gens qui sont gênés et qui ont honte de porter des habits qui montrent qu'ils sont musulmans lorsqu'ils voyagent vers les pays mécréants.

Quel conseil donnez-vous à ces gens ?
 
Réponse :
 
Malheureusement, ce que dit la personne qui pose la question est vrai : bien que nous soyons supérieurs, nous n'avons pas de personnalité.

Aussi, nous ressentons toujours que nous sommes à la queue et que nous devons suivre les autres.

On constate que si l'un de nous voit une chose utile, il ne l'attribue jamais à lui ou à autre que lui parmi les musulmans, mais il dira plutôt : « Ceci vient de la civilisation occidentale ou asiatique », ne se donnant aucune valeur, malgré toute la débauche que représentent les autres.

Et lorsque ces gens viennent chez nous, ils mettent leurs habits courts et décolletés sans honte, à tel point que leurs femmes sont à moitié nues, elles claquent des talons, et peu s'en faut que la terre ne se fende sous leurs pieds.

Elles ne soucient de rien alors qu'elle sont des femmes, alors que dire de nous, les hommes musulmans ?
 
Comment peut-on avoir honte de nos vêtements islamiques dans leurs pays ?
 
N'est-ce pas la preuve évidente de notre faiblesse de caractère ?
 
La réponse est qu'effectivement, si nous traitions ces gens-là comme ils nous traitent, ce serait juste. Si eux viennent dans notre pays vêtus comme ils sont, sans se soucier de nos sentiments, pourquoi donc ne pas mettre nos habits islamiques lors de nos voyages chez eux, sans se soucier de leurs sentiments ?
 
Une personne - qui est décédé depuis, qu'Allah lui soit clément envers lui- m'a raconté que, jadis, il avait voyagé dans un pays étranger gardant sur lui ses vêtements islamiques bien distincts. Il dit qu'il avait rencontré un très bon accueil de leur part, à tel point qu'ils lui ouvraient la porte de la voiture lorsqu'il voulait monter.
 
Voyez cette histoire et comment cet homme a été fier pour Allah, gloire et pureté à Lui, et Allah lui a préservé sa fierté. Il ne faut donc pas s'humilier devant eux, car le musulman doit tout le temps être fier de ce qu'il est !
 
Si l'on feuilletait les pages de nos livres d'histoire pour voir le comportement des soldats musulmans avec leurs ennemis lors des guerres, on constaterait quelle était leur fierté vis à vis de leurs ennemis.
 
Puis, le musulman doit garder son amour-propre et sa dignité de manière à ce qu'il ne croit pas que leur vie citadine ridicule représente la civilisation.
 
Comment peut-on appeler cela « une civilisation » alors qu'elle détruit les mœurs, appelle au reniement d'Allah, gloire et pureté à Lui, et à la décadence ?
 
La vraie civilisation est le progrès utile en restant attachés à notre religion et à sa morale, alors pourquoi leur accorde-t-on cela si facilement ?
 
Sont-ils eux, les gens de la civilisation et nous, les arriérés ?
 
Notre devoir est de progresser avec notre religion dans les domaines de la croyance et des œuvres pour que la civilisation soit nôtre, et que nous la leur accordions.
 
La sincérité ne fait-elle pas partie de la civilisation ?
 
La réponse est que oui, et l'islam insiste sur cette qualité. Allah dit (traduction rapprochée) :

 

« Ô vous qui croyez ! Craignez Allah et soyez avec les véridiques. » (1)

 

Et le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, a dit :

« La sincérité mène aux œuvres de bien et les œuvres de bien mènent au Paradis.
L'homme ne cesse de dire la vérité jusqu'à ce qu'on le mentionne auprès d'Allah parmi les véridiques.
Le mensonge mène aux mauvaises actions et les mauvaises actions mènent en Enfer.
L'homme ne cesse de mentir jusqu'à ce qu'on le mentionne auprès d'Allah parmi les menteurs. » (2)

Ce que l'on constate, hélas, c'est que beaucoup de musulmans ont perdu cette qualité, alors on ne peut pas dire que l'on représente l'islam sous cet aspect très important.

Parlons maintenant d'autres qualités comme la loyauté et la sincérité dans la vente, le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, a dit à ce propos :

« Le vendeur et l'acheteur restent libres (de conclure la vente ou non) jusqu'à ce qu'ils se séparent.
S'ils ont été sincères et s'ils n'ont rien caché des défauts de leurs marchandises, Allah bénit leur vente.
Mais s'ils ont caché ces défauts et s'ils ont menti, cela annule la bénédiction. » (3)

Est-ce que la loyauté et la sincérité sont présentes dans toutes les transactions effectuées par les musulmans ?

 

On peut dire que certains musulmans ont perdu cette qualité dans leurs transactions.

 

Certains d'entre eux ne sont pas sincères et ne montrent pas les défauts de leurs marchandises, plus encore, on trouve ceux qui mentent et doublent les prix, n'est-ce pas là un mensonge et une tricherie ?

L'islam cependant interdit cela et le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, a dit à ce propos :

« Celui qui nous triche n'est pas des nôtres. »(4)

Voyez comment le Prophète désavoue ce genre de personnes, et malgré cela, il y a certains musulmans qui trichent, qu'Allah nous en préserve !

 

Celui qui observe l'état des musulmans constatera que la grande partie des musulmans est loin des qualités et des mœurs auxquels l'islam encourage et je suis désolé de le dire : certains musulmans font fuir les gens de l'islam à cause de leur comportement en contradiction avec l'islam !

(1) Le Repentir, v. 119.
(2) Al-Bukhârî, chapitre des convenances (6094) et Muslim, chapitre de la bienfaisance et des liens de parenté (2607).
(3) Al-Bukhârî, chapitre des ventes (2079) et Muslim, chapitre des ventes (1532).
(4) Muslim, chapitre de la croyance (101).

 

Chapitre de la Foi page 787-789 
copié de fatwaislam

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Il est interdit de poser une question ou entrer chez une personne avant d’avoir dit le salut

Publié le par ام سلمة الفرنسية

Il est interdit de poser une question ou entrer chez une personne avant d’avoir dit le salut

Sans titre 1-copie-1

D'après ibn ‘Omar رضي الله عنه qui a dit : Le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a dit :

 

«Le salut est avant la question, donc celui qui commencera par la question avant de saluer, ne lui répondez pas».

Hadith Hassan. Voir dans « Assahiha », n°816

 

 عن أحمد بن محمد بن عبد الخالق عن السري بن عاصم عن حفص بن عمر الأيلي عن عبد العزيز بن أبي رواد عن نافع عن بن عمر قال قال رسول الله صلى الله عليه وسلم

السلام قبل السؤال فمن بدأكم بالسؤال قبل السلام فلا تجيبوه

Sans titre 1-copie-1

D'après Jabir ibn ‘Abdillah رضي الله عنه le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a dit :

 

«Ne donnez pas l'autorisation d'entrer à celui qui ne commence pas par le salut»

 Hadith Hassan. Voir « Assahiha », n°817

 

Sans titre 1-copie-1

«Un homme de Bani ‘Amar demanda l'autorisation d'entrer chez le Prophète  صلى الله عليه وسلم  en disant : «Puis-je entrer ?»
Et le Prophète
صلى الله عليه وسلم dit : «Sors vers celui-là et apprends-lui la manière de demander l'autorisation d'entrer, et dis-lui de dire : «Que la paix soit sur vous, puis-je entrer ?»»
L'homme l'entendit et il dit :«Que la paix soit sur vous, puis-je entrer ?»
Alors le Prophète
 صلى الله عليه وسلم l'autorisa et l'homme entra.»

Hadith Sahih. Voir dans Sahih al-Boukhari n°1084

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