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Boycotter un musulman (الهجر)

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Boycotter un musulman (الهجر)

L'imam Al-Boukhari (10/492) rapporte d'après Abou Ayyoub Al-Ansari que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Il  n'est pas permis au musulman de boycotter son frère plus de trois nuits, au point où, lorsqu'ils se rencontrent, l'un et l'autre se tournent le dos. Et le meilleur d'entre eux deux est celui qui salue son frère en premier."

Ce hadith est également rapporté par Muslim (10/1984)

 

L'imam Al-Boukhari (10/492) rapporte aussi d'après Anas Ibn Malik que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

"Ne vous détestez pas, ne vous jalousez pas, ne vous tournez pas le dos, et soyez des frères, ô serviteurs d'ALLAH. Il n'est pas permis au musulman de boycotter son frère plus de trois nuits.

 

Abou Dawoud (696) rapporte d'après Abou Hourayra que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

Il n'est pas permis au croyant de boycotter son frère plus de trois nuits. Après ces trois nuits, qu'il aille à la rencontre de son frère et le salue. Si celui-ci lui répond, ils auront tous deux une part de récompense. S'il ne lui répond pas, ce dernier aura le péché pour lui seul." 

 

Dans une version d'Ahmad, on trouve :

"Celui qui aura salué ne sera alors plus considéré comme fâché avec son frère."

Bien que ce hadith soit faible..., il n'y a pas de mal à le mentionner ici pour information.

 

L'imam Abou Dawoud (4914) rapporte d'après Abou Hourayra que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

"Il n'est pas permis au musulman de boycotter son frère plus de trois (nuits). Quiconque boycotte son frère plus de trois (nuits) puis meurt, entrera en enfer." 

Ce hadith est authentique.

 

L'imam Muslim (4/1987) rapporte d'après Abou Hourayra que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Les portes du paradis s'ouvrent le lundi et le jeudi. Allah pardonne alors à toute personne qui ne Lui associe rien dans son adoration, excepté deux personnes qui sont fâchées l'une contre l'autre. Allah dit alors (aux anges) : Attendez que ces deux personnes soient réconciliées (avant d'effacer leurs péchés). Attendez que ces deux personnes ne soient réconciliées (avant d'effacer leurs péchés). Attendez que ces deux personnes se soient réconciliées (avant d'effacer leurs péchés).

 

Boycotter autrui sans raison valable présente de nombreux préjudices dont les suivants :

 

Cela fait partie des grands péchés.

 

Les preuves à ce sujet ont été mentionnées plus haut

 

Cela empêche les péchés d'être pardonnés.

 

La preuve à ce sujet a été mentionnée plus haut.

 

Boycotter autrui, c'est suivre les pas de Satan. Or Allah nous a interdit de suivre ses pas.

 

Il a ainsi dit (traduction rapprochée) : 

 

"ne suivez point les pas du diable car il est vraiment pour vous, un ennemi déclaré." (Al baqara V168)

 

Satan n'ordonne pas de faire le bien, mais plutôt de faire le mal et de commettre des turpitudes.

 

Il s'efforce de semer la mésentente entre les gens, comme le rapporte Muslim d'après Jabir :

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Satan n'entretient plus l'espoir de se voir adorer les musulmans fidèles à la prière. En revanche, il espère encore pouvoir semer la mésentente entre eux." 

 

Boycotter son frère sans raison valable est donc une tentation satanique.

 

Boycotter autrui engendre la violation des liens de parenté dans le cas où la personne concernée est un proche parent.

 

Or violer les liens de parenté est un péché capital.

 

Allah dit (traduction rapprochée) :

 

"Si vous vous détournez, ne risquez-vous pas de semer la corruption sur terre et de rompre vos liens de parenté ? ce sont ceux-là qu'Allah a maudits, a rendus sourds et aveugles." (Muhammad V 22 23)

 

Boycotter autrui engendre l'altération de l'état du coeur.

 

Certains pieux serviteurs d'Allah ont dit (traduction rapprochée) :

 

"Et ne mets dans nos coeurs aucune rancoeur envers les croyants. Seigneur, Tu es Compatissant et Très Miséricordieux."(Al Hashr- V10)

 

Conseils aux femmes musulmans

 Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikha Umm ‘Abdillah Al-Wadi’iya - الشيخة أم عبد الله الوادعية

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L'interdiction de faire peur au musulman même pour plaisanter

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L'interdiction de faire peur au musulman même pour plaisanter

-Les preuves sont les suivantes

 

Le messager d'Allah (sallallahou 'alaihi wa salam) a dit : 

 

“Il n’est pas permis à un musulman ou à un croyant d’effrayer un autre musulman. “ 

[Rapporté par Al Bazzar et authentifié par Sheikh Al Albani dans At-targhib wa at-tarhib] 

 

Un compagnon du prophète (sallallahou 'alaihi wa salam) dormait et avait posé près de lui un objet (une corde) qui lui appartenait.

 

Pour plaisanter une personne s'approcha de cet objet pour le prendre, pris d'une grande peur, celui qui dormait se réveilla soudainement.

 

Le messager d'Allah (sallallahou 'alaihi wa salam) a alors dit : 

 

"il est interdit au musulman de faire peur à un autre musulman."

[Ce Hadith est rapporté par Abu Dawud et a été authentifié par Sheikh Al Albani ] 

 

Le messager d'Allah (sallallahou 'alaihi wa salam) a aussi dit :

 

"Qu'aucun d'entre vous ne prenne le bien d'un autre (pour lui faire peur) même par plaisanterie".

[Rapporté par Al-Haythami et authentifié par Sheikh Al Albani dans Sahih at-targhib wa at-tarhib.] 

 

Ces hadith et d'autres démontrent l'interdiction de faire peur à un musulman même pour plaisanter

 

(Tels que par des menaces, des insultes, un regard, une arme, un couteau, un bâton, une pierre, par des cris, des bruits, ou de rentrer dans un endroit sans taper, ni prévenir les gens présent à l'intérieur, ou encore comme font certaines personnes qui lorsqu'elles sont en voiture et qu'elles croisent une connaissance pour s'amuser lui font peur en faisant semblant de vouloir l'écraser, ou le fait de téléphoner à un musulman en se faisant passer pour quelqu'un d'autre dans le but de l'effrayer....) . 

 

L'une des raisons de cette interdiction est qu'une forte peur peut avoir des conséquences dramatique sur une personne, notamment provoquer chez elles des désordres physiques, créer des troubles mentaux (Des médecins affirment que La personne peut même mourir d'un arrêt cardiaque causé par la peur) et cela peut aussi provoquer la division ou l'inimité entre deux croyants, c'est donc notamment pour ces raisons que l'Islam interdit donc de faire peur à un musulman. 

 

-Le Sheikh Abdel Aziz As-sadhan raconte dans un de ses cours de "Silsilatou Sami'tou wa Raaytou" l'histoire suivante

 

"J'étais un jour dans un endroit, ou il y avait un enfant chez qui je senti des troubles au niveau de sa personnalité et de sa raison, ses agissements qui n'étaient pas normales m'étonnèrent et me poussèrent à interroger une des personnes qui l'accompagnait sur le motif des troubles présent chez cet enfant. 

Cette personne m'expliqua alors que la raison de ces troubles est qu'un jour de 'Aîd, certains enfants du quartier se sont déguisés en animaux et ont surgit chez lui en lui faisant peur.

 

Cette peur fut si grande que depuis ce jour cet enfant connait des troubles au niveau de sa personnalité et de sa raison. " 


-Certains musulmans ne saisissent pas la gravité de faire peur à un Musulman

 

Abou-Houreyra rapporte que le messager d'Allah (sallallahou 'alaihi wa salam) a dit:

 

"Qu'aucun de vous ne pointe une arme vers son frère, car il ne sait pas, il se peut que le diable l'incite à l'utiliser, et il tomberait alors dans un trou de l'enfer " 

Rapporté Bukhari 

 

Dans la version de Muslim : 

 

"Quiconque pointe un morceau de fer vers son frère, les anges le maudissent alors jusqu'à ce qu'il arrête, même s'il est son frère de père et mère" 

 

Ces deux derniers Hadith contiennent l'interdiction de faire peur au musulman en pointant par exemple vers lui une arme, un bout de fer, un bâton, un couteau ou autre, même pour plaisanter

 

La plaisanterie dans le discours et en général est permise mais à certaines conditions parmi elles le fait qu'elle doit rester dans ce qui est juste et véridique, qu'il ne faut pas en abuser, qu'elle ne soit pas fait avec un mensonge, qu'elle ne contienne pas de moquerie à l'égard d'une autre personne, qu'elle ne doit pas être réaliser en faisant peur à un autre musulman etc... 

 

Certains ont dit : " La Plaisanterie dans le discours est comme le sel pour un repas."

 

C'est à dire tout comme un repas sans sel, un repas salée plus que la normale est Immangeable. 
 

Cheikh Abdel 'Aziz As-Sadhan - الشيخ عبد العزيز السدحان

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Se nommer musulman avant tout

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Se nommer musulman avant tout

Le ministre et savant, SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh (qu’Allâh le préserve), a expliqué qu’il est obligatoire de se nommer (de s’appeler) avant tout par les premiers noms (légiférés) comme celui de « musulman » ou de « croyant », qui ont été les noms par lesquels Allâh – ‘Azza wa Djal – nous a nommés ainsi que Son Envoyé (sallallahu ‘alayhi wa sallam).

 

Allâh a désigné les gens dans le Qor’ân de cette manière :

 

« Ô vous qui croyez ! » [Coran, 9/38]

 

Et il y a d’autres versets similaires. Allâh les a désignés par le nom de la foi (imân) en dehors de tout autre nom et description.

 

Il y a un genre parmi les noms innovés en Islâm tels que les Hanbalîtes, les Châfiites, les Mâlikites, les Hanafîtes, les Dhâhirîtes, et comme les noms en référence aux écoles spirituelles et ce qui y ressemble.

 

Quand ces noms (appellations) sont donnés dans un but d’information (de connaissance du groupe ou de la personne), il n’y a pas de mal à cela.

 

Mais si cela est fait dans un suivi aveugle ou dans une croyance que ces noms sont la vérité en dehors de tous les autres qui sont égarés, alors ceci n’est pas la voie des Gens de la Sounnah, au contraire, cela doit être rejeté, exception faite à l’égard des noms faisant référence aux Compagnons de l’Envoyé d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) parmi les noms des Gens de la Sounnah et du Groupe, du suivi des anciens pieux, des gens de la tradition et du hadîth, et ce qui y ressemble.

 

Ces noms ont une forme d’assistance et de suivi ferme prenant le sens d’un suivi de ce qui représente le dogme authentique.

 

C’est un suivi ferme du fondement de l’Islâm, et non pas le suivi ferme d’une chose nouvelle.

 

Car quand le suivi ferme est sur le dogme, celui-ci est sur la vérité. Et le suivi ferme (ou aveugle) de noms pour autre que cela, est caduque et interdit.

 

A l’exemple de ce qui se passe dans certains pays musulmans, lorsqu’ils suivent aveuglément ces noms précités alors qu’ils n’ont pas une croyance authentique complète.

 

Tel que le suivi aveugle (ou ferme) dans certains pays des gens du hadîth en opposition volontaire au « Salafîyyîn » (ceux qui suivent les anciens pieux).

 

Le nom des Gens du hadîth a comme fondement le sens des Gens de la Sounnah et du Groupe, et le suivi des anciens pieux a comme sens à la base les Gens de la Sounnah et du Groupe, ces deux noms ont donc le même sens.

 

Cependant, à notre époque, il y a des suivis fermes (aveugles) de noms en dehors de tout ce qu’ils représentent.

 

Ils suivent à travers cela des partis, se faisant des concurrences et ce qui y ressemble.

 

Il est obligatoire d’être sur ces noms dans un but d’information (de connaissance), et que le rassemblement se fasse sur le dogme authentique sur lequel sont les Gens de la Sounnah et du Groupe.

 

C’est ce qui doit être suivi fermement, car cela protège, secours et défend ces noms, leurs auteurs et leurs adeptes.

 

Mais défendre ou suivre aveuglément seulement des noms, est une des formes de l’époque de l’ignorance.

 

SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah a parlé dans son ouvrage« Iqtidhâ as-Sirât al-Moustaqîm » entre autres, sur ces noms innovés.

 

Il est obligatoire de connaitre les conditions d’utilisation de ces noms précisément.

 

Après que cela nous soit clair, nous disons certes, que les différentes appellations innovées dans cette communauté sont de diverses sortes.

 

Quelques soient ces appellations attribuées à la ligné familiale, ou la tribu, ou le pays, ou le dogme de pensée, ou la voie spirituelle, toute ces formes entrent dans trois catégories :

 

- La première situation : Les noms préférables (ou meilleurs)

- La deuxième situation : Les noms blâmables (ou condamnables)

- La troisième situation : Les noms acceptables (ou approuvables)

Pour ce qui est de la première situation : Les noms préférables, c’est quand il y a une précision indiquée bonne et exemplaire dans le terme « musulman » selon les textes du Qor’ân et de la Sounnah. Allâh – ‘Azza wa Djal – a nommé les musulmans par le nom de l’Islâm et de la foi (imân).

 

De la même manière les pieux ont été loués, de même que les gens de « Abrâr » (les gens du bien) ont été loués et ainsi de suite.

 

Ces appellations ont été acceptées dans leur caractéristique en tant que nom musulman et croyant.

 

Chaque musulman possède une part de piété, et chaque croyant possède une part de piété et de bonnes œuvres. De même, pour ce qui a été rapporté dans la description comme obligation du suivi de la Sounnah et du Groupe.

 

Et le nom « Sounnah » comme le Groupe « Djamâ’ah » ont été rapportés dans les hadîths et dont son fondement émane du Qor’ân.

 

Et c’est la raison pour laquelle on dit les Gens de l’Islâm, les Gens de la Sounnah et du Groupe (Ahl us-Sounnah wal-Djamâ’ah), car certes ils suivent la Sounnah du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) et suivent le Groupe.

 

Et c’est le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) qui a appelé par ces noms, lorsque, dans le hadîth des (73) fractions, il répond à la question : 

 

« Mais qui sont-ils ? » 

Il dit : « Ils sont la Djamâ’ah. »

 

Et c’est pourquoi les imâms parmi les anciens et les Gens du hadîth ont élevé ce nom contre les noms innovés.

 

Lorsque les divisions (et fractions) se sont faites très nombreuses, un retour aux noms était nécessaire afin de différencier les Gens de l’Islâm, ceux qui suivent les premiers commandements, contre l’ensemble de ceux qui les contredisent.

 

Ils ont ainsi expliqué deux principes :

 

- Soit le nom de l’Islâm est imputé aux Gens de la passion innovateurs, mais cela n’est pas authentique puisqu’ils sont musulmans.

 

- Soit il leur est accordé, lorsqu’ils sont sur l’Islâm premier, un nom spécifique basé sur des preuves textuelles. Et cela est considéré comme valable.

 

Ceci constitue un consensus de leur part, à savoir que lorsqu’un groupe est sur le commandement premier, il est appelé par exemple parmi les Gens de la Sounnah et du Groupe, ou il est dit, les Gens du hadîth.

 

Certes, la Sounnah est le hadîth, ou il est dit encore, Gens de la tradition, ou suivi des anciens et ainsi de suite. Tout cela a le même sens.

 

Tout revient au commandement de base, qui fait référence au premier des Groupes indiqués dans le texte du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) qui dit que c’est (la fraction) sauvée.

 

Ce sont donc les noms préférables.

La deuxième situation : Les noms et appellations blâmables, qui sont les noms (appellations) inventés dans la communauté et cela dû aux passions diverses, cela dans les noms divergeant des noms sur lesquels étaient les compagnons, comme les Khâridjites, les Mourdjites, les Mou’tazilites et ce qui y ressemble.

 

Eux ont appelé à cela et ils voyaient qu’ils étaient dans ce qui est juste.

 

Il est même possible qu’ils se nomment Gens de la Sounnah et du Groupe s’ils voient en cela un bénéfice pour eux.

 

Tout nom qui fait référence à un dogme caduque ou à une voie spirituelle erronée, est un nom blâmable (ou condamnable), même quand cela n’est joint à aucune autre chose, car comment peut-on se joindre à ce qui est aveugle ?

Ou a ce qui constitue une autre innovation ou une autre passion ?

 

Car la base en cela est que cela sort de l’appel authentique de l’Islâm.

 

Tout comme l’a dit SHeikh al-Islâm : 

 

« Tout ce qui sort de l’appel (authentique) de l’Islâm et du Qor’ân, que ce soit pour des filiations, ou un pays, ou une origine, ou un dogme de pensée, ou une voie, est considéré comme faisant partie de l’époque préislamique. »

La troisième situation : concerne les noms acceptables, qui sont les noms innovés dans un but d’information, et non pas en tant qu’alliance, ou par hostilité, ou suivi aveugle.

 

A la base, les noms (à titre d’information) sont acceptables.

 

Comme ce qui est en référence à un dogme parmi les dogmes de pensées, mais qui ne font pas appel à sa propre personne, ou pour se présenter comme étant à la tête du dogme.

 

En dehors de cela, c’est permis tels que les Hanbalites, les Chafiites, les Hanafites, le dogme des Dhâhirîtes et autres qui ont un but d’information.

 

De la même manière, pour ce qui est lié à un pays, ou une région et ce qui y ressemble.

 

Ou encore ce qui est lié à la descendance. Tout cela est dans un but d’information, et le jugement concernant ces affaires est large.

 

Aussi, à l’exemple des différentes voies et groupes, quand cela est fait dans un but d’information, il n’y a pas de mal à cela.

 

Al-Lalî ul-Bahîyyah fî Charh al-‘Aqîdat il-Lawâssitiyyah du SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh, 1/527-538

 Publié par manhajulhaqq.com

Cheikh Sâlih Ibn ‘Abdel-‘Azîz Âli Ash-Cheikh - الشيخ صالح بن عبد العزيز بن إبراهيم آل الشيخ

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Tous les gouverneurs actuels sont mécréants (audio)

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Tous les gouverneurs actuels sont mécréants (audio)

 

Voici une personne de france via internet qui demande :

Quel doit être notre position vis-à-vis de ceux qui rendent mécréant tous les gouverneurs [actuels] des musulmans…sont-ils desKhawarij (tekfiris) ? Conseillez-nous, Barak Allah ou fikoum oua jazakoum [Allah] kheyran... 

 

Réponse :

 

Ceux qui rendent mécréants la plupart des musulmans, ceux là sont plus acharnés que les Khawaridj (tekfiris), ils sont pires que les Khawaridj.

 

Car ils n’ont pas fait d’exception [distinctions entres les musulmans] et ont jugé que tous les gouverneurs [sans distinctions] étaient des mécréants…

 

Ceci est pire que le madhab des Khawaridj parce qu’ils ont généralisé [cette mécréance à tous]

 

traduction rapprochée : ibn Hamza al Jazâ-iry

copié de ahloul-hadith.fr

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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La voie du musulman face aux gouverneurs injustes (vidéo)

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La voie du musulman face aux gouverneurs injustes (vidéo)

La voie du musulman sunnite face aux dirigeants injustes et pervers...

 

Que nous a enseigné le Messager d'Allah à ce sujet ?

 

Qu'ont dit les imams des premiers siècles à ce sujet ?

 

Cela s'applique t-il à notre époque ?

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Consoler le croyant

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Consoler le croyant

L'on peut consoler un croyant de différentes façons :

 

-par l'argent,

-par le prestige,

-par la présence physique,

-par un service,

-par les conseils,

-par des prières,

-par la demande de pardon

-et par le partage de la souffrance.

 

L'importance de la consolation se mesure à la force de la foi de son auteur.

 

Car la consolation varie en force et en faiblesse en fonction de la foi qui l'inspire.

 

C'est pourquoi le Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam) apportait la plus grande consolation à ses compagnons, et ceux-ci en bénéficiaient à la mesure de leur obéissance envers lui.

 

Kitâb al-Fawâ'id, p.228

 

Imam Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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«Bon voisinage»

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«Bon voisinage»

Abu Dharr رضي الله عنه rapporte : 

 

"Mon bien-aimé صلى الله عليه وسلم m'a donné ce conseil : 

 

Si tu prépares un plat en sauce, augmente la quantité de cette sauce puis cherche parmi tes voisins celui auquel tu pourras en donner une part."

Rapporté par Muslim رحمه الله 

 

Evoqué dans : [خطبة]

بعنوان "حسـن الجــوار" للشيخ أبو عبد الله لزهر سنيقرة الجزائري حفظه الله ليوم الجمعة15 ربيع الأول 1432

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Le nationalisme arabe est un combat païen

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Le nationalisme arabe est un combat païen

L’éminent savant SHeikh Muhammad Ibn ‘Uthaymîn (rahimahullâh) a expliqué que le combat pour le nationalisme arabe est un combat comparable au combat de l’époque de l’ignorance (païenne).

 

Celui qui s’y fait tuer n’est pas considéré comme un martyr.

 

Il a gâché sa vie d’ici-bas et perdu la vie dernière, car il n’a pas combattu pour la cause d’Allâh.

 

C’est pour cela que malgré la grande publicité sur le nationalisme arabe, nous n’en avons tiré aucun profit.

 

Si nous combattons pour la patrie, il n’y a aucune différence entre nous et les non-musulmans, car eux aussi combattent pour la patrie.

 

Celui qui combat dans le seul but de défendre sa patrie, et meurt ainsi, ne sera pas considéré comme un martyr.

 

En résumé, il y a deux types de combat : le combat offensif et le combat défensif.

 

Le combat offensif consiste à ce rendre chez l’ennemi et le combattre dans son pays.

 

Ce combat n’est permis que sous des conditions extrêmement strictes.

 

Il existe en effet une différence entre le combat défensif et le combat offensif.

 

Ce dernier n’est légiféré que contre ceux pour qui le Législateur a autorisé de combattre.

 

Alors que pour le premier cas, le musulman se doit de se défendre contre toute personne qui vient s’attaquer à lui.

 

L’essentiel dans tout cela, est de corriger son intention. [1]

 

Celui qui fréquente les tenants du faux et les gens qui commettent des injustices et des agressions sera parmi eux lorsque le châtiment s’abattra sur eux, car quand le châtiment tombe, il réunit tout le monde, et chacun le Jour de la Résurrection, sera jugé selon son intention. [2]

 

[1] Charh Riyâdh as-Sâlihîn min Kallâm Sayd il-Moursalîn de SHeikh Ibn ‘Uthaymîn, p.26-27

[2] Charh Riyâdh as-Sâlihîn min Kallâm Sayd il-Moursalîn de SHeikh Ibn ‘Uthaymîn, p.15-16

 

copié de manhajulhaqq.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Les preuves de l’obligation d’écouter et d’obéir aux dirigeants même si ce sont des tyrans (dossier)

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Les preuves de l’obligation d’écouter et d’obéir aux dirigeants même si ce sont des tyrans (dossier)

Voici quelques Hadiths sur l’obligation d’obéir aux dirigeants musulmans même si ce sont des tyrans et l’interdiction de désobéir et de se rebeller contre eux.

 

Ces Hadiths viennent répondre à ceux qui ont déviés de la Sounnah et de la voie des Salafs As-Saalih et qui ont suivis la Bid’ah des sectes d’égarements, comme la secte des Khawaarijs et des Mou’tazilahs, qui déclarent les dirigeants mécréants pour des péchés qui ne rendent pas mécréant, et qui croient que de faire des rebellions contre les dirigeants fait partie d’ordonner le bien et d’interdire le mal.

 

A notre époque, on a vu se rajouter à l’égarement des Khawaarijs les idéologies des Kouffars, comme : la démocratie, la laïcité, le socialisme, le communisme, l’anarchisme et plusieurs autres idéologies des Kouffars qui prône la rébellion et la révolte et le terrorisme et qui incite les hommes à faire des manifestations et du désordre sur terre.

 

Malheureusement, beaucoup de musulmans se sont laisser séduire par ses mouvements et sont entrés, volontairement ou non, dans la description de ceux qu’Il décrit en disant dans le Qor’an (traduction rapprochée) : 

 

(Et quand on leur dit: ‹Ne semez pas la corruption sur la terre›, ils disent: ‹Au contraire nous ne sommes que des réformateurs!›  Certes, ce sont eux les véritables corrupteurs, mais ils ne s'en rendent pas compte.) Al-Baqarah : 11-12.

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1- Premier Hadith :

 

L'Imam Mouslim a rapporté selon Jounaadah Ibn Abi Oumayyah qu'il a dit :

 

 Nous sommes entré chez `Oubaadah Ibnous-Saamit alors qu'il était malade.

On lui a dit : Qu'Allah te guérisses ! Cite nous un Hadith que tu as entendu du messager d'Allah (paix et salut sur lui). 

Il dit : Le messager d'Allah nous a appelés puis nous lui avons donné l'allégeance. Il a pris notre serment, qui mentionnait qu'on devait écouter et obéir, dans ce que nous aimons comme dans ce qui nous déplaît; dans la difficulté comme dans l'aisance et même si on se donne des privilèges dans la Dounya à notre détriment et de ne pas disputer le commandement à celui qui le détient. 

Puis il dit : «Excepté si vous voyez un Koufr clair, au sujet duquel vous possédez une preuve venant d'Allah. »

 

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2- Deuxième Hadith : 

 

L'Imam Mouslim rapporte selon ‘Abdullah Ibnou ‘Abbaas, que le messager d'Allah (paix et salut sur lui) a dit : 

 

« Celui qui voit de son dirigeant ce qui lui déplaît, qu’il soit patient.

 Car celui qui se sépare de la Jamaa’ah, ne serait-ce que d’une petit distance, puis meurt dans cet état.

Sa mort sera une mort semblable à celle de la période de l’ignorance préislamique (la Jaahiliyyah). »

 

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3- Troisième Hadith : 

 

L'Imam Mouslim rapporte selon Oum Salamah que le messager d'Allah (paix et salut sur lui) a dit : 

 

« Il y aura après moi des dirigeants dont vous allez approuvez et condamnez les œuvres.

Celui qui approuve du bien est innocent.

Celui qui condamne le mal est sauf.

Mais malheur à celui qui est satisfait et suit dans le mal. » 

Ils dirent : Ô messager d’Allah, ne devons-nous pas les combattre ?

Il dit : « NON. Tant qu’ils font la Salat! »

 

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4- Quatrième Hadith : 

 

L'Imam Mouslim a rapporté selon `Awf Ibnou Malik que le messager d'Allah a dit (paix et salut sur lui) : 

 

« Les meilleurs de vos dirigeants sont ceux que vous aimez et qui vous aiment, et ceux pour lesquels vous priez et qui prient pour vous; et les pires de vos dirigeants sont ceux que vous détestez et qui vous détestent, et ceux que maudissez et qui vous maudissent. » 

On demanda : O Messager d'Allah ! Devons-nous les combattre avec l'épée dans ce cas ?

Il dit : « Non ! Tant qu'ils font établir la Salat parmi vous.

Je vous dis, celui qui a un dirigeant qu'il voit faire quelque chose de la désobéissance d'Allah, alors qu'il déteste ce qu'il fait de désobéissance d'Allah, mais qu'il ne retire jamais sa main de son obéissance. » 


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5- Cinquième Hadith : 

 

L'Imam Mouslim rapporte selon Houdhaifah Ibnoul-Yamaan que le messager d'Allah (paix et salut sur lui) a dit :

 

« Il y aura après moi des dirigeants qui ne suivrons pas ma guidance et qui n'appliqueront pas ma Sounnah, et il y aura parmi vous des hommes; leur cœurs sont des cœurs de diables dans des corps humains. » 

il dit : Que devons-nous faire, O messager d'Allah, si cela arrive ?

Il  dit : « Écoute et Obéis, même si on frappe ton dos et qu'on prend tes biens, écoute et obéis ! »


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6- Sixième Hadith : 

 

L'Imam Mouslim a rapporté selon `Alqamah ibn Abi Waa-il Al-Hadrami, selon son père qu'il a dit : 

 

Salamah Ibn Yaziid Al-Jou'fi a demandé au messager d'Allah (paix et salut sur lui) : O prophète d'Allah ! Si des dirigeants sont établis sur nous et qu'ils nous demandent leur droit, alors qu'ils nous refusent notre droit, que nous ordonnes-tu de faire ? 

Alors il se détourna de lui. Puis il lui demanda encore et il se détourna de lui.

Puis il lui demanda une deuxième ou troisième fois, puis Al-Ash'ath Ibn Qays le tira vers lui.

Il dit : « Écoutez et obéissez. Car ils porteront la charge de ce qu'ils font et vous porterez la charge de ce que vous faites. »

 

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7- Septième Hadith : 

 

L'Imam Mouslim a rapporté selon `Abdoullah qu'il a dit : le messager d'Allah (paix et salut sur lui) a dit :

 

 « Il y aura après moi des dirigeants qui se donneront des privilèges à votre détriment par rapport aux affaires de la Dounya et des choses que vous allez condamner. » 

Ils dirent : Ô messager d'Allah ! Qu'ordonnes-tu à celui qui témoigne de ces choses ? 

Il dit : « Vous donnez le droit qu'il vous est commandé de donner et vous demandez à Allah pour votre droit. »

 

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8- Huitième Hadith : 

 

L'Imam Mouslim rapporte selon Abou Dharr :

 

« Mon grand ami – le prophète (paix et salut sur lui) – m'a recommandé d'écouter et d'obéir même si le dirigeant est un esclave africain qui a les mains et les pieds amputés. »


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9- Neuvième Hadith : 

 

Al-Boukhari et Mouslim rapportent selon Abou Hourairah, que le prophète (paix et salut sur lui) a dit : 

 

« Celui qui m'obéit obéit à Allah et celui qui me désobéit à désobéit à Allah. 

Celui qui obéit à son dirigeant m'a obéit et celui qui désobéit à son dirigeant m'a désobéit. »

 

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10- Dixième Hadith : 

 

Al-Boukhari et Mouslim rapportent selon Ibnou `Omar que le prophète (paix et salut sur lui) a dit : 

 

« Le musulman doit écouter et obéir dans ce qu'il aime et ce qu'il n'aime pas. 

Sauf si on lui commande de faire un péché, car si on lui commande de faire un péché, il n'y ni écoute ni obéissance. »


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11- Onzième Hadith : 

 

L'Imam Mouslim rapporte selon Abou Sa'id Al-Khoudri que le messager d'Allah (paix et salut sur lui) a dit : 

 

« Si on a donné l'allégeance à deux Khalifahs tuer le dernier des deux. »

 

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Paroles des Imams des Salafs au sujet de l’obéissance aux dirigeants,

même lorsque ce sont des tyrans !

 

Voici quelques citations des Imams de l’Islam qui expliquent la position de Ahlous-Sounnah wal-Jamaa’ah face aux dirigeants injustes.

Leur position a toujours été de rester patient et endurant face à leur injustice et d’interdire la rébellion et les révolutions contre le pouvoir à cause du désordre énorme qui en résulte.

Dans ce chapitre, nous allons mentionner les paroles de nos Imams et de nos savants parmi les Salafs Salihs – Rahimahoumoullah – de même que les paroles de nos savants contemporains qui suivent ce que suivaient les Imams de cette Da’wah bénie au sujet de l’avertissement contre les mauvaises conséquences de se rebeller contre les dirigeants.

 

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1- Sheikhoul-Islam Ibn Taymiyyah (661 – 728 H.) a dit :

 

 (Parmi les fondements de Ahlous-Sounnah wal-Jama’ah : La patience et l’endurance face à l’injustice des dirigeants.) 

Voilà la voie de Ahlous-Sounnah wal-jamaa’ah, il n’est pas permis de sortir contre les dirigeants et de les combattre avec l’épée, même s’ils sont injustes.

Comme cela est mentionné dans d’innombrables Hadiths authentiques du prophète (Sallallahou ‘Alaihi wa Sallam). Car le désordre et les tribulations qui en découlent ont des conséquences plus graves par rapport au désordre qui vient de l’injustice de ces dirigeants.

Nous devons donc obligatoirement prendre le moindre des deux sources de désordre, car on ne retrouve pratiquement aucun groupe qui se soit rebeller contre leur dirigeant excepter que cela a amené un désordre plus grand que cela dont on voulait se débarrasser.

 

 Puis il – Rahimahoullah –  dit ensuite :

 

(Le prophète (Sallallahou ‘Alaihi wa Sallam)  a interdit de les combattre tout en mentionnant qu’ils font des choses mauvaises, ce qui prouve qu’il n’est pas permis de les réprimés par l’épée contrairement à ceux qui combattent les dirigeants parmi les Khawaarijs, les Shi’ahs Zaidiyyah, les Mou’tazilahs et un groupe parmi les Fouqahaas ainsi que d’autre groupes également.)

 

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2- L’élève d’Ibn Taymiyyah, l’Imam Ibnoul-Qayyim Al-Jawziyyah (691 – 751 H.) – Rahimahoullah – dit : 

 

(Celui qui médite sur ce qui s’est produit dans l’Islam, durant les grandes et les petites tribulations, pourra constater que cela vient de la perte de vue de ce fondement et de l’absence de patience et d’endurance face au mal, du fait qu’on cherche à l’éliminer.

Il en résulte alors un mal plus grand encore que celui-ci.

Le prophète (Sallallahou ‘Alaihi wa Sallam)  voyait de grands péchés se produire à Makkah et il était incapable de les changer.

Même que lorsque le prophète (Sallallahou ‘Alaihi wa Sallam)  à conquit Makkah et qu’elle devint terre d’Islam, il était déterminer à reconstruire la Ka’bah selon les fondements d’Ibrahim ('Alahi s-Salam).

Rien ne l’a empêché de le faire – malgré qu’il en était capable –  excepté la crainte d’une chose plus grave (que de laissé la Ka’bah comme elle était).

C'est-à-dire qu’il craignait que Qoureish ne puisse pas le supporter, du fait qu’ils étaient nouveau dans l’Islam et qu’ils n’avaient laissé la mécréance que depuis peu de temps.

C’est pour cette raison qu’il n’a pas permis qu’on réprime les mauvaises actions des dirigeants par la force, à cause des conséquences qui amènent un mal plus grand que celui qu’on cherche à enlever.)

 

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Puis il dit ailleurs : (L’interdiction du prophète (Sallallahou ‘Alaihi wa Sallam) de combattre les dirigeants et de se rebeller contre eux, malgré qu’ils soient injustes et tyranniques, tant qu’il continu à établir la Salat, pour fermer la porte aux grands conflits armés et aux nombreux conséquences négatives qui résulte de les combattre, comme la réalité le démontre.

Il s’est produit à cause du combat et de la rébellion contre eux des maux plusieurs fois multipliés par rapport au mal qu’ils subissaient au départ.

Et les dirigeants subissent les restants de ces maux jusqu’à nos jours.

Et il (Sallallahou ‘Alaihi wa Sallam) a dit que si la Bay’ah (le serment d’allégeance) était donné à deux dirigeants, nous devions tuer le deuxième d’entre eux pour fermer la porte à la Fitnah.)

 

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3- L’Imam Abou Ja’far At-Tahaawi (239 – 321 H.) – Rahimahoullah – a dit : 

 

(Nous ne sommes pas d’accord avec la rébellion contre nos dirigeants, même s’ils font de l’injustice.

Et nous ne faisons pas d’invocations contre eux.

Et nous ne retirons pas notre main de l’obéissance que nous leur devons.

Et nous croyons que de leur obéir fait partie d’obéir à Allah et que cela est obligatoire, tant qu’ils ne nous ordonnent pas de faire ce qui est une désobéissance.

Et nous faisons des invocations pour eux, pour qu’ils se réforment et pour qu’ils soient pardonnés.)

 

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4- L’Imam Ibnou Abil-‘Izz Al-Hanafi (731 – 792 H.), qui a écrit un grand Sharh pour expliquer cette ‘Aqidah (de l’Imam Abou Ja’far At-Tahaawi)  qu’on appelle « At-Tahaawiyyah » dit en commentant sur ce point : 

 

(En ce qui concerne l’ordre d’obéir aux dirigeants même lorsqu’ils font l’injustice, c’est parce que les conséquences négatives qui sont liés au fait de prendre les armes contres eux sont plusieurs fois plus graves que l’injustice de ces dirigeants.

En fait, dans l’endurance face à leur injustice, il y a une expiation pour nos péchés et une multiplication de notre récompense.

Allah a uniquement mis au pouvoir (ces dirigeants injustes) sur nous à cause de nos mauvaises actions et la rétribution du bien est le bien et celle du mal est le mal.

Nous devons donc faire des efforts dans la demande du pardon, la repentance et la réformation de nos actes […] Allah le très Haut a dit (traduction rapprochée) :

 

(Tout malheur qui vous atteint est dû à ce que vos mains ont acquis. Et Il pardonne beaucoup.) Shoura : 30.

 

Et Il dit (traduction rapprochée) :

 

 (Tout bien qui t'atteint vient d'Allah, et tout mal qui t'atteint vient de toi- même.) An-Nissa : 79.

 

Et Il dit (traduction rapprochée) :

 

 (Et ainsi accordons-Nous, à certains injustes l'autorité sur d'autres, (injustes) à cause de ce qu'ils ont acquis.) Al-An’aam : 129.)

 

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5- L’Imam Al-Barbahaari (mort en 329 H.) – Rahimahoullah – dit : 

 

(Il n’est pas permis de combattre le dirigeant ni de se rebeller contre lui, même s’il est injuste.

Car le messager d’Allah (Sallallahou ‘Alaihi wa Sallam)  a dit à Abou Dharr Al-Ghifaari : 

 

« Sois patient, même si (celui qui te commande) est un esclave éthiopien. » 

Et comme il dit aux Ansars : « Soyez patient jusqu’à ce que vous me rencontriez prêt du bassin (Al-Hawd) » 

 

Et il n’y a rien dans la Sounnah qui justifie de combattre le dirigeant, car il y a dans cela de la corruption dans la Dounya et dans la religion.)

 

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6- L’Imam Abou Ismaa’il As-Saabouni (mort en 449 H.) – Rahimahoullah – a dit : 

 

(Les gens de Ahloul-Hadith croient qu’on doit prier le Joumou’ah et les deux ‘Eids ainsi que les autres prières derrière le dirigeant, qu’il soit pieux ou pervers.

Ils croient également qu’on doit faire des Dou’ahs pour qu’Allah leur donne le succès et pour qu’ils se réforment.

Et ils ne sont pas pour les rebellions contre eux, même s’ils les voient quitter la justice vers l’injustice et la tyrannie.)

 

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7- L’Imam Abou Bakr Al-Ismaa’ili (277 – 371 H.) – Rahimahoullah – a dit : 

 

(Ils (Ahloul-Hadith) croient qu’on doit faire les prières obligatoires, les prières de Joumou’ah ainsi que les autres prières, derrière tout dirigeant musulman, qu’il soit pieux ou pervers.

Car Allah à rendu le Joumou’ah absolument obligatoire et Il nous a ordonné d’y assister, tout en sachant que parmi ceux qui établissent cette prière (parmi les dirigeants), il y a le pervers et le pécheur.

Malgré cela, Il n’a pas spécifié une époque ou une autre, et Il n’a pas ordonné de faire l’appel pour le Joumou’ah sans l’ordre du dirigeant.

Ils croient qu’on doit faire le Jihad contre les Kouffars avec eux, même s’ils sont des tyrans, et ils croient qu’on doit faire des Dou’ahs pour eux pour qu’ils se réforment et pour qu’ils reviennent vers la justice.

Et ils ne sont pas d’accord avec la rébellion contre les dirigeants avec l’épée, ni avec le combat dans les temps de Fitnah.)

 

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8- L’Imam de Ahlous-Sounnah, Ahmad Ibn Hanbal (164 – 241 H.) – Rahimahoullah – a dit :

 

(L’écoute et l’obéissance des dirigeants et du commandent des croyants (est obligatoire) qu’il soit pieux ou pervers.

(Que ce soit) celui à qui le Khilafah a été confié et autour de qui les gens se sont réunis et qui a été agréé d’eux, ou celui qui à pris le dessus sur eux jusqu’à ce qu’il devienne Khalifah et qu’il soit appelé Amir des croyants.

Et le combat avec les dirigeants demeure jusqu’au jugement dernier, il ne doit pas être délaissé, que ce dirigeant soit pieux ou pervers.

La distribution du butin et l’établissement des peines demeurent et personne ne doit les critiqués ni se disputer avec eux.

Et il est permis de leur remettre les Sadaqaats (Zakat) et celui qui leur a remis sa Zakat, cela est valable pour lui peu-importe que ce dirigeant soit pieux ou pervers.

Et la prière de Joumou’ah, deux Rak’ahs complètes, derrière ce dirigeant ou son représentant est permise.

Celui qui les refais est un Moubtadi’ (un innovateur) qui a abandonné les Hadiths et qui a contredit la Sounnah.

Il n’a aucun des mérites de la Joumou’ah s’il ne considère pas valable la prière derrière les dirigeants qui qu’ils soient, pieux ou pervers.

Car la Sounnah est que tu pries deux Rak’ahs avec eux et que tu considères selon la religion qu’elles sont correctes et qu’il n’y ait aucun (doute) dans ton cœur à ce sujet, alors celui qui les refais par la suite est un Moubtadi’.

 

Et celui qui se rebelle contre le dirigeant, alors que les gens se sont réunis autour de lui et ont accepté son Khilafah d’une manière ou d’une autre, par agrément ou par la force, alors ce Khariji à briser le bâton (de l’unité) des musulmans et il a contredit les Hadiths du prophète (Sallallahou ‘Alaihi wa Sallam) .

Donc si celui qui s’est rebellé contre le dirigeant meurt, il meurt d’une mort comparable à la période préislamique (Jaahiliyyah).

Et il n’est permis à personne de combattre le dirigeant et quiconque le fait est un Moubtadi’ et il est sur une chose autre que sur la Sounnah et le chemin.)

 

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9- L’Imam Al-Boukhari (194 – 256 H.) – Rahimahoullah – a clarifié que cela est la croyance de tous les savants de Ahlous-Sounnah wal-Jamaa’ah sans exception. Il dit :

 

(J’ai rencontré plus de milles hommes parmi les gens de science; des savants du Hijaaz, de Makkah et de Al-Madinah, de Koufah et de Basrah, de Waasit et de Baghdaad, de la Syrie et de l’Égypte.

Je les ai rencontrés plusieurs fois, génération après génération, puis génération après génération.

Je les ai rencontrés alors qu’ils étaient nombreux, depuis plus de 46 ans.

 

Les savants de la Syrie et de l’Égypte et de la péninsule arabe à deux reprises.

Les savants de la ville de Basrah à quatre reprises sur plusieurs années.

Les savants du Hijaaz de nombreuses fois en six ans.

Je ne compte plus les fois où je suis entré à Koufah et à Baghdaad avec les savants de Hadiths de Khourasaan, parmi eux Al-Makki Ibn Ibraahim et Yahya Ibnou Yahya et ‘Ali Ibnoul-Housain Ibn Shaqiq et Qoutaybah Ibnou Sa’id et Shihaab ibn Ma’mar.

 

En Syrie :

 

-          Mohammad Ibn Yousouf Al-Firyaabi.

 -          Abou Mous-hir ‘Abdul-A’laa Ibn Mous-hir.

-          Aboul-Moughirah ‘Abdoul-Qouddous Ibnoul-Hajjaaj.

-          Aboul-Yamaan Al-Hakam Ibn Naafi’

-          et d’autres après ceux-là qui sont très nombreux.

 

En Égypte :

 

-          Yahya Ibnou Kathir.

-          Abou Saalih le scribe de l’Imam Al-Layth Ibn Sa’d.

-          Sa’id Ibn Abi Maryam.

-          Asbagh Ibnoul-Faraj.

-          Nou’aim Ibn Hammaad.

 

A Makkah :

 

           ‘Abdullah Ibn Yazid Al-Mouqri’.

-          Al-Houmaydi.

-          Sulaiman Ibnou Harb le juge de Makkah.

-          Ahmad Ibn Mohammad Al-Azraq.

 

La ville d’al-Madinah :

 

-          Isma’il Ibn Abi Ouwais.

-          Matraf Ibnou ‘Abdillah.

-          ‘Abdullah Ibn Naafi’ Az-Zoubeiri

-          Ahmad Ibn Abi Bakr Abou Mous’ab Az-Zouhri.

-          Ibraahim Ibn Hamzah Az-Zoubayri.

-          Ibrahim Ibnoul-Moundhir Al-Hizaami.

 

A Basrah :

 

-          Abou ‘Asim Ad-Dahhaak Ibn Makhlad Ash-Shaybaani.

-          Abul-Walid Hishaam Ibnou ‘Abdul-Malik.

-          Al-Hajjaaj Ibnoul-Minhaal.

-          ‘Ali Ibnou ‘Abdillah Ibnou Ja’far.

 

A Koufah :

 

-          Abou Na’im Al-Fadl Ibn Doukain.

-          ‘Abdoullah Ibnou Moussa.

-          Ahmad Ibnou Younous.

-          Qabisah Ibnou ‘Ouqbah.

-          Ibnou Noumair, ‘Abdullah et ‘Outhmaan, les fils de Abou Shaybah.

 

A Baghdaad :

 

-          Ahmad Ibn Hanbal.

-          Yahya Ibnou Ma’ine.

-          Abou Ma’mar.

-          Abou Khaythamah.

-          Abou ‘Oubayd Al-Qaasim Ibnou Sallaam.

 

Parmi les savants de la péninsule arabe :

 

-          ‘Amr Ibn Khalid Al-Harraani.

 

A Waasit :

 

-     ‘Amr Ibnou ‘Aoun.

-     ‘Aasim Ibnou ‘Ali Ibnou ‘Aasim.

 

A Mar :  

 

-          Sadaqah Ibnoul-Fadl.

-          Ishaaq ibnou Ibraahim Al-Handhali.)

 

L’Imam Al-Boukhari dit ensuite : 

 

(Nous nous sommes limité à la mention de ceux-là pour que ce soit plus court et pour éviter de trop prolonger la liste. Je n’ai trouvé aucun d’entre eux divergé sur les choses suivantes.)

 

L’Imam Al-Boukhari énumère quelques-uns des fondements de la Sounnah dont celui-ci :

 

Nous ne disputons pas le commandement à ceux qui le détiennent, à cause de la parole du prophète (Sallallahou ‘Alaihi wa Sallam)  : 

 

« Trois choses n’irritent pas le cœur d’un musulman :

La pureté de l’intention dans l’action qu’on fait pour Allah. 

L’obéissance du dirigeant.

Et de rester avec la Jamaa’ah (le groupe) des musulmans, car leurs invocations enveloppe ceux qui sont derrière eux. » 

Puis il confirma cela par la parole d’Allah (traduction rapprochée) :

 

(Ô les croyants! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d'entre vous qui détiennent le commandement.) An-Nissa : 59.

 

Et qu’il n’est pas d’accord avec l’idée de prendre les armes contre la Oummah de Mohammad (Sallallahou ‘Alaihi wa Sallam) .)

 

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10- L’Imam Abou Mohammad ‘Abdur-Rahmaan Ibn Abi Haatim Ar-Raazi a dit : 

 

J’ai demandé à mon père (195 – 277 H.)  et à l’Imam Abou Zour’ah (mort en 264 H.) au sujet de la voie de Ahlous-Sounnah en ce qui concerne les fondement de la religion selon ce qu’ils ont constaté des savants qu’ils ont rencontré dans toutes les contrées et les villes,  ainsi que ce qu’ils croyaient tous deux à ce sujet.

Ils répondirent tous les deux en disant : (Nous avons rencontrés tous les savants des différentes villes du Hijaaz, de l’Iraq, de la Syrie et du Yémen et parmi ce qui compose leur voie (…)

Ils mentionnèrent certains points, puis parmi ces points ils dirent : (Nous reconnaissons l’obligation du Jihad et du Hajj avec les dirigeants des musulmans à toutes les époques et nous ne sommes pas d’accord avec la rébellion contre les dirigeants, ni avec le combat en période de Fitnah et nous écoutons celui qu’Allah à mis en charge de nos affaires et nous ne retirons pas notre main de son obéissance.

Nous suivons la Sounnah et la Jamaa’ah (le groupe) et nous nous écartons des idées singulières et des divergences et de la divisions et du sectarisme.

Nous croyons que le Jihad reste continuel avec celui qui détient le commandement parmi les dirigeants des musulmans, depuis qu’Allah a suscité son prophète (Sallallahou ‘Alaihi wa Sallam)  jusqu’à l’heure du jugement, et que rien ne peut l’annuler.)

 

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11- L’Imam Sahl Ibnou ‘Abdillah At-Toustouri (mort en 283 H.) a dit, lorsqu’on lui a demandé : 

 

Quand quelqu’un sait-il qu’il est sur As-Sounnah wal-Jamaa’ah ?

 

Il répondit : (Lorsqu’il sait qu’il a en lui-même les dix caractéristiques suivantes :

 

  • 1-Il n’abandonne pas (Al-Jamaa’ah) le groupe.
  • 2-Il n’insulte pas les compagnons du prophète (Sallallahou ‘Alaihi wa Sallam) .
  • 3-Il ne se rebelle pas contre cette Oummah avec l’épée.
  • 4-Il ne nie pas Al-Qadar (la prédestination).
  • 5-Il ne doute pas en la foi.
  • 6-Il ne dispute pas sur la religion.
  • 7-Il ne laisse pas la prière des funérailles sur celui qui meurt parmi les gens de la Qiblah, à cause d’un péché que le mort à commis durant sa vie.
  • 8-Il ne laisse pas la Sounnah de passé les mains mouillées sur les chaussettes.
  • 9-Il ne laisse pas la prière en groupe derrière le dirigeant qu’il soit tyran ou juste.)

 

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12- L’Imam Mohammad Ibnoul-Houssain Al-Aajourri (mort en 360 H.) – Rahimahoullah – a dit : 

 

(Qu’il ne soit pas impressionné celui qui voit l’effort du Khaariji (qui est sur la croyance de la secte des Khawaarijs) lorsqu’il se rebelle contre un dirigeant et qu’il réunit un groupe avec lui et brandit son épée et qu’il rend licite le combat contre les musulmans, que ce dirigeant soit un dirigeant juste ou un dirigeant injuste.

Si sa voie est celle des Khawaarijs, tu ne dois pas te laisser duper par sa lecture du Qor’an, ni par la longueur de sa Salat, ni par son jeûne continuel, ni par ses belles paroles quand il parle de science.)

 

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13- Le Sheikh Hafidh Ibn Ahmad Al-Hakami – Rahimahoullah – a dit : 

 

(Notre devoir envers eux (les dirigeants) est de leurs donner la Nasihah et de s’allier avec eux sur la vérité et de leur obéir dans cette vérité et de leur ordonner de la suivre et de leur donner la Zakat et d’être patient avec eux, même s’ils sont injustes et d’abandonner la rébellion avec le sabre contre eux, tant qu’ils ne montrent pas de Koufr (mécréance) claire et évidente.

Ils ne doivent pas se laisser tromper par les glorifications mensongères qui leur sont faites et on doit faire des Dou’ahs pour eux pour qu’ils se réforment et qu’ils aient le succès.)

 

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14- Le Sheikh ‘Abdul-‘Aziz Ibn Baaz – Rahimahoullah – a dit : 

 

(Les Salafs ont averti contre les conséquences négatives de la rébellion contre les dirigeants, même s’ils font de la tyrannie et de l’injustice, tant qu’ils établissent la Salat parmi nous et ils s’empressent à leur donner la Nasihah.

Celui qui se rebelle contre les dirigeants et qui brandit son sabre et qui ébranle la sécurité, s’attend t-il à d’autre chose qu’à dormir sous les sifflements des balles ou qu’un inconnu vienne frapper à sa porte.

Nous demandons à Allah la sécurité et la paix.)

 

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15- Le savant de Hadith de son époque, le défenseur de la religion, Mohammad Naasiroud-Din Al-Albaani – Rahimahoullah – a dit dans un commentaire au sujet du verset (traduction rapprochée) :
(Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, les voilà les mécréants.) Al-Maidah : 44.
 
Il y a dans ce verset un point que négligent beaucoup de jeunes excités pour l’application du jugement de l’Islam.
C’est à cause de ce point que dans plusieurs cas, ils font des rébellions contre les dirigeants qui ne jugent pas selon l’Islam, ce qui créé beaucoup de tribulations et fait verser le sang des innocents.
Tout cela pour un simple excès d’enthousiasme et d’excitation pour lequel on ne s’était pas préparé.
L’obligation selon moi est de purifier l’Islam de ce qui n’en fait pas parti; comme les fausses croyances et les règles sans fondements, les opinions erronés et contraires à la Sounnah. Puis d’éduquer cette génération sur cet Islam purifié, Wallahoul-Mousta’aan!)

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16- Notre Sheikh Abou ‘Abdur-Rahman, Mouqbil Ibnou Hadi Al-Waadi’i – Rahimahoullah – a dit : 

 

(La rébellion contre les dirigeants est un grand malheur parmi les malheurs par lesquels les musulmans sont affligés depuis les temps anciens.

Al-Hamdoulillah, les gens d’Ahlous-Sounnah ne sont pas d’accord avec la rébellion contre le dirigeant musulman.

Car le prophète (Sallallahou ‘Alaihi wa Sallam)  a dit : 

 

« Celui qui vient pour diviser votre groupe alors que vous êtes réunis autour d’un homme, alors tuer-le! » 

 

Et le prophète (Sallallahou ‘Alaihi wa Sallam)  a dit : 

 

« Si un serment d’allégeance est donné à deux Khalifah, tuer le deuxième d’entre eux. » 

 

Et Le compagnon ‘Oubaadah Ibnous-Saamit (Radiyallahou ‘Anhou) dit :

 

(Le prophète (Sallallahou ‘Alaihi wa Sallam)  nous a appelé et nous lui avons donné l’allégeance.

Parmi les choses au sujet desquelles nous avons pris l’allégeance, il y a les suivantes : nous avons fait serment d’écouter et d’obéir, dans ce que nous aimons et dans ce que nous n’aimons pas, dans la difficulté et dans la facilité, et même si ceux qui nous prennent des privilèges sur nous dans la Dounya et de ne pas disputer le commandement à celui qui le détient, sauf si on voit un Koufr clair, au sujet duquel vous avez une preuve évidente venant d’Allah.)

 

La rébellion contre le dirigeant est une Fitnah et à cause de celle-ci le sang est versé et les musulmans deviennent plus faibles.

Même si le dirigeant est Kafir, il faut que les musulmans possèdent suffisamment de force pour l’affronter pour ne pas faire couler le sang des musulmans.

Car Allah dit (traduction rapprochée) : 

 

(Quiconque tue intentionnellement un croyant, Sa rétribution alors sera l'Enfer, pour y demeurer éternellement. Allah l'a frappé de Sa colère, l'a maudit et lui a préparé un énorme châtiment.) An-Nissa : 93.

 

Dans toute l’histoire d’Ahlous-Sounnah depuis les temps ancien, on remarque qu’ils ne permettent pas de se rebeller contre le dirigeant musulman.

Et à notre époque, le fait de se rebeller contre le dirigeant qui est Kafir nécessite que certaines conditions soient respectées.

S’il est ignorant, il doit être enseigné. Et cela ne doit pas mener à un mal qui est plus grand, ni à faire couler le sang des musulmans.)

 Le but de toutes ces citations est de montrer qu’il est obligatoire d’écouter et d’obéir aux dirigeants et d’être endurant face à leur injustice et leur tyrannie, comme nous avons mentionné les preuves de cela auparavant.

Et saches, frère lecteur, que la tyrannie du dirigeant n’est que contre lui-même en réalité et que de se rebeller contre lui n’est pas permis à cause de la corruption que cela amène dans la religion et dans la Dounya.

 

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Rassemblé et traduit par Abou Hammaad Sulaiman Dameus Al-Hayiti.

Vendredi 28 Janvier 2011, Montréal, Québec, Canada.

 

Abou Hammaad Sulaiman Dameus Al-Hayiti

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Trop de «oukhty», tue la «oukhte»

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Trop de «oukhty», tue la «oukhte»

 بسم الله الرحمان الرحيم

 

Louange à Allah, Seigneur de l´Univers et que la prière et le salut soient sur Muhammad, sur sa famille et tous ses compagnons  

 

Lorsque l´on prononce le terme '' Oukhty '', cela devrait toujours s´accompagner de sincérité et d´amour, et non pas comme un automatisme, un terme passe-partout qui permettrait de s´identifier a une musulmane...

 

En effet, ce terme est lourd de sens, il est chargé en symbolique et il ne devrait jamais être dit a la légère, au point de risquer de lui faire perdre toute sa valeur.

 

Trop d´utilisation de '' Ma soeur '' par-ci, '' Ma soeur '' par-la, ne tue t´il pas la soeur ?

 

A cet instant précis, vous devez vous questionner sur mes sous-entendus : soit, vous n´avez pas encore compris le sujet de cet article, soit vous vous dites '' Non ! elle ne va pas en parler ! ''

 

Et moi je vous demande : '' Et pourquoi ne pas en parler ?''

 

Tant de soeurs en souffrent que ce problème épineux mérite d´être pointé du doigt ! ''

 

Oui, je pose clairement le constat : Mais ou est donc passée la fraternité entre soeurs fillah sur les forums ?

 

Discussions qui tournent au réglement de compte, non acceptation du rappel, soeurs s´enflant d'´orgueil, agressivité voire haine a peine voilée, coup-bas, méchanceté gratuite, mauvaise foi, provocations, insinuations, nassiha publique, humiliations, intolérance ...

 

Dois-je m´arreter ou cela vous suffit car la liste est tellement longue !

 

Qu´Allah nous préserve de telles perversités

 

Comment sur des forums se disant ouvertement appartenir au Minhaj, ayant la prétention de suivre la Voie du Prophete صلى الله عليه و سلّم et de ses Compagnons bien-aimés رضي الله عنهم , peut-on ne serait-ce qu´imaginer trouver une telle guerre entre les soeurs ?

 

Vous allez trouver que j´abuse ...

 

Mais je vous assure que je suis moi-meme une '' multi-victime '' tant cela m´est arrivé a de nombreuses reprises et le constat auprés de soeurs de divers milieux est le meme !

 

Les exécutions se font sans aucune rahma et de surcroit, l´injuste se fait passer pour la victime سبحان الله ! 

 

Combien de soeurs ont-elles fondu en larmes en refermant la fenetre d´un forum ?

 

Combien sommes-nous a en avoir été bouleversées durant des jours, voire des semaines ?

 

Combien de soeurs se sont discrétement éclipsées de peur de la fitna, le coeur lourd et triste de telles injustices ou méchancetés ?



Et je ne parle meme pas des autres forums, je ne les connais pas et je redoute que ce soit pire encore ; je parle juste en connaissance de cause.

 

Certes, aucune d´entre nous n´est une sainte et nous ne sommes pas a l´abri de lancer une réplique cinglante !

Mais notre objectif en tant que musulmane est de pouvoir, que dis-je !, de DEVOIR atteindre la piété et la vertu.

 

Comment peut-on dire a sa soeur fillah '' Oukhty '' - en arabe أختي - pour ensuite se montrer méchante voire ignoble avec elle ?

 

Pour ma part, je trouve cela illogique, voire contradictoire !

 

Croyons-nous qu´une fois la phrase écrite et postée, elle s´oublie une fois lue par la soeur en question !

 

Nous mettons-nous, ne serait-ce l´espace d´une seule seconde à la place de cette soeur qui encaisse cette vilénie?

 

Peut-être en a t´elle eu mal au coeur, voire pleuré ? 

 

Nous sommes-nous déja demandé quels dégâts ont fait ces quelques mots sur cette personne ?

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلّم a dit :

 

'' Interroge ton coeur et interroge ton âme '' et il a répété cela trois fois.

 

Comment dormir tranquille et trouver le repos de l´âme lorsque sa soeur est blessée au plus profond de son être ?

 

Mais finalement que représente pour nous cette musulmane a qui nous disons '' Oukhty '' ?

 

Est-ce que nous la considérons sincèrement  comme étant notre soeur ?

 

Ou alors disons-nous avec la langue ce que notre coeur ne pense pas ?

 

Allah عزّ و جل a dit (traduction rapprochée) :

 

'' Les croyants ne sont que des frères. Établissez la concorde entre vos frères, et craignez Allah, afin qu’on vous fasse miséricorde.  Ô vous qui avez cru! Qu’un groupe ne se raille pas d’un autre groupe : ceux-ci sont peut-être meilleurs qu’eux. Et que des femmes ne se raillent pas d’autres femmes : celles-ci sont peut-être meilleures qu’elles. Ne vous dénigrez pas et ne vous lancez pas mutuellement des sobriquets (injurieux). Quel vilain mot que «perversion» lorsqu’on a déjà la foi '' - Al Hujrat 10-11 

 

Allah عزّ و جل a également dit :

 

'' La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse (le mal) par ce qui est meilleur ; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux '' - Al Fussilat 34

 

Dans notre si belle religion, si la mère a une position capitale au sein de son foyer, le frère ou la soeur fillah en a une toute aussi primordiale, puisqu´elle concerne tous les croyants, les uns envers les autres.

 

Allah عزّ و جل nous confirme très explicitement que nous sommes des frères en religion, pourquoi donc se comporter de la sorte entre nous ?

 

 -  Certes, le coté virtuel d´internet a sa part de responsabilité.

 

Mais il serait trop facile de désigner un unique et externe coupable et de s´en tenir.

 

Il faut également aller chercher a l´intérieur de nous-même.

 

 Car un tel comportement et de si mauvaises qualités morales résultent d´un manque de foi.

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلّم  a dit :  

 

'' Nul d´entre vous n´aura véritablement la foi jusqu´a ce qu´il aime pour son frère ce qu´il aime pour lui "

Al Boukhari Chapitre 6 - 13

 

Il صلى الله عليه و سلّم a dit également : 

 

'' Celui qui croit en Allah et au Jour Dernier, qu´il dise du bien ou qu´il se taise ''

Al Boukhari

 

Sulayman Bin Salih Al Ghusn explique ce hadith dans son livre '' Le lien entre le comportement, le dogme et la foi '' en ces termes :

 

'' Le Prophète صلى الله عليه و سلّم a relié la parole de la langue a la croyance en Allah et au Jour dernier. (...)

Le bien englobe le rappel (dhikr), le conseil, l´appel au bien, la mise en garde contre le mal et autres.

Le silence qui est indiqué dans le hadith est le silence par rapport a ce qui nuit a la religion de la personne ou qui n´est d´aucune utilité, tel le mensonge, l´insulte, la vulgarité, la futilité et autre. ''

 

Ainsi, ces mauvaises qualités morales exercent une influence néfaste sur notre foi.

  

- Une autre raison pouvant expliquer de tels comportements est le manque d´amour les unes envers les autres.

 

Nous aimons-nous profondément les unes les autres ?

 

Nous souhaitons-nous le bien ?

 

Sommes-nous épris de tristesse lorsque certaines d´entre nous le sont ?

 

Sommes-nous heureuses lorsqu´un bien les touche ?

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلّم a relié la foi, la véritable croyance, avec l´amour envers son frère ou sa soeur.

Les deux sont indissociables.

 

La présence de l´un en l´absence de l´autre entraîne inévitablement un dysfonctionnement.

 

Le musulman se doit de travailler les deux en parallèle s´il souhaite atteindre l´Imen الإيمان et être accompli dans sa foi.

 

En effet, le Prophète صلى الله عليه و سلّم a dit :

 

'' Le croyant est pour le croyant tel un bâtiment, le tout se soutient l´un l´autre. '' et il croisa ses doigts.

Muslim

 

Si de tels comportements pervers sont un véritable danger pour la foi, il convient d´y remédier au plus vite et d´y mettre un terme a jamais.

 

C´est en effet une obligation pour tout musulman que d´y parvenir.

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلّم a dit  :

 

'' Le musulman est celui dont les autres musulmans sont a l´abri du mal de sa langue et de sa main et l´émigrant est celui qui émigre abandonne ce qu´Allah a interdit ''

 Al Boukhari Chapitre 3 - 10

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Comment vaincre ces perversités et atteindre les qualités du Bel Islam ?

 

Car il est évident que l´arme utilisée dans la majorité de ces comportements est la langue.

 

Nous avons pourtant été mis en garde à plusieurs reprises par Allah عزّ و جل et par Son Messager صلى الله عليه و سلّم sur le danger de son utilisation.

 

Utilisée a bon escient, elle est une porte d´entrée au Paradis, a contrario, une mauvaise utilisation peut envoyer le musulman tout droit dans les flammes de l´Enfer (se référer a mon article sur le Commerce fructueux).

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلّم n´a t-il pas dit :

 

' A celui qui me garantit qu´il préservera ce qui se trouve entre ses deux mâchoires et ce qui se trouve entre ses deux jambes, je lui garantis le Paradis '' ?

 

C´est-a-dire sa langue et son sexe !

 

L'évocation d'Allah

 

C´est la meilleure des adorations car elle permet d´augmenter sa foi.

 

Elle permet de ne pas perdre son temps dans des discussions futiles et elle humilie le shaytan أعوذ با لله منه .

 

Vous vous sentirez donc plus forte pour lutter contre lui en cas de colère.

 

- Eviter de se mettre en colère

 

Lutter contre un excés de colère c´est lutter contre le shaytan أعوذ با لله منه et le musulman lorsqu´il est dans cet état n´est déjà plus maître de lui.

 

Abu Hourayra رضي الله عنه rapporte que le Messager d´Allah صلى الله عليه و سلّم a dit :

 

'' Le plus fort n´est pas celui qui s´impose sur les autres par la force mais le plus fort est celui qui se contrôle dans la colère. ''

Al Boukhari

 

Lorsque vous sentez les prémices, n´appuyez pas sur la touche '' Répondre '', au contraire, quittez au plus vite le forum, aérez-vous et vaquez a une autre occupation que vous ayez tort ou raison. 

 

Cette parole du Prophète صلى الله عليه و سلّم devrait vous y encourager :

 

" Je garantis une maison dans les faubourgs du Paradis à celui qui se sera abstenu de toute polémique même quand il avait raison.

Je garantis une maison au coeur du Paradis à celui qui se sera abstenu du mensonge pas même en plaisantant.

Je garantis une maison dans les plus hauts lieux du Paradis à celui qui aura été affable et de bonne moralité " 

Abou Daoud 630

 

- Faire preuve d'indulgence et de bonté envers sa soeur

   

Aicha رضي الله عنها rapporte que le Messager d´Allah صلى الله عليه و سلّم lui dit :

 

'' Sois calme O Aicha ! Allah aime l´indulgence dans toutes les affaires. ''

Al Boukhari

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلّم a dit : 

 

'' La bonté est ce qui apaise le coeur et le péché est ce qui agite l´âme et met le doute au coeur, même si des gens te donnent des avis et te les redonnent. ''

Ahmed et Ad Darimy

 

- Avoir de la pudeur

 

Car le Prophète صلى الله عليه و سلّم a dit :

 

'' La pudeur fait partie de la foi ''

Al Boukhari.

 

Une attitude impudique en se mettant en scène de la sorte, et de surcroît publiquement peut-elle convenir a une musulmane vertueuse ? 

 

Comme l´explique Sulayman Bin Salih Al Ghusn : '' La pudeur est une qualité qui pousse a faire le bien et a abandonner le vil et n´empeche pas de donner son droit a tout un chacun. ''

 

Se montrer tolérant

   

Nous sommes toutes différentes, de par notre caractère, notre éducation, nos vies mais sommes toutes pareilles de par notre croyance !

 

Il est donc primordiale de se montrer tolérantes les unes envers les autres et de se respecter.

 

Certaines soeurs sont timides, d´autres très sensibles, voire susceptibles, et certaines ont un caractère bien trempé.

 

Nous nous devons de trouver les bons mots qui correspondent a la personne car c´est l´une des règles de base du vivre ensemble.

 

Shaykh Salim Ibn Al Aid Al Hillali explique la tolérance en ces termes dans son livre '' La tolérance de l´Islam '':

 

'' La tolérance est :

 

- Une douceur de caractère avec générosité et prodigalité.

- Une largesse d´esprit avec pureté et piété.  

- Une gentillesse naturelle avec une simplicité et une aisance dans le comportement.

- Une amabilité du visage avec un caractère enjoué.  

- Une modestie vis-a-vis des croyants sans avilissement.

- Une courtoisie dans le comportement sans complaisance ni tartuferie.  

- Une soumission a la religion d´Allah sans gêne ni indolence.

 

Elle est aussi :

 

- Le coeur de l´Islam.

- La meilleure expression de la foi.  

- Le degré le plus haut des vertus. ''

 

- S'aimer sincèrement les unes les autres 

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلّم a dit :

 

'' Vous ne rentrerez pas au Paradis jusqu´a ce que vous croyiez et vous ne croirez pas jusqu´a ce que vous vous entraimiez. Ne vous indiquerai-je pas une chose qui, si vous la faisiez, vous vous entraimeriez ? Dispensez le salut entre vous. ''

Muslim

 

Passons-nous le salam du fond du coeur avec une bonne pensée et beaucoup d´amour et de tendresse.

 

Accepter le rappel

 

Profitons du conseil et ouvrons l´oreille a tous les rappels, d´ou qu´ils viennent car '' le rappel profite aux croyants '' !

 

Arrêtons de nous juger, de nous cataloguer et de nous toiser perpétuellement.

 

Remettons-nous en question en permanence et arrêtons de croire que c´est toujours de la faute de l´autre !

C´est une grande marque de lâcheté et d´hypocrisie.

 

Je crois sincèrement que chacune d´entre nous est capable d´acquérir ces qualités du Bel Islam et d´atteindre Al Imen الإيما ن , voire Al Ihsan الإحسا ن .

 

C´est a notre portée et c´est de notre devoir de nous corriger car Allah عزّ و جل n´a pas fait descendre un mal sans nous donner son reméde الحمد لله .

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلّم a dit :

 

'' Le meilleur des hommes est celui qui a un coeur sain et pur, vide de tout péché, de toute tyrannie et de toute envie et une langue sincére.

'' On lui demanda : '' Et qui vient aprés ? ''.

Il répondit : '' Celui qui déteste ce bas-monde et aime l´au-dela. ''

On lui demanda encore : '' Et qui vient aprés ? '' Il répondit : '' Un croyant qui a une trés bonne morale. ''

 Sahih El Djami Es Saghir et ses rajouts 3266

 

La clef du Paradis est sous nos yeux, juste a notre portée.

 

Est-ce donc si impossible de corriger son nafs, et de rabaisser sa fierté ?

 

Et comme l´a si bien dit le Prophète صلى الله عليه و سلّم :

 

'' Si tu n´as pas honte, fais ce que tu veux. ''

Al Boukhari

 

Bien entendu, ce rappel ne vaut pas que pour les forums, mais également pour la vie de tous les jours ou nous ne sommes, hélas... également pas épargnés.

 

Qu´Allah عزّ و جل nous aide a nous corriger

Qu´Allah عزّ و جل nous guide sur le droit chemin

 

Ecrit par Umm Aisha pour mahijramedine.over-blog.com

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« Je ne te connais pas. Amène donc une personne qui te connaît. »

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

« Je ne te connais pas. Amène donc une personne qui te connaît. »

Karachah ibn Al-Hurr a dit :

 

"Un homme apporta un témoignage à ‘Omar ibn Al-Khatab.

Celui- ci lui dit : « Je ne te connais pas. Amène donc une personne qui te connaît. »

Un homme de l’assemblée dit : « Je le connais. »

Omar lui demanda : « Que sais-tu de lui ? »

L’homme répondit : « Je sais qu’il est droit et méritant. »

‘Omar demanda: « Est-il ton proche voisin que tu vois nuit et jour et dont tu connais les allers et venues ? »

L’homme répondit : «non »

Omar continua : « As-tu déjà effectué avec lui des transactions commerciales mettant en jeu or et argent, transaction qui sont la preuve de la vertu d’une personne ? »

Il répondit : «non ! »

Omar insista : « T’accompagne-t-il alors durant tes voyages qui sont le meilleur moyen pour decouvrir les nobles caractères d’une personne ? »

L’homme reconnu : « Non ! »

Omar dit alors : « Par conséquent tu ne le connais pas. »

Il dit ensuite au témoin : « Amène-moi une personne qui te connais ! »"

 

Rapporté par Ibn Abi Dunia dans As-Samt, Al-'Uqayli dan ad-Du'afa', Al-Bayhaqi et d'autre. L'auteur de Subul Salam a mentionné qu'Ibn Kathir considère ce hadith hasan dans Al Irshad

 

Publié par citationssalafssalih.com

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Merveilleux hadith sur l'amour pour Allah

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Merveilleux hadith sur l'amour pour Allah

D'après Omar Ibn Al Khattab رَضِيَ اللهُ عَنْهُ le prophète صلى الله عليه وسلم a dit: 

 

"Parmi les serviteurs d'ALLAH il y a des gens qui ne sont ni prophète ni martyr; les prophètes et les martyrs les envieront pour leurs rang auprès d' Allah." 

Les compagnons dirent : "Ô Messager d'ALLAH informe nous de qui il s'agit?" 

Il répondit : " Ce sont des gens qui se sont aimés en ALLAH sans avoir de lien de parenté ou de biens les liant .

Leur visages seront lumière et ils seront sur de la lumière, ils n'auront pas peur lorsque les gens auront peur et ils ne s' attristeront pas quand les gens s'attristeront." 

Puis Il صلى الله عليه وسلم récita le verset : (Certes les alliés d'ALLAH nul peur ni tristesse ne les atteindra.)"

 

Rapporté par Abou Dawoud n°3527 ainsi que d' autres et authentifié par Al Albani 

 

عَنْ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ رَضِيَ اللهُ عَنْهُ قَالَ:عظيم فضل الحب في الله

قَالَ النَّبِىُّ -صلى الله عليه وسلم
"إِنَّ مِنْ عِبَادِ اللَّهِ لأُنَاسًا مَا هُمْ بِأَنْبِيَاءَ وَلاَ شُهَدَاءَ يَغْبِطُهُمُ الأَنْبِيَاءُ وَالشُّهَدَاءُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ بِمَكَانِهِمْ مِنَ اللَّهِ تَعَالَى"
قَالُوا
يَا رَسُولَ اللَّهِ تُخْبِرُنَا مَنْ هُمْ
قَالَ
"هُمْ قَوْمٌ تَحَابُّوا بِرُوحِ اللَّهِ عَلَى غَيْرِ أَرْحَامٍ بَيْنَهُمْ وَلاَ أَمْوَالٍ يَتَعَاطَوْنَهَا, فَوَاللَّهِ إِنَّ وُجُوهَهُمْ لَنُورٌ وَإِنَّهُمْ عَلَى نُورٍ, لاَ يَخَافُونَ إِذَا خَافَ النَّاسُ وَلاَ يَحْزَنُونَ إِذَا حَزِنَ النَّاسُ"
وَقَرَأَ هَذِهِ الآيَةَ
(أَلاَ إِنَّ أَوْلِيَاءَ اللَّهِ لاَ خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلاَ هُمْ يَحْزَنُونَ)
أخرجه أبو داود: 3527 وغيره, وصححه الألباني رحمهم الله

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Si on te rapporte quelque chose de ton frère...

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Si on te rapporte quelque chose de ton frère...

Muhammad ibn Sirin a dit :

 

«Si on te rapporte quelque chose de ton frère, cherche lui une excuse.

 

Si tu n’en trouves pas, alors dit :

 

«Peut-être que mon frère a une excuse »

 

At-tawbikh wa at-tanbih lAl-Asbahani p.97

Publié par citationssalafssalih.wordpress.com

 

يقول محمد بن سيرين

إذا بلغك عن أخيك شيء فالتمس له عذرا
فإن لم تجد فقل

"لعل له عذرا لا أعرفه"

التوبيخ والتنبيه للأصبهاني : ص97

Imam Muhammad Ibn Sirin - الإمام محمد بن سيرين

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