« Certes cette religion a débuté comme quelque chose d'étrange, elle redeviendra étrange comme elle a débuté, (fa Tooba lil ghourabaa) faites donc la bonne annonce aux étrangers »
il lui fût dit :« Ô messager d'Allah qui sont les étrangers ? »
il répondit :« il s'agit de ceux qui font revivre ma sounnah après moi puis ils l'enseignent aux serviteurs d'Allah. »
Voici l'explication écrite de ce noble hadith par le Cheikh 'Abdel 'Azîz Al Râjihî (qu'Allah le préserve)
Cheikh ‘Abdel‘Azîz Bnou ‘Abdillah Ar-Râjihî -الشيخ عبد العزيز بن عبد الله الراجحي
Il arrive souvent, dans plusieurs situations, que les gens qui suivent la religion d'Allah aient l'impression de ne pas être à leur place, de ne pas être en harmonie avec leur environnement ou, en d'autres termes, de paraître étranges aux yeux de ceux qui les entourent.
Ce sentiment peut survenir dans une réunion de non-musulmans, mais malheureusement, il arrive parfois que ce sentiment survienne aussi lorsqu'un musulman se retrouve avec ses coreligionnaires. Il voit ses frères et sœurs faire des choses qui sont contraires à l'islam ou prendre part à des innovations qui frisent parfois l'incroyance (apostasie), mais il sent qu'il n'a pas assez d'autorité ou de courage pour les empêcher de commettre ces actes.
Certains frères et certaines sœurs, surtout s'ils ou elles n'ont pas assez de crainte d'Allah 'taqwa' ou de connaissances islamiques, cèdent parfois sous la pression de leurs pairs et se joignent à eux, tout en sachant très bien que ce n'est pas ce qu'Allah attend d'eux.
Comme il leur semble que personne ne partage leurs idées et qu'on ne les encourage pas à faire le bien, ils se sentent impuissants et finissent par succomber à de telles pressions.
Ces frères et sœurs (qu'Allah soit miséricordieux avec eux) devraient trouver consolation dans les versets du Coran et dans plusieurs déclarations du Prophète صلى الله عليه وسلم qui décrivent exactement ce sentiment d'étrangeté qu'ils ressentent.
Pourquoi ont-ils été nommés « étrangers » ?
Allah dit, dans le Coran (traduction rapprochée) :
« Si seulement il avait existé, dans les générations d'avant vous, des gens vertueux qui interdisent la corruption sur terre ! Il n'y en avait qu'un petit nombre, que Nous sauvâmes. » (Sourate Hud (11), verset 116).
Ce verset parle d'un petit nombre de gens, les « étrangers », qui interdisent le mal sur terre.
Ce sont les mêmes personnes auxquelles le Prophète صلى الله عليه وسلم faisait référence lorsqu'il a dit :
« L'islam a commencé comme quelque chose d'étrange et il redeviendra quelque chose d'étrange, alors annoncez la bonne nouvelle aux étrangers. »
On lui demanda : « Qui sont ces étrangers, ô Messager d'Allah ? ».
Il répondit : « Ceux qui corrigent les gens lorsqu'ils deviennent corrompus. ».
(Rapporté par Abou Amr al-Dani, à partir du hadith de ibn Massôud.)
Selon al-Albani, le hadith est authentique.
Dans une autre narration, il a dit :
« Ceux qui corrigent ma tradition 'sounna' après qu'elle ait été corrompue par les gens qui sont venus après moi. »
Et dans une autre narration, il a dit, en réponse à la même question :
« Ils sont un petit groupe de gens qui vivent parmi une population majoritairement corrompue. Ceux qui s'opposent à eux sont plus nombreux que ceux qui les suivent. »
(Rapporté par ibn Âssakir. Authentique selon al Albani.)
Ces gens louables sont appelés étrangers parce qu'ils constituent une petite minorité parmi les hommes.
Donc, les musulmans sont des étrangers parmi les hommes ; les véritables croyants sont des étrangers parmi les musulmans ; et les érudits musulmans sont des étrangers parmi les véritables croyants. Et ceux qui suivent la 'sounna', qui ne font pas partie de ceux qui innovent en matière de religion, sont également des étrangers.
En réalité, cependant, leur étrangeté n'est due qu'au fait qu'ils sont une minorité, car leurs actions et leurs croyances ne sont pas étranges. C'est ce qu'Allah dit dans la sourate al-An'am (traduction rapprochée) :
«Et si tu obéis à la majorité de ceux qui sont sur la terre, ils t'égareront du sentier d'Allah » (6:116).
Allah dit aussi (traductions rapprochées) :
« Et la plupart des gens ne sont pas croyants, malgré le fait que tu (Prophète Mohammed) le désires ardemment . » (Youssouf (12), verset 103)
« Et la majorité des hommes sont certes rebelles et désobéissants envers Allah. » (Al-Ma'idah (5), verset 49)
«Mais la plupart des gens ne sont pas reconnaissants. » (Youssouf (12), verset 38).
Allah, le Créateur parfaitement connaisseur, sait donc que la majorité des hommes rejetteront la vérité.
Seul un petit groupe de gens, qui Lui sont fidèles et qui croient vraiment en Lui, se distinguera : ce sont les étrangers parmi les hommes.
Cependant, les étrangers au niveau de la croyance et les étrangers au niveau du caractère et des actions constituent en réalité la majorité des hommes, car ils sont étrangers à l'islam et aux lois qu'Allah a révélées.
Ainsi, nous constatons qu'il y a différents types d'étrangeté ; certains sont louables, certains sont blâmables et d'autres ne sont ni louables ni blâmables. Nous discuterons séparément, ci-dessous, de ces différentes catégories.
Les différents types d'étrangeté
Cher lecteur (qu'Allah soit miséricordieux avec toi), sache qu'il y a trois types d'étrangeté :
●Le premier type d'étrangeté est l'étrangeté du peuple d'Allah et de Son Messager صلى الله عليه وسلم que nous avons mentionné précédemment.
Cette étrangeté est louable, car elle a été louée par Allah et par Son Messager صلى الله عليه وسلم.
Ainsi, ce genre d'étrangeté doit être recherché et ceux qui font partie de cette catégorie doivent être appuyés.
Cette étrangeté peut se produire à différents moments, à différents endroits et parmi différentes personnes.
Ces étrangers constituent le vrai peuple d'Allah, car ils n'adorent personne ni rien à part Lui, ils ne trouvent de soutien dans aucune autre voie que celle du Prophète صلى الله عليه وسلم, et n'invitent à aucun autre message qu'à celui transmis par le Prophète صلى الله عليه وسلم.
Voilà les gens qui ont abandonné les hommes lorsqu'ils (les étrangers) avaient le plus besoin d'eux.
Au Jour du Jugement, lorsque chaque groupe de personnes ira vers ceux qu'il adorait sur terre, ces gens resteront à leur place et il leur sera dit :
« N'allez-vous pas rejoindre un groupe comme les autres l'ont fait ? ».
Ils répondront : « Nous avons abandonné les hommes lorsque nous étions sur terre et nous avions plus besoin d'eux à ce moment-là qu'aujourd'hui ; nous attendrons donc notre Seigneur que nous avions l'habitude d'adorer. »
[Recueilli par Boukhari et Mouslim]
Ainsi, il est évident que cette étrangeté ne cause aucun mécontentement à celui ou celle qui la subit.
C'est plutôt une étrangeté réconfortante, une consolation pour le croyant, parce qu'il sait que ses alliés sont Allah, Son Messager et les croyants [ cela fait référence au verset 55 de la sourate al-Ma'idah (5) ], même si tous les hommes l'ont abandonné.
Ces étrangers sont décrits dans un hadith rapporté par Anas ibn Malik, dans lequel le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« Il est possible qu'Allah réponde à la prière d'une personne débraillée, couverte de poussière, indigente, que personne ne remarque. »
(recueilli par at-Tirmidhi et al-Hakim. Selon Al-Albani, ce hadith est authentique.)
Al-Hasan al-Basri (un fidèle de la deuxième génération (tabi'), très connu pour sa piété, son ascétisme et son savoir) a dit :
« Un croyant est un étranger dans ce monde ; il ne craint jamais l'humiliation et ne concurrence jamais pour la gloire d'ici-bas. Ses préoccupations sont différentes de celles de la majorité des gens. Les gens ont une bonne opinion de lui, alors qu'il est tourmenté intérieurement. »
● Parmi les caractéristiques de ces étrangers que le Prophète صلى الله عليه وسلم a décrit, est le fait qu'ils se raccrochent à la 'sounna' du Messager صلى الله عليه وسلم même si les gens abandonnent cette 'sounna'
Les étrangers rejettent toutes les innovations que leur peuple invente, même si ces innovations sont de pratique courante parmi eux.
Ils sont également fidèles à l'unicité d'Allah 'tawhid', même si les gens le corrompent avec l'association (à Allah) 'chirk'.
Ils ne s'identifient à rien sauf à Allah et à Son Prophète صلى الله عليه وسلم ; c'est-à-dire qu'ils ne s'identifient pas à un shaykh, à une confrérie religieuse ou mystique 'tariqah' , à une école juridique 'madhab' particulière ou à un groupe quelconque de personnes.
Ils ne sont dévoués qu'à Allah (et ils n'adorent sincèrement que Lui et Lui seul), et à Son Prophète صلى الله عليه وسلم, en suivant le chemin qu'il a suivi.
Ceux-là sont les gens qui saisissent avec leur main du charbon ardent [cela fait référence au hadith qui suivra, plus loin dans ce texte], même si la majorité des hommes - ou plutôt tous les hommes - le leur reprochent.
Voilà, donc, la signification des déclarations du Prophète صلى الله عليه وسلم, lorsqu'il fait allusion au fait qu'ils sont fidèles à la 'sounna' même si les gens la corrompent.
Allah (exalté soit-il) a envoyé Son Prophète صلى الله عليه وسلم au moment où les hommes suivaient différentes religions ; certains adoraient les rivières et les arbres, d'autres adoraient des idoles, et il y avait des chrétiens, des juifs et des zoroastriens.
Lorsque l'islam apparut parmi ces gens, ils le trouvèrent étrange. Si quelqu'un parmi eux embrassait l'islam et répondait à l'invitation d'Allah et de Son Prophète صلى الله عليه وسلم, il était ostracisé par sa famille et sa tribu et il était condamné à vivre en étranger parmi son peuple.
Par la suite, cependant, l'islam se répandit partout. Les musulmans devinrent de plus en plus puissants, et ce à tel point que ceux qui n'avaient pas accepté les enseignements du Prophète Mohammed صلى الله عليه وسلم devinrent à leur tour des étrangers.
Mais, hélas, Satan trompa les hommes encore une fois. Les gens reprirent les habitudes que leurs ancêtres, qui avaient embrassé l'islam, avaient abandonnées, jusqu'à ce que finalement, l'islam redevienne étrange à nouveau, comme il avait commencé, ainsi que le Prophète صلى الله عليه وسلم l'avait prédit.
En réalité, cependant, le véritable islam, celui que le Prophète صلى الله عليه وسلم et ses compagnons pratiquaient [cela fait référence à la réponse que le Prophète صلى الله عليه وسلم a donnée quand on lui a demandé quelles étaient les caractéristiques du groupe qui sera épargné] est devenu encore plus étrange aux yeux des gens qu'il ne l'était lorsqu'il est apparu au départ et ce, même si ses vestiges sont répandus et bien connus.
[C'est ce qu'écrivait ibn al Qayyim au 8e siècle de l'ère musulmane (hijrah). Imaginez notre situation six siècles après lui. Qu'Allah nous protège.].
Comment pourrait-il en être autrement alors que ces étrangers ne sont qu'un groupe parmi soixante-douze autres [le Prophète (صلى الله عليه وسلم a dit, dans un hadith authentique, que la communauté musulmane se diviserait en soixante-treize groupes et que tous iraient en enfer sauf un, qui sera épargné.] qui ne suivent que leurs propres désirs et prennent leurs passions pour des dieux ?
Ceux-là sont les groupes dont les enseignements sont basés sur des doutes et des innovations et dont l'unique but est la satisfaction de leurs propres désirs.
Par conséquent, le groupe dont le but est de réussir à plaire à Allah en suivant le chemin de Son Messager صلى الله عليه وسلم sera le groupe perçu comme étrange par tous les autres groupes.
C'est pourquoi les vrais musulmans - ceux qui se raccrochent fermement à la 'sounna' - recevront la récompense de cinquante Compagnons. Lorsqu'on questionna le Prophète صلى الله عليه وسلم au sujet du verset suivant (traduction rapprochée) :
« Ô les croyants ! Vous êtes responsables de vous mêmes. Celui qui s'égare ne vous nuira point si vous, vous avez pris la bonne voie. » (alMa'idah (5), verset 105)
Il répondit :
« Encouragez le bien et interdisez le blâmable jusqu'à ce que vous voyiez que l'avarice est loi, que les désirs sont assouvis, que ce bas monde est préféré à l'au-delà et que chacun est infatué de son opinion. A ce moment-là, occupez-vous de vous-mêmes et fuyez le public. Des jours pénibles viendront après vous ; vivre à cette époque nécessitera, pour les musulmans, une patience équivalente à celle qu'il faut pour tenir du charbon ardent dans la main. Quiconque, à ce moment-là, sera capable d'avoir cette patience recevra la récompense de cinquante personnes. »
On lui demanda : « Ô Messager d'Allah, la récompense de cinquante d'entre eux ? ».
Il répondit : « La récompense de cinquante d'entre vous. »
[Recueilli par atTirmidhi et Abou Daoud avec une chaîne de narration faible, mais avec des preuves à l'appui. Selon Al-Albani, le hadith est authentique 'sahih'. Voir al-Sahiha, #957].
Et cette récompense est due à son statut d'étranger parmi les gens.
Donc si le croyant à qui Allah a accordé de la sagesse et du savoir veut suivre ce sentier, le sentier d'Allah, alors qu'il se prépare et se résigne à vivre comme un étranger parmi son peuple, de la même façon que ses prédécesseurs, qui embrassèrent l'islam, furent traités par les gens.
En effet, il sera perçu comme un étranger au niveau de ses croyances parce que les gens ont des croyances corrompues.
Il sera perçu comme un étranger au niveau de sa religion à cause de ce à quoi les gens l'ont réduite.
Il sera perçu comme un étranger dans sa façon de prier parce que les gens sont ignorants de la façon de prier du Prophète صلى الله عليه وسلم.
Il sera perçu comme un étranger lorsqu'il enjoindra le bien et interdira le mal, car les gens ont adopté le mal en croyant faire le bien et ils ont abandonné le bien en croyant que c'était le mal.
En bref, donc, il sera perçu comme un étranger pour tout ce qui touche à sa vie d'ici-bas et à celle de l'au-delà, invitant au sentier d'Allah et résistant au tort que lui causeront tous ceux qui seront contre lui.
Pour ce qui est du deuxième type d'étrangeté, sache, cher lecteur, qu'elle est blâmable, car elle concerne les pécheurs, les ignorants et les arrogants parmi les hommes. Leur étrangeté est due à leur refus de suivre le bon et droit sentier d'Allah.
Cette étrangeté est celle qui résulte du fait de ne pas se conformer à l'islam et ce comportement demeurera toujours étrange même s'il est adopté par un grand nombre de gens, même s'il est prédominant et répandu.
Ce sont ceux-là les véritables étrangers aux yeux d'Allah. Qu'Allah nous garde de devenir l'un d'eux.
● Le troisième type d'étrangeté est, par essence, ni louable ni blâmable
C'est le sentiment d'étrangeté qu'expérimente un voyageur lorsqu'il visite un pays étranger, comme une personne qui séjourne à un endroit pour une courte période de temps en sachant qu'elle repartira.
Un des aspects de cette étrangeté est que chacun d'entre nous, qu'il le réalise ou non, est un étranger dans ce monde, car nous irons tous un jour dans notre demeure permanente de l'au-delà. Telle est la signification du hadith du Prophète صلى الله عليه وسلم, lorsqu'il dit à Abdoullah ibn Omar:
« Vis dans ce monde comme si tu étais un étranger ou un voyageur. ».
Ainsi, cette catégorie d'étrangeté pourrait potentiellement devenir louable si nous prenons en considération la signification de cette déclaration du Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم.
Nous prions Allah pour qu'Il fasse de nous des musulmans éclairés et pieux, et pour qu'Il nous pardonne nos péchés et nous accorde Sa miséricorde.
Traduit par Barbara Centorami, révisé par abou Abdillah
✅ Publié par 3ilmchar3i.net
Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya -الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية
Les dangers de la mauvaise compagnie et ses conséquences néfastes
La mauvaise compagnie est une source d'égarement.
Allâh dit dans son noble Livre (traduction rapprochée) :
« Le jour où l'injuste se mordra les deux mains et dira: "(Hélas pour moi!) Si seulement j'avais suivi chemin avec le Messager !...Malheur à moi! Hélas! Si seulement je n'avais pas pris "un tel" pour ami !... Il m'a, en effet, égaré loin du rappel (le Coran), après qu'il me soit parvenu". Et le Diable déserte l'homme (après l'avoir tenté). » (S25/V27 à 29)
- La mauvaise compagnie amène la colère d'Allâh
- La mauvaise compagnie rend les cœurs malades
- Le mauvais compagnon te fait perdre ton temps
- Le mauvais compagnon est une source de péchés
- Le mauvais compagnon amène une mauvaise réputation
- Le mauvais compagnon t'ordonne le mal
- Le mauvais compagnon t'interdit le bien
Les bénéfices de la bonne compagnie
- Le bon compagnon t'ordonne le bien
- Le bon compagnon t'encourage quand tu baisses les bras
- Le bon compagnon t'interdit de faire du mal
- Le bon compagnon te montre tes défauts afin de les corriger
- Le bon compagnon te soutient quand tu as besoin d'aide
- Le bon compagnon te rappelle quand tu oublies
Voir Al jaliss as salih wal jaliss as sou
copié de alminhadj.fr
Cheikh Mohamed Ibn Hady Al Madkhaly -الشيخ محمد بن هادي المدخلي
Abu Qilaabah -qu'Allâh lui fasse miséricorde- a dit :
« Qu'Allâh combatte le poète (une expression de stupéfaction en arabe) qui a dit :
« Ne vous renseignez pas au sujet d'un homme, mais renseignez-vous au sujet de ses compagnons. Chaque personne est guidée par son compagnon. »
Ce poème est d'Adi bin Zaid, et al-Asma'ee a dit à ce propos : « Je n'ai jamais vu un vers de poésie qui ressemble à la Sounnah autant que cette parole d'Adi bin Zaid. »
Al-Ibaanah (2/439)
Abou Hourairah -qu'Allâh l'agrée- a rapporté que le Messager d'Allâh -Prières et bénédiction d'Allâh sur lui- a dit :
« L'homme est sur la religion de son bien-aimé, que chacun de vous regarde qui il prend pour ami intime. »
« En effet, une personne accompagne et marche à côté de celui qu'il aime et qui lui est semblable. » Al-Ibaanah (2/476)
Abu ad-Dardaa -qu'Allâh l'agrée- a dit :
« Cela fait partie du fiqh (compréhension d'une personne) qu'une personne choisisse ceux avec qui il marche, ceux qu'il visite et ceux avec qui il s'assoit. » Al-Ibaanah (2/477)
Yahya bin Khatir -qu'Allâh lui fasse miséricorde- a dit :
« Soulaymaan bin Dawoud -Bénédiction d'Allâh sur lui- a dit : « N'émettez pas de jugement à propos d'une personne sur quoi que ce soit jusqu'à ce que vous voyiez qui il prend comme allié. » Al-Ibaanah (2/464)
Moussa bin Ouqbah le Syrien s'approchait de Bagdad et cela a été dit à l'Imam Ahmad -qu'Allâh lui fasse miséricorde-. Il a alors été dit :
« Regardez chez qui il séjourne et avec qui il réside et trouve refuge. » Al-Ibaanah (2/480)
Imaam Al-Awzaa'i -qu'Allâh lui fasse miséricorde- a dit :
(من أخفى عنا بدعته لم تخف علينا ألفته)
« Quiconque nous cache son innovation ne pourra pas nous cacher ses fréquentations. » Al-Ibaanah (2/476)
Al-A'mash -qu'Allâh lui fasse miséricorde- a dit :
« Ils (les Salafs) n'avaient pas pour habitude de se renseigner plus sur une personne après s'être renseigné sur trois choses : avec qui il marche, à qui il rend visite et avec qui il s'associe parmi les gens. » Al-Ibaanah (2/478)
Abdoullah bin Mas'ood -qu'Allâh l'agrée- a dit :
« Prenez en considération (les régions de la) Terre par les noms qui leur sont donnés et prenez en considération une personne par ses compagnons. » Al-Ibaanah (2/479)
Mouhammad bin Oubayd al-Ghoulaabi -qu'Allâh lui fasse miséricorde- a dit :
« Les Ahloul-Ahwaa (gens des passions) dissimulent tout, excepté leurs amis intimes et leurs fréquentations. » Al-Ibaanah (2/482)
Mou'aadh bin Mou'aadh -qu'Allâh lui fasse miséricorde- a dit à Yahyaa bin Sa'id -qu'Allâh lui fasse miséricorde- :
« Ô Abu Sa'id !
Une personne peut nous cacher son point de vue, mais elle ne sera pas capable de le cacher à son fils, à son ami ou à celui avec qui il s'assoit. » Al-Ibaanah (2/437)
Ibn 'Awn -qu'Allâh lui fasse miséricorde- a dit :
« Ceux qui s'assoient avec les Gens de l'Innovation sont pires pour nous que les Gens de l'Innovation eux-mêmes. » Al-Ibaanah (2/273)
Yahya bin Sa'id al-Qattaan -qu'Allâh lui fasse miséricorde- a dit :
« Quand Soufyaan ath-Thawri -qu'Allâh lui fasse miséricorde- vint à Basra, il commença à examiner les affaires d'ar-Rabi' bin Soubaih et l'opinion des gens à son égard.
Il les questionna : « Quelle est son madhhab ? »
Et ils dirent : « Son madhhab n'est rien d'autre que la Sounnah. »
Il demanda ensuite « Qui sont ses fréquentations ? »
Et ils répondirent : « Les Qadaris. »
Alors, il répondit : « Dans ce cas, c'est un Qadari. » Al-Ibaanah (2/453)
Ibn Battah -qu'Allâh lui fasse miséricorde- (après avoir cité ceci) a dit :
« Que la miséricorde d'Allâh soit sur Soufyaan ath-Thawri.
Il parlait vraiment avec sagesse et il disait la vérité.
Il parlait avec la science conforme au Livre et à la Sounnah et ce qu'implique la sagesse et d'après ce que les gens de la perspicacité (savants) savent.
« Ô vous qui avez cru, ne prenez pas de Bithânah (confidents, conseillers, consultants, alliés, amis, etc...) parmi ceux qui ne sont pas de votre religion [car] ils ne manqueront pas de vous bouleverser. Ils souhaiteraient que vous soyez en difficulté. » (Sourate 3 verset 118)
Abou Dawoud as-Sijistaani -qu'Allâh lui fasse miséricorde- a dit :
« J'ai dit à Abou Abdoullaah Ahmad bin Hanbal -qu'Allâh lui fasse miséricorde- : « J'ai vu un homme d'Ahlous-Sounnah avec un homme d'Ahloul-Bid'ah. Dois-je arrêter de lui parler ? »
Il dit : « Non, informe-le que l'homme que tu as vu avec lui est une personne de l'innovation, s'il le quitte, alors parle-lui, autrement considère-le comme un innovateur, puisque Ibn Mas'ood -qu'Allâh l'agrée- a dit : « Un homme est semblable à ses compagnons. » Tabaqaat ul-Hanaabilah (1/160)
- 'Outbah al-Ghoulaam -qu'Allah lui fasse miséricorde- a dit :
« Celui qui n'est pas avec nous, alors il est contre nous »
Al-Ibaanah (2/437)
Narrations citées dans le chapitre intitulé « Les Salafs émettent un jugement sur un individu par ses fréquentations », dans « Loumm ad-Dourr al-Manthoor », vérifié et révisé par Cheikh Saalih al-Fawzaan.
✅ Publié par 3ilmchar3i.net
Cheikh Jamal Ibn Farihan Al Harthy - الشيخ جمال بن فريحان الحارثي
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), le Prophète (sallallahou 3alaihi wa salam) a dit :
« L'islam a commencé comme quelque chose d'étrange et il redeviendra comme quelque chose d'étrange, Alors annoncez la bonne nouvelle aux étrangers... Ceux qui remettent droit ce que les gens ont corrompu...»
Hadith authentique et rapporté par Mouslim dans son Sahih (45). Mentionné par Sheikh Al Albani dans As-Sahiha (1273), Sahih Al-Jami' (1576) et dans Sahih Sounan Ibn Majah (3221-3223) et par d'autres rapporteurs.
On lui demanda : « Qui sont ces étrangers, ô Messager d'Allah ? ».
Il répondit : « Ceux qui corrigent les gens lorsqu'ils deviennent corrompus. ».
Rapporté par Abou Amr Ad-Dani, à partir du hadith d'ibn Mas' oud.
Selon Al Albani, le hadith est authentique.
Dans une autre narration, le Prophète (sallallahou 3alaihi wa salam) a dit : « Ceux qui corrigent ma Sounna après qu'elle ait été corrompue par les gens qui sont venus après moi. »
Dans une autre version :
Et dans une autre narration, le Prophète (sallallahou 3alaihi wa salam) a dit, en réponse à la même question : « Ils sont un petit groupe de gens qui vivent parmi une population majoritairement corrompue. Ceux qui s'opposent à eux sont plus nombreux que ceux qui les suivent. ».
Rapporté par ibn Assakir. Authentique selon Al- Albani.
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Délaissez les paroles sur les gens, délaissez les paroles sur les gens, untel est hizbi (sectaire), untel est comme ceci...
Délaissez les paroles sur les gens, conseillez-les et prêchez-leur de se réunir sur une parole (le chemin à suivre).
Et de prendre la science chez les savants et d'étudier correctement, soit l'étude religieuse, et cela est très bien, ou l'étude mondaine (exemple : ingénieur, médecin, etc...) qui te profitera ou qui profitera à la société.
Mais le fait de s'occuper des "on dit que, il a dit que, untel a commis une faute et l'autre non, et untel ceci..." cela propage le mal et divise le chemin à suivre.
Cela fait naître le désordre dans la société.
Si tu vois une erreur chez une personne, tu le conseilles seul en tête-à-tête.
Tu le conseilles sur ses erreurs seul en tête-à-tête, c'est ainsi que l'on conseille.
En ce qui concerne le fait de parler dans une assise ou une assemblée sur untel ou un autre, cela n'est pas un conseil, mais c'est plutôt chercher à démasquer et l'humilier devant les gens.
C'est donc de la médisance, du mal...
Tiré de la cassette intitulée el makhradj minel fiten face (b) 1425 H
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Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan -الشيخ صالح بن فوزان الفوزان
La rudesse et la dureté des cœurs se trouvent chez les pripriétaires des chameaux qui braillent leurs bêtes, chez les tribus de Rabî'a et de Mudâr (2), là où se dressent les deux cornes du diable. (3)»
Source : Sahîh Muslim (51)
Selon Abû Hureyra رضي الله عنه, le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a dit:
La foi, la compréhension (Fiqh) et la sagesse (Hikma) sont toutes yéménites. »
Source : Sahîh Muslim (52)
(1) Ceci désigne ceux d’entre-eux qui vivaient à cette époque, non pas tous les Yéménites à toutes époques, car les termes n’indiquent pas cela.
L’Imâm Nawawî :
«Les savants ont donné trois explications :
-Il voulait désigner Mekka par cette parole, car la Mecque est de la terre de Tihama (تهامة) et Tihama est une terre du Yémen.
-Il voulait désigner Mekka et Medine car lorsqu'il a dit cette parole il était à Tabouk donc à ce moment-là il y a entre lui et Mekka et Medine le Yémen, donc en désignant la direction du Yémen, c’est Mekka et Medine qui étaient visées, là où la foi a commencé.
-Il voulait désigner les Ançars habitants de Medine dont l'origine était le Yémen.»
Cheikh Rabî’e al-Madkhalî :
«Les gens du Yémen, tu y trouveras beaucoup parmi eux qui ont un discernement que tu ne trouves pas chez les autres, tu y trouveras des gens qui ont délaissé cette vie d'ici-bas pour la croyance et la foi, beaucoup d'entre eux sont accrochés à la sunna tout en étant ascètes et il en est de même pour les gens du Hijaz, beaucoup sont accrochés à la foi, au Tawhîd et à la Sunna.»
Source: al-Minhâj (158) ; Minnat al-Mun’im (1/84-85) ; Charh Sahîh Muslim (1/219) Dâr al-Ma’rifah - Beyrût Lubnân ; al-Ibtihâj Bi Chary Kitâb al-Imân Min Sahîh Muslim
(2) Il s’agit de deux tribus desquelles proviennent les autres résidents de ces terres d’Orient.
Source: Minnat al-Mun’im (1/85)
(3) Il s’agit des deux côtés de sa tête.
On dit aussi qu’il s’agit de ses deux troupes, qu’il incite à égarer les gens.
On parle encore de ses deux partis parmi les mécréants.
Ceci démontre la particularité de l’Orient où l’emprise du diable et de la mécréance est plus grande...
Explique dans son Char de Ryadh Salihin que la Sounnah est de passer le salam au singulier quand il s'agit d'une seule personne.
Et qu'il n'est pas correct de le passer au pluriel pour une personne et c'est un Idjtihad (effort personnel) de certains savants qui disent qu'il est permis mais la sounnah est de passer le salam au singulier s'agissant d'une seule personne.
Cheikh Salih Al Cheikh
Dans une k7 intitulé [Ma'a Wassaya Abu Darda Face B] explique que la plupart du temps les Salafs utilisaient la formule :
" Salam Alayka (ou ki à la fin si c'est une femme ) " pour saluer une seule personne.
Il précise cependant qu'il n' y a aucun mal à saluer 1 personne par la formule : " Salam Alaykoum ", toutefois utiliser " Salam Alayka " est préférable.
Cheikh Salih Al Otheimine
Dans son commentaire de Ryad As-salihine vol 2 p 631 et Vol 3 P 18] explique les Savants ont donnés deux avis :
-Un groupe affirme qu'il est préférable d'utiliser "As-salam Alaykoum" lorsqu'on salue une personne, en désirant par là saluer la personne et les anges qui sont avec elle.
-Quant aux autres savants ils affirment, que ce qui est préférable, c'est d'utiliser le singulier c'est à dire : " As-salam Alayka", lorsqu'on salue une seule personne.
L'avis que Cheikh Otheimine estime être le plus authentique et qu'il convient d'utiliser "As-salam Alayka" lorsqu'on salue une seule personne.
Question :
Lorsqu'on salue qu'une seule personne doit-on dire "Salam Allaykoum (que la paix soit sur vous)" ou bien plutôt " Salam Alayka (ou Salam Alayki si l'on salue une femme) " ?
Réponse de Cheikh Otheimine :
[Charh Ryad Salihine vol 3 p 18] mentionne que ceci fait l'objet d'une divergence entre les savants, mais l'avis qui lui semble authentique c'est de dire salam Alayka (ou salam alayki) lorsqu'on salue 1 seule personne, car ce qui est confirmé par la Sunnah de notre prophète (صلى الله عليه و سلم) .
Quant au fait de dire Salam Alaykum a une personne en mettant l'intention derrière cela de saluer les anges, le Cheikh explique qu'il ne connait pas de preuve concernant cela.
Cheikh Salih Al Cheikh
[Ma'a Wassaya Abu Darda Face A] explique que les salafs la plupart du temps employé le terme " Salam Alayka" quand ils saluaient une seule personne.
Cependant il est permis d'utiliser " Salam Alaykoum" toutefois salam Alayka (ou ki si la personne que l'on salue est une femme) est préférable.
Quelles sont les preuves ?
Parmi les preuves tirés de la Sunnah sur lesquelles se basent Cheikh Otheimine pour affirmer qu'il convient de dire Salam Alayka ou Salam Alayki (Quand on salue une femme), on peut mentionner le Hadith suivant :
Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit :
"Quand Allâh glorifié soit-Il créa Adam, Il lui dit : "Va saluer ceux-là - un petit groupe d'Angesassis à proximité - écoute bien par quelle formule ils vont te saluer et ce sera votre façon de saluer, toi et ta descendance".
Il leur dit : "Paix et salut sur vous! (Salam Alaykoum)" Ils dirent : "Paix et salut sur toi ainsi que la miséricorde de Allâh ( Wa Alayka Salam Wa rahmatoullah)". Ils lui ont donc ajouté : "Ainsi que la miséricorde d'Allâh".
[Al-Boukhâri, Mouslim]
Cheikh Otheimine affirme après avoir mentionné ce Hadith :
" Parmi les enseignements de ce Hadith, il y'a le fait que la Sunnah lors de la Salutation consiste à dire " Salam Alayka" lorsqu'on salue une seule personne.
Par contre lorsque l'on salue un groupe de personne, l'on doit dire : "Salam Alaykoum".
Et cela parceque quand on parle a une seule personne on doit employer un discours s'adressant à une seul individu et lorsqu'on parle à un groupe de personnes on emploie un discours s'adressant à un groupe de personnes. "
On peut aussi mentionner le Hadith N°6251 rapporté par Boukhari au Chapitre : " Celui qui repond dit Wa Alayka Salam "
Dans ce long Hadith, le prophète était assis dans la mosquée puis un homme entra est pria, lorsque cet homme a terminé sa prière il se dirigea vers le prophète et le salua. Le prophète lui repondit :
"Wa Alayka Salam, retourne prier car tu n'a pas prier"
L'homme retourna prier puis est revenue vers le prophète et le salua de nouveau. Le prophète lui donna la même réponse :
"Wa Alayka Salam, retourne prier car tu n'a pas prier"
A chaque fois que l'homme s'en allait prier puis qu'il revenait, le prophète lui redonnait chaque fois la même réponse. Puis, après l'avoir interrogé, le prophète lui expliqua qu'il accomplissait la prière d'une mauvaise manière.
Dans le commentaire de ce Hadith Cheikh Abdel Aziz Ar-rajahi [Charh Sahih Al Boukhari] explique qu'il contient la preuve qu'il est tout à fait permis de repondre au salut d'une personne par : " Wa Alayka Salam"
Parmi les preuves du fait de dire à une personne " as-salamou 3alayka ", il y a le hadith suivant :
عن أبي جري الهجيمي رضي الله قال :أتيت النبي صلى الله عليه وآله وسلم فقلت :
عليك السلام يا رسول الله قال (لاتقل عليك السلام , فإن عليك السلام تحية الميت قل السلام عليك
رواه أبو داوود برقم (4084)و (5209
وصححه الألباني وذكره أيضاً في الصحيحة برقم(1109
Abou Djouray Al 'Oudjaymiرضي الله عنه a dit :
« J'ai été chez le Prophète صلى الله عليه وسلم et je lui ai dit : « 3Alayka assalam Ô Messager d'Allah ! »
Il me dit : « Ne dit pas « 3Alayka salam », car certes, 3alayka salam est le salut adressé aux morts.
Dit (plutôt) : « As-Salam 3alayka »
(Abou Dawoud n° 4084 et 5209)
Et Cheikh Al-Albani l'a authentifié et l'a aussi cité dans son livre Silsilat al ahadith as sahiha au n° 1109.
Celui qui aime quelqu'un en Allâh doit-il lui dire je t'aime pour Allâh ?
Cheikh :
Oui mais l'amour pour Allâh a un prix très élevé, peu s'en acquitte, est-ce que vous savez quel est le prix de l'amour en Allâh, est-ce qu'il y a parmi vous quelqu'un qui connaît son prix ?
Qui connaît et donne la réponse?
Quelqu'un dans l'assistance :
Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
"7 seront ombragé sous l'ombre d'Allâh le jour où il n'y aura pas d'ombre que la sienne..."
parmi lesquels deux hommes s'aimant en Allâh se réunissant pour cela et se séparant pour cela.
Cheikh :
Cette parole est bonne en elle-même mais ce n'est pas la réponse à la question, ceci est la définition a peu près de l'amour en Allâh mais ce n'est pas la définition complète.
Ma question à moi est : Quel est le prix que doit s'acquitter l'un envers l'autre, deux personnes qui s'aiment pour Allâh ?
Et je ne veux pas dire la récompense de l'au -delà, je veux dire dans ma question quel est la preuve scientifique concernant l'amour d'Allâh entre deux personnes qui s'aiment.
Ce peut être deux hommes qui s'aiment mais leur amour est formel, il n'est pas véridique.
Alors quel est la preuve de l'amour véridique ?
Quelqu'un dans l'assistance :
Qu'il aime pour son frère ce qu'il aime pour lui-même ?
Cheikh :
Ça c'est la description de l'amour ou quelque une d'elles.
"Trois choses si quelqu'un les a en lui trouvera le sucré de la foi"..parmi lesquels les deux qui s'aiment pour Allâh"??
Cheikh :
Ça c'est le résultat de l'amour en Allah, c'est à dire, le fait de trouver la douceur (le sucré) de la foi dans son coeur.
Quelqu'un dans l'assistance :
(traduction rapprochée) :
"Par le Temps ! L'homme est certes en perdition, sauf ceux qui croient, accomplissent les bonnes œuvres, s'enjoignent mutuellement la vérité et s'enjoignent mutuellement l'endurance." (sourate Al-asr)
Cheikh :
C'est bien, c'est la réponse, et l'explication est que :
Si je t'aime vraiment pour Allâh je te suis en te conseillant et toi aussi tu dois faire pareil avec moi.
Et cette façon de se suivre dans le conseil est très rare chez ceux qui prétendent s'aimer en Allâh, car cet amour-là (l'autre) il peut y avoir un peu de sincérité mais il n'est pas complet, car chacun ménage l'autre de peur qu'il ne s'énerve ou qu'il s’en aille, ainsi de suite...
A partir de là, le prix de l'amour en Allâh c'est que nous soyons sincères envers l'autre et ceci par le conseil. il lui ordonne le bien et lui interdit le blâmable tout le temps, sans arrêt il le suit dans son conseil plus que son ombre.
Et c'est pour cela, il est véridique ce qui a été rapporté sur la façon de faire des compagnons lorsqu'ils se séparaient, que l'un lisait à l'autre (traduction rapprochée) :
"Par le Temps! L'homme est certes, en perdition, sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres, s'enjoignent mutuellement la vérité et s'enjoignent mutuellement l'endurance".(sourate al asr)
Référence : المصدر: الحاوي من فتاوى الألباني . ص 165-166
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سائل: الذي يحب في الله يجب أن يقول له أحبك في الله ؟
الشيخ : نعم ، ولكن الحب في الله له ثمن باهظ ، قَـلّ من يدفعه ، أتدرون ما هو الثمن في الحب في الله ؟ هل أحد منكم يعرف الثمن ؟ من يعرف يعطينا الجواب
أحد الحضور : يقول رسول الله صلى الله عليه وسلم
سبعة يظلهم الله في ظله يوم لا ظل إلا ظله
،... منهم رجلا تحابا في الله اجتمعا على ذلك وافترقا على ذلك
الشيخ : هذ كلام صحيح في نفسه ، ولكن ليس جواباً للسؤال ، هذا تعريف للحب في الله تقريباً وليس بتعريف كامل ، أنا سؤالي ما الثمن الذي ينبغي أن يدفعه المتحابان في الله أحدهما للآخر ، ولا أعني الأجر الأخروي ، أريد أن أقول من السؤال ما هو الدليل العملي على الحب في الله بين اثنين متحابين ؟ فقد يكون رجلان متحابان ، ولكن تحاببهما شكلي ، وما هو حقيقي فما الدليل على الحب الحقيقي؟
أحد الحضور : أن يحب لأخيه ما يحبه لنفسه
الشيخ : هذا صفة الحب أو بعض صفات الحب
أحد الحضور : قال تعالى
قل إن كنتم تحبون الله فاتبعوني يحببكم الله - آل عمران 31
الشيخ : هذا جواب صحيح لسؤال آخر
أحد الحضور : الجواب قد يكون في الحديث الصحيح
ثلاث من كن فيه وجد في حلاوة الإيمان
.... من ضمنه الذين تحابا في الله.
الشيخ : هذا أثر المحبة في الله ، ما هو ، حلاوة يجدها في قلبه
أحد الحضور : قال تعالى
والعصر إن الإنسان لفي خسر إلا الذين ءامنوا وعملوا الصالحات وتواصو بالحق وتواصوا بالصبر
الشيخ : أحسنت ، هذا هو الجواب ، وشرح هذا إذا كنتُ أنا أحبك في الله فعلاً تابعتك بالنصيحة ، كذلك أنت تقابلني بالمثل ، ولذلك فهذه المتابعة في النصيحة قليلة جداً بين المدعين الحب في الله ، الحب هذا قد يكون فيه شيء من الإخلاص ، ولكن ما هو كامل ، وذلك لأن كل واحد منا يراعي الآخر ، بيخاف يزعل ، بيخاف يشرد ....إلى آخره ، ومن هنا الحب في الله ثمنه أن يخلص كل منا للآخر وذلك بالمناصحة ، يأمره بالمعروف وينهاه عن المنكر دائماً وأبداً فهو له في نصحه أتبع له من ظله ، ولذلك صح أنه كان من دأب الصحابة حينما يتفرقون أن يقرأ أحدهما على الآخر
والعصر إن الإنسان لفي خسر إلا الذين ءامنوا وعملوا الصالحات وتواصو بالحق وتواصوا بالصبر
Que fait-on dans une situation ou certains frères disent :
«Nous n'irons pas à tel et tel endroit car un tel et un tel y seront» ?
En d'autres mots, quelles sont les lignes de conduite à tenir en regard du fait d'accomplir le boycott/éloignement en ce qui concerne la déviance ?
Réponse :
Premièrement, sachez que cela n'est pas permis envers celui qui est croyant.
Aucun croyant n'a le droit d'être boycotté [de manière absolue] même s'il est un fornicateur ou un voleur ou un buveur ou un criminel car rien de tout cela ne le fait sortir de la foi.
Ainsi qu'Allâh - Ta'âla - le dit (traduction rapprochée) :
«Si deux partis parmi les croyants se combattent, alors réconciliez-les et si l'un des deux insiste à combattre l'autre, alors combattez celui qui persiste jusqu'à ce qu'il se soumette à l'ordre d'Allâh, et s'ils cessent, réconciliez-les avec justice et soyez équitables car certes Allâh aime les équitables. Certes les croyants sont des frères. Etablissez la concorde entre vos frères.»[Coran 49/9 - Sourate les Appartements]
Ainsi il n'est pas permis des boycotter le croyant.
Il n'est pas permis à un homme de boycotter un autre croyant pendant plus de trois jours.
Si les deux se rencontrent, le meilleur est celui qui va initier le « Sallâm » [Salut de paix].
Est-ce que vous comprenez ?
Cela n'est pas permis sauf s'il y a un bénéfice au-delà du boycott.
A savoir que cela entraîne l'individu boycotté à abandonner son péché pour lequel il est boycotté.
Dans ce cas-là, le boycott est un remède.
Si cela peut être un remède pour la maladie, alors que cela soit ainsi, mais si ce n'est pas le cas, alors éloignez-vous-en.
Quelque fois le boycott peut être une cause pour l'accroissement de l'égarement et de la perte de la personne.
Si cependant vous passez le «Sallâm» à la personne et lui souriez, il sera plus doux et reviendra à la vérité.
Boycotter car il coupe sa barbe ou fume des cigarettes ou fait du commerce avec intérêt n'est pas correct.
Il est quand même toujours croyant.
Le mécréant est celui auquel nous ne précédons pas à dire le« Sallâm », mais qu'en est-il s'il nous passe le « Sallâm » ?
Nous sommes obligés de le lui rendre, selon la parole d'Allâh - Ta'âla (traduction rapprochée) :
«S'il vous salue, saluez-les d'un salut meilleur ou au moins retournez-le»
Nous ne restons pas à l'écart, or cet individu est un mécréant.
Ces points-là en vérité sont spécifiques, et sont ce dans quoi il ne nous est pas permis de juger selon nos émotions.
Nous devons toujours retourner au juge, c'est-à-dire retourner au Coran et à la Sounnah, et aux actes des pieux prédécesseurs.
D'après 'Abû 'Ayyûb Al-'Ansârî (qu'Allah soit satisfait de lui) :
L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :
"Il n'est pas licite qu'un homme rompt avec son coreligionnaire au-delà de trois nuits et que quand ils se rencontrent, chacun se détourne de l'autre ;
Cependant que c'est le meilleur d'eux est celui qui salue l'autre le premier".
Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 4643
Louange à Allah, que Ses Prières et Son Salut soient sur Son fidèle Messager, ainsi que sur ses proches, et tous ses compagnons.
Les revendications qui prônent la participation de la femme aux fonctions de l'homme (entraînant la mixité des se
xes de façon implicite ou non) sous prétexte de se soumettre aux exigences de l'époque et des besoins du modernisme, sont très dangereuses.
Ses implications sont aussi périlleuses que ses fruits sont amers et les conséquences ne sont pas minimes.
Sans compter qu'elles vont à l'encontre des Textes sacrés enjoignant à la femme de rester chez elle et de se vouer aux tâches qui lui incombent dans son foyer ou autre.
Pour se rendre compte de la portée des inconvénients qu'engendre la mixité, il suffit de contempler l'état des sociétés éprouvées par cette calamité, que ce soit de leur propre initiative ou non.
La personne objective et juste constatera que la situation est lamentable au niveau individuel et collectif et se désolera que la femme ait pu délaisser sa maison, en provoquant ainsi l'éclatement de la famille.
Ce bilan est avoué sans détour par la plume d'un bon nombre d'écrivains et même par les médias. La raison est que ce fléau a pour vocation de désintégrer la société et de saper ses fondations.
Par ailleurs, les preuves explicites venant démontrer l'interdiction de s'isoler avec une femme étrangère, ou ne serait-ce de la regarder, ou d'avoir recours à tout moyen faisant exposer l'individu au péché, sont nombreuses.
Elles sont incontestables concernant l'aspect prohibé de la mixité compte tenu des conséquences non louables qu'elle engendre.
Faire sortir la femme de son giron qui est à la fois son royaume et sa source de vie revient à la sortir de son milieu naturel conforme à sa nature innée qu'Allah lui a décrétée.
Par conséquent, les slogans prônant la participation de la femme à la vie active dans les domaines exclusifs aux hommes sont des slogans pour le moins téméraires pour la nation musulmane.
Parmi les plus grands inconvénients de ce phénomène, c'est qu'il est l'un des plus grands moyens à l'origine de l'adultère.
Source de dégradation pour la collectivité, il pulvérise les bons principes et les mœurs.
Il est notoire que le Seigneur a octroyé à la femme une morphologie spécifique littéralement différente de celle de l'homme. Sa fonction est donc au foyer au sein duquel elle évolue, entourée des autres membres de son sexe. Autrement dit, immiscer la femme dans une fonction consacrée à l'homme, c'est la forcer à sortir de son élément naturel conforme à ses compétences physiologiques.
Vouloir ainsi supprimer sa personnalité, est un crime odieux attenté à la femme.
Les nouvelles générations filles et garçons seront les premières victimes de cette métamorphose ayant perdues l'affection maternelle et une tendre éducation.
Ce rôle appartient en effet, à la mère qui s'est malheureusement désistée de son propre domaine : le cocon familial. Pourtant, elle ne peut trouver le repos, la sérénité, et la stabilité que dans son intérieur. Les sociétés sombrées dans cet abîme ne peuvent que parvenir à ce constat.
L'islam a donc réparti les responsabilités des uns et des autres en attribuant à chacun une fonction définie dans le but de contribuer à l'élaboration de la société à l'intérieur et à l'extérieur de la maison.
L'homme pour sa part doit subvenir aux besoins budgétaires et vestimentaires du foyer.
La femme doit s'occuper de ses enfants dans un climat d'affection et de tendresse ; elle allaite et élève les enfants en bas âge. Il lui convient en outre tout travail spécifique aux femmes comme l'enseignement des filles, les différentes fonctions dans les écoles, la médecine, les services hospitaliers, etc.
Lorsqu'elle délaisse sa fonction à la maison, elle néglige ainsi son foyer et ses membres. Cela engendre à terme l'éclatement de la cellule familiale tant du point de vue matériel que du point de vue psychologique.
Dès lors, la société se fonde sur des apparences et devient artificielle. Démunie de sens, elle n'a plus aucune réalité tangible.
Le Seigneur a révélé(traduction rapprochée) :
"Les hommes ont l'autorité sur les femmes, pour les faveurs qu'Allah confère les uns sur les autres, et pour les dépenses provenant de leur argent".[1]
Conformément à la loi universelle d'Allah dans sa création, l'homme a l'autorité sur la femme et lui est supérieur comme le formule ce noble verset.
Allah a également ordonné à la femme de rester chez elle, tout en lui interdisant de se parer, c'est-à-dire de se mélanger aux hommes. Cela concerne les rencontres en un même lieu entre des hommes et des femmes étrangères dans les domaines aussi différents que le travail, le commerce (achat/vente), les loisirs, les voyages, etc. si la femme en effet, s'investit dans ce domaine, elle est susceptible de tomber dans les interdits.
En se comportant ainsi, elle va à l'encontre des commandements d'Allah et se voit négliger les droits que la religion musulmane a offerts à la femme.
Le Coran et la Sunna sont formels sur l'interdiction de la mixité et de tous les moyens y faisant parvenir à travers le verset suivant (traduction rapprochée) :
"Restez dans vos demeures, et ne vous parez pas comme les païennes de la première époque. Observez la prière, verser l'aumône, et obéissez à Allah et à Son Messager. Allah veut seulement vous épargner de la souillure O gens de la maison (prophétique) ! Et vous purifier. Evoquez aussi les versets d'Allah et la Sagesse que l'on vous récite dans vos demeures. Allah est Certes Bienveillant et Avisé".[2]
Allah a donc enjoint aux mères des croyants -le discours concerne par là même toutes les musulmanes - de rester dans leur foyer pour les préserver et les éloigner des moyens menant à la perversion. Les sorties en effet, incitent à la parure et sont susceptibles d'être à l'origine de la dépravation. Ensuite, Il leur a ordonné de se vouer aux œuvres pieuses éloignant de la perversité et de la dépravation. Elles consistent à observer la prière, de verser l'aumône, et d'obéir à Allah et à Son Messager.
Puis, Il les a orientées vers des pratiques qui leur reviennent en bien ici-bas et dans l'au-delà ; elles doivent rester en contact permanent avec le noble Coran et la pure Tradition prophétique. Ils sont à même de dissiper la souillure de leurs cœurs, et de les purifier des impuretés, tout en les guidant à la vérité et à la probité.
Allah a révélé (traduction rapprochée) :
"O Prophète ! Dis à tes femmes, tes filles et aux femmes musulmanes de ramener sur elle leur tunique ; en se faisant ainsi reconnaître, elles ne se feront pas ennuyer ; Allah est vraiment Absoluteur et Miséricordieux".[3]
Il a ordonné à Son Envoyé l'ambassadeur de la Révélation, d'avertir ses épouses, ses filles et les femmes croyantes en général de rabattre sur elles leur tunique. Ainsi, ce long voile leur garantit de couvrir le corps entier, au moment des sorties éventuelles et les préserve du harcèlement des individus dont le cœur est malade.
Or, que dire si la femme s'immisce dans le monde du travail qui est purement masculin, en se mélangeant avec le sexe opposé et en dévoilant sa dépendance vis-à-vis des hommes, sous le prétexte du travail. Elle doit consentir à beaucoup de sa féminité pour s'arroger à sa hauteur. Elle doit perdre aussi énormément de sa pudeur pour réaliser cette fusion entre deux sexes pourtant opposés dans le fond et la forme. Allah a révélé (traduction rapprochée) :
"Dis aux croyants de baisser le regard et de préserver leur pudeur, Allah est certainement avisé de leurs œuvres. Dis aux croyantes de baisser le regard, de préserver leur pudeur, et de ne montrer de leur atout que ce qui en paraît, et qu'elles rabattent leur voile sur leur poitrine".[4]
Allah commande à Son Prophète de faire savoir aux croyants et croyantes de se résigner à baisser les yeux et de préserver leurs parties intimes (pudeur). Ensuite, Il a précisé que ce comportement était plus enclin à la pureté. Il est notoire qu'il n'est possible de préserver sa pudeur de la perversité que si l'on s'éloigne des moyens qui y font parvenir.
Indubitablement, laisser traîner le regard au milieu d'une ambiance mixte, dans un cadre professionnel ou autre, constitue l'un des moyens les plus propices menant à la perversité. Il est impossible pour le croyant de mettre en pratique ces deux commandements si dans son lieu de travail, il s'entoure d'une femme étrangère qu'il considère comme une collègue ou une associée. Lorsque la femme affronte la vie active et que l'homme doit la supporter dans son propre milieu, il devient très difficile de garder sa chasteté et a fortiori de baisser les yeux ; comment dans ces conditions peut-on purifier son âme et l'élever ?!
De la même façon, le Seigneur a enjoint aux femmes de baisser les yeux, de garder leur chasteté, et de ne pas exhiber leurs attraits, à l'exception de leur aspect extérieur.
Il leur a sommé également de ramener leur voile sur leur col impliquant de se couvrir la tête et le visage étant donné que le col (la gorge) se situe à l'endroit de la tête et du visage.
Comment peut-on donc garder les yeux baissés, sa chasteté et cacher ses apparats dans un tel contexte alors que la mixité garantit de passer outre ces obstacles ?
Comment aussi la femme musulmane peut-elle baisser le regard alors qu'elle se trouve côte à côte avec un étranger sous prétexte de l'associer dans son travail et d'être son équivalent dans ses différentes tâches ?
L'Islam par prévention, interdit formellement tous les moyens menant aux interdits. C'est pourquoi, il est interdit aux personnes féminines de s'entretenir avec leurs homonymes masculins d'une voix douce, car cela risque de l'attirer vers elle comme le verset l'affirme (traduction rapprochée) :
"O femme du Prophète ! Vous n'êtes pas des femmes comme les autres si vous craignez Allah ; n'adoucissez point la voix car cela peut tenter l'homme au cœur malade, parlez-leur plutôt décemment". [5]
Autrement dit, l'homme qui est affecté par ses passions. Comment peut-elle ainsi se prémunir ou se maîtriser dans une telle ambiance ? Il est élémentaire qu'en exerçant la même profession, qu'elle soit obligée de parler à son collègue masculin ou l'inverse. Elle va immanquablement adoucir sa voix comme il va adoucir la sienne. Sans oublier la présence de Satan qui trame derrière ce manège ; il embellit la perversité aux yeux de l'homme et l'encourage dans son initiative à faire succomber sa proie.
Allah est Sage et Omniscient lorsqu'Il préconise à la femme de se voiler, étant donné que les êtres humains ont des comportements différents ; il existe des bons et des mauvais, des gens chastes et des débauchés. Le voile est donc par la Volonté d'Allah un rempart aux tentations et il fait obstacle à ses causes. Il est un moyen idéal pour purifier les cœurs des hommes et des femmes, et les protège de la suspicion comme le verset le recommande (traduction rapprochée) :
"Si vous leur demandez un bien, faites-le de derrière un voile". [6]
Or, le meilleur voile pour la femme après celui de son visage et de son corps, ce sont les murs de sa maison. La religion musulmane a donc immunisé la femme contre toutes tentations qui règnent au milieu des inconnus, qu'elle soit directement en cause ou non. Elle doit rester chez elle et ne pas sortir si ce n'est en cas de besoin, en veillant à le faire selon les règles de la pudeur.
Allah a considéré que la place de la femme à la maison est une demeure.
Le choix de ce terme revêt les sens les plus éminents, car ils sous-entendent la stabilité de l'âme, le repos du cœur, et l'épanouissement intérieur.
Sortie de son cocon, elle devient perturbée, le cœur serré, l'intérieur en ébullition, sans compter qu'elle s'expose à des situations dont les conséquences sont peu louables.
Par ailleurs, la religion musulmane interdit formellement de s'isoler avec une femme étrangère, si ce n'est en présence d'un mahram (toute personne masculine et pubère interdite au mariage, NDT).
L'Islam n'autorise pas non plus à une femme de voyager sans mahram pour la préserver de la débauche, fermer ainsi la porte à la faute et parer à tous les moyens conduisant au mal. L'objectif, c'est de protéger l'espèce humaine contre les ruses d'Iblis.
C'est pourquoi, le Messager d'Allah (pais et bénédictions d'allah sur lui) a dit de façon certifiée :
« Je n'ai pas laissé après moi de tentation (Fitna) plus grande pour les hommes que celle des femmes.»
Rapporté par Bukhârî et Mouslim.
Il est certifié également qu'il a dit :
« Craignez ce bas monde et craignez les femmes, la première tentation ayant touchée les tribus d'Israël fut celle des femmes. »
Certains partisans de la mixité, il est vrai, se sont imprégnés de certains Textes divins qu'ils ont utilisés littéralement sans en pénétrer la profondeur ou la portée contrairement aux personnes auxquelles le Seigneur a illuminé les cœurs (inspirées des sciences théologiques, elles ont combiné les arguments entre eux pour s'en faire une représentation globale et cohérente sans les dissocier les uns des autres).
Ces derniers se sont inspirés notamment des voyages que le Prophète a effectués en compagnie de certaines de ses épouses, dans le cadre de ses expéditions.
En réponse, nous disons que non seulement ces femmes ont voyagé pour des intérêts éminents, mais qu'elles étaient en présence d'un proche.
La foi et leur piété n'étaient donc pas mises en danger.
Elles étaient à la fois protégées par un tuteur en la personne de leur mari et recouvertes de leur voile comme leur a enjoint la révélation. Leur situation est donc par essence, complètement différente de celle de bon nombre de leurs coreligionnaires des Temps modernes. Est-il utile de préciser que d'aller au travail tous les matins n'est pas du tout comparable aux sorties occasionnelles que faisaient les épouses du Prophète en sa présence, lors de ses expéditions . Un tel amalgame consiste à comparer l'incomparable !
D'autre part, il nous faut connaître la réaction des pieux prédécesseurs plus à même de pénétrer le sens des Textes et plus prompt par là même à les appliquer.
La question pertinente serait de se demander : que nous est-il rapporté à leur sujet à travers les temps ?
Ont-ils élargi cet entendement aux aspirations des partisans de la mixité prônant qu'il faille laisser la femme travailler dans n'importe quel domaine de la vie active, quitte à se mélanger sans scrupule avec des hommes ?
Ou bien en ont-ils compris autrement pour s'être rendu compte que ce cas particulier n'échappait pas à la règle ?
Si nous passons en revue les conquêtes islamiques et les expéditions musulmanes à travers l'histoire, nous pourrons constater que ce phénomène est inexistant.
Quant aux partisans de l'émancipation de la femme des Temps modernes, ils revendiquent sa participation aux activités militaires en lui faisant porter l'uniforme et les armes au même titre que n'importe quel homme.
Ce moyen est tout désigné pour dégrader et divertir les troupes.
La nature de l'homme et de la femme les pousse foncièrement à commettre s'ils se trouvent dans un endroit isolé, ce qui se produit entre les deux sexes en telle situation.
Autrement dit, ils vont éprouver un penchant l'un envers l'autre. Il s'installe dès lors entre eux un climat d'intimité qui va rendre la conversation aisée, en sachant que les événements s'enchaînent les uns après les autres. Il est plus préventif de fermer d'emblée la porte aux tentations, pour ne pas sombrer dans l'irréparable, qui est une source à l'avenir de profonds remords.
La dernière révélation incite fortement à privilégier les avantages dans une question donnée au dépend des inconvénients en parant à tout moyen à l'origine d'un mal.
La mixité au travail est un facteur inéluctable à l'origine de la dégradation de la société comme nous l'avons déjà souligné. Si nous nous penchons sur l'analyse historique des civilisations passées et des raisons de leur effondrement à l'instar des Grecs et des romains, nous pourrons constater que la présence de la femme en dehors de ses murs et de son milieu naturel, dans l'ambition d'étendre son domaine à celui de son compagnon et de l'encombrer, est l'un des plus grands facteurs menant à la chute.
Dans une telle conjoncture, l'homme ainsi corrompu perd sa lucidité et les moyens d'atteindre les plus hauts sommets de la civilisation et de la vertu, de la prééminence matérielle et morale.
L'activité de la femme hors de son contexte familial engendre l'oisiveté chez certains hommes.
A terme, la société se dégrade à cause des fléaux tels que l'éclatement de la cellule familiale, la perte des valeurs morales et la mauvaise éducation des enfants.
Cela conduit la société à s'insurger contre les Lois universelles d'Allah établissant la supériorité de l'homme sur la femme en inversant ainsi l'ordre des choses.
L'Islam a donc veillé à éloigner la femme de tout facteur qui porte atteinte à sa condition. Il lui a fait renoncer aux fonctions de gouverneur, de juge et à toute initiative en rapport avec l'autorité suprême de l'état de manière générale conformément au Propos prophétique :
« Un peuple ayant une femme à sa tête, ne peut réussir. » Rapporté par Bukhâri dans son recueil Sahîh.
En allant à l'encontre des textes, la femme renonce tout bonnement à sa nature, qui lui garantit pourtant le bonheur et la stabilité.
L'Islam a donc interdit à la femme de s'investir dans un autre domaine que le sien.
Les diverses expériences confirment elles-mêmes -surtout dans les contrées où règne la mixité - qu'il existe une différence entre l'homme et la femme dans leur nature respective et intrinsèque ; et cela, avant de se référer à la formulation explicite des Textes du Coran et de la Sunna au sujet de ce principe.
Les partisans de l'égalité entre d'une part le sexe faible qui, élevé dans la parure n'a aucun répondant dans les litiges et le sexe fort d'autre part, oublient ou font semblant d'oublier qu'ils sont fondamentalement différents.
Nous avons démontré de façon suffisamment convaincante pour toute personne en quête de vérité, en s'inspirant pour cela des textes, mais aussi des faits concrets, que la mixité et la participation de la femme dans les domaines exclusifs à l'homme ne sont basées sur aucun fondement.
En bref, si la femme se maintient à la maison pour remplir son rôle de gestion du foyer, qui vient après ses obligations religieuses, elle aura accompli un devoir conforme à sa nature, sa condition et son milieu. Cela relève de son intérêt, celui de la société et des nouvelles générations. Si celle-ci a du temps perdu, elle peut toujours avoir une activité dans un cadre féminin comme nous l'avons déjà signalé à l'exemple de l'enseignement des filles, la médecine, les services infirmiers, etc. Dans ces domaines exclusifs aux femmes, elle a amplement de quoi s'occuper.
Elle aidera ainsi les hommes dans les tâches de la société et contribuera à son évolution ; dans un environnement où chacun remplit la fonction qui lui correspond.
Il ne faut pas oublier en cette occasion d'évoquer le rôle des « mères des croyantes » et celui des femmes fidèles à leur exemple, qui ont joué un rôle dans l'instruction de la nation, l'orientation et les recommandations qu'elles ont pu rapporter des paroles du Coran et du prophète de l'Islam.
Nous implorons Allah de les en récompenser de la meilleure façon, qu'Il multiplie les exemples à notre époque de ces femmes qui se couvrent de leur voile et de leur toit, en restant à l'écart des hommes et des domaines qui leur sont propres.
Allah est celui que l'on implore afin qu'il éclaire chacun sur ses devoirs respectifs, en aidant chacun à les remplir de la façon qu'Il consent. Qu'Il nous épargne tous des instruments de la tentation, des causes de la perversion et des ruses du Diable. Il est certes Généreux et Prodigue.
Que les Prières d'Allah et Son Salut soient sur Son serviteur et Messager, notre Prophète Mohammed, ainsi que sur ses proches, et ses compagnons.
[1] Les femmes ; 34
[2] Les coalisés ; 33-34
[3] Les coalisés ; 59
[4] La lumière ; 30-31
[5] Les coalisés ; 32
[6] Les coalisés ; 53
traduction copiée
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz -الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
"Le prophète (sallallahou 'aleyhi wa sallam) a dit (3 fois) :
"La religion est nasihah (sincèrité et conseil sincère)."
Nous dîmes : "à qui ?
Il dit : "à Allah, son livre, son messager, et aux gouverneurs des musulmans et les gens en général."
Rapporté par Muslim (no. 55)
Commentaire
L'imam an Nawawi (d.676H) -rahimahullah- a dit :
-Cela concerne lasincérité envers Allah-Le Plus haut
donc sa signification fait référence au fait d'avoir d'avoir l'iman (la foi) en Allah, et à la dénégation de l'ilhad [1] en ce qui concerne Ses Attributs.
Le décrire Lui -LeTrés Haut- avec les qualités d'intégrité, de perfection, et de grandeur en Le déclarant totalement exempt de tout défaut ou déficience.
Eviter la désobéissance envers Lui.
Aimer pour Lui et détester pour Lui.
Garder de bonnes relations avec ceux qui sont obéissants envers Lui et avoir de l' inimitié envers ceux qui Lui désobéissent.
Accomplir le Jihad contre ceux qui mécroient en Lui.
Reconnaître Ses faveurs et Le remercier pour cela.
Etre sincère dans chaque affaire.
Appeler à tout ce que nous avons mentionné, et y encourager.
Montrer de la gentillesse envers tout le monde, tous ceux envers qui vous pouvez, dans cet appel.
L'imam al-Khattabi (d.388H) - rahimahoullah- a dit :
"La réalité de cette attachement se réfère au servant étant sincère envers lui même, puisque Allah -Le Plus Haut- n'a pas besoin de la sincérité de celui qui l'accomplit."
-Concernant lasincérité envers le messager d'Allahصلى الله عليه وسلم
il s'agit de témoigner de la vérité avec laquelle il a été envoyé. Lui obéir dans ce qu'il a ordonné et interdit.
L'aider et l'assister dans la vie et la mort.
Eprouver de la haine envers ceux qui sont ses ennemis.
S'aligner avec ceux qui lui ont porté allégeance.
Respecter ses droits et son honneur.
Raviver sa voie et sa Sunnah.
Répandre sa Da'wah (prêche), et sa shari'ah (loi).
Rejeter tout doute soulevé à son encontre.
S'intéresser aux sciences du Hadith.
Acquérir la compréhension de son sens, et d'appeler à cela.
Avoir de la douceur et de la bonté en l'apprenant et en l'enseignant.
Donner la place et l'importance qui lui est due.
Exposer les bonnes manières en le lisant.
Eviter d'en parler sans le savoir qui lui est dû.
Eprouver le respect qui est dû à ses gens pour leur attachement à cela.
Prendre en compte ses manières et son comportement.
Aimer Ahlul Bayt (la famille du Prophète صلى الله عليه وسلم, et ses Compagnons.)
Eviter ceux qui introduisent des bida' (innovations) dans la Sunnah, et éviter ceux qui attaquent ne serait ce qu'un seul de ses Compagnons.
-Lasincérité envers les gouverneursest de les aider dans la verité
Les exhorter par son biais. Les rappeler et les conseiller avec bonté et douceur.
Les rappeler dans ce sur quoi ils sont étourdis et négligents.
Les aider à donner aux musulmans des droits qu'ils n'avaient pas auparavant.
Ne pas se rebeller contre eux. Faire que les cœurs des gens soient attachés à l'obéissance envers les gouvernants.
L'imam al Khattabi -rahimahoullah- dit :
" fait partie de la sincérité envers eux la prière derrière eux, le Jihad à leurs côtés, leur donner la zakat (l'aumône), et de ne pas se rebeller contre eux avec l'épée lorsque vous subissez une injustice ou un mauvais traitement de leur part. Et de ne pas les louér avec de fausses louanges, et faire des dou'a (invocations) afin qu'ils soient droits."
Tout cela est basé sur le fait qu'être le gouverneur des musulmans veut dire être Calife, ou être un des administrateurs autres que lui, qui prennent en charge les affaires des musulmans.
L'imam al Khattabi cite aussi cela, et dit :
" Et il a été également rapporté de se référer aux imams - qui sont les savants de la Religion. Et que la sincérité envers eux inclut aussi le fait d'accepter ce qu'ils apportent ou transmettent, de les suivre en ce qui concerne les lois, et d'avoir de bonnes pensées à leur sujet."
-Lasincérité envers les musulmans en général
à part les gouverneurs et les savants, consiste à les guider vers ce qui est bénéfique pour eux, que ce soit dans l'Au-Delà ou dans cette vie.
Les garder loin du mal pour leur enseigner ce sur quoi ils sont ignorants en ce qui concerne la Religion. Les aider par les mots et les actions.
Cacher leurs fautes et satisfaire leurs besoins et leurs désirs .
Enlever ce qui est maléfique pour eux, et apporter ce qui est bénéfique pour eux.
Leur ordonner le bien et leur interdire le mal, avec douceur, sincérité, et compassion envers eux.
Avoir du respect pour leur âge avancé, et du respect pour leur jeune âge .
Leur donner de bons conseils, ne pas agir en les trompant. Aimer les bonnes choses pour eux, qu'on aimerait pour soit même.
Détester les mauvaises choses pour eux, qu'on détesterait pour soit mêmes.
Protéger leur richesse, et réputation, et d'autres choses, avec les paroles et les actions.
Les encourager à prendre en compte tout ce que nous avons mentionné, de tous les types de sincérité.
Et d'animer leur sentiment pour des actes d'obéissance.
Il y avait quelques Salafs (radhiAllah 'anhum) dont le conseil était si important, qu'il a causé un mal sévère aux affaires terrestres -wa Allahu a'lem." [2]
[1] Nier ou altérer les sens des Noms et Attributs d'Allaah. [2] Sharh Saheeh Muslim (2/38)
Source :www.theclearpath.com
auteur :l'Imam Abou Zakariyya an-Nawawi
Traduction :Ummu Wassim, revu et corrigé par ummissa
copié de sounna.com
Cheikh Saleh Ibn Muhammad Al Louhaydane - الشيخ صالح اللحيدان